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  • il y a 4 heures
Ce mardi 16 juin, Adrien Henry, analyste marché chez Kepler Cheuvreux, a débriefé la séance du jour, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:01BFM Bourse, on refait la séance.
00:04Avec, il vient de nous rejoindre, Adrien Henry, analyse marché pour Kepler Chevreux.
00:08Bonsoir Adrien.
00:09Bonsoir Guillaume.
00:09On est ravi de vous retrouver, on gagne donc 0,7% ce soir sur l'indice CAC 40.
00:13Un mot quand même des financières parce qu'on a un nouveau pluie historique aujourd'hui de BNP Paribas.
00:18Discrètement, on parle tout le temps de SpaceX, on en a beaucoup parlé tout à l'heure, à retrouver en
00:21replay,
00:21on a beaucoup parlé de Palantir, on en reparlera aussi.
00:24Bon, discrètement, les valeurs financières françaises et européennes construisent des plus hautes.
00:30Pic historique de BNP aujourd'hui, pic historique à nouveau aujourd'hui de BBVA, BBVA l'espagnol,
00:35et pic historique plus haut de AXA.
00:37Comment vous regardez ce phénomène sur les financières cette semaine ?
00:40Ce rebond, il date d'à peu près d'un mois déjà.
00:43Quand on a commencé à avoir les craintes réduire au niveau du conflit au Moyen-Orient,
00:48ça a été un changement de paradigme pour les valeurs cycliques en général, j'ai envie de dire,
00:53donc les bancaires notamment, et puis on a des taux directeurs qui ont été relevés au niveau de la zone
00:57euro.
00:57Donc c'est un autre élément également qui peut effectivement soutenir l'ensemble du compartiment.
01:04Donc c'est les noms que vous avez cités.
01:06Nous, on privilégie particulièrement une banque d'ailleurs dans le lot des financières,
01:10on privilégie ING, qui est une banque au BNUX.
01:13Et donc ça fait partie de nos valeurs préférées.
01:15Donc on a tendance plutôt à pousser celle-ci aujourd'hui que les banques françaises.
01:19Avec un contexte, un faisceau de signaux qui portent ces valeurs sur de nouveaux plus hauts historiques.
01:24Pour le deuxième semestre qui va bientôt commencer quand même, on essaie de se préparer là.
01:27Est-ce que vous avez avec vos équipes chez Kepler des idées de pépites en bourse ?
01:32Alors pépites, ça en fera certainement sourire certains, mais on apprécie Capgemini.
01:37Capgemini, en fait, c'est un groupe qui a pas mal pâti de l'intelligence artificielle.
01:41Il fait partie, considéré entre guillemets, comme les perdants de l'intelligence artificielle.
01:45On n'est pas d'accord forcément sur cette interprétation-là.
01:49Et évidemment que ça va entraîner des chamboulements.
01:51Mais aujourd'hui, Capgemini fait partie, au niveau des secteurs des services informatiques,
01:55fait partie encore vraiment des derniers gros perdants en bourse,
01:58comme on a pu le voir sur les médias.
01:59Mais vous disiez que Publicis, effectivement, était en top aujourd'hui.
02:02Le secteur des médias reprend son souffle depuis un mois.
02:05Le secteur des médias qui avait beaucoup pâti de l'intelligence artificielle.
02:08On pense que cette stratégie-là, ou en tout cas cette interprétation-là,
02:12elle est possible pour le secteur des services informatiques,
02:15dans lequel fait partie Capgemini.
02:16Et donc, on pense typiquement que Capgemini, c'est un groupe qui est solide,
02:19avec des bons fondamentaux, qui ne se reflètent pas du tout aujourd'hui dans les niveaux de valorisation.
02:23Quand je parle de bons fondamentaux, je pense à une croissance organique des ventes de 4-6%,
02:28croissance des résultats des BPA de près de 10%, un rendement de 5%.
02:32Ce n'est pas une chose du tout qu'on voit.
02:34Le principal risque qu'il y avait sur ce dossier-là, c'était les craintes de récession,
02:39si le conflit escaladait au Moyen-Orient.
02:42Ce risque-là, j'ai envie de dire, ce week-end, s'évapore progressivement.
02:49Mais c'est un élément qui pesait sur le cas, et aujourd'hui il disparaît.
02:53On ne voit pas du tout, Capgemini ne fait pas partie des rebonds de ces dernières séances.
02:57Depuis le 1er janvier, Capgemini perd 32%.
03:00Tout à fait.
03:01Ça nous semble être un bon point d'entrée, autour de 100 euros.
03:04C'est un niveau qui nous semble intéressant.
03:05Moins 32%, comme SAP aussi, qui depuis le début de l'année perd 32%.
03:08On a une question d'auditeur sur le fil XBFM Bourse.
03:11Vos questions comptent, n'hésitez pas à nous en dresser.
03:13Toutes vos interrogations, on les relaie à nos experts.
03:15C'est Alaction qui nous a écrit.
03:16Quel potentiel sur SAP ?
03:18Ce titre a très largement souffert des inquiétudes sur l'IA,
03:21mais continue d'afficher des chiffres en progression,
03:23justement grâce à l'IA.
03:24En plus, SAP recrute de nouveaux clients.
03:26Qu'en pensez-vous, boursièrement parlant ?
03:27Question d'Alaction.
03:28Très bonne question.
03:30Effectivement, comme le Capgemini, comme le service informatique,
03:34le segment des logiciels a également beaucoup pâti de l'intelligence artificielle,
03:37enfin en tout cas du développement potentiel sur l'intelligence artificielle.
03:41L'idée sur SAP, ils ont un énorme événement qui s'appelle Saphir,
03:44qui a été plusieurs journées de rencontres avec des investisseurs
03:46pour présenter leur stratégie au niveau de l'intelligence artificielle.
03:49Globalement, SAP, c'est un rythme de croissance qui va être stable d'ici jusqu'à 2030,
03:54parce qu'il y a une migration qui se fait des clients de SAP vers les offres cloud.
03:58Et cette migration-là, elle va garantir la croissance et la rentabilité du groupe jusqu'en 2030.
04:02Mais la vraie question à se poser, c'est qu'est-ce qu'on va avoir après 2030 ?
04:05Et la question pour l'instant, elle est qu'il y aura des perspectives
04:09qui seront liées à leurs offres, qui seront développées au niveau de l'intelligence artificielle.
04:13Mais aujourd'hui, c'est compliqué d'établir réellement.
04:16Enfin, il n'y a pas d'élément vraiment tangible aujourd'hui,
04:18qui a été démontré de la part de SAP,
04:20pour garantir, entre guillemets, qu'il y aura une croissance soutenue grâce à leur offre,
04:25parce qu'il va falloir combattre les anthropiques,
04:26les grandes sociétés de l'intelligence artificielle.
04:29Et ça, ça reste encore à démontrer aujourd'hui pour SAP.
04:31Alors voilà, c'est le grand enjeu pour les Européens,
04:35reconquérir un peu de souveraineté face à la tech américaine,
04:38moins dépendre de la tech américaine.
04:40Vous citiez les interrogations autour d'anthropiques.
04:42Il y a des interrogations aussi autour de Palantir.
04:44Les renseignements français, la DGSI, a décidé de rompre son contrat avec Palantir.
04:48C'est pas rien, il déchire le contrat avec Palantir,
04:51pour moins dépendre des décisions politiques américaines.
04:54Le patron de Palantir, en plus, Antoine, est relativement proche,
04:56directement proche de Donald Trump.
04:58Oui, totalement.
05:00Contribuer à poser question,
05:01quand les renseignements sont exposés à Donald Trump,
05:04au pouvoir politique direct américain,
05:06on parle des renseignements intérieurs, c'est un souci.
05:07Donc, la DGSI, ronçant le contrat avec Palantir,
05:10et choisit un autre groupe, un groupe français,
05:12pour remplacer Palantir.
05:13Un groupe français qui détient 70% de Coiris.
05:16Alors, c'est une toute petite valeur,
05:17mais elle a gagné 17% ce soir, Coiris.
05:19On a Lighton aussi, dans l'IA sécurisé,
05:21qui nous annonce multiplier les contrats,
05:23une quinzaine de contrats,
05:24désormais avec les établissements publics français.
05:26Lighton a gagné ce soir 40%.
05:27On sent qu'il y a une prise de conscience,
05:29et de plus en plus de contrats.
05:30L'État français est en train d'agir
05:31pour privilégier des acteurs nationaux plutôt qu'américains.
05:34C'est indispensable, effectivement.
05:36Je pense que le wake-up call,
05:37comme on dira en anglais,
05:39se réveille de la part des Européens.
05:41il est indispensable pour développer les groupes nationaux et européens.
05:45Donc, on a des secteurs qui se portent très bien,
05:47comme le secteur de la Défense.
05:49Mais il est évident qu'il faut continuer à développer.
05:51On a vu un peu ce revirement de situation
05:53sur le secteur des télécoms, par exemple,
05:55où ce mouvement de consolidation qu'on voit
05:56sur le secteur des télécoms
05:58va permettre davantage d'investissements
06:00et d'avoir des acteurs qui soient forts,
06:02en comparaison des acteurs américains.
06:04Et évidemment, sur ce segment-là,
06:06il faut continuer à pousser des acteurs européens.
06:10Celui qui a beaucoup émergé
06:11dans ces discussions de souveraineté,
06:12on peut dire que c'est OVH Cloud,
06:14qui est dans un segment d'activité
06:18qui est très proche des data centers,
06:19qui est à la fois très loin encore
06:20de ce qu'on peut faire aux Etats-Unis
06:22en termes d'hyperscaler
06:22et de data centers extrêmement développés.
06:25Donc, on n'est pas sur les mêmes types de profils
06:26ni sur les mêmes niveaux de valorisation.
06:28Donc, OVH a encore du travail à faire à ce niveau-là.
06:31Mais le cours de bourse
06:32a déjà bien anticipé cette anticipation
06:34au niveau de ce call,
06:36de cette stratégie de souveraineté.
06:38Oui, reconquête de souveraineté,
06:40OVH encore en hausse,
06:41belle hausse à nouveau ce soir.
06:42C'est vrai, plus 4% à nouveau,
06:44à 17, 60, vous dites ça comment ça ?
06:45Il faudrait faire une pause.
06:47Oui, on pense qu'effectivement,
06:48il va falloir quand même démontrer
06:49les aspects opérationnels
06:50parce que ce n'est pas le tout
06:50de faire de la croissance.
06:51Mais c'est important de faire de la croissance
06:53et de dégager en même temps
06:55des liquidités, des flux de trésorerie.
06:57Si vous ne faites qu'investir
06:58et votre croissance n'est pas rentable,
07:00là, effectivement,
07:01il y a un problème de modèle.
07:02Ce n'est pas possible,
07:03la vitamine et terramme.
07:04D'où la question qui se pose aujourd'hui
07:05effectivement sur les data centers
07:06et leur viabilité en termes d'investissement.
07:09La quête de souveraineté européenne,
07:11l'État français qui commence vraiment
07:12à se bouger pour privilégier
07:13les acteurs nationaux ou européens.
07:15Et on le voit donc à travers le choix
07:17de la DGSI de rompre son contrat
07:18avec Palantir au profit d'un acteur français.
07:22Intéressant, passionnant.
07:22Alors la question, c'est
07:23est-ce qu'il vaut mieux choisir
07:24un acteur national,
07:25quitte à ce que technologiquement,
07:26il ne soit pas quand même
07:27complètement encore au même niveau
07:28que l'équivalent américain
07:29ou plutôt l'américain,
07:30mais quitte à perdre en indépendance.
07:31C'est une vraie question.
07:32Peut-être que technologiquement,
07:34on est au même niveau, c'est possible.
07:35Alors là, franchement,
07:36dans un domaine très spécifique,
07:38on peut imaginer que malgré tout,
07:39parfois, la France ou l'Europe
07:40puissent rivaliser par morceaux.
07:42Le CAC 40 ce soir en clôture
07:43gagne 0,7%.
07:45Plus léger ce soir,
07:46les Bleus entrent dans le Mondial.
07:49La complétition incroyable et phare
07:51que tout le monde va suivre,
07:52ce match France-Sénégal ce soir.
07:54Vous allez me dire,
07:55vous allez suivre ce match d'ailleurs.
07:56Bien entendu, les Bleus,
07:58comme on dit.
07:58Vous allez me dire que ça n'a rien
07:59à voir avec la Bourse.
08:00Et si, justement,
08:01c'est une façon d'introduire
08:02notre question du jour
08:03à nos auditeurs, téléspectateurs
08:04et qu'on va vous poser aussi.
08:05C'est notre question sur X et LinkedIn.
08:06Vous pouvez tous tenter d'y répondre,
08:07nous apporter vos arguments en commentaire.
08:09Alors que les Bleus entrent ce soir
08:10dans la compétition,
08:11dans quel domaine la France
08:12est-elle déjà championne du monde
08:14en Bourse à vos yeux ?
08:16Voilà.
08:16Dans quel domaine est-ce qu'on n'a plus besoin
08:17de prouver qu'on est déjà championne du monde ?
08:19En Bourse en tout cas.
08:20Adrien.
08:22Je pense que le secteur du luxe
08:23est le parfait exemple.
08:25C'est un secteur qui est beaucoup envié,
08:28qui est très radieux à l'international.
08:30Donald Trump nous le démontre encore une fois
08:32en voulant essayer de taxer
08:33les sociétés de luxe.
08:35Alors, le luxe en habillement
08:36ou le luxe en boisson.
08:37On voit que ça fait toujours
08:40le devant de l'actualité.
08:42On rayonne, j'ai envie de dire,
08:43à l'étranger là-dessus.
08:45Et à quand les maillots de l'équipe de France
08:47en Christian d'or, en Gucci ?
08:48Ça peut être une question stratégique
08:50pour la Ligue française de football.
08:52Ah oui, c'est magnifique ça, effectivement.
08:54Donc pour vous, c'est en Bourse
08:56à travers le luxe que la France
08:57a déjà prouvé qu'elle était championne du monde
08:59et on va dire qu'elle ne pourra pas
09:00par son trophée.
09:00Complètement.
09:01Et j'ai envie de dire que c'est plus intéressant
09:03de présenter les choses comme ça
09:04que de mettre en avant
09:05dans un secteur comme la défense
09:06qui effectivement fait beaucoup l'actualité
09:09mais qui est, on va dire,
09:11sur des lignes d'espoir globales.
09:15Le luxe fait plus rêver que la défense.
09:17Mais la défense aurait pu concourir
09:19au concours à savoir
09:21dans quoi la France est championne du monde.
09:22La défense, on a des arguments.
09:23Je pense que la crise au Moyen-Orient
09:24parle d'elle-même à ce niveau-là
09:25pour pousser des acteurs français
09:28comme Jalès.
09:28On va dire que la France est championne
09:29de la taxation aussi, mais on l'a...
09:32Moins positif.
09:33Oui, le but était d'être positif,
09:34vous avez raison, j'avais oublié.
09:35Merci beaucoup, Adrien.
09:36Avec grand plaisir.
09:37Adrien Rie avec nous ce soir
09:39pour Kepler Chevreux.
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