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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo

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Transcription
00:00Et 19h sur CNews, merci à tous de nous rejoindre.
00:04On est dans Face à l'Info et on commence bien sûr avec le flash de Félicité Kindoki.
00:09Bonjour Félicité.
00:10Bonjour Clélie, bonsoir à tous.
00:12Je n'ai pas commis d'actes de corruption, ni de près, ni de loin.
00:16Ce sont les déclarations solennelles de Nicolas Sarkozy lors de sa première prise de parole
00:20au deuxième jour de son procès en appel sur les accusations de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007.
00:26Comme en première instance, l'ancien président maintient être innocent devant le président de la cour d'appel de Paris.
00:33Pour Benyamin Netanyahou, l'élimination d'Ali Larijani, chef de la sécurité en Iran,
00:38est une occasion donnée aux Irakiens pour prendre en main leur destin.
00:41Le premier ministre israélien qui a pris la parole à cette occasion au lendemain des frappes intenses
00:46ciblées sur Téhéran cette nuit par l'armée israélienne au 18e jour de la guerre au Moyen-Orient.
00:51La France n'a pas choisi cette guerre.
00:53Ce sont là encore des déclarations déclarées par Emmanuel Macron à l'issue du Conseil de défense cet après-midi.
00:59Malgré les demandes répétées de Donald Trump, le président français a affirmé qu'il est hors de question
01:04de s'engager dans des opérations de sécurisation du détroit d'Hormuz aux côtés des Américains
01:09dans le contexte actuel de bombardements.
01:11Une proposition à reconsidérer une fois la situation redevenue plus calme
01:15pour des éventuelles escortes de navires dans ce passage stratégique pour l'économie mondiale.
01:20Enfin dans la foulée, depuis le bureau ovale de la Maison Blanche, Donald Trump a répondu
01:24en qualifiant d'erreur vraiment stupide le refus de nombreux pays de l'OTAN
01:28de lui porter assistance dans cette sécurisation du détroit d'Hormuz bloquée par l'Iran
01:32peu après avoir affirmé sur son réseau social Truth qu'il n'avait finalement plus besoin de leur aide
01:37en citant également le Japon, l'Australie et la Corée du Sud.
01:41Autres alliés ayant rejeté ces multiples demandes.
01:43– Merci beaucoup, félicité et j'en profite pour saluer nos quatre chroniqueurs du soir.
01:48Bonjour Marc, Charlotte, Gabriel et Mathieu.
01:51– Bonsoir, je dis jeune fille.
01:53– Merci Marc, jeune homme, si vous le souhaitez.
01:57– Fake news.
01:58– Oui, on est d'accord.
02:00Au sommaire de Face à l'Info ce soir, avec vous Mathieu, nous continuons de parler des municipales
02:06et des alliances que vous ne digérez pas entre France insoumise et la gauche.
02:10Et vous vous posez la question, qu'est-ce qui retient la droite de faire la même chose en parallèle
02:14?
02:15Gabriel Cluzel, le conseil de lecture d'Éric Coquerel à Benoît Payan, le maire sortant de Marseille,
02:19ne vous a pas échappé, on verra pourquoi.
02:22Marc Menand, l'actualité internationale, Tzal, a annoncé la mort d'Ali Laridjani,
02:27grand dignitaire du régime iranien parmi les plus importants.
02:30Vous nous expliquerez pourquoi c'était une cible de choix pour les Israéliens.
02:34Et puis avec vous, Charlotte Dornelas, on revient au municipal.
02:36Et c'est un retrait qui vous intéresse, celui de Sarah Knafro, qui retire sa candidature à la mairie de
02:41Paris.
02:42Vous nous livrirez votre analyse.
02:44Dans votre second édito, Mathieu, vous décryptez ces deux Frances qui s'affrontent dans ces échéances électorales.
02:51Face à l'info, c'est parti, on est ensemble pendant une heure.
03:09Mathieu, depuis hier et même depuis dimanche soir, d'ailleurs, vous nous parlez des alliances entre la France insoumise et
03:15la gauche
03:15qui s'autoproclament, comme vous dites, républicaine dans de nombreuses villes.
03:19Plusieurs à droite ne comprennent pas, vraiment pas, d'autant qu'ils croient donner l'exemple en refusant de leur
03:24côté une alliance avec le RN ou avec Reconquête.
03:27Comment expliquer cette incompréhension ?
03:30Alors, vous avez dit que je ne digère pas cette alliance, mais c'est tout à fait faux, en fait.
03:34Premièrement, les alliances ne sont pas questions pour moi de digestion.
03:38Mais de compréhension.
03:39Or, en fait, tout au contraire, en fait, je voudrais me faire ce soir professeur pour la droite Caliméro.
03:46La droite Caliméro qui dit que c'est vraiment trop injuste, c'est vraiment trop injuste.
03:50Donc, cette part de la droite qui, de son côté, refuse sans cesse les alliances avec la droite nationale,
03:56donc soit avec Reconquête, soit avec le RN, et on l'a vu, Charlene nous en parlera, avec Saraknafo.
04:02Il y a quelques semaines, la droite classique disait, nous souhaitons une primaire de la droite qui ira globalement de
04:08Darmanet à Saraknafo.
04:09Et là, soudainement, depuis quoi, dix jours, deux semaines, on comprenait que Mme Knafo était désormais l'infréquentable par excellence,
04:16et on voulait la cordon sanitarisée.
04:17Donc, la droite avait l'impression, c'était son sentiment, qu'on avait enfin une situation de justice.
04:23Elle-même s'amputait du bras droit, et elle s'attendait à ce que la gauche s'ampute du bras
04:28gauche,
04:28et ainsi, il y aurait une forme de discussion politique dans le grand marais du centre des responsables et des
04:34respectables.
04:35Et surtout, les gens de gauche l'avaient dit, les grands partis de gauche, notamment M. Fort, il n'y
04:40aura pas d'alliance avec LFI.
04:42Ils l'ont répété de mille manières, on croyait que c'était vrai, quand soudain, boum, cette alliance a lieu,
04:48bien évidemment.
04:49On ne le sait pas au niveau national, c'est la formule classique, mais ces alliances ont lieu ces jours
04:53-ci.
04:54Olivier Fort nous dit, donc le patron du PS, il dit, si j'étais habitant en Toulouse, je voterais François
04:59Picmal.
05:01LFI. Il ajoute, Olivier Fort dit, comprendre parfaitement les choix des candidats socialistes s'alliant avec LFI.
05:10Autre chose. Il a été encore plus loin. Je cite le Figaro.
05:14Donc, Olivier Fort a refusé d'associer tous les candidats insoumis à leur leader, Jean-Luc Mélenchon, dont il critique
05:21les prises d'opposition.
05:23Pour le dire de manière amusée, je dirais, c'est à peu près la chose suivante, mais tous les LFistes
05:29ne sont pas mélenchonistes.
05:31Ce à quoi on repère, oui, je connais cette théorie. Donc, ces références, vous aurez compris.
05:35Alors, les caliméraux de la droite républicaine nous disent, je l'ai dit, c'est trop injuste,
05:38ils ne comprennent pas pourquoi, pourquoi cette espèce d'injustice, de leur point de vue, se reproduit d'une élection
05:46à l'autre.
05:47Pourtant, on l'a vu en 2022. En 2022, rappelez-vous, la NUPES. La NUPES se forme contre toute attente.
05:52La NUPES se constitue néanmoins. La NUPES prend forme alors qu'on avait dit qu'il n'y aurait pas
05:56d'alliance avec M. Mélenchon.
05:58En 2024, avec le NFP, encore une fois, c'est après le 7 octobre, donc toutes les déclarations censément antisémites
06:04prêtées à LFI,
06:05elles avaient déjà eu lieu à ce moment-là. Et pourtant, l'alliance a pu avoir lieu.
06:09Mais je pense qu'on doit pousser l'analyse plus loin que l'histoire récente de la politique française
06:13pour comprendre la raison de ce déséquilibre des alliances.
06:16Et je nommerai trois lettres, le PCF.
06:19À partir de quel moment le Parti communiste français, héritier de ceux qui voulaient collaborer,
06:24en fait qui collaboraient avec Staline, héritier d'une idéologie meurtrière,
06:28héritier d'une idéologie concentrationnaire, héritier d'une idéologie qui a tué par millions,
06:32par dizaines de millions, c'est ambitieux quand même.
06:34À partir de quel moment a-t-on pu classer le PCF comme un parti républicain comme les autres?
06:40C'est l'équivalent si on était devant les héritiers du Parti fasciste,
06:43qu'ils ont évolué en communisme-humanisme, en fascisme-humanisme.
06:48Ça serait inconcevable.
06:49Or, le fait est que, avant même LFI, la normalisation du Parti communiste français
06:54dans le jeu des gauches républicaines du point de vue d'une droite
06:56qui en appelait même à voter pour le PCF, il n'y a pas si longtemps que ça,
07:00je pense par exemple au maire du Havre,
07:01eh bien, à partir du moment où vous légitimez la présence du PCF dans le jeu politique français,
07:06à la manière d'un parti républicain comme les autres,
07:09eh bien, vous légitimez en quelque sorte demain les alliances avec LFI.
07:13J'ajouterais, quand vous légitimez le fait que des gens, dans leur jeunesse,
07:16ont été, par exemple, trotskistes,
07:18trotskistes, qui est un type qui appelait quand même à tuer par dizaines de milliers,
07:21si ce n'est pas davantage, ambitieux dans le meurtre, lui aussi,
07:23quand vous avez été maoïste,
07:25et vous pouvez l'être tous, vous avez une forme de fierté par rapport à votre jeunesse,
07:29alors que si vous êtes passé de l'autre côté par Occident, d'une manière ou de l'autre,
07:31vous devez vous en excuser jusqu'à la fin des temps,
07:35eh bien, ce déséquilibre structurel est au cœur de la vie politique.
07:39De ce point de vue, il y a un déséquilibre de fond dans la vie politique.
07:42Donc, la gauche, par définition, est toujours à excuser,
07:44et la droite, par définition, doit toujours se justifier d'exister.
07:48Si on ne comprend pas cet arrière-fond,
07:49on ne comprend pas pourquoi les alliances qui ont lieu aujourd'hui
07:51étaient prévisibles depuis plusieurs semaines déjà.
07:54Mais cette gauche, n'est-elle pas sensible aux reproches de ses adversaires?
07:58Mais qui lui reproche, justement, de trahir ses principes?
08:00Oui, mais ça, c'est assez fascinant,
08:01parce que oui, effectivement, on reproche à la gauche,
08:03on dit les alliances de la honte, et ainsi de suite,
08:04cette formule qui est légitime en elle-même.
08:07Mais c'est qu'on ne comprend pas comment la gauche se comprend elle-même.
08:10L'homme de droite pense qu'être de gauche,
08:12c'est simplement une autre manière de voir le monde.
08:14Il y a la gauche, il y a la droite, il y a le centre,
08:16trois options légitimes, il y a les plus radicaux,
08:18il y a les plus modérés,
08:19mais ce n'est pas comme ça que la gauche se voit.
08:21La gauche ne se voit pas comme une option sur deux.
08:23La gauche, par définition, a raison.
08:26En tant que tel être de gauche, c'est avoir raison.
08:28Et en tant que tel être de droite, c'est avoir tort.
08:30Donc, c'est le point de départ.
08:31Ce qui veut dire, d'ailleurs, qu'on va, généralement,
08:34quand on est pour la gauche,
08:36enfin, on cherche à la comprendre,
08:38on cherche à la comprendre par les intentions
08:39dont elle se revendique.
08:42Quant à la droite, on l'analyse à partir
08:43des arrières-pensées qu'on lui prête.
08:45La gauche, par définition, on pourrait dire,
08:47se définit toujours par son mouvement de radicalisation.
08:50L'extrême-gauche d'hier devient la gauche d'aujourd'hui
08:52et le centre de demain.
08:53De la même manière, inversement,
08:54les positions qui étaient celles du RPR hier
08:56seraient un peu à droite de reconquête aujourd'hui.
08:59Donc, il y a une espèce de mouvement sinistro-gire,
09:01comme on dit en sciences politiques,
09:03qui fait qu'on va toujours plus à gauche
09:04dans la vie politique.
09:05Donc, la gauche a une forme d'avantage.
09:07Ensuite, ne nous trompons pas,
09:08la gauche est religieuse.
09:10Donc, lorsque la gauche dit, vous êtes de droite,
09:12elle ne dit pas que vous avez une position politique
09:14critiqueable.
09:15Elle dit, vous êtes moralement indéfendable.
09:17Ensuite, il y a des gens moins moralement indéfendables
09:19que d'autres, selon le degré de génuflexion
09:21qu'on fait devant la gauche.
09:22Donc, si vous êtes tout à fait couché devant la gauche,
09:24on vous appelle droite républicaine.
09:26Si vous combattez véritablement la gauche,
09:29on vous appelle alors extrême droite.
09:30C'est un jeu dont on ne sort pas.
09:32Et je dirais que même les meilleurs à gauche
09:34ont tendance à céder à cela.
09:36Emmanuel Valls, un homme pour qui on peut avoir
09:38beaucoup d'estime, c'est mon cas.
09:40Emmanuel Valls à propos de Toulouse.
09:42À Toulouse, il nous dit, je ne comprends pas
09:45l'alliance avec LFI, d'autant qu'il n'y avait pas
09:48de menace fasciste devant nous.
09:49Traduction, il n'y avait pas de menace RN.
09:51Mais la question en posée à Emmanuel Valls,
09:53mais s'il y avait eu devant lui une menace RN,
09:57est-ce que dès lors, l'alliance avec LFI
09:58aurait été raisonnable ou justifiable
10:00dans ces circonstances présentes?
10:02J'ajouterais une chose qui me semble importante.
10:04La gauche assume de moins en moins son hostilité,
10:06assume de plus en plus, pardonnez-moi,
10:08son hostilité à la démocratie.
10:10Qu'est-ce que j'entends voir là?
10:11Deux ouvrages récents qui viennent de paraître
10:12d'intellectuels qui comptent à gauche.
10:15Edwin Plenel publie
10:16« La démocratie n'est pas l'élection »
10:18où il explique que l'essentiel de la démocratie
10:20aujourd'hui consiste à s'extraire du moment électoral.
10:23Donc, moins vous êtes électoral
10:24et plus vous êtes démocratique.
10:26Jean-François de Lagannerie,
10:27dont on a souvent parlé ici,
10:28publie « L'âme noire de la démocratie ».
10:30Il vous dit que finalement,
10:31c'est peut-être même la démocratie
10:32qu'on doit remettre en question.
10:33Et plus largement,
10:34une bonne partie des intellectuels de gauche,
10:36depuis 30-40 ans,
10:37ont expliqué qu'on devait neutraliser
10:39autant que possible la figure du peuple.
10:40Parce que le peuple a tendance
10:43à être réactionnaire,
10:43tendance à être conservateur,
10:45tendance à être identitaire.
10:46Donc, on doit le contourner autant que possible.
10:49Et devant ça, on pourrait dire
10:50que la droite n'a aucune autonomie morale.
10:53Qu'est-ce que la droite,
10:53en France et en Occident,
10:55c'est une gauche pâle?
10:56Qu'est-ce que la droite,
10:57c'est une gauche au ralenti?
10:58Qu'est-ce que la droite,
10:59c'est une gauche handicapée?
11:01Donc, à partir du moment
11:02où la droite n'est finalement
11:03qu'une forme de variable
11:04d'ajustement comptable de la gauche,
11:05elle ne sait pas s'y opposer.
11:07Ce qui est assez intéressant, par ailleurs,
11:10c'est que quand,
11:11selon les règles du jeu,
11:12parce que les règles du jeu,
11:13la droite réussit à l'emporter quelquefois,
11:15elle progresse,
11:15eh bien, qu'est-ce qu'on voit?
11:16Et là, c'est là que l'extrême-centre s'en mêle,
11:18puisque l'extrême-centre
11:18est une forme de gauche bourgeoise institutionnalisée.
11:21Eh bien, on décide, finalement,
11:22de suspendre les règles du jeu
11:24pour que la droite ne risque pas de l'emporter.
11:26Mais autrement dit,
11:27elle a joué selon les règles.
11:28Elle arrive au pouvoir,
11:29eh bien, on veut vider le pouvoir
11:30de toute substance
11:31pour éviter que la droite
11:32ne puisse faire du mal en gouvernement.
11:34Comme quoi, tout ça me semble cohérent.
11:36Mathieu Bocoté,
11:37ces alliances auront donc lieu.
11:38Alors, à quoi faut-il s'attendre d'ici 2027?
11:40Alors, je vais même mettre casquette de devin.
11:43C'est ma casquette préférée.
11:45Ensuite, je peux dire que j'ai annoncé
11:46le fait que j'avais raison.
11:48Alors, d'ici quelques semaines
11:50ou quelques mois,
11:51ce sera peut-être même quelques jours.
11:53LFI va encore franchir
11:55les fameuses lignes rouges.
11:56Jean-Luc Mélenchon
11:57va encore tenir des propos outranciers.
12:01Encore une fois,
12:02la gauche hollandienne
12:03ou la gauche gluxmanienne
12:04va encore une fois dire
12:06que là, franchement,
12:07Jean-Luc Mélenchon a été trop loin.
12:09Encore une fois,
12:10les différents partis de gauche
12:11vont dire
12:12« Là, l'alliance n'est plus possible
12:13avec LFI.
12:14Ça va trop loin.
12:16C'est impardonnable.
12:17Désormais,
12:17on ne nous y prendra plus. »
12:19Encore une fois,
12:20la droite va y croire inévitablement.
12:22La droite va dire
12:23« Mais vous avez raison.
12:25Enfin, nous devons faire
12:26un cordon sanitaire
12:27contre l'extrême-gauche,
12:29contre la gauche radicale,
12:30contre LFI. »
12:32Encore une fois,
12:33le système médiatique, globalement,
12:35va tomber dans le piège.
12:36Et si M. Mélenchon
12:37se qualifie au deuxième tour
12:38de la présidentielle,
12:40la gauche, dans son ensemble,
12:41va nous expliquer que finalement,
12:43contre ce grand diable
12:44qui est l'extrême-droite,
12:45parce que tout au cœur
12:45de l'imaginaire de la gauche,
12:47il y a cette capacité
12:47à se rassembler
12:48au nom de la mystique antifasciste.
12:50Peu importe ce qu'on a fait
12:51de mal, nous,
12:53eux en face,
12:53ils sont fondamentalement le mal.
12:55Nous, on a peut-être fait
12:56des erreurs accidentellement,
12:57nous de gauche,
12:58mais eux à droite,
12:59ils sont dans l'erreur ontologique.
13:00Ils incarnent le mal
13:01avec différentes variétés
13:03de gradations.
13:04Donc, dès lors,
13:05dès lors,
13:05si jamais on arrive
13:06à ce scénario,
13:07ils vont tous en appeler
13:08inévitablement
13:09à voter Mélenchon
13:10s'il le faut.
13:11Alors, je terminerai en disant
13:12si la droite,
13:14comme on l'appelle,
13:15voulait vraiment combattre
13:16la gauche,
13:17est-ce qu'elle se contenterait
13:18d'aller sur le mode
13:19des arguments,
13:19mes arguments sont meilleurs
13:20que les vôtres,
13:21c'est une erreur de débutant,
13:22c'est une erreur
13:23de professeur d'université,
13:24c'est une erreur d'intellectuel
13:26de Saint-Germain-des-Prés.
13:27Si la droite voulait
13:28vraiment combattre la gauche,
13:30elle stopperait
13:30l'immigration massive,
13:31pourquoi?
13:32pour en finir
13:33avec les afflux
13:35démographiques
13:35qui deviennent demain
13:36un électorat
13:37de substitution essentielle
13:39pour la gauche.
13:40Elle définancerait
13:41les programmes
13:42qui alimentent la gauche,
13:43donc elle déconstruirait
13:44en bonne partie
13:45l'État
13:45qui crée une classe
13:46bureaucratique
13:47au service de la gauche.
13:48Elle définancerait
13:49le militantisme
13:50à temps plein
13:50des différents groupes
13:52de gauche,
13:52donc ils seraient obligés
13:53de travailler
13:53pour gagner leur argent
13:54plutôt que de fonctionner
13:55sur un régime kleptocratique
13:56qui consiste à voler
13:57les classes moyennes
13:58pour être capable
13:59de financer
13:59des associations militantes.
14:01Autrement dit,
14:01si la droite
14:02voulait vraiment
14:02combattre la gauche,
14:03elle tarirait
14:04sa source démographique
14:05électorale
14:05et briserait
14:06son jouet étatique.
14:07Mais je vous annonce
14:08évidemment
14:08qu'elle ne la fera pas
14:10et que la gauche
14:11comme d'habitude
14:11gagnera
14:12même lorsqu'elle perd,
14:13elle gagne.
14:14Reconnaissons-lui
14:14un certain talent.
14:15Bon, on a tout noté
14:16et si jamais
14:17vos prédictions
14:18ne sont pas bonnes...
14:19Je vais vous expliquer
14:20alors pourquoi
14:20j'ai raison de me tromper.
14:21Merci Mathieu Pocoté.
14:22Un exemple quand même
14:23de ce que vous venez de dire
14:25réélu maire
14:25Renaissance du 5e arrondissement
14:26de Lyon.
14:27Thomas Rudigoz
14:28dénonce
14:28l'alliance honteuse
14:29je cite
14:30entre Grégory Doucet,
14:31le maire écologiste
14:32sortant
14:32et la France insoumise.
14:33On l'écoute.
14:34Là, on n'est plus du tout
14:36dans la tradition humaniste
14:38et modérée
14:38des Lyonnais
14:39pour reprendre
14:40les termes
14:40qu'a donné
14:41M. Doucet
14:41le soir du premier tour.
14:43Non, on est véritablement
14:44avec une alliance
14:45absolument choquante,
14:46scandaleuse
14:47avec LFI.
14:48Ce que fait M. Doucet
14:49est vraiment choquant
14:50pour beaucoup de Lyonnais
14:51et de Lyonnais.
14:51On ne retrouvera pas
14:52notre ville
14:52si on fait rentrer
14:54des élus LFI
14:56qui représentent
14:57véritablement
14:57en plus
14:58le canal historique
15:00de LFI.
15:01Derrière,
15:02ça veut dire
15:02cette théorie,
15:05cette politique
15:06de brutalité
15:07que porte
15:08Jean-Luc Mélenchon
15:08qui arriverait à Lyon.
15:09On n'en veut absolument pas.
15:11On continue de parler
15:12des municipales
15:13avec vous,
15:13Gabriel Cluzel.
15:14Éric Coquerel
15:15sur X
15:16a comparé
15:16Benoît Payan
15:17qui n'a pas voulu
15:18faire alliance
15:18avec la France insoumise
15:19aux irresponsables
15:21complices
15:22de l'avènement
15:22du nazisme
15:23en Allemagne.
15:23En quoi cette séquence
15:25en dit-elle long
15:26selon vous ?
15:28On voit que
15:29l'extension
15:30du domaine
15:31de la réduction
15:32à d'Hitlerum
15:33est très large
15:35puisqu'aujourd'hui
15:36elle ne touche
15:37pas seulement
15:37la droite.
15:39On peut peut-être
15:39commencer par
15:40une autre séquence
15:41qui a fait grand bruit.
15:42C'est ce petit
15:44texte très exhumé
15:46de Jean-Luc Mélenchon.
15:47Les socialistes
15:48sont de gros combinards.
15:49Ils ne vont pas
15:50nous coûter trop cher
15:51à acheter
15:52pour le second tour.
15:52C'est quelque chose
15:53qui circule
15:54beaucoup actuellement
15:54sur les réseaux sociaux.
15:56Ce n'est pas faux.
15:57Pourquoi je commence par là ?
15:58Vous allez voir
15:59qu'il y a un lien.
16:00D'ailleurs,
16:00Jean-Luc Mélenchon
16:01connaît bien les socialistes
16:02puisqu'il en vient
16:02lui-même.
16:03Oui,
16:04ils ne vont pas
16:05coûter cher à acheter
16:06parce qu'en réalité
16:06le parti socialiste
16:07en général
16:08a besoin du LFI
16:09comme LFI
16:10a besoin du parti socialiste.
16:12Et si d'aventure
16:13le parti socialiste
16:14refuse à LFI
16:15ce mariage forcé,
16:16il sera victime
16:17comme la droite
16:18d'une réduction
16:19à d'Hitlerum
16:20qui est vraiment
16:21la peine capitale.
16:22C'est ce qui est arrivé
16:23à Benoît Payan
16:24qui n'a pas pactisé
16:25ou officiellement
16:26avec LFI.
16:27Il faut dire
16:28qu'il n'en avait pas
16:29nécessairement besoin.
16:31Sébastien Delogu
16:32a fait un score
16:32assez médiocre.
16:34Et pour une raison
16:34assez simple,
16:35c'est que Benoît Payan
16:36a fait une campagne
16:37digne de la France insoumise.
16:39Il a fait le même boulot
16:40donc pourquoi se fatiguer ?
16:41Avec notamment
16:42une drague
16:43assez éhontée
16:45de l'électorat musulman.
16:47Je ne parle pas
16:48de ce projet
16:49éventé par inadvertance
16:50sur WhatsApp
16:51d'une colistière
16:52de Benoît Payan
16:53d'aller tracter
16:54à la sortie
16:55des mosquées
16:55à la rupture
16:57du jeûne
16:57mais de cette campagne
16:59de très longue haleine.
17:01Vous savez,
17:01il y a tout juste un an,
17:02le maire de Marseille
17:03était allé
17:04à la mosquée
17:05des Cèdres
17:05pour souhaiter
17:06un bon ramadan
17:07aux fidèles
17:07et il avait dit
17:08sans les musulmans,
17:09Marseille ne serait pas Marseille.
17:11Je n'ai pas entendu dire
17:12que sans les catholiques,
17:13Marseille ne serait pas Marseille.
17:14Et donc,
17:15il avait annoncé
17:16à ce moment-là
17:16qu'il allait faire voter
17:17en conseil municipal
17:18la cession d'un terrain
17:20à la mosquée.
17:21On peut rajouter aussi
17:22qu'il subventionne
17:24largement SOS Méditerranée.
17:26Donc,
17:26pourquoi s'embrasserait-il
17:27d'un de l'aigu
17:28qui finalement
17:28ne pèse pas très lourd
17:30et dont une partie
17:31de l'électorat
17:32face au RN
17:33aura de toute façon
17:34sans doute
17:34le réflexe
17:35d'un vote utile ?
17:37Sauf que l'FI
17:38ne l'entend pas du tout
17:39de cette façon
17:40et hier,
17:41une manifestation
17:42a appelé à l'Union
17:44contre l'ERN
17:45au cri de
17:47Marseille résiste.
17:48Rien que ça.
17:49Et puis,
17:50Éric Coquerel
17:50est sorti du silence
17:52parce que l'heure est grave.
17:53Alors,
17:53vous voyez,
17:53on a vu,
17:54je crois,
17:54le poste
17:55qu'il a mis sur X.
17:57On ne se connaît pas,
17:58Benoît Payan,
17:59a-t-il dit,
18:00mais j'ai envie
18:01de vous donner
18:01un conseil
18:02pour Marseille
18:03qui pourra vous servir
18:04pour l'an prochain.
18:05On pense à ce qu'il évoque
18:06évidemment,
18:072027.
18:08lisez au plus vite
18:09ce livre,
18:10peut-être vous permettra-t-il
18:11de ne pas vous identifier
18:12à son titre
18:13et il met la couverture
18:14du livre
18:15Les Irresponsables
18:16sous titre
18:17qui a porté
18:18Hitler au pouvoir
18:20du fameux
18:21Yohann Chapoutot.
18:22Alors,
18:23ça y est,
18:24tout le petit théâtre
18:25antifasciste est en place.
18:27C'est une pièce
18:28qui ne s'arrête jamais.
18:29Vous savez,
18:29à Paris,
18:29il y a une pièce
18:30au théâtre de la Huichette
18:31qui s'appelle
18:32La Cantatrice Chauve
18:33et puis il y a aussi
18:33La Leçon de Ionesco
18:35et elle joue
18:36tous les soirs
18:37ou en tout cas
18:38sans interruption
18:39depuis des dizaines d'années.
18:42Et bien,
18:42là,
18:42c'est pareil.
18:43C'est tout à fait pareil.
18:44La cantatrice
18:45n'est pas chauve.
18:46Il est plutôt
18:47Éric Coquerel,
18:48il est plutôt
18:48de bonne chevelure.
18:48Mais en revanche,
18:49il fait bien La Leçon
18:51comme le titre
18:51du livre de Ionesco
18:53à Benoît Payan.
18:54Donc,
18:54il y a Les Gentils,
18:55je vous fais le synopsis
18:56de la pièce,
18:57Sébastien Delogu
18:58et ses comparses
18:58du LFI.
18:59Et puis,
19:00il y a les Jean Moulin,
19:02Peau de Lapin
19:02qui ont défilé
19:03sans rire
19:04aux cris de Marseille résiste,
19:05fallait le faire.
19:06Et puis aussi,
19:08plus intéressant,
19:09il y a Les Méchants.
19:10Alors,
19:10pourquoi plus intéressant ?
19:11Parce que grâce à ce livre,
19:13très intéressant ce livre,
19:14de M. Chapoutot,
19:16l'étendue
19:16des méchants complices
19:18peut être élargie
19:19par cercle concentrique
19:21à l'infini.
19:22C'est la poupée russe
19:23de la réduction
19:24à Hitlerum.
19:25Pourquoi Éric Coquerel
19:26s'appuie-t-il sur ce livre ?
19:27Déjà,
19:27parce que c'est sa Bible.
19:30M. Chapoutot est l'exemple type
19:31de l'expert militant.
19:33C'est un intervenant régulier
19:34sur le service public,
19:35mais aussi sur des médias
19:37d'extrême-gauche
19:37tels que Blast.
19:39Alors,
19:39ils sont plusieurs comme ça.
19:40on pourrait les appeler
19:41les évangélistes
19:42de la gauche.
19:43Il y a lui,
19:44donc,
19:44pour l'histoire,
19:45il y a Piketty
19:45pour l'économie,
19:46il y a Le Bras
19:47pour la démographie.
19:49Et tout ce qu'il raconte,
19:51alors vraiment,
19:51les gens à la gauche
19:52le boivent comme du petit lait.
19:54C'est parole d'évangile,
19:55c'est l'évangile
19:55selon Chapoutot,
19:57l'évangile selon Piketty,
19:58l'évangile selon Le Bras.
20:00Et ne pas y adhérer,
20:01c'est blasphémé.
20:02Vous savez,
20:03Jean-François Chemin,
20:03il a écrit un livre,
20:05il est venu le présenter ici,
20:06Notre ami la gauche,
20:07deux siècles de cléricature.
20:09Il nous explique
20:10que la pensée de gauche
20:10est un avatar de religion.
20:13Eh bien,
20:13c'est vrai que l'adresse
20:14de Coquerel à Parayan,
20:15il ressemble,
20:16vous savez,
20:16au non possumus
20:19des martyrs.
20:20Vous ne pouvez pas le faire.
20:21Mais sauf que cette religion
20:23ne connaît ni miséricorde,
20:24ni rédemption.
20:28Donc,
20:29M. Chapoutot,
20:29c'est un réduction
20:31adhitlermiste de profession.
20:33Vous voyez ?
20:33Donc,
20:34il fait en sorte
20:34de rentrer au chausse-pied
20:35toute la vie politique française
20:37dans l'Allemagne nazie.
20:38Il ne recule devant
20:38aucun anachronisme
20:39ni aucune grosse ficelle.
20:42Cela lui est souvent
20:42reproché par ses pairs,
20:43d'ailleurs des gens
20:44pas nécessairement de droite,
20:45mais d'autres universitaires.
20:47Il y a un chercheur,
20:48Thibaut Lutexier,
20:49qui lui dit,
20:50mais enfin,
20:51il favorise l'idéologie
20:52au dépend de la rigueur historique,
20:54je le cite.
20:55Et un autre parle
20:55de confusionnisme.
20:57C'est la méthode
20:58qui est évidemment
21:00remise en cause.
21:01Mais à l'extrême-gauche,
21:02on l'adore
21:03parce qu'il donne un cadre
21:05supposé sérieusement
21:06au déroulement
21:06commode
21:07de la pelote de laine
21:09réduction
21:09à dite l'air.
21:10Vous savez,
21:10c'est comme le scotch,
21:11vous avez un dérouleur facile.
21:12Donc là,
21:13c'est la même chose.
21:14Donc,
21:14si on fait un résumé,
21:16le RN,
21:17ce serait les nazis.
21:18C'est la comparaison
21:19que fait Eric Coquerel,
21:20on le comprend
21:20dans le tweet.
21:22Alors,
21:23c'est proprement
21:23assez irresponsable
21:24parce qu'on sait aujourd'hui
21:25ce que l'extrême-gauche,
21:27enfin le sort
21:27que réserve l'extrême-gauche
21:29depuis Charlie Kirk
21:30qui contient de rang
21:31à ceux qui ont
21:32une étiquette nazi
21:33épinglée dans le dos
21:35puisqu'un nazi,
21:36c'est quelqu'un
21:36qui est inhumain.
21:37Donc,
21:38s'il n'est pas humain,
21:39on peut le tuer.
21:40Ensuite,
21:41viennent les collabos
21:42qui,
21:43pour LFI,
21:43peuvent être aussi
21:44de droite
21:45ou de gauche.
21:46Je vous rappelle
21:46qu'en septembre 2023,
21:48Jean-Luc Mélenchon
21:48et Sophie Chikirou
21:49avaient comparé
21:50le communiste
21:51Fabien Roussel
21:52à Jacques Doriot.
21:54Il y a du Doriot
21:56dans Roussel.
21:57Donc ça,
21:57c'est les collabos.
21:58Puis il y a enfin
21:59les irresponsables.
22:00Et là,
22:01Coquerel reprend
22:02la comparaison
22:03faite par Chapoutot
22:04entre la Ve République
22:06actuelle
22:06et les dernières heures
22:08de la République
22:09de Weimar.
22:10Il dit que les politiciens
22:11actuels
22:13finalement ressemblent
22:13aux politiciens
22:15allemands
22:15des années 30
22:16qui,
22:16en refusant
22:17de laisser gouverner
22:18la gauche,
22:19ont fait le lit
22:19des nazis.
22:20Coquerel compare donc
22:21Payan
22:22à ces politiciens
22:23allemands de Weimar.
22:24Si on vous comprend bien,
22:25un strain-là,
22:25tout le monde est nazi.
22:26Est-ce que ça ne banalise
22:27pas le nazisme ?
22:29Oui,
22:29parce que si tout le monde
22:30est nazi,
22:31personne n'est nazi
22:31à la fin.
22:33Mais Chapoutot
22:34est donc le mettant
22:35en scène
22:35de ce petit théâtre.
22:36Il campe les personnages
22:38et en fait,
22:38la FI n'a plus qu'à
22:39faire son marché
22:40pour distribuer
22:41les rôles.
22:42D'ailleurs,
22:42Chapoutot le fait
22:43parfois lui-même.
22:44J'ai regardé
22:44cet après-midi
22:45pour préparer
22:46cette émission
22:46des vidéos
22:46assez stratosphériques.
22:48Emmanuel Macron,
22:49par exemple,
22:50selon Chapoutot,
22:51a une sensibilité
22:51d'extrême droite.
22:52Vous ne l'avez
22:53sans doute pas remarqué.
22:54Et même une culture
22:55d'extrême droite
22:56car il a été scolarisé
22:57chez des jésuites
22:58et il est issu
22:59d'une famille bourgeoise.
23:00Cela ne les avait
23:01évidemment sautés
23:02aux yeux à tous.
23:04Il va même jusqu'à
23:05comparer Emmanuel Macron
23:06à Franz von Papen,
23:07cet homme politique allemand,
23:09pas nazi à la base,
23:11mais qui a permis
23:11à Hitler
23:12d'accéder au pouvoir.
23:13Il dit
23:13« Je n'en fais pas
23:14un clone
23:14de Franz von Papen,
23:16mais j'observe
23:16des similitudes. »
23:18Vous trouvez ça
23:18dans un entretien
23:19dans l'Obs ?
23:20Alors,
23:20si Emmanuel Macron
23:22et Franz von Papen,
23:23vous imaginez
23:24ce que sont
23:24les autres
23:25qui sont
23:25un tout petit peu
23:26à sa droite.
23:28D'ailleurs,
23:28M. Chapoutot
23:29définit la droite
23:30comme une pente.
23:31Il dit
23:31« C'est celle
23:32de l'avachissement,
23:33de la facilité,
23:34de l'absence
23:35de réflexion,
23:36de l'absence
23:37d'effort. »
23:38fermez le banc,
23:39c'est sympathique.
23:40Alors,
23:40pourquoi s'arrêter
23:41un instant
23:42sur ce post
23:43d'Éric Coquerel ?
23:44Parce qu'en fait,
23:45il est très intéressant.
23:46Il montre
23:46le processus révolutionnaire
23:48par excellence
23:49qui dévore ses enfants
23:50et la réduction
23:51à Hitleroum
23:51en fait partie.
23:53Donc,
23:53si Payan
23:54n'accepte pas
23:55la main de LFI,
23:56il est un complice
23:57des nazis.
23:58Alors,
23:59évidemment,
24:00aujourd'hui,
24:01Sébastien Delegu,
24:01c'est un peu
24:02tel est pris
24:02qu'il croyait prendre.
24:03Il n'a pas eu
24:03d'autre choix
24:04que de se retirer
24:04parce que sinon,
24:05il aurait donné
24:06l'impression
24:06de faire le lit
24:07des bruits de bottes,
24:08si j'ose dire.
24:09Mais la révolution
24:11qui dévore ses enfants
24:12peut aussi,
24:12ce sera ma conclusion,
24:13dévorer Coquerel lui-même
24:15parce que la réduction
24:16à Hitleroum,
24:17finalement,
24:17elle a un côté
24:21très occidentaux centré,
24:23arrive une autre réduction,
24:25la réduction
24:25à France Antica,
24:28on pourrait dire,
24:29ou Galia Antica,
24:30ancienne France.
24:32Je vous explique,
24:33Éric Coquerel
24:33est le premier en 2017
24:35à avoir jugé nécessaire
24:36que tous les prochains maires
24:37du 93
24:38aient la couleur de peau
24:39des habitants du 93,
24:41sauf que lui-même
24:41est député du 93
24:43et ne remplit pas tellement
24:44les critères
24:45de la Nouvelle France
24:46tels exposés ce matin
24:48par le seul maire
24:49et les filles
24:49élus au premier tour
24:50à Saint-Denis,
24:51qu'a-t-il dit,
24:52pour appartenir
24:53à la Nouvelle France
24:54et il faut être héritier
24:55de l'immigration.
24:56Éric Coquerel
24:56n'a aucune légitimité
24:58à s'en réclamer.
24:59Finalement,
25:00on parlait d'irresponsable,
25:01il a peut-être été irresponsable
25:02lui-même
25:03avec ses propos
25:04parce qu'il a contribué
25:06par là
25:06à creuser
25:07sa propre tombe politique.
25:09Merci beaucoup,
25:10Gabriel Cluzel.
25:11Et parmi les municipalités
25:12qui seront scrutées
25:13dimanche,
25:13il y a Toulon,
25:14Toulon,
25:15où la candidate RN
25:16Laure Lavalette
25:16est arrivée en tête
25:17au premier tour
25:18avec 42% des voix,
25:19loin devant José Massy,
25:21la mère sortante
25:22d'hiver droite
25:22qui est arrivée seconde
25:24avec 29,5% des voix
25:26et Michel Bonus,
25:27le candidat LR,
25:28arrivé troisième
25:28avec ses 15,7%,
25:30qui s'était engagé
25:32à se retirer
25:33si José Massy
25:34arrivait devant lui.
25:35Il a tenu promesse
25:36et désormais,
25:37pour José Massy,
25:38l'heure est grave.
25:40Oui,
25:40l'heure est grave.
25:41Oui,
25:41oui,
25:41on se retrouve
25:43dans une position
25:44où en effet,
25:45vous avez dit,
25:45il me manque des points,
25:48mais Laure Lavalette,
25:49certes,
25:49a fait 42%.
25:50Je vous renvoie
25:51aux législatives de 2024.
25:52C'est la même configuration.
25:54On a déjà montré
25:55qu'on pouvait se rassembler
25:56au deuxième tour,
25:57pas si vieux,
25:58c'est en 2024.
25:59Bien sûr,
25:59je suis confiante.
26:00J'ai parlé avec tout le monde.
26:02J'ai parlé avec Magali Brunel,
26:04j'ai parlé avec Isaline Kornil,
26:06j'ai parlé avec Michel Bonnus,
26:07sauf avec Laure Lavalette,
26:08bien sûr.
26:09On ne peut pas parler
26:10avec Laure Lavalette.
26:11Elle agresse.
26:13Elle agresse.
26:13Et face à l'info,
26:14on continue dans un instant.
26:16Nous nous retrouvons
26:16juste après
26:17à une très courte pub.
26:18Restez bien avec nous
26:19sur CNews.
26:23À 19h32,
26:24sur CNews,
26:24le flash d'Audrey Berthaud.
26:26Bonsoir, Audrey.
26:27Bonsoir, Clélie.
26:27Bonsoir à tous.
26:28En Irak,
26:29un groupe armé
26:30pro-iranien
26:31réclame le départ
26:32de tous les soldats étrangers.
26:34du pays.
26:35Un peu plus tôt
26:35dans la journée,
26:36plusieurs fortes explosions
26:37ont retenti
26:38dans la capitale irakienne,
26:39Bagdad.
26:40L'ambassade américaine
26:41a été la cible
26:42d'une attaque
26:43de drones
26:44et de roquettes.
26:45L'Union européenne
26:47va aider
26:47à rouvrir
26:48l'oléoduc
26:48Drujba
26:49en Ukraine.
26:50Ce dispositif
26:51achemine
26:51du pétrole russe
26:53en Hongrie
26:53et en Slovaquie.
26:55Nous espérons
26:55que l'aide
26:56de l'Union européenne
26:57pourra ouvrir
26:58la voie
26:58à la résolution
26:59du blocage actuel
27:00et garantir
27:01la réparation rapide
27:02de l'oléoduc
27:04en souligné
27:04deux dirigeants européens.
27:06Et enfin,
27:06Emmanuel Macron
27:07a rendu hommage
27:08en début d'après-midi
27:09aux militaires français
27:11tués en Irak.
27:12Le major Frion
27:13est mort pour la France
27:14alors qu'il oeuvrait
27:15à la lutte
27:15contre le terrorisme,
27:16a déclaré le chef de l'État.
27:18La nation se tient
27:19aux côtés de sa famille,
27:20de ses proches
27:21et de ses frères d'armes.
27:23Je rappelle qu'Arnaud Frion,
27:2442 ans,
27:24a été tué jeudi soir
27:26dans une frappe de drone
27:26qui a également blessé
27:28six autres militaires.
27:29Merci beaucoup Audrey.
27:30On se retrouve
27:30dans une demi-heure
27:31face à l'info.
27:32La suite,
27:33Marc Menand.
27:33Oui.
27:34À l'étranger cette fois,
27:35on change un peu,
27:35plus de municipal pour l'instant.
27:37À l'étranger,
27:37une nouvelle cible de choix
27:38atteinte par les Israéliens.
27:40Le secrétaire du Conseil suprême
27:41de la Sécurité nationale iranien,
27:43Ali Larijani,
27:44a été abattu à Téhéran.
27:46C'est l'un des hommes
27:47qui régnaient
27:47sur la République islamique.
27:49Alors, il y en a un autre également
27:50qui a été abattu aujourd'hui
27:51et parmi ceux qui sont théoriquement
27:54ou qui étaient à la tête
27:56de façon intérimaire
27:58de ce régime iranien,
28:01Soleimani,
28:02qui lui était le chef du Basij,
28:05qui est une sorte de milice
28:07qui doit régler en quelque sorte
28:09tous les éléments
28:11de la gestion
28:13de ce régime.
28:16Alors,
28:16que s'est-il passé ?
28:18Déjà,
28:18il faut prendre
28:19ce que les Israéliens ont dit.
28:21Ils ont rejoint
28:22dans les profondeurs
28:23de l'enfer
28:24Ali Khaminaï,
28:28celui qui a été tué,
28:30le grand chef
28:31qui a été tué,
28:32le guide suprême,
28:33qui a été tué
28:34le 28 janvier.
28:36L'armée israélienne
28:37poursuit ses opérations
28:39en Iran
28:39en grande intensité.
28:41Elle détruit les missiles,
28:42les infrastructures,
28:43la révolution
28:45est démantelée.
28:47Alors,
28:47cette révolution démantelée,
28:49disons qu'aujourd'hui,
28:50avoir abattu
28:51Ali,
28:52Larry Jani,
28:54c'était une façon
28:55sans doute
28:55de montrer
28:56qu'effectivement,
28:58Israël
28:59avait bien le contrôle
29:00de ces personnages
29:01qu'au fur et à mesure,
29:03ils éliminent.
29:04Car,
29:05il y a eu une provocation suprême,
29:07vendredi dernier,
29:08en plein Téhéran,
29:10une manifestation
29:12de masse
29:13organisée par le régime,
29:14bien évidemment,
29:15et que voit-on
29:16à la tête
29:16de cette manifestation,
29:19Ali,
29:19Larry,
29:20Jali.
29:20Regardez,
29:21c'était incroyable,
29:23comme quoi,
29:24disait,
29:25je nargue
29:25les Américains
29:26et surtout Israël.
29:31Le problème de Trump,
29:33c'est qu'il n'a pas
29:34la sagesse de comprendre
29:35que le peuple iranien
29:36est courageux,
29:36qu'il forme une nation
29:37forte et déterminée.
29:39Plus il exercera de pression,
29:41plus le peuple iranien
29:42deviendra fort.
29:43Ses attaques sont motivées
29:44par la peur,
29:45par le désespoir.
29:46Une personne forte
29:46ne bombarde pas
29:47le cœur d'une manifestation.
29:49Il est à court d'option.
29:51Alors vous voyez
29:52dans son apparence,
29:54on n'est pas avec le mollat,
29:56le bonnet, etc.
29:57Il a un côté occidental.
30:02Ça représente quoi ?
30:03Son éducation.
30:04C'est-à-dire que nous avons,
30:06en l'occurrence,
30:07un homme
30:08qui était à l'université
30:09sous le chat.
30:11Ça fait réagir tout le monde.
30:12Donc le turbo,
30:12ce n'est pas le bonnet.
30:14On a compris le turbo.
30:16Le turbo.
30:18Et donc,
30:19ce jeune homme
30:22qui est le fils
30:23lui-même
30:24d'une autorité religieuse
30:27d'un ayatollah,
30:28chite,
30:29il est né
30:32en Irak
30:33et c'était en 1958.
30:35La même année,
30:36la même année
30:37que celui
30:38qui a disparu,
30:39qui théoriquement
30:40est l'héritier
30:41de son père,
30:43à savoir
30:44Moshtaba Kamenai.
30:46Et à l'instant,
30:47d'ailleurs,
30:47je vous coupe de nouveau,
30:48mais en Iran,
30:50l'armée israélienne
30:51dit qu'elle va traquer,
30:53trouver
30:53et neutraliser
30:54Moshtaba Kamenai.
30:55Alors voilà,
30:56ça nous donne une indication.
30:58C'est que pour eux,
30:59apparemment,
31:00il est encore vivant.
31:01Alors que certaines sources
31:03suggéraient
31:04que soit
31:05il avait été gravement blessé
31:06et qu'il était
31:07dans l'incapacité
31:08d'apparaître
31:09et qu'il n'avait même
31:10peut-être pas
31:11la conscience
31:12qu'il était dans le coma
31:13et d'autres disaient
31:14carrément
31:14qu'il avait été abattu.
31:16Si les Israéliens
31:17nous donnent
31:18cette information,
31:19c'est que donc
31:20il est toujours
31:21de ce monde.
31:23Alors,
31:23le rôle
31:24qui était tenu
31:25par Ali
31:27Laridjani,
31:28c'était
31:28de tenir
31:29les rênes
31:30pendant que
31:31Kamenai
31:32éventuellement
31:33se rétablissait.
31:35Il jouait
31:35un rôle essentiel.
31:37Il était
31:37le secrétaire
31:38du Conseil
31:38suprême
31:39et c'est
31:41un organisme
31:42qui régule
31:43en quelque sorte
31:44l'autorité
31:46là-bas
31:47en Iran.
31:48Et pour revenir
31:48à son éducation,
31:49sous le Shah,
31:51on avait des universités
31:52qui fonctionnaient
31:52très très bien.
31:53C'était des universités
31:55où on bénéficiait
31:56d'une éducation
31:58occidentale.
31:58Et bien que lui
32:00étant
32:00d'une famille
32:02extrêmement religieuse,
32:04eh bien
32:04c'est d'abord
32:05passionné
32:05pour les mathématiques.
32:06Là,
32:07je dirais
32:07qu'on est
32:07dans la tradition
32:08des Perses
32:09et ensuite
32:10il est passé
32:11à la philosophie
32:12et son objet
32:14d'étude
32:14était Kant.
32:15Il l'a étudié
32:17pendant des années
32:18Emmanuel Kant
32:19tout en étant
32:20chite.
32:21Mais ça lui a permis
32:22quoi ?
32:23Eh bien
32:23de comprendre
32:24ce qu'était
32:25la mentalité
32:27des Occidentaux.
32:29Ce qui fait
32:30que cet homme
32:30qui est un
32:31conservateur
32:33extrême,
32:33un homme
32:34avec lequel
32:35il n'est pas
32:36question théoriquement
32:37d'avoir
32:38le moindre
32:39laxisme
32:39en matière
32:40religieuse
32:41est capable
32:42d'un véritable
32:43pragmatisme.
32:44Tant et si bien
32:45que dans les rôles
32:46qu'il a tenus,
32:48on l'a vu
32:49apparaître
32:49à côté
32:50des Occidentaux
32:51pour obtenir
32:53eh bien
32:54que l'Iran
32:54puisse travailler
32:57sur le nucléaire
32:58en prenant
32:59l'engagement
32:59bien évidemment
33:00de ne pas aller
33:01jusqu'à la bombe.
33:02C'était en
33:032015.
33:05Cet homme
33:05joue donc
33:06un rôle
33:07je dirais
33:08de transmission
33:09entre les religieux
33:10qui refusaient
33:12le contact
33:13avec l'Occident
33:14et lui de dire
33:15mais
33:15on peut éventuellement
33:17accepter
33:19certaines conditions
33:20de l'Occident
33:22mais laissez-nous
33:23néanmoins
33:24avoir une autonomie
33:25tant et si bien
33:26qu'ils ont
33:26actuellement
33:27c'est officiel
33:30480 kg
33:31d'uranium
33:32enrichi.
33:33C'est gigantesque.
33:34Alors où sont
33:34ces quantités ?
33:35On n'en sait rien.
33:36Sans doute
33:37c'est parsemé
33:38partout
33:39sur le territoire
33:40ce qui fait que
33:41même si
33:42les cibles
33:43tombent les unes
33:44derrière les autres
33:45dans ce système
33:46d'hydre
33:47où à chaque fois
33:47on voit de nouvelles
33:48têtes apparaître
33:50et ça a été prévu
33:51dans le régime
33:51comme tel.
33:52Donc
33:53on a la sensation
33:55qu'ils sont capables
33:56de constituer
33:57toujours
33:58une menace
33:59et qu'ils ont
34:01ce sens
34:02de la provocation
34:03en réplique.
34:04C'est ce que l'on a vu
34:05aujourd'hui
34:05en Irak
34:06avec ce drone
34:08envoyé
34:09sur l'ambassade
34:10américaine.
34:11L'air de dire
34:12bien
34:12continuez
34:13nous aussi
34:14on est en embuscade
34:16et on pourra
34:17vous nuire
34:18jusqu'au bout.
34:19Nous n'accepterons pas
34:21le dictat
34:22extrême
34:23mais en ayant perdu
34:25cet homme
34:25qui avait quand même
34:26ce sens
34:28peut-être
34:28de la négociation
34:30qui aujourd'hui
34:32risque d'émerger.
34:34Est-ce qu'au fur et à mesure
34:35on a une sorte
34:36d'élimination
34:37on a une hiérarchie
34:39qui arrive
34:40est-ce que c'est une hiérarchie
34:42qui est en disponibilité
34:44qui aura été tellement
34:45terrorisée
34:46qu'elle finira
34:47par accepter
34:48le jour
34:49où elle prendra
34:49le pouvoir
34:50toutes les suggestions
34:52que l'on leur fera
34:53ou est-ce qu'au contraire
34:55ils seront radicalisés
34:57il faut remarquer
34:58que même parmi ceux
34:59dans le peuple
35:00qui était
35:02il a été l'un des grands
35:03bouchers
35:04de ce qui s'est passé
35:05lorsque le peuple
35:06étant dans la rue
35:07les 30 000 morts
35:08il y était
35:09il en était l'auteur
35:10à sa façon
35:11Ali
35:12Laridjani
35:13et bien
35:14aujourd'hui
35:15vous avez
35:16des gens
35:16qui étaient
35:17dans le peuple
35:18contre ce régime
35:20et qui souffrent tellement
35:22qu'ils finissent
35:23par se dire
35:23et bien
35:24quoi qu'il arrive
35:25il faut que ça cesse
35:26et ils sont
35:27dans une sorte
35:28de flexibilité
35:30dans leurs idées
35:31en disant
35:31peut-être qu'il vaudrait
35:32plutôt avoir
35:33un régime
35:34qui se stabilise
35:35et puis ensuite
35:36on reprendra
35:37la résistance
35:38vous voyez que
35:39quoi qu'il arrive
35:40si Israël
35:41est toujours capable
35:43d'avoir ses actions
35:44on imagine
35:45comment
35:46Trump
35:47doit se sentir
35:48totalement perdu
35:49dans cette situation
35:51parce qu'il imaginait
35:53comme il l'avait clamé
35:54que la guerre
35:55serait extrêmement courte
35:57qu'il aurait
35:58la solution
35:59qui apparaîtrait
36:01d'elle-même
36:02après quelques jours
36:03de frappe
36:03et aujourd'hui
36:04au fur et à mesure
36:05on a une sorte
36:06de dilution
36:07et l'incapacité
36:08de voir
36:09ce qui risque
36:10d'émerger
36:11d'un pareil chaos
36:12Merci beaucoup Marc
36:13et une dernière information
36:14à ce sujet
36:15puisque le président
36:16du parlement iranien
36:17a averti que le détroit
36:18d'Hormuz
36:18ne reviendra pas
36:20à son fonctionnement
36:21d'avant-guerre
36:22On revient au municipal
36:24avec vous Charlotte
36:25Dornelas
36:25Sans transition
36:26Sans transition
36:27toujours
36:28Finalement
36:29Sarah Knafo
36:29qui sera l'invité
36:30de Pascal Praud
36:31dans quelques instants
36:32se retire de la course
36:33pour la mairie de Paris
36:34Comment explique-t-elle
36:35ce choix ?
36:37Assez simplement
36:38par son objectif initial
36:39elle a donné une interview
36:40aux Parisiens
36:41et elle explique
36:42que son objectif initial
36:43était de battre la gauche
36:45et elle dit
36:45aujourd'hui
36:46je me retire
36:46pour nous donner
36:47toutes les chances
36:48de battre la gauche
36:49donc dans une fuite
36:50assez logique
36:50point sur lequel
36:51elle insiste lourdement
36:52au fil de l'interview
36:54elle y revient
36:54à plusieurs reprises
36:55ce n'est pas l'envie
36:56de voir Rachida Dati
36:57gagner qui la motive
36:58mais celle de voir
36:59la gauche perdre
37:00elle le dit en ces termes
37:01elle le répète
37:02elle explique qu'entre
37:03le mal et le moindre mal
37:04elle choisit quand même
37:05le moindre mal
37:05c'est quand même
37:06une manière de qualifier
37:07Rachida Dati
37:08de mal à la fin
37:09donc elle précise
37:10une chose
37:11assez évidente à gauche
37:13depuis quelques jours
37:14mais absolument inédite
37:15à droite
37:15je la cite
37:16vous imaginez bien
37:17que cette liste
37:17n'est pas mon idéal politique
37:18mais j'ai une conviction
37:20c'est qu'on ne peut pas
37:20laisser Paris aux communistes
37:21et à leurs alliés
37:22alors s'il fallait résumer
37:25c'est une décision
37:26qu'elle s'impose
37:26par réalisme
37:27non pas partisan
37:28en l'occurrence
37:29mais politique
37:30elle examine les forces
37:31en présence
37:32et juge que l'une
37:33est pire que l'autre
37:34parmi les deux
37:35qui pourraient l'emporter
37:36dimanche
37:36c'est pour éviter cela
37:37qu'elle se retire
37:38n'ayant elle-même
37:39aucune chance de l'emporter
37:40évidemment selon tous
37:42les calculs possibles
37:43elle espère par ailleurs
37:45alors là
37:45ça relève un peu
37:47du vœu pieux
37:47mais elle le glisse quand même
37:48vous allez voir pourquoi
37:49elle dit que Rachida Dati
37:51devrait entendre
37:52les attentes
37:53de ses électeurs à elle
37:54Sarah Knafo
37:55sur je cite
37:56la baisse des dépenses
37:57la baisse des impôts
37:58plus de sécurité
37:58pour les parisiens
37:59et sur le fait
38:00de mettre la technologie
38:01au service des parisiens
38:02et sur la beauté
38:03de la ville
38:04raison
38:04ou en tout cas sujet
38:06qu'elle a mis au cœur
38:07de sa campagne
38:08et elle pense
38:09elle s'adresse ainsi
38:10à Rachida Dati
38:11par voie détournée
38:12elle pense que cela
38:13a plus de chances
38:13d'aboutir avec Rachida Dati
38:15même si elle y croit peu
38:16qu'avec Emmanuel Grégoire
38:18avec qui elle n'y croit pas
38:19du tout
38:20alors Sarah Knafo
38:21ça a échappé
38:21à personne
38:22aurait voulu une union
38:23elle en a parlé
38:24pendant la campagne
38:25elle en a parlé
38:25depuis dimanche également
38:26mais cette dernière
38:28l'union a été conclue
38:29avec Bournazel
38:30qui ironie de l'histoire
38:31lui n'en voulait pas
38:32on sait depuis
38:33que ça a été imposé
38:34et par le gouvernement
38:35en tout cas
38:36par Emmanuel Macron
38:37et par
38:38Édouard Philippe
38:40Bournazel se retire
38:41et Sarah Knafo
38:42qui voulait cette union
38:42c'est-à-dire le partage
38:44en l'occurrence
38:45des postes
38:46ne l'aura pas
38:47elle se retire
38:48donc gratuitement
38:49par souci de cohérence
38:50vis-à-vis du positionnement
38:51de reconquête
38:52sur la question
38:53de l'union des droites
38:54et en particulier
38:55dans cette campagne
38:55puisqu'elle le disait
38:56depuis le début
38:57elle parlait moins
38:57d'union des droites
38:58que de battre la gauche
38:59mais cela risque
39:00de ne pas avoir
39:01exactement le même impact
39:02évidemment
39:02que si elle avait conclu
39:03une alliance
39:04avec Rachida Dati
39:05L'issue étant prévisible
39:07pourquoi se présenter
39:08Charlotte ?
39:09C'est la question
39:09qui peut se poser
39:10parce qu'en effet
39:11elle n'entrera pas
39:11au conseil de Paris
39:12en se désistant aujourd'hui
39:14mais pourquoi se présenter
39:16parce qu'elle avait
39:16évidemment
39:17un projet qui n'est celui
39:18de personne d'autre
39:18dans le détail
39:19ça paraît bête
39:20mais dans un premier tour
39:21c'est évidemment pour ça
39:22qu'on se présente
39:23mais la droite
39:24a du mal à distinguer
39:25le ressort du premier
39:26et celui du second tour
39:27notamment sur le terrain
39:28des alliances
39:28raison pour laquelle
39:30d'ailleurs la droite
39:30s'indigne beaucoup plus facilement
39:32des alliances
39:32qu'il y a en face
39:33qu'elle ne se pose
39:33la question des siennes
39:34alors au premier tour
39:36on propose une offre
39:37qui est la sienne
39:38et en l'occurrence
39:39c'est ce qu'a fait
39:40Sarah Knafou
39:40elle a su trouver
39:41un public à Paris
39:42et chose notable
39:44alors elle a fait perdre
39:45probablement des voix
39:46à Thierry Mariani
39:47qui était le candidat
39:48du Rassemblement National
39:49on l'a vu au début
39:51dans les intentions de vote
39:52mais Rachida Dati
39:53dans les sondages
39:53n'a pas bougé
39:54alors que Sarah Knafou
39:55augmentait
39:56peut-être aussi
39:58étant donné le taux
39:59d'abstention immense
40:00notamment à Paris
40:01peut-être
40:02peut-être
40:03pardon
40:03a-t-elle su créer
40:05un nouvel électorat
40:06qui se positionne à droite
40:07beaucoup plus sur une ligne
40:07Knafou
40:08que sur une ligne
40:08Dati évidemment
40:10et elle a voulu
40:11imposer une tendance
40:12dans le paysage politique
40:13parisien
40:14et au second
40:15elle choisit donc
40:17puisqu'elle n'a pas
40:18elle la capacité
40:19de l'emporter
40:19ce moindre mal
40:21n'ayant pas d'autre choix
40:22mais ce qui est plus
40:23étonnant en réalité
40:24que ce désistement
40:26c'est le refus
40:26de l'alliance
40:27pourquoi ?
40:28parce que
40:28Madame Dati
40:29elle-même
40:30a jugé que la candidature
40:31depuis le début de la campagne
40:32elle explique que
40:33la candidature de Sarah Knafou
40:34est un moyen
40:35de diviser le camp
40:36à même de battre la gauche
40:39donc Rachida Dati
40:40mettait Sarah Knafou
40:40dans son camp
40:41depuis le début
40:42puisqu'elle l'accusait
40:42de le diviser
40:43donc c'est bien
40:44qu'elle imaginait
40:45qu'il y avait des choses
40:45en commun entre les deux
40:47elle n'a pas accusé
40:48Sophia Chikirou
40:50de en l'occurrence
40:51diviser les forces
40:52à même de battre la gauche
40:53c'est donc bien
40:54qu'elles avaient a priori
40:55des choses en commun
40:56et c'est ce commun
40:57même négatif
40:58à savoir
40:59on se retrouve
40:59pour battre la gauche
41:00parce qu'on a quand même
41:01plus de choses en commun
41:02qu'avec Emmanuel Grégoire
41:03sur lequel s'attarde
41:04aujourd'hui Sarah Knafou
41:05et sur lequel
41:06elle espérait l'alliance
41:07rien de plus
41:08puisqu'elle était
41:09elle-même candidate
41:10à côté
41:12de Rachida Dati
41:14et c'est d'ailleurs
41:14un enjeu pour Rachida Dati
41:16désormais
41:16Rachida Dati
41:17depuis le début
41:17de la campagne
41:18là encore une fois
41:19nous dit
41:20s'il n'y avait pas eu
41:20Pierre-Yves Bournazel
41:21et Sarah Knafou
41:22j'étais en mesure
41:23de battre la gauche
41:24moi seule
41:25on verra dimanche
41:26puisqu'il n'y a plus
41:27ni Bournazel
41:28ni Sarah Knafou
41:28est-elle en effet
41:29capable de le faire
41:31sans considérer
41:32en l'occurrence
41:33une tendance de la droite
41:34qui a quand même fait
41:35plus de 10%
41:36c'est-à-dire celle de Sarah Knafou
41:37avec laquelle
41:38elle ne veut pas parler
41:39tout en jugeant responsable
41:40le fait de se retirer
41:41parce que finalement
41:42les électeurs
41:43sont naturellement
41:44les nôtres
41:45il va falloir qu'on m'explique
41:46comment on s'y retrouve
41:47dans cet argumentaire
41:49alors une alliance
41:50aurait pu convaincre
41:51les personnes
41:53qui ont voté
41:54Sarah Knafou
41:54et qui peut-être
41:55ne votaient pas hier
41:56ou en tout cas
41:57ne votaient pas
41:57Rachida Dati
41:58est-ce qu'un désistement
41:59le fera ?
42:00la question reste entière
42:00notons au passage
42:02que la rhétorique
42:03sur le refus de l'alliance
42:04avec Sarah Knafou
42:05s'est déplacée à Bruxelles
42:06ces derniers jours
42:07c'est parce qu'elle siège
42:08dans le groupe
42:09où il y a la FD allemande
42:11qu'il était absolument
42:12impossible
42:12de faire cette alliance
42:14je note simplement
42:15au passage
42:15qu'il y a une semaine
42:16un texte a été voté
42:18par le PPE
42:19dans lequel siège LR
42:20qui soutient Rachida Dati
42:22avec toutes les droites
42:23ils en étaient très fiers
42:24notamment avec le groupe
42:26dans lequel siège la FD
42:27et Sarah Knafou
42:29donc la semaine dernière
42:29c'était pas grave à l'Europe
42:30aujourd'hui ça empêche
42:31absolument toute alliance
42:33même contre la gauche
42:35et par ailleurs
42:36Mathieu rappelait tout à l'heure
42:37que certains
42:39dans le camp
42:40même
42:40sont tristes
42:41on va dire
42:41imaginaient une primaire
42:43qui pouvait aller
42:43jusqu'à Sarah Knafou
42:44c'était un débat
42:45on se parlait poliment
42:46certains étaient pour
42:47certains étaient contre
42:48mais personne ne hurlait
42:49au retour du nazisme
42:50devant cette proposition
42:52c'est désormais
42:53ce que fait la droite
42:53elle-même
42:54vis-à-vis d'une partie
42:55d'elle-même par ailleurs
42:57puisqu'ils font partie
42:58du même camp
42:59cette année
42:59pas s'y retrouver
43:00je vous l'accorde
43:01mais si le but de tout
43:02c'était finalement
43:03de faire perdre la gauche
43:04ce désistement
43:05semble assez naturel
43:06est-ce qu'il l'est vraiment ?
43:08d'un point de vue
43:09strictement partisan
43:10et même au sens noble du terme
43:11c'est-à-dire le fait
43:12de défendre cette ligne-là
43:13ça ne l'est pas vraiment
43:14parce que ça recouvre
43:15un sacrifice
43:16celui de ne pas avoir
43:17la tendance Knafou
43:18ou reconquête
43:19au Conseil de Paris
43:20qui aurait pu incarner
43:21une opposition
43:21au sein du Conseil de Paris
43:23c'est sûr
43:24mais d'un point de vue
43:25plus largement politique
43:26et sur cette volonté
43:27d'imposer la nécessité
43:29de l'union des droites
43:30si le but est réellement
43:31de perdre le moins possible
43:32c'est-à-dire
43:33de ne pas céder
43:34la place à la gauche
43:35alors oui
43:36c'est plutôt naturel
43:37entre guillemets
43:39si Rachida Dati
43:40gagne dimanche
43:41ce qui n'est pas encore
43:42assuré
43:43mais la droite
43:44au-delà de cette question
43:45parisienne
43:45devrait regarder
43:46parce que alors
43:47j'ai vu des trucs
43:48formidables ces derniers jours
43:49c'est-à-dire qu'on a
43:50par exemple
43:50le LR
43:52et notamment Bruno Retailleau
43:53qui félicite
43:54et Rachida Dati
43:55évidemment
43:55qui félicite
43:56Sarah Knapo
43:56parce que c'est vraiment
43:57une décision responsable
43:58mais eux ne se désistent pas
44:00là où le RN
44:01ou Reconquête
44:02la question ne se pose pas
44:03pourrait l'emporter
44:04ils ne se désistent pas
44:05parce que par contre
44:05ce serait irresponsable
44:07j'imagine ailleurs
44:07alors que là
44:08c'est responsable
44:09et on voit à peu près
44:10tous les camps à droite
44:11expliquer que
44:12l'autre
44:13camp de la droite
44:14devrait se désister
44:15quand eux sont en tête
44:16ce qu'ils ne font pas
44:16quand eux ne sont pas en tête
44:17donc là encore une fois
44:18c'est à n'y rien comprendre
44:20mais la droite devrait regarder
44:21attentivement la manière
44:22dont la gauche réagit
44:23partout en France
44:24vis-à-vis de la droite
44:26ou même des droites
44:27et les droites
44:28ayant un sens extrêmement large
44:30ces derniers jours
44:31quand c'est le RN
44:32qui est en tête
44:33ou qui risque
44:33de l'emporter
44:34la gauche dit
44:35qu'il y a un barrage
44:35qui justifie
44:36enfin qu'il faut faire barrage
44:37qui justifie
44:38alliance et autres
44:39fusions techniques
44:40vous avez vu toute la
44:41novlangue
44:42qui s'est créée
44:42ces derniers jours
44:43mais quand c'est pas
44:44le RN
44:45mais LR
44:45et bien il faut faire quoi
44:47un barrage
44:47qui justifie
44:48les alliances
44:49et les autres
44:49fusions techniques
44:50et quand c'est le centre droit
44:52qu'est-ce qu'il faut faire
44:53et bien un barrage
44:53parce que le centre droit
44:55commençant au centre gauche
44:56évidemment ça va sans dire
44:57donc il faut faire un barrage
44:58qui justifie
44:59alliance et autres
44:59fusions techniques
45:00quoi qu'il arrive
45:01à Paris
45:02il s'agit d'un désistement
45:03de Saracnafo
45:04c'est donc un désistement
45:06donc en gros
45:07rien
45:07Saracnafo ne va pas
45:08et bien la gauche parle d'alliance
45:10d'alliance
45:11entre l'extrême droite
45:12et la droite radicalisée
45:13de Rachida Detti
45:14le mot me fait rire
45:15mais bon
45:16donc la gauche parle d'alliance
45:17et on a même Ségolène Royal
45:18qui nous parle de coalition
45:20ce qui est factuellement pas le cas
45:22un désistement
45:22n'est pas une coalition
45:23enfin c'est vraiment
45:23du français élémentaire
45:24ce qu'elle ne fait pas
45:26quand elle parle d'elle
45:28quand il s'agit
45:29pardon de qualifier
45:30ses propres alliances
45:30ou ses propres fusions
45:32qu'elle appelle donc
45:33fusion technique
45:34accord technique
45:35pour ne pas prononcer
45:36les mots
45:37qu'elle colle
45:37à un pur désistement
45:39elle appelle donc
45:40LFI à se désister
45:41cette même gauche
45:42à Paris
45:43les électeurs de gauche
45:44à se mobiliser
45:45contre l'extrême droite
45:46alors non pas parce que
45:48Madame Dati
45:48devient subitement
45:50une menace fasciste
45:51elle n'a rien changé
45:52n'était pas une menace fasciste
45:53il y a deux jours
45:54mais maintenant que
45:54Sarah Knafo s'est désistée
45:56elle devient une menace fasciste
45:57tout simplement
45:58parce que la gauche
45:59a moins de chances
46:01qu'hier
46:02de l'emporter
46:03c'est la seule chose
46:04qui justifie évidemment
46:05cette rhétorique
46:06cette menace fasciste
46:08n'est évidemment pas
46:08ne relève pas
46:10d'autre chose
46:10que de la tactique
46:11et cela n'impressionne
46:12plus que la droite
46:13c'est quand même original
46:14je revois
46:15l'excellente chronique
46:16de mon confrère
46:18Mathieu
46:18et quelle que soit
46:19la situation
46:20la gauche trouve donc
46:22toutes les excuses
46:22du monde
46:23à ses reniements
46:23à ses aveuglements
46:24à ses retournements
46:25parce qu'il faut
46:26battre la droite
46:26qui est le véritable mal
46:27je reprends
46:28pire que toutes
46:29les indignations passées
46:30tout ce qui était grave
46:32hier sera grave demain
46:33mais entre temps
46:34battre la droite
46:35est évidemment plus important
46:36et à l'inverse
46:37la gauche ne pardonne rien
46:39et hurle au fascisme
46:40à chaque fois
46:40non pas que la droite
46:41existe
46:42non pas que la droite
46:42est à droite
46:43mais que la gauche
46:44peut perdre
46:45quand la gauche
46:46peut perdre
46:46alors la menace
46:47en face est fasciste
46:48Olivier Faure
46:49comprend d'ailleurs
46:50toutes les alliances
46:50locales avec LFI
46:51qu'il condamnait
46:52hier au niveau national
46:53et la seule qui sanctionne
46:55c'est une alliance
46:55avec Horizon
46:56j'imagine que c'est
46:58le début de la droite
46:58radicalisée
46:59Merci beaucoup
47:00Charlotte Dornelas
47:01on continue de parler
47:02de ces municipales
47:02et ce qu'elle révèle
47:04Mathieu
47:05votre second édito
47:06on répète que
47:06deux Frances s'affrontent
47:08et il semble
47:08qu'on le répétera
47:09jusqu'à la présidentielle
47:10ou moins
47:11d'ailleurs
47:11quelles sont ces deux Frances ?
47:14Alors c'est une formule
47:15qui revient sans arrêt
47:16les deux Frances
47:17mais encore
47:18faut-il les caractériser
47:19le premier élément
47:20si je peux me permettre
47:21en politique
47:22qu'on s'entend de la politique
47:23ce n'est pas le dialogue
47:24le rassemblement
47:25autour du bien commun
47:26ça c'est ce qu'on souhaiterait
47:27la politique c'est l'affrontement
47:28la politique c'est le conflit
47:30et en ce moment
47:30il y a donc un conflit
47:31alors en général
47:32le conflit on peut souhaiter
47:33dans un pays
47:34qu'il soit entre des idéologies
47:35entre des philosophies
47:36entre deux visions différentes
47:38du même pays
47:39mais là on est dans
47:40quelque chose d'autre
47:41c'est la France elle-même
47:42qui devient objet d'appropriation
47:44donc c'est pas deux visions
47:45de la France
47:46c'est pas deux philosophies
47:47de la France
47:48c'est pas deux projets
47:49pour la France
47:49c'est deux Frances
47:50donc finalement
47:51le mot France
47:52se désincarne
47:53le mot France
47:53se détache du réel
47:55et ça devient
47:55un objet de conquête
47:56donc il y a ceux
47:57qui sont attachés
47:58à une définition
47:59plus historique
48:00plus classique
48:00de la France
48:01et il y a ceux
48:01qui veulent s'emparer
48:02de ce mot
48:03pour en faire
48:03on connait la formule
48:04une nouvelle France
48:06donc que recoupe
48:07ce clivage
48:08il y a une formulation
48:09assez radicale
48:10pour ne pas dire inquiétante
48:11disons-le
48:11d'Isabelle Saporta
48:13qui dit
48:14sur une autre chaîne
48:15elle dit
48:15le conflit
48:16il faut être clair
48:17il faut arrêter
48:17d'utiliser des termes
48:18trop compliqués
48:19c'est le conflit
48:20entre la France blanche
48:22et la nouvelle France
48:23alors j'avouerais
48:24que j'ai été étonné
48:24par une telle racialisation
48:25du débat
48:26de la part d'éditorialistes
48:27centristes aussi recommandables
48:28mais cela dit
48:29la formule est brutale
48:31mais elle a le mérite
48:32de nous permettre
48:32de comprendre
48:33comment chacun voit
48:34les choses
48:35lorsqu'ils sont désinhibés
48:36alors comprenons bien
48:38pour Mme Saporta
48:39mais aussi pour tous ceux
48:40parce qu'il faut comprendre
48:41que cette vision-là
48:42c'est celle de l'extrême-centre
48:43qui qualifie
48:44les patriotes normalement
48:45les nationalistes
48:46au sens large
48:47les souverainistes
48:47dans leur esprit
48:48ils sont attachés
48:49d'isiter la France blanche
48:50et eux c'est la nouvelle France
48:51ou la République
48:52il y a différentes manières
48:53de le nommer
48:53donc quelle est la France blanche
48:55c'est intéressant
48:55comment apparaît
48:56la France traditionnelle
48:57pour ces gens-là
48:58on ne parle plus
48:59de la République
48:59en la manière
49:00de la fameuse République
49:01à laquelle tu entends
49:02l'extrême-centre
49:02donc c'est plus la République
49:03et ses idéaux
49:04liés à la révolution
49:05ce n'est plus la religion
49:06la France catholique
49:07ce n'est plus l'histoire
49:09la France millénaire
49:10depuis Clovis
49:10depuis la France capétienne
49:12trouvez votre référence
49:13ce n'est plus la France
49:15en termes historiques
49:16culturels
49:16ce n'est plus la France
49:18des mœurs
49:20rappelez-vous
49:20dans les années 80
49:21je pensais dans Globe
49:22on dénonçait la France
49:23beret-baguette
49:23ah ça beret-baguette
49:24c'était le début du fascisme
49:25et bien là
49:27tout ça
49:27finalement
49:28on se débarrasse
49:29des mœurs
49:29on se débarrasse
49:30de la culture
49:30on se débarrasse
49:30de l'histoire
49:31on se débarrasse
49:31de la religion
49:32on se débarrasse
49:33de l'identité
49:33et ce qu'on voit
49:34tout simplement
49:35c'est une France
49:36dite blanche
49:37et qui
49:38est présentée négativement
49:40cette France blanche
49:41qui ne veut pas mourir
49:42parce qu'apparemment
49:43elle devrait vouloir mourir
49:45et on a de l'autre côté
49:46donc cette forme
49:47dans l'analyse
49:47de ceux qui pensent ainsi
49:48c'est une prédominance
49:49du fait ethnique
49:50manifestement
49:51le fait ethno-culturel
49:52on a tout fait
49:52pour le gommer
49:53depuis 30 ou 40 ans
49:54manifestement
49:55il remonte
49:56à la surface
49:56aujourd'hui
49:57et il est nommé
49:57de manière décomplexée
49:58chez les gens
49:59qui sont pourtant
50:00des gens très recommandables
50:02donc
50:02quelle est la nouvelle France
50:03l'autre pôle
50:05M. Mélenchon
50:06le sépare
50:07de la créolisation
50:08la créolisation
50:09c'est-à-dire
50:09le grand brassage
50:10universel
50:11censé accoucher
50:12d'un autre peuple
50:12qui n'est plus du tout
50:13celui qui était là auparavant
50:14M. Mélenchon
50:15d'ailleurs
50:16se réclame
50:16du grand remplacement
50:18théorie
50:18conspirationniste
50:19et raciste
50:19d'extrême droite
50:20si j'ai bien compris
50:20quoi qu'il en soit
50:21il s'en réclame
50:22M. Mélenchon
50:23trouve qu'il y a
50:24les Français de souche
50:25causent problème
50:25en France
50:27et là
50:27M. Mélenchon
50:27était néanmoins déclassé
50:29parce que la créolisation
50:29vous savez
50:30c'est mélanger
50:30tout le monde ensemble
50:32et bien
50:32M. Mélenchon
50:33était déclassé
50:34par son héros du jour
50:36M. Bali Bagayoko
50:38je vais finir par le prononcer
50:39correctement
50:40qui a dit
50:41ce matin
50:41si je ne me trouve pas
50:42je cite le plus correctement
50:43du monde
50:44cette nouvelle France
50:45on lui pose la question
50:45c'est qui la nouvelle France
50:47cette nouvelle France
50:48ce sont celles et ceux
50:49qui sont les héritiers
50:50de l'immigration
50:51je n'aime pas trop
50:52le terme racisé
50:53mais la nouvelle France
50:54ce sont les enfants
50:55de la République
50:56et héritiers de l'immigration
50:57qui l'assument en tant que tel
50:59et marchent sur leurs deux jambes
51:01leur capacité
51:01d'être très humaniste
51:02au regard de ce qui se passe
51:04dans le monde
51:04et qui dans le même temps
51:05représente aujourd'hui
51:06cette fierté qu'est la France
51:07qu'on applaudit
51:08sur les terrains de foot
51:09mais qu'on n'a plus le mal
51:09à pouvoir imaginer
51:10dans les lieux de pouvoir
51:11comme la mairie
51:11d'une ville importante
51:12comme Saint-Denis
51:12je reviens à l'essentiel
51:14on nous explique donc
51:14que la France aujourd'hui
51:16la nouvelle France
51:16la France de référence
51:18de la Mélenchonie
51:18c'est la France
51:20des enfants de l'immigration
51:21donc que faire des gens
51:23qui ont le malheur
51:23d'un être que des Français
51:24d'origine française
51:25il doit bien en rester
51:26un ou deux je devine
51:26que faire de ces gens
51:28qui ont le malheur
51:29autrement dit
51:29d'être les héritiers
51:30d'une longue lignée
51:31que l'on nomme
51:31désormais France Blanche
51:32sont-ils membres même
51:34de la nouvelle France
51:35proposée par M. Mélenchon
51:36ou par M. Bagayoko
51:38est-ce qu'ils existent
51:39et de même
51:40on nous dit
51:40les enfants de la République
51:41donc est-ce que la notion
51:42d'enfants de la République
51:43est compatible encore une fois
51:44avec l'idée de la continuité
51:46historique longue en France
51:47bien sûr que non
51:48et c'est à ce moment
51:48que Saint-Denis devient
51:49un symbole absolument important
51:51parce qu'on s'est
51:53emparé d'une ville
51:54qui est une forme
51:54de capitale symbolique
51:55en quelque sorte
51:56pour la France
51:56et vous savez
51:57à l'échelle de l'histoire
51:58il faut s'emparer
51:58de la capitale de l'autre
51:59pour être capable
52:00d'y exercer sa souveraineté
52:01pour planter son drapeau
52:02pour montrer qui est le maître
52:03désormais quelque part
52:05je note soit dit en passant
52:06que si la logique
52:08communautariste portée
52:09par LFI
52:09va jusqu'au bout d'elle-même
52:10il y aura la multiplication
52:11de petites républiques
52:13ethno-soviétiques en France
52:14on comprend que c'est la logique
52:15fondée sur l'idée
52:16qu'il ne doit pas y avoir
52:17trop de représentants
52:18de l'ancienne France
52:19qui ne sont pas
52:19des enfants de l'immigration
52:20donc de ce point de vue
52:21il y a une forme de
52:22ils ne le disent pas comme ça
52:23je ne sais même pas
52:24s'ils le pensent
52:24mais ils le font
52:25une forme de logique
52:26de déplacement de population
52:28de nettoyage en quelque sorte
52:30comme on dirait
52:30en d'autres contextes
52:31pour débarrasser
52:31ces territoires conquis
52:33de la nouvelle France
52:34des vieux restes
52:35de ce qu'ils appellent
52:35je sais on comprend bien
52:36la France blanche
52:37des Français de souche
52:38et ainsi de suite
52:41comment des deux Frances
52:42est-il inévitable Mathieu
52:43l'intégration ou l'assimilation
52:45est-ce qu'elle ne pourrait
52:47pas refaire une seule France
52:49je retrouve ici
52:49votre côté vintage
52:51je te remercie
52:53vous le digérez mal
52:56alors c'est un langage
52:58très 1980-90
53:00le langage
53:01de l'intégration
53:01de l'assimilation
53:02c'est très bien
53:03l'intégration
53:03de l'assimilation
53:04j'ai répété ces mois-là
53:05toute ma vie
53:07je sens d'ailleurs
53:08qu'on veut me grand remplacer
53:09oui voilà
53:10vous n'allez pas le diger
53:1235 secondes
53:13je dis simplement
53:14c'est un vocabulaire
53:15peut-être un peu usé
53:16la question des institutions
53:18et des politiques
53:18d'intégration
53:19elle est fondamentale
53:21je ne dis pas le contraire
53:22mais quand la démographie
53:23s'impose
53:24quand le nombre
53:25le nombre
53:25et le nombre
53:26dis-je
53:27balaie les institutions
53:28balaie toutes les doctrines
53:29d'assimilation
53:30d'intégration
53:30dès lors on bascule
53:32dans un autre monde
53:32où ces mots
53:33finalement ce sont
53:34des mots creux
53:35on se retrouve juste
53:36après le flash
53:38d'Audrey Berto
53:39il est 20h
53:40sur CNews Audrey
53:41l'armée israélienne
53:43annonce qu'elle va
53:44traquer
53:44trouver
53:45et neutraliser
53:46Mojtaba Khamenei
53:47le nouveau guide suprême iranien
53:49qui n'est d'ailleurs pas
53:50apparu en public
53:51depuis sa désignation
53:52il y a plus d'une semaine
53:53nous continuerons
53:54de poursuivre
53:55toute personne
53:55représentant une menace
53:57pour Israël
53:58a dit
53:58le porte-parole
54:00de Tsaal
54:00en Iran
54:01le président du parlement
54:03avertit que le détroit
54:04d'Hormuz
54:04ne reviendra pas
54:05à son fonctionnement
54:06d'avant-guerre
54:07un peu plus tôt
54:08Donald Trump
54:09a reproché
54:10au pays de l'OTAN
54:10de faire une erreur
54:11vraiment stupide
54:12à propos du refus
54:14de nombreux pays
54:14de l'alliance
54:15de porter assistance
54:16aux Etats-Unis
54:16pour sécuriser
54:17le détroit d'Hormuz
54:19et enfin
54:20je n'ai pas commis
54:21d'actes de corruption
54:22ni de près
54:23ni de loin
54:23c'est la déclaration
54:24de Nicolas Sarkozy
54:25au deuxième jour
54:26de son procès
54:27en appel
54:27sur les accusations
54:28de financement libyen
54:29de sa campagne
54:30présidentielle de 2007
54:31l'ancien président
54:32maintient être innocent
54:34devant le président
54:35de la cour d'appel
54:36de Paris
54:37merci beaucoup
54:37Audrey
54:38on reprend
54:39la suite
54:39de votre second édito
54:40Mathieu Bocoté
54:41je disais
54:42les institutions
54:43c'est bien
54:43la démographie
54:44c'est mieux
54:45quelle était la condition
54:46de l'assimilation
54:47c'était pas d'abord
54:47des politiques
54:48très musclées
54:49d'assimilation
54:49c'était la présence
54:50d'une masse autochtone
54:52telle
54:52que faisait en sorte
54:53que ceux qui arrivaient
54:54n'avaient d'autre choix
54:55que d'imiter
54:56la population d'accueil
54:58pour être intégrés
54:59socialement
54:59quand vous n'avez pas
55:00le choix
55:00pour profiter du logement
55:01quand vous profitez
55:02de tous les avantages
55:03qui existent
55:04au fait
55:04de la coopération sociale
55:05vous n'avez pas le choix
55:06de vous assimiler
55:07l'assimilation fonctionne
55:08avec ou sans politique
55:09d'ailleurs
55:10quand vous êtes
55:10dans un environnement
55:11ou sur plusieurs lieux
55:12du territoire
55:13un basculement démographique
55:14que d'autres nomment autrement
55:15un basculement démographique
55:17a eu lieu
55:17et que désormais
55:18la masse majoritaire
55:19c'est la masse issue
55:20de l'immigration
55:21et que cette masse
55:22n'a jamais eu l'occasion
55:23de s'assimiler
55:24ou de s'intégrer
55:24et que plus encore
55:26elle est travaillée
55:26par une religion
55:27qui historiquement
55:28se vit sur le mode
55:29de la contre-conquête
55:31décoloniale
55:31et bien les conditions
55:33élémentaires
55:33de l'assimilation
55:34ne sont plus remplacées
55:35pas remplacées
55:36on en a rassemblées
55:37je n'y peux rien
55:38alors dans cette logique
55:40dans cette logique
55:40certains M. Mélenchon
55:41j'y reviens
55:42parlent de grands remplacements
55:44dès lors que le grand remplacement
55:45pour M. Mélenchon
55:46devient un projet
55:47la question de savoir
55:48est-ce qu'on peut s'y opposer
55:50est-il légitime
55:51de s'opposer
55:51à ce que Jean-Luc Mélenchon
55:52appelle un projet
55:53de grand remplacement
55:54ce qui est certain
55:55me semble-t-il
55:56c'est qu'on doit poser
55:57à nouveau
55:57la question de l'identité
55:58autrement qu'en termes
56:00vaguement républicains
56:01on pourrait dire
56:02il y a après une question
56:03de base
56:03est-ce que finalement
56:04non seulement
56:04on peut stopper
56:06toute forme
56:06d'immigration massive
56:07est-ce que par ailleurs
56:08des gens qui ont pour vocation
56:09de repartir
56:10les fameux OQTF
56:10et d'autres
56:11peuvent ou doivent
56:12repartir dans les circonstances
56:13est-ce qu'il est possible
56:14de reprendre en main
56:15la démographie française
56:17moi je n'utilise pas
56:18les termes
56:18France blanche
56:19et Nouvelle-France
56:20je n'ai pas envie
56:20de parler en termes ratios
56:21mais on pourrait parler
56:22de la France historique
56:23et de la post-France
56:25de la France historique
56:26c'est-à-dire
56:26qui s'inscrit
56:27dans une continuité
56:27où finalement
56:29Marc Menand
56:29et Gabriel Cluzel
56:30participent au même pays
56:31même s'ils ne font pas
56:32les mêmes prières
56:34une forme de continuité
56:35une France qui est capable
56:36d'assimiler ensuite
56:37Alexandre Devecchio
56:38qui crée un livre magnifique
56:39Nous vivons côte à côte
56:40qui raconte l'histoire
56:41d'assimilation de sa famille
56:42et ça soudainement
56:43c'est la France historique
56:44qui conjugue donc
56:45les deux souches
56:46plus les assimilés
56:47et les assimilés
56:48au bout d'une ou deux générations
56:49deviennent des deux souches
56:50et qu'est-ce qu'on voit
56:51à travers ça
56:51on voit un pays se dessiner
56:53mais donc il change
56:54mais qui demeure fidèle
56:55à lui-même
56:55mais il se peut
56:57d'autre époque
56:58que cela relève simplement
56:59de la nostalgie
57:00il est possible en fait
57:01que dans l'avenir
57:02si la masse démographique
57:03se transforme vraiment
57:04sous la pression
57:04justement des mouvements
57:05démographiques massifs
57:06il risque d'y avoir
57:07des réserves de français
57:09à l'ancienne
57:10en quelque sorte
57:11des réserves de français
57:12à l'ancienne
57:12qui seront désormais
57:13bannies de l'univers
57:14social légitime
57:15de la France périphérique
57:17une France d'une certaine manière
57:18à la manière
57:18des réserves améridiennes
57:19aux Amériques
57:20aux Etats-Unis
57:20la question de savoir
57:21dans ce combat
57:22qui sera Sitting Bull
57:24Merci beaucoup Mathieu Bocoté
57:26merci à tous les quatre
57:28Marc Menonch
57:28à l'ordre de Nélas
57:29Gabriel Cluzel
57:30on se retrouve demain
57:31et tout de suite
57:31c'est Pascal Praud
57:32lors des Pro 2
57:32avec comme invité
57:34Sarah Knafo
57:34qui a retiré sa liste
57:36de sa candidature
57:39pour la mairie de Paris
57:41je vais y arriver
57:41c'est compliqué
57:42bonne émission
57:43bonne soirée
57:44c'est parti
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