- il y a 9 heures
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Le 31 janvier, pour la première fois depuis le début de la construction européenne, un pays membre a quitté l’UE. Code source raconte en deux épisodes cet événement historique.
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NewsTranscription
00:00Bonjour, c'est Jules Lavie pour CodeSource, le podcast d'actualité du Parisien.
00:04Aujourd'hui, le Brexit, épisode 2.
00:17Le 31 janvier, le Brexit, la sortie du Royaume-Uni de l'Union Européenne, est devenue une réalité.
00:23L'idée, lancée par Nigel Farage du parti eurosceptique et anti-immigration UKIP,
00:28a été reprise notamment par Boris Johnson du parti conservateur
00:32et adoptée par le peuple à 52% lors du référendum du 23 juin 2016.
00:38C'est la première fois depuis le début de la construction européenne que l'un des pays membres quitte l
00:43'Union.
00:58C'est un événement historique que CodeSource a choisi de vous raconter en deux épisodes
01:03avec Marion Lourd, la correspondante du Parisien à Londres.
01:15Marion Lourd, le 25 novembre 2018, Thérèse Amé, la première ministre britannique,
01:20trouve un accord de sortie avec les 27 autres pays membres de l'Union Européenne.
01:24Est-ce que vous pouvez nous résumer cet accord ?
01:26En résumé, l'accord reprend largement les grandes lignes qui avaient été mises au point dans la feuille de route
01:32au mois de décembre précédent.
01:34Ce qu'il dit aussi, c'est qu'il va y avoir une période de transition.
01:37C'est-à-dire qu'il y aura une période qui est censée durer deux ans,
01:40durant laquelle le Royaume-Uni ne sera plus parti de l'Union Européenne,
01:44ne sera plus membre de l'Union Européenne,
01:46mais où il restera malgré tout soumis aux règles et à tout ce qui concerne l'Union Européenne.
01:52En clair, rien ne changera, sauf que le Royaume-Uni n'aura plus sa place à la table de la
01:55direction de l'Union Européenne.
01:57Et puis, il y a la question du backstop.
01:59C'est la solution qui a été trouvée pour éviter une frontière en Irlande du Nord.
02:04Ce qu'envisage Thérèse Amé, c'est que l'Irlande du Nord reste dans le marché unique
02:10et que, par contre, le reste du Royaume-Uni, l'ensemble du Royaume-Uni reste dans l'Union douanière.
02:15Et comme ça, il n'y aura pas de problème, de frontière à rétablir entre l'Irlande du Nord,
02:21qui est britannique, et la République d'Irlande, qui est européenne.
02:25Mais Thérèse Amé est déstabilisée par ses députés.
02:28Racontez-nous ce qu'il se passe notamment à la Chambre des Communes le 10 décembre 2018.
02:32Thérèse Amé, du fait de la rébellion des pro-européens dans son propre camp,
02:37est obligée de soumettre cet accord de sortie aux députés,
02:40de leur faire adopter cet accord de sortie.
02:42Et en fait, ils ne veulent pas.
02:45On a d'un côté les pro-européens qui estiment que ce n'est pas un bon accord,
02:50et d'ailleurs qui préfèreraient ne pas sortir du tout,
02:52et qu'on a d'un autre côté les plus eurosceptiques,
02:55qui, eux, ne sont pas du tout d'accord avec les conditions qui sont proposées,
02:59et notamment ne veulent pas que le Royaume-Uni reste au sein d'une union douanière.
03:04Ils doivent respecter un certain nombre de règles européennes.
03:06Ils ont l'impression que le Royaume-Uni va rester prisonnier, en quelque sorte, de l'Europe,
03:10sans plus avoir de voix à la table de négociation.
03:14Donc, dans les deux camps, il y a des opposants à ce texte.
03:17Et donc, il est impossible que Thérèse Amé gagne un vote sur le sujet.
03:22Elle est obligée de reporter le vote qui était prévu,
03:27parce qu'elle l'aurait perdu, elle l'a dit elle-même,
03:28elle l'aurait sans doute perdu par 100 voix.
03:35Finalement, ce vote est organisé,
03:36et le Parlement rejette l'accord voté par Bruxelles.
03:40Effectivement, Thérèse Amé perd le vote sur son accord en janvier 2019.
03:46Et non seulement elle perd le vote,
03:47mais en plus, elle se retrouve avec une manifestation monstre un peu plus tard,
03:52deux mois plus tard, en mars.
03:53People's Vote revendique un million de manifestants dans la rue,
03:57contre le Brexit,
03:58et pour l'organisation d'un deuxième référendum.
04:01L'accord va être rejeté à trois reprises par le Parlement britannique.
04:05Le troisième rejet a lieu le jour même
04:08de la première date qui avait été annoncée pour le Brexit,
04:12le 29 mars 2019.
04:14Effectivement, le dernier vote, c'est le 29 mars.
04:17Nigel Farage du parti UKIP et ses amis
04:19avaient déjà organisé une petite fête devant le Parlement.
04:22Ils y sont, sauf que le Royaume-Uni ne sort pas de l'Union européenne,
04:25parce que cet accord de retrait n'est toujours pas voté.
04:29Et les débats sont très animés à la Chambre.
04:31C'est des débats à n'en plus finir entre les pro-européens,
04:36les anti-européens,
04:37qui, dans un sens, sont d'accord sur le fait qu'ils ne veulent pas de cet accord.
04:41Et puis, le président du Parlement,
04:43qui est devenu un peu un personnage dans le feuilleton du Brexit,
04:46ce petit bonhomme en robe noire qui crie
04:49« Order, order ! »
04:52Et, en fait, on arrive à une situation
04:54où les députés ne se mettent pas d'accord pour voter l'accord de sortie.
04:58Et donc, on reporte plusieurs fois le Brexit.
05:02Une première fois au 22 mai,
05:04une deuxième fois au 31 octobre.
05:06Donc, on n'arrive pas,
05:08le Royaume-Uni n'arrive pas à sortir de l'Union européenne.
05:12Et comment réagit Bruxelles ?
05:13Pour Bruxelles, c'est très agaçant, je pense,
05:15de voir que la situation a été réglée au niveau européen.
05:18C'est-à-dire qu'on est arrivé à mettre au point un texte avec le Royaume-Uni,
05:23sauf qu'on est arrivé à mettre au point un texte
05:26avec le gouvernement du Royaume-Uni
05:28et que le gouvernement n'a pas le soutien de son peuple ni du Parlement.
05:33Et ça coince à cause d'un problème de politique intérieure britannique.
05:37Et on en arrive à cette situation incroyable
05:40alors qu'ils négocient leur sortie de l'Union depuis un an et demi.
05:44Les Britanniques doivent voter pour les élections européennes le 23 mai 2019.
05:48On a donc des candidats à l'élection européenne
05:52qui ne savent pas pour combien de temps ils se présentent
05:55pour partir à Strasbourg ou Bruxelles.
05:57Alors, à l'époque, moi, j'en ai rencontré plusieurs.
06:00Il y avait notamment un travailliste qui était très pro-européen
06:02et qui espérait qu'il croisait les doigts
06:04pour que le Royaume-Uni, finalement, ne sorte jamais de l'Union européenne
06:07et qu'il puisse faire un mandat complet s'il était élu.
06:10Et puis, il y avait des membres du Brexit Party,
06:12le nouveau parti de Nigel Farage qui a quitté le UKIP
06:15et donc des membres du Brexit Party
06:17qui, eux, espéraient aller à Bruxelles pour quelques semaines seulement
06:21juste pour dire « nous ne voulons pas être là ».
06:24Quel est le résultat de l'élection ?
06:26Le résultat est catastrophique pour Theresa May
06:29puisque son parti arrive cinquième de l'élection.
06:32En fait, ce qu'il s'est passé, c'est que les électeurs
06:35ont choisi de voter pour les élections européennes
06:38pour des formations qui avaient des positions très claires sur le Brexit.
06:42Ce n'est pas le cas du Parti conservateur qui est divisé.
06:44Ce n'est pas le cas non plus du Parti travailliste
06:47qui est également divisé.
06:48Donc, on a en tête le parti défenseur du Brexit
06:51qui est le Brexit Party
06:52et dans une deuxième position, le parti libéral-démocrate
06:57qui est vraiment anti-Brexit.
06:58Et puis, Theresa May qui arrive loin derrière
07:01avec près de 9% des voix.
07:04C'est-à-dire que son parti arrive cinquième de l'élection.
07:06Theresa May, contrainte à la démission.
07:08C'est-à-dire que quand on est un Premier ministre
07:11et qu'on présente son parti à une élection
07:13et qu'il arrive cinquième, en cinquième position
07:16lors de cette élection,
07:17il n'y a plus guère le choix
07:19que de laisser la place à quelqu'un d'autre.
07:20Parce que ça veut dire que la stratégie n'a pas réussi,
07:23qu'on n'a pas le soutien nécessaire
07:25pour faire ce qu'on veut.
07:26Donc, Theresa May,
07:27elle vient faire son discours devant Downing Street.
07:29Elle a cette petite veste rouge
07:31et puis elle a les larmes aux yeux.
07:33Elle explique qu'elle a un regret profond
07:34de n'avoir pas pu mettre en œuvre le Brexit.
07:37Je vais bientôt laisser le travail
07:38que c'est l'honneur de ma vie
07:40de garder,
07:41de garder l'opportunité
07:43de servir le pays que j'aime.
07:50Et elle est remplacée
07:51par un autre membre du Parti conservateur,
07:54Boris Johnson.
07:57Boris Johnson arrive
07:58à la tête du Parti conservateur.
08:01Pendant toute la campagne
08:03pour arriver à la tête du Parti,
08:06le but, c'est d'éviter les gaffes.
08:07C'est un peu compliqué
08:09parce qu'il y a des histoires
08:10de disputes conjugales, notamment.
08:12Il y a plusieurs candidats aussi
08:14qui le mettent face à ses mensonges.
08:15Donc, Boris Johnson
08:16se fait un profil un peu lisse
08:19et il se fait surtout le profil
08:20de celui qui est le défenseur du Brexit,
08:23celui qui va faire sortir
08:24le Royaume-Uni de l'Union Européenne.
08:26Donc, il arrive à la tête
08:27du Parti conservateur,
08:28élu par les membres
08:29du Parti conservateur.
08:31Et de fait,
08:32ça fait de lui
08:33le Premier ministre britannique.
08:38Et il prend ses fonctions
08:39le 24 juillet 2019.
08:42D'un mot,
08:43qu'est-ce qu'il promet sur le Brexit ?
08:44Il promet Boris Johnson
08:45de faire le Brexit
08:46le 31 octobre 2019,
08:49qui est la nouvelle date limite.
08:50No ifs, no buts,
08:52quelles que soient les conditions,
08:53pas de ci, pas de mai.
08:55Et il se met très vite à dos
08:56le Parlement britannique.
08:57En fait, le Parlement
08:58n'a pas soutenu, lui,
09:00Boris Johnson.
09:01Donc, c'est toujours
09:02la même majorité un peu bancale
09:03qui était celle de Theresa May,
09:05qui est une majorité conservatrice
09:07divisée avec un besoin vital
09:10du soutien du DUP,
09:11le petit parti nord-irlandais.
09:13Donc, Boris Johnson,
09:14il a une majorité fragile.
09:16Et il perd vote après vote.
09:19Il perd quasiment tous ses votes
09:20dans les premières semaines
09:21où il arrive au pouvoir.
09:23Donc, pour ne plus s'embarrasser
09:24du Parlement,
09:25il décide de le suspendre
09:27jusqu'à deux semaines
09:28avant la date officielle du Brexit.
09:30Donc, il dit,
09:30il va y avoir un discours de la reine.
09:32Je suspends le Parlement
09:33parce que c'est la tradition
09:34qui le veut,
09:35sauf que la suspension
09:35qu'il décide est beaucoup plus longue
09:37que ce qu'elle aurait été
09:38dans des circonstances habituelles.
09:40Et donc, cette suspension
09:42est contestée en justice.
09:44Ça va jusqu'à la Cour suprême
09:45qui finit par dire
09:47que cette suspension
09:48est nulle et non avenue.
09:49Et donc, les députés,
09:50au bout de quelques semaines
09:51de suspension,
09:52reviennent au travail
09:53et évidemment, vont vouloir
09:55mettre des bâtons dans les roues
09:56à Boris Johnson.
09:58Boris Johnson présente
09:59un nouvel accord
10:00le 17 octobre 2019.
10:02En quoi est-il différent
10:04du plan de Theresa May ?
10:05Bon, à 97%,
10:07c'est le même accord
10:08que celui de Theresa May.
10:09De toute façon,
10:09Boris Johnson n'avait pas le temps
10:10d'en négocier un nouveau
10:11avec l'Europe.
10:12Mais il y a quelque chose
10:13qui change sur l'Irlande.
10:15Plutôt que de garder
10:17tout le Royaume-Uni
10:18dans une union douanière
10:19comme le prévoyait
10:20l'accord de Theresa May au départ,
10:22Boris Johnson essaye
10:23de faire plaisir
10:24aux autres partisans du Brexit
10:26au sein du Parti conservateur.
10:28Il décide de sortir
10:29le Royaume-Uni
10:30de l'union douanière
10:31et la seule qui resterait
10:33dans cette union douanière,
10:33eh bien, ça serait
10:34l'Irlande du Nord.
10:35Il y a donc vraiment
10:36un statut spécial
10:37pour l'Irlande du Nord
10:38avec une sorte de frontière
10:39où il y aura des contrôles
10:41en mer d'Irlande.
10:42Et donc,
10:43ça mécontente énormément
10:45ses alliés,
10:46ses futurs anciens alliés
10:48du parti d'IUPI,
10:49le parti unioniste nord-irlandais.
10:51Mais là encore,
10:52les députés s'y opposent
10:53le 19 octobre.
10:54Pourquoi ?
10:55Eh bien, justement,
10:56parce que le DUPI,
10:57le parti unioniste nord-irlandais,
10:59ne veut absolument pas
11:00de statut spécial
11:01qui presque maintient
11:03l'Irlande du Nord
11:03au sein de l'Union européenne.
11:05Pas question pour le DUPI.
11:06Donc,
11:07il refuse de voter
11:08pour cet accord
11:09et les députés
11:11qui sont, eux,
11:12pro-européens
11:13refusent également
11:14de le voter.
11:15En fait,
11:16on arrive
11:17à une situation
11:17où les députés
11:19vont dire
11:20oui pour l'accord
11:21parce que le temps presse.
11:23Mais nous voulons
11:24un examen approfondi
11:25de cet accord
11:26et donc encore
11:27plusieurs semaines
11:28d'examen.
11:29Ils imposent un délai
11:30à Boris Johnson
11:31dont il ne veut pas
11:31puisqu'il a promis
11:32de sortir le 31 octobre
11:33et c'est un vote perdu.
11:36Un épisode de plus
11:37au feuilleton sans fin
11:38du Brexit.
11:39Le Parlement repousse
11:40sa décision
11:41sur l'accord
11:42conclu entre Londres
11:43et Bruxelles
11:43contraignant ainsi
11:44Boris Johnson
11:45à demander
11:46un nouveau délai.
11:47Boris Johnson
11:48est obligé
11:49d'écrire
11:50une lettre
11:50à Bruxelles
11:51puisque le Parlement
11:52a interdit
11:53de sortir
11:53de l'Union Européenne
11:54sans accord
11:54parce que c'est
11:55trop dangereux
11:56d'après eux.
11:56Ça pourrait
11:57bouleverser l'économie,
11:58empêcher les approvisionnements
11:59du pays
12:00en médicaments,
12:01en nourriture,
12:02clouer les avions au sol,
12:04arrêter les trains.
12:05Donc le Parlement
12:05refuse une sortie
12:06sans accord
12:06de l'Union Européenne.
12:08Il a obligé
12:09Boris Johnson
12:09à écrire
12:10à l'Union Européenne
12:11pour demander
12:12un report
12:13s'il y avait
12:13une sortie sans accord
12:14et donc
12:15c'est ce qu'il est
12:16obligé de faire.
12:16Boris Johnson
12:17il est obligé
12:17d'écrire cette lettre
12:18sauf que comme
12:19il n'est pas d'accord
12:19avec ce qu'il écrit
12:20et avec ce qu'il demande
12:21un nouveau délai
12:22pour le Brexit
12:22il envoie en même temps
12:24une autre lettre
12:25qui dit
12:26en gros
12:26ne prenez pas en compte
12:28ma première lettre
12:28moi je veux sortir
12:30le 31 octobre.
12:31Donc il envoie
12:31deux lettres contradictoires
12:32à Bruxelles
12:33sauf que
12:34à Bruxelles
12:34personne ne veut
12:35voir le Royaume-Uni
12:36sortir sans accord
12:37parce que c'est
12:38trop dangereux
12:39ça serait trop perturbant
12:40y compris peut-être
12:41pour l'Union Européenne
12:42les dirigeants
12:43européens disent
12:44d'accord
12:45pour un nouveau délai.
12:55Le 12 décembre
12:56des élections législatives
12:57anticipées
12:58sont organisées
12:59comme au début
13:00du mandat de Theresa May
13:01cette fois-ci
13:01Boris Johnson
13:02sort conforté
13:04des urnes
13:04par une large victoire
13:06des conservateurs.
13:07Il gagne
13:08ses élections
13:09Boris Johnson
13:10on s'attendait
13:11à ce qu'il y ait
13:11une majorité conservatrice
13:13encore une fois
13:13mais là elle est
13:14très très très large
13:15c'est-à-dire qu'il a
13:17365 sièges
13:17c'est une majorité
13:18de 48
13:19ça veut dire
13:20qu'il a les mains
13:20complètement libres
13:21c'est la fin du rêve
13:23pour ceux qui voulaient
13:24un deuxième référendum
13:25parce que ceux qui voulaient
13:26un deuxième référendum
13:27espéraient qu'il y ait
13:28un parlement
13:29comme on dit
13:30un parlement suspendu
13:31ici
13:31un parlement sans majorité claire
13:32où le parti travailliste
13:34ferait des alliances
13:35et finirait par imposer
13:36un deuxième référendum
13:37pour sortir de l'impasse
13:38sur le Brexit
13:39puisque le parti travailliste
13:40défend l'idée
13:42d'un deuxième référendum.
13:43Là Boris Johnson
13:45gagne cette élection
13:46pour deux raisons
13:47sans doute
13:47la première
13:48c'est que
13:49Jeremy Corbyn
13:50est beaucoup moins populaire
13:51que quelques années avant
13:53il est considéré
13:55comme un leader
13:57contesté
13:58qui a des problèmes
13:59d'antisémitisme
14:00au sein de son parti
14:01et l'autre raison
14:01pour laquelle
14:02Boris Johnson
14:03gagne
14:04ses élections législatives
14:05c'est qu'il a
14:06un seul slogan
14:07get Brexit done
14:08faisons le Brexit
14:11les britanniques
14:12en ont marre
14:13du Brexit
14:14ils ne veulent plus
14:14en entendre parler
14:15et ce slogan
14:16c'est une façon de dire
14:17une fois que vous aurez voté
14:18pour moi
14:19ça y est
14:19ça sera fini
14:20on passera à autre chose
14:20d'ailleurs c'est ce que
14:21Boris Johnson
14:22essaye de faire valoir
14:22dans tous ses discours
14:24les britanniques
14:24votent aussi pour lui
14:25pour se débarrasser
14:26en quelque sorte
14:26du Brexit
14:28Et effectivement
14:29sur le Brexit
14:30tout va s'accélérer
14:31entre la fin du mois
14:32de décembre
14:32et janvier 2020
14:34Tous les parlementaires
14:36conservateurs
14:37ont promis
14:38à Boris Johnson
14:38qu'ils allaient voter
14:39pour son accord de sortie
14:40donc c'est ce qu'ils font
14:41le 20 décembre
14:42après l'élection européenne
14:44et le texte passe
14:46sans grande encombre
14:48toutes les étapes
14:49du processus parlementaire
14:51il est voté
14:52à la Chambre des Lords
14:52en janvier
14:53et il est validé
14:54au niveau de l'Union Européenne
14:56le 29 janvier
14:57donc deux jours
14:58avant le jour officiel
15:00de la sortie
15:01de l'Union Européenne
15:02pour le Royaume-Uni
15:025, 4, 3, 2, 1
15:08Le 31 janvier
15:10à minuit
15:10le Royaume-Uni
15:12sort donc officiellement
15:13de l'Union Européenne
15:14comment se passe
15:16cette soirée
15:16à Londres
15:17Marion Loure ?
15:18Il y a un décompte
15:19lumineux
15:19sur Downing Street
15:20la résidence du Premier ministre
15:22qui compte
15:23dans la dernière heure
15:24qui précède le Brexit
15:25les minutes et les secondes
15:27qui restent à passer
15:27au sein de l'Union Européenne
15:28ce qui est intéressant aussi
15:30c'est qu'on voit
15:31au sein même de la capitale
15:33au sein même de Londres
15:34que le pays est divisé
15:35parce qu'on a d'un côté
15:37sur la place du Parlement
15:38la fête des partisans
15:40de Nigel Farage
15:40le Brexit Party
15:41qui célèbre
15:42la sortie de l'Union Européenne
15:45qui chante
15:46l'hymne national
15:47sous forme de karaoké
15:48qui brandissent
15:49leur petit drapeau britannique
15:51et d'un autre côté
15:52on a un petit défilé
15:55une petite procession
15:56des partisans
15:57de l'Union Européenne
15:58qui vont de Downing Street
15:59à la représentation
16:00de la Commission Européenne
16:01qui font une petite veillée
16:02aux chandelles
16:03le pays reste divisé
16:04et effectivement
16:05aujourd'hui
16:06les sondages disent
16:07qu'on est toujours
16:09depuis le référendum
16:10autour de 50-50
16:12la moitié du pays
16:13pour rester dans l'Union Européenne
16:14la moitié du pays
16:15pour en sortir
16:15et il y a même
16:16aujourd'hui
16:17une majorité
16:18qui est plutôt favorable
16:19au fait de rester
16:20au sein de l'Union Européenne
16:24Le Brexit est maintenant
16:26effectif depuis quelques jours
16:27mais c'est un sujet
16:29qui est loin d'être clos
16:30Le problème
16:31c'est ça en fait
16:32c'est que le Brexit
16:33est censé avoir eu lieu
16:35et on en parle encore beaucoup
16:39les électeurs
16:40qui ont voté pour Boris Johnson
16:41espéraient
16:41que ça y est
16:43une fois que ça serait fait
16:44ils en auraient terminé
16:45avec le Brexit
16:45et qu'on parlerait d'autre chose
16:47que de ce sujet
16:47qui envahit tout
16:48et bien non
16:49puisque la négociation
16:51en fait
16:51commence maintenant
16:53sur la nouvelle relation
16:54avec l'Union Européenne
16:55et que cette négociation
16:56elle est fondamentale
16:57pour les entreprises
16:58est-ce qu'elles vont pouvoir
16:59faire leur commerce
17:01correctement
17:01des deux côtés
17:02de la frontière
17:03elle est fondamentale
17:04pour les citoyens
17:04est-ce qu'ils vont garder
17:05leurs droits
17:06est-ce qu'ils vont devoir
17:06avoir des visas
17:08pour circuler
17:08entre le Royaume-Uni
17:10et l'Union Européenne
17:10bref
17:11il y a une négociation
17:12fondamentale
17:12qui s'engage
17:13et qui est
17:14la deuxième phase
17:15du Brexit
17:16donc le Brexit
17:17est loin
17:17loin d'être fini
17:19malgré le fait
17:20que Boris Johnson
17:21dans son discours
17:22il y a quelques jours
17:24sur cette nouvelle phase
17:25de négociation
17:26a refusé de prononcer
17:27le mot de Brexit
17:27c'est-à-dire que lui
17:28il veut faire comme si
17:29le Brexit n'était plus là
17:30alors qu'en fait
17:31le Brexit va encore
17:32occuper la quasi-totalité
17:34ou en tout cas
17:35une grande partie
17:36de l'énergie du pays
17:37jusqu'à la fin
17:38de cette année 2020
17:39qui est la période
17:41de transition
17:41D'un mot
17:42qu'est-ce qu'il faut
17:43négocier encore maintenant ?
17:44Il faut négocier
17:46les tarifs douaniers
17:48par exemple
17:48est-ce qu'il va y avoir
17:49des tarifs douaniers
17:50entre l'Union Européenne
17:52et le Royaume-Uni
17:53sur des voitures
17:54le vin
17:55la viande
17:56la nourriture
17:57il faut négocier
17:58la circulation
17:59des avions
18:00la circulation
18:01des trains
18:02la circulation
18:03des personnes aussi
18:03est-ce qu'il faut des visas
18:04il y a toutes ces choses
18:05qui restent à régler
18:06On parle beaucoup
18:07des divisions
18:08aux Etats-Unis
18:09entre les républicains
18:10et les démocrates
18:11c'est un peu la même chose
18:12actuellement au Royaume-Uni
18:13un pays très fracturé ?
18:15Le Royaume-Uni
18:16est fracturé
18:17à la fois
18:18entre les pro-Brexit
18:20et les anti-Brexit
18:21il y en a encore
18:22ils ne sont plus
18:23en train de faire campagne
18:24pas encore
18:25en tout cas
18:25pour rejoindre
18:26l'Union Européenne
18:27mais il y en a
18:27il y a des gens
18:28qui étaient favorables
18:28de rester au sein
18:29de l'Union Européenne
18:30et il est fracturé aussi
18:32au niveau géographique
18:33par exemple
18:34l'Ecosse
18:35voulait absolument
18:36rester au sein
18:37de l'Union Européenne
18:38elle n'a pas eu
18:39gain de cause
18:40et donc aujourd'hui
18:41la dirigeante écossaise
18:42Nicolas Sturgeon
18:43est en train
18:44de faire campagne
18:45pour un référendum
18:46sur l'indépendance écossaise
18:47donc on a un pays
18:49qui est fracturé
18:50entre ces différentes parties
18:53pro- ou anti-Brexit
18:54et un pays
18:54qui est fracturé
18:55au niveau
18:56des différentes nations
18:57parce que l'Irlande du Nord
18:58aussi avait voté
18:59contre le Brexit
18:59donc l'Angleterre
19:01est coupée
19:01un petit peu
19:02des autres
19:03l'Angleterre
19:03et le pays de Galles
19:04sont coupés
19:04de l'Ecosse
19:05et de l'Irlande du Nord
19:06qui elle
19:06voulait rester
19:07dans l'Union Européenne
19:17Merci Marion Lourd
19:19épisode conçu
19:20et préparé
19:21par Marion Bottorel
19:22production
19:22Clara Garnier-Amourou
19:24réalisation
19:25Julien Moncouquiol
19:26Code Source
19:27est le podcast
19:28d'actualité
19:28du Parisien
19:29disponible chaque soir
19:30du lundi au vendredi
19:31à 18h
19:32si vous aimez
19:33Code Source
19:34n'oubliez pas
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19:35sur votre application
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