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  • il y a 10 heures
Jean-Philippe Tanguy, député Rassemblement national de la Somme, était l'invitée du Face-à-Face sur RMC et BFMTV ce mardi 14 avril 2026.

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Transcription
00:00Il est 8h29 et vous êtes bien sûr RMC et BFM TV. Bonjour Jean-Philippe Tanguy.
00:04Bonjour Anne de Valherbe.
00:04Merci de répondre à mes questions ce matin. Vous êtes député RN de la Somme, vous êtes membre de la
00:08commission des finances,
00:09de nombreuses questions notamment sur le pouvoir d'achat à vous poser ce matin.
00:131er mai, ça restera à chômer, le gouvernement renonce. Vous en pensez quoi ?
00:17Je pense que c'est très dommage parce que c'était massivement soutenu par les Françaises, les Français, y compris
00:22les salariés.
00:24Moi je me souviens quand j'étais serveur, on se battait pour travailler le 1er mai parce que
00:27c'était payé double dans la restauration, contrairement à beaucoup de jours fériés d'ailleurs et on ne comprend pas.
00:32Alors c'est l'inaction mais je trouve que ça traduit au-delà de la mesure elle-même,
00:36ce fait que ce gouvernement ne peut rien faire, ne fait rien, ne sert à rien, n'a aucune autorité,
00:41a peur de son nombre.
00:42Parce que c'est quoi le script derrière ? C'est pas que M. Lecornu est contre la mesure elle
00:46-même.
00:47Je pense qu'il y a très peu de gens qui sont contre et lui-même à mon avis était
00:50plutôt en faveur.
00:51C'est qu'il a peur de son nombre, il a peur des syndicats, il a peur d'une manifestation,
00:54il a peur d'une censure.
00:55Donc à quoi sert un gouvernement, si vous voulez Madame de Malherbe, avec toutes les crises que l'on traverse,
01:00tous les défis qu'on a objectivement à relever, s'il n'a aucune marge de manœuvre, aucun courage,
01:05aucune habilité à prendre d'autres mesures que juste sauver ses fesses au fil des semaines
01:10et éviter une censure ? Vraiment pour les gens qui nous regardent, pour les gens qui travaillent dur.
01:14C'est quoi ? C'est la peur de la censure ?
01:15C'est la peur de tout. Ils ont peur d'une manif, de la censure, de mécontenter,
01:20je ne sais quel groupe politique en particulier, le socialiste.
01:23J'ai entendu hier, dans les couloirs de l'Assemblée, et je vous jure que c'est vrai.
01:27Vous allez encore vous parler de vos petites taupes ?
01:28Oui, mais je ne suis pas un menteur.
01:29Enfin, ça fait quand même un petit bout de temps que vous m'interviewez.
01:31Vous m'avez rarement pris en défaut de mentir.
01:33J'ai quelques défauts, mais je n'ai pas celui-là.
01:36C'est, on ne va quand même pas compter sur le Rassemble national
01:39pour ne pas nous censurer si les socialistes nous censurent.
01:41Vous voyez, ce genre de billard à trois bandes,
01:44où on anticipe des comportements des uns et des autres,
01:46au lieu de savoir si la mesure est bonne pour la France en elle-même,
01:50et surtout sur une mesure qui est quand même très anecdotique.
01:53Elle a été soutenue notamment par Gabriel Attal,
01:57qui s'était engagée en faveur de cette loi.
01:59Sophie Binet, la secrétaire générale de la CGT,
02:02s'est félicitée, je cite, d'avoir enfin quitté le monde des mythos de Gabriel Attal
02:06pour revenir à la raison.
02:07Oui, je ne comprends pas trop cette interpellation.
02:10Bon, moi je ne suis pas là pour défendre.
02:11Elle estime que la raison, c'est effectivement qu'il y ait un jour chômé,
02:15ce 1er mai, qui est le jour des travailleurs.
02:16Non, mais il n'est pas chômé pour beaucoup de gens,
02:18et vous le savez très bien, vous-même, vous avez beaucoup de travailleurs
02:20qui vous appellent sur RMC notamment.
02:22C'est un jour qui est travaillé pour beaucoup de soignants.
02:24J'ai eu de nombreux témoignages de ceux qui disent le faire.
02:27Pour des artisans.
02:29Volontairement, et aussi pour être payé double.
02:31Oui, dans la restauration par exemple.
02:33Parce que, vous voyez, moi j'ai interpellé hier Mme Binet sur une autre antenne,
02:36je lui ai dit, mais pourquoi les syndicats ne se battent pas plus tôt
02:38pour que tous les jours fériés, dans toutes les conventions collectives,
02:41aient un salaire doublé quand on travaille ?
02:43Il y a beaucoup de conventions où...
02:44Il n'y a que sur le 1er mai que la mesure soit absolument obligatoire.
02:48Oui, mais c'est dommage.
02:49Et je pense qu'il y a beaucoup de Françaises et de Français qui nous écoutent
02:50qui ne le savent pas.
02:51Et qui ne savent pas qu'il y a beaucoup de travailleurs
02:54qui ne sont pas payés double quand ils travaillent les jours fériés,
02:58les dimanches, parce qu'il y a des conventions
03:00où si le dimanche n'est pas doublé,
03:01c'est précisément l'un des arguments des syndicats
03:05qui vous disent aujourd'hui,
03:06au début, à chaque fois, on nous fait le coup.
03:08Le dimanche, vous serez payé plus, ce sera optionnel,
03:11ce sera sur la base du volontariat,
03:13les jours fériés, ce sera sur la base du volontariat.
03:15Et puis, petit à petit, il y a une dérive.
03:16Et ceux qui bossent le dimanche, en réalité,
03:18ça devient partie de leur contrat.
03:20Et c'est donc un jour comme les autres.
03:21Mais c'est là-dessus qu'il faut se battre.
03:23C'est pour que ce droit soit effectif.
03:25Et pour qu'il n'y ait pas d'exception dans les branches, une fois plus.
03:27Mais ce n'est pas vrai que les syndicats se battent là-dessus.
03:29On ne les a jamais entendus là-dessus.
03:31Ce n'est pas un combat prioritaire.
03:33D'ailleurs, moi, je profite d'ailleurs de cette histoire du 1er mai
03:35pour signaler qu'il y a peu aujourd'hui de combats syndicaux
03:38sur la vraie conquête de droit,
03:40la vraie conquête d'avancée sociale.
03:41Les syndicats sont toujours en défensif
03:43sur la défense d'un certain nombre de prébandes.
03:45Et le 1er mai, c'est quoi ?
03:47C'est quand même pouvoir défiler avec les petits copains
03:49et que les syndicats veulent se compter le 1er mai.
03:51On est quand même très loin de l'intérêt général.
03:53Moi, je renouvelle d'ailleurs ma volonté de débattre
03:55avec Mme Binet, avec Mme Léon,
03:58avec les dirigeants syndicaux.
04:00Oui, mais ça fait 4 ans qu'ils refusent de débattre
04:02avec les dirigeants du Rassemblement National.
04:04En 2022, ils avaient refusé de débattre avec Marine Le Pen,
04:07qui est quand même très loin, quoi qu'on en pense,
04:09première chez les salariés, chez les employés,
04:12chez les ouvriers.
04:12Et ils refusent de débattre avec nous sur les droits sociaux.
04:15Ce qui n'est pas le cas des patrons, on y reviendra,
04:16puisqu'ils ont non seulement déjeuné avec Marine Le Pen,
04:18mais ils s'apprêtent à déjeuner avec Jordan Bardella.
04:21Jean-Philippe Tanguy, quand même une question encore,
04:22parce que dans les faits, ce sera sans doute une forme de confusion,
04:26puisque certes, il n'y aura pas de loi votée
04:29sur l'élargissement des options de travail le 1er mai,
04:32mais dans le même temps, le gouvernement laisse entendre
04:34qu'il va recevoir les représentants,
04:36notamment des boulangers et des fleuristes,
04:37et qu'il pourrait y avoir, je cite, des dérogations.
04:40Oui, mais enfin, c'est toujours, on ne comprend rien.
04:42Voilà, pourquoi ne pas choisir la clarté ?
04:44Pourquoi ne pas choisir un dispositif clair
04:46qui permet à tous les salariés, justement, de connaître leurs droits ?
04:49Et on en revient, en fait, à votre vraie question,
04:51c'est-à-dire aux abus, aux dérives.
04:52C'est que, comme c'est toujours des dérogations, des exceptions...
04:55Est-ce qu'on s'assure vraiment que ceux qui travaillent le 1er mai
04:57le font vraiment par choix ?
04:58Mais non, c'est parce que la loi n'est pas claire.
05:00Justement, quand vous avez tant de confusion,
05:02quand vous êtes une mère ou un père de famille,
05:04votre journée est bien chargée,
05:05vous avez beaucoup de choses à faire,
05:07qu'en plus, la loi n'est pas claire,
05:08que vous ne savez pas ce qui s'applique.
05:09Et là, il peut y avoir, effectivement,
05:11certains patrons qui peuvent abuser de la situation,
05:13utiliser cette confusion pour ne pas exercer leurs droits.
05:16Moi, je me souviens, j'ai travaillé 5 ans dans la restauration.
05:19C'est vrai que c'est un des métiers
05:21où il y a un vrai déséquilibre entre les salariés et les patrons
05:24parce que c'est un travail assez harassant,
05:26c'est un travail où vous êtes très occupés,
05:28vous ne connaissez pas vos droits.
05:29Il n'y a pas de syndicat, aussi, dans les petits restaurants,
05:31dans la petite restauration.
05:32Donc, en fait, les salariés sont un peu seuls
05:34pour connaître leurs droits.
05:35Or, dès que ce n'est pas clair,
05:36dès qu'il y a de la confusion,
05:37il n'y a pas d'exercice des droits.
05:38Donc, en fait, on est dans le résultat inverse de la situation
05:42et les droits des travailleurs ne sont pas exercés
05:43parce qu'on n'est que dans le blabla
05:45et ces espèces de zones grises
05:46où personne ne comprend rien
05:47parce que personne n'a de courage
05:48et il n'y a personne pour défendre les vrais salariés
05:50et ceux qui bossent.
05:51Jean-Philippe Tanguy,
05:52le carburant, ça baisse, mais franchement, très peu.
05:55C'est quasiment dans l'épaisseur du trait.
05:57Entre 1 et 5 centimes,
05:59entre 1 et 8 centimes pour le gasoil.
06:01Vous êtes sympa, c'est plutôt 1.
06:03C'est-à-dire que c'est plutôt 1.
06:04C'est ce que dit le gouvernement,
06:06selon d'autres calculs,
06:07si on essaye de corriger aussi
06:09la hausse mécanique du prix
06:12dans les stations totales.
06:13Bref, entre 1 et 8 centimes.
06:15Le compte n'est pas ?
06:16Non, mais malheureusement,
06:18ça va s'aggraver
06:19vu les décisions qui ont été prises
06:20et les annonces qui ont été prises.
06:21La conférence de presse improvisée
06:24à la Maison Blanche par Donald Trump
06:25alors qu'il recevait une livraison de McDonald's.
06:27Enfin, c'était des scènes complètement surréalistes.
06:29Un mois hier, je me suis demandé
06:30si ce n'était pas de l'intelligence artificielle au début.
06:31Alors, effectivement,
06:32vous évoquez cette scène de Donald Trump
06:35qui reçoit effectivement la livraison du McDo
06:38directement à la porte de son bureau.
06:39Oui, qui donne un billet de sang
06:40et puis après il improvise
06:41une conférence de presse
06:42où il prend d'ailleurs en part...
06:43Mais ce n'était pas votre copain Donald Trump ?
06:44Vous n'étiez pas réjoui ?
06:45Non, justement,
06:46c'était tout de suite inquiété
06:48du fait qu'il défendrait les intérêts des Etats-Unis.
06:50Or, pour reprendre votre question,
06:52quand vous êtes producteur indépendant
06:55de produits pétroliers et de gaz
06:56comme les Etats-Unis,
06:57même devenu une puissance exportatrice
06:59de gaz et de pétrole,
07:00vous n'avez pas les mêmes intérêts évidemment
07:02qu'une puissance complètement dépendante
07:03comme la France et l'Europe
07:06qui subissent de plein fouet
07:07sans aucun bénéfice évidemment
07:08et en particulier pour les consommateurs
07:10et les entreprises,
07:11c'est hausse.
07:11Est-ce que vous voulez s'entendre
07:13qu'il ne fait cette guerre
07:14en réalité que pour des raisons économiques ?
07:16En partie, non pas que pour,
07:17mais il a des raisons économiques évidentes.
07:19On voit bien qu'il y a un rééquilibrage
07:21des flux de commerce,
07:23du pétrole et du gaz
07:24vers les Etats-Unis.
07:25Souvenez-vous,
07:26les accords commerciaux
07:27faits par Mme Vendelayen,
07:28présidente de la Commission européenne
07:29avec les Etats-Unis,
07:31avaient un pan énergétique très clair.
07:33À l'époque,
07:34le Rassemblement National
07:34l'avait dénoncé un peu seul.
07:36On nous disait qu'on était encore
07:37dans le complotisme.
07:38Mais or,
07:39c'était déjà un enjeu très important
07:40pour les Etats-Unis.
07:41Le gaz liquéfié,
07:43le pétrole,
07:43les produits raffinés.
07:44Parce que vous voyez,
07:45on en avait déjà parlé
07:46lors d'une précédente interview,
07:48que la dépendance au gazole
07:49joue un rôle important
07:50parce qu'on n'a pas les raffineries
07:51pour être autonome
07:53sur la production de gazole.
07:54Deux points là-dessus.
07:56L'un sur l'immédiaté.
07:58Aujourd'hui, effectivement,
07:59on le voit,
08:00et d'ailleurs Sébastien Lecornu hier
08:01s'est dit officiellement
08:02pas satisfait
08:03des faibles baisses constatées
08:05pour l'instant
08:05sur les prix à la pompe.
08:06Et il a demandé au ministre
08:08une analyse approfondie.
08:09Il espère donc
08:10que ça va baisser.
08:11Qu'est-ce qui nous reste
08:12comme levier ?
08:13Est-ce que vous demandez
08:14toujours la baisse des taxes ?
08:15Bien sûr,
08:15baisse des taxes,
08:16baisse de la TVA,
08:17ce qui représente
08:18entre 25 et 27 centimes,
08:20baisse de la TICPE
08:21en urgence de 16 centimes,
08:24donc ça fait
08:24entre 40 et 45 centimes
08:26de baisse.
08:27C'est considérable
08:28la baisse que l'on propose
08:29pour refaire un choc de confiance,
08:31pour libérer l'économie.
08:33Le choc de confiance,
08:33c'est une fois,
08:34mais après on s'habitue
08:35et puis finalement
08:35il y a moins d'argent
08:36qui rentre dans les caisses.
08:36Donc ça ne marche qu'une fois,
08:38c'est un fusil à un coup.
08:39Bien sûr,
08:39sauf que c'est un fusil à un coup
08:40qui dure.
08:41Et derrière,
08:41c'est beaucoup moins d'argent
08:42à long terme
08:43qui rentre dans les caisses
08:43de l'État.
08:44Là, tout est bloqué.
08:45Vous verrez que le coût
08:46de la crise
08:46est supérieur
08:47aux mesures d'accompagnement
08:48de l'énergie.
08:48Est-ce que l'idée
08:49de baisser les taxes
08:49pour une petite période,
08:51c'est-à-dire qu'en fait,
09:03c'est-à-dire une baisse ponctuelle ?
09:04Là, pour le coup,
09:05ça fait un vrai choc.
09:05Est-ce que vous y seriez favorable ?
09:07Oui, mais nous,
09:07on a deux mesures
09:08depuis 2022.
09:08Il y a une mesure durable.
09:09Vous avez raison,
09:10la baisse de la TVA
09:11est une mesure durable
09:12sur toutes les énergies.
09:13Et on a une mesure d'urgence
09:14que Marine Le Pen
09:14avait présentée en 2022
09:16qu'on a rappelée
09:16au début de la guerre
09:18qui est une baisse temporaire
09:19de la TICPE.
09:20Ce que fait l'Allemagne ?
09:20Exactement.
09:21L'Irlande,
09:22de la TICPE.
09:24Donc c'est l'assise
09:25sur le carburant.
09:26En fait,
09:27c'est une taxe fixe
09:28et donc on la baisse
09:29de 16 centimes
09:30et donc c'est complémentaire
09:33à la baisse des taxes
09:34de la TVA.
09:35on ne baisse pas les taxes
09:36en France,
09:37mais on...
09:37Il gagne du temps,
09:38voyez bien son truc là,
09:39de faire une analyse.
09:40C'est comme quand il avait
09:41lancé les contrôles bidons.
09:42La phrase de Sébastien Lecornu hier
09:43qui officiellement demande
09:45au ministre
09:45de faire une analyse approfondie ?
09:46Oui, mais vous savez,
09:47c'est le bingo.
09:48Donc il y avait les contrôles bidons.
09:50Pour gagner deux semaines,
09:50on envoie des contrôles bidons.
09:51Ils savent que c'est bidon.
09:52Ils savent que la direction
09:57de faire baisser les prix
09:58des carburants,
09:58mais ça occupe un peu
09:59le débat politique.
09:59Ça a été le début
10:00de cette crise effectivement
10:01avec des contrôles
10:02au totem des stations-service.
10:04C'était bidon.
10:06Quand le Rassemblement National
10:07a dit que ce sont
10:08des contrôles bidons,
10:10c'était vrai.
10:11Il n'y avait pas de moyens.
10:12Il faut être tout à fait précis
10:13là-dessus.
10:13C'était bidon au sens où
10:15il y a bien eu des contrôles.
10:16Ça, c'est pas bidon.
10:16Il y a eu des personnes
10:18de la DGCCRF
10:20qui se sont rendues
10:21dans les différentes stations
10:21pour vérifier.
10:22Sauf que ce qu'elles vérifiaient,
10:23ce n'était pas
10:24si la baisse des prix
10:25était justifiée ou non,
10:26ce qu'elles vérifiaient,
10:27c'était de savoir
10:28si le prix affiché
10:29sur le totem
10:30à l'entrée d'une station
10:30était le même
10:31que celui à la caisse
10:32et ensuite le même
10:33que celui qui était
10:34effectivement payé
10:35par les consommateurs.
10:37Donc il y avait un contrôle,
10:38mais sauf qu'il n'avait
10:38aucun impact sur le prix.
10:39Madame de Maléa,
10:40vous savez très bien
10:40que ce n'était pas le sens
10:41du contrôle annoncé.
10:42C'est-à-dire que l'annonce
10:43donnait le sentiment
10:44qu'ils allaient permettre
10:45de faire baisser les prix.
10:47Quand ils réunissent
10:48toutes les semaines,
10:49les pétroliers,
10:50je vous ai dit ici aussi
10:51qu'en fait,
10:52il n'y avait pas d'incidence
10:53ensuite sur la politique
10:54des pétroliers.
10:55Ils ont dit qu'ils allaient
10:56augmenter la production
10:57des raffineries.
10:57On sait très bien
10:58que les raffineurs
10:58avaient très peu
10:59de marge de manœuvre.
11:00Ce sont une succession
11:00si vous voulez d'annonces
11:01qui permettent de faire
11:02des dépêches AFP,
11:03qui permettent un peu
11:04d'occuper le terrain
11:04mais qui cherchent juste
11:05à gagner du temps.
11:06Et d'ailleurs maintenant,
11:07on commence à savoir la vérité,
11:08il y a des gens
11:08qui parlent au gouvernement
11:09en disant
11:09on pensait que la guerre
11:10serait courte,
11:11on pensait qu'on passerait
11:12sous la vague
11:19dit ce matin,
11:20donc le patron de Total,
11:22qu'il espère évidemment
11:24et qu'il dit l'importance
11:26pour le marché pétrolier
11:27d'une réouverture rapide
11:28du détroit d'Ormouz
11:29même si cela implique
11:31de verser une compensation.
11:32Il est clair que la réouverture
11:34et la libre circulation
11:34dans le détroit d'Ormouz
11:35même si cela implique
11:36donc de verser
11:37cette compensation
11:37est cruciale
11:39pour la liberté du marché
11:41et il évoque
11:42la possibilité
11:43de ce problème
11:44d'approvisionnement
11:45si la guerre
11:46dure plus de trois mois.
11:48Mais il a raison
11:49sur les problèmes
11:49d'approvisionnement
11:50c'est un problème
11:50très sérieux
11:51et je pense que
11:52beaucoup de gens
11:53de bonne foi
11:54sous-estiment la dépendance
11:55de nos économies
11:56au pétrole,
11:57aux produits pétroliers,
11:58au gaz.
11:59C'est le pied d'économie.
12:00On met en place des prêts
12:01un prêt flash carburant
12:03de la BPI
12:04qui sera ouvert
12:05dès aujourd'hui.
12:05Mais non mais c'est
12:06une mauvaise plaisanterie
12:07c'est-à-dire que
12:07les entreprises
12:08vont devoir emprunter
12:09pour payer des taxes
12:10et donc le gouvernement
12:11va donc possiblement
12:12gagner de l'argent
12:14sur ces prêts.
12:15Un intérêt de trois
12:15transits.
12:15C'est n'importe quoi
12:16on est dans le record
12:17même avant la crise pétrolière
12:18on était déjà dans le record
12:20historique de défaillances
12:21d'entreprises.
12:21De toute façon
12:22ça se voit à l'œil nu.
12:23Vous vous baladez
12:24dans les centres-villes
12:24et même à Paris.
12:25C'est la une du journal
12:26Les Echos ce matin
12:28les défaillances.
12:28Vous le voyez à l'œil nu
12:30qu'il y a des défaillances
12:31qu'il y a des locaux
12:32de plus en plus de locaux vides.
12:33Concrètement ça veut dire
12:34des entreprises
12:34qui font faillite.
12:35Exactement.
12:35C'est des entreprises
12:36qui font faillite
12:36donc vous rajoutez à cela
12:37effectivement le prix du carburant
12:38vous rajoutez à cela
12:39cette histoire de prêts
12:40qui n'avait pas fonctionné
12:47Il y a 53% de la richesse
12:49des français
12:49qui va en dépenses publiques.
12:51Donc ça représente
12:521600 milliards.
12:53La baisse de la TVA
12:54et la baisse de la TCPE
12:55cumulée
12:55c'est entre 15 et 16 milliards
12:58sur un an
12:59sur un an
12:59si la crise devait durer.
13:00Donc ce n'est même pas
13:011% de dépenses publiques.
13:03Donc ce gouvernement
13:03nous explique
13:04et c'est exactement
13:05comme le 1er mai
13:06tellement il est faible
13:06tellement il n'a pas
13:07de mesures à prendre
13:08qu'il est incapable
13:09de faire 1% d'économie
13:10pour baisser les baisses
13:11de taxes sur les carburants.
13:12C'est grotesque.
13:13Les ZFE vous allez faire quoi ?
13:14Le RN
13:15On se souvient que le RN
13:17était favorable
13:18à la suspension
13:19de ces ZFE
13:20les zones à faible émission
13:22et finalement
13:23le gouvernement
13:23va laisser
13:24la possibilité
13:26aux municipalités
13:27de décider.
13:28Donc ce ne sera pas
13:29une interdiction des ZFE
13:30ce ne sera pas non plus
13:32le laisser totalement
13:33comme c'était
13:33ce sera la possibilité
13:34pour chaque municipalité
13:35de décider.
13:36Est-ce que vous allez
13:37accepter cet assouplissement ?
13:39Absolument pas.
13:40C'est inacceptable
13:41pour deux raisons.
13:41Déjà sur le fond
13:42on ne veut pas des ZFE
13:44les Français ne veulent pas
13:45des ZFE
13:45c'est encore un machin
13:47technocratique
13:47qui est là pour brutaliser
13:50les travailleurs
13:50pour brutaliser les artisans
13:51Oui mais dans les faits
13:52si vous ne votez pas cela
13:53ça veut dire qu'on reste
13:54à la situation actuelle
13:55qui est celle que vous dénoncez.
13:56Mais tant pis
13:56pourquoi ?
13:57Vous allez donc voter
13:58avec les écolos ?
13:59Mais ce n'est pas le problème
13:59le problème c'est que
14:00on a gagné ce vote
14:03ce qui est quand même grave
14:04c'est qu'il y a eu un vote
14:05à l'Assemblée nationale
14:05on l'a gagné plusieurs fois
14:06et en fait on est dans un gouvernement
14:08qui est minoritaire
14:09mais qui refuse de perdre
14:10pourquoi ?
14:11Parce que ce n'est pas
14:11M. Le Cornu
14:12qui est pour les ZFE
14:12je pense qu'il n'a pas
14:13d'opinion là-dessus
14:13et s'il en a une
14:14à mon avis il est plutôt opposé
14:16vu son parcours politique
14:18c'est que c'est l'administration
14:19une fois de plus
14:19qui dirige
14:20l'administration
14:21et la commission européenne
14:22ont décidé de mettre
14:24ces zones à faible émission
14:25ça faisait même partie
14:26vous savez
14:26de ce qu'on appelle
14:27les jalons
14:27les critères
14:28du plan d'aide européen
14:29du pré-européen
14:30pour avoir droit
14:31à notre propre argent
14:32ce qui est quand même
14:32assez ironique
14:33via l'Europe
14:34il fallait qu'on mette en place
14:35ces ZFE
14:36c'est cette administration
14:37et cette autorité européenne
14:40qui nous imposent cela
14:42national n'en veut pas
14:42même quand il y a
14:43une très large majorité
14:44des françaises
14:44et des français
14:45qui n'en veulent pas
14:45et bien ils l'appliquent quand même
14:46donc c'est aussi
14:47un vote de principe
14:48de dire
14:49on ne veut pas
14:49on veut pouvoir gouverner
14:51et on veut quand même
14:52pouvoir prendre nos décisions
14:52et de défendre les habitants
14:54Jean-Philippe Tanguy
14:55il y a trois semaines
14:55Marine Le Pen
14:56allait à Budapest
14:57pour apporter son soutien
14:58à son ami
14:59je cite
15:00Victor Orban
15:01il a été battu dimanche
15:02c'est encore votre ami ?
15:03Oui mais nous
15:04on ne cherche pas d'amitié
15:05selon les urnes
15:06mais il y a eu l'alternance
15:07et vous voyez bien
15:08toutes ces légendes urbaines
15:10propagées par les macronistes
15:11disant que la Hongrie
15:13était une dictature
15:14qu'il était impossible
15:15de gagner les élections
15:16pour les opposants
15:17de M. Orban
15:17non seulement ils ont gagné
15:18mais en plus
15:19ils ont gagné au deux tiers
15:20vous voyez bien
15:21que tout ça
15:21a été encore des mensonges
15:22pour faire peur
15:23Il y a une enquête qui a été ouverte
15:23au niveau européen
15:24sur des soupçons
15:25qui reposent sur le ministre
15:27des affaires étrangères
15:28de Victor Orban
15:29qui divulguait
15:30semble-t-il
15:31en temps réel
15:31des informations confidentielles
15:33au ministre des affaires étrangères
15:35de Vladimir Poutine
15:35c'est ça vos amis ?
15:36Il faut établir la vérité
15:37mais il faut établir la vérité
15:38il faut savoir ce qui s'est passé
15:39moi j'ai aucune difficulté
15:41Mais vous vous rendez compte ?
15:42C'est quoi ?
15:42C'est de la trahison ?
15:43Mais on verra
15:44et puis après
15:45il faut voir si cet comportement
15:46était lié aussi au gouvernement
15:47ou si c'était une trahison
15:48le cas échéant individuelle
15:50mais il faut surtout
15:51que la Hongrie
15:51fasse la vérité
15:52sur sa propre gouvernement
15:53Enfin pardon
15:53mais ça veut dire quand même
15:54que leurs amis
15:54c'est plus Poutine
15:55que l'Union Européenne
15:56entre l'Union Européenne
15:57et Poutine
15:57vous choisissez qui ?
15:58On choisit évidemment
15:59l'Union Européenne
15:59enfin c'est ridicule
16:00ça n'a pas de sens
16:01de ne pas choisir
16:02l'alliance européenne
16:02C'est la formule
16:03les amis de mes amis
16:04sont mes amis
16:05leurs amis à eux c'est Poutine
16:06Non mais ça c'est déjà
16:07c'est une formule
16:07qui est un peu facile
16:08excusez-moi
16:08et la Hongrie
16:10défend aussi
16:10un certain nombre de contraintes
16:11il se trouve que c'est un pays
16:12enclavé
16:13et dont l'approvisionnement
16:14en pétrole
16:16dépend exclusivement
16:16de la Russie
16:17et il faut aussi se mettre
16:18parfois à la place
16:19de c'est facile
16:19vous savez quand vous ne dépendez
16:20pas de la Russie
16:21de dire qu'on n'est qu'à être
16:21indépendant d'un pays
16:22dont on n'est pas dépendant
16:23quand vous êtes entièrement
16:24dépendant d'un pays
16:25comme la Russie
16:25je vous rappelle que l'Ukraine
16:26elle-même
16:27et j'en ai fini là
16:27qui est victime d'une guerre
16:29Encore une fois
16:29vous répétez cet argument
16:30économique
16:31ça veut dire qu'en fait
16:32le courage
16:32et la décision morale
16:34ne dépend que des intérêts économiques
16:36ça veut dire que le jour
16:37où vous devrez prendre
16:38des décisions importantes
16:39face à de potentiels ennemis
16:40mais qu'en même temps
16:41ils continueront à vous vendre
16:42je ne sais pas
16:43du blé ou du pétrole
16:44vous direz
16:44bah non je ne vais pas m'opposer
16:45Enfin vous plaisantez
16:46madame de Malherbe
16:47c'est ce qui se passe
16:47C'est une question importante
16:48Oui mais d'accord
16:48mais vous savez très bien
16:49que c'est ce qui se passe
16:50depuis la guerre en Ukraine
16:51le gaz russe
16:51on a continué à en acheter
16:53il y a même eu des records
16:54d'achat de gaz russe
16:55on a continué à acheter
16:56beaucoup de produits russes
16:57des produits
16:57des fissions nucléaires
16:58par exemple
16:59Mais donc c'est normal
16:59mais donc c'est bien
17:00Mais donc c'est normal
17:01et c'est bien
17:01C'est acceptable
17:03Mais ce n'est pas acceptable
17:04c'est la réalité
17:05il ne faut rien contre
17:05Je vais vous donner
17:06un exemple très concret
17:06la médecine nucléaire
17:08pour soigner les gens
17:09du cancer en France
17:09vous savez de qui on dépend ?
17:11De la Russie
17:11Pourquoi ?
17:12Parce que le réacteur
17:13qui est sur le plateau de Saclay
17:14qui servait à l'indépendance médicale
17:15pour soigner les cancers
17:16une fois plus
17:17pour faire la médecine radiologique
17:19et bien on est dépendant de la Russie
17:20J'avais coincé
17:21madame Pannier-Runacher
17:22quand elle était ministre
17:22en lui disant
17:23aujourd'hui nous sommes dépendants
17:24pour soigner nos malades
17:25du cancer de la Russie
17:27Elle avait dit
17:27ah bah oui c'est vrai
17:28je ne peux rien faire
17:28ils ne pouvaient rien faire
17:29ils avaient fermé
17:30ils avaient fermé le réacteur
17:32qui nous permettait d'être indépendant
17:32C'est une question effectivement
17:33de souveraineté
17:34Mais oui
17:34mais voyez donc accuser
17:35moi je n'ai pas d'action
17:37dans la Hongrie
17:37je veux dire
17:38accuser un pays
17:39alors que nous-mêmes
17:40nous le faisons
17:41depuis la guerre en Ukraine
17:42il faut arrêter
17:43il faut arrêter
17:43de se donner des gages de vertu
17:45qu'ils n'ont pas
17:46mais c'est caché
17:46voilà ils cachent
17:47Une dernière question
17:48Jean-Philippe Tanguy
17:49on sait que Marine Le Pen
17:49a donc déjeuné
17:50avec des grands patrons
17:51le 7 avril dernier
17:54déjeuné certes
17:55mais est-ce que vous en savez plus
17:56un peu sur le contenu
17:57parce que semble-t-il
17:58ils n'ont pas été tout à fait amicaux
18:00avec Marine Le Pen
18:01C'est-à-dire que Marine Le Pen
18:02a défendu un autre programme
18:03d'après les informations
18:04que j'ai
18:05et que Marine Le Pen
18:06elle explique
18:06elle dialogue
18:07mais elle ne s'adapte pas
18:09à son public
18:09c'est-à-dire
18:10elle ne dit pas
18:10au syndicat de salariés
18:11on va vous faire plein de cadeaux
18:12elle ne dit pas au patron
18:13on va vous faire plein de cadeaux
18:14on défend une ligne politique
18:15Marine Le Pen
18:16c'est une femme intègre
18:17c'est une femme entière
18:18et elle a défendu son programme
18:20donc eux peut-être
18:20qu'ils espéraient
18:21que parce qu'ils sont puissants
18:23qu'ils sont importants
18:24on allait
18:25comment dire
18:26changer notre programme
18:26pour leur faire plaisir
18:27bah non
18:27et c'est un beau pied de nez
18:29d'ailleurs
18:29à ceux qui nous avaient accusés
18:31de changer notre programme
18:32justement pour faire plaisir
18:33au 440
18:34nous on est dans l'échange
18:35on peut faire des erreurs
18:36donc on peut corriger
18:37des erreurs de bonne foi
18:38mais on a un programme
18:39qu'on défend
18:39Jean-Philippe Tanguy
18:40député RN de la Somme
18:42et membre de la commission
18:43des finances
18:43merci d'avoir répondu
18:44à mes questions ce matin
18:44merci d'avoir regardé cette vidéo
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