- il y a 10 heures
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Coronavirus. En pleine épidémie, près de 9 millions de Français sont aujourd’hui au chômage partiel. Parmi eux, des familles au budget déjà serré plongent dans la précarité. Témoignage.
Notre article : http://www.leparisien.fr/podcasts/code-source/avec-le-confinement-la-famille-de-gaelle-a-sombre-dans-la-pauvrete-17-04-2020-8301522.php
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NewsTranscription
00:01Bonjour, je suis Stéphane Jeunest et vous écoutez CodeSource, le podcast d'actualité du Parisien.
00:11En France, à cause du coronavirus et du confinement, près de 9 millions de personnes sont aujourd'hui au chômage
00:17partiel.
00:18Elles sont indemnisées à 84% du salaire, mais pour beaucoup de familles, les 16% restants et les heures
00:25supplémentaires manquantes pèsent lourd dans le budget.
00:27Après une période de chômage, Gaëlle venait de retrouver un emploi quand le confinement a été décrété.
00:34Avec son compagnon, il tente de ne pas faire peser sur leurs enfants ces nouvelles contraintes budgétaires.
00:40Claudia Prolongeau a recueilli son témoignage.
00:52Je suis rentrée en contact avec Gaëlle via Sylvie, une bénévole du Secours catholique.
00:57Sylvie l'a décrite comme une femme solide, confrontée à beaucoup de difficultés, mais loin de s'apitoyer sur son
01:02sort.
01:03Elle a 39 ans et vit dans le Morbihan avec ses 4 enfants et son compagnon, qu'elle a rencontré
01:08il y a 5 ans et qui est maçon.
01:11Ils habitent une maison avec un jardin et avant d'avoir ses enfants, elle a occupé plusieurs emplois, toujours dans
01:16le secteur du social.
01:22J'ai été auxiliaire de vie scolaire, j'ai été auxiliaire de vie à domicile, j'ai également été directrice
01:32de centre de loisirs.
01:33J'ai fait beaucoup d'emplois avant d'avoir mes enfants.
01:37Ensuite, mes 3 premiers sont très rapprochés, ils ont tous un an d'écart.
01:41Mon aînée est rapidement tombée malade, on ne savait pas exactement ce qu'elle avait, mais elle est tombée malade.
01:46Donc, j'ai pris les congés parentaux de façon à pouvoir poser les diagnostics et de fil en aiguille, je
01:55n'ai pas repris le travail.
01:57Aujourd'hui, elle a 11 ans et la situation médicale commence juste à se stabiliser pour me permettre de repartir
02:06vers l'emploi.
02:07J'ai d'abord élevé mes 3 premiers enfants toutes seules.
02:13Et depuis maintenant 5 ans, j'ai refait ma vie et nous avons eu une petite fille ensemble.
02:19Donc, il est devenu papa de 4 enfants en très peu de temps.
02:23Quand elle a 6 ou 7 ans, la maladie de la fille aînée de Gaëlle est identifiée.
02:27Elle a le syndrome d'Eller dans l'os, c'est une maladie génétique qui affecte les tendons et les
02:31ligaments.
02:32Ça signifie qu'elle peut par exemple se tenir debout et la minute d'après s'effondrer au sol parce
02:37que son corps ne la tient plus.
02:40Nous, on s'en est rendu compte dès petite puisqu'elle avait du mal à tenir assise, elle avait du
02:44mal à se déplacer.
02:47Elle avait toujours mal quelque part et on voyait bien que son corps ne répondait pas à ce qu'elle
02:54voulait faire.
02:55Au niveau de la tenue du crayon, tout ça à l'école, on s'est vite rendu compte qu'il
03:00y avait quelque chose qui n'allait pas.
03:01Mais de là à poser un diagnostic, ça a été quand même long. Il a fallu énormément de bilans, de
03:09rencontres avec les médecins.
03:10Encore aujourd'hui, on tourne à environ 6 rendez-vous médicaux par semaine. Et tout ça, ça demande énormément de
03:19temps, évidemment.
03:20Son deuxième enfant est lui hyperactif, ce qui demande également à Gaëlle beaucoup d'organisation et de disponibilité.
03:26J'ai pris les congés parentaux principalement parce qu'on s'est rendu compte rapidement qu'il y avait des
03:33soucis de santé derrière.
03:35Je ne suis pas sûre que j'aurais pris mes congés parentaux autrement.
03:42En tout cas, le dernier pour ma dernière qui a trois ans aujourd'hui, je ne l'aurais pas pris
03:48si mes plus grands n'avaient pas eu de soucis de santé.
03:50J'aurais recherché un emploi et un mode de garde pour repartir vers l'emploi plus rapidement.
03:56Mais là, clairement, je l'ai pris parce qu'il n'y avait aucune autre solution qui nous était proposée
04:02pour s'occuper de la santé des plus grands.
04:05La maladie, elle prend le dessus.
04:08Et oui, on est taxi, on est infirmière.
04:11Moi, à un moment donné, j'avais l'impression d'être uniquement la secrétaire qui prend les rendez-vous, l
04:18'infirmière qui met en place les soins.
04:22Mais c'est compliqué d'avoir une place de maman derrière tout ça.
04:27Ces dernières années, le budget de la famille rétrécit.
04:30Les équipements pour la fille aînée coûtent de plus en plus cher.
04:32Et il y a 18 mois, Gaëlle et son compagnon perdent un enfant à la naissance.
04:36Cela engendre un choc pour toute la famille, des frais d'obsèques et une perte de revenus pour le père
04:42qui est placé plusieurs semaines en arrêt maladie.
04:44Au mois d'août, les parents se demandent même comment ils vont pouvoir nourrir leurs enfants.
04:50On a eu une période où, je ne vais pas dire qu'on ne comptait pas du tout, parce que
04:54j'ai toujours fait très attention,
04:56mais où on pouvait aller faire les courses même le 30 du mois, je vais dire.
05:01C'est vrai que le décès de notre enfant a fait que ça a été une période plus compliquée.
05:09Déjà parce que pas l'envie d'aller faire les courses, pas l'envie de faire quoi que ce soit,
05:13pas l'envie de gérer le côté administratif.
05:15Et du coup, on s'est laissé submerger à ce moment-là par les difficultés.
05:21J'ai été un jour à la banque chercher des sous que je pensais qu'ils restaient sur mon compte.
05:25Et la banque avait pris tous les frais qui leur étaient dus sûrement.
05:31Mais nous, cette somme-là, on en avait besoin pour manger à ce moment-là et il n'y avait
05:37plus rien.
05:37Il n'y avait plus rien et on n'avait plus rien à donner à manger aux enfants.
05:40Donc, j'ai mis ma fierté dans ma poche et puis j'ai été sonnée à la porte du secours
05:48catholique en leur disant
05:49« On n'a plus rien à manger pour les enfants, est-ce que vous pouvez nous aider ? »
05:53Et là, je suis tombée sur des personnes formidables qui ne se sont pas posées de questions
05:59et qui se sont assis autour d'un café pour nous offrir de quoi déjà se confier, se poser
06:09et puis de quoi manger pour les enfants.
06:11Qu'on ne puisse pas donner à manger à ses enfants, c'est inimaginable, surtout quand on travaille.
06:19Ils font tout un budget qui nous permet d'obtenir un caddie de courses, on va dire, d'une valeur
06:27d'environ 70 euros
06:28que nous, on paye 4 euros.
06:31On a surtout des produits frais, des fruits, des légumes, les produits secs, tout ce qui est pâtes, conserves, etc.
06:38On peut encore les financer avec notre budget de tous les jours.
06:44Mais c'est vrai que tout ce qui est fruits, légumes, produits frais, laitage, ça a un coût quand même
06:51très important.
06:52Et ce coût est compensé par ce que nous donne le secours catholique.
06:59À cette période-là, Gaëlle vient d'obtenir pour sa fille aînée des allocations à enfants handicapés
07:03et la petite dernière va rentrer à l'école le mois suivant.
07:06Pour la première fois depuis une dizaine d'années, elle peut enfin imaginer recommencer à travailler.
07:11Depuis le septembre-octobre, j'ai pu à nouveau envisager une recherche d'emploi
07:16et celle-ci s'est concrétisée en début d'année avec des entretiens
07:22qui devaient me permettre en mars de signer un contrat de travail.
07:29Qu'est-ce que ça représente pour vous à ce moment-là de pouvoir retourner travailler ?
07:33La liberté.
07:35La liberté et puis le fait de pouvoir aussi apporter ma pierre à la maison,
07:41de pouvoir faire autre chose.
07:42C'était une porte de sortie en fait pour que financièrement on puisse vivre correctement.
07:51C'est très important d'avoir une vie en dehors de sa maison.
07:57Moi je le vois comme ça en tout cas.
07:59Je n'ai jamais rêvé d'être une maman qui restait à la maison à élever ses enfants.
08:04Ce n'était pas mon objectif.
08:06La vie a fait que ça s'est passé comme ça.
08:10Mais ce n'était pas mon objectif premier.
08:14Et aujourd'hui j'avais envie de retrouver une vie autre qu'une vie de maman.
08:22Être aussi une femme, être aussi une personne qui va à son travail, qui revient,
08:28qui a une vie classique on va dire.
08:30Mais les enfants n'ayant plus d'école et le confinement ayant été décidé,
08:36le contrat a été suspendu.
08:38Et je ne sais pas du tout si ce poste sera toujours d'actualité au moment de la reprise.
08:48Vous imaginez que ça pouvait aussi être ça la conséquence du coronavirus pour vous ?
08:53Pas quand les cas étaient en Chine on va dire.
08:55Quand on a commencé à parler des cas qui se multipliaient en France,
09:00oui on s'est dit de toute façon bientôt les écoles vont fermer.
09:04Et là ça va être un souci pour pouvoir aller travailler.
09:07Et vous avez ressenti quoi ?
09:09De la déception parce que quand on est vraiment sur la semaine où on va signer un contrat de travail
09:13et que tout s'arrête, oui c'est décevant.
09:18Aujourd'hui on n'a pas de date de reprise et on n'en aura peut-être pas tout de
09:22suite.
09:22Même s'il y a une date d'annoncée, personne aujourd'hui ne peut dire si cette date sera effective
09:28ou pas,
09:29si les enfants vont reprendre l'école ou pas.
09:32Tout le monde y va de sa théorie mais on n'en sait absolument rien.
09:35On ne peut pas reconstruire de projet à nouveau et là je me dis que je ne reprendrai pas avant
09:41septembre du coup.
09:43Clairement je n'imagine pas trop que la situation s'éclaircisse suffisamment d'ici fin juin pour avoir un objectif
09:53de reprise.
09:57Au poste qu'elle devait occuper, Gaëlle, qui aurait quand même eu besoin de ses mercredis pour les rendez-vous
10:02médicaux,
10:02aurait gagné 700 à 800 euros, contre les presque 400 qu'elle percevait en congé parental.
10:08Son compagnon, qui fait beaucoup d'heures supplémentaires, a lui perdu une partie de son salaire en mars puisqu'il
10:13est au chômage partiel.
10:15Là on a du coup le salaire de mars qui vient d'arriver, sachant que le mois de mars il
10:21y a eu quand même 15 jours de travail,
10:23on a une perte de 300 euros sur les 15 derniers jours de mars du coup.
10:28Donc on prévoit sur le mois d'avril une perte de 600 euros.
10:31Déjà on ne sait pas comment on va tout payer, mais fin avril on sait encore moins comment on paiera
10:36tout au mois de mai.
10:37Parce que là on sait que le mois d'avril sera complètement chômé, donc on n'arrivera pas à tout
10:43financer.
10:44Avant le confinement, j'ai ma maman qui facilement arrivait avec un cabas de yaourt ou un cabas de course
10:53divers et varié,
10:55chose aujourd'hui qu'on ne fait plus pour protéger tout le monde.
10:59Ça fait aussi partie de ce manque financier, parce que ce qu'elle pouvait m'apporter, aujourd'hui on ne
11:06l'a plus.
11:07Il faut l'acheter.
11:08À ces difficultés évidentes vient s'ajouter le manque de la cantine à l'école, sur laquelle les parents ont
11:13pris l'habitude de s'appuyer.
11:15Je ne peux pas faire des repas au prix que je paye le repas à la cantine.
11:20Là nos enfants pour 2,90 ils ont quand même une entrée, un plat, un laitage et un dessert.
11:27Moi clairement je ne veux pas concurrencer ça.
11:30Il y a ce coût financier supplémentaire de devoir leur prévoir des repas midi et soir, d'essayer aussi de
11:42leur faire des choses qui font un peu plaisir,
11:45parce que dans cette situation de confinement, ils ont aussi besoin de petits plaisirs pour se changer les idées.
11:50On va faire des soirées pizzas juste pour leur faire plaisir, pour leur changer les idées par exemple.
11:56Chose qu'on ne fait pas forcément autrement.
12:00Il faut bien se dire que dans le supermarché, on ne va pas forcément trouver les produits de premier prix,
12:05puisque les gens se ruent dessus.
12:07Et quand on va faire les courses, on va acheter ce que l'on trouve et pas forcément ce qu
12:12'on a mis sur notre liste de choses qu'on avait prévues d'acheter.
12:16Jambon, les saucisses pour les enfants, enfin c'est des produits que je vais acheter ordinairement en premier prix,
12:23et qu'aujourd'hui je vais devoir acheter ce qu'il y a dans le rayon, c'est-à-dire
12:28souvent le produit de marque.
12:31Heureusement Gaëlle peut encore compter sur le secours catholique, mais là encore, le coronavirus a changé la donne.
12:36Il y a eu une semaine, il me semble, où il n'y a pas eu de colis alimentaires, mais
12:40là aujourd'hui, la distribution a repris,
12:43sous forme de colis préparés à l'avance, où les bénévoles mettent ce qu'ils ont, mais principalement des produits
12:53secs.
12:53Aujourd'hui, il n'y a plus aucun produit frais dans la distribution.
12:58Aujourd'hui, en produits frais, en fruits et légumes, il n'y a plus rien.
13:03Donc c'est une distribution de produits secs, alors bien sûr ça aide.
13:07Mais le panier que l'on doit faire ensuite en course est plus important que ce qu'on pouvait faire
13:14les semaines avant le confinement.
13:20En France, aujourd'hui, on considère comme pauvres les personnes qui ont des revenus mensuels inférieurs à 1041 euros.
13:27Est-ce que vous considérez que vous en faites partie, vous ?
13:30Cette notion de pauvreté, tout dépend du nombre de personnes dans le foyer.
13:36Un foyer de deux adultes à 1000 euros, il peut peut-être s'en sortir.
13:39Un foyer avec six ou huit personnes, ça va être tout de suite beaucoup plus compliqué.
13:45Je n'arrive pas à me dire qu'on en fait partie ou on n'en fait pas partie.
13:50On vit avec ce qu'on a, mais je n'arrive pas à me dire qu'on est pauvre ou
13:57on ne l'est pas.
13:58On fait avec ce qu'on a, c'est tout.
14:00Lundi 13 avril, Emmanuel Macron a eu un mot dans son allocution pour les familles modestes
14:04et a promis des aides à près de 4 millions de foyers.
14:07Je ne me dis pas est-ce qu'on va avoir telle prime ou est-ce qu'on va avoir
14:10telle aide.
14:11On aimerait pouvoir vivre de nos revenus, mais ce n'est pas forcément le cas.
14:16Donc là, l'aide, est-ce qu'on y aura le droit ? Je ne sais pas.
14:19En attendant, on ne va pas compter dessus et plutôt essayer de gérer au mieux
14:23pour que les enfants ne ressentent pas cette baisse de revenus
14:28parce que ce n'est pas à eux de subir ça.
14:31On essaye de leur éviter ce souci supplémentaire.
14:34Ils sont déjà très tracassés par ce confinement, par le fait qu'on puisse tomber malade,
14:41par le fait de ne plus voir leurs camarades, etc.
14:44On ne va pas leur rajouter le fait de se tracasser pour le côté financier.
14:48Ils ont bien assez de temps avant de se tracasser pour ça
14:52et ce n'est pas un tracas d'enfant.
14:55Et puis, on n'est pas malheureux.
14:57Nous, on a un jardin, on est en maison.
15:00Je pense que c'est plus compliqué encore pour d'autres personnes
15:04qui sont avec plusieurs enfants dans des logements plus petits.
15:08Oui, la situation peut être vite invivable pour ceux qui ne peuvent pas beaucoup sortir.
15:13Nous, on a la chance d'avoir un jardin et de pouvoir aller dehors quand on veut.
15:18Donc, on ne fait pas partie des plus malheureux non plus.
15:23À mon avis, il faudra quand même une bonne année pour réussir à nouveau à tout ravoir à plat.
15:28Mais je pense que ça va être vrai pour beaucoup de familles aussi,
15:30même sans rose perte financière, avec cette peur de la maladie.
15:35Tout le monde va mettre du temps à reprendre une vie normale.
15:43Claudia, quand tu as interviewé Gaëlle, elle ne savait pas si elle était éligible à l'aide promise par Emmanuel
15:49Macron aux familles
15:49lors de son allocution du 13 avril.
15:51Est-ce qu'aujourd'hui, elle en sait un peu plus ?
15:54Je l'ai recontactée et effectivement, elle en sait un tout petit peu plus.
16:00Visiblement, cette aide concerne surtout les bénéficiaires du RSA, dont elle ne fait pas partie.
16:04Donc, elle pense qu'elle ne va pas avoir cette aide dont Emmanuel Macron a parlé.
16:08En revanche, elle va quand même avoir 100 euros par enfant puisqu'elle est bénéficiaire des APL.
16:12Mais bon, elle trouve que par rapport à la perte que le Covid engendre dans son foyer, c'est vraiment
16:17très peu.
16:18On l'a entendu dans ton reportage, pendant une semaine, le Secours catholique a interrompu la distribution de nourriture.
16:24Est-ce que ça a repris ?
16:25Alors, ça a repris la deuxième semaine après le début du confinement.
16:29Mais la difficulté pour le Secours catholique maintenant, c'est qu'ils ont l'habitude d'acheter leurs produits à
16:34la banque alimentaire.
16:35Que la banque alimentaire, elle, n'a plus ou très peu de produits frais, notamment des légumes et des produits
16:42laitiers.
16:42Donc, ils ne peuvent pas en donner à leurs bénéficiaires.
16:45Ils leur donnent essentiellement des produits secs et des boîtes de conserve.
16:48Et ça, c'est vraiment un problème parce que c'est justement de ces produits-là que les familles ont
16:51le plus besoin.
16:52Et est-ce qu'ils espèrent avoir rapidement plus de produits frais ?
16:56Ils pensent que tant que le confinement durera, ils n'en auront pas beaucoup plus.
17:00Donc, ils essayent de les répartir en fonction des besoins.
17:03Mais c'est vraiment pas évident.
17:05Et surtout, ils pensent qu'avec le confinement qui se prolonge,
17:09ils vont avoir de plus en plus de familles qui vont se tourner vers eux pour avoir ce type de
17:14produit.
17:17Merci à Gaël pour son témoignage et à Jamila Arabi et Sylvie Juvin du Secours Catholique.
17:24CodeSource est le podcast d'actualité du Parisien disponible chaque soir, du lundi au vendredi.
17:30Et si vous aimez CodeSource, n'hésitez pas à nous le dire en mettant des petites étoiles
17:34et en vous abonnant sur votre application de podcast préférée comme Apple Podcast ou Podcast Addict.
17:39Cet épisode de CodeSource a été produit par Marion Bottorel et Thibaut Lambert.
17:44Réalisation, Julien Moucouquiol.
17:46Sous-titrage Société Radio-Canada
17:49Sous-titrage FR ?