Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 10 heures
Le second invité du Grand Entretien de Benjamin Duhamel et Florence Paracuellos est Jean-Philippe Tanguy, député Rassemblement national de la Somme. Plus d'info : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien/municipales-jean-philippe-tanguy-note-une-vraie-dynamique-du-rassemblement-national-au-premier-tour-5103947

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00La grande matinale et le grand entretien XXL se poursuit avec l'autre constat de ce premier tour des municipales,
00:07c'est l'enracinement du Rassemblement National, 17 villes gagnées dès le premier tour.
00:13Un balotage favorable à Toulon, à Nice. Bonjour Jean-Philippe Tanguy.
00:17Bonjour, bonjour.
00:18Merci d'être avec nous ce matin sur France Inter, député RN de la Somme.
00:23N'hésitez pas, je vous le rappelle, chers auditeurs, à nous poser vos questions.
00:2701-45-24-7000 et sur l'application Radio France.
00:32Jean-Philippe Tanguy, tout simplement, d'abord, quel bilan est-ce que vous tirez de ce premier tour pour votre
00:38formation pour le Rassemblement National ?
00:40Effectivement, un très fort enracinement, c'est 23 maires qui ont été élus finalement ce matin au premier tour pour
00:46le Rassemblement National
00:47et une forte présence au deuxième tour sur la quasi-totalité du territoire.
00:53C'est aussi un changement puisque le Rassemblement National pouvait être fort dans certains secteurs de la France et un
00:58peu absent d'autres.
00:59Aujourd'hui, on est présent quasiment partout et présent dans des futures oppositions, des futures victoires pour le deuxième tour.
01:05Et puis, c'est quand même aussi, je vous le dis, un fort enracinement dans la ruralité.
01:10C'est plus difficile à lire, évidemment, mais il ne faut pas oublier que dans beaucoup de communes rurales, par
01:14exemple dans la Somme,
01:15où il y a presque 800 communes, où il n'y avait qu'une seule liste au premier tour,
01:18je ne vous cache pas qu'il y avait évidemment beaucoup d'adhérents Rassemblements Nationaux.
01:23Sauf que vous voyez, Jean-Philippe Tanguy, la mécanique qui est en train de se mettre en œuvre.
01:26Il y a quelques instants, à votre place, Manuel Bompard continuait d'évoquer ce qu'il appelle un front antifasciste.
01:32Est-ce que vous ne craignez pas que, comme au moment des législatives en 2024,
01:36entre les deux tours, une mécanique se mette en place, un front anti-Rassemblement National se mette en place
01:42et vous empêche de confirmer ce qui apparaît effectivement comme des bons résultats de premier tour ?
01:46On voit bien que l'excès des mots de M. Bompard vise à cacher ses propres problèmes.
01:51C'est-à-dire qu'aujourd'hui, c'est elle et fille qui est rejetée par une majorité de Français,
01:57une majorité de la gauche aussi, pour des raisons très hypocrites,
01:59parce que les communistes et les écologistes n'ont rien à envier sur le programme aux Insoumis.
02:03Donc tout ça est très hypocrite et c'est parce que les socialistes et leurs alliés veulent sauver des postes.
02:08Ce n'est pas du tout pour sauver je ne sais quelle valeur républicaine, ils n'en ont rien à
02:11faire,
02:11quand il faut sauver leur propre siège à d'autres élections.
02:14Donc non, je ne suis pas très inquiet parce que aussi la qualité de nos têtes de liste sur le
02:18territoire
02:19permet au contraire de montrer que cette histoire d'antifasciste est complètement grotesque.
02:23J'ai même vu que M. Apathy, qui est un adversaire historique,
02:25enfin en tout cas un journaliste opposant au Rassemblement National,
02:28a déclaré hier dans les médias que c'était complètement grotesque
02:31de dire qu'il fallait un front antifasciste contre le Rassemblement National.
02:34Jean-Philippe Tanguy, vous faites de bons résultats, vous gardez des villes que vous aviez déjà,
02:40vous en obtenez de nouvelles, plutôt des petites villes ou des villes moyennes.
02:45Vous comptiez beaucoup sur Toulon, où votre candidate Laure Lavalette est en balottage favorable,
02:50plus de 12 points devant la mer sortante.
02:52Mais si on additionne le score de ses deux adversaires, ce n'est pas gagné pour elle.
02:57Ah mais de toute façon, c'est jamais gagné une élection, mais en tout cas il y a une vraie
03:00dynamique.
03:02Bon, hier on gagne quand même en alliance Nice, enfin en tout cas il y a aussi une très bonne
03:05position à Nice.
03:06Oui, ce n'est pas gagné encore.
03:07Non, ce n'est pas gagné, mais je veux dire, il y a 12 points d'avance,
03:08donc il y aura plus que quelques villes moyennes.
03:12Mais il y a une vraie dynamique, il y a un vrai débat.
03:15Est-ce qu'aussi cette droite, parce que là en l'occurrence c'est M. Estrosi et la droite centriste
03:19à Toulon,
03:20va retourner à ces vieux démons d'en appeler au soutien de la gauche et tout trahir pour essayer de
03:25sauver leur poste,
03:25c'est intéressant.
03:26Vous voyez, hier M. Sarkozy à Menton a raconté absolument n'importe quoi,
03:29c'est-à-dire que pendant des semaines, Louis Sarkozy disait, oui, cette vieille droite ringarde
03:33qui crie au fascisme surtout et n'importe quoi, hier il a fait pareil.
03:37Bon, donc finalement Louis Sarkozy finit comme l'UDF ou les macronistes, c'est un peu pathétique.
03:43Vous citez la droite, Jordan Bardella, le président du Rassemblement National hier soir dans son discours,
03:47a tendu la main à ce qu'il appelle la droite sincère.
03:50C'est quoi la droite sincère Jean-Philippe ?
03:52C'est tout simple, c'est la droite qui ne s'est pas compromise avec le macronisme,
03:55voire la gauche pour continuer.
03:57Donc c'est qui par exemple ?
03:58Ce n'est pas forcément des endroits très connus.
04:01Non mais parce qu'à Reims par exemple, à Reims nous sommes deuxième
04:03et il y a une liste d'hiver droite qui fait un bon score,
04:06donc ça c'est la droite sincère, c'est une droite d'opposition.
04:08À Marseille par exemple, est-ce que Martine Vassal, c'est la droite sincère ?
04:14Comment ?
04:14Est-ce qu'à Martine Vassal à Marseille, c'est la droite sincère ?
04:16Eh bien on va voir, quel choix est fait ?
04:17Est-ce qu'elle choisit de sauver le macronisme à 12% à Marseille ?
04:21Ou est-ce qu'elle choisit l'intérêt des Marseillais ?
04:23Avec Franck Alizio qu'elle connaît bien, parce que Franck Alizio vient du RPR,
04:26donc Madame Vassal, si vous voulez.
04:28Bon, elle en était quand même à faire barrage au Rassemblement National au nom du maréchal Pétain.
04:33Si on en est là avec la droite...
04:36Et donc vous lui tendez la main ce matin à Martine Vassal ?
04:39Oh bah de toute façon c'est fait, je crois que Franck Alizio lui a tendu la main pendant toute
04:42la campagne.
04:43Donc je vous dis, c'est au nom de ce refus de la main, d'accepter le travail avec Franck
04:49Alizio,
04:49que Martine Vassal a fait son dérapage sur la devise de Pétain.
04:55Excusez-moi, je suis un peu fatigué, on s'est couché tous très tard.
04:57Travail chez Amie Patrie.
04:58Oui, mais j'ai pas envie de la prononcer.
05:01Je n'ai pas particulièrement...
05:05On ne peut pas ne pas parler de Paris, évidemment,
05:09où votre candidat Thierry Mariani a fait 1,6%.
05:13Comment vous qualifiez sa performance ?
05:15C'est-à-dire que Madame Cnafot a fait un mensonge auprès des électeurs,
05:20leur disant qu'il fallait diviser les patriotes pour faire gagner la droite à Paris.
05:24Elle a divisé les patriotes et elle va faire perdre la droite à Paris.
05:26Donc c'est de la faute des autres.
05:27Madame Cnafot, c'est la faute d'Hidalgo.
05:28Donc c'est de la faute des autres.
05:29Non mais j'ai pas dit que...
05:30Thierry Mariani a fait une campagne formidable.
05:31Non mais écoutez, M. Duhamel, je n'ai pas dit ça.
05:33Mais je reprends ce qui a été dit comme argument.
05:35Est-ce que Madame Cnafot a dit qu'il ne faut pas voter pour M. Mariani,
05:38il faut voter pour moi et comme ça, la droite va gagner ?
05:39Oui ou non, elle l'a dit.
05:40Une fois qu'elle a menti aux électeurs, maintenant,
05:42elle va faire perdre Madame Dati.
05:44Voilà, donc elle a menti.
05:45Nous, on n'a jamais menti.
05:45On a dit qu'il faut des électeurs,
05:47il faut une représentation patriote à Paris.
05:49Mais elle avait fait pareil à la présidentielle,
05:51en faisant avec M. Zemmour,
05:53en voulant faire élire M. Mélenchon deuxième tour,
05:55faisait passer M. Mélenchon deuxième tour.
05:57C'est toujours la même stratégie avec Reconquête.
05:58C'est l'union des droites et à la fin, c'est la victoire du PS.
06:00Ça finit donc à 1,6% pour votre candidat.
06:03Un électeur du RN,
06:05il fait quoi au second tour à Paris ?
06:07Je rappelle qu'on a appris tout à l'heure
06:08que Sarah Cnafot était donc en mesure de se maintenir au second tour.
06:11Il fait quoi l'électeur RN à Paris ?
06:13Il fera bien ce qu'il veut,
06:14mais je pense qu'il fera barrage à la gauche,
06:16vu que la gauche à Paris est une gauche irresponsable,
06:20multipliant les impôts,
06:21l'enfer pour les entreprises.
06:23C'est quoi faire barrage à la gauche en l'occurrence ?
06:25C'est voter Rachida Dati ?
06:27Je pense que nos électeurs feront bien ce qu'ils veulent.
06:29Vous savez, nous on est pour la liberté des électeurs,
06:30mais je pense qu'ils en tireront les conséquences.
06:31Quand on vit à Paris,
06:33c'est même pire que les socialistes,
06:36puisque c'est les communistes et les verts qui font la loi.
06:38Mais vous, vous seriez électeur à Paris,
06:40vous voteriez pour qui au second tour ?
06:42Moi, j'ai toujours fait barrage à la gauche à Paris.
06:47Donc Sarah Cnafot ou Rachida Dati ?
06:49Comment ?
06:50Vous voteriez Sarah Cnafot ou Rachida Dati ?
06:52Ça ne sert à rien de voter pour Sarah Cnafot.
06:54Je crois que c'est clair.
06:54Donc voilà, c'est ça, c'est assez clair.
06:57Alors, Lyon, autre ville symbolique.
06:59Votre candidat, là, n'est pas en mesure de se qualifier au second tour.
07:04Qui opposera ce second tour ?
07:05Le maire écologiste sortant Grégory Doucet et Jean-Michel Aulas.
07:08Alors que la candidate insoumise a proposé une fusion au maire sortant.
07:13Qu'est-ce qu'il fait ?
07:13Là encore, même cas de figure,
07:15les électeurs RN à Lyon,
07:17il fait barrage à la gauche en votant pour Jean-Michel Aulas ?
07:21Mais ils sont libres, nos électeurs sont libres.
07:23M. Dupalais, hier, qui a fait un bon score pour Lyon,
07:25a bien redit la liberté de nos électeurs.
07:29Ça, c'est un peu facile, Jean-Claude.
07:30Non, ce n'est pas facile, parce que là, il n'y a que...
07:31Au lendemain du premier tour dans une grande ville comme Lyon.
07:34Non, ce n'est pas facile, M. Duhamel.
07:35Non, on est pour la liberté de nos électeurs.
07:36On l'a toujours été.
07:37Ça a toujours été notre position.
07:38Donc, ça veut dire que Grégory Doucet ou Jean-Michel Aulas,
07:40c'est la même chose à Lyon ?
07:42Non, ce n'est pas que c'est la même chose.
07:43Moi, on pense évidemment le plus grand mal de M. Doucet,
07:46mais les électeurs ne suivent pas les consignes.
07:47Et d'ailleurs, ils ont raison de ne pas le faire.
07:50Donc, nous, on le dit pour toutes les élections,
07:52en démocratie, les gens sont adultes,
07:53ils n'ont pas besoin d'une nounou,
07:54ils savent très bien quoi faire
07:55s'ils ont envie de faire barrage à la gauche.
07:56Si on prend un peu de recul sur ces résultats de premier tour,
07:59Jean-Philippe Tanguy,
08:00et on en parlait tout à l'heure avec non seulement François Hollande,
08:02mais aussi Manuel Bompard.
08:04Ce qui apparaît, malgré tout,
08:06c'est une percée de la France insoumise
08:08dans un certain nombre de communes.
08:10Comment est-ce que vous analysez ces scores de LFI
08:14alors que vous avez fait partie, vous,
08:16au Rassemblement National,
08:17de ceux qui ont mené une campagne très dure
08:19contre Jean-Luc Mélenchon
08:21et contre les arguments insoumis
08:23utilisés pendant cette campagne de premier tour ?
08:25C'est très simple, on utilise des arguments durs,
08:27non pas parce que les insoumis sont inefficaces,
08:30mais parce qu'ils sont, on estime, dangereux pour la France.
08:32Donc nous, si on pensait que la stratégie de M. Mélenchon
08:35ne faisait pas de voix,
08:36on ne la combattrait pas aussi de manière aussi frontale.
08:39Est-ce que c'est une surprise pour vous ?
08:40Non, ce n'est pas du tout une surprise.
08:41Déjà, si on prend l'échelle de la France,
08:43il ne faut pas non plus exagérer.
08:44C'est quand même très limité à certains territoires
08:46ou à certaines villes.
08:48Mais dans ces villes, effectivement,
08:49ça peut être impressionnant, voire inquiétant.
08:51Je pense à Roubaix,
08:52où notre candidate Céline Saïa
08:53fait une campagne très courageuse,
08:54très difficile.
08:56Et on voit bien que c'est la faillite du centre.
08:57C'est la faillite du centre ou du centre droit
08:59qui, malgré des fortes compromissions
09:01avec le clientélisme à Roubaix,
09:03est dépassée par des forces
09:05qui sont dangereuses pour la République.
09:06Donc vous voyez comme quoi,
09:07faire des compromissions
09:08et faire du clientélisme électoral à Roubaix ou ailleurs,
09:10ça amène à la victoire de l'original,
09:12à savoir les Insoumis.
09:13Vous êtes aussi l'acteur de cette polarisation
09:15avec ce cordon sanitaire
09:16que vous avez repris à votre compte
09:18pour bloquer la France Insoumise.
09:20Vous faites partie de cette stratégie ?
09:23Oui, mais nous on assume totalement
09:24que ce sont des gens dangereux
09:25pour nos territoires.
09:27Par la politique qu'ils revendiquent,
09:29par un certain nombre de slogans
09:30qu'ils revendiquent,
09:31par des jeux de mots
09:33et un humour scandaleux.
09:34Oui, mais vous semblez déplorer
09:35la faillite du centre.
09:37C'est vous qui polarisez les débats.
09:39Ce n'est pas que je la déplore,
09:39c'est que vous et la France Insoumise.
09:41On l'avait analysé,
09:42on l'avait anticipé.
09:43À Roubaix, on connaît bien,
09:44avec Sébastien Chenu dans le Nord,
09:45on l'avait dénoncé au régional
09:47où le régime sortant
09:48avait des politiques clientélistes
09:50avec un certain nombre d'associations
09:51qui ne méritent pas le terme d'association,
09:53qui sont dans le communautarisme
09:55le plus anti-républicain.
09:56Mais à la fin,
09:57c'est toujours l'original
09:58qui gagne malheureusement,
09:59y compris dans le pire.
10:00Voilà, donc nous on est très inquiets
10:02pour un certain nombre de territoires
10:03qui sont des territoires perdus
10:04pour la République,
10:05ce qui avait été théorisé
10:06par Marine Le Pen
10:07depuis très longtemps.
10:08Et c'est grave,
10:09et c'est ça passé aussi à Marseille.
10:11Parce que je trouve
10:11que ce qui s'est passé à Marseille,
10:13c'est-à-dire des bureaux de vote
10:14qui ouvrent à 8h30 au lieu de 8h,
10:16où il manque des bulletins,
10:18et tout le monde trouve ça
10:19parfaitement normal,
10:20et personne ne dit rien,
10:21alors que c'est le maire sortant
10:22qui est responsable.
10:24Monsieur Payan...
10:24Je crois, Jean-Philippe Tanguy,
10:25que là, s'il y a des plaintes,
10:27il y en a,
10:28elles sont examinées...
10:29Elles sont examinées
10:30depuis très longtemps à Marseille
10:31et ça donne toujours lieu
10:31à rien du tout.
10:32Donc hier soir,
10:33hier matin,
10:34il y a des bureaux de vote
10:34qui n'ont pas été ouverts à l'heure
10:35par la municipalité de Monsieur Payan
10:37et il s'appelle
10:38soi-disant républicain.
10:39Donc avec des républicains pareils,
10:40on n'a pas besoin d'un soumis à Marseille.
10:42Juste sur la ville de Roubaix
10:44que vous évoquiez
10:44il y a un instant.
10:46Vous avez effectivement
10:46une candidate
10:48qui est aux alentours de 12%,
10:49qui est donc en capacité
10:50de se maintenir.
10:51Là encore,
10:52si on a bien entendu
10:53pendant la campagne
10:55Jordan Bardella
10:55qui souhaite faire barrage
10:57à l'extrême-gauche,
10:58est-ce que ça veut dire
10:58qu'à Roubaix,
11:00face à David Guiraud
11:01qui, lui,
11:02est en tête
11:02avec 47% des voix,
11:04est-ce que ça veut dire
11:05qu'il faut que le candidat,
11:06la candidate du Rassemblement national
11:08se désiste
11:08pour faire barrage ?
11:10Absolument pas.
11:10Se désister,
11:11c'est une insulte aux électeurs.
11:12Pardon, Mme Saïa,
11:13pendant toute la campagne
11:14a appelé au Rassemblement
11:15des bonnes volontés.
11:16Je constate que les autres
11:17ne veulent pas
11:17parce qu'en fait,
11:18ils ne veulent pas
11:19faire opposition aux insoumis
11:20sans fiche,
11:21ils veulent sauver leur siège.
11:22Mais il est hors de question
11:23de se désister
11:24parce que c'est méprisé
11:24à la démocratie.
11:25Et vous le savez,
11:26M. Duhamel,
11:26on l'a dit
11:27aux élections législatives.
11:29On a dit que quand
11:29nos adversaires se désistaient
11:31pour faire battre
11:31le Rassemblement national,
11:32c'était le mépris des électeurs.
11:33Donc on ne va pas changer d'avis.
11:34On ne change pas d'avis.
11:35Par contre,
11:36on est évidemment disponible
11:38pour le Rassemblement
11:39pour faire barrage
11:40aux insoumis
11:41quand ils peuvent gagner.
11:42Mais j'ai l'impression
11:43que nos adversaires
11:44ne veulent pas
11:45tendre la main.
11:46Ils veulent seulement
11:47sauver leur siège.
11:48Mais c'est parce qu'ils ne sont pas
11:48sincères dans leur combat.
11:49Moi, je le vois à Amiens
11:50où M. Djanlis,
11:52hier,
11:52a proposé
11:53le Rassemblement
11:54de toutes les listes
11:55avec Damien Toumi à Amiens.
11:56Puis finalement,
11:56dans la soirée,
11:57il a changé d'avis
11:58et il demande que tout le monde
11:59se désiste pour sauver son siège.
12:00Donc tous ces gens
12:01sont un peu pathétiques.
12:03Merci, Jean-Philippe Tanguy.
12:04Merci à vous.
12:05Au micro de France Inter.
Commentaires

Recommandations