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  • il y a 5 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:04On a un invité ce soir avec nous, c'est le maire de Béziers, Robert Ménard, maire d'Ivier-Droit
00:08de Béziers, réélu, et bien réélu.
00:12Monsieur le maire, bonsoir. Vous avez sorti un livre qui s'appelle « Être à Clara » aux éditions Télémac,
00:17mais on va regarder l'actualité aussi avec vous.
00:19La dernière information de la journée, c'est le placement garde à vue de Rima Hassan, convoquée d'abord pour
00:23Apologie du Théros et dans son sac, elle avait des substances diverses et variées, bref, de la drogue.
00:28Qu'est-ce que vous en pensez ?
00:29Ça fait beaucoup de drogués, la France insoumise quand même, si on revient sur les deux ou trois dernières années,
00:34entre ceux qui achètent à la sortie, qui se font arrêter parce qu'ils achètent dans le métro, enfin, ça
00:39fait beaucoup.
00:41Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Ce qui est le plus sidérant, c'est d
00:45'aller à une convocation de la police avec de la drogue dans ce sac à main.
00:49Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on croit que parce qu'on est député, il n'y
00:53a pas un policier qui vous demandera de voir ce qu'il y a dans votre sac à main en
00:56l'occurrence.
00:57– Alors d'ailleurs, Jean-Luc Mélenchon a lancé la polémique en disant « l'immunité parlementaire empêcherait Rima Hassan
01:05d'être convoquée pour une garde à vue ».
01:07– Non, mais enfin, ça va, tu vois. Les gens, qu'est-ce qu'il avait dit ? « C
01:10'est moi la République » ou je ne sais pas quoi. Vous vous rappelez ce qu'il y a de
01:13guerre ?
01:13– La République, c'est moi. – La République, c'est moi. Non, mais il faut se calmer un peu.
01:16La République, ce n'est pas eux.
01:17– L'immunité parlementaire n'empêche pas la garde à vue.
01:19– Enfin, et puis l'immunité parlementaire, ça ne fait pas que tu as de la drogue dans ton sac
01:24à main. Je veux dire, alors quand ces gens-là cessent de te faire des leçons de morale,
01:28ne cessent de te rappeler à je ne sais pas quoi, ne cessent de donner de leçons de tout court,
01:33on va arriver.
01:33– Et vous, vous n'êtes jamais drogué, Robert ? – Comment ?
01:35– Vous n'êtes jamais drogué, parce qu'on est dans un pays où la drogue circule, malgré son interdiction,
01:40assez largement,
01:41et où les Français, semble-t-il, seraient les premiers consommateurs de cannabis en Europe.
01:45Donc on a l'impression que la drogue, c'est partout.
01:46– Il y a 5 millions de consommateurs de cannabis réguliers en France. Ça fait beaucoup.
01:51– Donc il y en a aussi chez les zéros députés.
01:53– Oui, non, mais au moins tu t'abstiens de faire une morale. Je ne sais pas, si vous avez
01:58envie de fumer un joint le samedi soir, le lundi…
02:01– Non, vous ne le faites pas quand même.
02:01– Quoi ? Non, mais vous, je parlais de vous deux.
02:04– Non, non, non plus, non plus.
02:05– Je voulais dire que c'est non plus.
02:06– Mais voilà, mais surtout le lundi matin, tu ne viens pas ici en disant qu'il faudrait foutre en
02:11tolle les mecs qui fument un joint.
02:13Tu fais juste un peu attention.
02:15– Non, parce que la France Insoumise est plutôt sur la thématique de la dépénalisation.
02:19– Non, mais je les prenais sur vous comme exemple. Je ne crois pas que vous soyez pour la dépénalisation
02:23tous les matins, les lundis matins.
02:25Non, il ne me semble pas.
02:26– Donc ça, c'est l'une des actualités de la journée.
02:29La deuxième, c'est la crise des carburants en France avec une augmentation très importante du prix à la pompe.
02:37Les Français ont du mal à faire face à cette augmentation.
02:42Alors Sébastien Lecornu a promis de nouvelles aides. Très prochainement, on l'écoute.
02:46– La première des choses, il fallait jouer sur les stocks stratégiques. On l'a fait.
02:50La deuxième des choses, il fallait réaugmenter nos capacités à raffiner. On l'a fait.
02:56La troisième des choses, il fallait s'assurer qu'il n'y ait pas un effet d'aubaine sur les
03:00marges de distributeurs. On l'a fait.
03:01La quatrième des choses, il fallait s'assurer que les personnes les plus fragiles puissent accéder rapidement à leur chèque
03:07énergie,
03:08les anciens tarifs sociaux, comme on disait jadis. On l'a fait. Et ensuite, cinquième point, vous avez évidemment un
03:14enjeu que vous avez rappelé dans votre question,
03:15qui est l'activité. Les pêcheurs, les agriculteurs, les transporteurs, pour ne citer que cela.
03:19Et donc, au fond, ce qu'on essaie de faire, ce n'est pas comme d'habitude. Je l'assume.
03:24J'assume de ne pas ouvrir les vannes de milliards d'euros
03:27qui tomberaient comme ça de manière complètement indiscriminée.
03:30– Pas d'aide pour les Français ou alors très très ciblés ?
03:32– Moi, je ne pense pas. Honnêtement, je ne suis pas mon pote, mais tu ne peux pas aujourd'hui
03:38dire
03:38on va aider tout le monde comme ça, avec quel argent ?
03:41– Donc il a raison de cibler ?
03:42– Bien sûr qu'il a raison de cibler. À qui tu peux faire croire aujourd'hui qu'on a
03:47les moyens de dépenser des milliards
03:49avec l'État dans lequel on est ? Or, tu peux lui reprocher que les milliards de dettes qu'on
03:56a actuellement,
03:56il n'y est pas tout à fait pour rien. Mais si tu es un tout petit peu correct,
04:00si tu ne fais pas de la politique à quatre balles, tu ne lui reproches pas ça.
04:04Moi, je me souviens quand même, vous vous rappelez, au moment de la Covid,
04:08vous vous rappelez, il fallait tous les jours en faire plus.
04:11Moi, je sais, chez moi, tout le monde manifestait, un coup pour les commerçants, un coup pour les boulardiers.
04:15– Oui, parce que le gouvernement lui-même avait fermé, c'était une décision politique.
04:18– Oui, non mais attendez, ce n'est pas sur ça que je dis.
04:22Tout le monde trouvait qu'il fallait des plus, tel ou tel.
04:25– C'est le quoi qu'il en coûte.
04:26– Non mais à l'époque, tout le monde en voulait plus.
04:28– Et l'État débloquait l'argent.
04:30– Oui, attends, et après, les mêmes, ils te disent, on dépense trop d'argent.
04:33Tu ne peux pas dire une chose et son contraire.
04:37Quand tu es dans l'opposition, tu peux dire n'importe quelle connerie.
04:39– Marine Le Pen réclame une baisse de la TVA, la TVA passe de 20 à 5,5.
04:44– Attends, je suis d'accord, ça va nous coûter combien ?
04:47– L'État dit qu'une baisse de 10 centimes sur le galeuse, c'est 6 milliards, dit-il.
04:53– Voilà, donc 20 centimes, ça fait 12 milliards, on multiplie par 2.
04:57Moi, je suis absolument d'accord pour qu'on les réclame.
05:00Mais je suis pour qu'on dise à la personne qui dit, on va diminuer 20 centimes,
05:05où on fait les économies ? On les fait où les économies ?
05:08Parce que tu entends parler comme si l'État, tu sais, c'était un truc, je ne sais pas où,
05:12en dehors de tout, acquis, qui viendrait ponctionné sur nous et qui ne servirait à rien.
05:17Mais enfin, attends, c'est comme si tu me dis dans ma commune, baisse les impôts,
05:21je te dis oui, je vais baisser les impôts, mais il y a moins de choses que je ferai.
05:24– Mais le problème, est-ce que ce n'est pas que les Français, ils voient d'autres pays qui,
05:26eux, le font ?
05:27On a vu l'Espagne ou d'autres pays qui ont diminué les taxes, par exemple, sur le prix des
05:30carburants.
05:31– C'est pour ça que je dis, ce que tu peux reprocher à Lecornu, c'est l'État dans
05:35lequel les finances de la France sont maintenant…
05:37– On n'a pas de grain à moudre, en quelque sorte.
05:39– Oui, comment tu veux faire ? Ou avec quel argent ?
05:41– D'accord, mais Robert Ménard, on apprend, et c'est Sébastien Lecornu qui l'a confirmé lui-même,
05:45qu'il y a un surplus de recettes fiscales, ce surplus pourrait être utilisé.
05:49Alors, on nous dit, c'est pour électrifier le pays, donc pour nous inciter à acheter des voitures électriques.
05:53On va pas du jour au lendemain changer de voiture, sans doute.
05:55Est-ce que ce surplus de recettes fiscales, il doit être redonné aux Français ?
05:58– Mais alors, tu dis ça, on utilise ça, mais tu dis pas, en même temps, on fait…
06:02– Non, c'est pas des milliards et des milliards.
06:04– Oui, d'abord, c'est ça, on fait l'électricité, les primes pour les bagnoles électriques et tout,
06:09tu fais pas tout. Moi, je dis pas, j'ai pas de réponse, je sais pas.
06:13– Donc, on laisse les automobilistes français dans la mouise ?
06:16Non, mais je pose la question.
06:17– Mais j'ai pas dit ça.
06:18– Parce qu'il y a des professions qui sont en très grande difficulté en ce moment.
06:21– Non, je dis, il faut viser un certain nombre de professions.
06:24quand t'es taxi, quand t'es infirmière, quand t'es aide sociale…
06:28– Un pêcheur, ça fait du monde quand même.
06:30– Oui, mais attends, déjà, tu fais ça.
06:32– Et ensuite, on est d'accord, ça fait du monde et ça en fait moins que si tu le
06:37fais pour tout le monde.
06:38Et une fois que tu le fais pour tout ça, tu dis, tu dis, juste, en même temps, où tu
06:44fais les économies.
06:45– Sauf que ceux qui sont déjà aidés comme les agriculteurs, ils disent, c'est pas suffisant.
06:50– Et on les a entendus, ils sont réunis d'ailleurs, la finesseur est réunie en congrès en ce moment.
06:54Ils disent, très bien, on nous aide, mais c'est pas suffisant.
06:56– Je le sais, chez moi, dans une province, on n'est pas à Paris.
06:59Chez moi, il n'y a pas le métro, il n'y a pas le RER, chez moi, à Béziers.
07:03– Tous les gens prennent leur voiture.
07:04– Tous les gens, c'est pour ça que tu ne peux pas leur dire, tu ne peux pas dire,
07:08c'est pas votre problème.
07:09Ils n'ont pas d'alternative, c'est pas le vélo l'alternative.
07:13Il faut être écolo fou furieux pour penser que dans une ville de province…
07:16– Quand on fait des aides, on les cible, et derrière, on dit, on fait des économies.
07:19À un an de la présidentielle sans majorité, il n'y aura pas d'économie, Robert Médin.
07:22Vous connaissez trop la politique pour…
07:24– Non mais attends, ça veut dire que les mecs, pour être polis, il manque un peu de cornesse.
07:29C'est ça, la réalité.
07:30Moi, je dis juste que la politique faite comme ça,
07:35où tu fais croire aux gens que tu peux faire d'un côté des cadeaux,
07:38et de l'autre côté, tu ne leur fais pas des économies, c'est mentir aux gens.
07:41Et ceux qui disent ça en ce moment, tu te dis, quel programme à la con ils vont nous présenter
07:47dans un an,
07:48où ils vont nous raconter qu'ils vont tous faire les choses gratuites.
07:52C'est pas vrai.
07:53– Mais alors, selon un sondage élable pour les échos,
07:566 Français sur 10 ont déjà renoncé à des dépenses
07:59pour amortir le choc de la flambée de l'essence.
08:01Donc on voit bien que tout cela a un impact sur l'économie française,
08:05au-delà du problème des carburants.
08:06– Sur l'économie des gens.
08:08Enfin, moi, je suis dans une ville pauvre.
08:10Pardon, aucun de nous quatre ici ne se demande comment on va payer le plein.
08:14Pas plus ou moins que vous.
08:15Il n'y a pas de problème.
08:16Il y a des gens, c'est un vrai problème.
08:19Moi, je les vois.
08:20Moi, je les reçois tous les mercredis.
08:21Les gens, tu sais, ils ne viennent pas me parler de la démocratie participative
08:24ou de l'Union européenne.
08:25Ils viennent de me parler des problèmes d'argent, de logement, de sécurité,
08:29des voisins qui les font chier et tout.
08:30Et les gens, ils te le disent.
08:31Ce n'est pas misérabiliste ce que je dis.
08:34Ils sont à 20 ou 30 euros à la fin du mois quand ce n'est pas au milieu du
08:38mois.
08:38Et cela, bien sûr qu'il faut répondre à ça.
08:41Mais si tu fais ça, moi, je dis juste une chose.
08:43Je suis pour faire tout ça.
08:45– Mais pas de démagogie.
08:46– Mais oui, tu dis, si ça coûte, combien vous avez dit ?
08:496 milliards pour 10 centimes.
08:51– Où est-ce qu'on les trouve ?
08:52– Où tu les trouves.
08:54Et donc, si j'avais la France Insoumise ou Marine Le Pen en face de moi,
08:59c'est vous qui l'avez, ce n'est pas moi, je lui dirais.
09:02Et les 6 milliards, on les prend.
09:03– Ah ben si, elle va vous dire qu'elle les trouve en supprimant des agences,
09:06en réduisant l'immigration.
09:07– Absolument.
09:08– Elle le dit quand on lui pose la question.
09:10– Attends, on sait bien que ce n'est pas vrai.
09:12On ne va pas réduire demain matin les agences, là aussi.
09:15– C'est les dépenses sociales, le nerf de l'Ager.
09:17– Attends, mais les agences.
09:17– C'est les reprètes.
09:18– Moi, je suis d'accord qu'il y a un trou.
09:19La seule chose, c'est de la précision.
09:21Je leur dirais, quelles agences ?
09:22Et vous verrez à quel point, à quel point,
09:25la liste des agences, elle diminue.
09:27Ça fait combien de temps qu'on nous le fait,
09:28le coût des agences gouvernementales ?
09:30Vous avez vu quelqu'un te faire la liste, ça, ça, ça et ça ?
09:33– Le gouvernement devait le faire.
09:35– Et quand le gouvernement…
09:36– C'est Madame de Montchalat qui avait promis d'ailleurs.
09:38– Absolument, de réduire les agences.
09:39Maintenant, elle est partie à la Cour des comptes.
09:41Justement, à la Cour des comptes,
09:42elle dira à les agences qu'il faut se lever.
09:43– Elle fera un rapport.
09:44– Le gouvernement dit sinon, la solution,
09:45c'est d'acheter une voiture électrique.
09:47Ils vous disent ça, Basier ?
09:48– Tu vas la payer avec quoi, la voiture électrique ?
09:50– Il y a des aides, il y a des leasing, il y a des aides.
09:52– Leasing social, il y a leasing social.
09:54– Vous vivez où, là ?
09:54Deux minutes, les gens qui n'ont pas d'argent,
09:57dont on parlait qu'ils sont à 20 euros près à la fin du mois,
09:59ils vont changer de bagnole,
10:00ils vont acheter une voiture électrique.
10:02Mais enfin, ça ne va pas bien.
10:03– Vous avez votre candidat pour 2027,
10:04puisqu'on vient d'en parler, là, 2027.
10:06Vous avez votre candidat ou pas ?
10:07– Non, aujourd'hui, il n'y a personne.
10:09– Il y a du monde sur la ligne de départ, quand même.
10:11– Attends, je n'ai pas dit qu'il n'y avait personne
10:12sur la ligne de départ.
10:13Je dis, il n'y a personne, aujourd'hui,
10:15qui sait parler aux gens,
10:17qui ne les prend pas pour des cons.
10:19– Vous ?
10:20– Attends, mais moi, j'essaie…
10:21– Vous avez été réélu brillamment
10:23des premiers tours à Basier.
10:24– Pourquoi je suis réélu ?
10:25Parce que je ne fais aucune promesse aux gens.
10:27Et quand je ne peux pas tenir,
10:29je ne vais pas leur dire,
10:31je vais baisser les impôts locaux,
10:33je pourrais les baisser, je sais ce que ça coûte,
10:35je vais embaucher plus de gens à la mairie
10:38et je vais faire plus d'investissements.
10:39Mais comment tu peux dire ça dans la même phrase ?
10:42Vous oseriez dire ça ?
10:43– Vous n'avez pas de candidats,
10:44mais quels sont ceux que vous ne voulez surtout pas ?
10:48– La France insoumise.
10:50Moi, je ne veux pas me retrouver dans un cas de figure
10:52où j'ai à choisir, pardon, mais c'est ce qui se profile,
10:55d'un côté, M. Bardella, et de M. les deux.
10:58– Vous choisissez qui, dans ces cas-là ?
10:59– Mais Bardella, bien sûr.
11:00– Alors, vous choisissez, finalement.
11:01– Mais pourquoi ?
11:02– Oui, on a compris.
11:04Vous ne voulez pas avoir choisi…
11:05– Il a compris, il fait semblant de ne pas comprendre.
11:08– Finalement, il y en a un qui vous emmerde moins que l'autre.
11:09– Puisqu'on parle de votre réélection…
11:11– Exactement.
11:12Et je souhaiterais qu'il y ait une autre alternative que ça.
11:15On a le droit, quand même.
11:16– Oui, bien sûr.
11:16– Puisqu'on parle de votre réélection,
11:18vous avez le drapeau européen sur votre mairie ?
11:21– Mais bien sûr.
11:22Mais enfin, comment je vais enlever ?
11:24Je confonds l'Europe.
11:25Moi, j'ai été le patron de Reporters Frontier pendant 20 ans.
11:28Il n'y avait pas de guerre en Europe.
11:30C'est des petits gamins qui savent rien de l'histoire de France.
11:34Quand même, l'Europe, elle nous a évité, jusqu'à présent,
11:37maintenant, c'est en train de changer avec Poutine,
11:39elle nous a évité un truc qui s'appelle la guerre.
11:42La guerre.
11:43Alors, ça peut leur paraître pas important,
11:45mais peut-être parce que j'ai vécu…
11:46Enfin, je suis qu'avec les gens qui sont journalistes ici.
11:50Vous êtes allés ailleurs.
11:52Vous avez vu, la guerre, c'est la règle du monde.
11:53– C'est un peu tapant au Yougoslavie, quand même.
11:55– Oui, enfin, d'accord, mais ça ne touchait pas l'Europe.
11:58– Robert Mérard, est-ce que ça dit quelque chose du RN ?
12:00– Mais bien sûr, ça dit quoi ?
12:03Ça dit qu'ils veulent…
12:06Ils utilisent, ce qu'on disait tout à l'heure,
12:08ils utilisent l'Europe comme le bouc émissaire idéal.
12:12C'est tellement facile de taper.
12:14Mais moi, je pense qu'il y a une vraie bureaucratie européenne,
12:17problématique et tout.
12:18Mais ce n'est pas l'Europe, ce n'est pas la même chose.
12:21Moi, je n'ai pas envie de me foutre sur la gueule avec les Allemands.
12:23Mais on l'a fait en 80 ans, à trois reprises.
12:27Il ne faut pas oublier ça.
12:28Attends, oui, quoi, c'est vrai.
12:30– Non, mais c'est vrai.
12:31– Qui pensait pourquoi ?
12:32Qui d'entre nous ?
12:32– Est-ce que c'est suffisant pour défendre cette Europe ?
12:34– Mais bien sûr que c'est suffisant.
12:36– Donc oui à l'Europe, mais pas l'Europe technocratique d'aujourd'hui.
12:38– Mais ce n'est pas la même chose.
12:40– Parlons aussi de Rima Hassan, de Raphaël Arnaud, pardon.
12:45Rima Hassan s'est fait, Raphaël Arnaud, autre député LFI,
12:49qui revient à l'Assemblée nationale,
12:51qui a sa place, dit Mathilde Panot, la présidente de son groupe.
12:54– T'as honte pour lui, t'as honte pour lui.
12:58Tous ses copains, c'est une bande de voyous quand même.
13:01Il est chef de bande de voyous.
13:03C'est quand même ça, il y en a quoi ?
13:04Trois qui étaient avec lui qui sont des voyous.
13:07Des voyous.
13:08Et il est chef de bande.
13:10Et il n'y a pas de problème, ça y est,
13:12il s'est arrêté de parler, ça a duré quoi ?
13:13Deux mois, un mois et demi ?
13:15C'est ça ? Non, je ne sais plus, je ne me rends pas compte,
13:16vous savez mieux que moi.
13:17– Deux mois.
13:17– Deux mois, tu ne dis rien, et ça vaut oubli.
13:21– La présidente de l'Assemblée nationale a dit
13:23que c'était dans sa conscience qu'il devait se poser la bonne question.
13:26– Attends, bien sûr, tu ne peux pas l'empêcher.
13:28Aujourd'hui, légalement, tu ne peux pas l'empêcher.
13:30Juste, il y a un truc, pardon, il y a un truc qui s'appelle la morale.
13:34Ça existe, la morale.
13:36Tu fais un truc comme ça, enfin quoi ?
13:39Tu fais un truc comme ça ?
13:39– L'exemplarité, alors.
13:40– Oui, mais ils sont quoi, les députés ?
13:43C'est pour ça que ça me tue, que ces trois-là,
13:45avec de la drogue sur eux, tu es un peu exemplaire.
13:48Non, vous ne trouvez pas, en fait, je ne sais pas comment vous réagissez, vous.
13:50Tu te comportes mal, tu te comportes mal comme journaliste,
13:55tu penses, tu fais une vraie saloperie,
13:57tu te poses la question de venir ici recevoir des gens.
14:00– Mais qu'est-ce qu'elle en pense, votre fille ?
14:01Puisque vous lui avez écrit une lettre qui est publiée,
14:04lettre à Clara, aux éditions Télémac,
14:08elle vote à gauche, votre fille,
14:09donc elle ne pense pas la même chose que vous politiquement.
14:11– Non.
14:11– Elle défend Raphaël Arnaud ?
14:14– Je ne sais pas, je n'ai pas discuté avec ça.
14:16– Et pourquoi vous lui avez écrit une lettre ?
14:17Et pourquoi vous l'avez rendue publique ?
14:19– Est-ce qu'elle est à gauche ?
14:20– Non, parce que d'abord, j'étais troublé par le fait,
14:25vous avez des enfants, vous aussi,
14:27qu'on aime autant nos enfants,
14:29qu'on est si proche affectivement de nos enfants
14:32qui te disent trois fois par jour que je t'aime papa
14:35et qui en même temps pensent à ce point loin de nous.
14:39En fait, ça ne vous trouble pas, moi ça m'étonne.
14:41– Vous avez dit j'ai raté quelque chose ?
14:42– Non, je ne sais pas si j'ai raté,
14:44il y a une incompréhension.
14:45Si tu vois, si elle vote plutôt à gauche et tout,
14:48ça ne me trouble pas plus que ça.
14:49Mais c'est sur des vraies questions,
14:51les questions de société,
14:53les questions de l'interruption de grossesse,
14:56le féminisme.
14:57– Mais est-ce que vous-même,
14:58ça vous fait un peu changer d'avis parfois,
14:59ou en tout cas évoluer ?
15:00– Attends, mais je ne suis pas demeuré complet quand même.
15:03Quoi ?
15:04– Non, mais c'est vrai.
15:05– Non, je ne suis pas complètement demeuré.
15:06Et j'écoute ma fille, et puis tu l'écoutes, tu l'aides.
15:09– Alors sur quoi ?
15:09Est-ce qu'il y a un sujet qui vous a fait bouger
15:12parce que votre fille, avec ses arguments,
15:13était assez convaincante ?
15:14– Oui, par exemple, sur le mariage homosexuel.
15:17Moi, je ne suis pas homophobe, ça n'a rien à voir.
15:19Je pensais que le mariage pour tous,
15:21le mariage homosexuel,
15:22et c'est vrai, ça ouvrait la porte à la PMAO,
15:25à la GPA et tout ça.
15:27Ça, c'est une chose, je pense que sur ça, j'ai raison.
15:29Mais elle, elle me dit,
15:31à juste raison,
15:32ce n'est pas parce que tu es hétérosexuel
15:33que tu aimes plus tes enfants qu'homosexuels.
15:36Évidemment, évidemment pas.
15:38Et moi, j'avais donc décidé,
15:41comprenant ceci,
15:42que par exemple, je m'en sortais un peu lâchement
15:45en disant, moi, dans ma mairie, je suis mère,
15:48donc on peut marier les homosexuels,
15:50mais moi, je ne vais pas les marier.
15:52Jusqu'au jour où elle m'a dit,
15:53mais tu ne peux pas ne pas faire ça.
15:55C'est un truc un peu de faux cul.
15:57C'était un truc de faux cul.
15:58Et vous l'avez fait, vous l'avez marié ?
16:00Non, finalement, je ne les ai pas mariés
16:02parce qu'ils n'étaient pas...
16:03Et vous le feriez aujourd'hui ?
16:04Oui.
16:05Mais ce n'est pas facile.
16:07Parce que...
16:08Merci Clara, alors.
16:10Merci Clara de vous faire évoluer.
16:12Merci à vos enfants,
16:13merci à votre femme,
16:14merci à ceux que vous aimez.
16:16C'est eux qui nous font changer.
16:17Et puis, j'avais envie de montrer qu'on pouvait...
16:20Moi, je pense qu'on peut débattre avec les gens.
16:22Regardez, on parle de ces fous furieux
16:24de la France insoumise
16:25et le RN, de temps en temps,
16:27ils ne sont pas mauvais aussi dans ce domaine-là.
16:29Moi, j'aimerais qu'on puisse discuter sereinement.
16:33Et Dieu sait qu'avec ma fille,
16:34c'était impossible.
16:36Tout un tas de sujets,
16:37on ne les aborde plus à table.
16:38Mais avec sa mère, ça passe mieux ?
16:40Ou ça passe mieux avec vous, finalement ?
16:42Je ne vais pas faire de la psychanalysation de mal.
16:44C'est quand même plus compliqué,
16:45les rapports entre un père et une fille.
16:48Évidemment, sur toutes les questions de sexualité,
16:51moi, j'ai plus de mal.
16:52Vous êtes divers droite ou extrême droite,
16:54les parents ménards, alors ?
16:55Il est con, quoi, extrême droite.
16:58Je t'en foutrais, extrême droite.
16:59Non, mais sur les questions...
17:00Non, mais votre fille, elle a dû se dire,
17:01merde, mes parents sont de droite
17:02ou ils sont d'extrême droite ?
17:03Non, mais non, elle sait bien
17:05qu'on n'est pas homophobe,
17:07qu'on n'est pas...
17:07Putain, j'ai passé ma vie
17:08à défendre des mecs dans le monde entier.
17:10Je ne me suis jamais posé la question
17:11de la couleur de leur peau,
17:12de leur religion.
17:13Elle le sait.
17:14Mais en même temps, elle a tendance à...
17:16Il a fallu quand même lui écrire
17:17parce qu'il y avait quand même une incompréhension.
17:19Mais oui, parce que c'est compliqué.
17:20Parce que nos enfants,
17:21ils ont leur histoire.
17:22Les discussions ne sont pas terminées,
17:24si j'ai bien compris,
17:24parce que dans un an,
17:26quand elle votera Mélenchon
17:27et vous bardez là,
17:28ça va chauffer la maison.
17:28Peut-être sur Rima Hassan
17:30qu'il y a des discussions, effectivement.
17:31Oui, peut-être aussi.
17:31Et est-ce que vous,
17:32vous l'avez convaincu sur quelque chose ?
17:35Oui.
17:36Oui, je crois que...
17:37Je l'ai convaincu que ces petits copains
17:40qui assimilent les positions
17:42qui sont les miennes
17:43à l'extrême droite,
17:44ce n'est pas vrai.
17:45Parce qu'elle sait comment on est,
17:47parce qu'elle sait qui on reçoit,
17:49parce qu'elle sait ce qu'il y a dans notre famille,
17:51que non, on n'est pas homophobe,
17:53non, on n'est pas raciste,
17:56non, on n'est pas antisémite,
17:58que ce n'est pas vrai,
17:59qu'on a des désaccords,
18:00mais qu'il n'y a pas un camp de...
18:01Au fond, la seule chose que je pense
18:03que je lui ai convaincu,
18:04c'est qu'il n'y avait pas
18:05une espèce de camp du bien
18:06et un camp du mal.
18:07Ça n'existe pas,
18:08enfin, on le sait tous,
18:09que c'est un brin plus compliqué que ça,
18:12non.
18:12Ça, c'est en vieillissant
18:13qu'on l'apprend, peut-être.
18:14Oui, mais ça,
18:15je ne voulais pas lui dire ça.
18:16Non, bien sûr.
18:17Parce que ça a l'air de dire...
18:18Ça fait le vieux con.
18:18Oui, tu sais, le vieux con.
18:20Tu verras dans le même temps,
18:21Au moment de la campagne
18:21pour les élections municipales,
18:23vous avez dit
18:23si j'avais été électeur parisien,
18:24j'aurais voté Sarah Knafot.
18:26Oui, bien sûr.
18:26Et si elle se présente
18:27à la présidentielle,
18:28vous votez Knafot ?
18:29Quoi ?
18:29Non, à Paris,
18:31j'aurais voté pour elle.
18:31Mais pas à la présidentielle.
18:32Sur le plan national, non ?
18:33Non, pas là.
18:34Je ne pense pas.
18:34Pourquoi ?
18:34Quelle est la différence ?
18:35Parce que ce n'est pas la même chose.
18:36Parce que je préfère elle aux autres.
18:38C'est toujours une comparaison.
18:40Aujourd'hui,
18:40je voterai plus facilement,
18:41je ne sais pas,
18:42pour...
18:43Qu'est-ce que je peux dire ?
18:44Dans ceux qui sont présents
18:45sur le devant de la scène
18:45pour l'instant
18:46et qui prétendent à l'Elysée.
18:47Je voterai plus facilement
18:48pour Retailleau
18:49que pour Sarah Knafot.
18:51Mais à Paris,
18:51je n'aurais pas hésité.
18:52Mais moi,
18:53je l'ai reproché
18:53à Bruno Retailleau.
18:56À Nice,
18:57je n'aurais pas hésité,
18:58j'aurais voté Ciotti.
19:00Mais j'aurais voté...
19:01Il a dit que c'était
19:02au deuxième tour,
19:02il a dit qu'il ne soutenait
19:03plus vraiment Christian Astor.
19:04Oui, mais tu le dis clairement.
19:06Tu le dis clairement.
19:07Attends,
19:07à Marseille,
19:08j'aurais préféré voter
19:10pour le RN
19:10que pour Payan.
19:12Tu peux dire ça
19:13sans être...
19:14Je ne suis pas
19:15un inconditionnel du RN,
19:17un inconditionnel de Ciotti.
19:18On peut au moins se dire ça.
19:20J'espère que mes enfants,
19:21ils ont compris au moins ça.
19:23Au moins ça.
19:24C'est qu'on n'est pas obligé
19:26d'être en bloc,
19:28d'accord avec quelqu'un.
19:29Qu'on peut juste
19:30avoir un peu d'indépendance.
19:32Merci M. le maire de Béziers,
19:34Robert Ménard,
19:35lettre à Clara
19:35aux éditions Télémac.
19:36Merci de venir discuter
19:37avec nous sur le plateau
19:38de BFM TV.
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