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Michel Barnier, député LR et ancien Premier ministre était l'invité de BFMTV ce mercredi 25 mars.

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00:00— Le risque, pardon, M. Barnier, le risque, c'est que la droite ne soit pas qualifiée pour le deuxième
00:04tour.
00:04— Mais c'est exactement le risque. Ce risque est sérieux d'avoir un duel entre les deux extrêmes, Mme
00:10Le Pen ou M. Bardella.
00:11— Comment on empêche cela, alors ?
00:12— Eh bien en ayant un seul candidat de la droite et du centre, du centre droit. C'est ça,
00:17l'objectif.
00:18Et donc ce à quoi nous devons travailler maintenant, c'est...
00:20— Oui, mais là, moi, c'est un autre sujet de désaccord que j'ai avec vous.
00:24C'est que je pense que si la droite et le centre se mettent d'accord, c'est-à-dire
00:29y compris les sortants,
00:31y compris cette Macronie que les Français, il faut lire les sondages, ne peuvent plus voir en peinture,
00:36il faut dire les choses comme elles sont. Il y a un certain nombre de profils aujourd'hui.
00:40Mais non, mais moi, ce que je me dis, c'est que ce candidat unique, en réalité,
00:45si c'est juste une espèce d'aggloméré de tous les gens qui vont essayer de se sauver
00:51et que ça devient une espèce de radeau de la méduse où tout le monde se colle pour se dire
00:54« On se met tous derrière Édouard Philippe parce qu'il faut qu'il y ait un seul candidat
00:58et c'est comme ça qu'on gagnera contre Bardella ou Mélenchon »,
01:02moi, je trouve qu'il faut recréer de l'adhésion, si vous voulez.
01:05— Ne faisons pas de caricature. — Il faut donner envie aux Français.
01:06— Ne faisons pas de caricature. Moi, j'ai travaillé comme Premier ministre
01:09et j'ai bien travaillé avec des partis politiques, Renaissance, Horizon, le Modem, les LR.
01:14Et on a, dans cet esprit commun, j'ai parlé de socle commun, tenté de corriger et de redresser ce
01:22pays.
01:22Je pense qu'il faudra une rupture. Je pense qu'il faudra une rupture.
01:25Et il faudra avoir du courage pour prononcer cette rupture dans la manière de gouverner,
01:29de réduire le déficit, de redresser ce pays.
01:31— Donc forcément avec ceux qui n'ont pas incarné pendant 10 ans de pouvoir.
01:34Quand j'entends Mme Panier-Runacher dire « Mon spectre va de Xavier Bertrand à Gabriel Attal »,
01:42excusez-moi, moi, mon spectre, au contraire, il va sans les uns ni les autres.
01:47Vous voyez ce que je veux dire ? Je me dis qu'on ne peut pas repartir avec les mêmes
01:50pendant encore 5 ans.
01:51Il faut faire aussi un travail. LR, par exemple, je trouve, va peu vers la société civile.
01:55Il faut s'ouvrir à la société civile, aux patrons, aux artisans, à tous ces types qui ont des idées
02:02et qui ont de l'expérience.
02:03— Je comprends votre véhémence. J'entends vos conseils. Je suis encouragé.
02:07Tous les élus locaux qui viennent d'être élus par dizaines de milliers,
02:11les maires dans toutes les villes que j'évoquais, ils ont travaillé avec la société civile,
02:15dans beaucoup de communes, y compris des gens comme M. Foulk-Chombard à Nantes,
02:21qui n'a pas gagné. Et ces gens-là, ils ont donné un exemple.
02:24C'est pourtant pas quelqu'un qui est proche du centre, mais il a pu travailler avec tout le monde,
02:27y compris avec beaucoup de gens dans la société civile.
02:29La même chose pour Jean-Luc Mouding à Toulouse, qui a gagné.
02:32Donc j'observe un peu partout, y compris à Paris, dans les arrondissements dont je suis le député,
02:38qu'on s'être avec la société civile.
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