- il y a 12 heures
- #politique
- #assembleenationale
- #emanuelmacron
Après la défaite de son camp aux élections européennes, et face au score historique de la liste emmenée par Jordan Bardella (RN), le chef de l’Etat a décidé de convoquer de nouvelles élections législatives le 30 juin. Code source raconte les événements qui ont conduit à ce coup de théâtre avec David Doukhan et Valérie Hacot, chef et cheffe-adjointe du service politique du Parisien.
Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Ambre Rosala - Production : Thibault Lambert et Clara Garnier-Amouroux - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : François Clos, Audio Network -
Archives : AFP, BFMTV, INA, France 2, Besoin d’Europe, La France Revient.
#politique #assembléenationale #emanuelmacron
Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Ambre Rosala - Production : Thibault Lambert et Clara Garnier-Amouroux - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : François Clos, Audio Network -
Archives : AFP, BFMTV, INA, France 2, Besoin d’Europe, La France Revient.
#politique #assembléenationale #emanuelmacron
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:02Bonjour, c'est Jules Lavi pour Codesources, le podcast d'actualité du Parisien.
00:11Les Français sont appelés aux urnes pour élire leurs députés les dimanches 30 juin et 7 juillet.
00:17Emmanuel Macron a annoncé le dimanche 9 juin la dissolution de l'Assemblée,
00:21décision prise en réaction aux élections européennes,
00:24largement remportée en France par le Rassemblement National, emmené par Jordan Bardella.
00:29Plus de 31% des suffrages, c'est 8 points de plus qu'aux dernières européennes en 2019
00:35et c'est deux fois plus que la deuxième liste, celle de la macroniste Valérie Ayé, 14,5%.
00:42Codesources refait le film des événements, à la fois la campagne électorale et l'annonce surprise du chef de l
00:48'État
00:48avec deux journalistes du Parisien, David Doucan et Valérie Hacot,
00:52respectivement chef et chef adjointe du service politique.
00:57Il est 20h, vous la découvrez, notre première estimation,
01:01le Rassemblement National et sa liste sont à 32,4%.
01:04Viennent ensuite le parti Renaissance de la majorité présidentielle.
01:09J'ai décidé de vous redonner le choix de notre avenir parlementaire par le vote.
01:16Je dissous donc ce soir l'Assemblée Nationale.
01:19David Doucan, franchement, l'hypothèse d'une dissolution de l'Assemblée,
01:23est-ce qu'elle était évoquée en coulisses dans les jours qui ont précédé le dimanche 9 juin
01:28et même dans la journée du 9 juin ?
01:29Ça a été une surprise totale, d'autant plus que depuis des semaines,
01:34son entourage expliquait qu'il n'y aurait pas de jour d'après des européennes,
01:38qu'il n'y aurait qu'un lendemain, comme tous les jours.
01:40Et le président lui-même avait dit, élections européennes, conséquences européennes.
01:44On nous expliquait qu'il fallait banaliser.
01:48C'est bien tout le contraire qui s'est produit.
01:49Valérie Hacot, l'Assemblée Nationale est donc dissoute.
01:52Qu'est-ce que ça veut dire concrètement ?
01:54Ça veut dire que l'Assemblée Nationale est dissoute, c'est-à-dire que concrètement,
01:57il n'y a plus d'Assemblée Nationale.
01:59Donc les députés vont faire leur carton, vont repartir en campagne,
02:03ou pas, c'est en fonction de ceux qui veulent y aller ou pas,
02:05et on va se retrouver avec une nouvelle élection, avec de nouveaux députés,
02:08une nouvelle majorité, ou une majorité relative, on verra.
02:11Et en tout cas, un nouveau gouvernement.
02:13Donc très concrètement, le gouvernement qu'on a à l'heure actuelle,
02:16il ne va pas survivre à cette dissolution.
02:19Il va se poser aussi la question du Premier ministre.
02:21Pour Gabriel Attal, c'est un Premier ministre en suspens.
02:27Avant de revenir sur cette annonce choc du chef de l'État,
02:30on va résumer cette campagne électorale européenne,
02:32qui s'est soldée par un score record du RN,
02:35et par l'annonce d'une dissolution de l'Assemblée,
02:38la première depuis 1997.
02:40Valérie Hacot, d'abord, rappelez-nous le résultat
02:43des dernières européennes en France en 2019.
02:46C'est le Rassemblement National qui avait terminé en tête.
02:49À cette époque, oui, effectivement, c'est le Rassemblement National,
02:52déjà conduit par Jordan Bardella,
02:54qui était leur tête de liste,
02:56qui avait fait plus de 23% à cette élection.
02:59Alors à l'époque, ils étaient talonnés par la majorité,
03:02par la liste Renaissance,
03:03qui avait fait plus de 22%.
03:05Pour rappel, c'est pas la première fois
03:07que le Rassemblement National arrive en tête à une élection européenne.
03:10En 2014, déjà, ce parti qui s'appelait à l'époque le Front National
03:16avait fait, grâce à sa candidate Marine Le Pen,
03:18près de 25% des voix.
03:20Il faut aussi rappeler le résultat de la dernière présidentielle
03:23en avril 2022, Emmanuel Macron réélu,
03:26mais Marine Le Pen qui fait un très gros score au second tour.
03:29Marine Le Pen fait effectivement plus de 41%.
03:32C'est quand même très conséquent.
03:34Mais il y a aussi les élections législatives
03:36où à la surprise générale,
03:38le Rassemblement National a réussi à avoir 88 députés
03:42à l'Assemblée Nationale.
03:43Et ça, c'est totalement inédit.
03:45On en revient à la campagne pour les européennes 2024 en France.
03:48Pour le RN, c'est donc Jordan Bardella,
03:5028 ans, qui reprend du service.
03:52Tête de liste, comme en 2019.
03:54Mais Valéry Hacot, il a pris plus de poids en 5 ans.
03:57Clairement, Jordan Bardella,
03:59il a totalement changé de stature et de dimension.
04:02La première raison, c'est qu'en septembre 2021,
04:05il succède à Marine Le Pen,
04:06qui, elle, souhaitait se consacrer à son groupe de députés
04:09à l'Assemblée Nationale.
04:10Et puis, l'autre raison,
04:12il la doit à Emmanuel Macron.
04:15Emmanuel Macron, qui, le 30 août 2023,
04:18organise les Rencontres de Saint-Denis.
04:20Un événement pour essayer de trouver un moyen
04:22de fonctionner avec les oppositions
04:24dans une majorité relative à l'Assemblée.
04:27Et donc, il convie tous les chefs de parti.
04:29Donc, ce n'est pas Marine Le Pen
04:30qui va aux Rencontres de Saint-Denis,
04:32mais bel et bien Jordan Bardella.
04:34Et pendant ces échanges avec le président
04:36qui se déroule à huis clos pendant 12 heures,
04:38Jordan Bardella, apparemment,
04:41se débrouille très, très bien.
04:42A tel point que, quand il sort de cette rencontre,
04:45les macronistes, notamment,
04:47commencent à s'inquiéter sérieusement
04:48de ce jeune homme qui, manifestement,
04:51a tous les bons codes en politique pour s'imposer.
04:53Alors, le 9 juin, mes amis, peuple de France,
04:57je vous appelle à un torrent de participation.
05:00Ne laissez personne décider à votre place
05:03du futur de la France.
05:05Il se lance donc dans cette campagne.
05:07Du côté de la majorité présidentielle,
05:09en début d'année 2024, en janvier et en février,
05:12ça patine.
05:13On ne sait pas qui va diriger la liste
05:14pendant plusieurs mois.
05:16Effectivement, la majorité présidentielle
05:17prend énormément de retard dans cette campagne.
05:20Les autres listes, ses compétiteurs,
05:22commencent à s'organiser,
05:24ont des têtes de liste,
05:25commencent à avoir des programmes.
05:26Côté majo, il ne se passe absolument rien.
05:28Alors, une des raisons,
05:29c'est qu'au sein de la majorité
05:31qui prend les décisions,
05:32c'est Emmanuel Macron.
05:33Emmanuel Macron, qu'est-ce qu'il aime faire ?
05:35C'est prendre son temps.
05:36Donc, il fait aussi l'enterner tous ses lieutenants.
05:39Et puis, ils ont eu aussi une autre difficulté,
05:41c'est qu'ils avaient un candidat naturel
05:43qui était Stéphane Séjourné,
05:45qui est le patron du parti Renaissance,
05:48qui connaît très, très bien
05:49les arcanes européennes.
05:51Mais Stéphane Séjourné,
05:52en janvier,
05:53il est devenu ministre des Affaires étrangères.
05:55Donc, c'était une option
05:56qui n'était plus possible.
05:58Autre difficulté aussi pour la majorité,
06:01et puis plus spécifiquement pour l'exécutif,
06:03à ce moment-là,
06:04la colère des agriculteurs
06:06prend de l'ampleur,
06:07à tel point qu'il y a des blocages
06:09de tracteurs partout.
06:10Et donc, la priorité numéro un
06:12d'Emmanuel Macron,
06:13de Gabriel Attal,
06:14de toute la majorité,
06:15c'est de sortir de cette crise.
06:16Donc, on ne pense plus du tout
06:17aux Européennes,
06:18ce n'est plus le sujet du moment.
06:20Il faut éteindre l'incendie.
06:21Mes amis,
06:22j'ai besoin de vous,
06:24sans relâche,
06:25chaque jour,
06:26durant les 100 prochains,
06:27pour faire entendre aux Français
06:29combien nous avons besoin d'Europe.
06:32Finalement, le 29 février,
06:34Valérie Ayet est officiellement désignée
06:36tête de liste
06:36pour le parti d'Emmanuel Macron,
06:38Renaissance.
06:39Elle est députée européenne,
06:40elle est présidente du groupe Renaissance
06:42au Parlement européen.
06:43Elle a 38 ans.
06:44David Doucan,
06:45elle part de très loin
06:47en termes de notoriété.
06:48Je vais vous raconter
06:49une confidence
06:50que nous a faite
06:51l'un des stratèges macronistes
06:53qui, à ce moment-là,
06:54était au cœur des discussions
06:56sur le choix
06:57de la tête de liste.
06:58Il nous a dit
06:59qu'il nous fallait
07:01quelqu'un pour donner le change.
07:03C'est-à-dire que,
07:04dès le début,
07:05au fond,
07:06dans les hautes sphères
07:07de la majorité,
07:08y compris Élyséenne,
07:09on a acté le fait
07:11que cette campagne,
07:12elle tournerait autour
07:13d'Emmanuel Macron
07:14et de son gouvernement
07:16et de son Premier ministre,
07:17Gabriel Attal.
07:18Et beaucoup de tentatives
07:20ont été faites
07:21pour avoir une tête de liste
07:23poids lourd,
07:24entre guillemets,
07:25mais beaucoup ont refusé.
07:27On sait, par exemple,
07:28que Jean-Yves Le Drian,
07:29l'ancien ministre
07:30des Affaires étrangères
07:31d'Emmanuel Macron,
07:33a décliné.
07:34Et à partir de là,
07:35quand le président
07:36et son entourage
07:37ont constaté
07:38qu'il y avait pas mal
07:39de refus,
07:40à ce moment-là,
07:41ils ont opté
07:41pour un autre profil
07:42qui était plus celui
07:43de la légitimité technique
07:44mais aussi politique
07:45puisque Valérie Ayé
07:47occupait une place
07:48de premier choix
07:50pour la majorité présidentielle
07:52à Bruxelles et Strasbourg,
07:54avec en tête
07:54qu'elle aurait beaucoup de mal
07:57à s'imposer
07:58dans le débat public
08:00et médiatique français.
08:01Mais au fond,
08:02à ce moment-là,
08:02Emmanuel Macron
08:03et son entourage
08:04s'en accommodent.
08:05En avril et en mai,
08:06la France insoumise,
08:07dont la liste est conduite
08:08par Manon Aubry,
08:09fait campagne
08:10en grande partie
08:11sur la guerre à Gaza,
08:12la guerre menée par Israël
08:13contre le Hamas
08:14et qui fait des milliers
08:15de morts
08:15parmi les civils gazaouis.
08:17C'est une volonté stratégique
08:19de Jean-Luc Mélenchon.
08:20C'est Jean-Luc Mélenchon
08:21qui propose
08:23que l'on place
08:24sur la liste LFI
08:25en septième position
08:26Rima Hassan
08:27qui est une militante
08:29de la cause palestinienne,
08:30militante très radicale.
08:32Au fond,
08:32on a davantage entendu parler
08:34pendant cette campagne
08:35de Rima Hassan
08:36que de Manon Aubry
08:36la tête de liste.
08:37Pourquoi ?
08:38Parce que Jean-Luc Mélenchon,
08:40depuis le 7 octobre,
08:42fait le pari
08:43de s'adresser,
08:44croit-il,
08:45à un électorat en France
08:47qui serait sensible
08:48non pas simplement
08:50à la défense
08:51de la cause palestinienne,
08:52mais à l'expression
08:53d'un rejet
08:55d'Israël
08:56et de la politique d'Israël.
08:57C'est un calcul électoral
09:00qui lui vaut d'ailleurs
09:01de très nombreuses accusations
09:03de cynisme,
09:04d'irresponsabilité
09:05de la part
09:07de ceux
09:07qui,
09:08il y a encore quelques mois,
09:09étaient censés être
09:10ses alliés à gauche.
09:11Au fond,
09:11la NUP,
09:12qui ne se portait plus
09:13du tout bien,
09:14s'est fracassée,
09:16éparpillée en mille morceaux,
09:17façon puzzle,
09:18au moment
09:19de ces prises de position-là
09:21de Jean-Luc Mélenchon
09:22sur le conflit israélo-palestinien.
09:24Valérie Hacot,
09:25toujours à gauche,
09:26Raphaël Glucksmann,
09:27le candidat du Parti Socialiste
09:28et du mouvement citoyen
09:29Place Publique,
09:30réussit plutôt sa campagne.
09:32En tout cas,
09:32c'est ce que semblent
09:33indiquer les sondages.
09:34Oui,
09:34très vite,
09:35on se rend compte
09:35que Raphaël Glucksmann
09:36gagne du terrain
09:38dans les sondages.
09:39On le voit crédité
09:40assez rapidement
09:40de 13%
09:41dans les attentions de vote,
09:4314%
09:44selon certains sondages,
09:46à tel point
09:46qu'il talonne
09:47la candidate
09:48de la majorité,
09:49Valérie Ayet.
09:50Ils sont vraiment
09:51au coude à coude.
09:52Certains voient en lui
09:53comme une forme
09:54de vote utile.
09:55Il a un positionnement
09:57social-démocrate
09:58de gauche
09:59qui n'était plus
09:59très tendance
10:00ces derniers temps,
10:00mais là,
10:01qui revient en grâce.
10:02Raphaël Glucksmann,
10:03il devance
10:04dans les sondages
10:05aussi ses compétiteurs
10:06à gauche,
10:08notamment la liste
10:09à l'EFI
10:09menée par Manon Ombry,
10:11crédité
10:12grosso modo
10:13de 8%
10:14dans les sondages,
10:15et de l'écologiste
10:16Marie Toussaint
10:17qui est crédité
10:18de 5 à 6%
10:19dans les attentions
10:20de vote.
10:21Donc,
10:21il n'est même pas
10:22certain d'atteindre
10:23les 5%,
10:24le palier des 5%
10:25nécessaire
10:25pour avoir des élus.
10:26David Doucan,
10:27le jeudi 25 avril,
10:28Emmanuel Macron
10:29prononce un grand discours
10:30sur l'Europe à la Sorbonne
10:32et il cherche à dramatiser
10:34l'enjeu de cette élection.
10:35Il y avait un espoir très fort
10:38dans le camp macroniste
10:39pour que le président lui-même,
10:41avec sa force de conviction
10:42et la puissance
10:44d'un discours présidentiel
10:46sur l'Europe,
10:48réveille un électorat
10:49qui s'était déplacé
10:52au premier tour
10:53de l'élection présidentielle
10:54de 2022
10:55pour le candidat
10:56et président Macron
10:57et qui là
10:58fait défaut
10:59tout l'enjeu.
11:01C'était ça,
11:01c'était de dire
11:02voilà,
11:02le seul qui peut les réveiller,
11:04ces gens-là
11:04qui ont voté pour lui,
11:06c'est le président lui-même.
11:07Ça a été ensuite
11:08suivi d'une certaine déception
11:10parce que,
11:10en tout cas,
11:11dans les sondages,
11:12on n'a pas constaté
11:13de réveil de cet électorat.
11:14Valéria Co,
11:15à partir du 13 mai,
11:16l'actualité est marquée
11:17par la crise sociale
11:18en Nouvelle-Calédonie
11:19et ça,
11:20c'est une difficulté de plus
11:21pour l'exécutif.
11:22Bah oui,
11:23parce qu'effectivement,
11:24l'exécutif
11:24qui avait dans l'idée
11:25de consacrer
11:27ces dernières semaines
11:28à l'élection
11:29et à la campagne européenne
11:30se retrouve face à une crise
11:32et là,
11:32une crise quand même d'ampleur
11:33à la Nouvelle-Calédonie
11:34qui se retrouve
11:35avec des barrages,
11:37avec des morts.
11:38Donc,
11:38l'exécutif se consacre
11:40vraiment à ce sujet brûlant
11:42à tel point
11:43que le président
11:43de la République
11:44est obligé
11:45de s'envoler
11:46pour la Nouvelle-Calédonie
11:47où il arrive
11:48le 23 mai
11:49pour essayer
11:50d'éteindre l'incendie
11:51et il fait une visite
11:52de 17h là-bas
11:52alors qu'évidemment,
11:54ce n'était pas du tout
11:55dans les plans
11:56de la majorité
11:57et de l'exécutif
11:58pour cette semaine.
11:59Le même jour,
12:00le jeudi 23 mai,
12:01France 2 organise
12:01un débat,
12:02un face-à-face
12:02entre le candidat du RN
12:04Jordan Bardella
12:05et le chef du gouvernement
12:06Gabriel Attal.
12:07Débat qui fait débat.
12:09Les autres candidats
12:09dénoncent en résumé
12:10leur mise à l'écart
12:11et ils soulignent aussi
12:12qu'Emmanuel Macron
12:13semble estimer
12:14que Gabriel Attal
12:15est plus solide
12:16que la candidate
12:17Valérie Hayé.
12:18David Doucan,
12:19au bout du compte,
12:20est-ce qu'il y a
12:20un vainqueur dans ce débat ?
12:22À la toute fin du débat,
12:23on se dit
12:24Gabriel Attal
12:25l'a emporté
12:26mais au point.
12:27Ce n'est pas la victoire
12:28par chaos.
12:29Il y a eu plusieurs moments
12:30où le Premier ministre
12:31a mis en difficulté
12:33Jordan Bardella
12:34et a pointé
12:35des contradictions
12:36au fond
12:36dans le programme
12:38proposé par le RN
12:39sur les questions européennes.
12:40Moi, je me mets à la place
12:41des Français qui nous regardent.
12:42Ils entendent aujourd'hui
12:43la longueur de journée.
12:44Le RN a changé d'avis
12:46sur ces sujets.
12:47C'est vrai qu'il y a 5 ans,
12:48ils voulaient sortir de l'euro
12:48et de l'Union européenne.
12:49Maintenant, ils disent que non.
12:51Mais il n'y a pas de chaos
12:51parce que Jordan Bardella
12:53a continué ensuite
12:54dans les sondages
12:55à caracoler en tête
12:57et Valérie Hayé
12:59soit a baissé,
13:00soit a stagner
13:01selon les différentes enquêtes.
13:04Le 3 juin,
13:05le Parisien publie un article
13:07sur la campagne
13:07de la majorité présidentielle
13:09avec ce titre
13:09citant Emmanuel Macron
13:11« Je suis obligé
13:12de tout faire ».
13:13À quel moment
13:14il dit ça
13:14et pourquoi il dit ça ?
13:15Il le dit
13:16parce qu'il constate
13:17bien que les choses
13:18ne prennent pas.
13:19Mais pourquoi
13:20les choses ne prennent pas ?
13:21Parce que d'abord,
13:22il y a eu cette nécessité
13:24de choisir une tête de liste
13:25par défaut,
13:25il faut bien le dire,
13:26c'est ce qui s'est passé,
13:27premièrement.
13:28Et deuxièmement,
13:29il y a une adversité structurelle.
13:31C'est que quand vous êtes
13:32la tête de liste
13:33de la liste
13:34de la majorité présidentielle,
13:36vous portez tout un bilan.
13:37Vous portez aussi une usure.
13:39Et vous êtes face
13:40à des oppositions
13:40qui ne vous font pas de cadeaux.
13:42Et donc,
13:43le président constate
13:44que les choses
13:45ne vont pas dans le sens
13:46qu'il souhaiterait.
13:47Dernier débat
13:48de cette élection européenne.
13:50Le mardi 4 juin,
13:51France 2 organise un débat
13:52entre les huit principaux candidats,
13:54Bardella,
13:55Hayé,
13:55Glucksmann,
13:56Manon Aubry
13:56ou encore Marion Maréchal
13:58et François-Xavier Bellamy.
13:59C'est le sixième
14:00et dernier débat
14:01de cette campagne électorale.
14:03Valéria Coe,
14:04à quoi ressemble
14:04cet échange ?
14:05Et est-ce qu'il y a
14:06un moment fort
14:07ou un thème qui se dégage ?
14:08Tous les candidats
14:09ont tendance
14:10à cibler Jordan Bardella.
14:11Monsieur Bardella,
14:12vous êtes pour
14:13que l'Union européenne
14:14finance
14:15la machine de guerre
14:16de Poutine.
14:17évidemment Jordan Bardella,
14:18il est crédité
14:19de plus de 30%
14:20des intentions de vote
14:21dans les sondages.
14:23Donc que ce soit
14:24effectivement
14:24les candidates de gauche
14:26Manon Aubry
14:28ou Marie Toussaint
14:28pour LFI
14:29et pour les écolos
14:31qui l'accusent
14:32d'être
14:32tour à tour
14:34fasciste.
14:35Le terme
14:35Waffen-SS
14:36circule aussi
14:37à un moment.
14:38Le Rassemblement National
14:39et avant vous
14:39le Front National
14:40a été créé
14:41par les anciens
14:41Waffen-SS.
14:42Donc oui monsieur Bardella
14:44vous êtes les héritiers
14:45des nazis.
14:45Il y a l'expression
14:46« bardé pas là »
14:48pour faire allusion
14:49au fait que
14:50Jordan Bardella
14:51est élu au Parlement
14:52européen
14:52depuis 2019
14:53et que c'est vrai
14:54qu'il est assez peu présent
14:56il participe
14:57assez peu au vote
14:58il fait pas du tout
14:59il fait très peu
15:00de propositions
15:00dans les commissions.
15:03Donc voilà
15:03c'est un petit peu
15:04haro sur Jordan Bardella
15:05ce débat.
15:07David Doucan
15:08a quelques jours
15:09du scrutin
15:09du dimanche 9 juin
15:10le jeudi 6 juin
15:12Emmanuel Macron
15:12est invité
15:13des deux grands 20 heures
15:14sur TF1 et France 2
15:16officiellement
15:16pour évoquer
15:17les cérémonies
15:17des 80 ans
15:18du débarquement
15:19en Normandie
15:20mais il a aussi
15:21bien sûr été interrogé
15:22sur l'élection
15:22de dimanche
15:23et il a notamment
15:24ciblé l'extrême droite.
15:26Il l'avait déjà fait
15:27à plusieurs reprises
15:27il le refait
15:29à quelques heures
15:29au fond
15:30de la fin
15:30de la campagne officielle
15:32et il le fait
15:34non pas uniquement
15:35au niveau français
15:36mais au niveau
15:37de toute l'Europe
15:38c'est à dire
15:38qu'il met en garde
15:39contre une montée
15:40des extrêmes
15:41dans l'ensemble
15:41des pays européens
15:43parce qu'il considère
15:45que si cette extrême droite
15:46est trop en force
15:47au Parlement européen
15:49alors elle pourrait
15:49bloquer
15:50de nombreuses initiatives
15:51elle pourrait bloquer
15:53de nombreux projets politiques
15:54en s'y opposant
15:56en refusant
15:56toute coalition
15:57parce que vous savez
15:58au Parlement européen
15:59ça passe beaucoup
15:59souvent par des coalitions
16:01et donc si vous avez
16:02une force politique
16:04qui est dans le rejet
16:05de l'Europe
16:05alors il y a un risque
16:07effectivement de paralysie
16:08potentielle
16:08et c'est sur ce risque
16:10que le président
16:10a mis l'accent
16:11dans l'espoir
16:12non pas
16:13de convaincre
16:14des électeurs
16:15de changer d'avis
16:17mais de réveiller
16:19des électeurs
16:20qui sont de son avis
16:21à lui
16:21mais qui n'ont pas prévu
16:22d'aller voter
16:22David Doucan
16:23quelques heures
16:24avant le scrutin
16:25de dimanche
16:26le risque
16:27pour la majorité
16:28présidentielle
16:28c'est de terminer
16:29trop loin du RN
16:30si vous avez un RN
16:31au-delà de 30%
16:33c'est un message
16:34envoyé
16:35et en pleine figure
16:37si d'aventure
16:38se disent
16:39ces stratèges
16:40et ces membres
16:41de la majorité
16:42le rassemblement national
16:43de Jordan Bardella
16:44fait le double
16:45de la liste
16:47qui défend
16:48à la fois le bilan
16:48et le projet
16:49du président de la république
16:50c'est encore plus brutal
16:51encore plus dur
16:5231 élus
16:53pour le rassemblement national
16:55et peut-être
16:56possiblement
16:574 élus
16:58pour reconquête
16:58le dimanche 9 juin
16:59à 20h
17:00les premières estimations
17:01sont dévoilées
17:02le RN
17:02emmené par Jordan Bardella
17:04rassemble
17:04plus de 31,5%
17:06des suffrages
17:07en clair
17:07plus d'un tiers
17:08des députés européens
17:10français
17:10font partie du RN
17:11Renaissance
17:12le parti d'Emmanuel Macron
17:13la liste de Valérie Ayet
17:15termine deuxième
17:15avec un peu plus de 15%
17:17des votes
17:18juste devant
17:18Raphaël Glucksmann
17:19pour le PS
17:20et place publique
17:21avec 14%
17:229,5%
17:24pour LFI
17:24un peu plus de 7%
17:25pour LR
17:265,5%
17:27pour Europe Ecologie
17:28Les Verts
17:29Les Verts au coude à coude
17:30avec Marion Maréchal
17:31la liste reconquête
17:32soutenue par Eric Zemmour
17:34plus de 5%
17:35David Doucan
17:36vous à ce moment-là
17:37peu de temps après 20h
17:38comment vous analysez
17:40ces résultats ?
17:41D'abord
17:41les dynamiques
17:42qui avaient été
17:44présentées
17:44par toutes les enquêtes
17:45d'opinion
17:46Ipsos
17:46notamment pour le Parisien
17:47se sont révélées justes
17:49on a bien vu
17:50que cette domination
17:50du RN
17:52s'était vérifiée
17:53dans les faits
17:54c'est l'enseignement
17:55principal
17:56qu'une liste
17:57aux européennes
17:57fasse plus de 30%
17:58ce n'était pas arrivé
17:59depuis plus de 30 ans
18:00tout parti confondu
18:01puisque c'était
18:02la liste de Simone Veil
18:03qui avait réussi
18:05à réaliser
18:05plus de 30%
18:06la dernière fois
18:07et plus de 5%
18:08pour Marion Maréchal
18:09donc on est presque
18:11à 40%
18:11de l'électorat
18:12qui s'est déplacé
18:13qui a voté
18:14pour l'extrême droite
18:17Valérie Hacot
18:18le RN
18:19fait beaucoup mieux
18:20qu'aux dernières européennes
18:21pour mémoire
18:22à la dernière élection européenne
18:23en 2019
18:24ils étaient à plus de 23%
18:25donc il y a quand même
18:26un écart de 8 points
18:27et puis aussi
18:28la liste renaissance
18:29la liste de la majorité
18:30elle était à 22%
18:32donc ils étaient
18:33dans un mouchoir de poche
18:33là on se retrouve
18:34avec un RN
18:35qui a plus de 31%
18:36et avec la liste
18:37de Valérie Hillet
18:38qui est aux alentours
18:39de 15%
18:40donc ça fait quand même
18:41fois 2
18:42en différentiel
18:43c'est énorme
18:44on s'y attendait
18:45mais ce qui s'est passé
18:45pendant cette soirée
18:46c'est qu'assez vite
18:47on a su que le président
18:48de la République
18:48allait prendre la parole
18:49ça a commencé à fuiter
18:51et prendre la parole
18:52pour dire quelque chose
18:53de très fort
18:53ça a été confirmé
18:55avant les résultats
18:56à 19h55
18:57par une dépêche AFP
18:58ce qui est très inhabituel
19:00pour une élection européenne
19:02peu avant 21h
19:03Emmanuel Macron
19:04s'exprime de l'Elysée
19:05son ton est solennel
19:06il commence par reconnaître
19:08sa défaite
19:09la défaite électorale
19:09de son camp
19:10ce n'est pas un bon résultat
19:11pour les partis
19:12qui défendent l'Europe
19:13dont celui
19:14de la majorité présidentielle
19:16avant de prononcer
19:17ces mots
19:17quelques minutes plus tard
19:18j'ai décidé
19:19de vous redonner
19:20le choix
19:21de notre avenir
19:22parlementaire
19:23par le vote
19:24il annonce donc
19:26la dissolution
19:27de l'Assemblée Nationale
19:28de nouvelles élections
19:29législatives
19:30sont convoquées
19:31les dimanches
19:3130 juin
19:32et 7 juillet
19:33David Doucan
19:34c'est une surprise
19:35pour tout le monde
19:36c'est une surprise
19:37pour tout le monde
19:37sauf peut-être
19:38pour ceux
19:39qui étaient
19:40à l'Elysée
19:41vers 19h
19:43réunion stratégique
19:43plusieurs ministres
19:45Gérald Darmanin
19:45Bruno Le Maire
19:46Sébastien Lecornu
19:47Rachida Dati
19:47ce n'était pas
19:49une surprise non plus
19:50pour Yaël Braun-Pivet
19:51la présidente de l'Assemblée Nationale
19:52et Gérard Larcher
19:53le président du Sénat
19:54qui ont été consultés
19:55par téléphone
19:56par Emmanuel Macron
19:57en vertu de l'article 12
19:58de la Constitution
20:00qui dispose
20:00que le président
20:01doit les consulter
20:02avant de dissoudre
20:03l'Assemblée Nationale
20:04et d'ailleurs
20:05je vous parlais
20:06de Gérald Darmanin
20:07il a failli vendre la mèche
20:09sur le plateau de TF1
20:10c'était intéressant
20:11puisqu'il a dit
20:12vous savez moi
20:12je suis ministre de l'Intérieur
20:13j'ai été ministre des impôts
20:14donc je sais garder un secret
20:16mais enfin
20:17il faut toujours écouter le peuple
20:19et je n'ai pas peur
20:20des élections
20:20et encore moins des campagnes
20:22donc il le savait
20:23lui Gérald Darmanin
20:24que le président allait dissoudre
20:25Pourquoi Emmanuel Macron
20:26a pris cette décision ?
20:28Parce que
20:28d'abord
20:28c'est vrai qu'au bout de plus de deux ans
20:31de majorité relative
20:32il réalise malgré tout
20:34que sa situation politique
20:36est un peu bloquée
20:37d'autant plus bloquée
20:39que son principal adversaire
20:40en tout cas celui
20:41dont il a
20:42d'ailleurs lui-même
20:43considéré qu'il était
20:44son adversaire numéro un
20:45j'ai nommé l'extrême droite
20:46le Rassemblement National
20:47non seulement
20:49fait plus de 30%
20:50aux élections européennes
20:52mais
20:52fait le double
20:54du score
20:55de la candidate
20:56macroniste
20:57donc
20:57et en plus
20:59avec une participation
21:00en hausse
21:00donc vraiment
21:01c'est une claque
21:02donc face à ça
21:03il fait l'analyse
21:05que
21:05sa capacité
21:07de réforme
21:08d'une part
21:09mais peut-être aussi
21:10même tout simplement
21:10sa capacité de présider
21:12sont mises en cause
21:13par conséquent
21:14il veut prendre
21:15une initiative politique
21:16majeure
21:17il ne peut pas faire
21:18plus fort
21:18que dissoudre
21:19puisque là
21:20il rebat les cartes
21:21complètement
21:22donc à la fois
21:23il reprend la main
21:25indéniablement
21:25il reprend la main
21:26mais la prise de risque
21:27est maximale
21:28c'est un coup de tonnerre
21:30mais c'est d'abord
21:31et avant tout
21:32un coup de poker
21:33est-ce que le but
21:33d'Emmanuel Macron
21:34est de faire peur
21:36pour essayer de
21:36remobiliser son camp
21:37non
21:38faire peur
21:39non
21:39c'est plutôt
21:40appeler les gens
21:41à prendre leurs responsabilités
21:42c'est pas à faire peur
21:43c'est
21:44voilà
21:45le rassemblement national
21:46aujourd'hui est à plus de 30
21:47et en 2027
21:49il le dit d'ailleurs
21:49dans son allocution
21:50lui ne pourra pas être candidat
21:52donc
21:52maintenant c'est à chacun
21:54de prendre ses responsabilités
21:55le sous-entendu c'est
21:56si vous ne vous déplacez pas
21:57pour aller voter
21:58pour aller voter
21:59pour des candidats
22:00qui ne sont pas les candidats
22:01du rassemblement national
22:01et bien vous allez
22:03permettre la victoire
22:03du rassemblement national
22:04donc c'est pas faire peur
22:05c'est dire
22:06prenez vos responsabilités
22:07et venez voter
22:08Marine Le Pen
22:09la présidente du groupe
22:10RN à l'Assemblée
22:11se félicite
22:12de cette annonce
22:13nous sommes prêts
22:14dit-elle
22:14je ne peux que saluer
22:16cette décision
22:16qui s'inscrit dans la logique
22:18des institutions
22:19de la cinquième république
22:21nous y sommes prêts
22:22le RN avait 88 députés
22:25dans l'Assemblée sortante
22:26combien est-ce qu'il peut
22:27en obtenir
22:27dans la future Assemblée
22:28franchement moi
22:29je ne me lancerai pas
22:30dans les pronostics
22:30comme ça
22:31c'est absolument impossible
22:32ces législatives
22:33viennent d'être annoncées
22:34elles auront lieu le 30 juin
22:35il faut d'abord
22:36que des enquêtes d'opinion
22:38puissent être faites
22:39des projections
22:40par les grands instituts de sondage
22:41pour pouvoir répondre à cette question
22:43Valéria Co
22:43est-ce que la gauche
22:44peut s'organiser
22:45pour peser
22:46dans ces législatives ?
22:47ça va être l'objectif
22:48de la gauche
22:49mais il se retrouve
22:50dans une situation
22:50qui ne va pas être simple du tout
22:52alors on regarde
22:53effectivement
22:53les résultats
22:54des élections européennes
22:55qui changent un petit peu
22:56la donne
22:57depuis les législatives
22:58de 2022
22:59le parti qui était
23:00en position de force
23:01c'était LFI
23:02c'était eux qui étaient
23:02vraiment sortis
23:03en position de force
23:04de la présidentielle de 2022
23:05grâce au score
23:05de Jean-Luc Mélenchon
23:06les législatives
23:07ça s'était fait vraiment
23:08avec la NUPS
23:09et sous leur coupe
23:10et là on se retrouve
23:11avec une dynamique
23:12un petit peu différente
23:14mais pas simple non plus
23:15à analyser
23:15parce que Raphaël Guzman
23:16fait un très bon score
23:17il talonne Valérie Higuier
23:19il est à 14%
23:20mais la France insoumise
23:21ne s'écroule pas pour autant
23:22Manon Lombry
23:23elle est à plus de 10%
23:24donc c'est pas un score
23:25ridicule du tout
23:27donc en fait
23:27ça va être un petit peu
23:29comment trouver un équilibre
23:30entre ces différentes forces
23:32à gauche
23:32alors on voit effectivement
23:33de plus en plus
23:34de ténors de la gauche
23:35qui appellent évidemment
23:36à l'union
23:36mais la vraie question
23:38c'est qu'on est quand même
23:39face à des gauches
23:40irréconciliables
23:41c'est-à-dire qu'entre le PS
23:42de Raphaël Guzman
23:43et le LFI
23:45de Jean-Luc Mélenchon
23:46on voit difficilement
23:47comment est-ce qu'ils vont
23:48pouvoir trouver un chemin
23:49donc on va rentrer
23:50effectivement dans une
23:51fraise phase de recomposition
23:52qui était attendue
23:53à l'issue de cette élection européenne
23:54la seule différence
23:55c'est que là
23:56on se retrouve
23:57avec une élection législative
23:58qui va avoir lieu
24:00dans moins d'un mois
24:00avec un RN
24:01qui est aux portes du pouvoir
24:03donc ça donne quand même
24:04un scénario
24:05qui n'est pas du tout le même
24:06ça donne un peu
24:07une dramaturgie
24:07à tout ça pour la gauche
24:08il va falloir qu'ils trouvent
24:10un moyen
24:10s'ils veulent peser
24:11dans cette élection
24:12David Doucan
24:12pendant la soirée électorale
24:14Renaissance
24:15a proposé une stratégie
24:16pour essayer de gêner
24:18le RN
24:19le parti Renaissance
24:20dont le chef
24:22est Stéphane Séjourné
24:23qui est aussi ministre
24:23des Affaires étrangères
24:24a dit
24:24nous ne mettrons pas
24:26de candidats
24:26en face
24:27de tous les députés
24:28sortants du champ républicain
24:29donc
24:30il y a 31 députés
24:31socialistes aujourd'hui
24:32les 31 députés socialistes
24:34donc si j'en crois
24:35Stéphane Séjourné
24:35n'auront pas face à eux
24:36de candidats macronistes
24:37donc le message c'est
24:39voilà
24:39c'est pas la peine
24:40de vous allier aux insoumis
24:41là clairement
24:41c'est une volonté
24:42de la majorité présidentielle
24:44d'essayer de faire baisser
24:45le RN à l'Assemblée
24:46ça veut dire que
24:47dans l'esprit
24:47des macronistes
24:48il y a l'idée que
24:49c'est pas la peine
24:50de faire des appels
24:51aux grandes coalitions
24:52il n'y a pas d'amour
24:53il n'y a que des preuves d'amour
24:54donc je ne mets pas
24:56de candidats face à vous
24:57c'est une preuve d'amour
24:58dans l'espoir
24:59qu'à la fin
25:00il y ait une coalition
25:01qui se forme
25:02afin d'empêcher
25:03le RN d'être majoritaire
25:05il y a un risque
25:05aujourd'hui que le RN
25:07soit majoritaire à l'Assemblée
25:08est-ce que c'est possible
25:09au regard des circonscriptions
25:11de la carte électorale française ?
25:13il y a beaucoup d'électeurs
25:13en France qui considèrent
25:14que ce ne serait pas un risque
25:15mais une chance
25:17donc personnellement
25:18je ne prends pas parti
25:18dans la description
25:20de cette éventualité
25:21mais en tous les cas
25:23c'est une possibilité
25:23oui
25:24la dernière dissolution
25:26remonte au mois d'avril 1997
25:28Jacques Chirac
25:29président issu du RPR
25:30l'ancêtre de LR
25:32a dissous l'Assemblée
25:33en voulant donner
25:34un nouvel élan
25:35à son camp
25:35mes chers compatriotes
25:37après consultation
25:39du Premier ministre
25:40du Président du Sénat
25:42du Président
25:43de l'Assemblée nationale
25:44j'ai décidé
25:46de dissoudre
25:47l'Assemblée nationale
25:49les législatives
25:50qui ont suivi
25:51ont été remportées
25:51par la gauche
25:52ça a entraîné
25:53la cohabitation
25:53avec le socialiste
25:55Lionel Jospin
25:56comme chef du gouvernement
25:58Valérie Acco
25:58c'est un pari très risqué
26:00de la part d'Emmanuel Macron
26:01ce dimanche
26:02j'ai vu passer un tweet
26:03de Valérie Pécresse
26:04la présidente LR
26:05de la région Île-de-France
26:06qui disait
26:07qu'Emmanuel Macron
26:08jouait à la roulette russe
26:09et c'est plutôt
26:10pas mal vu
26:11parce que c'est quand même
26:11très très dangereux
26:12si on compte
26:13sur un sursaut
26:14de ses électeurs
26:15parce qu'on se retrouve
26:16face à la réalité
26:17d'un rassemblement national
26:19aux portes du pouvoir
26:20si c'est ça
26:21il reste 20 jours
26:23pour avoir ce sursaut
26:24puisque le premier tour
26:24c'est le 30 juin
26:25c'est clairement un pari
26:27en revanche
26:27s'il ne parvient pas
26:29à transformer l'essai
26:31et à avoir un sursaut
26:32de ses électeurs
26:32très concrètement
26:33si on regarde
26:35les scores du RN
26:36aux dernières européennes
26:38et aux dernières législatives
26:39qui a une chance
26:40d'avoir une majorité
26:41c'est le rassemblement national
26:42et qu'est-ce qui peut se passer
26:44derrière
26:44on peut se retrouver
26:45avec un premier ministre
26:46du rassemblement national
26:47Jordan Bardella
26:48ou peut-être
26:49pourquoi pas
26:50Marine Le Pen
26:57Merci à David Ducan
26:59et Valérie Hacot
27:00Code Source
27:01c'est le podcast quotidien
27:02d'actualité du Parisien
27:04cet épisode a été produit
27:05par Thibaut Lambert
27:06et Clara Garnier-Amourou
27:08réalisé par
27:09Julien Moncouquiol
27:10pour suivre
27:11l'actualité politique
27:12en direct
27:13rendez-vous sur
27:14leparisien.fr
27:15Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires