Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 semaines
Charles Egly, PDG et cofondateur de Younited Credit, était l'invité de Laure Closier dans French Tech, ce vendredi 20 mars. Il s'est félicité du bilan positif de sa fintech pour sa première année de cotation à Euronext Paris et parlé de son ambition de s'imposer comme le leader européen du crédit transparent et responsable, dans Good Morning Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Et dans la French Tech, désormais on reçoit des entreprises rentables.
00:02C'était le cas hier avec Deezer, c'est ce matin avec United qui nous rejoint.
00:06Charles Aigli, bonjour.
00:07Vous êtes le PDG et cofondateur de United, spécialiste dans le crédit instantané.
00:12Un an que vous êtes coté et le premier bilan est quand même assez positif.
00:15Même super positif.
00:17On affiche notre premier résultat net positif annuel
00:21en excluant l'acquisition d'Elios qu'on a fait l'été dernier.
00:25Donc oui, c'est plutôt un bon milestone pour United.
00:28Je le disais pendant la publicité, mais avant on recevait des entreprises
00:31qui faisaient des levées de fonds de 50 à 100 millions quasiment tous les deux jours.
00:35Maintenant, place aux entreprises rentables.
00:37Il vous a fallu quoi ? 15 ans ?
00:39Hier, Deezer disait « il m'a fallu 15 ans ».
00:41Alors, il nous a fallu 15 ans.
00:43On a levé à peu près 600 millions d'euros des coûtis,
00:46dont 150 millions d'euros lors de notre introduction en bourse en décembre.
00:50Et là, effectivement, on arrive à un stade où on n'a plus besoin de capitaux additionnels,
00:55à part peut-être pour des opérations futures.
00:57Mais voilà, on est rentable, donc on est assez content.
01:00Donc on voit quand même que la consommation est assez fragile en France notamment.
01:04On tourne autour de 0,9% de croissance.
01:08Il y a quand même ce besoin de micro-crédit qui est parfois avec des frais,
01:13parfois sans frais.
01:13Ça ne fonctionne pas toujours de la même manière.
01:15Il y a toujours une demande.
01:16Tout à fait.
01:17Nous, on a grossi notre production de crédit de plus de 50% sur l'année.
01:21Et on est sur tous les produits de crédit possibles.
01:24Le prêt personnel classique.
01:26Vous faites une demande de crédit sur notre site pour acheter un canapé,
01:29une cuisine, pour aller faire un voyage.
01:31Ou alors, on est présent sur la checkout page de nos marchands,
01:36physiques et digitaux.
01:38Et là, vous avez la possibilité de faire votre paiement,
01:41soit comptant, soit en étalant,
01:43sur 3, 4, 36, 48, 96 mois.
01:46Donc on est présent à peu près sur tous les aspects du crédit
01:51en France, en Italie, en Espagne et au Portugal.
01:53Léa ?
01:53Alors vous, votre fort, c'est le scoring banking,
01:56la note de confiance qu'on donne à un emprunteur.
01:58Vous utilisez les données bancaires en temps réel,
02:00alors que les banques traditionnelles,
02:02elles, se basent encore sur des vieux fichiers statistiques.
02:06C'est ça, en fait, la différence ?
02:07Exactement.
02:08Il y a eu une directive européenne en 2016,
02:11donc c'est sur l'open banking,
02:12en gros, ça permet aux clients bancaires
02:16de mettre à disposition de tous les établissements
02:19leur historique bancaire.
02:20Donc nous, on demande le consentement
02:22à l'emprunteur qui fait une demande de crédit chez nous,
02:24on demande son consentement pour pouvoir
02:26aspirer son historique bancaire
02:28et lui donner une réponse instantanée,
02:30oui ou non, à sa demande de crédit.
02:31Donc on n'est plus obligé de lui demander son bulletin de paie,
02:34puisqu'on voit son salaire dans son historique bancaire,
02:36on n'est plus obligé de lui demander s'il paye des loyers,
02:39s'il a des crédits en cours,
02:41puisqu'on voit ça sur son historique bancaire,
02:42on n'est pas obligé de lui demander son IBAN, son RIB,
02:44on a tout ça.
02:45Donc moins de travail pour lui,
02:47ce n'est pas d'échange de justificatifs, de papiers,
02:50c'est automatisé et en quelques minutes,
02:53il a une réponse définitive.
02:54Et comment c'est que la banque classique,
02:55elle n'arrive pas à faire ça ?
02:57Après, aujourd'hui, on vous demande vos revenus
02:59d'il y a trois ans qui, en règle générale,
03:01n'ont plus rien à voir avec ce que vous êtes aujourd'hui.
03:02Alors, certaines banques peuvent le faire sur certaines parties du scoring
03:07et certaines catégories de clients,
03:09mais c'est assez poussif,
03:11parce que c'est vrai qu'il faut changer tous les tunnels,
03:13tous les middle office, tous les back office,
03:15tous les front office.
03:17Il y a un legacy chez les banques
03:20qui fait que ce n'est pas immédiat et évident
03:22de passer sur un process totalement automatisé,
03:26comme on a chez Gini.
03:28Et en plus, nous, on rajoute aussi maintenant de la Gen AI
03:31pour accélérer les interactions entre clients et nos back office.
03:37La Banque de France, la dernière fois qu'elle a regardé
03:38un petit peu l'endettement des Français,
03:40elle s'est inquiétée du développement du microcrédit,
03:42notamment parce que chez les jeunes, ça prend beaucoup.
03:44Est-ce que c'est un sujet d'inquiétude ou pas ?
03:47Alors, c'est toujours mieux, dans n'importe quelle économie,
03:50que les prêts d'argent soient régulés.
03:54Effectivement, le BNPL, jusqu'à 200 euros
03:56et jusqu'à 3-4 mois de maturité,
03:58était dans une zone grise, donc non régulée.
04:01Alors, ça va changer.
04:02Qu'est-ce que vous mettez derrière BNPL ?
04:03Alors, c'est l'étalement d'un paiement sur...
04:07Donc, c'est le fractionné, quoi.
04:08Voilà, c'est ça.
04:09C'est le paiement fractionné.
04:10Et sur les petits montants et petites maturités,
04:12ce n'était pas régulé.
04:14Donc, vous n'étiez pas obligé d'être un établissement de crédit
04:17pour faire, pour octroyer des BNPL.
04:19Donc, en dessous de quel montant, à peu près ?
04:21200 euros.
04:22Donc, il y avait plein d'acteurs qui sont développés
04:24sur le BNPL à 50 euros.
04:26Désormais, ça va passer dans la réglementation crédit conso.
04:31Donc, vous ne pouvez pas monter au-dessus
04:32d'un certain niveau de pourcentage de revenus ?
04:35Mais maintenant, tous les montants vont devoir faire l'objet
04:39d'un contrat de crédit.
04:41Donc, c'est quoi le montant ?
04:42Ça va partir de 50 euros.
04:44Non, mais c'est-à-dire que tu ne pouvais pas être au-dessus
04:46d'un certain niveau d'endettement global ?
04:48C'est quoi ?
04:49En fait, c'était juste sur l'argent prêté, à la limite.
04:51C'est-à-dire que quand on prêtait moins de 200 euros,
04:53ce n'était pas régulé.
04:54Quand on prêtait sur moins de trois mois, ce n'était pas régulé.
04:58Désormais, ça, ça va être régulé.
04:59Alors nous, on était régulé depuis le début, même sur ces montants,
05:02puisque dès notre lancement, on était régulé.
05:05Vous avez dit que vous utilisez l'intelligence artificielle
05:07pour améliorer la relation client.
05:09Est-ce qu'on peut imaginer que demain,
05:10ce soit finalement l'IA qui décide d'octroyer un crédit
05:13en se basant sur ces données ?
05:15Est-ce que vous pouvez automatiser ce process ?
05:16Alors la décision, non.
05:18Alors l'aide à la prise de décision, bien évidemment, est aidée par l'IA,
05:22mais ce n'est pas l'IA qui prendra la décision.
05:24Par exemple, sur notre relation avec nos clients et prospects,
05:29l'IA nous permet de répondre facilement à des questions basiques,
05:33afin que les humains, nos opérateurs,
05:37puissent se focaliser sur les questions les plus complexes.
05:40Donc en fait, c'est un facilitateur de relations.
05:43Ça n'exclut pas la relation humaine.
05:47Dernier point, vous allez rallier Visa.
05:49On a beaucoup parlé sur ce plateau des questions de souveraineté
05:52à travers les paiements.
05:54Pourquoi c'est important pour vous ?
05:56Est-ce que c'est une demande des clients ?
05:58Alors nous, on a racheté l'été dernier
06:02la plateforme digitale de produits bancaires Elios,
06:06qui propose des comptes courants de l'assurance-vie et des cartes.
06:09Donc là, on prolonge et on élargit notre partenariat avec Visa.
06:16On va devenir membre principal Visa,
06:18ce qui nous permet d'émettre facilement des cartes internationales
06:21et de faire de l'innovation sur les cartes.
06:23Alors bien évidemment, le label Visa,
06:26c'est plus facile à obtenir que le label carte bleue.
06:30On est également en réflexion pour pouvoir aussi avoir le label carte bleue,
06:34parce qu'on pense également beaucoup à la souveraineté chez United.
06:37Merci beaucoup d'être venu ce matin, Charles Aigli,
06:40pour nous parler de United.
Commentaires

Recommandations