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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo
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00:00Bonsoir à tous, face à l'info au sommaire ce soir, cette affaire qui secoue les Etats-Unis mais nous
00:08fait réfléchir, nous aussi en France.
00:10Une organisation antiraciste accusée d'avoir indirectement financé les groupes qu'elle prétend combattre.
00:18Au-delà du scandale, si certains dispositifs vivaient de la peur qu'ils entretiennent,
00:24derrière la lutte légitime contre le racisme, se joue aussi une bataille de pouvoir, d'influence et parfois d'intérêt.
00:33On regarde ça de près avec l'édito de Mathieu Boccoté ce soir.
00:38Alors qu'aujourd'hui la France a rendu hommage au sergent-chef Florian Montorio à Montauban,
00:44le militaire français de la finule mort samedi au Liban, la violence d'une disparition prématurée.
00:51Ce soir, nous nous arrêterons sur le portrait d'Anissé Girardin, mort lui aussi au Liban, dans la même embuscade.
00:59Deux trajectoires, deux vies interrompues, mais une même exigence, ne pas oublier et donner un sens à l'absence.
01:06Le regard de Marc Menon.
01:08La condamnation de Kamel Daoud à trois ans de prison en Algérie pour son roman Auris interroge profondément.
01:17Officiellement, il lui est reproché d'avoir porté atteinte à l'image de l'État en évoquant la décennie noire.
01:24Mais derrière cette décision, c'est la liberté d'écrire qui vacille.
01:29Entre pression politique, accusations instrumentalisées et procès sans défense,
01:34peut-on encore raconter certaines vérités sans en payer le prix ?
01:41La guerre en Iran et l'augmentation massive des budgets de défense en Europe secouent notre pays, notamment l'Europe,
01:51découvrent une réalité brutale.
01:54Sans le parapluie américain, sa sécurité n'est plus garantie.
01:57Entre rivalité franco-allemande, contraintes budgétaires et dépendance stratégique,
02:04le continent peine à s'organiser.
02:06Pourtant, les moyens existent.
02:08Le vrai défi est politique.
02:10Retrouver une volonté commune.
02:12Affronter les menaces extérieures et ne pas ignorer celles qui fragilisent déjà l'Europe de l'intérieur.
02:19Que deviendra l'Europe sans le parapluie américain ?
02:22L'analyse de Michel Fayad.
02:24Et puis, François Hollande déclare être prêt pour la présidentielle portée par la nostalgie.
02:30Soutenue par certains médias, le retour de François Hollande pourrait occuper l'espace d'une gauche modérée.
02:37Rien n'est joué.
02:37En politique, les retours improbables font souvent les scénarios les plus redoutables.
02:42Redoutez-vous ? Appréciez-vous ? Encouragez-vous ? Espérez-vous ?
02:46Le retour de François Hollande, on en parle avec l'édito de Mathieu Bocoté.
02:50Et puis, notre invité ce soir, à la veille de la commémoration du génocide arménien, le souvenir s'impose comme
02:57un devoir.
02:58Plus d'un siècle après, la mémoire reste un combat contre l'oubli et le déni.
03:03Ce soir, nous en parlons avec Franck Papazian, le co-président du CCAF, qui rassemble les organisations arméniennes de France.
03:11Transmettre, comprendre, reconnaître, pour que l'histoire ne s'arrête, ne se répète jamais.
03:17Franck Papazian est l'invité de Face à l'Info ce soir.
03:20Une heure avec nos mousquetaires pour tout se dire et sans tabou, c'est parti.
03:36Dans un instant, nous allons parler un peu de l'Iran et des dernières actualités.
03:43Mais d'abord, c'est une histoire américaine, mais qui parlera à toutes les sociétés occidentales et fait beaucoup parler.
03:51Le Southern Poverty Law Center, le SPLC, la principale organisation antiraciste américaine, a été inculpée par un grand jury fédéral
04:03de fraude,
04:04essentiellement d'avoir soutenu financièrement des organisations racistes pour justifier ensuite sa propre mission et sa campagne de financement.
04:15En quoi, Mathieu Bocoté, cette histoire devrait-elle parler fermement aux Français ?
04:20Parce que cette histoire est un écho, en quelque sorte, de ce qui se passe partout en Occident aujourd'hui.
04:27Alors, point de départ, le SPLC, donc le Southern Poverty Law Center, c'est l'organisation fondée en 1971,
04:33la principale organisation antiraciste américaine.
04:37Et là, on ne parle pas ici simplement d'une forme de pré-SOS racisme.
04:40On parle d'une association qui a des dizaines de millions de dollars accumulés, qui a les moyens d'une
04:46véritable bureaucratie privée,
04:48d'une association plus que militante, c'est une véritable bureaucratie privée qui prétend aujourd'hui commander la lutte contre
04:56le racisme aux États-Unis.
04:58Elle est à ce point influente qu'elle fournit une expertise dans les écoles, elle fournit une expertise auprès de
05:04la presse,
05:04elle donne des formations, et aussi, ne l'oublions pas, elle est souvent, elle a été sollicitée jusqu'en 2025
05:10par le FBI.
05:11Par le FBI qui disait, vous nous aidez à identifier clairement la menace de l'extrémisme violent dans ce pays.
05:17Donc, on se dit, c'est des gens qui ont donner le bon Dieu sans confession.
05:21Or, qu'est-ce qu'on voit avec le SPLC? Eh bien, c'est un scandale. En fait, ça s
05:26'est laissé deviner depuis un temps.
05:28Globalement, je vous le résumerai ainsi, ils prétendaient faire des missions d'infiltration dans différentes organisations racistes,
05:34des vrais, je précise, sur le mode « nous les infiltrons », donc nous sommes presque une agence d'espionnage
05:38intérieur,
05:39pour être capables d'en savoir davantage sur eux et mieux les combattre.
05:42Mais ce qu'on constate, et à tout le moins, c'est l'accusation qui vient des autorités aux États
05:46-Unis,
05:46ils ne se contentaient pas de missions d'infiltration sur le mode de l'espionnage privé.
05:51Ils finançaient durablement de telles associations, et on comprend, tout le moins c'est le sens de l'accusation américaine,
05:59qu'ils les finançaient pour justifier la menace qu'ils allaient ensuite combattre.
06:03Donc, globalement, on finance des associations racistes les plus atroces, les plus marquées,
06:08pour dire ensuite, regardez, ils sont très puissants, donc financez-nous nous pour les combattre, eux.
06:13Donc là, on est devant une véritable opération de manipulation collective.
06:18Donc, différentes manières de fonctionner.
06:21Soit on finance le racisme dans son expression la plus brutale,
06:24soit on pousse vers le racisme des événements qui n'étaient pas racistes en eux-mêmes,
06:29mais on y envoie des agents provocateurs.
06:32Des agents provocateurs qui ont pour vocation de détourner un événement
06:35pour faire en sorte que tous se disent « pour saboter l'événement, pour salir l'événement ».
06:39Est-ce qu'on peut croire que ça existe dans d'autres sociétés ?
06:41Rappelez-vous à l'époque des Gilets jaunes.
06:43Je ne dis pas que c'est arrivé, mais certains pensaient qu'il y avait des agents provocateurs
06:45qui cherchaient à faire dérailler le mouvement.
06:47Je ne dis pas que c'est arrivé.
06:49Je dis que certains feront peut-être le lien.
06:51Ensuite, ce qui est assez intéressant dans cette séquence,
06:52donc c'est que les procureurs américains disent que ça a duré de 2014 à 2023.
06:56Il y a eu un système de fraude pour rendre ça possible,
06:59parce que le Southern Poverty Law Center n'allait pas donner son argent directement.
07:02Donc, on a créé des structures intermédiaires pour invisibiliser le transfert de fonds
07:07et le blanchiment d'argent.
07:08Mais à terme, c'est une opération frauduleuse de financement d'associations factieuses
07:13pour être capable ensuite de dire qu'elles sont dangereuses et donc de les combattre.
07:17Écoutez, c'est très rare que je vous interrompe,
07:20mais pour appuyer ce que vous dites et qu'on puisse bien comprendre,
07:23on va écouter Todd Blanche, le procureur, justement général des États-Unis,
07:27et de Cash Patel, le directeur du FBI, au sujet de cette association antiraciste.
07:34Entre 2014 et 2023, le SPLC a versé au moins 3 millions de dollars à au moins 8 personnes.
07:44Ces personnes étaient affiliées au Ku Klux Klan, au United Clans of America,
07:49au Mouvement National Socialiste, au club de motards Sadistic Soul,
07:53affilié à Arian Nation, au Parti National Socialiste d'Amérique, aux Nazis et à l'American Front.
08:03Le SPLC a utilisé l'argent collecté auprès de son réseau de donateurs
08:08pour rémunérer les dirigeants de ces groupes.
08:13Je le répète, ils ont utilisé des fonds collectés frauduleusement
08:17en montant à leur réseau de donateurs des milliers d'Américains
08:20pour payer les dirigeants de ces prétendus groupes extrémistes violents.
08:25Mathieu Bocoté.
08:26Alors, il faut bien voir, on est devant une opération de fraude.
08:30De l'opération de financement, comme on dit, on finance ce qu'on veut combattre
08:33pour dire aux autres que la menace est là.
08:34Mais il faut comprendre l'influence du SPLC dans la politique américaine.
08:38Ils avaient notamment développé un truc qui était très influent,
08:40c'était la carte de la haine.
08:42Donc, la carte de la haine, ça consistait à étiqueter différentes associations
08:45pour dire attention, associations haineuses, attention, groupes haineux,
08:49attention, intellectuels haineux.
08:51Et vu l'influence qu'ils avaient, donc je l'ai dit,
08:53ils influençaient les associations d'enseignants, mais le FBI
08:55et toute une série d'organismes assez importants.
08:58Eh bien, il suffisait que le SPLC colle cette étiquette sur quelqu'un
09:01pour que ce soit la peine de mort sociale immédiate.
09:04Et ça permettait de construire l'ennemi intérieur.
09:08Ce qui fait en sorte qu'aux États-Unis, leur objectif,
09:10et c'est ce qu'ils ont fait depuis une trentaine d'années,
09:13c'était cette idée que la principale menace américaine,
09:16c'était la suprématie blanche.
09:18C'était l'extrême droite terroriste et violente.
09:21Et cette analyse qui est complètement déconnectée,
09:23on le constate de ce qui se passe partout en Occident
09:25où l'islamisme est la principale menace,
09:27eh bien, partout on a entendu les services de renseignement répéter
09:30le principal danger, c'est l'extrême droite et l'ultra-droite violente.
09:33Ce n'était pas sans lien avec l'influence de cette organisation
09:35qui avait construit un ennemi intérieur
09:37et qui, par ailleurs, les médias conservateurs le disaient souvent,
09:40il suffisait de ne pas être progressiste
09:41pour risquer l'accusation d'extrémisme violent et d'extrême droite.
09:45Comme quoi ça peut parler aux Français?
09:47Comme quoi ça peut parler aux Français,
09:48vous parlez d'une histoire qui pourrait interpeller les Européens,
09:52même de façon générale.
09:54Pourquoi vous dites ça?
09:55Parce que ça révèle en fait le rôle majeur dans nos sociétés
09:59de l'expertise officielle consacrée sur ce qu'on appelle l'extrême droite,
10:04l'extrémisme violent, la haine et ainsi de suite.
10:07Rappelez-vous la séquence Quentin.
10:08Au tout début de la séquence Quentin, qu'est-ce qu'on voit sur les plateaux?
10:10Eh bien, on voit véritablement des experts dits sur l'extrême droite
10:14qui sont en fait des militants de gauche radicale,
10:16mais qui portent le badge universitaire, qui portent le titre universitaire
10:19et qui sont là pour nous dire, avec un langage faussement scientifique,
10:22qui est dangereux et qui ne l'est pas.
10:25Ces gens-là, qui sont au cœur du système universitaire,
10:27donc de la production de la connaissance officielle,
10:30sont relayés par des maisons d'édition
10:32qui, globalement, produisent aussi leur propre expertise littéraire,
10:35sont portés par le pouvoir clérical spirituel d'aujourd'hui,
10:39que l'université, les think tanks, les instituts, les observatoires,
10:43est relayé par des groupes militants comme SOS Racisme.
10:46Mais tout ce savoir est, par ailleurs, canalisé ensuite vers des organisations
10:49comme l'ARCOM, ça va aboutir à la 17e chambre,
10:52ça peut parler au Conseil d'État d'une manière ou de l'autre.
10:54Donc, qu'est-ce qu'on voit?
10:55Ce savoir, en Europe, il est relayé,
10:58donc il n'est pas seulement porté par la bureaucratie militante,
11:00il est relayé par la bureaucratie publique.
11:02Donc, qu'est-ce qu'on voit?
11:04On assiste à la formation, en quelque sorte,
11:06d'un appareil de répression de l'ennemi intérieur
11:09dès lors qu'on lui colle l'étiquette de racisme.
11:12Et je note, parce que c'est important,
11:14le combat contre le racisme, tout le monde considère qu'il est essentiel.
11:16Le racisme, le vrai, lorsqu'on le rencontre,
11:18il ne faut faire aucune concession, il ne faut pas transiger.
11:21Mais qu'est-ce qu'on a vu depuis 40 ans?
11:23C'est que l'accusation de racisme sert, en fait,
11:25à faire taire tous les opposants.
11:27L'accusation de racisme sert aujourd'hui à rendre impossible,
11:30à rendre, à tout le monde, très coûteuse socialement
11:33et juridiquement, peut-être, l'opposition à l'immigration massive.
11:36Quand Mme Aurore-Bergé nous dit que dans la version loi Yadane 2,
11:41désormais, si vous êtes condamné pour, globalement, propos raciste,
11:44vous risquez l'inéligibilité aux élections,
11:47dans les faits, ça veut dire que ceux qui ont critiqué l'immigration massive
11:50ou qui auront rappelé, par exemple, l'incompatibilité, peut-être,
11:52entre l'Occident et l'Islam, je ne dis pas que c'est le cas,
11:54je dis que certains le font,
11:56eh bien, ceux qui feront des liens entre l'immigration et l'insécurité,
11:58ceux-là pourraient être bannis juridiquement du jeu politique.
12:02Donc, celui qui maîtrise la définition du mot racisme dans nos sociétés
12:06est l'homme le plus puissant dans la cité.
12:09Ça nous rappelle aussi, c'est très important, ce qui se passe aux États-Unis,
12:12l'existence d'une industrie de la délation,
12:15d'une industrie de la dénonciation permanente.
12:18Si vous êtes en position cléricale, spirituelle, en position dominante
12:22pour dire ce qui est le bien, ce qui est le mal,
12:24et que tous sont obligés de vous consulter,
12:26les entreprises, les médias, l'État,
12:29en tant qu'experts consacrés du bien et du mal,
12:32vous gagnez à la fois beaucoup d'argent.
12:33Je vous le rappelle, c'est un racket, ces choses-là,
12:36vous pouvez avoir une racket, ce n'est pas le bon terme,
12:37mais c'est un terme presque mafieux.
12:40C'est une organisation qui sert des intérêts particuliers
12:43sur le mode, si, par exemple, je vais donner un exemple,
12:44on voyait ça beaucoup en Amérique du Nord il y a quelques années,
12:47vous avez une entreprise, Christine.
12:49Je vais vous voir, je dis, chère Christine,
12:50dans votre entreprise, vous savez, vous avez un problème de racisme systémique.
12:53Là, vous ne me dites pas particulièrement.
12:54Ah, en plus, vous ne le reconnaissez pas.
12:56D'accord, donc on va vous dénoncer publiquement.
12:58Non, ne me dénoncez pas, je ne veux pas avoir de problème.
13:00Alors, si vous ne voulez pas de problème, payez.
13:02Payez pour une belle formation pour tous vos membres.
13:04Et ça, c'était véritablement, c'est ce qu'on appelle dans la mafia,
13:06c'est le pizzo.
13:07Le pizzo, c'est la taxe de protection.
13:09Je vais protéger votre restaurant contre un incendie,
13:12mais rien ne me menace.
13:13Si, si, il pourrait vous menacer quelque chose,
13:14mais payez-moi le pizzo et je vous protégerai.
13:16C'est une véritable industrie qui fonctionnait sur le mode du racket,
13:19et de ce point de vue, ce qui se passe en Europe,
13:21comme en France, comme aux États-Unis,
13:24c'est une entreprise en fait de confiscation de l'espace public.
13:27Je note une chose, même dans la presse mainstream,
13:29quand ils veulent liquider un parti politique ou un intellectuel,
13:32c'est toujours la stratégie de la brebis galeuse.
13:34Donc, on va chercher la brebis galeuse,
13:35et ensuite, on dit liquider ces gens, vous voyez, ils sont tachés.
13:38Quand on a cherché à détruire la réputation de François Bousquet,
13:41cette semaine, on fait un portrait absolument odieux du personnage.
13:44On ne lui donne pas le droit de réponse,
13:48donc on le diabolise, on l'accuse de plein de choses,
13:50on ne lui donne pas le droit de réponse,
13:51mais ensuite, on cherche à tout prix à détruire sa réputation.
13:54Nous connaissons ces méthodes,
13:55elles font écho aussi aux méthodes du SPLC aux États-Unis.
13:59Revenons sur la question de l'infiltration des organisations
14:02que l'on dit extrémistes.
14:05Serait-il abusif de dire que la chose existe en Europe ?
14:08Mais pas abusif du tout !
14:10C'est même revendiqué et assumé.
14:12On regarde en Allemagne, par exemple.
14:14L'AFD, on le sait, un parti dont on parle souvent,
14:16a été étiqueté parti extrémiste, et ainsi de suite.
14:19Quand vous collez cette étiquette d'extrême droite sur un parti,
14:21ça vous donne le droit ensuite d'y envoyer des agents infiltrateurs.
14:25Des infiltrateurs qui, souvent, sont des provocateurs.
14:28Justement avec cette idée que,
14:30pour prouver qu'il est raciste,
14:31la meilleure manière de faire en sorte,
14:32c'est que les agents qui ont infiltré le parti
14:34tiennent les propos racistes les plus odieux,
14:36ce qui permet ensuite de dire,
14:37regardez à quel point ils sont dangereux,
14:38il faut les interdire.
14:40Vous me direz, c'est des Allemands,
14:41c'est pas toujours recommandable sur le plan démocratique.
14:43D'accord, le Canada.
14:45Je donne un autre exemple.
14:46Le Canada, dans son histoire,
14:47pour gérer le mouvement nationaliste québécois,
14:49n'a jamais hésité, avec ses services de renseignement,
14:51à infiltrer des éléments de radicalisation,
14:54ce qui fait que, dans les années 60, début 70,
14:56il y avait une organisation qui s'appelait
14:57le Front de libération du Québec,
14:58une organisation terroriste indépendantiste un peu bizarre.
15:01Eh bien, le deux tiers, dit-on,
15:03des attentats commis,
15:04c'est des attentats non-violents en 70,
15:05les deux tiers des attentats sur les biens
15:07commis par cette organisation
15:09étaient commis par des agents fédéraux.
15:11Incroyable.
15:12C'est du génie, quand même.
15:13Donc, c'est la meilleure manière de fonctionner.
15:15J'en arrive au point où,
15:16même dans la grande époque des années 60,
15:18un peu partout en Amérique du Nord,
15:20les mouvements marxistes-léninistes
15:21étaient structurés surtout
15:23par des militants de cette matière.
15:24Donc, je terminerai de manière très simple.
15:26Il existe dans nos sociétés
15:27un appareil de surveillance intérieure,
15:29parce qu'on considère que le peuple
15:30est aujourd'hui une entité factieuse,
15:32et la meilleure manière de faire taire
15:34un peuple insurgé,
15:35c'est de l'assimiler aujourd'hui
15:37au racisme, à l'extrémisme,
15:38à l'extrémisme violent.
15:40C'est ce qu'on a vu aux États-Unis
15:41pendant des années.
15:42C'est probablement ce qu'on voit
15:42en Europe aujourd'hui.
15:43De ce point de vue,
15:44ce qui a été révélé aux États-Unis
15:45est tout à fait passionnant.
15:47Pour vous tuer,
15:48on vous accuse d'être raciste.
15:51On marque une pause, on revient.
15:57Avant d'avoir le portrait
15:58de Marc Menon sur le soldat
16:01qui a été tué,
16:02au Liban samedi dernier,
16:05à Nice et Girardin,
16:07d'abord écouter Emmanuel Macron
16:09qui s'est exprimé aujourd'hui
16:11sur l'attaque,
16:12les auteurs de l'attaque
16:14contre nos soldats.
16:16Permettez-moi d'abord,
16:18cher Président,
16:19mon cher Nikos,
16:20d'avoir un mot
16:21pour le sergent
16:23à Nice et Girardin
16:24qui a succombé hier
16:25à ses blessures
16:27lors d'une attaque
16:29contre la Finule samedi dernier.
16:32une attaque inacceptable
16:33commise,
16:34selon toute vraisemblance,
16:36par le Hezbollah
16:37qui a également coûté la vie
16:39à l'adjudant
16:40Notorio
16:41à qui la nation
16:42vient de rendre hommage.
16:44Nous attendons évidemment
16:46des autorités
16:47libanaises
16:48que toute la lumière
16:49soit faite
16:50sur cette attaque,
16:51que les auteurs
16:53soient identifiés,
16:54arrêtés
16:55et puissent répondre
16:56de leurs crimes.
16:58Que toute la lumière
16:59soit faite
16:59sur cette attaque
17:00et dans un instant
17:01on parlera
17:01avec vous
17:02de ce portrait
17:04de Nice et Girardin.
17:06D'abord,
17:08regardez ces images
17:10de la télévision iranienne
17:13diffusées
17:13sur un asso iranien
17:15sur un navire
17:15dans le détroit d'Hormuz.
17:16La vidéo est digne
17:18d'un film hollywoodien
17:19lors d'une guerre.
17:20Les images comptent.
17:22Regardez.
17:37Donc voilà,
17:38les images
17:39d'un bateau
17:40saisi par l'Iran.
17:42Des images
17:43de l'assaut
17:43qui font partie
17:44de la propagande.
17:45C'est incroyable.
17:45Alors justement,
17:46lorsqu'on croit
17:47que les Iraniens
17:47sont détruits,
17:50ils parlent encore.
17:52Michel Fayad,
17:53une certitude
17:54de 80 ans
17:55s'est effondrée.
17:56L'Amérique
17:57ne protégera plus
17:58l'Europe par réflexe,
17:59par tradition,
18:00par automatisme
18:00et on le sent,
18:01on le voit
18:01jour après jour.
18:02Le continent
18:03s'est réveillé brutalement
18:05face à une double urgence,
18:06une menace
18:07aux frontières orientales
18:08que la guerre en Ukraine
18:09a rendue tangible
18:11et permanente
18:11et une architecture
18:12de défense
18:13qui repose encore
18:14massivement
18:15sur une alliance
18:16dont le pilier
18:17américain vacille.
18:19Et pendant que
18:20les États-majoraux
18:21regardent à l'Est,
18:22les services de renseignement
18:23s'inquiètent aussi
18:24de l'intérieur
18:25puisque la menace
18:26la plus grave
18:27pour la cohésion
18:28des sociétés européennes
18:29ne vient peut-être
18:30pas d'un char ennemi.
18:31Michel Fayad,
18:32l'Europe peut-elle
18:33encore vraiment
18:33assurer sa propre défense
18:35lorsqu'on voit
18:36que les Américains
18:36ne sont pas prêts
18:38à protéger
18:38ni la France
18:39ni l'Europe ?
18:40Tout d'abord,
18:40il faut dire que
18:41ce n'est pas un caprice
18:42de Donald Trump.
18:43C'est en fait
18:44depuis Barack Obama
18:45qu'on entend
18:46que l'ennemi
18:46est devenu la Chine
18:47et que l'Amérique
18:48doit se réorienter
18:49vers cet ennemi-là.
18:51Sous Biden,
18:52on l'a moins entendu
18:53parce que Biden
18:54était quand même
18:55assez atlantiste
18:56mais il n'empêche
18:56que pour lui aussi
18:57l'ennemi était la Chine.
18:59Et d'ailleurs,
18:59ces derniers temps,
19:00on a vu que Donald Trump
19:01a décidé de rapatrier
19:03beaucoup d'armements
19:05importants
19:06comme par exemple
19:06les batteries patriotes,
19:08des brigades blindées,
19:09des unités de commandement
19:10et de contrôle.
19:11Tout ça,
19:12ça montre bien
19:12qu'en fait,
19:13les États-Unis
19:13ne sont pas en train
19:14de faire une simple
19:15décision logistique
19:16mais ils sont vraiment
19:17en train de prendre
19:17une véritable décision politique
19:19qui remet en cause
19:20tout réengagement américain
19:23automatique
19:23en cas de problème
19:24en Europe.
19:26Ensuite,
19:26par rapport
19:27au couple franco-allemand,
19:28on voit que l'Allemagne,
19:30depuis en réalité
19:31le déclenchement
19:32de la guerre
19:32entre la Russie
19:34et l'Ukraine,
19:34a décidé d'investir
19:36énormément
19:37pour renforcer
19:38sa défense.
19:38On parle de 650 milliards
19:40d'euros
19:41sur les cinq prochaines années.
19:43Et d'ailleurs,
19:44l'Allemagne a monté
19:45à 3,5%
19:47de son PIB
19:47ses efforts
19:48en matière de défense.
19:50Tout à fait.
19:50C'est du jamais vu
19:51depuis la Deuxième Guerre mondiale.
19:54Dans le même temps,
19:55la France peine
19:56en fait
19:57avec un budget
19:59à 90,6 milliards d'euros
20:02devant le...
20:03Pardon,
20:0490,6 milliards d'euros
20:05étant le budget
20:06de l'Allemagne
20:06et la France,
20:07elle est loin
20:07à 59,6 milliards d'euros.
20:10Donc,
20:10vous voyez que
20:12l'Allemagne aujourd'hui
20:13est à la main
20:14parce qu'elle a la main
20:15économiquement
20:15et donc elle a la main
20:17en termes de militaires
20:18et elle demande
20:19à la France
20:19plusieurs choses
20:20qui sont inacceptables
20:21d'un point de vue français
20:22comme par exemple
20:23la rotation
20:23de la dissuasion nucléaire française
20:25et également
20:26une participation européenne
20:29à cette dissuasion nucléaire.
20:30Dans le même temps,
20:31les projets européens
20:32comme par exemple
20:33le SCAF
20:33qui est donc cet avion
20:35de combat européen
20:36ou même le MGCS
20:38qui est un char
20:38du futur européen
20:39sont un peu à l'arrêt.
20:41Il ne se passe pas grand-chose
20:42au niveau européen.
20:44Ensuite,
20:45si on voit
20:45en termes vraiment
20:46de dette
20:47et de budget,
20:48vous savez,
20:48la France a une dette
20:49qui en 2025,
20:50fin 2025,
20:51avait atteint
20:52115,6%
20:53du PIB
20:54et
20:55tandis que l'Allemagne
20:56n'était qu'à 62,5%
20:58du PIB.
20:59Donc,
20:59il y a vraiment
20:59un écart considérable
21:00quasiment du tout au double.
21:02Le déficit français
21:03était à 5,1%
21:05du PIB
21:05en 2025
21:06alors que
21:07l'Allemagne
21:08est en dessous
21:09de 3%
21:09de déficit budgétaire.
21:11Là encore,
21:12c'est vraiment
21:13les opposés.
21:14La France
21:15a 70 milliards
21:17d'euros
21:18à rembourser,
21:19enfin,
21:19à financer
21:20par rapport
21:20à ses intérêts
21:21et l'Allemagne
21:22de son côté,
21:23elle,
21:23a rehaussé
21:24son budget
21:25pour pouvoir
21:26en réalité
21:27investir davantage
21:28dans la défense.
21:29Donc,
21:29pendant que nous,
21:30on est en train
21:31d'essayer
21:31de rembourser
21:32nos intérêts
21:32en levant de la dette,
21:34eux sont en train
21:34d'investir
21:35pour leur défense.
21:36Donc,
21:36il y a vraiment
21:36deux économies moteurs
21:39l'un face à l'autre.
21:41Ensuite,
21:42les Allemands
21:42sont en train
21:43d'acheter
21:43du matériel américain
21:45et au lieu
21:46de favoriser
21:47l'industrie française
21:48qui finalement
21:49c'est l'industrie européenne
21:50et là aussi
21:50c'est quelque chose
21:51qui devrait être revu
21:53et corrigé
21:54d'un point
21:54si couple franco-allemand
21:56il y a ou il n'y a pas.
21:58Il y a également
21:59ces derniers temps
21:59un autre couple
22:00qui est en train
22:01de se réactiver,
22:02c'est le couple
22:02franco-britannique
22:03puisque la France
22:04et la Grande-Bretagne
22:05ont relancé
22:06cette idée
22:07d'être les deux
22:10protecteurs de l'Europe
22:11justement en cas
22:11de départ américain
22:12puisque les deux
22:13disposent de cette
22:14dissuasion nucléaire
22:15bien que la France
22:16elle dispose
22:16de la dissuasion
22:17complète nucléaire
22:18mais au moins
22:19les Britanniques
22:20ont une certaine
22:21dissuasion nucléaire
22:23mais la vraie question
22:24qui va quand même
22:25se poser
22:25c'est que s'ils mutualisent
22:26ensemble ces efforts-là
22:27qui va appuyer sur le bouton
22:29les Français
22:29ou les Britanniques ?
22:30Donc là aussi
22:30on revient à ce problème
22:34ensuite
22:34il y a une autre question
22:36qui est celle
22:37de l'Union européenne
22:38en elle-même
22:38vous savez qu'on nous dit
22:40qu'il faut créer
22:40l'Europe de la défense
22:42etc.
22:43mais cette Europe
22:44elle a été construite
22:44finalement sans
22:45l'accord des Européens
22:47on revient à l'idée
22:48au problème de base
22:49le traité de Maastricht
22:51avait été adopté
22:51à 51%
22:52et dans les conditions
22:54qu'on connaît
22:54le traité
22:55de Constitution européenne
22:57avait été rejeté
22:58en 2005
22:59à quasiment 55%
23:00des voix en France
23:01et puis il y a eu
23:02le traité de Lisbonne
23:03fait un peu
23:04dans notre dos
23:04et aujourd'hui
23:06Madame van der Leyen
23:07est en train
23:07de prendre des décisions
23:08qui surpassent
23:10ses propres prérogatives
23:12et puis au niveau français
23:14on dit que 80%
23:15de nos lois
23:15et de nos normes
23:16sont des directives européennes
23:18donc tout ça montre
23:18que l'Europe a pris
23:20beaucoup plus de poids
23:21et d'importance
23:21que nous
23:22peuple européen
23:23leur avons donné
23:24et donc dans tout ce cadre-là
23:26comment est-ce qu'on va pouvoir
23:27s'entendre
23:28sur une défense commune
23:30c'est assez problématique
23:33et un autre problème
23:33qui se pose
23:34c'est la dépendance
23:35que notre complexe
23:37militaro-industriel
23:38en France
23:38a vis-à-vis
23:40des pays arabes
23:40du Golfe
23:41puisqu'il représente
23:42aujourd'hui
23:4243%
23:44de notre chiffre d'affaires
23:45je parle du chiffre d'affaires
23:46du complexe militaro-industriel
23:47français
23:48et plus de 64%
23:50du carnet de commandes
23:52donc aujourd'hui
23:53on a une énorme dépendance
23:55vis-à-vis de ces pays arabes
23:56du Golfe
23:57et qui paye hors don
23:58donc aujourd'hui
24:00notre politique étrangère
24:01est sous influence
24:02des pays arabes du Golfe
24:03notre politique intérieure
24:05est aussi
24:05assez complaisante
24:07vis-à-vis
24:07d'un certain islamisme
24:09et tout ça
24:10c'est aussi dû
24:10justement au fait
24:11que ce sont
24:12nos principaux acheteurs
24:13d'armes
24:14donc aujourd'hui
24:15des Dassault
24:16des
24:16des
24:18comment dire
24:18MBDS
24:19etc.
24:19dépendent tous
24:20de
24:21de ces achats
24:23de ces ventes
24:24auprès des pays arabes
24:25du Golfe
24:26pardon je voulais dire MBDA
24:27et ensuite
24:28il y a également
24:30un autre scandale
24:31qui pourrait être
24:32enfin qui pourrait éclater
24:33prochainement
24:34c'est tout ce qui est
24:35société de service
24:36au niveau du ministère
24:38de la défense
24:38vous savez
24:40quand on nous dit
24:40que le budget
24:41du ministère de la défense
24:42augmente
24:43il faut voir aussi
24:44à combien s'élève
24:45le budget
24:46qui est accordé
24:47aux sociétés de service
24:48et il faudrait faire
24:50un audit
24:50et voir
24:51parce que si McKinsey
24:52était un problème
24:52au niveau de l'Elysée
24:53je peux vous assurer
24:54qu'il y aura des problèmes
24:55aussi au niveau
24:56du ministère de la défense
24:57j'ai pas mal d'amis
24:58au ministère de la défense
24:59qui peuvent le confirmer
25:00donnez-nous des infos
25:03et donc aujourd'hui
25:05donc ce qui est important
25:06c'est que
25:07au lieu de mettre
25:08cet argent
25:09pour ces entreprises
25:10de services
25:11qui ne sont pas
25:11forcément françaises
25:12et donc de confier
25:13nos données
25:14à des entreprises
25:15qui sont peut-être
25:15étrangères
25:16il faudrait peut-être
25:17faire attention
25:18mettre un hola là-dessus
25:19et vraiment essayer
25:20de concentrer
25:20nos efforts
25:21notre argent
25:22pour vraiment aider
25:23notre armée
25:24nos soldats
25:24notre armement
25:25et donc
25:28c'est ça
25:29vous avez à parler
25:30de menaces extérieures
25:31mais vous souhaitez
25:33insister aussi
25:33sur la menace
25:34d'un autre genre
25:35très différent
25:35qui vient de l'intérieur
25:36même du continent
25:38oui tout à fait
25:39parce qu'on parle
25:40beaucoup du front extérieur
25:41comme vous dites
25:41avec notamment
25:42notre frontière est
25:43avec la Russie
25:44et on parle également
25:45de l'instabilité
25:46donc au Sahel
25:47au Moyen-Orient
25:48très souvent
25:49et ce désengagement
25:50américain
25:51dont on a parlé
25:52mais il y a également
25:53donc ce front intérieur
25:54qui est l'islamisme radical
25:56qui est cette menace
25:57terroriste
25:58qui est également
25:58le projet
25:59de transformer
26:00notre société
26:01complètement
26:02qu'elle est
26:03un autre visage
26:04il y a aussi
26:05le fait que
26:06il y a plusieurs attentats
26:08qui sont déjoués
26:09chaque année
26:09sur notre territoire
26:10il y a également
26:11le retour
26:12de plusieurs milliers
26:13de combattants
26:14de Daesh
26:15aujourd'hui
26:15sur le continent européen
26:16avec la chute
26:17de Bachar el-Assad
26:18l'ouverture
26:19des prisons
26:19dans les régions kurdes
26:22prise d'assaut
26:23par les forces
26:24du président
26:24autoproclamé
26:25de Syri Joulani
26:26il y a également
26:27la possibilité
26:28de déstabiliser
26:28les grandes villes
26:29européennes
26:30comme ce qui s'est passé
26:31au moment de l'affaire
26:32Naël
26:32qui peut également
26:33se reproduire
26:34rappelons-nous quand même
26:35que ça avait mobilisé
26:36la moitié
26:36de la gendarmerie
26:37et de la police nationale
26:38française
26:38imaginez si ça revient
26:40à une échelle
26:41encore plus importante
26:42que ce soit au niveau
26:43français
26:43ou au niveau européen
26:44et il y a également
26:47le fait
26:48qu'il faut un courage
26:50il faut
26:51en fait
26:52sans blesser
26:54comment dire
26:55les croyants musulmans
26:56il est important
26:57de tirer
26:58enfin de dire
26:59la vérité
26:59sur les textes
27:01islamiques
27:01en eux-mêmes
27:02parce que
27:02cette idéologie
27:04conteste la laïcité
27:05l'égalité homme-femme
27:06la liberté d'expression
27:07la séparation
27:08du religieux
27:08et du politique
27:10elle change
27:10elle essaye de changer
27:11le droit
27:12elle crée des zones
27:13de non-droit
27:13elle a un impact
27:14sur les élus locaux
27:16sur les associations
27:17subventionnées
27:18et la conséquence
27:19elle est assez stratégique
27:21aujourd'hui
27:22l'Europe consacre
27:22des dizaines de milliards
27:23de dollars
27:24à sa défense extérieure
27:25tout en laissant se creuser
27:26des fractures intérieures
27:27profondes
27:28elle construit
27:29un château de fort
27:29avec des tunnels
27:30sapés dans ses fondations
27:31la défense de l'Europe
27:32commence dans les banlieues
27:33de Lyon
27:33les quartiers nord
27:34de Marseille
27:35les mollenbecks
27:36de chaque grande capitale
27:37dans les salles de classe
27:38les prisons
27:39les mosquées non contrôlées
27:40ce n'est pas du ressort
27:41des armées
27:42mais c'est de la sécurité nationale
27:43Merci beaucoup
27:45Michel Fayad
27:46pour ce dossier
27:47sur l'Europe
27:49sans la protection
27:51des Etats-Unis
27:53que peut-elle devenir ?
27:55Dans un instant
27:55on va recevoir
27:56Franck Papazian
27:58pour nous parler
27:59du génocide arménien
28:00qui sera commémoré demain
28:02d'abord
28:02Marc Menand
28:04aujourd'hui
28:05ont eu lieu
28:06les funérailles
28:07de Florian
28:08du sergent-chef
28:08Florian Monterio
28:09Monterio
28:10qui a été tué
28:12au sud-Liban
28:13on a entendu
28:14le chef de l'État
28:15qui parlait d'attaque
28:16on a entendu
28:17Jean-Noël Barraud
28:17qui parlait de crime de guerre
28:19hier
28:20on a appris
28:21la mort
28:22d'Anissé Girardin
28:25et vous souhaitiez
28:26revenir sur le portrait
28:27de ce soldat
28:29tué
28:30lui aussi
28:30au sud-Liban
28:31c'est plus que légitime
28:35en écoutant
28:36les éditos
28:37de Mathieu
28:39et de Michel
28:40on peut avoir
28:41une sorte
28:42de désespérance
28:43qui vient
28:44comme une gangrène
28:44de l'âme
28:46et ce jeune garçon
28:48naît
28:49en 1995
28:51dans un village
28:52une petite bourgade
28:54dans les Ardennes
28:56quand vous naissez
28:57dans les Ardennes
28:57vous aurez des hivers rigoureux
28:59et dans un village
29:00de mille habitants
29:01il n'y a pas grand chose
29:03pour vous faire rêver
29:04alors sans doute
29:05que vous les laissez
29:06aller au Nimb
29:07vous rêvez
29:08et puis
29:09à quelques kilomètres
29:10il y a eu Rimbaud
29:12alors sans doute
29:13que de temps en temps
29:14vous taquinez la poésie
29:16vous aimeriez
29:17avec les rêves
29:18avec les verres
29:19et le petit Anissé
29:21il est remarqué
29:22par sa discrétion
29:24c'est étonnant
29:24d'être remarqué
29:25par la discrétion
29:26il appartient
29:27à ses enfants
29:28qui au milieu de la classe
29:30ne font pas de bruit
29:31mais on sait
29:32que si on a quelque chose
29:33qui ne va pas
29:34on peut se tourner vers eux
29:36et très tôt
29:37il sent que son existence
29:40doit être un destin
29:42non pas un destin d'égoïste
29:43comme tout à chacun
29:45trop souvent l'envisage
29:47non un destin
29:48plus grand que soi
29:50donner un sens
29:52à son existence
29:53ne pas être
29:55dans tout ce qui est sordide
29:56qu'il y ait une sorte
29:58de pureté
29:58qui vous propulse
29:59et c'est comme ça
30:01qu'à 21 ans
30:03il décide
30:04d'entrer dans l'armée
30:05oh il n'a pas fait
30:06une école de sous-officier
30:07il n'a pas fait
30:08une école d'officier
30:09non non
30:10il sera un soldat
30:12un soldat
30:14qui devra
30:15être dans la mission
30:17un soldat
30:18qui se battra
30:19pour ce qu'il y a
30:20de plus noble
30:21pour ce qu'il y a
30:22de plus juste
30:23et très rapidement
30:25il sera remarqué
30:27en ce 132ème régiment
30:30d'infanterie
30:31sino-technique
30:32oh il est né
30:33en 1794
30:34il fait partie
30:35de ces régiments mythiques
30:38et là on est avec
30:40les chiens
30:40c'est indispensable
30:42on n'y pense pas
30:43beaucoup aux chiens
30:44mais dans l'armée
30:45même à notre époque
30:46ils permettent
30:48dans certaines situations
30:50d'échapper
30:51au pire
30:52et en l'occurrence
30:54il se spécialisera
30:55dans la détection
30:57des mines
30:58de tous ces éléments
31:00qui quand vous avancez
31:01dans le noir
31:02ou même en plein jour
31:04peuvent vous faire
31:05sauter
31:06vous devenez en sorte
31:07le garde
31:09l'ange
31:10de vos camarades
31:12celui qui protège
31:13son premier chien
31:14il s'appelle Joco
31:15ensemble ils font
31:17une mission
31:18première mission
31:19c'est au Liban
31:20déjà
31:21au Liban
31:22on est en 2019
31:24ça sera du 7 mars
31:25au 7 juillet
31:28il est tellement
31:29remarquable
31:31que
31:31tous ces chefs
31:33disent ce garçon là
31:34il faut qu'il aide
31:36à la formation
31:37il faut qu'il soit
31:38véritablement l'exemple
31:40mais non pas
31:40en revendiquant
31:42cela non
31:42sa façon d'être
31:44avec son animal
31:46sa façon d'être
31:47avec les autres
31:48rien que ça
31:50c'est une sorte
31:51de dynamique
31:52c'est un propulseur
31:53c'est un élément
31:55essentiel
31:56il est maintenant
31:57caporal chef
31:58c'est pas très élevé
32:00comme grade
32:01c'est l'un des
32:01tout premiers grades
32:02il a une première déception
32:04qui le touche au coeur
32:06son chien
32:07avec lequel
32:08il formait
32:08un binôme
32:09ce chien
32:10lui est retiré
32:11j'ai pas les informations
32:12pourquoi ?
32:13vous savez
32:13quand on mène
32:15des missions
32:15comme celle-là
32:16si le chien
32:17commence à faillir
32:18un peu
32:18on le retire
32:19à son maître
32:21et il est
32:22il est cop
32:24si je puis dire
32:25d'un nouveau
32:25compagnonnage
32:27avec Ross
32:28et c'est Ross
32:30qu'il l'accompagnera
32:31au Liban
32:32en ce début d'année
32:35entre temps
32:37lorsqu'il revient
32:38au pays
32:38il a eu la chance
32:40d'avoir le coeur
32:41qui s'affole
32:42il s'est pacté
32:43avec une jeune femme
32:45et il a un enfant
32:46de deux ans
32:48et avant de partir
32:49depuis quelques années
32:50il y a une tradition
32:51dans l'armée française
32:52on ne l'imaginait pas ça
32:53il y a même dix ans
32:55on fait
32:56une photo
32:58la photo du
32:59au cas où
33:02j'essayais
33:03tout à l'heure
33:04d'imaginer
33:05ce qui se passe
33:06quand vous êtes
33:08devant l'objectif
33:09en vous disant
33:11que cette image
33:12peut-être
33:13elle sera celle
33:15qui figurera
33:16sur le cercueil
33:18au cas où
33:20et puis après cela
33:22il y a les adieux
33:24à la compagne
33:25et au petit poupin
33:27de deux ans
33:29on se reverra
33:30bien sûr
33:32et puis sur place
33:33il est
33:34dans la finule
33:35la finule
33:36c'est d'autant plus
33:37pour un garçon
33:38comme lui
33:39qui a du coeur
33:40une mission rêvée
33:42car
33:43c'est
33:44la force
33:44de la paix
33:45celle qui essaie
33:46de veiller
33:47que l'atroce
33:49ne se propage pas
33:50il se retrouve
33:52comme ça
33:52à chercher
33:53dans les endroits
33:55les plus périlleux
33:57s'il y a des mines
33:58éviter
33:59qu'il y ait
34:00des mauvais coups
34:01qui se trament
34:02et la semaine dernière
34:04il est en compagnie
34:05de Florian Montorio
34:08qui lui aussi
34:09s'était distingué
34:10il avait eu
34:11une carrière
34:11beaucoup plus longue
34:12le sergent-chef
34:13il a deux filles
34:14lui
34:159 ans
34:1515 ans
34:16et ensemble
34:17ils partent
34:19pour essayer
34:20de trouver
34:21un itinéraire
34:23d'un refuge
34:25des gars
34:27de l'ONU
34:27et c'est là
34:29qu'ils se sont pris
34:30en embuscade
34:31le premier à tomber
34:32c'est le sergent-chef
34:33sergent-chef
34:35qui en Afghanistan
34:36avait sauvé
34:37un camarade
34:38touché
34:39par le feu
34:40et là
34:41à Nice
34:42forcément
34:42avec son chien
34:44il se précipite
34:45et malheureusement
34:46il écope
34:48de la nouvelle
34:49rafale
34:50voilà comment
34:51et bien
34:53il est évacué
34:54on croit
34:55pendant un certain temps
34:57que peut-être
34:57il s'en sortira
34:59et il y a
35:00hélas
35:00hier
35:01le sort a frappé
35:03c'était
35:04la dernière photo
35:06cette photo
35:07que l'on verra
35:08prochainement
35:09avec un petit poupin
35:11qui peut-être
35:12ne comprendra pas
35:13mais qui un jour
35:14la contemplera
35:17merci beaucoup
35:18Marc Menon
35:19pour cet hommage
35:20à Nice
35:21Girardin
35:22tué
35:23militaire français
35:25mort
35:25pour la France
35:26pour la France
35:28merci beaucoup
35:29dans un instant
35:29Charles Darnelas
35:30on parlera de l'écrivain
35:31Kamel Daoud
35:32avec vous Mathieu
35:33on parlera du retour
35:34de François Hollande
35:35mais d'abord
35:35je vous propose
35:36d'accueillir
35:37Franck Papazian
35:37et avant
35:38juste après
35:38Franck Papazian
35:39on fera un tour de table
35:40sur les vitraux
35:41de Notre-Dame
35:42avec cet appel
35:43très rare
35:44un appel des catholiques
35:45à protester
35:46contre les vitraux
35:47de Notre-Dame
35:48protestant
35:50alors on demande
35:52à Franck Papazian
35:53de bien vouloir
35:53nous rejoindre
35:55sur le plateau
35:56de Face à l'Info
35:57puisque nous allons parler
35:58du génocide arménien
35:59Franck Papazian
36:01demain
36:0224 avril
36:042026
36:05et le terrible
36:06anniversaire
36:07de ce génocide
36:09d'abord
36:09vous êtes
36:10coprésident
36:11du CCAF
36:12c'est une organisation
36:14qui rassemble
36:15les associations
36:16arméniennes de France
36:17que faites-vous
36:18à quoi sert
36:19cette association
36:20première question
36:21le conseil de coordination
36:22des organisations
36:23arméniennes de France
36:24rassemble
36:25comme vous l'avez dit
36:26l'ensemble
36:27des associations
36:27arméniennes de France
36:29et les représente
36:31auprès des pouvoirs publics
36:32auprès de l'Assemblée nationale
36:34auprès du Sénat
36:35auprès du gouvernement
36:36auprès du président
36:38de la République
36:38pour que l'État
36:39puisse avoir
36:39un représentant
36:41un interlocuteur
36:42de la communauté
36:43des Français
36:44d'origine arménienne
36:45et nous portons
36:47effectivement
36:47les revendications
36:48non seulement
36:50des Français
36:51d'origine arménienne
36:52mais de la cause
36:53arménienne en général
36:54nous sommes
36:57soucieux
36:58effectivement
36:58de la sécurité
37:00de l'Arménie
37:00et nous portons
37:01les revendications
37:02qui sont liées
37:03aux questions
37:04que nous pourrons
37:05aborder
37:05j'imagine
37:06sur le Haut-Karabakh
37:08ou sur la condamnation
37:10nécessaire
37:10du négationnisme
37:12turc
37:13ou la condamnation
37:15nécessaire
37:15des crimes
37:17commis
37:18par l'Azerbaïdjan
37:19il y a encore
37:20à peine
37:21deux ans et demi
37:22pourquoi la reconnaissance
37:25du génocide arménien
37:26reste-t-elle
37:27un enjeu
37:27actuel
37:28mais parce que
37:30si
37:31l'Allemagne
37:32n'avait pas reconnu
37:33le génocide
37:34des juifs
37:35la question
37:36se poserait encore
37:37aujourd'hui
37:38par les juifs
37:39à travers le monde
37:40la plaie
37:41ne s'est pas
37:43apaisée
37:44en fait
37:44lorsqu'en 1915
37:46la Turquie
37:47commet un génocide
37:48un million et demi
37:48de personnes
37:49et que
37:50111 ans après
37:52le gouvernement turc
37:53continue d'exercer
37:54son négationnisme
37:55avec une stratégie
37:57d'industrialisation
37:58du négationnisme
37:59exercée par
38:00Erdogan
38:01le président turc
38:02c'est quelque chose
38:03que nous ne pouvons
38:04pas accepter
38:04c'est-à-dire
38:05qu'il est important
38:06pour que les plaies
38:07se referment
38:07que la Turquie
38:09puisse non seulement
38:10reconnaître le génocide
38:11arménien
38:11mais qu'elle puisse
38:13le réparer
38:14justice doit être
38:15faite pour le peuple
38:16arménien
38:17quel rôle joue
38:18la mémoire
38:19dans la transmission
38:20de cette histoire
38:21il y a plusieurs
38:22rassemblements
38:22qui ont lieu
38:23un peu partout
38:23en France
38:24pourquoi s'y rendre
38:25et quel rôle joue
38:26la mémoire
38:27dans la transmission
38:27en France
38:28et rappelons
38:29que c'est important
38:30aussi
38:30enfin j'aime bien
38:31rappeler que l'Arménie
38:32est le berceau
38:33du christianisme
38:34oui c'est vrai
38:36c'est vrai d'ailleurs
38:37dans une région
38:38un peu complexe
38:39puisque l'Arménie
38:40est entourée
38:41par la Turquie
38:41à l'ouest
38:42par l'Azerbaïdjan
38:43à l'est
38:44qui ne veulent pas
38:45du bien en fait
38:46aux Arméniens
38:47et donc
38:48la mémoire
38:50est importante
38:50parce que
38:51un peuple
38:52qui oublie
38:53en fait
38:54est un peuple
38:54qui se dissout
38:55et un peuple
38:56qui se souvient
38:57est un peuple
38:58debout
38:59et les Arméniens
39:00sont un peuple
39:00doux
39:00vous rendez-vous compte
39:01en 111 ans
39:02après le génocide
39:04dans le monde entier
39:05dans 35 pays
39:06à peu près
39:07et bien
39:09le génocide
39:10est commémoré
39:11et les revendications
39:13du peuple arménien
39:14sont exprimées
39:14nous voulons
39:15que la Turquie
39:16reconnaisse
39:17le génocide arménien
39:18et répare
39:18est-ce que c'est
39:20incongru
39:20de demander ça
39:22y compris
39:22111 ans
39:23après le génocide
39:24est-ce qu'il faut
39:25oublier cela
39:27est-ce qu'il faut
39:28oublier
39:28pour que de nouveaux
39:29crimes
39:29se perpétuent
39:31vous savez
39:32le génocide arménien
39:33n'a jamais été condamné
39:34par la Turquie
39:36et la Turquie
39:37elle-même
39:37n'a pas été condamnée
39:38par la communauté
39:39internationale
39:40ça a autorisé
39:41l'Azerbaïdjan
39:42à faire
39:43l'épuration ethnique
39:45à l'automne
39:462023
39:46à l'automne
39:472023
39:48l'Azerbaïdjan
39:49a commis
39:50une épuration ethnique
39:51120 000 Arméniens
39:53du Haut-Karabakh
39:54de l'Artsak
39:55ont été
39:56bombardés
39:56attaqués
39:57déportés
39:58en quelques jours
40:00et personne
40:01n'a condamné
40:02personne n'a sanctionné
40:04en réalité
40:04ça se passe
40:05comme si c'était
40:06normal
40:08ce n'est pas
40:09normal
40:10c'est la raison
40:11pour laquelle
40:11nous sommes un peu
40:12seuls
40:12c'est vrai
40:12mais nous nous battons
40:14pour que la Turquie
40:15soit condamnée
40:16pour que l'Azerbaïdjan
40:17soit condamnée
40:18également
40:19par la communauté
40:20internationale
40:21et la France
40:22qui a accueilli
40:23les Arméniens
40:24au début des années
40:2520
40:27a un rôle à jouer
40:28parce que la communauté
40:29arménienne de France
40:30est une communauté
40:31de 600 000 personnes
40:32loyale envers la République
40:34les Arméniens
40:36comme le disait
40:36Charles Aznavour
40:37sont 100% arméniens
40:39et 100% français
40:40et d'ailleurs
40:41vous devriez vous pencher
40:43sur l'exemple
40:44de l'intégration arménienne
40:46en France
40:46nous sommes français
40:48mais nous nous souvenons
40:50et nous n'oublions pas
40:51que l'Arménie
40:52est notre pays d'origine
40:56quel rôle justement
40:57la France doit-elle
40:59continuer à jouer
40:59sur cette question précise
41:01du génocide arménien
41:02la France a un rôle à part
41:04dans le monde
41:04elle est regardée différemment
41:05c'est un état fort
41:07un état brillant
41:08un état indépendant
41:09encore aujourd'hui
41:09encore aujourd'hui
41:10les choses sont complexes
41:13mais elle doit toujours rappeler
41:15que justice doit être faite
41:17que la Turquie doit reconnaître
41:20et non pas dans les sommets internationaux
41:22aller taper sur l'épaule
41:24comme ça a été fait
41:25du dictateur Aliyev
41:27quelques mois après
41:28l'épuration ethnique
41:29des Arméniens du Rolabakh
41:31non
41:31ça, ça fait mal
41:33quand on voit effectivement
41:34que le président
41:35de la République française
41:36tape sur l'épaule
41:37du dictateur Aliyev
41:39qui a commis
41:39l'épuration ethnique
41:41de 120 000 Arméniens
41:42dans le Haut-Karabakh
41:43quelques mois après
41:43ça fait mal
41:44ça fait mal
41:45c'est difficile à supporter
41:47alors non
41:48nous voulons continuer
41:49le combat
41:50et nous voulons effectivement
41:51que
41:53vous savez
41:54lorsqu'il y a eu
41:54l'épuration ethnique
41:55y compris sur les plateaux
41:56de CNews
41:57j'ai demandé l'expulsion
41:59d'ambassadrices
41:59d'Azerbaïdjan en France
42:00parce qu'elle se pavanait
42:02sur les plateaux de télévision
42:03sans aucun contradicteur
42:05j'ai demandé un débat
42:06en face à face avec elle
42:07qui n'a pas eu lieu
42:08parce qu'elle l'avait refusé
42:09mais on doit prendre
42:11des mesures implacables
42:15contre les dictatures
42:17c'est important
42:18quel message souhaitez-vous
42:19transmettre
42:20à propos de ce génocide
42:21Franck Papazian ?
42:23le message c'est que
42:24si on ne condamne pas
42:25un crime
42:25il se reproduit
42:26si on n'est pas clair
42:28dans la condamnation
42:29d'un crime
42:29il se reproduit
42:30il s'est reproduit
42:33il y a eu les massacres
42:34de 1894
42:361896
42:36je vous épargne ça
42:37ils n'ont pas été condamnés
42:40la Turquie n'a pas été sanctionnée
42:41on a eu 1915
42:42avec un million et demi
42:43d'Arméniens
42:44ça n'a pas été condamné
42:45la Turquie n'a pas sanctionné
42:47ça a autorisé
42:48l'Azerbaïdjan
42:48à faire le massacre
42:49et l'épuration ethnique
42:50des Arméniens là-bas
42:52pire que ça
42:53Christine Kelly
42:54aujourd'hui
42:55on a 19 otages
42:5919 otages
43:00qui sont aujourd'hui
43:01dans les prisons
43:01azerbaïdjanaises
43:03certains depuis
43:04la guerre de 2020
43:05d'autres depuis
43:06l'épuration ethnique
43:08de 2023
43:08nous demandons aussi
43:10la libération
43:11de ces otages
43:11dans les 19
43:12il y a 8 anciens dirigeants
43:14du Haut-Karabat
43:16que je connais personnellement
43:17il faut exercer
43:19la pression internationale
43:21et là la France
43:22a un rôle à jouer
43:22évidemment
43:23merci beaucoup
43:25Franck Papazian
43:26co-président du CCRF
43:28merci à vous
43:29pour cette commémoration
43:31demain
43:31du génocide arménien
43:341
43:34se rendre
43:35commémoration
43:362
43:37porter le ruban jaune
43:38c'est important
43:393
43:40appeler à la libération
43:41des otages
43:42nous avons un otage
43:44nous en Algérie
43:45on parlera de l'Algérie
43:46avec Charlotte Dornelas
43:49mais d'abord
43:49un tour de table
43:50vous êtes libre
43:51et Florian vous attend
43:53mon chien Franck Papazian
43:54mais un tour de table rapide
43:56sur les catholiques
43:58peut-être que je commence
43:59par vous
43:59Charlotte Dornelas
44:00les catholiques
44:01qui ont appelé
44:01à venir protester
44:03avec le chapelet
44:05contre les vitraux
44:07contemporains
44:08de Notre-Dame
44:09j'ai l'impression
44:10que c'est une grande première
44:11d'appeler
44:12à venir
44:15manifester
44:15d'appeler en masse
44:16des catholiques
44:17qui se mobilisent
44:18pourquoi est-ce important
44:19Charlotte Dornelas
44:20ensuite Mathieu Bocoté
44:21on fait un tour de table
44:22en fait il y a des catholiques
44:23des deux côtés
44:24pour le dire
44:25simplement
44:26puisque l'idée
44:27de ces vitraux
44:28a été portée
44:28par l'archevêque de Paris
44:29qui est catholique lui-même
44:31par la force des choses
44:33et donc
44:34il y a une opposition
44:34parce qu'il y a un prêtre
44:35en effet
44:35qui est détaché
44:36c'est un prêtre de Blois
44:37je crois
44:37qui est détaché
44:38qui est aumônier à Paris
44:38qui a appelé
44:39les catholiques
44:40à venir s'opposer à ça
44:41il y a aussi le
44:42Michel Viau
44:43voilà exactement
44:45le père Viau
44:46qui a appelé à ça
44:47il y a au milieu
44:48la commission nationale
44:49du patrimoine
44:49qui avait donné
44:50un avis négatif
44:51il y a le site
44:53qui s'appelle
44:54site et monument
44:55je ne veux pas
44:56écorner le nom du site
44:58mais
44:58qui a annoncé
44:59faire un référé
45:01devant le tribunal
45:02administratif
45:03parce que en fait
45:04la permission des travaux
45:05a été accordée
45:06là en début de semaine
45:07donc c'est pour ça
45:07que ça se réagite
45:09autour de cette question
45:10des vitraux
45:10il y a plusieurs choses
45:11il y a ceux qui considèrent
45:12que d'abord
45:13sur le terrain du patrimoine
45:14l'oeuvre de Viollet-le-Duc
45:15était un ensemble
45:16pensé comme un ensemble
45:18et qu'il n'y a aucune raison
45:19de les changer
45:20puisqu'ils sont sortis
45:20intactes de l'incendie
45:21et d'autres qui trouvent
45:22que les 4 millions d'euros
45:24investis dans ces nouveaux vitraux
45:25pourraient servir à restaurer
45:27par exemple
45:27beaucoup de petites chapelles
45:28de petites églises
45:29de petits calvaires
45:31dont on parle régulièrement
45:32sur ce plateau
45:32et qui attendent désespérément
45:35un peu d'argent en France
45:37c'est un vœu pieux
45:38Mathieu Bocoté
45:39en fait
45:40je suis d'accord avec Charlotte
45:41ce ne sont pas les catholiques
45:42c'est des catholiques
45:42contre d'autres catholiques
45:43premier élément
45:44je pense surtout
45:45que ce sont les sceptiques légitimes
45:46par rapport à notre époque
45:47notre époque
45:48quand on nous annonce
45:50une initiative esthétique
45:51aujourd'hui
45:52on a de bonnes chances
45:53si on se fie aux statistiques
45:54ou à la loi des probabilités
45:56de croire que ça sera laid
45:57et avec raison
45:59on s'inquiète
46:00de notre capacité
46:00à produire de la laideur
46:01une esthétique du lait
46:02de la déconstruction
46:04ensuite encore une fois
46:04je ne prétends pas
46:06trancher entre les catholiques
46:07mais je participe
46:08à ce scepticisme
46:08à la loi de l'époque
46:09là c'est Emmanuel Macron
46:10qui l'a voulu
46:12avec l'archevêque de Paris
46:13mais les vitrons
46:14on les connait
46:15c'est Emmanuel Macron
46:17qui a décidé
46:17de les retirer
46:19alors qu'ils n'étaient pas
46:19abîmés dans l'incendie
46:21Michel Fayad
46:22et Marc Menand
46:23oui moi je trouve
46:24que c'est dommage
46:25de changer
46:26ce qu'est
46:26en tout cas
46:27Notre-Dame
46:28en fait les gens
46:29viennent du monde entier
46:30voir Notre-Dame
46:31telle qu'elle est
46:31il faut restaurer Notre-Dame
46:32sans toucher
46:33sans essayer de la moderniser
46:35à mon sens
46:36je crois que ça s'impose
46:37effectivement
46:39il y a quelque chose
46:40qui a bouleversé
46:42cet incendie
46:43a bouleversé le monde
46:44il n'a pas bouleversé
46:45parce que
46:46il y avait
46:48un monument historique
46:51il y avait Notre-Dame
46:52qui est au-delà
46:53d'un monument historique
46:56et comme vous le dites
46:57les vitraux
46:58alors là je ne sais pas
46:59moi je ne suis pas croyant
47:00mais les vitraux
47:01qui échappent
47:02à une telle catastrophe
47:03il y a là
47:04presque un signe divin
47:05et je ne vois pas
47:06comment
47:07on peut accepter
47:09de retirer
47:10ce principe
47:11miraculeux
47:12merci beaucoup
47:13en tout cas
47:13c'est très rare
47:14pardon
47:15non mais il y a la peur
47:16je pense que c'est vraiment
47:16Mathieu qui a raison
47:17c'est qu'un geste créatif
47:19si vous voulez
47:19sur une église
47:20d'ailleurs
47:20Violet-le-Duc
47:21c'était exactement ça
47:21l'histoire
47:22ceux qu'on veut sauver
47:23aujourd'hui
47:23étaient eux-mêmes
47:24un geste créatif
47:25simplement à l'époque
47:26on savait ce qu'était
47:26une cathédrale
47:27et on savait pourquoi
47:27l'embellaire
47:28je pense qu'il y a
47:29cette crainte aussi
47:30chez certains catholiques
47:30aujourd'hui
47:32Charlotte Dornelas
47:33restons avec vous
47:34puisque l'écrivain
47:35Kamel Daoud
47:36a annoncé
47:37avoir été condamné
47:39à trois ans de prison
47:40ainsi qu'à une amende
47:41de plus de 30 000 euros
47:42en Algérie
47:43pour son livre
47:44comment est-ce possible ?
47:46c'est vrai que cet homme
47:47Kamel Daoud
47:47qui détaillait
47:48qui avait détaillé
47:48plusieurs fois
47:49la douleur de l'exil
47:50depuis quelques années
47:51est surtout condamné
47:53factuellement aujourd'hui
47:54à ne plus remettre
47:54un pied en Algérie
47:55une telle condamnation
47:56c'est surtout ça
47:57on le condamne
47:57à ne plus revenir
47:59en Algérie
48:00et la raison
48:01devrait faire réagir
48:02tous les passionnés
48:02de la liberté éditoriale
48:03qu'on a vu
48:04poindre ces derniers jours
48:05puisqu'il est en effet
48:06condamné
48:07en raison de son ouvrage
48:09son dernier ouvrage
48:10c'est l'une des plaintes
48:11qui avait été déposée
48:12après la publication
48:13de cet ouvrage
48:14et cette fois-ci
48:15par l'Organisation Nationale
48:16des Victimes du Terrorisme
48:17comme quoi parfois
48:18les mots
48:20portent des réalités
48:21un peu obscures
48:23le procès s'est tenu
48:24alors sans l'avocate
48:25Kamel Daoud
48:26par la force des choses
48:27puisqu'il n'était pas présent
48:28le 7 avril
48:29à huis clos
48:29et selon l'auteur
48:30le verdict est tombé
48:31après la visite du pape
48:32et Kamel Daoud
48:34a eu exactement
48:34la même réaction
48:35que Boalem Sansal
48:36qui a également dit
48:37c'est une évidence
48:40le délibéré
48:41ne pouvait pas se faire
48:42au moment de la visite du pape
48:43qui s'est fait
48:43sous d'autres
48:45sous d'autres
48:46comment dire
48:47d'autres intentions
48:48d'autres attentions
48:49et en effet
48:50le 21 avril
48:51la sentence est tombée
48:53trois ans de prison ferme
48:54en application
48:54de la charte
48:55pour la paix
48:56et la réconciliation nationale
48:57là encore une fois
48:58les mots
48:59méritent une petite explication
49:00alors il a été impossible
49:01à Kamel Daoud
49:02d'obtenir le détail
49:03de son jugement
49:03parce qu'il n'avait pas
49:04d'avocat présent
49:05mais cette charte
49:06qui a été adoptée
49:07sous Bouteflika
49:08vise je cite
49:09quiconque qui par ses déclarations
49:11écrits ou tout autre acte
49:12utilise ou instrumentalise
49:13les blessures
49:14de la tragédie nationale
49:15pour porter atteinte
49:17aux institutions
49:17de la république algérienne
49:19démocratique et populaire
49:20fragiliser l'état
49:21nuire à l'honorabilité
49:23de ses agents
49:23qui l'ont dignement servi
49:25ou ternir l'image
49:26de l'Algérie
49:27sur le plan international
49:28c'est donc ce qui a été
49:29reproché à Kamel Daoud
49:31pour la simple raison
49:32que son roman
49:34s'attarde sur la décennie noire
49:37interdiction qui a été résumée
49:38par l'auteur lui-même
49:3910 ans de guerre
49:40près de 200 000 morts
49:41selon les estimations officielles
49:43des milliers de terroristes
49:44amnistiés
49:45puisque c'est aussi
49:46ce qu'a provoqué cette loi
49:47et un seul coupable
49:48un écrivain
49:49puisque c'est la première fois
49:50que quelqu'un est condamné
49:52au titre de cette loi
49:53je trouve ce résumé
49:54assez glaçant
49:54car l'acharnement est réel
49:56contre Kamel Daoud
49:57il y a eu une précédente fatwa
49:59il y a des années de ça
50:01contre lui
50:02l'auteur avait été
50:03premièrement condamné
50:03à quelques mois de prison
50:05avec sursis
50:06il a finalement été relaxé
50:07en cours d'appel
50:09et ensuite
50:09Kamel Daoud est visé
50:10par deux mandats
50:11d'arrêt internationaux
50:12qui ont été émis
50:12en mai 2025
50:14ainsi que par une autre plainte
50:15cette fois-ci
50:16d'une algérienne
50:17qui accuse l'auteur
50:18d'avoir volé son histoire
50:19plainte qui existe
50:20également en France
50:21cette fois-ci
50:21pour atteinte à la vie privée
50:23cette femme
50:24ayant été la patiente
50:25de la femme
50:25de Kamel Daoud
50:26en Algérie
50:27plus cette plainte
50:28dont je viens de vous parler
50:29et dont le procès
50:30vient d'arriver
50:30alors cette femme
50:31ne participe pas
50:32nécessairement
50:33d'un acharnement
50:34contre l'auteur
50:34peut-être
50:35est-elle sincèrement
50:36atteinte
50:37par cette publication
50:38alors cette femme
50:39en effet
50:39elle explique
50:40qu'en gros
50:40Kamel Daoud
50:41connaissant l'histoire
50:42par le biais
50:42de sa femme
50:43qui était la psychiatre
50:44de cette jeune femme
50:46s'est servi de son histoire
50:47et qu'à plusieurs reprises
50:49ils avaient demandé
50:49à cette femme
50:50de s'en servir
50:51et qu'elle avait dit non
50:52voilà quelle est l'histoire
50:53qui nous a été présentée
50:54à l'époque
50:55et dont la presse
50:56notamment française
50:57parce que que l'Algérie
50:57joue sa partition
50:58c'est une chose
50:59mais que la presse française
51:00pour une partie d'entre elles
51:01joue la même partition
51:03que le régime algérien
51:04pas que l'Algérie
51:04parce que Kamel Daoud
51:05en l'occurrence
51:06est concerné
51:07par ce qu'est l'Algérie
51:07entièrement
51:08mais par le régime algérien
51:10c'en est une autre
51:10et qui devrait un peu plus
51:11nous préoccuper
51:12c'est possible
51:13que cette femme
51:15c'est possible
51:15et ça n'est pas certain
51:16donc gardons prudence
51:19devant ces accusations
51:20il y aura un procès en France
51:21et Kamel Daoud d'ailleurs
51:22a dit je ne prends pas au sérieux
51:23le procès algérien
51:23qui vise à me détruire
51:25mais je serais ravie
51:26de m'exprimer dans un procès
51:27en France
51:28avec des droits de la défense
51:30respectés
51:30mais beaucoup de nos
51:31confrères français
51:33ont saisi la balle au vol
51:34pour s'acharner
51:34à leur tour
51:35contre Kamel Daoud
51:36comme ils l'ont fait
51:37et comme ils le font
51:38depuis quelques jours
51:38contre Boilem Sansal
51:40et on comprend en filigrane
51:41de tous ces articles
51:42franchement
51:42pourquoi diable
51:43n'accepte-t-il pas
51:44le rôle de victime
51:45d'un Occident colonisateur
51:47sans autre forme
51:48d'interrogation
51:49et on comprend aussi
51:51qu'au fil des déclarations
51:53et de Boilem Sansal
51:54et de Kamel Daoud
51:54puisque les accusations
51:55sont à peu près les mêmes
51:56on finit par se demander
51:58si Alger n'aurait pas raison
51:58de les voir comme des traîtres
52:00au diable l'horreur
52:01de cette guerre civile
52:02pourquoi s'attarder
52:02sur la guerre civile
52:03quand on peut tout expliquer
52:04par la colonisation
52:05c'est vraiment
52:06le reproche finalement
52:08qui est fait
52:09c'est leur liberté
52:09qui dérange
52:10car ils ne s'en servent pas
52:11pour accabler la France
52:13et ils s'en servent
52:13en l'occurrence
52:14pour poser des questions
52:15sur le régime algérien
52:16parce que cette jeune femme
52:17donc Saada Arban
52:19dont on ignore
52:20évidemment les motivations profondes
52:22elle est rescapée
52:23d'un massacre
52:23perpétré
52:24pendant la décennie noire
52:25preuve qu'il y a des choses
52:26à dire sur la décennie noire
52:27au passage
52:28mais il y a aussi
52:29son avocate
52:30et l'avocate de cette jeune femme
52:31qui est une proche
52:32du régime algérien
52:33de notoriété publique
52:34expliquait au micro
52:36d'une radio nationale algérienne
52:37quand Kamel Daoud
52:38avait obtenu le concours
52:40que non seulement
52:41Emmanuel Macron
52:41avait commandé
52:44le roman de Kamel Daoud
52:45c'est Emmanuel Macron
52:46qui l'avait commandé
52:47à Gallimard
52:47très directement
52:49et Emmanuel Macron
52:50lui-même
52:50avait ensuite fait pression
52:51sur le jury du Goncourt
52:52je cite
52:53dans le but de nuire
52:54à l'Algérie
52:55alors je ne sais pas
52:55comment ça se passe
52:55l'édition en Algérie
52:57mais a priori
52:58Emmanuel Macron
52:59a assez peu commandé
53:00ce livre à Gallimard
53:01et fait pression
53:02sur le jury du Goncourt
53:03ça nous fait tous sourire
53:04évidemment
53:05mais comment faire semblant
53:06de ne pas voir
53:07que cette jeune femme
53:08ait au minimum
53:09quelles que soient
53:09ses intentions à elle
53:10et quel que soit
53:11son rapport
53:11à l'exposition
53:13potentielle de son histoire
53:14elle est au minimum
53:16instrumentalisée
53:16contre la France
53:17en passant par Kamel Daoud
53:19qui précisons le quand même
53:20lui affirme
53:21s'être appuyé
53:21sur sa propre expérience
53:23de journaliste
53:24pendant la décennie noire
53:25pour écrire ce livre
53:26et reste que
53:29si on s'attarde
53:30sur cette condamnation
53:30il en reste une autre
53:31celle qui vient d'arriver
53:32qui elle n'a rien à voir
53:33avec cette jeune femme
53:34ni avec son histoire
53:35ni avec l'éventuel vol
53:36de son histoire
53:37qui est invisibilisée
53:38par la prochaine
53:39quitte de la liberté
53:41de l'auteur
53:41de s'attarder
53:42sur une période
53:42historique en Algérie
53:44mais que reproche-t-on
53:45à Kamel Daoud
53:46au-delà de cette procédure
53:48précise dans laquelle
53:49il aura peut-être
53:50à s'expliquer
53:50en France
53:51parce qu'il est incroyable
53:52c'est qu'à l'époque
53:54où son livre sort
53:56le Goncourt est attribué
53:58et immédiatement
53:59il y a cette plainte
54:00qui arrive
54:00et alors elle est
54:03abondamment relayée
54:04en France
54:04et on ne parle plus
54:05à ce moment-là
54:06de Kamel Daoud
54:07et de son ouvrage
54:07que par le biais
54:08de la voix
54:08de cette jeune femme
54:09ou de son avocate
54:10sans savoir exactement
54:12quelle est l'évité exacte
54:13de cette jeune femme
54:14dans cette procédure
54:16et il n'y a aucune nuance
54:18ni interrogation
54:19non pas encore une fois
54:20sur le tréfonds
54:20de l'âme
54:21de cette jeune femme
54:21que j'ignore absolument
54:22mais simplement
54:23sur le risque
54:24d'instrumentalisation
54:25qui existe
54:26sans aucune mise
54:27en perspective
54:28non plus
54:29et là encore une fois
54:30Kamel Daoud
54:30résume quand même
54:31assez bien les choses
54:32il faut réaliser
54:32que ceux qui ont tué
54:33en Algérie
54:34vivent librement
54:35c'est la fameuse amnistie
54:36des personnes inculpées
54:37pendant la décennie noire
54:38tiennent des commerces
54:39bénéficient des pensions d'état
54:40quand ceux qui écrivent des livres
54:42sont pourchassés
54:42ou emprisonnés
54:43ça mérite quand même
54:44d'être rappelé
54:45comme contexte algérien
54:47en dépit encore une fois
54:48de l'histoire
54:48de cette jeune femme
54:49mais certains médias
54:50en France
54:51se sont largement affranchis
54:52de l'histoire
54:53de cette jeune femme
54:54en prenant prétexte
54:55pour attaquer
54:55Kamel Daoud
54:56alors on voit dans
54:57Le Monde
54:57un sociologue
54:58qui explique doctement
54:59que ces deux écrivains
55:00qui met Boilem Sansal
55:01dans le même sac
55:02sont promus
55:03de manière stratégique
55:04pour mener
55:04les guerres culturelles
55:05à la française
55:06et c'est quoi
55:07les guerres culturelles
55:08à la française
55:08ça m'a intéressée
55:09comme expression
55:11et bien c'est
55:12accepter uniquement
55:13les écrivains
55:14qui je cite
55:14réhabilitent
55:15le colonialisme français
55:17fermer le banc
55:17c'est le fameux
55:19c'est la guerre culturelle
55:20à la française
55:21et personne pour préciser
55:22que ça n'est pas
55:23ce que font ces auteurs
55:24en l'occurrence
55:24ils se contentent
55:25de remettre
55:26la colonisation française
55:27à sa place
55:27et qu'ils précisent
55:29que un
55:29il y a eu la décennie noire
55:30pour ce qui est
55:31de Kamel Daoud
55:32et deux
55:32le régime algérien
55:33aujourd'hui
55:34a lui aussi
55:34une part de responsabilité
55:35dans la situation algérienne
55:36aujourd'hui en France
55:37des décennies
55:38après la décolonisation
55:40et que dire
55:41toujours la même question
55:42de cette fameuse décennie noire
55:43a-t-on le droit
55:43d'en parler ?
55:44Et bien rien
55:45et ailleurs
55:46alors là c'était dans Libé
55:47on a pointé
55:47je cite
55:48sa proximité idéologique
55:50avec le bloc réactionnaire
55:51et ses chroniques
55:52au thème
55:53je cite
55:53récurrent de la droite dure
55:55voire de l'extrême droite
55:56la boucle est bouclée
55:57évidemment
55:57et Daoud
55:59encore une fois
55:59a résumé lui-même
56:00la situation
56:00si vous ne jouez pas
56:01les damnés de la terre
56:02alors c'est vous
56:03qui serez damné
56:05Merci Charlotte Danelas
56:07pour ce regard
56:08et Christophe Glees
56:09dans le même temps
56:10pensons-y
56:10qui est en prison
56:11bien sûr
56:13exactement
56:13hashtag face à l'info
56:15qui voyez-vous
56:16comme président de la République
56:18à l'heure qu'il est certain
56:19pense à François Hollande
56:21est-ce qu'il reviendra
56:21président
56:22en 2027
56:23Mathieu Bocoté
56:24la question peut faire sourire
56:25certain
56:26pourtant elle reste
56:27ouvertement
56:28abordée
56:28dans les rédactions
56:29plusieurs annoncent
56:31même sa victoire
56:32sans aller jusque là
56:34doit-on prendre au sérieux
56:35sa candidature ?
56:36Assurément
56:37et pour une série de raisons
56:38premier élément
56:39la présidentielle
56:40pour l'instant
56:41n'est pas jouée déjà
56:42rappelez-vous
56:43tous ceux
56:43qui étaient assurés
56:44de devenir président
56:45et qu'ils ne sont pas
56:45devenus
56:46Raymond Barr
56:47Edouard Balladur
56:48Alain Juppé
56:48donc la promesse
56:50de l'élection
56:51à un an de la présidentielle
56:52est quelquefois
56:53mauvais sort
56:54jeté sur le candidat
56:55premier élément
56:56deuxième élément
56:57le commentariat
56:58a le pouvoir
56:59de crédibiliser
57:00une candidature
57:01le commentariat
57:02ne peut pas décider
57:03qui sera élu
57:04mais il a la possibilité
57:05dans son récit
57:06de dire
57:06celui-là
57:07c'est un candidat
57:09crédible
57:10et de tisser
57:11un récit
57:11qui nous y pousse
57:12sur le mode
57:12du désir
57:14troisième élément
57:15le commentariat
57:16aime François Hollande
57:18objectivement
57:18il est intelligent
57:19c'est vrai
57:19il est drôle
57:20il a le privilège
57:21de l'expérience
57:22dans un monde
57:22marqué par l'extrême
57:23jeunesse des candidats
57:24et il a aujourd'hui
57:25le privilège
57:26de la nostalgie
57:26c'est-à-dire
57:27qu'il a la chance
57:28d'être le passé
57:29sous forme d'avenir
57:30il a été quelque chose
57:32on est venu à une époque
57:33où on a la nostalgie
57:34de François Hollande
57:35mais c'est comme ça
57:35il faut le noter
57:36donc il y a chez lui
57:38le privilège de la nostalgie
57:40dans l'époque
57:40le privilège
57:41de l'expérience
57:42et quatrième élément
57:43quatrième élément
57:45tout le monde aime
57:46en politique
57:46le récit du retour
57:47vous savez celui
57:48qui a tout eu
57:48qui a tout perdu
57:50qui a traversé
57:51le désert
57:51et qui revient
57:52ça c'est un récit
57:53donc la presse
57:54s'enthousiasme
57:55à l'idée
57:55de nous raconter
57:57cela
57:57par ailleurs
57:58il occupe un espace
57:59politique
58:00qui existe
58:01c'est celui
58:01de la gauche
58:02non mélenchoniste
58:03et si on se retrouve
58:04en 2027
58:05avec cette idée
58:05qu'il ne faut pas
58:07avoir mélenchon
58:08au deuxième tour
58:08il ne faut pas ailleurs
58:09que la gauche y soit
58:10il ne faut pas se contenter
58:12de combattre Bardella
58:13avec le
58:14nous ne sommes pas Bardella
58:15et c'est suffisant
58:16il faut avoir un projet
58:17de gauche
58:17comme ils disent
58:17de transformation sociale
58:19et bien François Hollande
58:20occupe cet espace
58:21et on peut ajouter
58:23à cela
58:24ah ben d'accord
58:24on verra
58:25en parlant de retour
58:26oui on parlera de retour
58:27mais ensuite je dirai
58:28pourquoi j'y crois pas
58:30ensuite l'idée
58:31pour François Hollande
58:31c'est donc de mettre
58:32en scène ce récit
58:33tout simplement
58:34donc le PS
58:35est en train de changer
58:36soit dit en passant
58:36la gauche non-mélenchoniste
58:37cherche un candidat
58:38si dans les sondages
58:39il fait plus de 10%
58:40et bien je pense
58:41qu'il se mettra à y croire
58:42on verra début 2027
58:43et on apprend à l'instant
58:45qu'Emmanuel Macron
58:46assure qu'il ne fera plus
58:47de politique
58:47après avoir quitté l'Elysée
58:48mais nous sommes en droit
58:50de ne pas le croire
58:51non pas parce qu'il ment
58:52mais parce qu'on sait
58:53que son désir changera
58:54voilà on l'apprend à l'instant
58:55qu'Emmanuel Macron
58:56annonce voilà
58:57depuis à Chypre
58:58qu'il ne fera plus
58:59de politique
59:00il n'en a pas fait avant
59:01qu'est-ce qui vous a fait réagir
59:02Charles Hollande
59:03et il n'en fera pas après
59:04c'est très absurde
59:04comme déclaration
59:05maintenant
59:05pourquoi vous dites ça ?
59:07je ne sais pas
59:09bon
59:09suivez Pascal Proleur
59:10des Pro2
59:11il en parlera
59:12certainement
59:13merci à tous
59:13excellente fin de soirée
59:15restez sur CNews
59:16CNews
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