- il y a 5 heures
Jean-Philippe Tanguy, député Rassemblement national de la Somme, justifie les rencontres entre les cadres de son parti et des grands patrons. Marine Le Pen a dîné, mardi, avec les dirigeants de Capgemini ou encore de Total Energie, mais aussi avec Bernard Arnault, PDG de LVMH. Plus d'info : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien-du-lundi-13-avril-2026-4845010
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00:00Et nous recevons donc dans le grand entretien ce matin le député Rassemblement National de la Somme.
00:06Vos questions et réactions chers auditeurs au 0145 24 7000 et sur l'application Radio France.
00:12Et bonjour Jean-Philippe Tanguy.
00:13Bonjour, merci pour votre invitation.
00:15Merci d'être avec nous ce matin sur Inter.
00:16On va parler des annonces du gouvernement face à la crise énergétique,
00:20des débats autour du travail le 1er mai.
00:22Mais c'est la Hongrie qui s'impose ce matin où le Premier ministre Victor Orban
00:27a été largement battu par Peter Maguiar.
00:30Je rappelle que votre parti souhaitait la victoire de Victor Orban,
00:34que Marine Le Pen est allée le soutenir à Budapest.
00:37Jean-Philippe Tanguy, sa défaite est-elle aussi un peu la vôtre ce matin, celle des valeurs que vous portez
00:43?
00:43Non, sincèrement je ne crois pas.
00:45Je crois qu'après 16 ans de pouvoir, ce qui est très long pour un régime démocratique,
00:49M. Orban est victime de l'usure du pouvoir et tout simplement de la volonté d'alternance d'un peuple
00:54qui est souverain.
00:56Et ce qui est frappant, c'est que beaucoup avaient été dit que ce régime ne pouvait pas changer,
01:02qu'il était verrouillé, que les électeurs n'étaient pas libres.
01:04On voit que non seulement ils sont libres, mais ils sont libres de faire un choix effectivement massif.
01:08Et nous, en tant que souverainistes et patriotes, on prend toujours acte du vote des électeurs,
01:13qu'il aille dans un sens ou dans l'autre.
01:14Je constate que les autres, c'est toujours quand ça va dans un seul sens.
01:17Des électeurs qui sont libres de faire reculer les idées populistes en Europe.
01:20Oui, mais vous, si vous voulez, est-ce que c'est l'idée populiste qui est reculée ?
01:24Est-ce que c'est une crise du régime, comme a expliqué M. Aski sur un certain nombre de thèmes
01:27qui ne sont liés à l'usure du pouvoir plus que sur des politiques publiques ?
01:31On verra. Moi, je prends l'exemple polonais.
01:33L'exemple polonais, on nous avait annoncé à peu près la chute d'idées qui n'allaient pas se maintenir.
01:38Et puis finalement, le régime polonais a maintenu sur l'immigration, sur les questions de société,
01:4399% du régime précédent.
01:45On verra, mais on verra. Moi, je n'ai pas d'avis.
01:47Ce qui est étonnant avec vous, c'est que quand des gouvernements populistes qui portent vos valeurs gagnent,
01:52vous interprétez ça comme une sorte de vague qu'on ne peut pas contrer.
01:56Mais par contre, quand Viktor Orban est défait en Hongrie, là, vous dites
01:59non, non, mais c'est sans doute l'usure du pouvoir, un désir d'alternance.
02:02Est-ce qu'au fond, ce n'est pas une mauvaise nouvelle pour le Rassemblement national
02:05que de voir un parti, un dirigeant qui porte les mêmes valeurs que vous,
02:09avec lequel vous êtes allié, se voir défait ?
02:11Et en plus, défait avec 13 points d'écart.
02:13c'est le résultat de cette élection.
02:16Mais sincèrement, non, je pense que...
02:17Vous n'en tirez aucune conclusion, pour vous et pour votre parti.
02:20Non, mais je crois que vous surinterprétez le fait qu'on se félicite de victoires ou défaites dans d'autres
02:25pays.
02:26La position, non, la position constante du Rassemblement national
02:29est surtout, avant tout, de prendre acte du choix des peuples
02:32et de travailler avec les gouvernements qui sont désignés par les peuples,
02:35quels qu'ils soient. Il y a beaucoup de surinterprétations.
02:38C'était bien votre allié, Viktor Orban.
02:40Oui, bien sûr, mais Marine Le Pen est allé le soutenir.
02:42On a salué, et je salue,
02:44ce que Viktor Orban a pu faire pour la Hongrie
02:46pendant 16 ans. S'il a été réélu 4 fois,
02:48c'est qu'il avait un soutien, évidemment, du peuple
02:51hongrois. Mais on prend avec de l'alternance.
02:53Combien de fois aussi, j'ai débattu
02:54ici ou ailleurs, en expliquant
02:56que non, la Hongrie n'était pas une dictature
02:58et que si les Hongrois faisaient un autre choix,
03:00ce choix serait respecté.
03:01Sur l'interprétation, j'ai fini, j'ai fini.
03:04Combien de fois on a dit, ils n'accepteront pas,
03:06M. Orban n'acceptera pas la défaite
03:07et il se maintiendra au pouvoir ?
03:09Il a reconnu sa défaite, dans la soirée,
03:10il est parti immédiatement.
03:11Vous parlez du bilan des 16 ans de Viktor Orban,
03:16et effectivement, on vous a souvent interrogé
03:17et d'autres membres du Rassemblement National
03:19dans ce studio sur ce qu'était le bilan de ces 16 ans,
03:22les atteintes à l'état de droit,
03:23à la liberté de la presse.
03:24On vous avait aussi interrogé, ici même,
03:27sur les interdictions, par exemple, des marges des fiertés,
03:29de la gay pride.
03:30Est-ce que quand on prend ce bilan,
03:31est-ce que vous ne regrettez pas le soutien
03:32que vous avez accordé pendant autant de temps
03:34et encore récemment à Viktor Orban ?
03:36Non, parce qu'on pense que tout ça
03:37était souvent de mauvaise foi
03:38et on voit bien qu'avec la victoire d'une alternance,
03:41il n'y avait pas de verrouillage de l'état hongrois
03:43et que ça correspondait, vous verrez,
03:45à la volonté du peuple hongrois.
03:46Et sur les questions de société,
03:48beaucoup de la campagne a été faite
03:49en présentant M. Magyar
03:50comme un représentant du macronisme
03:53sur, par exemple, la gay pride.
03:55M. Magyar n'avait pas...
03:57Je ne sais pas bien qui a présenté Peter Magyar.
03:59Parce que toute la campagne,
04:00dans l'essentiel de la presse,
04:01jusqu'à une période récente,
04:02c'est-à-dire jusqu'à un moment où il n'y a plus...
04:03Je crois que tout le monde est ici,
04:04y compris la dépeinte comme un conservateur
04:05qui, d'ailleurs, sur tout un tas de sujets,
04:07était assez aligné avec les positions de M. Magyar.
04:09Quand vous voyez les réactions,
04:10je n'ai pas spécialement parlé de France Inter,
04:11d'ailleurs, mais quand vous voyez les réactions hier
04:13de Mme Vordelayen, des macronistes,
04:15sur Twitter, enfin sur X,
04:17c'est assez ironique.
04:19C'est-à-dire qu'en fait,
04:20ils n'ont pas lu le programme de M. Magyar
04:29M. Orban souffrait de l'usure de poids.
04:30Mais une fois de plus,
04:31moi, je prends acte.
04:32Moi, ce qui me frappe,
04:33c'est que combien de fois on a dit oui,
04:35d'ailleurs, c'est un argument
04:35qui a été utilisé contre la Rassemblement Nationale,
04:37disant que si un jour on gagnait le pouvoir,
04:39on ne repartirait jamais.
04:40Bon, ben c'est n'importe quoi.
04:40Parce qu'il est étonnant de se féliciter
04:42du fait que Victor Orban accepte la défaite.
04:44C'est la base des règles
04:46dans un État démocratique.
04:47Si on en vient,
04:48vous en venez à trouver ça exceptionnel
04:49qu'il accepte...
04:50Non, non, là, excusez-moi,
04:51vous réécrivez tout à l'heure ce que j'ai dit.
04:52J'ai dit que nos adversaires avaient dit
04:53qu'il ne lâchera jamais le pouvoir.
04:54Il l'a lâché immédiatement.
04:55Quand Jordan Bardella rend hommage hier soir
04:57à un grand patriote
04:58qui a relancé l'économie hongroise,
04:59qui a protégé la natalité,
05:01qui a défendu les frontières
05:02de son pays et de l'Europe
05:03face au flux migratoire,
05:04est-ce que ça veut dire
05:05qu'Orban reste un modèle
05:06pour le Rassemblement National
05:08en vue de 2027 ?
05:09Je pense que ça a été
05:10un bon dirigeant pour la Hongrie, oui.
05:12Donc c'est un modèle ?
05:13Non, mais nous, on n'a pas de modèle
05:14à l'étranger.
05:15Nous, on est Français en France.
05:16Et est-ce que vous ne dites pas
05:17qu'il y a une petite alerte
05:19en vue de 2027
05:21quand on est soutenu
05:22par Donald Trump
05:23et Vladimir Poutine
05:24comme l'était Victor Orban ?
05:26Finalement, ce n'est pas très bon.
05:28Manifestement, ça ne marche pas très bien.
05:29Ce n'est jamais bon
05:30d'être soutenu par un régime étranger.
05:32Ça, c'est sûr.
05:33Il faut toujours être patriote,
05:35souverainiste,
05:36faire de la politique pour son pays.
05:37Il ne doit y avoir
05:38aucune ingérence d'aucune sorte.
05:39Parmi les leçons de la défaite,
05:41vous considérez notamment
05:42que le déplacement
05:43au sein de l'Union Européenne,
05:45il y a des alliés
05:47et qu'on est dans des alliances
05:48au Parlement européen.
05:50Non, mais c'est intéressant
05:50ce que vous considérez notamment
05:51que le soutien de Donald Trump,
05:53le déplacement du vice-président américain
05:54J.D. Vance à Budapest
05:56en soutien à Victor Orban,
05:57ça a pu desservir Victor Orban ?
05:59Non, mais ça desserre tout le temps.
06:01Nous sommes contre
06:02toutes les ingérences
06:03de toutes origines
06:04et de toutes manières.
06:05Donc, on ne verra pas
06:07J.D. Vance
06:07venir faire campagne
06:08pour l'ERN en 2027 ?
06:09Non, quand Barack Obama
06:10a soutenu Emmanuel Macron,
06:12c'est-il une ingérence ?
06:13Voilà, bon, je regrette
06:14qu'à l'époque,
06:14à part l'Assemblée nationale,
06:16personne n'ait condamné
06:16cette ingérence
06:17parce que c'était Obama
06:18et qu'il avait une bonne image
06:19en France.
06:19C'est une ingérence
06:20et ce n'est pas correct.
06:22Quand M.Poutine,
06:23en 2017,
06:24a fait une liste
06:24avec son ministre
06:26des Affaires étrangères,
06:28mettant ses candidats
06:29dans cet ordre de préférence,
06:30à savoir M.Fillon,
06:31M.Macron
06:32et Marine Le Pen
06:33n'est pas dans cet ordre
06:34de préférence,
06:34contrairement à ce qui a été dit,
06:35c'était une ingérence.
06:36Donc vous n'aimez pas
06:36les ingérences,
06:37mais par contre Marine Le Pen
06:38qui vient soutenir
06:38Victor Orban en Hongrie,
06:39ce n'est pas une ingérence ?
06:40Si vous n'avez pas écouté
06:41ce que j'ai dit là,
06:42monsieur,
06:42j'ai dit qu'il y a la nuance
06:43qui est qu'on est
06:43dans des alliances européennes
06:44au sein du Parlement européen.
06:45Il y a quand même des traités,
06:46il y a des traités,
06:48monsieur Duhamel,
06:49qui créent,
06:50comment dire,
06:51ces alliances
06:51par le Parlement européen.
06:53Ce n'est pas de la même nature
06:54que le régime américain,
06:55que le régime russe,
06:56que le régime chinois
06:57ou tout autre régime,
06:58le régime turc,
06:59le régime turc
07:00qui fait beaucoup d'influence
07:01et d'ingérence en Europe
07:02et d'ailleurs,
07:03je pense que tout le monde
07:03le condamne
07:04et c'est très bien comme ça,
07:05ça n'a rien à voir.
07:06Donc on comprend
07:06que vous direz non merci
07:07à un éventuel soutien appuyé
07:09du régime américain
07:10en vue de 2027.
07:12Ah mais on l'a toujours dit,
07:13il n'y a aucun changement
07:15de doctrine là-dessus.
07:16Très concrètement,
07:17Jean-Philippe Tanguy,
07:18on rappelle que Victor Orban
07:19a bloqué à Bruxelles
07:20un prêt de 90 milliards d'euros
07:22à l'Ukraine,
07:24que son successeur
07:25Peter Maguire
07:26ne devrait pas
07:26mettre son veto.
07:28Le président
07:29de votre parti,
07:30Jordan Bardella,
07:31lui,
07:31il a voté contre
07:32ce prêt au Parlement européen.
07:33Est-ce que vous continuez
07:34à vous y opposer ?
07:36C'est Jordan Bardella
07:37et Marine Le Pen
07:38qui décideront,
07:38mais je pense, oui,
07:39qu'on n'a plus les moyens
07:40aujourd'hui de payer
07:41pour ce prêt
07:41dans les conditions
07:42dans lesquelles ils sont faits.
07:43Même si ça doit permettre
07:44à l'Ukraine
07:44de tenir face à la Russie ?
07:46Il faut observer
07:47les conditions
07:47et notamment l'utilisation
07:48de cet argent
07:49en faveur de l'industrie,
07:52de l'agriculture européenne.
07:53Mais on ne peut plus
07:54continuer à financer
07:54l'industrie américaine.
07:55Et rappelons que c'est un prêt
07:56qui est par ailleurs
07:57gagé sur le remboursement
07:59de la Russie,
08:01malgré ces conditions,
08:02malgré le fait
08:02que ce soit un prêt
08:03qui est gagé
08:04par les États membres,
08:06il ne faut pas le faire,
08:07il ne faut pas aider l'Ukraine.
08:08C'est une des raisons
08:09du fait que nous sommes comptes.
08:10C'est qu'en fait,
08:10la Russie ne paiera jamais.
08:11Nous pensons qu'elle ne paiera jamais
08:13et qu'en plus, paradoxalement,
08:14ça pourrait devenir
08:15un blocage de la paix.
08:16Parce qu'à partir du moment
08:17où le remboursement
08:18des créances occidentales
08:19se fait par le paiement
08:21d'indemnités russes
08:22si la Russie ne veut pas
08:22ses indemnités,
08:23ça pourrait gêner la paix.
08:24Donc en fait,
08:25c'est aussi un système
08:26qui, par exemple,
08:27bloc...
08:27Oui, enfin,
08:28c'est Marine Le Pen,
08:29Jordan Bardella
08:30qui décideront,
08:30mais jusqu'à le moment
08:32où je suis rentré
08:32dans ce studio,
08:33nous y étions opposés.
08:34L'Europe ne doit plus
08:35aider l'Ukraine ?
08:36Si, mais sur d'autres manières,
08:37avec d'autres méthodes
08:38et d'autres moyens
08:39et des prêts
08:40qui sont organisés différemment
08:41avec des modes
08:42de remboursement différents.
08:44C'est-à-dire, par exemple,
08:44parce que si...
08:46Ce ne peut pas être plus clair.
08:46Je vous ai dit,
08:47le fait que ce soit gagé
08:47sur le remboursement
08:48des indemnités de guerre
08:49que paieraient la Russie,
08:50non seulement...
08:51On doit être gagé sur quoi ?
08:52Alors, si on décide
08:53de prêter de l'argent
08:54à l'Ukraine
08:55qui en a besoin
08:55pour financer son effort de guerre,
08:57comment on fait
08:57pour le financer ?
08:59L'Ukraine a d'autres moyens
09:00par la paix
09:01dans le temps,
09:01le temps long, évidemment,
09:02de rembourser.
09:03L'Ukraine est potentiellement
09:04un pays très riche.
09:06Non, puisque visiblement,
09:07vous le dites,
09:07Merzelski,
09:07la demande dans le cas d'Espèce
09:08et considère que ce prêt
09:09est essentiel pour tenir.
09:10Vous n'écoutez pas mes réponses,
09:11M. Demel.
09:11J'essaie simplement
09:12de comprendre ce que vous dites.
09:13Je vous ai dit,
09:14l'Ukraine a sur le long terme
09:16par la paix
09:17les moyens
09:18de rembourser des prêts
09:19parce que l'Ukraine
09:19est potentiellement
09:20un pays riche.
09:20D'accord, mais là,
09:21pour l'effort de guerre
09:22à court terme ?
09:23Le prêt,
09:24vous ne le remboursez pas
09:24immédiatement.
09:25Quand la France a emprunté
09:25entre 1914 et 1918
09:27aux Etats-Unis
09:29ou en 1939
09:29jusqu'en 1939-1940,
09:31on n'a pas à rembourser
09:32immédiatement,
09:33on a remboursé
09:33après la guerre.
09:35Jean-Philippe Tanguy,
09:36il faut qu'on parle
09:36de la situation géopolitique
09:39plus globale,
09:40c'est-à-dire
09:40de la situation en Iran
09:42qui a des conséquences directes
09:44sur les Français.
09:44Ce matin,
09:45le prix du pétrole
09:45est repassé
09:46au-dessus des 100 dollars
09:47le baril.
09:48Le gouvernement a annoncé
09:49en fin de semaine dernière
09:50plusieurs mesures
09:50pour réduire nos dépendances
09:52aux hydrocarbures,
09:53pour doper la voiture électrique
09:55par exemple.
09:5550 000 ménages modestes
09:57supplémentaires
09:57vont pouvoir en profiter
09:59pour 100 euros par mois.
10:00Il y aura jusqu'à
10:019 500 euros d'aides
10:03pour racheter
10:04une voiture électrique.
10:05Est-ce que ce sont
10:06de bonnes mesures selon vous ?
10:07Non, pas du tout.
10:08Ce sont des mesures
10:09complètement déconnectées
10:10de la vie des gens,
10:11de la réalité
10:11de ce que pèse aujourd'hui
10:12la facture économique.
10:14Je lisais une étude
10:16de l'INSEE
10:16sur le poids
10:17de la fiscalité énergétique.
10:19C'est trois fois plus
10:21de poids
10:21sur les ménages modestes
10:23et ruraux
10:23que sur les ménages
10:25des grands centres urbains.
10:26Donc, je pense
10:26qu'ils ne se rendent pas compte
10:28ou ils ne veulent pas
10:28se rendre compte
10:29à quel point
10:29la fiscalité énergétique
10:31et en particulier
10:31le prix du carburant
10:32mais aussi du fioul,
10:33du gaz,
10:34pèsent sur les ménages ruraux
10:36aujourd'hui immédiatement.
10:37Il faut alléger
10:38cette charge immense
10:40et injuste.
10:40Il y a la question
10:41de la fiscalité
10:41sur les carburants
10:42et on rappelle
10:43qu'au RN
10:43vous défendez
10:44notamment la baisse
10:44de la TVR
10:45mais là,
10:45c'est un autre sujet.
10:46L'idée du gouvernement
10:47de dire
10:47pour réduire
10:49les dépendances
10:49aux hydrocarbures
10:50il faut électrifier
10:51massivement
10:51et pour cela
10:52il faut faire en sorte
10:52d'accélérer
10:54le passage
10:54à la voiture électrique.
10:55Pourquoi ces mesures
10:56seraient déconnectées ?
10:58Elles sont déconnectées
10:59de l'urgence du moment
10:59mais par ailleurs
11:00c'est des mesures
11:01et je m'étonne un peu
11:02que ça n'ait pas été dit
11:03parce que moi
11:03j'ai débunké ça
11:04dès vendredi.
11:06Les voitures électriques
11:071 million de voitures électriques
11:08pour 2030
11:08l'objectif du gouvernement
11:09jusqu'aux annonces
11:10de M. Le Coronu
11:11c'était 2 millions
11:12pour 2030.
11:13Les 1 million
11:14de pompes à chaleur
11:15annoncées pour 2030
11:16elles avaient été annoncées
11:17auparavant
11:17pour 2027
11:18et les 100 000
11:20voitures électriques
11:20en leasing
11:21elles avaient été annoncées
11:22pour 2022.
11:23Donc en fait
11:23par ces annonces
11:24le gouvernement
11:25ne fait que reconnaître
11:26qu'ils n'ont pas
11:27exécuté
11:28leurs annonces précédentes.
11:29C'est vraiment
11:30un plan de com
11:31avec des éléments
11:31de langage
11:32entendus 200 000 fois
11:33et en fait
11:34le gouvernement
11:34a juste indiqué
11:35qu'ils avaient échoué
11:37sur l'électrification
11:39promis précédemment
11:40et je ne comprends pas
11:40que tout le monde
11:41ne reprenne pas
11:41alors que c'est très facile
11:42à vérifier.
11:42Est-ce que l'objectif
11:43qui est de tenter
11:45d'accélérer le passage
11:46à la voiture électrique
11:46pour un parti
11:47qui encore une fois
11:48a vocation
11:48et souhaite gagner
11:49l'élection présidentielle
11:50l'année prochaine
11:50est-ce que c'est un objectif
11:51que vous allez poursuivre ?
11:52Mais tout le monde
11:53c'est l'enfonçage
11:54de portes ouvertes
11:55est-ce qu'on préfère
11:56que les ménages
11:57aient accès à des véhicules
11:58électriques français
11:59fabriqués en France
12:00avec des batteries françaises
12:01qui permettent
12:02de faire le plein
12:02moins cher
12:03et ne pas être dépendant
12:04des monarchies pétrolières
12:05tout le monde est d'accord
12:06c'est un objectif français
12:08depuis les années 70
12:09la réalité
12:10c'est pourquoi
12:10ça n'a pas été fait avant
12:12c'est qu'ils se sont trompés
12:13sur la neutralité technologique
12:15des véhicules électriques
12:16c'est-à-dire qu'ils ont fait
12:16de mauvais choix technologiques
12:18ils ont cru
12:19que la bureaucratie
12:20et les normes
12:20pouvaient remplacer
12:21une stratégie industrielle
12:23et il n'y a toujours pas
12:24ces stratégies industrielles
12:25un exemple
12:25sur les pompes à chaleur
12:26le champion français
12:28de la fabrication
12:29de pompes à chaleur
12:30a été vendu
12:32pour Noël dernier
12:33décembre 2024
12:34à un consortium étranger
12:35il n'y a que
12:36le Rassemblement National
12:37et une partie de la gauche
12:38qui a voulu
12:39que ce champion français
12:42reste français
12:42donc comment on peut avoir
12:43une politique industrielle
12:44sur les pompes à chaleur
12:45sur les véhicules électriques
12:46alors qu'ils continuent
12:48à vendre
12:48notre industrie
12:49les pompes à chaleur
12:50en l'occurrence
12:51à des japonais
12:51et l'industrie automobile
12:52européenne
12:53est au bord
12:54de l'effondrement
12:55faute de stratégie industrielle
12:57donc ils se sont
12:59totalement trompés
12:59dans leur stratégie
13:00et ils continuent
13:01il n'y a pas de changement
13:02de politique industrielle
13:03de protectionnisme
13:04de dénormalisation
13:05pour favoriser
13:07cette transition énergétique
13:09et cette transition industrielle
13:11et c'est très inquiétant
13:11parce que
13:13nous sommes en train
13:14de vivre
13:14une nouvelle phase
13:15de désindustrialisation
13:16en Europe
13:17à cause de ce manque
13:18de vision
13:19Alors on va rester
13:20sur les questions économiques
13:21Jean-Philippe Tanguy
13:22pour parler de cette proposition
13:24de loi défendue
13:25par le parti Renaissance
13:26qui vise à autoriser
13:27certains salariés
13:28notamment ceux qui travaillent
13:29dans les commerces de bouche
13:30ou chez les fleuristes
13:31à travailler le 1er mai
13:32l'intégralité de la gauche
13:34et des syndicats
13:35s'y opposent
13:36vous y êtes favorable
13:39avec le bloc central
13:41et la droite
13:41vous êtes devenu libéral
13:43Jean-Philippe Tanguy ?
13:44Mais non mais pas du tout
13:45mais écoutez
13:45en fait ça se faisait avant
13:46il y a eu un changement
13:47de doctrine de l'inspection du travail
13:49qui a commencé à mettre
13:50des amendes
13:50aux boulangers
13:51et aux fleuristes
13:52mais surtout aux boulangers
13:53alors que ça se faisait
13:53depuis toujours
13:54Très rares amendes
13:55pour dire la vérité
13:56Oui mais avant
13:57il y en avait zéro
13:57donc ça a posé un problème
13:59écoutez moi
14:00quand j'étais serveur
14:00tout le monde se battait
14:01pour travailler le 1er mai
14:03et d'être payé double
14:04et il y a 75%
14:05des salariés
14:06qui sont pour
14:06donc ce blocage
14:07de mon point de vue
14:08est incompréhensible
14:09les syndicats
14:11feraient mieux
14:11de s'occuper
14:12de tous les jours fériés
14:12dans certaines conventions
14:13et branches
14:14qui ne sont pas payées
14:14par exemple dans la restauration
14:16dans l'hôtellerie
14:16où il y a beaucoup de jours fériés
14:18qui ne sont pas payés
14:18c'est marrant
14:19on n'entend jamais
14:20les syndicats
14:20Il y a un débat
14:21Jean-Philippe Tanguy
14:22sur le fait de savoir
14:23s'il faut que cette mesure
14:24soit applicable
14:25dès le 1er mai prochain
14:27avec Sébastien Lecornu
14:28qui dit
14:28il ne faut pas qu'il y ait
14:28de passage en force
14:29et qui appelle
14:30à une concertation
14:31qui aura d'ailleurs lieu
14:31ce soir
14:32est-ce que vous vous souhaitez
14:33que cette mesure
14:33soit applicable tout de suite
14:34dès le 1er mai prochain ?
14:36Mais quand vous avez
14:3675% des salariés
14:37qui sont pour
14:38on le fait
14:39et on arrête
14:39il n'y a pas de blocage
14:40que les syndicats
14:41s'occupent
14:41du taux record
14:42d'accident du travail
14:44et de mortalité
14:44du travail en France
14:45une anomalie française
14:46absolument épouvantable
14:47on ne les entend jamais là-dessus
14:48qui s'occupe de
14:49excusez-moi
14:50pourquoi les syndicats
14:51ne demandent pas
14:52le paiement
14:53le doublement du paiement
14:54des jours fériés
14:55pour toutes les branches ?
14:56On leur posera la question
14:57Jean-Philippe Tanguy
14:58Pourquoi ?
14:58Parce qu'ils veulent pouvoir
14:59manifester tranquille
15:00avec leur copain le 1er mai
15:01Vous répondiez à cette question
15:02très intéressant pour les salariés
15:03si vous étiez devenu libéral
15:04est-ce que vous êtes toujours
15:05comme vous le disiez
15:05en mars 2025
15:06dans les colonnes du point
15:07en guerre totale
15:08contre le système ?
15:09Ah totalement
15:09Est-ce qu'on peut être
15:11en guerre totale
15:12contre le système
15:13quand Marine Le Pen
15:15c'est nos confrères
15:16du Nouvel Obs
15:16qui le révélaient
15:17dîne avec plusieurs patrons
15:18d'entreprise du CAC 40
15:19Patrick Pouyanné
15:20le patron de Total
15:20et surtout pour la première fois
15:22Bernard Arnault
15:23première fortune de France
15:25Lise Rosveil
15:25nous révélait également
15:26que Jordan Bardella
15:27le patron du parti
15:28allait déjeuner lundi prochain
15:30avec le bureau exécutif
15:31du Modem
15:32Est-ce qu'on peut être
15:33en guerre contre le système
15:34comme vous le dites
15:35et vous le répétez encore ce matin
15:36Du MEDEF
15:37Oui tout à fait
15:38vous avez raison
15:38Du MEDEF
15:39Est-ce qu'on peut être
15:40en guerre contre le système
15:41comme vous le dites
15:42et rencontrer
15:44dîner, déjeuner
15:45avec l'élite économique ?
15:46Absolument
15:47pour exposer notre programme
15:48leur expliquer
15:49et voir comment
15:51on peut éventuellement
15:51l'améliorer
15:52si on se trompe
15:53mais les patrons
15:54ne sont pas par essence
15:55le système
15:56le système
15:56c'est le détournement
15:57de l'intérêt général
15:58par l'intérêt privé
15:59vous voyez par exemple
16:00en ce moment
16:01les révélations que j'ai faites
16:02sur le détournement
16:03des stocks pétroliers français
16:04pas pour l'intérêt général
16:05mais pour l'intérêt privé
16:06des pétroliers
16:07donc vous voyez
16:08on peut voir
16:08monsieur Pouyanné
16:09moi je rencontre régulièrement
16:11un certain nombre
16:11de dirigeants de Total
16:13et pourtant
16:13être le parti
16:14qui a révélé le scandale
16:15de la gestion
16:16des stocks pétroliers
16:17et le seul qui le fait
16:18lutter contre la corruption
16:20contre le capitalisme
16:21de connivence
16:21contre le détournement
16:22des marchés publics
16:23Jean-Philippe Tanguy
16:23c'est quoi l'objectif
16:24de ces dîners ?
16:25Est-ce que c'est un objectif
16:26pour convaincre
16:26les grands patrons
16:27de la pertinence
16:29de votre programme économique ?
16:29Est-ce que c'est au contraire
16:30eux qui vous influencent
16:32et vous font par exemple
16:33évoluer sur la question
16:35de la fiscalité
16:35sur la question
16:36de la réforme des retraites ?
16:38Non mais pas du tout
16:38c'est de définir
16:40avec déjà
16:41d'expliquer notre programme
16:42qui est très mal présenté
16:44aux acteurs économiques
16:45améliorer éventuellement
16:46des choses
16:46qu'on n'aurait pas compris
16:47ou mal compris
16:47parce qu'on n'est pas
16:49pic de la mirandole
16:50et on ne sait pas tout
16:50mais nous on est très disponibles
16:52aussi pour voir les syndicats
16:53moi je le redis
16:54Madame Binet
16:55Madame Marisol Léon
16:56excusez-moi
16:57Marie-Élise Léon
16:58excusez-moi
16:59je l'ai confondu
16:59avec leur séministe du travail
17:00nous on est totalement disponibles
17:01pour les voir
17:02comme on voit leur base
17:03parce que moi
17:04je peux vous dire
17:04dans la Somme
17:05et dans les Hauts-de-France
17:05on envoie des militants
17:06de la CGT
17:07de la CFDT
17:07de Force Ouvrière
17:08nous on est totalement disponibles
17:09pour négocier avec les syndicats
17:11c'est eux qui ne veulent pas
17:13et ils ne veulent même pas débattre
17:15d'ailleurs
17:15je relance une proposition de débat
17:16à Madame Léon
17:17ou à Madame Binet
17:18pour qu'elle nous explique
17:19en quoi on est contre les travailleurs
17:20je pense qu'elles n'ont pas envie de débattre
17:21parce que c'est elles
17:22qui sont contre les travailleurs
17:23tout à l'heure au micro de Benjamin
17:25le patron de la Maïf
17:26Pascal Demurgé
17:27a expliqué que votre programme économique
17:29serait une ruine pour la France
17:31et on a justement une question
17:33à ce sujet au standard de France Inter
17:35qui est posée par Renaud
17:37bonjour
17:37bienvenue Renaud
17:39oui bonjour
17:39ma question c'est simplement
17:42que répondez-vous
17:43aux objections émises
17:44par le patron de la Maïf
17:46lors de l'entretien
17:47avec Benjamin Duhamel
17:48il y a une demi-heure
17:50écoutez je n'ai pas écouté l'entretien monsieur
17:52donc je n'ai pas réponse
17:53pour dire les choses
17:54non seulement il plaide
17:55pour un cordon sanitaire
17:56avec le Rassemblement personnel
17:57il considère que votre programme
17:59serait une ruine
18:01pour la France
18:02d'accord
18:02donc c'est très nuancé
18:03écoutez je ne connais pas ses arguments
18:05donc moi je serais ravi
18:06de débattre avec
18:07monsieur de la Maïf
18:08pour voir pourquoi
18:09on devrait ruiner le pays
18:10je ne pense pas
18:11je pense qu'en fait
18:11ils ont très peur
18:12et qu'ils paniquent
18:13et qu'ils ont des arguments exagérés
18:14parce qu'ils savent
18:15qu'on redresserait
18:16les finances et l'économie
18:17c'est-à-dire qu'on ferait le contraire
18:18de ce qu'ils ont fait
18:19depuis 50 ans à la France
18:20et si on interroge
18:20les actifs, les travailleurs
18:22et en particulier
18:23les ouvriers
18:23et les employés
18:24ils attendent le Rassemblement national
18:26parce qu'ils en ont assez
18:27de cette politique économique
18:28qui a tout ruiné
18:29c'est-à-dire qu'avec
18:30des records
18:30de prélèvements obligatoires
18:32on a quand même
18:32une désindustrialisation
18:33on a une déprise
18:34de notre agriculture
18:35franchement
18:36il n'y a rien qui fonctionne
18:37en économie
18:37à part pour les copains du pouvoir
18:39qui se partagent des petits billets
18:40et un état de corruption
18:41quand même
18:42de l'état de français
18:42c'est quoi ça
18:44les copains du pouvoir
18:44qui se partagent des petits billets
18:45oh bah détournement
18:45des marchés publics
18:47un certain nombre
18:47d'entreprises publiques
18:47qui ont été privatisés
18:49le scandale des autoroutes
18:50la privatisation
18:51la vente d'Alstom
18:52le saccage de DF
18:55même la privatisation
18:56à l'époque de Total
18:57le fonctionnement
18:57des marchés publics
18:59la liste est longue
19:00malheureusement
19:01mais vous parlez
19:02d'enrichissement personnel
19:03oh bah oui
19:04il y a eu de l'enrichissement personnel
19:05aussi sur les autoroutes
19:06il y a eu beaucoup d'argent
19:07qui a été fait
19:08sur la vente d'Alstom
19:09je vous rappelle
19:10qu'il y a 600 millions d'euros
19:12qui ont été mis sur le tout Paris
19:13pour présenter ça
19:14comme une opération
19:15c'est un rapport
19:15de Jean-Philippe Tanguy
19:18il faut aussi qu'on parle
19:19d'une couverture de magazine
19:19qui a beaucoup fait parler
19:20la lune de Paris Match
19:21on y voit le président
19:22de votre parti
19:22Jordan Bardella
19:23en photo avec sa compagne
19:24en Corse
19:25la princesse Marie-Caroline
19:26de Bourbon
19:27des Deux Siciles
19:28le sous-titre de Paris Match
19:29l'idyle que personne n'attendait
19:30même question
19:31que pour les dîners
19:31avec les grands patrons
19:32est-ce qu'on peut encore
19:33se revendiquer anti-système
19:34quand son président de parti
19:35fait la lune de Paris Match
19:36avec une princesse héritière fortunée
19:38écoutez les histoires d'amour
19:42je ne vois pas le rapport
19:43avec le système
19:44vous ne comprenez pas la question là
19:45on vous dit bien
19:46un parti anti-système
19:47quand le président de parti
19:49fait la lune de Paris Match
19:50avec une héritière princesse
19:52vous ne voyez pas
19:53une contradiction
19:54entre le discours
19:54qui est le vôtre
19:55et cette couverture de magazine
19:57pas du tout
19:57parce que vous pensez
19:58qu'être contre le système
19:59c'est être contre les institutions
20:01contre la bourgeoisie
20:03contre l'aristocratie
20:04je ne sais pas
20:04le système c'est
20:05le détournement
20:06des intérêts publics
20:08pour l'intérêt privé
20:09donc le fait qu'il soit
20:10amoureux et heureux
20:11n'a rien à voir
20:12avec le système
20:13donc qu'est-ce que vous en dites
20:13de cette une
20:15moi j'ai déjà été amoureux
20:16dans ma vie
20:16de gens qui
20:17pour vous peut-être
20:18étaient le système
20:19que dénonce
20:19le Rassemblement National
20:20j'ai déjà été en couple
20:21avec un haut fonctionnaire
20:23j'ai pas l'impression
20:24de trahir
20:25de trahir
20:26mes convictions
20:27par contre
20:28on s'est engueulé
20:30à table plusieurs fois
20:31parce qu'on n'était pas d'accord
20:32effectivement
20:32sur la défense
20:33de l'intérêt public
20:33qu'est-ce que vous avez pensé
20:34de cette une
20:35de Paris Match ?
20:36absolument rien
20:36je me suis dit
20:37je suis très heureux
20:38pour Jordan Bardella
20:39c'est-à-dire qu'en interne
20:41on ne parle pas
20:42de notre vie privée
20:43donc c'était
20:44un sujet de vie privée
20:45là c'est pas de la vie privée
20:46il y a un choix délibéré
20:47puisque c'est
20:48d'ailleurs
20:49les articles de presse
20:50nombreux articles de presse
20:51l'ont constaté
20:51que c'est ce qu'on appelle
20:52une fausse paparazzade
20:53c'est-à-dire
20:53ce sont des photos
20:54qui sont mises en scène
20:56si si même Caroline Parmentier
20:57députée Rassemblement National
20:59l'a admis
21:00est-ce que ce sont des quoi
21:01en fait au fond
21:01vous devenez un parti
21:03comme un autre
21:03puisque vous faites
21:04ce que Emmanuel Macron
21:05a pu faire en son temps
21:06avec Brigitte Macron
21:07en une de Paris Match
21:08ce que Nicolas Sarkozy
21:09a pu faire avec
21:10Carla Bruni
21:11en fait maintenant
21:11vous êtes un parti
21:12comme un autre
21:12voilà
21:13non mais je ne vois pas
21:14pourquoi vous faites
21:15que la normalisation
21:16serait liée à ça
21:17c'est-à-dire qu'en fait
21:17les médias
21:18et c'est leur droit
21:19et bien légitime
21:21considèrent que c'est un acte
21:22de normalisation
21:23de dédiabolisation
21:24je ne prends pas ça comme ça
21:25moi je pense que juste
21:26que Jordan Bardella
21:27avait envie d'officialiser
21:29cette relation sentimentale
21:31et tant mieux pour eux
21:32je ne vois pas
21:33vous n'êtes pas bavard
21:34sur cette une de Paris Match
21:35mais déjà
21:36je suis plus bavard
21:37malheureusement
21:38sur ça
21:38que sur ce que je vous ai dit
21:39sur la corruption
21:40ou l'étournement
21:41des marchés publics
21:42mais je n'ai pas
21:43d'informations particulières
21:44à donner en fait
21:45je ne vois pas pourquoi
21:46on ne pourrait pas juste dire
21:47écoutez ils sont amoureux
21:47tant mieux
21:48félicitations
21:49et bonne continuation
21:50je ne vois pas pourquoi
21:51tout est politique
21:52tout est voilà
21:53moi j'aimerais bien
21:54vous rencontrez un prince
21:55vous n'en connaissez pas un non ?
21:57non mais juste
21:57ça ferait une bonne
21:58première dame ou pas ?
22:00mais sans doute
22:01vous l'avez rencontrée ?
22:02je ne connais pas
22:03cette jeune femme
22:04cette femme d'ailleurs
22:04tout court
22:05donc ça ferait une bonne
22:06première dame ?
22:06je ne la connais pas
22:07j'imagine que si Jordan Bardella
22:09est amoureux
22:09c'est qu'elle sera
22:10une excellente première dame
22:11mais ça imposerait
22:12que ce ne soit pas
22:12Marine Le Pen
22:13qui soit candidate
22:14or c'est Marine Le Pen
22:15notre candidate
22:16à la présidence
22:17et pour le moment
22:18ça ferait
22:19si elle le souhaite
22:20d'ailleurs
22:20parce qu'elle n'est absolument
22:20pas nécessaire
22:22qu'elle vienne à Matignon
22:22si Jordan Bardella
22:23était l'élipe
22:24cette jeune femme
22:25elle n'est pas obligée
22:26non plus de suivre
22:26la carrière politique
22:27c'est marrant cette question
22:28parce que tout le monde
22:29présente ça par exemple
22:29avec l'émancipation
22:31des femmes
22:32une femme
22:33une compagne
22:34une amoureuse
22:35n'est pas vouée
22:36à suivre la carrière politique
22:37de son mari
22:38ou de sa compagne
22:39je veux dire
22:39soit elle peut venir
22:41soit elle ne peut pas venir
22:41elle fait sa vie
22:42c'est marrant aussi
22:43que la presse progressiste
22:45réduise
22:46cette jeune femme
22:47à un faire-valoir
22:48d'un homme
22:48c'est quand même très particulier
22:49je ne sais pas qui est la presse progressiste
22:50je ne sais pas qui réduit
22:51je propose qu'on s'arrête là
22:51c'est quand même pas une insulte
22:52de dire presse progressiste
22:53si vous n'êtes même pas content
22:54d'être progressiste
22:55merci Jean-Philippe Tanguy
22:56merci d'être venu
22:57au micro d'Inter ce matin
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