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  • il y a 3 minutes
Ce lundi 16 mars, Grégoire Kounowski, conseiller en stratégie d'investissement chez Norman K, et Xavier Chapard, stratégiste chez LBP AM, ont évoqué l'impact des cours du pétrole sur les marchés, ainsi que divers scénarios macroéconomiques liés à ces fluctuations, dans l'émission Good Morning Market sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Deux acteurs de marché à 7h, vous avez l'habitude du rendez-vous avec en plateau ce matin Xavier Chapard
00:05qui est stratégie chez LBPM.
00:07Bonjour Xavier.
00:07Bonjour.
00:08Merci d'être avec nous en compagnie de Grégoire Kounoski qui est conseiller en stratégie d'investissement chez Norman Kay.
00:13Bonjour Grégoire.
00:14Merci à tous les deux de nous accompagner ce matin.
00:16Xavier Chapard, le pétrole est toujours au-delà des 100 dollars, que ce soit pour le WTI mais également le
00:22baril de Brent.
00:23Depuis le début de ce conflit, j'imagine que vous faites tourner un petit peu vos modèles, vos différents scénarios.
00:28Alors bien sûr, comme pour vous, comme pour les industriels, les acteurs de marché, bref, comme pour tout le monde,
00:33tout dépend de la durée de ce conflit.
00:35À date, aujourd'hui, comment vous arrivez un petit peu à modéliser les différents scénarios macroéconomiques ?
00:41Alors comme vous dites, on fait tourner beaucoup les modèles.
00:44La semaine dernière, le prix du pétrole a varié dans un intervalle de 40 dollars le baril, donc évidemment ça
00:49change complètement le scénario.
00:51Donc on est dépendant aujourd'hui de Hormuz et quand est-ce que ça va être réouvert et quand est
00:55-ce que les prix du pétrole se normalisent.
00:57Nous, aujourd'hui, le scénario central, c'est un pétrole qui oscillerait autour de 100 dollars le baril pendant encore
01:04un mois
01:04et qui après se normaliserait assez vite au deuxième trimestre si Hormuz réouvre assez largement
01:10et on arriverait à 70 dollars le baril cet été.
01:13Dans ce scénario-là, scénario central, le scénario macro, alors évidemment il y a un peu moins de croissance,
01:20un peu plus d'inflation à court terme, mais ça ne change pas les perspectives à horizon 12 mois
01:26pour l'économie mondiale et pour les banques centrales.
01:29Mais ça, c'est le scénario central.
01:31Par contre, on a mis en place un scénario de risque à 25%
01:35où le prix du pétrole resterait au-dessus des 100 dollars pendant plus de 4-5 mois.
01:40Et là, dans ces cas-là, on change complètement le scénario.
01:43Il y a une légère récession cet été en zone euro et la BCE monte ses taux à partir de
01:49cet été.
01:51Ça, c'est un scénario adverse.
01:53Mais ce n'est pas votre scénario préféré.
01:55Voilà, exactement.
01:56Donc, on met des protections en place contre ce scénario,
01:58mais ce n'est pas là-dessus qu'on base notre allocation.
02:01C'est pour ça qu'on reste globalement.
02:04Là, on est en train de réaugmenter notre position déjà sur les obligations
02:08après la très forte hausse des taux qu'on a déjà eues.
02:11Et en se disant que si le scénario adverse se réalise,
02:14l'impact sur la croissance commencera à faire baisser plutôt les taux longs,
02:17malgré l'impact inflationniste.
02:19Et sur les actions, on pense que peut-être qu'à court terme,
02:23il faut rester encore un peu prudent,
02:24mais on cherche plutôt des points d'entrée à horizon 3-6 mois
02:28si le scénario central se réalise
02:30où on a une normalisation du prix du pétrole vers les 70 à horizon 3-4 mois.
02:35Donald Trump a demandé ce week-end de l'aide à la Chine, au pays de l'OTAN,
02:39afin de mobiliser également, comme le font les États-Unis,
02:43des flottes militaires dans le détroit d'Hormuz.
02:46Pour l'instant, le Japon a dit non.
02:47L'Australie également a dit non.
02:49Aujourd'hui, c'est une situation qui stresse un petit peu les marchés.
02:54Grégoire Kounoski, il ne panique pas.
02:56Néanmoins, on voit le marché obligataire remonter,
03:00l'euro-dollar baisser.
03:01Bref, on a des réactions qui montrent quand même des signaux d'inquiétude.
03:05Il y a des signaux d'inquiétude.
03:07Après, je pense que dans un contexte comme ça, il faut avoir une stratégie,
03:10il faut avoir une ligne directrice.
03:13Vous regardez un peu ce qui s'est passé sur les anciennes crises géopolitiques
03:15depuis les années 90, de manière systématique.
03:18Si on les prend toutes, ça se normalise toujours à 6-1 ans.
03:21C'est-à-dire que le marché est positif au bout d'un an
03:23par rapport au début de la guerre ou des hostilités géopolitiques.
03:28Là, on va toujours nous dire que c'est une crise un peu particulière,
03:31c'est un choc énergétique.
03:32Je pense qu'il faut avoir un cadre.
03:34Moi, je rejoins mon confrère.
03:35Je pense qu'il y a des points d'entrée super intéressants
03:37pour revenir sur des indices actions, pour revenir sur des valeurs.
03:40Il y a probablement des trades à faire en vendant la volatilité
03:44qui est très, très forte actuellement.
03:46Le pétrole, bien malin, est celui qui peut dire
03:48est-ce que ça va monter à 150 à court terme,
03:50est-ce que ça va rebaisser à 80 ?
03:51Je me souviens de la séance de la semaine dernière
03:53où ça faisait plus de 20 d'ouverture et ça finit à moins 5.
03:55Donc, je pense que ça, il faut le laisser un peu de côté.
03:57Si vous n'êtes pas dessus, vous n'êtes pas égé sur le pétrole,
03:59il faut laisser ça de côté.
04:00Je pense qu'il faut avoir une démarche un peu constructive.
04:02Et vous parliez de l'euro-dollar, c'est intéressant.
04:04L'année dernière, le dollar ne nous a absolument pas égé
04:06dans les portefeuilles, malgré tous les risques qu'on a eus.
04:09Là, on le voit bien.
04:09Tout le monde qui paniquait sur le dollar,
04:11on voit bien que ça fait son job, ça edge.
04:13À l'inverse, l'or.
04:14On en a beaucoup parlé ici sur ce plateau.
04:16Tout le monde disait l'or actif refuge.
04:18En fait, l'or est devenu un actif de momentum
04:20et on le voit bien sur la période-là.
04:21Ça perd encore ce matin.
04:23Ça ne joue pas vraiment son rôle d'actif refuge.
04:25Ça ne joue plus son rôle de momentum.
04:26Et à l'inverse, chose intéressante,
04:28les crypto-monnaies semblent plutôt immunes pour l'instant
04:32et ont plutôt tendance à remonter.
04:33Donc, il se passe plein de choses.
04:34Encore ce matin, le bitcoin progresser au-delà des 60.
04:36Oui, exactement.
04:38On prend un peu de recul sur la chose.
04:39On aurait plutôt tendance à dire qu'effectivement,
04:41l'or a progressé sur la séquence
04:42et les cryptos continuent de baisser.
04:44C'est l'inverse qui se passe.
04:45Donc, il y a plein de choses qui se jouent.
04:47Mais moi, je pense que vraiment, pour un investisseur,
04:49il faut avoir une démarche constructive,
04:51avoir une ligne directrice
04:52et garder en tête que d'un point de vue stat,
04:54on n'avante rien, vous faites ça avec n'importe quel outil IA,
04:57Bloomberg, si vous l'avez, ou n'importe quoi.
04:59Depuis 1990, toute crise géopolitique
05:01amène toujours au même constat.
05:03Ça finit toujours par se normaliser.
05:05Donc, ça crée des bons points d'entrée.
05:06Et souvent, les États-Unis, au bout de un mois, un an,
05:10bref, sur différentes périodes,
05:12résistent mieux que les indices européens ?
05:14C'est toujours les grands gagnants, de toute façon.
05:15Les Européens sont toujours les perdants.
05:17Alors, les Asiatiques, un petit peu,
05:18par rapport à ce qui se passe.
05:18Les Américains, si on regarde un peu,
05:20ils vont vendre plus de gaz,
05:21ils vont vendre plus de pétrole,
05:22ils vont sortir grandis.
05:23Et d'ailleurs, les indices actions américains,
05:24soutenus par l'IA aussi,
05:26sont beaucoup plus immunes qu'en Europe.
05:28N'oublions pas qu'il y a les midtermes,
05:29ce qui arrive en novembre,
05:30donc il va se passer des choses chez eux.
05:31Mais ouais, c'est toujours un peu la même ritournelle.
05:34C'est toujours les États-Unis qui sortent gagnant de ça.
05:36Je pense juste, je ne suis pas géostratège loin de là,
05:38je pense juste que des échos qu'on a eus,
05:40de ce qu'on a dit, de ce qu'on nous a dit,
05:42ils pensaient régler la chose.
05:43Quand je dis il, c'est Trump en trois jours,
05:45ils se retrouvent un peu englués là-dedans
05:47parce que les Iraniens sont beaucoup plus résilients
05:50qui ne le pensaient.
05:51Il faut qu'ils trouvent un scénario de sortie.
05:53Il y a eu des rumeurs ce week-end
05:54comme quoi les Iraniens s'y viennent négocier.
05:55Donc c'est un peu de game of chicken,
05:57comme on dit, c'est un peu un jeu de dupe.
05:58Mais nous, on pense à Normand Key.
06:00Moi, je pense qu'effectivement,
06:01il va y avoir un scénario de sortie.
06:02La seule chose qu'on n'arrive pas trop à matérialiser,
06:05c'est que le facteur israélien,
06:07ils n'ont pas raison de s'arrêter.
06:09Donc effectivement, ça peut continuer à créer un peu
06:11de la volatilité et du chaos
06:13par rapport à ce qui se passe.
06:14Les taux continuent de progresser,
06:15que ce soit sur les taux longs
06:16mais également les taux courts.
06:18Ce matin, on est quasiment à 3% sur le 10 ans allemand,
06:21le fameux boon quand le 10 ans français
06:22est sur des plus hauts de 2011.
06:25Est-ce que le marché va un petit peu trop vite en besogne
06:27ou non ?
06:27Il y a des raisons pour lesquelles
06:29les taux continuent de progresser
06:31avec les craintes d'inflation
06:32et puis surtout les craintes budgétaires.
06:34Aujourd'hui, Xavier Chapard ?
06:36Alors, on pense que le marché a fait son travail.
06:39C'est raisonnable.
06:40Mais ça commence à être bien pricé,
06:42les scénarios de risque.
06:44En fait, la hausse des taux,
06:45on peut la décomposer
06:46avec la hausse des anticipations d'inflation.
06:50Qu'à court terme,
06:51il y ait une inflation plus élevée, c'est sûr.
06:53Par contre, à horizon 3-4 ans,
06:55on trouve que le marché a déjà pricé
06:57un peu trop de risque d'inflation
06:58parce que la BCE fera son travail
07:00pour bloquer ça.
07:01L'autre élément, c'est les banques centrales.
07:03Aujourd'hui, le marché price quasiment
07:06deux hausses de taux de la BCE cette année.
07:08Ce qui est possible dans notre scénario adverse,
07:10dans notre scénario central,
07:11on est plutôt quand même sur une BCE.
07:12en attente jusqu'à l'été.
07:14Et si on a raison,
07:16que le prix du pétrole se calme,
07:17qu'il restera en pause.
07:19Donc ça veut dire qu'il y a déjà pas mal
07:21de points négatifs dans les marchés obligataires.
07:25Le troisième point, vous avez raison,
07:27c'est le problème budgétaire.
07:28Et ça, a priori, ça va rester.
07:31Voir même, si le prix du pétrole reste élevé,
07:34on voit qu'il y a pas mal d'États
07:35et même la Commission européenne
07:36qui parle de nouveaux soutiens budgétaires.
07:40Donc ça, ça pousse à être quand même prudent
07:41sur les taux très très longs.
07:43Mais là, je parle du 30 ans plutôt,
07:45où l'offre pourrait être plus élevée qu'attendue.
07:47Mais nous, on revient sur les taux du coût européen,
07:51que ça soit sur les maturités courtes,
07:53comme je disais,
07:53les hausses de taux de la BCE
07:54sont déjà bien intégrées,
07:55le risque de hausses de taux.
07:58Et on revient aussi sur les taux de 10 ans,
08:00en se disant qu'il y a un moment
08:03où l'impact récessif sera intégré par le marché
08:07si le prix du pétrole va encore beaucoup au-delà
08:09du niveau actuel.
08:10L'écart de taux entre la France et l'Allemagne
08:12est de 70 points ce matin.
08:142026, c'est une année historique
08:16en termes d'émissions sur le marché obligataire
08:18pour les États.
08:19Vous avez la France qui va lever plus de 300 milliards,
08:22l'Allemagne qui doit mettre en place son plan de relance.
08:25Est-ce qu'en fait, au bout d'un moment,
08:26cette remontée des taux longs et des taux courts
08:28ne va pas poser problème ?
08:30Dans le sens où il faudra peut-être faire des choix
08:31et que finalement, ce plan de relance sera
08:35moins impressionnant et moins fort que prévu,
08:37que la France va également devoir faire des choix.
08:39Il y a également le sujet du Royaume-Uni,
08:41bien sûr, qui, comme le sujet de la France,
08:42inquiète depuis longtemps.
08:44Ce n'est pas sans conséquence quand même une remontée,
08:45comme on vient de le voir,
08:47de 40-50 points de base
08:48en l'espace de 15 jours, 3 semaines.
08:50Tout à fait.
08:50Et ça confirme que les taux vont rester relativement élevés
08:53par rapport à ce qu'on a connu les dernières décennies.
08:55Ça force les choix pour les pays
08:57qui n'ont pas de marge de manœuvre.
08:58C'est-à-dire, en gros, la France et l'Angleterre.
09:01Ça, vous avez raison.
09:02Pour l'Allemagne, ils ont les marges de manœuvre
09:05pour relancer.
09:06Et là, le choc énergétique les pousse plutôt
09:08à accélérer sur le plan de relance
09:09parce que ça montre que l'ancien modèle
09:11basé sur les exportations
09:13et sur le prix de l'énergie faible
09:16est remis en cause durablement.
09:18En termes d'allocations,
09:19vous trouvez qu'il y a des points d'entrée
09:20plutôt sur la partie courte ?
09:22Oui, c'est ça.
09:23L'obligataire euro jusqu'à 10 ans, on va dire.
09:27Donc, court et jusqu'à 10 ans.
09:29On reste plutôt neutre sur les taux américains
09:32où là, il y a moins de risques qui sont pricés.
09:37Et sur les actions,
09:39on pense que le marché pourrait se faire
09:40encore un peu peur à court terme.
09:42Il n'y a pas eu vraiment de gros risk-off.
09:44Donc, c'est possible d'aller chercher un peu plus bas.
09:46Mais, comme je disais,
09:47à horizon moyen terme,
09:49on reste constructif.
09:50Qu'attendez-vous des banques centrales cette semaine ?
09:52Ça va commencer dès demain
09:54avec la Banque d'Australie
09:55et puis ensuite, en milieu de semaine,
09:57mercredi, la Fed, jeudi, la BCE.
09:59En fin de semaine,
10:00il y aura également la Banque du Japon.
10:01Bref, c'est une semaine assez intense
10:03pour les banquiers centraux.
10:04Très, très intense.
10:05La Banque d'Australie a déjà remonté ses taux
10:07la dernière fois
10:07et donc, a priori,
10:08va les remonter encore
10:09parce qu'elle avait déjà
10:10des craintes inflationnistes.
10:11Sur les autres banques centrales,
10:13je pense qu'il est urgent d'attendre pour elles.
10:15Elles sont comme nous.
10:16Elles ne savent pas
10:17où le pétrole va aller
10:18et combien de temps, surtout,
10:19il va rester élevé.
10:20Donc, pour l'instant,
10:22je pense que le message,
10:23que ce soit côté BCE
10:24ou côté Fed,
10:25ça va être
10:25on attend,
10:26on regarde de très près
10:27et on est prêt à agir
10:29dans les deux sens
10:29suivant ce qui va se passer.
10:31Et ça, ça devrait rester
10:33au moins jusqu'à juin
10:33parce qu'il faut le temps
10:35de voir si le choc
10:37est suffisamment durable
10:38pour impacter
10:39les perspectives économiques.
10:40Grégoire Kounoski,
10:41Jérôme Poel,
10:42sera probablement interrogé
10:43sur les doutes,
10:44les craintes
10:45en ce qui concerne
10:46le crédit privé.
10:47Un marché qui fait
10:482 000 milliards de dollars,
10:49beaucoup d'actifs aux États-Unis.
10:51C'est là-bas
10:51que sont concentrées
10:52la plus grande partie
10:53des entreprises en portefeuille,
10:55des entreprises, bien sûr,
10:56en termes de dette.
10:57On n'est pas dans du private equity.
10:59Comment vous regardez
11:00ce sujet de dette privée
11:01qui peut rappeler
11:02des mauvais souvenirs de 2008
11:03même si on n'est pas du tout
11:04sur les mêmes encours
11:05et sur, pour l'instant,
11:07la même ampleur ?
11:08Je pense que le vrai risque
11:10est là.
11:11Plus à long terme
11:12que ce qui se passe
11:13sur les craintes géopolitiques
11:14en Iran.
11:14Encore une fois,
11:15je pense que ça va se normaliser
11:17relativement vite.
11:18Il se passe beaucoup de choses.
11:20Je pense qu'une certaine personne
11:23éminente dans le secteur
11:24a dit qu'il y avait des cadavres
11:25dans les placards.
11:25Je pense qu'il y en a.
11:27Maintenant,
11:27ça va toujours mettre du temps.
11:28Ça va être très diffus dans le temps.
11:30Vous regardez les actions
11:31des asset managers,
11:33notamment Bluehole, etc.
11:34sont quand même fortement
11:35sous pression.
11:36Ça commence à gaieter
11:37certains fonds.
11:38Ce n'est pas des bons signes.
11:39Maintenant,
11:40une fois que vous avez dit ça,
11:41il n'y a pas de raison
11:42de paniquer plus que ça.
11:44On va voir un peu
11:44les effets que ça a.
11:45On va voir s'ils arrivent
11:46un peu à normaliser la chose.
11:49Mais c'est quelque chose
11:50à suivre quand même.
11:51Sachant qu'on est conseillé
11:52en investissement,
11:53vous regardez la partie action,
11:54mais pas que.
11:55Vous êtes également positionné
11:56sur le marché obligataire,
11:57sur le non-crédit.
11:59Ça rappelle que les produits
12:00semi-liquides, en fait,
12:01ne le sont pas forcément.
12:03En tout cas,
12:03on voit bien qu'il y a eu
12:04des fenêtres de sortie
12:05qui étaient présentes dans le passé
12:06et que là, désormais,
12:07ils ont dû bloquer les retraits.
12:09Oui, vous avez raison.
12:11C'est ce qu'on appelle
12:12des bons rappels à l'ordre,
12:12en fait.
12:13C'est des actifs.
12:14Vous avez la même chose
12:15sur le private equity.
12:16Vous avez la même chose
12:16sur la dette privée.
12:17Là, on parle de crédit privé.
12:18Ce sont des actifs
12:18qui ne sont quasiment pas liquides.
12:20C'est des choses
12:21que vous devez partir.
12:22Et une fois que vous êtes dedans,
12:23vous ne pouvez pas sortir
12:24comme vous voulez.
12:24Preuve en est,
12:25sur les guides des fonds.
12:26Donc, c'est réservé
12:27à des gens qui s'y connaissent,
12:29qui sont professionnels.
12:30Ce n'est pas réservé
12:30à tout le monde.
12:31Donc, il faut faire
12:31attention à toucher
12:32à ces petites bêtes-là.
12:33Mais c'est toujours pareil.
12:35C'est toujours des histoires
12:36de qu'est-ce que vous voulez
12:36en termes de return,
12:37en termes de performance
12:38par rapport au risque
12:39que vous prenez.
12:40Maintenant, si vous parlez
12:40du crédit privé,
12:42c'est réservé vraiment
12:43à des acteurs de niche.
12:44Après, il y a de la dette privée
12:45sur des actifs immobiliers
12:46qui fait plus de sens aujourd'hui.
12:47Donc, en tant qu'allocateur d'actifs,
12:50oui, vous pouvez jouer
12:50avec tout ça.
12:51Maintenant, vous n'amenez jamais
12:52quelqu'un sur quelque chose
12:53qui, un, il ne connaît pas
13:00je mets au défi tout le monde
13:01de parler de ça
13:01parce que, en fait,
13:02c'est quelque chose
13:02qui est relativement obscur
13:03quand même.
13:04De ce qui se passe aujourd'hui,
13:05je pense qu'il n'y a pas
13:06beaucoup de personnes
13:06qui savent la gravité
13:08s'il y en a une
13:09de ce qui se passe.
13:10Nous, on constate juste
13:11qu'il y a un problème
13:12et qu'effectivement,
13:13si vous êtes dedans,
13:14vous êtes un peu chahuté.
13:16Mais la vérité,
13:17c'est qu'il faut réserver ça
13:18aux gens qui s'y connaissent
13:18un peu plus.
13:19Et est-ce que,
13:20depuis le début de l'année,
13:20vous avez réduit
13:21votre exposition
13:22sur le non-côté,
13:23au sens large,
13:24private equity inclus
13:27ou non ?
13:28Absolument pas.
13:29Encore une fois,
13:30on s'adresse à des personnes
13:31qui ont un appétit pour ça,
13:34qui ont de la connaissance
13:34pour ça.
13:35Maintenant,
13:35quand vous parlez
13:35du non-côté,
13:37en fait,
13:37nous, on défend
13:38une approche à la carte.
13:39En fait,
13:39vous proposez des deals
13:40et ça doit parler aux gens,
13:42vous raconter des histoires.
13:43Il y a des deals
13:43de private equity
13:44qui sont très bons,
13:45il y en a qui sont
13:45beaucoup moins bons.
13:46Il y a des deals
13:46de dette privée
13:47qui sont très bons,
13:47il y en a qui sont
13:47beaucoup moins bons.
13:49Vous avez toute une pléthore
13:50d'options
13:51à votre disposition.
13:52Maintenant,
13:52c'est à vous,
13:53en tant qu'experts,
13:54d'amener les investisseurs,
13:55en l'occurrence,
13:56nous, nos clients,
13:57sur effectivement
13:58ce qu'on pense le mieux
13:58pour eux.
13:59Mais non,
14:00il n'y a pas de volonté
14:01de réduire la valeur
14:02là-dessus.
14:03Il n'y a pas de risque
14:04plus élevé aujourd'hui
14:05qu'il y en avait encore
14:05il y a quelques temps.
14:07Donc non,
14:07il faut juste essayer
14:08d'être très sélectif
14:10et de ne pas mettre
14:11les pieds sur quelque chose
14:11que vous ne connaissez pas trop.
14:13Actuellement,
14:13c'est le secteur des softwares
14:14qui fait peur,
14:15plus précisément
14:16sur cette partie
14:16du crédit privé.
14:18Pour l'instant,
14:19les taux de défauts
14:20restent maîtrisés.
14:21Xavier Chappard,
14:22on en revient à notre question
14:23des taux,
14:23du marché obligataire
14:24et des instabilités ambiantes.
14:27C'est-à-dire que
14:28ces sujets sont,
14:29bien sûr,
14:29intimement liés
14:30dans le sens où
14:31si demain,
14:31les taux continuent
14:32de remonter,
14:33ça va être problématique
14:34pour des entreprises
14:35qui sont aujourd'hui
14:36en difficulté
14:37et pourquoi pas
14:37des entreprises
14:38qui sont dans le crédit privé
14:39comme ailleurs,
14:40comme dans le private equity
14:40sur le marché action.
14:41Bref,
14:41c'est toute l'économie
14:42aujourd'hui
14:43qui est liée
14:43sur ce sujet des taux.
14:45Oui, oui.
14:46Et c'est vrai
14:46qu'évidemment,
14:47ce choc iranien
14:48et donc la nouvelle hausse
14:49des taux longs,
14:50notamment aux États-Unis,
14:51évidemment,
14:51remet de la pression
14:52sur le crédit privé
14:54qui était déjà
14:55un peu chahuté
14:56depuis le milieu
14:58de l'année dernière,
14:59en gros.
14:59Et sur le high yield aussi,
15:00par conséquence,
15:01c'est-à-dire que
15:02je fais un point
15:02sur le crédit privé.
15:04Sur le high yield,
15:05on est quand même plus sains
15:06pour deux raisons.
15:08La première,
15:08c'est que c'est liquide
15:09et que tous les investisseurs
15:10savent que c'est liquide.
15:12Donc,
15:13il n'y a pas ce problème
15:13d'écart de maturité
15:16entre l'actif et le passif
15:17sur ces crédits-là.
15:19Et la deuxième raison,
15:21c'est que le secteur,
15:23même aux États-Unis,
15:24est moins exposé
15:24au hardware
15:27que le crédit privé.
15:29Donc,
15:29au secteur
15:30qui est chahuté
15:31en ce moment.
15:32Au software.
15:33Au software, pardon.
15:35Exactement.
15:36Donc,
15:37on pense qu'il y a
15:38un peu moins de risques
15:39quand même
15:39dans le high yield
15:41que sur le crédit privé.
15:42Et puis,
15:43on fait surtout
15:44la différence
15:44entre l'Europe
15:44et les États-Unis
15:45où en Europe,
15:46le crédit privé
15:47est beaucoup moins gros
15:48et moins distribué
15:50au retail.
15:51Ça commençait
15:52à augmenter rapidement,
15:53mais quand même,
15:54il y a moins de risques.
15:55Donc,
15:55on pense qu'il y a...
15:56Voilà.
15:57Notre plus grosse crainte,
15:58c'est la diffusion
15:59via le secteur financier
16:00des problèmes
16:01du crédit privé américain.
16:03Donc,
16:03ce qu'on regarde
16:03de très près,
16:04c'est les banques,
16:05l'exposition des banques
16:06et des assureurs
16:08au crédit privé.
16:09Et c'est là-dessus
16:10qu'on pourrait avoir
16:10un impact
16:11en ricochet
16:12en Europe.
16:13Il nous reste une minute.
16:14Le mot de la fin,
16:15Grégoire Kounoski,
16:15sur la location,
16:16les secteurs en ce moment
16:17qui vous attirent,
16:19les balancements,
16:19peut-être que vous avez fait
16:20dans les portefeuilles
16:21depuis le début du conflit.
16:22Est-ce que vous avez revu
16:23un petit peu
16:23votre stratégie d'investissement ?
16:25On ne l'a pas revu.
16:27On reste très positif.
16:28Je pense que pour
16:29le commande immortel,
16:30la volatilité actuelle
16:31et les points d'entrée,
16:32il faut juste
16:32asser le marché.
16:33Vous achetez un ETF
16:34sur le MSEI World,
16:35un ETF sur le Stoker Up600,
16:37c'est les choses
16:37les plus simples à faire
16:38et vous allez voir
16:39que ce sont les choses
16:39qui vont mieux marcher.
16:40Sur les gens
16:41un peu plus sophistiqués
16:42qui ont accès,
16:43je pense que c'est un marché
16:44où il faut absolument
16:45vendre la volatilité implicite,
16:46on appelle ça.
16:47Vous avez les fameux
16:47produits structurés
16:48qui rentrent
16:49effectués en ligne de mire.
16:50Il y a beaucoup
16:51de choses à faire.
16:52J'aurais tendance,
16:53même si ça ne marche pas
16:53beaucoup en termes
16:54de moins de tomes,
16:54à remettre de l'or
16:55sur faiblesse
16:56parce qu'effectivement
16:56plus personne n'en parle là
16:58et ça consolide un petit peu.
16:59Mais à mon avis,
17:00ça va repartir
17:00pour des raisons
17:01plus structurelles
17:01que juste dire
17:03que c'est un actif refuge.
17:04Sur les cryptos,
17:06ça a fait beaucoup de dégâts
17:07à la séquence dernièrement.
17:08C'est quand même
17:09assez intéressant de voir
17:10que ça résiste
17:11plus que bien.
17:12Donc il y a peut-être
17:13un trade à faire là-dessus.
17:14Et encore une fois,
17:15le pétrole,
17:15on n'y touche pas.
17:17Beaucoup trop volatile,
17:21nous on a toujours été positif
17:22sur le crédit
17:22investment grade,
17:23donc corporate en Europe.
17:25On renforce sur faiblesse
17:26parce qu'effectivement
17:27vous avez des papiers hybrides
17:28qui sont un peu discountés
17:29dernièrement,
17:29qui sont absolument
17:30rentrés dans les portefeuilles.
17:31Donc il y a plein de choses à faire.
17:32Et juste pour finir,
17:33sur l'euro dollar,
17:35c'est un edge naturel.
17:36Je ne pense pas qu'il faille
17:38absolument augmenter
17:38l'allocation.
17:39En tout cas,
17:39c'est un bon reminder
17:41comme on dit en anglais
17:42de dire qu'il faut toujours
17:42en avoir un peu
17:43dans le portefeuille
17:44parce que quand ça ne se passe pas
17:45très très très bien,
17:46c'est ce qui vous protège le plus.
17:47preuve en est
17:48ce qui se passe aujourd'hui.
17:49Avec un euro dollar
17:50qui est passé de 1,19 février
17:52à 1,1445 ce matin.
17:54Merci beaucoup à tous les deux,
17:55Grégoire Kounoski,
17:56donc Norman Kay
17:57et Xavier Chapard,
17:58LBPM de nous a raccompagnés.
18:00Le CAC 40 étant
18:00en très légère baisse
18:01pour débuter la semaine,
18:03moins 0,17%
18:04à un fil des 7900 points,
18:077897 points,
18:07moins 0,17%
18:08également pour l'Eurostock 50.
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