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  • il y a 2 jours
Un décryptage de l’actualité internationale présenté par Gauthier Le Bret le mercredi à 21h et par Olivier de Keranflec’h le dimanche à 16h : #LHeureInter 

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Transcription
00:00Bonsoir à tous, très heureux de vous retrouver pour l'heure interne de 100% politique.
00:03Il sera évidemment grandement de questions de la guerre autour de l'Iran.
00:07Bonsoir Xenia Federova, comme tous les mercredis, Arnaud Klarsfeld et ce mercredi,
00:12Régis Le Saumier qui était au Liban d'ailleurs il y a quelques jours, Régis pour couvrir ce conflit.
00:18Merci d'être avec nous.
00:19On va commencer évidemment par l'image du jour, les funérailles d'Alila Rejani
00:23qui était en charge de la répression du régime des Mola,
00:27qui a participé à la répression, il y a eu des dizaines de milliers de morts au mois de janvier
00:31dans les rues notamment de Téhéran.
00:33Et donc cette démonstration de force du régime des Mola, évidemment des images de propagande,
00:38je vous signale que c'est les images de la télévision d'Etat iranienne qui ont été fournies aux télévisions
00:43du monde entier
00:43pour montrer cette démonstration de force.
00:46Comment on peut les analyser ces images, Régis Le Saumier, Alila Rejani éliminée par Israël en début de semaine,
00:52ses funérailles 24 heures plus tard, lui qui était l'un des hommes forts de ce régime.
00:56Et d'ailleurs je sais qu'on va avoir une photo où on voit toutes les personnes éliminées du régime
01:01des Mola depuis 2020
01:03par Israël et les Etats-Unis.
01:05Comment analyser ces images ?
01:07On voit cette image.
01:07Elles sont analysables de plein de points de vue, mais surtout elles sont à destination,
01:13vous dites qu'elles sont fournies effectivement aux télés étrangères,
01:17qu'il n'y a pas de journalistes qui puissent filmer l'ampleur de la foule sur place,
01:21mais elles sont surtout à destination du public iranien pour montrer que Harry Larijani est mort en martyr.
01:31C'est ça le point fondamental.
01:34On est dans un univers chiite, on est dans un univers où le pays est dirigé depuis 1979 par un
01:41guide suprême,
01:43avec un principe religieux qui place le martyr, c'est-à-dire la mort, au centre finalement de la consécration.
01:51Et quand l'ayatollah Khamenei a été tué au début de la guerre, c'est exactement le même principe,
01:58il a été tué aux mains de ses ennemis, Israël et les Etats-Unis, le grand Satan et le petit
02:04Satan,
02:05d'Ixite-Roménie, et pour les chiites, c'est très important.
02:11Et donc Larijani, lui, quelque part, s'inscrit dans cette tradition.
02:15Maintenant, le personnage de Larijani est beaucoup plus complexe qu'un gardien de la révolution stricto sensu,
02:22un chef des Batsidji, puisqu'il y a le chef des Batsidji qui lui était responsable de la répression des
02:29manifestations
02:30et des morts qui ont eu lieu, qui a été éliminée au même moment que Larijani.
02:34Et un ministre aussi depuis, ministre iranien.
02:36Un ministre du renseignement.
02:38Absolument.
02:38Donc, si vous voulez, Larijani, lui, il est important. Pourquoi ?
02:42Parce que c'est la figure que connaissait l'Occident.
02:45C'est-à-dire, Larijani a participé à toutes les négociations sur le nucléaire iranien, par exemple.
02:51Il a été chef du Parlement pendant des dizaines d'années.
02:54Il connaît l'appareil, intimement, l'appareil iranien.
03:00Et en plus, il connaît l'Occident.
03:02Et si vous voulez, quelque part, Larijani, c'était un personnage qui aurait pu correspondre au scénario que souhaitait Donald
03:10Trump.
03:10C'est-à-dire, trouver quelqu'un au sein du régime iranien, s'appuyer sur cette personne pour non pas
03:19faire tomber le régime.
03:20Jusqu'au moment où il a menacé Trump d'élimination.
03:22C'est-à-dire qu'il était effectivement dans la liste de Trump pour succéder au Guide Suprême.
03:26Et puis après, il a fait un tweet sur Trump à Larijani pour dire que Trump allait être éliminé s
03:30'il continuait comme ça.
03:31Il a été éliminé avant Trump.
03:32Il a été éliminé par les Israéliens.
03:34Mais ce qui est très intéressant, c'est que là, vous avez une légère discordance, même plus que légère,
03:41entre les objectifs des Israéliens et les objectifs des Américains.
03:44Les objectifs de Donald Trump, c'était de mettre un pouvoir, quel qu'il soit, qui lui soit acquis.
03:51Tandis que les Israéliens, c'est, on va dire, suffisamment amoindrir l'Iran pour que l'Iran ne représente plus
03:58un danger dans la région.
03:59Quitte à ce que l'Iran soit morcelé.
04:02Quitte à ce que...
04:03C'est-à-dire, c'est plus...
04:04Les Israéliens sont plus dans une stratégie du chaos.
04:07Tandis que Trump était pour une opération à la Maduro.
04:11C'est-à-dire, on conserve les structures, peu importe qu'elles soient démocratiques ou pas.
04:15Vous pensez qu'il est fâché par les actions des Israéliens ?
04:17Je pense que là, il y a quelque part, on va dire, une sorte d'objectif qui ne correspond pas
04:27exactement.
04:27Ils ne sont pas sur la même longueur d'onde sur la question du débouché de cette guerre.
04:32Alors, on voit donc les hommes du régime, les hommes forts du régime qui tombent les uns après les autres
04:36sous les bombardements israéliens, Xenia.
04:39Mais ce week-end, j'ai été frappé aussi par une information des autorités israéliens qui disaient qu'ils n
04:43'étaient plus certains de voir tomber le régime.
04:46Donc, vous avez ces deux informations qui se font face, c'est-à-dire Ali Larijani éliminé, Ali Raménaï éliminé,
04:51Moshtaba Raménaï, prochaine cible des Israéliens.
04:54Ils ont dit encore aujourd'hui qu'ils allaient le traqui, qu'ils allaient le trouver et qu'ils allaient
04:57aussi l'éliminer.
04:58Mais dans le même temps, les Israéliens disent que la chute du régime n'est plus une certitude.
05:03Comment analyser ces deux informations qui se font un peu face, qui sont un peu contradictoires ?
05:08Je ne suis pas sûre que c'est contradictoire parce qu'on voit que jusqu'à maintenant, le régime reste
05:14sur place.
05:15C'est vrai qu'il y a beaucoup de personnes qui se sont éliminées.
05:17Mais regardez, il a continué.
05:19Il a continué à frapper Israël, il a continué à frapper les sites énergétiques dans le Golfe.
05:23Donc ça devient clair, je pense, pour tout le monde, que ces crises sont un peu hors contrôle.
05:30Et je pense que si on parle de Trump, je ne pense pas qu'il est gêné par Israël,
05:35mais il est un peu gêné par les résultats de ces frappes aujourd'hui,
05:38l'influence qui se frappe sur l'économie mondiale et sur les marchés énergétiques.
05:44Et je pense que Trump, il cherche peut-être une sorte de sortie contrôlée à ces moments.
05:49Je vois qu'il y a encore une fois une information que Trump a proposé, les négociations avec Iran.
05:56Apparemment, c'était accepté.
05:57Ça, c'est selon les médias américains.
05:59Mais c'est-à-dire que je pense que Donald Trump,
06:03s'il ne peut pas continuer comme ça, sans contrôler les situations autour du Détroit-Dormuz,
06:09parce qu'aujourd'hui, comme les Détroits-Dormuz sont toujours bloqués,
06:13nous avons nos témoins à la prix d'énergie qui commence à être très, très haut.
06:20Et si ça continue comme ça, évidemment, et tous les analystes le disent,
06:24il y aura des problèmes dans les économies des grands pays mondiaux, de l'Europe aussi.
06:30Et on ne parle pas qu'il y ait pétrole et de gaz, on parle aussi des ingrédients,
06:33les crises pour les agricultures, les crises des provisions, etc.
06:36Vous voyez les propos de Trump auxquels vous faites référence.
06:39Ils veulent parler et j'ai accepté de parler, donc je vais parler avec eux.
06:43Ils auraient dû le faire plus tôt, ils auraient dû accepter plus tôt.
06:46Quelque chose de très pratique et plus facile à mettre en œuvre, ils ont trop attendu.
06:49On se souvient effectivement qu'il y a 15 jours, Trump disait « aucune négociation, c'est trop tard ».
06:53Et puis il y a le directeur du Centre national américain de lutte contre le terrorisme
06:57qui a démissionné et qui a dit « je ne peux en toute conscience soutenir la guerre qui fait actuellement
07:03rage en Iran ».
07:04L'Iran ne représentait aucune menace imminente pour notre nation.
07:08Et dans un instant, on verra sur le détroit d'Hormuz.
07:10Alors, certains diront qu'il fait partie de la base MAGA,
07:13donc ce directeur « Make America Great Again »,
07:15qui est le mouvement évidemment lancé par Trump,
07:17et qu'il était donc, comme à l'image de cette base MAGA,
07:20non-interventionniste et contre cette intervention comme l'est aussi.
07:23D'ailleurs, ça a été reconnu face caméra par le président américain,
07:26comme l'est son vice-président, G.D. Vance,
07:28qui n'était vraiment pas partant pour cette opération.
07:30Donc, effectivement, il y a ces deux nouvelles informations,
07:33un bras droit de Trump qui démissionne,
07:34et Trump qui, alors qu'il excluait toute négociation il y a encore 15 jours,
07:39ouvre la voie à de nouvelles négociations.
07:40Exactement, et ça montre, cette démission, ça montre cette fracture
07:44qu'on est en train de voir dans les campes de MAGA,
07:49parce que, comme vous le savez, Donald Trump était élu pour l'aider d'arrêter les guerres,
07:54c'était sa position au début.
07:55Mais aujourd'hui, avec les guerres en errant, en fait,
07:59je pense qu'il est en train de perdre la voie importante des MAGA.
08:05C'est pas... On ne va pas dire qu'il reste isolé tout seul,
08:09non, il a toujours les républicains qui le soutiennent.
08:11Mais c'est un début qui est assez inquiétant, je pense,
08:15pour les conseillers de Trump,
08:17et surtout pour ceux qui sont votés Trump au tout début.
08:21Et après, le monsieur qui est démissionné, c'est quelqu'un qui a perdu sa femme
08:27dans les attentats terroristes, qui est considéré plutôt comme un héros aussi,
08:31parce qu'il a un background militaire.
08:35En fait, c'est une perte pour Trump, à mon avis,
08:39et ça peut être qu'il y ait le début si Donald Trump ne trouve pas un moyen
08:43d'arrêter, en fait, cette campagne pour les États-Unis.
08:46Et ce qu'il a dit aussi, il a dit qu'en fait, Donald Trump a pris une décision
08:52sur l'influence du lobby israélien qui est très, très forte aux États-Unis.
08:57Et ça, c'est quelque chose qu'on attend beaucoup et souvent aujourd'hui
09:00parmi les MAGA. Ils ne sont pas contentes,
09:02ils pensent que ce n'est pas les guerres des États-Unis,
09:04mais en fait, c'est une guerre d'Israël.
09:06Je vous donne la parole, Régis, évidemment, Arnaud Clarsfeld,
09:08qu'on n'a pas encore entendu, mais je veux quand même qu'on revienne
09:09sur l'information du jour.
09:10Donc, les obsèques de Ali Larijani, l'un des hommes forts du régime des Mollahs,
09:14avec ces images que vous avez vues, qui se veulent impressionnantes
09:17de la part du régime des Mollahs, avec des milliers de personnes dans les rues.
09:20On imagine évidemment qu'il y a beaucoup de gens qui étaient forcés d'être là.
09:23Voyez le sujet de Maéval Ami.
09:29Sur ces images de la télévision d'État iranienne,
09:32une foule rassemblée lors des funérailles d'Alil Aridjani.
09:38Maillon-clé du pouvoir iranien, sa mort a été confirmée hier,
09:42laissant une nouvelle fois le pays sans leader.
09:45A cela s'ajoute l'élimination de plusieurs autres dirigeants.
09:49La mort de Gholam Reza Soleimani, chef de la milice Basidj,
09:52a été révélée hier.
09:54Celle du ministre du Renseignement iranien a été annoncée ce matin par Israël.
09:59Pourtant, d'après les spécialistes, d'autres hauts responsables pourraient les remplacer.
10:03Ali Jafari est l'ancien patron des gardiens de la Révolution.
10:06C'est lui qui a créé le système mosaïque,
10:09qui est celui qui permet à l'Iran de résister.
10:11Sadiq Laridjani, le frère, qui lui est un ayatollah extrêmement important.
10:16Gholam Hossein Edjri, qui est l'homme du système judiciaire
10:20et qui est membre du triumvirat.
10:22Et à la fin, même s'il a une importance plus faible,
10:26le président Pézeskian.
10:27Et pour se maintenir, le régime s'est aussi réorganisé.
10:30Le pouvoir est décentralisé, réparti entre instances religieuses et forces armées.
10:35Plusieurs organes pourraient donc également jouer un rôle.
10:38Le Parlement, présidé par Mohamed Galibaf, mais aussi les gardiens de la Révolution.
10:45Jusqu'à présent, le pays a fait preuve d'une grande résilience.
10:48Le système politique iranien, le régime politique et l'armée ont conservé la capacité de réagir.
10:54Un système qui, d'après les spécialistes, rend le régime plus durable
10:58et difficilement susceptible d'être renversé.
11:02Donc, vous avez vu la fin du sujet.
11:04C'est-à-dire que même les Israéliens ont émis des doutes ce week-end,
11:06Arnaud Klarsfeld, sur la chute du régime.
11:09Justement, je ne suis pas d'accord avec Régis.
11:12Les Américains et les Israéliens ont les mêmes cibles.
11:15On a vu aujourd'hui Netanyahou et Mike Huckabee,
11:19qui est l'ambassadeur des États-Unis en Israël.
11:24Netanyahou qui montrait la liste des personnes qu'il avait éliminées
11:27et qu'il allait éliminer.
11:29L'autre, on regarde la liste et il dit « I'm happy not to be on the list ».
11:33Je ne sais pas, je suis content de ne pas être sur la liste, etc.
11:36Donc, ils ont les mêmes buts pour éliminer.
11:41Maintenant, je pense que, mais c'est mon opinion,
11:44c'est un vœu pieux,
11:46que le régime doit quand même souffrir considérablement,
11:50qu'il est difficile de remplacer les gens compétents,
11:53qu'il est difficile d'avoir des relations, des communications,
11:57pour élaborer une stratégie de réponse, etc.
12:03Et on voit que l'Iran ne va pas dans ses intérêts.
12:07C'est-à-dire, ils se mettent à dos tous les pays du Golfe,
12:10l'Arabie saoudite,
12:11qui maintenant font pression sur les États-Unis,
12:14en leur disant « Bon, maintenant, allez jusqu'au bout ».
12:18C'est-à-dire que Trump va aller jusqu'au bout.
12:21Évidemment, s'il y a un Mola ou un colonel qui arrive en disant
12:25« On veut avoir de bonnes relations avec les États-Unis,
12:28on ne veut pas avoir l'arme nucléaire,
12:30et on ne veut pas détruire Israël »,
12:32Trump signera un deal.
12:34Mais ça ne sera pas le même régime.
12:36Le régime des Mola est fondé sur l'exportation de la révolution islamiste,
12:41et mort à Israël, et mort aux États-Unis.
12:44S'il abandonne l'exportation de la révolution islamiste,
12:49et mort à Israël et mort aux États-Unis,
12:51quel que soit le dirigeant qui occupera la première place,
12:54ce ne sera pas le même régime.
12:56Régis Le Sommier, est-ce que vous voulez répondre à ce que disait Arnaud Klarsfeld ?
12:59Est-ce que le régime peut tomber ?
13:01Ou vous pensez qu'il y a de vrais doutes ?
13:03Et on voyait ces experts dans le sujet qui disaient
13:05« Le régime est solide et survivra probablement à cette guerre ».
13:09Il y a eu une remarque très intéressante qui a été faite par Alain Boer.
13:12Il a cité un personnage fondamental qui s'appelle Ali Jafari,
13:16qui est un général et qui a réorganisé en 2007 l'armée de fond en comble.
13:23C'est lui qui, se basant sur ce qui s'était passé en Irak
13:28au moment de la chute de Saddam Hussein,
13:30en observant comment une armée et un pouvoir dirigé de façon verticale
13:37s'est effondré en trois semaines.
13:38Il a fait en sorte que l'Iran, de bâtir une architecture militaire,
13:44comme dit Alain Boer, en mosaïque,
13:45qui comprend les 31 provinces d'Iran,
13:49avec un commandement autonome pour chacune des provinces,
13:52de façon à ce que l'Iran ne puisse pas perdre.
13:56C'est-à-dire qu'à partir du moment
13:58où le guide suprême Ali Khamenei
14:02a appuyé sur le bouton de la riposte iranienne,
14:06celle-ci est enclenchée.
14:08Et comme vous voyez, peu importe le fait que Ali Laryjani,
14:12qui lui opérait plus dans la communication du régime,
14:17c'est-à-dire que même s'il connaît par cœur les rouages,
14:19même si c'est un élément essentiel,
14:21l'avantage d'Ali Laryjani,
14:23c'est qu'il permettait de formuler diplomatiquement
14:26ce qui se passait et ce que voulait l'Iran.
14:28Là, en l'éliminant,
14:30on arrive vers un pouvoir qui est réparti
14:34entre des chefs militaires et les plus durs, finalement.
14:38Des gens qui sont dans l'idée d'une guerre jusqu'au bout
14:42et la machine conçue par Jafari,
14:45finalement, elle est faite pour tirer des missiles
14:47jusqu'à ce qu'il n'y en ait plus.
14:48Donc, en éliminant Ali Laryjani,
14:55on ne peut plus aller en arrière quelque part.
14:58On se prive d'un interlocuteur.
15:01Il reste Abbas Arachi,
15:03qui est le ministre des Affaires étrangères,
15:05qui lui était le responsable, pour le coup,
15:07de la négociation sur le nucléaire à Genève
15:10et qui est en contact avec Steve Vitkoff.
15:13Quand vous entendez les contacts sont rétablis ou pas rétablis,
15:17c'est Steve Vitkoff, Abbas Arachi,
15:19qui s'appelle sur WhatsApp.
15:23C'est comme ça qu'ils communiquent.
15:26Est-ce que...
15:27Alors, lundi, Trump dit,
15:29ils ont essayé de m'appeler,
15:30les autres disent, on n'a pas appelé.
15:34C'est des mensonges.
15:35Il y a tout un jeu de dupe qui se met en place.
15:38La question, c'est que le régime, oui, pourrait tomber,
15:41mais il faudrait, pour moi,
15:43pour répondre à votre question et terminer là-dessus,
15:45il faudrait qu'il y ait un soulèvement de l'intérieur.
15:48Or, pour le moment, aucun signe ne démontre que les forces sécuritaires,
15:54que ce soit les Basidji ou les Pazdarans,
15:57soient prêts à changer de camp.
15:59Les Kurdes ont refusé l'opération.
16:01De même, d'ailleurs, qu'en Syrie,
16:03le gouvernement de Jolani à Damas a refusé
16:07de lutter contre le Hezbollah au Liban.
16:10Et pourrait entrer au Liban.
16:12Et c'est ce que souhaitait Donald Trump.
16:14Mais visiblement, ce n'est pas possible.
16:16Donc, ça laisse peu d'options, tout ça.
16:18À l'instant, l'Union européenne appelle Israël
16:20à cesser ses opérations au Liban.
16:22On pourra en parler, si vous le souhaitez, dans un instant.
16:25Mais je veux qu'on écoute le point de vue israélien
16:28sur les frappes contre, à la fois, la Rijani
16:30et, vous le disiez, Arnaud,
16:33la liste qu'a montré Benyamin Netanyahou
16:35à l'ambassadeur des États-Unis,
16:36des autres personnes à Abad,
16:38notamment Moshtab Ayra Menai.
16:40Écoutez donc l'ambassadeur d'Israël en France.
16:43Aler et Rijani étaient depuis longtemps,
16:46avant même le début de cette guerre,
16:49la personne forte de l'Iran,
16:51la personne la plus dure dans la direction de l'Iran,
16:55étaient responsables aussi
16:56pour un grand nombre des massacres
16:58qu'il y a eu en début janvier.
17:01Et le guide suprême qui est décédé
17:05l'avait choisi justement à cause de sa volonté
17:08de ne pas laisser passer,
17:12de ne pas permettre aux Iraniens d'avoir une vie
17:14ou d'être libres.
17:15Ce n'est pas du tout la personne qui négociait,
17:17bien au contraire.
17:18C'est lui qui a empêché justement
17:20la possibilité de solutions diplomatiques à l'époque
17:23et aujourd'hui bien sûr
17:23qui dirigeait les forces les plus terribles
17:27qui sont encore présents en Irani.
17:29Alors ça c'est pour Ali Larejani.
17:30Et ensuite le porte-parole de Tzal a été clair.
17:32Ils disent qu'ils veulent neutraliser
17:33Moshtab Ayra Menai,
17:35le fils d'Ali Menai
17:35qui est devenu guide suprême
17:36à la mort de son père.
17:39Quant à Moshtab Ayra Menai,
17:40on ignore où il se trouve.
17:42On ne le voit pas, on ne l'entend pas,
17:44mais je peux vous dire une chose.
17:46Nous continuerons de poursuivre toute personne
17:48représentant une menace pour Israël.
17:50Il n'y a pas d'impunité pour lui.
17:52On va le traquer, le trouver et le neutraliser.
17:56Donc on voit la volonté d'Israël
17:57de continuer à neutraliser les hommes forts
17:59du régime des Mola
18:00jusqu'à sa chute,
18:01même si ce que je le disais,
18:02ils ne sont pas certains d'arriver à leur but.
18:06Et parallèlement à cela,
18:07Xenia, vous avez eu quand même la demande
18:09et c'est rare qu'un président américain
18:10demande de l'aide
18:11pour débloquer le détroit d'Hormuz.
18:14Et on voit que l'actualité aussi au Liban
18:17est là dans l'actualité
18:18avec l'Union européenne
18:19qui appelle Israël à cesser ses opérations au Liban.
18:21Donc vous avez ces trois actualités
18:23qui laissent montrer un début d'enlisement.
18:26C'est-à-dire le président américain
18:27qui appelle à l'aide
18:27pour débloquer le détroit d'Hormuz,
18:29les Israéliens qui ne sont pas sûrs
18:31de voir le régime tomber
18:32et les Européens qui demandent à Israël
18:34de cesser ce qui se passe au Liban.
18:35La première chose,
18:37Donald Trump a compris très bien
18:40et déjà elle a dit
18:41qu'il était surprise
18:42par les réponses d'Iran.
18:44C'était intéressant d'attendre
18:45Donald Trump dit
18:46qu'il était surprise
18:47par la façon
18:47qu'on a répondu
18:49à ses premières frappes.
18:52C'est clair
18:52parce que le détroit d'Hormuz
18:54déstabilise tous les marchés
18:55du pétrole, du gaz.
18:57C'est problématique
18:58pour les États-Unis,
18:59pour l'économie américaine,
19:00mais c'est aussi problématique
19:02pour tout le monde.
19:03Après, vous avez dit
19:05à Arnaud Klarsfeld
19:06que les pays de golf
19:08mettent une certaine pression
19:10sur Donald Trump,
19:11mais à mon avis,
19:12ils mettent aussi
19:13les pressions
19:14pour arrêter
19:14parce que si on regarde
19:16combien d'argent
19:17perd Dubaï
19:18aujourd'hui
19:18juste pour tourisme,
19:20je pense que
19:20c'est 600 millions
19:21par jour.
19:22Avec des frappes
19:23sur Doha de l'Iran ?
19:25En fait,
19:26il n'y a plus de touristes.
19:27Dubaï est vide.
19:28C'est ça
19:28ce qui fait vivre
19:29ce pays,
19:30les Émirats.
19:31Après,
19:32il y a aussi
19:33le coût d'immobilier
19:34qui est tombé énormément,
19:36je pense 60%.
19:36Si je ne me trompe pas.
19:38Donc,
19:38il y a quand même
19:39les conséquences économiques
19:40très très dures.
19:41Et si on parle
19:42des objectifs d'Israël,
19:44évidemment qu'Israël
19:45veut continuer
19:45jusqu'à
19:46tous les régimes
19:50éliminés.
19:51Mais comme on a dit
19:52au début de cette émission,
19:53ce n'est pas si évident
19:54que ça peut arriver
19:55si vite.
19:56Et la troisième chose,
19:57l'Europe demande
19:58d'arrêter des frappes
19:59sur l'Iban.
20:00Et l'opération terrestre ?
20:02Oui,
20:02parce qu'en fait,
20:03le plus grand problème
20:04aujourd'hui,
20:05c'est le flux migratoire.
20:06Et c'est ça
20:07qui pose un vrai danger
20:09pour l'Europe aussi.
20:10Ce sont les milliers
20:12et des milliers
20:12de gens qui sont déplacés.
20:13C'est les victimes civiles.
20:15C'est en fait
20:16les flux migratoires
20:17qui vont influencer
20:19pas seulement
20:19l'Iban,
20:20mais aussi l'Iran,
20:21éventuellement,
20:22si cette guerre
20:22n'arrête pas aujourd'hui.
20:23Donc,
20:24on parle
20:24des risques énormes.
20:26Et d'un côté,
20:27on a Israël,
20:28comme Arnaud Larsfeldt a dit,
20:30qui est prêt
20:30d'aller jusqu'à la fin.
20:31D'autre côté,
20:32tout le monde
20:32qui est déstabilisé
20:33par cette guerre
20:35dans les régions.
20:36Vous revenez du Liban,
20:37je l'ai dit,
20:37Régis Le Sommet,
20:38au début de cette émission.
20:39Comment vous accueillez
20:39cet appel de l'Union européenne
20:41à cesser toute opération au Liban,
20:43cette demande à Israël ?
20:44Je pense que
20:45l'argument
20:48exposé par Xenia
20:49est assez juste.
20:50Cette question
20:51de ces crises
20:52à répétition
20:53pour lesquelles,
20:54finalement,
20:54les Etats-Unis sont impliqués,
20:57dans lesquelles
20:57les Etats-Unis sont impliqués
20:58et qui payent l'addition
21:00à la fin
21:00en termes migratoires,
21:01c'est l'Europe.
21:02Ce n'est pas les Etats-Unis
21:03qui ont accueilli
21:04le flot des Libyens.
21:05On l'a vu déjà dans le passé.
21:06Le flot déjà des Syriens.
21:08Et je précise
21:09que pour le Liban,
21:09il ne faut pas oublier
21:10qu'il y a
21:10plus d'un million de Syriens
21:12qui sont présents
21:13sur le territoire libanais
21:14déjà des guerres précédentes.
21:16Donc vous avez actuellement
21:18un mélange
21:19dans les rues libanaises
21:20de réfugiés syriens
21:22d'avant
21:23avec les réfugiés
21:24du Sud
21:24qui s'entassent
21:25un peu partout
21:27avec aucun espoir
21:28pour certains
21:29de rentrer
21:29chez eux
21:30qui parfois
21:31ont déjà fait
21:32deux fois l'aller-retour.
21:33C'est-à-dire que
21:34lors de la précédente guerre
21:35entre le Hezbollah
21:36et Israël
21:37qui s'est terminée
21:38par un cessez-le-feu
21:39en novembre 2024,
21:40ces gens-là
21:41avaient déjà été déplacés.
21:42Donc si vous voulez,
21:44ce n'est pas étonnant
21:45que ces populations
21:45au bout d'un moment
21:47cherchent à partir
21:48et cherchent à aller en Europe.
21:50C'est le transit classique.
21:54Les Libanais
21:55ont des fortes communautés
21:56un peu partout,
21:57en France en particulier.
21:59Et donc c'est là où
22:01finalement
22:02l'Europe intervient.
22:03L'Europe veut intervenir aussi
22:05parce que
22:05la question
22:07du désarmement
22:07du Hezbollah,
22:08eh bien
22:09on se rend compte
22:10que l'armée libanaise
22:11n'a pas l'aptitude
22:12aujourd'hui
22:13en pleine guerre
22:14pour désarmer
22:15le Hezbollah
22:16parce que
22:17naturellement
22:17elle a été conçue
22:18comme faible
22:19à la base
22:19et faible
22:20par rapport
22:21à un groupe armé
22:22qui lui par contre
22:23est devenu extrêmement fort.
22:24Je rappelle que c'est lui
22:25qui a décidé
22:25d'entrer dans la guerre
22:26sous les ordres
22:29du régime des Mola
22:29et qui bombardait
22:30le nord d'Israël.
22:31On est allé sur place
22:32où on voyait
22:32des maisons
22:33totalement détruites
22:34par les bombardements
22:35du Hezbollah.
22:36Oui, mais le Hezbollah
22:37est une puissance redoutable,
22:38une puissance
22:38qui s'est militarisée,
22:39une puissance d'ailleurs
22:40qui est née
22:40de l'occupation
22:41d'Israël au Liban Sud
22:42et qui ensuite
22:44a fait...
22:45Et intrinsèquement
22:46lié au régime des Mola
22:47et à l'Iran.
22:47Dès le départ,
22:48dès 1982,
22:50dès sa fondation,
22:51les Iraniens
22:51décident de financer
22:52et d'armer
22:53le Hezbollah.
22:54Il y a un autre mouvement
22:56chiite
22:57qui s'appelle Amal
22:57qui lui n'est pas lié
22:59à l'Iran
23:00mais qui est tout aussi radical.
23:01Donc vous avez
23:02une communauté chiite
23:03aujourd'hui
23:03qui est très partagée
23:04et c'est très important
23:05parce qu'elle fait
23:0630% de la population
23:07du Liban.
23:08Elle est partagée
23:08entre ces deux groupes.
23:10Aujourd'hui,
23:10le Hezbollah
23:11est affaibli
23:11mais il pourrait
23:12se renforcer
23:13si la situation
23:15migratoire
23:15à l'intérieur du Liban
23:16perdure
23:17parce qu'il peut se déplacer
23:18et si les Syriens
23:20interviennent
23:20vous allez avoir
23:22un phénomène
23:23dans la communauté chiite
23:25d'être en gros
23:26cornaqué
23:27et sur un mode
23:29de survie.
23:29Arnaud,
23:30qu'est-ce que vous pensez
23:31de cet appel
23:31de l'Union Européenne
23:32et du débat
23:33qu'on a sur le Liban ?
23:34On est dans une position
23:35qui est une position
23:36antagoniste.
23:37Il y a une crise
23:37humanitaire terrible
23:39au Liban
23:40des centaines de milliers
23:41de personnes
23:41qui sont obligées
23:42d'aller du sud
23:43au nord,
23:44qui souffrent des bombardements
23:46des Israéliens
23:48ciblés quand même,
23:49il faut le dire,
23:50sur Beyrouth.
23:51Mais en même temps,
23:52il y a la position
23:54israélienne
23:54qui est de dire
23:55vous n'arrêtez pas
23:56de nous tirer
23:56le sud du Liban
23:59sur le nord d'Israël.
24:01Concernant le Hezbollah,
24:02parce qu'Israël dit bien
24:04qu'ils ne sont pas en guerre
24:04avec le Liban.
24:05Nos habitants
24:06nous demandent
24:07de réagir
24:07et ce qui est tout à fait
24:08normal
24:09quand une population
24:11se fait bombarder
24:12que les dirigeants
24:14fassent le nécessaire
24:15pour faire stopper
24:16les bombardements
24:19et l'armée libanaise
24:20dit
24:21on voudrait bien
24:22mais on n'arrive pas
24:24à désarmer le Hezbollah.
24:25Mais en même temps,
24:26si l'Iran,
24:27si le régime des Mollahs
24:28tombe,
24:30le Hezbollah
24:31tombera aussi
24:32puisqu'il n'aura plus
24:32de financement.
24:34Bon,
24:35chacun voit midi
24:36à sa porte.
24:38Moi,
24:38je vois midi
24:38à ma porte
24:39du côté israélien.
24:40Je suis aussi israélien.
24:42Je déplore
24:43le drame humanitaire
24:44qui se déroule
24:44au Liban
24:45mais il est dû
24:46non pas à Israël
24:47qui veut avoir
24:48de bonnes relations
24:49avec les Libanais
24:50mais il est dû
24:51au Hezbollah
24:51qui depuis
24:53le Hezbollah
24:54ou avant
24:54l'OLP
24:56qui faisait
24:56des incursions
24:57dans les kiboutzes
24:58du nord d'Israël
24:59et qui tuait
25:00femmes et enfants
25:00et après
25:01le Hezbollah
25:02qui tire des roquettes
25:04qui peuvent aller
25:04jusqu'à Tel Aviv.
25:05Donc,
25:06il faut comprendre
25:06aussi la position
25:08israélienne
25:08et il faut comprendre
25:09aussi la détresse
25:10de la population
25:14libanaise
25:14mais l'Union Européenne
25:16dit
25:17qu'il faut que ça cesse
25:18mais elle donne
25:19des principes
25:20mais elle n'amène
25:21pas des solutions.
25:22Elle ne dit pas
25:22nous allons envoyer
25:23des hommes
25:24pour désarmer
25:24le Hezbollah.
25:25Et à l'instant
25:26au Koweït,
25:26arrestation de 10 membres
25:28du Hezbollah
25:28suspectés d'un complot
25:29terroriste
25:30visant des infrastructures
25:32au Koweït.
25:34Vous avez commencé
25:35à parler du détroit
25:35d'Hormuz,
25:36Xenia,
25:36je veux qu'on s'arrête
25:37dessus évidemment
25:37parce que c'est un sujet
25:38très important
25:39et c'est un sujet
25:40qui concerne
25:40directement
25:43les Français
25:44puisqu'on est
25:46évidemment
25:47sur CNews,
25:48on est en France
25:48et les Français
25:49ils se posent
25:50une question
25:50combien va me coûter
25:52mon litre d'essence
25:53alors qu'ils voient
25:53le prix exploser.
25:55Sur le détroit d'Hormuz,
25:56je disais Trump
25:58en début de semaine
25:58je me demande
25:59ce qui se passerait
26:00si nous éliminions
26:00ce qui reste
26:01de l'état terroriste iranien
26:03laissons le pays
26:04qu'il utilise
26:05et non nous
26:06assumer la responsabilité
26:07du soi-disant détroit
26:08cela ferait réagir
26:09certains de nos alliés
26:10qui ne répondent pas
26:11et vite
26:11puisqu'il a demandé
26:12de l'aide
26:13et c'est assez rare
26:14pour être souligné
26:15qu'un président
26:16des Etats-Unis
26:17homme le plus puissant
26:19du monde
26:19demande de l'aide
26:20c'est pas arrivé
26:21ça n'arrive pas
26:22tous les 4 matins
26:22et d'ailleurs
26:23Emmanuel Macron
26:24on le verra dans un instant
26:24a refusé
26:26d'apporter son aide
26:27à débloquer le détroit d'Hormuz
26:29il ne veut
26:30s'activer
26:31que quand tout sera terminé
26:32Emmanuel Macron
26:32François Tchik
26:34oula
26:35François Tchik
26:37Tchik
26:37sur le sujet
26:39sur le détroit d'Hormuz
26:42ce métanier
26:43vient d'arriver
26:43au port de Vadinar
26:44en Inde
26:45après avoir traversé
26:46sans encombre
26:47le détroit d'Hormuz
26:48le signe d'un retour
26:50du trafic maritime
26:51mais surtout
26:52d'un affaiblissement
26:53de l'Iran
26:53comme l'affirme
26:54Kevin Assett
26:55conseiller économique
26:56de la Maison Blanche
26:58on voit déjà
26:58des pétroliers
26:59qui commencent
27:00à traverser
27:00le détroit
27:01au compte-gouttes
27:01et je pense
27:02que c'est un signe
27:03du peu de ressources
27:04qui reste à l'Iran
27:05nous sommes très optimistes
27:07quant à une résolution
27:08rapide de cette situation
27:09il y aura ensuite
27:10des répercussions
27:11sur les prix
27:12lorsque les navires
27:13arriveront aux raffineries
27:14un discours optimiste
27:15alors que depuis
27:17les premières frappes
27:18israélo-américaines
27:19contre Téhéran
27:19le prix moyen
27:20à la pompe
27:21aux Etats-Unis
27:21a flambé
27:22de plus de 70 centimes
27:23de dollars
27:24en attendant
27:25la reprise
27:25d'un trafic pérenne
27:26la question
27:28de la sécurisation
27:28du détroit d'Hormuz
27:29fait toujours
27:30grincer des dents
27:31à Washington
27:32après le refus
27:33de nombreux pays
27:34de l'OTAN
27:34de porter assistance
27:35aux Etats-Unis
27:36ce mardi
27:37Donald Trump
27:38les qualifie de stupides
27:39et menace
27:40à demi-mot
27:41de quitter l'organisation
27:44je suis déçu
27:45de l'OTAN
27:46il faut réfléchir
27:47à tout cela
27:47comme vous le savez
27:48je n'ai pas besoin
27:49de l'accord du Congrès
27:50pour prendre cette décision
27:51donc pour ce qui est
27:52d'engager une nouvelle réflexion
27:53je n'ai pas d'idée précise
27:54en tête
27:55mais en tous les cas
27:56je ne suis pas satisfait
27:57de leur réaction
28:00le Japon
28:00l'Australie
28:01le Royaume-Uni
28:02la Corée du Sud
28:03ou encore la France
28:03ont tous décliné
28:05ces dernières heures
28:06la paix de Donald Trump
28:09c'est pas tous les jours
28:10qu'un président américain
28:11appelle à l'aide
28:13pour débloquer
28:14le détroit d'Hormuz
28:15je pense que
28:16c'est en tentative
28:17de contrôler
28:18le prix de cette guerre
28:19parce que ça coûte cher
28:20aux Etats-Unis
28:21je pense que
28:22c'est en tentative aussi
28:23de tester
28:24le temps
28:26des alliés
28:27de regarder
28:27jusqu'à où
28:28ils peuvent aller
28:29je pense que
28:29ça peut servir
28:31à Donald Trump
28:31dans le futur
28:32pour dire
28:32voilà
28:33vous n'avez pas
28:33à nous aider
28:35à l'époque
28:36pourquoi
28:37on va vous aider
28:37dans le futur
28:38par exemple
28:39avec l'Ukraine
28:40parce qu'aujourd'hui
28:41même si Donald Trump
28:43ne finance plus
28:45gratuitement
28:45on peut dire
28:46n'envoyait pas
28:47l'argent
28:48et les armements
28:49ils vendent quand même
28:49les armements
28:50et les Etats-Unis
28:53donnent les ressignements
28:54ce qui est très important
28:56pour l'Ukraine
28:57pour continuer
28:58et frapper
28:58les sites stratégiques
29:01énergétiques
29:02russes
29:02je pense que
29:03c'est une façon
29:04aussi
29:04de tester
29:05cette organisation
29:07de l'OTAN
29:07qui Donald Trump
29:08depuis le début
29:09trouve très très cher
29:11souvenez-vous
29:11que Donald Trump
29:12a imposé
29:13le prix
29:14le prix
29:16le prix
29:18oui
29:18en façon
29:19des prix
29:20de membership
29:20que tous les pays
29:21payent en l'OTAN
29:22et a aussi
29:24imposé
29:24le
29:25pourcentage
29:26du budget
29:28militaire
29:28qui était élevé
29:29donc je pense que
29:31ça montre aussi
29:33à quel point
29:33la situation
29:34est un peu
29:34hors contrôle
29:35parce que
29:36Donald Trump
29:37reste complètement
29:38seul
29:38de débloquer
29:39ce détroit d'armouze
29:40donc dans les prochains jours
29:42on doit avoir
29:42soit
29:43une opération
29:44qui sera
29:45encore plus intense
29:46avec
29:47les navires
29:48les bateaux
29:49dans le détroit
29:51d'armouze
29:51américains
29:52qui vont
29:54probablement
29:55essayer
29:56de débloquer
29:58le détroit
29:59ou
29:59les négociations
30:01parce que
30:02moi je ne veux pas
30:02un autre genre
30:03des sorties
30:04parce que
30:04si ça continue
30:05les réserves
30:06de gaz
30:06et de pétrole
30:07ne sont pas illimitées
30:08les stocks stratégiques
30:09que les européens
30:10et les américains
30:11ont débloqué
30:11il y a déjà
30:12les prix
30:12de l'inflation
30:12qu'on commence
30:14à sentir
30:14plus tôt
30:15et surtout
30:15en Asie
30:16mais ça va avoir
30:17un impact
30:18aussi en Europe
30:19vous disiez
30:19une chose
30:20on a vu
30:22le poste
30:23de Trump
30:23en français
30:24on n'a pas compris
30:25grand chose
30:25je regardais
30:26en anglais
30:26en fait
30:27ce qu'il dit
30:27c'est
30:28je me demande
30:29ce qui arriverait
30:30si on finissait
30:31ce qui reste
30:32de l'état iranien
30:33et qu'on contrôlait
30:35le détroit
30:47se débrouiller
30:48nous parce que
30:49les américains
30:50ils n'ont besoin
30:50que de 1%
30:52il n'y a que 1%
30:53de l'énergie
30:54américaine
30:55qui passe
30:56par ce détroit
30:57donc il dit
30:58qu'est-ce qui arriverait
30:59si on bombardait
31:01ce qui reste
31:02du régime iranien
31:03et qu'on se désengageait
31:04de tout
31:04ce serait donc
31:05aux européens
31:06de venir
31:07pour
31:10libérer
31:10le détroit
31:11des drones
31:14alors après
31:14c'est 20%
31:16du pétrole
31:16mais ce n'est pas
31:16les européens
31:17qui sont le plus
31:18servis par ce qui passe
31:18par le détroit
31:19d'hormones
31:19non c'est les chinois
31:20voilà
31:22Régis Le Sommier
31:23vous disiez
31:23c'est le seul sujet
31:25pourquoi c'est le seul sujet
31:26selon vous
31:26enfin le sujet prioritaire
31:27c'est le seul sujet
31:29parce qu'aujourd'hui
31:31si vous voulez
31:33le Wall Street Journal
31:34a fait une enquête
31:36il y a deux jours
31:38qui explique
31:39qu'en fait
31:39les iraniens
31:40continuent
31:41à sortir du pétrole
31:42du détroit
31:43d'hormuz
31:43donc les vaisseaux
31:44iraniens
31:46et chinois
31:46sont autorisés
31:48à transiter
31:49et l'Iran
31:49continue à exporter
31:51via le détroit
31:51d'hormuz
31:52plus de pétrole
31:53qu'il en ait exporté
31:54avant
31:55le début
31:57de la guerre
31:57donc ça veut dire
31:58que le flot
31:59continue
32:00mais l'Iran
32:01sélectionne
32:01quel navire
32:02a droit
32:03de venir se fournir
32:04et lequel n'a pas le droit
32:06l'Iran a coulé
32:07environ 16 pétroliers
32:09depuis le début
32:10qui ont tenté
32:10de franchir ce détroit
32:12et a promis
32:13de continuer
32:13maintenant
32:14pourquoi c'est
32:15l'endroit
32:16le plus important
32:17tout simplement
32:18parce que
32:18autour du détroit
32:19d'hormuz
32:20il y a l'écoulement
32:22il n'y a pas simplement
32:22l'écoulement du pétrole
32:23iranien
32:24il y a celui de Bahreïn
32:25il y a le gaz
32:27une partie du gaz
32:28du Qatar
32:29et je rappelle
32:30les frappes
32:31sur évidemment
32:31les pays du Golfe
32:32oui
32:33et le seul
32:34qui s'en tire
32:34peut avoir des conséquences
32:35économiques très graves
32:36mais c'est ça
32:36mais ça
32:37c'est quelque chose
32:39de fondamental
32:39c'est à dire que
32:40ces pétro-monarchies
32:42elles ont été
32:43bâties
32:43vous savez
32:44la fortune de Dubaï
32:45elle a commencé
32:46comment ?
32:46elle a commencé
32:47après le 11 septembre
32:48quand les capitaux
32:49des pays arabes
32:50qui se trouvaient
32:51en Angleterre
32:52ou sur les places financières
32:53aux Etats-Unis
32:53ont été rapatriés
32:56grâce au 11 septembre
32:57ou à cause du 11 septembre
32:59dans les pays arabes
33:00et Dubaï
33:01ensuite Doha
33:02ont commencé
33:03à faire
33:04leur fortune
33:06avec une promesse
33:07de paix
33:08c'est à dire
33:09dans une région
33:09bouleversée
33:10où il y avait
33:11la guerre en Irak
33:12la guerre en Syrie
33:13etc
33:14en Libye également
33:15tous ces pays
33:16se sont basés
33:17ont fait leur succès
33:18financier
33:19sur des promesses
33:20de paix
33:20et de sociétés
33:22apaisées
33:23
33:25c'est le retour
33:26du réel
33:26c'est le retour du réel
33:27mais si on s'est fait attaquer
33:29par l'Iran
33:30une fois
33:31on n'a pas envie
33:31d'avoir l'Iran
33:32qui reste au pouvoir
33:33avec le même résident
33:34à condition qu'on survive
33:35à condition qu'on survive
33:36enfin ils survivent quand même
33:38mais
33:40à long terme
33:41ils se disent
33:42il vaut mieux
33:42se débarrasser
33:43définitivement de l'Iran
33:44oui mais vous remarquez
33:46que
33:46un des sites gaziers
33:49iraniens
33:49a été frappé
33:50par Israël
33:51aujourd'hui
33:51le site
33:52de South Fars
33:54et donc
33:55qu'est-ce qu'ont fait
33:56les iraniens
33:57ils ont immédiatement
33:59frappé
33:59un site
34:00à Doha
34:01Doha
34:02immédiatement
34:03a condamné
34:03la frappe israélienne
34:05sur l'Iran
34:07sachant que
34:07c'est lui
34:08qui est dans la ligne de mire
34:10et là
34:10il va se passer
34:11un autre problème
34:12et je termine vraiment là-dessus
34:13parce que
34:13c'est important de le dire
34:15jusqu'à présent
34:16c'est des blocages
34:17de fournitures
34:18de pétrole
34:19c'est des stocks
34:20qui partent en fumée
34:21mais les installations
34:22ne sont pas endommagées
34:24si elles commencent
34:25à être endommagées
34:26alors là
34:26on part pour une crise
34:28magistrale
34:28qui va durer des mois
34:29vous avez dit
34:30que
34:30vous avez tout à fait
34:32raison
34:33vous avez dit
34:33que le dutroi d'Armous
34:34c'est pas par où
34:35le gaz
34:36importé à l'Europe
34:37passe
34:38donc c'est pas un grand chose
34:38mais en fait
34:39c'est un grand chose
34:40parce que chaque
34:40frappe sur la réserve
34:42des gaz
34:43le fait que Qatar
34:44a limité
34:45les productions
34:45des gaz
34:46ça influence les prix
34:47et aujourd'hui
34:49l'Europe
34:49qui décidait
34:50de s'abstenir
34:51d'acheter
34:52le gaz
34:53et le pétrole russe
34:54se trouve dans
34:54la difficulté
34:55parce que déjà
34:56ça coûte très cher
34:57et à chaque fois
34:58et chaque jour
34:58le prix commence
34:59à être plus haut
35:01et plus élevé
35:02ça pose un risque
35:03énorme
35:04pour les économies
35:05européennes
35:05et vous avez vu
35:06Xenia
35:06alors je précise
35:07c'est Libération
35:09qui l'a dit
35:09donc c'est pas moi
35:11Libération a fait une une
35:13en disant que le grand
35:14vainqueur de cette séquence
35:16c'était Poutine
35:17Libération
35:17je précise
35:18ce n'est pas moi
35:19qu'il a dit
35:19Libération a fait
35:20une grande une
35:21avec une image
35:21de Poutine
35:21en disant que le vainqueur
35:22de le grand gagnant
35:23puisque la Chine
35:25on l'a dit avec le détroit
35:26d'Hormuz
35:26c'était Poutine
35:27qui effectivement
35:28gagnait beaucoup d'argent
35:29dans cette opération
35:30mais en fait
35:30ce n'est pas le fait
35:32que Poutine gagne d'argent
35:33je veux dire
35:34la Russie
35:34l'économie russe
35:35bien sûr
35:36je comprends
35:37mais je pense que c'est
35:38plutôt il faut dire
35:38les grands perdants
35:39de cette guerre
35:40c'est l'Europe
35:42qui a décidé
35:42de s'est dit privé
35:43le gaz
35:44c'est le pétrole russe
35:45qui n'a pas les moyens
35:47en fait
35:48parce que
35:48si on parlait
35:49en France
35:50beaucoup de dettes
35:52problèmes
35:52il ne peut pas
35:53se permettre
35:53d'avoir les problèmes
35:54de ces gens énergétiques
35:56on n'a pas beaucoup de dettes
35:56on vient d'acheter
35:57de faire un porte-avions
35:58à 10 milliards
35:58alors ça c'est un autre sujet
36:00qu'il faut qu'il y en a
36:01absolument pas
36:01on va en parler bien sûr
36:02je veux juste qu'on fasse un point
36:04sur l'état de la flotte iranienne
36:05puisque vous en parliez
36:06Régis Le Sommier
36:07avec Sarah Fenzari
36:08et on va parler du porte-avions
36:09entre 10 et 12
36:10ça va
36:11on n'est pas à 2 milliards
36:12Régis Le Sommier
36:13vous pinaillez
36:14Sarah Fenzari
36:20des navires en feu
36:21des ports bombardés
36:23la marine iranienne
36:24a été l'une des premières cibles
36:26depuis le début du conflit
36:27mais pour comprendre
36:28ce qu'il en reste aujourd'hui
36:29il faut d'abord voir
36:31comment elle est organisée
36:32l'Iran possède en réalité
36:34deux marines distinctes
36:36pour un total d'environ
36:37150 navires avant la guerre
36:39d'un côté
36:40la marine de la république islamique d'Iran
36:42une flotte classique
36:43avec des frégates
36:45des sous-marins
36:45et des navires de soutien
36:47de l'autre
36:48la marine du corps des gardiens
36:49de la révolution islamique
36:51une flotte très différente
36:53redoutée
36:54composée de petites embarcances
36:56rapides
36:56capables d'attaquer en groupe
36:58est particulièrement efficace
37:00ici
37:00dans le détroit d'Hormuz
37:02mais depuis le début de la guerre
37:04la flotte iranienne
37:05a été lourdement touchée
37:07selon les Etats-Unis
37:08plus de 30 navires
37:09ont été détruits
37:10ou neutralisés
37:11dans le détail
37:12des frégates
37:13comme l'Iris Sound
37:14deux corvettes
37:15de la classe Bayan Dors
37:16un sous-marin
37:17de la classe Faté
37:18frappé début mars
37:20et surtout
37:21un coup dur symbolique
37:22le navire base
37:24Iris Makran
37:25le plus grand bâtiment
37:26de la flotte iranienne
37:27détruit
37:28le 1er mars dernier
37:30plusieurs bâtiments
37:31ont aussi été endommagés
37:33ou immobilisés
37:34à l'étranger
37:34comme l'Iris Cordistan
37:36ou encore
37:37l'Iris Boucher
37:39au Sri Lanka
37:41résultat aujourd'hui
37:43la flotte est affaiblie
37:44mais toujours aussi dangereuse
37:46car ce qu'il reste à l'Iran
37:48ce sont surtout
37:49des vedettes rapides
37:50des drones
37:51et des mines marines
37:54il reste encore
37:55une force de frappe iranienne
37:56je crois que la conclusion
37:58de ce reportage
38:00est en fait l'essence
38:02du problème
38:03que pose encore
38:04la marine iranienne
38:05ou ce qu'il en reste
38:07aujourd'hui
38:07notamment dans le détroit d'Hormuz
38:10mines, drones
38:11sous-marins
38:12qui n'ont pas été
38:13certains ont peut-être
38:14été touchés
38:15mais a priori non
38:17les petites vedettes rapides
38:19certaines ont été éliminées
38:20mais il en reste encore beaucoup
38:21donc l'Iran
38:23a une capacité de mise en
38:24c'est encore une fois
38:25c'est 39 kilomètres
38:26le détroit d'Hormuz
38:27c'est très petit
38:28c'est très facile
38:29de viser un tanker
38:32si l'Iran
38:33commence à mettre des mines
38:35le problème
38:35c'est que l'Iran
38:36va elle-même
38:37s'amputer
38:37de la possibilité
38:40de pouvoir sortir
38:41parce que la mine
38:42flottante
38:43elle ne va pas faire
38:43de différence
38:44entre un pavillon
38:45iranien
38:46pavillon chinois
38:47ou autre
38:48donc ça c'est un risque
38:49que l'Iran prendrait
38:50vis-à-vis de sa propre production
38:52maintenant
38:53parce qu'il faut bien nourrir
38:5590 millions de gens
38:56en le nourrir
38:57tout à fait
38:58mais ça
38:59la question de la crise alimentaire
39:01aussi
39:01elle risque de déboucher
39:03à la suite
39:04de cette catastrophe
39:05parce qu'il n'y a pas que ça
39:05on a commencé
39:06à l'évoquer avec Xenia
39:07le porte-avions
39:08présenté aujourd'hui
39:09par Emmanuel Macron
39:11la France libre
39:12certains ont été un peu déçus
39:13par le nom
39:14parce qu'il n'a pas donné
39:15le nom d'un grand personnage
39:16de l'histoire de France
39:18le Bonaparte
39:19certains avaient pensé
39:20à Arnaud Beltrame
39:22tué par le mal du siècle
39:24qu'est l'islamisme
39:25ça aurait eu
39:26du sens
39:26du sens
39:27et du panache
39:29du courage
39:29et donc on a choisi
39:30un terme plus consensuel
39:32pour vraiment
39:33ne vexer personne
39:34ne fâcher personne
39:34la France libre
39:35c'est un beau projet
39:36la France libre
39:37de toute façon
39:37écoutez donc Emmanuel Macron
39:39qui a présenté ce porte-avions
39:40et dont le coût est estimé
39:41entre 10 et 12 milliards d'euros
39:43notre nouveau porte-avions
39:47portera le nom
39:49de France libre
39:52dans ce nom passe
39:54la mémoire des femmes
39:55et des hommes
39:56qui se sont dressés
39:57face à la barbarie
40:00unis pour sauver la patrie
40:03déterminés à défendre
40:04une certaine idée
40:05de notre nation
40:07nos compagnons
40:08de la libération
40:10ce nom
40:11c'est donc
40:12pour l'avenir
40:12un serment
40:14pour rester libre
40:16il nous faut être craint
40:18pour être craint
40:20il nous faut être puissant
40:23et pour être puissant
40:26être prêt
40:27aux efforts
40:28dans ces efforts
40:30soyons irréductibles
40:33unis
40:34et sans relâche
40:36puissance
40:38indépendance
40:40résistance
40:42oui
40:43c'est en servant
40:46la patrie
40:48que nous remporterons
40:50la victoire
40:51patria
40:53servando
40:53victoria
40:55Mme Toulit
40:57Xenia
40:58ça vous fait réagir
40:59vous disiez
40:59il fallait à tout prix
41:00en parler
41:00de ce nouveau
41:01porte-avions français
41:03présenté aujourd'hui
41:03par Emmanuel Macron
41:04la France libre
41:04je le dis
41:05autour de 10 milliards d'euros
41:06c'est vrai
41:09que c'est un symbole
41:11deuxième porte-avions
41:12c'est ça
41:12qui va remplacer
41:13le Charles de Gaulle
41:14qui va remplacer
41:15ok
41:15en tous les cas
41:16c'est un symbole
41:17bien sûr
41:18c'est peut-être
41:19un acte
41:19de patriotisme
41:20dans un sens
41:22après il faut
41:23se poser la question
41:27déjà d'où vient
41:28cet argent
41:29parce que même
41:29si c'est un bel contrat
41:30pour le complexe
41:32militaire industriel
41:33français
41:33après ça coûte
41:35très cher
41:35et la deuxième chose
41:36dans le monde
41:37où les technologies
41:38militaires
41:39s'avancent vraiment
41:40très vite
41:40et on voit ça
41:41avec la guerre
41:41en Ukraine
41:42qu'est-ce qui joue
41:43aujourd'hui
41:43le rôle
41:44c'est plutôt
41:44les drones
41:45qui sont
41:46les drones
41:47d'équipement
41:48assez bon marché
41:49est-ce que c'est
41:50un bon investissement
41:51et parce que
41:52ça va prendre
41:53le temps
41:53pour le développer
41:54je pense que
41:55c'est plusieurs années
41:56presque 10 ans
41:57pour le construire
41:59on peut imaginer
42:00que dans cette période
42:01encore une fois
42:03les technologies
42:04militaires
42:05surtout avec
42:06l'intelligence
42:07artificielle
42:08va se développer
42:09très très vite
42:09donc vite
42:10donc cette question
42:11est-ce que c'est
42:12un bon investissement
42:13finalement stratégiquement
42:14ou est-ce que
42:15c'était pas mieux
42:16d'investir
42:17sur les portes
42:18des drones
42:18ou un truc
42:19qui est plutôt
42:19adapté
42:20aurait l'été
42:21d'aujourd'hui
42:22bon investissement
42:23ou pas Régis
42:24que la France libre
42:26succède à Charles de Gaulle
42:27il y a une certaine logique
42:28oui
42:29pour répondre
42:30je vais répondre
42:31d'abord sur le nom
42:32c'est que ça traduit
42:33quand même peut-être
42:33un problème d'incarnation
42:35qui à notre époque
42:36de la grandeur nationale
42:37ça veut dire
42:38peut-être qu'on s'habitue
42:39à ne plus être aussi grand
42:41qu'à l'époque de Charles de Gaulle
42:42si vous voulez
42:43alors vous aviez proposé
42:44votre nom favori
42:46Gautier
42:47c'était Arnaud Beltrame
42:48c'est effectivement
42:49parce que par les valeurs
42:51qu'a incarnées
42:52Arnaud Beltrame
42:53à la fois dans sa vie
42:54et par sa mort
42:55il y avait peut-être
42:56voilà
42:57mais donc on a pas
42:58on a voulu faire consensus
43:00on a voulu
43:01voilà
43:02et c'est un peu
43:03politiquement correct
43:04maintenant ce que dit
43:05Xenia est totalement juste
43:06ce que la guerre
43:08en Iran
43:08est en train de démontrer
43:09c'est que
43:10il va falloir s'habituer
43:12à des guerres
43:13asymétriques
43:13donc un rapport
43:16du fort
43:16du faible
43:17au fort
43:18dans lequel
43:19les porte-avions
43:20et on le voit bien
43:20avec les soucis
43:21qu'ont les américains
43:22avec le Gérald Ford
43:23qui actuellement
43:25est en réparation
43:25pour un incendie
43:27qui s'est produit
43:28à son bord
43:28après avoir eu
43:29des problèmes sanitaires
43:30donc c'est un avion
43:32donc c'est le plus grand navire
43:34c'est le plus grand navire
43:34du monde
43:35le Gérald Ford
43:36est-ce que finalement
43:39la technologie
43:40que révèlent
43:41ces guerres
43:42l'emphase
43:43sur les drones
43:44le balistique
43:45est-ce que le porte-avions
43:46ne va pas devenir
43:48un problème
43:49et les américains
43:50je pense
43:51se posent déjà
43:52cette question
43:52Xenia je veux qu'on conclue
43:53cette émission
43:54par l'OTAN
43:55les Etats-Unis
43:56et l'Ukraine
43:57est-ce que
43:57parce que donc
43:58on oublie un peu
43:59cette guerre
43:59avec la guerre
44:00en Iran
44:00mais la guerre
44:01fait toujours rage
44:02entre Russes
44:03et Ukrainiens
44:03est-ce que selon vous
44:05Trump va continuer
44:06à soutenir l'Ukraine
44:07même si vous l'avez dit
44:08il ne le fait pas gratuitement
44:09et quel rôle
44:11va jouer l'OTAN
44:12pour la suite
44:13de ce conflit
44:13entre l'Ukraine
44:14et la Russie
44:15je pense que
44:16ce qui est intéressant
44:17quand Donald Trump
44:17a demandé d'aide
44:18en Iran
44:19pour les détroits
44:20d'armouze
44:20aux alliés
44:21et les alliés
44:22se sont dit non
44:23je pense qu'on va
44:25attendre
44:25Donald Trump
44:27répondre aux demandes
44:28des alliés
44:28sur l'Ukraine
44:29je pense qu'aujourd'hui
44:31déjà Donald Trump
44:32s'est positionné
44:34plutôt comme
44:35quelqu'un
44:36qui veut trouver
44:37une voie diplomatique
44:38et même si
44:39Vladimir Zelensky
44:40essaie de se positionner
44:41dans les conflits
44:42en Iran
44:43pour proposer son aide
44:45il fait son tournée
44:46à tour en Europe
44:47pour chercher
44:48un corps d'argent
44:48etc.
44:50je pense que
44:51la position
44:51des Etats-Unis
44:52sur l'Ukraine
44:54est assez claire
44:55ce qui est intéressant
44:56qu'est-ce qu'on va attendre
44:58de l'Union Européenne
44:59aujourd'hui
45:00parce que
45:00l'Union Européenne
45:02c'est
45:02ce que
45:04c'est les Etats
45:05qui continuent
45:06de soutenir
45:07financièrement
45:08l'Ukraine
45:09et ça coûte très cher
45:10pour l'Union Européenne
45:11donc je pense que
45:13pour répondre
45:13à votre question
45:14je pense que
45:15la guerre va continuer
45:17comme Vladimir Zelensky
45:18ne cherche pas
45:19en fait
45:19à voir les négociations
45:21et elle cherche
45:21plutôt à continuer
45:22elle est prête
45:23elle l'est dit
45:23à plusieurs reprises
45:24et la Russie
45:25va continuer
45:26à avancer
45:26sur les terrains
45:27au Donbass
45:28et les Etats-Unis
45:28je pense qu'ils vont
45:29plutôt regarder
45:30un peu des lois
45:31surtout après
45:32ce qu'on est en train
45:33d'observer
45:34en Iran
45:35avec les priorités
45:36qui sont complètement changées
45:37les manques
45:38des armements
45:38des missiles
45:39des antimissiles
45:40qui ne seront pas
45:41livrés en Ukraine
45:42à mon avis
45:43ce n'est pas
45:44une très bonne chose
45:45pour les Etats-Unis
45:46et Trump considérera
45:47aussi l'ingratitude
45:47enfin ce qu'il considérera
45:49l'ingratitude
45:50des Européens
45:50de ne pas voler
45:52à son secours
45:53en Iran
45:54bien sûr
45:54qu'il sera
45:55moins enclin
45:56à voler
45:56au secours de l'Ukraine
45:58dans le Donbass
45:59c'est la fin
46:00de leur inter
46:01de 100% politique
46:01mais évidemment
46:02vous restez avec nous
46:03puisque dans un instant
46:03c'est 100% politique
46:04et ça sera
46:05100% politique
46:06après avoir été
46:06100% international
46:07puisqu'on va évidemment
46:08parler de la suite
46:09des municipales
46:10et de cette fameuse
46:10nouvelle France
46:11voulue par la France insoumise
46:12et à Châlons-sur-Saône
46:14des élus LFI
46:15milites pour permettre
46:16aux conseillères municipales
46:17de porter le voile
46:18donc voilà
46:19les tests en permanence
46:21contre la République
46:22et la laïcité
46:23on en parle avec la bande
46:24de 100% politique
46:25dans un instant
46:26et vous je vous dis
46:27à la semaine prochaine
46:27pour leur inter
46:30Sous-titrage Société Radio-Canada
46:31Sous-titrage Société Radio-Canada
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