- il y a 43 minutes
Tout savoir sur les grandes tendances du marché de l'immobilier avec les meilleurs experts et notre journaliste maison, Marie Coeurderoy, et vous !
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00:04BFM Business présente les experts de l'IMO, Marie-Cœur Deroura.
00:08Et les experts de l'IMO, c'est tous les jours sur BFM Business, une demi-heure pour parler de
00:12notre immobilier, de nos logements.
00:14Et comme tous les jours, ça démarre par cette séquence qui vous concerne, amis professionnels de ce secteur de l
00:18'IMO
00:19et qui nous concerne en particulier aujourd'hui, usagers de l'immobilier.
00:23Est-ce que demain, tout notre parcours résidentiel se fera grâce à l'intelligence artificielle, grâce à ChatGPT ?
00:33Omni l'a fait et nous racontera comment il le fait et comment on va pouvoir parler à un ami
00:37imaginaire pour pouvoir acheter demain notre projet immobilier.
00:41Ensuite, retour en plateau pour le débat du jour.
00:43Deux immenses promoteurs à mes côtés, que de sujets à aborder à l'heure où la profession est quand même
00:48dans des difficultés gravissimes
00:49et où c'est la foire aux propositions, la foire à la saucisse, m'a même dit Norbert Franchon en
00:54plateau avec nous.
00:55Plein de propositions sur le logement. Est-ce que c'est les bons biais ? Est-ce que c'est
00:58les bonnes solutions ?
00:59Eux, nous dirons comment relever le secteur de la crise actuelle. Mais d'abord, c'est donc l'heure du
01:04pro de l'IMO.
01:06Les experts de l'IMO, le pro de l'IMO.
01:10Et on est en ligne avec Franck Letendre, président et cofondateur d'Omni. Bonjour Franck.
01:14Bonjour Marie.
01:15Alors je le disais, moi je n'ai pas encore téléchargé ChatGPT, mais apparemment c'est là-dessus que je
01:19vais pouvoir aller pour pouvoir acheter mon logement demain.
01:21Est-ce que vraiment l'intelligence artificielle, c'est notre agent IMO de demain ?
01:28Écoutez, ce qui est certain, c'est qu'on a passé le cap du milliard d'utilisateurs sur ChatGPT par
01:33semaine au niveau mondial.
01:35C'est presque 20 millions d'utilisateurs par semaine en France.
01:39Certains confient leur donner santé à ChatGPT, d'autres confient leurs petits sujets sentimentaux.
01:45Et ma conviction, c'est que l'immobilier n'échappera pas à cette tendance.
01:48Et que le particulier a un peu mieux à faire que de passer des heures à scroller des annonces sur
01:53des portails.
01:54S'il peut expliquer à l'Igna qu'il va comprendre exactement son projet de vie et ses aspirations,
01:58elle fera le boulot très très bien et lui trouvera uniquement les biens qui lui correspondent.
02:01Mais question Franck, moi, je le disais là en plateau, j'avais coupé mon micro.
02:07Moi, je m'en suis servi de l'intelligence artificielle, notamment pour calculer des capacités d'emprunt,
02:11quel type de dispositif je pouvais obtenir ou pas d'ailleurs.
02:16Maintenant, est-ce que la recherche en tant que telle, celui de la recherche de l'annonce immobilière,
02:21est-ce que ça peut prendre avec ChatGPT ?
02:23Et qu'est-ce que vous proposez, vous, chez Omni précisément ?
02:27Alors, en fait, l'idée derrière Omni, c'est d'aider le particulier dans ce parcours du combattant
02:33qu'est la recherche immobilière.
02:34On l'a tous vécu, que ce soit pour acheter, pour louer ou pour investir dans un logement.
02:39C'est des heures à passer à scruter des annonces pour lesquelles à peu près 90% correspondent pas ou
02:45peu à ces critères.
02:46Donc l'idée, c'est un projet de vie, c'est pas des mètres carrés et un budget et une
02:51ville.
02:51C'est un conjoint qui veut aller amener ses enfants à l'école à pied le matin.
02:56C'est l'autre conjoint qui veut aller au vélo à son travail.
02:59C'est une distance d'une gare.
03:01Ça va être plein d'éléments comme ça qui vont déterminer finalement le bien qu'on va proposer.
03:07Et ça, l'IA, elle va comprendre, elle est très forte pour comprendre l'exhaustif,
03:12mais aussi ce qui est peut-être un peu moins évident à exprimer dans son projet.
03:16Elle va présenter uniquement les biens qui correspondent.
03:18Mais Franck, moi je vous pose la question, c'est-à-dire qu'en fait,
03:22qu'est-ce que fait l'IA que ne faisaient pas les sites d'annonces immobilières ?
03:26Parce que moi, je pouvais déjà rentrer quelques éléments.
03:29Et puis alors, tous les deux, trois mois, on a un grand réseau qui nous dit que sur son site
03:33ou une plateforme de recherche immobilière qu'on peut maintenant chercher,
03:37s'il y a la clim, qu'on peut maintenant chercher le jardin, l'étage,
03:40la proximité géographique par rapport aux écoles, aux bureaux, etc.
03:43Qu'est-ce que fait l'IA que ne font pas déjà les sites d'annonces en fait ?
03:47Alors, il y a un vrai sujet, c'est qu'en fait, les systèmes disponibles aujourd'hui
03:53ont été pensés autour de logiques de visibilité.
03:56L'idée, c'est comment je fais pour que soit ma marque, soit mes annonces
03:59soient visibles par un moteur de recherche.
04:01L'IA, elle ne fonctionne pas comme ça.
04:02L'IA, elle doit faire des recommandations et elle doit trouver le bien qui correspond.
04:06Donc nous, avec Omni, on a créé cette infrastructure
04:08qui permet d'exposer les annonces des agents immobiliers
04:12pour qu'elles soient exploitées par les IA.
04:14Mais je vais avoir les mêmes annonces que sur les sites d'annonces
04:16parce que quelle est la fiabilité de ce que vous allez me proposer via ChatGPT en fait ?
04:21Alors, il y a d'abord l'exhaustivité de l'offre.
04:24On a un peu plus de 900 000 annonces aujourd'hui
04:26qui sont référencées sur le site d'Omni.
04:28Donc l'IA, elle a accès directement à notre base de données.
04:32Aujourd'hui, tous les autres systèmes, pour les IA,
04:35c'est peut-être un petit peu technique, mais ils ont accès à des liens.
04:37Elles voient des annonces parce que les annonces sont référencées,
04:39donc elles vont vous présenter des annonces.
04:40Aujourd'hui, si vous allez sur ChatGPT, quand vous cliquez sur une annonce,
04:44vous quittez ChatGPT et vous êtes orienté vers le site de Pierre, Paul ou Jacques.
04:48Nous, l'idée, c'était de permettre à l'utilisateur de ne jamais sortir de ChatGPT,
04:51de rester et de profiter de la puissance de ChatGPT
04:54qui va, comme je disais, les critères qui définissent un bien immobilière,
04:57ils sont infinis.
04:58Donc ça, on est capable de les intégrer.
05:00Et lorsqu'on consulte une annonce dans Omni,
05:02on reste dans ChatGPT et on va jusqu'à la mise en relation avec l'agent immobilier
05:06qui, lui, in fine, va recevoir un projet ultra-qualifié qui fera la synthèse
05:10de ce que vous avez discuté avec l'IA.
05:12Et ça, c'est disponible nulle part sur aucun site.
05:15Juste une question et après je ne vous embête plus, Franck,
05:17mais j'imagine que les plateformes d'annonce ne sont pas vos meilleurs copains,
05:20du coup, parce que j'imagine qu'en termes de trafic, ça va leur coûter.
05:24Vous allez pomper leur data pour ne pas réorienter les...
05:28Non, je pose la question très naïvement.
05:30Non, bien sûr.
05:32En fait, nous, on a fait un choix assez radical.
05:34On va récupérer les annonces soit directement dans les CRM des agents immobiliers
05:37lorsqu'on connecte leurs flux à notre plateforme,
05:40soit on a indexé les annonces directement sur leur site.
05:42Nous, on ne s'appuie pas du tout sur les annonces des plateformes
05:46parce que l'idée derrière, c'est aussi de montrer qu'on peut acquérir
05:49une audience extrêmement qualifiée sans forcément payer pour de la diffusion.
05:52Notre modèle, ce n'est pas de la diffusion,
05:54c'est de monétiser la recommandation que va faire l'IA.
05:56Vous la monétisez, c'est-à-dire que vos agents immobiliers
05:59qui auront de la visibilité via votre appli qui est 100% TchatGPT,
06:04ils vont payer aussi cette visibilité que vous leur offrez ?
06:06Lors de la mise en relation.
06:08D'accord.
06:09En fait, l'idée, c'est de dire...
06:10Ma conviction, c'est qu'on passe de l'ère de la visibilité
06:12à l'ère de la recommandation.
06:13C'est ce qu'apportent les IA.
06:14Donc, arrêtons de dépenser des fortunes pour diffuser sur les portails.
06:18Essayons de faire en sorte que les IA puissent trouver mes biens
06:20au moment où un particulier a un vrai projet
06:22et que ce soit très qualifié et qu'on ne lui présente que ce qu'il a besoin de voir.
06:25On ne va pas payer pour des boosts.
06:27Franck, on fera un plateau avec vous et le représentant d'un portail d'annonce
06:31parce que ça m'intéresse vraiment, ces façons de faire
06:34et quelle sera la bonne façon demain
06:36et peut-être que vous deviendrez amis, c'est-à-dire ?
06:39Oui, la bonne façon, ce sera celle qui correspond aux besoins du particulier.
06:42Voilà, c'est compliqué.
06:43On n'a pas craqué ça et je pense que l'IA va aider.
06:45Bon, merci pour votre témoignage, Franck.
06:47Franck, le temps de président et cofondateur d'Omni.
06:50Si comme Franck, vous avez un témoignage terrain à nous apporter,
06:53n'hésitez pas à nous écrire, on a une adresse mail, lesexpertsdelimo.bfmbusiness.fr.
06:58Allez, c'est l'heure du débat justement.
07:04Est-ce qu'on va trouver du logement de neuf sur StadeGPT ?
07:06Je ne sais pas.
07:08On trouve de tout sur StadeGPT.
07:09Mais on trouve de tout aussi dans vos boîtes respectives.
07:12Norbert Finchon, président du groupe Gambetta, bonjour.
07:15Bonjour Marie.
07:15Et François Payal, directeur général délégué de Promogym.
07:18Bonjour François.
07:19Bonjour Marie.
07:19Alors, vous êtes tous les deux sur le plateau.
07:21Alors au démarrage, on va soulever le capot de l'émission.
07:24Quand je vous avais invité, l'idée c'était de faire un topo
07:26sur l'état de santé de la promotion immobilière.
07:28Et on ne va pas se mentir, ça ne sera pas super bien.
07:30Et puis, le week-end a eu lieu.
07:33Et nous avons eu une candidate à l'élection présidentielle,
07:36Marine Le Pen, pour ne pas la nommer,
07:37qui a dit qu'elle allait faire du logement une priorité.
07:41Alors, première question avant.
07:43Après, on va regarder les mesures, ce qu'elle propose.
07:45Déjà, franchement, avoir un candidat, quel qu'il soit,
07:48qui dit que le logement doit être une priorité nationale,
07:52est-ce que ça vous parle, messieurs,
07:53compte tenu, justement, de l'état de santé de la promotion immobilière ?
07:56Je ne sais pas lequel de vous deux souhaite démarrer.
07:58Je vais commencer.
08:00Ce qu'on souhaite, c'est que tous les candidats se saisissent du sujet.
08:04Il y a eu une évolution dans le discours public
08:07depuis quelques mois et depuis les annonces du Premier ministre en janvier,
08:10qui fait qu'après une longue période
08:12pendant laquelle on a dit que le logement n'était pas un vrai sujet...
08:15Vous voulez dire pendant deux mandats ?
08:17Je ne dirais pas jusque-là,
08:18mais en tout cas, pendant un temps assez long,
08:20on a replacé le logement au cœur du débat
08:23et on a surtout commencé à constater qu'il manquait beaucoup de logements
08:27et les difficultés des étudiants depuis quelques jours ou quelques semaines
08:30pour se loger à la rentrée,
08:31malheureusement, ne font que soutenir ou souligner ce point-là.
08:34Donc là, pour le coup, on sent qu'il y a quand même une prise de conscience politique.
08:38C'est un peu ça le sujet, François ?
08:39Je pense, oui.
08:40Mais ce que j'espère, c'est que tous les candidats vont s'en saisir et vite.
08:44Quand on regarde les priorités des Français pour l'élection présidentielle,
08:47c'est l'emploi, la sécurité et la retraite.
08:51On ne parle jamais du logement.
08:53Il y a quand même le pouvoir d'achat à l'ordre.
08:55Mais justement, c'est mon point, c'est que derrière l'emploi,
08:57derrière la sécurité, derrière la retraite, il y a le logement.
09:00Parce qu'un bon logement, c'est ce qui vous rapproche de votre emploi
09:04ou c'est ce qui vous permet d'avoir un emploi.
09:06Préparer sa retraite, c'est être propriétaire.
09:07Et vous en savez quelque chose, Marie, maintenant ?
09:09Donc, en fait, l'intuition, mais d'abord, il y a eu Bruno Retailleau,
09:13mais l'intuition de Marine Le Pen, c'est de dire
09:15le logement. En fait, c'est la mère des batailles
09:17parce que derrière, ça découle toutes les priorités des Français.
09:20Vous prêchez une convaincue, mais vous prêchez une convaincue.
09:22Et François a parfaitement raison.
09:25Moi, j'attends personnellement
09:26que le bloc central,
09:27les candidats du bloc central s'en saisissent.
09:29Et de la gauche, que tout le monde s'en saisisse.
09:30Le bloc central au sens bloc large.
09:33Non, mais voilà, il faut que tous les candidats à l'élection présidentielle
09:36se saisissent du sujet.
09:37Et pas que l'extrême droite.
09:38Et alors justement, on va rentrer dedans quand même.
09:40parce qu'il y a, un, le fait que
09:43personne ne peut contester que ce soit une bonne idée
09:45de faire du logement une priorité nationale.
09:47Maintenant, il y a les solutions
09:48pour régler la crise du logement.
09:50Alors, la grosse annonce quand même,
09:52c'est...
09:52Alors, la grosse annonce, je ne sais pas.
09:54Le totem.
09:55Le totem auquel veut toucher Marine Le Pen,
09:58c'est la loi SRU.
09:59Donc, la loi sur les quotas de logements sociaux
10:00dans les plus grandes villes de France.
10:01Je rappelle, 25 à 30 %.
10:04Bon, on la supprime, la loi SRU.
10:06C'est une bonne idée.
10:07C'est ça qui va vous aider, vous, promoteurs immobiliers,
10:10à enlever la tête et à sortir de la crise ?
10:13Comme le disait François, entre deux,
10:14on veut supprimer l'article 55 de la loi SRU.
10:16Oui, ce n'est pas toute la loi.
10:17C'est le quota de logement social.
10:20Il y a une autre position qui est de dire,
10:22il faut que l'État assume le fait
10:23de faire du logement social.
10:24Donc, que le prix de vente entre le logement social
10:26et le promoteur soit revu, corrigé
10:29par rapport à un marché qui a évolué depuis 10 ans.
10:31Parce que vous, alors, il faut dire les choses
10:32très clairement aux auditeurs et téléspectateurs.
10:34Parce que vous, promoteurs immobiliers,
10:35quand vous vendez à un bailleur social,
10:38en fonction de la catégorie de logement social
10:39dont il s'agit, il faut le préciser,
10:41vous allez forcément récupérer un petit peu moins d'argent.
10:43Vous allez toucher moins d'argent
10:45que quand vous vendez à un propriétaire particulier classique.
10:48La difficulté, c'est quand la loi SRU a été votée,
10:52de mémoire c'est en 2001 ou 2002,
10:55l'obligation était faite aux communes.
10:57C'est-à-dire que la loi fixait des quotas aux communes.
10:59Et puis, pendant quelques années,
11:00il ne s'est rien passé, quasiment rien.
11:02Puis les préfets ont commencé à sanctionner les communes
11:05qui ne respectaient pas ces plafonds.
11:08Et qu'est-ce qu'ont fait une partie ?
11:10Enfin, certains maires à l'époque,
11:11ils ont dit aux promoteurs,
11:11donc maintenant, on va transférer une partie
11:13de cette obligation sur vos opérations.
11:17À l'époque, il y a un peu plus de 20 ans,
11:20l'écart de prix entre les plafonds du logement social
11:23et les prix du privé était beaucoup moins fort qu'aujourd'hui.
11:26C'est vrai qu'aujourd'hui, il y a des écarts
11:27qui sont très significatifs.
11:29Je salue Pascal Boulanger, le patron de la FED des promoteurs immobiliers
11:32avec qui je m'entretenais quelques minutes avant l'antenne
11:34et qui me disait, il faut bien voir, Marie,
11:35qu'il y a des écarts de prix qui peuvent aller de 5 à 15 % supplémentaires
11:39pour le propriétaire accédant.
11:40Et donc, lui, il me disait, finalement,
11:42le logement social, c'est bien pour ceux qui en profitent,
11:44mais enfin, pour les accédants,
11:45ça les fait payer plus cher un logement neuf
11:47qui est, on le sait, déjà assez cher.
11:49Oui, il y a la mesure totem.
11:52Après, il y a la préférence nationale
11:53qui est aussi dans le gouvernement européen.
11:55Et puis, il y a qu'est-ce qu'on fait,
11:57comment on fait évoluer le marché du logement neuf.
11:59Moi, c'est ça qui m'intéresse.
12:00Parce que derrière le totem, derrière le côté politique...
12:02Oui, mais est-ce que ça vous sauve ?
12:03En fait, parce que c'est le totem...
12:04Moi, ce qui m'intéresse, Marie,
12:05c'est qu'est-ce qu'on fait pour relancer la production de logements neufs ?
12:07Est-ce qu'on veut le faire ?
12:08Et quelles sont les mesures que l'on prend ?
12:10Alors, il y a les mesures conjonctuelles,
12:11on peut revenir dessus,
12:12mais sur les mesures structurelles,
12:14comment on fait pour en faire moins cher,
12:16pour aller plus vite
12:18et pour être moins incertain.
12:20C'est ça, le vrai sujet.
12:22Après, quand je regarde toutes les propositions,
12:24la mise en œuvre est...
12:26Qu'est-ce qui va vraiment être la priorité ?
12:28Mais comment on fait pour faire baisser
12:29le coût de production d'un logement ?
12:30C'est ça, le vrai sens.
12:32Donc, comment on allège les normes ?
12:34Comment on fait que la décision politique,
12:36elle est plus certaine ?
12:37Et à titre personnel,
12:39je vous donnais mon ressenti,
12:40c'est qu'en dix ans,
12:41je suis devenu le suspect.
12:43C'est-à-dire qu'en dix ans,
12:44celui qui veut produire un logement
12:45est devenu le suspect.
12:46Celui qui ne veut rien faire
12:47est devenu défenseur du bien public.
12:49Moi, ce que j'attends du débat présidentiel,
12:51quelle que soit la couleur du parti,
12:52c'est qu'on réinverse la vapeur,
12:54qu'on puisse dire
12:55celui qui produit,
12:56celui qui veut créer de la richesse,
12:57c'est quelqu'un qui défend le bien public.
13:00Norbert, votre production
13:01en termes de logement social,
13:03vous me le disiez, c'est quoi ?
13:0440-45% chez Gambetta ?
13:05Ah non, c'est aujourd'hui,
13:06à date, c'est trois quarts.
13:08Je vends trois quarts de ma production
13:10à des bailleurs sociaux,
13:11moi y compris,
13:12parce que j'ai la chance aussi
13:13d'être bailleur social.
13:14Et j'ai un quart
13:15de personnes physiques.
13:16Donc, pour ou contre
13:17la suppression de la loi SRU ?
13:18C'est ma question.
13:19Contre la suppression
13:20de l'article 56.
13:21De la loi SRU.
13:22Mais donc, on est d'accord
13:23pour dire que, en tout cas,
13:24vous, promoteurs immobiliers,
13:26bailleurs sociaux...
13:26Parce que c'est aussi
13:26la mixité sociale,
13:27parce que c'est la construction
13:28de nos villes et de nos vies.
13:30Il n'y a pas que...
13:31Il y a le côté économique,
13:33mais parce que c'est aussi
13:35le bien social.
13:36Je pense que la loi SRU
13:37est une vraie avancée.
13:38Oui, on rappelle effectivement
13:39parmi les propositions
13:40de Marine Le Pen
13:41sur la loi SRU,
13:42le logement social,
13:43l'idée de préférence nationale
13:45et de dire qu'il ne faut pas
13:47accorder de logements sociaux
13:49aux étrangers.
13:50L'Union sociale pour l'habitat,
13:52qui représente les bailleurs sociaux,
13:54faisait une conférence de presse
13:55ce matin,
13:55à laquelle était ma consoeur
13:56Emma Rodeau
13:57et qui me disait
13:57que l'une des réactions
13:58d'Emmanuel Kos,
13:59la patronne de l'USH,
14:00était quand même
14:01de rappeler aussi
14:02qu'effectivement,
14:04c'était une extrême minorité
14:05de la population
14:06dans les logements sociaux.
14:08Et attention,
14:09on parle d'étrangers
14:09en situation régulière.
14:11c'est toujours important
14:12de le rappeler.
14:13François,
14:14parmi les autres propositions,
14:15on a la suppression du ZAL,
14:16le zéro artificialisation net.
14:18Voilà ce que nous propose
14:18Marine Le Pen.
14:19Écoutez,
14:20si j'en crois beaucoup
14:21de maires
14:21qui ne sont pas
14:22de grandes villes
14:22que je connais bien,
14:25la règle telle
14:26qu'elle a été posée
14:28crée des difficultés
14:29absolument énormes.
14:30Qu'il y ait un vrai sujet
14:32de réflexion
14:33sur l'usage du foncier,
14:34qu'il y ait un vrai sujet
14:35de travail sur les friches,
14:37qu'il y ait un vrai sujet
14:38pour éviter l'étalement urbain,
14:39qu'on ne sait de toute façon
14:41de moins en moins financer.
14:42Parce que les travaux
14:43d'aménagement
14:43pour financer
14:44de nouvelles emprises foncières
14:46sont très coûteux.
14:47C'est nécessaire.
14:48Je crois que le ZAN
14:49unilatéral
14:49appliqué partout en France
14:50tel qu'il existe aujourd'hui
14:52pose plus de difficultés
14:53qu'il n'y a de résoudre problème.
14:54Ça bloque le système.
14:55Aujourd'hui,
14:55c'est une problématique
14:57pour vous,
14:57promoteur, le ZAN ?
14:59Clairement,
15:00il y a des fonciers
15:00qui ont été retirés
15:01du marché.
15:03Je ne dis pas
15:03qu'il faille mettre
15:04beaucoup plus de fonciers frais
15:06si je peux m'exprimer ainsi
15:07sur le marché.
15:08En revanche,
15:08il faut avoir une gestion
15:09beaucoup plus nuancée
15:11et sans doute
15:11beaucoup plus locale
15:13du ZAN
15:14et que les règles
15:15qui ont été mises en place
15:17dans plein de communes moyennes
15:18posent de vraies difficultés
15:19et notamment
15:19sur des équipements publics.
15:20Mais parce que
15:21les interdictions sont déjà là.
15:22Il me semblait
15:22qu'il y avait quand même
15:23un peu de temps.
15:26On va parler des chiffres
15:28de la production
15:28de logements neufs.
15:30Mais en fait,
15:31aujourd'hui,
15:31on est dans un état de pénurie.
15:32Donc le sujet,
15:33moins il y en a,
15:34plus c'est cher.
15:35Il faut revenir à du basique.
15:36Donc si on veut résoudre
15:37la pénurie de logements,
15:38il va falloir pouvoir
15:39construire plus.
15:41Le ZAN limite
15:41le nombre de terrains
15:42qu'on peut artificialiser
15:44ou qu'on peut construire.
15:45Après,
15:45la définition
15:47d'artificialisation,
15:47c'est assez spécifique
15:48parce que vous avez
15:49des espaces verts
15:49qui sont considérés
15:50comme artificiels.
15:52Mais le point,
15:53Marie,
15:53de la situation
15:54qu'on vit dans
15:54l'immobilier neuf,
15:55c'est qui paye la facture ?
15:56Qui va payer la facture ?
15:58Alors nous,
15:58on la paye en ce moment,
15:59nous, promoteurs,
16:00mais c'est les Français
16:00qui vont payer la facture.
16:01Les Français vont payer la facture
16:03parce que les loyers
16:03vont être de plus en plus chers,
16:04parce qu'ils vont devoir
16:05s'éloigner
16:06des centres de gravité,
16:08des métropoles.
16:09Et donc,
16:09ce qu'ils vont gagner
16:10dans la charge logement,
16:11ils vont le perdre
16:12au prix de l'essence,
16:13ils vont le perdre
16:13en coût de l'énergie,
16:14ils ne vont pas pouvoir
16:15choisir leur logement.
16:16Ce qu'on est en train
16:16de défendre,
16:17en disant...
16:19Laissez-nous construire,
16:20en gros, quoi.
16:22Construisons d'une façon
16:24intelligente.
16:24Ne redevenons pas...
16:25On commence toujours
16:26en France
16:26par la contrainte
16:27et ensuite,
16:29on réfléchit
16:29à comment on peut
16:29la respecter.
16:30Une autre candidate
16:32potentielle avec son présidentiel
16:33disait la semaine dernière,
16:34pour ne pas l'assister
16:34de ses cibles du flot,
16:35il faut mettre
16:35le droit au logement
16:36dans la Constitution.
16:37Et si on mettait
16:38le droit à construire
16:39dans la Constitution ?
16:40C'est toujours bien
16:40de mettre...
16:42On met la conséquence
16:43et puis on sanctionne
16:44sans mettre
16:45la réalité de la chose.
16:46Le droit à construire
16:47devrait être dans la construction.
16:49Et on en parle souvent,
16:50mais quand on sait
16:51qu'aujourd'hui,
16:5260% de la capacité
16:53d'un droit à construire,
16:54on peut construire
16:55sans logement
16:55sur un terrain,
16:56au final,
16:56on n'en fait que 60%,
16:57c'est une réalité
16:58quotidienne de notre profession.
17:00Et la conséquence,
17:01je vous le redis,
17:02je me permets,
17:03c'est les Français
17:03qui paieront cette pénurie.
17:05Alors, on parle
17:06de disponibilité du foncier
17:07et vous parliez,
17:08à juste titre,
17:09de comment il y en a
17:10plus c'est cher.
17:10Donc, il y a la question
17:11des prix du foncier.
17:12Est-ce que ça,
17:12ça fait partie aussi
17:14de ce qui vous coûte
17:15aujourd'hui ?
17:16Est-ce qu'il aussi
17:17empêche en sortie
17:18aux acheteurs d'être présents
17:19parce qu'on connaît
17:20les prix de l'immobilier neuf,
17:21ils n'ont pas baissé ?
17:22On rappelle
17:23qu'il y a des coûts
17:23incompressibles,
17:24on parlera du renchaîtrissement
17:25des coûts des matériaux,
17:31fiscalité sur le foncier.
17:33Là, en l'occurrence,
17:34c'est la question
17:35du zéro artificialisation net
17:36qui revient.
17:37Est-ce qu'il y a des choses
17:37à faire là-dessus ?
17:38Comme le disait Norbert
17:40à l'instant,
17:40dès que vous bloquez
17:41un mécanisme économique
17:42assez naturel,
17:44ça ne peut aller
17:45que vers une évolution
17:47malheureuse,
17:48c'est la hausse des prix.
17:50Nous, vous savez
17:51que pour construire,
17:52il faut d'abord
17:52que nous ayons vendu
17:53nos logements
17:54et que nous ayons vendu
17:55quasiment 50%
17:55de nos logements.
17:57Donc, aujourd'hui,
17:57clairement, les promoteurs
17:58ne vont pas aller lancer
17:59des opérations
18:00là où il n'y a pas de besoin,
18:01là où il n'y a pas de clients
18:02parce que de toute façon,
18:03ces opérations ne sortiront jamais.
18:04Dans les chiffres
18:05qu'a annoncé la fédération
18:06la semaine dernière,
18:07le taux d'abandon
18:08des opérations
18:08devient extrêmement préoccupant.
18:10C'est des opérations
18:10sur lesquelles on a travaillé,
18:11sur lesquelles on a déposé
18:12des permis de construire
18:13et qui finalement ne sortent pas
18:14parce que les clients
18:16ne sont pas là.
18:17Donc, on est les premiers
18:18à être prudents
18:19et à n'aller que là
18:20où il y a vraiment des besoins.
18:22On en parlait tout à l'heure.
18:24C'est quand même
18:24depuis longtemps,
18:25le MEDEF s'inquiétait
18:30la difficulté
18:31de trouver un logement
18:31devient un frein à l'emploi,
18:33devient un frein à la mobilité.
18:34Donc, on est quand même aujourd'hui,
18:36on a notre profession
18:37à une vraie maturité
18:38et donc aujourd'hui,
18:39on ne s'intéresse
18:40qu'aux localisations
18:41et aux emplacements
18:42sur lesquels on sait
18:44qu'on pourra construire
18:44des logements bien faits
18:45parce que les évolutions
18:46de normes,
18:47certes, c'est onéreux
18:48mais ça permet aussi
18:49d'avoir des logements
18:49de très bonne qualité.
18:50Ultra performant.
18:50Et là où il y a des besoins,
18:52c'est-à-dire qu'il y a des transports,
18:52il y a de l'emploi.
18:53Donc, il faut...
18:55Mais encore faut-il
18:56pouvoir l'acheter ce logement
18:57et c'est pareil.
18:57Vous voyez des programmes
18:58en Ile-de-France,
19:00en banlieue lyonnaise,
19:02bordelaise,
19:03dans le sud de la France,
19:04on voit les tarifs,
19:05c'est énorme.
19:06Et dans certaines communes
19:08où les prix du foncier
19:09sont considérables,
19:10ils peuvent peser
19:10jusqu'à combien ?
19:1130-40% du prix final ?
19:13Oui, alors là,
19:13on est dans quelques communes
19:15très, très, très,
19:17très grandes communes
19:18et notamment en Ile-de-France.
19:19Il faut faire attention
19:19que l'Ile-de-France
19:21et Paris est la première couronne,
19:22c'est un sujet un peu à part
19:23quand vous êtes
19:23dans le reste de la France,
19:24même dans des grandes villes
19:25comme Bordeaux,
19:26Lyon, Strasbourg,
19:27j'en oublie forcément,
19:28donc je vais me faire
19:29des copains.
19:31Mais le sujet
19:33n'est pas le même.
19:33On a aujourd'hui
19:36un marché
19:37qui est plus stable
19:38dans les grandes villes.
19:39La vraie question,
19:39c'est comment est-ce
19:40qu'on peut se financer
19:41et comment est-ce
19:42qu'on peut investir.
19:44On ne fera pas baisser
19:44le prix des logements
19:45dans l'immédiat,
19:46les coûts de construction
19:47ne vont pas baisser,
19:47le prix du foncier
19:48ne va pas baisser,
19:49d'autant que vous savez,
19:49il y a des bases
19:50maintenant notariales
19:51qui permettent à quelqu'un
19:52qui a un terrain
19:52qui est constructible
19:53et qui veut le vendre
19:54d'aller voir
19:54à combien se sont vendus
19:55les terrains voisins.
19:57Attendez,
19:57moi chaque année,
19:58j'ai des promoteurs
19:59qui m'expliquent
20:00être à la fois
20:00contre l'encadrement
20:01des loyers
20:02mais pour l'encadrement
20:02des prix du foncier.
20:04On ne va pas...
20:04À chaque fois,
20:05ça me fait rire ce débat-là.
20:06Est-ce qu'il faut encadrer
20:07les prix du foncier ?
20:08Comme disent les jeunes,
20:09on ne va pas se mentir,
20:10vous avez raison,
20:10notre immobilier neuf
20:11est trop cher.
20:12Objectivement,
20:13nous,
20:13quand on vend
20:14un programme normal,
20:14on a du mal à le vendre
20:15dans le groupe Gambetta
20:16et quand on fait
20:17de la TVA réduite,
20:18notamment quand on
20:18dissocie le foncier le bâti,
20:20on en parlait...
20:20Le bail réel solidaire.
20:21Le bail réel solidaire,
20:21on en parlait cet été,
20:23on vend très bien.
20:24Donc,
20:25objectivement,
20:26il y a deux choses
20:26qui me paraissent importantes,
20:27c'est qu'il y a de la demande.
20:29Les Français aiment
20:30l'immobilier.
20:31Je pense que c'est
20:32super important
20:33à se le dire.
20:34950 000 à peu près
20:35transactions dans l'ancien,
20:36c'est ce qui est prévu.
20:37Les chiffres du neuf,
20:38globalement,
20:39la promotion immobilière
20:40souffle.
20:40C'est quoi ?
20:42La moyenne longue période,
20:43c'était 160 000
20:44et là,
20:44bon en mal an,
20:44on va tomber à 70 000,
20:4575 000 cette année.
20:47Mais ça va être compensé
20:48par la maison individuelle
20:49et François a raison
20:50quand vous avez
20:50un secteur d'activité
20:51qui perd 15 à 20 %
20:52de ses clients en permanence,
20:53c'est une catastrophe,
20:54donc on souffre réellement.
20:56Par contre,
20:56la production de logements neufs
20:57grâce à la maison individuelle
20:58va rester stable.
20:59900 000,
21:00950 000 transactions
21:01dans l'ancien,
21:01ça veut dire quoi ?
21:02C'est-à-dire qu'il y a
21:02une demande d'immobilier.
21:03Que les Français investissent,
21:05aiment l'immobilier.
21:05Nous, notre difficulté,
21:07c'est d'avoir une offre
21:07qui rentre en financement
21:09qui intéresse les gens.
21:10Mais allons-y messieurs,
21:11donc du coup,
21:11je fais quoi pour produire
21:13plus et moins cher ?
21:13Vous prenez en fait
21:14une mesure, Lausanne,
21:16mais en fait,
21:17il faut revenir sur 10 ans en arrière.
21:18La situation qu'on connaît,
21:19on ne va pas faire le surpris.
21:22On savait,
21:22et ça fait plusieurs années
21:23qu'on se le dit,
21:24qu'on allait arriver dans le mur
21:25et que les chiffres allaient baisser.
21:27Donc, il faut revoir
21:28comment on produit,
21:29revoir toutes les normes,
21:30qu'est-ce qu'on garde,
21:31qu'est-ce qu'on enlève,
21:32pourquoi on met 7 ans
21:33à construire un projet immobilier
21:34alors qu'il y a 20 ans,
21:35François et moi,
21:36on a un peu de cheveux blancs,
21:37on mettait 4 ans.
21:38Je ne vois pas de quoi vous parler.
21:38Voilà, mais nous, on sait.
21:40Pourquoi on a perdu 3 ans en 20 ans ?
21:42Pourquoi on a empilé
21:43un tas de normes,
21:44un tas de contraintes ?
21:45Pourquoi les maires
21:46ne délivrent plus
21:46de permis de construire ?
21:47Il y a tout un schéma.
21:48Et on ne va pas faire ça
21:49dans une campagne présidentielle.
21:52Il faut restructurer
21:53le marché de l'immobilier
21:54et ça, ça sera après 27.
21:56Je vais vous donner un chiffre.
21:57J'ai vérifié hier soir
21:58les chiffres des contacts
21:59que nous avons au 31 août
22:01depuis 3 ou 4 ans.
22:02Et c'est assez caricatural.
22:03La moyenne est à 35 000 contacts
22:05au 31 août,
22:0623, 24, 25, 26.
22:0923, 24, 25.
22:1026, on est à 34 800 contacts.
22:12C'est-à-dire que
22:12le nombre de gens
22:13qui contactent via un site,
22:15via une application
22:15pour nous dire
22:16je m'intéresse à ce programme,
22:17pouvez-vous m'envoyer
22:18une documentation ?
22:19Elle n'a pas bougé.
22:19Elle n'a pas bougé.
22:20Elle est restée stable.
22:21Et même, un chiffre très encourageant,
22:23on a 1000 rendez-vous de plus
22:24là au 31 août
22:25comparé à 24 et 25
22:28de gens qui disent
22:29bon, j'ai bien entendu
22:30vos explications,
22:31j'ai bien reçu votre documentation,
22:32est-ce qu'on peut se rencontrer ?
22:33Vous voyez, la demande est là.
22:35Encore faut-il
22:36qu'elle puisse être financée.
22:37Voilà, exactement.
22:38Et donc, il y a ce sujet
22:39donc des prix,
22:40ça peut passer par le foncier.
22:41Maintenant, les messieurs,
22:42je vous regarde,
22:42mais visiblement,
22:43ce n'est pas demain
22:43que les prix du foncier vont baisser.
22:45Donc, il y a le sujet
22:46du financement
22:47via le prêt à taux zéro,
22:49par exemple.
22:49Il y a clairement,
22:50il y a une mesure
22:51qui avait été avancée
22:51il y a deux ans
22:53sur le financement
22:54par un prêt à taux zéro
22:55de la deuxième accession familiale
22:57qui n'est pas possible aujourd'hui,
22:58mais qui disait
22:58quand la famille s'agrandit,
22:59que les besoins s'agrandissent,
23:00il faut pouvoir avoir
23:02un deuxième prêt à taux zéro.
23:03Ça, on est convaincus
23:04que ce serait une mesure
23:05extrêmement efficace.
23:06Oui, et surtout
23:07quand on voit qu'aujourd'hui,
23:08on le redit assez régulièrement,
23:10il n'y a plus de cercueil
23:11que de berceaux.
23:12Donc, à un moment donné,
23:13si on veut aussi relancer
23:14la natalité,
23:16voilà, c'est aussi ça.
23:17Deux mesures
23:18que pourrait prendre le gouvernement.
23:19Le Cornu,
23:19ça ne coûte pas plus d'argent.
23:21On connaît sa majorité,
23:22son absence de majorité
23:23à l'Assemblée,
23:24on est réaliste aussi.
23:27prolonger le PTZ.
23:28Alors, François a raison,
23:28un PTZ,
23:29deuxième accession,
23:30super,
23:30très bonne idée.
23:31Déjà, si on gardait celui-là.
23:32Déjà, le PTZ
23:33s'arrête en 2027.
23:34Donc, ça serait bien
23:34de donner de la lisibilité
23:36à la profession,
23:37mais aussi aux Français.
23:38Et donc, ça,
23:39ça ne coûte pas plus d'argent
23:39parce que c'est déjà
23:40dans le budget.
23:41Et puis, la deuxième mesure,
23:42alors, je vais utiliser
23:43un gros mot,
23:44ça serait de supprimer
23:45le HASF,
23:46le Haut Conseil
23:46à la sécurité financière.
23:46Pour la stabilité financière,
23:48bah oui, c'est ça.
23:49En tout cas,
23:50c'est un directif
23:51sur l'investissement immobilier.
23:52En France,
23:52on ne dit pas supprimer,
23:53on va suspendre.
23:54Comme on suspend
23:55la réforme des retraites,
23:56ça serait bien
23:56qu'on suspende le HASF
23:57et en tout cas,
23:59sa doctrine sur le crédit immobilier
24:00et qu'on vienne
24:01sur le reste à vivre.
24:03Et non plus sur le taux d'endettement.
24:04Oui, parce qu'à chaque fois,
24:05on le répète,
24:06ce n'est pas exactement pareil,
24:0735% quand je gagne 1000 euros
24:08que 35% quand j'en gagne 15 000.
24:10Ça fait revenir à quelques clients,
24:11c'est simple,
24:12il n'y a pas besoin de,
24:13politiquement,
24:14c'est pas trop compliqué,
24:15il n'y a pas besoin
24:15de budget supplémentaire.
24:21Il y a les bailleurs sociaux,
24:22on en a parlé,
24:23souhaitons qu'ils restent.
24:24Il y a les accédants,
24:25qu'ils soient primo,
24:26secondo, tercio,
24:27on ne sait pas.
24:27Et puis,
24:28il y a les investisseurs locatifs.
24:29Si vous n'en avez pas,
24:30ce qui est le cas aujourd'hui,
24:32ça pique un peu
24:32et c'est l'opération au global
24:34qui ne se fait pas.
24:34Vous en avez tout là,
24:35de ce côté.
24:36Alors, la règle vient de rappeler
24:37Norbert qui est de militer
24:38pour l'abandon de cette directive
24:40qui a 3 ou 4 ans du HCSF,
24:42ça, je n'ai pas supprimé le HCSF,
24:43mais c'est dit...
24:43Moi aussi, François,
24:44soyons révolutionnaires aujourd'hui.
24:46Cette directive serait,
24:47or, un effet,
24:48un effet très, très significatif.
24:50On a vu, nous,
24:52depuis 2-3 ans,
24:53tout doucement baisser
24:54le nombre de clients éligibles
24:55alors que leur pouvoir d'achat
24:56n'a pas bougé
24:57et surtout que le coût du risque
24:59du prêt immobilier au particulier
25:00en France
25:00est extrêmement faible.
25:02Il n'a pas augmenté.
25:03Après, il faut que le dispositif
25:05Jean Brun,
25:05comme tous les dispositifs
25:07qu'on a connus,
25:08soit sans doute amendé
25:09sur certains points.
25:10L'allocation
25:11aux ascendants-descendants,
25:12je pense qu'on l'a toujours fait,
25:14ça n'a ni créé
25:15de distorsions incroyables.
25:17Enfin, là,
25:18vous passerez de 150-200 par mois
25:19à 212, quoi.
25:21Enfin, ça ne va pas
25:21plus verser.
25:22Souvenez-vous que dans
25:23le dispositif
25:24qui précédait
25:25le dispositif Minel,
25:25qui était justement
25:26le dispositif
25:26qui avait mis en place
25:28Cécile Duflo,
25:29il y avait très peu d'écarts,
25:30en fait,
25:30entre les deux.
25:31Et pourtant,
25:32vous l'avez appelé
25:32le Duflop à l'époque.
25:33Moi aussi,
25:33j'ai des cheveux blancs.
25:35Je ne sais pas.
25:36Parce que c'est vrai
25:36que c'était un flop.
25:38Alors que techniquement,
25:40il ne changeait pas
25:40de fou par rapport
25:41Il y avait deux petits curseurs
25:43et notamment
25:43l'allocation aux ascendants-descendants
25:45et puis une possibilité
25:46de sortie au bout de 6 ans
25:46qui n'existait pas avant.
25:47Mais est-ce que vous ne croyez pas
25:48tout simplement
25:49que le Jean-Brun,
25:49il est trop complexe à comprendre ?
25:50Moi, franchement,
25:51je n'ai même plus envie
25:51d'en faire des émissions
25:52sur le système d'amortissement.
25:53On n'était pas sur des taux de crédit
25:54qui allaient être à 4.
25:56On a un vrai sujet
25:57de taux de crédit.
25:58Et on a mangé
25:59notre pain blanc
25:59parce que quand on en parlait
26:01tout à l'heure
26:01hors antenne,
26:02quand on voit l'OAT
26:02qui évolue...
26:03La dette de l'État français
26:04à 10 ans,
26:05Marie-Lexy.
26:06Qui est à plus de 4,5.
26:09Les banques aujourd'hui...
26:10Il y a 40 hier soir.
26:11Les banques ont financé
26:12le crédit immobilier.
26:13Ils ont fait moins cher
26:14que la dette de l'État,
26:15ce qui n'est pas normal.
26:17Vraiment,
26:17si on veut doter le Jean-Brun,
26:19dans ce qu'on connaît des taux,
26:21il va falloir aller très fort.
26:22J'ai peur que...
26:23On est bien d'accord.
26:23J'ai peur que la mesure...
26:24Augmenter l'amortissement ?
26:25Je suis pour,
26:26mais j'ai peur que ça soit pas suffisant.
26:27Il est d'accord sur les 212 ?
26:29Non, mais c'est juste un début.
26:31Le reste, c'est modifier le...
26:33Enfin, faire évoluer
26:34les taux d'amortissement
26:34et le plafond de l'amortissement
26:36et augmenter également...
26:38Enfin, supprimer le double mécanisme
26:39de dédictabilité
26:40sur le revenu global
26:41parce que c'est incompréhensible.
26:43Mais en fait,
26:44le sujet, il est là.
26:45Le Pinel, tout le monde le comprenait.
26:46Là, le Jean-Brun,
26:47combien même il serait intéressant,
26:48ce qui n'est pas le cas à date,
26:50combien même il le serait,
26:51personne n'y comprend rien.
26:52Voilà.
26:52Donc, si vous avez
26:53la modification de la directive du HCSF
26:56que vous modulez les taux d'amortissement
26:59et que vous avez un dispositif
27:01plus simple sur la dédictabilité
27:03sur le revenu global,
27:04là, vous aurez un dispositif
27:05qui a beaucoup plus de chances
27:06de marcher.
27:07Je rappelle que
27:08dans un des premiers propos
27:09de Norbert,
27:10il y avait le sujet des retraites.
27:11C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
27:12pour beaucoup de gens,
27:14être propriétaire de son logement
27:15le jour de sa retraite,
27:15c'est un vrai enjeu.
27:16Et tous ces dispositifs
27:17d'investissement dans le logement
27:18permettent de louer
27:20pendant 15 ou 20 ans
27:21et de préparer sa retraite.
27:22On prépare sa retraite.
27:23On sera propriétaire de son logement.
27:24Déjà, obtenons le PTZ
27:25et la suspension du HSL.
27:27Ce sera déjà
27:28deux très bonnes nouvelles.
27:29J'avais d'autres sujets à aborder.
27:30J'aimerais bien que ça soit porté.
27:31Oui, j'avais d'autres sujets à aborder.
27:33Vous nous réinvitez, Marie.
27:35Évidemment,
27:35mais il y a Alban,
27:36notre réalisateur,
27:36qui a fait partir la musique de l'émission
27:38pour me dire
27:38que c'est terminé, Marie.
27:39Alors, du coup,
27:40je vais vous dire au revoir.
27:41Merci, François.
27:41François Payel,
27:42directeur général délégué
27:43de Promogym
27:44et Norbert Fanchon,
27:45le président du groupe Gambetta,
27:46d'avoir été avec nous.
27:47Évidemment,
27:48vous reviendrez régulièrement
27:49pour cette année
27:50où ça va être donc
27:51la foire à la saucisse
27:51et ça, Norbert.
27:52Je le crains.
27:53Des propositions
27:53de tous nos candidats
27:55pour l'élection présidentielle
27:56sur le logement.
27:56Souhaitons en tout cas
27:57qu'elle reste une priorité,
27:58cette question du logement.
28:00Elle le reste aussi
28:00tous les jours
28:01sur BFM Business
28:02dans Les Experts de Limo.
28:05Les Experts de Limo
28:06sur BFM Business.
28:07Sous-titrage Société Radio-Canada
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