- il y a 1 heure
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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00:00Revenons à ce 26e jour de guerre qui reste quand même à la toile de fond.
00:04C'est là, c'est le contexte.
00:05C'est ce qui fait qu'aujourd'hui on a des problèmes sur le prix des carburants.
00:0926e jour de guerre.
00:10On va aller à Washington en direct, retrouver Antoine Larr pour BFM TV,
00:14parce qu'on attend que la Maison-Blanche réagisse à ce que dit l'Iran.
00:17L'Iran rejette la proposition de plan américain autour d'un cessez-le-feu.
00:24Exactement, et pour l'instant, il n'y a pas de réaction,
00:26ni de la Maison-Blanche, ni de Donald Trump,
00:28mais dans moins d'une heure, la porte-parole de la Maison-Blanche, Caroline Levitt,
00:31doit faire un point presse.
00:33Ce sera donc peut-être la première réaction américaine
00:35après ce rejet des Iraniens de ce plan en 15 points
00:38qui avait été soumis par les Américains aux Iraniens.
00:42Il faut bien dire que ce rejet, ce refus iranien,
00:45c'est un camouflet pour Donald Trump,
00:47alors que depuis le début de la semaine,
00:49le président américain se montre très optimiste sur les chances de parvenir à un deal.
00:53Il a même affirmé à plusieurs reprises
00:55que les Iraniens avaient accepté plusieurs points majeurs de ce plan
01:00et notamment le volet crucial du nucléaire.
01:04Trump, hier, dans le bureau Oval, a notamment déclaré
01:06que les Iraniens s'étaient déjà engagés à ne plus recourir,
01:10à ne plus chercher à obtenir l'arme atomique.
01:14Ce refus iranien, c'est aussi une très mauvaise nouvelle pour Donald Trump
01:17qui cherche manifestement une porte de sortie diplomatique à ce conflit.
01:21Et pour parvenir à ces négociations, il avait même fait un geste en direction des Iraniens.
01:26Il a nommé G.D. Vence le vice-président pour mener les discussions avec Téhéran.
01:30Et il l'a fait manifestement à la demande des Iraniens
01:32qui se méfient des émissaires de Trump, Kushner et Vitkoff
01:36et qui voulaient avoir G.D. Vence, le vice-président, comme interlocuteur.
01:41Rappelons aussi que ce refus iranien de ce plan américain,
01:44ça n'est pas totalement une surprise
01:46parce que les 15 points qui sont sur la table aujourd'hui, c'est peu ou prou les mêmes 15
01:50points
01:50qui étaient déjà sur la table il y a un mois,
01:53lorsqu'il y a eu des négociations entre l'Iran et les États-Unis.
01:56Les exigences américaines n'ont pas changé.
01:58À l'époque, ça avait été considéré comme des lignes rouges par Téhéran.
02:02Manifestement, ce sont toujours des lignes rouges.
02:04Antoine, des médias américains comme CNN annoncent quand même
02:07qu'il y aurait des négociations ce week-end.
02:11On parle effectivement du vice-président américain G.D. Vence
02:14qui pourrait les mener du côté américain.
02:17On parle de la Turquie qui pourrait accueillir ces négociations.
02:24Oui, alors l'Égypte ou le Pakistan, peut-être la Turquie qui pourrait accueillir un sommet.
02:30Mais tout cela reste évidemment très théorique,
02:32surtout que ces informations de CNN étaient parvenues avant l'annonce du rejet par les Iraniens de ce plan américain.
02:38Donc pour l'instant, les choses sont encore assez floues.
02:41Il y a clairement du côté américain la volonté de négocier
02:44et de trouver une issue diplomatique à ce conflit.
02:49Et effectivement, plusieurs pays se sont proposés d'accueillir un sommet
02:53qui réunirait les deux parties.
02:54Mais pour le moment, rien n'est confirmé.
02:56On verra ce que dit la porte-parole de la Maison-Blanche tout à l'heure à ce sujet.
02:59Merci Antoine Ellard à Washington.
03:01De Washington, on va aller à Téhéran, retrouver Siavosh Ghazi en direct pour BFM TV.
03:05C'est le correspondant de RFI et de France 24.
03:08Donc Trump veut négocier, mais pas l'Iran.
03:11Et ça a été dit officiellement à la télévision aujourd'hui, Siavosh.
03:17Pas exactement.
03:18C'est-à-dire que l'Iran refuse ce plan de paix
03:21qu'on appelle ici, au sein du pouvoir iranien,
03:26qu'on appelle un plan de capitulation
03:28et pas un plan de paix, parce que ça reprend exactement les termes
03:32qui avaient été mis sur la table par Steve Witkoff et Jared Kushner
03:37avant le déclenchement de l'agression américaine et israélienne contre l'Iran.
03:42Donc l'Iran ne veut pas revenir au point de départ.
03:45Et donc recommencer à lutter sur ces questions déjà à plusieurs reprises,
03:51déjà en 2025, en juin 2025,
03:53et puis de nouveau avant le déclenchement de la guerre de le 28 février dernier.
03:58Téhéran refuse également d'incesser le plan
04:01parce qu'il y a eu l'expérience de juin 2025,
04:05lorsque le président était la fin des années,
04:08et que plusieurs mois après,
04:10il y a eu de nouveau des attaques contre l'Iran.
04:12Donc 5 points...
04:15Alors on a un problème avec la liaison,
04:17et on peut le comprendre avec Siavosh Ghazi à Téhéran.
04:20Maya Akadran nous a rejoint.
04:22Bonsoir, vous êtes enseignante et journaliste spécialiste du Moyen-Orient.
04:25Vous comprenez que le régime iranien dise non à Trump,
04:29notamment à ses 15 mesures du plan américain.
04:33L'Iran, enfin, via la télé iranienne,
04:35le régime qui dit que ce n'est pas les États-Unis
04:38qui vont nous dicter la façon de mettre fin à tout ça.
04:41Déjà, il y a une question première qui se pose.
04:44qui parle en Iran aujourd'hui ?
04:45Est-ce que c'est le président de la République ?
04:47Est-ce que c'est Galibaf que Donald Trump a choisi comme interlocuteur,
04:52sachant que c'est une figure des plus radicales ?
04:54Ou est-ce que c'est, comme dans tous les pays,
04:57le ministre des Affaires étrangères, Araqchi ?
04:58Moi, j'ai eu deux échos un peu.
05:01C'est le refus catégorique de la part de Galibaf,
05:04qui ne veut pas du tout négocier avec Galibaf.
05:06Qui est-il dans le pouvoir iranien ?
05:07C'est le chef du Parlement, triplement candidat pour être président,
05:12très proche de l'ancien guide suprême Ali Khamenei.
05:15Et il y a Araqchi, qui n'a pas encore été ciblé,
05:19qui exerce encore son mandat de ministre des Affaires étrangères,
05:23qui, dans une fuite relayée hier par le Wall Street Journal,
05:27a transmis un message, aurait transmis un message aux Américains,
05:30comme quoi il a le feu vert du guide suprême Mojtaba,
05:33ce qui ajoute à la version de l'histoire encore beaucoup plus d'étrangeté,
05:38et qu'ils étaient prêts à négocier.
05:40Et donc aujourd'hui, il ne faut pas trop prendre au sérieux
05:42ce que disent les Iraniens,
05:44parce qu'il n'y a pas vraiment de tête en Iran aujourd'hui.
05:48Qui ordonne à la télé d'État iranien de faire passer ce message ?
05:51Quelqu'un quand même.
05:52Il y a quelqu'un quand même, c'est très probablement Galibaf.
05:56C'est le successeur d'Ali Larijani aussi,
06:01qui également est connu pour sa radicalité
06:04et a la participation aussi aux différentes répétitions.
06:07Donc c'est l'aide radicale.
06:07Donc ce sont vraiment, c'est le corps des gardiens de la révolution.
06:10Mais ça ne veut pas dire que dans les coulisses,
06:13il n'y aurait pas des tentatives de capitulation côté iranien.
06:17Mais ça remettra en question tout l'establishment du régime en Iran,
06:22parce que là, les conditions posées par les Américains mènent à une chute du régime.
06:26Mais de facto, parce que ce régime, il tient à cause de son programme de missiles balistiques,
06:31qui lui donne une force de dissuasion.
06:34Il tient avec son programme nucléaire aussi, qui a dépassé toutes les limites.
06:39Et les conditions et les règles posées par l'Agence internationale de l'énergie atomique.
06:45Et c'est un régime aussi qui vit de ses proxys.
06:48Ses proxys, ses affidés, c'est-à-dire les différentes milices au Moyen-Orient,
06:55qui contribuent à cette exportation des idées de la révolution islamique iranienne.
07:01– Ce qui est important de comprendre, c'est qu'on est qu'au début d'un processus,
07:04personne ne pouvait imaginer une seconde que l'Iran accepte les 15 propositions
07:08mises sur la table en 15 fois américains.
07:10– Parce que ces propositions étaient déjà proposées avant la guerre.
07:12– Parce qu'effectivement, c'était essentiellement ce que les États-Unis exigeaient avant la guerre.
07:17C'est plus une série d'exigences qu'une formule de proposition.
07:20De la même manière que la réponse iranienne aujourd'hui avec, en contre-proposition,
07:26les cinq points mis en avant par Israël, par Iran, pardon,
07:31c'est-à-dire d'avoir la garantie de ne plus jamais être attaqué,
07:34obtenir des compensations financières et garder le contrôle du détroit d'Hormuz de manière permanente.
07:40Tout ça, naturellement, ne sera pas acceptable pour les Américains.
07:44Ce qu'il faut retenir de tout ça, c'est qu'il y a quand même, à distance,
07:47de manière pour l'instant un peu confuse, mais une forme d'échange.
07:50qui est en train de se mettre en place.
07:51On est déjà en train de rentrer dans cette partie de poker, si vous voulez,
07:56appelez-la comme ça, où on a établi un contact.
07:59On fait savoir quelles sont les exigences les uns et les autres.
08:02On envisage peut-être de se rencontrer à plus ou moins brève échéance
08:07au Pakistan, en Turquie ou ailleurs.
08:09Donc on voit bien qu'il se passe quelque chose.
08:12– On en saura plus avec cette conférence de presse de la porte-parole de la Maison Blanche
08:15qui est prévue à 18h et qu'on suivra bien sûr en direct sur BFMTV.
08:19Édouard Kukerman, vous êtes l'ancien porte-parole de l'armée israélienne.
08:23Donc alors qu'on parle négociation côté américain, du côté d'Israël,
08:27on continue les frappes sur l'Iran et sur le Liban.
08:31– Oui, vous étiez d'ailleurs à l'armée officier responsable d'une unité de négociation
08:38et on voit la dynamique de négociation en ce moment,
08:40elle est très différente entre les différents acteurs.
08:42Trump veut des résultats immédiatement parce que ça joue sur le cours de bourse
08:47et le prix du pétrole.
08:50Les Iraniens, c'est des joueurs d'échecs,
08:52c'est eux qui ont inventé le jeu d'échecs.
08:55Donc ils ont un processus beaucoup plus long.
08:57Même s'il y a un accord qui va être passé, ça va mettre des semaines.
09:01En attendant, on a vu ça sur les différents cessez-le-feu qu'on a eus dans le passé,
09:06l'armée pour accélérer le processus d'un accord, il faut continuer les frappes.
09:12– Mâtir la pression.
09:13– Oui, donc c'est ce que fait en ce moment l'armée américaine et l'armée israélienne.
09:18Donc même si ça va mettre quelques semaines…
09:19– Pardon, les Israéliens, ils ont dit par la bouche de leur Premier ministre,
09:23nous on veut la chute du régime.
09:25– C'est pas forcément ce qui est prévu dans le plan Trump, si je comprends bien.
09:29– Oui, c'est exact, mais pour Israël,
09:32afin de ne plus avoir de menaces nucléaires ou de missiles balistiques
09:37ou de faire face à tous ces proxys et ces organisations terroristes
09:42qui agissent par procuration pour le compte du régime des Mola,
09:46il faut se débarrasser de ce régime.
09:48Donc on a des objectifs différents, mais on sait qu'on ne peut pas faire ce changement,
09:53c'est à la population iranienne de faire ce changement,
09:55donc on met tous les moyens…
09:57– Et si le régime ne tombe pas, ça recommencera ?
09:58– C'est pour ça qu'on est très méfiant sur le type d'accord qui peut être passé.
10:03D'abord on pense qu'il y a un gap très important
10:05entre ce que les Américains exigent et ce que les Iraniens sont prêts à offrir.
10:10On a sur les 15 mesures, pour l'instant il n'y a aucune des mesures qui peuvent accepter.
10:13Donc je ne pense pas qu'il y ait un accord tout de suite.
10:15Par ailleurs, si on prend la proposition américaine,
10:20un des points qui nous fait peur, c'est qu'ils acceptent l'idée de relâcher les sanctions.
10:26Et pour nous c'est le danger, parce que le jour où on relâche les sanctions,
10:30à ce moment-là ça va permettre au régime iranien,
10:32à nouveau de financer cette capacité militaire,
10:36de faire de la répression, de financer également cette économie
10:41qui a conduit à une catastrophe économique pour le pays,
10:47mais également qui a des conséquences très graves pour la population iranienne.
10:51– En attendant les opérations militaires continuent,
10:55est-ce qu'il va y avoir une opération terrestre d'envergure de la part d'Israël ?
10:58– Au Sud-Liban ?
11:00– D'abord c'est Trump de décider s'il veut agir militairement.
11:04Du côté israélien, jusqu'à présent, le modus operandi,
11:07c'était d'agir par l'armée de l'air,
11:09avec également un soutien local qui permet de cibler des cibles très précises.
11:14On a vu que c'était efficace.
11:17– Il y a eu le rappel de 400 000 réservies, ça veut quand même dire qu'il y a
11:20quelque chose dans…
11:20– Non, les 400 000 réservies c'est au Liban pour faire face à la pression qu'il y a
11:26à l'heure actuelle du Hezbollah.
11:29Par contre, du côté iranien, l'opération, il n'y a pas de plan de déploiement…
11:34– Mais est-ce qu'il y aura opération conjointe ?
11:36– Non, en fait, en Iran, pas d'hommes au sol en Iran, mais au Liban ça peut être visagé.
11:41– Au Liban, vous allez y aller ?
11:42– Au Liban, on est déjà présents, puisque…
11:44– Et ça va s'intensifier ?
11:45– Au sud du Litanie, en principe, c'était l'accord qui a été passé,
11:49d'abord c'était la résolution de 1701, et l'accord plus récent qui a été passé,
11:53aurait dû conduire au désarmement du Hezbollah.
11:57Malheureusement, l'armée libanaise n'a pas la capacité de le faire,
12:01on n'a pas eu une aide internationale pour permettre le désarmement du Hezbollah,
12:06et aujourd'hui, il y a 40 000 personnes dans le nord du pays
12:08qui sont confrontées à des attaques de missiles et d'obus,
12:11donc on est obligé nous-mêmes de faire ce travail.
12:13Donc les forces israéliennes se déploient au sud du Litanie
12:17pour justement éliminer toute l'infrastructure militaire établie par le Hezbollah jusqu'à…
12:26– Pour permettre qu'on aille au Liban retrouver nos envoyés spéciaux,
12:29c'est Nicolas Kouadou qui est à Beyrouth pour BFMTV,
12:33puisqu'on parlait justement de l'armée israélienne,
12:35est-ce qu'elle est en pleine progression au sud du Liban ou non ?
12:38– Oui, les combats font rage en tout cas dans certaines localités.
12:43C'est vrai qu'il n'y a pas eu une avancée majeure depuis les dix jours
12:46qu'a commencé cette incursion, cette invasion même israélienne dans le sud du Liban.
12:51Des combats autour de la ville de Riyam notamment et de Nakoura,
12:56des combats donc entre des unités déployées par l'armée israélienne
13:00et les combattants du Hezbollah.
13:02Mais j'entendais votre invité à l'instant expliquer
13:04que l'objectif dans cette zone-là de l'armée israélienne
13:07était uniquement d'éradiquer le Hezbollah.
13:08Ce qu'on constate sur le terrain, c'est que certes,
13:10le Hezbollah est ciblé à de nombreuses reprises,
13:12mais c'est loin d'être le seul,
13:14puisque c'est également les civils qui en payent le prix
13:17et les infrastructures utilisées par des dizaines de milliers de civils
13:20qui vivent là-bas.
13:21Il y a évidemment des chiites,
13:22il y a aussi des chrétiens qui vivent dans cette zone,
13:25plusieurs villages chrétiens.
13:26Et donc cette zone est désormais totalement coupée du reste du pays.
13:30Tous les ponts ont été détruits
13:31et également les secouristes, dès qu'ils vont sur cette zone,
13:35ils sont ciblés presque systématiquement par l'armée israélienne.
13:39Rien qu'hier, il y a deux jeunes secouristes de 14 et 20 ans
13:41qui ont été tués par une attaque de drones israéliens.
13:4542 secouristes depuis le début de cette guerre sont morts dans cette zone-là.
13:48Et puis il y a ces déclarations aussi de la part d'Israël
13:51qui expliquent qu'elle veut totalement occuper toute cette zone,
13:55ce qui correspond très concrètement à une annexion dans un pays souverain.
13:58Donc forcément ici, au Liban, dans le sud et même dans le reste du pays,
14:02c'est quelque chose qui inquiète très fortement tous les Libanais
14:06qui dénoncent une violation flagrante du droit international.
14:09Nicolas Kouadou avec Théo Touché à Beyrouth, au Liban.
14:12Maïa Kadra, le risque c'est qu'avec un accord passé trop vite,
14:17le régime iranien s'en sorte et soit encore plus radical qu'avant.
14:24Parce que je rappelle qu'au même moment, on continue de pendre,
14:28de réprimer, de condamner les enfants d'Iran.
14:32En effet, Trump offre une porte de sortie,
14:37mais pas à n'importe quelle figure iranienne.
14:41Cette porte de sortie, elle permettra uniquement à une catégorie précise,
14:45aujourd'hui en Iran, de l'emprunter.
14:48Les durs du régime, un Zulkader qui a succédé à l'Arijani,
14:54au bien Galibaf, n'accepterait jamais ces conditions-là,
14:59parce que dans ces conditions, il y a leur propre suicide aussi.
15:02C'est vrai que Trump leur fait miroiter plusieurs cadeaux,
15:06comme la levée des sanctions et l'annulation même du dispositif du snapback
15:12qui était prévu dans l'accord de Vienne de 2015.
15:14C'est l'accord sur le nucléaire,
15:16à savoir le rétablissement automatique de toutes les sanctions sur l'Iran,
15:19en cas de non-respect de ses engagements auprès de l'AEA.
15:24Ces sanctions ont été rétablies automatiquement dernièrement à l'initiative des E3,
15:29c'est-à-dire la France, la Grande-Bretagne et l'Allemagne aussi.
15:33Donc c'est vrai que c'est un cadeau accordé aux Iraniens,
15:35mais qui va accepter toutes les autres conditions ?
15:38Donc c'est là où vraiment il y a une question qui se pose.
15:40En effet, c'est une porte de sortie.
15:43En effet, il y aura un cessez-le-feu si jamais on arrive à cet accord-là,
15:47mais pas n'importe qui peut accepter cet accord.
15:52Et donc le piège est dans la proposition.
15:54Un galibaf n'acceptera jamais.
15:56Et s'il y a acceptation de cela,
15:59ça sera auprès d'une faction qui aura acté son divorce avec le régime.
16:03Merci à vous.
16:04On y reviendra bien sûr dans la deuxième partie de l'émission.
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