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  • il y a 14 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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00:00Bonsoir à tous, bonsoir Olivier. Bonsoir Alain, bonsoir à tous.
00:02L'actualité nous emmène sur deux fronts. Aujourd'hui le front politique et le front militaire.
00:07Le front politique c'est l'entre-deux tours des élections municipales.
00:10Le front militaire c'est toujours la guerre en Iran avec des frappes qui aujourd'hui ciblent et tuent directement
00:16les dirigeants du régime iranien.
00:18Donc on va commencer par le front militaire avec ce qui s'est passé aujourd'hui en Iran puisqu'Israël
00:23a annoncé avoir tué deux dirigeants.
00:25Ali Laridjani c'est le secrétaire du conseil suprême de sécurité nationale et Gholam Reza Soleimani c'est le chef
00:31des Basidji.
00:32Les Basidji c'est la force paramilitaire du pouvoir donc restons déjà sur ces deux informations, ces deux cibles touchées,
00:39atteintes par Israël.
00:40Alors qui est cet homme que l'on voit sur nos images, Ali Laridjani ? Que représente-t-il ?
00:45Est-ce un tournant dans cette guerre en Iran ?
00:48Je voudrais tout de suite vous interroger Maneli Mirkan puisque vous êtes franco-iranienne, experte en sécurité internationale.
00:55Pouvez-vous nous dire ce qu'il représentait dans le régime iranien ?
00:59Ali Laridjani représentait l'architecture du régime, c'était le cerveau du régime.
01:03Il avait depuis sa jeunesse évolué au sein du régime, occupé de très hauts postes à responsabilité.
01:10Et puis il venait d'un fils d'Ayatollah, sa femme est la fille d'un très grand Ayatollah.
01:17Donc voilà, il représentait toute la complexité de ce régime dans ses alliances, dans sa posture.
01:23Et puis très récemment il était devenu une figure qui servait, j'allais dire, de figure de médiation dans toutes
01:31les structures très diverses et très conflictuelles au sein du régime.
01:38C'est pour ça qu'on n'arrivait pas à le positionner jusqu'à très récemment entre une figure plutôt
01:43réformateur, modérée ou conservateur et dur.
01:47En revanche, sur ces derniers mois, il s'est vraiment endurci.
01:52Je pense que c'est pour ça aussi que le choix de le viser est un choix assez récent.
01:57Est-ce que ça déstabilise le pouvoir iranien ?
01:59Complètement. Je pense qu'après Khamenei, c'était vraiment l'homme fort du régime.
02:05Et on s'attend à ce que ce cerveau qui n'est plus...
02:08Après, évidemment, quand vous dites le cerveau a été touché, il y a toujours une phase de déstabilisation qui peut
02:15basculer dans la violence.
02:16On écoute le président Trump aujourd'hui, en direct de la Maison-Blanche.
02:19Je pense qu'il était très important d'éliminer la menace nucléaire que posait l'Iran.
02:31Et nous l'avons fait de façon très puissante.
02:35Nous avons dégommé leurs marines, nous avons écrasé leur armée en tout plan.
02:39Leur force aérienne est décimée, ils n'ont plus d'avions, plus de bateaux.
02:44Leurs radars sont éliminés, toute leur machinerie aérienne est éliminée, leurs responsables sont éliminés.
02:54Beaucoup de personnes disent que leur numéro 1 actuel a été tué hier avec quelqu'un d'autre.
03:02Quelqu'un qui était responsable des tueries, c'était l'homme qui était responsable d'avoir tué 30 000 personnes
03:09qui manifestaient.
03:13Et laissez-moi vous dire qu'ils ont tué bien plus que 30 000 personnes et que l'homme qui
03:17est responsable de cela a aussi été tué hier.
03:20Tous les alliés de l'OTAN sont d'accord avec nous, mais malgré le fait que nous les aidons autant,
03:30nous avons des milliers de soldats déployés dans plein de pays dans le monde, ils ne veulent pas nous aider.
03:36Ce qui vraiment me sidère.
03:41Je ne fais pas de conférence de presse, mais parce que vraiment, nous n'avons pas besoin d'aide.
03:50En ce qui me concerne, vraiment, leur cas est réglé.
03:55Le cas de l'Iran est réglé, nous avons vraiment éliminé leurs marines.
03:59Mais j'étais quand même étonné de voir que l'OTAN, alors qu'ils sont d'accord qu'il s
04:04'agit de quelque chose d'important à faire, personne ne m'a dit vous ne devriez pas le faire.
04:08Ils auraient eu l'arme nucléaire en un mois si on n'avait pas envoyé nos deux bombardiers sur leurs
04:15infrastructures.
04:20Donc, je crois que l'OTAN fait une erreur idiote, vraiment.
04:27Et moi, je me suis toujours demandé si l'OTAN serait là pour nous.
04:30Et voilà, c'est vraiment le test.
04:32Nous n'avons pas besoin de l'OTAN, mais ils auraient dû être là pour nous.
04:35Et l'autre chose qui me semble importante, on n'était pas obligés d'être là pour l'Ukraine, vous
04:42savez.
04:43Biden a choisi de dépenser des centaines de milliards de dollars sur l'Ukraine.
04:49Et je crois que le gouvernement de l'Allemagne, il vient de faire une déclaration également.
04:56Ils disent qu'ils n'ont rien à voir avec la guerre.
05:00Mais en même temps, ils pensent que nous avons fait quelque chose de remarquable.
05:04Personne ne veut l'Iran.
05:06Personne ne veut l'Iran avec une arme nucléaire parce que ce sont des fous.
05:08Ils sont complètement fous.
05:10Ils sont malfaisants, violents.
05:12Mais réfléchissez un peu.
05:13Ils ont tué 41 000 personnes.
05:16Ils s'est sorti dans les informations il y a deux jours.
05:19N'importe qui qui participe à des manifestations était immédiatement tué.
05:24Donc ils sont d'accord avec nous, mais ils ne veulent pas nous aider d'autant.
05:27Donc nous, les Etats-Unis, nous devons nous en souvenir parce que c'est tout à fait sidérant.
05:41Vous avez dit que vous n'enverriez pas de force armée dans le Détroit.
05:46France a dit ça, la France, avant que les hostilités cessent.
05:49Les hostilités cessent.
05:51Bon, c'est la France qui le dit.
05:53On Dune Beg, vous êtes construit une extension à ce moment-là, mais il y a eu une objection à
05:59ce moment-là, et c'est being held back à ce moment-là, due à des petits snails.
06:04Est-ce que vous êtes désappréable de ça?
06:07La question est correcte.
06:08Je n'ai pas entendu ça.
06:10Monsieur le Président, Monsieur le Président, Monsieur le Président.
06:14Le cours a été créé et s'est été créé très successif.
06:21Il y a...
06:29Pas bien traduit.
06:34Concernant le Détroit d'Hormuz, quels sont les pays qui sont d'accord pour aider?
06:39Alors, nous avons beaucoup de soutien du Moyen-Orient.
06:41Le Qatar a été formidable.
06:44Les Émirats Arabes Unis ont été absolument formidables.
06:47L'Arabie Saoudite, fantastique.
06:50Le Bahreïn, très bien aussi.
06:53Ils nous ont tout à fait apporté leur soutien.
06:55Bien entendu, Israël a été un partenaire.
06:59Et Israël s'est montré très solide.
07:09Un petit souci de liaison dans le bureau ovale de la Maison-Blanche, où Donald Trump fait un point sur
07:13l'actuel conflit en Iran.
07:16Et Donald Trump se félicite une fois de résultats obtenus.
07:20C'est notamment ce qu'il faut retenir avec une pique adressée aux alliés.
07:23Il a dégommé la marine iranienne.
07:26Ah bon, on l'a retrouvé.
07:28La liaison est revenue avec Washington.
07:3548 ans, ça fait 48 ans qu'ils jouent un mauvais jeu.
07:43On ne peut pas les laisser avoir l'arme nucléaire.
07:46S'ils l'avaient eue, je pense qu'au bout de 48 heures, ils s'en seraient déjà servis.
07:49Et ils l'auraient eue si nous ne les avions pas bombardés avec nos bombardiers B2 il y a huit
07:56mois.
07:56On aurait eu une guerre nucléaire dans le Moyen-Orient et même au-delà.
08:02Je crois qu'ils auraient pu frapper l'Europe.
08:06Moi, je crois que vous auriez été frappé, je pense.
08:09Ils vous auraient frappé l'Europe.
08:18Votre directeur de l'Agence nationale de contre-enseignement vient de démissionner.
08:23En lien avec le conflit.
08:27Alors, c'est un type bien, mais je pense qu'il est un peu faible du point de vue de
08:31la sécurité.
08:34Il manque un peu de résolution, mais c'est un type bien.
08:39Quand j'ai lu sa déclaration, j'ai compris que c'est plutôt pas mal qu'il le démissionne.
08:44Parce qu'il a dit que l'Iran ne représentait pas une menace.
08:50Au contraire, tous les pays se rendaient bien compte de la menace que représentait l'Iran.
08:57Beaucoup de chercheurs dans le domaine militaire disent que ça fait des années que les présidents devaient contrer l'Iran.
09:04Si nous n'avions pas attaqué, et j'irais même plus loin, si je n'avais pas mis fin à
09:11l'accord nucléaire signé par Barack Hussein Obama,
09:15vous vous souvenez quand ils envoyaient des Boeing 757 là-bas, remplis d'espèces, des centaines de millions de dollars
09:22?
09:23Vous auriez dû voir ça, c'était incroyable.
09:26Des centaines de millions... Les gens oublient ça. Est-ce que quelqu'un se souvient de ça ?
09:30Est-ce que vous vous souvenez des centaines de millions de dollars dans un Boeing 757 ?
09:35Je crois qu'il y en avait deux, plein à craquer. Ils ont enlevé les sièges, ils ont mis des
09:40billets dedans.
09:41Il y en avait tellement... Toutes les banques, Virginie, Maryland, n'avaient plus d'argent dans leur coffre.
09:49Ils ont tout envoyé en Iran. Presque comme une rançon.
09:54Et ça, ça ne se passerait pas avec Trump. Et personne n'a rien fait. Personne n'a rien dit.
09:59Vous imaginez si moi, je faisais ça ? Donc ça fait longtemps qu'ils représentent une menace.
10:05Mais si je n'avais pas mis fin à cet accord terrible signé par Obama sur le nucléaire iranien,
10:12on aurait eu une guerre nucléaire il y a quatre ans.
10:18On aurait eu un holocauste nucléaire si nous n'avions pas bombardé leur site.
10:25Donc quand quelqu'un travaille avec nous et dit qu'il ne pense pas que l'Iran représente une menace,
10:30bon ben, on n'en veut plus de ces gens-là parce que ce ne sont pas des personnes intelligentes,
10:36ce ne sont pas des personnes qui sont au fait des choses.
10:38L'Iran représentait une menace énorme. Et toutes les nations de l'OTAN,
10:43s'ils m'avaient dit que l'Iran n'était pas une menace, et que pour cette raison ils ne
10:46voulaient pas aider,
10:47mais ce n'est pas ça. Ils disent que c'est une menace, une menace énorme.
10:52Alors moi je pensais que toutes les nations de l'OTAN seraient d'accord pour aider.
10:59Et quand ils disent que c'est une menace, mais qu'ils n'aident pas, je pense qu'ils sont
11:02vraiment idiots.
11:08Regardez-moi ce que je pourrais dire, ce qu'il se passe en Ukraine, on en est déjà peut-être
11:12à 400 milliards de dollars.
11:14On ne dépensera pas plus d'argent.
11:17Biden leur a donné entre 350 et 400 milliards de dollars en équipements, en espèces.
11:25Il faut vraiment que vous regardiez ça pour les espèces.
11:28On pourrait dire que ce n'était pas une menace. On les aide.
11:32Donc on les a aidés, et ils ne nous ont pas aidés.
11:35Et je crois que ce n'est vraiment pas bien de leur part.
11:37Est-ce qu'il y a des répercussions pour l'OTAN ?
11:42Alors, pour la Chine, c'est une autre histoire.
11:51D'ici cinq semaines, nous sommes en train de travailler avec la Chine.
11:57Et j'ai hâte de recevoir le président Xi. Je crois qu'il a envie de me voir aussi.
12:02Nous avons une bonne relation avec la Chine.
12:08La Chine, d'un point de vue économique, est très intéressante pour nous.
12:12Tout à fait le contraire de ce que c'était dans le passé.
12:15Et nous avons une bonne relation de travail avec la Chine.
12:20Donc d'ici cinq à six semaines.
12:22Est-ce que vous critiquez l'OTAN ?
12:27Quelles sont les répercussions pour l'OTAN de leur manque de soutien ?
12:31Alors, je pense que ce n'est pas bien pour notre partenariat.
12:33Ils disent, ce que vous faites, c'est bien, mais nous ne vous aidons pas.
12:38Ils ont dit, ce que vous faites, c'est bien, mais nous n'allons pas aider.
12:47Si vous envoyez des troupes en Iran, est-ce que vous avez peur qu'ils aient...
12:53Non, je n'ai peur de rien.
13:02La relation entre les États-Unis et l'OTAN ?
13:05Eh bien, je suis déçu, déçu par l'OTAN.
13:08Nous avons dépensé des milliers de milliards de dollars depuis des années.
13:15Et c'est pour cela, c'est l'une des raisons pour lesquelles nous avons un déficit.
13:18Et s'ils ne nous aident pas, ça nous pousse à réfléchir.
13:28Je suis à même de prendre cette décision moi-même.
13:32Je travaille avec des personnes très intelligentes,
13:34et je travaille toujours aussi avec le Congrès,
13:37mais je n'ai pas besoin du Congrès pour cette décision.
13:41Je n'ai rien à l'heure actuelle en tête,
13:45mais ça ne m'enchaîne pas du tout.
13:47Nous les avons aidés avec l'Ukraine.
13:51L'Ukraine aurait été effacée de la carte en un jour,
13:54si nous n'avions pas aidé.
13:55Et là, ils ont le meilleur équipement du monde.
13:57C'est notre équipement qui a été donné par Joe Biden l'endormi.
14:03Des centaines de milliards de dollars,
14:04le meilleur équipement au monde, sans frais supplémentaires.
14:08Alors, moi, vraiment, ça ne me convient pas du tout.
14:10Monsieur le Président,
14:12l'Iran, c'est une opération militaire.
14:31Quelque chose qui aurait dû être terminé en 2-3 jours.
14:34La marine a été éliminée en quelques jours.
14:37Leurs forces aériennes ensuite, leur artillerie ensuite.
14:41Mais nous survolons l'Iran.
14:43Nous pourrions cibler leur capacité électrique,
14:47leur réseau électrique en une heure.
14:48Ils ne peuvent rien faire maintenant.
14:50Parce que tout est décimé.
14:54Ils n'ont plus de radar, plus de forces aériennes.
14:56Ils n'ont rien.
14:59C'était une décision que j'ai prise.
15:01Nous en avons parlé.
15:02Pete, Marco, J.D., Chris, tous ensemble.
15:08On peut cibler leur réseau électrique en quelques minutes, si on veut.
15:12Et ils ne pourront rien y faire.
15:14On peut également cibler leur champ de pétrole dans l'île de Cargues.
15:21Leur zoléoduc, c'est assez complexe.
15:23Mais si on fait ça, ça leur prendra...
15:26Enfin, ils n'arriveront jamais à reconstruire.
15:30S'il s'agit du même groupe de personnes.
15:32Mais qui que ce soit qui va diriger le pays ensuite,
15:34et nous allons essayer d'avoir des gens qui soient compétents
15:38et à même de bien diriger ce pays.
15:40Vous savez, l'Iran, avant, c'était un endroit...
15:43Les gens étaient...
15:44Les gens sont super intelligents, plein d'énergie.
15:47C'était un pays plein de réussite.
15:50Maintenant, c'est un pays qui est...
15:53Où ils disent aux manifestants de ne pas sortir,
15:55parce que s'ils le font, on va vous tuer, dit le gouvernement.
16:01Alors, le Cuba...
16:04Cuba n'est pas en forme, très mauvaise forme.
16:07J'en ai parlé avec Marco.
16:08On va faire quelque chose à propos de Cuba, très rapidement.
16:16Marco, tu veux dire quelques mots sur Cuba ?
16:20Alors, l'économie de Cuba ne marche pas.
16:23Le système gouvernemental ne marche pas non plus.
16:28Le gouvernement n'arrive pas à résoudre les problèmes.
16:30Donc, il faut prendre de grandes décisions concernant Cuba.
16:37Est-ce que vous êtes en faveur d'alléger l'embargo qui pèse sur Cuba ?
16:41Alors, je ne vais pas en parler maintenant.
16:44Un problème avec l'image dans le bureau ovale de la Maison-Blanche.
16:47On a bien compris que cette fois-ci,
16:48Donald Trump demanda à Marco Rubio de s'exprimer sur la crise politique.
16:51Mais à Cuba...
16:52Alors, qu'est-ce qu'on retient de ce que vient de dire le président des États-Unis
16:55sur la guerre en Iran, Ulysse Gosset ?
16:57Alors, trois choses.
16:58Sur le plan militaire, il est très satisfait.
17:00Il dit qu'il a dégommé tous les dirigeants iraniens.
17:04Il a détruit les bases militaires des gardiens, les radars, etc.
17:08Donc, sur le plan militaire, tout va bien.
17:11Sur l'Ari Jani, Ali Lari Jani, qui a été donc éliminé par une frappe israélienne.
17:15Ali Lari Jani, il faut préciser, c'était le chef du Conseil national de sécurité.
17:20C'était l'homme fort de l'Iran.
17:22C'est lui qui dirigeait le pays et c'est lui qui avait été responsable de la répression
17:26et des massacres de janvier, qui avait fait 30 à 40 000 victimes.
17:31Et là, Trump dit que ce dirigeant était le responsable des massacres.
17:34Et donc, d'une certaine manière, il se félicite de son élimination.
17:39Ce qu'il ne dit pas, c'est que c'est effectivement un coup terrible porté au régime
17:42car ça le déstabilise de l'intérieur.
17:44On ne sait pas qui va le remplacer.
17:46Il y aura très certainement quelqu'un d'autre.
17:47Mais c'est vraiment une perte très importante pour le régime
17:50parce qu'il était non seulement le conseiller de l'ancien guide, Ali Khamenei,
17:54mais c'est lui qui assumait le pouvoir
17:56alors que l'actuel guide, Moshabad Khamenei, n'est pas en état de gouverner.
18:01Sur la deuxième question qui est fondamentale pour la France,
18:04les pays européens sont-ils prêts à aller escorter
18:07et aider à débloquer les détroits d'Hormuz ?
18:11Et là, il dit, c'est une erreur stupide
18:13qu'ils ne veuillent pas venir avec nous.
18:15Je suis sidéré.
18:16Alors pardon, on y retourne à la Maison Blanche.
18:18Eh bien, allons-y.
18:19Écoutez la suite de l'intervention du Président.
18:22Et comment est votre opinion de Kier Starmer a changé grâce à cela ?
18:25Bon, pardon.
18:33Désolé pour ces allers-retours avec les problèmes techniques,
18:35mais ça vient de la Maison Blanche directement.
18:37Ça nous échappe.
18:38Ça ne marche plus en Iran.
18:40C'est peut-être une entreprise de désinformation, je ne sais pas.
18:43En tout cas, l'idée, c'est qu'effectivement, sur l'OTAN,
18:45Trump se dit sidéré et il dit que le fait que les Européens,
18:48dont la France, mais aussi les Britanniques, les Allemands,
18:51les Espagnols, les Italiens, les Japonais, les Australiens,
18:54ne veulent pas venir aider l'Amérique à débloquer le droit d'Hormuz,
18:57il dit que c'est une erreur stupide.
18:59Et il ne la comprend pas.
19:00Et puis, il ajoute, ce qui est assez surprenant,
19:02après avoir hier demandé l'aide des alliés de l'OTAN,
19:05aujourd'hui, il dit, nous n'avons plus besoin d'aide du tout.
19:08Donc, il y a ce revirement là-dessus.
19:12Lui dit que l'Amérique était obligée d'être impliquée dans cette guerre en Iran
19:18pour mettre fin à la menace imminente d'une attaque nucléaire
19:22qui pourrait, dit-il, viser l'Europe.
19:24Ça, c'est important.
19:25Et dernier point, vous savez qu'aujourd'hui,
19:27l'un des patrons du contre-terrorisme aux États-Unis a démissionné.
19:31C'est Joe Kent, qui est un personnage très intéressant.
19:34C'est un ancien des forces spéciales, un ancien agent de la CIA,
19:37qui a été nommé par Trump lui-même
19:39pour être le directeur du Centre national de la lutte contre le terrorisme.
19:42C'est lui qui détecte le terrorisme
19:44et qui lutte contre le terrorisme aux États-Unis.
19:46Il a démissionné en disant, il y a eu un mensonge,
19:50on a influencé Donald Trump
19:52pour lui faire croire qu'il y avait une menace imminente contre l'Amérique.
19:55Ce n'était pas exact.
19:57Et c'est la raison pour laquelle je démissionne.
19:59Et lui, c'est un MAGA, vous savez, il est pro-Trump.
20:01C'est un MAGA très, très dur
20:03qui est contre les interventions militaires à l'étranger
20:05et qui est proche des réseaux complotistes
20:08qui considèrent que les élections de 2020 aux États-Unis ont été truquées.
20:11Le fait qu'il démissionne, c'est un coup très dur pour la base de Trump.
20:14Mais Trump, et là je vous cite sa réaction à l'instant,
20:17son départ est une bonne chose.
20:19Il était un peu faible, dit-il, du point de vue de la sécurité.
20:22Et c'est plutôt pas mal, dit Donald Trump, qu'il démissionne.
20:25Voilà l'analyse qu'il en fait.
20:26– Guillaume Lagan, Trump en veut beaucoup aux membres de l'OTAN
20:30qui n'aident pas les États-Unis.
20:31Il dit que l'Iran aurait pu attaquer l'Europe.
20:35Il faut rappeler la déclaration un peu plus tôt dans l'après-midi d'Emmanuel Macron
20:40qui n'a pas répondu favorablement à l'appel du président américain
20:44pour sécuriser le détroit d'Hormuz,
20:46puisque le chef d'État affirme que la France ne prendra jamais part
20:49à des opérations dans le contexte actuel
20:50et qu'on attend que ça soit beaucoup plus calme
20:53dans le détroit d'Hormuz pour intervenir.
20:56Vous comprenez des critiques de Donald Trump ?
20:59Pourtant, sur le constat, on est tous d'accord,
21:02aussi bien en Europe qu'aux États-Unis,
21:04pour dire que l'Iran était un danger
21:05avec cette volonté de s'armer avec le nucléaire.
21:09– Oui, alors je pense que sur le constat,
21:10il y avait des deux côtés de l'Atlantique la même analyse,
21:14c'est-à-dire que l'Iran est un pays qui,
21:16depuis une vingtaine d'années,
21:18cherche à se doter de l'arme nucléaire,
21:21en violation, vous savez, de ce qu'on appelle
21:22le traité de non-prolifération,
21:24qui interdit à tous les États d'avoir l'arme nucléaire,
21:26sauf à ceux qu'il avait avant 1967,
21:28c'est avant la signature de ce traité.
21:30Là, le constat, je crois qu'il est partagé.
21:32Après, la différence, c'est que les Européens
21:34privilégiaient l'action diplomatique,
21:36là où les Américains ont varié.
21:39En 2015, il y a dix ans,
21:40on a signé ce qu'on appelle les accords de Vienne,
21:42soutenus par les Européens,
21:43et qui prévoyaient que le programme nucléaire iranien
21:46soit ralenti, pas terminé, ralenti.
21:48Et puis, M. Trump est sorti de cet accord,
21:50et là, donc, les derniers événements,
21:52on voit qu'il a privilégié la voie militaire
21:54pour, d'abord, l'année dernière,
21:56attaquer ses capacités militaires de l'Iran,
21:58et cette année, passer à un programme
22:00de changement de régime.
22:01Et évidemment, les Européens, dans cette affaire,
22:03sont fragilisés, mal à l'aise,
22:06parce que c'est contraire au droit international
22:08que les Européens défendent.
22:09Là, je parle du changement de régime.
22:11C'est aussi privilégié l'usage de la force.
22:13Vous savez que les Européens,
22:14on avait déjà vu ça, rappelez-vous,
22:16il y a vingt ans, avec la guerre en Irak,
22:17sont mal à l'aise avec l'usage de la force,
22:19avec l'utilisation de la violence
22:20dans les relations internationales.
22:21Et en plus, cette opération,
22:23c'est le dernier aspect,
22:25elle a été décidée sans concertation
22:26avec les Européens.
22:27Et là, tout d'un coup,
22:28on a une demande d'aide,
22:30alors qu'au fond,
22:31les Américains, jusqu'ici,
22:32ne la demandaient pas.
22:33Et donc, ça renvoie aussi
22:34aux capacités militaires des Européens
22:36qui ne sont pas énormes.
22:37Et il est difficile pour eux, peut-être,
22:38de fournir ces capacités,
22:40au-delà même, d'ailleurs,
22:40de l'usage de la force.
22:43Alors, on va retrouver nos envoyés spéciaux,
22:44justement, sur le terrain du conflit.
22:45Nous sommes au Liban,
22:46nous sommes à Beyrouth,
22:47où on retrouve Nicolas Poincaré en direct,
22:50parce que cette guerre au Liban
22:51a provoqué le déplacement de population.
22:53C'est un million de personnes
22:55qui ont bougé dans le Liban,
22:56du sud vers le nord,
22:58un million de déplacés.
22:59Et maintenant,
23:00on a des réfugiés libanais
23:01qui se retrouvent chassés des villages
23:03où ils sont venus s'abriter.
23:04Et ça, vous l'avez constaté, Nicolas.
23:08Oui, parce que chaque fois
23:10qu'il y a une frappe israélienne,
23:11c'est généralement pour viser
23:13quelqu'un qui vient du sud,
23:14qui se cache parmi les réfugiés.
23:16Et donc, de plus en plus souvent,
23:17ici, dans la région de Beyrouth,
23:19lorsqu'il y a un bombardement,
23:20eh bien, on juge que ce sont les réfugiés
23:23qui en portent une partie
23:25de la responsabilité.
23:26Alors, avec Benjamin Daman,
23:28on s'est rendu ce matin
23:29dans un village qui s'appelle Aramoun,
23:31qui est au sud de Beyrouth.
23:32Et vous allez voir,
23:33la nuit a été très, très chaude.
23:34Les militaires ont dû s'interposer
23:36entre des réfugiés
23:38et les populations locales.
23:42Une frappe ciblée de plus
23:44de l'aviation israélienne
23:45qui, en pleine nuit,
23:46a tapé cet appartement
23:48qui a été entièrement détruit
23:49quelque part ici,
23:50au sud de Beyrouth.
23:52La famille qui occupait cet appartement
23:54et dont on ne sait pas grand-chose,
23:56a sans doute été prévenue
23:57puisque, à 3h du matin,
23:59ils venaient de quitter l'appartement
24:00lorsqu'il a été tapé.
24:02Mais ce n'est pas ça, l'histoire.
24:03L'histoire, c'est que,
24:04juste après,
24:05les habitants des environs
24:06se sont rassemblés ici
24:08et ils se sont aperçus
24:09que tout autour,
24:10notamment dans cet immeuble,
24:12étaient logés
24:13de très nombreuses familles
24:14de déplacés,
24:15au moins 3 ou 4 familles
24:17par appartement.
24:18Et tout ça a provoqué,
24:19en pleine nuit,
24:20une sorte de mouvement de colère
24:21des habitants
24:21qui se sont dit
24:22mais dans le fond,
24:23si on est bombardés comme ça,
24:25si on est en danger,
24:26c'est parce qu'il y a
24:27ces réfugiés du sud,
24:29majoritairement chiites,
24:30qui viennent chez nous
24:31et qui nous mettent en danger.
24:32Et donc, à partir de là,
24:33il y a eu des bagarres,
24:35des tirs en l'air.
24:35Plusieurs personnes,
24:36nous dit-on,
24:37ont tiré à la Kalachnikov
24:38en l'air
24:39et des incidents,
24:40des cris,
24:41des coups.
24:46Et cette voiture,
24:48par exemple,
24:48que vous voyez partir,
24:49c'est une voiture de réfugiés
24:51qui est détruite,
24:51non pas par l'explosion
24:52juste derrière,
24:53mais par des coups de pierre
24:55lancés par les habitants.
24:56Ce matin ici,
24:57il ne reste plus aucun réfugié,
24:58ils ont préféré
24:59aller voir ailleurs
25:01pour se mettre en sécurité
25:03et il reste ici
25:04des habitants
25:04qui n'ont pas trop envie
25:05de parler de tout ça.
25:06C'est un petit peu gênant,
25:08c'est un petit peu tabou,
25:09mais il y a quand même
25:10effectivement
25:10un mouvement de colère
25:12qui monte dans ce pays
25:13contre les déplacés.
25:17Vous voyez,
25:18donc c'est un drame
25:19dans le drame.
25:20Un million d'habitants
25:22parmi les 5 ou 6 millions
25:23de Libanais
25:24qui ont dû quitter
25:25leur foyer
25:26et qui maintenant
25:27se retrouvent
25:28dans une situation
25:28très tendue,
25:29voire,
25:29comme on vient de le montrer,
25:31voire agressés
25:32par les populations locales.
25:33Voilà,
25:34Nicolas Poincaré,
25:35un reportage
25:35avec Benjamin Danan
25:36pour BFM TV.
25:37On va rester au Liban,
25:38retrouver Jérémy Normand.
25:40Là aussi,
25:41il sera avec nous
25:42dans un instant,
25:43Jérémy Normand.
25:43Je voudrais donner la parole
25:45à Sébastien Boussole
25:47qui est docteur
25:47en sciences politiques,
25:48auteur de
25:48Donald Trump
25:49Retour vers le futur.
25:50On a entendu
25:51le président américain
25:52se féliciter
25:52qu'il avait réussi
25:54à dégommer,
25:54je reprends son expression,
25:55la marine iranienne,
25:57qu'il avait tué
25:57les principaux dirigeants iraniens,
25:59mais la guerre
25:59n'est pas terminée.
26:00Moi, je ne sais pas
26:01ce que ça veut dire la guerre,
26:02je ne sais pas
26:02ce que ça veut dire la paix
26:03à chaque fois
26:03parce qu'on est entré
26:04dans un processus
26:05pour lequel,
26:06si on s'arrête,
26:07enfin,
26:07s'il s'arrête au milieu,
26:09il devra rendre des comptes
26:10bien évidemment à Israël,
26:12mais surtout aux électeurs
26:14américains du camp Maga
26:16qui ne voulaient pas
26:16d'intervention.
26:17C'est effectivement
26:18une grande tradition
26:19dans le camp Maga.
26:20l'objectif était
26:21le repli américain
26:22et c'est ce glissement
26:23auquel on a assisté
26:24depuis des années
26:25entre la grande période
26:26des néo-cons
26:27qui était pour le régime change,
26:29pour les changements
26:29des régimes autoritaires
26:30vers quelque chose
26:31de plus néo-réactionnaire
26:32avec effectivement un courant
26:34qui est contre toute intervention
26:35et en fait,
26:36Donald Trump,
26:37depuis son retour
26:37à la Maison-Blanche,
26:38nous avait vendu ça,
26:39avait vendu le fait
26:40qu'il n'interviendrait pas
26:41et on voit bien
26:42que pendant des semaines,
26:43il a tergiversé
26:44et que là,
26:45c'est Claire Hennette
26:46et le Joe Kent,
26:47le numéro 3
26:47qui vient de démissionner
26:48de la lutte antiterroriste le dit,
26:50il y a eu une influence évidente
26:51de Benjamin Netanyahou
26:52qui depuis des années
26:53voulait effectivement cette attaque.
26:54Il avait essayé de le faire
26:56avec Barack Obama
26:57qui avait refusé,
26:58il n'avait pas insisté
26:59de toute évidence
27:00avec Joe Biden
27:01qui n'était pas en clair
27:01mais en tout cas,
27:02avec le retour de Donald Trump,
27:03il savait qu'il pourrait aller
27:04au bout de l'histoire
27:05et en finir avec l'Iran
27:07mais on est encore loin
27:08de tout ça
27:08au-delà des têtes
27:09qui ont sauté.
27:09Vous n'êtes pas d'accord ?
27:10Non, je pense qu'il faut...
27:12Attention,
27:12je pense qu'il ne faut pas
27:13que les téléspectateurs
27:14pensent que c'est
27:14M. Netanyahou
27:15qui a amené Trump
27:17vers la politique iranienne.
27:18Je pense,
27:18comme vous l'avez dit,
27:19qu'au sein de l'administration Trump
27:20il y a des tendances différentes.
27:21Il y a la tendance isolationniste
27:23qui ne veut pas intervenir,
27:24ce qu'on appelle Maga.
27:25Et vous avez la composante
27:27si vous voulez plus classique,
27:29républicaine.
27:29Marco Rubio ?
27:30Voilà, Marco Rubio
27:31qui depuis des décennies
27:32sait que l'Iran
27:33c'est un problème au Moyen-Orient
27:34et qui s'est dit
27:35c'est le bon moment
27:36contre l'affaiblissement du régime
27:38pour provoquer sa chute.
27:40Et il se trouve qu'évidemment
27:41ça va dans le sens
27:42de ce que veulent les Israéliens
27:44bien au-delà de M. Netanyahou
27:46où il y a un consensus total
27:47en Israël sur le sujet
27:48parce que l'Israël,
27:49vous le savez,
27:50est menacé dans son existence.
27:51Je suis d'accord
27:52mais je pense qu'il y avait
27:52une sincérité de la part de Trump
27:54les dernières semaines
27:55de vouloir essayer de négocier
27:57l'arri-jani.
27:58On était dans une situation
27:59où il espérait encore pouvoir négocier.
28:01Négocier quoi ?
28:02C'est une vraie question.
28:02En tout cas, il y avait un espoir.
28:04On a une indication
28:05sur la durée du conflit
28:06puisque Donald Trump a dit
28:09qu'il resterait à Washington
28:10tant que la guerre
28:11se poursuit au Moyen-Orient.
28:14Or, il doit aller en Chine.
28:16Donc, ce voyage est repoussé
28:19dans 5-6 semaines.
28:21C'est-à-dire que dans 5-6 semaines,
28:22tout est terminé ?
28:22Donald Trump voulait aller à Pékin
28:24pour rencontrer Xi
28:25et parler business essentiellement
28:27et droits de douane essentiellement
28:29et commerce.
28:30Mais il avait annoncé
28:31il y a deux jours
28:32que si les Chinois
28:34ne participaient pas
28:35à la protection du détroit d'Hormuz
28:37alors qu'ils ont intérêt
28:38à ce que leurs navires
28:39et leurs pétroliers
28:40puissent circuler
28:41parce qu'ils sont
28:42les principaux importateurs
28:43de pétrole iranien
28:44et Trump leur avait dit
28:45si vous ne participez pas
28:46eh bien, je reporterai mon voyage.
28:49Hier, il a déclaré
28:50effectivement
28:51qu'il souhaitait
28:52être à Washington
28:53pendant la guerre
28:54et qu'il ne quitterait pas
28:55la Maison-Blanche
28:56ou la Floride
28:57tant que la guerre
28:58ne serait pas terminée.
28:58Et aujourd'hui, donc,
29:00il dit
29:00j'irai sans doute
29:01à Pékin
29:01dans cinq à six semaines.
29:03Qu'est-ce que cela veut dire ?
29:04Ça veut dire que le conflit
29:06pourrait durer encore
29:07pendant plusieurs semaines.
29:09Alors, à l'origine,
29:10à l'origine,
29:10lorsque la guerre
29:11a été déclenchée,
29:12on a parlé d'un conflit.
29:13On est dans la troisième semaine, là.
29:15On est à dix-huit jours.
29:18Et donc, effectivement,
29:19à l'origine,
29:20les commandants,
29:21les généraux américains
29:22du CENCOM
29:22avaient dit
29:23une guerre
29:23de quatre à cinq semaines
29:25et ce qu'avait dit
29:26également Donald Trump.
29:28Donc là,
29:28on est finalement
29:29dans un scénario
29:30qui verrait Trump aller
29:31d'ici un mois et demi
29:33environ en Chine.
29:34Ça veut dire
29:34que la guerre
29:35pourrait durer
29:35encore plusieurs semaines.
29:37Sauf,
29:37parce qu'aujourd'hui,
29:38il s'est passé quand même
29:39un événement considérable
29:40en Iran.
29:41C'est l'événement
29:41numéro un aujourd'hui.
29:42L'élimination
29:43de l'homme fort du régime,
29:44Ali Laridjani,
29:45chef du Conseil national
29:46de sécurité,
29:47et aussi,
29:47ne l'oublions pas,
29:48l'élimination
29:49du commandant
29:49des Basij,
29:50c'est-à-dire
29:50la milice de sécurité intérieure.
29:53C'est des dizaines,
29:54pour ne pas dire
29:55plus près de 200 000 hommes
29:56qui sont chargés
29:57en fait de servir
29:58de garde-chioum du régime
30:00et de réprimer
30:01l'opposition.
30:02Et donc,
30:02ces deux hommes
30:03sont éliminés,
30:04ce qui veut dire
30:05que le régime
30:06est touché au cœur.
30:07Alors, évidemment,
30:08on sait qu'en Iran,
30:09ils sont toujours,
30:09il y a un processus
30:10de rentation,
30:11de remplacement,
30:13sans doute.
30:14Mais Laridjani,
30:15c'est un personnage
30:15absolument incroyable.
30:16C'est un ancien docteur
30:18en philosophie
30:19qui a écrit quatre livres
30:20sur le philosophe
30:21Emmanuel Kant,
30:22qui a été président
30:23du Parlement iranien,
30:24qui est le fils
30:24d'un ayatollah
30:25qui est très proche
30:27des lettrés,
30:28des universitaires
30:29et du monde politique.
30:30Donc, c'est un homme
30:31qui avait tous les rouages
30:32de l'association en main.
30:32Et on en faisait aussi
30:34un possible interlocuteur
30:36en cas de négociation
30:38avec le régime.
30:39Il est parti.
30:39Mais là, on a envoyé
30:40un message.
30:41Pourquoi vous négociez
30:42sans vous-tu ?
30:42Mais là, il est juif.
30:43Ça veut dire qu'il n'y a pas
30:44la place pour la négociation.
30:45Vous disiez vous-même
30:46qu'on est à 18 jours de guerre.
30:47Il y a un certain nombre
30:48de personnalités
30:49du régime iranien
30:50qui ont été éliminées.
30:51C'est le moment
30:52de résumer un peu
30:52toutes ces frappes,
30:53les cibles qui ont été touchées,
30:55atteintes.
30:55Avec vous maintenant,
30:57Nargis Sajji.
30:57Bonsoir.
30:58Bonsoir, Alain.
30:59Absolument.
30:59Trois niveaux touchés,
31:00politique, militaire
31:01et renseignements.
31:03Dernière en date,
31:04vous en parliez,
31:05Ulisse Gosset,
31:05Ali Laridjani,
31:07présenté comme l'homme
31:08fort du régime iranien.
31:09On l'a vu encore
31:10il y a quelques jours
31:11se promener,
31:12déambuler dans les rues
31:13de Téhéran
31:14et donc tuer
31:14lors d'une frappe israélienne.
31:15C'est ce qu'annonce
31:16le ministre israélien
31:17de la Défense,
31:18Israël Katz.
31:19Également annoncé
31:20comme tué
31:21Gholam Reza Soleimani,
31:23commandant de la milice
31:24Basidji.
31:25C'est donc le bras armé
31:26du régime iranien.
31:27Ils font partie
31:28des gardiens
31:28de la révolution.
31:31Au début de la guerre,
31:32Ali Khamenei,
31:34le guide suprême
31:34tué le 28 février
31:36dans une frappe
31:38américano-israélienne
31:39remplacée dans la foulée
31:40par son fils
31:41Moshtava Khamenei
31:42qui devient donc
31:43le nouveau guide suprême.
31:45Et lorsque l'on prend
31:45un petit peu de hauteur,
31:46vous allez le voir,
31:47plusieurs chefs
31:47de tout premier plan
31:49ont été éliminés
31:51depuis le début
31:51de cette guerre.
31:53Par exemple,
31:53Mohamed Pakpour,
31:54juste ici,
31:55c'est le chef
31:56des gardiens
31:56de la révolution,
31:58vétéran ayant servi
31:59pendant la guerre
32:00Iran-Irak,
32:01titulaire d'un doctorat
32:02en géographie politique.
32:03Il avait pris ses fonctions
32:04il n'y a pas très longtemps,
32:05il y a neuf mois,
32:06car son prédécesseur
32:07avait été tué
32:08en juin dernier
32:09pendant la guerre
32:09des 12 jours.
32:11Après son prédécesseur
32:12donc tué,
32:12il a pris ses fonctions
32:13il y a neuf mois.
32:14Il y a également
32:15Hossein Jabal Améliant.
32:17Son poste est stratégique.
32:19Pourquoi ?
32:19Parce qu'il est à la tête
32:21de la SPND,
32:23l'Organisation de l'Innovation
32:24et de la Recherche
32:25en matière de la défense,
32:26mais aussi plusieurs personnes
32:27comme le ministre
32:28de la Défense,
32:29le ministre de la Défense
32:30ou encore le chef
32:31du bureau militaire
32:31sans être exhaustive.
32:33Il faut savoir
32:33que tous n'ont pas encore
32:34été remplacés.
32:35Et un dernier mot
32:37quand même
32:38général Pellistrandi
32:39parce que là
32:39on voyait toutes les personnalités
32:40qui ont été éliminées
32:41en même temps
32:41du côté d'Israël
32:43et de Benyamin Netanyahou
32:44comme l'avait fait Donald Trump.
32:45On appelle les Israéliens
32:46maintenant à prendre
32:46leur destin en main.
32:47C'est-à-dire...
32:47Les Iraniens.
32:48Les Iraniens, pardon.
32:49Les Iraniens à prendre
32:50leur destin en main.
32:50C'est-à-dire en fait
32:51on leur dit
32:51on fait le ménage
32:52à la tête du régime
32:53maintenant
32:53allez-y,
32:54faites votre part.
32:55Mais ce qui reste
32:56quand même très compliqué
32:57parce que d'abord
32:58il y a toujours
32:58les gardiens de la Révolution
32:59qui sont là.
33:00Oui, les gardiens
33:01de la Révolution
33:01ça représente
33:02une force
33:02d'environ 150 000 hommes.
33:04Alors
33:05avec un maillage
33:07territorial
33:07qui est très...
33:09Voilà
33:09qui contrôle
33:10la population.
33:11Donc après
33:12la répression
33:12du mois de janvier
33:15prendre les armes
33:16contre le régime
33:17demande un minimum
33:19d'organisation
33:19et très honnêtement
33:21je suis assez sceptique
33:23sur cette capacité
33:25aujourd'hui
33:25à ne serait-ce
33:27que manifester
33:28dans les rues.
33:29Vous êtes d'accord
33:30avec ça ?
33:31La population iranienne
33:32n'est pas prête
33:32à prendre les armes
33:34je sais pas si elle en a.
33:35On s'en approche.
33:36Évidemment qu'aujourd'hui
33:37ce soir on l'attend.
33:38Il y aura
33:39je pense confrontation
33:40parce que c'est la fête
33:41le festival du feu
33:42en Iran
33:43le début du nouvel an iranien.
33:45Exactement.
33:46On s'approche de nos rouges
33:47les gens veulent sortir
33:48dans la rue
33:48le régime l'a annoncé
33:49il y aura confrontation
33:51donc évidemment
33:52on n'en est pas encore là
33:53mais on s'en approche.
33:54J'aimerais
33:54on vient d'apprendre
33:55source officielle israélienne
33:56que le signalement
33:58de l'emplacement
33:59de la rue Jani
33:59a été donné
34:00par un civil iranien
34:01en Iran.
34:02Donc en fait
34:03par rapport à cette discussion
34:05aussi
34:05je pense qu'il y avait
34:06ce temps de maturation
34:07où la population iranienne
34:09devait être traite
34:10pour cette guerre
34:11pour aller jusqu'au bout
34:13pour aller jusqu'au bout
34:13en fait
34:13et là il y a
34:14un alignement
34:14Donc ce sont les civils iraniens
34:15qui informent l'armée israélienne
34:16pour frapper
34:17Même sur les positions
34:18de Bastille
34:18aujourd'hui dans les rues
34:19Ce soir en Iran
34:20la fête du feu
34:21la fête du feu
34:22On vient de le dire
34:23On va voir justement
34:24c'est un bon indicateur
34:25Est-ce que les gens
34:26sortent dans la rue
34:27Est-ce qu'il y a des affrontements
34:28avec les Bastille
34:29C'est un moment
34:30très important à suivre
34:31Merci à tous
34:32Merci à tous
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