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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo
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00:0119h, face à l'info, on commence avec l'info. Bonsoir Marc Gossifer.
00:06Bonsoir Christine, bonsoir à tous.
00:09Une femme d'une trentaine d'années tuée dans le nord d'Israël après des tirs de roquettes provenant du
00:15Liban.
00:15Deux autres personnes ont été blessées, on dénombre également plus tôt dans la journée.
00:20Trois blessés dans le sud d'Israël et six autres à Tel Aviv.
00:24Et dans ce contexte, le chef de la diplomatie française demande à Israël de ne pas mener d'opérations pour
00:29s'emparer d'une zone du sud du Liban.
00:31Jean-Noël Barraud salue également la courageuse décision du pays d'expulser l'ambassadeur d'Iran en poste à Beyrouth.
00:37Une décision est dénoncée par le Hezbollah qui lui demande de se rétracter.
00:41Un conseil de défense et de sécurité nationale se tient en ce moment même à l'Elysée.
00:46Et puis un juge pour enquêter sur l'ancien patron de Frontex, Fabrice Ledgeri.
00:50Il est accusé par la Ligue des droits de l'homme de complicité, de crime contre l'humanité et de
00:55torture pour avoir mené dans ses anciennes fonctions une chasse aux migrants.
00:59Il était à la tête de cette agence de l'Union Européenne entre janvier 2015 et avril 2022.
01:05Merci beaucoup ma chère Margot et au sommaire ce soir.
01:10Dans Face à l'Info, Raphaël Cognet, maire sortant de Mantes-la-Jolie, est notre invité en exclusivité.
01:17Candidat Horizon, battu avec 46% face à Adama Gueye, candidat de gauche 54%.
01:25Il a dû quitter les locaux sous les insultes, les menaces, empêché même d'annoncer sa défaite.
01:33Scène de tensions extrêmes, atmosphère électrique au bord du lynchage.
01:38Que dit cet épisode du climat politique et du vivre ensemble en France aujourd'hui ?
01:43Raphaël Cognet, choqué, a toutefois accepté de s'exprimer dans Face à l'Info ce soir.
01:49Une démocratie sans peuple est-ce encore une démocratie ?
01:5348 heures après les municipales, un goût amer plane sur la France.
01:57Abstention massive, rejet de la politique, méfiance généralisée.
02:01À force de droits sans limite, de pouvoirs dilués, de décisions hors de portée des citoyens,
02:06le peuple décroche. Et si la démocratie française était en train de s'auto-détruire ?
02:12L'édito de Mathieu Bocoté.
02:14À l'abri des regards indiscrets, un vent de tensions souffle sur le Conseil constitutionnel.
02:20La mise à l'écart d'Aurélie Bretonneau sur fond de désaccord avec Richard Ferrand interpelle.
02:27La raison ? L'imogé pour divergence de point de vue sur la conduite de l'institution.
02:32Le Conseil constitutionnel peut-il rester indépendant quand son président est perçu comme proche du pouvoir ?
02:37Plusieurs observateurs s'interrogent sur la réalité de la séparation des pouvoirs.
02:42Le regard de Marc Menant.
02:44Images insoutenables des maires sortant de gauche comme de droite humiliés, bousculés, insultés par des militants d'extrême gauche.
02:52Certains élus ont dû être exfiltrés par la BAC.
02:55Un nouveau maire RN a même été menacé au couteau.
02:58Ce n'est plus une défaite, c'est une punition.
03:01La gauche radicale refuse-t-elle les urnes ?
03:04Installe-t-elle sa terreur ?
03:06L'analyse de Gabriel Kuzel.
03:08A Saint-Denis, le nouveau maire Bali Bagayoko a surpris.
03:12Il affirme que certains agents municipaux ne pourront pas rester s'ils ne portent pas le projet politique voté.
03:19Une rupture avec le principe fondamental de neutralité du service public.
03:24Dans une ville de 150 000 habitants où il a été élu avec seulement 13 500 voix, cette exigence interroge.
03:31Et pendant qu'il envisage de désarmer la police municipale, la violence, elle, reste bien réelle.
03:38Entre idéologie et terrain, le risque de fracture n'est-il pas, lui, réel ?
03:43Le décryptage de Charlotte Dornelas.
03:45Et puis, Yael Brunpivet, présidente de l'Assemblée nationale, a déclaré qu'un référendum sur l'immigration,
03:51et je cite, « en dehors du champ républicain »,
03:55traduction, « demander leur avis aux Français sur leur propre pays, c'est anti-républicain. »
04:00Un temps d'immigration massive, imposé sans consultation, mais pas un mot.
04:04Et si le vrai extrémisme était de priver le peuple de sa souveraineté ?
04:09L'édito de Mathieu Bocoté.
04:11Une heure pour tout se dire et sans tabou.
04:14Avec nos mousquetaires, c'est parti.
04:28D'abord, Mathieu Bocoté, juste avant de vous donner la parole,
04:31regardons les images de Raphaël Cognet, c'est notre invité,
04:34qui va arriver sur le plateau dans un instant,
04:39chahuté, bousculé, insulté.
04:41Il est en exclusivité sur notre plateau dans un instant.
04:46Il est choqué, sa famille est choquée, sa fille a été insultée.
04:50Il sera avec nous dans un instant pour essayer de comprendre
04:53comment ce maire sortant, horizon, maire de Mante-la-Jolie,
04:57depuis plusieurs années, a été au bord du lynchage.
05:01Mathieu Bocoté, il y a plusieurs manières d'écrire le bilan des élections municipales.
05:05L'une d'entre elles consiste à avoir ce qu'elles disent de l'état de la démocratie française.
05:10Et selon vous, elle pourrait être en phase d'autodestruction.
05:16Oui, je pense qu'il nous faut poser le juste diagnostic.
05:19C'est-à-dire, on doit cesser à certains égards de parler de politique
05:23comme les journalistes parlent de politique,
05:25c'est-à-dire la passion des coulisses, la passion des alliances secondaires,
05:28et chercher à comprendre la politique du point de vue du commun des mortels.
05:32Et le sentiment qui prédomine, je crois,
05:35ne serait-ce que l'abstention en est un signe,
05:36mais le vote pour des partis moralement interdits en est un d'autre.
05:41C'est un profond dégoût, un profond rejet.
05:44Pas simplement de tel parti, pas simplement de tel autre,
05:47mais un rejet et un dégoût de la classe politique et de la politique elle-même,
05:51comme si elle avait non seulement déçu,
05:53mais comme si finalement elle se retournait contre le commun des mortels et contre le pays.
05:59Et le commun des mortels se dit, mais désolé,
06:01mais cette farce, je n'y participe plus, je n'irai plus voter.
06:05On nous dit que l'élection du maire, c'est la plus importante pour les Français.
06:08Manifestement, c'est moins vrai qu'on le dit,
06:10parce que plusieurs s'en détournent en disant, c'est assez, c'est assez.
06:13Je pense qu'il nous faut comprendre ce dégoût
06:15et voir comment une certaine conception de la démocratie aujourd'hui
06:18se retourne contre elle-même, entre dans une logique d'autodestruction.
06:22Parce que bon, démocratie, c'est le mot,
06:24on dit le mot démocratie, c'est l'équivalent de dire bien.
06:27Démocratie égale bien, démocratie égale juste.
06:29Mais se pourrait-il que quelquefois cette idée se retourne contre elle-même ?
06:31C'est un peu l'hypothèse que nous allons suivre.
06:33Alors, premier élément, en démocratie aujourd'hui,
06:36on a le culte des droits de l'homme.
06:37Le culte des droits de l'homme au point d'oublier quelquefois
06:39la figure du peuple.
06:41La figure du peuple, c'est presque de trop.
06:43Donc, il y a un culte des droits de l'homme,
06:45un culte de l'universel qui culmine quelquefois
06:48dans une forme de préférence, non seulement pour l'universel,
06:50mais une préférence étrangère,
06:52une préférence pour l'étranger
06:53et un dégoût de soi.
06:55Donc, c'est comme si pour embrasser l'humanité dans son ensemble,
06:58on devait se maudire soi-même.
06:59Je citerai ici Bali Bagayoko, le nouveau maire de Saint-Denis,
07:04qui a eu cette formule sur la Nouvelle-France.
07:06C'était ce matin, je crois, ou hier.
07:09La Nouvelle-France s'inscrit pleinement dans la République.
07:12Elle y est bien plus fidèle que les tenants du RN.
07:15La Nouvelle-France, ce sont les enfants de la République
07:17qui ont grandi dans les quartiers populaires.
07:19Trop souvent, ils ont été relégués ou stigmatisés.
07:22Saint-Denis-Pierre-Fitte deviendra la capitale de l'insoumission.
07:25C'est intéressant.
07:26Donc, la vraie France.
07:27On nous explique ici qu'il y a une vraie France.
07:29Pendant des années, on nous a dit qu'il n'y avait pas de vraie France,
07:31qu'il n'y avait que des Français.
07:32Là, il y a une vraie France.
07:32Il n'y a que le mot France.
07:33C'est un mot sale.
07:36Absolument.
07:36Il fallait s'en détacher.
07:37Il fallait le républicain à la place.
07:39Et là, la France retrouve une existence,
07:41une existence propre.
07:42C'est celle de la population historique de Saint-Denis
07:44dont nous parlait M. Bagayoko.
07:47Et dans les circonstances,
07:48c'est une forme de préférence étrangère.
07:50Une préférence étrangère,
07:52cette idée que la véritable France
07:53est celle issue de l'immigration.
07:55Je note que les scènes dont nous parlerons plus tard
07:58de brutalité contre les élus,
08:00il y a quand même une dimension là-dedans
08:01que personne ne mentionne.
08:02C'est une volonté, pas toujours,
08:03mais fréquente d'humiliation ethnique,
08:05de revanchisme racial.
08:07Si on ne nomme pas ce qu'on a devant les yeux
08:09parce qu'une forme d'interdiction morale
08:10à nommer ce qu'on voit,
08:11si on ne voit pas que les tensions ethniques...
08:13Ou aussi raciales.
08:14Je ne dis pas que c'est que ça.
08:15Je dis que c'est aussi ça.
08:16Et je note que plusieurs politiques aujourd'hui
08:19Éric Zemmour, Marion Maréchal,
08:20mais bien d'autres ont pris la peine de dire
08:21qu'il faut nommer cette réalité.
08:23Je ne veux évidemment pas réduire ça à ça.
08:25Ça serait scandaleux.
08:26Vous permettez qu'on regarde
08:27un tweet de Rima Hassan ?
08:28Mais bien sûr.
08:29Ah oui, sur les nôtres.
08:30Allez-y.
08:31Regardons effectivement ce tweet de Rima Hassan.
08:33Je ne sais pas si France,
08:35notre chef d'édition, l'a.
08:37Elle dit la fierté des nôtres.
08:39Et elle montre six mers noirs
08:41issus de banlieues à la tête des villes
08:44qui les ont vus grandir.
08:45Pas un hasard, pas un symbole isolé,
08:47une réalité.
08:48Ce qui s'impose,
08:49ceux qu'on pensait loin des décisions
08:51sont désormais au cœur.
08:53Discrètement, le paysage change
08:54et ce n'est que le début.
08:56Donc, les nôtres.
08:58Mais qui sont les autres ?
08:59Qui sont les autres ?
09:00Je suis curieux de le savoir.
09:01Premier élément.
09:02Deuxième élément
09:02de ce qu'on pourrait appeler
09:03cette démocratie qui s'autodétruit,
09:05vraiment la suradministration.
09:06Là, c'est un tout autre registre.
09:07Mais la suradministration,
09:09qu'est-ce que c'est ?
09:09On a comme idéal,
09:10en démocratie,
09:10on veut tout gouverner,
09:12tout administrer,
09:12tout planifier
09:13selon la saine raison,
09:14selon la science,
09:15selon les projets collectifs.
09:17Mais dans l'effet,
09:18on accouche d'une classe bureaucratique
09:20qui s'autonomise
09:21et cette classe bureaucratique,
09:23ces postes qui se multiplient,
09:24ces technostructures qui s'étend,
09:26dans l'effet,
09:26qu'est-ce que ça fait ?
09:27Ça paralyse la politique.
09:28Ça paralyse la démocratie.
09:29Ça crée une société
09:30dans l'administration permanente
09:32d'elle-même,
09:32mais incapable de prendre
09:33les réformes nécessaires.
09:35Autre élément,
09:35le gouvernement des juges.
09:37Le gouvernement des juges,
09:37et là, c'est important,
09:39officiellement,
09:39le pouvoir des juges,
09:40c'était pour nous protéger
09:41de l'arbitraire.
09:42Donc, c'était pour nous protéger
09:43d'un souverain capricieux
09:45qui déciderait de frapper
09:46à sa guise.
09:47Dans les faits,
09:47et on le voit avec Fabrice Delgérie
09:48aujourd'hui,
09:49la frappe lancée
09:50contre Fabrice Delgérie,
09:51qu'est-ce que ça veut dire ?
09:52C'est l'arbitraire des juges,
09:54c'est la volonté
09:55de paralyser par le droit
09:56l'action politique,
09:57c'est la volonté
09:58de criminaliser
09:58l'action des élus,
10:00c'est la volonté
10:01de criminaliser
10:01l'action du politique
10:02quand il s'agit
10:03de protéger son propre peuple.
10:05C'est une donnée
10:05essentielle aujourd'hui.
10:06Donc, le droit
10:07se retourne contre le droit.
10:09La logique des droits sociaux,
10:10ou si je prends la peine
10:11de le dire,
10:12alors les droits sociaux,
10:12à la base,
10:13c'est bien pour tout le monde,
10:13c'est-à-dire qu'on entend
10:14les droits minimaux,
10:15mais à partir d'un certain moment,
10:16il pousse à l'engourdissement
10:18démocratique.
10:19Il nous transforme
10:20en clients de l'État,
10:21il nous transforme
10:22en assistés permanents
10:23de l'État.
10:24Et quand on est dans ce rapport
10:25d'assistanat permanent
10:27avec l'État,
10:28quelle que soit notre couleur
10:28de peau, soit dit en passant,
10:29quelles que soient nos origines,
10:31l'assistanat crée
10:32un rapport de dépendance
10:33et ça finit par créer
10:34une forme d'engourdissement civique.
10:36Je pense qu'on doit le dire aussi.
10:38Et un autre élément
10:39dans cette démocratie
10:39qui se retourne contre elle-même,
10:40le culte de la propagande.
10:42Ça, je pense qu'il faut
10:42le nommer aujourd'hui.
10:43Théoriquement,
10:44la démocratie,
10:44on veut se convaincre
10:45les uns et les autres.
10:46C'est très bien,
10:46c'est une bonne chose.
10:47Mais le fait est que
10:48pour convaincre les uns et les autres,
10:49on passe rapidement
10:49de la conviction
10:50à la propagande,
10:52à la manipulation.
10:53Et dès lors,
10:53la population est infantilisée.
10:55On cherche le slogan
10:56le plus bête,
10:57le plus excitant
10:58pour être capable
10:58de mobiliser sa troupe,
11:00l'amener voter
11:00et conserver le pouvoir
11:01pour les siens ensuite.
11:03Donc,
11:03tous les grands idéaux
11:04qu'on défend presque
11:05systématiquement
11:06sur le mode pavlovien,
11:07on les voit se retourner
11:08contre nous aujourd'hui.
11:09Voilà pourquoi je dis
11:10de cette démocratie
11:11qu'elle s'auto-détruit.
11:13Juste pour finir,
11:14Brice Lédieri,
11:14pour placer aussi
11:15dans le contexte,
11:16rappeler que
11:16c'est l'ancien directeur
11:18de Frontex
11:18et qu'il fait l'objet
11:20d'une enquête
11:21pour complicité de crimes
11:22contre l'humanité
11:23à la suite
11:24de plaintes
11:25d'officines
11:27immigrationnaires.
11:27Pour avoir mené
11:28une politique
11:29recommandée
11:31de protection
11:31des francières européennes.
11:33C'est ça.
11:33Alors,
11:34vous nous présentez...
11:35Pardon ?
11:35C'est la même chose
11:36que Salvinie.
11:37Exactement.
11:38Vous nous présentez,
11:39Mathieu Bocoté,
11:39une sorte de système
11:40bloqué.
11:41On regarde les Français
11:43qui se disent
11:43effectivement,
11:44on ne va pas voter.
11:44C'est l'abstention.
11:45Mais est-ce que ce système
11:46est réparable ?
11:48Donnez-moi un peu d'espoir.
11:48Par principe,
11:49je devrais dire oui.
11:50Donc,
11:50on peut.
11:53Mais dans quel sens ?
11:54Alors,
11:54tout système bloqué
11:55provoque par définition
11:57une réaction.
11:57Ça,
11:58on pourrait dire
11:58que c'est presque
11:58une loi de la physique.
11:59Donc,
11:59on a un système
12:00qui est bloqué,
12:01qui contrarie
12:02de plus en plus
12:02une population
12:03qui n'en peut plus.
12:04Dès lors,
12:05cette population,
12:05soit elle se réfugie
12:06dans l'abstention,
12:07soit elle se tourne
12:08vers ce que le système
12:09appelle les extrêmes
12:10pour les discréditer,
12:11mais les partis populistes
12:12qui disent
12:13ça ne va plus dégager.
12:15Dégager.
12:15On ne veut plus
12:15des réformettes,
12:16on veut qu'ils dégagent,
12:18qu'ils dégagent
12:19soit les nuls
12:20ou alors les malveillants
12:21ou alors les idéologues
12:22fous qui nous gouvernent.
12:24Il arrive de temps en temps
12:25dans l'histoire
12:25qu'il faille dégager
12:26la classe politique dominante.
12:27Donc,
12:28plusieurs se disent cela.
12:30Une fois que c'est dit,
12:31la classe politique
12:32est quand même assez nulle,
12:33franchement,
12:34d'un parti à l'autre,
12:34soyons honnêtes,
12:35on n'est pas exactement
12:36à l'époque
12:36des grands hommes politiques.
12:37Pourquoi?
12:38Parce qu'il n'y a plus
12:38de grands hommes aujourd'hui?
12:39Non.
12:40C'est dans une société
12:41où la politique
12:41est bloquée de partout,
12:42où la démocratie
12:43semble en faillite.
12:44Mais ceux qui ont
12:44des grandes ambitions,
12:46ceux qui ont de véritables...
12:47Les grands hommes,
12:47comme on disait autrefois,
12:48ne vont plus en politique.
12:49Ils vont dans la tech,
12:50ils vont dans le capitalisme,
12:52ils vont dans le domaine
12:53de l'entreprise.
12:53Les véritables personnalités
12:55d'exception
12:55fuient la politique
12:56pour aller plutôt
12:57dans les domaines
12:59où il y a un véritable
13:00jeu de conquête possible.
13:02Traduisons ça concrètement.
13:03Si Napoléon Bonaparte
13:04ou Alexandre Legrand
13:05était de retour aujourd'hui,
13:06il ne chercherait pas
13:07à la mi-vintaine
13:08ou à la mi-trentaine
13:09à se faire élire maire
13:09ou conseiller régional.
13:11Ce n'est pas ainsi
13:12qu'il surgirait
13:13dans la vie publique.
13:14Donc, les personnalités
13:14d'exception aujourd'hui
13:15ont tendance à aller ailleurs
13:17qu'en politique.
13:18Ensuite,
13:19qui?
13:19La politique attire
13:21quand même des gens.
13:22Manifestement,
13:22il ne manque pas de candidats.
13:23Donc, ou à tout le moins
13:24lorsque les postes
13:25sont vaguement intéressants.
13:26Mais qui est attiré
13:27par la politique aujourd'hui?
13:28Il y en a quelques ailleurs
13:29quand même,
13:29il faut le dire.
13:30Je pense sur les plus romantiques
13:31ou les lyriques.
13:32Ceux qui pensent la politique
13:33à la lumière de l'histoire,
13:34de la littérature,
13:35des grandes émotions,
13:36des grands sentiments
13:37et qui veulent redresser
13:38leur pays.
13:39Mais ceux-là,
13:39on les maudit.
13:41Ceux-là,
13:41on les diabolise.
13:42Ceux-là,
13:42on les présente justement
13:43comme les infréquentables.
13:45Il y a les attirés
13:46de l'appareil,
13:46c'est-à-dire ceux
13:47à qui on promet
13:48la possibilité
13:48d'un poste comme
13:49apparatchik dans un appareil.
13:51C'est toujours attirant.
13:52Il y a aussi,
13:53inévitablement,
13:54les médiocres ordinaires
13:55qui trouvent le moyen
13:56de s'accrocher à ça
13:57d'une forme de fonctionnaire
13:58de carrière,
13:58dans le mauvais sens du terme,
14:00transposée dans la vie politique
14:01à jamais.
14:02Et à travers cela,
14:03il y a aussi
14:03les idéologues de gauche.
14:04Ne les oublions pas.
14:05Ils sont importants
14:05parce qu'eux ont vu
14:06que l'État est d'abord
14:07un instrument de conditionnement
14:08de la population
14:09au service de leur idéal,
14:10quelquefois toxique.
14:11Et à travers cela,
14:12le commun et mortel,
14:13je le disais,
14:13préfère souvent se replier
14:14dans l'intime,
14:15le privé,
14:16dans les gâteaux communautaires,
14:18dans le gâteau familial,
14:19en se disant
14:19la cité ne m'intéresse plus,
14:21laissez-moi vivre ma vie
14:22à l'abri des fous.
14:23Mathieu Pocoté,
14:24il y a eu un hommage,
14:25une minute de silence
14:26à l'Assemblée nationale
14:27pour Lionel Jospin.
14:28Vous teniez aussi
14:29à dire un mot
14:30sur la commémoration
14:31de Lionel Jospin
14:31qui aura lieu jeudi
14:32parce qu'à votre avis,
14:33il y a un lien
14:34entre ce sujet
14:35de la crise de la démocratie
14:36et Lionel Jospin,
14:37pourquoi ?
14:37Il est très clair,
14:38je pense.
14:39C'est-à-dire que la démocratie
14:40souffre d'une crise
14:40de la vérité,
14:41aujourd'hui.
14:42Alors, je comprends,
14:43je comprends la mort d'un homme,
14:44donc personne n'a envie
14:45de cracher sur l'homme,
14:46ça va de soi,
14:47je maudirais ceux
14:47qui cracheraient sur l'homme.
14:49Mais est-ce qu'on est obligé
14:50de basculer dans la célébration
14:52obligatoire du bilan ?
14:53Est-ce qu'on est obligé
14:54d'avoir l'impression
14:55que quelque chose comme De Gaulle
14:56vienne mourir à nouveau ?
14:57Est-ce qu'on est obligé
14:58de célébrer tout un héritage,
15:00donc du trotskisme revendiqué
15:01aux 35 heures,
15:02à la loi SRU,
15:03à l'AME,
15:03à la régularisation massive
15:04des clandestins,
15:05à la capitulation
15:06devant le voile ?
15:07Est-ce que nous sommes obligés,
15:08parce que c'est cette espèce
15:09de psychologie conformiste
15:11propre à la démocratie
15:12qui nous oblige
15:13à toujours tous répéter
15:14la même chose,
15:15de peur d'être celui
15:15qui dit quelque chose
15:16de différent
15:17et d'être dès lors
15:17le controversé du jour ?
15:19Donc là, chacun cherche
15:20à tricoter son petit compliment
15:21pour Lionel Jospin
15:22et franchement,
15:23sommes-nous obligés
15:24de dire de son œuvre
15:25qu'elle était si magnifique ?
15:26C'était probablement
15:27un homme honorable,
15:27je n'en doute pas,
15:28un grand politique.
15:29Franchement,
15:30on ne m'obligera pas
15:30à mentir
15:31pour avoir l'air gentil.
15:33Mathieu Bocoté,
15:34il y a un deuxième sujet
15:35qui vous énerve un petit peu.
15:38Ce sont les propos
15:38d'Yelbonne privée
15:39lorsqu'elle dit
15:39que le référendum
15:41sur l'immigration
15:41est en dehors
15:42du champ républicain.
15:43On en parlera
15:43dans un instant.
15:44On marque une pause
15:45où on revient
15:45avec notamment
15:47notre invité
15:48Raphaël Cogné
15:49qui est maire
15:50de Monde d'un joli sortant
15:51qui a dû être exfiltré
15:53au bord du lâchage.
15:54On parlera aussi
15:55avec Charlotte d'Ornelas,
15:57Gabriel Gugel
15:57de plusieurs sujets.
15:58A tout de suite.
16:02Dans un instant,
16:03avec Charlotte d'Ornelas,
16:04on parlera
16:05du nouveau maire
16:06de Saint-Denis
16:08qui fait un peu couler
16:09de l'encre
16:10lorsqu'il parle
16:12des policiers
16:12qui veulent désarmer.
16:13J'aime bien ça fait sourire
16:14à Gabriel
16:14parce que je dis
16:15un peu.
16:17Il veut désarmer
16:18la police,
16:18il fait une sorte
16:20de purge idéologique.
16:21Elle regarde
16:21et Thomas Porte
16:22le félicite
16:23et dit
16:23bon débarras
16:24pour les policiers
16:25qui sont en demande
16:26de mutation.
16:28Les policiers
16:29seraient en demande
16:29de mutation
16:31à Saint-Denis
16:32depuis l'arrivée
16:33du nouveau maire
16:34de Saint-Denis.
16:35Thomas Porte
16:35dit bon débarré.
16:36Marine Le Pen répond
16:37à Thomas Porte
16:38en disant
16:38que les municipalités
16:40RN seraient ravis
16:41de les accueillir.
16:42On en parle avec vous
16:43Charlotte Dornelas
16:44dans un instant
16:45un sujet
16:45qui fait couler
16:46beaucoup d'encre.
16:47Marc Menand
16:47à l'abri
16:48des regards indiscrets
16:49peu de personnes
16:50en parlent justement
16:51un vent de tension
16:52qui souffle
16:53là cette fois
16:53sur le conseil
16:55constitutionnel.
16:56La mise à l'écart
16:57d'Aurélie Bretonneau
16:58sur fond de désaccord
16:59avec Richard Ferrand
17:01le président
17:01interpelle ce soir
17:03la raison.
17:04Elle est limogée
17:05pour divergence de vue
17:06sur la conduite
17:07de l'institution.
17:09Beaucoup de Français
17:10s'interrogent.
17:11Alors déjà
17:11il faudra presque
17:13prendre une heure et demie
17:14pour expliquer
17:15ce qu'est le conseil d'État
17:17après le conseil constitutionnel.
17:19Parce que souvent
17:20on entend
17:21dans les conversations
17:22où nous autres journalistes
17:24reprendre ces termes
17:25comme si c'était clair
17:26pour tout un chacun
17:27le conseil d'État
17:29a été consulté
17:30il a pris telle décision.
17:32Le conseil constitutionnel
17:33lui s'est exprimé
17:35et par conséquent
17:36a invalidé
17:38X ou tel point de vue.
17:40Le conseil d'État
17:41c'est Napoléon
17:42qui l'invente
17:43en 1799
17:44et c'est dans la continuité
17:46du conseil des rois
17:48tel qu'il s'était esquissé
17:50à la fin du Moyen-Âge.
17:53Le roi
17:53avait demandé
17:55à des juristes
17:56de l'accompagner
17:57pour savoir
17:58si les décisions
17:59qu'il prenait
17:59pouvaient être conformes
18:01à un état d'esprit
18:03je dirais
18:04de la royauté
18:05en l'occurrence
18:06parce que les lois
18:08étaient inspirées
18:09de ce qui était
18:11la religion catholique
18:13et son esprit
18:14est-ce que ça correspondait
18:16à cette déontologie
18:18de justice suprême ?
18:20Bon, et Napoléon
18:23crée ce conseil d'État
18:241789
18:26alors que le conseil constitutionnel
18:28lui apparaît
18:29en 1958
18:32et il est là
18:33pour vérifier
18:34que les décisions
18:35qui sont prises
18:36les lois
18:37telles qu'on les propose
18:39sont conformes
18:41à nos institutions
18:43à la Constitution
18:44est-ce que quand on dit
18:46par exemple
18:47telle peine
18:48écopera
18:49de telles
18:50sanctions
18:51c'est conforme
18:52à la législation
18:54et dans quelles conditions ?
18:56Voilà
18:56Alors
18:58Il a fait parler de lui
18:59le conseil constitutionnel
19:00sur l'immigration
19:00Voilà
19:01voilà voilà
19:02alors c'est là
19:02on pourrait reprendre
19:04les termes
19:04je les en ai tout à l'heure
19:05en écoutant Mathieu
19:06la suradministration
19:08vous avez des engins
19:09mais c'est gigantesque
19:10ils sont plus de 300
19:12au conseil d'état
19:13après vous avez
19:15le conseil constitutionnel
19:17et alors
19:17ce sont des infrastructures
19:20plus que lourdes
19:21on se demande même
19:22comment les uns
19:23et les autres
19:24en étant si nombreux
19:25peuvent avoir
19:26une efficacité
19:27et s'il ne faudrait pas
19:28leur allouer tout de suite
19:29un budget
19:30pour se munir
19:33d'une intelligence artificielle
19:34afin de faire
19:36une présélection
19:36dans ce qu'ils auront
19:38à trier
19:39tellement c'est touffu
19:40et puis il y a
19:41les apparatiques
19:42parce que comment
19:43on se retrouve là
19:44alors en l'occurrence
19:46au conseil constitutionnel
19:49vous avez
19:50neuf membres
19:50il y a
19:51le président de la république
19:52qui est considéré
19:53comme le responsable
19:54et puis après
19:55vous avez le vice-président
19:56en l'occurrence
19:57c'est donc
19:58le président du conseil constitutionnel
20:00voilà
20:00c'est donc
20:01monsieur Ferrand
20:02qui lui
20:03en tant que président
20:04du conseil
20:07a été nommé
20:08par le président
20:09de la république
20:10le président de la république
20:11a droit à trois élections
20:12le président
20:14du sénat
20:15a trois
20:15nominations
20:18le président
20:19de l'assemblée nationale
20:21donc là
20:21la présidente
20:22trois nominations
20:23également
20:24et en général
20:25on fait quoi ?
20:26on met en place
20:27les fameux
20:27apparatchiks
20:28ceux que l'on veut
20:31assurer
20:32d'un avenir
20:33serein
20:34en étant là
20:35mais
20:35mais
20:35quelles sont
20:36les véritables
20:37je dirais
20:38motivations
20:39et logiques
20:40à Libye
20:41qui justifient
20:42ces nominations
20:44puisque
20:44monsieur Ferrand
20:46n'avait pas été formé
20:47mais d'un autre côté
20:48quand on prend
20:49ceux qui sont derrière
20:50c'est-à-dire
20:51les hauts fonctionnaires
20:52il suffit de suivre
20:53des études
20:54être passé par Sciences Po
20:56être passé par l'ENA
20:57et là
20:58sans jamais avoir été élu
20:59en fonction
21:00de votre gamberge
21:02et de points
21:03qui sont sur le papier
21:05vous dites
21:05c'est un peu
21:06le jeu de monopoli
21:07est-ce que là
21:08on applique bien la règle
21:09est-ce que c'est conforme
21:11et on chipote
21:12votre métier
21:13c'est de chipoter
21:14et vous êtes donc
21:16celui
21:16qui met le petit grain de sable
21:19pour empêcher
21:19que l'esprit républicain
21:21en tant que tel
21:22s'exprime
21:23alors là
21:23le rôle
21:24était dévolu
21:25à madame
21:26Aurélie Broteneau
21:27brillante
21:28elle sort de Sciences Po
21:29après elle fait l'ENA
21:31elle se retrouve tout de suite
21:33au Conseil d'État
21:34elle y reste plusieurs années
21:36et l'année dernière
21:37et bien
21:38nous avons
21:39monsieur Richard Ferrand
21:41qui décide
21:43de la nommer
21:43secrétaire général
21:45qu'est-ce que le secrétaire général
21:47du Conseil constitutionnel ?
21:50et bien c'est celui
21:51qui dans l'ordre
21:52lorsqu'on envisage
21:54une loi
21:55il a
21:56les dossiers
21:57il les prépare
21:58il dit voilà
21:59machin
22:00quelles sont les données
22:01quels sont
22:02les états
22:03de la jurisprudence
22:04si on va
22:05dans telle tendance
22:06les inconvénients
22:08les avantages
22:09et voici
22:10ma proposition
22:12et ensuite
22:13ce sont
22:14les membres
22:15qui décident
22:16et en l'occurrence
22:18et bien
22:18elle était chagrin
22:19madame
22:21Bretonneau
22:21quand on parlait
22:22par exemple
22:23des ordonnances
22:24elle disait
22:25on ne peut pas envisager
22:26ça comme ça
22:26monsieur Lecornu
22:27ça ne correspond pas
22:28et ça
22:29ça agacait
22:30monsieur Ferrand
22:31qui l'avait choisi
22:32et là
22:33on ne sait trop
22:33pourquoi
22:34toujours est-il
22:35qu'il en a eu assez
22:36il a sorti
22:37le carton rouge
22:38et il lui a demandé
22:39de retourner chez elle
22:41en l'occurrence
22:42au Conseil d'État
22:43car quand vous êtes
22:44à Parachik
22:44vous restez
22:45à Parachik
22:46c'est quand même
22:47extraordinaire
22:48vous êtes chassé
22:48pour une soi-disant
22:50incompétence
22:50mais néanmoins
22:51vous continuerez
22:52à pouvoir
22:53demain
22:53le temps
22:54tourne
22:55à l'hiver
22:56et bien
22:57elle sera néanmoins
22:58au chaud
22:58il suffit d'avoir
22:59soit suivi des études
23:01soit avoir
23:01de bonnes relations
23:02et ma foi
23:03la vie
23:04est bien douce
23:05merci Marc Menon
23:06elle a déclaré
23:07effectivement
23:07le président Ferrand
23:08m'a annoncé
23:08avoir proposé
23:09au président de la république
23:10de mettre fin
23:10à mes fonctions
23:11en raison de divergences
23:12de vues sur la conduite
23:13de l'institution
23:13voilà sa pose question
23:15sur l'indépendance
23:15du conseil constitutionnel
23:16la séparation
23:17des pouvoirs
23:18les infos avec
23:19Sandra Thiambeau
23:20bonsoir ma belle
23:21bonsoir Christine
23:22bonsoir à tous
23:23parmi les temps forts
23:23de l'actualité
23:24la guerre au Moyen-Orient
23:25provoque un choc pétrolier
23:27un nouveau choc pétrolier
23:29selon Roland Lescure
23:3015 à 20% du pétrole
23:3220% du gaz naturel liquéfié
23:33au niveau mondial
23:34n'arrive plus
23:35sur les marchés
23:36le ministre français
23:37de l'économie l'assure
23:38cela risque de peser
23:39sur la croissance économique
23:41de la France
23:41avec un impact négatif
23:43jusqu'à 0,4 points
23:45sur la croissance
23:46et d'un point
23:46sur l'inflation
23:47l'armée israélienne
23:49affirme qu'un missile balistique
23:50tiré d'Iran
23:51est tombé à la mi-journée
23:52à Beyrouth
23:52au 25e jour
23:53de la guerre
23:54au Moyen-Orient
23:54un communiqué militaire
23:56évoque l'incident
23:57sans plus de précision
23:58selon un porte-parole
23:59militaire israélien
24:01il a eu lieu
24:01autour de l'annonce
24:02du gouvernement libanais
24:03d'expulser
24:04le nouvel ambassadeur
24:05d'Iran à Beyrouth
24:06et puis en France
24:07les députés
24:08ont observé
24:09une minute de silence
24:09ce mardi
24:10en hommage à Lionel Jospin
24:12décédé dimanche
24:12à 88 ans
24:13la présidente
24:14de l'Assemblée nationale
24:15Yaël Braun-Pivé
24:16a salué la mémoire
24:17d'une figure
24:18de la 5e République
24:20le chef de file
24:21du groupe PS
24:22a évoqué
24:22un homme d'Etat
24:23grand socialiste
24:24un hommage national
24:26à l'ancien Premier ministre
24:27est prévu ce jeudi
24:28à 11h
24:29aux Invalides
24:29avant ses obsèques
24:30au cimetière
24:31du Montparnasse
24:32à Paris
24:32à 14h30
24:34merci ma chère Sandra
24:35prochain point
24:36sur l'actualité
24:37à 20h
24:38Gabriel Cluzel
24:39dimanche soir
24:39des maires sortants
24:40ont été humiliés
24:41insultés
24:42par des militants
24:43d'extrême gauche
24:44venus soutenir
24:45les nouvelles équipes
24:46on recevra dans un instant
24:47Raphaël Cognier
24:48maire de Montenac
24:49Jolie sortant
24:50qui a accepté
24:50de témoigner
24:51il est choqué
24:52par les insultes
24:53qu'il a reçues
24:55les images ont beaucoup marqué
24:56on va les voir
24:57pendant votre chronique
24:59les images ont beaucoup marqué
25:00car il n'y avait pas
25:01eu un cas isolé
25:03mais bien plusieurs cas
25:04en quoi est-ce inquiétant
25:06Gabriel Cluzel
25:07oui c'est l'éléphant
25:08au milieu de la soirée
25:10l'éléphant dans le couloir
25:11au milieu de la soirée électorale
25:13vous noterez que finalement
25:15peu de médias en parlent
25:16on sent bien que ça gêne
25:18et pourtant cette scène inquiétante
25:20et inédite
25:22à ma connaissance
25:23ou en tout cas dans cette ampleur
25:24on a vu cela dans d'autres pays
25:26mais pas en France
25:27en France cela ne se fait pas
25:28et bien devrait faire parler
25:30ce ne sont pas nos usages
25:32ce ne sont pas nos civilités
25:33en principe le maire sortant
25:34sort dans le calme
25:35et le maire suivant
25:37arrive dans le calme
25:38c'est autant à la personne
25:39que l'on doit le respect
25:40qu'à la fonction
25:41c'est un représentant de l'État
25:43d'ailleurs tant qu'il n'y a pas
25:43eu de passation
25:44sauf erreur de ma part
25:45le sortant est toujours
25:46maire
25:47c'est une réalité
25:49sauf que cette fois
25:50plusieurs maires
25:51alors des images terribles
25:52on les voit
25:52enfin moi
25:53que je trouve très choquantes
25:54ont circulé
25:55ont été
25:57bousculés
25:58humiliés
25:58pris à partie
25:59insultés
26:00alors on peut citer
26:01l'ancien maire sortant
26:03LR Thierry Meignan
26:04au Blanc-Ménil
26:05la maire sortante
26:06Hélène Geoffroy
26:07à Vaud-en-Velin
26:08et puis à Creil
26:09ville symbolique
26:10pour la glo-gauche
26:11vous vous souvenez
26:12des fameux fouloirs de Creil
26:13et bien
26:14il y a l'ancien maire socialiste
26:15qu'on a vu sur les images
26:16là
26:17Jean-Claude Villemin
26:18et puis aussi
26:18évidemment
26:19vous allez le recevoir
26:21le maire sortant horizon
26:23Raphaël Cogné
26:24à Mantes-la-Jolie
26:25alors à chaque fois
26:26ce sont des foules
26:27vociférantes
26:28de gauche
26:29et quand on voit
26:30ces vidéos
26:30on peut imaginer
26:31que ces mères
26:32qui ont été exfiltrées
26:33et bien
26:34aient eu peur
26:34aient eu peur
26:35pour l'intégrité physique
26:36tout simplement
26:38et c'est filmé
26:39et posté
26:40sur les réseaux sociaux
26:41par les intéressés
26:43et par ceux
26:43qui ont le plus souvent
26:44ceux qui ont
26:46agressé
26:47donc ce n'est pas un détail
26:48comme dirait mon voisin
26:49parce que non seulement
26:50ils ont fait
26:50mais en plus
26:51ils sont fiers
26:51voilà
26:53alors vous savez
26:53pendant la révolution
26:54dont se réclamaient les filles
26:55ça s'est terminé
26:56avec des têtes sur des pics
26:57mais je pense que ça a dû
26:58commencer comme cela
26:59voilà
26:59et on pourrait dire
27:01qu'il s'agit là
27:02moi j'ose les mots
27:03des prémices
27:04d'une guerre civile
27:05si le mot civil
27:06était approprié
27:07les deux camps
27:08se sentent-ils français
27:08rien n'est moins sûr
27:10rajoutons par ailleurs
27:11que les maires sortants
27:12ne sont pas les seuls
27:14à avoir eu peur
27:15dimanche
27:15il y a eu un jeune maire
27:17victorieux
27:17qui a eu peur
27:19Yanis Godia
27:20qui a été
27:21victorieux nettement
27:22il est à 58%
27:24à Bimontigny
27:26dans le Pas-de-Calais
27:26c'est une ville
27:27de près de 9000 habitants
27:29qui était commise
27:29depuis 70 ans
27:30alors forcément
27:31il s'était un peu habitué
27:32je pense
27:32et bien il n'a même pas eu
27:33le temps de faire son petit
27:34laus
27:35il a dû être exclutré
27:37par la BAC
27:37de la salle des fêtes
27:39alors il y a eu
27:40des coups
27:40des mouvements de foule
27:41même du gaz lacrymogène
27:43à l'intérieur
27:44à l'extérieur
27:44qu'il y avait des familles
27:46et la police
27:47a gardé son domicile
27:49et je crois
27:50le garde toujours
27:51m'a-t-il dit
27:52et c'est vrai
27:53que c'est quand même
27:53assez impressionnant
27:55de constater cela
27:57les mêmes finalement
27:58qui se sont horrifiés
27:59des soutiens factieux
28:01de Donald Trump
28:02au capital
28:02à raison
28:03n'ont pas un mot
28:04pour dénoncer
28:05ceux qui refusent
28:06le verdict
28:06des urnes en France
28:07parce qu'ils sont
28:08moins factieux
28:08je n'en suis pas sûre
28:09on notera d'ailleurs
28:10que c'est un peu
28:11comme le foot
28:11victoire ou défaite
28:13la victoire est aussi
28:14violente que la défaite
28:15voilà
28:15et inversement
28:17comment expliquer
28:18Gabrielle Grusel
28:19cette irruption
28:19de la violence
28:20dans les élections
28:23écoutez
28:23il y en a beaucoup
28:24qui ont choisi
28:24de ne pas l'expliquer
28:25comme on l'a dit
28:26parce que c'est gênant
28:26donc beaucoup de médias
28:27n'en parlent pas
28:28alors d'aucuns mettent
28:30si vous voulez
28:31c'est la stratégie
28:32de l'autruche
28:33et de la poussière
28:34sous le tapis
28:34ça sur le compte
28:35de la montée
28:36de la violence générale
28:38en France
28:39je trouve que c'est
28:40un peu facile
28:40vous noterez
28:41que les militants
28:42de Rachida Dati
28:42à Paris
28:43pas plus que ceux
28:44de Laure Lavalette
28:45à Toulon
28:45n'ont agressé
28:47quiconque
28:47et pourtant d'habitude
28:48moi j'avais cru
28:49parce que les films
28:50l'avaient dit
28:50que c'était les fachos
28:51avec le couteau
28:52entre les dents
28:52vous voyez
28:54donc il n'y a eu
28:54aucune violence
28:56détentitive
28:56d'humiliation
28:57des maires
28:57de ce côté-là
28:59tout d'abord
29:00ce climat de terreur
29:00il faut savoir
29:01qu'il fait partie
29:01des méthodes ordinaires
29:02de l'extrême gauche
29:03d'ailleurs souvenez-vous
29:04aux législatives
29:05on en a parlé récemment
29:06c'est sorti récemment
29:09Raphaël Arnaud
29:09avait fait régner
29:11un climat de terreur
29:13à Avignon
29:14tellement important
29:15que la préfecture
29:16avait recommandé
29:17à sa concurrente
29:17le soir des résultats
29:18de ne pas sortir
29:19de chez elle
29:19de rester confinée
29:20chez elle
29:21c'est pas prudent
29:21il vaut mieux
29:22rester chez vous
29:22donc ça en dit long
29:23quand même
29:23sur le climat général
29:26par ailleurs
29:27la politique
29:27de clientélisme
29:29communautariste
29:30très offensive
29:30a fait monter
29:31un climat
29:32de revanche
29:34explosif
29:35et d'ailleurs
29:35certains maires
29:36récoltent
29:37tout ce qu'ils ont semé
29:38on peut s'arrêter
29:38un instant
29:38sur un poste
29:39publié par Aurore Berger
29:41qui m'a un peu frappée
29:42elle a dit
29:43voilà la première partie
29:44de la phrase
29:45on peut s'accorder
29:45avec elle
29:46ces images
29:46sont insupportables
29:47écrit-elle
29:48aucun élu
29:49de la république
29:49devrait avoir besoin
29:50d'être protégé
29:51par les forces
29:52de l'ordre
29:52et ce traitement
29:53qu'il aurait réservé
29:54devrait indigner
29:55tous les républicains
29:56jusque là
29:56nous sommes d'accord
29:57puis elle rajoute
29:58qu'ils étaient réélus
30:00ou mis en échec
30:01ils ont servi
30:01les français
30:02alors je vais prendre
30:03une expression
30:03qui vous est chère
30:04Christine
30:04pas tous
30:07certains
30:08vous avez le droit
30:09je l'emprunte
30:11certains
30:12se sont
30:13servis eux-mêmes
30:15ou ont servi
30:16leur parti
30:17on pourrait même
30:18parler parfois
30:19de justice
30:20immanente
30:21parce que
30:22par leur clientélisme
30:23échevelé
30:24et par leur drague
30:26mais communautariste
30:26éhontée
30:27ils ont fait le lit
30:28de cette extrême gauche
30:29revancharde
30:30mon père disait
30:30que comme on fait son lit
30:32on se couche
30:32et de fait
30:33ils se sont couchés
30:33dimanche soir
30:34assez humiliés
30:37parce que
30:37toute la rhétorique
30:38développée
30:39par l'extrême gauche
30:40autour de la nouvelle France
30:41par exemple
30:42est une rhétorique
30:43de revanche
30:44d'un jifoutou mémoriel
30:46dans lequel on retrouve
30:47l'Algérie
30:48Gaza
30:48voire l'Iran
30:49et quand Rima Hassan cite
30:51est-ce que vous vous souvenez
30:52du moment où elle a cité
30:53cette phrase de Franz Fanon
30:54donc Franz Fanon
30:55figure bien connue
30:56tiers-mondiste
30:57anticolonial
30:58pour le coloniser
30:59la vie ne peut surgir
31:00que du cadavre
31:01en décomposition
31:02du colon
31:02alors on nous dit
31:03qu'il s'agit de violences
31:04symboliques
31:05mais les mots
31:06ont un sens
31:07et évidemment
31:08derrière
31:09il y a une violence
31:10sur tous les plans
31:12contenus
31:13moi j'ai été très frappée
31:15Mathieu l'a évoqué
31:16mais par cette
31:18parce que ça en fait partie
31:20de ce communautarisme
31:21c'est-à-dire
31:21par cette insistance
31:22condescendante
31:23et paternaliste
31:24à saluer
31:25des mères noires
31:27comme si c'était
31:27la première fois
31:28en France
31:29comme si Raphaël Alizé
31:30maire dans la Sarthe
31:31en 1929
31:32sauf erreur de ma part
31:33ou Kofi Aniam
31:34élu en 89
31:35n'avait jamais existé
31:37et je ne parle évidemment
31:38pas des dom-toms
31:39visiblement
31:39ça n'existe pas
31:40les dom-toms
31:40comme Mélène Geoffroy
31:41PS à Wurvenvin
31:42qui a été huée
31:43exactement
31:46et Rima Hassan
31:47se réjouit
31:47de ces mères noires
31:48nouvellement élues
31:49vous avez montré
31:50son tweet
31:50mais à côté de ça
31:52se préoccupe
31:53fort peu
31:53des migrants
31:54subsahariens
31:55maltraités
31:55dans un pays
31:56qu'elle appelle pourtant
31:57la Mec des Libertés
31:59je veux parler évidemment
31:59de l'Algérie
32:01alors est-ce qu'être noir
32:04suffirait donc
32:04pour s'attirer
32:06les bonnes grâces
32:06de l'extrême gauche
32:07Gabrielle ?
32:08alors pas du tout
32:09parce qu'il faut être aussi
32:10un gentil noir
32:11un bon noir
32:12docile
32:13prêt à penser
32:14excusez-moi
32:14ça me ferait
32:15c'est pas du tout
32:15non mais
32:17il doit rentrer
32:18dans la bonne case
32:19d'extrême gauche
32:20s'il prend des libertés
32:21et se met à penser à droite
32:22il est aussitôt conspueux
32:24ainsi en a-t-il été
32:26d'un monsieur
32:27dont je voudrais parler
32:29parce que je crois
32:30qu'il en a été très blessé
32:31pendant cette campagne
32:32au premier tour
32:33de René Kimbassa
32:35alors je ne sais pas
32:35on n'a peut-être pas sa photo
32:36mais originaire du Congo
32:38référent RN
32:39de la première circonscription
32:41des Hauts-de-Seine
32:42il a pris des tombeaux
32:43d'injures
32:44sur les réseaux sociaux
32:45en provenance
32:46de l'extrême gauche
32:47et ce n'est pas
32:47la première fois
32:48parce qu'il n'a pas le droit
32:50d'être de ce côté-là
32:52du champ politique
32:54et vous savez
32:55il y a un article
32:55très intéressant
32:56dans le point
32:56de Kamel Daoud
32:57qui lui a aussi
32:58a été souvent traité
32:59de native informante
33:01et je ne sais pas
33:02si on dit ça comme ça
33:03et il y décrit
33:04les identités blessées
33:07transformées en capital politique
33:08et vous savez
33:09ce qu'il dit même
33:10et je trouve que c'est
33:11extrêmement illustrant
33:13il parle de plantation électorale
33:16comme on parlait jadis
33:17de plantation de sucre
33:19et là encore
33:20l'extrême gauche
33:21rejoint le grand capital
33:23qui veut faire venir
33:24de la main d'oeuvre
33:25pas chère
33:26et qui n'imagine pas
33:27sans passer
33:28comme autrefois
33:28à Tara
33:29au pays de Scarletto Hara
33:31c'est tellement commode
33:32de mettre les autres
33:33à son service
33:33et bien c'est exactement
33:35ce que fait
33:36l'extrême gauche
33:37sauf que
33:38comme l'affaire marquée
33:39à Lidoara
33:39à Raquel Garrido
33:40ou encore Rima Hassan
33:42à Mathilde Panot
33:42d'ailleurs Rima Hassan
33:44on pourrait dire
33:44qu'elle pourrait s'appliquer
33:45cette maxime à elle-même
33:46parce que je ne vois pas
33:47en quoi elle est
33:48originaire d'Afrique sursarienne
33:49je ne vois pas
33:50pourquoi elle dit
33:50c'est les nôtres
33:51je n'ai pas compris
33:52oui le truc qu'on a vu tout à l'heure
33:54exactement
33:54et elle a dit
33:55Rima Hassan
33:56qu'on peut revoir
33:56le temps du porte-parole
33:58est révolu
34:00vous voyez
34:01certains de ces mères sortants
34:02du porte-parole
34:03qui ont usé
34:04et abusé du clientélisme
34:07en font la cruelle expérience
34:08la révolution
34:09dévore toujours ses enfants
34:10vous vous souvenez
34:11c'était Danton
34:11quand il partait
34:12vers la guillotine
34:14il y avait Robespierre
34:15qui le regardait
34:15et il lui a crié
34:17tu seras dans la prochaine charrette
34:19et bien ce fut le cas
34:20c'est pour cela
34:21que Jean-Luc Mélenchon
34:22on peut terminer par là
34:23un peu fébrile
34:24en fait des tonnes
34:25dit que les blancs
34:26sont moches et bêtes
34:27qu'ils n'ont rien inventé
34:28et que lui-même
34:29d'ailleurs
34:29est un maghrébin
34:30vous voyez
34:30il ne manquerait plus aussi
34:32qu'on lui dise
34:32avant 2027
34:33que le temps du porte-parole
34:35est révolu
34:36et on a envie de lui dire
34:37écoute Jean-Luc
34:38arrête
34:38tu n'abuses personne
34:39quelle intimité
34:43merci beaucoup
34:44Gabrielle Cusel
34:45on va recevoir effectivement
34:46Raphaël Gogné
34:47dans la poursuite
34:50de cet édito
34:51d'abord
34:52Charlotte Dornelas
34:53on va écouter
34:54parce que là
34:55ça a beaucoup fait parler
34:56effectivement
34:56les propos du maire
34:58de Saint-Denis
34:59qui s'est exprimé
35:00sur la police municipale
35:01sur le désarmement
35:02de la police municipale
35:03et aussi
35:03sur les agents municipaux
35:05qui ne seraient pas
35:05dans sa ligne de conduite
35:06alors on va d'abord écouter
35:07ce qu'il a dit
35:08sur les agents municipaux
35:09qui ne seraient pas
35:10dans sa ligne de conduite
35:13celles et ceux
35:13qui sont capables
35:14d'adapter
35:14en fin de compte
35:16leur approche professionnelle
35:17au regard des nouveaux programmes
35:18bien sûr
35:18que nous allons faire
35:19un bout de chemin ensemble
35:19et que nous allons réussir
35:20ce mandat là
35:21celles et ceux qui
35:22pour des tas de raisons
35:23qui peuvent les regarder
35:24d'ailleurs
35:24ne sont pas en phase
35:25avec le projet informatif
35:26forcément ils partiront
35:27mais ce n'est pas le fait
35:28qu'on les mettra dehors
35:29c'est parce qu'ils feront
35:30une mobilité
35:30qui est complètement naturelle
35:31et qui n'est pas
35:31quelque chose de nouveau
35:32non
35:32Bali Bagheco
35:33il ne fait ni la chasse
35:34à l'homme
35:34ni la chasse à la femme
35:36on va
35:37vous allez développer
35:38dans un instant
35:38je vais vous montrer
35:39l'autre extrait
35:40sur le désarmement
35:41de la police municipale
35:42avant que vous puissiez
35:44développer votre chronique
35:45où il s'est exprimé
35:46au micro de CNews
35:47justement
35:49mais avant
35:50et pourtant
35:50on avait réussi à recruter
35:51voilà
35:52et que les difficultés
35:53auxquelles on peut être confronté
35:54ne justifient pas
35:54forcément l'armement
35:55et leur dire
35:56comment vous justifiez
35:57le fait que
35:57sur une année d'exercice
35:59d'une police municipale
36:00c'est 0,0000%
36:02de temps
36:03en fait
36:03qu'ils utilisent l'arme
36:03donc la question de l'arme
36:05ça correspond à autre chose
36:06on cherche bien sûr
36:07à un moment donné
36:08dans une question
36:09de reconnaissance d'un métier
36:10une question de valorisation
36:11et bien sûr
36:12qu'il y a un risque
36:13moi je ne suis pas en train
36:13d'expliquer qu'il n'y a pas
36:14de risque
36:14dans l'intervention policière
36:15mais elle existait aussi
36:16il y a une quinzaine d'années
36:17et pourtant
36:17il n'était pas armé
36:18donc je dis qu'il faut
36:19apporter de la sérénité
36:20et celles et ceux
36:21qui font en fin de compte
36:21que les policiers municipaux
36:23sont un peu perturbés
36:24et inquiets
36:25c'est tout simplement
36:32Tout a commencé
36:33avec le comte
36:34French Carcan
36:36qui a révélé
36:36une prise de parole
36:38étonnante
36:38du nouveau maire
36:39de Saint-Denis
36:40à la sortie du conseil
36:42d'installation
36:43de la nouvelle majorité
36:44municipale
36:44Charlotte Visan
36:45les agents municipaux
36:47que faut-il retenir
36:48du coup ?
36:49Alors on vient
36:49d'entendre
36:50le maire de Saint-Denis
36:52qui revient
36:53ou qui explique
36:54ou qui
36:55voilà
36:55qui revient
36:56sur cette déclaration
36:57qui a fait
36:58très largement réagir
36:59sa phrase initiale
37:00à la sortie
37:01de ce conseil
37:02était
37:02ouvrez les guillemets
37:03certains agents
37:04auront des difficultés
37:05à porter un projet
37:06qu'ils ont combattu
37:07nous respecterons
37:08bien sûr
37:08le choix de chacun
37:09mais il ne sera pas
37:10possible par exemple
37:11de travailler
37:12dans un service
37:12de tranquillité publique
37:13en ayant l'ambition
37:14de porter une option
37:15politique
37:16qui a été battue
37:17dans les urnes
37:18ça ressemblait
37:19beaucoup plus
37:19à une menace de purge
37:20on ne les laissait pas faire
37:21alors on nous disait
37:22il y a bien sûr
37:23le choix de chacun
37:24mais ce ne sera pas possible
37:25je ne sais pas très bien
37:26où se cale le choix
37:27là-dedans
37:27mais en tout cas
37:28il nous expliquait
37:29qu'il a un projet
37:30qu'il a gagné dans les urnes
37:31c'est factuel
37:32et que les agents
37:34de services publics
37:35doivent donc adhérer
37:36à ce projet
37:37il a donc assuré
37:38cet après-midi
37:38que non
37:39mais que s'ils n'étaient pas à l'aise
37:40ils partiraient d'eux-mêmes
37:41c'est logique
37:42prenons l'exemple
37:43on imagine
37:43des policiers municipaux
37:44qui demandent leur mutation
37:46alors qu'il nous explique
37:47lui-même dans la même phrase
37:48et je fais le lien
37:49entre les deux vidéos
37:49que nous avons entendues
37:50que ça leur pose
37:51a priori pas de problème
37:52puisqu'ils ne se servent
37:53jamais de leurs armes
37:54on est content
37:55d'entendre un responsable
37:55à LFI
37:56par ailleurs
37:56nous expliquer
37:57que la police
37:57la plupart du temps
37:58n'utilise pas son arme
37:59je referme la parenthèse
38:00donc il explique
38:01je reviens sur les agents municipaux
38:04que les agents
38:04qui ont mené
38:05la politique précédente
38:06peuvent ne pas se reconnaître
38:08dans la sienne
38:09mais jusqu'à maintenant
38:10dans les textes
38:12les agents publics
38:13quels qu'ils soient
38:14doivent respecter
38:16une obligation de neutralité
38:18sur les terrains politiques
38:19philosophiques
38:20religieux
38:20c'est pas une option
38:21ils doivent le faire
38:22donc ils n'expriment pas
38:23leur préférence
38:24pour tel ou tel projet
38:25en l'occurrence
38:27ils se taisent
38:28sur le projet
38:29et ils font
38:30ce que leur exige
38:31le service public
38:32pour lequel
38:33ils sont embauchés
38:34mais c'est très révélateur
38:36en fait
38:36parce qu'il explique
38:37par ce biais là
38:38qu'il y a une réelle rupture
38:39avec ce qui était proposé avant
38:41et que ce qu'il va demander
38:43peut relever
38:44de l'objection de conscience
38:45en fait pour les agents
38:45moi je comprends ça
38:46évidemment
38:47dans son propos
38:48mais l'idée initiale
38:49de la neutralité
38:50des agents de services publics
38:51c'était de protéger
38:52le public
38:53d'une politisation
38:55des agents
38:56au moment où
38:57ils rendent un service public
38:58c'est-à-dire
38:58à toute la population
38:59le but
39:00était d'éviter
39:02le risque de discrimination
39:03et nous avons désormais
39:04les champions
39:05de la lutte
39:06contre la discrimination
39:06qui expliquent
39:08que leur politique
39:09étant discriminante
39:12discriminante
39:12là c'est pas un gros mot
39:13c'est-à-dire qu'il y a des gens
39:14qui ne vont pas
39:15se reconnaître dedans
39:16et alors il leur faudra partir
39:17ils revendiquent donc
39:19en effet la discrimination
39:20par le projet politique
39:23et là
39:23en l'occurrence
39:24le maire
39:25imagine a priori
39:27puisque la règle
39:27que je viens d'évoquer
39:29existait hier
39:30donc si les agents
39:31sont toujours en place
39:32c'est qu'a priori
39:32ils n'ont pas exprimé
39:33leurs opinions politiques
39:35ils n'ont pas dit
39:35ce qu'ils pensaient
39:36du maire d'avant
39:37ni ce qu'ils pensent
39:38du maire d'aujourd'hui
39:39sinon ils auraient été
39:42licenciés
39:42il ne croit donc pas
39:43à la neutralité
39:44et il a besoin
39:45de toutes les forces vivres
39:47pour parvenir
39:47à sa révolution politique
39:49il a besoin d'agents
39:50qui ne sont plus
39:51dans la neutralité
39:52mais qui portent
39:52parfaitement
39:53et continuellement
39:54son projet
39:55c'est en tout cas
39:55le message qu'il envoie
39:56même dans la
39:58on va dire
39:58dans l'explication
39:59qu'il donne
40:00de son propos
40:02faut-il comprendre
40:03j'aimerais lui poser
40:04la question comme ça
40:05que désormais
40:06les agents doivent
40:07à Saint-Denis
40:08valider l'option
40:09politique de la mairie
40:11qui a été
40:12plébiscitée
40:13dans les urnes
40:13en effet
40:14et alors la question
40:16se pose
40:16sous quelle forme
40:17exactement
40:17doivent-ils témoigner
40:18de leur enthousiasme
40:19pour le nouveau projet
40:20du maire
40:20et faut-il revenir
40:22sur les textes
40:22qui pourtant
40:23régissent la fonction
40:24des agents publics
40:25et je me permets
40:26une parenthèse
40:27sur la question
40:27de la critique
40:28des propos
40:29de manière générale
40:30ou des options politiques
40:31précisément du maire
40:32de Saint-Denis
40:33je vois depuis
40:33quelques jours
40:34alors évidemment
40:35dans son camp
40:36à LFI
40:36ça on a l'habitude
40:38à la limite
40:38j'ai envie de dire
40:39cette bonne guerre
40:39mais on voit aussi
40:40de la plupart
40:41chez nos confrères
40:42il y en a beaucoup
40:43qui réduisent
40:44n'importe quelle question
40:45posée au maire
40:46de Saint-Denis
40:47ou n'importe quelle opposition
40:48à des propositions
40:49du maire de Saint-Denis
40:50on nous explique
40:51ah bah voilà
40:52on a un homme noir
40:52qui est élu à Saint-Denis
40:53donc il y a des gens
40:54qui les critiquent
40:56alors que les choses
40:56soient claires
40:57ils voient un homme noir
40:58s'ils veulent
40:58moi je vois un maire
41:00je vois un maire
41:01qui a un projet politique
41:02qui est discutable
41:02comme tous les autres maires
41:03du monde
41:04c'est eux qui font la distinction
41:05en l'occurrence
41:06ce ne sont pas ceux
41:06qui critiquent ce maire là
41:08comme eux critiquent
41:09très facilement
41:10Robert Ménard
41:12Madame Thoraval
41:12et personne n'aurait l'idée
41:14de leur expliquer
41:14que c'est soit parce que
41:15c'est une femme dans un cas
41:16soit parce qu'il est blanc
41:16dans l'autre
41:17en tout cas personne
41:18ne s'est permis de le faire
41:19dans le débat public
41:19donc nous continuerons
41:20à discuter
41:22puisque c'est le jeu démocratique
41:23des options politiques
41:25les agents n'ont plus
41:25le droit de le faire
41:26mais je ne suis pas
41:26agent municipal à Saint-Denis
41:27les options politiques
41:29du maire de Saint-Denis
41:30en tant que maire
41:31en tant que maire
41:32et vous rappelez d'ailleurs
41:33qu'il a été élu
41:34avec 13.520
41:35dans une ville
41:36de 150.000 habitants
41:37absolument
41:38alors mais ces agents
41:38Charlotte
41:39ne sont-ils pas
41:40protégés
41:41de cette menace
41:42de licenciement ?
41:43On comprend en effet
41:45que le maire a l'air
41:45d'attendre
41:45une validation
41:47de son projet
41:48et c'est évidemment
41:49une atteinte inversée
41:50à l'obligation
41:51de neutralité
41:52alors on se demande
41:53quelle est la place
41:53accordée au choix de chacun
41:54je le disais tout à l'heure
41:55je ne sais pas très bien
41:56dans quelle mesure
41:56il va pouvoir s'exprimer
41:57et c'est une menace
41:59on va dire
42:00une menace à peine voilée
42:01ou il y a l'idée
42:02que vous n'êtes pas d'accord
42:04donc vous allez partir
42:04de vous-même
42:05bon bah l'agent
42:06qui regarde ça
42:06je ne sais pas très bien
42:07comment il se situe
42:08par rapport à ça
42:08en tout cas
42:09les propos initiaux
42:10de ce maire
42:11à la sortie du conseil
42:13pourront servir
42:13devant un tribunal administratif
42:15en cas de licenciement
42:15c'est certain
42:16et c'est absolument certain
42:18mais ni la règle
42:19qui est en cours
42:20et que je viens de rappeler
42:20ni les recours
42:22devant un tribunal administratif
42:23ne nous permettront
42:23de comprendre
42:24ce qui est en train
42:24de se passer
42:26comme ailleurs
42:28c'est une revendication
42:29qui est révolutionnaire
42:31de manière générale
42:32obtenue certes
42:33avec nos règles du jeu
42:34de manière absolument indiscutable
42:36avec le choix démocratique
42:38mais avec un projet
42:38qui est revendiqué
42:40comme décolonial
42:41qu'est-ce que le recours
42:42devant le tribunal administratif
42:43va changer
42:44à la réalité
42:45de la situation
42:45la nouvelle France
42:47a-t-il expliqué
42:47ce matin
42:48se définit
42:48alors Mathieu a rappelé
42:50une des définitions
42:51on va dire
42:52dans son propos
42:52il explique
42:53qu'à un autre moment
42:54la nouvelle France
42:54elle se définit
42:55assez facilement
42:55en termes identitaires
42:57on va dire
42:57par l'héritage de l'immigration
42:59et celui du monde ouvrier
43:00donc dans la nouvelle France
43:02la France
43:03l'histoire longue
43:03de la France
43:04le caractère culturel
43:06de l'histoire longue
43:06de la France
43:07n'existe plus
43:08c'est revendiqué
43:09c'est une table rase
43:10culturelle
43:11identitaire
43:12pour autre chose
43:14et que pèseront
43:15nos lois
43:15que pèseront
43:16nos recours
43:17que pèseront
43:18nos décrets
43:18devant cette réalité-là
43:19d'une nouvelle France
43:21avec de nouvelles règles
43:22je vais prendre
43:23un autre exemple
43:24qui est celui
43:24de la chronique
43:25de Gabriel
43:25à l'instant
43:27est-ce qu'on va établir
43:28des lois
43:28est-ce qu'on va préciser
43:29dans nos textes
43:30que quand quelqu'un
43:31est battu dans les urnes
43:32on évite de l'humilier
43:33publiquement
43:33on pourra le faire
43:34mais c'est une illusion
43:35sur le long terme
43:36parce que là
43:38assez peu de personnes
43:39on ne régit pas
43:40les mœurs
43:41par des lois
43:42pas à ce point
43:44s'il n'est plus évident
43:45pour tout le monde
43:46qu'on n'humilie pas
43:47une personne
43:47de cette manière
43:48au moment où
43:49elle est battue
43:49dans les urnes
43:50ou par ailleurs
43:50elle quitte la mairie
43:51extrêmement poliment
43:53alors c'est que
43:53nous avons changé
43:54de mœurs
43:54aussi simplement que ça
43:56et c'est eux
43:57en l'occurrence
43:57qui ont gagné
43:58mais vous l'avez dit
43:59et je pense que
44:00c'est nécessaire aussi
44:01de le rappeler
44:02il reste une réalité
44:03le maire de Saint-Denis
44:04comme d'autres d'ailleurs
44:05a été élu
44:06avec 13 506 voix
44:08dans une ville
44:09qui compte officiellement
44:10et on le sait
44:11je dis officiellement
44:12parce que le ministère
44:12de l'Intérieur lui-même
44:13nous avait dit
44:13qu'il y avait
44:13beaucoup de personnes
44:15irrégulaires
44:15qui par définition
44:16nous n'avons pas le nombre
44:17mais une ville
44:18qui compte officiellement
44:19150 000 habitants
44:21je me souviens
44:22d'une époque
44:22où la France Insoumise
44:24remettait en question
44:25la légitimité même
44:26d'Emmanuel Macron
44:27en raison
44:28du pourcentage
44:29de Français
44:30qui avaient voté pour lui
44:31cette fois-ci
44:32cette objection
44:33n'existe plus
44:33alors il n'y a aucun problème
44:35le maire de Saint-Denis
44:36est élu maire
44:36par les règles en cours
44:38mais on comprend
44:39que du côté de LFI
44:40l'argument
44:40c'est quand ça les arrange
44:42évidemment
44:42la légitimité
44:43du maire de Saint-Denis
44:44n'étant pas remise en question
44:45évidemment par LFI
44:46en raison du nombre de voix
44:47qu'il a obtenues
44:49dernière question
44:50le maire a également évoqué
44:52les débuts
44:53du désarmement
44:53de la police municipale
44:54on en parlait tout à l'heure
44:55dans la ville
44:55comment comptent-ils s'y prendre ?
44:57ça c'est intéressant
44:58parce qu'il faut réfléchir
45:00au-delà des évidences
45:01en la matière
45:02le maire a expliqué ce matin
45:03qu'il allait commencer
45:04par retirer les LBD
45:05donc vous savez
45:06les lanceurs de balles de défense
45:07des policiers
45:08jugeant ces armes
45:09je le cite
45:09très peu contrôlables
45:10et aux conséquences
45:10parfois dramatiques
45:11alors c'est parfois vrai
45:12il n'y a aucun problème
45:13mais ce sont des armes intermédiaires
45:15il ne restera donc
45:16aux policiers municipaux
45:17pour l'instant
45:18que des armes létales
45:19j'aimerais bien savoir
45:20quel est le projet
45:21donc en fait
45:21les lanceurs de balles de défense
45:22ils servent
45:23vous savez par exemple
45:23quand les policiers
45:24accompagnent les pompiers
45:25et qu'il y a des émeutes
45:27quand ils accompagnent
45:28les médecins
45:28qui ne peuvent pas rentrer
45:29parce que certaines personnes
45:30là à ce moment-là
45:31on utilise des LBD
45:32parce qu'on ne va pas utiliser
45:33des armes létales précisément
45:35donc ça veut dire
45:36que les policiers
45:36ne pourront plus intervenir
45:37dans ces situations
45:38ou alors qu'on ne les enverra
45:40plus intervenir
45:41on comprend mieux
45:41pourquoi certains
45:42demandent leur mutation
45:43craignant
45:44et le maire a reconnu lui-même
45:45que c'était un problème
45:46dans le recrutement même
45:47des policiers
45:47en raison de la réalité
45:49pourquoi ?
45:49alors lui il a évoqué
45:50la grosseur de sa ville
45:51il a dit
45:52il y a beaucoup d'habitants
45:52donc on ne peut pas encore
45:53supprimer les armes létales
45:55je ne vois pas bien
45:56le rapport avec le nombre
45:57d'habitants
45:57mais bon c'est un autre chose
45:58il a dit
45:59je ne veux pas la logique sécuritaire
46:00je veux l'urgence sociale
46:01c'est pareil
46:01je ne vois pas
46:02l'opposition
46:04entre les deux sujets
46:05mais il y a une réalité
46:06qui reste réelle
46:07c'est toute la Seine-Saint-Denis
46:08mais donc
46:09dont Saint-Denis
46:10et Pierre Fitte
46:10en 2024
46:11le procureur s'inquiétait
46:12je le cite
46:13d'une violence
46:14avec usage décomplexé
46:15d'armes extrêmement dangereuses
46:16notamment dans le biais
46:17du narcotrafic
46:18il y avait 15 homicides
46:20dans l'année
46:20et 73 tentatives
46:22d'homicide volontaire
46:23à l'arme de guerre
46:25qui répondra à ça
46:26et qui désarmera
46:26ces personnes-là
46:27si ce n'est en effet
46:29la police
46:29avec le concours
46:30éventuellement
46:30de la police municipale
46:31à suivre
46:33merci beaucoup
46:34Charles-Andone
46:34on va recevoir
46:36dans la foulée
46:37de vos éditos
46:37d'ailleurs
46:38Raphaël Cogné
46:39maire sortant
46:40de Mante-la-Jolie
46:40qui est notre invité
46:41en exclusivité
46:42merci beaucoup
46:42d'avoir accepté
46:44de témoigner ce soir
46:45parce que
46:45je sais que les maires
46:46ont du mal
46:47les maires sortants
46:48ont du mal
46:48à s'exprimer
46:49ça a été violent
46:50on va revoir
46:51les images
46:51vous avez été un candidat
46:53horizon
46:55battu
46:55maire de Mante-la-Jolie
46:56on regarde les images
47:02laissez passer
47:03le cercueil à Cogné
47:04s'il vous plaît
47:15que s'est-il passé
47:17réellement
47:18au moment de ces images
47:19Raphaël Cogné
47:20maire sortant
47:21de Mante-la-Jolie
47:23ce qui s'est passé
47:24c'est que
47:24quand je suis descendu
47:24annoncer les résultats
47:25comme le veut
47:26la courtoisie républicaine
47:27élémentaire
47:28dès que je suis descendu
47:29avec mon équipe
47:29et que je suis entré
47:30dans le hall
47:30de l'hôtel de ville
47:31j'ai été insulté
47:32par je ne sais pas combien
47:33300-400 personnes
47:34qui étaient en plus
47:35certains montés
47:36dans les étages
47:36de l'hôtel de ville
47:39qui étaient au balcon
47:40etc
47:40j'ai dû me frayer
47:41un chemin jusqu'au micro
47:43parce que j'avais
47:43des choses à dire
47:44et notamment pour annoncer
47:45les résultats
47:46le projet de mon discours
47:47c'était de féliciter
47:47mon adversaire
47:48pour sa victoire
47:49et de lui dire
47:49que je me tenais
47:49à sa disposition
47:50vous ne l'entendez pas là
47:51mais c'est dans une autre vidéo
47:52pour préparer la transition
47:54et en fait
47:54je n'ai rien pu dire
47:55parce que j'avais des gens
47:56à 10 cm de moi
47:57qui m'insultaient
47:58par de tous les moyens possibles
47:59au bout d'un moment
48:00ma première adjointe
48:01m'a dit
48:01il faut qu'on reparte
48:02donc on est reparti
48:02ça a été exactement
48:03la même chose
48:03dans l'autre sens
48:04je suis remonté
48:05dans mon bureau
48:06où j'avais ma femme
48:08et mes 4 enfants
48:09qui étaient là
48:10ils n'étaient pas descendus
48:10en bas
48:11j'ai appris qu'ils avaient été
48:12eux aussi
48:13notamment ma petite fille
48:13de 14 ans
48:15insultée
48:15etc
48:16et donc je suis remonté
48:17j'ai fermé la porte
48:18de mon bureau
48:18et la police municipale
48:19m'a dit
48:19monsieur le maire
48:20maintenant il faut partir
48:20et donc j'ai été
48:22escorté par ma propre
48:23police municipale
48:23à l'intérieur
48:24de Montelade de Ville
48:25je suis maire de Mante-la-Jolie
48:26depuis décembre 2017
48:27j'ai été réélu
48:28au premier tour en 2020
48:29au premier tour en 2022
48:30parce qu'il y avait
48:31une élection partielle
48:32je n'ai jamais connu ça
48:35et c'est évidemment terrible
48:36pour l'image de Mante-la-Jolie
48:37déjà parce que
48:37tous les gens qui voient
48:38ces vidéos vont se dire
48:39Mante-la-Jolie c'est ça
48:40alors que ce n'est pas ça
48:42et j'ai passé vraiment
48:43une très très très
48:44mauvaise soirée
48:45et j'avoue que c'est
48:45un souvenir qui va rester
48:47très longtemps
48:48gravé dans ma mémoire
48:50Raphaël Cognier
48:50vous avez accepté
48:51de témoigner
48:52vous vous êtes senti
48:53en danger
48:54physiquement
48:55concrètement
48:55là ce soir-là
48:56en fait je n'ai pas
48:57beaucoup de souvenirs
48:58à partir du moment
48:59où je suis rentré dans le hall
49:00où j'ai fait mon discours
49:00et où je suis reparti
49:01je ne sais même pas
49:02comment j'ai fait
49:04pour pouvoir avancer
49:05comme ça etc
49:06il y a même des gens
49:06qui pendant que je parlais
49:07m'ont lancé des bulletins
49:08de vote dessus
49:08depuis les balcons
49:10mais vous ne savez pas
49:11que c'est un bulletin de vote
49:12donc vous ne savez pas
49:12ce qui va vous tomber
49:13sur la tête
49:14donc en fait
49:14c'est un peu
49:15le black out
49:18mais j'ai ma femme
49:19qui était là-haut
49:20et qui m'a dit
49:21mais j'ai pensé
49:21que tu ne reviendrais pas
49:22en fait
49:24donc je ne me suis pas senti
49:26si vous voulez
49:26je ne peux pas dire
49:27qu'à un moment
49:27je me suis dit
49:28je vais mourir
49:29mais c'était une pression
49:30physique très forte
49:31vous avez vu
49:32dans quelles conditions
49:33je me fraye mon chemin
49:34etc
49:35donc oui
49:35j'ai eu peur
49:36parce que je me suis dit
49:37à tout moment
49:38ce qui doit être
49:41une cérémonie républicaine
49:43parfaite
49:43comme j'en ai vécu
49:44déjà des dizaines
49:45peut déraper
49:46déraper gravement
49:46et surtout
49:47ce qui est choquant
49:48c'est que
49:49il n'y a pas un seul
49:50personne qui appelle au calme
49:51c'est-à-dire que
49:52moi j'ai demandé
49:53le candidat Adam Haguey
49:54est-il dans la salle
49:55en me disant
49:55si lui demande le calme
49:57il n'y était pas
49:57donc c'est celui
49:58qui a été élu
49:59c'est celui qui a été élu
50:01et il n'était pas là
50:02dont acte
50:03mais pas un seul
50:03de ses lieutenants
50:04à un moment
50:04a dit
50:05on essaye de faire du calme
50:07etc
50:07ou s'ils l'ont fait
50:07ils n'ont pas du tout réussi
50:09alors on va regarder
50:10le visage
50:11d'Adam Haguey
50:12on va voir
50:12il a pris la parole
50:13vous me direz
50:13si c'était avant
50:14après à quel moment
50:14il s'est exprimé
50:15quelques secondes seulement
50:32alors voilà Adam Haguey
50:34le maire
50:35le nouveau maire
50:36de Mont-la-Jolie
50:37alors à ce moment-là
50:38c'était
50:38ce que vous étiez parti
50:39c'était après
50:40c'était après en fait
50:41moi je suis remonté
50:42dans mon bureau
50:42je suis reparti
50:43vers ma permanence
50:44de campagne
50:44pour recevoir mes militants
50:46et discuter avec eux
50:47au calme
50:47parce que quand vous perdez
50:48vous devez quand même
50:48des explications
50:49à vos militants
50:50donc c'est devant mon bureau
50:51mais j'étais plus là
50:52à ce moment-là
50:52d'accord
50:53et vous avez été
50:53donc comme vous disiez
50:55on peut enlever l'image
50:56parce que je ne m'entends pas
50:57très bien
50:58et vous avez été donc
50:59d'être escorté
51:00par votre propre police
51:02municipale
51:02j'ai une police municipale
51:03que j'ai complètement remontée
51:04depuis deux ans
51:05donc avec des agents
51:06extrêmement bien formés
51:08et donc mon directeur
51:09de police municipale
51:09qui est une personne
51:10remarquable de professionnalisme
51:11quand j'étais devant mon bureau
51:12et que je discutais
51:14avec ma famille
51:15et quelques élus
51:15m'a dit
51:16monsieur le maire
51:16maintenant il faut qu'on parte
51:18Adam Aguay
51:19lui il est sans étiquette
51:20il est à gauche
51:21il est une liste citoyenne
51:23qui a fusionné
51:24avec une liste de gauche
51:25avec notamment
51:26LFI dessus
51:28donc il s'est présenté
51:29comme un candidat citoyen
51:30je ne connais honnêtement
51:31pas du tout
51:32ces options politiques
51:33voilà
51:34mais par contre
51:35ce que je sais
51:36c'est que
51:39l'arrivée de LFI
51:40sur sa liste
51:40a forcément
51:41hystérisé le débat
51:43encore une fois
51:44perdre
51:44ça m'est déjà arrivé
51:45c'est pas un problème
51:46moi j'ai gagné
51:47cette ville en 2022
51:47dans une partielle
51:48qui a été
51:48d'une immense complexité
51:50d'une campagne
51:50extrêmement violente
51:52personne n'a hué
51:53mes adversaires
51:54personne n'a fait
51:55d'intimidation physique
51:56etc
51:56j'ai des élus
51:57qui en fin de journée
51:58ont été pris à partie
52:00assez violemment
52:00dans les bureaux de vote
52:02j'ai une élue
52:03qui était dans un bureau
52:05qui s'est fait insulter
52:06du fait qu'elle était de couleur
52:07et qu'elle travaillait avec moi
52:08donc c'était une esclave
52:10de Cognier
52:10voilà
52:11donc cette tension
52:12elle est montée petit à petit
52:13elle a culminé
52:13dans ce que vous avez vu
52:15honnêtement
52:15je vais m'en remettre
52:16mais je ne sais pas
52:17ce que je vais dire
52:18à ma petite fille
52:19non mais Raphaël Cognier
52:20je ressens
52:21chez vous
52:22la peur
52:23le dégoût
52:23le désespoir
52:24vous allez quitter
52:25Montelas Jolie ?
52:26je ne peux pas encore vous dire
52:27parce qu'il faut que je me pose un peu
52:28depuis dimanche
52:29on sort de six semaines de campagne
52:31et je pense que les bonnes décisions
52:32on les prend quand on a dormi un peu
52:33quand même
52:34mais surtout ce qui est terrible
52:35c'est que cette ville
52:36je l'aime
52:36j'y ai bossé pendant huit ans
52:38j'en étais le maire
52:39de tous les quartiers
52:41moi je me suis toujours
52:42promené dans Mantes
52:43sans personne
52:43tout seul
52:44etc
52:44et voir cette explosion
52:46de haine et de violence
52:46cette haine brute
52:47en fait
52:48comment l'expliquer
52:48Raphaël Cognier
52:49vous qui connaissez les habitants
52:51on vous avait reçu
52:51il y a quelques temps
52:52ici dans Face à l'info
52:53vous avez raconté comment
52:54dès que vous sortez de chez vous
52:56vous étiez à la population
52:57vous alliez
52:58chez les uns
52:58chez les autres
52:59à Montelas Jolie
53:00vous étiez accueilli par tous
53:01comment expliquer ça
53:02que votre propre population
53:03se retourne contre vous
53:05par une hystérie
53:06ça c'est pas ma population
53:08c'est une petite partie
53:09de la population
53:11et il y a quand même
53:125500 personnes
53:13qui ont voté pour moi
53:13donc non
53:15je l'explique par une espèce
53:16de cocotte minute
53:17qui monte au fil des minutes
53:18et surtout une incapacité
53:19des leaders
53:20à imposer du calme
53:22et donc petit à petit
53:23ça donne ça
53:24mais vous voyez
53:25la première personne
53:27qui doit être désolée
53:27c'est l'habitant de Montelas Jolie
53:28qui voit qu'on parle
53:29de sa ville
53:30de cette façon
53:31parce qu'une transition
53:33municipale
53:33ça doit se passer bien
53:34et donner ce genre d'image
53:36en fait
53:36ça va encore une fois
53:38donner l'impression aux gens
53:39que Montelas Jolie
53:40ce n'est que ça
53:40et ça c'est terrible
53:42question Raphaël Cogné
53:43vous êtes Horizon
53:45est-ce que le président d'Horizon
53:47Edouard Philippe
53:47vous a soutenu
53:48vous envoyez un message
53:49un appel
53:50il m'a appelé ce matin
53:51il m'a appelé ce matin
53:54pour me dire
53:54qu'il avait vu les images
53:55et qu'il était extrêmement choqué
53:57de ce qui a été fait
53:58voilà
53:58en fait les images
53:59elles ont commencé à sortir hier soir
54:00j'ai aussi eu le préfet au téléphone
54:01qui m'a dit
54:02qu'il n'avait pas mesuré
54:02en fait la violence
54:03de ce qui s'était passé
54:04moi je suis inquiet
54:05pour le conseil municipal de samedi
54:06j'y serai pas
54:08mais j'ai des fonctionnaires
54:09qui disent à juste titre
54:11est-ce que je ne me mets pas
54:12en droit de retrait
54:13pour pouvoir
54:14pour pouvoir travailler correctement
54:15voilà
54:16donc
54:17si vous voulez
54:20il ne faut pas
54:21qu'on s'habitue à ça
54:22je l'ai vu dans
54:24quelques villes
54:24voilà
54:24je crois 5 ou 6
54:26ça veut dire que la prochaine fois
54:27il y en aura 100
54:27et la fois d'après
54:28il y en aura 800
54:30donc il faut vraiment
54:31qu'on stoppe ça
54:31j'ai pas les solutions
54:32j'ai pas les mesures
54:33mais on a
54:35on disait souvent
54:35que les maires étaient un peu protégés
54:37parce qu'ils étaient à portée de baffe
54:38etc
54:39les autres images
54:40que j'ai vu des autres maires
54:41même s'ils ne sont pas
54:41de mes étiquettes politiques
54:42mais je trouve ça honteux
54:44voir un maire
54:45quitter après 2 ou 3 mandats
54:46sa mairie par la porte de derrière
54:48sous les huées des gens
54:49alors qu'il a consacré
54:5012, 18 ans de sa vie
54:51à sa ville etc
54:52et on sait qu'on ne fait pas ça
54:54pour l'argent
54:54tout le monde est parfaitement courant
54:56quelle que soit son étiquette politique
54:57c'est honteux
54:58et puis surtout
54:59si on organise ça
55:00en fait
55:00la vie politique
55:01ça va devenir
55:01plus que ça
55:02vous n'avez plus envie d'être maire ?
55:04quand tu vis ça
55:06oui tu te dis
55:07je vais plutôt regarder
55:08à préparer l'avenir
55:09plutôt qu'à essayer de replonger
55:11voilà
55:11mais en fait
55:13le travail de maire
55:14il est magnifique
55:15c'est vraiment un travail
55:16d'intérêt général
55:18de mise en commun
55:18et donc
55:20on regrette
55:21de le quitter dans ces conditions
55:22je vous donnerai le mot
55:23de la fin de l'émission
55:24dans quelques instants
55:24après le JT
55:25après la chronique
55:26coup de poing
55:27de Mathieu Bocoté
55:28dans un instant
55:28sur
55:29Yael Bonne-Privé
55:30le référendum
55:32sur l'immigration
55:32qu'elle juge
55:33en dehors
55:34du champ républicain
55:35on a
55:35de vous entendre
55:36Mathieu Bocoté
55:37Sandra Thiambo
55:38pour les dernières infos
55:39L'armée israélienne
55:40affirme qu'un missile
55:41balistique tiré d'Iran
55:42est tombé
55:43à la mi-journée
55:44sur Beyrouth
55:45l'incident a eu lieu
55:46autour de l'annonce
55:47du gouvernement libanais
55:48d'expulser
55:48le nouvel ambassadeur
55:50d'Iran sur place
55:50Emmanuel Macron
55:51a appelé ce mardi
55:52à la désescalade
55:53dans la région
55:54et à une reprise
55:55du dialogue
55:56entre Israël
55:57et le Liban
55:57il a insisté
55:58dans un message
55:59publié sur X
56:00sur la nécessité absolue
56:02de préserver
56:02les infrastructures
56:03civiles et énergétiques
56:05un juge va enquêter
56:06sur l'eurodéputé
56:07RN Fabrice Légeri
56:08l'ancien directeur
56:09de Frontex
56:10est accusé
56:11de complicité
56:12de crime
56:12contre l'humanité
56:13de torture
56:13pour avoir mené
56:14une chasse aux migrants
56:15dans ses anciennes fonctions
56:17au sein de l'agence
56:18de l'Union Européenne
56:19chargée du contrôle
56:19des frontières
56:20la ligue des droits
56:21de l'homme
56:21lui reproche
56:22d'avoir fait le choix
56:23d'une politique
56:24quel qu'en soit le prix
56:25et puis une peine
56:26de 18 ans
56:26de réclusion criminelle
56:27a été requise
56:28contre Tariq Ramadan
56:29l'islamologue suisse
56:30est jugé par défaut
56:31pour des viols
56:32sur trois femmes
56:33l'avocat général
56:34a aussi demandé
56:34un mandat d'arrêt
56:35à l'encontre
56:36de l'accusé
56:36qui ne s'est pas présenté
56:37à la justice française
56:38depuis l'ouverture
56:39de son procès
56:40le 2 mars dernier
56:41ainsi qu'une interdiction
56:42définitive
56:43du territoire français
56:44une fois sa peine purgée
56:46Merci beaucoup
56:47ma chère Sandra
56:48Mathieu Bocoté
56:48de passage
56:49sur une autre scène
56:50d'info hier soir
56:50et Albonne Pivet
56:51a affirmé
56:52que la volonté
56:53de faire le référendum
56:54sur l'immigration
56:55demandée
56:56par les Français
56:57mais demandée
56:57par le RN aussi
56:58mais
57:00et en dehors
57:01du champ républicain
57:02cette déclaration
57:03n'est-elle pas
57:03de nature à surprendre
57:05Alors ce qui est fascinant
57:06dans cette déclaration
57:06c'est qu'au micro
57:07donc sur cette chaîne info
57:08l'autre chaîne info
57:09elle dit le référendum
57:11qui permettrait
57:11la préférence nationale
57:12qui est anticonstitutionnelle
57:15là elle reprend son propos
57:16sur Twitter
57:16et elle le radicalise
57:18elle le radicalise
57:19de la manière suivante
57:19élection après élection
57:21le RN est obligé
57:22de faire le ménage
57:22dans ses rangs
57:23ajoutez à ça
57:24ses propositions
57:24contraires à nos valeurs
57:25et notre constitution
57:27comme le référendum
57:27sur l'immigration
57:28évidemment qu'il reste
57:29en dehors du champ républicain
57:31donc comprenons bien
57:32ce qui se dit ici
57:33depuis 40 ans
57:34on a infligé à la France
57:35mais enfin dans l'ensemble
57:36des pays occidentaux
57:37on a infligé
57:38une immigration de masse
57:39qui a transformé
57:40fondamentalement
57:41le substrat démographique
57:42de nos pays
57:43une immigration de masse
57:44qui entraîne
57:44la mise en minorité
57:45du peuple historique
57:46de nos pays
57:47dans plusieurs quartiers
57:48et on envoie aujourd'hui
57:49des effets politiques
57:51directement devant nous
57:52une forme de logique
57:53de communautarisation
57:54généralisée
57:55au même moment
57:56on dénonce sans cesse
57:57les extrêmes
57:57les extrêmes
57:58les extrêmes
57:58qui notamment voudraient faire
57:59un référendum
58:00sur l'immigration
58:00justement
58:02franchement
58:02est-ce que la politique
58:03la plus extrême
58:04qu'on a connue
58:04depuis 40 ans
58:05c'est pas cette politique
58:06d'immigration massive
58:07est-ce que le véritable extrémisme
58:09ce n'était pas
58:09l'extrémisme migratoire
58:11des 40 dernières années
58:12alors qu'est-ce qu'on comprend
58:13dans les circonstances
58:15vouloir donner au peuple français
58:16la possibilité
58:17de reprendre en main
58:18les paramètres
58:19de sa politique migratoire
58:20ça le placerait
58:21à l'extérieur
58:21du champ républicain
58:23parmi les français
58:24il n'y a pas que le RN
58:25qui veut ça
58:25soit dit en passant
58:26il y a aussi M. Retailleau
58:27il y a M. Wauquiez
58:28il y en a d'autres
58:29il y a Éric Zemmour
58:29tous ces gens-là
58:30est-ce qu'ils sont désormais
58:31anti-républicains
58:32donc factieux
58:33parce qu'ils veulent redonner
58:35aux français
58:35la possibilité
58:36de se prononcer
58:38sur leur avenir
58:39en fait sur la définition
58:40même de leur identité
58:41donc moi ce qui me frappe
58:42dans cette séquence
58:43et je leur demande
58:44qui sont les extrémistes
58:46est-ce que les extrémistes
58:47ce sont ceux qui disent
58:48pourrions-nous consulter
58:49le peuple
58:49pourrions-nous être consultés
58:50ou est-ce que les extrémistes
58:52ce sont ceux qui disent
58:52vous voulez qu'on vous consulte
58:53vous êtes des extrémistes
58:55taisez-vous
58:55au nom de la démocratie
58:56de l'état de droit
58:57inversion de valeur
58:58incroyable
58:59merci beaucoup
59:00Mathieu Bocoté
59:01peut-être un dernier mot
59:02Raphaël Cogné
59:03donc maire sortant
59:04de Montelajoli
59:04on a vu
59:05les images choquantes
59:06violentes
59:07comment vous étiez
59:07au bord du lâchage
59:09vous qui avez servi
59:10à votre mairie
59:11votre ville
59:12pendant plusieurs années
59:13peut-être un dernier mot
59:14deux choses
59:15un en direction de ma famille
59:17pour dire que
59:17évidemment on va prendre le temps
59:19de discuter de tout ça
59:19et de se reconstruire ensemble
59:21et puis à tous ceux
59:22qui nous regardent
59:22que évidemment
59:23Montelajoli
59:23ce n'est pas que ça
59:25et qu'il y a aussi
59:26beaucoup de réussite
59:27malheureusement
59:27des images comme ça
59:28dégradent considérablement
59:29l'image de la ville
59:30merci beaucoup
59:31embrassez votre famille
59:32embrassez votre fille
59:33de 14 ans
59:34qui s'est fait
59:35vraiment sauvagement
59:36insulter
59:37qui a dû se boucher
59:38les oreilles
59:38et courage à vous
59:40merci à vous
59:40merci à tous
59:41pour cette émission
59:42l'un des pros
59:43de Pascal Praud
59:44merci à tous
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