00:00C'est l'échec de Rachida Dati, de beaucoup, neuf points derrière Emmanuel Grégoire.
00:04Qu'est-ce qui s'est passé ? Qu'est-ce qui n'a pas fonctionné ?
00:05C'est vrai que c'est énorme, d'autant qu'elle avait énormément d'atouts.
00:09Elle avait le soutien du président de la République,
00:12qui l'a quand même lancé dès 2024, puisqu'elle a été ministre de la Culture.
00:17Il l'a maintenue au gouvernement trois semaines avant le scrutin.
00:19Et surtout, il y a quand même cette loi sur mesure,
00:22la loi Paris-Nord-Marseille qui changeait le mode de scrutin.
00:25Qui était faite pour la faire gagner.
00:26Qui était faite pour la faire gagner, puisque ça présidentialisait, effectivement, le scrutin.
00:30Et sa notoriété devait lui donner un avantage certain.
00:34Surtout par rapport à un Emmanuel Grégoire, premier adjoint, moins connu, avec une plus faible notoriété.
00:39Et en fait, non, ça n'a pas fonctionné.
00:42Alors, elle, elle a pointé le poison de la division, effectivement, avec Sarah Knafo,
00:46d'un côté, Reconquête, et puis Pierre-Yves Bournazel.
00:49Mais ça n'est sans doute pas la seule explication.
00:52Effectivement, ça n'a pas pris, la personnalité de Rachida Dati n'a pas fonctionné à Paris.
00:56Pierre Jacquemin, c'est vrai qu'on a entendu la candidate déçue hier soir parler de ce poison de la
01:03division.
01:03Et effectivement, elle avait deux listes.
01:05Enfin, Pierre-Yves Bournazel, bien qu'il se soit retiré, il a enfusionné à demi-mot en refusant d'être
01:10lui-même sur sa liste.
01:11C'est ça qui lui a coûté ?
01:13Ou alors, c'est sa personnalité aussi ?
01:14Les Parisiens n'ont pas voulu d'elle comme maire de la capitale.
01:17Quand on regarde l'histoire parisienne, l'histoire politique à Paris, c'est vrai que les personnes sulfureuses,
01:24qui jouent beaucoup des usages de la communication, ont toujours été mis en échec.
01:28Ça a été vrai beaucoup à droite ces dernières années.
01:30Mais aussi, finalement, c'est une manière aussi de dire que les bilans des écologistes communistes et socialistes à Paris
01:38ne sont pas aussi mauvais que ce que l'on ne le pense.
01:40C'est-à-dire que faire un score aussi important, compte tenu du Hidalgo bashing,
01:46y compris relayé principalement par Rachida Dati, c'était normal, elle était une opposante.
01:50Mais ce que je veux dire, c'est que c'est allé très loin.
01:51Elle parle de termes qui ont été en dessous de la ceinture.
01:53Elle a quand même largement participé.
01:57Il y a une partie de l'électorat quand même de droite, comme dirait Jordan Bardella, de droite sincère,
02:03qui sincèrement ne se reconnaissait pas dans les méthodes de Rachida Dati.
02:06Il y avait de la division aussi à gauche.
02:08Il y a eu un effet vote utile pour Emmanuel Grégoire ?
02:10Clairement, enfin, Sofia Chikirou perd 4 points au second tour.
02:12Je pense qu'il y a un électorat de gauche qui était très attaché à l'idée que ce n
02:15'était pas possible
02:16que Rachida Dati prenne la mairie de Paris et qui donc s'est retourné en faveur d'Emmanuel Grégoire.
02:20Le score d'Emmanuel Grégoire, il est plutôt objectivement assez haut.
02:22Bertrand Delannouet, je crois, lors de son premier mandat, atteint les 54 ou 55 %.
02:27Donc, il s'en approche. C'est plutôt très honorable pour la gauche à Paris.
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