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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo
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00:00Bonsoir, bonsoir à tous, merci d'être avec nous pour Face à l'Info.
00:04Je remplace Christine Kelly et j'en suis très heureux qu'elle m'ait confié cette mission pour quelques heures.
00:10Le sommaire dans un instant, les mousquetaires sont en place.
00:12Mickaël Dorian pour l'Info.
00:14Bonsoir Olivier, bonsoir à tous.
00:15Trois personnes dont deux mineurs sont mortes dans une collision entre deux véhicules.
00:19La nuit dernière, le drame a eu lieu sur une route départementale à Libercourt dans le Pas-de-Calais.
00:23Dans le premier véhicule, deux adolescents de 15 ans ont été tués.
00:26Deux autres du même âge dont le conducteur sont gravement blessés.
00:29Son pronostic vital est engagé.
00:31Le conducteur du second véhicule âgé de 39 ans est décédé sur le coup.
00:35La fréquentation du Salon de l'Agriculture qui a ouvert samedi à Paris est en chute libre.
00:39Le nombre de visiteurs a baissé de 25% cette année en cause,
00:42notamment l'absence de bovins en raison de la dermatose nodulaire,
00:47mais aussi les vacances scolaires, la météo et un parc des expositions en travaux.
00:51Les organisateurs du Salon regrettent cette baisse de fréquentation,
00:55mais saluent la qualité des échanges entre exposants politiques et visiteurs.
00:58Et puis, la croissance rapide de l'Inde et la puissance de l'innovation israélienne
01:02forment une base naturelle pour de futurs partenariats.
01:05Déclaration du Premier ministre indien devant la Knesset, le Parlement israélien à Jérusalem.
01:09Il a également assuré que son pays se tenait fermement aux côtés d'Israël,
01:13a présenté ses condoléances pour chaque vie perdue le 7 octobre 2023
01:17et a déclaré qu'Israël vivra.
01:19Narenda Modi est arrivée aujourd'hui pour une visite de deux jours.
01:22C'est son deuxième voyage en Israël depuis son arrivée au pouvoir en 2014.
01:27Merci Mickaël.
01:28On se retrouve dans à peu près une heure, Mickaël ?
01:31Dans une heure, avant d'heure.
01:32Vous êtes là, vous serez là.
01:34Je suis juste à côté.
01:36Merci.
01:36Face à la fausse, ce soir, au sommaire,
01:39la majorité assure défendre l'état de droit.
01:43Mais à force de vouloir encadrer les médias,
01:45surveiller les réseaux sociaux et judiciariser la vie politique,
01:48certains voient se dessiner, un système de plus en plus verrouillé
01:51entre nomination stratégique et activisme du Conseil constitutionnel.
01:56Une même inquiétude monde,
01:57la démocratie française glisse-t-elle vers un régime de contrôle
02:00au nom de sa propre protection ?
02:03Ce sera l'édito de Mathieu Bocoté.
02:06D'après un sondage CSA pour CNews,
02:09près de 8 Français sur 10 souhaitent une rupture
02:12entre la gauche et la France insoumise,
02:14y compris une large part des électeurs écologistes et socialistes.
02:17Pourtant, sur le terrain, les alliances locales continuent de se nourrir.
02:21En vue des municipales, après la mort de Quentin,
02:23une question s'impose.
02:25La gauche peut-elle réellement tourner la page LFI
02:28ou les logiques d'appareil finiront-elles par l'emporter
02:31sur la pression de l'opinion ?
02:32L'analyse de Gabriel Cluzel.
02:35Il y a 50 ans, l'antifascisme radical se méfiait des institutions.
02:40Aujourd'hui, le voilà installé au cœur même du jeu parlementaire
02:44de la gauche des Maoïstes à la stratégie actuelle de Jean-Luc Mélenchon.
02:48Comment l'antifascisme s'est-il transformé ?
02:50Est-ce que cela révèle son retour en force dans la vie politique française ?
02:55Le regard de Marc Menand.
02:58Les députés ont adopté en deuxième lecture le texte créant un droit à l'aide à mourir.
03:05Derrière la promesse d'un cadre strict,
03:07certains parlementaires dénoncent une bascule beaucoup plus profonde qu'annoncée.
03:11Au cœur de cette proposition de loi,
03:13il y a la question de la liberté réelle des patients et des soignants.
03:17Parle-t-on vraiment d'un texte sur la fin de vie
03:19ou d'un changement de principe face à la mort ?
03:21Le décryptage de Charlotte Dornelaz.
03:24On évoque désormais la possible dissolution de Némécis,
03:29le collectif incarné par Alice Cordier.
03:30Officiellement, il s'agit de maintenir l'ordre public.
03:33Mais derrière cette procédure, un autre débat surgit.
03:36Peut-on encore questionner les effets de l'immigration
03:39sans être aussitôt disqualifié ?
03:41Entre lutte contre les dérives identitaires et encadrement du débat public,
03:45où se situe la frontière entre protection républicaine
03:47et mise au banc idéologique, l'édito de Mathieu Botte-Côté, numéro 2.
03:54Ce sera tout à l'heure.
03:57Et les voici, ils sont là, les mousquetaires.
04:01Et Charlotte, Marc, pourquoi vous riez comme ça ?
04:03Parce que je vous vois, ça m'amuse.
04:07Moi, ça ne m'amuse pas du tout, j'ai une pression folle.
04:10J'ai une pression folle, le générique.
04:24Mathieu Botte-Côté, premier édito.
04:27Une démocratie verrouillée, c'est le thème.
04:29Quel sera l'état de la démocratie française en 2027 ?
04:32C'est demain 2027.
04:34Depuis quelques semaines, on s'inquiète de plus en plus
04:36d'un système démocratique verrouillé,
04:38où le bloc central, un temps fragilisé, on s'en est tous aperçu,
04:42parvient à reprendre la main de la vie politique.
04:44Et c'est un portrait d'ensemble de ce verrouillage
04:47auquel vous consacrez votre édito ce soir.
04:49Oui, parce qu'on est dans une séquence d'actualité
04:52où tellement de choses se passent
04:53qu'on en vient quelquefois à perdre la vue d'ensemble des événements,
04:56à voir comment tout s'emboîte presque naturellement
05:00et comment il révèle à grande échelle
05:02une stratégie de reprise en main du débat public
05:05par le bloc central,
05:06qu'il m'arrive de nommer l'extrême-centre,
05:08dans une séquence où il se sent déstabilisé.
05:11Et parce qu'il se sent déstabilisé, il se radicalise.
05:14À l'échelle de l'histoire, c'est presque une constante.
05:18Un mouvement déstabilisé,
05:19qui ne se croit plus capable de gagner l'appui de la population,
05:22peut alors se radicaliser sur le mode répressif,
05:24une répression plus ou moins subtile, bien évidemment.
05:27Alors, par exemple, sur le plan médiatique,
05:29que s'est-il passé ces derniers mois ?
05:31Rappelez-vous, c'était il y a quelques semaines, quelques mois,
05:33la volonté d'Emmanuel Macron de labelliser les médias
05:37pour distinguer quels médias sont légitimes dans l'espace public
05:41et lesquels ne le sont pas.
05:42Dès lors, il nous disait, évidemment,
05:44c'est la méthode du centre,
05:46ce n'est pas l'État qui va distinguer de
05:48vous légitimes, vous illégitimes,
05:50mais entre vous, journalistes,
05:52une forme de soviette de rédaction généralisée,
05:55vous trierez entre les journalistes légitimes
05:56et ceux qui ne le sont pas.
05:58Donc, la labellisation des médias correspondait
06:00à une volonté explicite de construire un espace public
06:03avec des médias alignés idéologiquement,
06:06mais encore une fois, on ne faisait pas ça peut-être
06:08par Reporteurs sans frontières ou par d'autres
06:10qui auraient eu le contrôle.
06:12Deuxième élément, on en parlait hier,
06:13la volonté de Jean-Noël Barraud
06:15de mater les réseaux sociaux,
06:17mater les réseaux sociaux,
06:18de casser les réseaux sociaux,
06:19de les mettre au pas.
06:20Donc, il y a cette idée que les réseaux sociaux
06:22seraient aujourd'hui au service
06:23de ce qu'ils appellent l'international réactionnaire,
06:25que ces réseaux sociaux permettraient
06:28à une opinion illégitime de s'exprimer
06:30dans l'espace public.
06:31On va accuser cette opinion de verser
06:32dans le complotisme, les extrêmes, et ainsi de suite.
06:35Donc, au nom de la démocratie,
06:36il faudrait censurer.
06:37Au nom de la démocratie,
06:39il faudrait mater cet espace de liberté
06:40qui serait enfin un espace anarchique
06:43au service de puissance étrangère.
06:44Et soit dit en passant,
06:45on l'a vu depuis dix jours,
06:47quand le système médiatique tel qu'il existe aujourd'hui
06:50décide d'imposer un récit
06:53dans l'espace public,
06:54sa puissance de mobilisation,
06:56sa puissance d'anéantissement du réel.
06:59On est quand même passé de la mort de Quentin,
07:01causée par des milices d'ultra-gauche,
07:03à de l'autre côté,
07:04la grande menace fasciste
07:06qui reviendrait en France aujourd'hui.
07:07Donc, le récit médiatique est capable,
07:09la machine médiatique est capable
07:10d'imposer un récit
07:11qui anéantit le réel tout simplement.
07:14Donc, de ce point de vue,
07:16sur le plan médiatique,
07:18il y a une volonté de reprendre le contrôle du débat.
07:20Sur le plan des nominations,
07:22dans ce qu'on appelle la stratégie
07:23pour verrouiller en fait les institutions publiques,
07:26on a pensé il y a quelques années,
07:27je pense que c'était l'an passé,
07:28Richard Ferrand,
07:29à la tête du Conseil constitutionnel.
07:30Donc, on comprend qu'une instance de contrôle des lois
07:32qui va jouer un rôle fondamental
07:34le jour où, imaginons,
07:35le camp national n'en porte,
07:37et veut faire un référendum sur l'immigration,
07:39un référendum sur les institutions.
07:40À ce moment précis,
07:42eh bien, le Conseil constitutionnel
07:43aura un rôle central.
07:44Voilà, désormais,
07:45un homme qui a été nommé
07:46avec la capacité de bloquer potentiellement
07:48le camp national au pouvoir
07:50s'il lui parvenait.
07:51Madame de Montchalin,
07:52à la Cour des comptes,
07:53tout récemment,
07:54donc une stratégie de verrouillage.
07:55Et on entend,
07:56si on a l'oreille un peu fine,
07:58de plus en plus de gens
07:59dans la fonction publique
08:00nous disent,
08:01eh bien, il y a des nominations ici et là
08:02et on dit quelquefois aux fonctionnaires,
08:04n'hésitez pas à faire valoir
08:05votre clause de conscience
08:06si jamais un pouvoir illégitime
08:08s'installe en France.
08:10L'activisme du Conseil constitutionnel,
08:11je prends la peine de le dire
08:12sur trois points.
08:13Le retoquage de la loi immigration,
08:15rappelez-vous, ça fait un temps,
08:16mais c'est à la demande d'Emmanuel Macron
08:17qui accepte finalement
08:18qu'une loi soit votée,
08:19mais il annonce
08:20qu'un pouvoir plus élevé que le sien,
08:21théoriquement,
08:22pourra mater cette loi
08:23qui certes s'ancre
08:25dans la volonté populaire,
08:26mais serait contraire
08:26à ce qu'ils appellent
08:27l'État de droit.
08:28La loi Philippine,
08:29de la même manière,
08:30et plus largement,
08:31la volonté depuis Fabius,
08:32mais jusqu'à aujourd'hui,
08:33de resserrer toujours
08:34l'usage possible du référendum.
08:36Donc, on veut programmer
08:37l'impossibilité constitutionnelle
08:39du référendum.
08:40Sur le même registre,
08:42et ce sont des propos récents,
08:44la volonté d'Emmanuel Macron
08:45de rendre inéligibles
08:46ceux qui sont condamnés
08:47pour propos haineux,
08:49appel à la discrimination,
08:50appel à la haine raciale.
08:51Mais quand on voit
08:52ce qu'on entre
08:52dans ces catégories-là
08:53aujourd'hui,
08:54et je reviendrai
08:55dans le deuxième édito d'ailleurs,
08:56eh bien la critique
08:57de l'immigration massive,
08:58le rappel de l'incompatibilité
08:59potentielle
09:00entre certaines cultures,
09:01donc une culture venue de loin
09:02qui s'installe en France,
09:04incompatibilité culturelle,
09:05ça peut passer pour un appel
09:06à la discrimination aujourd'hui,
09:07un appel à la haine raciale.
09:09Donc, on voit,
09:09ce qu'on cherche à bannir,
09:10c'est bannir juridiquement
09:11l'opposition anti-immigration massive.
09:13Pensez aussi,
09:14c'était au mois de juin,
09:16Aurore Berger,
09:17qu'on a entendu
09:18ces derniers jours,
09:18qui a décidé de financer,
09:20de subventionner,
09:21donc de rassembler
09:22des associations subventionnées,
09:23soyons plus exacts,
09:24mais elle est financée davantage,
09:25des associations
09:26qui ont pour responsabilité
09:27de traquer des propos
09:29dits haineux
09:30dans l'espace numérique.
09:31Mais il y avait
09:32parmi les associations convoquées,
09:33des gens qui voient,
09:35par exemple,
09:35du racisme partout,
09:36qui voient de l'homophobie partout,
09:38qui voient de la transphobie partout.
09:39Mais l'État finançait donc
09:41des brigades numériques
09:42chargées de surveiller
09:44la vie publique.
09:45Et soit dit en passant,
09:46en matière d'inéligibilité,
09:47je me permets de le dire,
09:48n'oublions pas le sort
09:48réservé à Marine Le Pen.
09:49Il se passe sur un autre registre,
09:51mais ça fait partie
09:52des techniques,
09:53on pourrait dire,
09:53d'évacuation des candidats
09:55à problème.
09:56La dissolution de l'association,
09:58j'y reviendrai surtout
09:58dans le deuxième édito,
09:59mais je le mentionne dès maintenant,
10:01ce qu'on voit,
10:03que le militantisme de droite,
10:05avec sa part d'excès
10:05qui peut exister quelquefois,
10:07il faut le rendre
10:08socialement trop coûteux
10:09pour priver la droite
10:10au sens large
10:11de base militante.
10:12Et maintenant,
10:13sur le plan international,
10:14deux éléments.
10:14Le thème de plus en plus fréquent
10:16de l'ingérence étrangère,
10:18qui est utilisé,
10:18donc toute forme de progrès
10:20de la droite au sens large
10:21en France,
10:21est pensé comme le fruit
10:23d'une ingérence étrangère.
10:25Dès lors,
10:25si le mauvais camp
10:26ne l'emporte à la présidentielle,
10:27serait-il légitime
10:28d'annuler l'élection
10:29au nom de l'ingérence étrangère,
10:31jurisprudence roumaine,
10:32ou alors,
10:32ça c'est intéressant,
10:34l'entretien de la rhétorique
10:34de la guerre extérieure permanente
10:36et la guerre permanente
10:37en ce moment,
10:37parce que quand vous êtes
10:37en guerre toujours,
10:39c'est le discours un peu
10:40à la Valérie Ayée
10:41par rapport à la Russie,
10:43il ne s'agit pas d'avoir
10:44quelques complaisances
10:45que ce soit pour la Russie,
10:46mais le discours
10:46de la guerre permanente,
10:48ça permet de conseiller
10:48tous ceux qui ne sont pas
10:49d'accord avec la ligne du pouvoir
10:51comme des traîtres potentiels.
10:53Mettez tous ensemble
10:54et c'est un dispositif
10:55pour vous,
10:55Verrouiller,
10:55qui s'installe.
10:56Mais vous avez entendu
10:57le terme qui a été utilisé
10:58ces derniers temps,
10:58c'est l'international réactionnaire.
11:00Alors,
11:01la Macronie se mobilise
11:02contre les extrêmes,
11:03contre cet international réactionnaire,
11:05mais qui est vraiment
11:07l'ennemi en réalité?
11:08Alors,
11:09l'ennemi,
11:09on me dira,
11:09le mot est trop dur,
11:10mais je cite Julien Freund,
11:11ici,
11:11Julien Freund,
11:12le grand philosophe politique
11:13qui disait que l'ennemi,
11:14la distinction ami-ennemi
11:15est la catégorie politique première.
11:17Donc,
11:18la Macronie a une forme
11:19de stratégie en deux temps.
11:21D'un côté,
11:21il nous dit les extrêmes.
11:22Ça permet dès lors,
11:23si vous êtes devant une gauche
11:25qui progresse,
11:25vous mobilisez un langage
11:26plus à droite,
11:27vous la combattez,
11:27vous dites oui,
11:28mais nous combattons les extrêmes.
11:29Et en sens inverse,
11:30rappelez-vous,
11:31en 2022,
11:32Emmanuel Macron,
11:32qui un temps parlait
11:33comme Valérie Pécresse,
11:34avant de parler ensuite
11:35comme Jean-Luc Mélenchon,
11:37on comprenait que l'idée,
11:38c'était de tenir
11:38le discours de circonstances
11:40permettant à une caste
11:41de rester en place.
11:42Donc,
11:42les extrêmes en général,
11:43au nom de la sauvegarde
11:44de la démocratie.
11:45Mais ensuite,
11:46de manière beaucoup plus,
11:48on pourrait dire,
11:48ciblée,
11:49vous avez raison,
11:50c'est l'international réactionnaire
11:51qui est mentionné.
11:52Alors,
11:53qu'est-ce qu'on appelle
11:53l'international réactionnaire?
11:55Globalement,
11:56c'est une droite
11:56qui s'oppose à l'immigration massive,
11:58qui s'y oppose vraiment,
11:59qui ne s'y oppose pas seulement
12:00pour des raisons républicaines,
12:02au sens où on l'entend aujourd'hui,
12:03ou universalistes,
12:03qui disent que cette culture,
12:05ces cultures,
12:05je le disais plus tôt,
12:06sont difficiles à intégrer aujourd'hui,
12:07il faut le constater.
12:08L'intégrer à toutes les cultures
12:09ne s'intègre pas également
12:11en France aujourd'hui,
12:12ne s'intègre pas également
12:13en Occident.
12:14Donc,
12:14la critique de l'immigration massive
12:15est au cœur
12:16de ce qu'ils appellent
12:17l'international réactionnaire,
12:18mais on cherche encore une fois
12:19à faire passer ça
12:20pour une théorie complotiste
12:21en l'assimilant au grand remplacement.
12:23La fin du mondialisme aussi.
12:24Nous sommes devant des gens
12:25qui ne croient plus,
12:26à droite,
12:27globalement,
12:27aux institutions
12:28de la gouvernance globale
12:29mises en place
12:30dans les suites des années 80,
12:31en fait avec la suite
12:32de la chute du mur de Berlin.
12:34Et cette opposition mondialiste,
12:35mais notamment à l'Union européenne,
12:37qui était le laboratoire
12:38du mondialisme,
12:39passe dès lors
12:39pour une logique régressive,
12:41terrible et contraire
12:42à la démocratie.
12:43Il y a un jeu d'équivalence étonnant
12:44qui est mis en place.
12:45Si vous êtes contre
12:45l'Union européenne
12:46telle qu'elle a pris forme,
12:47vous êtes contre l'Europe
12:48et vous êtes contre la démocratie
12:49tout à la fois.
12:50Jeu d'équivalence étonnant.
12:51Il y a l'opposition
12:52à la version falsifiée
12:53de l'État de droit.
12:53Si vous critiquez
12:54le gouvernement des juges,
12:55en fait,
12:55vous êtes favorable
12:56à la tyrannie potentielle
12:57des uns ou des autres.
12:58Il y a une défense,
13:00et là,
13:00c'est assez fascinant,
13:01de ce qu'ils appellent
13:01international réactionnaire
13:02défendent de manière
13:03maximaliste
13:04la liberté d'expression.
13:05Et on nous explique
13:06aujourd'hui
13:06que la liberté d'expression,
13:07en fait,
13:08c'est très dangereux
13:09parce que c'est la catégorie
13:10qui permet ensuite
13:12au discours réactionnaire
13:13et haineux
13:13de s'exprimer.
13:14Voilà pourquoi
13:14le président de la République
13:15la qualifie de bullshit.
13:17Et par ailleurs,
13:18il y a aussi
13:18l'écologisme autoritaire.
13:20Donc, il y a à droite
13:21aujourd'hui une critique
13:21de l'écologisme autoritaire
13:22qui était un relais
13:23d'une forme de socialisme vert
13:25depuis une vingtaine d'années.
13:27Eh bien, ça,
13:28on présente ça
13:28comme une guerre
13:29contre la planète.
13:31cette internationale réactionnaire.
13:33On nous refait le coup
13:33des années 90.
13:34On refuse de l'avoir
13:36comme un mouvement légitime,
13:38conservateur, national,
13:39identitaire.
13:39On veut y voir
13:40une résurgence du fascisme
13:42encore une fois.
13:42Et bien évidemment,
13:43si c'est la résurgence du fascisme,
13:44alors tout est permis.
13:46Par ailleurs,
13:46et j'accélère un peu,
13:47je parlerai encore plus vite.
13:51Prenez votre temps.
13:51À quoi est-elle favorable
13:52cette internationale réactionnaire?
13:55Excusez-moi,
13:55à quoi est-elle favorable
13:56cet extrême centre?
13:57C'est-à-dire le pouvoir.
13:58D'abord,
13:59il est favorable
13:59à ses privilèges.
14:00Il veut conserver
14:01ses dachas.
14:02Il veut conserver
14:03les privilèges,
14:04les voitures,
14:05les palais de la République.
14:06Ça vaut quelque chose quand même.
14:07On n'a pas envie ensuite
14:08de vivre comme un gueux
14:08quand on a goûté à tout ça.
14:10Donc,
14:10à quoi s'oppose-t-il?
14:11Cela dit,
14:11ils ont un programme idéologique.
14:13Une hostilité
14:14au peuple historique
14:15dans nos sociétés,
14:16la réduction de la nation
14:17associée à une série
14:18d'individus
14:19chapeautés par des valeurs
14:20dites républicaines.
14:21Mais c'est une hostilité
14:22aux faits nationaux
14:23sur le plan substantiel,
14:25une volonté de le noyer
14:26par l'immigration massive,
14:28qui sert,
14:29soit dit en passant,
14:29des intérêts électoraux
14:30de la gauche,
14:30qui sert les intérêts
14:31d'un certain patronat.
14:32Il y a aussi la volonté
14:33de déconstruire
14:34les normes anthropologiques
14:35et culturelles traditionnelles.
14:36La célébration
14:37de toutes les minorités,
14:38quelles qu'elles soient,
14:38au nom d'un individualisme
14:41exacerbé.
14:41Mais donc,
14:42l'idée de déconstruire
14:43tout au nom de la diversité.
14:44Il y a la société
14:45de surveillance
14:46parce qu'on se méfie
14:47du commun immortel.
14:48Donc,
14:48on veut une forme
14:49de société de surveillance
14:50qui s'accompagne aussi
14:51d'une société
14:52de conception verte
14:53sur le mode
14:53de l'écologie apocalyptique,
14:55donc la technocratie intégrale.
14:59C'est une société
15:01intégralement gouvernée
15:02par une forme
15:02de modernité radicale
15:03et par une caste
15:04qui se croit plus compétente
15:05que tout le monde.
15:06Ce qui est frappant,
15:07cela dit,
15:07quand on rencontre
15:08les gens qui appartiennent
15:08à l'extrême centre,
15:09souvent,
15:09ils sont très cyniques.
15:10Ils savent eux-mêmes
15:11que leur discours
15:12est approximatif.
15:12Il peut passer
15:13d'un côté comme de l'autre,
15:14mais la conscience du privilège
15:15est plus importante que tout.
15:16Alors,
15:16vous parlez d'une stratégie,
15:18me semble-t-il,
15:19à grande échelle.
15:20C'est pensé,
15:21tout ça.
15:22Ne cédez-vous pas
15:24à une forme
15:25de tentation complotiste,
15:26Mathieu Bock-Côté.
15:27C'est le terme
15:28qui revient toujours
15:28pour ne pas nommer
15:29la stratégie
15:30des uns des autres,
15:31mais cette stratégie
15:31est réelle.
15:33Nous vivons aujourd'hui
15:33dans des vieux restes démocratiques,
15:35des institutions
15:37qui existaient à l'époque
15:38où il y avait
15:38un consensus suffisamment fort
15:40dans la société
15:40pour qu'il y ait
15:41un désaccord politique
15:42civilisé, fécond.
15:43Mais aujourd'hui,
15:44on vit dans une époque
15:44qui, en fait,
15:45à l'échelle de l'histoire,
15:46plus classique.
15:47Ce que j'entends par là,
15:48c'est que nous sommes
15:48devant une rébellion
15:49partout en Occident.
15:50À l'échelle de l'histoire,
15:52lorsque les élites
15:52veulent mater les rébellions,
15:53ils s'en donnent les moyens.
15:55Ils s'en donnent les moyens
15:56de quelle manière ?
15:56Justement, en censurant,
15:58en interdisant,
15:59en réprimant.
16:00Tout cela, aujourd'hui,
16:01sous les catégories
16:01de l'État de droit.
16:03Notez une chose
16:03et je terminerai avec cela.
16:04Quand l'élite
16:05se sent menacée,
16:06elle se donne toujours
16:07le droit de mater les insurgés.
16:09Elle croit le faire
16:10pour le bien.
16:11Elle croit le faire
16:11pour la démocratie.
16:12Elle croit le faire
16:13pour l'État de droit.
16:14Dans les circonstances,
16:15il s'agit de mater
16:16la plèbe haineuse.
16:17Et pour sauver la démocratie,
16:18nous suspenderons,
16:22que ça ne marche pas
16:23pour Raphaël Arnaud
16:24pour le moment.
16:25Alors, puisque personne
16:26ne semble avoir autorité
16:28pour démissionner
16:29Raphaël Arnaud,
16:30député trois fois fiché S,
16:31derrière la jeune garde
16:32et plusieurs membres,
16:34vous le savez,
16:35ont été placés en garde à vue
16:36après le lynchage de Quentin,
16:37eh bien, cet après-midi,
16:38Sébastien Lecornu,
16:39Premier ministre
16:40qui était au Sénat,
16:40a demandé à Elafi
16:41de faire le ménage
16:43dans ses rangs.
16:43Écoutez.
16:45J'ai demandé à la présidente
16:46du groupe de la France Insoumise
16:48la semaine dernière
16:49lors des questions au gouvernement
16:51à l'Assemblée nationale
16:52de faire le ménage
16:54dans ses idées
16:55et dans ses rangs.
16:56Au moment où je vous parle,
16:58le député Raphaël Arnaud
16:59est toujours membre
17:00du groupe de la France Insoumise,
17:02Monsieur le Président Gontard.
17:04Je ne dis pas
17:04que votre combat
17:05contre l'extrême droite
17:06et contre le fascisme
17:08n'est pas à la hauteur,
17:09mais reconnaissez
17:10que ce deux poids, deux mesures
17:11ne permet plus d'être crédible,
17:14ne permet plus d'être audible.
17:15Donc moi,
17:16j'ai une boussole assez simple.
17:18Refuser la violence
17:19d'où qu'elle vient,
17:20lutter contre les extrêmes,
17:21gauche-droite confondus,
17:23tout simplement
17:24parce que le projet politique
17:25qu'ils ont pour la France,
17:26c'est précisément
17:28de nous voir disparaître
17:29et de se retrouver
17:30en face-à-face
17:31au second tour
17:32de l'élection présidentielle.
17:33Réveillons-nous !
17:34Voilà,
17:35illustration précise
17:36de ce que vient de dire
17:37Mathieu Bock-Côté.
17:38Alors,
17:38Gabriel Cusel,
17:39selon un sondage CSA
17:40pour le JDD,
17:42pour CNews
17:42et pour Europe 1
17:43qui a été publié aujourd'hui,
17:44près de 8 Français sur 10
17:45souhaitent une rupture
17:47entre la gauche
17:48et la France insoumise.
17:51Pourtant,
17:51du côté des appareils,
17:53des partis,
17:54localement,
17:54cette rupture
17:55n'est pas du tout,
17:56mais alors pas du tout
17:57à l'ordre du jour
17:57pour les municipales.
17:59Finalement,
17:59cette union a-t-elle
18:00de grandes chances
18:01de se mettre en œuvre ?
18:02J'ai l'impression
18:03de connaître la réponse.
18:04Oui,
18:05alors cette rupture
18:05est souhaitée,
18:06on le voit,
18:07y compris à gauche
18:08et c'est cela
18:09le plus intéressant.
18:10Du côté des sympathisants
18:11écologistes,
18:12ils sont 66%
18:13à vouloir cette distance
18:14et au PS,
18:15c'est encore plus fort,
18:1678% des sondés
18:18pensent que la gauche
18:18doit rompre avec LFI.
18:20Il y a donc
18:21une demande forte
18:21de rupture
18:22du côté des électeurs.
18:24On se dit,
18:24heureusement,
18:25c'est la moindre des choses,
18:26un jeune de 23 ans
18:27a été tué.
18:29Comment lire dans le JD News
18:30sans frémir
18:31les textes
18:31des premières auditions
18:32de Jacques-Élie Favreau
18:34qui n'exclut pas
18:35avoir incité
18:36les autres
18:37à lyncher à mort
18:38Quentin
18:39en criant
18:39« butez-le,
18:40tuez-le »
18:41je cite la phrase
18:42du JD News.
18:43Donc cet homme
18:44était attaché parlementaire
18:46fiché S
18:47d'un député
18:47fiché S.
18:49Si au moins
18:50la France insumise
18:51jurait ses grands dieux
18:52ne pas avoir connu
18:53le vrai visage
18:54de la jeune garde.
18:55On pourrait se dire
18:55que ce serait déjà
18:56très hypocrite
18:57mais au moins
18:58il promettrait
18:59de nettoyer
18:59les écuries d'Ogias
19:01de faire le ménage
19:02comme l'a dit
19:03M. Lecornu
19:04mais pas du tout.
19:06Que répond alors
19:06Mathilde Panot
19:07parce qu'il a répété
19:08une expression
19:08qu'il avait utilisée
19:09la semaine dernière
19:10et vous savez
19:11ce qu'elle a répondu ?
19:12Est-ce qu'elle a fait
19:13son mea culpa ?
19:14Est-ce qu'elle a annoncé
19:15des mesures drastiques
19:16d'expulsion ?
19:17Pas du tout.
19:18Elle répond,
19:19je cite,
19:19« qu'un premier ministre
19:20dise de faire le ménage
19:21à une femme politique
19:22n'est pas anodin
19:23dans notre pays ».
19:24Donc tout ce qu'elle trouve
19:25qu'elle trouve à dire
19:25c'est que lecornu
19:26est misogyne.
19:27Donc elle se fiche
19:28vraiment de nous.
19:29En revanche
19:30que des antifas
19:30viennent casser la gueule
19:31de jeunes filles
19:32jusqu'à manquer
19:34à étrangler
19:35l'une d'entre elles
19:36et qu'un jeune homme
19:37ait perdu la vie
19:38à avoir voulu les défendre
19:39alors ça visiblement
19:40c'est très bien
19:41c'est très féministe
19:42sans doute.
19:43Alors Manuel Bompard
19:44lui il juge
19:45qu'il faut,
19:46je cite,
19:46« amplifier la riposte
19:48antifasciste ».
19:49Alors moi je serais intéressée
19:50de savoir
19:50ce que ça veut dire
19:52qu'il faut un deuxième mort
19:53un troisième
19:53dix, vingt, cent
19:54c'est ce que l'on doit
19:55comprendre en toute logique
19:56puisqu'il nous explique
19:57que les antifas
19:59en général
19:59et la jeune garde
20:00en particulier
20:01sont une riposte
20:03antifasciste.
20:04Et Éric Coquerel
20:06comme Mathilde Panot
20:07ne voit pas
20:07pourquoi Raphaël Arnaud
20:09démissionnerait
20:09donc il ne voit pas
20:10mais je pense qu'il faut
20:11lui offrir
20:11sérieusement des lunettes.
20:13Le reste de la gauche
20:14peut-il accepter
20:16de travailler
20:16avec cette France
20:18insoumise
20:18qui est arc-boutée
20:20vous voulez le dire
20:20arc-boutée
20:21à défendre
20:22ce qui n'est plus défendable
20:23c'est-à-dire
20:24Raphaël Arnaud
20:24en réalité.
20:25Oui, rappelons
20:26qu'avant même
20:27le drame Quentin
20:28Raphaël Arnaud
20:29avait été condamné
20:30définitivement
20:30pour violence volontaire
20:31en décembre 2025
20:32c'est donc déjà
20:33à ce moment-là
20:34qu'il aurait dû démissionner.
20:35La vérité
20:36est-ce qu'avant
20:36de le faire sortir
20:37il aurait surtout
20:38ne jamais fallu
20:39le faire entrer
20:40à un triple fiche S
20:41on le rappelle
20:42à l'Assemblée
20:43pour être
20:45la fiche S
20:46c'est une marque
20:48qui rendrait suspecte
20:49l'emploi d'un vigile
20:50dans un supermarché
20:51là c'est à l'Assemblée
20:53vous imaginez
20:53il avait bénéficié
20:55au deuxième tour
20:56du soutien
20:56de la maire PS
20:58d'Avignon
20:59alors qu'il avait fait
21:00régner un climat
21:01de terreur
21:02pendant la campagne
21:03poussant même
21:04le préfet
21:05à appeler
21:06la malheureuse
21:07candidate Rennes
21:08en lui demandant
21:09de rester barricadée
21:10chez elle
21:11de ne pas aller
21:12dans sa permanence
21:14le soir des élections
21:16de peur
21:16qu'elle se fasse
21:16agressée
21:17alors tous
21:18aujourd'hui
21:19à LFI
21:20loin de prendre
21:21leur distance
21:22avec les brebis
21:23galeuses
21:24les soutiennent
21:24et en font même
21:25des victimes
21:26il faut sauver
21:27le soldat Arnaud
21:28où se taire-t-il
21:30pourquoi n'a-t-il pas
21:31le courage
21:32d'affronter
21:32l'adversité
21:33de s'expliquer
21:34d'après Mathilde Panot
21:36Emmanuel Bompard
21:36il serait dévasté
21:38je cite
21:38par cette affaire
21:39qui demande pardon
21:40dans ce cas
21:41et il répète
21:42tous les deux
21:43comme Coquerel
21:43qu'il se sentirait
21:45menacé
21:46donc ils sont vraiment
21:46à deux doigts
21:47d'en faire une victime
21:48à la place de Quentin
21:49c'est donc la même stratégie
21:50mutantiste
21:51que pour Andy Kerbrat
21:52victimiser le coupable
21:55ils sont solidaires
21:57et ce qui est fou
21:58c'est que dire publiquement
21:59qu'ils ont honte
22:00certains électeurs
22:01sont capables de le faire
22:02moi j'ai été très frappée
22:03je ne sais pas
22:03si vous avez vu cette séquence
22:05sur une autre chaîne
22:06une anonyme
22:07une ancienne électrice
22:07de LFI
22:08qui s'appelle Corine
22:10a dit
22:11je pense aux parents
22:12de Quentin
22:13j'ai aussi des enfants
22:14je suis maman
22:15et j'ai honte
22:16d'avoir voté LFI
22:17elle a rajouté
22:18ils ont passé un palier
22:20on ne pourra pas
22:21revenir en arrière
22:22cette émotion
22:23est partagée
22:23par un paquet de français
22:24si vous me permettez
22:25cette expression
22:25un peu triviale
22:27quel que soit leur bord
22:28or hier
22:29qu'a dit Bruno Gaccio
22:31qui travaillait
22:31vous souvenez jadis
22:32au guignol de l'info
22:34et qui est aujourd'hui
22:34tête de liste
22:35dans le 7ème arrondissement
22:36de Paris
22:37pour LFI
22:38il y a un jeune homme
22:39qui a été tué à Lyon
22:40c'est d'une tristesse
22:41absolue pour sa famille
22:42qui a dû découvrir
22:44peut-être le même jour
22:45que leur enfant était mort
22:46et qu'en plus
22:47c'était un gros connard
22:48voilà ce qu'il a dit
22:49je n'ai pas entendu dire
22:50qu'il a été exclu
22:51ni même que quelqu'un
22:52a LFI
22:53effroncé les sourcils
22:54vous avez raison
22:54ça a choqué
22:55beaucoup beaucoup de monde
22:56je vous propose
22:57de faire une pause
22:58de marquer une pause
22:59de faire une publicité
23:01et on se retrouve
23:02juste après
23:03parce que vous n'avez pas
23:03tout à fait terminé
23:04vos propos
23:06que je trouve passionnant
23:07évidemment
23:07et puis on parlera aussi
23:08du collectif Némésis
23:10qui dérange l'exécutif
23:12et puis on parlera aussi
23:13de ce qui a été décidé
23:16à l'Assemblée
23:17c'est-à-dire l'adoption
23:18du projet de fin de vie
23:19à l'instant
23:20Emmanuel Macron
23:21vient de dire
23:21qu'il salue
23:22des débats respectueux
23:23et inavancés
23:24dans le sens
23:25d'un modèle humaniste
23:26c'est ce que dit
23:27en tout cas
23:27l'entourage
23:28d'Emmanuel Macron
23:29et c'est Charlotte
23:30qui portera ce sujet
23:31dans un instant
23:32vous restez avec nous
23:33face à l'info revient
23:36la suite de face à l'info
23:38merci d'être avec nous
23:39je vous rappelle
23:39ce sondage
23:40C News
23:42fait par CSA
23:43le JDD
23:44et Europe 1
23:45publié aujourd'hui
23:45près de 8 Français
23:46sur 10
23:47souhaitent une rupture
23:48entre la gauche
23:48et la France insoumise
23:51c'est une grande majorité
23:53vous l'avez vu
23:5478% exactement
23:56et on vient d'en parler
23:57longuement
23:57avec Gabriel
23:58votre propos
23:59n'est pas tout à fait terminé
24:01mais c'est vrai
24:01que nationalement
24:03peut-être que les accords
24:04ne seront pas officiellement
24:05mais les accords d'appareil
24:07j'entends
24:07mais localement
24:08c'est déjà fait
24:09c'est déjà en cours
24:10d'ailleurs
24:10les municipales
24:11arrivent à grand pas
24:12oui alors nationalement
24:13c'est pas assumé
24:14je dirais
24:15mais localement
24:16c'est fait dans la pratique
24:18alors bon
24:19de la part des écolos
24:20bien sûr
24:21il y a Grégoire Doucet
24:23c'est quand même
24:24le maire de Lyon
24:25la ville du drame
24:26Grégory Doucet
24:28Grégory pardon
24:28Doucet
24:29il se dit prêt à travailler
24:31et qu'elle est fille
24:32à certaines conditions
24:33c'est pas lesquelles
24:34voilà
24:34c'est pas très clair
24:35mais on voit bien
24:36qu'il y a un pied dans la porte
24:37mais il y a aussi
24:38et surtout le PS
24:39le député
24:41macroniste Pierre Cazeneuve
24:42accuse le PS
24:43de faire liste commune
24:44avec elle est fille
24:45dans plusieurs centaines de villes
24:46je le cite
24:47pour les élections municipales
24:48et dès le premier tour
24:49alors d'après RMC
24:51il s'agirait plutôt
24:51d'une trentaine de villes
24:53mais bon
24:54il y en a
24:55je vous donne des exemples
24:56Montluçon
24:56Chartres
24:57Beauvais
24:57Damarie-Lis
24:58Corbeil-Essen
24:59Fécamp
24:59New York
25:00Gardanne
25:01Draguignan
25:01Agen
25:02Rue-Himalmaison
25:03Fontenay-Sous-Bois
25:04Maison Lafitte
25:05etc
25:05alors donc le PS
25:07jure ses grands dieux
25:08vous voyez Fontaine
25:09je ne boirai pas de ton nom
25:10qu'il n'y a pas d'accord national
25:12mais comme il n'y a aucune interdiction
25:14de le faire
25:14et bien il y a des alliances locales
25:16qui se nouent
25:17donc RMC cite
25:18un baron socialiste local
25:19qui aurait dit
25:20chez moi je soutiens
25:21un candidat LFI
25:23à visage humain
25:25mais c'est quoi
25:26le visage humain
25:27de LFI
25:27quelle sorte d'humanité
25:29s'accomode d'un parti
25:30qui s'acoquine
25:31avec des antifas
25:32ayant lanché à mort
25:34un jeune
25:35alors Jérôme Gued
25:37donc député PS
25:38lui dit
25:38je préfère perdre une élection
25:40que perdre mon âme
25:42il avait dit
25:43que lui
25:44ne voulait absolument
25:46plus d'alliance
25:48sauf que
25:48que fera-t-il
25:49au second tour
25:50et bien il a précisé
25:51qu'il voterait LFI
25:52plutôt que RN
25:54François Hollande
25:55aussi a dit
25:55qu'il était contre
25:56l'alliance
25:57je m'en souviens
25:57qu'en 2022
25:58déjà il était contre
25:59puis en 2024
26:00il en avait profité
26:01pour son élection
26:03alors de même
26:04on peut citer
26:04Orlaluc
26:05de Place Publique
26:06c'est les gens
26:09raisonnables de gauche
26:10et bien
26:10elle a expliqué
26:11je cite
26:12qu'elle voterait
26:13pour une chèvre
26:14ou pour n'importe qui
26:15contre le RN
26:17alors si on file
26:17la métaphore
26:18d'Alphonse Daudet
26:19et bien c'est pas
26:20ce LFI
26:21c'est plus le loup
26:22que la chèvre
26:23et hors eu égard
26:24au score
26:25du Rassemblement National
26:26dans les sondages
26:26il risque d'y avoir
26:27bon nombre
26:27de configurations
26:28dans ce style
26:30mais qui nous disent
26:31donc pourquoi
26:32pourquoi est-ce que
26:34de quel groupuscule
26:35violent
26:36ayant lâché à mort
26:37un étudiant de gauche
26:38le RN est-il solidaire ?
26:39aucun à ce qu'on sache
26:42la vérité est que
26:43le PS
26:43qui n'a plus
26:44ni militant
26:45ni électeur
26:46ne peut pas se passer
26:47l'union des gauches
26:48mais en même temps
26:49c'est le baiser de la mort
26:50la tunique de Nessus
26:51un cadeau empoisonné
26:52une lèpre électorale
26:54qui à terme
26:55va les contaminer
26:56c'est de la tambouille électorale
26:58Mathilde Panot
26:59dirait sans doute
27:00que c'est misogyne
27:01de parler ainsi
27:01Merci Gabriel
27:03c'est vrai qu'il y a toujours
27:04ce lien en plus
27:05avec la jeune garde
27:08à part les filles
27:09il n'y a pas d'autre partie
27:10qui est d'un lien direct
27:11avec la jeune garde
27:12de l'affection
27:13avec la jeune garde
27:14Alors précisément
27:15à propos de la jeune garde
27:16j'ai une séquence
27:16à vous montrer
27:17que vous pourrez commenter
27:18une séquence
27:20filmée par les équipes
27:21de Boulevard Voltaire
27:22quand Raphaël Arnaud
27:23faisait son entrée
27:24à l'Assemblée
27:24écoutez bien ce qu'il dit
27:26à l'époque
27:27c'était Jordan Forentin
27:28c'est ça
27:29vous nous suivez
27:30mais d'habitude
27:31c'est nous
27:32qui vous poursuivons
27:34voilà
27:34évidemment aujourd'hui
27:35c'est un tout autre sens
27:36regardez
27:38je vais juste vous demander
27:38ce que vous pensez
27:39de la réaction
27:39de Brun Pivet
27:41je ne réponds pas
27:42à l'extrême droite
27:42vous ne leur serrez pas
27:43la main non plus
27:44apparemment
27:45qui est-ce qui vous a appris
27:46à ne pas serrer la main
27:47c'est rigolo
27:48de vous voir me courir après
27:49pourquoi vous ne leur serrez pas
27:50la main
27:51normalement c'est plutôt
27:51l'inverse
27:54normalement vous courez
27:54dans l'autre sens
27:55c'est pas très poli
27:55de ne pas leur serrer la main
27:56c'est pas très poli
27:58allez allez
28:00bon vous ne voulez pas
28:01nous répondre
28:01non
28:02bonne soirée
28:04ma habitude
28:05c'est vous qui courez
28:05dans l'autre sens
28:06d'ailleurs on voit
28:06son attaché parlementaire
28:08son fameux
28:09sulfureux
28:09attaché parlementaire
28:10derrière
28:10voilà
28:11il dit
28:12normalement
28:12c'est vous qui courez
28:13très vite
28:13c'est nous qui vous poursuivons
28:15sans dit long
28:16sur de quel côté
28:18est la peur
28:19de quel côté
28:20est la violence
28:20c'est un aveu
28:21évidemment
28:21Marc Menand
28:23oui
28:23il y a 50 ans
28:24l'antifascisme radical
28:26se méfiait
28:27des institutions
28:28la jeune garde
28:29aujourd'hui
28:30qui prétend
28:31être l'antifascisme
28:31aujourd'hui
28:32le voilà installé
28:33au coeur même
28:34du jeu parlementaire
28:35député
28:36qu'on vient de voir
28:37de la gauche
28:38des maoïstes
28:39à la stratégie actuelle
28:40de Jean-Luc Mélenchon
28:41comment l'antifascisme
28:43s'est-il transformé
28:44et que révèle son retour
28:45en force
28:45dans la vie politique
28:46française
28:47Marc
28:47déjà ça révèle
28:49l'inculture
28:49des uns et des autres
28:50le manque de vocabulaire
28:52si l'on essaie
28:55intellectuellement
28:56d'être relativement honnête
28:57de faire
28:58en sorte
29:00que son esprit
29:01soit éclairé
29:03on visite
29:04les livres d'histoire
29:05on butine
29:06les informations
29:06et on découvre
29:08ce qu'est
29:08le fascisme
29:09le fascisme
29:10c'est Moussionini
29:11ce sont les chemises
29:14repérables
29:15des individus
29:16qui incarnent
29:17la violence
29:17c'est le vote
29:18sous la terreur
29:20c'est après
29:20c'est Hitler
29:21et puis
29:22il y a le concret
29:23c'est-à-dire
29:24le vécu
29:26quand on dit
29:27les journalistes
29:29de
29:31CNews
29:31ce sont
29:32des nazis
29:33quels sont
29:34les individus
29:35qui peuvent
29:36oser formuler ça
29:37si on se rappelle
29:39ce qu'était
29:40le nazisme
29:41le nazisme
29:42c'est la Gestapo
29:43le nazisme
29:44c'est le déferlement
29:45des forces
29:46les plus obscures
29:47qui sont là
29:48qui vous guettent
29:49comme des vautours
29:50et qui à chaque instant
29:51vous emportent
29:53dans les ténèbres
29:54et vous infligent
29:55les pires tortures
29:56vous mettent à mort
29:57ce sont les camps
29:58de concentration
29:59le nazisme
30:00c'est ça
30:01alors comment peut-on avoir
30:03c'est même plus
30:04une question
30:05d'impudeur
30:06avoir le manque
30:07de vocabulaire
30:08qui consiste
30:09à utiliser
30:10ce mot
30:11en le plaçant
30:12comme si
30:13il était simplement
30:14le signe
30:16d'une violence
30:17un peu forte
30:17mais
30:18qui n'avait pas
30:20derrière
30:20son statut
30:22tous ces crimes
30:23immondes
30:24qui ont marqué
30:25à tout jamais
30:26l'humanité
30:27c'est quand même
30:28extraordinaire
30:29parce que
30:29ceux qui utilisent
30:30ce mot là
30:31il n'est pas question
30:32pour eux
30:33de voir chez Mao
30:34de voir chez Lénine
30:36de voir chez Staline
30:37de voir
30:38chez les mers rouges
30:40du fascisme
30:41mais
30:42c'était quoi
30:43le sang qui coulait
30:44dans toutes ces dictatures
30:46qui
30:46a lu
30:47une biographie
30:48un peu sérieuse
30:49que ce soit
30:50de Staline
30:51que ce soit
30:52de Mao
30:52que ce soit
30:54l'histoire
30:55des mers rouges
30:56qui peut
30:57aujourd'hui
30:58oser
30:59partir du principe
31:01que ces régimes là
31:02étaient respectables
31:04parce qu'ils allaient
31:05permettre au peuple
31:06de connaître
31:07une émancipation
31:09une émancipation
31:10qui venait
31:11du flux
31:13du sang
31:13qui venait
31:14des pires
31:15abominations
31:16l'être humain
31:17ne pouvait plus
31:18être considéré
31:20comme tel
31:20il était
31:21ravalé
31:22petit pion
31:23d'un système
31:24et ces gens là
31:25pour autant
31:26se fixent
31:27sur le fascisme
31:28le fascisme
31:29il y a d'abord eu
31:30de Gaulle
31:30vous savez quand de Gaulle
31:31prend le pouvoir
31:32c'est vrai que
31:33l'histoire
31:34elle n'est pas très claire
31:35il y a un petit coup
31:36d'état derrière
31:36mais
31:37que dit-on
31:38à ce moment là
31:39parce qu'il apparaît aussi
31:40avec son uniforme
31:43et
31:43c'est le dictateur
31:45souvenez-vous
31:46quand il est à la télévision
31:47pourquoi voulez-vous
31:48qu'à 62 ans
31:50je sois dictateur
31:52donc
31:53c'est une image
31:55qui traîne
31:55et avec un régime
31:57qui essaie
31:58d'imposer
31:58je disais
31:59je dirais
32:00un système
32:01d'ordre social
32:02or
32:03on est à l'époque
32:03où les premières manifestations
32:05se font
32:06parce que
32:07même si on les appelle
32:08les 30 glorieuses
32:09on est
32:10en ce temps là
32:11dans des
32:14premières décrépitudes
32:14d'usines
32:16qui ferment
32:17et les ouvriers
32:17descendent dans la rue
32:18je me souviens
32:19des ouvriers du livre
32:20et ça tournait
32:21très très mal
32:22et donc
32:22face à eux
32:23il y avait les CRS
32:24et on disait
32:25CRSSS
32:26c'est-à-dire qu'on faisait
32:27revenir
32:28l'image
32:29de l'abominable
32:31ensuite
32:32il y a une petite
32:33déperdition
32:34qui se fait
32:35jusqu'à ce que
32:36Jospin dise
32:37mais il ne peut pas
32:38y avoir
32:39d'utilisation
32:39du mot fasciste
32:40s'il n'y a plus
32:41de fasciste
32:42voilà
32:43il y avait une sorte
32:44de reconnaissance
32:46de cet abus
32:48de langage
32:49intolérable
32:50qui est infamant
32:51et puis
32:52eh bien
32:53on a
32:54l'apparition
32:56de cet humanisme
32:57si cher
32:58à Charlotte
32:59et qui
33:00essaie
33:01de voir
33:02dans les mesures
33:03qui sont prises
33:04ici et là
33:05qui essaie
33:06de voir
33:06obligatoirement
33:07eh bien
33:08des éléments
33:11qui viennent
33:12écraser
33:13les nouveaux
33:15nervis
33:16du système
33:16à savoir
33:17les immigrés
33:18alors si vous dites
33:19je suis
33:20contre cette immigration
33:22qui représente
33:23une menace
33:24non pas
33:25parce que
33:26ils sont
33:27les envahisseurs
33:29en tant que tel
33:29à l'époque
33:30mais parce que
33:31on ne peut pas
33:32les accueillir
33:32c'est ce que dira
33:33d'ailleurs
33:34un autre
33:35premier ministre
33:36socialiste
33:37Rocard
33:38eh bien
33:38à partir de là
33:39on a néanmoins
33:41cette montée
33:43qui est là
33:43en filigrane
33:45et qui sera
33:46concrétisée
33:46par qui ?
33:47C'est étonnant
33:48mais par Jacques Chirac
33:49on oublie que
33:50Jacques Chirac
33:51aujourd'hui
33:51on le présente
33:52le président bonhomme
33:54le brave homme
33:55etc
33:55ben Chirac
33:56c'était pas si glorieux
33:57que ça
33:58ces septennats
33:59et lorsqu'il se retrouve
34:01devant les urnes
34:02que fait-il ?
34:03il sent la menace
34:05avec Le Pen
34:06au deuxième tour
34:07et là
34:08il n'y a plus d'argument
34:09alors
34:10il invente
34:11le cordon sanitaire
34:13et le fascisme
34:15le fascisme
34:16est là
34:16c'est-à-dire
34:17c'est moi
34:18le sauveur
34:19ou sinon
34:20vous allez connaître
34:21ce que vos grands-parents
34:23ont vécu
34:24sous Pétain
34:25et cela donc
34:26ne ce sera
34:27de s'amplifier
34:29depuis
34:29ça évite
34:31le débat
34:31le véritable débat
34:33mais c'est normal
34:34puisqu'on n'a pas
34:35d'instructions
34:35on n'a pas de culture
34:37on n'a pas de vocabulaire
34:38alors il est facile
34:39de dire fasciste
34:40fasciste
34:41fasciste
34:42et de là
34:43eh bien
34:44on a une sorte
34:45de facilité
34:47pour exclure
34:49toute une partie
34:49quel que soit
34:51ce qu'elle représente
34:52en pourcentage
34:53dans les urnes
34:53mais c'est très intéressant
34:54de rappeler
34:55que c'est Jacques Chirac
34:56qui a utilisé
34:56cet argument
34:57face à Jean-Marie Le Pen
35:00en réalité
35:01et je remarque également
35:02que vous faites
35:02beaucoup mieux
35:03le général de Gaulle
35:03que Jospin
35:05dans les imitations
35:08dans l'actualité
35:09plus sérieusement
35:09évidemment
35:10le texte relatif
35:11à l'aide
35:12à mourir
35:12a été adopté
35:14aujourd'hui
35:14à l'Assemblée Nationale
35:15299 voix pour
35:17226 contre
35:18une majorité
35:19moindre
35:20d'ailleurs
35:20que lors
35:20de la première lecture
35:22un deuxième texte
35:23beaucoup plus consensuel
35:24sur l'accès
35:25aux soins palliatifs
35:26a été adopté
35:27texte qui
35:28tous les deux
35:28vont continuer
35:29la navette parlementaire
35:30à partir du 30 mars
35:32mais c'est vrai
35:33que ça fait des années
35:34que cette proposition
35:34de loi
35:35qui crée un nouveau droit
35:36à l'aide à mourir
35:37est en débat
35:39et ce qu'il faut remarquer
35:41Charlotte Dornela
35:42c'est que les débats
35:42ont été plus tendus
35:44cette fois-ci
35:45que la première fois
35:46de la vie
35:47de plusieurs observateurs
35:48et peut-être que ce soir
35:49on va pouvoir l'expliquer
35:50Charlotte
35:51on va essayer
35:52en tout cas
35:52mais c'est vrai
35:53que ces derniers jours
35:55les débats
35:56qui ont été
35:57probablement
35:57assez peu suivis
35:58par les français
35:58puisqu'ils ont été
35:59peu suivis
35:59par les députés
36:00eux-mêmes
36:00qui étaient très nombreux
36:01à voter aujourd'hui
36:02beaucoup plus
36:03qu'ils n'étaient présents
36:04pendant les débats
36:05sur un texte
36:06qui est quand même
36:06tout le monde
36:07s'entendra pour le dire
36:10grave au sens littéral
36:11du terme
36:12c'est-à-dire
36:13vous l'avez dit
36:14il y a moins de votants
36:15pour aujourd'hui
36:16et il y a surtout
36:1827 députés
36:19de plus
36:20qui ont voté
36:20contre le texte
36:21par rapport
36:21à juin dernier
36:22ce qui illustre
36:23en effet
36:24un mouvement
36:26par rapport
36:27au texte lui-même
36:28il y a la question
36:28du principe
36:29et il y a la question
36:30du texte lui-même
36:31qui est factuellement
36:32le texte le plus libéral
36:34sur ce sujet
36:35qui soit voté
36:36dans le monde
36:37alors il y a des textes
36:38qui ont évolué
36:38dans tous les pays étrangers
36:40mais à binitio
36:41on va dire
36:42c'est le texte
36:42le plus libéral
36:43sur le sujet
36:44et il y a un autre
36:46chiffre intéressant
36:47c'est qu'aujourd'hui
36:49le vote
36:49c'est à peu près
36:5053% des députés
36:52qui ont voté
36:52pour ce texte
36:54en 2021
36:55c'est la première fois
36:56que les députés
36:57ont voté
36:57sur ce qu'on appelait
36:59à l'époque
36:59l'aide médicale active
37:01à mourir
37:01à l'époque
37:02ils étaient 80%
37:04les députés
37:04à voter pour
37:05l'article 1
37:06qui mettait en place
37:07ce droit
37:09ils ne sont plus
37:10que entre guillemets
37:1153%
37:12donc il y a une évolution
37:13dans les débats eux-mêmes
37:14qui a fait changer d'avis
37:16certains médecins
37:17d'ailleurs le conseil
37:17de l'ordre des médecins
37:18s'est inquiété
37:19tout à l'heure
37:20de la courte majorité
37:21sur le texte
37:23alors qu'il s'agit
37:24d'un basculement
37:25je reprends
37:26leur inquiétude
37:27alors beaucoup
37:27ont fait remarquer
37:28parmi les députés
37:29même s'ils sont minoritaires
37:30qu'il y avait
37:31tromperie sémantique
37:33c'est quelque chose
37:33qui a retenu l'attention
37:35de beaucoup
37:35c'est d'ailleurs
37:36assez étrange
37:37si vous me permettez
37:38on nous parle
37:39depuis le premier jour
37:40de consensus
37:41sur le sujet
37:41bon consensus
37:42sur un texte
37:43qui est voté
37:44par de moins en moins
37:45de députés
37:45et qui a été littéralement
37:46rejeté par le Sénat
37:47c'est parce que
37:47j'appelle exactement
37:48un texte consensuel
37:49le texte sur les soins palliatifs
37:51vous l'avez dit
37:51est consensuel
37:52ça il n'y a aucun doute
37:53le texte sur la fin de vie
37:54ne l'est pas
37:55on nous parle d'attente
37:56de nécessité urgente
37:57de progressisme
37:58mais personne ne veut utiliser
38:00les mots
38:01qui désignent
38:02exactement
38:02ce dont il s'agit
38:03on a beaucoup parlé
38:04de la désignation
38:05d'aide active à mourir
38:07en lieu et place
38:08de l'euthanasie
38:08et du suicide assisté
38:10qui existent
38:10tous les deux
38:11dans le texte
38:11Olivier Falorni
38:12nous avait expliqué
38:13pourquoi ces mots
38:14étaient rejetés
38:14il rappelait
38:16de trop mauvais souvenirs
38:17donc il y a une volonté
38:18de ne pas utiliser
38:19en effet
38:20ces mots là
38:21c'est étrange
38:22pour quelque chose
38:23qui serait consensuel
38:24et appelé
38:26par l'intégralité
38:27des français
38:28comme s'il était nécessaire
38:30depuis le premier jour
38:31d'invisibiliser la chose
38:32pour qu'elle demeure
38:33en effet consensuelle
38:34or je pense franchement
38:36qu'étant donné
38:37l'enjeu de ce texte
38:38chacun doit au minimum
38:39faire l'effort
38:40de regarder en face
38:41exactement
38:42ce qu'il y a
38:43dans ce texte
38:43qui a évolué
38:44par rapport
38:45au premier texte
38:46qui avait été voté
38:47par l'Assemblée lui-même
38:48raison pour laquelle
38:49notamment
38:49le Sénat l'a rejeté
38:50on nous défend
38:52un texte équilibré
38:53on a beaucoup entendu
38:54parler d'équilibre
38:55qui vise la fin de vie
38:56qui accepte
38:57des exceptions
38:58selon une procédure
39:00rigoureuse
39:01qui respecte
39:02les consciences
39:02et la liberté
39:03de chacun
39:04voilà comment
39:04on nous le présente
39:05or il serait irresponsable
39:07de ne pas écouter
39:08les parlementaires
39:09de manière assez
39:10transpartisane
39:11globalement
39:12la droite est plutôt contre
39:13la gauche est plutôt pour
39:14on va nous dire
39:14mais il y a vraiment
39:15des députés socialistes
39:17communistes
39:17qui se sont opposés
39:19fermement à ce texte
39:20et inversement
39:21des députés à droite
39:22qui l'ont voté
39:23or il y a 42 députés
39:25notamment
39:25qui ont signé un texte
39:26expliquant que
39:27cette présentation
39:28ne correspondait pas
39:29au texte
39:29qui a été voté
39:30ne serait-ce que
39:32sur la question
39:32de l'équilibre
39:33dont on nous a
39:33beaucoup parlé
39:34le gouvernement
39:35défendait un équilibre
39:36entre les soins palliatifs
39:37et l'aide à mourir
39:39comme si donner la mort
39:40était un soin de plus
39:42sauf que
39:43si demain ce texte
39:44est voté
39:45il faudra réécrire
39:46le serment d'Hippocrate
39:47ça n'est donc pas
39:48une continuité
39:49totale
39:50il faudra réécrire
39:51et le code pénal
39:52et le serment d'Hippocrate
39:53il y a factuellement
39:55une rupture
39:55deuxièmement
39:56on nous parle
39:57d'équilibre
39:57entre le suicide assisté
39:59qui doit être la règle
40:00selon le texte
40:02c'est-à-dire
40:02vous vous donnez la mort
40:03un médecin vous prescrit
40:05la dose
40:05et vous la prenez
40:06vous-même
40:06et l'euthanasie
40:08c'est-à-dire
40:08un tiers
40:09vous donne la dose létale
40:11sauf que
40:11trois amendements
40:12avaient été adoptés
40:13qui
40:15comment dire
40:16qui instauraient
40:16le libre choix
40:17du patient
40:17le patient décide
40:19s'il s'administre lui-même
40:20ou si un tiers le fait
40:21ces amendements
40:22ont finalement été rejetés
40:23à cause d'un deuxième vote
40:24convoqué aujourd'hui
40:25qui peut assurer
40:26de la solidité
40:27de cette exigence
40:28sachant que par trois fois
40:30les députés ont voté
40:30contre ces derniers jours
40:32équilibre encore
40:33nous dit-on
40:34alors qu'un délit
40:35d'incitation
40:36à l'euthanasie
40:37a été voté
40:38in extremis
40:39cet après-midi
40:39pour équilibrer
40:41nous dit-on encore
40:42le délit d'entrave
40:43sauf que
40:44le délit d'entrave
40:45dans le texte aujourd'hui
40:46est puni de deux ans
40:46de prison
40:47et 30 000 euros d'amende
40:48le délit d'incitation
40:49qui a été voté
40:50in extremis
40:51encore une fois
40:51après avoir été refusé
40:52à de nombreuses reprises
40:53lui est puni
40:54d'un an de prison
40:55et de 15 000 euros d'amende
40:56la loi telle qu'elle a été votée
40:58aujourd'hui
40:58considère donc
40:59concrètement
41:00qu'il est moins grave
41:01de pousser quelqu'un
41:03à se faire euthanasier
41:04que de tenter
41:06de l'en dissuader
41:07je ne trouve pas
41:08que ce soit très équilibré
41:09je vous donne
41:10la réaction
41:10d'Emmanuel Macron
41:12selon son entourage
41:13le chef de l'état
41:15salue des débats
41:15respectueux
41:16et une avancée
41:18dans je cite
41:19le sens
41:19d'un modèle
41:20humaniste
41:21parce que
41:21les défenseurs du texte
41:23assurent que
41:24les critères
41:25aujourd'hui
41:25les critères sont stricts
41:26et que la procédure
41:27sera encadrée
41:28n'est-ce pas
41:29une réalité
41:30qu'il faut
41:30également entendre
41:31sur la procédure
41:32encadrée
41:32je veux juste
41:33vous donner une chose
41:34aujourd'hui
41:35les proches
41:35peuvent faire un recours
41:37s'ils estiment
41:37que le médecin
41:38qui est responsable
41:39de la collégialité
41:41discutable
41:42de la décision
41:43n'a pas toutes les informations
41:44sur le patient
41:45en question
41:45ce recours
41:46n'est pas suspensif
41:47la belle affaire
41:47dans une affaire
41:48d'euthanasie
41:49la deuxième chose
41:50c'est que
41:51vous pouvez engager
41:51une procédure
41:52sur l'acte lui-même
41:53a posteriori
41:54la belle affaire
41:55quand il s'agit
41:55d'euthanasie
41:56encore une fois
41:56vous voyez que
41:57l'encadrement
41:57est en effet prévu
41:58a posteriori
41:59et à ceci près
42:01également
42:02que les critères
42:03ont pour certains
42:04déjà évolué
42:05entre la première
42:07et la deuxième lecture
42:08donc les critères
42:09stricts
42:09sont-ils
42:10stricts
42:11comme la première fois
42:11stricts
42:12comme la deuxième
42:13quelle est la définition
42:15de strict
42:15si ça évolue
42:16déjà entre deux lectures
42:17et donc en quelques mois
42:18plusieurs députés
42:20ont par ailleurs
42:21reconnu
42:21avoir fait des concessions
42:23sur ce texte
42:24temporairement
42:25pour que le principe
42:26soit adopté
42:27c'est vrai
42:27sur la question
42:28des maladies mentales
42:29des dépressions
42:30des mineurs
42:30tout ceci a été évoqué
42:32certains ont été
42:34rejetés du texte
42:35d'autres ont été
42:36acceptés
42:36mais ça ne manquera pas
42:38de refaire débat
42:39à nouveau
42:39pourquoi ?
42:40parce qu'il ne s'agit pas
42:42d'un texte
42:42sur la fin de vie
42:43il ne s'agit pas
42:44d'augmenter
42:45on va dire
42:46le pouvoir de la loi
42:47Clès-Leonetti
42:47qui s'attarde
42:48sur les derniers jours
42:49de la vie
42:49avec cette possibilité
42:51de la sédation
42:52profonde et continue
42:53en cas de souffrance
42:54trop grande
42:55que le médicament
42:56ne peut pas soulager
42:57ça c'était la loi
42:59Clès-Leonetti
42:59là il s'agit
43:01la rupture
43:02on va dire
43:02de ce texte là
43:03c'est la mort provoquée
43:05c'est pas la mort
43:06pour apaiser des souffrances
43:09donc comme corollaire
43:10on va dire
43:10de l'apaisement des souffrances
43:11c'est la mort provoquée
43:12elle-même
43:13voilà le principe
43:14de ce texte
43:15à partir duquel
43:15les critères
43:16s'étendront naturellement
43:17en fonction
43:18des libertés individuelles
43:20revendiquées
43:21par le patient
43:22lui-même
43:22les exceptions
43:23dont on nous parle
43:24aujourd'hui
43:24ne pourront pas tenir
43:26puisque le principe
43:27même de la loi
43:28est de reposer
43:28sur la liberté
43:29du patient
43:30qui viendra expliquer
43:31qu'une liberté
43:31est acceptable
43:32et que l'autre
43:32ne l'est pas
43:33parce que les critères
43:35aujourd'hui
43:35dans la loi
43:36ne parlent pas
43:37de situation terminale
43:39mais de phase avancée
43:40de la maladie
43:40et de processus
43:42irréversibles
43:43ce qui est vrai
43:44pour beaucoup de malades
43:45qui ne sont pas
43:46en fin de vie
43:47à qui il reste
43:47des années
43:48aujourd'hui
43:49à vivre
43:50et par ailleurs
43:51le texte précise
43:52que la souffrance
43:53doit être insupportable
43:54pour le malade
43:55même s'il décide
43:56de rompre
43:58ses traitements
43:59donc la souffrance
44:00n'est pas jugée
44:01insupportable
44:01en vertu d'un principe
44:02mais du malade
44:03lui-même
44:03qui osera dire
44:04débat après débat
44:06dans les années
44:06qui arrivent
44:07à telle personne
44:08que sa souffrance
44:09est insupportable
44:09et à telle autre
44:11qu'elle ne l'est pas
44:12et qu'il doit la supporter
44:13jusqu'à maintenant
44:14quand on envoie
44:15un pompier sur un pont
44:16parce qu'une personne
44:17veut se jeter
44:18de ce pont
44:18c'est malgré
44:20la souffrance insupportable
44:21de la personne
44:21qui est sur le pont
44:22personne ne va lui dire
44:23ta souffrance
44:24est supportable
44:25c'est pas le sujet
44:25on lui dit
44:26tu juges ta souffrance
44:27insupportable
44:28mais nous
44:28on va te proposer
44:29une alternative
44:30à la mort
44:31il y a donc bien
44:32une rupture
44:32dans le principe
44:33et non une continuité
44:35dans le comportement
44:36de la société
44:37par rapport
44:38à l'envie
44:38de mort
44:39ce que vous dites
44:40dépend
44:41c'est un fait
44:43de la liberté
44:44du malade
44:44lui-même
44:45n'est-ce pas là
44:46un argument
44:47qui s'entend
44:48mais la liberté
44:50conçue
44:51comme la possibilité
44:52de faire ce que l'on veut
44:54ne tient pas
44:55en société
44:56d'abord
44:56évidemment
44:57on ne fait pas
44:58ce que l'on veut
44:59le code pénal
44:59est là pour nous le rappeler
45:00en permanence
45:01donc la liberté
45:01n'est pas totale
45:02la liberté
45:03ne désigne pas
45:04ce que je veux
45:05quand je veux
45:05tout le temps
45:06certainement pas en société
45:07cette liberté
45:08elle est tempérée
45:09par ce que nous reconnaissons
45:11collectivement
45:11comme bon
45:12ou mauvais
45:13il est mauvais de tuer
45:15donc le code pénal
45:16le punit
45:16je ne suis pas libre
45:17de tuer
45:17celui qui se pose
45:19en travers de ma route
45:19donc cette liberté
45:20est naturellement tempérée
45:22d'ailleurs nous sommes
45:23dans un pays libre
45:24me semble-t-il
45:24et l'euthanasie relève encore
45:26à l'heure où nous nous parlons
45:27du code pénal
45:28tout comme la non-assistance
45:30à personne en danger
45:31même à côté
45:32d'une personne suicidaire
45:33qui veut donc mourir
45:35est punie
45:36par le code pénal
45:37ça n'est donc pas si simple
45:38que ça
45:39sur le terrain
45:39de la liberté
45:40seule
45:41ensuite
45:42qui peut assurer
45:42que cette liberté
45:43soit totale
45:44chez quelqu'un
45:44par exemple
45:45qui est seul
45:46et malade
45:47qui est pauvre
45:48et qui n'a pas
45:49la possibilité
45:50d'avoir par exemple
45:50une infirmière à plein temps
45:52qui n'a pas accès aux soins
45:53ce qui devient
45:54une question importante
45:55dans un pays
45:56où on sait
45:56que l'accès aux soins
45:57recule de jour en jour
45:59sur qui l'entourage
46:00peut faire pression
46:01pour qui une décision
46:02qui est
46:03je citais tout à l'heure
46:04le texte le plus libéral
46:05au monde
46:05nous avons le temps
46:07de décision
46:08entre le médecin
46:08et le patient
46:09le plus court
46:10du monde
46:11du monde
46:12donc encore une fois
46:13quelqu'un qui prend
46:14la décision
46:15à un moment
46:16où on sait
46:16que la demande dehors
46:17de mort
46:18est fluctuante
46:20quelle est la liberté
46:21par rapport à la mort
46:22et devant la souffrance
46:23doit-on réellement
46:25faire comme si nous étions
46:26tous libres
46:27en tout temps
46:27et en toutes circonstances
46:29a fortiori
46:30quand nous sommes malades
46:31je rappelle que
46:32pour écarter la liberté
46:34dans le texte
46:35qui a été voté
46:36cet après-midi
46:36il est prévu
46:38qu'il faille prouver
46:38une altération grave
46:40du discernement
46:41je repose la question
46:43qu'est-ce qu'une altération
46:44grave du discernement
46:46si cette altération
46:47n'est pas très grave
46:49alors la personne
46:50est libre
46:51c'est une définition
46:52plus que souple
46:53et Philippe Juvin
46:54vous savez le député
46:55qui est par ailleurs médecin
46:56a pris des exemples
46:57qui me semblent pertinents
46:58une personne aujourd'hui
46:59en France sous tutelle
47:00n'a pas le droit
47:02donc n'a pas la liberté
47:03aux yeux de la loi
47:05de signer un chèque
47:06elle aura demain
47:07la liberté
47:09de demander
47:10le suicide assisté
47:11nous avons une définition
47:12de la liberté
47:13qui est décidément
47:13à géométrie variable
47:15par ailleurs
47:15je parlais tout à l'heure
47:16des personnes
47:17qui sont seules
47:18ou sur qui l'entourage
47:19pourrait faire pression
47:20il y a en France
47:21aujourd'hui
47:22par an
47:23800 condamnations
47:25par an
47:25pour abus de faiblesse
47:27est-ce que nous devons faire
47:28comme si nous ne voyions pas
47:29cette réalité-là
47:31et enfin
47:32nous avons plusieurs collectifs
47:33de personnes handicapées
47:34ou malades
47:34qui ont fait remarquer
47:35que leur liberté à eux
47:37se trouvait gravement altérée
47:39justement
47:39quand l'État lui-même
47:40considérait
47:41qu'ils auraient raison
47:42eux
47:42qu'ils seraient légitimes
47:44puisqu'ils seraient éligibles
47:46à devoir mourir
47:47contrairement au reste
47:48de la population
47:49je reprends mon exemple
47:50du pompier sur le pont
47:51tout à l'heure
47:52on continuera
47:53à envoyer les pompiers
47:54sur le pont
47:54pour certaines personnes
47:56et on
47:57n'empêchera les pompiers
47:58de partir pour d'autres
47:59il y a donc bien
48:00une rupture
48:01d'égalité
48:02dans notre propre conception
48:03de qui doit vivre
48:04et qui doit mourir
48:05est-ce que nous pouvons
48:06accepter collectivement
48:07qu'il s'agit d'une violence
48:08pour de nombreuses personnes
48:10qui sont aujourd'hui
48:11éligibles
48:12à ce droit à mourir
48:14et enfin
48:15la liberté
48:16concerne évidemment
48:17les soignants
48:18je vous l'ai dit
48:19tout à l'heure
48:20la clause de conscience
48:21existe
48:21mais elle n'existe pas
48:22par établissement
48:24or certains soignants
48:25s'inquiètent
48:25que dans leur établissement
48:26les patients s'inquiètent
48:27au moment de voir arriver
48:28le médecin
48:29qui peut venir soigner
48:31mais qui peut aussi
48:32qui a la possibilité
48:33de donner la mort
48:34je crois que cette inquiétude
48:35est au minimum légitime
48:36et toutes ces questions
48:37ne manqueront pas
48:38d'être soulevées
48:39par le Sénat à nouveau
48:40vous l'avez dit
48:40qui devrait examiner le texte
48:41et ensuite par l'Assemblée
48:43qui aura le dernier mot
48:44autour du 30 mars
48:45je crois que le texte
48:46sera la navette
48:47merci Charlotte
48:47Charlotte
48:48je voulais que
48:49avant qu'on parle
48:50de Némésis
48:50pour conclure
48:51je voulais que l'on décode
48:52également une petite séquence
48:54qui s'est déroulée
48:54Gabriel
48:55la nuit dernière
48:56c'est ça
48:56devant l'Assemblée
48:58c'est la Bravème
48:59on va voir les images
49:00qui a été dépêchée
49:03tout le monde sait
49:03que normalement
49:04la Bravème
49:04c'est plutôt pour
49:05les casseurs
49:06c'est plutôt pour
49:06les brûleurs de poubelles
49:08les Black Blocs
49:08ceux qui visent la police
49:09avec des mortiers d'artifices
49:11et hier c'était pas le cas
49:12c'était pour des jeunes
49:14et des jeunes femmes
49:15des jeunes hommes
49:15qu'on appelle des veilleurs
49:16c'est ça
49:16oui la scène était
49:17assez surprenante
49:18c'est un de nos journalistes
49:19qui s'appelle Jean Bexon
49:19qui est tombé dessus
49:20un peu par hasard
49:21il venait autour de l'Assemblée
49:22évidemment dans le cadre
49:23de cette loi sur la fin de vie
49:24et il a vu ce groupe de veilleurs
49:26qui était extrêmement calme
49:27c'est le principe
49:28ils ont une façon
49:28de manifester très pacifique
49:30c'est-à-dire qu'ils font aucun bruit
49:31même pour applaudir
49:32ils font ça
49:33vous voyez
49:33donc ça fait vraiment
49:35aucun trouble
49:36à l'ordre public
49:37ils n'étaient pas installés
49:38sur la voix publique
49:39ils chantaient des sans-scouts
49:41je sais pas
49:41j'ai entendu toutes sortes de choses
49:43des prières de rue
49:43rien de tout cela
49:44il y avait une banderole
49:45avec une phrase de Charles Péguy
49:47c'est horriblement subversif
49:49et dangereux
49:49et puis on a de fait
49:52une vingtaine de policiers
49:54de la police nationale
49:55et puis une vingtaine de policiers
49:56de la brave M
49:56donc dans brave
49:58le V de brave
49:58c'est violence
49:59alors c'est ça qui est quand même
50:00un peu particulier
50:01sont venus les déloger
50:03et ils étaient 51
50:05c'était presque une sortie de classe
50:07et un manifestant a dit
50:08qu'il y avait presque plus
50:09de forces de l'ordre
50:10que de manifestants
50:12et il y a toujours
50:13des séquences assez touchantes
50:14si vous me permettez
50:15je finirai juste là-dessus
50:16il y a une jeune fille
50:17qui a été embarquée
50:18et on la voit
50:18elle est encadrée d'ailleurs
50:19par deux policiers
50:20qui ne la malmènent pas
50:21ces deux armoires à glace
50:22et on la voit
50:23cette jeune fille
50:24toute simplette là
50:25et elle leur dit
50:26écoutez je suis désolée
50:27de vous déranger
50:30mais vous savez
50:32c'est vrai que c'est
50:33c'est contrariant
50:34mais moi c'est comme vous
50:36je ne peux pas faire autrement
50:37et j'ai trouvé que c'était
50:38vraiment antigone
50:39dans la pièce d'Anouille
50:40vous voyez
50:41face à Créon
50:42elle s'est dit
50:42qu'elle n'avait pas
50:43d'autre choix
50:43que d'aller manifester
50:44on peut s'opposer
50:46aux idées
50:47on peut être d'accord
50:49il y a une sorte de déséquilibre
50:51et on a toujours défendu
50:53et on défend toujours
50:53la police
50:54et les interventions
50:55enfin on peut aussi
50:55se poser la question
50:56c'est pas la police
50:57les restants
50:58c'est les d'ordre
51:00on va terminer
51:01avec cette question
51:03Mathieu
51:04faut-il dissoudre
51:05Némésis
51:06d'étonnante manière
51:08on parle depuis hier
51:09d'une éventuelle
51:10dissolution
51:11du collectif
51:12Némésis
51:13mouvement féministe
51:14incarné
51:14et bien connu
51:15d'Alice Cordier
51:16cette dissolution
51:17annoncée
51:18vient aussi avec celle
51:19d'autres mouvements
51:20identitaires
51:21il y a une sorte
51:21de collusion
51:22dans tout ça
51:23que comprendre
51:24alors pour la petite histoire
51:25je crois que c'est hier
51:26ou avant-hier
51:27dans l'Humanité
51:28le journal communiste
51:29subventionné
51:30sans lecteur
51:31donc on trouve
51:33une espèce
51:33de complot
51:34apparemment dévoilé
51:35qui remonterait
51:36à octobre 2025
51:37où Némésis
51:38chercherait à provoquer
51:39des affrontements
51:40avec l'ultra-gauche
51:41pour ensuite
51:42se victimiser
51:42dans l'espace public
51:43un truc tarabiscoté
51:44qu'on présente
51:46immédiatement
51:47comme allant de soi
51:48la grande révélation
51:49en fait
51:49qui devrait tous
51:50nous heurter
51:52LFI
51:52en profite
51:53pour dire
51:53c'est scandaleux
51:54finalement
51:55Némésis
51:55est une organisation
51:57subversive
51:57pose la question
51:59à Laurent Nunez
51:59qui dit
52:00est-ce qu'on va
52:00dissoudre Némésis
52:01et Nunez
52:03il laisse
52:04je vais prendre
52:05la question au sérieux
52:06on va regarder ça
52:07si on doit le faire
52:07je ne sais pas
52:08les mots exacts
52:08mais c'est l'état d'esprit
52:09et là
52:10ce qui est assez étonnant
52:11à travers cela
52:12si on refait la séquence
52:13dont on parle
52:14depuis quelques temps
52:15il y a une dizaine
52:16de jours
52:17un jeune homme
52:17meurt
52:18pour avoir défendu
52:20des militants
52:20de Némésis
52:21et aujourd'hui
52:21c'est Némésis
52:22qu'on veut dissoudre
52:23alors comment expliquer
52:24cela
52:25Némésis
52:26pour le rappel
52:26fondé en 2019
52:28c'est un groupe
52:29qui cherche
52:30à adapter
52:31le féminisme
52:32au nouveau visage
52:33des violences
52:34faites aux femmes
52:34agressées
52:35aux violences
52:36contre les femmes
52:36dans les sociétés
52:37marquées par
52:38un haut seuil
52:39de diversité
52:40disons ça ainsi
52:41donc l'immigration massive
52:43transforme la condition
52:44des femmes
52:44dans nos sociétés
52:45il suffit de penser
52:45à Cologne
52:46par exemple
52:47pour le savoir
52:47en 2016
52:48il suffit de penser
52:49autrefois à Porte-la-Chapelle
52:50c'est un sujet
52:51la place des femmes
52:52dans le métro
52:52aujourd'hui
52:53c'est un sujet
52:53récurrent
52:55Némésis
52:55ne dit jamais
52:56elle n'a jamais dit
52:56l'ensemble des violences
52:58que subissent les femmes
52:59l'agressivité
52:59que subissent les femmes
53:00et le fait exclusivement
53:01de l'immigration
53:01jamais
53:02ça serait absurde
53:03de dire ça
53:03mais ils disent
53:04il y a peut-être
53:05un facteur aggravant
53:06parce que certaines cultures
53:07arrivent ici
53:07n'ont pas le même rapport
53:08aux femmes
53:08pas le même rapport
53:09à la liberté sexuelle
53:10des femmes
53:10pas le même rapport
53:11au droit des femmes
53:12de s'exposer
53:12dans l'espace public
53:13et quelquefois
53:14il y a des individus
53:15prédateurs
53:15peut-être marqués
53:16par des schèmes culturels
53:17qui s'en prendraient
53:18aux femmes
53:19et qui némésis
53:19dit on doit nommer
53:20ces choses-là
53:20on doit nommer
53:21cette violence spécifique
53:22comme on doit nommer
53:23les autres
53:23mais on doit nommer
53:24cette violence
53:25culturellement marquée
53:26donc il y a
53:27des différences culturelles
53:28peut-être insurmontables
53:29si je comprends bien
53:30par ailleurs
53:31je le redis vraiment
53:32jamais ils ne disent
53:35violence
53:36agressivité contre les femmes
53:37égale immigration
53:38systématiquement
53:38jamais
53:38parce qu'ils n'ont pas
53:39ce simplisme
53:40cela dit
53:41cette capacité
53:42à nommer
53:43le problème
53:44posé par les migrations
53:45massives
53:45posé par des différences
53:46culturelles
53:47peut-être insurmontables
53:48qu'est-ce que ça fait
53:49dans les circonstances
53:50c'est le grand interdit
53:51du régime
53:52c'est le grand interdit
53:53pourquoi
53:53parce que ça voudrait dire
53:54que l'universalisme républicain
53:56dans sa promesse
53:57quasiment mystique
53:57de dissolution
53:58des différences
53:59entre les peuples
53:59et les groupes
54:00ne tient pas
54:01c'est le scandale absolu
54:02que de nommer
54:03les différences culturelles
54:04insurmontables
54:04aujourd'hui
54:05et dès lors
54:06ce qu'on cherche à frapper
54:07à travers Némésis
54:08aussi
54:08qu'on se comprenne bien
54:09c'est l'ensemble
54:10de la mouvance
54:10dite identitaire
54:11par exemple
54:13il y a la volonté
54:13de dissoudre un groupe
54:14en ce moment
54:16Patria Albi
54:17je ne me porte pas
54:18à sa défense en soi
54:19mais j'ai lu
54:20le texte
54:21qui justifie
54:21l'appel à sa dissolution
54:23parmi les arguments
54:24utilisés pour le dissoudre
54:25il y a notamment
54:26je cite
54:27le groupement
54:28défend également
54:29sur son site internet
54:30la théorie du grand remplacement
54:32et diffuse
54:33sur X
54:35le 2 février
54:35un message indiquant
54:36que les personnes
54:36immigrées vont s'accaparer
54:37au territoire
54:38qui ne leur appartient pas
54:39et que le grand remplacement
54:40est une réalité
54:41et là
54:41un commentaire
54:42du ministère de l'Intérieur
54:43distingue un climat
54:45de haine
54:45et de violence
54:46contre les immigrés
54:46si vous considérez
54:48que la défense
54:50de ce qu'on appelle
54:50la théorie du grand remplacement
54:51dans l'espace public
54:52est désormais
54:53un discours haineux
54:54donc l'idée
54:55qu'on critique
54:56la mise en minorité
54:57des peuples historiques
54:58européens
54:59chez eux
54:59qu'on nomme
55:00des différences culturelles
55:01insurmontables
55:02qui peuvent être vécues
55:02à certains égards
55:03par une forme
55:04de contre-colonisation
55:05aujourd'hui
55:06et bien
55:07il y a cette idée
55:07qu'il faut désormais
55:08interdire
55:09c'est frappant
55:09et je note que pour interdire
55:10aussi ces gens
55:11de patriarces
55:11il y a aussi l'idée
55:12qu'ils s'opposent
55:13à l'idéologie
55:15LGBTQI
55:15et ça c'est un discours
55:17haineux
55:18encore une fois apparemment
55:19autrement dit
55:19on veut frapper
55:20d'interdit
55:21une forme de militantisme
55:22qui ne se résume pas
55:23ces caricatures
55:24vous reprenez dans un instant
55:25mais comme il est 20h
55:27Mathieu
55:27je passe l'appareil
55:29à Mickaël Dorian
55:30pour le rappel des titres
55:31bonsoir Olivier
55:32bonsoir à tous
55:33Emmanuel Macron
55:33salue des débats
55:35respectueux
55:35après l'adoption
55:36en deuxième lecture
55:37à l'Assemblée Nationale
55:38de la proposition
55:39de loi sur l'aide à mourir
55:40selon son entourage
55:41le chef de l'Etat
55:41s'est réjoui
55:42que les discussions
55:43aient permis d'avancer
55:44dans le sens
55:45d'un modèle humaniste
55:46je cite
55:46conforme à son engagement
55:47pris devant les Français
55:48cet après-midi
55:49les députés ont adopté
55:51pour la deuxième fois
55:52ce texte
55:52qui devra maintenant
55:53être à nouveau examiné
55:54au Sénat
55:55le groupe d'électroménagers
55:57SEB lance un plan
55:58d'économie drastique
55:59500 postes sont menacés
56:00en France
56:00et plus de 2000 dans le monde
56:02l'objectif de SEB
56:03retrouver une trajectoire
56:04de croissance rentable
56:05et s'adapter à la concurrence
56:06notamment asiatique
56:07le directeur général
56:09du groupe assure
56:09qu'en ce qui concerne la France
56:10il n'y aura pas
56:11de départ contraint
56:12et puis le vice-président américain
56:14Gene Evans
56:15conseille à l'Iran
56:16de prendre au sérieux
56:17les menaces de Donald Trump
56:18la nuit dernière
56:19le locataire de la Maison Blanche
56:20a multiplié les accusations
56:21contre Téhéran
56:22devant le congrès américain
56:24tandis que le président iranien
56:25Massoud Pézechian
56:27se dit lui optimiste
56:28à la veille de nouvelles discussions
56:29prévues à Genève
56:31en parallèle
56:32le Hezbollah libanais
56:33a annoncé
56:33qu'il n'interviendra pas
56:35militairement
56:35en cas de frappes américaines
56:37limitées contre l'Iran
56:38à condition
56:38que Washington
56:39ne s'en prenne pas
56:41à l'ayatollah Khamenei
56:42merci Michael
56:43on parlait
56:44il y a un instant
56:45de la dissolution
56:47de générations identitaires
56:49de ce groupe
56:52dont vous avez parlé
56:52Patria
56:54Albich
56:54du projet
56:55qui vise
56:56Nemesis
56:57mais en fait
57:00il y a des groupes
57:01qui ont tendance
57:02quelquefois
57:02à se confondre
57:03avec la caricature
57:04qu'on fond
57:05de leurs ennemis
57:06et c'est très vrai
57:07et je pense qu'il faut le dire clairement
57:08la mouvance identitaire
57:09est globalement
57:10une mouvance
57:10qui s'oppose
57:11à la submersion migratoire
57:12est-ce qu'on trouve
57:13dans cette mouvance
57:13quelquefois
57:14de véritables pommes pourries
57:15est-ce qu'on trouve
57:16véritablement
57:16des éléments contaminants
57:18est-ce qu'on trouve
57:18des gens qui s'allissent tout
57:20en s'emparant
57:20de références historiques
57:21absolument toxiques
57:22et coupables
57:23et qui par effet
57:24d'association
57:25rendent coupables
57:26font le jeu
57:27en fait de leurs adversaires
57:28ça il n'y a pas de doute
57:29là-dessus
57:29ils sont minoritaires
57:30ils sont très minoritaires
57:31mais il faut les nommer
57:31il faut les nommer
57:32je pense que la mouvance
57:33identitaire au sens large
57:34aurait tout intérêt
57:34à justement se délivrer
57:36de ces éléments toxiques
57:37qui quelquefois
57:38lisent l'histoire
57:39de très étrange manière
57:40j'insiste pour dire
57:41qu'ils sont très minoritaires
57:42mais j'insiste pour dire
57:43qu'ils sont eux
57:44fondamentalement inacceptables
57:45une fois que c'est dit
57:47qu'on comprenne bien
57:48la volonté
57:48lorsqu'on nazifie
57:49cette mouvance-là
57:50dans la vérité
57:51c'est la volonté
57:52d'en finir
57:52tout simplement
57:53avec toute forme
57:53de résistance militante
57:55je l'ai dit
57:55à la dissolution identitaire
57:56des peuples européens
57:57et la cible qu'on némésise
57:58quand on dit
57:59vous n'êtes pas
57:59des vrais féministes
58:00parce que vous êtes
58:01des identitaires
58:01ça laisse croire finalement
58:02que le seul féminisme possible
58:04est un féminisme de gauche
58:05aujourd'hui
58:06c'est ce qu'on ne leur pardonne pas
58:07de s'opposer à la doxa
58:08est-ce qu'identitaire
58:09est un gros mot ?
58:10j'ai su comprendre
58:11c'est l'autre nom aujourd'hui
58:13de fascisme
58:14c'est complètement délirant
58:15c'est vrai Charlotte
58:17l'identitaire
58:17on l'entend à toutes les sauces
58:19alors que non
58:20c'est la défense
58:21de l'identité du pays
58:22je veux dire
58:23on va s'arrêter là
58:24pour ce soir
58:25merci beaucoup
58:26d'avoir été avec nous
58:27dans un instant
58:28c'est Pascal Praud
58:29qui revient
58:29pour l'heure de pro
58:30bye bye
58:30merci
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