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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo
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00:0019h pile, Charlotte Dornelas vient d'arriver, ça va, bloquez-moi.
00:06Voilà, installez-vous tranquillement, comme il est 20h pile, le JT.
00:11Bonsoir Isabelle Piboulot.
00:13Bonsoir Christine, bonsoir à tous.
00:14A la une, le procès en appel de 4 personnes impliquées dans l'assassinat de Samuel Paty s'est ouvert à Paris.
00:21En première instance, 7 hommes et 1 femmes avaient été condamnés à des peines de 13 à 16 ans de réclusion criminelle
00:27pour leur rôle dans le drame survenu en 2020.
00:30Le procès des 4 hommes qui ont fait appel se tiendra jusqu'au 27 février.
00:34Soulagement pour les Israéliens, il y a enfin plus d'otages à Gaza, souligne le Forum des familles.
00:40Le corps du dernier otage a été identifié, Han Vili, 24 ans, a été rapatrié pour être inhumé, affirme Tsaal.
00:47Membre d'une unité d'élite, il a été tué en voulant défendre un kibbutz lors de l'attaque du 7 octobre.
00:52Dans le même temps, 9 prisonniers palestiniens libérés par Israël sont rentrés à Gaza ce soir.
00:58Enfin, le froid polaire persiste sur une large partie des États-Unis.
01:02Cette tempête hivernale a fait pour l'heure au moins 21 morts.
01:06Près de 800 000 foyers sont privés d'électricité.
01:09Des milliers d'avions sont cloués au sol.
01:11Les températures glaciales doivent encore baisser dans les prochains jours.
01:14L'état d'urgence a été déclaré dans une vingtaine d'États ainsi qu'à Washington.
01:18Merci ma chère Isabelle Pébolo à tout à l'heure à 20h.
01:24Et au sommaire ce soir, un homme tué à Minneapolis par la police de l'immigration,
01:29le choc par les images, le débat français oublie souvent le contexte américain spécifique.
01:36Politique migratoire, tension locale, stratégie politique, dérive sécuritaire.
01:41À force d'importer ces scènes sans filtre, est-ce qu'on ne risque pas de remplacer l'analyse de nos propres réalités
01:48par un théâtre étranger plus spectaculaire que pertinent ?
01:51Minneapolis, au-delà du récit médiatique dominant, l'édito de Mathieu Bocote.
01:57Année, si une femme de 90 ans a été violée, un crime absolu, le suspect,
02:03comme pour Lola, Philippine, Claire Gironini et tant d'autres étaient sous OQTF, connus des autorités.
02:10L'horreur ne vient pas seulement de l'acte, mais de ce qu'il révèle,
02:14quand l'État sait qu'il sait et n'agit pas et qui protège encore les plus vulnérables en France.
02:21Qui doit rendre compte ? L'analyse de Gabriel Cousin.
02:25Ce week-end à Toulouse, lors d'un meeting pour les municipales, Jean-Luc Mélenchon déclare
02:29que la France insoumise doit incarner la nouvelle France, celle du grand remplacement, je cite,
02:35en lien avec la jeunesse et la diversité générationnelle,
02:38comme le remplacement d'une génération par une autre, qui ne ressemblera pas à la précédente,
02:44détournant ainsi l'expression traditionnellement associée à Renaud Camus,
02:47le grand remplacement est progressiste quand c'est Mélenchon et raciste quand c'est Zemmour.
02:52Que comprendre ? Le regard de Marc Menon.
02:54En 2025, l'Algérie a expulsé plus de 34 000 migrants subsahariens vers le Niger,
03:01un record selon l'ONG Alarmes Fonisahara.
03:05Des expulsions souvent menées aux marges du désert,
03:07dans des conditions dangereuses, parfois hors de tout cadre officiel.
03:11Femmes, enfants, mineurs sont concernés et les chiffres réels seraient encore plus élevés.
03:16Quand la France expulse, la gauche s'indigne.
03:18Quand l'Algérie expulse, la gauche détourne le regard.
03:22Le décryptage de Charlotte Gornet.
03:23Le budget 2026 prévoit 80 millions d'euros en moins pour France Télévisions.
03:31La Cour des comptes avait pointé de lourdes dérapages financiers
03:34soulignés par la Commission sur l'audiovisuel public.
03:37Pourtant, depuis neuf ans, France Télévisions jurait que les comptes étaient à l'équilibre.
03:41Faut-il sanctionner ceux qui tiennent leur compte
03:43ou ceux qui fragilisent un bien commun essentiel ?
03:46L'édito de Mathieu Bourcôté.
03:47Et puis ce soir, nous recevons, il est de retour, Jacques Garcia, l'un des plus grands architectes...
03:53Enfin, il n'est pas encore là, croisons les doigts.
03:55Le plus grand architecte d'intérieur du monde, le plus recherché sur la planète.
04:00Il s'est construit tout seul, il a grimpé toutes les marches du succès avec un professionnalisme hors pair depuis des décennies.
04:07Sa particularité, c'est qu'il a toujours la France au cœur de ses réalisations.
04:11L'élégance à la française, des créations iconiques.
04:15Il sublime le patrimoine, le luxe à la française avec une érudition rare.
04:20De Paris à New York, de Château en Palace, son style théâtral, intemporel,
04:25fait rayonner la France auprès des élites internationales.
04:27C'est ce qui nous intéresse ce soir, faire rayonner la France.
04:30Jacques Garcia est notre invité ce soir.
04:32Voilà pour l'essentiel.
04:34Une heure pour toi, ce dirai sans tabou, si Jacques Garcia arrive.
04:37On n'en peut plus de Marc Menant.
04:52Ça va ?
04:53Je suis tellement heureux de vous retrouver.
04:57C'est une vraie bande.
04:58J'aime bien parce que j'ai très mal au ventre.
04:59Vous m'avez fait l'imposition des mains, mais j'ai eu le mal à empirer.
05:02Ça continue ?
05:03Ah oui, oui.
05:04Ça sert à rien.
05:04Il est comme sans bris, il guérit les écrouets, les maudits verts.
05:08Oui, oui, oui, parce que je suis le roi d'air.
05:11Il m'a dit « Attends, je t'impose les mains, il y a encore du boulot. »
05:14Mais tout.
05:16Mais tout.
05:16Allô la DRH ?
05:18Mathieu Bocoté, que se passe-t-il à Minneapolis ?
05:22Alors on va essayer de comprendre ça, puisque les événements font beaucoup parler,
05:26non seulement aux Etats-Unis, mais en France aussi.
05:29On voit des images choquantes, évidemment, bouleversantes aussi.
05:32Mais on en sait assez peu sur le contexte et sur la nature des tensions dans la ville.
05:38Dites-nous tout.
05:39Que se passe-t-il à Minneapolis ?
05:40D'abord et avant tout, que ça se passe à Minneapolis, que ça ne se passe pas en France en ce moment.
05:46Et je suis fasciné par l'ardeur d'une bonne partie du système médiatique à traiter cette information
05:52comme s'il s'agissait d'une information française, comme si un contexte écrasait l'autre,
05:58comme si les Français consentaient à leur colonisation mentale par les Américains
06:03et s'intéressaient finalement davantage à ce qui se passe au Minnesota qu'en leur propre pays.
06:08Je pense qu'il faut commencer par ça.
06:10Deuxième élément, de quoi parlons-nous ?
06:13On l'a vu, les images absolument terribles.
06:14D'abord celle de René Goud, ensuite celle, je perds le nom du...
06:18Oh mon Dieu, je perds le nom de l'homme qui est mort.
06:21L'infirmier.
06:21Alex ?
06:23Oui, Patrick, pardon.
06:24Et donc, on voit une scène absolument atroce qui dira le contraire.
06:29Le problème est le suivant, c'est que nous voyons ces images.
06:32Elles tournent en boucle, en quelque sorte.
06:34Elles nous sont imposées.
06:36Elles sont répétées sans cesse, mais sans jamais être contextualisées.
06:41Les contextualisées ne les excusent pas,
06:43mais permettent de comprendre plus largement dans quel environnement on se trouve aux États-Unis en ce moment.
06:48Donc, il y a une espèce d'effet de surréalité qui est créé par les images qui tournent en boucle,
06:53sans se rendre compte que ces images, seulement sans le contexte,
06:56ça déréalise complètement notre compréhension de ce qui se passe au Minnesota.
07:01Alors, point de départ, justement, le Minnesota.
07:03C'est un des États les plus progressistes aux États-Unis.
07:06C'est un État qui s'est voulu un État sanctuaire par rapport aux migrants.
07:11C'est-à-dire un peu comme la Californie, d'ailleurs, mais sur un autre registre.
07:14Le Minnesota a dit, nous sommes l'État qui va se transformer positivement au contact de l'immigration.
07:20Donc, on va l'accueillir massivement.
07:22Donc, il y a une forme de multiculturalisme d'État, de progressisme d'État, de socialisme d'État aussi,
07:28ne nous trompons pas, parce que ces populations qui arrivent vont notamment au Minnesota
07:32à cause de la générosité relative, en contexte américain, de l'État social.
07:37Il y a au Minnesota une communauté qui est arrivée depuis les années 90 et qui est très présente
07:43et qui suscite, en tout respect, des problèmes d'intégration manifestes.
07:48Ce sont les Somaliens.
07:51De 80 à 100 000, dit-on, sont arrivés.
07:54Plusieurs sont naturalisés, une grande partie sont naturalisés.
07:56Mais la naturalisation ne s'est pas accompagnée de l'assimilation.
08:01D'autres, par ailleurs, ne sont pas naturalisés.
08:03Et début 2026, si je ne me trompe pas, au fin 2025, début 2026,
08:07Trump dit, certains ont un statut temporaire, ce statut ne tient plus, vous devez partir.
08:13Vous n'avez plus la protection de l'État américain.
08:15Dans ce contexte où le Minnesota est l'État immigrationniste par excellence,
08:19dans le contexte où il y a cette communauté somalienne où une partie doit quitter,
08:22et où on a appris par ailleurs, je crois par ailleurs, 80 % de la communauté vit d'une manière ou de l'autre au crochet de l'État.
08:29Ce qui crée des tensions inévitablement.
08:31Dans l'État, plusieurs disent, mais on paye pour ça.
08:33Ça en dit long.
08:33Et ajoutez un élément à ça, on a découvert ces derniers mois, ces dernières années,
08:39et plus encore ces derniers mois, des fraudes sociales à grande échelle au Minnesota portées par cette communauté,
08:45des fraudes telles qu'elles suscitent une indignation profonde, en fait, on devrait envoyer Charles Prats là-bas,
08:52il y aurait du travail pour longtemps.
08:55Prenez tous ces éléments-là, ah oui, un autre élément qui compte, pour avoir un portrait de l'État,
08:58dans le district, il y a un endroit qui s'appelle l'État de Mogadiscio,
09:01donc c'est la représentante, c'est Ilan Omar, une démocrate d'extrême-gauche,
09:06somalienne d'origine, qui par ailleurs porte le voile à la Chambre des représentants américains.
09:12Dans ce contexte, dans ce contexte, ICE, la police de l'immigration de Trump,
09:18lance une forme de raid, une opération, en début, genre, début 2026, au Minnesota.
09:24Et, il faut le dire, le ICE n'est pas ce qu'on pourrait appeler une police délicate.
09:30Déjà que la police américaine n'est pas particulièrement délicate,
09:33eh bien, le ICE est une police qui fait preuve d'une forme de brutalité revendiquée,
09:39quelquefois avec des comportements miliciens.
09:41Pourquoi le nier ? C'est factuel.
09:43On se retrouve avec une police qui se croit un peu tout permis.
09:47Je peux faire une parenthèse ?
09:47Bien sûr.
09:48Je n'ai pas le droit, mais quand même, il y a beaucoup d'autres pays qu'on ne regarde pas
09:51qui ont aussi une police très brutale, personne n'en parle, sur le reste de la planète.
09:55Je ferme la parenthèse.
09:56Vous avez tout à fait raison.
09:57Je vais zoomer sur les États-Unis.
09:59Mais bien évidemment.
09:59Beaucoup de pays ont une police extrêmement brutale dont personne ne parle.
10:04Et on pourrait parler, par exemple, que la brutalité de ICE est antérieure à Donald Trump, soit dit en passant.
10:08Donc là, il y a une opération qui est lancée, une opération de police.
10:12Donc, dans ce contexte, je tiens à le redire, des gens sont pris, des clandestins,
10:20mais des gens qui ne sont pas nécessairement des clandestins aussi.
10:22Donc, le tri n'est pas toujours très fin.
10:23Une partie de la société civile se mobilise, en disant, d'un instant, ICE, quittez le territoire, vous êtes d'une brutalité extrême, ne venez pas.
10:31Mais surtout, des militants d'extrême-gauche, de gauche radicale, décident d'aller confronter ICE directement.
10:37Ils vont les confronter.
10:39ICE réagit quelquefois de manière excessive.
10:42Et on l'a vu absolument tragique.
10:44Deux personnes sont mortes.
10:46Il n'y a aucune raison de l'excuser, de le relativiser ou tout ça.
10:48Mais on se retrouve là, mais il faut garder à l'esprit qu'on est souvent devant des militants qui vont directement à l'affrontement avec les gens de ICE.
10:58Et donc, on se retrouve dans une situation de tension où il y a, finalement, on l'a vu, deux morts.
11:02Il y en a eu d'autres, mais là, dans ce cas-là, c'est deux citoyens américains.
11:05Et on sent une forme de tentation de la guerre civile dans l'air à travers cela.
11:10Pourquoi j'ai rappelé tout ça?
11:11Non pas pour excuser ces deux morts, évidemment, jamais de la vie, mais seulement pour rappeler qu'on est dans un contexte très large.
11:17Et si on ne comprend pas que la crise de l'immigration massive est profonde aux États-Unis, au Minnesota en particulier,
11:22que Trump s'est fait lire avec un mandat non seulement de stopper l'immigration massive, même de remigration, vous me pardonnez le terme,
11:28ils disent déportation aux États-Unis, mais déportation, on voit la signification en français, on va laisser ça de côté.
11:33Donc, globalement, un mandat de remigration.
11:36Prenez tout ça et vous avez la situation qui explose aujourd'hui au Minnesota,
11:40au point où deux anciens présidents, Clinton et Obama, en appellent au soulèvement des Américains contre l'administration Trump.
11:46Comme vous dites, ils vont à l'affrontement et comme vous l'avez dit au moins quatre fois, ça n'excuse en rien, effectivement, c'est mort.
11:52Est-ce que ces événements ne font pas écho, évidemment, à la mort de George Floyd en 2020, Mathieu Bocoté?
11:58Alors, c'est ce que plusieurs voudraient.
11:59C'est-à-dire que l'affaire Floyd, 2020, c'est le moment de basculement, d'entrée dans la période de fanatisation racialiste et wokiste qu'on a un peu oublié.
12:10Alors, c'était encore une fois un événement tragique.
12:12La mort de Floyd est une mort tragique.
12:14Mais le fait est qu'elle sera interprétée de telle manière pour justifier une forme de racialisation intense de la politique américaine,
12:22mais aussi plus largement en Occident.
12:24Et avec un récit médiatique mensonger au possible.
12:27Rappelez-vous, par exemple, qu'on nous disait que ce sont des manifestations pacifiques pendant tout l'été.
12:31Moi, je me rappelle cette scène où un journaliste américain, ça brûle derrière lui.
12:35Manifestement, c'est une mauvaise journée.
12:37Et là, il y a une manifestation pacifique aujourd'hui.
12:39Bonhomme, il y a des émeutes derrière toi, ça brûle.
12:41Blasse au moins la caméra autrement pour qu'on ne soit pas conscient de la chose.
12:43Quoi qu'il en soit, manipulation.
12:45De la même manière, on avait oublié une chose dans la séquence Floyd.
12:48On disait que c'est bien la preuve de la persecution massive des Noirs américains par la police américaine.
12:53Personne ne contestera le racisme historique aux États-Unis.
12:55Mais on a un peu oublié que les principales, les jeunes hommes noirs sont d'abord victimes d'autres jeunes hommes noirs aux États-Unis
13:02que si c'est une violence intracommunautaire.
13:05Et que la police américaine, en matière de contribution au massacre global, a une contribution mineure,
13:10pourrais-je dire, comparée aux violences intracommunautaires qui sont absolument tragiques, encore une fois.
13:14Même si ce n'est pas comparable.
13:15Évidemment que ça. Je ne me présente pas comparer.
13:17Je rappelle les éléments de contexte, simplement, pour comprendre quand on se représente des États-Unis
13:22où la police serait toujours en train de persécuter les hommes noirs et les tuerait à répétition.
13:25C'est factuellement faux.
13:26Il faut seulement le rappeler, ce qui n'excuse aucunement quand ça arrive.
13:30Ensuite, donc, ce moment de bascule un peu révolutionnaire.
13:33Mais dans la séquence actuelle, les Américains se disent, la gauche américaine se dit,
13:36on a la séquence, on a presque un Trump bis.
13:39Si on est capable de faire monter la sauce, monter la mayonnaise,
13:42on va se retrouver dans une crise semblable à 2020.
13:46Et là, on aura enfin l'opposition nécessaire à Trump qu'on ne parvient pas à trouver pour l'instant.
13:51comme quoi l'instrumentalisation existe aussi à gauche dans ces deux terribles morts.
13:56Alors, revenons chez nous, Mathieu.
13:58Pourquoi parle-t-on avec autant d'insistance de la politique du Minnesota en France?
14:02Je viens parler de récupération.
14:03Je pense qu'on est dans une séquence de récupération très nette en ce moment.
14:07Le premier message est clair.
14:08Vous ne pouvez pas renvoyer les OQTF et les illégaux
14:10sans verser dans une semblable violence à l'américaine.
14:13Premier élément.
14:13Donc, renoncez à renvoyer les OQTF
14:16parce que ça va nécessairement aboutir à une violence à l'américaine.
14:20Deuxièmement, aussi bien se faire à la présence des OQTF
14:23parce que si vous cherchez à les renvoyer, les OQTF,
14:25enfin, j'insiste,
14:26eh bien, vous aurez une société violente avec des morts comme on le voit.
14:30Ça permet aussi de créer un sentiment de dépression
14:32dans l'opinion qui souhaiterait une politique ferme et humaine,
14:35mais ferme en matière d'immigration.
14:36Alors, regardez, vous ne pouvez rien faire.
14:38Acceptez.
14:39C'est inévitable.
14:40Ça permet aussi de neutraliser le contexte français
14:43par le contexte américain de manière caricaturale.
14:46Ça permet de faire oublier, je me perds deux derniers points,
14:48qu'on le voit, Gabriel va en parler,
14:51la mort de cette dame de...
14:52Pas la mort, pardon, le viol de cette dame de 80 ans.
14:54La France a son propre contexte d'insécurité
14:56causée par une immigration massive et illégale.
14:59Mais ça permet d'effacer ce contexte-là
15:01pour parler seulement des États-Unis.
15:02Donc là, instrumentalisation pour défranciser le débat.
15:06Ça permet aussi...
15:07Ça permet de mettre en accusation la classe politique française
15:09lorsqu'elle veut parler d'immigration.
15:11Ce matin, Marion Maréchal, de passage sur France Inter,
15:1410 minutes pour parler de son livre,
15:16dans les faits, 7 minutes pour commenter la politique américaine
15:18et 3 minutes pour se justifier de son livre,
15:21pour en parler à peine.
15:22Donc les hommes politiques français,
15:23les femmes politiques françaises
15:24sont transformées en éditorialistes
15:26chargées de commenter la politique américaine.
15:28Les Français sont chassés, de ce point de vue,
15:30de leur propre espace médiatique.
15:32Et je termine avec cela.
15:33De ce point de vue, le système médiatique
15:34a été capable de générer un récit
15:37pour être capable de détourner l'attention des Français
15:39de leur propre réalité, pour se projeter aux Etats-Unis,
15:42pour se culpabiliser lorsqu'ils voudraient en finir
15:44avec l'immigration massive.
15:45Une analyse que vous n'entendrez nulle part ailleurs.
15:48Avec Gabriel Cluzel, on parlera de cette femme de 90 ans
15:51violée à Nice.
15:53On marque une pause violée par un Tunisien
15:55sous OQTF âgé de 29 ans.
15:57Ça résonne quelque part.
15:59On marque une pause et on revient sur ce sujet.
16:03On retourne sur le plateau de face à l'info.
16:06Avant, Gabriel Cluzel, juste quelques images
16:08dans le sud de l'Angleterre,
16:10de cette manifestation anti-immigration
16:11qui a rassemblé plusieurs centaines de personnes.
16:14C'était hier.
16:16Et les Britanniques qui protestent
16:17contre l'installation de 500 demandeurs d'asile.
16:22Voilà, c'était important, je pense,
16:24de vous souligner aussi que ce n'est pas
16:26le premier genre de manifestation de ce type
16:30en Grande-Bretagne.
16:31Revenons en France.
16:32L'homme suspecté d'avoir violé une femme de 90 ans
16:35à Nice, vendredi, a été mis en examen
16:37et placé en détention provisoire.
16:40Tunisien, âgé de 29 ans, il était sous OQTF.
16:43Et c'est dans un squat qu'il a été interpellé.
16:47Il y a un mois, c'est une septuagénaire
16:49qui a été violée chez elle au Mureau
16:50dans les Yvines par un Algérien
16:53de 32 ans, sans domicile fixe,
16:55lui aussi sous OQTF.
16:58Gabriel Cluzel, pourquoi peut-on y voir
17:01un condensé de l'incurie de l'État ?
17:05Un condensé de l'incurie et un condensé
17:06de l'hypocrisie.
17:08Vous savez, on connaissait le comique de répétition,
17:10on voit le tragique de répétition
17:12et il est absolument insupportable.
17:15Donc c'est encore un viol,
17:16encore une personne très âgée,
17:18en l'occurrence encore un suspect sous OQTF.
17:21Donc à Nice, l'individu était alcoolisé,
17:24positif au cannabis et à la cocaïne.
17:26Il a reconnu en garde à vue être entré
17:29dans l'appartement de la vieille dame
17:31et puis sous l'effet, selon lui, de l'alcool.
17:35Mais il a nié le viol, vous voyez.
17:37Et selon une source proche de l'enquête,
17:39et je crois que c'est vraiment le détail
17:41le plus sordide, il a même prétendu
17:44qu'elle l'avait aguichée.
17:45Vous voyez, on touche le fond de l'abjection.
17:48Donc la pauvre dame lui a ouvert,
17:50croyant que c'était son infirmier,
17:53c'était tôt le matin.
17:54Alors, au murau, c'est un peu différent.
17:56L'homme, le visage dissimulé par un masque chirurgical,
18:00s'est introduit au domicile
18:01en passant par une porte-fenêtre entreouverte.
18:04La septuagénaire a été frappée,
18:06mise au sol, dépouillée de ses bijoux,
18:08les mains ligotées avec des câbles et du linge,
18:11et elle a été violée pendant de longues minutes.
18:14Alors, d'aucuns diront cyniquement
18:16qu'ils ont eu, entre guillemets,
18:18beaucoup de guillemets, de la chance,
18:20parce qu'au moins, si on fait abstraction
18:21des épouvantables conséquences psychologiques et physiques,
18:25eh bien, elles ont eu la vie sauve.
18:27Nous parlions ici, en septembre,
18:28d'une autre femme octogénaire, celle-ci,
18:31violée à son domicile
18:32par un ressortissant afghan de 20 ans
18:34et qui, elle, en est morte.
18:36Alors, pourtant, le gouvernement avait promis
18:37de tout mettre en œuvre
18:39pour permettre aux personnes âgées
18:40de rester à domicile.
18:42Ces drames ne l'encouragent pas.
18:44Oui, vous voyez, on parlait d'hypocrisie.
18:46En effet, le site officiel du gouvernement
18:48info.gouv.fr
18:49nous explique que permettre aux personnes âgées
18:52de vieillir chez elles,
18:54c'est une politique prioritaire,
18:56ils répètent le mot prioritaire,
18:57du gouvernement.
18:59Ils ont même créé une structure
19:01d'accompagnement renforcée
19:02à domicile des personnes âgées
19:04depuis 2022.
19:06Mais à quoi sert-il
19:07de faire semblant de s'agiter
19:09pour les personnes âgées à domicile
19:11si on crée les conditions
19:12de leur insécurité ?
19:13On sait très bien que cela
19:15vienne d'elles, d'ailleurs,
19:15ou de leurs enfants.
19:17Une des causes majeures
19:18après la dépendance
19:19pour partir dans un établissement,
19:21c'est l'insécurité, évidemment.
19:25Donc, il faut voir
19:25qu'une personne très âgée
19:27est fragile physiquement
19:29et psychologiquement,
19:30moins méfiante.
19:32Et pour l'aider,
19:33il y a beaucoup de monde
19:33qui frappe à sa porte,
19:35des auxiliaires de vie,
19:36du portage de repas,
19:38le médecin,
19:38les aides ménagères,
19:39les infirmiers.
19:40Donc, mille occasions, évidemment,
19:41d'ouvrir sa porte
19:42et de l'ouvrir par mégarde
19:44à quelqu'un
19:44de mal intentionné.
19:47Alors, c'est terrible
19:47parce que,
19:48jusque-là,
19:49il y a beaucoup de personnes âgées
19:50qui déclinaient, d'ailleurs,
19:52parce qu'elles avaient peur
19:52d'aller dans la rue
19:53600 ans en insécurité.
19:55Mais là,
19:56ce n'est plus de la rue
19:56dont il s'agit,
19:57c'est de leur domicile.
19:59Elles sont agressées
19:59chez elles.
20:01Et du reste,
20:02précisons que même
20:03les établissements
20:04style EHPAD
20:04ou résidence senior
20:05ne sont pas complètement panacés
20:07puisqu'elle a panacé.
20:10En juillet 2022,
20:11à Mulhouse,
20:13une Alsacienne septuagénaire
20:15a été égorgée,
20:17massacrée,
20:17on peut dire,
20:18par des individus
20:19qui n'auraient jamais dû
20:20se trouver sur le sol français,
20:21des Algériens
20:22âgés de 23,
20:2326 et 38 ans
20:25en situation irrégulière
20:26qui se prétendaient,
20:28au départ,
20:29mineurs,
20:30isolés.
20:30Alors,
20:30pourquoi je vous parle
20:31de cette histoire ?
20:32Parce qu'il se trouve
20:33qu'elle aurait dû être jugée,
20:35que ces faits
20:36auraient dû être jugés,
20:36ces jours derniers
20:38et puis finalement,
20:39le procès a été renvoyé
20:41en septembre prochain.
20:43L'avocat fait preuve,
20:44je cite,
20:45de la frustration
20:45de la famille
20:46qui attend le procès
20:48depuis trois ans,
20:49donc trois ans,
20:50donc que ces individus
20:51en situation irrégulière
20:53sont en prison,
20:53entretenus par le contribuable français
20:55et que la famille attend.
20:58Mais ces drames,
20:59Gabrielle Cluzel,
21:00ne sont pas isolés,
21:01sauf que pendant longtemps,
21:03on n'en connaissait pas le nombre.
21:05Oui,
21:05alors c'est un vrai fait de société,
21:07comme ne dirait pas Emmanuel Macron,
21:10mais on sait par la réponse
21:11qui a été donnée
21:12à la sénatrice Valérie Boyer
21:14qu'en 2024,
21:15parmi les femmes âgées
21:16de 75 ans en plus,
21:18on recense 573 victimes
21:20de violences sexuelles
21:21donc en 2024
21:22et 154 de viols
21:24ou tentatives de viol.
21:26Car il faut savoir
21:26qu'après 75 ans,
21:27ces violences ne rentrent,
21:29pour des femmes de cet âge-là,
21:30ne rentrent plus
21:31dans les statistiques officielles,
21:33communiquées.
21:34La demande était donc salutaire.
21:37Il y a donc un viol
21:38ou une tentative de viol
21:39sur une femme
21:40de plus de 75 ans
21:41presque tous les deux jours
21:42en France.
21:43Puis il y a aussi des femmes
21:44un peu plus jeunes,
21:45quoiqu'un peu âgées aussi.
21:47Je ne sais pas si vous vous souvenez
21:48de ce cas,
21:48moi qui m'avais beaucoup frappée.
21:51Ça devait être en 2023.
21:53C'est une femme de 67 ans
21:54qui a été violée à Versailles
21:56par un clandestin
21:56connu des services de police,
21:58mais sous plusieurs noms.
21:59C'était compliqué.
22:01Alors, la deuxième hypocrisie,
22:03c'est évidemment
22:04la politique migratoire.
22:06Le ministre de l'Intérieur,
22:07vous vous souvenez,
22:08Laurent Nunez,
22:08il y a quelques mois,
22:10je ne sais pas,
22:10peut-être presque,
22:11on pourrait dire quelques semaines,
22:12a refusé de faire un lien
22:14entre immigration et délinquance.
22:16Alors, comment voulez-vous
22:17que ça change ?
22:18Bien sûr,
22:19personne ne prétend
22:20que tous les migrants
22:21sont des délinquants
22:22et que tous les délinquants
22:22sont des migrants.
22:24mais le fait est
22:25que le rapport
22:26du ministère de l'Intérieur
22:27pour 2024,
22:28sorti en décembre 2025,
22:30confirme la tendance
22:32de fond observée.
22:33Les années passées,
22:34les étrangers
22:35sont surreprésentés
22:36parmi les crimes et délits,
22:37y compris pour les violences sexuelles.
22:40Alors,
22:40si Emmanuel Macron
22:41avait tenu sa promesse
22:42de 100% d'Occupité F
22:44appliquée,
22:46ces viols tout récents
22:47à Nice comme au Mureau
22:48n'auraient pas eu lieu.
22:49C'est juste implacable
22:51comme démonstration.
22:51Et c'est fou
22:53parce que la lutte
22:54contre les violences
22:55faites aux femmes
22:55a été érigée
22:56en grande cause nationale
22:57du premier quinquennat
22:58d'Emmanuel Macron
22:59mais aussi du deuxième quinquennat
23:01lors de sa réélection.
23:02C'est vraiment magnifique.
23:03On voit le résultat.
23:04On devrait créer
23:05une OQGF,
23:06une obligation
23:07de quitter le gouvernement français
23:08quand l'échec n'est pas tant.
23:12Merci beaucoup
23:12pour votre analyse.
23:14Alors,
23:14il y a une toute petite...
23:15Si j'ai une minute
23:18parce que ça m'embêterait
23:19de les laisser de côté.
23:21J'ai oublié une relance.
23:24La dernière hypocrisie
23:26c'est le microcosme féministe.
23:28Vous savez,
23:28il y a des centaines
23:29d'associations dédiées...
23:30C'est ça pour changer d'assistante.
23:32Pardon.
23:32Non, non, mais c'est ma faute
23:33parce que j'ai baissé la voix
23:35alors ça me prête à confusion.
23:36Dédiées à la lutte
23:37contre les violences
23:38faites aux femmes.
23:39Vous savez combien
23:39on leur donne.
23:41Le montant des subventions
23:42c'est 60,1 millions d'euros
23:44en 2024.
23:46Soit le double de 2020.
23:48Mais qu'est-ce qu'elles ont fait ?
23:50Ces associations féministes
23:52qui sont censées défendre
23:53les femmes
23:53et lutter contre
23:54les violences
23:55qui leur sont faites.
23:56J'ai parcouru
23:57les contextes
23:57des plus connus
23:58d'entre elles.
23:58Je n'ai rien vu
23:59sur ce sujet.
24:00J'ai vu des choses
24:01en revanche
24:01assez absurdes.
24:02Alors il y a des procès
24:03faits parce que
24:04Miss France
24:05c'est sexiste.
24:06Alors ça,
24:06il y a plein de choses
24:07tout à fait inintéressantes
24:08mais de cette pauvre femme
24:10rien sur elle.
24:12Le mouvement MeToo
24:13ne s'est jamais saisi
24:14de la question.
24:15Comme si une femme
24:15de cet âge-là
24:16finalement n'était plus
24:17une femme.
24:17Ou est-ce que c'est
24:18la personne du violeur
24:20quand il n'est pas
24:21un col blanc
24:22dans le cadre
24:23d'un viol intrafamilial.
24:25Est-ce que ça
24:25n'intéresse plus ?
24:26Et pourtant on pourrait dire
24:27« zem tout ».
24:28Oui, le viol de nos mères
24:30et nos grands-mères
24:31dans l'indifférence générale.
24:33Et moi je le dis
24:33franchement,
24:34j'ai honte pour mon pays.
24:35Je me demande
24:36quel regard porteront
24:37sur notre génération
24:38les générations suivantes.
24:40J'ai une question
24:40Gabrielle Cluzet,
24:41subsidia.
24:42Est-ce que vous avez réussi
24:42à trouver le prénom ?
24:44Hélas non.
24:45Et j'aurais beaucoup aimé
24:46le prénom de cette femme
24:47de 90 ans.
24:48Parce que nous en avons parlé.
24:51Exactement.
24:51Alors j'ai essayé
24:52mais je n'ai pas trouvé.
24:53Et on trouvait
24:53que c'était très impersonnel
24:57effectivement
24:57de continuer à dire
24:58une femme de 90 ans
24:59alors qu'elle a un prénom.
25:00Alors Agnior,
25:01elle a un prénom
25:01elle s'appelle Marie France.
25:02Un prénom combien évocateur ?
25:04Le cas que j'ai cité à Mulhouse
25:07elle s'appelait Chantal.
25:07Moi j'aime bien trouver
25:08les prénoms.
25:09C'est comme Lola,
25:09c'est comme Philippine,
25:10ça incarne.
25:11Pour tout vous dire
25:12j'ai même demandé
25:12à Amaury Bucco
25:13qui m'a dit que pour le moment
25:14il ne connaissait pas le prénom.
25:16Moi aussi j'ai enquêté
25:16de mon côté
25:17personne ne connaît son prénom.
25:18Et c'est important
25:19de le connaître.
25:19On ne va pas en rester là.
25:21Merci beaucoup
25:22Gabrielle Cluzet.
25:24Dans un instant
25:24nous recevons
25:25Jacques Garcia
25:26qui est cet architecte
25:27qui fait rayonner
25:28la France.
25:29D'abord
25:30on va s'arrêter
25:31avec ces propos
25:32de Jean-Luc Mélenchon
25:33qui vont être analysés
25:34par Marc Menand.
25:35Écoutez
25:35sur le grand remplacement
25:36et puis on revient.
25:38Nous avons besoin
25:39d'élections municipales
25:42qui puissent être
25:42une démonstration
25:43du niveau
25:45de conscience politique
25:46du peuple français
25:47dans sa diversité.
25:48De la capacité
25:50de nos listes
25:50à incarner
25:51la nouvelle France.
25:53Celle du grand remplacement.
25:55Celle
25:55de la génération
25:57qui remplace l'autre
25:58parce que c'est comme ça
25:59depuis la nuit des temps.
26:00et que ce n'est pas
26:01parce qu'il y a
26:02dit dingue
26:02dans un coin
26:03qui tout d'un coup
26:04ont peur d'être remplacés
26:05par leurs enfants
26:06que nous devons
26:07partager leur peur.
26:09Pardon.
26:11Prise en flague.
26:12Je suis en train
26:13de déposer
26:13un objet
26:15que je viens de recevoir.
26:16Je le ferai analyser
26:17par notre invité
26:18Jacques Garcia
26:19dans un instant.
26:20Rien n'en va
26:20avec le grand remplacement.
26:22Marc Menand.
26:23Ce qui est étonnant
26:24c'est que lorsque
26:25Eric Zeman
26:26qui était sur ce plateau
26:27à chaque fois
26:29qu'il parlait
26:29de grand remplacement
26:30c'était l'horreur.
26:32Il fallait absolument
26:33qu'il revienne
26:33sur ses propos.
26:35Eric Zemmour
26:35raciste
26:36parce qu'il parle
26:37de grand remplacement
26:37et aujourd'hui
26:39Jean-Luc Mélenchon
26:40progressiste
26:41parce qu'il parle
26:41de grand remplacement
26:42que comprendre ?
26:43Déjà
26:44que soit
26:45il s'est adapté
26:46qu'il est conscient
26:47ou qu'il est
26:48l'attiseur
26:49l'homme
26:50qui détient
26:51le feu
26:52qu'il ne cesse
26:53de propager
26:54un peu partout
26:54et là
26:55dans le cadre
26:55des municipales
26:56effectivement
26:57vous pouvez
26:57concourir
26:59à embraser
27:00la France.
27:01Ce qui est extraordinaire
27:01déjà
27:02c'est quand on parle
27:03d'un peuple
27:04dans sa diversité
27:05c'est un non-sens.
27:08Un peuple
27:08n'est pas
27:09dans une diversité
27:10surtout
27:11dans notre
27:12logique
27:13républicaine
27:15dans ce que nous affichons
27:16depuis si longtemps
27:18dans ce que
27:18nous sommes
27:19et que nous représentons.
27:21Notre peuple
27:22est uni
27:23c'est ce qu'on appelle
27:23le vivre ensemble
27:24mais au-delà du vivre ensemble
27:26c'est comment
27:27nous avons un élan commun
27:29cet élan commun
27:30est un élan conquérant
27:32c'est cet élan
27:32qui nous a vu
27:33être parmi les premiers
27:34quand l'aviation
27:35était naissante
27:36et bien on a multiplié
27:37les petits constructeurs
27:39dans l'automobile
27:40c'était pareil
27:41dans tous les domaines
27:43intellectuels
27:44nous sommes
27:45ceux qui scintillons
27:46qui multiplions
27:47les possibilités
27:49de se réaliser
27:51c'est-à-dire
27:51qu'il y a là
27:52une incandescence
27:53qui correspond
27:55à l'esprit français
27:55mais Mélenchon
27:57il n'y a pas
27:57d'esprit français
27:58le français
27:59n'existe pas
28:00et le peuple
28:01pour lui
28:01c'est quelque chose
28:03qui est en dehors
28:04de toutes caractéristiques
28:06liées
28:07à la culture
28:08d'ailleurs
28:08il a écrit un jour
28:09dans un de ses livres
28:10le peuple
28:12le peuple
28:13n'a qu'un ennemi
28:14les occidentaux
28:16quelles que soient
28:17leur couleur de peau
28:19c'est-à-dire
28:20que pour lui
28:20un étranger
28:22qui vient ici
28:23volontiers
28:24gagné
28:26par
28:27nos façons
28:28d'être
28:29qui s'assimile
28:30devient une ordure
28:32un capitaliste
28:33cherchant à exploiter
28:35les autres
28:35il n'est plus du tout
28:36un membre du peuple
28:38il devient
28:39l'ennemi
28:40du peuple
28:41vous vous rendez compte
28:42à quel niveau
28:43se situe
28:44Mélenchon
28:45alors
28:45on pourrait penser
28:46que dans son hubris
28:47il y a presque le désir
28:49de se dire
28:49homme politique
28:50c'est pas grand chose
28:52moi faut que je sois
28:53un penseur
28:55un philosophe
28:55il y a eu Marx
28:57et bien moi
28:58je serai
28:58le philosophe
29:00de la diversité
29:01et alors
29:02il est capable
29:03de formuler
29:03n'importe quoi
29:04espérant
29:05à son grand âge
29:07que dans quelques années
29:08lorsque
29:09le tout puissant
29:10ou le grand vide
29:12l'aura absorbé
29:14que ce soit l'un
29:14ou l'autre
29:15et bien il reste
29:17il reste comme étant
29:18celui qui à un moment donné
29:20avait réussi
29:21à faire jaillir
29:22de son crâne
29:23une théorie
29:25qui venait
29:26modifier
29:27la façon de penser
29:28de l'humanité
29:29dans tout ça
29:30il oublie quand même
29:31une chose
29:31c'est que parmi
29:33ces soi-disant
29:34remplaçants
29:34quand il dit déjà
29:35de génération
29:36qui est le truisme
29:37de génération
29:38en génération
29:38les générations
29:39se succèdent
29:40et se remplacent
29:41mais cette connerie
29:42ça demande quand même
29:44il faut y aller
29:45vous passez tes soeurs
29:47une génération
29:50lorsque l'un
29:51il y a une autre génération
29:53qui est arrivée
29:53vous vous rendez compte
29:54où on en est
29:55mais en revanche
29:56quand on regarde
29:57la réalité des sondages
29:59et que l'on voit
30:00que les jeunes
30:01qui sont des jeunes musulmans
30:03jeunes musulmans
30:05qu'ils fait apparaître
30:06avec des femmes voilées
30:08sur les affiches
30:10de LFI
30:11et LFI
30:12qui la semaine dernière
30:13a refusé
30:14de voter
30:15une loi d'exclusion
30:16des frères musulmans
30:17alors que tous les rapports
30:18ont bien montré
30:19comment aujourd'hui
30:21ils étaient
30:22une sorte de gangrène
30:24qui menaçait
30:25l'unité
30:25de notre société
30:26qui menaçait
30:27notre façon
30:29d'exister
30:30et qui menaçait
30:30la dignité des femmes
30:32qui menaçait
30:33la liberté des femmes
30:34et bien voilà
30:35où il en est
30:36mais donc demain
30:37si ces jeunes
30:38qu'ils espèrent voir
30:39élus
30:40grâce à lui
30:41sur des listes
30:42sont au pouvoir
30:43c'est plus
30:44les lois
30:44qu'apparemment
30:45néanmoins
30:46il semblerait encore
30:47avoir dans une petite case
30:49de sa tête
30:50ce sont pas ces lois-là
30:51qu'ils revendiqueront
30:52eux ils disent
30:53à 70%
30:54on veut
30:55la charia
30:56donc
30:57monsieur
30:58Mélenchon
30:59demain
31:00devrait être condamné
31:01à vivre
31:02dans un
31:03principe
31:04de musulman
31:05intégriste
31:06un musulman
31:07qui reste
31:08bien au-delà
31:09du haut
31:10moyen-âge
31:11un homme
31:12qui n'a pas réfléchi
31:13un homme
31:13qui n'a pas compris
31:14ce qu'était
31:15la liberté
31:16mais
31:16que fichtre
31:17dès lors qu'il sera
31:18considéré
31:19comme un grand penseur
31:21à titre posthume
31:22c'est tout du moins
31:23son souhait
31:24de gaga
31:25aujourd'hui
31:25son rêve
31:27Merci Marc Menon
31:28Mathieu je ne veux pas
31:29résister à l'envie
31:30de vous poser
31:30cette question aussi
31:31peut-être rapidement
31:32mais Zemmour
31:34raciste
31:34quand il dit
31:35grand remplacement
31:36Mélenchon
31:36progressiste
31:37lorsqu'il dit
31:37grand remplacement
31:38Alors moi la question
31:39je me pose
31:39c'est à quel moment
31:40les journalistes du monde
31:41de l'Ibée
31:42et du service public
31:42vont décider de consacrer
31:44chronique après chronique
31:45à Mélenchon
31:45pour expliquer
31:46qu'ils se rallient
31:46à la théorie
31:47conspirationniste
31:48et raciste
31:48du grand remplacement
31:49près d'union
31:50à travers tout cela
31:50fondamentalement
31:51de quoi parle-t-on
31:52d'une submersion
31:53démographique
31:54si on s'en désole
31:55on nous explique
31:56qu'elle n'existe pas
31:57si on s'en réjouit
31:59on nous explique
31:59qu'elle est formidable
32:00et qu'elle va nous transformer
32:01et à travers cela
32:02il y a une catégorie de trop
32:03les fameux français
32:04de ce champ de guillemets
32:05qui soit n'ont jamais existé
32:07ou n'existent
32:07que pour être maudits
32:08on a fini par comprendre
32:09la chose
32:10Intéressant tout ça
32:11dans un instant
32:12on va s'arrêter
32:13avec France Télévisions
32:14pour votre dernière
32:15chronique coup de poing
32:16qui aura une coupe budgétaire
32:19avec le budget
32:202026
32:21qui a été voté
32:22avant de recevoir
32:22notre invité
32:23qui fait rayonner
32:24la France
32:25Jacques Garcia
32:25Charlotte Dornelas
32:27il y a une ONG
32:27qui a récemment alerté
32:29sur l'expulsion
32:30de dizaines
32:31de milliers
32:32de migrants
32:34depuis l'Algérie
32:36on aimerait en savoir plus
32:37Oui alors
32:38c'est en effet l'ONG
32:39alors l'ONG
32:39s'appelle
32:40Alarmes faune Sahara
32:41et elle explique
32:43ces derniers jours
32:43que plus de 34 000
32:45migrants subsahariens
32:47ont été expulsés
32:48par l'Algérie
32:49vers le désert
32:50frontaliers
32:52entre l'Algérie
32:53et le Niger
32:54l'année dernière
32:56alors c'est un chiffre
32:57que cette ONG
32:58table on va dire
32:59sur les personnes
33:00qu'elle a vues
33:00arriver à cette frontière
33:01au milieu du désert
33:02et elle explique elle-même
33:05que c'est un chiffre
33:05très probablement sous-estimé
33:07puisqu'il n'y a pas
33:08de décompte officiel
33:10alors c'est un chiffre
33:11que eux
33:11enfin le chiffre
33:12que eux donnent
33:13pardon
33:13est en constante augmentation
33:14depuis au moins 2014
33:16explique-t-il
33:17en raison des flux migratoires
33:19eux-mêmes
33:19qui augmentent d'ailleurs
33:20ces personnes
33:21cherchant à rejoindre l'Europe
33:22l'Algérie est un des pays
33:23de transit
33:24alors l'ONG
33:25ne se contente pas
33:26de commenter les chiffres
33:27ou de donner les chiffres
33:28elle évidemment
33:30commente aussi
33:31la manière
33:31dont ces personnes
33:32sont traitées
33:33et leurs conditions de vie
33:34au moment justement
33:36de leur expulsion
33:37vers la frontière nigérienne
33:40alors concrètement
33:42les Nigériens
33:43eux
33:44qui viennent du Niger
33:45voisins
33:45sont acheminés
33:46par des convois officiels
33:47donc dans des bus
33:48vers le Niger
33:49qui est leur pays
33:49d'origine
33:51mais les autres
33:52nationalités africaines
33:53qui sont majoritaires
33:54parmi ces migrants
33:55sont débarquées
33:56dans une zone désertique
33:57à la frontière
33:58des deux pays
33:58à 15 km à pied
34:00de la première ville
34:01qui est une ville nigérienne
34:02qui est par ailleurs
34:04un pays
34:04qui ne veut pas d'eux
34:05non plus
34:06à 15 km à pied
34:07en plein désert
34:08je voulais s'imaginer
34:09les températures
34:09qu'il peut
34:10évidemment y avoir
34:11donc ni l'Algérie
34:13ni la junte nigérienne
34:14qui est désormais au pouvoir
34:15ne les accepte
34:16aujourd'hui
34:17et en avril dernier
34:19c'est justement
34:19les autorités nigériennes
34:21qui avaient pris la parole
34:22pour dénoncer
34:23ces arrivées massives
34:26de migrants
34:26depuis l'Algérie
34:27donc ils dénonçaient
34:28en l'occurrence
34:28la politique algérienne
34:29parce qu'ils expliquaient
34:31que ces arrivées massives
34:32de migrants
34:32risquaient
34:33je cite
34:33de perturber
34:34l'équilibre sécuritaire
34:36du Niger
34:36le Niger est en proie
34:37à beaucoup de guerres
34:38notamment avec le terrorisme
34:39mais donc
34:40ils s'inquiétaient
34:41de l'immigration
34:41qui risquait
34:42de perturber
34:43l'équilibre sécuritaire
34:44du Niger
34:45et sur place
34:46le gouverneur d'Agadez
34:47qui est une ville du Niger
34:48regrettait
34:49ces refoulements massifs
34:50qu'il reprochait
34:51à l'Algérie
34:52et il expliquait
34:54que les centres onusiens
34:55qui s'occupent
34:56de ces migrants
34:56sur place
34:57étaient en situation
34:58de surpopulation
34:59ils réclamaient
35:00donc de l'ONU
35:01et du Haut Commissariat
35:02aux réfugiés
35:03qu'ils fassent rentrer
35:04le plus vite possible
35:05dans leur pays
35:06ces migrants
35:07qui se retrouvaient
35:08chez eux
35:08et notons par ailleurs
35:09que le Niger
35:11dans la foulée
35:12a supprimé
35:13la loi
35:13qui criminalisait
35:14le trafic de migrants
35:16ils avaient voté
35:16une loi en 2015
35:17et l'année dernière
35:18ils ont supprimé
35:19cette loi
35:19sur le trafic
35:21de migrants
35:21donc de personnes humaines
35:23au passage
35:23Charlotte
35:25comment est-ce que
35:26l'Algérie
35:27de son côté
35:27gère
35:28ces flux de migrants
35:29et dans quel cadre juridique ?
35:32Alors voilà
35:32qui nous intéresse
35:33au premier chef
35:34on verra pourquoi
35:35mais il n'y a pas
35:36de politique d'accueil
35:37quelle qu'elle soit
35:38en Algérie
35:38ce n'est pas un sujet
35:39politique
35:40il n'y a pas
35:40de cadre juridique
35:41sur un quelconque
35:42processus
35:44de demande d'asile
35:46ou de statut
35:47de réfugié
35:47pourquoi est-ce que
35:48je dis ça ?
35:48puisque l'Algérie
35:49est à partie
35:50de la convention
35:51des réfugiés
35:52convention des réfugiés
35:52qu'on nous cite
35:53extrêmement régulièrement
35:54vous savez dans la jurisprudence
35:55notamment du droit
35:56français
35:57la présence même
35:59des personnes en Algérie
36:00n'a aucun cadre légal
36:01raison pour laquelle
36:02ces expulsions
36:04se font de manière
36:05absolument secrète
36:06personne n'en parle
36:07c'est aussi simple
36:08que ça
36:08et se font
36:09sans aucun droit
36:11le plus élémentaire
36:13qui soit cette fois-ci
36:14c'est-à-dire qu'en l'occurrence
36:15les personnes sont lâchées
36:16sans zone ni nourriture
36:17et que ce soit des hommes
36:18en pleine force de large
36:20ou des enfants
36:20tout ça est la même chose
36:22et par ailleurs
36:23la pratique n'est pas du tout nouvelle
36:24non plus que la dénonciation
36:26des violences
36:26à la fois dans le pays
36:27au travail
36:28ou au niveau
36:29de ses frontières
36:30on se souvient de
36:30Xavier Driancourt
36:31qui a été ambassadeur
36:32en Algérie
36:32et qui en parlait déjà
36:33il y a quelques années
36:35quand il en revenait
36:36mais le sujet est tabou
36:37en Algérie
36:38les autorités évidemment
36:40n'en disent pas un mot
36:41mais les médias non plus
36:42ils ne relaient absolument rien
36:44et j'en veux pour preuve
36:45le président algérien
36:46qui avait pris la parole
36:47sur ce sujet l'année dernière
36:48et les médias algériens
36:50notamment pro-gouvernementaux
36:51avaient expliqué
36:53que c'était absolument inédit
36:54en Algérie
36:54qu'il en parle
36:55donc c'est un fait
36:56personne n'en parle
36:58alors cela pourrait les regarder
37:00les Algériens
37:01c'est un pays souverain
37:02on pourrait en penser
37:03le plus grand mal
37:04et eux défendre une politique
37:06s'ils n'ajoutaient pas
37:07à leur comportement
37:08en l'occurrence
37:08dont on parle depuis tout à l'heure
37:09des leçons de morale
37:10et de droit de l'homisme
37:11j'allais dire
37:13à la France entière
37:13c'est le cas de le dire
37:14en effet à la France
37:16quand elle réclame
37:17le retour en Algérie
37:18dans des conditions
37:19absolument incomparables
37:21je le dis
37:21et je le répète
37:22dans des conditions
37:23absolument incomparables
37:25de ressortissants algériens
37:26c'est d'ailleurs
37:27ce que déclarait
37:28Didier Leschi
37:29vous savez
37:29c'est le directeur
37:30de l'office français
37:32pour l'intégration
37:33il déclarait au Figaro
37:34en avril dernier
37:35justement
37:35je le cite
37:36l'Algérie cache sa politique
37:38brutale aux regards extérieurs
37:39la presse algérienne
37:40qui n'a rien de libre
37:41n'en fait aucun écho
37:42cela n'empêche pas
37:43sans honte
37:43Alger de vouloir
37:44nous donner des leçons
37:45de défense des droits de l'homme
37:46et il ajoutait
37:47ce qui pourrait nous
37:48éveiller un peu
37:50nos esprits
37:50il y a
37:51je le cite encore
37:52très certainement
37:53plus de décès
37:53dans le désert
37:54qu'en Méditerranée
37:55sans que cela
37:56n'émeuve beaucoup
37:57c'est vrai en France
37:58c'est vrai dans le monde entier
37:59il y a un drame
38:00humanitaire indiscutable
38:01dans ce désert
38:03qui ne sert
38:04aucun discours
38:05d'aucune association
38:07dans le monde
38:08aujourd'hui
38:09pourtant le président
38:10algérien
38:11avait évoqué
38:11le sujet
38:12l'an dernier
38:13en prenant
38:13une politique
38:14d'accueil prudente
38:15est-ce que
38:16ce n'est pas le signe
38:17qu'il veut
38:18faire évoluer
38:19son pays
38:20sur ce sujet
38:21là encore une fois
38:23c'est extrêmement intéressant
38:24de voir
38:24Abdelmajil Teboun
38:25donc le président
38:26algérien
38:27de voir la manière
38:27dont il regarde
38:28ce sujet
38:29je vous le disais
38:29c'était absolument inédit
38:30il prend la parole
38:31il dit qu'il est prêt
38:32à légaliser
38:33la présence
38:34de personnes
38:35subsahariennes
38:36sans papier
38:36notamment sur le terrain
38:38du travail
38:38il explique qu'il y a
38:39des métiers en tension
38:40donc on comprend
38:41mais vous allez voir
38:42à quel point la situation
38:43se ressemble
38:44à condition
38:44qu'elle soit
38:45organisée
38:47et régulée
38:47avec la collaboration
38:48des pays de départ
38:49vous transvasez en France
38:51il faut donc la collaboration
38:52et la coordination
38:53avec le pays de départ
38:54en l'occurrence
38:55l'Algérie
38:55pour une partie
38:56de l'immigration
38:56collaboration
38:57que nous ne parvenons pas
38:58à avoir
38:59c'est peu de le dire
39:00il explique également
39:01que cela ne peut se faire
39:03sans une nécessaire
39:04vigilance accrue
39:05je le cite
39:05face au risque de terrorisme
39:07que présente
39:08le phénomène migratoire
39:09je le cite encore
39:10sans une préparation
39:11minutieuse
39:12nous risquons d'accueillir
39:13un travailleur
39:14qui pourrait par la suite
39:15se révéler lié
39:16à des réseaux terroristes
39:18ou à des trafics de drogue
39:19fermer les guillemets
39:20alors comment ne pas remarquer
39:22franchement
39:23qu'il s'agit d'un discours
39:24que l'Algérie
39:25elle-même criminalise
39:26dès lors qu'il émane
39:27mot pour mot
39:28de Paris
39:29alors on se souvient
39:30j'ai pris deux exemples
39:31l'influenceur algérien
39:32Doualem
39:33que l'Algérie
39:34avait refusé
39:35de reprendre
39:36et par ailleurs
39:37ce sont des ressortissants
39:38algériens
39:38que l'on organise
39:39dans des situations
39:40dans des
39:41comment dire
39:42dans des procédures humaines
39:43dont on organise
39:44le retour par des procédures
39:45humaines
39:46en Algérie
39:47c'est-à-dire leur pays
39:48et le
39:49Alger
39:50avait jugé
39:51la décision précipitée
39:52arbitraire
39:53et abusive
39:54prise par l'extrême droite
39:56revancharde en violation
39:57des droits fondamentaux
39:58de son ressortissant
39:59encore une fois
40:00fermez les guillemets
40:00la raison sécuritaire
40:02était également retenue
40:03par la France
40:03pour expulser
40:04certains Algériens
40:05pendant la crise
40:06de mars dernier
40:07souvenez-vous
40:07c'était des personnes
40:08sous OQTF
40:09donc rentrées
40:09illégalement
40:10de nationalité algérienne
40:11Alger avait reproché
40:13de ne pas respecter
40:14les droits des personnes
40:15faisant l'objet
40:15de mesures d'éloignement
40:17droit qui est établi
40:18en France
40:18et qui n'existe pas
40:19en Algérie
40:20je le répète à nouveau
40:21donc tous les pays
40:22du Maghreb
40:22parce qu'on avait parlé
40:23de la Tunisie
40:23notamment ici aussi
40:24la Libye évidemment
40:26le Niger aussi
40:27dans cet exemple
40:28s'inquiète
40:29dans le discours
40:30du risque
40:31de déstabilisation
40:32de leur pays
40:33que représente
40:34l'immigration
40:34notamment sur le plan sécuritaire
40:36c'est un risque
40:37qui est pensé
40:38par tous les pays
40:39du monde
40:40à partir du moment
40:41où l'immigration
40:41n'est pas simplement
40:42une affaire
40:43d'histoire personnelle
40:44mais évidemment
40:45de phénomènes politiques
40:46aux conséquences politiques
40:47et on peut le remarquer
40:48et voir que l'Europe
40:50finalement ne fait pas
40:51exception dans l'existence
40:52de ce discours
40:52sauf en assurant
40:54un meilleur traitement
40:54aux personnes
40:55en particulier
40:56et je pense que
40:57ça n'est pas anecdotique
40:59sur ce sujet
40:59Merci beaucoup Charlotte
41:02J'ai rien oublié
41:03ça ?
41:03C'est bon ?
41:05Dans un instant
41:06avec vous Mathieu Bocoté
41:08on fera le coup de point
41:08final de l'émission
41:10d'abord je vous propose
41:10de bien vouloir
41:11accueillir Jacques Garcia
41:12qui est l'un des plus grands
41:14architectes d'intérieur
41:15au monde
41:15je reprends mon lancement
41:16de la dernière fois
41:17vous êtes
41:17les maîtres
41:19gardez-le
41:20le retour
41:22je voulais mettre
41:24la même veste
41:25que la dernière fois
41:26mais j'ai oublié
41:27merci
41:27on fait comme à la maison
41:30Merci Jacques Garcia
41:35Effectivement la dernière fois
41:37on avait été coupé
41:37par Donald Trump
41:38je voulais remettre
41:39la même veste
41:39pour qu'on puisse
41:40recommencer
41:40j'ai oublié en fait
41:42vous êtes maître du décor
41:45je disais
41:45avec une signature
41:46immédiatement reconnaissable
41:48vous êtes ambassadeur
41:49du luxe français
41:50recherché par les plus
41:52grandes fortunes
41:52du monde
41:53je le dis pour vous
41:54parce que vous ne le diriez pas
41:55sinon vous êtes trop humble
41:56pour ça
41:56vous avez une vision historique
41:58vous réconciliez patrimoine
42:00et modernité
42:01vous êtes un esthète érudit
42:03avec un sens du détail
42:05absolu
42:06vous êtes un créateur
42:07d'ambiance unique
42:08vous êtes la définition même
42:09de l'excellence artisanale
42:11avec ce savoir-faire français
42:13toujours mis à l'honneur
42:14alors comme la dernière fois
42:15je vais montrer les images
42:17effectivement
42:17pour illustrer un peu
42:19là où vous avez mis
42:20votre petite touche
42:22la touche Jacques Garcia
42:24dans le monde entier
42:25alors regardez
42:26le grand hôtel de Bordeaux
42:27on va voir les images
42:29ici
42:31vous allez voir aussi
42:32au château de Versailles
42:33qui a fait appel
42:35à votre expertise
42:37chez Jacques Garcia
42:38chez Jacques Garcia
42:39c'est chez vous
42:40à Paris
42:40c'est ça
42:41chez Jacques Garcia
42:41l'hôtel Coste
42:44l'hôtel Coste
42:45très connu
42:47aussi
42:47au Qatar
42:49le Banyantri
42:50Doha
42:51ou encore
42:52ici
42:53c'est au Qatar
42:54ou encore la Mamounia
42:55que tout le monde connait
42:56à Marrakech
42:57là aussi
42:57on vous a appelé
42:59pour mettre
42:59la touche Jacques Garcia
43:01la touche française
43:02la maison Proust
43:02vous allez le voir
43:04ensuite
43:05le Louvre
43:05même le Louvre
43:06vous y étiez
43:07la réserve
43:08plus grand hôtel du monde
43:10et puis Chant de Bataille
43:11alors Chant de Bataille
43:11on va voir les images
43:12Chant de Bataille
43:13c'est votre réalisation
43:14exceptionnelle
43:15qui peut être visitée
43:17par tout le public
43:19voilà
43:19c'est un château
43:20que vous avez reconstruit
43:22entièrement
43:23tout ça
43:23c'est votre oeuvre
43:24tout ce qu'on voit
43:24il va rouvrir en mars
43:26au public
43:27là il est fermé
43:28en hiver
43:28mais voilà
43:29je
43:30voilà
43:31vous êtes indescriptible
43:33tellement
43:33non c'est vrai
43:34je le dis
43:35tellement vous faites des choses
43:36pour faire rayonner la France
43:38et les 7 minutes
43:39que nous avons d'interview
43:40ne suffiront pas
43:41à vous définir
43:42en revanche
43:43moi je veux savoir
43:44lorsque le monde entier
43:46vous appelle
43:47qu'est-ce qu'ils recherchent
43:48en fait
43:48lorsque les plus grands
43:50les plus riches
43:51qu'est-ce qu'ils recherchent
43:52un bout de fond
43:53déjà
43:53bon
43:54dire les plus grands
43:55les plus riches
43:55c'est pas vraiment
43:56comme ça que je vois les choses
43:58moi
43:58j'ai eu la chance
44:00d'être appelé
44:00pour des variétés colossales
44:02j'ai toujours dit
44:03que j'étais un peu
44:04docteur Jekyll
44:05des Mr. Hyde
44:05et je vais vous donner
44:06le meilleur exemple
44:07le meilleur exemple
44:08j'ai fait les salles
44:10du musée du Louvre
44:10pour le 17ème
44:1118ème siècle
44:12j'ai remeublé Versailles
44:13pendant 10 ans
44:14c'est une chose
44:16et j'ai fait
44:17le win à Las Vegas
44:18donc c'est vraiment
44:20de monde
44:21a priori
44:22totalement incompatible
44:23et je sors
44:25de cette expérience
44:26dès ma jeunesse
44:27puisque j'ai eu
44:28la passion
44:29de l'art contemporain
44:30très jeune
44:31et de par mon père
44:34qui était émigré
44:36espagnol
44:36et qui était
44:37fasciné
44:38de littérature française
44:39enfin un érudit
44:40et il m'a toujours dit
44:43mais tu sais
44:43au fond
44:45c'est une phrase
44:46que je ressors souvent
44:47mais c'est la réalité
44:48il m'a dit
44:49ne t'intéresse pas
44:50aux choses anciennes
44:51intéresse-toi à l'histoire
44:53des choses anciennes
44:54la France
44:55a commencé
44:56la révolution française
44:58a commencé
45:00par vendre
45:01le patrimoine
45:02des possédants
45:03on est d'accord
45:04ou pas d'accord
45:05avec ça
45:05je ne suis pas là
45:06pour juger de ça
45:06mais en tous les cas
45:07si tu as la connaissance
45:09tu n'es pas obligé
45:10d'acheter une commode
45:11Louis XV
45:11tu peux acheter
45:12la commode de Louis XV
45:13il suffit juste
45:14de le savoir
45:15et c'est ça
45:16qui m'a passionné
45:17je me suis mis
45:18dans des histoires
45:19un peu absurdes
45:20c'est vrai
45:21à essayer de
45:22collectionner
45:24les inventaires
45:25regarder des inventaires
45:27les poinçons
45:28des choses qui sont
45:29un peu rébarbatives
45:30il faut bien le dire
45:31mais ces choses
45:32rébarbatives
45:33c'est comme la culture
45:34quand on a pas mal
45:36à la fin
45:36on fait autrement
45:39que les autres
45:39donc vous êtes
45:40inséré
45:41à l'histoire
45:42des objets
45:44je disais
45:45que vous êtes fait
45:45tout seul
45:46en fait
45:46et c'est quand même
45:47incroyable
45:47par votre père
45:49non non
45:49ne vous m'imusez pas
45:50attention
45:51je vous ai à l'oeil
45:52non mais vous n'êtes pas
45:54mis avec une cuillère
45:55d'argent dans la bouche
45:56et vous avez grandi
45:56tout seul
45:57le rapport à l'argent
45:59certes je me suis fait
46:00tout seul
46:00le rapport à l'argent
46:01une famille normale
46:04classique
46:05mais pas vraiment
46:06tout seul
46:07parce que je suis
46:08l'issue
46:09de deux mondes
46:11je suis issu
46:11d'un grand-père
46:13au Brot
46:13du centre
46:14de la France
46:15où on avait
46:16jamais quitté
46:17notre territoire
46:18dans le Bourbonnet
46:19ma mère
46:20et qui épouse
46:21un émigré espagnol
46:23mais l'émigré espagnol
46:25il l'a quitté
46:26à cause de Franco
46:27son père
46:28ils ont fui
46:29le fascisme
46:30etc
46:30c'était assez compliqué
46:32et donc
46:32il a eu une intégration
46:35extraordinaire
46:36il parlait le français
46:37couramment
46:38mes grands-parents aussi
46:39aussi bien que l'espagnol
46:40ça aide
46:42et il m'a toujours
46:43inculqué
46:44des valeurs
46:45de la connaissance
46:47cet amour
46:48de la France
46:49alors la France
46:50c'était vraiment
46:51sa terre d'accueil
46:54qu'il en était
46:55plus amoureux
46:56peut-être
46:56que certains français
46:57et si vous voulez
46:59il m'a transmis ça
47:00et très vite
47:02par exemple
47:02un exemple
47:03il y a un homme
47:04extraordinaire
47:04en France
47:05qui s'appelait Malraux
47:06et ce monsieur Malraux
47:07j'espère que tout le monde
47:08le connait
47:09parce que c'est quand même
47:09quelqu'un d'important
47:10ce monsieur Malraux
47:12invente un truc de dingue
47:13qui permet
47:14au pauvre châtelain
47:15ou riche châtelain
47:17peu importe
47:17qui ont des châteaux
47:19de les ouvrir au public
47:21moyennant la défiscalisation
47:23s'ils ouvrent au public
47:25ils peuvent défiscaliser
47:26les frais
47:27occasionnés
47:28par leur château
47:29bien évidemment
47:30mon père
47:31s'est précipité
47:32dans tous les châteaux
47:34qu'on pouvait visiter
47:35car nous n'avions pas
47:37l'accès à ces choses
47:38mais on a eu l'accès
47:39grâce à cette loi
47:41et c'est peut-être ça
47:43qui m'a donné
47:43ce goût des châteaux
47:45anecdote
47:45à l'âge de 10 ans
47:46je visite avec mon père
47:48le château du champ de bataille
47:49qui avait été
47:50repris par Duc d'Arcourt
47:52un peu dans un état
47:54de dévastation totale
47:55complètement délabré
47:56et je dis à mon père
47:58c'est lui qui me le rappelle
47:59quand j'achète
48:00chambre de bataille
48:01à papa je voudrais être architecte
48:03et il me dit
48:03ah bon mais
48:04ça vient comment cette histoire
48:06je voudrais être architecte
48:07parce que je voudrais faire
48:08des belles choses comme ça
48:09ça démarre très jeune
48:11ça démarre très jeune
48:12ça démarre très jeune
48:13et je retiens que ça démarre aussi
48:14par votre père
48:15immigré espagnol
48:17et son amour
48:18de la France
48:19lorsqu'on vous parle de la France
48:20Jacques Garcia
48:21qu'est-ce que vous répondez ?
48:23Alors moi je suis un optimiste
48:26tous mes amis vous le diront
48:28devant le désastre
48:31je pense toujours
48:33c'est pas si mal
48:34ça aurait pu être pire
48:35donc évidemment ça
48:36on aime bien
48:37je vais pas vous dire
48:39que je suis d'un optimisme
48:40actuellement total
48:42mais bon
48:42on ne parle plus d'un abruti
48:43l'abruti de service
48:46mais quand je pense la France
48:48franchement
48:48de mon sujet
48:50c'est inimaginable
48:52comme pays
48:53nous avons d'abord
48:56pour commencer
48:57plus de mille ans d'histoire
48:59on pourrait dire une histoire
49:00bon ok
49:01mais nous avons eu
49:02dans notre monde artistique
49:05400 ans de domination
49:08comment voulez-vous
49:10que ça s'arrête ça ?
49:12c'est impossible
49:13alors il y a des hauts débats
49:15il y a des transformations
49:16il y a tout un tas de choses
49:18tout d'un coup on aime telle chose
49:19on dit l'artiste contemporain
49:20il n'est pas bien
49:21on dit que le Louis XV
49:22s'est démodé
49:23on a le droit
49:25de dire des bêtises
49:26toute la sainte journée
49:27après tout
49:27ça occupe beaucoup
49:28de la population
49:29mais pour autant
49:30la réalité
49:32elle est claire
49:32la France
49:33il y a deux villes éternelles
49:36et deux pays
49:36qui sont éternels
49:37il y a Rome
49:38et Paris
49:39il y a Rome
49:40c'est l'éternité
49:41spirituelle
49:42et Paris
49:43c'est l'éternité intellectuelle
49:44vous ne pourrez jamais
49:46enlever ça
49:47Jacques Garcia
49:47vous êtes en train de nous dire
49:48que la France
49:50restera
49:51éternel
49:52quoi qu'il advienne
49:54elle l'a toujours été
49:55elle a subi des moments
49:58absolument abominables
50:00vous imaginez
50:01qu'en 1793
50:02c'était formidable
50:03vous imaginez
50:04qu'en 1815
50:05c'était formidable
50:06la France devait être
50:08totalement occupée
50:09par les armées étrangères
50:10vous imaginez
50:11qu'en 1830
50:12c'était formidable
50:13en 1848
50:14c'était formidable
50:15en 1875
50:16c'était formidable
50:17en 1214
50:19c'était formidable
50:20en 1219
50:22c'était formidable
50:23mais bon voilà
50:24et on est là
50:25en gloire
50:26et tout
50:26il faut se battre
50:27et ça va
50:28il faut se battre
50:30c'est tout
50:30il faut se battre
50:31et ça va
50:31une autre question
50:32ensuite je laisse la place
50:33à Marc maintenant
50:33parce que je sens
50:34qu'il y a une question
50:34aussi à vous poser
50:35moi je veux
50:35voir
50:37qu'est-ce que vous voyez
50:39lorsqu'on vous dit
50:39l'élégance à la française
50:40par exemple ça
50:41c'est quelque chose
50:41qu'on vient chercher
50:43en France
50:44que le monde nous envie
50:45l'élégance à la française
50:47vous incarnez
50:47dans tout ce que vous faites
50:48Christine Kelly
50:49non
50:50comment je suis
50:55vous incarnez
50:56dans votre regard
50:59dans la façon
50:59dont vous touchez
51:00les bâtiments
51:01la décoration
51:02dans la façon
51:03dont vous faites
51:04parler les objets
51:05vous incarnez
51:06dans la façon
51:06dont vous êtes
51:07dans la façon
51:07dont vous racontez
51:08la France
51:08vous êtes l'élégance
51:09à la française
51:10et mais pour vous
51:11dites moi
51:11avec vos mots
51:12qu'est-ce que l'élégance
51:13à la française
51:14qu'est-ce que le monde
51:14vient nous envie
51:16les choses
51:17dont on donne des noms
51:19sont inexplicables
51:21c'est la même histoire
51:23que ces 400 ans
51:24de pouvoir esthétique
51:26que nous avons
51:27pourquoi les femmes françaises
51:29ont une attitude particulière
51:30dans le monde
51:31et qu'elles ont tout le temps
51:32été copiées
51:32est-ce qu'elles sont
51:34plus belles
51:35plus ci
51:35plus ça
51:36non
51:36il y a un truc différent
51:37c'est comme ça
51:39pourquoi
51:40pourquoi
51:41au 18ème siècle
51:42tout le monde
51:43a essayé
51:44de nous copier
51:44et les palais
51:45autrichiens
51:46allemands
51:47etc
51:47sont des copies
51:49c'est très bien
51:50mais ça n'a pas
51:51un petit truc en plus
51:53le début du 20ème siècle
51:55on réinvente
51:56un monde
51:57je parle toujours
51:59dans mon univers
52:00je ne sais pas
52:03tous les arts décoratifs
52:05des années 20
52:0630
52:0640
52:07c'est extraordinaire
52:09nous possédons le monde
52:10on l'exporte
52:11on a une manière de faire
52:13que les autres
52:14ne savent pas faire
52:15et ça
52:16je voudrais juste insister
52:17là-dessus
52:18c'est ce que j'ai essayé
52:19de faire toute ma carrière
52:20à savoir exporter
52:22mais exporter
52:24ce savoir-faire
52:25nous avons des entreprises
52:26inimaginables en France
52:27on a un savoir-faire
52:29que d'autres n'ont pas
52:31et on va vendre
52:32nos staffers
52:33on va vendre
52:34nos peintres décorateurs
52:35on va vendre
52:36etc. etc.
52:37dans ce métier
52:38c'est dingue
52:39et donc c'est ça
52:40qu'il faut continuer
52:41et ça c'est pas du tout perdu
52:43il suffit juste
52:44de dynamiser un petit peu
52:45de temps en temps
52:46et ça repart
52:4710 secondes
52:47c'est une réponse à Mélenchon
52:49non non mais
52:52ce que je veux dire
52:52c'est extraordinaire
52:53ça montre
52:54cet esprit français
52:56qui existe
52:56qui est enraciné
52:58et qui est bien perçu
53:00à travers le monde
53:00qu'est-ce que vous pouvez dire
53:02à des gamins
53:02qui aujourd'hui
53:03sont un peu en perdition
53:04pour leur dire
53:05et bien oui
53:05la passion
53:06ça doit vous guider
53:07et quel petit conseil
53:09pour qu'ils se lancent
53:10sur vos traces
53:1110 secondes avant
53:12le JT de 20h
53:13et bien moi
53:13je vais vous dire
53:14en deux mots
53:14parce que
53:15ce que je voudrais dire
53:16j'ai eu la chance
53:18d'avoir la variété
53:20c'est-à-dire
53:21on m'a apporté
53:22tous les modèles
53:24les choses historiques
53:25les choses futuristes
53:26des grandes expositions
53:28des magasins
53:29vraisemblables
53:30tout ça
53:30ça veut dire
53:32simplement une chose
53:33n'ayez peur
53:35de rien
53:35moi j'ai jamais eu peur
53:38excellente conclusion
53:41Jacques Garcia
53:42je vous donne le mot
53:43de la fin
53:43dans un instant
53:44juste après le JT de 20h
53:45et après la chronique
53:46de Mathieu Bocoté
53:47n'ayons peur de rien
53:48le JT
53:49Isabelle Piboulou
53:50et on se retrouve juste après
53:51les réseaux sociaux
53:53bientôt interdits
53:54au moins de 15 ans
53:56les députés
53:56devraient adopter
53:57cette mesure
53:58soutenue par l'exécutif
53:59la proposition de loi
54:01vise à protéger
54:02la santé des adolescents
54:03le texte
54:04tira ensuite au Sénat
54:05à la mi-février
54:06pour une entrée en vigueur
54:08dès la rentrée scolaire
54:09de septembre
54:10si elle est adoptée
54:11la France
54:12deviendrait le deuxième
54:13pays au monde
54:13à se doter
54:14d'une telle législation
54:15après l'Australie
54:17le Sénat
54:18planche sur une proposition
54:19de loi
54:19sur l'accès aux soins
54:20palliatifs
54:21priorité assumée
54:22de la droite majoritaire
54:23à la Chambre haute
54:24les sénateurs
54:25ont rejeté auparavant
54:26toute forme de droit
54:28à l'aide à mourir
54:29les deux textes
54:30sur la fin de vie
54:30seront mis au vote
54:31mercredi
54:32l'Assemblée nationale
54:33les examinera
54:34en deuxième lecture
54:35la semaine du 16 février
54:37enfin il s'appelait
54:38Ran Gbili
54:39le corps du dernier
54:40otage israélien
54:41a été identifié
54:42et rapatrié
54:43de la bande de Gaza
54:44devant son cercueil
54:45son père a exprimé
54:46sa fierté
54:47envers son fils
54:48ancien policier
54:49de 24 ans
54:50tué en voulant défendre
54:51un kibbutz
54:52lors de l'attaque
54:53du 7 octobre
54:53tous les otages
54:55ont été ramenés
54:55félicite
54:56Benjamin Netanyahou
54:57merci ma chère Isabelle
55:0086 millions en moins
55:01pour l'audiovisuel public
55:03c'est votre dernière chronique
55:05coup de poing
55:05Mathieu Bocoté
55:06parce que j'ai lu Libé
55:08c'est une bonne lecture
55:09Libé n'est-ce pas
55:09et on nous présente
55:11donc des coupes
55:11de 86 millions
55:12cette année
55:13dans le budget
55:13qui viendra
55:14sur le mode
55:15d'une nouvelle anxiogène
55:17pour le service public
55:18donc qu'est-ce qu'on apprend
55:19l'audiovisuel public
55:21et notamment France Télévisions
55:23l'audiovisuel public
55:24il ne conservera plus
55:25que 3,863 milliards
55:28donc 3 milliards
55:29863 millions
55:30donc
55:31mais pour cette petite coupe
55:33de 86 millions
55:34anxiogène
55:35nous dit-on
55:36alors ce qui est intéressant
55:37dans cette séquence-là
55:38le premier élément
55:39c'est qu'on comprend
55:40que quand un organisme public
55:41a de l'argent
55:42il considère que c'est
55:43un budget éternel
55:44il est inimaginable
55:45de le ramener à la baisse
55:46même si c'est une crise
55:46plus générale des finances publiques
55:48une fois qu'un organisme
55:49a mis de l'argent
55:50sur quelque chose
55:50il n'est plus permis
55:51de couper
55:52d'aucune manière
55:53deuxième élément
55:55je ne peux m'empêcher
55:56de faire un lien
55:57entre ça
55:57même s'il n'est pas direct
55:58entre ça
55:59et la commission
55:59sur l'audiovisuel public
56:01de l'Assemblée nationale
56:01je ne pense pas
56:02que le lien est direct
56:03mais qu'est-ce qu'on a appris
56:04dans cette commission
56:05que le service public
56:06était biaisé idéologiquement
56:07on était au courant
56:09mais il est bien
56:09de nous le rappeler
56:10qu'il est biaisé politiquement
56:11on était au courant
56:12mais il est bien
56:13de nous le rappeler
56:13mais on a vu surtout
56:14l'immense gabegie
56:16les dépenses insensées
56:18d'une caste privilégiée
56:20qui s'est habituée
56:21aux privilèges
56:22de l'argent des autres
56:23que ce soit les palais
56:24que ce soit les voitures
56:25que ce soit les postes
56:26que ce soit les réceptions
56:27que ce soit tout
56:28ce qui vient
56:28avec ce qu'on pourrait appeler
56:29cette nouvelle noblesse
56:31des temps présents
56:32cette aristocratie décadente
56:33qui vit avec l'argent
56:35des autres
56:36mais dans le service public
56:37aujourd'hui
56:37alors
56:38et je ne peux m'empêcher
56:39de voir devant cela
56:40une caste terrifiée
56:42à l'idée de perdre
56:43ses privilèges
56:43même si les privilèges
56:44dans les circonstances
56:45c'est 86 millions
56:46cette petite coupe
56:47les terrifiée
56:48terrifiée à l'idée
56:49de perdre leurs privilèges
56:50de perdre leurs gros joujoux
56:52de rééducation
56:52j'ai un titre
56:53pour raconter
56:54on racontera
56:54notre époque présente
56:55le nouvel ancien régime
56:57merci beaucoup
56:58Mathieu Bocoté
56:5910 secondes pour terminer
57:01je n'ai pas eu le temps
57:01de vous parler
57:02de ce vase
57:03de Claude Lalanne
57:04exceptionnel
57:05Claude Lalanne
57:06c'était cet artiste sculptrice
57:08qui venait chez vous
57:09et vous offrait
57:10des cadeaux comme ça
57:11alors ça peut paraître paradoxal
57:13parce que qui dit
57:14Claude Lalanne
57:14dit valoir beaucoup d'argent
57:15grand artiste
57:16je le garde
57:16mais ça c'est des souvenirs
57:20qui sont merveilleux
57:21parce que
57:21Claude je l'ai connu
57:22il y a 50 ans
57:23évidemment ça change
57:25le prix du Claude Lalanne
57:26n'était pas tout à fait le même
57:27et ça c'est tout bêtement
57:29elle vient passer un week-end
57:31à la maison
57:31et c'est le cadeau du week-end
57:33ah incroyable
57:34évidemment
57:34aujourd'hui je ne pense pas
57:36qu'on m'offrirait ça
57:36pour un week-end
57:37maintenant ça vaut de l'argent
57:39je vais faire une dernière
57:40petite phrase
57:4110 secondes
57:41il y a quelque chose d'important
57:42qui est le dépassement
57:44parce que je ne savais pas
57:47moi que j'avais en moi
57:49le pouvoir du dépassement
57:50le dépassement
57:51c'est-à-dire aller dans tout ce qui
57:52ne convient pas
57:54champ de bataille
57:55c'était la force du dépassement
57:57pour moi
57:58je n'imaginais pas une seconde
58:00pour en arriver là
58:01puissant mot de Jacques Garcia
58:04le dépassement
58:05Pascal Proulard
58:07des produits
58:07à demain
58:07il y a quelque chose
58:23il y a quelque chose
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