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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo
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00:00Il est 19h, face à l'info, ravie de vous retrouver pour cette semaine.
00:05Le JT avec Isabelle Puboulot. Bonsoir Isabelle.
00:08Bonsoir Christine, bonsoir à tous.
00:09A la une, un lycéen de 15 ans, grièvement blessé à l'arme blanche dans la métropole de Lyon.
00:15Le drame est survenu à proximité du lycée Émile Béjouy de la commune de Bron.
00:19L'élève a été poignardé au niveau de l'aisselle.
00:22Il a été hospitalisé en urgence absolue vers 15h30.
00:25L'agresseur a pris la fuite. Une enquête a été ouverte.
00:29L'Union européenne n'est pas parvenue à se mettre d'accord pour imposer de nouvelles sanctions à la Russie.
00:34A la veille des quatre ans de guerre en Ukraine, un revers regrette la chef de la diplomatie de l
00:39'UE.
00:40Mais le travail continue, dit-elle.
00:41La Hongrie a bloqué l'adoption du 20e paquet de sanctions.
00:45Budapest exige d'abord la reprise des livraisons de pétrole russe via un oléoduc actuellement endommagé et qui traverse l
00:52'Ukraine.
00:53Enfin, un nouveau remous au Royaume-Uni dans l'affaire Epstein.
00:56L'ex-ministre et ambassadeur britannique Peter Mandelson a été arrêté.
01:01L'homme de 72 ans est soupçonné d'avoir transféré des informations sensibles aux pédocriminels américains.
01:07Vendredi, son cabinet de conseil spécialisé dans la communication et les relations publiques avait été placé sous administration judiciaire.
01:15Merci beaucoup ma chère Isabelle, on vous retrouve à 20h pour le prochain journal.
01:20Au sommaire ce soir...
01:22Bonsoir Marc Menon.
01:25C'est le jeu des fléchettes.
01:29Marc Menon, la star de Face à l'info.
01:31Alors, au sommaire ce soir, l'abjecte version de la justification de la mort de Quentin à cause du fascisme.
01:41Au nom du fascisme, tout est possible.
01:43La gauche souligne que la France est menacée par le fascisme.
01:47Mais que veulent ces supposés fascistes ?
01:49Quand Mathilde Panot affirme qu'elle n'acceptera jamais l'arrivée du fascisme par les urnes,
01:54Qui vise-t-elle ?
01:56Si un parti légalement élu est-il légitime par nature ?
02:01Alors, qu'est-ce qui est contesté sinon la démocratie elle-même ?
02:04L'édito de Mathieu Boccoté.
02:06LFI, c'est un parti anti-France, a déclaré Aurore Berger.
02:11Selon le quotidien L'Humanité LFI, la ministre reprend une expression pétainiste pour attaquer la gauche.
02:18La rengaine pétainiste est donc de retour.
02:21Le regard de Marc Menon ce soir.
02:23Sur France Inter, un hommage à Quentin, un jeune homme de 23 ans, donc lâché jusqu'à mort,
02:29devient matière à chanson parodique.
02:32L'humour peut tout oser, dit-on.
02:34Mais quand la 7e vise un mort qui n'est même pas encore enterré,
02:38ce n'est plus de l'irrévérence.
02:40Et si c'était une faute morale ?
02:42Derrière la polémique politique, il y a une famille qui enterre son fils.
02:45On peut débattre des idées, pas piétiner le deuil.
02:48France Inter, peut-il rien du meurtre de Quentin ?
02:53L'analyse de Gabriel Cluzel.
02:56Il y a eu la mort de Naël, il y a celle de Quentin.
02:59Deux drames, deux jeunes morts, deux émotions nationales.
03:03Mais la comparaison ne s'arrête pas là.
03:05Dans un cas, on débat d'un comportement au moment des faits.
03:08Dans l'autre, on dissèque des idées pour relativiser un meurtre.
03:12Deux réactions populaires, deux traitements médiatiques,
03:15deux poids, deux mesures.
03:16Peut-on avoir la même justice, pourtant la même décence pour tous ?
03:20Pourquoi cette différence entre Naël et Quentin ?
03:22Le décryptage de Charlotte Dornelas.
03:25Après la mort de Quentin, vous le savez, une marche d'hommage a eu lieu.
03:29Puis un récit médiatique.
03:30Fascisme, nazisme, menace brune.
03:33En quelques jours, le drame d'un jeune homme lâché devient le procès de ceux qui lui rendent hommage.
03:39Des milliers de manifestants résumés à quelques slogans.
03:42Quand le récit l'emporte sur les faits, ce n'est plus seulement une marche qu'on réécrit.
03:46C'est le débat démocratique lui-même.
03:49La déformation médiatique de la marche blanche pour Quentin.
03:53Avec l'édito de Mathieu Bocoté.
03:54Et puis notre invité ce soir, Frédéric Baskuniana.
03:58Analyste stratégique et expert des logiques d'influence.
04:01Formé dans les grandes épaules et consultant pour les grandes organisations.
04:05Travaille sur les techniques de guerre informationnelle.
04:08Après le drame de Lyon, certains dénoncent un simple fait divers.
04:12Mais lui parle d'architecture de l'information.
04:15Les médias de grand chemin ont agi comme un véritable service de nettoyage, dit-il.
04:20Pour l'ultra-gauche.
04:22Il nous expliquera pourquoi Frédéric Baskuniana est l'invité de Face à l'info ce soir.
04:27Une heure pour tout se dire et sans tabou.
04:29Et c'est parti.
04:45Je vous remercie d'écouter Mathilde Panneau.
04:51De dire que nous n'accepterons jamais dans notre pays que le fascisme prenne le pouvoir légalement par les urnes.
04:58Ce que veut faire Marine Le Pen entourée de tous ces groupuscules d'extrême droite qui pullulent autour d'elle.
05:03Et nous, nous ne cèderons pas un pouce sur cette question-là.
05:07Nous ne cèderons pas d'un maître face à l'extrême droite parce qu'à la fin c'est ce
05:10qu'ils veulent.
05:12Mathieu Bocoté, Mathilde Panneau, la chef des députés LFI à l'Assemblée nationale, s'est permise une déclaration, on l
05:18'a entendu, très offensive.
05:20Nous n'accepterons jamais que le fascisme prenne le pouvoir par les urnes.
05:25Que comprendre d'une telle déclaration ?
05:27Alors, pour la petite histoire, nous n'accepterons jamais que le fascisme prenne le pouvoir par les urnes.
05:31Donc, parlant de Marine Le Pen, j'ai regardé l'ensemble de la vidéo pour m'assurer qu'il ne
05:36s'agissait pas d'un extrait décontextualisé.
05:38On regarde et c'est exactement ce qu'elle dit.
05:40Elle envisage la possibilité d'une victoire du Rassemblement national en 2027.
05:45Et elle dit, nous n'accepterons pas les résultats.
05:49Le fascisme, dit-elle, ne pourra pas prendre le pouvoir par les urnes.
05:53Qu'est-ce que ça veut dire par là ?
05:54D'abord et avant tout que le RN, pour Mathilde Panneau, est définitivement fasciste.
05:58Donc, le RN a beau respecter les élections, le RN a beau ne condamner tout groupuscule violent ou extrême qui
06:05cherchera à s'associer à lui,
06:08le RN le condamne en disant, nous n'avons rien à faire avec vous, nous sommes un parti démocratique.
06:12Le RN a beau dire que lorsque nous prendrons le pouvoir, nous le rendrons par les élections, lorsqu'on le
06:16perdra à nouveau,
06:17tout cela ne compte pas, il y a une forme de culpabilité ontologique du RN.
06:21Et elle nous dit, nous sommes les vrais antifascistes et pour bloquer le fascisme, tout est permis.
06:26Alors, j'aimerais savoir que veut dire concrètement qu'elle n'acceptera pas que le pouvoir, le fascisme, dit-elle,
06:32prenne le pouvoir par les urnes.
06:34Est-ce que ça veut dire, par exemple, que LFI annonce qu'elle prendra la rue et peut-être les
06:39armes demain ?
06:40Est-ce que la résistance de demain exige l'utilisation d'armes contre ce pouvoir nouveau ?
06:44Est-ce qu'elle annonce une prochaine grève générale si le RN l'emporte par les urnes, encore une fois
06:50?
06:51Grève générale, c'est une vieille stratégie à gauche, c'est ce qu'on nous annonce.
06:54Est-ce qu'elle annonce qu'elle jettera la jeune garde dans la rue ou peut-être la milice qui
06:59prendra le relais de la jeune garde ?
07:01Est-ce qu'elle nous dit, parce qu'est-ce que c'est ça finalement l'autodéfense populaire dont on
07:05nous parle ?
07:06Est-ce que l'autodéfense populaire, c'est lorsque un parti se fait élire et n'est pas accrédité moralement
07:11par LFI,
07:12l'autodéfense populaire donne le droit d'attaquer ce pouvoir nouveau qui tire pourtant sa légitimité des urnes ?
07:19À l'échelle de l'histoire, si je peux me permettre, la violence contre les pouvoirs démocratiques n'est pas
07:23une nouveauté à gauche.
07:25Il ne faut pas l'oublier, c'est Trotsky. Récemment, M. Mélenchon citait Trotsky.
07:29Ben, citons Trotsky nous aussi.
07:30La terre rouge est l'arme employée contre une classe vouée à périr et qui ne s'y résigne pas.
07:36Ça, c'est dans le terrorisme et le communisme.
07:38C'est une utilisation de la violence comme instrument de conquête du pouvoir.
07:42Je note que M. Mélenchon s'en réclame.
07:43Ce serait l'équivalent à droite de citer Mussolini, si je peux me permettre.
07:46Et personne n'aurait la saut idée de le citer.
07:48Mais à gauche, Trotsky s'est permis.
07:49Tout comme M. Roussel pendant la présidentielle, ne l'oublions pas,
07:52hésiter à classer Staline parmi les dictateurs.
07:56Hésitation étonnante.
07:57Quoi qu'il en soit, est-ce que ça vous dire plutôt que LFI et Mme Panot décideraient de mobiliser
08:02les quartiers,
08:03comme ils disent, issus de la diversité, comme ils disent,
08:05pour provoquer quelque chose comme un choc, quelque chose comme une guerre civile dans leur esprit si le RN l
08:10'emportait,
08:11est-ce que, finalement, une victoire du RN ne serait que le prélude à une mobilisation violente
08:16sous le signe d'une guerre civile déclarée, avec cette idée d'un affrontement face-à-face ?
08:20Est-ce que, finalement, LFI nous explique qu'ils n'acceptent pas le principe démocratique du vote ?
08:25Et vous avez posé la question, qui sont ces fameux fascistes qui menacent de prendre le pouvoir aujourd'hui, selon
08:29eux ?
08:30Que réclament les fameux fascistes ?
08:32Apparemment, le RN nous dit qu'on veut restaurer la souveraineté démocratique,
08:36la souveraineté populaire qui a été confisquée par l'oligarchie des juges, notamment.
08:39On peut être en désaccord, mais je ne vois pas le fascisme, là.
08:42Chez IDL et à l'UDR, ils nous disent qu'on doit restaurer la liberté d'expression
08:46et maximiser la liberté économique des Français.
08:48On peut être en désaccord, mais où est le fascisme ici ?
08:51Tous s'opposent à un islam conquérant, un islamisme conquérant,
08:55qui empiète sur la liberté des femmes,
08:57et qui propose dans les faits l'instauration d'un véritable régime patriarcal
09:00qui verrait la liberté des femmes régresser en France aujourd'hui.
09:03S'opposer à ça, est-ce que c'est du fascisme ?
09:05Nos antifascistes panotiens, appelons-les comme ça,
09:09qui nous annoncent qu'ils ne respecteront pas le résultat des élections,
09:12que nous disent-ils ?
09:12Ils ne nous disent pas que le fascisme ne passera pas.
09:14Ils ne nous disent que la France ne passera pas.
09:16Ils nous disent que les Français ne passeront pas.
09:19Ils nous disent qu'ils voudront bloquer les élections de 2027.
09:22Je croyais nécessaire d'attirer notre attention sur ça.
09:25Boulevard Voltaire l'a fait.
09:26Personne d'autre dans la presse n'a repris cette déclaration fort étonnante.
09:29Il faudrait savoir ce que voudrait dire Mme Panot quand elle dit qu'elle n'accepte pas le résultat des
09:33élections.
09:35Très important. Dans un instant, 1945, Mathieu Bocoté, la fabrique du renversement médiatique sur la marche de Quentin.
09:46On en parle dans un instant.
09:47Avant de marquer une pause, j'aimerais qu'on puisse écouter peut-être Aliette Espieux
09:54qui a organisé la marche de Quentin.
09:59Elle était au micro d'Europe 1 ce midi avec Gabrielle Cluzel et moi sur Europe 1.
10:06C'est intéressant d'entendre les propos de l'organisatrice elle-même.
10:12Cet hommage, je ne pouvais pas l'imaginer mieux, à vrai dire.
10:16J'étais extrêmement touchée de voir que les marcheurs présents ont tous respecté les consignes qui étaient données,
10:25je le rappelle, par le père de Quentin et également par la préfecture.
10:29Il n'y a pas eu de débordement.
10:31Si je puis rebondir également sur ce que dit Mme Cluzel tout à l'heure,
10:34c'est que, par exemple, on a vu deux personnes proférer des insultes vis-à-vis de contre-manifestants.
10:42C'est déplorable, mais en fait, c'est deux personnes sur des milliers de personnes présentes.
10:48Et quand on voit ce que nous proférait, si vous voulez, les contre-manifestants,
10:51ce qu'ils nous ont jeté dans la figure, à savoir des œufs, des bouteilles d'eau,
10:55quand on voit des personnes qui étaient capables...
10:56Ils ont jeté des œufs, des bouteilles d'eau à qui ?
10:59Sur nous, depuis leur fenêtre.
11:01Ah oui, ah oui.
11:02Il y avait quand même des personnes âgées et des enfants.
11:04Ah oui.
11:06Donc voilà...
11:06Personne n'en parle.
11:08Personne n'en parle.
11:09Et puis il y avait quand même des personnes qui hurlaient, excusez-moi du terme,
11:12« Fuck Quentin, à tout va » dès qu'il y avait une minute de silence.
11:16Dans un instant, donc je disais à 1945 avec Mathieu Bocoté,
11:19la fabrique du renversement médiatique.
11:22Mais peut-être pour vous donner un petit appétit,
11:25peut-être que vous n'avez pas vu ça, mon cher Mathieu Bocoté et Jean-Luc Mélenchon.
11:28Je pense que j'ai trouvé un petit extrait qui va vous faire plaisir.
11:31Allez-y.
11:32Ah, écoutez Jean-Luc Mélenchon à propos des médias et de la libération des informations.
11:39La première loi que nous devons faire, c'est une loi de libération de l'information en France.
11:45Libérer les journaux, libérer la télévision, libérer les médias de l'emprise de l'argent,
11:51de l'obscurantisme qui y règne.
11:53Beaucoup de gens sont comme moi, ne regardent plus la télé, parce que c'est insupportable.
11:57Cette propagande, et surtout, vous voyez, on est offensé deux fois.
12:00Un, parce que c'est violent.
12:01Deux, parce qu'on se dit, mais ils nous prennent pour des cons.
12:05C'est ça qui est tragique.
12:06On se sent insulté.
12:08Alors, vous vous sentez insulté, mais moi quand j'y vais, moi aussi je me sens insulté.
12:12C'est pour ça que je n'y vais plus.
12:14Mathieu Bocoté, spécial, dédicace pour vous.
12:17Et dans un instant, on vous entendra sur la fabrique du renversement médiatique.
12:21A propos de la marche de Quentin, juste un mot avant de marquer une pause.
12:24C'est la deuxième fois en moins d'un an que l'ambassadeur des Etats-Unis en France est convoqué
12:28par le Quai de Versailles.
12:29C'était en août, parce que les Etats-Unis jugeaient que la France n'en faisait pas assez pour lutter
12:34contre l'antisémitisme.
12:35Cette fois, il est reproché à la diplomatie américaine d'avoir dénoncé, je cite,
12:40« La violence politique d'extrême-gauche après la mort de Quentin Durant, que Sarah B. Rogers, sous-secrétaire d
12:46'État à la diplomatie publique des Etats-Unis a écrit, je cite,
12:50« Lorsque l'on décide de tuer des gens pour leurs opinions, au lieu de les persuader, on se place
12:56en dehors de la civilisation.
12:58Nous refusons toute instrumentalisation, a répondu le Quai d'Orsay.
13:02L'ambassadeur est convoqué en ce moment même au Quai d'Orsay. »
13:06On marque une pause, on revient avec les analyses de Marc Menon, Gabrielle Cluzel, Charlotte Dornéas.
13:15On retourne sur le plateau de Face à l'Info.
13:19On va passer à Marc Menon qui va décortiquer pour nous cette phrase d'Aurore Berger.
13:25LFI, c'est un parti anti-France, a-t-elle déclaré.
13:29Sauf que le quotidien, l'humanité et LFI s'en sont pris à la ministre en dénonçant une expression pétainiste,
13:41je cite, pour attaquer la gauche.
13:43Qu'en pensez-vous ?
13:44Quand on n'a plus d'argument, que l'on n'a plus d'invective, que l'imposture de la
13:52parole ne suffit plus, on se réfugie dans les vieux stratagèmes, la rengaine pétainiste.
14:00Alors hop, on sort le maréchal et avec ça, on se dit que ça y est, on peut remporter la
14:07bataille des médias.
14:09C'est le principe que l'on a vu tout à l'heure grâce à votre extrait de Mélenchon.
14:14On ne donne rien, il ne regarde plus la télévision.
14:18Alors déjà, ce qui est extraordinaire, ça signifie que même sur d'autres chaînes étatisées, c'est irrecevable, il n
14:26'y a pas de liberté d'expression.
14:28C'est bien d'enregistrer ça.
14:30Il le reconnaît par défaut, mais il le reconnaît quand même.
14:33Et puis après, il estime qu'on n'arrête pas de le prendre pour un con.
14:38Lui et les siens.
14:40Et on a l'impression que, là encore, on est dans l'effet miroir.
14:45Parce que ces gens-là, monsieur, sont véritablement dans cette capacité à transformer la réalité.
14:54Et là, le drame épouvantable dont tout le monde a été témoin, ils se rendent bien compte de quoi ?
15:01C'est une catastrophe pour eux.
15:03Je dirais que c'est même un sinistre.
15:05Et les filles voient bien qu'un certain nombre de personnes qui étaient prêtes à leur accorder leur voix ne
15:14seront plus derrière eux.
15:17Et cela venant après la fameuse phrase d'il y a quinze jours,
15:21« Le grand remplacement, oui, il est là et vive la France de demain, la France sans les Français ».
15:28Vous imaginez la situation de désespoir dans laquelle ils se nichent.
15:35Alors, il leur faut tenter toutes les possibilités de tronquer, là encore, la réalité.
15:42C'est les frères Ripollin.
15:43On passe la peinture et on essaie de se donner le beau rôle.
15:49Alors, l'humanité a tenté d'instrumentaliser les propos de la ministre.
15:57Rappelons quand même que c'est la ministre déléguée à l'égalité homme-femme.
16:02Alors, pour elle et les filles, c'est véritablement l'ennemi.
16:05Parce que l'égalité homme-femme, il n'y a plus de femmes voilées dans la rue, théoriquement.
16:09Alors ça, ça leur est insupportable.
16:11Et puis, quand on regarde, il y a un mantra dans l'humain.
16:14Quand on parle de l'extrême droite, ils ont carrément une page.
16:17Et puis, les papiers se terminent toujours face à l'extrême droite.
16:21« Ne rien lâcher ».
16:23Ah oui, d'accord, mon gars.
16:25Pied à pied, argument contre argument.
16:28C'est extraordinaire.
16:30Alors là, où sont les arguments ?
16:32Il n'y a plus d'argument, c'est...
16:34C'est pétain !
16:36Vous voyez, ça libère, ça permet de justifier.
16:40Ensemble, faisons entendre une autre voix
16:43dans ce débat public toujours plus nauséabond.
16:48quand vous passez tout à l'heure, Mme Panot,
16:53que vous passez M. Mélenchon.
16:55Vous voyez, je les place dans une dignité, une honorabilité.
16:58Mme, M., il faut être respectueux des uns et des autres.
17:02Eh bien, eux, ils n'ont que cette capacité,
17:07non plus de nuisance,
17:09mais le désir de nourrir la haine.
17:13Et cette haine, pourtant,
17:15elle s'est traduite la semaine dernière.
17:17On est là dans un cas patent.
17:19On voit bien là où la dérive risque de nous emporter.
17:23Ça devrait les calmer.
17:24Ils devraient avoir un minimum,
17:27un minimum de conscience de se dire,
17:29attendons, on est un pays
17:31qui a eu des périodes de souffrance,
17:34aussi bien sous la royauté,
17:36avec les guerres de religion,
17:38il y a eu la terreur en France,
17:40il y a eu, il y a eu, il y a eu,
17:41et puis on a su néanmoins
17:44forger un esprit de république.
17:46On a réussi à faire en sorte
17:48qu'il y avait des déchirements,
17:51mais qui étaient liés simplement
17:53à la puissance des mots.
17:57Eh bien, là, non.
17:58Ils veulent véritablement,
18:00et c'est ce que disait Mme Panneau tout à l'heure,
18:02en découdre.
18:03Il n'est plus question que la parole de l'autre
18:06soit entendue,
18:08quitte à détruire l'autre.
18:09Et c'est là, malheureusement,
18:12que ces gens, eh bien,
18:14devraient être vraiment condamnés
18:16par l'ensemble de la classe politique.
18:19Or, combien encore, aujourd'hui,
18:22tentent, non pas de les maintenir
18:25dans une habilitation,
18:27mais laissent sous-entendre
18:29que dans l'hypothèse d'un second tour,
18:32il faudra quand même garder le courage
18:34d'un front uni contre l'extrême droite.
18:38Vous vous rendez compte, donc,
18:40ce monde dans lequel
18:41il n'y a aucune capacité
18:44à essayer de se placer
18:46dans cet esprit
18:48qui plaçait la France
18:49comme un référent à travers le monde.
18:52Eh bien, cela n'existe plus.
18:54Aujourd'hui, ce qui importe,
18:56c'est la victoire coûte que coûte,
18:58c'est la destruction de l'autre.
19:02Il n'y a même plus le désir
19:04de simplement humilier.
19:06LFI, c'est un parti anti-France
19:08propos de Aurore Berger.
19:11Merci beaucoup, Marc Menon,
19:12pour ce regard.
19:13Gabriel Cluzel,
19:14sur France Inter,
19:15les humoristes Charline Von Hennecker
19:17et Frédéric Frommet
19:19ont raillé l'hommage
19:20pour Quentin à Lyon.
19:21Parodiant l'ère de L'Île aux enfants,
19:23ils ont chanté
19:24« Voici le temps des fachos heureux
19:27et des gentils nazis ».
19:29Fin de citation.
19:31Sous prétexte d'humour,
19:32on peut donc rire en le calomniant
19:35de l'hommage rendu à un jeune de 23 ans
19:37lâché à mort
19:38qui n'est même pas encore enterré.
19:42Oui, ils sont en tout point
19:44semblables à ceux qui ont lancé des œufs,
19:46nous en parlions tout à l'heure,
19:47sur les manifestants,
19:48ceux qui ont dansé en grimaçant,
19:51en insultant sur le parcours de la marche,
19:53sauf qu'eux l'ont fait depuis le studio
19:55feutré de France Inter.
19:57Très sérieusement,
19:58je me pose une question.
19:59À quel moment se sont-ils-ils dit
20:01« Tiens, moquons-nous de la mort de Quentin,
20:04insultons-le, crachons sur sa marche blanche,
20:08ça va être drôle ».
20:10Je suis quand même étonnée
20:11qu'à aucun moment
20:12la chaîne ne se soit posée la question,
20:16la chaîne l'a acceptée,
20:17il y a une chaîne de décision
20:18dans cette scène, j'imagine.
20:20Comment se fait-il que personne
20:22ne se soit dit quand même
20:24« Non, on ne peut pas faire ça,
20:26il y a un garçon de 23 ans
20:27qui a été lynché à mort,
20:30il n'est même pas enterré,
20:31pensons à ses parents ».
20:33Eh bien non,
20:33personne apparemment ne s'est dit ça,
20:36personne n'a jugé
20:37que ça allait être déplacé,
20:39tout le monde a pensé
20:40que ce serait absolument hilarant.
20:42Et le plus grave, évidemment,
20:44c'est que c'est avec notre argent
20:46et celui de l'argent
20:48des parents de Quentin,
20:49qui sont des contribuables
20:50comme les autres.
20:52Donc, peu importe,
20:53vous voyez qu'il n'ait pas eu
20:55le moindre casier judiciaire,
20:57peu importe,
20:58il n'ait jamais fait de mal à une mouche,
21:00ils ont décidé que c'était un facho.
21:02Souvenez-vous,
21:03il y a quelques jours,
21:04au cours de la commission d'enquête
21:06sur le service public,
21:08Caroline Parmentier, députée RN,
21:09avait interpellé Delphine Ernot
21:11en lui demandant
21:13s'elle n'avait pas honte
21:14du traitement médiatique
21:15sur sa chaîne
21:17de la mort de Quentin
21:19sur France Télévisions,
21:21de façon générale.
21:22Eh bien, elle aurait pu,
21:23ou elle pourrait aujourd'hui,
21:24poser la même question
21:25à Delphine Red,
21:26qui est toujours directrice
21:26de France Inter,
21:27puisque début mars,
21:28simplement,
21:29elle sera remplacée
21:29par Céline Pigalle.
21:31Moi, vous savez,
21:32je l'ai lu, son livre.
21:33Adelphine Red,
21:34elle a écrit un bouquin
21:34qui s'appelle
21:35« La vie ordinaire »,
21:36où elle parle de façon
21:37assez sensible
21:38de sa maternité,
21:39mais visiblement,
21:40la maternité des autres
21:41la laisse froide.
21:42il y a une mère
21:43qui pleure en suivant
21:44son petit
21:44et elle,
21:45elle lâche ses humoristes
21:47comme des chiens
21:48pour qu'il vienne rire
21:49de la mort de son enfant
21:50et de l'hommage
21:51qui lui est fait.
21:52Mais quelle sorte de mère
21:53peut autoriser ça ?
21:54Je me pose la question.
21:56Parce que si Quentin
21:57est devenu,
21:58bien pour lui,
21:59un enjeu public,
22:01un enjeu du débat politique,
22:02eh bien d'abord,
22:03c'est un drame intime.
22:05Pardon d'être un peu concrète,
22:07mais ceux qui ont perdu
22:08un proche
22:08et a fortiori un enfant
22:10savent ce que vivent
22:11les parents de Quentin
22:12aujourd'hui
22:13de façon très concrète.
22:15Il faut choisir
22:16pour les pompes funèbres
22:17son plus beau costume,
22:18les chants pour la messe,
22:20les couronnes de fleurs
22:20et puis surtout,
22:21il faut lui dire adieu.
22:25Adieu en deux mots
22:26puisqu'ils sont croyants,
22:27mais après 23 ans d'amour
22:29et ça,
22:30il faut peut-être y penser
22:32pendant ce temps.
22:34France Inter
22:34rit,
22:35raille,
22:36insulte
22:36avec notre argent
22:37et avec leur argent.
22:39Et encore une fois,
22:40c'est une femme
22:41qui le fait
22:42et une autre femme,
22:44mère de famille
22:45qui l'a autorisée.
22:47Rappelons qu'il était venu
22:48protéger deux jeunes filles
22:50et je rappelle
22:51qu'on parlait
22:51de vie ordinaire.
22:53La vie ordinaire,
22:55eh bien,
22:55la mère de Quentin
22:56ne le vivra plus.
22:58Est-ce que ça a traversé
23:00l'esprit
23:01de Charline von Necker
23:02et d'Adèle van Riet ?
23:04Alors moi,
23:04je me souviens,
23:05vous savez,
23:05de ces mots
23:06du père de Philippine
23:08le jour de son enterrement.
23:09Vous savez,
23:09il était dans la nef
23:11devant le cœur
23:13le jour des obsèques
23:14de sa fille
23:14et il a fait un petit discours.
23:15Il a dit
23:16normalement,
23:16ce discours,
23:17j'aurais dû le prononcer
23:19le jour de son mariage.
23:21La mère de Quentin aussi,
23:22sans doute,
23:22aurait rêvé
23:23descendre la nef
23:24au bras de son fils
23:25le jour de ses noces
23:26jusqu'à l'endroit précis
23:27où elle trouvera
23:28le cercueil de son fils.
23:29Demain,
23:30des parents
23:30qui enterrent leur enfance
23:31et contre-nature
23:32et pendant ce temps,
23:34France Inter
23:35rit,
23:36se moque,
23:37raille et insulte.
23:41Dans son introduction,
23:42Charline von Necker
23:43explique réagir
23:44par ce pastiche
23:46à une déclaration
23:47d'un des organisateurs
23:48de l'hommage à Quentin
23:50lu dans Le Monde,
23:51je cite,
23:52« C'est nous les gentils ».
23:54Visiblement,
23:55ça l'a indigné ?
23:57Oui,
23:57ça l'a indigné
23:59et pourtant,
23:59on ne peut plus vrai.
24:01Oui,
24:02ma chérie,
24:02les gentils sont les victimes
24:03et puis les méchants
24:04sont les meurtriers.
24:06C'est comme ça dans la vie.
24:07Alors,
24:07les méchants sont les militants
24:08d'extrême-gauche
24:09qui ont tué Quentin
24:10et les gentils,
24:12ce sont les victimes,
24:13c'est-à-dire Quentin
24:14et ses amis
24:15qui ont été attaqués.
24:17En tout cas,
24:17c'est comme ça
24:18que ça s'entend
24:18dans notre civilisation.
24:19Mais il est vrai
24:20que notre civilisation,
24:21elle honore les morts
24:22quels qu'ils soient.
24:24Elle,
24:24Charlotte von Necker,
24:25visiblement,
24:26elle reste bloquée
24:27dans la spirale
24:27du bouc émissaire.
24:28Vous savez,
24:29le bouc émissaire
24:30qui a été décrit
24:31par le philosophe René Girard
24:33et bien
24:34qui a été renversé
24:35par le Christ,
24:36par notre civilisation.
24:38Cette dame
24:38vient lapider
24:39le bouc émissaire
24:41après le lynchage physique
24:43et c'est toujours
24:43comme ça
24:43dans cette spirale.
24:44C'est-à-dire
24:44qu'il y a d'abord
24:45le lynchage physique
24:46et puis il y a
24:47le lynchage moral.
24:47Ceux qui viennent jeter
24:48leurs petites pierres
24:49sur le cadavre,
24:51c'est tellement courageux.
24:53Elle est vraiment,
24:53elle-même,
24:54un symbole
24:55de l'ensauvagement
24:56et de la décivilisation
24:58de notre pays.
24:59Elle est incapable
25:00de l'humanité minimale
25:01et je rappelle
25:02que Comteint
25:03aurait pu être
25:03son fils.
25:05Alors,
25:05elle vient cracher
25:06sur ses amis,
25:07on peut tirer le fil,
25:09qui défilent
25:09ce samedi,
25:10les appelant
25:11donc des groupuscules
25:12fascistes,
25:13nazis,
25:14au prétexte
25:15de la présence
25:15de trois ou quatre
25:16olibrius repérés
25:17par les médias
25:18d'extrême gauche
25:18où garantit
25:19que si on surveillait
25:20à la loupe
25:21de la même façon
25:22les autres manifestations
25:24et on aurait
25:25des surprises
25:25et quand les Black Blocs
25:27dévastent les rues
25:28après les manifs
25:29de la CGT,
25:29on dit tout de suite
25:30qu'il faut exonérer
25:31la CGT
25:31de toute responsabilité.
25:33Mais là,
25:34visiblement,
25:36collectivement
25:37et majoritairement,
25:38cette manif,
25:38enfin Charlotte le dira
25:39mieux que moi,
25:40mais elle était absolument
25:41pacifique
25:43et malheureusement
25:44pour les manifs,
25:45il n'y a pas de carton
25:46d'invitation
25:46et tout le monde
25:47peut venir.
25:47C'est une réalité.
25:50Cet extrait
25:51de Charlotte Van Henecker
25:52sur France Inter
25:53a beaucoup...
25:55Charline.
25:55Charline, pardon.
25:57Oui, c'est moi.
25:59Je vous ferai de bien
26:00vouloir m'excuser
26:01ma jolie chérie.
26:03Il a beaucoup indigné
26:05mais au fond,
26:06Gabriel Cluzel,
26:07est-ce qu'il est surprenant ?
26:09Mais pas du tout.
26:11Alors précisons d'abord
26:12à tous ceux
26:12qui disent que c'est pas drôle
26:13parce que c'est vrai
26:14qu'objectivement,
26:15c'est absolument pas drôle,
26:16c'est même nul.
26:17Charline Van Henecker
26:18n'a jamais prétendu
26:19être drôle.
26:20Sa couverture d'humoriste
26:21lui-listante
26:22lui sert à résister
26:23contre l'extrême droite.
26:24C'est pas moi qui le dis,
26:24c'est elle qui l'a expliqué.
26:26Elle l'a dit au Monde
26:27en juillet 2024.
26:28Elle a dit
26:28« C'est pour ça
26:29que je reste sur France Inter. »
26:31Donc, il ne faut pas
26:31vous étonner
26:32de ne pas trouver ça drôle.
26:32Ce n'est pas son métier.
26:35Et puis,
26:35est-ce qu'il faut s'étonner
26:36qu'une humoriste
26:37ride la mort d'un jeune
26:38quand fin janvier,
26:39vous vous souvenez
26:39sur la même chaîne,
26:40une autre supposée humoriste,
26:43Camille Laurent,
26:43a chanté la mort
26:44de deux personnalités politiques,
26:46Jordan Bardella
26:47et Marion Maréchal.
26:48Elle avait déclaré
26:49« Balançons des poux,
26:50plein de... »
26:51C'était aussi,
26:51ce n'était pas très drôle,
26:52mais bon.
26:52« Plein de typhus
26:53au sieste du RN
26:54et voyons ce qui reste. »
26:56Puis,
26:56« Jordan a une variole mortelle.
26:59Elle va le tuer
27:00en trois jours. »
27:01« Jordan a une variole mortelle. »
27:03Marion Maréchal
27:04a les mêmes symptômes.
27:05« Si tu veux,
27:06on la sève. »
27:07C'était d'une grande finesse.
27:08Donc,
27:09les antifas ont sans doute jugé
27:10que le typhus
27:11et la variole
27:12ayant disparu en France,
27:13les coups de pied dans la tête
27:15seraient plus efficaces
27:16pour éradiquer
27:16les militants de droite.
27:18Donc,
27:19permettez-moi ce soir,
27:20oui,
27:20d'avoir une pensée
27:21pour Quentin
27:22et sa famille.
27:23Quand j'entends
27:24toutes les accusations
27:25atroces
27:26dont il fait l'objet,
27:27je pense au poème
27:27de Rudyard Kipling.
27:28« Si tu peux entendre
27:29tes paroles
27:30travesties par des gueux
27:31pour exciter des sots
27:32et entendre mentir sur toi
27:34leurs bouches folles,
27:35eh bien,
27:36tu seras un homme,
27:36mon fils. »
27:37Les parents de Quentin
27:38peuvent dire ce soir,
27:40même si 23 ans,
27:41c'est vraiment très jeune,
27:43« Tu as été un homme,
27:44mon fils. »
27:44On se souvient
27:45de cette vieille devise
27:46chevaleresque.
27:46« Mon âme à Dieu,
27:47ma vie à la France,
27:48mon cœur aux dames
27:49et mon honneur pour moi. »
27:50Quentin a défendu
27:51son Dieu,
27:52son pays,
27:54deux jeunes filles
27:55en danger
27:55au prix de sa vie.
27:56Il est le symbole
27:57de l'honneur français
27:58qu'il repose en paix.
28:02Merci beaucoup,
28:03Gabrielle Cluzel.
28:05Avant la chronique
28:06de Charlotte Dornelas
28:07pour comparer,
28:08si c'est comparable,
28:09Quentin et Naël,
28:11je vous propose
28:11d'accueillir
28:11notre invité du soir,
28:13Frédéric Baskuniana,
28:14qui est analyste stratégique
28:16et expert
28:16des logiques d'influence.
28:17Je vous en prie,
28:18asseyez-vous
28:19à côté de Marc Menand.
28:20Vous êtes formé
28:21dans les grandes écoles
28:22et consultant
28:23pour les grandes organisations.
28:25Vous travaillez
28:25sur les techniques
28:26de guerre informationnelle.
28:28Vous agissez aujourd'hui
28:29en lanceur d'alerte
28:30pour décrypter
28:31les méthodes
28:32de manipulation politique.
28:34Après la mort sauvage
28:35de Quentin,
28:36dans un instant,
28:36on aura à 1945
28:38la fabrique
28:40du renversement médiatique
28:41avec Mathieu Bocoté.
28:43Mais selon vous,
28:45on a assisté
28:45à un traitement médiatique
28:46pour le moins pudique.
28:47Et vous affirmez
28:48de votre côté
28:49que les médias
28:50ont agi
28:50comme une sorte
28:51de service
28:52de nettoyage
28:53pour l'ultra-gauche.
28:55Qu'est-ce que vous entendez
28:56par là ?
28:57D'abord,
28:57bonsoir à tout le monde.
28:58Merci de me recevoir.
28:59Alors,
28:59qu'est-ce que j'entends par là ?
29:00Vous savez,
29:00dans mon univers,
29:02et notamment
29:03dans l'univers
29:03des grandes organisations,
29:04on parle de conduite
29:05du changement.
29:05C'est ce dont il s'agit là.
29:07Et on sait,
29:09quand on est ingénieur social,
29:11que pour réussir
29:12à recadrer
29:15psychiquement
29:15le public,
29:16on doit faire
29:17ce qui s'appelle
29:18de l'ancrage cognitif.
29:19C'est-à-dire
29:20qu'on change
29:21le champ lexical
29:21en sachant,
29:22d'ailleurs tout le monde le sait
29:24du point de vue
29:24du strict bon sens,
29:26que la première impression
29:27est la plus importante.
29:28Et donc,
29:29en imposant
29:30notamment
29:30le champ lexical
29:31de l'arix,
29:33de l'échauffouré,
29:34de l'affrontement,
29:35etc.,
29:36on va inoculer
29:38dans l'esprit
29:39du public
29:40une toute autre approche.
29:42Vous dites inoculé ?
29:43Oui,
29:43je parle vraiment
29:44d'inoculation.
29:45D'ailleurs,
29:45les ingénieurs sociaux
29:46emploient ce type
29:47de vocabulaire.
29:49Absolument.
29:50d'ailleurs,
29:51la technique est connue
29:52depuis très longtemps.
29:54Les anglo-saxons
29:55appellent ça
29:55le reframe,
29:56le reframe cognitif.
29:59Et donc,
29:59il s'agit de aussi,
30:01alors si je reste
30:02sur ce thème
30:02de l'inoculation,
30:03d'ailleurs,
30:03qu'est-ce qu'on fait ?
30:04On pratique
30:05une technique
30:06qui est connue
30:06chez certains
30:08psychologues,
30:09sociologues
30:09du siècle dernier.
30:10Ça a même commencé
30:11dans les années
30:1230-40.
30:13on pratique
30:15la dissonance cognitive.
30:17Et la dissonance cognitive,
30:18c'est quoi ?
30:19Ce sont deux notions
30:21contradictoires
30:22qui ont tendance
30:23à paralyser
30:24les capacités
30:25d'analyse.
30:26Donc dire l'inverse
30:27de ce qui est ?
30:28C'est plutôt
30:29faire cohabiter
30:30deux vérités contradictoires
30:31du type,
30:32je vous donne
30:33un exemple très concret,
30:34nous sommes des républicains
30:36et nous ne souhaitons pas
30:37que vous puissiez
30:38vous faire justice
30:39vous-même.
30:41Première impression
30:42générale
30:43diffusée dans le public.
30:45La dissonance cognitive
30:46fait qu'il y a
30:47à côté de cela
30:47un message
30:48plus ou moins
30:49implicite
30:50qui consiste à dire
30:51oui mais
30:52quand c'est la gauche
30:54et quand ce sont
30:55y compris
30:56des milices armées
30:57qui elles sont
30:58dans la logique
30:59du mouvement social,
31:00de la contestation,
31:01etc.
31:02Eux peuvent
31:03d'une certaine manière
31:04se faire justice.
31:05Et donc c'est ça
31:06en fait la dissonance
31:07qui se produit
31:08dans le subconscient
31:10de l'audience
31:11d'une certaine manière.
31:11Donc ce qui crée
31:13une forme de désorientation
31:14de la part du public
31:15qui ne sait pas vraiment
31:16à quel sein s'ouvouer.
31:17Alors ensuite
31:18on va explorer
31:19d'autres éléments de langage
31:20notamment par le biais
31:21de l'humour.
31:22Vous savez
31:23humour en latin
31:24c'est les fluides
31:24donc on va fluidifier
31:26ce message.
31:27On vient de le voir
31:28avec Gabriel Cluzet.
31:30Voilà.
31:30C'est-à-dire que maintenant
31:31on commence à rentrer
31:33dans une forme
31:33de phrase zéologique
31:34qui est à la fois
31:35très sérieuse d'un côté
31:36et de l'autre
31:37la banalisation
31:39par le biais
31:40de l'humour,
31:40de l'anecdote,
31:41etc.
31:42Emmanuel Macron
31:43a préféré
31:44par exemple
31:44s'en prendre à
31:45on l'a vu
31:47à Giandia Meloni
31:48à certains l'ont décrié
31:49plutôt que de condamner
31:51fermement les milices
31:52d'ultra-gauche
31:53et à gauche
31:54on crie à la récupération
31:56sordide,
31:57je cite.
31:57Comment est-ce que
31:58vous analysez
31:59cette dérobade
32:00si vous permettez
32:01dérobade généralisée ?
32:02Alors je vais rester
32:03dans mon prisme
32:04qui est accompagnateur
32:05du changement
32:06et les techniques
32:06qui sont généralement utilisées.
32:08Je parle d'ailleurs
32:09sous le contrôle
32:09de Mathieu Bocoté
32:10mais il y a un autre
32:11sociologue
32:13qui fut connu
32:14en son temps
32:14Herbert Marcus
32:15qui avait théorisé
32:16la notion
32:17de tolérance
32:18répressive.
32:19C'est-à-dire que là
32:20on est dans
32:21la sublimation
32:22techniquement
32:22de cette logique
32:24de dissonance cognitive
32:25c'est-à-dire que
32:26d'un côté
32:27on a à l'intérieur
32:28de nos frontières
32:28et puis dans la région
32:30lyonnaise
32:30beaucoup de violence
32:31mais Macron
32:33utilise ce qui est
32:35en effet
32:35le logiciel
32:36par excellence
32:37de l'extrême centre
32:38c'est-à-dire qu'il a
32:39une approche
32:40très fonctionnelle
32:41il ne l'avouera
32:41évidemment pas
32:42mais de la violence
32:43de l'extrême gauche
32:44et c'est la raison
32:45pour laquelle
32:45quelque part
32:46il se trahit
32:46il nous avoue
32:47ce qu'est son logiciel
32:48lorsqu'il dit à Mélanie
32:49non non mais chacun
32:49doit garder ses moutons
32:50donc il est conscient
32:52en fait d'être en train
32:53de fonctionner
32:55de manière cohérente
32:56avec ce qui est
32:58sa projection
32:59dans le réel
33:00et on est toujours
33:02aussi
33:02je parlais de dissonance
33:03cognitive
33:04j'aurais pu évidemment
33:05aussi vous parler
33:06de ce qui est
33:07l'injonction contradictoire
33:08sans forcément
33:08être un technicien
33:09tout le monde comprend
33:11de quoi il s'agit
33:11ou bien inversion accusatoire
33:14on en a beaucoup parlé
33:14voilà
33:15et ça c'est
33:16le troisième levier
33:18le plus pervers
33:19de tous
33:19l'inversion causale
33:21bien sûr
33:22qui découle
33:23directement
33:24de cette logique
33:24de dissonance cognitive
33:25d'injonction contradictoire
33:28et qui est
33:29architecturée
33:30puisque vous savez
33:31dans le domaine
33:32de la communication
33:33et quand on est
33:33notamment un spin doctor
33:35c'est-à-dire un conseiller
33:36en communication
33:36pour des politiques
33:37etc
33:39on leur explique
33:40évidemment
33:40que le sens des mots
33:41est très important
33:42pour pouvoir manipuler
33:43le réel
33:43et là
33:45dans la logique
33:46qui est celle
33:46d'Emmanuel Macron
33:48on est
33:49encore une fois
33:50dans la surexploitation
33:51de ces techniques
33:52de communication
33:53qu'on appelle
33:53alors justement
33:54souvent dans mon domaine
33:55on appelle ça
33:56architecturer l'information
33:57c'est-à-dire que
33:59pour détourner
34:00le regard des gens
34:00on ne leur donne pas
34:01simplement une vérité
34:02on va les amener
34:03sur le terrain
34:04d'une nouvelle polémique
34:05et en s'emparant
34:06de cette polémique
34:07évidemment
34:07on a la diversion
34:09idéale
34:09sur un sujet
34:10qui est à vrai dire
34:11l'écume
34:11et qui n'est pas
34:12la profondeur
34:13attendue
34:14donc inversion
34:15accusatoire
34:15vous dites
34:16levier pervers
34:18vous dites
34:18que l'extrême gauche
34:19a théorisé
34:21le droit
34:21de tuer
34:22l'adversaire politique
34:23qu'est-ce que vous entendez
34:24par là ?
34:25alors c'est vrai
34:26que je suis très provocateur
34:27dans cette formulation
34:29et je l'assume totalement
34:30parce que
34:31si vous regardez bien
34:31ce qui est en train
34:32de se passer
34:32on est dans la logique
34:33totalitaire par excellence
34:34c'est-à-dire que
34:36on réfute
34:37à un être humain
34:38en raison de son idéologie
34:39le droit d'exister
34:40tout simplement
34:40c'est-à-dire qu'on ne peut pas dire
34:41que le jeune Quentin
34:42était armé
34:43on n'a d'ailleurs
34:45strictement
34:46aucun indice
34:47nous disant
34:47qu'il aurait pu
34:48provoquer physiquement
34:49qui que ce soit
34:50et quand bien même
34:50l'aurait-il fait
34:51on pourrait peut-être
34:52là aussi creuser
34:53le sujet
34:54pour savoir
34:54s'il était seul à seul
34:55avec une autre personne
34:56il s'avère qu'à la fin
34:57ils étaient 15 contre 1
34:59donc on est véritablement
35:01là pour le coup
35:02pour moi
35:02il n'y a strictement
35:03aucun doute
35:04on est dans une approche
35:05totalitaire
35:06on va utiliser
35:07si je reviens au champ lexical
35:08la notion de climat
35:11antagonique
35:11dans les médias
35:12dont il est question
35:16on va utiliser
35:17tout ce champ lexical
35:18pour semer le trouble
35:19et en quelque sorte
35:21essayer de diminuer
35:23la responsabilité
35:25des milices
35:26bien sûr
35:26puisque l'objectif
35:28c'est je le disais
35:29la diversion
35:29mais aussi
35:30et là je vais oser
35:31un terme un peu lourd
35:32mais une forme
35:33de déshumanisation
35:34techniquement souvent
35:35dans mon domaine
35:36on parle d'infra-humanisation
35:39Quentin n'est plus
35:41considéré
35:42comme un être humain
35:43mais simplement
35:44comme le parangon
35:45d'une idéologie
35:46qu'il faut condamner
35:48ce qui nous amène
35:49d'ailleurs
35:49à un autre constat
35:51particulièrement inquiétant
35:52je trouve
35:53et je reprends
35:54le terme de perversité
35:55à bon escient
35:56il y aurait en quelque sorte
35:58une défense préventive
36:01que l'on a le droit
36:02quand on est d'extrême gauche
36:03d'actionner
36:04face à ce que eux
36:06estiment être
36:07la violence
36:08donc potentielle
36:09d'un représentant
36:10de la droite
36:11vous voyez ce que je veux dire
36:11et donc cette violence
36:13potentielle
36:14souvent surinterprétée
36:16sur le thème
36:16du champ lexical
36:17social etc
36:18cette violence potentielle
36:20elle peut être
36:21légitimement
36:22contrebalancée
36:23par la violence physique
36:25alors pourquoi est-ce qu'on
36:26théorise ça
36:27pourquoi est-ce qu'on voit
36:28tout cela
36:29pourquoi est-ce qu'il y a
36:30une ingénierie sociale
36:31qui permet d'analyser tout ça
36:33et pour autant ça marche
36:34pour autant on ne peut pas
36:36contrecarrer tout cela
36:36c'est ma dernière question
36:38alors
36:39pourquoi
36:40parce que les spécialistes
36:41de ce qu'on appelle
36:42l'économie comportementale
36:43qui se sont intéressés
36:44à tout ça
36:44ont démontré
36:45il y a déjà plusieurs décennies
36:46de ça
36:46que nous avions deux vitesses
36:48du cerveau
36:48on a un cerveau réflexe
36:49et un cerveau analytique
36:50et la plupart du temps
36:52quand on est exposé
36:52aux médias
36:54on est dans la réaction
36:55dite limbique
36:56c'est-à-dire immédiate
36:57et nous on ne s'en rend pas
36:59très bien compte
36:59parce que nous sommes
37:00des analystes
37:01des observateurs
37:02assez affûtés
37:04mais la plupart des gens
37:05écoutent 5 minutes
37:06d'informations dans leur voiture
37:07entre deux rendez-vous
37:08vont très très vite
37:09et sont dans la zone
37:10tout ça s'adresse à eux
37:11voilà
37:11tout ça s'adresse à eux
37:12parce qu'on sait
37:13qu'il y aura toujours
37:13une part de la population
37:14qui sera dans l'impatience
37:16de tirer des conclusions
37:17et de savoir comment
37:18se positionner mentalement
37:19face à la tragédie
37:20comment se sentir
37:21de ces manipulations mentales
37:22peut-être en un mot
37:23on est en train de le faire
37:24l'occasion de dire
37:25qu'on partage tous
37:26le même combat
37:27puisque je vais reprendre
37:28là pour le coup
37:29de manière un peu plus virtueuse
37:30la notion d'inoculation
37:31on peut inoculer
37:33dans le cerveau
37:34des êtres humains
37:35une forme d'immunité
37:36pour la raison simple
37:38qui est que
37:39si l'on analyse
37:40ces méthodes de manipulation
37:41on sait
37:42et on l'a démontré scientifiquement
37:43que c'est ce qui nous y prépare
37:45donc là
37:45on a je l'espère
37:46un petit peu fait le job
37:47merci beaucoup
37:48Frédéric Bascunana
37:49d'avoir été en direct
37:50dans Face à l'Info
37:51vous êtes libre
37:52Clara viendra
37:53vous récupérer
37:54dans un instant
37:55vous récupérez
37:55ou bien vous pouvez rester
37:57jusqu'à la fin de l'émission
37:58c'est comme vous le souhaitez
37:59Charlotte Dornelas
38:00certains
38:01sers des nuis jours
38:02ont évoqué
38:03l'affaire Naël
38:04Merzouk
38:05en la comparant
38:07à Quentin de Ranque
38:08comment comprendre
38:10ce parallèle ?
38:12Alors c'est vrai
38:12qu'on a entendu
38:13ce rapprochement
38:14pour une raison simple
38:15ce sont deux affaires
38:16dans laquelle
38:16la mort d'un jeune homme
38:17a suscité
38:18une émotion nationale
38:19et un vif débat politique
38:21dans la foulée
38:22notons d'ailleurs
38:23que dans un des deux cas
38:24personne n'a parlé
38:25de récupération
38:26quand il s'est agi
38:27du débat politique
38:28à la suite
38:29de la mort
38:30et après ces deux morts
38:32plusieurs questions
38:32se sont invitées
38:33dans le débat
38:34et certains ont évoqué
38:36ces derniers jours
38:37le fait qu'on a interrogé
38:38les circonstances
38:40de la mort
38:41de l'un et de l'autre
38:42que certains
38:42se sont opposés
38:43à la minute de silence
38:44dans un cas
38:45comme dans l'autre
38:46et que certains
38:47ont critiqué
38:48la réaction populaire
38:49dans un cas
38:50comme dans l'autre
38:50alors ça a l'air
38:51absolument évident
38:52dit comme ça
38:53je pense qu'il est nécessaire
38:55de s'interroger
38:56sur la légitimité
38:57de ce parallèle
38:59au-delà du drame
39:00de la mort
39:01lui-même
39:02d'abord les circonstances
39:03et le profil
39:04de la victime
39:05dans un cas
39:06celui de Naël Merzouk
39:07ce ne sont pas
39:08ni ses idées
39:09ni sa religion
39:10ni ses fréquentations
39:11qui ont été interrogées
39:13ou analysées
39:13personne ne l'a fait
39:14et d'ailleurs
39:14personne ne connaît
39:15ni les amis
39:16ni les idées
39:17de Naël Merzouk
39:18ça n'était pas le sujet
39:19la question qui s'est posée
39:21c'est le comportement
39:22de Naël Merzouk
39:23au moment
39:23de sa mort
39:25non pour relativiser
39:26la gravité
39:27de la mort
39:27elle-même
39:28mais dans un souci
39:29de justice
39:30pourquoi dans un souci
39:31de justice
39:32parce qu'il existe
39:33des situations
39:34dans lesquelles
39:35les policiers
39:36sont autorisés
39:37à tirer
39:38donc la question
39:39pour rendre la justice
39:40donc pour poser
39:41un regard juste
39:42sur la situation
39:43il fallait se poser
39:44la question
39:45est-ce que c'était
39:46le cas
39:46à ce moment-là
39:47et donc pour y répondre
39:49il est nécessaire
39:50de comprendre
39:51si le policier
39:52pouvait estimer
39:53oui ou non
39:53qu'il existait
39:55un danger suffisant
39:56pour user
39:57de son arme
39:58à savoir
39:58la vitesse
39:59le comportement
40:00du conducteur
40:01la maîtrise du volant
40:02la présence
40:03de piétons
40:03et de vélos
40:04et comment est-ce
40:05que le conducteur
40:06se comportait
40:07à ce moment-là
40:08et évidemment
40:09est-ce qu'il accède
40:10ou non
40:10à l'ordre
40:14de la police
40:14de s'arrêter
40:15donc en l'occurrence
40:16le refus
40:16d'obtempérer
40:17et dans ce dossier-là
40:19la justice
40:19ne conteste pas
40:20le comportement
40:21dangereux
40:22de Naël Merzouk
40:23jusqu'à maintenant
40:24et on le sait
40:24on attend l'appel
40:25du policier lui-même
40:26la justice
40:27la renvoyait devant
40:28les assises
40:28en disant que son intention
40:30au moment de tirer
40:31était de tuer
40:32mais elle n'a pas dit
40:33que le comportement
40:34de Naël Merzouk
40:35n'était pas dangereux
40:36à ce moment-là
40:36voilà la question
40:37qui était posée
40:38dans le débat
40:39on verra
40:40pour la suite
40:41dans le deuxième cas
40:42celui qui nous occupe
40:43ces jours-ci
40:44c'est la raison
40:45pour laquelle
40:45les mots du procureur
40:46sont importants
40:47dans le cas de Quentin
40:49est-ce que c'était
40:50une rixe ?
40:51Est-ce que Quentin
40:52était armé ?
40:53Est-ce qu'il était
40:53habitué à la violence
40:54notamment vis-à-vis
40:56des autres ?
40:57Est-ce que ces meurtriers
40:58avaient une raison
40:59de se sentir
41:00directement menacés
41:01à ce moment-là
41:02et donc potentiellement
41:03en légitime défense ?
41:05Or le procureur
41:06a répondu
41:07que la situation
41:08n'était pas celle-ci
41:09Quentin était au sol
41:11quand il a été lynché
41:12par 15 personnes
41:13ce qui a directement
41:14selon l'autopsie
41:15provoqué sa mort
41:16alors le débat
41:17s'est déplacé
41:19chronologiquement
41:19c'est comme ça
41:20que ça s'est passé
41:20et là
41:21sa personnalité
41:23ses idées
41:23ses amis
41:24sa religion
41:24ont été passées
41:25au crible
41:26comme si ce qu'il représentait
41:29subitement
41:29et non son comportement
41:30qui avait été évacué
41:31par le procureur
41:33relativisait d'une certaine
41:34manière sa mort
41:35donc la situation
41:36et les questions
41:37qui ont été engendrées
41:38sur les deux
41:38Naël et Quentin
41:39ne sont pas comparables
41:41c'est factuel
41:42franchement
41:43Mais ce n'est pas
41:44le seul parallèle
41:45Charlotte
41:45n'est-il pas vrai
41:46qu'il y avait eu
41:48un débat
41:49sur la minute de silence
41:50ou des reproches faits
41:52à ceux qui exprimaient
41:53leur colère
41:54dans la foulée du drame ?
41:55Vous avez raison
41:56sur les deux points
41:57la première
41:58c'est la minute de silence
41:59le débat existe
42:00et il existe quasiment
42:01systématiquement
42:02d'ailleurs
42:02parce que les minutes
42:03de silence
42:03ne sont précisément
42:04pas systématiques
42:06nous n'avons pas
42:06une minute de silence
42:07à l'Assemblée
42:08ou au Sénat
42:09quand une personne
42:09meurt en France
42:10même de manière violente
42:12quel est donc
42:13et c'est ça
42:14qui provoque le débat
42:15quel est le message
42:16envoyé
42:17quand on décide
42:18d'une minute de silence
42:19alors qu'on n'en décide pas
42:20le reste du temps
42:21alors que la mort
42:22est toujours évidemment
42:24triste
42:24et bien dans un cas
42:26celui de Naël Merzouk
42:27la retenue
42:28était invoquée
42:28par certains
42:29en l'absence
42:30de réponse claire
42:31sur la situation
42:32elle-même
42:32et parce que
42:33le président de la République
42:34avait déjà condamné
42:35le policier
42:36avant que l'enquête
42:37ne se fasse
42:38considérant donc
42:39que l'usage
42:40d'une arme
42:40par un policier
42:41était de soi
42:43insupportable
42:43inexcusable
42:44et injustifiable
42:45c'était les mots
42:46du président
42:47de la République
42:47notons que la minute
42:48de silence
42:49a été parfaitement
42:50respectée
42:51et pendant la marche blanche
42:52et à l'Assemblée nationale
42:54pendant laquelle
42:55ceux qui
42:56l'Assemblée
42:57a participé
42:58dans l'autre
42:59l'affaire de Quentin
43:00la question de principe
43:01est différente
43:03peut-on être lynché
43:04à mort
43:04à 15 contre 1
43:05au sol
43:06pour ses idées
43:08quelles qu'elles soient
43:09et ce que l'on représente
43:10voilà la question
43:11de principe
43:11qui est posée
43:12au moment où on respecte
43:13ou non
43:13la minute de silence
43:15et la réponse
43:16n'est pas non
43:16pour tout le monde
43:17apparemment
43:18ça fait une petite différence
43:19en effet sur les raisons
43:20de la polémique
43:21de la minute de silence
43:22ensuite vous évoquez
43:23la question de l'hommage
43:24la colère
43:25la réaction populaire
43:26après la mort de Naël
43:28nous avons eu
43:29non pas un hommage
43:30mais des émeutes
43:31qui ont été qualifiées
43:32comme telles
43:32on le sait
43:33on a déjà même parlé
43:34de la taxe sur les assurances
43:36en raison du risque
43:37des émeutes
43:37qui a suivi
43:39ces émeutes là
43:41des milliers
43:42d'arrestations
43:42des millions
43:44d'euros de dégâts
43:45ont été recensés
43:46des centaines
43:47de policiers blessés
43:48trois personnes
43:49sont mortes
43:50pendant ces émeutes
43:51des affrontements
43:52des pillages
43:53et devant cela
43:54devant ce spectacle là
43:56vous avez des médias
43:58des responsables politiques
44:00et un syndicat de magistrats
44:02qui ont parlé de révolter
44:04en lieu et place
44:04des meutiers
44:05pourquoi ?
44:06parce que leur émotion
44:07était donc compréhensible
44:09sachant qu'on l'a su
44:10à l'issue des gardes à vue
44:11la plupart n'évoquaient
44:13même pas Naël
44:13au moment d'expliquer
44:15leur participation
44:16à ces émeutes
44:16après la mort de Quentin
44:18parmi les responsables
44:20autour de Quentin
44:21à savoir les parents
44:22à savoir son avocat
44:24à savoir l'église locale
44:25à savoir l'organisatrice
44:27de la manifestation
44:28100% des personnes
44:30responsables
44:31dans l'entourage direct
44:32de Quentin
44:32ont appelé au calme
44:34et uniquement au calme
44:36et ensuite
44:37pendant la manifestation
44:38nous n'avons eu
44:39ni heure
44:39ni violence
44:40mais elle a été résumée
44:42par certains
44:43par les mêmes
44:43qui parlaient de révolter
44:44si je devais résumer
44:46aux agissements
44:46de quelques-uns
44:48malgré
44:48les consignes
44:49des organisations
44:50des organisateurs
44:51de la manifestation
44:52et non conformément
44:53aux consignes
44:54de ces derniers
44:55ajoutons que personne
44:56pour Naël
44:56n'a jugé utile
44:57de venir plaisanter
44:58sur sa mort
44:59encore moins
45:00avant qu'il soit enterré
45:02sans doute
45:02parce que la situation
45:03était triste
45:04hautement inflammable
45:05et surtout
45:06sans doute
45:07par décence élémentaire
45:08et dans un cas
45:09comme dans l'autre
45:11il serait bon
45:12que chacun réagisse
45:12en donnant au moins
45:13l'impression
45:13que notre but collectif
45:15dans un cas
45:16comme dans l'autre
45:17est que ça n'arrive plus
45:18et on a l'impression
45:20ces derniers jours
45:21enfin notre impression
45:22en tout cas
45:22est sensiblement différente
45:26que voulez-vous dire
45:27est-ce qu'on peut
45:29soupçonner
45:29Charlotte Dornela
45:30certaines personnes
45:31de ne pas vouloir
45:32que de tels drames
45:33n'arrivent plus
45:35individuellement
45:36j'en sais absolument rien
45:37et mon métier
45:38n'est pas de sonder
45:39les intentions
45:39des uns et des autres
45:40en revanche
45:41les réactions
45:42globalement
45:42sont franchement
45:43stupéfiantes
45:44et objectivement
45:45irresponsables
45:46pour tout le monde
45:47d'abord évidemment
45:48vis-à-vis des proches
45:49de la famille
45:50de Quentin
45:51ces derniers jours
45:51mais même pour ceux
45:53qu'ils prétendent défendre
45:54par leur relativisme
45:55permanent
45:56pourquoi ?
45:57un dans le cas
45:58de Naël Merzouk
45:59ne rien remarquer
46:00de la dangerosité
46:01du comportement
46:02de Naël Merzouk
46:03au moment
46:04où en effet
46:05le policier tire
46:06et laisser croire
46:07par ailleurs
46:08que le policier
46:09a tiré
46:09pour se faire plaisir
46:10ou simplement
46:11en raison de ce qu'était
46:12Naël
46:13et non pas de son comportement
46:14c'est prendre le risque
46:16objectivement
46:17de relativiser
46:18de tels comportements
46:19or
46:19quel est le risque
46:20de tels comportements
46:21au-delà de la question
46:22du tir du policier
46:23qui n'est pas mon sujet
46:24aujourd'hui
46:25c'est celui de la mort
46:26pour soi
46:27parce qu'on peut provoquer
46:28un accident
46:28et se tuer
46:29donc en se comportant
46:30de cette manière
46:30la mort pour les autres
46:32il existe en France
46:33je sais qu'on en parle
46:34beaucoup moins
46:34mais il existe régulièrement
46:36des refus d'obtempérer
46:37mortels pour les autres
46:39nous avons plusieurs morts
46:40de refus d'obtempérer
46:41ces derniers temps
46:42et je note par ailleurs
46:44que quand la police
46:45n'intervient pas
46:45comme c'est le cas à Lyon
46:46subitement
46:47les gens qui lui reprochent
46:48n'importe quel comportement
46:49lui reprochent
46:50de ne pas avoir été présente
46:52je referme cette parenthèse
46:53mais donc
46:53quand on relativise
46:55le comportement
46:55à ce moment-là
46:56et qu'on interdit
46:57toute question
46:57sur ce comportement
46:58c'est faire prendre
47:00le risque
47:00à d'autres
47:01qui verront
47:02dans la relativisation
47:03de ce comportement
47:03finalement un blanc-seing
47:05pour continuer
47:05à se comporter
47:06de la sorte
47:07le risque de la mort
47:08de la mort d'autrui
47:10et personne ne peut souhaiter
47:11à un gamin de 17 ans
47:11de tuer un enfant de 7 ans
47:12sur la route
47:13personne ne peut le souhaiter
47:15responsablement
47:16ou la prison
47:17que ce soit à 17, à 40
47:18ou à 60 ans
47:19passer 25 ans en prison
47:21après avoir tué un gamin
47:22c'est pas non plus
47:23ce qu'on peut leur souhaiter
47:24il est étonnant
47:25que le message de refus
47:26de ce comportement
47:27ne soit pas clair
47:27pour tous
47:28et dans le cas de Quentin
47:30l'acharnement
47:31a le nazifié
47:32parce qu'on a commencé
47:32la semaine
47:33était d'extrême droite
47:34maintenant il est carrément nazi
47:35donc on a déplacé
47:36un petit peu
47:37l'indécence
47:38dans l'accusation
47:39est factuellement
47:41une relativisation
47:42de son meurtre
47:43quel est l'intérêt
47:44d'aller nous expliquer
47:45de jour en jour
47:46que Quentin
47:46est d'extrême droite
47:47fasciste
47:47néo-fasciste
47:48néo-nazi
47:49nazi
47:49si ce n'est pour relativiser
47:51la gravité de sa mort
47:52c'est évidemment
47:53ça qu'il y a derrière
47:55et que la justice
47:56en parallèle
47:57qualifie actuellement
47:58d'homicide volontaire
47:59je le précise quand même
48:00les personnes sont mises en examen
48:02pour homicide volontaire
48:03nous n'avons pas affaire
48:04à des gens qui condamnent
48:05le militantisme de rue
48:07factuellement exposé
48:08à la violence
48:08puisqu'ils défendent
48:09les antifas
48:10qui en usent
48:11et nous l'avons vu
48:12de manière dramatique
48:13mais tous
48:14et certains
48:15franchement
48:15avec une grave légèreté
48:17ont l'air d'oublier
48:19l'étendue du drame
48:20au-delà des idées
48:21des uns et des autres
48:22on a un jeune homme
48:23de 23 ans
48:23qui est mort
48:24une famille évidemment
48:25qui le pleure
48:26des amis qui le pleurent
48:27et on a 7 militants
48:28au moins
48:28puisque le procureur
48:29a expliqué
48:29qu'ils n'étaient pas
48:30tous identifiés
48:31qui ont le même âge
48:31qui sont actuellement
48:32en détention provisoire
48:33et qui ont cours
48:3430 ans de prison
48:35en raison de leur violence
48:36dans la rue
48:37et du fait
48:38qu'ils ont tué Quentin
48:39quel est le but
48:40d'une telle relativisation
48:42est-ce qu'on continue
48:43est-ce qu'on alimente
48:45l'envie de vengeance
48:46de l'un
48:47de l'autre
48:48et on continue
48:48à compter les morts
48:49et les personnes
48:50qui ont cours
48:5130 ans de prison
48:51est-ce qu'on encourage
48:52cette haine mortelle
48:53franchement
48:54sur le terrain
48:54de la seule responsabilité
48:56des personnes
48:56qui parlent
48:57depuis une semaine
48:58c'est désespérant
49:03Merci beaucoup
49:04Charlotte Dornelas
49:05Rappelons que l'enfant
49:06de 8 ans
49:07fauché par une voiture
49:08anime
49:08le mineur
49:10de 17 ans
49:10a reconnu
49:11être le conducteur
49:13elle a été placée
49:13en détention provisoire
49:15le même profil
49:15que Naël
49:16Mathieu Bocoté
49:17on va s'installer
49:18pour terminer
49:19s'installer
49:20pour analyser
49:22cette inversion
49:23cette fabrique
49:25de ce récit
49:26médiatique
49:28comment
49:29comment une telle
49:30inversion
49:30a-t-elle
49:31été possible
49:32Notez qu'on l'a
49:33presque analysé
49:34cette inversion
49:35tout au long
49:36de la semaine précédente
49:36parce qu'on l'a vu
49:37se déployer
49:38devant nous
49:39c'est-à-dire qu'on comprend
49:40tout de suite
49:40Charlotte l'a dit
49:41très justement
49:42tout de suite
49:42on nous dit
49:43Quentin était potentiellement
49:45d'extrême droite
49:45il est d'extrême droite
49:46donc déjà
49:47il y avait une forme
49:48de facteur
49:48d'explication
49:49de relativisation
49:50de sa mort
49:51et pendant toute la semaine
49:53se construit un récit
49:54qui va culminer
49:55donc samedi
49:56et plus encore
49:57dans l'interprétation
49:57de la marche
49:58avec cette idée
49:59que oui
50:00il y a un mort
50:00causé par les milices
50:01d'ultra-gauche
50:02mais à terme
50:03la grande menace
50:04c'est l'extrême droite
50:04en ce pays
50:05encore une fois
50:06alors comment on a préparé
50:07la criminalisation
50:08la fascisation
50:09la nazification
50:10de la marche
50:10d'abord et avant tout
50:11rappelez-vous
50:12certains ont voulu
50:12l'interdire
50:13une fois qu'elle a été
50:14autorisée
50:15le discours dominant
50:16c'est une marche
50:17néo-fasciste
50:18est autorisée
50:18à Lyon
50:20sachant cela
50:20les médias
50:22mainstream
50:22mobilisent leurs experts
50:24habituels
50:25qui sont des militants
50:26souvent de gauche radicale
50:27grimés ou maquillés
50:28en expert
50:30ou en journaliste
50:31et qui sont dès lors
50:33mobilisés
50:33pour imposer
50:34un récit
50:35indépendant
50:36des faits
50:37donc par exemple
50:38il y a un éditorialiste
50:39connu
50:39sur le service public
50:41qui va faire jouer
50:42la musique allemande
50:43nazie
50:43sur le mode
50:44regarder ce qui va se passer
50:45regarder ce qui s'est passé
50:47de la même manière
50:47aujourd'hui
50:48la Mathilde Panneau
50:49de France Inter
50:50Charline Von Honecker
50:51nous fait le coup aussi
50:53avec sa chanson
50:53alors ajoute une couche
50:55sur le mode de la nazification
50:56mais comment ça s'opère
50:57en direct
50:58premièrement
50:59je l'ai dit
50:59on prend des experts orientés
51:01militants
51:01dont le premier objectif
51:03est de repérer
51:04dans une foule
51:04il y a plus de 3000 personnes
51:06essentiellement
51:07des gens normaux
51:08des gens ordinaires
51:09des gens qui veulent témoigner
51:10de leur douleur
51:11par rapport à la mort de Quentin
51:13inévitablement
51:14comme dans tout événement public
51:15quelques barjots
51:16quelques idiots
51:16quelques imbéciles
51:18quelques nazions
51:19attirés par la possibilité
51:20de se faire voir
51:21ah mais comment fonctionne
51:22le service
51:23pas seulement le service public
51:24à l'ensemble des médias
51:25on va chercher
51:26dans la manifestation
51:27tout ce qui peut confirmer
51:29le préjugé initial
51:30donc là on se met
51:31à la recherche
51:32des saluts nazis
51:33quitte à les inventer
51:34on en trouve 3
51:35sur plus de 3000 personnes présentes
51:37ces 3 saluts
51:38serviront désormais
51:39à définir la marche
51:40on cherche des symboles
51:41censés confirmer
51:42on va chercher
51:43les tatouages
51:44des uns et des autres
51:44est-ce que ce tatouage
51:46qu'une personne a
51:46sur le bras
51:47si on le voit à moitié
51:48est-ce que c'est pas
51:48un tatouage fasciste
51:49ou nazi potentiellement
51:51donc on part
51:52à la recherche
51:53du tatouage coupable
51:54on écoute les slogans
51:55scandés par la marche
51:56pour l'essentiel
51:57on l'a dit
51:57c'était la marseillaise
51:59pour l'essentiel
51:59on l'a dit
52:00c'était un cri d'amour
52:01ou de détresse
52:02pour Quentin
52:02dans les faits
52:03on réussit à capter
52:04les 2 ou 3 slogans
52:05imbéciles
52:06qu'on a pu entendre
52:07chez quelques fous furieux
52:07qui voulaient contaminer
52:09la marche
52:09et on transforme
52:10ces quelques slogans
52:11imbéciles
52:12en slogans
52:13pour l'ensemble
52:13de la marche
52:14on transforme
52:15les quelques barjots
52:15en porte-parole
52:17de l'immense majorité
52:18des gens honorables
52:19et aussi
52:20on scrute
52:22parmi les milliers
52:22de personnes
52:23les quelques barjots
52:24véritables
52:24en disant
52:25regardez il était là
52:25s'il était là
52:26tous sont coupables
52:27par association
52:29par ailleurs
52:29on sous-estime
52:30une chose
52:30qui me semble
52:30assez importante
52:31on a parlé
52:32du slogan fasciste
52:32raciste
52:33tout ça
52:33on a sous-estimé
52:35la possibilité
52:36que ces marches
52:36cette marche
52:37a été infiltrée
52:38je prends juste
52:39la peine de le dire
52:39ça me semble sérieux
52:40l'infiltration
52:41des antifas
52:41dans une telle marche
52:42pour la gâcher
52:43ne me semble pas
52:44complètement inimaginable
52:45et de même
52:46l'infiltration possible
52:47d'agents
52:47qui décideraient
52:48de je ne sais quelle officine
52:49de chercher
52:50à pachiser cette marche
52:51à provoquer
52:52les symboles
52:53qu'ils pourront ensuite
52:54dénoncer
52:54ça ne me semble pas
52:56inimaginable
52:56donc tout le système
52:57médiatique
52:58s'est mis en place
52:58et là le RN
52:59désormais doit se justifier
53:00ça compte là-dedans
53:01parce que le bloc central
53:02a dit
53:03nous dénonçons
53:03tous les extrêmes
53:04et l'FI
53:05nous a dit
53:05c'est pas de notre faute
53:06et au bout d'une semaine
53:06vous noterez
53:07qu'ils sont
53:07en position avantageuse
53:08le bloc central
53:09nous dit
53:09nous dénonçons
53:10tous les extrêmes
53:10autrement dit
53:11aujourd'hui l'FI
53:12demain l'ERN
53:13l'ERN
53:14dans les circonstances
53:14se sent obligé
53:15de se justifier
53:16en disant
53:16oui oui
53:17nous aussi
53:17nous dénonçons
53:18il n'y a pas le même discours
53:19que le bloc central
53:20mais un ton plus haut
53:21nous aussi
53:21nous dénonçons
53:22tous les extrêmes
53:23de gauche
53:23comme de droite
53:24légitimement par l'idée
53:25qu'en France
53:25il y a une menace
53:26d'ultra gauche
53:27et d'ultra droite
53:28et finalement
53:28l'ultra droite
53:29est plus dangereuse
53:30nous sommes devant
53:31une opération
53:32psychologique
53:33de manipulation
53:33géante de l'opinion
53:34nous en avons été témoins
53:36je dirais même victimes
53:37mais comment aurait-on pu
53:38raconter autrement
53:40cette marche
53:40Mathieu Bocoté
53:41avec un souci minimal
53:42d'honnêteté par exemple
53:44raconté
53:44d'abord et avant tout
53:45après le massacre de Quentin
53:46qu'il y a une marche
53:47qu'il y a une dimension politique
53:48évidemment
53:49qu'il y a une dimension politique
53:50qui dira le contraire
53:51que dans cette marche
53:52oui il y a quelques barjots
53:53mais pour l'essentiel
53:54il ne représente pas
53:55l'essentiel des manifestants
53:56on aurait pu le dire
53:57ça n'aurait pas été compliqué
53:58ça impliquait cela dit
53:59que les journalistes
53:59qui surveillent l'événement
54:00ne soient pas à la recherche
54:01du dérapage
54:01quitte à le provoquer
54:03à la rigueur
54:04on aurait pu
54:04Charlotte Lafait
54:05très justement
54:05comparer cette manifestation
54:07à la manière
54:09aux émeutes postonels
54:10on aurait pu se demander
54:12laquelle est un véritable
54:12trouble à l'ordre public
54:14on aurait pu aussi
54:15se demander
54:16de quelle manière
54:16dans l'état d'esprit
54:18dominant aujourd'hui
54:203200 manifestants
54:21pacifiques
54:21qui ne cassent rien
54:22sont plus dangereux
54:24pour le régime
54:24que des émeutiers
54:25qui détruisent tout
54:26mais qui sont présentés
54:27comme des révoltés
54:28de la justice sociale
54:29on aurait pu parler
54:30je l'ai dit
54:31des provocations
54:31des antifas
54:32on aurait pu aussi
54:33je pense
54:34j'insiste là-dessus
54:35se questionner sur les chiffres
54:36qu'on nous a lancés
54:36depuis dix jours
54:37en disant
54:37depuis 86
54:38x nombre de morts
54:39de l'ultra droite
54:40x nombre de morts
54:41de l'ultra gauche
54:41ces chiffres sont bidouillés
54:43ces chiffres sont grossiers
54:44ces chiffres sont mensongers
54:46mais ils nous sont présentés
54:47tout le monde les reprend
54:48et pour ne pas avoir l'air
54:49de minimiser la souffrance
54:50des uns des autres
54:50on légitime un récit
54:51qui nous explique
54:52que finalement
54:53la France serait
54:53au seuil du fascisme
54:55au terme de cela
54:56me semble-t-il
54:57nous sommes devant
54:58un complet renversement
54:59du réel
55:00par le récit
55:01fantasmé et mensonger
55:02qu'est-ce que ce traitement
55:04médiatique
55:05dit de la démocratie française
55:07a un an
55:08de la présidentielle
55:09après le JT
55:11d'Isabelle Piboulou
55:12rebonsoir Isabelle
55:13rebonsoir Christine
55:14bonsoir à tous
55:15à la une
55:15ce drame
55:16en ce jour
55:17de rentrer
55:17dans la métropole
55:18de Lyon
55:19un lycéen de 15 ans
55:20a été grièvement blessé
55:21à l'arme blanche
55:22à proximité du lycée
55:24Émile Béjouy
55:25de la commune de Bron
55:26l'élève a été poignardé
55:27au niveau de l'aisselle
55:28il a été hospitalisé
55:30en urgence absolue
55:31vers 15h30
55:32l'agresseur a pris la fuite
55:34une enquête a été ouverte
55:35Emmanuel Macron
55:37en lutte contre
55:37les groupes violents
55:38ultra ou extrêmes
55:40le chef de l'état
55:41va réunir demain
55:41à 10h à l'Elysée
55:43des responsables gouvernementaux
55:45ministres de l'intérieur
55:46représentants de Matignon
55:47et de la DGSI
55:48l'objectif est de faire
55:50un bilan complet
55:51sur ces groupes
55:52qui sévissent
55:52et qui ont des liens
55:53avec des partis politiques
55:55il s'agit aussi
55:56de faire une revue
55:57des risques à venir
55:57qui pourront mener
55:59à d'éventuelles dissolutions
56:00et puis violences au Mexique
56:02plusieurs attaques
56:03ont été menées
56:04par le cartel
56:04du chef El Mencho
56:06mort hier
56:07après une opération
56:08de l'armée mexicaine
56:09au moins 25 membres
56:10de la garde nationale
56:11ont été assassinés
56:12une trentaine de membres
56:14du cartel
56:15ont été tués
56:15par les forces de l'ordre
56:16le Mexique a déployé
56:182500 soldats
56:19dans l'ouest du pays
56:20en plus des 7000
56:22déjà en place
56:24merci ma chère Isabelle
56:26Piboulou
56:26à la fin de votre édito
56:28Mathieu
56:28j'ai un sonore
56:30de Jean-Luc Mélenchon
56:31à vous faire écouter
56:32un autre
56:32et j'aimerais avoir
56:33un mot de vous
56:34d'abord
56:35qu'est-ce que ce traitement
56:36médiatique
56:37que vous venez d'analyser
56:38du de la démocratie présidentielle
56:40à un an
56:41de la présidentielle
56:42d'abord et avant tout
56:43que les faits
56:44ne comptent plus
56:44que le réel
56:45ne compte plus
56:46que les faits
56:47relèvent du point de détail
56:49que la mort de Quentin
56:50est le point de détail
56:51de la séquence présente
56:53on le traite
56:53comme un événement secondaire
56:55ce n'est qu'un prétexte
56:56à partir duquel
56:57déployer un récit
56:58qui au terme de la semaine
57:00présente
57:03Quentin
57:03comme un nazi
57:04ceux qui l'aimaient
57:05comme des nazis
57:06ceux qui s'indignent
57:06de sa mort
57:07comme des nazis
57:08le narratif finalement
57:09est la seule chose
57:10qui compte aujourd'hui
57:11il faut le constater
57:11le réel ne compte plus
57:12nous vivons vraiment
57:13en l'ère de la post-vérité
57:14mais parce qu'un récit
57:15médiatique
57:16impose et martelé
57:17martelé martelé
57:18et le commun immortel
57:19qui regarde les médias
57:20mainstream pour l'essentiel
57:21c'est laisser convaincre
57:22que tout ce mensonge
57:23est la vérité
57:24c'est laisser convaincre
57:25que le fascisme
57:26est de retour
57:26quelque part à Lyon
57:27c'est laisser convaincre
57:28que les nazis
57:29aujourd'hui menaceraient
57:30la vie des gens en France
57:32donc on y revient
57:32sommes-nous encore
57:33un peuple
57:34nous sommes une masse
57:35manipulée
57:36et manipulable
57:37le régime aujourd'hui
57:38je pense à la mort de Quentin
57:39s'alimente de ses échecs
57:40pour se radicaliser
57:41pour augmenter la censure
57:43pour augmenter
57:43les contraintes
57:44contre les citoyens
57:45il se pourrait
57:46à l'échelle de l'histoire
57:46et surtout de la dynamique
57:47de la présidentielle
57:48que la mort de Quentin
57:49soit paradoxalement
57:50l'accélérateur
57:51permettant au régime
57:51de reprendre la main
57:53sur le débat public
57:54de balayer ses ennemis
57:55d'en finir avec
57:56ceux qui s'y opposent
57:56et d'imposer à nouveau
57:58ce mensonge
57:58le fascisme
57:59serait de retour en France
58:00mais
58:01il ne faut pas dire la vérité
58:03écoutez Jean-Luc Mélenchon
58:06il y aura donc une loi
58:07libérer les médias
58:08ça veut déjà dire
58:09briser les monopoles
58:12il ne doit plus être possible
58:13de posséder
58:14une, deux télés
58:16un ou deux journaux
58:17une ou deux radios
58:19et pire que tout
58:19en même temps
58:20et jusqu'à l'édition
58:22par conséquent
58:23il va de soi
58:24que l'Empire Bolloré
58:26sera rompu
58:30et vendu
58:32par appartement
58:33on dit
58:33aujourd'hui
58:34pour dire
58:34à la découpe
58:35voilà
58:35sera vendu
58:36à la découpe
58:37ou vendu
58:38ou attribué
58:39car il arrive
58:40dans certaines circonstances
58:41qu'on confisque
58:42par exemple
58:43le journal
58:43qui avait avant le monde
58:45a été confisqué
58:45pour collaboration
58:46et les suivants
58:48ont gardé la rédaction
58:49les locaux
58:49et tout
58:50mais comme il les avait
58:50à zéro
58:51ils sont tenus correctement
58:52ça arrive
58:53des fois
58:53on saisit
58:55on confisque
58:56le mot de la fin
58:57au nom de l'antilaisisme
58:58encore une fois
58:59on cherche à détruire
59:00un groupe médiatique
59:01qui a le culot
59:02si j'ai bien compris
59:03de ne pas reprendre
59:04les slogans de LFI
59:05sur le mode
59:06de la fidélité canine
59:08on cherche en fait
59:09à exterminer juridiquement
59:11l'existence
59:12d'un groupe médiatique
59:13qui n'est pas aux ordres
59:14de LFI
59:15celui qui dira la vérité
59:17sera exécuté
59:18excellente suite de programme
59:19merci à tous
59:20merci à notre invité
59:21merdé pour deux
59:22Pascal Praud
59:22merci à tous
59:23merci à tous
59:25– Sous-titrage FR 2021
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