00:017h22 en portefeuille avec les équipes de Kepler Gestion désormais, on va se focaliser sur les valeurs qui font l
00:07'actualité aujourd'hui.
00:08Adrien Henri en plateau ce matin, analyste marché. Bonjour Adrien.
00:12Bonjour Mathieu.
00:13Merci d'être avec nous. Dans un instant, nous allons revenir sur Beneteau qui perd plus de 4% après
00:17avoir publié ses résultats hier soir,
00:18mais également sur Exel Technologies puisque ce matin, Kepler Chevreux a relevé son objectif de cours sur la valeur.
00:24Pour compléter ce qui vient d'être dit notamment par Jean-Louis Cussac, quand vous échangez aujourd'hui avec les
00:29gérants, avec les différents intervenants de marché,
00:31c'est quoi un petit peu le pouls, c'est quoi l'ambiance ?
00:34L'ambiance, elle est qu'effectivement, même si on cède encore 1% aujourd'hui, on sent qu'il n
00:39'y a pas un flux vendeur qui est déterminé
00:42et ni un flux acheteur qui revient sur le marché. On est vraiment entre deux.
00:46On sent que les gens ne croient pas au scénario du pire qui est vraiment un conflit long et intense.
00:52On a toujours effectivement le taco de Trump, Trump always chicken out.
00:58Donc Trump va se retirer et va revenir en arrière et un arrêt finalement des attaques pour être le début
01:03de discussion avec l'Iran et une fin de conflit.
01:06Mais effectivement, le scénario du pire, c'est un maintien de cet envolée des prix de l'énergie, le Brent
01:12ou le gaz.
01:13Et puis derrière, un affolement de l'inflation et puis une réplique des banques centrales nécessaires pour contrôler cette inflation.
01:19Un petit peu le scénario qu'on avait vu en 2022, même si, clairement, aujourd'hui, on voit bien que
01:23le marché ne le price pas du tout.
01:25Du côté des valeurs, Beneteau a donc publié ses résultats hier soir.
01:29Une année 2025 dans le rouge.
01:31Le titre a ouvert à moins 5.
01:33On est désormais sur un repli de 3,4% à 6,37 euros.
01:38Il faut dire que Beneteau a pris de plein fouet les droits de douane, les droits de douane américains.
01:43Il y a un an déjà, effectivement.
01:45Plus le contexte géopolitique n'aide pas, c'est mieux au niveau des volumes.
01:50Le deuxième semestre avait montré un redressement au niveau des volumes.
01:53Ils ont sorti beaucoup de nouveaux modèles.
01:55Donc ça, c'est un soutien.
01:57Par contre, on voit sur la rentabilité.
01:59Le groupe est en perte opérationnelle en 2025.
02:02C'est vraiment cet élément-là qui va être problématique.
02:05Et on voit que le redressement va être plus lent que prévu.
02:08Donc ça, c'est un élément qui, aujourd'hui, effectivement, est bloquant un petit peu sur Beneteau,
02:13ce redressement des marges.
02:14Mais surtout, on a une visibilité qui est très limitée pour l'achat de bateaux.
02:18Aujourd'hui, vous êtes dans un environnement géopolitique,
02:21sans faire de croisière forcément en Méditerranée,
02:24mais on est sur un environnement géopolitique qui est délicat.
02:28Et puis, si jamais il y a une augmentation des taux directeurs,
02:30donc ça entraînera une augmentation des taux d'intérêt.
02:33Puis je vous rappelle que les distributeurs qui achètent les bateaux,
02:36leur carnet de commandes, ils le font notamment en s'endettant.
02:39Donc, c'est des éléments qui peuvent être bloquants, effectivement,
02:41et qui font que la visibilité, aujourd'hui, sur Beneteau est trop limitée.
02:45Le titre a été divisé par deux, depuis le Covid, voire plus.
02:48On est sur une baisse de plus de 50%.
02:50C'est une valeur cyclique.
02:52Comme vous l'avez souligné, c'est une valeur également qui dépend des taux d'intérêt
02:54en ce qui concerne les loueurs.
02:56C'est quoi, aujourd'hui, l'analyse, l'objectif de cours, l'opinion sur ce titre Beneteau ?
03:03Nous, on vient de réduire nos estimations justement par rapport à ces éléments de rentabilité pour 2026
03:08et ce redressement plus long au niveau de la rentabilité.
03:11Et même si le profil de Beneteau est un bilan sain, une rentabilité historique assez importante,
03:19on trouve qu'aujourd'hui, on n'est pas dans les environnements de marché adéquats
03:22pour rentrer aujourd'hui sur la valeur avec une bonne visibilité,
03:25un vrai redressement au niveau des ventes qui permettrait effectivement de revenir sur un titre comme Beneteau.
03:31Voilà donc pour ce groupe qui a publié hier soir un chiffre d'affaires en baisse de 18%
03:36et une perte nette de 43 millions d'euros.
03:38À l'inverse, ça va beaucoup mieux pour Exai Technologies.
03:41Là, on est sur des plus hauts historiques encore ce matin.
03:44Le titre a pris 70% depuis le début de l'année.
03:46D'ailleurs, Raphaël Gorgé, son patron, était l'invité hier soir d'être vichurillant.
03:50Si ça vous intéresse, dans la grande interview, il revenait notamment sur ce changement majeur
03:55avec la guerre en Iran et désormais un carnet de commandes qui n'est pas plein,
03:59mais en tout cas qui offre une visibilité énorme.
04:02Publié leurs résultats il y a quelques jours, donc mardi il me semble,
04:06les résultats étaient bons, augmentation de l'EBITDA, de l'EBE de 40%,
04:11des carnets de commandes remplis.
04:13Et on voit qu'entre les prototypes au niveau des drones maritimes
04:17qui étaient en train d'être mis en place,
04:19là on a un processus qui va rentrer en production,
04:21donc un levier opérationnel qui va être, entre guillemets, bien meilleur
04:26et qui va soutenir la progression des marches.
04:28Donc ça c'est vraiment un élément important.
04:30Et puis effectivement, on a un environnement géopolitique
04:35qui est vraiment très en faveur des drones.
04:37C'est vraiment le catalyseur, j'ai envie de dire, macroéconomique géopolitique sur ce titre
04:44parce qu'on a vu les drones à la fois en Ukraine, mais en mer Baltique.
04:48Ça va être une vraie question aussi au niveau de l'utilisation des drones maritimes.
04:51Et sur ce marché-là, Excel est vraiment quasi-monopole.
04:56En tout cas, il commence à décrocher pas mal de contrats.
04:59Et donc, ce nouveau conflit au Moyen-Orient
05:02avec la menace d'avoir des mines à l'intérieur du Détroit
05:08est, entre guillemets, parfait pour un groupe comme Excel.
05:11Donc effectivement, l'environnement actuel pousse effectivement ce titre-là.
05:16Ce matin, Kepler Chevreux revoit la hausse son objectif de cours.
05:19Il faut dire que vous vouliez 140 euros.
05:21C'était atteint parce qu'hier soir, à la clôture, on était à 140 euros.
05:24Donc vos analystes ont décidé de relever d'un cran leur objectif.
05:28C'est ça, en tout cas, en termes de l'objectif de cours ?
05:29C'est tout à fait ça.
05:30Par rapport à un Beneteau, qui est vraiment une valeur
05:32qu'on n'a pas envie d'avoir en portefeuille.
05:34Aujourd'hui, il y a une certaine dynamique sur Excel.
05:36Alors c'est un titre qui est cher, c'est évident.
05:38On revient, je pense que c'est plus de 50% déjà depuis le début de l'année.
05:41Ça en a fait 500% l'année dernière.
05:44Donc c'est un titre qui est cher, c'est évident.
05:47Après, aujourd'hui, il y a une vraie dynamique.
05:49Il va y avoir une progression des chiffres.
05:51Je parlais de 40% de progression sur le BE l'année dernière.
05:54Donc on va continuer à être sur cette dynamique.
05:57Et nous, effectivement, on a envie de continuer à avoir un titre Excel
06:00qui fait d'ailleurs partie de nos valeurs préférées
06:02au sein du secteur de l'aéronautique et de la défense,
06:05au côté de Safran, par exemple, également.
06:07Et donc, effectivement, on relève cet objectif.
06:11Il n'y a pas certainement autant de potentiel
06:12qu'on a pu en avoir jusqu'ici.
06:14Mais c'est vraiment un titre qu'on apprécie.
06:17Et on pense que l'environnement actuel est plutôt porteur pour Excel.
06:19Plus haut historique ce matin pour Exaille Technologies
06:21qui, contre la tendance, gagne plus de 1% au-delà des 140 euros.
06:26En effet, l'an passé, il y a un an, on était à 34 euros.
06:29Donc on a un titre qui a quasiment été multiplié par 5
06:31sur les 12 derniers mois.
06:33Un dernier mot de Sartorius Stedim
06:35qui, dans un environnement un petit peu chahuté,
06:38a quand même décidé de maintenir sa journée investisseur.
06:41Et le groupe s'est mouillé, notamment sur des objectifs à 2027.
06:44Oui, c'est le nouveau management qui arrive en fin d'année dernière.
06:49Stedim, effectivement...
06:50Finalement, ces objectifs reflètent la « résilience » d'un profil comme Stedim.
06:58C'est un groupe qui a des commandes et une activité assez résiliente, j'ai envie de dire.
07:03Parce qu'une fois qu'ils vendent leurs machines au groupe bio-pharmaceutique,
07:06derrière, ils sont obligés d'utiliser les composants de Stedim.
07:11Un peu comme les machines à café, si on grossit le trait.
07:14Alors, ce n'est même plus le cas, parce que maintenant, vous pouvez acheter une carte d'or
07:17pour en placer sur votre machine d'espresso.
07:19Donc là, effectivement, vous êtes obligés.
07:21Et puis, on va dire la spécificité de Stedim fait que l'activité est un peu plus spécifique.
07:25Mais en tout cas, effectivement, l'activité est résiliente.
07:29Et ça montre, même que dans un environnement comme ça, délicat,
07:34le management a été plutôt positif sur ses perspectives,
07:39et même au-delà de 2027.
07:41Et donc, on apprécie cette résilience,
07:43alors que le titre a baissé de près de 15% depuis le début de l'année.
07:46On est en dessous des niveaux d'acquisement, une décote de 25%
07:49par rapport au niveau moyen des multiples historiques du groupe.
07:52Et donc, on trouve qu'effectivement, ce niveau-là a été injustifié.
07:57On est passé avec une recommandation positive sur le titre.
08:01Et donc, on apprécie effectivement Stedim.
08:03Alors, ça ne va pas être un potentiel qu'on va avoir tout de suite,
08:06parce que le premier trimestre, ce n'est certainement pas le meilleur de l'année.
08:10Mais c'est une progression et un profil qu'on trouve adapté,
08:14effectivement, dans l'environnement de marché actuel.
08:16C'est un titre qui s'était envolé lors de la pandémie en 2021.
08:20C'est vrai que depuis, il a été divisé par deux, par trois.
08:24C'est vrai qu'on ne retrouvera pas les niveaux de croissance
08:26ni de rentabilité de l'époque.
08:29Néanmoins, comment aujourd'hui,
08:31Sartorius Stedim et comme d'autres concurrents,
08:33peuvent retrouver un petit peu l'attrait de la bourse,
08:36sachant qu'elles ont été très largement oubliées ?
08:39Oui, effectivement, il y a une normalisation qui a été nécessaire
08:42pour tous ces actifs et tous ces acteurs de la santé
08:45qui ont vécu un moment Covid, entre guillemets, exceptionnel.
08:49et donc qui s'est reflétée, effectivement, en bourse.
08:53Mais cette normalisation a pris du temps.
08:56Et en fait, 2025, c'est la première année
08:58où on a un retour de la croissance.
08:59Et donc, on pense que sur cette base-là,
09:02les années qui viennent vont être effectivement...
09:06On va retrouver effectivement un rythme plus classique,
09:09entre guillemets, que ce soit dans les commandes
09:11des clients de Stedim,
09:12mais aussi dans l'évolution de la rentabilité.
09:14Et donc, ce sont ces éléments-là qu'on apprécie
09:18et qui, d'autant plus dans un environnement de marché compliqué,
09:24montrent Stedim un profil défensif
09:25qui est d'autant plus intéressant dans un environnement de marché
09:28comme celui-là.
09:29Alors, le marché avait acheté la nouvelle mardi
09:31lors de la présentation de ce plan stratégique,
09:33puisque le titre avait gagné près de 9%.
09:35Et là, ce matin, il rend une partie des gains,
09:38moins 3% pour ce titre.
09:40Sartorius Stedim Biotech à 170 euros.
09:42Merci beaucoup, Adrien Henry, de nous avoir accompagné ce matin.
09:45Je rappelle que vous êtes analyste marché
09:46chez Kepler Chevreux.
09:47Pour revenir en détail sur ces trois sociétés
09:50qui font l'actualité,
09:51avec donc Beneto qui a publié ses résultats hier,
09:53Sartorius qui a présenté mardi son plan stratégique,
09:56et XAX Technologies qui est au plus haut historique.
09:58Après, donc, un carnet de commandes record.
10:01N'hésitez pas à retrouver Raphaël Gorgé
10:03qui était hier soir l'invité de la grande interview.
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