00:00Marine Le Pen dit que ce n'est pas Jean-Luc Mélenchon, c'est plutôt Édouard Philippe.
00:03Nous, on veut être face à Édouard Philippe au second tour.
00:05Alors je crois que Marine Le Pen a raison, ça fait longtemps qu'elle dit ça,
00:08parce qu'elle explique qu'une élection face à Jean-Luc Mélenchon
00:12aurait créé un phénomène de rejet qui ne serait pas, quelque part, bénéfique au débat public.
00:17De rejet, c'est-à-dire ?
00:18C'est-à-dire que Jean-Luc Mélenchon fait tellement peur qu'il y aurait un phénomène de rejet,
00:22alors qui électoralement peut nous permettre de gagner, peut nous permettre, ce ne sera pas si simple.
00:26C'est Jean-Luc Mélenchon qui fait peur, ce n'est pas Marine Le Pen ?
00:28C'est Jean-Luc Mélenchon qui fait peur.
00:30C'est plus facile face à Jean-Luc Mélenchon.
00:31Un rejet qui est favorable.
00:32Mais face à Édouard Philippe, on aurait une qualité de débat, d'offre politique
00:37et aussi de capacité ensuite à pouvoir confronter un bilan, celui d'Édouard Philippe,
00:44à une proposition, celle de Marine Le Pen, qui serait plus intéressante pour les Français.
00:49Je vous pose la question parce que Jordan de Bardella, lui, a plutôt dit le contraire.
00:51Lui, il a l'air de privilégier un face-à-face face à Jean-Luc Mélenchon.
00:55Je vous ai dit que ma conviction, c'était que Jean-Luc Mélenchon était probablement celui
00:57qui était le plus capable d'aller au second tour aujourd'hui.
01:00D'abord, c'est les Français qui vont choisir qui ils envoient.
01:02Mais ce n'est pas les mêmes combats.
01:05D'un côté, ce sera une élection qui se ferait sur le rejet d'un homme,
01:07j'allais dire le rejet, les yeux fermés de beaucoup de Français.
01:10De l'autre côté, ce serait une confrontation de projets politiques, d'offres politiques,
01:16dont l'un, celui d'Édouard Philippe, est totalement plombé par son bilan.
01:18C'est amusant que vous parliez de rejet uniquement pour Jean-Luc Mélenchon.
01:22Je reprends ma question de tout à l'heure, parce que quand vous interrogez,
01:25notamment certaines personnes du Bloc central, c'est les extrêmes en général.
01:30Je ne veux pas parler des footballeurs qui, eux, maintenant disent,
01:35je pense à Kylian Mbappé qui dit que c'est l'ERN avant tout.
01:38En tout cas, quand il y a un rejet, souvent c'est rejet des extrêmes,
01:41aussi bien l'ERN que l'FI.
01:43Je n'ai pas parlé que de rejet pour Jean-Luc Mélenchon,
01:45puisque je vous ai dit qu'il suscitait aussi un espoir pour un certain nombre de nos compatriotes
01:49et que je le regrettais.
01:51Certains espèrent beaucoup du RN et d'autres rejettent le RN.
01:56Le bloc central qui va de Bruno Retailleau à Raphaël Glucksmann,
01:59en passant par Gabriel Attal, n'a plus d'idées à vendre
02:03et donc joue sur la diabolisation, la peur, le fait d'empêcher…
02:08Pourquoi ça ne se trouverait pas cette fois-ci ?
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