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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo
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00:00:00Bonsoir, il est bien 19h, vous êtes sur CNews, face à l'info, ah, c'est pas la bonne personne ici.
00:00:07Elle arrive, elle est là en coulisses dans un instant, mais tout de suite donc, les infos avec Mickaël Dorian.
00:00:14Bonsoir Marc, bonsoir à tous.
00:00:16Sébastien Lecornu passe à deux nouvelles motions de censure ce soir.
00:00:19L'une déposée par la gauche hors PS, l'autre par le RN,
00:00:22en réaction à la décision du Premier ministre d'utiliser une nouvelle fois le 49.3.
00:00:26Un nouveau passage en force pour faire adopter la partie dépense, ainsi que l'ensemble du budget de l'État pour 2026.
00:00:32Les votes sont prévus d'une minute à l'autre, mais ont peu de chances de réunir le nombre de voix suffisant pour renverser le gouvernement.
00:00:38La Bretagne est toujours en vigilance orange pour cru.
00:00:41Le nouvel épisode pluvieux de ce mardi a fait repartir la hausse.
00:00:44Les niveaux des cours d'eau bretons depuis ce matin et des risques de débordement sont à prévoir.
00:00:48Attention, risque d'avalanche aussi dans les Alpes, les Hautes-Alpes, les Alpes de Haute-Provence et les Alpes-Maritimes sont concernées.
00:00:54Et puis des chiffres bien en dessous de ceux annoncés par le régime des MOLA.
00:00:59Selon une ONG de défense des droits humains, plus de 6 000 personnes sont mortes lors des manifestations ayant secoué l'Iran au début du mois.
00:01:06L'organisation précise qu'elle enquête toujours sur 17 000 autres décès potentiels.
00:01:10Par ailleurs, plus de 40 000 personnes ont été arrêtées, certaines directement dans des hôpitaux où elles étaient soignées pour des blessures.
00:01:17Si mon cher Mickaël Dorian, j'ai un peu mal au ventre, je suis arrivé en rampant, je vous dis tout, mais je suis là un peu essoufflé, tout ce qu'on veut, mais je suis là.
00:01:27Merci mon cher Mickaël.
00:01:29C'est parti pour le sommaire ce soir.
00:01:31Éric Ciotti et l'invité de Face à l'Info, le président de l'UDR, votent pour la motion de censure du gouvernement ce soir.
00:01:39Il nous dira pourquoi.
00:01:40Éric Ciotti qui a provoqué la colère du Premier ministre Sébastien Lecornu, vous le verrez dans cette émission.
00:01:46Une colère déplacée, nous en parlerons.
00:01:48Nous aborderons également avec lui les titres de séjour à un niveau record, crime d'une violence extrême à Nice,
00:01:55OQTF non exécuté, silence de l'exécutif et fracture politique à droite comme au sommet de l'État.
00:02:01Face au drame, les condamnations se succèdent, mais les réponses tardent.
00:02:05La France est-elle encore gouvernée ou simplement commentée ?
00:02:09Éric Ciotti est l'invité de Face à l'Info ce soir.
00:02:13Le gouvernement veut interdire les réseaux sociaux au moins de 15 ans.
00:02:18Une priorité affichée par Emmanuel Macron, votée à l'Assemblée nationale au nom de la protection des mineurs.
00:02:25Mais derrière cette mesure consensuelle, certains voient l'installation d'un contrôle d'âge généralisé,
00:02:32d'une identité numérique obligatoire et d'une surveillance étendue pilotée par l'ARCOM.
00:02:38Et si la protection des enfants n'était que le cheval de Troie d'un contrôle social accru qui ne dit pas son nom ?
00:02:46L'édito de Mathieu Boccoté.
00:02:49Le Front républicain est de retour.
00:02:52Après l'avoir juré, enterré, le Parti socialiste rouvre la porte à des alliances avec la France insoumise.
00:03:01Oui, la France insoumise au municipal au nom du barrage contre le Rassemblement national.
00:03:07Une stratégie assumée par Olivier Faure et désormais soutenue jusqu'au sein même du gouvernement.
00:03:13Mais à force de refaire le même barrage, ne risque-t-on pas de provoquer de nouvelles vagues ?
00:03:20L'analyse de Gabriel Cluzel.
00:03:22Nouveau record migratoire en France en 2025.
00:03:25Plus de 384 000 premiers titres de séjour ont été délivrés à des ressortissants hors de l'Union européenne.
00:03:34En tête, les Marocains, Algériens, Tunisiens suivis des Afghans.
00:03:39Un chiffre historique, rarement débattu politiquement, qui interroge à la fois la capacité d'accueil, l'intégration et le consentement démocratique.
00:03:50Jusqu'où une société peut-elle changer sans jamais poser la question à ses citoyens ?
00:03:56Le regard de Marc Menon.
00:03:58Hier soir, à l'ouverture du procès en appel de l'assassinat de Samuel Paty, des propos d'un avocat de la défense ont provoqué un choc.
00:04:06Retournant l'accusation contre la victime, il évoque une prétendue discrimination, une stratégie déjà rejetée par les faits, en première instance notamment, mais relancée à l'audience.
00:04:18Jusqu'où un avocat peut-il aller pour défendre ses clients sans reprendre les mots qui ont mené au crime ?
00:04:25On aura aussi la réponse de Michael Paty, sa sœur, qui s'exprimait dans Marianne ce soir, le décryptage de Charlotte Dornelas.
00:04:32Et puis aujourd'hui, journée internationale de commémoration de la Shoah.
00:04:35Et oui, personne n'en parle.
00:04:36Une question dérangeante se pose.
00:04:38Ce souvenir structure-t-il encore nos contre-consciences collectives ?
00:04:42Instrumentalisées politiquement, concurrencées par d'autres mémoires, parfois retournées contre les juifs eux-mêmes, la mémoire de la Shoah semble fragilisée, voire banalisée.
00:04:55Que reste-t-il d'un interdit moral quand son sang se dissout dans les usages politiques du présent ?
00:05:02L'édito de Mathieu Bocody.
00:05:03Une heure avec nous, ce que taire, pour tout se dire.
00:05:07Et c'est parti !
00:05:08Ils chantent à vous !
00:05:08Ils chantent à vous !
00:05:09Oh là là, rien ne va plus.
00:05:21Alors attendez, oh là là, voilà.
00:05:23On est en direct, ça arrive en direct, on peut avoir mal au ventre, on est malade, on a un rhume, on a tout ce qu'il faut, mais on est là !
00:05:29Merci !
00:05:30On réussit !
00:05:32J'essaie d'être en forme, parce qu'Éric Ciotti va arriver tout à l'heure, et je crois qu'il a beaucoup de choses à nous dire ce soir.
00:05:37Il a été bien chahuté à l'Assemblée nationale, on en parle dans un instant.
00:05:41Ça va sinon ?
00:05:42Oui.
00:05:42Il n'y a que moi qui suis un petit peu fatiguée, mais vous avez la patate.
00:05:45Non, c'est la pleine santé, oui.
00:05:47La pleine santé.
00:05:49Alors, on aura dans un instant, Charlotte, dans votre chronique, la réaction de Mickaël Paty, parce qu'elle vient de réagir à la Dicaneuse Exprime Code en Marianne,
00:05:56à propos de ces propos chocs de l'avocat au procès en appel des assassins de Samuel Paty.
00:06:03L'interdiction des réseaux sociaux au mois de 15 ans est donc au programme.
00:06:09Emmanuel Macron en a fait une priorité.
00:06:12Vous avez vu, vous votez rapidement.
00:06:14Le projet de loi a donc été voté en première vecture à l'Assemblée nationale hier.
00:06:18Pourtant, des voix se lèvent et nous mettent en garde contre ce qu'elle considère être une fausse bonne idée.
00:06:25Pourquoi ?
00:06:26Mathieu Bocoté.
00:06:27Alors, point de départ, reconnaissons un fait.
00:06:30Les réseaux sociaux qui se sont imposés dans nos vies depuis une vingtaine d'années et plus encore depuis une dizaine d'années
00:06:36ont un effet catastrophique sur bien les aspects de nos sociétés et pour la jeunesse en particulier.
00:06:42Je dis en particulier, mais pas exclusivement.
00:06:44Parce que, par exemple, quand on se désole de l'effet destructeur sur la capacité de concentration,
00:06:50sur la capacité d'attention des réseaux sociaux sur les plus jeunes,
00:06:53ne sous-estimons pas le fait que ça frappe aussi les adultes qui sont eux aussi frappés de crétinisme numérique avec cela.
00:07:02Donc, point de départ, les réseaux sociaux ont véritablement déstructuré l'imaginaire, la conscience du commun des mortels,
00:07:09mais surtout de la jeune génération qui est élevée avec les réseaux sociaux,
00:07:13qui n'aura jamais eu d'autre contact avec le monde qu'autrement que par l'écran.
00:07:18Donc, ça, reconnaissons que c'est un problème.
00:07:19Élargissons aussi en reconnaissant que l'intelligence artificielle est en train de remplacer l'intelligence humaine.
00:07:26Et de ce point de vue, puisque je fais le lien entre les deux,
00:07:28on assiste de plus en plus dans nos milieux, soit dit en passant, dans les milieux intellectuels journalistiques,
00:07:33de nombre de personnes qui délèguent la tâche élémentaire de rédaction et de réflexion à l'intelligence artificielle.
00:07:39Je suis sidéré.
00:07:40Donc, reconnaissons qu'il y a là un immense problème.
00:07:42Le problème du problème, disons-le ainsi, c'est qu'il y a une instrumentalisation manifeste du pouvoir
00:07:49qui s'empare de la question de la santé des mineurs, la santé mentale des mineurs,
00:07:53une question de santé publique, nous dit-on, pour plus largement imposer une obsession
00:07:59qui se laissait deviner depuis un temps, l'obsession du contrôle numérique de la population.
00:08:04Ce contrôle, se laisse deviner dans la question des médias sociaux, dans la volonté de les contrôler,
00:08:09dans quelques déclarations récentes, je me permets d'en exhumer deux et de mentionner un événement.
00:08:15Donc, Mme Laura Miller, dis-je, qui est à l'origine du projet de loi,
00:08:21elle nous dit, parlant des réseaux sociaux,
00:08:22Ils avaient promis de relier, d'informer.
00:08:26Ils ont fragmenté, saturé.
00:08:30Traduisons, ils ont fragmenté le consensus du pouvoir.
00:08:33Les réseaux sociaux ne font pas ce qu'on leur dit de faire.
00:08:36Dès lors, il faut les mater.
00:08:38Rappelons-nous Mme Chapaz, qui était ministre en janvier 2025
00:08:41et qui nous avait dit que les plateformes devaient apprendre à chasser les fausses opinions
00:08:45avant de se corriger pour nous dire qu'elle n'avait pas vraiment voulu dire cela.
00:08:49Je continue de croire qu'elle avait été sincère à la première déclaration.
00:08:53Il fallait chasser les fausses opinions.
00:08:56Plus largement, présidentielle 2027.
00:08:59Ils sont de plus en plus nombreux, chez les macronistes,
00:09:02à nous expliquer que si le camp national l'emporte,
00:09:06quelle que soit son incarnation à ce moment-là,
00:09:07ce sera à cause d'une manipulation sur les réseaux sociaux
00:09:10portée soit par la Russie, soit maintenant par l'Amérique trumpiste.
00:09:15Donc, dans les faits, on nous explique que les réseaux sociaux
00:09:17sont un véritable danger démocratique.
00:09:19Donc, on passe, en fait, du danger démocratique à la question des mineurs.
00:09:23Parce que qui va vouloir s'opposer à l'idée qu'il faut protéger les mineurs?
00:09:26Tout le monde est d'accord.
00:09:27On est tous d'accord.
00:09:28Puis, vous avez l'air d'un crétin complotiste, apparemment,
00:09:31si vous ne croyez pas qu'on doit protéger les mineurs.
00:09:33Mais il se peut, quelquefois, qu'on doit aller au-delà du mot complotiste
00:09:35pour comprendre ce qui se joue.
00:09:38Dans les circonstances, selon téléquestion,
00:09:39c'est la création d'une identité numérique pour tous.
00:09:43Parce que c'est dit à répétition.
00:09:46Pour être capable de s'assurer que ce soit seulement les 15 ans et moins
00:09:48qui soient véritablement contrôlés dans leur rapport aux réseaux sociaux,
00:09:52tout le monde, vous, moi, Marc, son grand-père,
00:09:55nous allons tous devoir publiquement marquer notre identité.
00:09:59Donc, si on veut...
00:10:00Parce que pour être capable de contrôler l'identité des 15 ans et moins,
00:10:03tout le monde doit y aller de son identité numérique.
00:10:06Donc, je cite la formule « souviens » utilisée.
00:10:09Il va falloir vérifier l'âge de 100 % des utilisateurs français
00:10:13pour permettre de distinguer ceux qui ont 15 ans et ceux qui ne l'ont pas.
00:10:17Incroyable.
00:10:17Comprenons bien ce que ça veut dire.
00:10:19Ça veut dire que le pouvoir, avec cette loi, si elle va jusqu'au bout,
00:10:22se donne le droit d'exercer une forme de traçage.
00:10:25Je reviendrai sur ce mot.
00:10:26De contrôle numérique, de passe numérique.
00:10:29Il y a eu le passe sanitaire, il y a maintenant le passe numérique
00:10:31pour s'assurer d'une traçabilité intégrale des gens
00:10:34pour voir ceux qui respectent les codes d'entrée sur les réseaux et les autres.
00:10:38Donc, vous serez tous scannés.
00:10:40Soyez-en conscients.
00:10:41Vous utilisez Twitter, où on dit X maintenant, Facebook, TikTok, les autres.
00:10:46Vous serez tous scannés.
00:10:48Donc, officiellement, c'est pour surveiller les mineurs,
00:10:50pour s'assurer qu'ils ne soient pas mis en danger par les réseaux sociaux,
00:10:53ce qui est un vrai problème.
00:10:54C'est un vrai, vrai problème.
00:10:55Mais à partir de ça, on décide d'imposer à tous un contrôle numérique
00:10:59et on nous demande de faire confiance au pouvoir
00:11:01en nous disant que jamais il n'en abusera.
00:11:04Et à travers cela, petit détail, on laisse de côté
00:11:06ces acteurs qui, normalement, devraient être responsables devant cela,
00:11:09les parents.
00:11:10Les parents ne comptent pas.
00:11:11Les parents qui devraient être les premiers responsables
00:11:13du bon usage des écrans par leurs enfants,
00:11:16ils sont laissés de côté parce qu'ils sont mis en tutelle
00:11:19par un État qui se veut lui-même parent.
00:11:22Où sont les parents?
00:11:23Vous semblez dire, Mathieu Bocoté, que le pouvoir instrumentalise
00:11:26tout pour justifier son emprise
00:11:29croissante sur la société.
00:11:31Est-ce que ça, je ne sais pas,
00:11:32ce n'est pas un petit peu complotiste?
00:11:33Vous avez raison de me relancer avec cette formule
00:11:35parce que je l'ai beaucoup entendu aujourd'hui.
00:11:37Je l'ai beaucoup entendu.
00:11:39La réponse, c'est non.
00:11:40C'est-à-dire que j'entends que les macronistes
00:11:42et l'ERN, globalement, sont favorables à ce projet,
00:11:47mais il arrive que deux camps opposés
00:11:49participent à la même erreur pour des raisons différentes.
00:11:52D'un côté, les macronistes, par cette volonté explicite
00:11:56de contrôler les réseaux pour reprendre en main
00:11:59le débat démocratique, parce qu'ils sont persuadés
00:12:02que s'ils ont perdu, les macronistes au sens large,
00:12:04dans l'extrême-centre, partout en Occident,
00:12:06et persuadés que s'il est contesté aujourd'hui,
00:12:08c'est parce qu'il a perdu le contrôle du récit médiatique.
00:12:12Et de l'autre côté, on a une droite nationale
00:12:14qui est trop heureuse de participer en ce moment au consensus
00:12:18et qui est tellement heureuse d'être du bon côté
00:12:21de la respectabilité qu'elle se rallie à cela.
00:12:24Je note, encore plus loin, que les opposants,
00:12:27on les trouve souvent chez LFI et chez les Verts.
00:12:29Alors on dira, est-ce qu'on peut être d'accord avec LFI ?
00:12:31Ben oui, si LFI ne se trompe pas, il faut dire que LFI ne se trompe pas.
00:12:33Avec LFI le faire ce soir.
00:12:35Ben sur ce coup-là, oui.
00:12:35Et je note chez eux, parce qu'il y a une forme de culture libertaire
00:12:39qui n'est pas mauvaise dans les circonstances libertaires,
00:12:42dans le bon sens du terme.
00:12:43Donc cette méfiance envers le pouvoir de l'État,
00:12:45ce qui les amène aussi à se méfier de la vidéosurveillance,
00:12:47à se méfier de la reconnaissance faciale.
00:12:49Et tous ceux qui ne se méfient pas de cela
00:12:51devraient apprendre à le faire.
00:12:53Donc j'ai parlé d'une forme de permis numérique.
00:12:55Pourquoi ?
00:12:56Parce que ce qui va se mettre en place ici,
00:12:57c'est une infrastructure de surveillance généralisée.
00:12:59pour être capable d'assurer la traçabilité intégrale de la population.
00:13:05Donc pour qu'on soit capable de la suivre,
00:13:06que personne ne puisse se cacher derrière l'anonymat.
00:13:10L'anonymat, on peut penser que c'est mal,
00:13:12mais c'est aussi quelquefois dans une société
00:13:13où le prix à payer pour dire une opinion interdite moralement
00:13:16est très élevé.
00:13:18L'anonymat, quelquefois, c'est le dernier refuge
00:13:19de la liberté d'expression.
00:13:20On a vu à plusieurs reprises dans l'actualité
00:13:22que c'est grâce à des comptes anonymes
00:13:24qu'on a pu avoir des informations très importantes.
00:13:26Et vous avez raison de le rappeler.
00:13:28Vous avez raison de le rappeler.
00:13:29Et je dirais, quant à moi, de la transparence.
00:13:31On nous casse les oreilles avec la question de la transparence.
00:13:35J'y vois, quant à moi, une obsession de voyeur
00:13:37et une obsession de flic.
00:13:39C'est-à-dire cette idée qu'on doit pouvoir tout voir
00:13:41en toutes circonstances.
00:13:42C'est le panopticon dont on parle quelquefois.
00:13:45Parce qu'avec ce système à terme, soyons sérieux.
00:13:47Là, pour l'instant, on nous dit, c'est pour les mineurs.
00:13:48C'est pour les mineurs. Il faut protéger les mineurs.
00:13:50Dans les faits, chaque like pourrait être retracé.
00:13:52Chaque commentaire pourrait être retracé.
00:13:54Et quand on voit ce qui se passe en ce moment au Royaume-Uni,
00:13:57quand on voit ce qui se passe au Royaume-Uni,
00:13:58dites-vous, avez-vous vraiment l'intention, le désir
00:14:01de donner au pouvoir la capacité
00:14:03de tout retracer en toutes circonstances ?
00:14:06Et soit dit en passant, puisqu'il va falloir
00:14:07donner nos données pour être capable
00:14:09d'une forme de permis numérique,
00:14:11je fais la prédiction suivante.
00:14:13Optimiste que dans les six mois qui vont suivre,
00:14:15optimiste parce que pessimiste, je dirais, dans deux mois,
00:14:18ces données seront hackées
00:14:19d'une manière ou de l'autre.
00:14:20Les pirates informatiques seront capables de s'en emparer.
00:14:22Donc l'État va récolter directement ou indirectement
00:14:25l'ensemble de nos données numériques
00:14:26et quelqu'un pourra s'en emparer.
00:14:28Et je vous le disais, on instrumentalise.
00:14:30On parlait de l'enfance,
00:14:31protéger l'enfance et les réseaux sociaux.
00:14:33On voulait aussi, au nom de la lutte contre le terrorisme
00:14:35et le narcotrafic, scanner l'ensemble de nos conversations.
00:14:38C'était l'Union européenne avec Chat Control.
00:14:40Vous avez une conversation WhatsApp avec quelqu'un.
00:14:41L'État devrait être capable de regarder ce que vous dites
00:14:44à tout hasard.
00:14:45Que pourriez-vous dire ?
00:14:46Et de la même manière, quand l'État veut s'emparer,
00:14:48veut vérifier ce que vous dites chez vous, dans votre maison,
00:14:50au nom du contrôle des discours haineux,
00:14:52mais encore une fois, au nom des plus nobles intentions,
00:14:55on veut abolir votre vie privée.
00:14:57Je me permets une question peut-être un peu philosophique
00:15:00pour terminer avec vous, Mathieu Bocoté.
00:15:01Vous parlez toujours du pouvoir d'une inquiétante manière.
00:15:05Pourquoi le pouvoir vous inquiète-t-il autant ?
00:15:07Vous changez de tonalité à chaque fois qu'on aborde ces sujets.
00:15:10Ah oui ? Non, parce que moi, je ne suis pas de ceux
00:15:12qui ont une forme de confiance immodérée dans le pouvoir
00:15:14parce qu'ils se nomment démocratiques ou républicains.
00:15:17Il peut dire démocratique, républicain, licorne, gâteau au chocolat.
00:15:21Je m'en fiche.
00:15:23Le fait est que le pouvoir, par définition, aime abuser de ses prérogatives.
00:15:28Bertrand Juvenel a écrit un livre magnifique là-dessus du pouvoir.
00:15:30Relisons-le aujourd'hui.
00:15:31C'est un livre qui a 60 ans, mais qui est fondamental.
00:15:35Toute société génère du pouvoir, par définition.
00:15:37Vous avez une société, elle génère des organes de pouvoir.
00:15:40Le problème, c'est que ces organes de pouvoir ont une forme de tentation naturelle
00:15:43à vouloir tout réguler.
00:15:45Dans les sociétés traditionnelles, il y avait les contre-pouvoirs.
00:15:47La famille, la société traditionnelle, l'Église.
00:15:50Donc, le pouvoir tombait sur les obstacles.
00:15:53Aujourd'hui, quand tout ça s'est effondré,
00:15:54le pouvoir veut tout modeler.
00:15:56Vos goûts, vos préférences, vos désirs, vos préférences esthétiques,
00:15:59vos pensées, vos arrières-pensées.
00:16:01Et devant tout cela, j'ajoute un élément,
00:16:03le pouvoir, par définition, veut s'étendre à la manière d'une entité inquiétante.
00:16:06Et ensuite, ceux qui ont le pouvoir ne veulent jamais l'abandonner.
00:16:10Ça, c'est une certitude que j'ai.
00:16:11Et pour cela, lorsqu'ils voient les masses numériques aujourd'hui
00:16:14se lever dans leur esprit,
00:16:16ils se donnent le droit de les mater,
00:16:18ils se donnent les droits de les fliquer,
00:16:20ils se donnent les droits de les encadrer juridiquement et numériquement.
00:16:22Et de ce point de vue, ils rêvent aujourd'hui d'encadrer les réseaux,
00:16:25ce qui est une manière indirecte de les fermer.
00:16:27Je confesse ici une très grande inquiétude.
00:16:30Une très grande inquiétude de Mathieu Bocoté,
00:16:32de non plus que les deux QTF, on ne sait pas les exécuter.
00:16:35Il faut savoir, il faut avoir ses priorités.
00:16:37Il y a des priorités, on a vu la priorité.
00:16:39On marque une pause, on revient.
00:16:40On parlera du nombre record d'immigrés en France.
00:16:45On parlera de ce front républicain qui était cassé apparemment
00:16:49et qui ne se reconstitue ni vu ni connu.
00:16:52Mais nous, on l'a vu.
00:16:53On marque une pause, on revient.
00:16:54Dans un instant, nous allons recevoir Éric Ciotti,
00:16:59président de l'UDR, candidat à la ville de Nice
00:17:01et qui a été un peu chahuté à l'Assemblée nationale tout à l'heure
00:17:04avec Sébastien Lecornu.
00:17:06Petite passe d'armes, on en parle dans un instant.
00:17:08Dès qu'il arrive, on parlera de toute l'actualité à Nice aussi
00:17:12avec cette non-ingénieur qui a été violée,
00:17:14cette femme qui a été abattue devant son bébé à Nice.
00:17:16On parlera de tout ça avec lui dans un instant.
00:17:19D'abord, Gabriel Cluzel, ça y est, c'est reparti pour le front républicain.
00:17:22C'est incroyable.
00:17:23Là, pour les municipales, après avoir un promis juré,
00:17:26on ne l'y reprendrait plus.
00:17:28Le PS annonce, le PS lui-même annonce
00:17:30que des alliances avec LFI ne sont pas à exclure au municipal.
00:17:35Je répète, le PS annonce que des alliances avec LFI
00:17:41ne sont pas à exclure au municipal.
00:17:43On entend même cette petite musique au-delà même du PS,
00:17:46Gabriel Cluzel, jusque dans le gouvernement,
00:17:48par la voix d'un ministre.
00:17:50Est-ce que c'était prévisible ?
00:17:51Oui, alors déjà, on peut le dire, vous avez raison,
00:17:53le Front républicain, c'est le phénix.
00:17:55Il renaît de ses sortes, ses cendres.
00:17:57Il faut se rendre compte qu'actuellement, le Parti socialiste,
00:18:00contrairement à ce qu'on pourrait penser,
00:18:01se sent très très fort, comme son premier secrétaire, Olivier.
00:18:04Il y a d'abord l'ancien président François Hollande.
00:18:13Vous savez ce qu'il a dit ?
00:18:13Il a dit que son téléphone n'arrête pas de sonner.
00:18:17Excusez-moi, j'ai oublié de dire que la motion de censure de la gauche a été rejetée.
00:18:22C'est un peu une évidence.
00:18:23Mais bon, 267 voix, la majorité à 288, 289.
00:18:27La dernière fois, c'était 269 voix.
00:18:29Il y a deux députés de moins qui ont voté la motion de censure.
00:18:31Elle est rejetée.
00:18:32Je ferme la parenthèse.
00:18:33C'était prévu.
00:18:34Pardon.
00:18:35Voilà, alors donc je parlais de François Hollande,
00:18:38qui, paraît-il, vise 2027.
00:18:41Vous voyez, comme quoi tout est possible.
00:18:43Et puis, il y a eu une conférence de presse
00:18:46au cours de laquelle le PS a annoncé
00:18:49présenter 2000 têtes de liste au municipal.
00:18:52Alors, il faut préciser, c'est le premier ce qu'il précise,
00:18:55qu'il compte 1200 maires
00:18:57et elle est à la tête d'un quart des villes de plus de 20 000 habitants.
00:19:01Et avec 1,7% des voix au premier tour des présidentielles,
00:19:06c'est toujours comme Olivier, c'est très fort.
00:19:08Vous voyez, bon.
00:19:09Et d'ailleurs, avec ces 1,7% des voix,
00:19:13ils dirigent tout le pays.
00:19:15On le dit régulièrement, mais ce n'est pas inutile de le rappeler,
00:19:17Conseil constitutionnel, Cour des comptes, Arcom, etc.
00:19:21Ce sont eux aussi qui ont ficelé le budget,
00:19:24budget mal ficelé, ni fait ni à faire.
00:19:26Mais néanmoins, c'est quand même eux qui l'ont fait.
00:19:29Ils en ont été les artisans.
00:19:31Mais pour arriver à ce résultat prodigieusement antidémocratique,
00:19:35il faut créer un filet qui tient la France bien serré
00:19:39avec des mailles et donc des ficelles tressées.
00:19:42Et on voit revenir des très grosses ficelles,
00:19:44des vraiment grosses ficelles.
00:19:46Donc, par exemple, le Front républicain,
00:19:48il revient à chaque élection, comme les pâquerettes au printemps.
00:19:51Alors, pour le premier tour, on va peut-être expliquer,
00:19:53le PS se vante d'avoir conclu des accords,
00:19:55des alliances avec le PC et les écolos.
00:19:58Et pour le deuxième, il dit clairement, je cite,
00:20:01qu'il y aura des alliances avec LFI,
00:20:03peut-être dans certains endroits,
00:20:06surtout contre l'extrême droite.
00:20:08Donc, encore une fois,
00:20:09en cas de deuxième tour face à l'extrême droite,
00:20:12le PS, s'il n'est pas en position de gagner,
00:20:15prendra ses responsabilités.
00:20:16Vous voyez, voter LFI, pour eux,
00:20:17c'est prendre ses responsabilités
00:20:19et appellera à battre l'extrême droite.
00:20:23Alors, évidemment, c'est quand même un coup de tonnerre
00:20:25parce qu'on se souvient qu'au dernier congrès du PS,
00:20:29ça avait été l'objet d'un très gros combat.
00:20:32Le député Jérôme Gage avait dénoncé
00:20:34les propos insupportables de LFI à son endroit
00:20:37et traitant Jean-Luc Mélenchon, je cite,
00:20:39de salopards antisémites.
00:20:42Un prêté pour un rendu,
00:20:43puisqu'un an avant,
00:20:44Jean-Luc Mélenchon l'avait traité
00:20:45de lâche de cette variété humaine
00:20:48que l'on connaît tous, les délateurs.
00:20:51Jérôme Gage n'était pas seul,
00:20:52pourtant, il avait été ovationné
00:20:54lors de ce congrès, Gabriel.
00:20:55Oui, il avait été applaudi,
00:20:57il avait exhorté,
00:20:58alors la foule,
00:20:58ne vendons pas notre âme
00:21:00au nom des hués fanatiques,
00:21:02il n'est plus possible
00:21:03d'avoir le moindre point de contact
00:21:05à gauche avec ceux qui abîment la gauche.
00:21:08D'ailleurs, ce congrès avait vu s'opposer
00:21:10dans un combat visant à prendre la tête du PS,
00:21:14Nicolas Maillard-Rossignol et Olivier Faure.
00:21:17Alors, le premier avait perdu,
00:21:19une finée, d'un cheveu,
00:21:21mais il reprochait à Olivier Faure
00:21:22son flou sur une possibilité d'alliance
00:21:25avec LFI,
00:21:26et comme dirait l'autre,
00:21:27quand c'est flou,
00:21:28c'est qu'il y a un loup,
00:21:28c'est quelqu'un de chez eux,
00:21:29je crois qu'il avait dit d'ailleurs.
00:21:31Et de fait,
00:21:32Olivier Faure est plus qu'ambigu sur ce sujet.
00:21:35À Libération, après ce congrès,
00:21:36Olivier Faure avait dit,
00:21:37vous voyez, il avait quand même préparé le terrain,
00:21:39on n'avait pas voulu le voir,
00:21:40que LFI n'était pas le diable,
00:21:42déjà,
00:21:43et que, de toute façon,
00:21:45LFI refusait toute coalition.
00:21:47Alors, c'est quand même intéressant,
00:21:48parce qu'on avait l'impression
00:21:48qu'il le regrettait,
00:21:49toute coalition à l'échelon national,
00:21:51donc il n'y aurait pas d'accord national.
00:21:53Mais il dit,
00:21:54ne pas confondre les échéances
00:21:56à l'échelle d'une commune,
00:21:58un adjoint à l'urbanisme
00:21:59qui vient de LFI,
00:22:00et bien, où est le problème ?
00:22:01D'ailleurs, c'est déjà le cas.
00:22:02C'est ce que dit Olivier Faure.
00:22:03Et Jérôme Gage a beau jeu de lui répondre
00:22:05que cet élu votera, par exemple,
00:22:07au sénatorial.
00:22:08Et il avait rajouté,
00:22:09si le projet du PS,
00:22:11c'est d'être du LFI soft,
00:22:13ce n'est pas ma tasse de thé.
00:22:14Et quelques mois plus tôt,
00:22:16en février 2025,
00:22:17pardon,
00:22:17il faut quand même déballer les archives,
00:22:18pour savoir ce que chacun a dit,
00:22:20Jérôme Gage avait affirmé,
00:22:22il n'y aura plus jamais d'alliance
00:22:24entre le PS et LFI.
00:22:26Donc, vous voyez,
00:22:26il y a quand même des citations
00:22:27qui ont mal vieilli.
00:22:28Je suis allé vérifier aujourd'hui.
00:22:29Jérôme Gage est toujours
00:22:30dans le groupe socialiste
00:22:31et apparenté à l'Assemblée.
00:22:33Donc, il n'y aura plus d'alliance
00:22:35avec LFI, Fontaine,
00:22:36Je ne boirai plus de tonneau,
00:22:38sauf pour avaler un plat de lentilles.
00:22:41C'est incroyable de dire tout
00:22:42et son contraire.
00:22:43C'est incroyable.
00:22:44Alors, on sent que ce franc républicain
00:22:46est en train de se reformer
00:22:48tout doucement,
00:22:49au-delà même du PS.
00:22:52Oui, et c'est ça
00:22:53qui est encore plus intéressant, peut-être.
00:22:55Vous entendez la petite musique
00:22:56monter même au sein du gouvernement.
00:22:58Laurent Panifousse,
00:23:00ministre chargé des Relations
00:23:01avec le Parlement,
00:23:02qui est l'originaire du groupe Liot,
00:23:04trouve que, pour faire barrage au RN,
00:23:07le PS a raison d'envisager
00:23:10de s'allier avec LFI.
00:23:12Donc, embrassons-nous au Folleville,
00:23:14comme disait la biche,
00:23:15ou allons-nous coucher,
00:23:16tout va s'arranger.
00:23:17Ça, c'est Louis de Funès,
00:23:18je ne me souviens.
00:23:18Donc, on a descendu la vieille...
00:23:20Chacun son philosophe.
00:23:22Voilà, exactement.
00:23:24Donc, le PS s'est couché,
00:23:25je ne sais pas si tout va s'arranger.
00:23:26Donc, on a descendu
00:23:27la vieille grosse caisse du Grenier,
00:23:29la martingale d'hésistement mutuel
00:23:32et repartie pour un tour.
00:23:33C'est le retour de la patrouille
00:23:35des castors en folie
00:23:36qui vont reconstituer
00:23:38le barrage républicain.
00:23:39Mais parce qu'un membre du gouvernement,
00:23:40quand même, ce n'est pas rien.
00:23:41Il a été choisi par Sébastien Lecornu,
00:23:44il a été adoubé par Emmanuel Macron,
00:23:47il a été adopté par ses pères ministres,
00:23:49dont certains sont LR.
00:23:51Alors, jusqu'où va aller la contagion ?
00:23:54On se demande qui va vouloir rallier
00:23:57ce célèbre J-Foutou.
00:23:58C'est-à-dire, on écrase à la fourchette
00:24:00tous les restes politiques
00:24:01pour ne pas les jeter à la poubelle.
00:24:04Alors, que dit...
00:24:04Moi, je trouve que c'est intéressant
00:24:05de savoir quand même.
00:24:06Que dit Laurent Panifousse,
00:24:08ministre du gouvernement,
00:24:09je le répète,
00:24:10qu'il préfère LFI au RN
00:24:13et qu'il peut s'allier avec LFI
00:24:16pour contrer le RN ?
00:24:17Donc, il peut s'allier avec un parti,
00:24:19je le dis avec un parti,
00:24:20parce que même si c'est un seul trublion
00:24:22qui a dit toutes ces choses
00:24:25que je vais vous présenter,
00:24:27eh bien, jamais ce trublion
00:24:29ou ces trublions
00:24:30n'ont été mis de côté par LFI.
00:24:31Donc, qui ne dit mot consent ?
00:24:33Je considère que c'est LFI,
00:24:34collectivement,
00:24:35qui cautionne ce genre de propos.
00:24:38Il peut s'allier avec un parti
00:24:39qui a dit que l'Algérie
00:24:39était la mecque des libertés,
00:24:42que le Hamas était des résistants,
00:24:44que les attentats de Mera,
00:24:45vous vous souvenez,
00:24:46ça c'était Jean-Luc Mélenchon,
00:24:47comme par hasard,
00:24:47était tombé avant les élections,
00:24:50qui n'a pas voté pour la résolution
00:24:52demandant la libération de Boalem Sansal,
00:24:54qui trouve que la fête de l'UMA
00:24:55est une insupportable fête de blanc,
00:24:57qui pense qu'on doit choisir un candidat
00:24:59en fonction de sa couleur de peau
00:25:01pour qu'elle soit assortie
00:25:02à celle de ceux qui votent,
00:25:04que la police tue, évidemment,
00:25:05et qu'il faut remettre les clés
00:25:07de la France à la jeunesse africaine.
00:25:09C'est aussi, c'était Jean-Luc Mélenchon.
00:25:10J'en passe,
00:25:11parce que je ne vais pas vous faire
00:25:12un inventaire à l'après-vert.
00:25:14Mais j'aimerais donc qu'on nous dise
00:25:15qu'a dit le ARN de pire que tout cela
00:25:18pour que ce ministre justifie
00:25:21leur préféré LFI.
00:25:23Alors c'est vrai que si le projet
00:25:25du PS, Sid Gage,
00:25:26c'est d'être du LFI Soft,
00:25:29ce n'est pas ma tasse de thé,
00:25:30on peut en dire autant
00:25:32de toute la plateforme de gouvernement,
00:25:34du socle commun,
00:25:35s'il montre à l'électorat
00:25:38que finalement,
00:25:39ils sont à LFI,
00:25:40ce que la marge nordique est à la course,
00:25:42c'est-à-dire qu'on a le même objectif
00:25:44à la fin,
00:25:44mais on va un petit peu moins vite,
00:25:46eh bien, il n'est pas sûr
00:25:47qu'il soit la tasse de thé
00:25:49de l'électorat.
00:25:49Et je rappelle que souvent,
00:25:51ce qui fonctionne avec les barrages,
00:25:52c'est la cascade.
00:25:53À jouer à ce petit jeu,
00:25:55ils risquent d'avoir
00:25:57un vrai déferlement
00:25:58en faveur de l'extrême droite,
00:26:01comme ils disent,
00:26:02qu'ils essaient.
00:26:03Et des fachos,
00:26:04parce que je ne sais pas
00:26:04si vous avez vu,
00:26:05je voulais simplement parler
00:26:05parce que ça m'a un peu amusée.
00:26:07Jean-Luc Mélenchon
00:26:08a traité Marianne de fachos.
00:26:10Vous avez vu ça, aujourd'hui ?
00:26:12Je me suis dit que pour un média,
00:26:14vous savez,
00:26:14c'était comme la Rolex de Ségalac,
00:26:16on n'a pas été traité de fachos
00:26:17par Jean-Luc Mélenchon.
00:26:18C'est vraiment qu'on a raté sa vie.
00:26:21Merci, Gabriel Cusel.
00:26:22Donc, Laurent Panifaut,
00:26:23ministre du gouvernement,
00:26:24préfère LFI-ERN.
00:26:26Le PS s'allie avec LFI
00:26:29pour ses municipales.
00:26:31Dans un instant,
00:26:32on aura Éric Ciotti.
00:26:34On lui posera
00:26:34toutes les questions d'actualité.
00:26:36D'abord,
00:26:37on lui parlera aussi
00:26:38de ce nouveau record migratoire
00:26:39en France.
00:26:40En 2025,
00:26:41Marc Menon,
00:26:42plus de 384 000 premiers titres
00:26:44de séjour ont été délivrés
00:26:45à des ressortissants
00:26:47hors de l'Union européenne.
00:26:48Tout ça,
00:26:48ce sont des chiffres
00:26:49de la migration légale.
00:26:51Oui,
00:26:52c'est la direction générale
00:26:53des étrangers en France.
00:26:55Alors,
00:26:55en tête,
00:26:55les Marocains,
00:26:56les Algériens,
00:26:57les Tunisiens,
00:26:57suivi des Afghans,
00:26:58un chiffre historique.
00:26:59Au total,
00:27:02on a actuellement en France
00:27:04officiellement 4 millions
00:27:05de titres de séjour.
00:27:08Ce qui signifie qu'on a 3%
00:27:10de plus que l'année dernière.
00:27:14Ce sont des cartes de résidents
00:27:15de longue durée.
00:27:17Alors,
00:27:17il faut savoir que vous pouvez
00:27:18être en France
00:27:19pendant des années
00:27:21en clandestin.
00:27:22Moi,
00:27:22je trouve ça extraordinaire.
00:27:23c'est-à-dire que
00:27:24vous êtes là
00:27:25en clandestin
00:27:26et au bout de 7 ans,
00:27:28vous arrivez,
00:27:29vous dites,
00:27:29mais ça fait 7 ans
00:27:30que je suis là.
00:27:31Qu'est-ce que vous avez fait
00:27:31pendant 7 ans ?
00:27:32Je peux le prouver,
00:27:33j'ai travaillé.
00:27:34On est contre
00:27:35et on ne se pose pas la question.
00:27:36Vous avez aujourd'hui
00:27:37donc des gens qui viennent
00:27:39qui n'ont pas la possibilité
00:27:42théoriquement
00:27:42de s'installer.
00:27:45Eh bien,
00:27:45pendant 7 ans,
00:27:46ils sont là
00:27:47et au bout de 7 ans,
00:27:49ils peuvent justifier
00:27:50qu'ils sont,
00:27:52en quelque sorte,
00:27:52dans une assimilation
00:27:54au moins économique.
00:27:56Ça,
00:27:56c'est le premier point.
00:27:58Un titre sur 3,
00:27:59c'est pour motif familial.
00:28:02Après,
00:28:03vous en avez
00:28:03un sur 5
00:28:04qui a un renouvellement
00:28:06de plein droit.
00:28:06Alors,
00:28:07ça recoupe un peu,
00:28:07d'ailleurs,
00:28:08le motif familial
00:28:09puisque celui
00:28:11qui est de plein droit,
00:28:12c'est simplement
00:28:12vous avez des enfants
00:28:14qui sont nés en France,
00:28:15ils sont français.
00:28:16À partir de là,
00:28:17vous dites,
00:28:18mes enfants
00:28:19étant français,
00:28:19il n'est pas question
00:28:20que je n'ai pas
00:28:21la même nationalité,
00:28:22donc je demande
00:28:23d'être français,
00:28:24plein droit,
00:28:25vous devenez français.
00:28:26Vous vous mariez,
00:28:27eh bien,
00:28:28vous obtenez également
00:28:29cette citoyenneté.
00:28:32Ce qui fait qu'aujourd'hui,
00:28:34officiellement,
00:28:35on a 8,1%
00:28:38de la population
00:28:39adulte en France,
00:28:40qui est une population
00:28:44étrangère.
00:28:454 sur 10
00:28:46sont algériens,
00:28:48tunisiens,
00:28:50marocains,
00:28:51et les titres
00:28:52sont délivrés
00:28:54souvent pour
00:28:54motifs humanitaires,
00:28:57plus 65%.
00:28:59Et dans les renouvellements,
00:29:01on a eu
00:29:01955 000
00:29:03renouvellements,
00:29:04soit 7%.
00:29:06Alors,
00:29:07dans tout ça,
00:29:08on se dit,
00:29:08il y a la pauvreté
00:29:10à travers le monde,
00:29:11il est normal
00:29:11d'avoir
00:29:12cet élan du cœur,
00:29:15d'être dans une compassion active
00:29:17et surtout,
00:29:18regarder l'actualité,
00:29:20c'est vrai qu'il y a
00:29:20des situations
00:29:21épouvantables
00:29:23pour nombre d'humains
00:29:24aujourd'hui
00:29:25à travers la planète.
00:29:27Donc,
00:29:27faisons en sorte
00:29:29de les accueillir.
00:29:29c'est quand même
00:29:30faire fi
00:29:31de notre réalité sociale.
00:29:33Quelle est-elle ?
00:29:34Eh bien,
00:29:34par exemple,
00:29:35là,
00:29:35vous avez
00:29:35118 000 étudiants
00:29:37qui ont été
00:29:39accueillis
00:29:40cette année.
00:29:41Or,
00:29:42que se passe-t-il ?
00:29:43Nos universités,
00:29:45elles,
00:29:45ne peuvent pas
00:29:46accueillir
00:29:47les étudiants français.
00:29:48Par exemple,
00:29:49à la faculté de Rouen,
00:29:51il y avait
00:29:52600 places
00:29:53qui manquaient
00:29:53par rapport à ceux
00:29:54qui souhaitaient
00:29:55y entrer.
00:29:57À l'île,
00:29:57près de 400.
00:29:59Donc,
00:29:59on est dans un système
00:30:00où on réduit
00:30:01les budgets,
00:30:02où on ne peut pas
00:30:02s'accueillir
00:30:03ceux qui,
00:30:04depuis le début
00:30:05de leur scolarité,
00:30:07essaient tant bien que mal
00:30:08de grimper les étages.
00:30:10Bon,
00:30:10même si parfois
00:30:11ils sont un peu aidés
00:30:11par le système actuellement,
00:30:13il n'en reste pas moins,
00:30:13ils ambitionnent.
00:30:14La faculté,
00:30:15la faculté,
00:30:15on dit,
00:30:16ben non,
00:30:16on n'a pas de place pour vous.
00:30:18Ça devrait quand même
00:30:19nous poser des questions.
00:30:21Alors,
00:30:21il faut savoir
00:30:21que parmi les étudiants étrangers
00:30:24qui sont accueillis,
00:30:26là,
00:30:26c'est assez étonnant,
00:30:27les premiers sont des Chinois,
00:30:29après des Américains
00:30:31et ensuite des Camerounais.
00:30:34Alors,
00:30:34ça,
00:30:34c'est le côté étudiant.
00:30:36Voyons maintenant
00:30:37du côté des logements.
00:30:39Parce que tout à l'heure,
00:30:40dans l'image
00:30:41qui annonçait
00:30:42cette chronique,
00:30:43on avait les petites tentes,
00:30:44eh bien oui,
00:30:45malheureusement,
00:30:45elles se multipliaient,
00:30:46ça devient presque un luxe.
00:30:48parce que promenez-vous
00:30:49dans les périphéries
00:30:52des grandes villes,
00:30:53les gens,
00:30:53ils n'ont même pas de tentes,
00:30:55ils n'ont rien du tout.
00:30:56Ils sont là,
00:30:57ils se cachent
00:30:58comme ils peuvent
00:30:58avec des grabats
00:31:00pour les accueillir.
00:31:02Actuellement,
00:31:03en France,
00:31:04on a 4 millions
00:31:05de personnes
00:31:07qui sont dans des conditions
00:31:08immondes
00:31:09de logements.
00:31:10On manque de logements
00:31:12au point que
00:31:132 600 000 personnes
00:31:15sont là
00:31:16sur les listes d'attente.
00:31:18Et dans une ville
00:31:18comme Saint-Denis,
00:31:20vous avez
00:31:2156 000 demandes,
00:31:25il n'y a que
00:31:26150 demandes
00:31:28qui peuvent être satisfaites.
00:31:30Vous voyez
00:31:30l'aberration
00:31:31dans laquelle
00:31:32nous nous situons
00:31:33et pour autant,
00:31:34eh bien,
00:31:34soi-disant qu'on lutte,
00:31:36qu'on est conscient d'eux
00:31:37et les chiffres
00:31:38grimpent,
00:31:38grimpent,
00:31:39grimpent.
00:31:39C'est donc la hausse.
00:31:41Les chiffres grimpent,
00:31:42c'est donc la hausse
00:31:43et on fera réagir
00:31:44notre invité
00:31:45Éric Ciotti
00:31:45dans un instant
00:31:46sur ces chiffres
00:31:48historiques
00:31:49avec ce record
00:31:50migratoire en France
00:31:52juste après la chronique
00:31:53de Charlotte Dornelas.
00:31:54Hier soir,
00:31:55Charlotte Dornelas
00:31:55en marge
00:31:56de l'ouverture
00:31:57du procès
00:31:58en appel
00:31:58de Samuel Paty,
00:31:59l'un des avocats
00:32:00de la défense
00:32:00a très largement choqué
00:32:01par ses propos
00:32:03visant Samuel Paty
00:32:04lui-même
00:32:04et en retournant
00:32:06l'accusation
00:32:06contre lui.
00:32:07On écoute un extrait
00:32:08de ce qu'il a dit
00:32:08et puis on passe
00:32:10à votre chronique
00:32:10pour analyser.
00:32:12La décapitation
00:32:13de Samuel Paty
00:32:14elle est tellement horrible
00:32:15qu'elle écrase
00:32:17tout le dossier
00:32:17qu'il y a un tabou.
00:32:19Nous n'avons pas
00:32:20le droit de le dire
00:32:20qu'il procédait
00:32:21à la discrimination
00:32:22des élèves musulmans.
00:32:24Alors lui disait
00:32:25que c'était
00:32:25pour protéger
00:32:26les élèves
00:32:26par rapport
00:32:28à cette caricature
00:32:29mais on ne protège
00:32:30personne
00:32:30dans l'école
00:32:31de la République
00:32:32en discriminant,
00:32:34en demandant
00:32:34à des élèves
00:32:35de se désigner
00:32:36en fonction
00:32:37de leur religion.
00:32:38Ça signe
00:32:39la discrimination.
00:32:40C'est un article
00:32:41du code pénal
00:32:42qui réprime ceci.
00:32:44Réponse de Michael Paty
00:32:45ce soir
00:32:46dans Marianne.
00:32:47Il ne cherche pas
00:32:48réellement
00:32:48à défendre son client.
00:32:50Il cherche à affaiblir
00:32:51le crime lui-même.
00:32:53Très bonne réponse.
00:32:54Autre réponse
00:32:54de Michael Paty,
00:32:56sœur de Samuel Paty.
00:32:58Tout cela sert
00:32:59à un projet plus large,
00:33:00banaliser
00:33:01ce qui est arrivé
00:33:02à mon frère,
00:33:03installer l'idée diffuse
00:33:05que finalement,
00:33:06c'est un peu mérité.
00:33:08Fin de citation.
00:33:10Charlotte Dornelas,
00:33:11dans quel contexte
00:33:12déjà se sont tenus
00:33:13ces propos ?
00:33:14Ensuite,
00:33:15nous irons plus loin.
00:33:15En effet,
00:33:17en décembre 2024,
00:33:18on en avait parlé aussi,
00:33:19huit accusés
00:33:20sont condamnés
00:33:21à des peines
00:33:21qui vont de 1
00:33:22à 16 ans de prison
00:33:23dans le cadre
00:33:24du procès
00:33:26des accusés.
00:33:29Vous savez
00:33:29que le terroriste
00:33:30qui a tué Samuel Paty
00:33:31est mort,
00:33:32évidemment,
00:33:33mais ce sont
00:33:33des complicités
00:33:34ou des associations
00:33:35de malfaiteurs
00:33:35en l'occurrence
00:33:36qui sont jugés
00:33:36et quatre de ces accusés
00:33:38font appel à ce moment-là.
00:33:40C'est leur procès
00:33:41en appel
00:33:41qui se tient actuellement.
00:33:43Parmi ces quatre-là,
00:33:45il y a deux proches
00:33:46de l'assassin
00:33:46de Samuel Paty
00:33:47qui sont condamnés
00:33:49pour avoir été,
00:33:49je cite,
00:33:50le tribunal de première instance,
00:33:51parfaitement conscients
00:33:52de sa dangerosité
00:33:53et de l'avoir pourtant aidé,
00:33:55notamment à se procurer
00:33:56des armes.
00:33:57Eux,
00:33:57ils ont pris 16 ans
00:33:58de réclusion criminelle,
00:33:59ils contestent les faits,
00:34:00ils font appel.
00:34:01Il y a ensuite
00:34:02Brahim Shnina,
00:34:03le père de l'élève
00:34:04qui avait menti
00:34:05sur le fameux cours
00:34:06discriminant
00:34:07et on va y revenir
00:34:08à l'égard des élèves.
00:34:09Cette élève,
00:34:10on avait appris
00:34:10qu'elle n'était
00:34:11tout simplement pas
00:34:11au cours finalement.
00:34:13Son père avait lancé
00:34:15la fatwa numérique
00:34:16comme on l'a appelé
00:34:17dans la foulée.
00:34:18Il a pris 13 ans
00:34:19de réclusion
00:34:20pour association
00:34:20de malfaiteurs terroristes
00:34:22et Abdelhakim Seffrioui,
00:34:25prédicateur islamiste
00:34:26qui est défendu
00:34:27par l'avocat
00:34:27que l'on vient d'entendre,
00:34:29avait pris 15 ans
00:34:29de réclusion
00:34:30pour la même raison.
00:34:31Lui,
00:34:32il avait pris le relais
00:34:33du père de cet élève
00:34:34en tenant des propos
00:34:36extrêmement violents.
00:34:38Ils avaient été reçus
00:34:39les deux
00:34:39par la directrice
00:34:41de cet établissement
00:34:42et ils demandaient
00:34:43le renvoi
00:34:44pur et simple
00:34:45du professeur.
00:34:46Alors,
00:34:46le tribunal
00:34:47en première instance
00:34:48avait reconnu,
00:34:48enfin avait reconnu,
00:34:49avait acté
00:34:50qu'il ne connaissait pas
00:34:51le terroriste
00:34:52mais avait jugé
00:34:53qu'ils,
00:34:53je cite,
00:34:54ont en connaissance
00:34:55de cause
00:34:55pris le risque
00:34:56malgré le danger
00:34:57et les menaces
00:34:58visant Samuel Paty
00:34:59qu'une atteinte volontaire
00:35:00à son intégrité physique
00:35:01soit portée
00:35:02par un tiers
00:35:03violent et radicalisé
00:35:04qui devenait
00:35:05leurs bras armés
00:35:06et ils ont contribué
00:35:08à créer un état d'esprit
00:35:09propre à susciter
00:35:10le crime,
00:35:11fermez les guillemets,
00:35:11voilà pour le tribunal
00:35:12de première instance.
00:35:14Or,
00:35:14c'est le nouvel avocat
00:35:15de ce dernier,
00:35:16donc du prédicateur,
00:35:18maître Francis Villemin
00:35:19qui a légitimement choqué
00:35:21en affirmant que
00:35:22Samuel Paty
00:35:23procédait à la discrimination
00:35:25des élèves musulmans.
00:35:26On vient de l'entendre ici,
00:35:27il explique que bien sûr
00:35:28c'est horrible
00:35:29mais du coup on en oublie
00:35:30que Samuel Paty
00:35:31finalement l'avait un peu
00:35:32cherché
00:35:32en discriminant
00:35:33les élèves musulmans.
00:35:35Une manière d'invoquer,
00:35:36alors c'est Thibaut de Montbrial
00:35:38qui est l'avocat
00:35:38de Mickaël Paty
00:35:39qui a dit
00:35:40c'est comme s'il invoquait
00:35:41l'excuse de provocation,
00:35:42l'excuse de provocation
00:35:43dans une audience notamment,
00:35:44c'est un peu l'équivalent
00:35:45de la légitime défense,
00:35:46vous voyez,
00:35:46on m'a provoqué,
00:35:47j'ai répondu.
00:35:48Donc c'est un peu ça
00:35:49qu'il invoque
00:35:50très clairement
00:35:51dans ses propos
00:35:52et c'est évidemment
00:35:53ce qui a choqué.
00:35:54Et pourtant
00:35:55la jeune fille
00:35:56qui l'avait dénoncée,
00:35:57vous l'avez évoquée,
00:35:58n'avait finalement pas
00:35:59assisté au cours en question.
00:36:01Comment comprendre
00:36:01mensonge sur mensonge ?
00:36:03En effet,
00:36:04l'avocat affirme clairement
00:36:04que Samuel Paty
00:36:05demandait aux élèves
00:36:06de se désigner
00:36:07en fonction de leur religion
00:36:08ce qui est factuellement faux
00:36:10pour commencer.
00:36:12Ce qui semble quand même
00:36:12un peu important
00:36:13à préciser.
00:36:15Je cite à nouveau
00:36:15au maître de Montbrial
00:36:16qui est donc l'avocat
00:36:17de sa sœur
00:36:17qui dit ce que dit
00:36:19ce nouvel avocat
00:36:19de Seferioui
00:36:20est d'abord faux
00:36:22puisqu'aucune famille musulmane
00:36:23du collège du Bois d'Aulne
00:36:24dans lequel exerçait
00:36:25Samuel Paty
00:36:26n'a reproché son cours.
00:36:27Il n'y en a pas trace
00:36:28dans le dossier.
00:36:29Ça vaut la peine
00:36:29de le préciser.
00:36:30Et avant d'aborder
00:36:31la question de la parole
00:36:33de l'avocat
00:36:33et de savoir
00:36:34ce qu'il a le droit
00:36:34de dire ou pas,
00:36:35est-ce qu'il peut le dire,
00:36:36est-ce qu'il risque
00:36:38une quelconque sanction,
00:36:39il convient en effet
00:36:39de répondre.
00:36:40Mais en réalité,
00:36:41le sujet,
00:36:42parce que beaucoup de gens
00:36:43ont dit
00:36:43ça va être atroce,
00:36:45c'est une évidence
00:36:46sur le terrain
00:36:46de la plaidoirie,
00:36:47mais c'est une rupture
00:36:49par rapport
00:36:49à la première instance.
00:36:51Pas vraiment.
00:36:52C'est-à-dire que
00:36:53c'est la même stratégie
00:36:54en pire,
00:36:55en plus violente
00:36:56et en plus indécente
00:36:57de manière évidente.
00:36:59En réalité,
00:37:00le sujet avait été
00:37:00déjà abordé
00:37:01dans la défense
00:37:03de cet homme
00:37:03pendant le premier procès.
00:37:04Pourquoi ?
00:37:05Ils avaient appelé
00:37:05les collègues
00:37:06de Samuel Paty,
00:37:07vous savez,
00:37:07ceux qui s'étaient
00:37:07désolidarisés,
00:37:09dont on a beaucoup parlé
00:37:10ces derniers jours,
00:37:11à la suite du cours.
00:37:12Samuel Paty fait son cours
00:37:14et deux de ses collègues
00:37:15avaient écrit des mails
00:37:17en disant qu'ils n'étaient
00:37:17pas d'accord
00:37:18avec la manière
00:37:18de faire de Samuel Paty.
00:37:20Ils ont été appelés
00:37:21à la barre
00:37:22par les avocats
00:37:23de cet homme,
00:37:24donc de ce prédicateur,
00:37:26et l'idée,
00:37:27ils leur ont demandé
00:37:28pourquoi vous avez contesté
00:37:30ce cours
00:37:30et la manière
00:37:31de faire de Samuel Paty,
00:37:33est-ce que vous étiez
00:37:33minoritaire
00:37:34ou est-ce que d'autres
00:37:34professeurs étaient
00:37:35choqués comme vous ?
00:37:36Et l'idée
00:37:37dans la défense
00:37:39était de dire
00:37:39mais si les collègues
00:37:40de Samuel Paty
00:37:41ont été choqués,
00:37:42il était bien normal
00:37:43que nos clients
00:37:43le soient aussi.
00:37:45Vous voyez que cette défense
00:37:46et cet argument
00:37:46étaient déjà,
00:37:48alors évidemment,
00:37:48il l'était de manière
00:37:49moins indécente,
00:37:50notamment dans le débat public
00:37:51et dans la salle
00:37:52des pas perdus.
00:37:53C'est entendu,
00:37:54mais la défense
00:37:54était déjà celle-ci.
00:37:55Or,
00:37:56l'histoire est désormais claire.
00:37:57Samuel Paty a proposé
00:37:58aux élèves
00:37:59qui pourraient être choqués
00:38:00par les caricatures
00:38:02qu'il allait montrer
00:38:03de sortir
00:38:04ou de détourner le regard.
00:38:05Il y a eu deux cours,
00:38:06il y en avait eu un
00:38:06à la veille
00:38:06et celui qui a été dénoncé
00:38:08par cet élève
00:38:08absente.
00:38:10En l'occurrence,
00:38:10par bienveillance,
00:38:11que rappelle d'ailleurs
00:38:12l'avocat,
00:38:13dit si certains sont choqués,
00:38:14vous pouvez sortir
00:38:15ou détourner le regard,
00:38:16ne pas regarder
00:38:17ces caricatures.
00:38:18Et ses collègues
00:38:19qui ont été appelés
00:38:20à la barre
00:38:20lui avaient reproché
00:38:21de ne pas faire
00:38:22un cours pour tous,
00:38:23invoquant pour certains
00:38:24la laïcité,
00:38:25la confiance des parents
00:38:26dans un établissement public
00:38:28et la discrimination
00:38:29des élèves.
00:38:29Pas en fonction de leur religion,
00:38:30en fonction du fait
00:38:31qu'ils puissent être choqués
00:38:32ou pas.
00:38:33Lui prenait plutôt en compte
00:38:35en l'occurrence
00:38:35leur particularité
00:38:36et le fait
00:38:37qu'ils puissent être
00:38:37outrés par ces images.
00:38:39Et l'une des deux collègues,
00:38:40ça me semble important
00:38:41de le rappeler,
00:38:42l'une des deux collègues
00:38:43qui s'était désolidarisée
00:38:44à ce moment-là,
00:38:46appelée à la barre
00:38:46en première instance
00:38:47a expliqué
00:38:48qu'elle était surtout
00:38:49terrifiée.
00:38:50Terrifiée
00:38:51de ce qui pouvait arriver
00:38:51à l'établissement
00:38:52en raison de cette polémique.
00:38:55Terrifiée
00:38:56qu'il y ait une attaque
00:38:56au couteau dans l'établissement
00:38:57par exemple.
00:38:58Mais ça mérite un peu
00:38:59d'être rappelée.
00:39:00Elle a dit surtout
00:39:00que tout le monde se tais
00:39:02parce qu'on n'a pas envie
00:39:03que ça finisse précisément
00:39:04comme ça a fini.
00:39:05Ça n'était pas exactement
00:39:06parce qu'elle n'était pas d'accord.
00:39:09Et je pense
00:39:10qu'il faut se poser la question
00:39:11de l'état
00:39:11dans lequel nous sommes
00:39:13pour que la peur guide
00:39:14à ce point
00:39:14des professeurs
00:39:16quoi que l'on pense par ailleurs
00:39:17et des caricatures
00:39:18et de leur imposition
00:39:20dans les cours
00:39:20par le biais d'un programme.
00:39:21Parce que ce programme
00:39:22est issu
00:39:23de la volonté
00:39:24de répondre
00:39:25à ce qui s'est passé
00:39:26à Charlie Hebdo
00:39:27au journal de Charlie Hebdo
00:39:28et en l'occurrence
00:39:30et le prédicateur
00:39:31et le père de cet élève
00:39:32ne pouvaient pas les durer.
00:39:33Eux sont des adultes
00:39:34ils savaient très bien
00:39:35ce que le sort
00:39:36qui avait été réservé
00:39:37en effet aux personnes
00:39:38qui avaient déjà
00:39:39publié ces caricatures.
00:39:40C'est pourquoi ces propos
00:39:42choquent à ce point
00:39:43mais l'avocat a-t-il
00:39:44ainsi le droit
00:39:44de tout dire ?
00:39:45Et ça c'est une question
00:39:46même ce que beaucoup
00:39:48jugent totalement abject
00:39:50étant donné
00:39:50des circonstances.
00:39:52C'est marrant
00:39:52parce que
00:39:53Gabriel Cluzel
00:39:54disait sur Europe 1
00:39:55ce matin
00:39:55la robe n'excuse pas tout
00:39:56et Michael Paty
00:39:57dit ce soir
00:39:58dans Marianne
00:39:59la robe n'excuse pas tout.
00:40:01Il apparaît évident
00:40:02à tous
00:40:02que l'avocat peut plaider
00:40:03parce qu'on entend
00:40:04beaucoup parler
00:40:04des droits de la défense
00:40:05ce matin
00:40:05il peut évidemment
00:40:06plaider l'ignorance
00:40:08de ses clients
00:40:09du fait qu'un terroriste
00:40:11allait frapper
00:40:12même si en effet
00:40:14il y a beaucoup
00:40:14de témoignages
00:40:15au premier procès
00:40:15qui relativisent
00:40:16un petit peu
00:40:17cette théorie
00:40:18et même
00:40:18c'est des témoignages
00:40:21qui ne plaident pas
00:40:22exactement à leur faveur
00:40:23sur le terrain islamiste
00:40:24mais simplement
00:40:25l'avocat
00:40:26pourrait plaider
00:40:26le fait que
00:40:27jamais de la vie
00:40:28il pensait
00:40:29qu'un terroriste
00:40:29allait passer à l'acte
00:40:30en s'indignant
00:40:31sur les réseaux sociaux.
00:40:33Il n'est pas obligé
00:40:33de le faire
00:40:34et on pourrait en penser
00:40:35ce qu'on veut
00:40:35mais il n'est pas obligé
00:40:36de le faire
00:40:36en salissant
00:40:37encore et toujours
00:40:38la victime
00:40:39en l'occurrence
00:40:39et en reprenant
00:40:40l'argumentaire
00:40:41qui a conduit
00:40:42factuellement
00:40:42à sa mort.
00:40:43C'est évidemment ça
00:40:44qui est insupportable
00:40:45pour tout le monde.
00:40:47Maintenant la question
00:40:47est-ce qu'il a le droit
00:40:48de le dire ?
00:40:49Eh bien il y a deux choses
00:40:50c'est pas évident
00:40:50parce que l'immunité
00:40:51existe dans le tribunal
00:40:52en raison de la loi
00:40:54sur la liberté de la presse
00:40:55vous savez
00:40:56qui régit la liberté
00:40:56d'expression en réalité
00:40:57et qui explique
00:40:58que je cite
00:40:59ne donneront lieu
00:41:00à aucune action
00:41:01en diffamation
00:41:01injure ou outrage
00:41:02ni le compte rendu fidèle
00:41:04fait de bonne foi
00:41:05des débats judiciaires
00:41:06ça concerne les journalistes
00:41:07ni les discours prononcés
00:41:08ou les écrits produits
00:41:09devant le tribunal
00:41:10sauf si évidemment
00:41:11ça n'a rien à voir
00:41:12avec la cause
00:41:12qui est plaidée.
00:41:14Mais en dehors
00:41:14des salles d'audience
00:41:15eh bien jusqu'à maintenant
00:41:16la jurisprudence française
00:41:17et surtout européenne
00:41:19puisque la CEDH
00:41:19avait déjà condamné la France
00:41:21sur ce sujet
00:41:22accorde plutôt
00:41:22la liberté d'expression
00:41:23des avocats
00:41:24mais il existe
00:41:25un code de déontologie
00:41:26des avocats
00:41:27et donc le bâtonnier
00:41:28pourrait s'en saisir
00:41:29le code appelle
00:41:30les avocats
00:41:31à respecter les principes
00:41:32je cite
00:41:32d'honneur
00:41:33de loyauté
00:41:33d'égalité
00:41:34de non-discrimination
00:41:35de désintéressement
00:41:36de confraternité
00:41:37de délicatesse
00:41:39de modération
00:41:39et de courtoisie
00:41:40alors je ne suis pas bâtonnier
00:41:42mais à mon avis
00:41:43il y a quelques questions
00:41:44à se poser
00:41:44il pourrait donc
00:41:45y avoir une sanction disciplinaire
00:41:46et quoi qu'il arrive
00:41:47s'il n'y a pas
00:41:48de sanction pénale
00:41:49ni de sanction disciplinaire
00:41:50il reste la société
00:41:51pour lui dire
00:41:51ce que l'on pense
00:41:52globalement
00:41:53de cette défense
00:41:54évidemment
00:41:54d'un homme
00:41:55qui qu'il le veuille ou non
00:41:56a participé
00:41:57à désigner Samuel Paty
00:41:58comme une cible
00:41:59excellente analyse
00:42:01Charlotte Dorne
00:42:02hélas dans un instant
00:42:03le coup de point final
00:42:04après le jité de 20h
00:42:05de Mathieu Bocoté
00:42:06sur la Shoah
00:42:07personne n'en parle
00:42:08on en parlera
00:42:09dans un instant
00:42:10je vous prie de bien
00:42:10vouloir accueillir
00:42:11Eric Ciotti
00:42:11le temps qu'il s'installe
00:42:13dans le studio
00:42:14je vais juste
00:42:14donner une information
00:42:15David Racheline
00:42:16maire RN de Fréjus
00:42:18qui a été accusé
00:42:19de prise légale
00:42:20d'intérêt
00:42:20a été relaxé
00:42:21aujourd'hui
00:42:21personne n'en parle
00:42:22mais je le dis
00:42:23vite en passant
00:42:24Eric Ciotti
00:42:24bonsoir
00:42:25vous êtes député
00:42:27candidat à la mairie de Nice
00:42:28vous êtes président
00:42:29du groupe UDR
00:42:31à l'Assemblée nationale
00:42:34passe d'armes
00:42:35avec le Premier ministre
00:42:36ce soir
00:42:37on écoute
00:42:38ce qui vous a répondu
00:42:39vous avez tweeté
00:42:40scandale
00:42:41vous allez nous dire pourquoi
00:42:42on écoute
00:42:43si c'est bon
00:42:45n'applaudissent pas
00:42:46Monsieur Ciotti
00:42:46c'est quand on vous voit
00:42:48importer votre campagne
00:42:50municipale
00:42:51ici
00:42:51dans cet hémicycle
00:42:53en faisant le recel
00:42:55du malheur
00:42:56de cette famille
00:42:57et Monsieur le Président Ciotti
00:42:59puisque vous nous appelez
00:43:01à agir
00:43:01pourquoi dans une heure
00:43:03vous allez censurer
00:43:05le budget
00:43:05du ministère de l'Intérieur
00:43:07du ministère de la Justice
00:43:09du ministère des Armées
00:43:101600 postes de policiers
00:43:13supplémentaires
00:43:14pour cette année
00:43:15qu'attendez-vous pour agir
00:43:17plutôt que de bloquer
00:43:18plutôt que d'entraver
00:43:20Monsieur le Président Ciotti
00:43:21ce double discours
00:43:23est insupportable
00:43:24de vous voir faire le recel
00:43:25de cette émotion
00:43:26et lorsque nous prenons
00:43:28nos responsabilités
00:43:29pour donner des moyens
00:43:30aux policiers
00:43:31aux gendarmes
00:43:32j'ai porté l'uniforme
00:43:33de la gendarmerie
00:43:34Monsieur le Président Ciotti
00:43:35donc au bout d'un moment
00:43:36halte avec cette petite politique
00:43:39et enfin vous
00:43:40prenez vos responsabilités
00:43:42avec cette petite politique
00:43:44recel de cette émotion
00:43:46Henri Ciotti
00:43:47que répondez-vous
00:43:48Premier ministre ?
00:43:49Vous n'avez pas rappelé
00:43:50de quoi s'agit-il
00:43:51j'ai interrogé
00:43:53le Premier ministre
00:43:54sur ce qui s'est passé
00:43:56de terriblement choquant
00:43:57à Nice
00:43:58vendredi dernier
00:44:00où une dame
00:44:01âgée de 90 ans
00:44:03a été violée
00:44:05sauvagement agressée
00:44:07elle est ce soir
00:44:08encore à l'hôpital
00:44:09avec des blessures
00:44:11sérieuses
00:44:12elle est extrêmement choquée
00:44:13j'ai eu
00:44:14sa famille
00:44:15à plusieurs reprises
00:44:18elle a été violée
00:44:19avec
00:44:20ce qui incarne
00:44:22finalement
00:44:22du fait de ce qui incarne
00:44:24la lâcheté
00:44:25et l'impuissance française
00:44:26elle avait au-dessus
00:44:28de chez elle
00:44:29un squat
00:44:29avec des personnes
00:44:31en situation irrégulière
00:44:32frappées par des OQTF
00:44:34et le présumé violeur
00:44:37qui a été interpellé
00:44:38est un clandestin
00:44:40d'origine tunisienne
00:44:42sous OQTF
00:44:43avec une assignation
00:44:45à résidence
00:44:46depuis le mois de janvier
00:44:482025
00:44:4811 janvier
00:44:49et donc
00:44:49ce drame
00:44:51rappelle celui de Lola
00:44:52celui de Philippine
00:44:54des centaines d'autres
00:44:55que vit notre pays
00:44:56que subissent
00:44:57les français
00:44:58du fait de cette impuissance
00:45:01gouvernementale
00:45:02130 000 OQTF
00:45:04délivrés
00:45:05chaque année
00:45:05à peine
00:45:06moins de 10%
00:45:08exécutés
00:45:09et parmi ces OQTF
00:45:11des gens dangereux
00:45:12qui nous menacent
00:45:13et en écoutant
00:45:14monsieur Lecornu
00:45:15qui a une réponse
00:45:16indécente
00:45:17il sait que son gouvernement
00:45:20est impuissant
00:45:21il connaît la montée
00:45:22de la violence
00:45:23depuis l'élection
00:45:24de monsieur Macron
00:45:2570% d'homicides
00:45:27et de tentatives
00:45:28d'homicides en plus
00:45:2955% de coups
00:45:31et blessures volontaires
00:45:32c'est 1200 par jour
00:45:34115% de violence sexuelle
00:45:36en plus
00:45:37depuis l'élection
00:45:38de monsieur Macron
00:45:39il connaît
00:45:39les chiffres
00:45:40de l'immigration
00:45:41qui sont tombés
00:45:42aujourd'hui
00:45:42c'est un record
00:45:43historique
00:45:44384 000 titres
00:45:46de séjour
00:45:47plus 200 000 demandeurs
00:45:48d'asile
00:45:49on n'a jamais vu ça
00:45:50et donc
00:45:51comme il se sent
00:45:52légitimement
00:45:54pris je dirais
00:45:56la main
00:45:57dans le pot de confiture
00:45:58il est dans l'outrance
00:46:00mais j'ai envie
00:46:00de lui dire
00:46:01quand le sage
00:46:02pointe la lune
00:46:04l'idiot regarde le doigt
00:46:06et c'est la réponse
00:46:07du premier ministre
00:46:08c'est une réponse
00:46:09outrancière
00:46:11mais ce que nous attendons
00:46:12du premier ministre
00:46:13c'est qu'il agisse
00:46:15qu'il exécute
00:46:16les OQTF
00:46:17quand on voit
00:46:18l'impuissance
00:46:19qu'il a renvoyée
00:46:20dans les pays d'origine
00:46:22des criminels
00:46:23des délinquants
00:46:23qui ont été condamnés
00:46:24vers l'Algérie
00:46:26vers la Tunisie
00:46:27vers d'autres pays
00:46:28et bien
00:46:28on se dit
00:46:29que ce gouvernement
00:46:30est en dessous de tout
00:46:31et c'est d'ailleurs
00:46:32pour ça
00:46:33qu'il y a quelques minutes
00:46:34je l'ai censuré
00:46:35nous l'avons censuré
00:46:37et qu'il a été protégé
00:46:38par certains
00:46:39donc je le regrette
00:46:40mes anciens amis
00:46:41de LR
00:46:42les amis de monsieur Wauquiez
00:46:43première motion de censure
00:46:45267 pour
00:46:47alors que la majorité
00:46:48a 288,89
00:46:49deuxième motion de censure
00:46:51140
00:46:52il manque 22 voix
00:46:53il y a 50 députés LR
00:46:55donc voilà
00:46:56ce gouvernement
00:46:57ce budget en tout cas
00:46:59écrit par monsieur Fort
00:47:01par monsieur Hollande
00:47:02un budget de la dette
00:47:04des impôts
00:47:06ce soir vient de sortir
00:47:07une prévision de Maudis
00:47:08disant que le déficit
00:47:09sera de 5,2%
00:47:11on aura 118%
00:47:14de la richesse nationale
00:47:15la dette sera
00:47:16à un niveau
00:47:17de 118%
00:47:18du PIB
00:47:18donc c'est des chiffres
00:47:20épouvantables
00:47:20on a le report du monde
00:47:22des prélèvements obligatoires
00:47:23on a une augmentation
00:47:25de la CSG
00:47:26qui va frapper
00:47:27les assurances vie
00:47:28les PER
00:47:28les PEA
00:47:29c'est un budget
00:47:31de la dépense
00:47:32de l'impôt
00:47:33l'impôt sur les sociétés
00:47:34pour les entreprises
00:47:35les plus performantes
00:47:37va être jusqu'à 35%
00:47:39la moyenne mondiale
00:47:40l'état 21%
00:47:41donc on met des boulets
00:47:42au pied à nos entreprises
00:47:43et vous avez aujourd'hui
00:47:45les amis de monsieur Wauquiez
00:47:46qui dans l'allégresse
00:47:48ou plutôt
00:47:49dans la peur
00:47:50d'aller à l'élection
00:47:52pour garder le confort
00:47:53de leur petit siège
00:47:54et bien se sont alliés
00:47:56aux macronistes
00:47:57et aux socialistes
00:47:59lorsque le premier ministre
00:48:00vous répond
00:48:01à propos justement
00:48:02de cette pauvre
00:48:04vous avez son prénom
00:48:05d'ailleurs
00:48:05de cette femme
00:48:06d'un ingénieur
00:48:06qui a été violée
00:48:07j'ai son prénom
00:48:08mais je ne veux pas
00:48:09non mais à l'occasion
00:48:10je trouve qu'on en parlait
00:48:11nous c'est important
00:48:12d'incarner
00:48:12je ne veux pas
00:48:13oui mais c'est aussi
00:48:14invisibilisé
00:48:15nous on se disait
00:48:16entre nous
00:48:17c'est aussi invisibilisé
00:48:18c'est-à-dire
00:48:18une non-agénaire
00:48:19sa famille pour l'instant
00:48:20ne veut pas s'exprimer
00:48:22parce qu'ils sont
00:48:23extrêmement choqués
00:48:24mais je les ai eus
00:48:25plusieurs fois
00:48:26je veux les accompagner
00:48:29dans cette douleur
00:48:30incommensurable
00:48:31elle a très peur
00:48:32de rentrer chez elle
00:48:33et on le comprend
00:48:34parce que
00:48:35les complices
00:48:38de l'agresseur
00:48:39potentiellement
00:48:40sont toujours là
00:48:41voilà on a les squats
00:48:42ce qui est un scandale
00:48:43absolu
00:48:44on a les OQTF
00:48:45non exécutés
00:48:46on a l'immigration
00:48:48irrégulière
00:48:49on a des décisions
00:48:50administratives
00:48:51qui sont des papiers
00:48:52qui demeurent
00:48:53lettres mortes
00:48:54voilà on est face
00:48:55dans ce drame
00:48:56c'est pas qu'un drame
00:48:57individuel
00:48:58bien sûr
00:48:59on a toujours
00:49:00ce débat
00:49:00on fait
00:49:02on va récupérer
00:49:03pourquoi la gauche
00:49:05ne récupère pas
00:49:06les drames
00:49:06dans toute l'actualité
00:49:08tous les jours
00:49:09on entend ça
00:49:10et ce drame
00:49:12comme d'autres
00:49:13il appelle
00:49:14une réaction
00:49:15et pas des insultes
00:49:16comme celle
00:49:17de monsieur Lecornu
00:49:18mais voilà
00:49:19son énervement fin
00:49:22traduit
00:49:23sa difficulté
00:49:25face à la réalité
00:49:26de son impuissance
00:49:27et finalement
00:49:27au manque de courage
00:49:28du gouvernement
00:49:29Eric Ciotti
00:49:30lorsque le Premier ministre
00:49:31vous dit
00:49:31que ce budget
00:49:32permettait
00:49:331600 postes
00:49:34de policiers
00:49:35supplémentaires
00:49:35vous ne vous dites pas
00:49:36que là
00:49:37peut-être que la solution
00:49:38aurait été
00:49:39de voter
00:49:39le budget
00:49:40pour aider
00:49:41pour qu'il n'y ait pas
00:49:41peut-être
00:49:42pour aider
00:49:42à lutter
00:49:43contre l'insécurité
00:49:44c'est une fable
00:49:45ce qui aiderait
00:49:46à lutter
00:49:46contre la sécurité
00:49:47c'est que
00:49:49ce gouvernement
00:49:49démissionne
00:49:51qu'il y ait
00:49:52une autre majorité
00:49:53celle que nous
00:49:53formerions
00:49:54avec le Rassemblement
00:49:56national
00:49:56et l'UDR
00:49:57avec Jordan Badella
00:49:58Marine Le Pen
00:49:58et moi
00:49:59c'est ce que nous avions
00:50:00proposé en 2024
00:50:01cette vraie alliance
00:50:02cette vraie alliance
00:50:03de l'alternance
00:50:05pour l'alternance
00:50:06quand les mêmes
00:50:08tant que les mêmes
00:50:09resteront au pouvoir
00:50:10les faux soyeurs
00:50:11de notre nation
00:50:12M. Macron
00:50:13M. Lecornu
00:50:14M. Fort
00:50:15et M. Wauquiez
00:50:16sont les faux soyeurs
00:50:18de notre nation
00:50:19ils sont les complices
00:50:20de ce bilan
00:50:21ils sont les dépositaires
00:50:23de la faillite française
00:50:24que ça soit
00:50:25au plan économique
00:50:25que ça soit
00:50:26au plan migratoire
00:50:27que ça soit
00:50:28au plan sécuritaire
00:50:29la seule solution
00:50:31c'est l'élection
00:50:32c'est la dissolution
00:50:34c'est l'élection
00:50:34c'est une nouvelle assemblée
00:50:36pour redresser la France
00:50:38mais ils s'accrochent
00:50:39à leur siège
00:50:40comme des arapèdes
00:50:41parce qu'ils savent très bien
00:50:42et on l'a vu dimanche
00:50:44en Haute-Savoie
00:50:44que si les français
00:50:46avaient se prononcer
00:50:47aujourd'hui
00:50:47ils ne se laisseraient plus
00:50:49duper
00:50:49par ces gens
00:50:50qui aujourd'hui
00:50:51ont une seule boussole
00:50:53leur petit intérêt
00:50:54leur petit système
00:50:55leur petit privilège
00:50:57face à l'intérêt général
00:50:58Vous parlez de dimanche
00:50:59en Haute-Savoie
00:51:00ce qui s'est passé
00:51:00c'est une élection
00:51:01législative partielle
00:51:03avec au premier tour
00:51:04le candidat
00:51:05Antoine Valentin
00:51:06UDR
00:51:07qui a obtenu 45%
00:51:08et le candidat
00:51:10investi par les LR
00:51:11qui a obtenu 15%
00:51:13J'ai encore d'autres questions
00:51:14sur le budget
00:51:15mais venons justement
00:51:16à cette élection législative
00:51:17qu'est-ce qu'elle révèle ?
00:51:18Parce qu'on se dit beaucoup
00:51:19où est LR aujourd'hui ?
00:51:22Vous qui étiez président
00:51:23des Républicains
00:51:24aujourd'hui
00:51:24qui étiez président des Républicains
00:51:26lorsque vous voyez
00:51:26cette élection législative
00:51:28est-ce que ce n'est pas une fuite
00:51:29une déperdition
00:51:31LR qui se désagrège
00:51:33sous le vieux ?
00:51:34Vous avez totalement raison
00:51:34LR a perdu la moitié
00:51:36de son électorat
00:51:37en un peu plus d'un an
00:51:38la moitié
00:51:39la candidate députée sortante
00:51:41LR faisait 33%
00:51:42au premier tour
00:51:44en juin 2024
00:51:45le candidat soutenu
00:51:47par M. Rotaillot
00:51:48et par M. Wauquiez
00:51:49ils sont
00:51:49malgré leur détestation
00:51:51que l'on connaît
00:51:52ils sont allés ensemble
00:51:53soutenir cette candidate
00:51:55ce candidat
00:51:56il fait 15%
00:51:58et notre candidat
00:52:00celui de l'UDR
00:52:01qui est un élu local
00:52:02qui est maire de Saint-Jouard
00:52:03qui est un homme talentueux
00:52:05qui a le soutien
00:52:06de beaucoup de maires
00:52:07et qui dimanche
00:52:08j'en suis convaincu
00:52:09va gagner cette élection
00:52:10lui fait progresse
00:52:12de 6 points
00:52:13donc ça veut bien dire
00:52:14qu'aujourd'hui
00:52:15les électeurs de droite
00:52:16ne se laissent plus abuser
00:52:18ils ont vu
00:52:18ce qui s'est passé
00:52:19ils ont vu
00:52:20qu'ils étaient victimes
00:52:22d'un double discours
00:52:22nous avons
00:52:23les chiffres
00:52:24de l'immigration
00:52:25aujourd'hui
00:52:25plus 13%
00:52:27lorsque M. Retailleau
00:52:28était ministre
00:52:29de l'Intérieur
00:52:30venons-en justement
00:52:31aux chiffres
00:52:32de l'immigration
00:52:32avec 30 000 titres
00:52:33de séjour
00:52:33pour les Algériens
00:52:34malgré tout
00:52:35ce qu'on a entendu
00:52:36donc à un moment
00:52:37l'électeur
00:52:38vous savez
00:52:38il est intelligent
00:52:39il a du bon sens
00:52:41la politique
00:52:42c'est aussi du bon sens
00:52:43et il voit
00:52:44que désormais
00:52:45les amis de M. Wauquiez
00:52:46qui est très impliqué
00:52:47dans cette élection
00:52:48à l'Assemblée nationale
00:52:49valident
00:52:50un budget
00:52:51écrit par M. Fort
00:52:52le budget de la défense
00:52:54c'est des impôts
00:52:54c'est tout le contraire
00:52:55qu'on a toujours
00:52:56défendu
00:52:57l'électeur est intelligent
00:52:58l'électeur
00:52:59j'entends bien
00:52:59mais en même temps
00:53:00on vient de voir tout à l'heure
00:53:01et Gabriel Cluzel
00:53:02que le PS
00:53:02le gouvernement
00:53:03ils appellent à voter
00:53:04à se rapprocher de LFI
00:53:06pour faire barrage
00:53:07à la droite nationale
00:53:08venons-en
00:53:09c'est de la compromission
00:53:10on l'avait déjà vécu
00:53:11en 2024
00:53:12mais on voit
00:53:13que malgré
00:53:14toutes les outrances
00:53:15de LFI
00:53:16malgré les provocations
00:53:18malgré les dénonciations
00:53:20quand l'élection arrive
00:53:22alors là
00:53:23LFI
00:53:24ça va très bien
00:53:25ça va très bien
00:53:26pour M. Bertrand
00:53:27ça va très bien
00:53:28pour M. Philippe
00:53:29ça va très bien
00:53:29pour M. Estrosi
00:53:30voilà
00:53:31la réalité
00:53:31elle est là
00:53:33et c'est ce qui est
00:53:34extrêmement choquant
00:53:35cette alliance
00:53:36de la honte
00:53:37qui quelque part
00:53:38est à la genèse
00:53:39du chaos français
00:53:41qu'on connaît aujourd'hui
00:53:42et qui ne fait plus honte
00:53:42aujourd'hui
00:53:43Géric Souti
00:53:44encore deux minutes
00:53:45jamais la France
00:53:46n'a accueilli autant d'étrangers
00:53:48selon les données
00:53:49du ministère de l'Intérieur
00:53:50le nombre de titres de séjour
00:53:51en cours de validité
00:53:53dépasse les 4,5 millions
00:53:55c'est un record
00:53:56comment est-ce que vous accueillez
00:53:58vous cette information
00:53:59et qu'est-ce que vous auriez fait
00:54:00vous pour changer
00:54:01si vous êtes au pouvoir
00:54:02et troisième question
00:54:03puisque le temps passe vite
00:54:04lorsque Gérald Darmanin
00:54:06propose de geler
00:54:06l'immigration
00:54:07pendant trois ans
00:54:07qu'est-ce que vous lui répondez
00:54:08malheureusement
00:54:09c'est pas étonnant
00:54:10c'est le fruit
00:54:11de la politique macroniste
00:54:12les chiffres de l'immigration
00:54:13ont quasiment doublé
00:54:16depuis l'élection
00:54:17de monsieur Hollande
00:54:17la fin de l'année
00:54:19la dernière année
00:54:20de la présidence Sarkozy
00:54:21on délivrait
00:54:22deux fois moins
00:54:22de titres de séjour
00:54:23qu'aujourd'hui
00:54:24c'était déjà beaucoup
00:54:25à mon sens
00:54:26mais deux fois moins
00:54:27qu'aujourd'hui
00:54:28depuis l'élection
00:54:29de monsieur Macron
00:54:29ce sont 150 000 titres
00:54:32de séjour
00:54:33en plus
00:54:34par an
00:54:34on arrive à 384 000
00:54:36auxquels
00:54:37il faut rajouter
00:54:38les demandeurs d'asile
00:54:39on n'a pas encore
00:54:41les chiffres
00:54:41des demandeurs d'asile
00:54:42pour 2025
00:54:43mais on sera
00:54:43vraisemblablement
00:54:44autour de 200 000
00:54:46auxquels il faut rajouter
00:54:47sans doute
00:54:4820 000 mineurs isolés
00:54:49ça veut dire
00:54:50que dans notre pays
00:54:51600 000 étrangers
00:54:53sont arrivés
00:54:54en situation légale
00:54:56sont arrivés
00:54:57en 2025
00:54:59et dans ces 600 000 personnes
00:55:02entre 500 000
00:55:03et 600 000
00:55:04à peine
00:55:05à peine
00:55:06là sur les chiffres
00:55:08aujourd'hui
00:55:0813%
00:55:09des 384 000
00:55:11viennent pour travailler
00:55:12ça veut dire que
00:55:14et si on y rajoute
00:55:15les demandeurs d'asile
00:55:16on a à peine
00:55:17plus de 90%
00:55:20des étrangers
00:55:20qu'on accueille
00:55:21ne viennent pas
00:55:22pour travailler
00:55:23donc sont une charge
00:55:25pour la nation
00:55:26donc il faut arrêter
00:55:28drastiquement
00:55:30l'immigration légale
00:55:31il faut fermer
00:55:33le robinet
00:55:33il faut lutter
00:55:35avec une extrême
00:55:36fermeté
00:55:36contre l'immigration
00:55:37illégale
00:55:38il faut améliorer
00:55:40bien sûr
00:55:41les taux d'exécution
00:55:42des OQTF
00:55:43c'est un
00:55:44je le redis
00:55:45et par rapport
00:55:46au drame
00:55:46que Nice a subi
00:55:47c'est insupportable
00:55:49de voir que
00:55:5090% des OQTF
00:55:52ne sont pas équipés
00:55:53on fait le JT de 20h
00:55:54et je vous donne
00:55:5510 secondes
00:55:56du mot de la fin
00:55:57après le coup de poing
00:55:57de Mathieu Bocoté
00:55:5810 secondes
00:55:59et bravo à votre député
00:56:01Charles Aloncle
00:56:02pour son travail
00:56:03que vous faites
00:56:04l'UDR
00:56:04à l'Assemblée nationale
00:56:05dites-lui
00:56:06parce qu'il est remarquable
00:56:08c'est une commission
00:56:08que nous avons voulu
00:56:09que j'ai voulu
00:56:10que mon groupe a voulu
00:56:11c'est la raison pour laquelle
00:56:13toute son utilité
00:56:14le rôle de l'UDR
00:56:16le JT
00:56:16Michael Dorian
00:56:17le JT de 21
00:56:18l'Assemblée nationale
00:56:19adopte le budget
00:56:20de l'Etat
00:56:21pour 2026
00:56:22il va être transmis
00:56:23au Sénat
00:56:24les motions de censure
00:56:25de la gauche
00:56:25hors PS
00:56:26ainsi que celles du RN
00:56:27et de l'UDR
00:56:27ont été rejetées
00:56:28elles n'ont pas réuni
00:56:29les 289 voies nécessaires
00:56:31pour être adoptées
00:56:32elles avaient été déposées
00:56:34en réaction
00:56:34à la décision
00:56:35du Premier ministre
00:56:36d'utiliser une nouvelle fois
00:56:37l'article 49
00:56:38alinéa 3
00:56:39de la Constitution
00:56:39pour faire voter son budget
00:56:413 touristes français
00:56:42tués dans le naufrage
00:56:44d'un bateau
00:56:45au large d'Omane
00:56:4525 Français au total
00:56:46se trouvaient à bord
00:56:47de ce navire
00:56:48lorsqu'il a chaviré
00:56:48à 4 km
00:56:50du port de Mascate
00:56:51capitale du Sultana
00:56:52l'incident a entraîné
00:56:53la mort de 3 touristes
00:56:542 autres ont été blessés
00:56:55légèrement
00:56:56une enquête est en cours
00:56:57pour déterminer les causes
00:56:58et puis de nouvelles frappes
00:56:59russes ont fait 7 morts
00:57:00dans l'Est
00:57:01et le Sud de l'Ukraine
00:57:02des infrastructures énergétiques
00:57:03ont également été touchées
00:57:04une attaque qui intervient
00:57:06alors que l'Ukraine
00:57:06et la Russie
00:57:07ont entamé des pourparlers directs
00:57:08pour mettre fin
00:57:09à près de 4 ans
00:57:10de conflits
00:57:11chaque frappe russe
00:57:12de ce type
00:57:13érode la diplomatie
00:57:14toujours en cours
00:57:15et sape les efforts
00:57:16de nos partenaires
00:57:16pour mettre fin
00:57:17à la guerre
00:57:17a dénoncé
00:57:18le président ukrainien
00:57:19Volodymyr Zelensky
00:57:20Merci Michael Dorian
00:57:22Eric Ciotti
00:57:22réfléchissez à votre phrase
00:57:24coup de poing finale
00:57:25et l'édito
00:57:26coup de poing de Mathieu Bocoté
00:57:27c'est aujourd'hui
00:57:28le jour de la commémoration
00:57:29internationale
00:57:31des victimes de la Shoah
00:57:32posons la question clairement
00:57:33Mathieu
00:57:33ce souvenir est-il encore vivant
00:57:36façonne-t-il encore
00:57:37notre conscience historique ?
00:57:39Il faut avouer les choses
00:57:39de moins en moins
00:57:40de moins en moins
00:57:41cette tragédie historique
00:57:43à l'échelle de l'histoire
00:57:43en fait
00:57:44ce crime absolu
00:57:45aujourd'hui
00:57:46est relativisé dans les mémoires
00:57:48pourquoi ?
00:57:49Comment sommes-nous arrivés là ?
00:57:50Premier élément
00:57:51j'ai avancé 5 arguments
00:57:52Premier élément
00:57:54depuis une quarantaine d'années
00:57:55la mémoire de la Shoah
00:57:56a été instrumentalisé
00:57:57de manière cynique
00:57:58par ceux qui voulaient
00:57:59assimiler à la Shoah
00:58:00toute volonté
00:58:01de réduire l'immigration
00:58:03dans les pays européens
00:58:04on a trouvé
00:58:04le moyen de faire
00:58:05ce calcul odieux
00:58:06vous voulez réduire
00:58:07l'immigration
00:58:07défendre votre identité
00:58:08vous êtes peut-être
00:58:09un peu hitlérien
00:58:10premier élément
00:58:10deuxième élément
00:58:12on a réduit l'histoire
00:58:13de l'Europe
00:58:13à la question de la Shoah
00:58:14ce qui fait en sorte
00:58:15que réduisant l'histoire
00:58:16à cela
00:58:16ça créait un mouvement
00:58:17de rejet même
00:58:18quelquefois
00:58:19dans les jeunes générations
00:58:20troisième élément
00:58:21le changement de peuple
00:58:22quoi qu'on en dise
00:58:23des populations nouvelles
00:58:24qui s'installent
00:58:24en Europe considèrent souvent
00:58:26pas tous évidemment
00:58:27que la Shoah
00:58:28est un élément
00:58:28qui appartient à l'Europe
00:58:30et que le vrai crime
00:58:31c'est la colonisation
00:58:32de ce point de vue
00:58:33la Shoah n'est qu'un crime
00:58:33parmi d'autres
00:58:34et on devrait le relativiser
00:58:36pour parler davantage
00:58:37de la colonisation
00:58:38nous dit-on
00:58:39ce qui fait d'ailleurs
00:58:39que l'enseignement de la Shoah
00:58:40depuis 20 ans déjà
00:58:42est difficile
00:58:42en plusieurs écoles
00:58:43on l'avait appris
00:58:44dans le rapport
00:58:44Aubin
00:58:45en 2007-2008
00:58:47si je ne me trompe pas
00:58:47ça fait un moment
00:58:48ensuite l'émergence
00:58:49aujourd'hui
00:58:50il faut bien le dire
00:58:50en Europe
00:58:51d'une force politique
00:58:52plus largement en Europe
00:58:53qui retourne la Shoah
00:58:54contre le peuple juif
00:58:56en l'accusant aujourd'hui
00:58:57de pratiquer un génocide
00:58:58c'est le point culminant
00:59:00de cette instrumentalisation
00:59:01toxique de la Shoah
00:59:02sur le dire finalement
00:59:02le peuple juif
00:59:03s'en rendrait coupable
00:59:04aujourd'hui
00:59:04et dernier point
00:59:05Gabrielle l'a évoqué
00:59:06de toute façon
00:59:07un parti peut aujourd'hui
00:59:08se rendre coupable
00:59:09selon plusieurs d'antisémitisme
00:59:10il est possible
00:59:11de faire alliance
00:59:12avec lui néanmoins
00:59:13parce que l'antisémitisme
00:59:14ne dérange pas
00:59:14s'il est utilisé
00:59:15pour combattre
00:59:16ce qu'on appelle
00:59:17l'extrême droite
00:59:17excellent Mathieu Bocoté
00:59:19Eric Chuty
00:59:20le mot de la fin
00:59:21la France meurt
00:59:22la France décline
00:59:23la France est déclassée
00:59:25et il y a l'espérance
00:59:27que nous portons
00:59:28dans cette union
00:59:28de l'UDR
00:59:30du Rassemblement National
00:59:32pour une alternance
00:59:33une alternance
00:59:34qui portera
00:59:35ce redressement
00:59:36je crois qu'il est temps
00:59:37certains pensent
00:59:38qu'il est très tard
00:59:39il est déjà tard
00:59:40mais il n'est pas trop tard
00:59:41si la France se réveille
00:59:43et quelque part
00:59:44renvoie
00:59:45à leurs études
00:59:46ou à leurs retraites
00:59:47les faux soyeurs
00:59:48de notre nation
00:59:49qui nous gouvernent
00:59:50aujourd'hui
00:59:50dans une union improbable
00:59:52merci Eric Chuty
00:59:54d'avoir été
00:59:55à l'invité de face
00:59:56à l'info ce soir
00:59:57Pascal Prodeux
00:59:58pour l'heure des Prodeux
00:59:59excellente soirée
00:59:59sur CNews
01:00:00pour l'invité de face
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