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  • il y a 4 heures
Jeudi 26 mars 2026, retrouvez Florent Zaffaroni (Responsable de l’allocation et de la sélection Gestion sous mandat, BNP Paribas) et Nicolas Moussavi (Responsable de la multigestion, Société Générale Investment Solutions) dans SMART PATRIMOINE, une émission présentée par Nicolas Pagniez.

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Transcription
00:04Et nous enchaînons à présent avec Enjeu Patrimoine, avec une question clé qui va nous animer durant cet échange.
00:10Quelle conviction et quelle stratégie lorsque l'on veut investir avec un prisme européen sur les marchés ?
00:16Pour en parler, nous avons le plaisir d'accueillir sur le plateau de Smart Patrimoine, Florent Zaffaroni.
00:20Bonjour Florent.
00:20Bonjour.
00:21Merci d'être avec nous, vous êtes responsable de l'allocation et de la sélection gestion sous mandat chez BNP
00:25Paribas.
00:26On a le plaisir d'accueillir également Nicolas Moussavi.
00:28Bonjour Nicolas.
00:29Bonjour.
00:30Vous êtes responsable de la multigestion chez Société Générale Investment Solution.
00:35Alors, on va peut-être commencer avec vous Florent.
00:37On a cette volonté d'une partie des investisseurs d'avoir un prisme européen dans leurs allocations d'actifs,
00:45porté d'ailleurs notamment par une surperformance des marchés actions européens en 2025.
00:50Comment est-ce qu'on aborde la thématique en mars 2026,
00:54ce soit après les semaines qu'on a connues notamment de conflits au Moyen-Orient,
01:00la volatilité que ça a amené sur les marchés financiers ?
01:03Alors, effectivement, nous, Banque Française, on a un prisme européen,
01:07voire peut-être par moments français même.
01:10Donc, ça représente une grande partie de nos poches actions.
01:13Pour autant, il y a un marché directeur qui reste le marché américain pour nous.
01:17D'accord.
01:17Qui va être structurellement présent dans nos portefeuilles.
01:20Pour revenir sur les expositions, sur-exposition, sous-exposition, honnêtement,
01:24aujourd'hui, on est un peu dans une zone de turbulence qui fait qu'il est plus sage,
01:28à mon avis, de ne pas prendre de paris très marqués en niveau 2.
01:31D'accord.
01:32Que ce soit sur les US, sur l'Europe et sur les émergents.
01:35Et de fait, on conserve un poids quand même assez conséquent sur l'Europe.
01:39Vous l'avez précisé, l'Europe, c'est plus de 20% de performance l'année dernière,
01:43avec des flux qui sont de retour maintenant depuis plus d'un an.
01:46Bien sûr.
01:46Ça, c'est un indicateur.
01:48Dès que les nuages vont se dissiper, qui, à mon avis, vont permettre à cette zone
01:51de progresser dans les six prochains mois.
01:54Donc, on n'est pas sous-pondéré, pour répondre à votre question sur l'Europe.
01:57Donc, pas d'urgence à modifier des scénarios d'investissement à l'heure actuelle.
02:00Pour autant, votre scénario de début d'année, que pour l'instant, on ne modifie pas,
02:03quelle part accordait-il à l'investissement en Europe ?
02:07Alors, le scénario début d'année est un peu contrarié.
02:09Après, moi, en toute franchise, je trouve que le marché était complaisant
02:14sur les deux premiers mois de l'année, puisque les sujets géopolitiques étaient en place
02:17et rien ne bougeait.
02:19Donc là, ça bouge, ça impacte beaucoup les émergents.
02:22Donc, on a fait des choses sur la poche émergente.
02:24On a réduit le risque dès début mars.
02:27D'accord.
02:27Et pour le reste, on reste très proche de la neutralité,
02:30mais prêt, avec du cash, prêt à redéployer ce cash, à la fois sur les actions,
02:35mais comme nous sommes allocataires d'actifs, on a aussi des idées sur la partie taux,
02:39y compris diversification.
02:40Et il y a des opportunités en Europe sur la partie taux et diversification ?
02:43Rapidement, on y reviendra, on rentrera dans le détail.
02:45Bien sûr qu'il y a des opportunités, sachant que sur l'Europe,
02:47on ne peut pas parler d'un bloc Europe.
02:49On a évidemment les zones géographiques entre les pays périphériques,
02:53les pays nordiques, l'Allemagne et la France.
02:55On a quand même des belles différences déjà.
02:56Après, on raisonne aussi en biais de style, croissance, value et en taille de capitalisation également.
03:03Nous, on a une petite préférence pour les small et mid-cap depuis maintenant un certain temps
03:07et on veut continuer dans cette direction.
03:09Taux, small et mid-cap, on y reviendra dans un instant.
03:12Nicolas Moussavi, première question assez générale pour commencer.
03:16Vos convictions sur la thématique Europe, le biais Europe en investissement aujourd'hui,
03:23sachant, je le rappelle, qu'on parle d'allocations patrimoniales,
03:27donc de vision moyen-long terme quand même.
03:28Absolument.
03:29Il faut voir que chez Société Gérée Investment Solutions,
03:32on a commencé l'année très exposée sur les actions de manière globale
03:36et en particulier sur les actions européennes.
03:40Pourquoi ? Il y a trois raisons à ça.
03:42La première, c'est que les actions européennes sont quand même nettement sous-valorisées
03:45par rapport au reste du monde, par rapport aux Etats-Unis.
03:48C'est toujours une réalité aujourd'hui ?
03:50C'est toujours une réalité, avec la baisse récente encore plus.
03:53La seconde question, c'est le gigantesque plan de relance allemand.
03:56On parle quand même de 1 500 milliards en tout et pour tout sur la table
04:00qui ont déjà commencé à se déverser dans les économies européennes.
04:02Et puis le plan Rearm Europe, qui est le plan de défense européen,
04:06et on parle quand même de 800 milliards.
04:08On a baissé un tout petit peu cette exposition européenne
04:11il y a à peu près une dizaine de jours.
04:14Pourquoi ? Parce qu'en fait, il se trouve que l'Europe a quand même
04:16une très très grande dépendance énergétique.
04:18C'est la zone du monde qui a la plus grande dépendance énergétique.
04:21Alors même que les trois critères que vous m'avez cités juste avant
04:23n'ont pas évolué, que ce soit Rearm Europe ou le plan allemand
04:27ou les valorisations, mais quand même il y a ce sujet de dépendance énergétique
04:30qui vient changer un petit peu la manière dont on apprécie la thématique.
04:33Absolument, parce qu'on a cette histoire du détroit d'Hormuz qui est bloqué aujourd'hui.
04:36Mais le problème et la nouveauté, c'est qu'aujourd'hui, on a les capacités de production
04:38qui sont attaquées.
04:39Et ça, c'est quand même une grande nouveauté.
04:41Et juste quelques chiffres que je voulais vous donner,
04:44qui sont un petit peu un mélange des différentes sources d'études
04:46qu'on peut recevoir chez Société Radio-Investment Solutions.
04:49Mais toute chose égale par ailleurs, pour chaque hausse de 10 dollars du baril du pétrole,
04:54on a un impact de l'ordre de 40 à 50 points de base sur l'inflation européenne
04:58et seulement 25 points de base sur l'inflation américaine.
05:02Et le corollaire, c'est que cette même hausse de 10 dollars
05:04a un effet de 25 points de base sur la croissance européenne
05:07et seulement 10 points de base sur la croissance américaine.
05:10Donc oui, cette crise énergétique, si elle dure,
05:13affectera davantage l'Europe que les États-Unis.
05:15Et comment, du coup, on concilie les trois critères que vous m'avez donnés au début
05:18qui sont plutôt des critères en faveur de l'Europe
05:20et ce sujet dépendance énergétique quand on prend des décisions, encore une fois,
05:23de moyen-long terme dans une allocation patrimoniale
05:25et pas de réaction à l'instant T à la géopolitique ?
05:28On essaie de diversifier, en fait, c'est ce qu'on disait tout à l'heure,
05:31à travers des actifs alternatifs, à travers des taux,
05:33à travers des devises, à travers des métaux précieux comme l'or.
05:36Même si l'or n'a pas vraiment joué son rôle résistant.
05:39De valeur refuge pour le moment.
05:40Exactement.
05:41Mais oui, c'est ce qu'on fait, diversification avant tout.
05:44Diversification avant tout.
05:44Florence Afarroini, justement, vous nous avez parlé de diversification,
05:46que ce soit géographique en Europe ou alors, effectivement, par biais de style.
05:50Qu'est-ce que vous regardez plus précisément
05:51si on regarde toujours ce marché européen ?
05:53Les small et mid-cap, c'est pour vous toujours un sujet porteur à l'heure actuelle ?
05:57C'est une conviction qu'on a, alors depuis peut-être un peu trop longtemps,
06:00on était au début, il y a deux ans et demi,
06:01on avait surpondéré cette partie-là,
06:03pour des sujets de valorisation et de rattrapage à venir
06:06dans un marché de taux qui s'était normalisé après 2022.
06:10Donc, quelque part, on en a profité.
06:13Là, il y a un petit coup d'arrêt sur les small et mid-cap.
06:16Pour autant, ça reste vraiment le pari que nous,
06:18nous avons embarqué dans les portefeuilles.
06:19Et ce qui est vrai sur l'Europe est aussi un peu vrai sur les États-Unis.
06:22On a des US small-cap, y compris sur le Japon.
06:25On aime bien les petites capitalisations
06:26pour des phénomènes de rattrapage à venir.
06:29Et puis, pour le reste, on va dire,
06:31si on devait donner un biais de style,
06:33on est aujourd'hui un peu plus value que croissance
06:35pour des sujets là aussi de tension sur les taux
06:38et peut-être de secteurs qui ont très bien fait ces derniers temps
06:42et qui peuvent laisser la place aux autres secteurs.
06:45Les tech notamment, la partie tech a été allégée
06:48au profit de l'énergie, de la transition énergétique dans les grandes lignes.
06:52Voilà, on essaie de jouer à un rattrapage.
06:54Des valeurs qui électrifient, du coup,
06:55c'est quand vous dites transition énergétique
06:56pour justement plus de souveraineté énergétique en Europe ?
06:59Oui, on peut aller en détail.
07:00Effectivement, il y a de la granularité dans la transition énergétique.
07:04On ne joue pas aujourd'hui l'électricité en direct.
07:07Maintenant, on est en multigestion, un Nicolas comme moi.
07:10Donc, on va sur des fonds qui eux-mêmes se diversifient.
07:13Mais la thématique, on sent bien que la thématique peut revenir assez rapidement,
07:17d'autant plus que l'actualité va pencher en faveur
07:20d'une transition énergétique sur le solaire, etc.
07:23Être un peu moins dépendant au pétrole aujourd'hui,
07:25ce serait plutôt une bonne chose.
07:26C'est intéressant et je m'en sers comme transition
07:28pour vous poser la question, Nicolas Moussavi.
07:30On n'a pas encore parlé de défense ou de bancaire à l'heure actuelle
07:33sur les secteurs qui pourraient être chargés de convictions
07:37pour cette année 2026 ?
07:38Oui, très bonne transition.
07:39Alors, pas énergétique, celle-ci.
07:41Non, non, mais en fait, effectivement,
07:43aujourd'hui, il y a une thématique qui drive vraiment l'Europe,
07:46c'est celle de la souveraineté.
07:48Donc, souveraineté énergétique,
07:50souveraineté en termes d'énergie, souveraineté en termes de défense.
07:53Et donc, l'idée, c'est de jouer autour de ces trois thématiques-là.
07:56Donc, on va naturellement s'orienter vers des secteurs plutôt value.
07:59Donc, effectivement, on va retrouver la défense.
08:02On ne peut pas ne pas y être aujourd'hui.
08:04L'énergie, plutôt à des fins de couverture.
08:06C'est important d'en avoir un petit peu.
08:07Et puis, tout ce qui va tourner autour des industriels.
08:09Et puis, tout ce qui va être matériaux.
08:11Donc, on va aimer le cuivre, le zinc et les entreprises qui tournent autour de ça.
08:15D'accord.
08:15Parce que voilà, on a ce sujet IA qui, effectivement, est un porteur fort pour ces métaux.
08:21On a des besoins sur les réseaux, sur les data centers.
08:23Donc, ça, c'est hyper important.
08:24Puis, vous parliez de financière.
08:26Alors, on aime bien les financières.
08:28Mais voilà, c'est vrai qu'aujourd'hui, on a quelques mitigants qui peuvent être la crise, par exemple, du
08:33crédit privé, même si elle n'a pas encore été importée en Europe, aux États-Unis.
08:37Et puis, toujours cette crainte, mais qui porte sur l'ensemble des secteurs, pas seulement sur le secteur financier.
08:42Comme quoi, certains pans de l'industrie pourraient être remplacés par l'intelligence artificielle.
08:46Donc, ça, c'est deux petits mitigants, aujourd'hui, qu'on regarde.
08:49La crise de la dette privée aux États-Unis, vous nous avez dit qu'elle n'est pas encore arrivée
08:54en Europe.
08:55Ça veut dire que c'est un questionnement, une inquiétude sur le fait que ça se réplique en Europe à
09:00l'heure actuelle ?
09:01Alors, à aujourd'hui, la réponse courte est non.
09:03D'accord.
09:04Il se trouve que c'est vrai que c'est quelque chose qui est plutôt cantonné aux États-Unis aujourd
09:08'hui.
09:08Donc, on a eu, depuis le mois de septembre 2025, un flot, en fait, de mauvaises nouvelles en provenance des
09:14États-Unis.
09:15Il faut garder quand même en tête, avant tout, que les fondamentaux du crédit et des entreprises,
09:19aux États-Unis et encore plus en Europe, sont bons, voire très bons.
09:22Et ça, c'est vraiment quelque chose qu'il faut garder en tête.
09:24Et c'est vrai qu'aux États-Unis, je ne sais pas si vous vous souvenez, en septembre,
09:27on a eu des entreprises qui ont fait faillite, qui étaient first brand et tricolore.
09:32Il se trouvait que c'était des fraudes, en fait, derrière.
09:34Donc, c'est un cas très spécifique.
09:36On a parlé plus récemment du cas Blue Hall sur les business development companies,
09:40qui est un autre cas très spécifique.
09:42Donc, voilà.
09:42En dehors de ça, il n'y a pas de sujet.
09:45Mais c'est vrai qu'aujourd'hui, on a créé pas mal de véhicules plutôt liquides.
09:50En lien avec la réutilisation un petit peu de l'investissement.
09:52Exactement.
09:53Donc, c'est ce qu'on appelle les fonds evergreen en Europe,
09:56pour une classe d'actifs qui ne l'est pas.
09:58Et c'est vrai qu'aujourd'hui, on voit énormément de nouvelles,
10:00et certains gros et grands gérants,
10:02qui suspendent, en fait, leur rachat.
10:05Et en fait, ce mécanisme a une vertu.
10:08On appelle ça des gates.
10:09Et en fait, la gate dit quoi ?
10:11Elle dit qu'en fait, vous avez un seuil au-delà duquel,
10:13s'il y a trop de rachats, on stoppe les rachats
10:15et on les décale, en fait, sur une fenêtre suivante.
10:17Et ça, c'est une énorme vertu,
10:18c'est que ça protège les investisseurs actuels,
10:21ça protège les investisseurs qui sortent,
10:24et le fonds lui-même,
10:25puisque ça lui évite, en fait, de brader des actifs
10:27et de sortir à n'importe quel prix.
10:29Et il faut avoir en tête que ces mécanismes de gate
10:31existent aussi, fortement poussés par les régulateurs
10:33en France et au Luxembourg, sur les fonds traditionnels.
10:35– Florence Afaroni, même question sur cette dette privée.
10:38Donc, si je comprends ce que nous dit Nicolas Moussavi,
10:39il n'y a pas de risque à ce qu'il y ait une contagion
10:42sur le sol européen et sur la dette privée européenne.
10:44Mais on peut quand même se poser la question,
10:46quand on réalise des investissements long terme,
10:48de l'impact de la rétélisation sur les réactions
10:51des investisseurs dans des moments un petit peu plus volatiles
10:55sur l'investissement en question.
10:57– Oui, il y a toujours ce phénomène,
10:58quand votre boulanger dit qu'il s'intéresse à quelque chose
11:01qui a été très médiatisé,
11:03c'est peut-être l'endroit où il ne faut pas aller.
11:05C'est vrai qu'aujourd'hui, la dette privée arrive en France,
11:08le private asset en général.
11:10Et c'est une thématique, nous, qu'on va embarquer
11:12dans nos portefeuilles.
11:13Plus côté gestion de fortune sur des clientèles dédiées,
11:16qui acceptent ce risque-là d'une part
11:18et qui acceptent aussi l'illiquidité.
11:21Nous, BNP, Paribas, Banque privée,
11:23la partie que je gère, moi, GSM,
11:25c'est du portefeuille modèle.
11:26Donc, on a une contrainte de liquidité qui est très forte.
11:29Donc, ça empêche d'aller sur ce type de véhicules illiquides,
11:34les produits structurés, les fonds de buy and all,
11:36toutes ces choses-là ne sont pas embarquées dans la portefeuille modèle.
11:38Donc, si on y va, il faut accepter de jouer avec les mêmes règles
11:41que les institutionnels, c'est ce que vous dites, si je comprends bien.
11:44Exactement. Après, Nicolas disait, c'est du spécifique.
11:46On a eu un sujet sur le software de chez Blackstone.
11:50Voilà. En France, on a des produits, quand même,
11:53qui sont d'aide privée et qui ne sont pas du tout investis
11:55sur ces secteurs-là.
11:56Donc, il faut bien différencier les choses.
11:57Maintenant, regardons.
11:59L'avantage, c'est qu'on est au courant.
12:02Ce qui s'était passé en 2008,
12:03et Nicolas et moi, on était déjà sur les marchés,
12:07c'est que c'était soudain.
12:09Et les gates, dont tu fais référence,
12:12les gens ont appris ce que c'était que des gates.
12:14Et donc, tout le monde a voulu sortir sur une même petite porte.
12:16D'accord.
12:17On n'est pas dans ce cas-là aujourd'hui.
12:19Il n'y a pas de panique, de bank run, en tout cas, sur cette partie-là.
12:23Merci, messieurs, de nous avoir accompagnés dans Enjeu patrimoine.
12:26Florence Afaroni, responsable de l'allocation et de la sélection
12:28gestion sous mandat chez BNP Paribas,
12:30mais aussi Nicolas Moussavi, responsable de la multigestion
12:32chez Société Générale Investment Solutions.
12:34Et quant à nous, on se retrouve tout de suite dans L'œil de l'expert.
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