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En l’absence d’une majorité absolue de députés dans l'hémicycle depuis 2022, l'exécutif se trouvait dans une position inconfortable pour gouverner. L’hypothèse de dissoudre l’Assemblée est revenue à quelques reprises. Comment l’idée d’une dissolution est-elle apparue dans l’esprit d’Emmanuel Macron ? Éléments de réponse dans Code source avec David Doukhan, chef du service politique du Parisien.

Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Ambre Rosala - Production : Clara Garnier-Amouroux, Camille Ruiz, Thibault Lambert - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : François Clos, Audio Network -

Archives : BFMTV, France 2, TF1.

#gouvernement #politique #dissolution #assembléenationale

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Transcription
00:03Bonjour, c'est Jules Lavi pour Codesources, le podcast d'actualité du Parisien.
00:12Une campagne express de moins de 20 jours avant les législatives anticipées des 30 et 7 juillet.
00:18Quatre partis de gauche, LFI, le PS, Europe Écologie Les Verts et le Parti Communiste,
00:22se sont mis d'accord tard le soir du lundi 10 juin sur un principe.
00:26Ils vont présenter des candidatures uniques à gauche dans chaque circonscription dès le premier tour.
00:32De leur côté, le RN et Reconquête, le mouvement de Marion Maréchal et Éric Zemmour,
00:36se sont rencontrés pour essayer de se rassembler.
00:39L'annonce d'Emmanuel Macron le soir du 9 juin après les élections européennes a surpris tout le monde,
00:44y compris dans son propre camp.
00:46Comment l'idée d'une dissolution de l'Assemblée est apparue dans l'esprit du chef de l'État ?
00:50Avec qui a-t-il pris cette décision ?
00:53On fait le point sur ces questions aujourd'hui dans Code Source avec le chef du service politique du Parisien,
00:57David Doucan.
01:04Le lundi 10 juin, au lendemain de l'annonce surprise du chef de l'État,
01:08l'ex-présidente de l'Assemblée nationale, la macroniste Yaël Braun-Pivé,
01:12qui a donc perdu son poste la veille,
01:14ne cache pas qu'elle ne comprend pas cette décision.
01:17David Doucan, elle dit ça à la télé dans la matinale de France 2.
01:20Elle, elle pense qu'un autre chemin aurait pu exister au lendemain de ces européennes,
01:25à savoir celui d'une coalition de gouvernement.
01:27Il y avait un autre chemin qui était le chemin d'une coalition, d'un pacte de gouvernement.
01:32Le président de la République a estimé en conscience que ce chemin n'existait pas.
01:36Ce n'est pas la première fois qu'elle ose dire un désaccord.
01:38De toute façon, elle n'est pas vis-à-vis d'Emmanuel Macron dans une logique d'affider.
01:43Ce poste de président de l'Assemblée nationale, elle est allée le chercher sans le consentement d'Emmanuel Macron,
01:48qui, à l'époque, aurait préféré que Roland Lescure, actuel ministre de l'Industrie, occupe le perchoir.
01:54Et donc, elle y est allée contre l'avis du président de la République et de son puissant secrétaire général,
01:59Alexis Collère.
02:00Donc, Yaël Braun-Pivé, en réalité, ça fait déjà pas mal de temps qu'elle est dans une relation,
02:05je dirais, d'autonomie vis-à-vis de l'Elysée.
02:08Toujours dans la matinée, BFM TV affirme que Gabriel Attal a essayé de dissuader Emmanuel Macron,
02:14une information démentie ensuite par l'Elysée.
02:16En tout cas, il est certain que le chef du gouvernement n'était pas favorable à ce scénario.
02:21David Doucan, est-ce qu'on sait précisément qui s'est opposé à la dissolution au plus haut niveau de
02:26la Macronie ?
02:27En tout cas, ce qu'on sait, c'est que cette décision, elle a pris tout le monde par surprise.
02:30Et que parmi les poids lourds du gouvernement, ils sont quelques-uns à l'avoir découverte dimanche vers 19h.
02:38Donc, personne n'a pu exprimer au fil des derniers jours une opposition,
02:42puisque la décision, elle a pris tout le monde par surprise.
02:45Et d'ailleurs, le président a ménagé l'effet de surprise,
02:48puisqu'au contraire, il faisait savoir dans les jours précédents
02:50que les élections européennes n'auraient que des conséquences européennes.
02:55Dans cet épisode de Code Source, on va raconter les coulisses de la dissolution,
02:59comment Emmanuel Macron a pris sa décision, pourquoi et dans quel objectif.
03:03Pour bien comprendre, il faut partir des dernières élections législatives,
03:07les 12 et 19 juin 2022.
03:08À ce moment-là, le parti macroniste Renaissance termine en tête,
03:12mais avec une majorité relative, 245 députés.
03:16Le Rassemblement National de Marine Le Pen décroche près de 90 sièges de députés,
03:21131 pour la NUP, l'Alliance de la Gauche.
03:23David Doucan, à partir de là, Emmanuel Macron n'a pas de majorité pour gouverner.
03:27Comment est-ce qu'il fait ?
03:28Alors, il a opté pour une stratégie de la majorité de projets.
03:32C'est comme ça que ça avait été nommé.
03:33C'est-à-dire, pour chaque loi, chaque texte, on va aller chercher une majorité.
03:37Un jour avec LR, un autre avec peut-être les socialistes ou les écologistes.
03:43Ça a pu fonctionner sur des textes, parfois un peu techniques,
03:47sans grande envergure politique,
03:49ou en tout cas certainement pas controversés ou polémiques.
03:52Dès qu'on est arrivé sur les grands sujets politiques,
03:56donc les retraites, l'immigration,
03:58cette stratégie de la majorité de projets a volé en éclats.
04:01Ça a été même fiasco sur fiasco,
04:03avec des LR qui, à la fois, étaient dans des négociations très dures,
04:09sans pour autant être fiables.
04:11Des accords étaient passés, mais ensuite n'étaient pas respectés.
04:14Des textes étaient vidés de leur sens,
04:16devenaient incompréhensibles pour les gens.
04:18Il a, au fond, fait le constat que ça ne fonctionnait pas.
04:21Cette période est aussi marquée par l'utilisation du 49.3 à plusieurs reprises,
04:25l'article 49 alinéa 3 de la Constitution,
04:29qui permet de faire adopter un texte sans vote.
04:32Le 49.3, il est utilisé sur le budget et sur les retraites.
04:36Alors, on a l'impression que c'est la répétition,
04:38parce que quand on vote un budget, en fait, on vote de nombreuses parties du budget.
04:41Donc, il faut ressortir le 49.3 à chaque fois.
04:43Mais enfin, ce n'en est qu'un seul, en fait.
04:44C'est un seul 49.3, celui qu'on utilise assez logiquement
04:48en situation de majorité relative sur le budget.
04:50Le 49.3 très politique, du début de quinquennat d'Emmanuel Macron,
04:54c'est le 49.3 sur les retraites, absolument.
04:56Et ça, c'est dévastateur pour la majorité ?
04:58Je ne sais pas si c'est dévastateur,
04:59mais en tout cas, ça donne du carburant à certaines oppositions
05:02dans le procès en déni de démocratie qu'elles ont animé
05:06et qu'elles ont voulu faire vivre dans les mois précédents.
05:09On en vient à la campagne pour les européennes 2024,
05:11campagnes qu'on a résumées dans le précédent épisode de Code Source.
05:15En janvier et en mars, Emmanuel Macron tarde à désigner
05:18le ou la tête de liste pour le scrutin.
05:21Longtemps pressenti, Stéphane Séjourné a été nommé au gouvernement
05:24le 11 janvier, ministre des Affaires étrangères
05:27dans le gouvernement de Gabriel Attal.
05:29C'est une candidate par défaut qui est retenue,
05:32la patronne des députés européens macronistes, Valérie Ayé.
05:35Sa campagne ne prend pas dans les sondages.
05:38Jordan Bardella, pour l'ERN, est crédité de 30% des intentions de vote.
05:42Et celui-ci, le 17 avril, réclame la dissolution de l'Assemblée
05:47s'il arrive en tête le dimanche 9 juin.
05:49Si je suis en tête des élections européennes, le 9 juin prochain,
05:53je demanderai le soir même la dissolution de l'Assemblée nationale.
05:57Pourquoi il demande ça ?
05:58Tout simplement parce que le Rassemblement national a été dans cette campagne des européennes
06:02dans une stratégie de nationalisation maximale de l'enjeu du scrutin.
06:07Et donc si vous considérez que ce scrutin est une occasion
06:11de dire votre mécontentement à Emmanuel Macron,
06:14il est naturellement logique de demander à ce que le président de la République
06:20dissolve l'Assemblée nationale s'il devait subir une déroute ou une défaite dure.
06:25Donc ils le pensent quand ils le demandent.
06:26En revanche, ils n'ont jamais cru qu'Emmanuel Macron le ferait.
06:32Dans les semaines qui suivent, l'idée d'une coalition entre les macronistes et les républicains
06:36est souvent évoquée.
06:37Oui, parce qu'ils sont quelques-uns parmi les gens qu'Emmanuel Macron aime écouter
06:42ou avec qui il aime échanger et discuter de stratégie politique.
06:45Ils sont quelques-uns à le lui suggérer et à lui dire
06:48après les élections européennes, en fonction des résultats,
06:52on ne peut plus rester dans ce système qui ne fonctionne pas.
06:55L'Assemblée nationale est au fond paralysée.
06:59Donc ils font faire une coalition avec ceux de chez LR qui seraient volontaires.
07:04Une coalition, ça veut dire qu'au sein de l'Assemblée nationale,
07:07vous passez un accord de gouvernement.
07:10Ça veut dire que les députés s'engagent à être solidaires de l'action du gouvernement.
07:15En priorité, voter le budget.
07:17Et en contrepartie de cela, votre famille politique gouverne.
07:20Ça veut dire qu'ils ont des ministères.
07:21Donc ça, c'est l'idée d'une coalition.
07:23Qui met ça en avant ?
07:24Il y a quelques anciens sarkozistes.
07:26L'ancien sénateur Pierre Charon, le maire de Labo, le Franck Louvrier.
07:31Frédéric Pêchenard aussi a pu être dans ses discussions, dans ses conversations,
07:35avec le président de la République, qui plaide à ce moment-là pour l'idée d'une coalition.
07:40À cette période, le bruit court chez les journalistes politiques que Gérard Larcher, le président du Sénat donc,
07:46serait pressenti pour remplacer Gabriel Attal à Matignon dans l'hypothèse d'une coalition entre les macronistes et les républicains.
07:53Cette hypothèse Gérard Larcher, elle est apparue à ce moment-là,
07:57justement pour donner corps, si j'ose dire, à la théorie de la coalition.
08:01Il fallait bien lui donner une forme d'aboutissement en termes de casting.
08:06Et c'est vrai que Gérard Larcher, sur un plan politique, à la fois l'autorité qui est la sienne,
08:13puisque président du Sénat, l'ancienneté qui est la sienne, ancien ministre, etc.
08:17Et à la fois, il est connu pour être adepte des compromis, un responsable politique raisonnable.
08:23Et donc, c'est vrai que sa personnalité collait, entre guillemets, à cette théorie de la coalition.
08:28Le 29 mai, le sénateur LR, Bruno Retailleau, le président du groupe LR au Sénat, est sur BFM TV.
08:33Il estime que l'hypothèse d'un Gérard Larcher à Matignon n'est pas crédible, en résumé.
08:37Et selon lui, le seul scénario possible en cas de lourde défaite des macronistes aux européennes,
08:42eh bien c'est la dissolution.
08:43Quand la démocratie, elle est bloquée, c'est pas les jeux de couloirs,
08:47les arrangements de couloirs qui permettent de débloquer, justement, le problème.
08:51C'est au contraire l'isoloir, c'est-à-dire la dissolution.
08:54David Doucan, les semaines passent et les sondages, notamment ceux réalisés par l'institut Ipsos pour le Parisien,
08:59prédisent un revers du camp macroniste de la liste de Valéry Iyer.
09:03Les sondages disent tous la même chose, c'est-à-dire une liste de la majorité présidentielle
09:07qui, au mieux, se tasse, et au pire, baisse de manière continue, jour après jour, pendant toute la campagne.
09:14David Doucan, à ce moment-là, donc en avril et en mai,
09:17l'entourage d'Emmanuel Macron semble relativiser cette défaite électorale à venir.
09:21Oui, exactement, c'est-à-dire que l'entourage nous raconte qu'il n'y aura pas de jour d
09:26'après,
09:27il n'y aura qu'un lendemain.
09:28Je me souviens de cette formule d'un des conseillers les plus proches du président de la République.
09:32Le président lui-même l'a dit dans des propos même publics,
09:35que les élections européennes ne doivent avoir que des conséquences européennes.
09:39On en vient au jour du scrutin, le dimanche 9 juin, à Paris, dans la salle de la mutualité,
09:44l'entourage de la macroniste Valérie Iyer se réunit avant les résultats.
09:47Ils se réunissent vers 18h à la mutualité,
09:52mais sauf qu'ils n'ont rien à se dire les uns aux autres,
09:55puisque les éléments de langage découleront des décisions
09:58qui sont en train d'être annoncées aux responsables les plus importants du gouvernement
10:02par Emmanuel Macron à l'Elysée.
10:04Oui, parce que pendant ce temps, à partir de 19h15,
10:06Emmanuel Macron réunit à l'Elysée ses plus proches conseillers et quelques ministres clés.
10:11Oui, alors il y a Bruno Le Maire, il y a Gérald Darmanin,
10:13il y a Sébastien Lecornu, il y a Rachid Haddati, il y a Stéphane Séjourné.
10:17Et bien sûr Gabriel Attal, et quelques conseillers effectivement du président de la République.
10:21Il lui arrive parfois de réunir comme ça des hauts responsables de sa majorité
10:25pour leur demander leur avis, prendre la température, qu'en pensez-vous, etc.
10:30Là, ce n'est pas ça.
10:31Il les réunit et il fait une présentation qui, au fond, nous a-t-on raconté,
10:37a ressemblé à son allocution solennelle télévisée.
10:41Donc c'était comme une répétition.
10:42Il leur dit « Voilà pourquoi je vais dissoudre l'Assemblée nationale ».
10:46Et ça s'arrête comme ça.
10:47Il n'y a pas tellement de débat qui est ouvert et personne ne réagit ni ne moufte,
10:51selon ce que l'on nous raconte.
10:55Est-ce qu'on sait comment Emmanuel Macron envisage ce scrutin à venir ?
10:58Comme une troisième présidentielle ?
11:00Emmanuel Macron, il envisage ce scrutin à venir comme un appel à la responsabilité des Français.
11:05Il espère que le score du Rassemblement national aux européennes aura entraîné un tel choc
11:13auprès de toute une partie de nos concitoyens que ces derniers seront dans une logique de sécurisation du pays.
11:20C'est son pari.
11:21C'est son pari.
11:22Il n'est absolument pas sûr qu'il soit gagné à la fin.
11:25Pour être clair, l'idée pour lui, c'est de faire gagner son camp à ses législatifs ?
11:28Oui, le chemin n'est pas évident.
11:32Mais l'objectif, c'est celui-ci.
11:33Et pourquoi est-ce que dans l'esprit d'Emmanuel Macron, ce n'est pas impossible ?
11:36Parce qu'en 2022, la gauche était unie aux législatives.
11:41Donc, ça a eu pour conséquence que la gauche s'est qualifiée au second tour dans de nombreux endroits.
11:47Là, il pense que la gauche ne parviendra pas à se réunir.
11:51Tellement les fractures ont été profondes dans la campagne des européennes, mais aussi avant.
11:56Et que donc, il y aura plusieurs candidats de gauche dans les circonscriptions.
12:01Dans ce cas de figure-là, la gauche peut tout à fait être éliminée du premier tour.
12:06Et deuxième point, si vous avez le 30 juin très peu de triangulaires, donc que des duels,
12:12eh bien, le 7 juillet, on se retrouverait dans cette configuration que nous connaissons que trop bien en France,
12:18celle du barrage au Rassemblement National.
12:22Alors, là, on pourrait dire au président de la République, bah oui, mais le barrage, il ne tient plus très
12:25bien.
12:25Il est bien fissuré quand même depuis quelques années.
12:28Eh bien, c'est là où Emmanuel Macron, lui, fait le pari que le score de Jordan Bardella aux européennes
12:33aura eu un effet d'électrochoc sur toute une partie de l'électorat.
12:36Donc, vous voyez, ça commence à faire beaucoup de paris.
12:38Mais enfin, si tous ces paris sont gagnés, effectivement, l'objectif d'Emmanuel Macron,
12:44on ne peut pas le balayer d'un revers de la main.
12:45Donc, quand certains disent le but pour lui, c'est d'avoir un Premier ministre qui serait Jordan Bardella ou
12:51Marine Le Pen
12:52pour quelque part les griller, comme on dit vulgairement, avant la prochaine présidentielle, ça, ça ne vous semble pas crédible
12:57?
12:57Ça, c'est un raisonnement qui n'a en réalité absolument aucun sens, puisque dans un contexte de cohabitation,
13:06le pouvoir est à Matignon, voilà.
13:08Donc, en fait, je ne comprends pas bien le raisonnement qui consisterait à dire
13:11« Bon, bah, pour éviter qu'ils obtiennent le pouvoir en 2027, on va leur donner en 2024. »
13:15Pardon de le dire, mais ce n'est pas très malin.
13:17Donc, non, ce raisonnement-là n'est pas celui d'Emmanuel Macron, pas du tout.
13:21À 19h55, l'agence France Presse annonce que le président va prendre la parole de l'Élysée.
13:26David Doucan, au début de la soirée électorale sur TF1,
13:29le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, semble faire allusion à l'annonce que va faire le président.
13:34Oui, et j'ai presque eu l'impression qu'il allait vendre la mèche,
13:37parce que Gérald Darmanin, il dit à ce moment-là
13:40« Je suis ministre de l'Intérieur, j'ai été auparavant ministre en charge des impôts, je sais garder un
13:44secret. »
13:44Et il enchaîne immédiatement en disant
13:47« Moi, je pense qu'il est toujours très important d'écouter le peuple. »
13:50« Il ne faut jamais avoir peur d'une campagne électorale ou avoir peur d'une élection. »
13:54Bon, moi, quand j'ai entendu ça, j'ai compris.
13:56Emmanuel Macron prend la parole de l'Élysée peu avant 21h.
13:59Une intervention courte, au ton solennel.
14:02« J'ai décidé, dit-il, de vous redonner le choix de notre avenir parlementaire par le vote. »
14:07« J'ai décidé de vous redonner le choix de notre avenir parlementaire par le vote. »
14:12Dans la foulée, à 22h, Emmanuel Macron réunit les ministres, tous les ministres, dans l'un des salons de l
14:18'Élysée.
14:18Alors là, ce n'est plus une réunion stratégique, c'est une réunion de motivation.
14:23Donc il leur dit « il faut aller à la bagarre ».
14:25Il leur demande de se mouiller dans la campagne, même d'être candidats eux-mêmes, pour ceux qui pourraient l
14:29'être.
14:30Et pour ceux qui ne seraient pas candidats, de faire campagne pour les candidats de la majorité.
14:33Dans un article du Parisien sur les coulisses de la dissolution,
14:36un stratège macroniste a des mots très durs contre cette décision de dissoudre l'Assemblée.
14:42« C'est une connerie, dit-il. C'est un énorme pari. Est-ce que quelqu'un aura une majorité
14:47absolue ? Pas sûr. »
14:49Et puis qui, aujourd'hui, va aller faire campagne pour lui, donc pour Emmanuel Macron ?
14:53Qu'est-ce qui va rester comme troupe ?
14:56David Doucan, on l'entend, cette dissolution passe mal chez une partie des macronistes ?
15:00Oui, parce qu'il y a une inquiétude énorme.
15:03Effectivement, le président, il joue à qui tout double.
15:05Chez les députés aussi, il y a un peu de blues, un peu d'inquiétude.
15:08Les ministres ?
15:09Bah oui, c'est difficile de faire campagne quand on est sortant.
15:13Quand on a maintenant 7 ans d'exercice du pouvoir, il y a l'usure.
15:16Donc ils sont super inquiets, inquiets de la suite.
15:19Parce que ces élections législatives anticipées, elles sont imprévisibles.
15:30Merci, David Doucan.
15:32Pour suivre l'actualité de ces élections législatives anticipées,
15:36les alliances à gauche comme à droite, rendez-vous sur leparisien.fr.
15:40Code source est le podcast quotidien d'actualité du Parisien.
15:44Cet épisode a été produit par Thibault Lambert, Clara Garnier-Amourou et Clémence Ruiz.
15:49Réalisation, Julien Moncouquiol.
15:50N'oubliez pas les deux autres podcasts du Parisien.
15:53Le Sacre, jusqu'aux Jeux Olympiques de Paris 2024.
15:56Chaque mercredi, les confidences de médaillés d'or olympiques ou paralympiques.
16:00Et puis, Crime Story, chaque samedi, une grande affaire criminelle.
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