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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo
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00:00:00La continuité de ces informations du soir, ravie de vous retrouver pour Face à l'Info.
00:00:05Le procès en appel du Rassemblement National, 4 ans de prison,
00:00:09ont été donc infirmes et 5 ans d'inéligibilité requis en appel contre Marine Le Pen.
00:00:15On fait le sommaire et dans un instant, Charlotte Dornelas nous fera le point
00:00:19sur l'analyse de cette réquisition ce soir en sachant que le jugement n'aura lieu que d'ici l'été.
00:00:28Au sommaire ce soir, aujourd'hui à Sanary-sur-Mer dans le Var,
00:00:32une professeure d'art plastique de 60 ans a été poignardée par un élève de 14 ans.
00:00:38Son connectif vital est engagé.
00:00:41Après Saint-Jean-de-Luz en 2023 où une enseignante a été tuée en classe,
00:00:45après Arras où un professeur a également été tué, l'école n'est plus un sanctuaire.
00:00:51Qu'est-ce qu'une société qui n'arrive plus à protéger ceux qui instruisent,
00:00:55dit d'elle-même le regard de Marc Menant ce soir.
00:01:00La perquisition dans les locaux de Hicks, propriété d'Elon Musk,
00:01:04n'est pas un simple fait judiciaire aujourd'hui.
00:01:07C'est un acte politique, nous rappellera Mathieu Bocoté.
00:01:10Sous couvert de protéger les mineurs, de lutter contre la haine et le négationnisme,
00:01:15l'État s'attaquerait à ceux qui l'inquiéteraient vraiment.
00:01:18Un espace public qu'il ne contrôlerait plus, son algorithme, ses effets, sa liberté.
00:01:24Après Pavel Durov, c'est Hicks.
00:01:26Même logique, même méthode, frappé au nom du bien pour reprendre la main sur le débat.
00:01:32Derrière l'État de droit, la régulation devient-elle une guerre ouverte
00:01:36contre les contre-pouvoirs numériques ?
00:01:38L'édito de Mathieu Bocoté.
00:01:40Quand France Inter est accusée de donner des leçons de morale,
00:01:43ce n'est plus un polémiste qui parle, mais là, c'est le chanteur Benabar.
00:01:47Il dénonce une radio devenue une caste, surdelle, prescriptrice et qui censure.
00:01:52Nous parlions hier de l'appel à la haine, voire au meurtre sous couvert d'humour sur France Inter.
00:01:57Les sénialements pleuvent, l'Arcom temporise, aucune amende, aucune sanction financière,
00:02:03aucune mise en demeure.
00:02:05Les Français s'interrogent, les parlementaires aussi, les artistes également.
00:02:09À qui France Inter rend-elle vraiment des comptes ?
00:02:12L'analyse de Gabriel Cluzel.
00:02:14Petit séisme politique à Paris, Sarah Knafo franchit les 10% dans un sondage
00:02:19et bouleverse les croissions à droite pendant que la gauche se rassemble
00:02:24et consolide son avance à quelques semaines des municipales.
00:02:28Comment analyser ce sondage ?
00:02:30Est-ce une bonne nouvelle pour la droite ?
00:02:32Ou bien, à force de cordons sanitaires, de jeux d'alliances illisibles
00:02:35et de stratégies contradictoires ?
00:02:38La droite ne risque-t-elle pas de s'y perdre le décryptage de Charlotte Dornelas ?
00:02:44Mathieu Bocoté reviendra lui aussi sur cette professeure poignardée à Sanary dans le Var aujourd'hui.
00:02:49Avec cette analyse de la tentation de la banalisation de l'acte terrible,
00:02:53à quel moment avons-nous accepté ?
00:02:55Que l'école devienne un lieu de danger, que la violence extrême ne surprenne plus,
00:03:00qu'on nous reproche même d'en parler, car le vrai basculement est là
00:03:03quand une tentative d'assassinat ne choque plus.
00:03:06Que reste-t-il encore à une société pour se réveiller ?
00:03:08Ce soir, nous recevons Yvan Riouffol, journaliste, essayiste,
00:03:15auteur de « La révolution des oubliés » qui sort demain chez Fayard.
00:03:20Dans cet essai, il décrit une France dirigée par des élites déconnectées,
00:03:25accusées d'avoir abandonné le peuple,
00:03:27sapé la souveraineté, vidé la démocratie de son sens.
00:03:31Yvan Riouffol appelle à une révolution des esprits non violentes mais radicales,
00:03:36portées par ceux qu'il nomme les oubliés.
00:03:38Si le peuple est l'ultime recours, pourquoi n'arrive-t-il toujours pas
00:03:42à reprendre le pouvoir démocratiquement ?
00:03:44Nous l'interrogerons ce soir, c'est sa première dans Face à l'Info,
00:03:48c'est une interview exclusive, la première,
00:03:50avant la sortie de son livre de main.
00:03:52Yvan Riouffol est notre invité.
00:03:54Une heure pour tout se dire et sans tabou avec nos mousquetaires.
00:03:57Ravie de vous retrouver ce soir.
00:04:12Beaucoup de sujets d'actualité.
00:04:13On va commencer par l'information qui vient de tomber.
00:04:16Charlotte Dornela, c'est avant de vous donner la parole pour analyser tout cela pour nous
00:04:21par rapport à ces réquisitions dans le procès du Rassemblement national.
00:04:24On réécoute Patrick Maisonneuve, l'avocat, qui s'est écrumé il y a quelques instants sur CNews.
00:04:32Tant qu'il n'y a pas la décision de la Cour, la décision du tribunal est maintenue.
00:04:37Elle est maintenue avec notamment une exécution prévisoire.
00:04:41Donc bon, maintenant on verra ce que dira la Cour d'appel au mois de mai ou au mois de juin.
00:04:46Je n'ai pas la date encore.
00:04:46Elle peut faire un pourvoi en cassation qui à ce moment-là, si on prend l'hypothèse,
00:04:51mais encore une fois c'est la Cour qui décide, ce n'est pas moi, ce n'est pas nous.
00:04:56Si la Cour suivit la réquisition du parquet général avec une confirmation d'une peine d'illigibilité à 5 ans,
00:05:04s'il n'y a pas d'exécution provisoire, en matière pénale, le pourvoi en cassation suspend l'exécution de la peine
00:05:10jusqu'à la décision de la Cour de cassation.
00:05:13Donc s'il y avait une peine d'illigibilité ferme suivie d'un pourvoi en cassation,
00:05:19à partir du moment où il y aura un pourvoi en cassation,
00:05:21eh bien Marine Le Pen pourrait être candidate à la présidentielle.
00:05:24Pour le RN, le parquet demande 2 millions d'euros d'amende,
00:05:27dont 1 million d'euros avec sursis en plus des peines annoncées il y a quelques instants.
00:05:34Je disais donc 4 ans de prison et 5 ans d'inéligibilité requis contre Marine Le Pen.
00:05:39Charlotte Dornelas, comment analyser ces réquisitions ?
00:05:44Rappelons que ce ne sont que des réquisitions.
00:05:47Est-ce que Marine Le Pen pourra se présenter ?
00:05:49C'est la question que tout le monde se pose.
00:05:51Quelles conséquences sur l'éventuel pourvoi en cassation ?
00:05:54La question, il y a d'abord les peines qui sont requises,
00:05:57qui ressemblent quand même de manière générale,
00:05:59et pour Marine Le Pen en particulier, à ce qui avait été prononcé en première instance,
00:06:03sauf sur cette question de la peine d'inéligibilité,
00:06:05puisque dans les réquisitions, il n'est pas demandé que cette peine soit exécutoire,
00:06:10c'est-à-dire qu'elle s'applique tout de suite,
00:06:11et quel que soit le comportement judiciaire de Marine Le Pen.
00:06:15Pas d'exécution provisoire.
00:06:16Voilà, donc s'il n'y a pas d'exécution provisoire,
00:06:18si la Cour suit les réquisitions du parquet ce soir,
00:06:23alors Marine Le Pen se formera un pourvoi en cassation,
00:06:27et donc la peine d'inéligibilité sera suspendue.
00:06:32Donc elle pourra se présenter.
00:06:34Donc est-ce que la Cour suivra les réquisitions ?
00:06:35C'est une question.
00:06:36Mais la deuxième chose, qui me semble importante de noter,
00:06:39c'est que le parquet, en justifiant ces réquisitions,
00:06:43et notamment sur l'exécution provisoire,
00:06:45a expliqué qu'une ligne de défense n'était pas un risque de réitération en soi,
00:06:51ce qu'avait prononcé la première instance.
00:06:52Souvenez-vous, ils avaient dit,
00:06:53puisque Marine Le Pen ne reconnaît pas les faits qui lui sont reprochés,
00:06:57c'est-à-dire une ligne de défense,
00:06:58elle contestait ce qui lui était reproché,
00:07:00eh bien il y a un risque de récidive,
00:07:02ce qui avait choqué ces avocats.
00:07:03Là, en l'occurrence, les magistrats de la première instance
00:07:06sont désavoués, on va dire, par le parquet cette fois-ci.
00:07:11Et ils expliquent aussi que le risque de trouble à l'ordre public éventuel
00:07:15d'une exécution provisoire n'existerait plus,
00:07:18puisque la question se posera après l'élection présidentielle en soi.
00:07:23Donc il y a une différence d'interprétation très claire
00:07:26entre le parquet, qui est normalement plus sévère
00:07:28que les magistrats en première instance.
00:07:31Et donc, on comprend là que l'appel est une forme de remise en cause
00:07:35parfois des décisions judiciaires.
00:07:36Je dis ça pour le reste du débat public,
00:07:38où parfois il est désormais interdit de commenter la moindre décision de justice.
00:07:42Là, en l'occurrence, le parquet de la cour d'appel
00:07:46commente la décision de justice précédente
00:07:49et donne raison à certains commentateurs dans son interprétation.
00:07:52On avait déjà peut-être, Mathieu Beaucouté, une certaine tonalité,
00:07:56ne serait-ce que le calendrier de cet agenda et de ce procès en appel.
00:08:01Ce qui est assez fascinant ici, c'est que là, il y a une forme où on joue
00:08:05avec le processus politique.
00:08:07La justice joue avec le processus politique, avec un sans-gêne remarquable.
00:08:10Donc là, candidature interdite, candidature restaurée.
00:08:14Et je reprends ce que dit Charles-Osses, qui me semble très très juste.
00:08:16On ne cesse de nous parler du droit à la manière d'une forme de droit majusculaire
00:08:21qui s'imposerait à nous dans l'objectivité la plus complète.
00:08:26Or, qu'est-ce qu'on voit ici ?
00:08:27C'est que la portée de l'interprétation du droit est telle
00:08:30que dans les faits, nous sommes dans un conflit politique.
00:08:33Le politique se cache aujourd'hui derrière le droit.
00:08:36Le politique se cache derrière les magistrats.
00:08:38Le politique se cache derrière les juges.
00:08:40Mais il s'agit toujours de politique.
00:08:42Et de ce point de vue, tous ceux qui nous ont dit
00:08:45qu'on ne critique pas une décision de justice,
00:08:47à moins de nous dire que la critique des décisions de justice
00:08:49soit réservée aux magistrats théologiens
00:08:51qui auraient le droit de se prononcer sur ces cinq questions,
00:08:55ce que je constate, c'est que le droit est à ce point pas évident,
00:08:58qu'on peut l'interpréter dans un bord ou de l'autre.
00:09:01De ce point de vue, la politique est de retour, clairement.
00:09:04La politique est de retour.
00:09:05Marc Meunan, pas d'exécution provisoire,
00:09:08OK, pour Marine Le Pen.
00:09:10C'est l'annonce ce soir.
00:09:12Est-ce que vous êtes étonné ?
00:09:13Moi, je ne suis pas étonné.
00:09:15J'ai l'impression que la Cour d'appel a senti qu'il y avait une opinion,
00:09:23que cette opinion, il fallait la prendre en considération,
00:09:26que la France, depuis maintenant des mois, voire des années,
00:09:31est dans une sorte de tension qui montre
00:09:34qu'on est dans un climat presque de guerre civile mentale.
00:09:38et je pense qu'ils ont eu la responsabilité de se dire
00:09:43qu'il était bon de montrer que la justice était à l'écoute de l'opinion,
00:09:48qu'il prenait en compte la force électorale de Marine Le Pen.
00:09:52Le dernier point, n'oublions pas,
00:09:54que la justice, elle a fait tomber les rois.
00:09:59La justice a entravé depuis très longtemps ceux qui étaient au pouvoir.
00:10:04Parfois, on la loue.
00:10:06Et puis d'autres fois, on s'en offusque.
00:10:08Gabriel Cluzel, inéligibilité, oui, pas d'exécution provisoire,
00:10:14car il n'y a pas de risque de réitération des faits.
00:10:16On n'en est plus dans les mêmes circonstances qu'il y a un an.
00:10:19Voilà ce qui justifie un petit peu ce résultat au niveau des réquisitions.
00:10:23Ce ne sont que des réquisitions.
00:10:25Il faut quand même le comprendre.
00:10:26Ce n'est pas le jugement.
00:10:27Mais c'est vrai que l'exécution provisoire...
00:10:29Et que la Cour peut s'affranchir des réquisitions.
00:10:32Exactement. Elle n'est pas du tout obligée de la suivre.
00:10:34Dans un sens ou dans un autre, d'ailleurs.
00:10:36Mais c'est vrai que cette affaire de l'exécution provisoire,
00:10:39c'était ce qui paraissait le plus baroque et le plus choquant, en réalité.
00:10:44Parce qu'évidemment, on a l'impression que l'exécution provisoire,
00:10:47ça vaut pour quelqu'un qui est dangereux pour la société.
00:10:49Là, on ne voyait pas du tout ce que ça venait faire dans cette affaire.
00:10:52Mais c'est quand même un petit jeu de bilboqué.
00:10:55C'est-à-dire que les commentateurs politiques
00:11:00en étaient presque à se reconfigurer autour de Jordan Bardella.
00:11:04Et puis là, finalement, c'est l'hypothèse Marine Le Pen qui revient sur la scène.
00:11:09Quoi qu'on en dise, ce sont les juges que nous ne connaissons pas,
00:11:14qui sont les maîtres de notre démocratie.
00:11:16C'est un fait.
00:11:17Voilà ce que nous venons d'apprendre dans le procès du Rassemblement national.
00:11:23Autre actualité ce soir à Saint-Narie-sur-Mer dans le Var.
00:11:27Une professeure d'art plastique de 60 ans a été poignardée par un élève de 14 ans.
00:11:34Son pronostic vital est engagé.
00:11:37Après Saint-Jean-de-Luz, on s'en souvient, en 2023.
00:11:40Après encore Arras et bien d'autres cas.
00:11:43On se posera la question dans un instant avec Marc Menon d'abord.
00:11:46Stéphanie Roquier, vous êtes sur place à Saint-Narie-sur-Mer.
00:11:50Que se passe-t-il ce soir ?
00:11:52L'ambiance s'est apaisée pour l'heure autour du collège.
00:11:57Les parents et les élèves sont rentrés chez eux.
00:12:00A l'intérieur, les policiers réalisent les constatations et des prélèvements.
00:12:04Ils vont y passer probablement une partie de la nuit.
00:12:06Il est important de savoir que des dizaines de collégiens ont assisté à ce drame.
00:12:11Il y a ceux de la classe, bien sûr, qui ont vu leurs camarades sortir l'opinel
00:12:15et poignarder à trois reprises leurs professeurs.
00:12:18Mais il y a aussi des jeunes qui passaient dans le couloir et qui ont vu leurs professeurs assises par terre.
00:12:23Ils nous ont raconté tout cela.
00:12:25Elle était recroquevillée avec le sang qui coulait.
00:12:28J'ai pu aussi rencontrer quelques élèves qui ont croisé le jeune agresseur dans les toilettes.
00:12:33Il se tapait la tête, comme ils ont pu me raconter.
00:12:36Il avait du sang sur le visage.
00:12:38Un adolescent m'a expliqué qu'il lui a dit en pleurant, j'ai poignardé ma professeure.
00:12:44Sur le coup, il ne l'a pas cru.
00:12:45Puis, il a vu arriver la CPE attraper le jeune en question.
00:12:50Il m'a expliqué qu'il a compris que c'était la réalité.
00:12:54Des dizaines de jeunes, vous avez compris, sont choqués.
00:12:57Ils attendent à présent des nouvelles de leurs professeurs.
00:12:59Demain, il n'y aura pas cours, bien évidemment.
00:13:01Mais une cellule d'accompagnement psychologique sera en place pour ceux qui le souhaitent.
00:13:06Merci beaucoup Stéphanie Roquier en direct pour nous de Saint-Narrie-sur-Mer, Marc Menand.
00:13:12Que peut-on penser de cette société qui n'arrive plus à protéger ceux qui instruisent ?
00:13:17Alors sur les faits, déjà, vous avez commencé à les énumérer.
00:13:21J'ai noté, et d'ailleurs c'est vous qui m'avez donné l'information,
00:13:26il y a eu 12 cas depuis 2021.
00:13:28Metz, Dijon, Saint-Jean-de-Luz, Arras, pardon ?
00:13:32Au moins 12 cas.
00:13:33J'ai noté les 12 cas que vous m'avez donnés.
00:13:37Donc Metz, Dijon, Saint-Jean-de-Luz, Arras,
00:13:41Bagneux, Nantes, Nogent-sur-Marne,
00:13:44Rennes, Blaille, Benfeld.
00:13:47Et là, ce sont les cas où on a eu des victimes.
00:13:50Il y a eu 5 professeurs tués,
00:13:51un élève tué et plusieurs blessés.
00:13:57Mais quand on regarde, les statistiques sont plus terrifiantes que ça,
00:14:02puisqu'on estime qu'il y a entre 800 000 et 1 million d'agressions graves
00:14:08tous les ans dans les établissements scolaires.
00:14:12C'était à peu près 12%.
00:14:14Il faut savoir, là encore, les chiffres pour essayer de comprendre.
00:14:18On a en France 48 000 écoles, 6 000 collèges, 3 000 lycées.
00:14:24On compte 6 565 de 830 écoliers,
00:14:303 414 350 collégiens,
00:14:372 242 000 lycéens.
00:14:39Et donc, ce qui est extraordinaire,
00:14:42c'est de voir cette violence au quotidien.
00:14:45Les cas graves, vous en comptez 5 pour 1 000 élèves.
00:14:505 pour 1 000 élèves chez les plus jeunes
00:14:52et 16 pour 1 000 élèves pour les collèges et les lycées.
00:14:57Et encore, si l'on se fie au président de l'Observatoire
00:15:03des violences scolaires européennes,
00:15:06il part du principe que seulement la moitié des cas
00:15:09sont avoués par les victimes.
00:15:13Ceux qui subissent soit des coups,
00:15:16soit des agressions verbales,
00:15:18eh bien, de façon, je dirais, extrêmement virulente,
00:15:23cela ne se manifeste pas.
00:15:25Et puis, il y a également le pas de vague.
00:15:27Vous savez, ça concernait les chefs d'établissement.
00:15:30Pas de vague, c'était en 2018.
00:15:32Et là, on pense que la plupart des chefs d'établissement
00:15:37essaient de minimiser pour ne pas être, disons,
00:15:41confrontés à l'administration.
00:15:43Alors, ça, quand je prends le mot « administration »,
00:15:45c'est extraordinaire, parce que ça nous oblige
00:15:47à nous interroger, forcément, ces situations.
00:15:49Alors, que fait-on ?
00:15:51Parce qu'on ne peut être que concerné depuis longtemps
00:15:54si on est le ministre de l'Éducation.
00:15:57Il faut dire qu'ils n'ont cessé de se succéder,
00:15:59ils n'ont à prendre le temps de prendre les dossiers en main,
00:16:03que c'en est déjà un autre qui est en place.
00:16:04Alors, l'administration, c'est là que l'on voit
00:16:07comment, ça fera plaisir à Mathieu,
00:16:09comment on étouffe, comment on est dans une gang,
00:16:13presque un gang, je dirais, administratif.
00:16:16Vous avez la direction de l'évaluation,
00:16:19de la prospective et de la performance,
00:16:21ça s'appelle la DEP,
00:16:23qui fait des enquêtes de victimisation
00:16:26et de climat scolaire.
00:16:28Depuis 2011, de 2011 à 2024,
00:16:33il y a eu 11 enquêtes.
00:16:35Alors ça, déjà, vous voyez,
00:16:36on fait une enquête, c'est sérieux,
00:16:37pour savoir 11 en 10 ans.
00:16:41Sur un échantillon de 1300 écoles secondaires,
00:16:46de 7000 écoles publiques
00:16:49et de 750 écoles privées.
00:16:52Vous avez le système d'information
00:16:54et de vigilance sur les sécurités scolaires,
00:16:58avec des enquêtes mensuelles
00:17:00près des chefs d'établissement et des inspecteurs.
00:17:03Vous avez l'enquête locale de climat scolaire,
00:17:07le LCS.
00:17:09Vous avez Eduxol,
00:17:11qui donne des pistes sur la stratégie
00:17:14pour les équipes,
00:17:15la justice en milieu scolaire,
00:17:17la prévention des violences et du harcèlement.
00:17:20Vous avez la généralisation
00:17:22des instructions des groupes académiques,
00:17:25les GRAC.
00:17:26Vous avez la direction générale
00:17:28de l'enseignement scolaire.
00:17:30Vous avez la mission de prévention
00:17:32et de lutte contre les violences
00:17:33en milieu scolaire,
00:17:35MPVMS.
00:17:36Et je pourrais vous en donner encore
00:17:38deux ou trois.
00:17:39Ça montre quoi ?
00:17:40Bien qu'au lieu de mettre
00:17:41les enseignants en possibilité
00:17:44de comprendre ces élèves,
00:17:46qui sont des générations paumées.
00:17:48Parce que c'est l'hypersensibilité.
00:17:50Depuis toujours,
00:17:51ils sont victimes
00:17:52s'il y a le moindre reproche.
00:17:53Moindre reproche,
00:17:55ils sont là recroguillés
00:17:56sur eux-mêmes,
00:17:57la blessure d'égo.
00:17:58Et ce sont les dépressions
00:18:00qui ne cessent de se multiplier.
00:18:02Et on n'offre aux professeurs
00:18:04que des protocoles
00:18:05qu'ils devraient exécuter.
00:18:07Et s'ils ne s'y tiennent pas
00:18:08en camp de drame,
00:18:09ils seraient les responsables.
00:18:11Voilà où nous en sommes.
00:18:13On n'est pas prêts
00:18:13de s'en sortir.
00:18:14On n'est pas prêts
00:18:15de s'en sortir.
00:18:16Réaction nombreuse ce soir.
00:18:18Valérie Pécresse
00:18:19qui se dit horrifiée
00:18:20par l'attaque au couteau
00:18:21qui a eu lieu
00:18:22dans un collège du Var.
00:18:23Elle adresse sa solidarité
00:18:24à la professeure.
00:18:25Antoine Léaumant
00:18:26qui apporte lui aussi
00:18:27son soutien
00:18:28et qui parle des élèves
00:18:30qui sont en état de choc.
00:18:32Il faut mettre en place
00:18:33une cellule psychologique
00:18:35dans le collège.
00:18:35Une évidence.
00:18:36Éric Ciotti
00:18:37qui déclare
00:18:39c'est épouvantable
00:18:40dans un collège
00:18:40de Saint-Narré-sur-Mer
00:18:41à une professeure poignardée.
00:18:43J'exprime tout mon soutien
00:18:44à la victime
00:18:44et à sa famille.
00:18:45Manuel Bompard
00:18:46une enseignante
00:18:47a été grèvement blessée.
00:18:48Poignardée a plusieurs reprises
00:18:50son pronostic vital
00:18:51et engagé.
00:18:51Toutes mes pensées
00:18:52vont à la famille
00:18:53et à la communauté éducative
00:18:55ou encore Jordan Bardella
00:18:56qui parle d'effroi
00:18:57après la tentative
00:18:58d'assassinat au couteau.
00:19:00Je vous propose
00:19:01d'écouter Maurice Berger.
00:19:02Souvenez-vous
00:19:03il était en juin dernier
00:19:04sur notre plateau
00:19:04et lui qui a l'habitude
00:19:06de discuter avec des jeunes
00:19:09des mineurs
00:19:10en point parfois
00:19:11à une santé mentale
00:19:12bien trouble.
00:19:14Écoutez ce qu'il dit
00:19:15de son témoignage
00:19:16lorsqu'il rencontre
00:19:16ces mineurs.
00:19:19Je trouve que
00:19:20la justice actuelle
00:19:23prend des décisions
00:19:24les exemples
00:19:25que vous avez donnés
00:19:26qui ne correspondent pas
00:19:27à la gravité des actes.
00:19:29C'est-à-dire que
00:19:30elle est déconnectée
00:19:33de la gravité.
00:19:34Là où ça pose
00:19:34encore plus problème
00:19:35c'est que les mineurs
00:19:37que j'ai rencontrés
00:19:37j'en ai rencontrés
00:19:38beaucoup
00:19:39quand je leur posais
00:19:40la question
00:19:40qu'est-ce que tu penses
00:19:41de la victime
00:19:42de son état
00:19:42les réponses que j'avais
00:19:44c'était
00:19:44j'en ai rien à foutre
00:19:46ou de toute manière
00:19:47ils seraient morts
00:19:48un jour ou l'autre
00:19:48comme si tu es quelqu'un
00:19:50n'était qu'accélérer
00:19:51un processus naturel.
00:19:53Donc pour eux
00:19:54ça n'est pas grave
00:19:54et la justice
00:19:56répond en même temps
00:19:58par une peine légère
00:20:00qui signifie
00:20:01que ça n'est pas grave.
00:20:03Qui signifie
00:20:04que ça n'est pas grave
00:20:05dans un instant
00:20:06Mathieu Bocoté
00:20:07nous donnera
00:20:07le coup de point final
00:20:08de l'émission
00:20:09sur ce sujet
00:20:10de sept professeurs
00:20:12qui est
00:20:12avec un pronostic vital
00:20:15engagé en ce moment même
00:20:16opéré à l'hôpital
00:20:18après avoir été poignardé
00:20:20par un élève
00:20:20de 14 ans.
00:20:22Mathieu Bocoté
00:20:22il y a un sujet
00:20:23sur lequel on voulait
00:20:24absolument s'arrêter
00:20:25ce soir
00:20:26qui ne vous est pas passé
00:20:27inaperçu.
00:20:29la section de lutte
00:20:30contre la cybercriminalité
00:20:32du parquet de Paris
00:20:34a diligenté
00:20:35aujourd'hui
00:20:36une perquisition
00:20:38chez X.
00:20:40De quoi s'agit-il
00:20:41exactement
00:20:42et fallait-il
00:20:44s'y attendre ?
00:20:45Alors on sait
00:20:45que nous sommes
00:20:46dans une phase
00:20:47très particulière
00:20:47de notre histoire
00:20:50contemporaine.
00:20:51Nous sommes
00:20:51contemporains
00:20:52de la mise en place
00:20:53d'un dispositif
00:20:55répressif
00:20:56contre les réseaux sociaux
00:20:58pour les mater
00:20:59pour les casser
00:21:00pour les censurer
00:21:02s'il le faut
00:21:03et c'est à la lumière
00:21:04de cette intention
00:21:05souvent annoncée
00:21:07qu'il est possible
00:21:08de comprendre
00:21:09cette opération.
00:21:10Alors aujourd'hui
00:21:11je cite
00:21:12tel que présenté
00:21:13une perquisition
00:21:15a été diligentée
00:21:16par la section
00:21:16de lutte
00:21:16contre la cybercriminalité
00:21:18du parquet de Paris
00:21:19avec l'unité nationale
00:21:21cyber de la gendarmerie
00:21:22et Europol
00:21:23dans le cadre
00:21:24de l'enquête
00:21:24ouverte
00:21:25en janvier 2025.
00:21:26Donc ça s'inscrit
00:21:27dans le temps
00:21:28relativement long.
00:21:30Par ailleurs
00:21:30les principales figures
00:21:32de X Paris
00:21:33mais aussi Elon Musk
00:21:34sont invitées
00:21:36ensuite
00:21:36à témoigner
00:21:37en guillemets
00:21:38entendus en qualité
00:21:39de témoin
00:21:39et dans le cas
00:21:40de M. Musk
00:21:41autour du 20
00:21:42et le 24 avril
00:21:43donc dans quelques mois
00:21:44on leur demande
00:21:45de venir
00:21:46ça peut se finir
00:21:47avec une garde à vue
00:21:47si j'ai bien compris
00:21:48mais quoi qu'il en soit
00:21:49on les invite
00:21:50à venir témoigner
00:21:52en fait
00:21:52à la manière
00:21:53de suspect
00:21:54dans le cadre
00:21:54de cette opération
00:21:55contre X
00:21:56qu'est-ce qui est reproché
00:21:58arrive au coeur du sujet
00:22:00qu'est-ce qui est reproché
00:22:01à X
00:22:01on reproche à X
00:22:03donc X Twitter
00:22:04d'avoir modifié
00:22:06son algorithme
00:22:07pour favoriser
00:22:08certains contenus
00:22:09qui favoriseraient
00:22:11et là je cite
00:22:12histoire de pas mal
00:22:13qui favoriseraient
00:22:15des
00:22:16oui voilà
00:22:17des contenus complotistes
00:22:18qui amplifieraient
00:22:19massivement
00:22:20la désinformation
00:22:21qui favoriseraient
00:22:22les discours de haine
00:22:23raciste homophobe
00:22:24anti-LGBT
00:22:25avec cette intention
00:22:26de polariser
00:22:28le débat démocratique
00:22:29en France
00:22:29et en Europe
00:22:30à des fins
00:22:31d'ingérence étrangère
00:22:32tout ce qu'on dit
00:22:34ici
00:22:34depuis des mois
00:22:35sinon bientôt des années
00:22:36se concrétise
00:22:38donc qu'est-ce qu'on nous dit
00:22:39premièrement
00:22:40l'algorithme
00:22:41ne produirait pas
00:22:42les bons contenus
00:22:43parce qu'on comprendra bien
00:22:44que la haine
00:22:45dont on nous parle
00:22:46c'est un sentiment
00:22:46très subjectif
00:22:48par définition
00:22:48donc dès lors
00:22:49si on considère
00:22:50que certains propos
00:22:51sont haineux
00:22:52le régime
00:22:53de ce qu'il qualifie
00:22:54de propos haineux
00:22:54il se donne le droit
00:22:55de frapper l'algorithme
00:22:57il se donne en fait
00:22:58de prendre le prétexte
00:22:58de l'algorithme
00:22:59pour rentrer chez X
00:23:00il dit par ailleurs
00:23:01complotisme
00:23:02alors je suis très curieux
00:23:03de savoir
00:23:03ce qu'est le complotisme
00:23:0424 heures après
00:23:05la séquence Epstein
00:23:06si je peux me permettre
00:23:06alors je peux me permettre
00:23:08petite parenthèse
00:23:08pourquoi vous parlez d'Epstein
00:23:09je ne sais pas
00:23:10mais en tout cas
00:23:10on va voir le tweet
00:23:11de Florian Philippot
00:23:12si vous permettez
00:23:13pile au moment où X
00:23:15est la principale
00:23:16chambre d'écho
00:23:17des révélations d'Epstein
00:23:18la dictature
00:23:19euro-macronique
00:23:21attaque X
00:23:22honte aux députés
00:23:23macronistes
00:23:24LR et RN
00:23:25qui accompagnent
00:23:26cette dictature
00:23:27en ayant voté
00:23:27il y a 8 jours
00:23:28le pass numérique
00:23:29honte aux eurodéputés
00:23:30français
00:23:31qui ont tous
00:23:32laissé passer
00:23:32le règlement européen
00:23:34DSA
00:23:34de censure
00:23:35sur lequel se fondent
00:23:37aujourd'hui
00:23:37ces attaques liberticides
00:23:39on avait tout annoncé
00:23:40voilà
00:23:40en tout cas
00:23:40ça c'est le regard
00:23:41de Florian Philippot
00:23:42je referme la parenthèse
00:23:44alors pourquoi disais-je
00:23:45Epstein
00:23:45parce qu'on nous a dit
00:23:46pendant des années
00:23:47que c'était du complotisme
00:23:48or qu'est-ce qu'on voit
00:23:50c'est qu'aujourd'hui
00:23:50la lutte contre les propos
00:23:51complotistes
00:23:52dans les faits
00:23:52ce qui était complotiste
00:23:53hier
00:23:53elle l'est peut-être
00:23:54un peu moins aujourd'hui
00:23:55donc qu'est-ce qu'on voit
00:23:58explicite
00:23:59de reprendre en main
00:24:00le débat public
00:24:00d'ailleurs soit dit en passant
00:24:02parmi les signalements
00:24:03qui ont conduit
00:24:03à cette opération
00:24:04de police
00:24:05on dit de X
00:24:06qu'il favorise
00:24:07les contenus politiques
00:24:08nauséabonds
00:24:09les contenus politiques
00:24:10nauséabonds
00:24:10donc on commence
00:24:11à comprendre
00:24:12ce dont il est question
00:24:14c'est une
00:24:15on reproche à X
00:24:17en fait
00:24:17de mettre en scène
00:24:18l'espace public
00:24:19dans d'autres termes
00:24:21que ceux qui seraient
00:24:22souhaités par le pouvoir
00:24:23évidemment il y a
00:24:24d'autres éléments
00:24:24ne nous trompons pas
00:24:25on dit aussi
00:24:26que sur X
00:24:27on trouve
00:24:27notamment avec Grock
00:24:28ça génère des images
00:24:30pédopornographiques
00:24:31ce qui est vrai
00:24:32soit dit en passant
00:24:32ça sert à rien
00:24:33de dire le contraire
00:24:34qu'il y aurait
00:24:35une forme
00:24:36de ce point de vue
00:24:37X serait au lieu
00:24:38de diffusion
00:24:38de cette pédopornographie
00:24:40on n'a pas besoin
00:24:40de X
00:24:40pendant la pornographie
00:24:42je ne dis pas le contraire
00:24:43mais lorsqu'ils nous disent
00:24:44voilà pourquoi on le fait
00:24:45parce qu'il y a de la pédopornographie
00:24:46sur X
00:24:46ce qui est intéressant ici
00:24:48c'est que comme dans
00:24:48tous ces débats
00:24:49on le voit
00:24:49il y a souvent des prétextes
00:24:51légitimes qui sont évoqués
00:24:52la protection de l'enfance
00:24:53pour la question
00:24:53des réseaux sociaux
00:24:54mais au final
00:24:55on comprend que le prétexte légitime
00:24:57donc la diffusion
00:24:58de pédopornographie
00:24:58sur X
00:24:59dans les faits
00:25:00ça sert plus largement
00:25:01à reprendre en main
00:25:03l'avis public
00:25:05je note soit dit en passant
00:25:07que tout ça se fait
00:25:08au nom de l'état de droit
00:25:09j'espère qu'on comprend bien
00:25:11que ce qu'on appelle
00:25:12l'état de droit aujourd'hui
00:25:13dans les faits
00:25:15ça pratique son propre arbitraire
00:25:17l'état de droit
00:25:17est un masque juridique
00:25:19et administratif
00:25:20qui permet néanmoins
00:25:21de persécuter
00:25:22à travers le masque du droit
00:25:24encore une fois
00:25:24les adversaires politiques
00:25:26les ennemis politiques
00:25:28et voilà pourquoi
00:25:29ce qui se passe
00:25:30chez X
00:25:30aujourd'hui
00:25:31doit être compris
00:25:32comme un événement
00:25:33politique à part entière
00:25:35qui se maquille
00:25:36en opération de police
00:25:37qui se maquille
00:25:38en grand raisonnement juridique
00:25:39mais c'est une opération
00:25:40politique
00:25:41dans le cadre
00:25:42qui n'est pas exclusivement
00:25:43française
00:25:43une opération
00:25:44dans le cadre
00:25:44de cette volonté
00:25:45de ramener à leur place
00:25:47les réseaux sociaux
00:25:48le 24 août 2024
00:25:50Mathieu
00:25:51on s'en souvient
00:25:52Pavel Durov
00:25:53le fondateur de Telegram
00:25:54était arrêté
00:25:55à sa descente d'avion
00:25:56à Paris
00:25:57doit-on faire le lien
00:25:58entre ces deux événements ?
00:26:00à tout le moins
00:26:00Pavel Durov le fait
00:26:01ça c'est le premier élément
00:26:03donc ce qu'on doit voir
00:26:04c'est qu'est-ce qu'on reprochait
00:26:04à Telegram dans ce cas-là
00:26:05on disait que ça favorisait
00:26:07en fait
00:26:08le narcotrafic
00:26:09ça favorisait
00:26:10les contenus illicites
00:26:11en fait
00:26:11Telegram était utilisé
00:26:13par des groupes criminels
00:26:15pour communiquer
00:26:16entre eux
00:26:16à l'abri de l'État
00:26:18encore une fois
00:26:19est-ce qu'il y a du vrai là-dedans ?
00:26:20évidemment
00:26:20on pourrait dire
00:26:21que tout instrument
00:26:22peut être mal utilisé
00:26:23dans la vie
00:26:23mais ce qu'on reprochait
00:26:25surtout à Telegram aussi
00:26:26ça permettait
00:26:27encore une fois
00:26:28la construction
00:26:30d'un espace public
00:26:31parallèle
00:26:32la construction
00:26:33d'un espace public
00:26:34où les gens discutent
00:26:35débattent
00:26:36à l'extérieur
00:26:37des critères
00:26:38de modération
00:26:38que sont aujourd'hui
00:26:40dans les faits
00:26:40les lois sur la haine
00:26:41la désinformation
00:26:42et ainsi de suite
00:26:43donc ce que dit Durov
00:26:44je cite
00:26:45qui est assez sévère
00:26:45envers la France
00:26:46et je m'en désole
00:26:47on dit
00:26:47la France
00:26:48c'est le seul pays au monde
00:26:49à poursuivre pénalement
00:26:50tous les réseaux sociaux
00:26:51qui offrent une certaine liberté
00:26:53aux utilisateurs
00:26:54qu'est-ce que ça veut dire cela ?
00:26:56ça veut dire qu'effectivement
00:26:58sur X
00:26:58parce que X est davantage
00:26:59que Telegram d'ailleurs
00:27:00X s'est construit
00:27:02à la manière
00:27:02d'un espace public
00:27:03qui n'est pas soumis
00:27:05globalement
00:27:06au même type
00:27:07de régulation
00:27:08d'interdit
00:27:09qui domine
00:27:10la vie publique
00:27:11depuis 30 ou 40 ans
00:27:12donc on a un espace
00:27:13où peuvent apparaître
00:27:14des courants de pensée
00:27:15qui autrement
00:27:16n'apparaîtraient pas
00:27:16on a un espace
00:27:17où peuvent surgir
00:27:18des images
00:27:19des faits
00:27:19des vidéos
00:27:20qui racontent une actualité
00:27:21qui ne serait pas racontée
00:27:23autrement
00:27:23généralement
00:27:24par les grands médias
00:27:24par le service public
00:27:25on a un espace
00:27:27où des courants de pensée
00:27:28qui étaient frappés
00:27:29d'interdits
00:27:29ou qui étaient cantonnés
00:27:31à la périphérie
00:27:31de l'espace public
00:27:32dans des radios
00:27:33vraiment confidentiels
00:27:35des journaux
00:27:36confidentiels eux aussi
00:27:37là ils ont accès
00:27:38à l'espace public
00:27:39et s'ils jouent bien
00:27:39leurs cartes
00:27:40ils ont accès
00:27:41à un grand public
00:27:42cette apparition
00:27:43d'acteurs
00:27:44d'individus
00:27:45de faits
00:27:46d'images
00:27:47de sons
00:27:47qui viennent troubler
00:27:49le récit politique
00:27:49dominant
00:27:50est vu comme
00:27:51une forme
00:27:51de déstabilisation
00:27:53et là on fait
00:27:53une petite connexion
00:27:54par la Roumanie
00:27:55rappelez-vous
00:27:55ce qu'on a dit
00:27:56il y a deux ans
00:27:57maintenant
00:27:57un peu moins que ça
00:27:59en Roumanie
00:28:00c'était quoi l'argument
00:28:01pour annuler
00:28:02le premier tour
00:28:03des élections présidentielles
00:28:04on nous a dit
00:28:05TikTok
00:28:06il y a des comptes
00:28:07TikTok
00:28:07qui ont été créés
00:28:08par une puissance
00:28:09on ne sait pas quoi
00:28:09mais elle doit être étrangère
00:28:11qui ont à ce point
00:28:12déstabilisé
00:28:13les comportements
00:28:14des électeurs
00:28:14qui ont été
00:28:15en fait surpris
00:28:16par les nouveaux
00:28:17comptes TikTok
00:28:18qu'ils auraient voté
00:28:19massivement
00:28:19pour le méchant candidat
00:28:20et il était dès lors
00:28:21légitime d'annuler
00:28:22l'élection
00:28:23j'ai entendu dire
00:28:24autour de ce plateau
00:28:25que certains souhaitaient
00:28:26aujourd'hui
00:28:27c'est moi là
00:28:27certains souhaitent
00:28:29pour 2027
00:28:30prendre prétexte
00:28:31de l'ingérence étrangère
00:28:32pour
00:28:33si jamais
00:28:34les populistes
00:28:35ou les nationaux
00:28:35conservateurs
00:28:36l'emportaient
00:28:36dire c'est une élection
00:28:38illégitime
00:28:38il faut l'annuler
00:28:39d'une manière
00:28:39ou de l'autre
00:28:40j'ai l'impression
00:28:40quand je vois cela
00:28:41que cette volonté
00:28:43de...
00:28:44ça a été dit
00:28:44à plusieurs reprises
00:28:45de la part du pouvoir
00:28:46bien sûr
00:28:47je pense à cette députée
00:28:48européenne
00:28:49qui avait dit
00:28:49globalement
00:28:50si les méchants gagnent
00:28:51c'est parce que
00:28:51les méchants ont triché
00:28:52bon
00:28:52c'est toujours plus facile
00:28:53comme ça
00:28:53donc moi ce que je vois
00:28:55à travers cela
00:28:55c'est que les prétextes
00:28:56se multiplient
00:28:57donc je l'ai dit
00:28:57défense des mineurs
00:28:58contestation de crimes
00:28:59contre l'humanité
00:29:00la menace
00:29:01que représenterait
00:29:01la polarisation
00:29:02parenthèse
00:29:02si je peux me permettre
00:29:03sur la polarisation
00:29:05c'est très étrange
00:29:06cette haine de la polarisation
00:29:07la polarisation
00:29:08c'est l'autre nom
00:29:08d'une partie
00:29:09de l'opinion publique
00:29:10qui se détache
00:29:11des consensus obligatoires
00:29:12imposés par le pouvoir
00:29:13soyez certain
00:29:14que si jamais
00:29:15je devenais la puissance
00:29:16dominante en ce monde
00:29:17et je fixais
00:29:18les paramètres
00:29:18du débat public
00:29:19j'accuserais
00:29:20tous ceux
00:29:20qui veulent s'éloigner
00:29:21de mes évidences
00:29:22de polarisation
00:29:23je dirais
00:29:23mais pourquoi
00:29:23vous éloignez-vous
00:29:24de mes évidences
00:29:25je vous donne le droit
00:29:25assurément
00:29:26de discuter sur les virgules
00:29:27vous avez peut-être
00:29:28le droit de nuancer
00:29:28mon propos
00:29:29de le modérer
00:29:29mais vous n'avez pas
00:29:30le droit de penser
00:29:31à l'extérieur
00:29:31de mes catégories
00:29:32mais ce que nous disent
00:29:33aujourd'hui
00:29:34les gens du pouvoir
00:29:35c'est qu'ils nomment
00:29:36polarisation
00:29:36la simple possibilité
00:29:38de voir le monde
00:29:38autrement qu'eux
00:29:39ce matin
00:29:40Aurore Berger
00:29:41sur CNews
00:29:43est revenu
00:29:43sur la régulation
00:29:45des réseaux sociaux
00:29:46est-ce qu'on peut
00:29:46faire un lien
00:29:47même indirect
00:29:48entre cette perquisition
00:29:50et ces déclarations
00:29:51il n'y a pas de lien
00:29:52direct évidemment
00:29:53mais indirect
00:29:54c'est-à-dire
00:29:54c'est un même état
00:29:55d'esprit
00:29:56vous avez raison
00:29:56de nous y conduire
00:29:58alors elle commence
00:29:59comme d'hab
00:29:59aujourd'hui
00:30:00en disant
00:30:00c'est une question
00:30:01de protection
00:30:02des enfants
00:30:03vous savez
00:30:03on veut les interdire
00:30:04on a compris
00:30:05et là très rapidement
00:30:06elle nous dit
00:30:07mais c'est une question
00:30:07de liberté d'expression
00:30:08elle a dit devant
00:30:09Sonia Mabrouk
00:30:10qui lui pose la question
00:30:10assez clairement
00:30:11elle dit
00:30:11vous n'avez pas l'impression
00:30:13que vous allez nous interdire
00:30:14l'anonymat à terme
00:30:15et elle est très honnête
00:30:16elle dit
00:30:16mais c'est une vraie question
00:30:18on peut remettre en question
00:30:19l'anonymat
00:30:20sur les réseaux sociaux
00:30:21le pseudonymat
00:30:21et elle nous dit
00:30:22quelle liberté
00:30:23voulons-nous exercer
00:30:25la liberté d'expression
00:30:26n'a jamais été la liberté
00:30:27de dire n'importe quoi
00:30:29ni la liberté de nuire
00:30:30ni la liberté de déverser
00:30:32de la haine
00:30:33il y a des règles
00:30:33dans un état de droit
00:30:34la liberté de nuire
00:30:35si je peux me permettre
00:30:35de critiquer le pouvoir
00:30:36est-ce que c'est nuire
00:30:37critiquer un parti politique
00:30:39est-ce que c'est nuire
00:30:40remettre en question
00:30:41le débat
00:30:41le service public
00:30:42est-ce que c'est nuire
00:30:43la liberté de déverser la haine
00:30:44quand on voit la définition
00:30:45qu'ils ont de la haine
00:30:46est-ce qu'on peut se dire
00:30:47que finalement
00:30:47ils veulent interdire
00:30:48ce qu'ils nomment
00:30:49propos haineux
00:30:50c'est-à-dire propos conservateurs
00:30:51ou populistes
00:30:51dans l'espace public
00:30:52et là je terminerai avec cela
00:30:54dans la mesure
00:30:55où manifestement
00:30:55l'état partout
00:30:56aujourd'hui
00:30:57à la tentation de la censure
00:30:58partout en Occident
00:30:59est-ce que ces plateformes
00:31:00qui par ailleurs
00:31:01ont mis le défaut
00:31:02moi je ne suis pas du tout
00:31:03sur le mode
00:31:03formidable plateforme
00:31:04vous n'avez que des qualités
00:31:05est-ce que ces plateformes
00:31:06aujourd'hui ne sont pas
00:31:07aujourd'hui des lieux
00:31:08où c'est réfugié
00:31:09la liberté pour un temps
00:31:11la liberté de voir
00:31:12le monde autrement
00:31:13la liberté de dire
00:31:14qu'on voit le monde autrement
00:31:15la liberté de débattre
00:31:16autrement
00:31:17qu'on voudrait nous imposer
00:31:18les débats autorisés
00:31:19officiels aujourd'hui
00:31:20est-ce que ces plateformes
00:31:22qui sont oui
00:31:22des pouvoirs
00:31:23qui sont des pouvoirs
00:31:24qui quelquefois peuvent aller
00:31:25trop loin
00:31:25et qu'on peut et doit critiquer
00:31:26est-ce que néanmoins
00:31:27ce ne sont pas
00:31:27des contre-pouvoirs essentiels
00:31:29devant la tentation autoritaire
00:31:31de l'extrême-centre
00:31:32une partie de la gauche
00:31:33en fait une bonne partie
00:31:34de la gauche
00:31:34qui aujourd'hui
00:31:35veulent imposer
00:31:36leur censure à tous
00:31:37pour notre propre bien
00:31:38est-ce que la liberté
00:31:39ne s'est pas réfugiée
00:31:40hélas sur de telles plateformes
00:31:41c'est une question
00:31:42que je poserai ce soir
00:31:43c'est une question
00:31:44en effet
00:31:45est-ce que la liberté
00:31:45ne s'est pas réfugiée
00:31:47dans ces plateformes
00:31:48merci à mon cher Mathieu
00:31:49dans un instant
00:31:50on recevra Yvan Rufol
00:31:52pour son livre
00:31:53qui sort demain
00:31:53un entretien exclusif
00:31:55avant la sortie
00:31:56de son livre
00:31:57et c'est la première fois
00:31:57qu'il sera dans
00:31:59Face à l'Info
00:32:00Gabriel Cluzel
00:32:01on va parler
00:32:02de Benabar
00:32:04du chanteur
00:32:05en dehors de Patrick Sébastien
00:32:06c'est une autre star
00:32:08que Charles Aloncle
00:32:09pourrait appeler
00:32:09à témoigner
00:32:10dans sa commission d'enquête
00:32:11sur les médias
00:32:11du service public
00:32:12le chanteur Benabar
00:32:13il a des choses à dire
00:32:15visiblement
00:32:15sur France Inter
00:32:16il s'en est ouvert
00:32:18récemment
00:32:19auprès du Figaro
00:32:20on l'écoute
00:32:20et on analyse
00:32:21avec vous
00:32:22Gabriel Cluzel
00:32:22le milieu
00:32:25que je déteste
00:32:25pour être très caricatural
00:32:28mais malheureusement
00:32:29ça l'est
00:32:30Télérama
00:32:32France Inter
00:32:33un milieu
00:32:37d'une caste
00:32:38assez imbécile
00:32:39d'ailleurs
00:32:39qui pensent savoir
00:32:41et qui
00:32:41sans le savoir
00:32:43parce qu'ils ne sont pas
00:32:43assez cultivés
00:32:45ce sont des censeurs
00:32:47d'une certaine façon
00:32:48donc moi c'est un milieu
00:32:49que j'affronte volontiers
00:32:50parce que je pense
00:32:51que quand on est
00:32:52entre guillemets
00:32:53artiste
00:32:53avec toutes les guillemets
00:32:54qu'on peut mettre
00:32:55il faut éviter
00:32:58les gens qui décident
00:32:58ce qui est bien
00:32:59ce qui n'est pas bien
00:33:00parce que c'est ça
00:33:00la censure en fait
00:33:01Gabriel Cluzel
00:33:03est-ce que les langues
00:33:04se délient ?
00:33:05Écoutez en tout cas
00:33:06Benabar avait
00:33:07beaucoup de choses
00:33:08à dire
00:33:08il vient en effet
00:33:09de sortir un album
00:33:10qui s'appelle
00:33:10Le Soleil des Absents
00:33:12donc il s'est exprimé
00:33:13à cette occasion
00:33:14au micro de Thibaut Gauthier
00:33:15dans l'émission
00:33:16Le Figaro
00:33:16la nuit
00:33:17alors vous l'avez entendu
00:33:19que dit-il
00:33:20il va passer
00:33:20par quatre chemins
00:33:22France Inter
00:33:23fait partie
00:33:23d'une caste imbécile
00:33:25je cite
00:33:25de snob
00:33:26je cite
00:33:27qui sont des censeurs
00:33:28je cite
00:33:29donc il s'épanche
00:33:31auprès du journaliste
00:33:32et il explique
00:33:33il faut éviter
00:33:34les gens qui décident
00:33:35ce qui est bien
00:33:36et ce qui n'est pas bien
00:33:37parce que c'est la censure
00:33:38en fait
00:33:39alors que la chanson populaire
00:33:40c'est intéressant
00:33:41de ce qu'il dit
00:33:42c'est justement
00:33:43le public qui décide
00:33:45c'est le propre
00:33:45de la chanson populaire
00:33:46sauf que explique-t-il
00:33:48donc France Inter
00:33:49décide
00:33:50ce que l'on doit aimer
00:33:51ce que les gens
00:33:52doivent aimer
00:33:52ou pas aimer
00:33:53et il explique aussi
00:33:54que
00:33:54je l'ignorais
00:33:55que ces attachés de presse
00:33:57et apparemment
00:33:57ce ne sont pas les seuls
00:33:58avec lesquels
00:34:00ils travaillent
00:34:01donc depuis plusieurs albums
00:34:02ne vont même plus
00:34:03les proposer
00:34:04à France Inter
00:34:05parce qu'ils savent
00:34:05que visiblement
00:34:06ce n'est plus la peine
00:34:08ils n'ont aucune chance
00:34:09et du reste
00:34:10il élargit son propos
00:34:11il parle des chanteurs
00:34:13engagés
00:34:14quand on dit
00:34:15artiste engagé
00:34:15vous savez c'est un artiste
00:34:16engagé de gauche
00:34:17bien sûr
00:34:17et il lui dit
00:34:19je ne vais jamais me permettre
00:34:20de dire à quelqu'un
00:34:21il faut voter pour ci
00:34:22il faut voter pour ça
00:34:24il ajoute même
00:34:25je suis très emmergédé
00:34:27par le soi-disant
00:34:28barrage républicain
00:34:29je le cite toujours
00:34:30qui pour moi
00:34:31n'est pas du tout républicain
00:34:32vous voyez qu'il y a quand même
00:34:32des lignes qui bougent
00:34:33et il dit
00:34:34la république
00:34:35c'est chacun vote
00:34:36pour qui il veut
00:34:37il n'y a pas de bon vote
00:34:38et de mauvais vote
00:34:39alors Benabar dit
00:34:41ça ne sert à rien
00:34:42la chanson engagée
00:34:43parce que dans une chanson
00:34:45on dit ce qu'on pense
00:34:46soi-même
00:34:46on n'a pas à dire
00:34:47ce que
00:34:48dire aux gens
00:34:49ce qu'ils doivent penser
00:34:51et il rajoute
00:34:52pour une bonne chanson
00:34:53engagée de brusillant
00:34:53renault
00:34:54bon moi ça se discute
00:34:55mais bref c'est son avis
00:34:56tu as 50 chansons
00:34:58engagées de merde
00:34:59voilà
00:35:00je le cite toujours
00:35:00pardon je suis un peu direct
00:35:02on reste dans les citations
00:35:04il y a de quoi faire
00:35:04pourtant Benabar
00:35:06à Gabriel Cluzel
00:35:07est un chanteur de gauche
00:35:08il ne l'a jamais caché
00:35:09c'est intéressant
00:35:09oui c'est un chanteur de gauche
00:35:10d'ailleurs écouté par des gens de droite
00:35:11mais vous me direz
00:35:12si les gens de droite
00:35:13n'écoutaient que des chanteurs de droite
00:35:14ils resteraient dans le silence
00:35:16Jean-Fax
00:35:17il y aurait Jean-Fax
00:35:18c'est prêt
00:35:18c'est un peu la loi du genre
00:35:24donc oui en 2007
00:35:26pour le 20ème tour
00:35:27de l'élection présidentielle
00:35:28il était venu soutenir
00:35:30Ségolène Royal
00:35:31dans un grand concert
00:35:33au stade Charletti
00:35:34alors il y avait
00:35:35Yannick Noah
00:35:36Grand Corps Malade
00:35:37Renaud etc
00:35:38en 2012
00:35:40il soutenait encore
00:35:41François Hollande
00:35:42il avait même sorti
00:35:42une chanson
00:35:43qui s'appelait
00:35:43Politiquement Correct
00:35:44je suis allé voir les paroles
00:35:45elle était très politiquement correct
00:35:46je vous confirme
00:35:47mais ce qui est intéressant
00:35:49c'est qu'il explique
00:35:49que son grand-père
00:35:50était communiste
00:35:51et que sa famille
00:35:52était ce que l'on appelle
00:35:53des cathodes gauches
00:35:54c'est vraiment important
00:35:55de comprendre le chemin
00:35:56qu'il a suivi
00:35:57qu'il admirait
00:35:58sa famille admirait
00:35:59par exemple
00:35:59l'abbé Pierre
00:36:00je ne sais pas
00:36:00s'il dirait la même chose
00:36:01aujourd'hui
00:36:01mais quoi qu'il en soit
00:36:03cette gauche-là
00:36:05et le sujet fondamental
00:36:06est sans doute là
00:36:08cette gauche-là
00:36:09a peu ou prou
00:36:10disparu
00:36:11il raconte
00:36:12je suis allé chercher
00:36:13sur divers magazines
00:36:15parlant de ses enfants
00:36:16et même s'il n'est pas pratiquant
00:36:18il dit qu'il tient
00:36:19à leur transmettre
00:36:20les valeurs du christianisme
00:36:21qui restent discrètement
00:36:23présents en lui
00:36:24un christianisme
00:36:25qui ressemble
00:36:25à cette médaille de la Vierge
00:36:27qu'il porte autour du cou
00:36:28sans s'en apercevoir
00:36:30et il dit
00:36:30la foi des autres
00:36:33me touche
00:36:34et c'est celle
00:36:35des gens modestes
00:36:36notamment
00:36:36et c'est là
00:36:37le nœud du sujet
00:36:38c'est que Benavar
00:36:39est touché
00:36:40par les gens modestes
00:36:41que l'on pourrait appeler
00:36:42en fait
00:36:42les gens ordinaires
00:36:44ceux qui n'ont plus
00:36:45le droit à la parole
00:36:45ceux qu'Hillary Clinton
00:36:46appelait les déplorables
00:36:48mais pas seulement
00:36:48des déplorables
00:36:49sur le plan économique
00:36:50des déplorables
00:36:51sur le plan culturel
00:36:52aux yeux de la gauche
00:36:53vous voyez Benavar
00:36:54il entraîne
00:36:55le journaliste du Figaro
00:36:56à Saint-Mendé
00:36:57parce que dit-il
00:36:58c'est sa ville
00:36:59c'est sa ville de cœur
00:37:01c'est ma ville
00:37:02c'est là où mes enfants
00:37:02ont son nez
00:37:04ont été à l'école
00:37:04où il s'est marié
00:37:05où il habite
00:37:06avec sa femme
00:37:06et ses enfants
00:37:07donc c'est chez lui
00:37:08quoi de plus enraciné
00:37:10Benavar chante
00:37:11pour les gens ordinaires
00:37:12vous vous souvenez
00:37:12du dîner
00:37:13qui s'est par connu
00:37:15dans la chanson
00:37:16où il se dit
00:37:17boudiné
00:37:18dans sa chemise
00:37:18comme une chipolata
00:37:19vous vous souvenez
00:37:20il dit
00:37:21il ne veut pas aller dîner
00:37:22chez les amis de sa femme
00:37:23on improvise
00:37:23on trouve quelque chose
00:37:24on n'a qu'à dire
00:37:25à tes amis
00:37:25qu'on ne les aime pas
00:37:26et puis tant pis
00:37:26il vend
00:37:27un chef-d'oeuvre
00:37:29du Cétianard
00:37:30un drame très engagé
00:37:31c'est les gendarmes
00:37:32à Saint-Tropez
00:37:32donc bref
00:37:33c'est la vie
00:37:34des gens ordinaires
00:37:35il y a aussi
00:37:35quatre murs à un toit
00:37:36moi j'aime beaucoup
00:37:37cette chanson
00:37:37vous la connaissez Christine
00:37:39le destin d'un pavillon
00:37:41de banlieue
00:37:41une maison de famille
00:37:42achetée par un jeune couple
00:37:43je cite
00:37:44on s'endette pour 30 ans
00:37:45ce pavillon sera le nôtre
00:37:46et celui de nos enfants
00:37:48corrige la femme en sept
00:37:49avec un détour
00:37:50parce couplé
00:37:50cette phrase
00:37:51elle dit tout
00:37:51du supposé patriarcat
00:37:53dans le monde occidental
00:37:54monsieur rêverait de craiser
00:37:56une cave à vin
00:37:57madame préférée
00:37:57une deuxième salle de bain
00:37:58ça sera une deuxième salle de bain
00:38:00puis enfin
00:38:01des années plus tard
00:38:03quand le couple âgé
00:38:03a disparu
00:38:04la maison est revendue
00:38:05mais elle est pleine
00:38:06des cris
00:38:06des gentils fantômes
00:38:08finis tes devoirs
00:38:09il est trop lourd mon cartable
00:38:10laisse tranquille ton frère
00:38:11les enfants à table
00:38:12moi je veux que la mère de famille
00:38:14qui peut écouter cette chanson
00:38:15sans pleurer
00:38:15me jette la première pierre
00:38:16vous voyez bien
00:38:17que ce sont les français ordinaires
00:38:19et dans son dernier album
00:38:20il y a aussi
00:38:21plein de chansons comme ça
00:38:22la playlist des darons
00:38:24par exemple
00:38:24c'est les enfants
00:38:25qui disent à leurs parents
00:38:26adolescents
00:38:27les enfants adolescents
00:38:28qui disent à leurs parents
00:38:29ta playlist
00:38:30elle est nulle
00:38:31et en fait
00:38:32Benabar évoque sa fille
00:38:33de 16 ans
00:38:34qui écoute quand même
00:38:35la marie de Zad
00:38:35Sylvie Vartan
00:38:36comme la mienne
00:38:37mais Benabar
00:38:38ne joue-t-il pas à gros
00:38:40pour sa carrière
00:38:41avec ce genre de déclaration
00:38:43mais vous avez raison
00:38:44mais cela nous change
00:38:46en effet de Souchon
00:38:47et de son
00:38:47je ne crois pas
00:38:48que les français
00:38:48soient assez cons
00:38:49pour élire quelqu'un
00:38:50du Front National
00:38:51pour diriger la France
00:38:52vous vous souvenez
00:38:53ou de Aya Nakamura
00:38:54qui en juillet 2024
00:38:55a voté contre
00:38:57le Rassemblement National
00:38:58dont elle disait
00:38:58qu'il était le seul
00:38:59extrême
00:39:00je cite
00:39:00sauf que
00:39:02cette génuflexion
00:39:03devant le magistère
00:39:04de gauche
00:39:04est en principe
00:39:05indispensable
00:39:06pour qui ne veut pas
00:39:07être blacklisté
00:39:08sauf que visiblement
00:39:09si on en croit
00:39:10Benabar
00:39:10il est déjà
00:39:11blacklisté
00:39:13il faut dire
00:39:13sans doute
00:39:14qu'il n'y a rien
00:39:14de plus transgressif
00:39:16et détestable
00:39:17que ce chanteur
00:39:17des gens ordinaires
00:39:19et du bonheur
00:39:19alors il n'a rien
00:39:21contre la politique
00:39:22il dit
00:39:22je ne trouve pas
00:39:23que la politique
00:39:23soit quelque chose
00:39:24de malsain
00:39:24ce qui est malsain
00:39:25c'est de prétendre
00:39:26d'interdire à quelqu'un
00:39:27d'avoir un avis
00:39:28sur tel ou tel
00:39:29alors moi je ne sais pas
00:39:30à vrai dire
00:39:30pour qui vote Benabar
00:39:31je n'ai pas envie de savoir
00:39:32parce que j'ai un peu peur
00:39:32d'être déçue du reste
00:39:33mais c'est ce qui est important
00:39:36c'est précisément
00:39:36qu'il le garde pour lui
00:39:37ce que l'on comprend
00:39:38en tout cas
00:39:39c'est que France Inter
00:39:40filtre avec notre argent
00:39:42ce que nous avons
00:39:43le droit d'entendre
00:39:44ou pas
00:39:45vous voyez
00:39:45c'est le prêt à écouter
00:39:46comme il y a le prêt à penser
00:39:47et les esprits médisants
00:39:50diront peut-être
00:39:50que Benabar
00:39:51après tout
00:39:51l'a bien cherché
00:39:52il n'avait qu'à pas
00:39:53aller au concert
00:39:53de Ségolène Royal
00:39:54et soutenir François Hélande
00:39:56mais comme nous avons
00:39:57un fond chrétien
00:39:58c'est le propre
00:39:58de notre civilisation
00:39:59nous dirons
00:40:00à tout péché miséricorde
00:40:01et puis d'autres
00:40:02suivent son exemple
00:40:03d'accord Marmenon
00:40:04merci
00:40:07Merci Gabrielle Cluzel
00:40:10dans un instant
00:40:11le coup de poing final
00:40:12de Mathieu Bocoté
00:40:13avec cette professeure
00:40:15qui a été poignardée
00:40:17sa vie
00:40:17et son pronotisme vital
00:40:19est engagé
00:40:20on en parle dans un instant
00:40:21dans un instant
00:40:21on reçoit Yvan Youfol
00:40:23pour son livre
00:40:23en exclusivité
00:40:25son livre qui sort demain
00:40:26dans un instant aussi
00:40:27Charlotte Dornelas
00:40:28va se pencher
00:40:29sur un sondage à Paris
00:40:30d'abord
00:40:31je voulais vous montrer
00:40:32vous parler rapidement
00:40:33de cette information
00:40:34de l'association
00:40:36et urgence patrimoine
00:40:37une association
00:40:38qui agit en faveur
00:40:39du patrimoine français
00:40:41en danger
00:40:41ce matin
00:40:43à 9h
00:40:43le maire de Kellen
00:40:45Saint-Gault
00:40:45au sud de Laval
00:40:47en Mayenne
00:40:48a fait sonner
00:40:49les cloches
00:40:49de l'église Saint-Gault
00:40:51une dernière fois
00:40:52lors d'une cérémonie
00:40:54d'hommage
00:40:55dans quelques heures
00:40:56ou dans quelques jours
00:40:57cette église
00:40:58cette église
00:40:59du 11ème siècle
00:41:01sera rayée
00:41:02de la carte
00:41:03sera démolie
00:41:041000 ans d'histoire
00:41:06locale
00:41:06livrée aux pelleteuses
00:41:08des recours
00:41:09ont été déposés
00:41:10le ministère
00:41:11de la culture
00:41:12a été interpellé
00:41:13pour une mise
00:41:14en instance
00:41:14de classement
00:41:16d'urgence
00:41:17seule solution
00:41:18pour sursoir
00:41:20à la démolition
00:41:21mais pas
00:41:22de retour
00:41:24alors
00:41:25Urgence patrimoine
00:41:26a lancé
00:41:27une pétition
00:41:28on voit ici
00:41:29la pétition en ligne
00:41:30qui s'appelle
00:41:31stop
00:41:31à la destruction
00:41:32des églises
00:41:34de France
00:41:34je pense qu'il était
00:41:36important de s'arrêter
00:41:37au milieu
00:41:38de cette actualité
00:41:39bousculée
00:41:41pour rappeler
00:41:42que notre patrimoine
00:41:43s'en va
00:41:44et démoli
00:41:45jour après jour
00:41:47dans l'actualité
00:41:48qui va vite
00:41:48on en a parlé tout à l'heure
00:41:49c'est le procès
00:41:50en appel
00:41:51de Marine Le Pen
00:41:52et du Rassemblement National
00:41:53je rappelle
00:41:54pour ceux qui n'étaient pas là
00:41:55tout à l'heure
00:41:554 ans de prison
00:41:57dont 1 an ferme
00:41:59et 5 ans d'inéligibilité
00:42:01requis contre Marine Le Pen
00:42:02pas d'exécution provisoire
00:42:04le jugement
00:42:05aura lieu
00:42:06de la cour
00:42:07d'ici l'été
00:42:09Charlotte
00:42:10petit séisme
00:42:12dans la vie
00:42:12politique parisienne
00:42:13hier
00:42:14dans un sondage
00:42:15Sarah Knafeu
00:42:16reconquête
00:42:17atteint pour la première fois
00:42:19le seuil
00:42:20des 10%
00:42:21nécessaires
00:42:22à la qualification
00:42:23du second tour
00:42:25que faut-il retenir
00:42:26et on verra plus loin
00:42:27quel impact
00:42:28cela pourrait avoir
00:42:29ce qu'on peut retenir
00:42:31assez directement
00:42:32c'est qu'il risque
00:42:33d'y avoir 5 candidats
00:42:34au second tour
00:42:35des élections municipales
00:42:36à Paris
00:42:36donc ça fait beaucoup
00:42:37ça fait un second tour
00:42:38qui ressemble à un premier tour
00:42:39finalement
00:42:40et le président de l'institut
00:42:42qui réalise ce sondage
00:42:43précise que je le cite
00:42:44Sarah Knafeu
00:42:45récupère un tiers
00:42:46des électeurs
00:42:47qui ont voté
00:42:47Rassemblement National
00:42:48aux dernières élections
00:42:50européennes
00:42:50et un quart
00:42:51de ceux qui ont voté
00:42:52LR
00:42:53je dis ça
00:42:54à destination
00:42:54des appareils
00:42:55de ces différents partis
00:42:57apparemment
00:42:58leurs électeurs
00:42:59trouvent des points communs
00:43:00entre eux
00:43:00et passent les frontières
00:43:02de manière assez naturelle
00:43:04Sarah Knafeu
00:43:05elle gagne 4 points
00:43:06depuis le mois de novembre
00:43:08date du dernier
00:43:09sondage de ce même institut
00:43:10elle n'était pas encore
00:43:11en campagne à l'époque
00:43:12donc c'est une ascension
00:43:13qui peut paraître énorme
00:43:15mais forcément
00:43:15elle n'était pas en campagne
00:43:16et en plus
00:43:16elle fait une campagne
00:43:17assez remarquée
00:43:19depuis qu'elle s'y est mise
00:43:21et à l'inverse
00:43:21très logiquement
00:43:22ce sont très directement
00:43:23Thierry Mariani
00:43:24pour le Rassemblement National
00:43:25et Rachida Dati
00:43:26qui en pâtissent
00:43:28dans le sondage
00:43:29Rachida Dati
00:43:31qui est évidemment
00:43:31une des figures
00:43:32de cette élection
00:43:33municipale à Paris
00:43:35et par ailleurs
00:43:35également concurrencée
00:43:38par le candidat
00:43:39d'horizon
00:43:40Pierre-Yves Bournazel
00:43:41qui lui se maintient
00:43:42il est à 14%
00:43:43d'intention de vote
00:43:44aujourd'hui
00:43:45et on comprend
00:43:45que ça fait 14
00:43:4610
00:43:46et ça peut augmenter
00:43:47encore
00:43:48et bouger encore un peu
00:43:49ce sont évidemment
00:43:50des voix
00:43:50qui manquent éventuellement
00:43:52à Rachida Dati
00:43:53en face de la candidature
00:43:55de gauche
00:43:55parce qu'à gauche
00:43:56il se passe
00:43:56à peu près
00:43:57l'inverse
00:43:58c'est-à-dire que
00:43:59le candidat socialiste
00:44:01Emmanuel Grégoire
00:44:02a été rejoint
00:44:03par l'écologiste
00:44:04David Belliard
00:44:05et le communiste
00:44:06Yann Brossa
00:44:07et il progresse
00:44:08de 3 points
00:44:09il atteint aujourd'hui
00:44:1033%
00:44:11c'est lui qui est en tête
00:44:12des intentions de vote
00:44:13et il est précisé
00:44:14dans le sondage
00:44:14qu'il a séduit
00:44:1527%
00:44:16des électeurs
00:44:17de Manon Aubry
00:44:18aux dernières élections
00:44:19européennes
00:44:21et la candidate insoumise
00:44:22évidemment aujourd'hui
00:44:24en pâthie
00:44:25c'est elle
00:44:25qui perd des points
00:44:26conclusion donnée
00:44:28par le sondeur
00:44:28lui-même
00:44:29pour Rachida Dati
00:44:30il est quasiment impossible
00:44:32de gagner en cas de maintien
00:44:33d'une liste plus à droite
00:44:35et d'une liste plus au centre
00:44:36en même temps
00:44:37donc c'est évidemment
00:44:38pour elle
00:44:39que ces résultats
00:44:40sont probablement
00:44:41le plus gros casse-tête
00:44:42dans l'élection
00:44:43aujourd'hui
00:44:44est-il imaginable
00:44:45que tous ces gens
00:44:46aient quelque chose
00:44:47en commun
00:44:48et que la situation
00:44:49change
00:44:50au second tour
00:44:50au micro de RTL
00:44:53Rachida Dati
00:44:53a choisi
00:44:54en modérant
00:44:55clairement
00:44:55on connait la verve
00:44:57de Rachida Dati
00:44:58notamment avec ses adversaires politiques
00:45:00bon là
00:45:01elle a clairement
00:45:01choisi
00:45:02de
00:45:03tempérer
00:45:03en modérant
00:45:07son propos
00:45:08vis-à-vis
00:45:09de Bournazel
00:45:10donc du candidat
00:45:11de Horizon
00:45:11je la cite
00:45:12il faudra qu'on rassemble
00:45:13tout le monde
00:45:14alors par tout le monde
00:45:15elle visait
00:45:16le parti Horizon
00:45:18mais ça n'incluait pas
00:45:19Sarah Knafo
00:45:20Sarah Knafo
00:45:20n'est pas tout le monde
00:45:21pour laquelle
00:45:23Rachida Dati
00:45:24a choisi
00:45:24alors je vous le dis
00:45:25franchement
00:45:25j'ai trouvé la méthode
00:45:26assez étonnante
00:45:27surtout dans un monde
00:45:29politique désormais
00:45:30qui explique à chaque fois
00:45:31qu'on fait une critique
00:45:31à quelqu'un
00:45:32que c'est parce que
00:45:32c'est une femme
00:45:33ou parce que
00:45:33c'est parce que
00:45:35c'est un tel
00:45:36ou parce que
00:45:36c'est autre chose
00:45:37bon alors là
00:45:37Rachida Dati
00:45:38elle a reproché
00:45:38à Sarah Knafo
00:45:39des propos d'Eric Zemmour
00:45:40quand même original
00:45:42prononcé en 2016
00:45:43sur le cas personnel
00:45:44du prénom
00:45:44de sa fille
00:45:45vous savez Rachida Dati
00:45:46a une fille
00:45:47qui s'appelle Zora
00:45:47Eric Zemmour
00:45:48dans son reproche
00:45:51des prénoms
00:45:51non français
00:45:52du calendrier
00:45:53avait reproché
00:45:55à Rachida Dati
00:45:56ministre
00:45:56d'avoir choisi
00:45:58ce prénom là
00:45:58pour sa fille
00:45:59et c'est la seule chose
00:46:00qu'elle a trouvé
00:46:01à reprocher
00:46:01à Sarah Knafo
00:46:02en 2026
00:46:02pour une élection
00:46:03municipale à Paris
00:46:04j'ai trouvé ça
00:46:05assez original
00:46:06on va dire
00:46:06comme réponse
00:46:07mais la situation
00:46:09demeure intéressante
00:46:09sur le plan politique
00:46:10au-delà de Paris
00:46:11parce que là
00:46:13encore une fois
00:46:13on parle beaucoup
00:46:14du marigot politique
00:46:16ces derniers temps
00:46:17on n'arrive pas
00:46:17à s'y retrouver
00:46:18alors là
00:46:18je vais vous faire
00:46:19le marigot politique
00:46:20résumé à la ville de Paris
00:46:22en quelques secondes
00:46:23alors on a Rachida Dati
00:46:24qui est entrée
00:46:25dans un gouvernement
00:46:26macroniste
00:46:26elle a d'ailleurs
00:46:27été exclue pour cela
00:46:28des républicains
00:46:30et elle est aujourd'hui
00:46:31candidate à la mairie de Paris
00:46:32elle est toujours ministre
00:46:33candidate à la mairie de Paris
00:46:34soutenue par les républicains
00:46:36depuis partisan
00:46:37de la stabilité
00:46:38on l'a vu
00:46:39et en face d'elle
00:46:41elle a le candidat
00:46:41d'Edouard Philippe
00:46:42ancien LR
00:46:43lui aussi
00:46:43mais surtout
00:46:44ancien premier ministre
00:46:45d'Emmanuel Macron
00:46:46d'ailleurs exclu
00:46:47des LR
00:46:47pour cette raison
00:46:48également
00:46:48et lui
00:46:50donc
00:46:51Bournazel
00:46:51dont le patron
00:46:52Edouard Philippe
00:46:53a appelé récemment
00:46:54à la démission
00:46:55d'Emmanuel Macron
00:46:55est soutenu
00:46:56par Renaissance
00:46:57on a perdu
00:46:58on a perdu
00:46:59Marmeneau
00:47:00au moins
00:47:01donc vous avez
00:47:02celle qui appartient
00:47:03aujourd'hui au gouvernement
00:47:04qui est soutenue
00:47:05par les LR
00:47:06mais pas
00:47:07par Renaissance
00:47:07et celui
00:47:08qui appelle
00:47:08à la démission
00:47:09d'Emmanuel Macron
00:47:10qui est soutenu
00:47:10par Renaissance
00:47:11et donc
00:47:12par les autres
00:47:13si vous trouvez
00:47:14une logique
00:47:15au-delà des détestations
00:47:16personnelles
00:47:17des uns et des autres
00:47:18une logique
00:47:18sur le terrain
00:47:19des convictions politiques
00:47:20et de ce qu'il est possible
00:47:21de construire ensemble
00:47:22je la veux bien
00:47:24mais le plus
00:47:25incomportable
00:47:26évidemment
00:47:26dans la situation
00:47:27et je vous disais
00:47:27le plus gros casse-tête
00:47:28est probablement
00:47:28pour Rachida Dati
00:47:29c'est le plus inconfortable
00:47:31pour elle
00:47:31c'est le positionnement
00:47:32de Sarah Knafo
00:47:33elle-même
00:47:34qui a affirmé
00:47:35vouloir
00:47:36elle a tendu
00:47:37la main
00:47:38entre guillemets
00:47:38à Rachida Dati
00:47:39en disant
00:47:40je veux faire venir
00:47:41le plus de votes
00:47:42possible à droite
00:47:43pour faire perdre
00:47:44la gauche
00:47:45et donc
00:47:46cela met Rachida Dati
00:47:47dans une situation
00:47:47un peu particulière
00:47:49puisqu'elle doit donc
00:47:50refuser le soutien
00:47:51que Sarah Knafo
00:47:52pourrait lui proposer
00:47:53si elle accède
00:47:54au second tour
00:47:55sans pouvoir accuser
00:47:56Sarah Knafo
00:47:57de risquer
00:47:57de faire perdre
00:47:58la droite
00:47:58puisque précisément
00:48:00cette alliance
00:48:00pourrait potentiellement
00:48:02l'éviter
00:48:03mais le risque
00:48:04n'est-il pas
00:48:05pour la droite
00:48:05de laisser la gauche
00:48:07l'emporter ?
00:48:08et bien c'est toujours
00:48:08le risque
00:48:09et c'est toujours
00:48:10d'ailleurs
00:48:10ce qui arrive
00:48:12quand les gens
00:48:12ne s'unissent pas
00:48:13c'est d'ailleurs
00:48:14pour ça
00:48:15vous voyez
00:48:15à gauche
00:48:15c'est très simple
00:48:16quand ils identifient
00:48:17un danger
00:48:18qui les met tous d'accord
00:48:19en l'occurrence
00:48:19l'extrême droite
00:48:20en général
00:48:20il s'allie
00:48:22en un huitième
00:48:23de seconde
00:48:23alors tout le monde
00:48:24s'étonne à droite
00:48:24en disant
00:48:24c'est honteux
00:48:26c'est horrible
00:48:26ils n'ont qu'à se poser
00:48:27la question
00:48:28de la même manière
00:48:28qu'est-ce qui pourrait
00:48:30les unir
00:48:31selon ce qu'il y a
00:48:34en face
00:48:34alors ça dépend
00:48:35évidemment
00:48:36des représentants
00:48:37de ce qu'ils estiment
00:48:37être
00:48:38pardon
00:48:39leur limite
00:48:39et celle
00:48:40de leurs électeurs
00:48:41et ce que c'est
00:48:42que cette gauche
00:48:43qu'ils appellent tous
00:48:44individuellement
00:48:45à battre
00:48:45mais jamais
00:48:46en l'occurrence
00:48:47ensemble
00:48:47car c'est un fait
00:48:48et on le voit
00:48:49dans les sondages
00:48:50des électeurs potentiels
00:48:52de Rachida Dati
00:48:53ont déjà
00:48:54rejoint Sarah Knafo
00:48:55dans des intentions de vote
00:48:56quel sera leur comportement
00:48:58dans quelques mois
00:48:58je l'ignore absolument
00:48:59mais en tout cas
00:49:00ils passent
00:49:01ces frontières là
00:49:02et ce qui veut dire
00:49:03évidemment
00:49:04qu'elle est poreuse
00:49:05pour eux
00:49:05parce qu'ils ont des raisons
00:49:06de passer de l'un à l'autre
00:49:07en gardant évidemment
00:49:09la même volonté politique
00:49:11et que l'union
00:49:11la fameuse
00:49:12se fait déjà
00:49:14dans les urnes
00:49:15par le biais des élections
00:49:16ou alors
00:49:17d'une élection
00:49:18à l'autre
00:49:18or la situation est claire
00:49:20le socle commun
00:49:20aujourd'hui
00:49:21ce qu'on appelle
00:49:21le socle commun
00:49:22est divisé
00:49:23et aucune discussion
00:49:24n'est entamée
00:49:25ou même proposée
00:49:26entre le candidat d'horizon
00:49:28et Rachida Dati
00:49:28à l'inverse
00:49:29Sarah Knafo
00:49:29le propose déjà
00:49:31et c'est refusé
00:49:32or tous
00:49:33appellent à faire
00:49:33barrage à la gauche
00:49:34tous s'inquiètent
00:49:35que la gauche
00:49:36puisse gagner
00:49:37c'est encore
00:49:37le cordon sanitaire
00:49:38qui prime
00:49:39et je précise une chose
00:49:42c'est que Rachida Dati
00:49:43je vous disais tout à l'heure
00:49:43elle a un peu baissé d'un ton
00:49:44elle appelait hier
00:49:45monsieur Bournazel
00:49:46elle expliquait que c'était
00:49:47le candidat physiquement
00:49:49elle le précisait
00:49:50de la droite la plus bête du monde
00:49:52il incarnait physiquement
00:49:53la droite la plus bête du monde
00:49:54c'était quand même assez
00:49:55voilà
00:49:56et pourquoi était-il le candidat
00:49:57non non interdit de rien
00:49:58et pourquoi était-il le candidat
00:50:01de la droite la plus bête du monde
00:50:02parce qu'il ferait
00:50:03par sa candidature
00:50:05il risquait de faire gagner la gauche
00:50:06alors peut-être
00:50:07faudrait-il donc
00:50:07une bonne fois pour toutes
00:50:08savoir ce qui mérite
00:50:10d'être battu à gauche
00:50:11précisément
00:50:12peut-être
00:50:12qu'en formulant la réponse
00:50:14ils se rendraient compte
00:50:15qu'ils ont tous la même
00:50:16qui sait
00:50:17merci beaucoup
00:50:18Charles Dornelas
00:50:20d'avoir un peu
00:50:21mis un peu d'éclairage
00:50:22sur tout ça
00:50:23et souligner un peu
00:50:24toutes les contradictions
00:50:25c'est passionnant
00:50:26Yvan Rufol est notre invité
00:50:28il est journaliste
00:50:29essayiste français
00:50:30vous le connaissez
00:50:31longtemps éditorialiste
00:50:32politique au Figaro
00:50:33installez-vous
00:50:34vous critiquez
00:50:35depuis plus de 20 ans
00:50:36le mondialisme
00:50:37l'immigration de masse
00:50:38le progressisme culturel
00:50:40la déconnexion des élites
00:50:42la révolution
00:50:43désoubliée
00:50:44voilà que Germain
00:50:46s'inscrit
00:50:47dans la continuité
00:50:48de vos essais
00:50:49Yvan Rufol
00:50:50sur la crise française
00:50:51il sort demain
00:50:53chez Fayard
00:50:54ce livre dénonce
00:50:55la France
00:50:56dirigée
00:50:57par des élites
00:50:58déconnectées du peuple
00:50:59responsables
00:51:00du déclin
00:51:01national
00:51:02de l'insécurité
00:51:03de la crise identitaire
00:51:04de la perte
00:51:05de souveraineté
00:51:06vous m'arrêtez
00:51:07si je me trompe
00:51:07vous appelez
00:51:08à une révolution
00:51:10des esprits
00:51:10non violentes
00:51:11portée
00:51:13par je cite
00:51:13le peuple oublié
00:51:15contre le mondialisme
00:51:16le progressisme idéologique
00:51:18et la confiscation démocratique
00:51:20merci de nous accorder
00:51:22en exclusivité
00:51:23merci de votre invitation
00:51:24pour ce livre
00:51:26qui sort demain
00:51:27d'abord
00:51:28à la lumière peut-être
00:51:29de votre livre
00:51:30la révolution des oubliés
00:51:31comment vous analysez
00:51:33cette actualité
00:51:35de cette professeure
00:51:36poignardée
00:51:37par un élève
00:51:38de 14 ans
00:51:39aujourd'hui
00:51:40à Sanari
00:51:42sur mer
00:51:43dans le Var
00:51:44c'est hélas
00:51:44significatif
00:51:46de la grande faillite
00:51:47plus générale
00:51:47de tout un système
00:51:49c'est un système
00:51:49aujourd'hui
00:51:50qui doit être remplacé
00:51:51qui doit être remplacé
00:51:52par des hommes
00:51:53qui ne peuvent pas être
00:51:54ces hommes
00:51:54qui ont cautionné
00:51:55ce système là
00:51:56en l'occurrence
00:51:57c'est un effondrement
00:51:57de l'autorité
00:51:58de l'autorité du maître
00:51:59de l'autorité publique
00:52:00plus généralement
00:52:01et c'est un laxisme
00:52:02vis-à-vis
00:52:03de toutes les violences
00:52:05les ultra violences
00:52:06aujourd'hui
00:52:06qui malmènent
00:52:07chacun d'entre nous
00:52:09parce que maintenant
00:52:09nous sommes tous
00:52:10cibles potentielles
00:52:11pas simplement
00:52:12les professeurs
00:52:13mais même
00:52:13des passants
00:52:14et donc oui
00:52:15cela illustre
00:52:16l'abandon
00:52:17dans le fond
00:52:18des français
00:52:19qui sont laissés
00:52:21à leur sort
00:52:21vous savez
00:52:22le président de la république
00:52:23a théorisé
00:52:24la société
00:52:25de la vigilance
00:52:26pour inciter
00:52:26les gens
00:52:27à s'auto-protéger
00:52:29dans le fond
00:52:29donc en avalisant
00:52:30le fait que
00:52:31l'abandon de l'état
00:52:32est quelque chose
00:52:32d'acté aujourd'hui
00:52:33et donc quand un système
00:52:34ne fonctionne plus
00:52:35quand un système
00:52:35est rejeté
00:52:36par une majorité
00:52:37des français
00:52:38je vous rappelle
00:52:39je crois qu'il y a
00:52:4010% des français
00:52:41qui font confiance
00:52:42aux partis politiques
00:52:4220% qui font confiance
00:52:44aux députés
00:52:45il y avait 11%
00:52:46qui faisaient confiance
00:52:46à Macron lui-même
00:52:47il a repris un peu
00:52:49de couleur récemment
00:52:50mais enfin on voit bien
00:52:50que cette défiance
00:52:52oblige à se poser
00:52:52la question de savoir
00:52:53comment nous sortons
00:52:54effectivement de ce piège
00:52:56mortel qui entraîne
00:52:57la France vers son déclin
00:52:58et mon analyse
00:52:59est de dire que
00:53:01nous ne voyons pas
00:53:02d'hommes providentiels
00:53:03en vue
00:53:04pour l'instant
00:53:05je le vois
00:53:06naturellement
00:53:06je vois des personnalités
00:53:07je vois des gens intelligents
00:53:09mais je ne vois pas
00:53:09d'hommes
00:53:10qui auraient l'envergure
00:53:11nécessaire pour essayer
00:53:12de mettre à bas
00:53:14ce système
00:53:14il faut sortir de ce système
00:53:15je ne vois que le peuple
00:53:16providentiel
00:53:17et c'est pour ceci
00:53:17que j'ai fait ce livre
00:53:19en appelant aujourd'hui
00:53:20le peuple à reprendre
00:53:21son destin en main
00:53:22mais en secouant
00:53:23une torpeur
00:53:24parce que ce qui m'effraie
00:53:25également malgré tout
00:53:26et ce que j'observe
00:53:26c'est qu'il y a naturellement
00:53:27ici et là
00:53:28des signes de révolte
00:53:30bien sûr
00:53:31mais on voit aussi
00:53:32une sorte d'apathie générale
00:53:33et donc c'est une sorte
00:53:35de cri d'alarme
00:53:37en disant aux français
00:53:38réveillez-vous
00:53:38révoltez-vous
00:53:39venez manifester
00:53:41je voyais que les Anglais
00:53:41par exemple
00:53:42ont manifesté massivement
00:53:43il y a quelques mois
00:53:44pour protester
00:53:45quand c'est une migration invasive
00:53:46on voit que les français
00:53:47sont tétanisés
00:53:48à l'idée même
00:53:49d'émettre
00:53:49une idée négative
00:53:51sur cette immigration-là
00:53:52parce que le politiquement correct
00:53:54antiracisme
00:53:54naturellement
00:53:55vous traiterez
00:53:55de xénophobe et de raciste
00:53:56donc il faut sortir
00:53:57il faut effectivement
00:53:58se libérer
00:53:59de ce carcan
00:54:00et c'est ce que j'essaye
00:54:01de montrer
00:54:01à travers ce livre-là
00:54:03et en étant le porte-parole
00:54:04de ces oubliés
00:54:06les oubliés
00:54:06étant cette classe moyenne
00:54:07étant tous ces français
00:54:09qui ne veulent pas disparaître
00:54:10comme vous m'accordez
00:54:11un entretien
00:54:12avant même la sortie
00:54:13de votre livre
00:54:13demain
00:54:14je souligne quelques petites citations
00:54:15qui m'ont plu
00:54:17et qui peut-être révèlent
00:54:18et parlent aussi
00:54:19de ce livre
00:54:20la révolution des oubliés
00:54:22exemple
00:54:22lorsque vous dites
00:54:24page 11
00:54:24le peuple
00:54:25il est la seule victime oubliée
00:54:27ou encore
00:54:28page 8
00:54:29les élites
00:54:30sont la vraie menace
00:54:32ou encore
00:54:33une révolution
00:54:34des esprits
00:54:35non violente
00:54:37mais radicale
00:54:38est à mener
00:54:39à son terme
00:54:40page 7
00:54:42j'ai encore celle-ci
00:54:43ce monde à l'envers
00:54:44page 17
00:54:45ne s'est pas remis
00:54:46de l'erreur initiale
00:54:48de faire le procès
00:54:48du peuple
00:54:49pour disculper
00:54:51les puissants
00:54:52question
00:54:53Yvan Youfol
00:54:54en quoi les élites
00:54:55ont-elles rompu
00:54:56avec le peuple français ?
00:54:58il y aurait tant à dire
00:54:58elles ont rompu
00:55:00dans la manière
00:55:00dont elles le désignent
00:55:01quand les élites
00:55:02et quand le président
00:55:03de la république
00:55:04lui-même
00:55:04s'est présenté
00:55:05à l'élection
00:55:06en disant
00:55:06qu'il était
00:55:06le progressisme
00:55:07contre le populisme
00:55:09il s'est donc
00:55:09désolidarisé
00:55:10d'une partie
00:55:11d'un peuple
00:55:12si l'on veut bien
00:55:12comprendre
00:55:13que le populisme
00:55:14dans le fond
00:55:14c'est l'expression
00:55:15d'un peuple
00:55:16qui souffre
00:55:16on a voté pour lui
00:55:17et donc
00:55:18et oui
00:55:19c'est le grand paradoxe
00:55:20bien sûr
00:55:20j'aborde ce paradoxe-là
00:55:22mais enfin
00:55:22vous me demandez
00:55:23pourquoi est-ce que
00:55:23les élites
00:55:24aujourd'hui sont rejetées
00:55:25par ce peuple-là
00:55:26parce que précisément
00:55:26parce que ce sont
00:55:27les élites
00:55:28qui ont rejeté le peuple
00:55:28ce n'est pas le peuple
00:55:29qui rejette les élites
00:55:30au contraire
00:55:30je dis dans mon livre
00:55:31que le peuple
00:55:32a besoin d'élites
00:55:33il faut retrouver
00:55:33d'autres élites
00:55:34mais simplement
00:55:35effectivement
00:55:35nous ne pouvons pas
00:55:36accepter
00:55:37effectivement
00:55:38nous qui nous
00:55:39émouvons très facilement
00:55:41sur le sort des victimes
00:55:42de voir que
00:55:43la première des victimes
00:55:44aujourd'hui
00:55:44c'est ce peuple oublié
00:55:46et je pense que
00:55:46ce peuple oublié
00:55:47a face à lui
00:55:49deux opportunités
00:55:50c'est pour ça
00:55:50que je parle de révolution
00:55:51il a d'abord
00:55:52une révolution intellectuelle
00:55:53que j'avais désignée
00:55:54il y a 13 ans
00:55:55en parlant de la révolution
00:55:56des œillères
00:55:57parce que j'observais
00:55:57que toutes les constructions
00:56:00utopiques
00:56:01les constructions idéologiques
00:56:02tombaient au fur et à mesure
00:56:03du coup d'état des réels
00:56:05donc il y a cette révolution
00:56:06d'atmosphère
00:56:07qui a été théorisée
00:56:08très récemment
00:56:09par Donald Trump lui-même
00:56:11en parlant de révolution
00:56:12du bon sens
00:56:12qui revient au même
00:56:13c'est-à-dire de dire
00:56:14qu'il faut maintenant
00:56:15regarder comment vivent les gens
00:56:17et écouter tous les gens
00:56:18et donc c'est cette première révolution
00:56:19sur laquelle il faudrait s'accrocher
00:56:21et la deuxième révolution
00:56:22vous en avez parlé aussi
00:56:23c'est la révolution numérique
00:56:24qui bouleverse totalement
00:56:26le monopole des médias
00:56:27et qui permet de fédérer
00:56:30toutes les opinions dissidentes
00:56:33jusqu'alors
00:56:34pour essayer de faire poids
00:56:35et d'ailleurs
00:56:35on se rend compte
00:56:36que les médias
00:56:37sont en train de perdre
00:56:37ce qui avait été considéré
00:56:39comme le quatrième pouvoir
00:56:40le quatrième pouvoir
00:56:41aujourd'hui est un pouvoir
00:56:42numérique
00:56:42un pouvoir de l'internet
00:56:44c'est-à-dire ce qui affole
00:56:47les médias
00:56:47vous en avez parlé tout à l'heure
00:56:48avec effectivement
00:56:49toutes ces tentatives
00:56:50de mettre sous surveillance
00:56:51ou sur censure
00:56:52ce monde-là
00:56:53mais c'est ce monde libéré-là
00:56:54qui va aider
00:56:55qui peut aider
00:56:56qui aide déjà
00:56:57à cette révolution
00:56:58maintenant cette révolution
00:56:58en effet n'est pas aboutie
00:56:59c'est une révolution
00:57:00qui est dans les esprits
00:57:01mais il manque encore
00:57:03effectivement
00:57:03le petit sursaut
00:57:05supplémentaire
00:57:06qui permettrait
00:57:07en effet
00:57:07de sortir de ce piège
00:57:10encore une fois
00:57:10c'est un piège mortel
00:57:11vous savez
00:57:12c'était hier
00:57:13dans le Figaro
00:57:14vous avez un philosophe américain
00:57:15M. Bogossian
00:57:16qui a dit
00:57:17que la France
00:57:18vue par les américains
00:57:19était une France
00:57:20qui menaçait de disparaître
00:57:21avant la fin de ce siècle
00:57:22moi je pense que la France
00:57:23est menacée de disparaître
00:57:25avant 50 ans
00:57:26si rien n'est fait
00:57:27si l'on poursuit les lignes
00:57:28et il suffit d'ailleurs
00:57:28d'écouter
00:57:29Jean-Luc Mélenchon
00:57:30qui a l'honnêteté de dire
00:57:31qu'en effet
00:57:31lui souhaite
00:57:32cette disparition
00:57:33de la France française
00:57:34au profit d'une France
00:57:35qui l'appelle
00:57:36dite créolisée
00:57:37d'une nouvelle France
00:57:38qui est en réalité
00:57:39une France très largement
00:57:40islamisée
00:57:41puisque ce sera une France
00:57:41très largement
00:57:42ouverte au monde musulman
00:57:44et donc c'est ce défi
00:57:45qu'il faut saisir
00:57:47qu'il faut affronter
00:57:48alors moi j'aime bien
00:57:48lorsque vous dites
00:57:49ce défi qu'il faut saisir
00:57:50vous dites par exemple
00:57:51page 11
00:57:52les français sont
00:57:52l'ultime recours
00:57:53les français qui vous écoutent
00:57:55se disent effectivement
00:57:56je suis d'accord
00:57:57avec le constat
00:57:58beaucoup de personnes
00:57:59parlent du constat
00:58:00qu'est-ce qu'on peut faire
00:58:01effectivement
00:58:02on est là
00:58:03on est révolté
00:58:04on voit
00:58:04qu'il y a une déconnexion
00:58:05avec les élites
00:58:06concrètement
00:58:07effectivement
00:58:08que faire
00:58:08alors quel recours
00:58:10vous avez parlé
00:58:11de la révolution du réel
00:58:12etc
00:58:12mais que faire
00:58:13les français sont
00:58:14l'ultime recours
00:58:15quel recours
00:58:16lorsque vous dites
00:58:17une révolution non violente
00:58:18le recours
00:58:19c'est la démocratie
00:58:20tout simplement
00:58:21il faut revenir
00:58:21aux fondamentaux
00:58:22de la démocratie
00:58:23c'est-à-dire le gouvernement
00:58:24vous pensez qu'il reste
00:58:24encore de la démocratie
00:58:25qui est encore
00:58:26une possibilité
00:58:26à travers le vote
00:58:27ça pourrait être
00:58:29un livre de gauche
00:58:29je fais appel au peuple
00:58:30et à la démocratie
00:58:31je regrette qu'un homme de gauche
00:58:33ne l'ait pas écrit
00:58:33parce que ce que je veux
00:58:34c'est que l'on revienne
00:58:35à l'article 2
00:58:36de la constitution
00:58:36c'est-à-dire
00:58:36la république
00:58:37qui est constituée
00:58:38par le gouvernement du peuple
00:58:40par le peuple pour le peuple
00:58:41lorsque vous voyez
00:58:42les élections législatives
00:58:44qui se sont déroulées
00:58:45la dernière fois
00:58:46vous pensez vraiment
00:58:47que le peuple
00:58:48peut encore s'exprimer
00:58:49de façon démocratique
00:58:50ce sont les français
00:58:51qui posent la question
00:58:52c'est le grand défi
00:58:53en effet le peuple
00:58:53a été encore tétanisé
00:58:55lors des dernières législatives
00:58:56par toute cette propagande
00:58:58d'état
00:58:58propagande médiatique
00:59:00qui s'est déversée
00:59:01sur une partie
00:59:02d'un peuple
00:59:02mais l'autre partie
00:59:03ne vote plus
00:59:04de ce parti d'un peuple
00:59:05qui n'a pas osé
00:59:06aller au bout
00:59:07de la rupture
00:59:08en votant notamment
00:59:09pour un parti anti-système
00:59:10qui en l'occurrence
00:59:10c'était le rassemblement national
00:59:11donc c'est pour ça
00:59:12que j'appelle effectivement
00:59:13à sortir de cette torpeur
00:59:15à se libérer
00:59:16de ce carcan
00:59:16du politiquement correct
00:59:17de se libérer
00:59:18de l'idéologie antiraciste
00:59:20qui était tout à fait respectable
00:59:21naturellement
00:59:22dans ses fondamentaux
00:59:23mais qui a incité
00:59:25à criminaliser
00:59:26toute pensée critique
00:59:28vis-à-vis
00:59:28notamment de l'islam
00:59:30et notamment
00:59:31de l'immigration
00:59:31de peuplement
00:59:32etc
00:59:32en désignant
00:59:34comme étant fasciste
00:59:35ce mot maintenant
00:59:35court toutes les salles
00:59:36de réélection de gauche
00:59:37dès qu'on émet
00:59:38une opinion divergente
00:59:39j'aurai mon lot
00:59:40très certainement
00:59:40après cette intervention-là
00:59:42même avant
00:59:43oui même avant
00:59:44or aujourd'hui
00:59:45on se rend compte
00:59:47que le fascisme
00:59:47n'est pas à droite
00:59:48le fascisme
00:59:49est à gauche
00:59:50le fascisme
00:59:51c'est d'abord
00:59:51dans l'intolérance
00:59:52inouïe
00:59:53qui est portée
00:59:54par la France insoumise
00:59:55mais même
00:59:56par ses affiliés
00:59:56par le parti socialiste
00:59:58et surtout
00:59:59avec cet antisémitisme
01:00:00qui l'accompagne
01:00:02également
01:00:02donc on est
01:00:03dans un système
01:00:04qui se totalitarise
01:00:05de plus en plus
01:00:06moi je suis un libéral
01:00:06fondamentalement
01:00:07je déteste tous les totalitarismes
01:00:08je me battrai
01:00:09pour la liberté de tous
01:00:10donc je ne supporte pas
01:00:12naturellement
01:00:13les procès
01:00:13qui pourraient m'être fait
01:00:14en fascisme
01:00:14ou en extrême droite
01:00:15c'est ridicule
01:00:17au contraire
01:00:17il faut que ce peuple
01:00:19parvienne
01:00:19grâce au libéralisme
01:00:21qui est la meilleure antidote
01:00:21dans le fond au totalitarisme
01:00:23à se libérer
01:00:24de tous ces carcans intellectuels
01:00:25pour qu'il reprenne
01:00:26son destin en main
01:00:27il a tout ceci
01:00:28à portée de main
01:00:29et donc pour répondre
01:00:30à votre question
01:00:30il faut d'abord
01:00:31se libérer de ces carcans
01:00:32il faut ensuite
01:00:32qu'ils osent voter
01:00:34qu'ils aillent voter
01:00:35et qu'ils osent voter
01:00:36pour ceux qui pensent
01:00:37les représenter
01:00:38je ne dis pas
01:00:39que tous les partis
01:00:40pour l'instant
01:00:40sont florissants
01:00:41je pense qu'il y a
01:00:42également une crise
01:00:43de l'intelligence collective
01:00:45c'est-à-dire que les partis
01:00:46n'ont pas pensé
01:00:46la France de demain
01:00:48sauf la France insoumise
01:00:50qui a fait cet effort
01:00:51justement intellectuel
01:00:52à travers son think tank
01:00:53de l'institut de la Boétie
01:00:55de penser la nouvelle France
01:00:58ils pensent mal
01:00:58la nouvelle France
01:00:59mais ils l'ont pensé
01:01:00il faudrait qu'aujourd'hui
01:01:01les partis d'urgence
01:01:02pensent à cette France de demain
01:01:03qui est une France
01:01:04qui sera une France
01:01:05beaucoup plus
01:01:06horizontale
01:01:08si je puis dire
01:01:09j'ai rondine
01:01:09provinciale
01:01:11on va faire le coup de point final
01:01:12de Mathieu Bocoté
01:01:13et après
01:01:14je vous poserai peut-être
01:01:15la question pour terminer
01:01:16en quelques secondes
01:01:17en une minute
01:01:18pourquoi vous avez écrit
01:01:20ce livre
01:01:20qu'est-ce que vous attendez
01:01:21vraiment
01:01:22après ce livre
01:01:24ce n'est pas votre premier livre
01:01:25pourquoi vous l'avez écrit
01:01:26je rappelle
01:01:27vous dites page 10
01:01:28ce que subit la France
01:01:29n'est plus une modernité
01:01:31accélérée
01:01:31mais une décomposition
01:01:33et puis vous dites
01:01:34en quatrième de couverture
01:01:35la révolution du bon sens
01:01:37a déjà gagné les esprits
01:01:39le vieux monde politique
01:01:41ne tient qu'à un fil
01:01:43un coup d'épaule
01:01:44et il tombe
01:01:44un coup d'épaule
01:01:45et il tombe
01:01:46mais encore faut-il le donner
01:01:47ce coup d'épaule
01:01:47on en parle avec
01:01:49Mathieu Bocoté
01:01:50de cette actualité du jour
01:01:52et je vous donne
01:01:52le mot de la fin
01:01:53et il va en you fall
01:01:54dans un instant
01:01:55Mathieu
01:01:55voilà l'actualité
01:01:56qui nous a frappé
01:01:57aujourd'hui
01:01:58cette professeure
01:02:00de 60 ans
01:02:01d'art plastique
01:02:02poignardée
01:02:03par un élève
01:02:04de 14 ans
01:02:06trois coups de couteau
01:02:07elle est hospitalisée
01:02:09elle est en train
01:02:09d'être opérée
01:02:11et toutes nos pensées
01:02:12vont à sa famille
01:02:13et à cette femme
01:02:14est-ce qu'on peut
01:02:16revenir sur cette tragédie
01:02:18et quel regard
01:02:19avec un peu d'altitude
01:02:20on peut porter
01:02:21sur cette actualité
01:02:22je note que le coup
01:02:23de la journée
01:02:24c'est justement
01:02:24c'est pas le coup d'épaule
01:02:25c'est le coup de couteau
01:02:26encore une fois
01:02:27les coups
01:02:28les coups qui se donnent
01:02:29le plus souvent en France
01:02:29aujourd'hui
01:02:30sont les coups de couteau
01:02:31qui ont été banalisés
01:02:32alors il faut comprendre
01:02:33une chose
01:02:34là on savait
01:02:36qu'il y aurait
01:02:36d'autres violences
01:02:37à l'école
01:02:37contre des professeurs
01:02:38on le savait
01:02:39là pour l'instant
01:02:40il se peut qu'on apprend
01:02:41autre chose dans la journée
01:02:42il ne semble pas
01:02:43qu'il s'agisse
01:02:43d'un crime revendiqué
01:02:45sous le signe de l'islamisme
01:02:46ou de quoi que ce soit
01:02:46donc on est devant
01:02:47une forme de violence pure
01:02:49de violence comme
01:02:50frustration absolue
01:02:51de violence comme
01:02:52tu me contraries
01:02:53je te poignarde
01:02:54il y en a marre
01:02:54je te flingue
01:02:55donc on est dans
01:02:56cette espèce
01:02:56de violence absolue
01:02:58qui n'a même plus
01:02:58pour l'instant
01:02:59si on comprend bien
01:03:00qui n'a même plus besoin
01:03:01du prétexte idéologique
01:03:03pour s'exprimer
01:03:04donc nous nous sommes
01:03:05habitués à cette idée
01:03:06qu'il y aurait plus de violence
01:03:07nous nous habituons
01:03:09à l'idée que cette violence
01:03:10est à ce point sauvage
01:03:11qu'elle se passe
01:03:12de prétexte
01:03:13les grands prétextes
01:03:14de la violence politique
01:03:15pour s'exprimer
01:03:16nous acceptons finalement
01:03:18qu'il s'agit d'une histoire
01:03:19presque banale
01:03:20et je pense que c'est
01:03:21l'élément central
01:03:21soyons certains
01:03:22aujourd'hui ça nous traumatise
01:03:23demain on pleurera encore
01:03:25dans une semaine
01:03:25on n'en parlera plus
01:03:26on a oublié Arras
01:03:27on a oublié
01:03:28Saint-Jean-de-Luz
01:03:29etc
01:03:29je pense qu'il faut savoir
01:03:31d'avance
01:03:31nous allons oublier
01:03:33tout cela
01:03:33nous avons aussi accepté
01:03:35que l'idée
01:03:35que l'école n'est plus
01:03:36un lieu sanctuarisé
01:03:37mais là pas simplement
01:03:38parce qu'un coup de couteau
01:03:39peut s'y donner
01:03:39ou deux ou trois
01:03:40parce qu'un professeur
01:03:41qui enseigne aujourd'hui
01:03:42sait qu'il y a une forme
01:03:42de violence de fond
01:03:44qui traîne inévitablement
01:03:45dans la classe
01:03:45et qu'il n'est pas possible
01:03:47d'enseigner
01:03:48sans avoir cette crainte
01:03:49justement
01:03:50d'une violence
01:03:50qui peut aller
01:03:51à son pôle extrême
01:03:52donc je l'ai dit
01:03:53on ne sait pas
01:03:53si c'est islamiste
01:03:54on ne sait pas
01:03:54si ça ne l'est pas
01:03:55je tiens pour acquis
01:03:56que pour l'instant
01:03:56ça ne l'est pas
01:03:57je tiens donc pour acquis
01:03:58que la violence aujourd'hui
01:03:59n'ayant plus besoin
01:04:00de prétexte pour frapper
01:04:01en toutes circonstances
01:04:02et bien nous impose
01:04:03une forme de France
01:04:04orange mécanique
01:04:05mais je note aussi
01:04:06si je ne me trompe pas
01:04:07le ministre de l'Intérieur
01:04:07il y a quelques jours
01:04:08nous a dit
01:04:09ce n'est pas la France
01:04:09orange mécanique
01:04:10ce n'est pas la France
01:04:11coupe-gorge
01:04:11j'aimerais alors
01:04:12qu'on nous dise
01:04:13de quelle manière
01:04:14la présenter
01:04:14Merci Mathieu
01:04:16pour ce regard
01:04:17sur cette triste actualité
01:04:18Yvan Youfol
01:04:19le mot de la fin
01:04:20avec votre livre
01:04:21La révolution des oubliés
01:04:22qui sort demain
01:04:23chez Fayard
01:04:24nous avons en exclusivité
01:04:26ce soir
01:04:26le mot de la fin
01:04:27Je ne veux pas me soumettre
01:04:29ni aux minorités
01:04:30ni aux mondialistes
01:04:31et je veux être
01:04:31le porte-parole
01:04:32des Français
01:04:33d'origine française
01:04:34ou qui se reconnaissent
01:04:35comme étant français
01:04:36c'est-à-dire des Français
01:04:37de souche
01:04:38comme on les appelle
01:04:38ou des Français de cœur
01:04:39qui ont rejoint ces Français-là
01:04:41et qui sont encore
01:04:41démographiquement
01:04:42très majoritaires
01:04:43ils sont 70 à 75%
01:04:46de la population
01:04:46alors c'est une population
01:04:47qui se tait
01:04:48parce que c'est une population
01:04:49que l'on fait taire
01:04:50donc j'appelle effectivement
01:04:51à ce grand sursaut
01:04:52de toute cette France silencieuse
01:04:54de cette France des oubliés
01:04:55afin qu'elle mène
01:04:56jusqu'à son terme
01:04:57cette révolution
01:04:58Votre dernière phrase
01:04:59oui
01:05:00cela s'appelle une révolution
01:05:01votre première phrase
01:05:03oui
01:05:03la France peut se redresser
01:05:05j'aime bien le oui
01:05:06oui j'ai remarqué
01:05:07le oui optimiste
01:05:10absolument
01:05:10merci Yvan Youfol
01:05:11d'avoir été notre invité
01:05:12en exclusivité ce soir
01:05:13ce livre sort demain
01:05:15La France des oubliés
01:05:16n'oublions pas la France
01:05:18excellente suite d'opérame
01:05:19Pascal Proleur
01:05:20à demain
01:05:21à demain
01:05:21Merci d'avoir regardé cette vidéo !
01:05:23Merci d'avoir regardé cette vidéo !
01:05:24Merci d'avoir regardé cette vidéo !