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  • il y a 1 an
Regardez « On refait le monde » - à 19h15 avec : Éléonore Caroit, députée Renaissance des Français établis hors de France, Jérôme Guedj, député PS de l'Essonne, Jean-Daniel Lévy, Directeur Délégué Harris Interactive France et Olivier Bost, chef du service politique de RTL.
Regardez On refait le monde avec Anne-Sophie Lapix du 25 août 2025.

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Transcription
00:00Jusqu'à 20h, on refait le monde dans RTL Soir, avec Anne-Sophie Lapix.
00:08Il monte en première ligne, alors que beaucoup prédisent sa chute à l'automne.
00:13François Bayrou n'entend pas se laisser déloger de Matignon sans rien faire.
00:17Le Premier ministre prend les devants cet après-midi.
00:19Il annonce qu'il convoque les députés le 8 septembre pour un vote de confiance.
00:23Une manière de mettre les parlementaires face à leur responsabilité
00:26et de devancer la motion de censure promise par la France Insoumise pour le 23 septembre.
00:32Est-ce que ça peut marcher ?
00:33François Bayrou passera-t-il l'automne ?
00:35On va en parler dans Refait le Monde avec nos invités.
00:39Avec nous, Jean-Daniel Lévy, directeur délégué Harris Interactive.
00:43Bonsoir.
00:44Hélène Carrois, bonsoir.
00:46Vous êtes député Renaissance des Français établis hors de France.
00:49Jérôme Gage, bonsoir.
00:51Vous êtes député PS de l'Essonne.
00:53Et puis Olivier Bost, chef du service politique de RTL.
00:57Bonsoir.
00:58On refait le Monde dans RTL Soir.
01:02Cette clarification pour moi, elle est urgente.
01:05C'est la raison pour laquelle j'ai demandé au Président de la République qu'il a accepté
01:09de convoquer le Parlement en session extraordinaire le lundi 8 septembre dans 15 jours.
01:15J'engagerai ce jour-là la responsabilité du gouvernement sur une déclaration de politique générale
01:21conformément à l'article 49 alinéa 1er de notre Constitution.
01:26Surprise !
01:27Tout le monde se demandait comment François Bayrou comptait se relancer, se défendre.
01:31S'il a donc choisi le vote de confiance dans deux semaines, le 8 septembre.
01:36Jérôme Gage, est-ce que vous vous y attendiez ?
01:39Sincèrement, non.
01:40Je pense que c'est vrai.
01:41Il ne faut pas faire les marioles.
01:42On s'attendait à une sorte d'exercice, d'explication de la première salve de la
01:48présentation de son budget du 15 juillet.
01:51Bon, là, c'est un côté un peu tapis, quoi.
01:53Et vous allez la voter, alors, cette confiance ?
01:55Vraiment, François Bayrou, il est assez fascinant parce qu'il fait tout à l'envers.
01:59C'est-à-dire qu'il propose, là, ce vote pour dire...
02:04C'est uniquement pour alerter les gens sur l'ampleur de la gravité de la situation.
02:07On n'a jamais contesté l'ampleur de la gravité de la situation.
02:10On était les premiers à dire qu'il y a un déficit des finances publiques.
02:12On est des gens sérieux budgétairement.
02:15On a un désaccord sur l'origine.
02:16Et donc, nous, on va formuler, on a commencé à le faire, les propositions.
02:20Donc, et au lieu d'ouvrir éventuellement la porte à...
02:27Essayons, une fois qu'on est d'accord sur la difficulté de voir quelles sont les propositions
02:32qui sont sur la table, il fait le musée des horreurs le 15 juillet dans sa conférence de presse.
02:37C'est-à-dire en mettant irritant sur irritant, avec un plan dont l'ampleur est à discuter, 44 milliards,
02:42et une répartition de cet effort qui est totalement déséquilibrée.
02:46Sur les 44 milliards, il y a environ 30 milliards de baisse de la dépense.
02:52Et c'est essentiellement moins pour les services publics, moins pour l'hôpital, pour les remboursements des patients, etc.
02:58Et une augmentation des impôts, mais uniquement sur les ménages et sur les catégories populaires.
03:03Parce que quand on gèle le barème de l'impôt sur le revenu, quand on gèle le barème de la CSG,
03:08et quand on prévoit deux jours de travail gratuits, c'est...
03:12Donc vous vous votez contre ?
03:13Il fait le musée des horreurs, et après il vient dire
03:17« Non, mais attendez, vous n'avez pas bien compris, on est prêt à discuter de tout. »
03:20Enfin, on n'est pas des perdres de l'année.
03:22Il ne peut pas avoir quelqu'un qui aurait pu s'y prendre autrement.
03:24Il aurait pu, vous savez, François Bayrou, il s'est imposé comme Premier ministre à Emmanuel Macron,
03:28il aurait pu imposer une méthode de centriste en disant
03:30« Écoutez, je sais qu'il n'y a pas de majorité, donc je vais essayer de parlementariser. »
03:33Et là, il redécouvre qu'il y a un parlement, et il dit « Je demande le vote de confiance. »
03:37Donc ce monsieur fait tout à l'envers, et on ne va pas tomber dans le panneau.
03:41C'est-à-dire ?
03:42C'est-à-dire que je veux bien que dans les 15 jours qui viennent,
03:45il puisse dire « Non mais attendez, non seulement je recorrige totalement ma copie initiale,
03:53mais ce n'est pas ce qu'il a dit aujourd'hui. »
03:55Aujourd'hui, il a dit « Je vous demande de valider la dramatisation qui est légitime de la situation,
03:59mais aussi les orientations de réponse que j'ai proposées,
04:02parce que tous les signaux qui ont été envoyés dans la période,
04:04ça a été de dire « On ne fera pas contribuer les ménages les plus importants,
04:06on ne fera pas contribuer les hauts patrimoines,
04:08on ne fera pas contribuer les entreprises qui ont pu dégager des marges dans la période,
04:13tout en veut défendre les PME, les TPE. »
04:16On va rentrer dans le détail après, mais en l'état, vous votez contre ?
04:19En l'état actuel, d'abord, je vais vous dire un vrai scoop,
04:22nous on est une formation démocratique, collective,
04:24donc il y a un événement inédit, on va se réunir, peut-être même dès ce soir,
04:29c'est le miracle de la visio.
04:29Parce que les autres se sont déjà prononcés, les autres formations,
04:33LFI, les écologistes et le RN disent « On vote contre ».
04:36Je ne suis pas dans le réflexe pavlovien.
04:37Moi, la politique, j'essaye de la faire la tête froide,
04:39je suis un responsable, je suis un républicain,
04:41et donc je regarde les éléments.
04:43Mais avec ce que je vous ai dit, franchement, il fait tout.
04:46Vous savez, ce qu'il a fait aujourd'hui, je termine par là,
04:49c'est une sorte de motion d'auto-censure de la part de François Bayrou,
04:53qui ressemble à une démission déguisée,
04:54drapée de la vertu et du fait de dire « J'aurais tout essayé, je me sacrifie ».
04:58Ce n'est pas à la hauteur d'un chemin qui aurait été différent,
05:03qui était de dire « Il n'y a pas de majorité à l'Assemblée,
05:05on cherche le compromis, on met les gens autour de la table,
05:07s'il faut bosser tout l'été ».
05:08Vous savez, nous, on l'avait fait, la proposition,
05:09je termine vraiment par là,
05:10de se réunir en session extraordinaire dès le mois de septembre.
05:13On aurait pu se réunir dès le mois de septembre
05:15pour préparer le budget et pas être dans le non-dit
05:18de ce qui s'est passé pendant l'été.
05:18Et Léonore Carrois, est-ce que c'est une bonne idée
05:21que c'est de votre Premier ministre ?
05:23Ça ne ressemble pas à un petit harakiri, en fait, ce soir ?
05:27Il y a eu raison de rappeler le contexte international,
05:30mais surtout le contexte national.
05:31Rappelons-nous que si on est tous là à faire une pré-rentrée
05:34vraiment à la fin de l'été,
05:36c'est parce qu'on nous annonce que le 10 septembre,
05:38la France sera bloquée.
05:40Et non seulement qu'elle sera bloquée,
05:42mais que des formations politiques,
05:43la France insoumise pour ne pas les nommer,
05:46veulent que le pays soit totalement bloqué,
05:49qu'il ne se passe plus rien pour renverser le gouvernement,
05:52pour renverser le président,
05:53qui est une des obsessions de Jean-Luc Mélenchon,
05:55qui n'arrive pas à se faire élire président par les urnes
05:57et qui donc essaye de le faire par la rue.
05:59Et donc, c'est en réponse à cette agitation,
06:02à ce mouvement,
06:04que François Bayrou refait une conférence de presse.
06:08Parce que rappelons qu'il avait quand même fait
06:09une conférence de presse avant l'été,
06:11en disant, voilà, le constat est qu'il faut réduire
06:14la dépense publique, qu'il faut réduire notre déficit.
06:17Moi, je vous fais des propositions.
06:18Et là où je ne vous rejoins pas...
06:19On n'a justement pas très bien compris,
06:21Léonore Carroi, vous êtes députée Renaissance,
06:22on n'a pas compris justement cette nouvelle conférence de presse.
06:25En fait, c'était juste pour mettre un petit coup de pression
06:29et essayer d'éviter en fait la censure.
06:32S'il n'avait pas parlé dans le contexte actuel
06:33et que la pression était montée comme voulait le faire la France insoumise
06:37et certains de leurs alliés à gauche,
06:39les écologistes, certains du Parti Socialiste,
06:42on lui aurait reproché de ne pas s'être prononcé.
06:44S'il n'avait rien dit, s'il n'avait pas, pendant tout l'été,
06:47essayé d'expliquer son budget, les propositions qu'il fait.
06:50J'insiste sur ce mot, propositions, parce qu'il l'a redit aujourd'hui.
06:53Il l'avait dit en juillet.
06:54Moi, je vous propose une formule.
06:56Cette formule, elle est modifiable, elle est amendable.
06:59Moi, j'espère que le Parlement va faire son travail
07:01et va faire des contre-propositions.
07:03Mais au lieu de quoi...
07:04Je ne dis pas que ce soit votre cas, Jérôme Gage,
07:06mais au lieu de quoi, beaucoup de parlementaires ont dit
07:08on ne va même pas commencer à débattre.
07:11Le jour de la rentrée, le 23 septembre, on va censurer.
07:15Alors, en réponse à cette situation-là,
07:17en réponse à cet ultimatum qui lui avait été posé,
07:20eh bien, il propose de mettre chacun devant ses responsabilités
07:23d'une façon, j'en conviens parfaitement, assez inédite.
07:25Donc, c'est une bonne idée.
07:27Je n'ai pas dit que c'était une bonne idée,
07:29mais en tout cas, je comprends la nécessité qu'il avait
07:33de rappeler l'urgence de rétablir les comptes publics.
07:36Et d'ailleurs, ça ne fait pas l'unanimité.
07:38Quand vous parlez avec des députés insoumis,
07:39ils vous diront, non, on peut continuer à dépenser indéfiniment.
07:42C'est au marché de s'adapter.
07:44Finalement, le poids de la dette, c'est une lubie.
07:47On peut y aller.
07:48Et ça, on sait que ce n'est pas vraiment avec les députés LFI
07:50qui comptaient négocier sur ce budget.
07:53Mais d'autres députés écolos, certains députés socialistes,
07:55ce n'était pas loin.
07:56Parce que finalement, c'est plus facile d'être dans une opposition
07:59qui ressemble à de l'obstruction,
08:00plutôt que d'être force de proposition.
08:02Olivier Boss, expliquez-nous ce que signifie
08:05ce vote de confiance.
08:07Comment ça va se passer ?
08:08C'est très simple.
08:09Il y aura un discours de François Bayrou.
08:11Alors, moi, je pense qu'il y a un peu une dimension d'orgueil aussi
08:14de la part du Premier ministre.
08:16C'est-à-dire que je crois, je pense,
08:18qu'il peut préférer tomber finalement
08:21sur un vote de confiance négatif
08:24après un discours qui sera un discours courageux
08:26sur la dette, etc.
08:27plutôt que de tomber en ouverture de session
08:30de l'Assemblée nationale comme c'était prévu
08:31à la fin du mois de septembre,
08:33au moment où le budget arrive sur une censure.
08:37On a déjà vécu ça.
08:38C'était avec Michel Barnier.
08:39C'est devenu presque banal.
08:41Je pense qu'il y a cette dimension-là.
08:43Après, c'est très simple.
08:44C'est à vote.
08:44C'est pour, contre, ne s'exprime pas.
08:46Et il faut qu'il y ait une majorité de pour.
08:48Là, si on fait des calculs extrêmement simples,
08:51c'est des additions.
08:53À cette heure, François Bayrou ne sera plus Premier ministre
08:55le 8 septembre.
08:58Tout simplement parce que si vous êtes de sionnés
09:00les députés de la France insoumise,
09:02plus les députés du Rassemblement national,
09:03plus les députés écologistes,
09:05il y en aura peut-être aussi quelques-uns d'autres groupes,
09:06peut-être des socialistes.
09:08C'est tout simplement impossible à contrer
09:10pour ce qui est aujourd'hui le camp présidentiel,
09:13y compris quand on ajoute les Républicains,
09:15si on rajoute quelques liottes, etc.
09:17Donc François Bayrou, son opération
09:19semble extrêmement mal partie.
09:20C'est arithmétique,
09:21mais pourtant, il y a un petit espoir
09:23s'il ne l'aurait pas fait.
09:24Jean-Daniel Lévy, c'est un kit ou double ?
09:27C'est un kit ou double,
09:29c'est presque plus un kit.
09:31En fait, quand vous regardez,
09:34effectivement, la politique,
09:35ce n'est pas de l'arithmétique,
09:36mais il s'avère que quand on est
09:39à l'Assemblée nationale,
09:40on va être amené à être obligé
09:42de compter les voix de la part des uns et des autres.
09:44Et à l'heure actuelle,
09:45il y a un soutien à l'Assemblée nationale,
09:48on le sait, depuis les dernières élections legislatives,
09:50qui est loin d'être majoritaire pour le Premier ministre.
09:53Et encore, il faudrait estimer
09:55qu'il y aurait la totalité
09:56de ceux qui constituent aujourd'hui
09:57le bloc majoritaire,
09:59qui votent la confiance à l'égard du président de la République,
10:01ce qui n'est pas assuré.
10:03Et quand on regarde aujourd'hui,
10:04à l'égard du Premier ministre,
10:05ça n'est pas assuré.
10:06Donc, on voit bien qu'il peut y avoir même...
10:08Il peut y avoir des tiraillements à sa droite.
10:10Il peut y avoir notamment des tiraillements
10:11de la part des élus LR,
10:14dont on voit bien qu'à certains égards,
10:16ils ne sont pas d'accord,
10:17qu'ils ont exprimé parfois des doutes,
10:18même d'ailleurs,
10:19sur un certain nombre d'orientation,
10:20et que concernant même les deux jours fériés
10:23qui ne seraient plus fériés,
10:25des dissensions qui ont pu exister
10:27de la part de députés des Républicains.
10:30Et puis, il y a le deuxième aspect,
10:31chacun va aussi regarder un peu son électorat.
10:33Et vous le savez, vendredi dernier,
10:35nous avons réalisé une enquête pour RTL.
10:38Et on voyait bien que quand on posait la question,
10:40non pas uniquement aux Français,
10:41mais aux sympathisants des Républicains,
10:43on en avait un sur deux
10:44qui se déclarait favorable au fait
10:46qu'il y ait une motion de censure
10:47à l'Assemblée nationale contre François Bayrou.
10:49Alors là, ce n'est pas le principe
10:50de la motion de censure,
10:52mais que même au cœur de l'électorat droite,
10:55l'idée de se dire qu'il fallait absolument,
10:57au regard des conditions
10:58qui ont été proposées par le Premier ministre,
11:00maintenir la confiance à François Bayrou
11:02n'était pas assurée.
11:03Donc cette dimension-là va jouer,
11:05plus probablement également
11:05la perspective du 10 septembre.
11:08Là, ça sera deux jours avant,
11:10dans un contexte où on sait
11:11qu'il y a une pression de pignons
11:12et potentiellement un mouvement qui peut exister.
11:13Est-ce qu'il y a d'autres premiers ministres
11:15par le passé qui ont utilisé cette carte-là ?
11:18À ce niveau-là, non.
11:19En tout cas, déjà, rappelons-le,
11:22on est dans un contexte
11:23de constitution de l'Assemblée nationale
11:25qui est inédit,
11:27sous la cinquième réplique.
11:28On a connu des périodes
11:29de cohabitation,
11:31on a connu des périodes
11:31où le bloc majoritaire
11:33était en cohérence
11:34avec le président de l'Aplique.
11:35Une Assemblée nationale
11:36qui était divisée
11:37en trois pôles
11:39qui étaient à peu près égaux,
11:41nous n'avons jamais connu ça.
11:43Tant et si bien
11:43qu'on voit bien
11:44que les premiers ministres
11:45qui, par le passé,
11:46ont demandé la confiance
11:47à l'égard du Parlement,
11:50savaient qu'ils l'obtiendraient
11:51de manière nette.
11:52Donc il n'y avait pas d'enjeu
11:53à ce moment-là,
11:53contrairement à ce qui va se passer
11:54le 8 septembre prochain.
11:55D'ailleurs,
11:56tous ces derniers temps,
11:57depuis 2022,
11:58il n'y a jamais eu
11:59aucun vote de confiance
12:00parce qu'il n'y avait pas
12:01de majorité pour le faire.
12:03Il fait tout à l'envers,
12:04mais ça n'a pas un peu de...
12:05Il aurait pu commencer
12:05par demander la confiance
12:06au moment de son discours
12:07de politique générale.
12:08Mais vous ne lui reconnaissez pas
12:09une forme de courage quand même
12:10avec cette décision-là
12:11où ça n'a rien à voir,
12:12c'est juste une mesure de forme ?
12:16Est-ce que le courage,
12:17ça consiste à dire
12:18j'ai raison tout seul ?
12:20Voilà.
12:20Dans cette situation-là,
12:22il y a une pluralité
12:23et moi,
12:24je ne prétends pas
12:24avoir raison tout seul
12:25dans le contexte.
12:27Je dis,
12:27si nous devons construire
12:29des compromis...
12:30Et vous savez,
12:30nous,
12:30on l'a éprouvé.
12:32Je n'ai pas censuré
12:33les socialistes
12:34au moment du budget.
12:37Et je vais vous dire,
12:38j'ai parfois des regrets
12:40parce qu'une part...
12:41Vraiment,
12:42l'idée,
12:42c'était que ça ne soit plus bloqué,
12:43en fait.
12:44Vous l'assumez,
12:45ça, c'est la responsabilité.
12:45L'idée,
12:46c'était aussi
12:46d'avoir un budget
12:49moins pire
12:50que celui que
12:50Michel Barnier avait envisagé.
12:52Donc, c'est vrai
12:52qu'on a fait bouger
12:53à hauteur d'environ
12:5411 milliards d'euros,
12:55le budget tel qu'il était prévu.
12:57Donc, il y a eu
12:57des concessions
12:58sonnantes et trébuchantes.
12:59Typiquement,
13:00par exemple,
13:00il n'y a pas eu
13:01les déremboursements.
13:02Si Barnier
13:03avait toujours été là,
13:05il y aurait eu
13:05des déremboursements
13:06massifs des médicaments
13:07et des consultations médicales.
13:08on a empêché ça,
13:11on a empêché à l'époque
13:12le gel des pensions
13:13de retraite.
13:14Et un an après,
13:15le même Bayrou,
13:15il arrive
13:16et il repropose
13:17de manière indifférenciée
13:18le gel des pensions
13:19de retraite,
13:19ce qui concrètement
13:20pèse sur le pouvoir
13:21d'achat des catégories
13:22populaires.
13:23Quand vous avez
13:231000 euros
13:24de pensions de retraite...
13:24Il explique entre-temps
13:25la situation
13:25s'est encore dégradée.
13:26D'accord,
13:26mais sauf que...
13:27Et c'est ça,
13:28c'est là où c'est dramatique.
13:29C'est qu'encore une fois,
13:30on peut chercher
13:31du compromis
13:31et lui,
13:32il est,
13:33j'ai raison tout seul,
13:33sur un point majeur,
13:35parce que le déficit
13:36et la dette,
13:36nous,
13:36on ne le conteste pas.
13:38Mais,
13:39par exemple,
13:39pour la sécurité sociale,
13:40mais c'est vrai aussi
13:41pour le budget de l'État,
13:41c'est essentiellement
13:42une crise des recettes.
13:43Et on a un Premier ministre
13:44qui nous dit
13:45je ne touche pas aux recettes.
13:46Je ne mets pas à contribution
13:48les exonérations
13:49de cotisations sociales
13:49qui ont été multipliées
13:51par deux
13:51depuis 2017.
13:54Il y avait 45 milliards
13:55d'exonérations de cotises,
13:56il y en a 91 milliards
13:58aujourd'hui.
13:58C'est là qu'il faut
13:58les chercher, selon vous.
13:59On peut poser la question
14:00de savoir
14:00est-ce qu'elles sont
14:01toutes efficaces ?
14:02Mais vous dites
14:03que le Premier ministre,
14:04il dit
14:05j'ai raison tout seul.
14:06Mais il vous a tendu la main.
14:07Il a dit
14:07je veux 43,8 milliards
14:10d'économie,
14:11mais après on peut discuter
14:12de la manière de faire.
14:13Vous avez vu la manière ?
14:14Il arrive et il fait
14:15ce que j'ai appelé tout à l'heure
14:15le musée des horreurs.
14:16C'est-à-dire
14:16pas une seule proposition de recettes
14:18ou alors
14:20les seules propositions de recettes,
14:21je le redis,
14:22sur les 44 milliards
14:23il y avait 11 milliards
14:23d'augmentation d'impôt.
14:2511 milliards c'était quoi ?
14:26C'est quand vous gelez
14:27le barème de l'impôt sur le revenu
14:28ou celui sur la CSG,
14:30c'est la CSG progressive
14:31pour les retraités,
14:31vous faites rentrer
14:32des centaines de milliers de gens
14:34qui vont être assujettis
14:35à l'impôt.
14:36C'était estimé
14:37à 2,2 milliards
14:38d'augmentation d'impôt.
14:39Vous gelez
14:40les prestations sociales,
14:42c'est-à-dire pas d'augmentation
14:42des allocations familiales,
14:44pas de revalorisation
14:45des pensions de retraite
14:46alors que les prix
14:47du gasoil,
14:49les prix de la nourriture,
14:51ça augmente,
14:51il y a de l'inflation, etc.
14:52Donc on fait contribuer
14:53le plus grand nombre.
14:54Donc le fait de refuser
14:56toutes d'emblée,
14:58enfin d'emblée,
14:59il a fermé le rideau.
15:00Franchement,
15:00il aurait pu s'y prendre autrement.
15:01Si le 15 juillet,
15:02il avait dit
15:02je suis prêt à discuter
15:03comme il le dit maintenant.
15:04Il l'a dit, je crois.
15:05Il l'a dit,
15:06mais après avoir mis sur la table
15:07ces propositions,
15:08moi je ne suis pas,
15:09encore une fois,
15:10je ne suis pas un perdreau de l'année.
15:11Si la négociation,
15:12c'est de dire
15:12il n'y aura pas deux jours fériés
15:13mais qu'un seul,
15:14je fais du moins pire.
15:16Un projet de base,
15:16non, pour discuter.
15:17Ce n'est pas comme ça.
15:18Est-ce que vous vouliez proposer
15:26différentes
15:26qui notamment
15:27mettent à contribution
15:28ceux qui doivent
15:29participer
15:30de la solidarité nationale
15:31et notamment
15:32les hauts patrimoines,
15:34les plus aisés,
15:35les entreprises
15:35qui le peuvent ?
15:37Mais dans le budget
15:38qu'il propose,
15:39il est déjà en train
15:39de faire une concession
15:40qui est majeure.
15:41C'est-à-dire que,
15:42il faut quand même expliquer,
15:43on va continuer à dépenser
15:44plus que ce qu'on produit.
15:46En gros,
15:47pour un ménage,
15:47ça veut dire
15:47on est dans le rouge
15:48mais on continue
15:48à être dans le rouge
15:49mais on essaie juste
15:50d'être un tout petit peu moins
15:51que l'on ne l'a été
15:52jusqu'à présent.
15:53On n'est pas en train
15:53de faire une cure d'austérité
15:55comme vous en avez
15:55dans un certain nombre
15:56de pays.
15:57Non, non, mais moi je veux...
15:58Le fait de ne mettre
15:59à contribution
15:59que les classes moyennes
16:00et les catégories populaires
16:01et à aucun moment...
16:02Qui doit payer la facture.
16:03Mais la question c'est que déjà
16:05par rapport au budget global,
16:07par rapport à ce qu'il est
16:07en train de nous proposer,
16:0943,8 milliards
16:10et pas 60 milliards
16:12ou 55 milliards,
16:13il y a déjà une concession
16:14qui est faite
16:14et sur comment c'est réparti,
16:16il y a des propositions
16:17qui sont faites
16:17et il y a aussi
16:18des contributions
16:18pour les entreprises
16:19et moi je pense
16:20qu'il faut arrêter
16:20de dire aux Français
16:21si on taxe uniquement
16:23les Français les plus riches
16:24et les entreprises
16:25en plus,
16:25qu'est-ce que ça veut dire
16:25les entreprises ?
16:26Ou est-ce que vous mettez
16:27les petits artisans,
16:29les indépendants,
16:30etc.
16:31On va continuer cette discussion.
16:33Il faut arrêter
16:33de taxer les Français
16:34et vraiment
16:35arrêter un peu
16:37les dépenses publiques
16:38incontrôlées.
16:39On va revenir dans un instant
16:40sur la situation
16:40du Premier ministre,
16:41sur les menaces
16:42qui pèsent sur sa rentrée,
16:43son projet de budget
16:44et qui le poussent
16:45à prendre son risque.
16:46On peut le dire.
16:47A tout de suite.
16:49Jusqu'à 20h,
16:50on refait le monde
16:51sur RTL
16:52avec Anne-Sophie Lapix.
16:56RTL
16:57Il est 19h30
16:59sur RTL
16:59Anne-Sophie Lapix
17:01on refait le monde
17:02sur RTL
17:03et le rappel des titres
17:04est avec Sébastien Rouxel.
17:05François Bayrou
17:06jouera sa place
17:07à Matignon.
17:07Plutôt que prévu,
17:08on s'attendait
17:09à une motion de censure
17:10à l'automne
17:10au moment du budget
17:11mais le Premier ministre
17:12a pris tout le monde de court
17:13cet après-midi
17:13en annonçant
17:14qu'il allait solliciter
17:15la confiance de l'Assemblée
17:17pour tenter de sortir
17:18de l'impasse.
17:19Ce sera le 8 septembre.
17:20Si une majorité
17:21de députés
17:21votent contre,
17:22son gouvernement tombera.
17:24Les insoumis,
17:24les écologistes,
17:25les communistes
17:26et le Rassemblement National
17:27votent contre.
17:28Marine Le Pen
17:29appelle même
17:29à la dissolution.
17:30Les socialistes
17:31se réuniront
17:32prochainement pour trancher.
17:33Emmanuel Macron
17:34juge intolérable
17:35la frappe israélienne
17:36sur un hôpital de Gaza.
17:37Ce matin,
17:38elle a fait au moins
17:3820 morts
17:39dont 5 journalistes.
17:40Le chef de l'État
17:41appelle Israël
17:41à respecter
17:42le droit international.
17:44Donald Trump
17:44lui affirme avoir parlé
17:45à Vladimir Poutine
17:46depuis son sommet
17:47à la Maison-Blanche
17:48avec le président ukrainien
17:49et plusieurs dirigeants
17:50européens.
17:51Je crois que nous allons
17:52mettre fin à la guerre,
17:53a dit le président américain
17:54sans donner plus de précisions
17:55sur le contenu
17:56de son appel.
17:57Et puis,
17:57c'est le français
17:58David Gaudu
17:59qui a remporté
17:59tout à l'heure
18:00la troisième étape
18:01du Tour d'Espagne
18:01cycliste
18:02en s'imposant
18:03devant le Danois
18:04Mats Pedersen
18:04et le leader
18:05au classement général
18:06Jonas Vingegaard.
18:08Merci Sébastien Roxel.
18:09On vous retrouve à 20h.
18:10A tout à l'heure.
18:10A tout à l'heure.
18:12RTL Soir
18:13On refait le monde.
18:14Anne-Sophie Lapix
18:15On refait le monde.
18:18Et alors que
18:19François Bayrou
18:20a annoncé
18:21qu'il allait
18:22réclamer
18:25un vote de confiance
18:26aux députés
18:27le 8 septembre,
18:28on se demande
18:29si ça peut marcher,
18:31si François Bayrou
18:32passera l'automne
18:33et on le fait
18:33avec nos invités
18:34Jean-Daniel Lévy
18:35directeur délégué
18:36Harris Interactive
18:38Eleonore Carrois
18:39député Renaissance
18:40des Français
18:41établi hors de France
18:42Jérôme Gage
18:43député PS
18:44de l'Essonne
18:45et Olivier Bost
18:46le chef du service
18:47politique
18:48de RTL
18:49Eleonore Carrois
18:50qu'est-ce que vous allez faire
18:52dans les deux prochaines semaines ?
18:55Qui devez-vous convaincre ?
18:57Alors
18:57dans la configuration actuelle
18:59on n'est pas les porte-parole
19:00du gouvernement
19:00il faut quand même rappeler
19:01qu'on est dans un gouvernement
19:03qui est un gouvernement
19:04de compromis
19:04avec des ministres LR
19:06des ministres qui sont
19:07des anciens socialistes
19:08des ministres centristes
19:10donc moi je ne fais pas
19:11le service après-vente
19:12du gouvernement
19:12moi je pense qu'il faut
19:13vous voulez rien faire alors ?
19:14Non, je pense que ce qu'il faut
19:15c'est rappeler à chacun
19:16la nécessité d'agir
19:18en responsabilité
19:19il n'y a pas
19:20comme vous avez
19:20par exemple en Allemagne
19:22ou en Espagne
19:22la possibilité de censurer
19:24en proposant une alternative
19:26je ne dis pas
19:27que c'est
19:27qu'aucune alternative
19:29n'est possible
19:30mais quelle est l'alternative
19:31crédible
19:31dans la configuration actuelle
19:33de l'Assemblée nationale ?
19:34Comment est-ce qu'on recompose
19:35un gouvernement ?
19:36On se rappelle tous
19:37de la rentrée
19:38l'été dernier
19:38du temps
19:39des semaines
19:40qu'on a mis
19:40à trouver
19:41d'abord le Premier ministre
19:42ensuite les ministres d'Etat
19:43ensuite les ministres délégués
19:45on se rappelle
19:46de toutes ces semaines
19:47perdues
19:48pour notre pays
19:48qui a vraiment besoin
19:49d'avancer
19:50dans un contexte international
19:51que l'on connaît
19:52donc moi j'en appelle
19:53à chacun
19:54encore une fois
19:54à sa responsabilité
19:55et je rappelle
19:56que voter
19:57la confiance
19:58dans ce contexte
19:59ce n'est absolument
20:00pas donner
20:00une carte blanche
20:01alors justement
20:02Olivier Vost
20:03s'il tombe
20:04François Bayrou
20:04que se passe-t-il ?
20:05En fait ça nous reprojette
20:06neuf mois en arrière
20:08c'est-à-dire qu'on retombe
20:09dans la situation
20:10c'est exactement la même
20:11que lorsque
20:12Michel Barnier
20:13avait été censuré
20:14c'est-à-dire que ça revient
20:15vers l'Elysée
20:16vers le Président de la République
20:18qui doit de nouveau
20:19nommer
20:20et trouver
20:20surtout
20:21un Premier ministre
20:22pour mener
20:23les affaires
20:24et pour
20:25très vite
20:26s'occuper du budget
20:27la dernière fois
20:28lorsque ça s'était produit
20:29avant la censure
20:31on nous disait
20:31qu'il y allait y avoir
20:32ça allait être une catastrophe
20:33etc
20:34là il y a quand même
20:35un petit risque
20:35que prend François Bayrou
20:37c'est qu'en jouant
20:38beaucoup sur le côté
20:39nous sommes au bord
20:40de la falaise
20:41il y a une crise financière
20:42qui nous attend
20:43une crise de la dette
20:44des taux d'intérêt
20:45qui peuvent monter
20:46si on ne fait rien
20:47etc
20:47c'est que là
20:48s'il tombe
20:50il faudra voir
20:51quand même
20:51comment les marchés
20:52réagissent
20:53ça c'est la première question
20:54après ensuite
20:55on nous avait quand même
20:56annoncé
20:56au moment de la censure
20:57de Michel Barnier
20:58toute une série d'horreurs
20:59et finalement
21:00les français n'ont rien vu
21:01c'est à dire que concrètement
21:02ça n'a pas changé
21:02grand chose
21:03dans le quotidien
21:04il devait pleuvoir
21:05des grenouilles
21:06puis finalement
21:06on a attendu
21:07un nouveau Premier ministre
21:08ça a mis un peu de temps
21:09pour venir
21:10comme à chaque fois
21:10avec Emmanuel Macron
21:13mais globalement
21:14on se retrouve
21:14globalement
21:15si François Bayrou tombe
21:16il n'y a plus de Premier ministre
21:17il faut en trouver un nouveau
21:18après il peut y avoir
21:20d'autres hypothèses
21:20dissolution etc
21:22je crois que
21:24comme d'ailleurs même
21:25François Bayrou a ironisé
21:27sur la réflexion
21:28d'Emmanuel Macron
21:30il a déjà essayé
21:30ça n'a pas bien fonctionné
21:31Jean-Daniel Lévy
21:33vous êtes directeur délégué
21:34à RIS Interactive
21:35est-ce que ça
21:36les français le redoutent
21:38alors je dirais
21:39la chute de François Bayrou
21:40plus exactement
21:41le désordre
21:41que ça peut susciter
21:43pas vraiment
21:43pas vraiment
21:44et ce qui est assez frappant
21:45c'est qu'il peut y avoir
21:46un certain nombre
21:47de discours médiatiques
21:48qui peuvent exister
21:49il peut y avoir
21:50des interrogations
21:51concernant un budget
21:53qui n'a pas été voté
21:54et puis
21:55une forme de dramatisation
21:56à leurs yeux
21:57qui leur apparaît
21:58comme étant décorrélée
21:59des conséquences concrètes
22:00auxquelles ils peuvent être
22:01confrontés
22:01est-ce que l'an dernier
22:03il y avait une impatience
22:04après la dissolution
22:05qu'on puisse avoir
22:06un Premier ministre
22:07ici et maintenant
22:08en dehors de l'appel
22:10Jeux Olympiques
22:10c'était pas vraiment
22:11ce qu'on ressentait
22:12d'un point de vue d'opinion
22:13on avait l'impression
22:13que la France fonctionnait bien
22:14et qu'il n'y avait pas forcément
22:15de drame absolu
22:16est-ce que le fait
22:17qu'il n'y ait pas eu de budget
22:18qui a été voté
22:19avec des conséquences
22:20qui avaient parfois été présentées
22:21comme étant dramatiques
22:22en disant
22:23vous allez voir
22:23les prestations sociales
22:25ne vont pas être versées
22:26il va y avoir une difficulté
22:27à pouvoir payer les enseignants
22:28il va y avoir une difficulté
22:29à pouvoir faire tourner
22:30les services publics
22:31les Français à tort ou à raison
22:32ont eu le sentiment
22:33qu'on n'avait pas de Premier ministre
22:34on n'avait pas de budget
22:35mais malgré tout
22:36la vie ne changeait pas forcément
22:38fondamentalement
22:39du jour au lendemain
22:40et là
22:40on sera probablement
22:42exactement
22:42dans le même type de situation
22:44et d'ailleurs
22:44dans l'enquête
22:45qu'on avait été amené
22:46à réaliser pour vous
22:46on voyait bien
22:48que l'hypothèse
22:48qui puisse y avoir
22:49une forme de destitution
22:51une motion de censure
22:52qui était exprimée
22:52à l'égard
22:53de François Bayrou
22:55était soutenue
22:56de la part des deux tiers
22:58des Français
22:59pratiquement
23:00quelle que soit
23:01leur orientation politique
23:02confondue
23:03hormis
23:03la moitié des sympathisants
23:05des républicains
23:05et évidemment
23:06ceux qui se déclarent
23:08proches d'une formation
23:09qui va se revendiquer
23:10comme étant du macronisme
23:11donc il n'y a pas
23:12cette forme de peur
23:13ou d'angoisse
23:14du vide
23:15quand bien même
23:15on serait dans un pays politique
23:17du fait qu'il pourrait y avoir
23:18un nouveau Premier ministre
23:19ou surtout
23:20l'absence de Premier ministre
23:21pendant quelques jours
23:22ou quelques semaines
23:22en fait le grand changement
23:23c'est que la situation politique
23:25revient à Emmanuel Macron
23:26et qu'Emmanuel Macron
23:27revient en première ligne
23:29et c'est à lui
23:29de trouver une solution
23:30justement
23:31Emmanuel Macron
23:32il a apporté son soutien
23:33il y a très peu de temps
23:35à François Bayrou
23:36la semaine dernière
23:37apparemment
23:37ils ont dîné ensemble
23:39jeudi soir
23:40ils ont préparé
23:41cette intervention
23:42cette conférence de presse
23:43mais qu'est-ce que ça signe ?
23:44Est-ce que c'est bon signe
23:46d'abord
23:46qu'Emmanuel Macron
23:47apporte son soutien ?
23:48Dans l'histoire
23:48des deux quinquennats
23:50non
23:50puisqu'on a vu par exemple
23:51qu'avant de se séparer
23:52d'Edouard Philippe
23:53il avait pu en dire du bien
23:54donc c'est pas du tout
23:55un signe
23:57qui veut dire
23:58qu'Emmanuel Macron
23:59ne veut pas se séparer
24:00de son premier ministre
24:01cela dit
24:02je pense quand même
24:03fondamentalement
24:04qu'Emmanuel Macron
24:04voudrait bien s'éviter
24:07une crise politique
24:08parce qu'il y a aussi
24:09toute une situation internationale
24:10au-delà de notre situation
24:11la situation financière du pays
24:13il y a toute une situation
24:14internationale
24:15et même une situation
24:16politique française
24:17fragile
24:17qui n'est pas franchement
24:18le contexte idéal
24:19pour tomber en plus
24:20dans une crise politique
24:21donc vous croyez
24:22qu'il n'a pas vu venir
24:23cette chute
24:24de François Bayrou
24:26et l'honneur Carrois
24:27pour l'instant
24:28on fait des pronostics
24:29sur la chute
24:30on est en train de
24:31on ira ce qui va se passer
24:31pendant les deux semaines
24:32mais encore une fois
24:34on a déjà vécu
24:35cette situation
24:35donc on sait
24:36comment cela peut se passer
24:37moi je suis en désaccord
24:39avec ce que vous dites
24:40sur le fait que
24:40c'est indifférent
24:41et quelque part indolore
24:42de ne pas avoir
24:43de gouvernement
24:43les français sont quand même
24:45attachés à un exécutif
24:46qui ait des orientations
24:47claires
24:48d'ailleurs on a eu du mal
24:49à comprendre
24:50qu'on était dans un gouvernement
24:51de compromis
24:51on continue à parler
24:52comme si on était dans
24:52une logique très binaire
24:53de majorité
24:54et d'opposition
24:55nous on nous associe
24:57à toutes les décisions
24:57qui sont prises
24:58par le gouvernement
24:59alors même qu'on a
25:00des désaccords
25:00très profonds
25:01avec certains des ministres
25:02et on les entend
25:03ce soir
25:03et on les entend
25:04mais je pense que
25:06c'est important de le dire
25:07et là où je trouverais
25:09dommage qu'on revienne
25:10exactement à la même
25:11situation
25:11qu'il y a un an
25:13c'est que ça voudrait dire
25:14que le Parlement
25:14n'aurait pas été en mesure
25:15de se saisir
25:16de cette opportunité
25:17que lui laissent nos institutions
25:19que lui laissent la 5ème République
25:20de véritablement bâtir
25:22des compromis
25:22et on a fait passer
25:23des textes à l'Assemblée
25:24et on a débattu
25:26et on a fait avancer
25:26des choses
25:27et ce n'est pas vrai
25:28qu'il ne s'est rien passé
25:29pendant les 9 derniers mois
25:30et là on a la possibilité
25:31de débattre d'un budget
25:32et vous pouvez très bien
25:34ne pas censurer
25:35enfin en tout cas
25:35accorder cette confiance
25:36en disant
25:37ce n'est qu'une possibilité
25:39d'avancer
25:39ça ne veut pas dire
25:40qu'on vous donne
25:41un blanc sain
25:42ou une carte blanche
25:43et moi je pense que
25:44ça serait intelligent
25:44de le faire
25:45peut-être que sur un plan électoral
25:47c'est plus facile
25:47d'être dans une opposition
25:48qui égale obstruction
25:49qui est dans une surenchère
25:51parce que c'est
25:52ce que nous intiment
25:53Jean-Luc Mélenchon
25:54et Marine Le Pen
25:55eux ils ont des agendas
25:56qui sont différents
25:57mais si moi j'étais
25:58dans un parti d'opposition
25:59qui se veut parti de gouvernement
26:01et bien je me saisirais
26:02de cette opportunité
26:03de réformer notre pays
26:04et de donner véritablement
26:05du poids au Parlement
26:06alors attendez si François Mayrou tombe
26:08que se passe-t-il
26:09on vous pose la question
26:10juste après la pause
26:10Jérôme Gage
26:11jusqu'à 20h
26:12Anne-Sophie Lapix
26:14refait le monde
26:14sur RTL
26:15Anne-Sophie Lapix
26:19on refait le monde
26:20jusqu'à 20h
26:20sur RTL
26:21et on refait le monde
26:23avec nos invités
26:24Jean-Daniel Lévy
26:25directeur
26:25délégué Harris Interactive
26:27et Léonore Carrois
26:28député Renaissance
26:29des Français
26:30établi hors de France
26:31Jérôme Gage
26:32député PS
26:33de l'Essonne
26:34et Olivier Boss
26:35le chef du service politique
26:36de RTL
26:37et alors
26:38que François Bayrou
26:40a annoncé
26:40que le 8 septembre prochain
26:42il soumettrait
26:44un vote de confiance
26:45aux députés
26:46à l'Assemblée
26:47on se pose la question
26:49et s'il chute
26:50Jérôme Gage
26:51qu'est-ce qui va se passer ?
26:53Qu'est-ce que vous faites ?
26:54Le président de la République
26:56doit nommer
26:57un Premier ministre
26:57et donc moi je l'invite
26:58à ne pas refaire
26:59la même erreur
26:59que celle qu'il a commise
27:00au lendemain de la dissolution
27:02puisque j'ai cru comprendre
27:03mais il faut se méfier
27:04avec Emmanuel Macron
27:04que comme il l'a dit
27:06il a déjà essayé la dissolution
27:07donc il ne va pas redissoudre
27:08pour un résultat
27:09qui risque d'être à peu près analogue
27:10c'est-à-dire la tripartition
27:11de la vie politique
27:12avec peut-être même le risque
27:13en l'occurrence
27:14que le Rassemblement National
27:15puisse être
27:16majoritaire
27:17Donc il nomme
27:18un représentant de la gauche
27:20qui fait l'unanimité ?
27:21Moi vous savez
27:22quand c'est compliqué
27:23il faut en venir
27:24aux choses simples
27:25La dissolution ?
27:27Non non
27:27ce qui est sacré
27:28justement
27:28parce qu'on écarte
27:29la dissolution
27:30compte tenu du risque
27:31d'avoir que ça produise
27:33le même résultat
27:33c'est-à-dire qu'on est
27:34tripartition
27:34pas de majorité
27:35et que si d'aventure
27:36il devait y avoir
27:36une majorité
27:37objectivement
27:39mais je parle sous le couvert
27:40de M. Lévy
27:41il y a plus de chances
27:42que ce soit le Rassemblement National
27:43qui puisse acquérir
27:44à lui tout seul
27:44une majorité
27:45Donc
27:45il faut revenir aux fondamentaux
27:47c'est la dernière fois
27:47Vous croyez que c'était important
27:49d'écouter le vote
27:49des Français
27:50mais vous ne voulez pas l'entendre
27:51Si
27:52Moi je combats
27:53le Rassemblement National
27:54donc je préfère éviter
27:55cette hypothèse
27:56et je n'ai pas oublié
27:57qu'Emmanuel Macron
27:58que ce soit en 2017
27:59ou en 2022
28:00j'ai voté pour lui
28:01les deux fois
28:01précisément
28:02pour empêcher
28:03la victoire de Marine Le Pen
28:04Donc
28:05les fondamentaux
28:06auxquels je fais référence
28:07c'est la dernière fois
28:08que les Français
28:08se sont exprimés
28:09Qu'est-ce qu'ils ont dit
28:10en juillet 2024 ?
28:12Ils ont donné
28:12une préférence
28:14pas une majorité
28:15à la gauche
28:15considérant que les réponses
28:16qu'elles mettaient sur la table
28:17face à la crise sociale
28:18face à la crise environnementale
28:20correspondaient plus
28:20à leur attente
28:21donc ils leur ont donné
28:22une préférence
28:22mais pas une majorité
28:24Premier renseignement
28:26et le deuxième
28:26il y a un front républicain
28:27qui a fonctionné
28:29pour éviter une majorité
28:30à Jordan Bardella
28:31Premier ministre
28:33et bien il faut repartir
28:33sur ces deux éléments
28:34et donc moi
28:35je souhaite que ce soit
28:35un Premier ministre
28:36issu de la gauche
28:37qui soit capable
28:38de construire
28:38un gouvernement
28:39de front républicain
28:41soutenu
28:41avec ou pas
28:43participation
28:43par
28:44une majorité
28:45à l'Assemblée nationale
28:46sur un programme
28:47de gouvernement
28:48ça c'est une culture
28:49qu'on ne sait pas faire
28:49Vous reconnaissez
28:50qu'entre temps
28:50à gauche
28:51il s'est passé
28:52quelques petits
28:53épisodes douloureux
28:55entre les différentes formations
28:56Je ne vais pas vous dire
28:57le contraire
28:57je les ai vécus
28:58dans le cœur du réacteur
28:59mais ça n'empêche pas
29:01qu'il y a des propositions
29:03que la gauche a mis
29:04dans le débat
29:05en 2024
29:07et on reprend
29:08le programme
29:09des dernières élections
29:10On repart
29:11des sujets
29:12de préoccupation
29:13le pouvoir d'achat
29:14la défense
29:14des services publics
29:15l'hôpital
29:15la sécurité sociale
29:16dont on fait
29:17les 80 ans
29:17la crise écologique
29:18mais il faut aussi
29:20tenir compte
29:20du fait
29:20qu'il y aura besoin
29:21de ne pas être censuré
29:23par une majorité
29:24d'opposition
29:26à l'Assemblée nationale
29:27et donc
29:27c'est un gouvernement
29:28de front républicain
29:29Dans votre raisonnement
29:29vous faites totalement
29:30abstraction du fait
29:31que depuis
29:32juillet 2024
29:33il y a quasiment
29:34un divorce
29:35avec la France insoumise
29:36Peut-être qu'il y a
29:38la possibilité
29:39de construire
29:40il peut y avoir
29:41du soutien
29:41sans participation
29:42Il peut y avoir
29:43du soutien
29:44Jean-Luc Mélenchon
29:45il veut une dissolution
29:46il veut une démission
29:48d'Emmanuel Macron
29:48il n'est pas du tout
29:49à chercher
29:51à faire un gouvernement
29:52C'est là qu'on a
29:53des différences
29:54et d'agenda
29:55et de culture
29:56de l'intérêt général
29:57Mais là c'est dans 15 jours
29:59ce que ça se passe
29:59c'est pour ça
30:00qu'il faut quand même
30:00avoir une solution
30:01C'est la raison pour laquelle
30:02le drame
30:03c'est que pendant
30:03toute cette période
30:04c'est pour ça que je disais
30:04que François Bayrou
30:05il est quand même mystérieux
30:06ce garçon
30:06ce qu'il s'impose
30:07comme Premier ministre
30:08et après
30:09il n'est pas fidèle
30:11à ce qu'était son ADN
30:12qui était celui du centriste
30:13qui essaye de travailler
30:14avec tout le monde
30:14C'est pas ma tasse de thé
30:16mais dans cette configuration-là
30:18c'est peut-être
30:18la meilleure chose
30:19qu'il avait à faire
30:20Même ça il n'a pas cherché
30:20à le faire
30:21Il a dit
30:21je suis droit dans mes bottes
30:22et j'ai raison tout seul
30:23Vous voulez un Premier ministre
30:24de gauche
30:25alors que vous avez une gauche
30:25qui s'est divisée en deux
30:26c'est-à-dire que vous êtes
30:27encore moins nombreux
30:28quelque part
30:29à pouvoir être d'accord
30:30pour faire ce gouvernement
30:31que vous appelez de vos voeux
30:32donc ça n'existe pas
30:34d'autre solution
30:34D'accord
30:35mais je ne dis pas
30:37qu'il faut trouver
30:37une solution par défaut
30:38mais qui d'autre
30:39peut être en capacité
30:41de construire
30:41je vous dis
30:42ce gouvernement
30:43je parle de front républicain
30:45qui répond aux urgences sociales
30:46et aux urgences écologiques
30:47qui règle la question
30:49des finances publiques
30:51dans un équilibre
30:52qui est celui
30:53bien sûr qu'il faut faire des économies
30:54moi je ne le conteste pas
30:55et dans nos propositions
30:56on a des mesures d'économie
30:57mais à condition
30:57qu'elles ne pénalisent pas
30:58les classes populaires
30:59et les classes moyennes
31:00mais qu'on assume
31:01et qu'on sorte
31:01vous savez du totem
31:03ou plutôt du tabou
31:04chez Emmanuel Macron
31:05c'est qu'on ne touche pas
31:05à sa politique économique
31:07voilà
31:07il a eu raison depuis 2017
31:09et donc je reprends l'exemple
31:10des exonérations
31:11de cotisations sociales
31:12même quand la Cour des comptes
31:13s'interroge pour dire
31:14est-ce que c'est vraiment efficace
31:15d'exonérer
31:16de cotisations sociales
31:17autour de trois fois le SMIC
31:19et bien non
31:20on dit ah non
31:21on ne touche pas à ça
31:22et Léonore Carrois
31:22vous savez ce qui va se passer
31:24si le gouvernement tombe
31:25vous avez une autre solution
31:26alors moi je n'ai pas
31:27de boule de cristal
31:27non mais vous avez
31:29une idée de ce qu'il peut se faire
31:30mais on a tous vu
31:31ce qui s'était passé
31:32la dernière fois
31:32et là où je trouve
31:33qu'il y a quand même
31:35une forme de déni
31:36dans les propos
31:37qui sont tenus
31:37par la gauche de gouvernement
31:39je vous appelais comme ça
31:40c'est qu'en réalité
31:41aujourd'hui
31:42vous vous dites
31:42il faut quand même
31:43redresser les comptes publics
31:44mais ce n'est pas du tout
31:45ce que dit la France Insoumise
31:46vous vous dites
31:47il faut travailler
31:49trouver des compromis
31:49ce n'est pas du tout
31:50ce que dit la France Insoumise
31:51Jean-Luc Mélenchon
31:52c'est très clair
31:53il a essayé d'être
31:54président de la République
31:55une fois, deux fois, trois fois
31:56quatre fois
31:57il n'y est pas parvenu
31:59trois fois
32:00et aujourd'hui
32:02il essaye de le faire
32:03par la rue
32:04il essaye d'instrumentaliser
32:05une colère citoyenne
32:06mais il fait quand même partie
32:07il représente
32:08et il est le leader
32:09disons
32:11la personne
32:12qui va porter
32:13le groupe
32:14qui est majoritaire
32:15au sein de
32:16feu la NUPES
32:17feu le NFP
32:19ou je ne sais pas
32:20si ça existe encore
32:20parfois on se demande
32:22où est-ce que ça se situe
32:23donc aujourd'hui
32:24François Bayrou
32:24il a essayé de faire
32:25un gouvernement de coalition
32:26rappelons-nous
32:27ce qui s'est passé
32:27il y a quelques mois
32:28ce n'était pas il y a
32:28si longtemps que ça
32:29il y a des socialistes
32:31qui ont été appelés
32:31au gouvernement
32:32ils ont refusé
32:33parce qu'ils ont préféré
32:34être dans l'opposition
32:34parce qu'encore une fois
32:35c'est plus simple
32:36d'être dans l'opposition
32:36de pouvoir dire
32:37on n'est pas d'accord
32:38on ne souscrit pas
32:40à ce que fait tel ou tel ministre
32:41c'est beaucoup plus confortable
32:43comme position
32:43alors justement
32:44tout à l'heure
32:45je vous demandais
32:45votre position
32:46celle du patron du PS
32:49Olivier Faure
32:50elle vient de sortir
32:51c'est dans le monde
32:52il juge inimaginable
32:54que les socialistes
32:54votent la confiance
32:55à François Bayrou
32:57il n'y a pas encore
32:57eu de concertation
32:58mais lui
32:59pour le coup
32:59il se prononce déjà
33:01et c'est patron de partie
33:02c'est assez raccord
33:02avec ce que je vous disais
33:02tout à l'heure
33:03c'est-à-dire que
33:03il y a une abstention
33:03mais l'abstention
33:04ça ne changerait pas grand-chose
33:05pour le coup
33:06non mais moi je pense
33:07qu'il faut être clair
33:07alors là vraiment
33:08soit
33:09soit il y a un pari
33:10soit il y a un pari à nouveau
33:12qui est de dire
33:12et puis on vient
33:13avec une liste de propositions
33:14et François Bayrou
33:15renonce totalement
33:16au musée des horreurs
33:18que j'évoquais tout à l'heure
33:18et là
33:19écoutez
33:19peut-être que
33:20ça vaut le coup de discuter
33:21mais
33:21chat et chaudé
33:22craint un peu l'eau froide
33:23et
33:24et surtout
33:26c'est pas les signaux
33:27qu'il a
33:27qui l'a envoyé
33:29mais donc
33:30voilà
33:30après tout est possible
33:31on est dans un moment
33:32assez
33:32stupéfiant
33:34de la vie
33:35de la vie politique
33:36il y a un élément
33:38qu'on n'a pas mentionné
33:39qui est que
33:40c'est le calendrier
33:41choisir ce 8 septembre
33:43le jour avant
33:44l'annonce d'un mouvement
33:46alors justement
33:46on ne sait pas exactement
33:47ce qu'il est
33:47mais en tous les cas
33:48qui confirme
33:50ne serait-ce que par l'intérêt
33:51qu'il peut avoir
33:51dans les discussions
33:52au boulot
33:53en famille
33:54etc
33:55qui confirme
33:56qu'il y a
33:56un rejet massif
33:58de la politique
33:58proposée par Emmanuel Macron
34:01et par François Bayrou
34:02et par François Bayrou
34:02et par François Bayrou
34:02et par François Bayrou
34:03et par François Bayrou
34:03et par François Bayrou
34:04et par François Bayrou
34:05qui est suivi par la gauche
34:06ce sera
34:07dans un instant
34:08On refait le monde
34:11dans RTL Soir
34:12avec Anne-Sophie Lapix
34:14Jusqu'à 20h
34:17On refait le monde
34:19dans RTL Soir
34:20avec Anne-Sophie Lapix
34:21Et on refait le monde
34:24avec nos invités
34:25Jean-Daniel Lévy
34:26directeur délégué
34:26d'Haris Interactive
34:27Jérôme Guetsch
34:28député PS de l'Essonne
34:29et Léonore Carrois
34:30député Renaissance
34:31des Français
34:32établieurs de France
34:32et Olivier Bost
34:34chef du service politique
34:36de RTL
34:37Nous évoquions
34:38cette décision
34:39du Premier ministre
34:40de convoquer les députés
34:41le 8 septembre
34:42pour un vote de confiance
34:43mais le 8 septembre
34:44c'est deux jours avant
34:45le 10 septembre
34:47Olivier Bost
34:47est-ce que vous pouvez
34:48nous parler de ce mouvement
34:49du 10 septembre
34:51le mouvement Bloquantou ?
34:52Écoutez je peux
34:53vous parler de la façon
34:54dont l'exécutif
34:55que ça soit à l'Elysée
34:57ou à Matignon
34:58il est regardé
34:59jusque-là
35:00il n'y avait pas
35:02d'énormes craintes
35:04on va dire
35:04on a entendu
35:06Emmanuel Macron
35:07dire à des proches
35:08on m'annonce
35:09à chaque fois
35:10depuis 8 ans
35:11une rentrée chaude
35:12et puis on a entendu
35:14même François Bayrou
35:15un peu ironisé
35:16dans des confidences
35:17aux Parisiens
35:18sur l'idée
35:19de tout bloquer
35:19alors que le pays
35:20est dans l'état
35:21dans lequel il est
35:21donc il n'y avait pas
35:22de crainte
35:23cela dit
35:23la date du 8
35:25ne peut pas être un hasard
35:27c'est évident
35:28que ça arrive
35:30deux jours avant
35:30et que c'est fait
35:31effectivement
35:32pour régler
35:32la situation politique
35:34avant ce mouvement
35:35et je pense que
35:36c'est important
35:37parce que
35:38ce qu'a appris
35:40je pense
35:40Emmanuel Macron
35:41des gilets jaunes
35:42c'est que
35:42les gilets jaunes
35:43c'est d'abord
35:43une erreur politique
35:44c'est-à-dire
35:44qu'il y a une grogne
35:46qui monte
35:47contre la taxe carbone
35:49et que la décision
35:50d'enlever
35:51et de revenir
35:52sur cette taxe carbone
35:53a été trop tardive
35:54c'est-à-dire que
35:55les choses sont parties
35:56le mouvement était parti
35:58il est monté en flèche
35:59avec un énorme soutien
36:00des français
36:01dès le début
36:01Jean-Daniel pourra nous le rappeler
36:03et après
36:05c'était extrêmement difficile
36:06à arrêter
36:06là au moins
36:07l'avantage
36:08d'avoir une clarification
36:09et François Bayrou
36:10a parlé cet après-midi
36:11d'une clarification
36:12nécessaire sur le débat
36:13mais ça permet aussi
36:14de clarifier
36:15la situation politique
36:16avant
36:17cette journée
36:19du 10 septembre
36:20et ça je pense
36:20que c'est important
36:21Jean-Daniel Lévy
36:22vous avez effectué
36:23le premier sondage
36:24sur le soutien
36:25à ce mouvement
36:26du 10 septembre
36:27oui avec
36:28plusieurs enseignements
36:29qu'on pouvait tirer
36:30notamment le fait
36:30que nous avions
36:31sensiblement
36:31les deux tiers des français
36:32qui déclaraient
36:33qu'ils étaient d'accord
36:34avec le fait
36:36qu'il y ait ce mouvement
36:36de blocage
36:37qui s'opère
36:37mais malgré tout
36:38lorsqu'on compare
36:40notamment avec
36:41le mouvement
36:41des gilets jaunes
36:42on voyait que le soutien
36:43était quand même
36:43moins important
36:44que quelques jours
36:46avant le début
36:46du mouvement
36:47des gilets jaunes
36:47donc il y avait aussi
36:48derrière le côté
36:49de mode opératoire
36:51qui était proposé
36:52le fait de bloquer
36:53et de ne pas être
36:54uniquement sur un processus
36:55qui est un processus
36:56de mobilisation
36:57et d'expression
36:58à travers des manifestations
36:59une forme de légère
37:01réticence
37:02de la part
37:02de nos compatriotes
37:03alors on était à 20 jours
37:05donc les choses
37:05peuvent évoluer
37:06assez rapidement
37:06mais avec quand même
37:07un point qui est singulier
37:09c'est qu'il est rare
37:10qu'il y ait une mobilisation
37:11qui s'effectue
37:11uniquement sur des aspects
37:13relatifs
37:14au fait
37:15qu'il y ait un aspect
37:16budgétaire
37:17c'est que souvent
37:17les mobilisations
37:18peuvent avoir lieu
37:19soit parce qu'il y a
37:20une mesure qui ne convient pas
37:21soit parce qu'il y a
37:22une orientation
37:22soit parce qu'il y a
37:23une décision politique
37:24ça aurait pu être
37:24des jours fériés
37:25alors là effectivement
37:26vous avez raison
37:27c'est que derrière cela
37:28c'est la question budgétaire
37:29mais derrière la question budgétaire
37:31il y avait la cristallisation
37:32autour des deux jours fériés
37:33dont on a vu dès le départ
37:35que les français
37:35étaient extrêmement critiques
37:37et dont on voyait
37:38dans le cadre
37:38de la dernière enquête
37:39que nous avions
37:40plus d'un français sur deux
37:41non pas qui était opposé
37:42mais qui était fermement opposé
37:45à la suppression
37:45de ces deux jours fériés
37:47avec toujours
37:48une dimension
37:49qui est structurante
37:49dans la société française
37:50en disant
37:51ça n'est pas juste
37:52nous avons le sentiment
37:53en tant que salariés
37:54en tant que personnes
37:55qui sont issues
37:55des catégories populaires
37:56ou des classes moyennes
37:57de ne pas avoir contribué
37:59à la dette
38:00et au déficit
38:00et parfois avec un côté
38:01un peu de responsabilisation
38:03en disant
38:04c'est eux
38:04sont eux
38:05donc eux
38:05la classe politique
38:06eux qui sont au pouvoir
38:07depuis 50 ans
38:08qui ont fait en sorte
38:09que nous ayons cette dette
38:10et ces déficits
38:11ils n'ont pas su gérer
38:12convenablement l'état
38:13et là aujourd'hui
38:14ça n'est pas à nous
38:15petits citoyens
38:16entre guillemets
38:16à payer les effets
38:18de cette politique
38:19qui leur apparaissait
38:20comme étant indu
38:21c'est une enquête
38:21effectuée pour RTL
38:23je précise
38:24Eléonore Carrois
38:26vous êtes députée
38:26Renaissance
38:26est-ce qu'il vous fait peur
38:28ce mouvement
38:28du 10 septembre ?
38:31je ne pense pas
38:32qu'il faut le prendre
38:33comme cela
38:33je pense qu'il faut
38:34écouter cette colère
38:35et surtout écouter
38:36le fait qu'il y a
38:37beaucoup de messages
38:38qui s'expriment
38:38dans les mouvements
38:40préparatoires
38:41à ce mouvement
38:42du 10 septembre
38:42quand on regarde
38:43des groupes
38:44comme c'est Nicolas Kippé
38:45ou c'est Jolie Kippé
38:47ou autres
38:47ce sont des personnes
38:48qui ont l'impression
38:48que tout l'effort
38:50national
38:51toute la contribution
38:52repose sur eux
38:53à tort ou à raison
38:54alors que d'autres
38:55au contraire
38:55considèrent que l'Etat
38:56devrait faire davantage
38:57que la suppression
38:58des deux jours fériés
38:59est tout à fait inadmissible
39:00donc je pense qu'il y a
39:01un sentiment de ras-le-bol
39:03que l'on peut comprendre
39:03on est dans un climat
39:04qui est extrêmement difficile
39:05le Premier ministre
39:06l'a rappelé
39:06dans sa conférence de presse
39:08et le climat international
39:09est extrêmement grave
39:10on est aussi
39:11dans un contexte
39:12où nos amis d'hier
39:13comme les Etats-Unis
39:14nous lancent une guerre
39:15douanière et tarifaire
39:16et tout ça
39:17les Français le comprennent
39:18très bien
39:19et je pense qu'ils ont des idées
39:20très différentes
39:20de quelle est la solution
39:21mais en tout cas
39:22le responsable politique
39:23doit répondre
39:25doit nous écouter
39:26écouter les Français
39:27évidemment que c'est la première chose
39:29que nous devons faire
39:29moi j'en veux beaucoup
39:30aux responsables politiques
39:31qui au lieu
39:32d'être dans une écoute
39:33dans un dialogue
39:34et force de proposition
39:35vont souffler sur ses braises
39:37et vont attiser
39:37cette colère
39:38peut-être que vous parlez
39:40des socialistes
39:41par exemple
39:41qui embrassent
39:42ce mouvement
39:43en fait
39:44qui vont se mobiliser
39:45également
39:45Jérôme Guetsch
39:47on s'est quand même
39:48posé des questions
39:48au début
39:49au Parti Socialiste
39:50je crois que François Hollande
39:51a exprimé ses doutes
39:53parce qu'on ne sait pas vraiment
39:54qui est derrière ce mouvement
39:55parce qu'il y a
39:56des origines
39:58qu'on dit complotistes
39:59à la base
40:00plutôt d'extrême droite
40:01même si aujourd'hui
40:02le RN par exemple
40:03ne compte pas
40:04s'y associer
40:05non mais vous l'avez dit
40:06je ne sais pas exactement
40:07ce que c'est
40:08mais en tous les cas
40:09ça participe de l'ambiance
40:10dans le pays
40:11que moi je vois
40:12à Massy
40:13ou Palaiso
40:13quand je discute avec les gens
40:14ça ne va pas
40:15pourquoi on est à ce point
40:18mis à contribution
40:19pourquoi on galère
40:19pour remplir le caddie
40:21et donc
40:22que ce soit le 10 septembre
40:24le 12
40:24le 14
40:25le 4 octobre
40:26par exemple
40:26il y a un grand mouvement
40:27de défense de la santé publique
40:28en France
40:29ça craque de partout
40:31donc
40:32il faut entendre
40:35ce que ça dit
40:35moi je ne sais pas
40:36quelles sont les revendications
40:37précises de ce mouvement
40:38du 10 septembre
40:39pourtant votre mouvement
40:40va l'accompagner
40:42ce qui a été dit
40:43c'est
40:43il y a une expression
40:45de colère
40:45et il faut la laisser
40:47s'exprimer
40:47dans le cadre républicain
40:49sans violence
40:49sans propos problématiques
40:53mais c'est vrai
40:54que quand je vois
40:55certains des mots d'ordre
40:56il y en a certains
40:56avec lesquels je peux être d'accord
40:57et puis il y en a d'autres
40:58très dégagistes
40:59des discours anti-parlementaristes
41:00c'est vraiment
41:01il y a beaucoup de choses
41:02là-dedans
41:03mais si le sujet
41:05c'est l'opposition
41:05à la politique économique
41:07et sociale
41:07menée par le gouvernement
41:09depuis des années
41:10j'ai toutes les raisons
41:11de soutenir ce mouvement-là
41:12voilà
41:12ou en tous les cas
41:13de considérer
41:14qu'il est légitime
41:15qu'il puisse s'exprimer
41:16même si
41:17moi je suis un peu old school
41:18je suis un peu vintage
41:19donc je pense que c'est
41:20aux syndicats
41:21aux corps intermédiaires
41:23aux formations politiques
41:24mais voilà
41:25c'est aujourd'hui
41:25je ne sais pas ce qui va se passer
41:27le 10 septembre
41:27comme beaucoup de gens
41:28mais je suis sensible
41:30à l'expression de cette colère
41:31il faut qu'elle puisse être canalisée
41:32et puis surtout
41:33qu'on y apporte
41:33des réponses politiques
41:34c'est pour ça que je pense
41:35que le calendrier
41:37la coïncidence de calendrier
41:38n'est pas du tout fortuite
41:38Olivier Bost
41:39est-ce que la gauche
41:41joue avec le feu
41:41en s'associant
41:42à ce mouvement ?
41:44Jean-Luc Mélenchon
41:45c'est sûr
41:45comme le rappelait
41:46François Bayrou
41:47cet après-midi
41:48il a théorisé
41:49la bordélisation
41:50c'était pas exactement le mot
41:51la conflictualisation
41:52mais ça veut dire
41:53la même chose
41:53sur tous les sujets
41:56l'objectif
41:57de Jean-Luc Mélenchon
41:59c'est effectivement
42:00d'avoir suffisamment
42:00de pagailles
42:01pour créer
42:03une crise politique
42:04bien plus profonde
42:06et pour ensuite
42:06amener à la démission
42:08ça a été prononcé
42:09par plusieurs responsables
42:10de la France Insoumise
42:11ce week-end
42:12amener à la démission
42:12d'Emmanuel Macron
42:13c'est bien l'objectif
42:14de la France Insoumise
42:15pour l'heure
42:15ça ressemble plus
42:16à un départ
42:17de François Bayrou
42:17qu'à celui
42:19d'Emmanuel Macron
42:21oui
42:22ça ressemble plus
42:23institutionnellement
42:23Jean-Daniel Lévy
42:24à un moment ou à un autre
42:25l'exercice de clarification
42:28des raisons
42:29pour lesquelles
42:29il y a eu
42:30une dissolution
42:30n'a pas eu
42:31ses effets escomptés
42:32c'est une forme
42:33d'euphémisme
42:33même
42:34de dire cela
42:35de cette manière-là
42:35et qu'il y a
42:37un risque
42:38pour le président
42:39de la République
42:39qui est une pression
42:40de l'opinion
42:41en disant
42:41c'est à vous
42:42de trouver
42:42une solution
42:43d'une situation
42:44que vous avez créée
42:45et que vous avez générée
42:46et donc la pression
42:47sur le président
42:48de la République
42:48va effectivement
42:48être un peu plus forte
42:49d'autant plus que
42:50s'il y avait une solution
42:51évidente
42:52ou aisée
42:53qui apparaissait
42:54je pense qu'en une heure
42:56on l'aurait sorti
42:56et on l'aurait identifié
42:58donc il n'y a forcément
42:59que des mauvaises solutions
43:00qui peuvent être proposées
43:01par la suite
43:01si jamais le gouvernement
43:02de François Bayrou
43:02ne devait pas exister
43:03après le 8 septembre prochain
43:05et qu'il y aura à nouveau
43:06une pression
43:07sur le président de la République
43:07dans un contexte
43:08où il commençait un peu
43:09à remonter
43:10d'un point de vue d'opinion
43:11notamment au regard
43:11de la stature
43:12qu'il pouvait avoir
43:12au niveau international
43:14et de la posture
43:14qu'il pouvait avoir
43:15face à Donald Trump
43:17au cours de la période récente
43:18mais il revient
43:19au centre du jeu
43:20merci beaucoup
43:22merci à tous les 4
43:24d'être venus
43:25sur le plateau
43:25dont on refait le monde
43:27je précise que
43:28demain à 7h40
43:30Jean-Noël Barraud
43:31sera l'invité
43:31de Thomas Soto
43:32Jean-Noël Barraud
43:33le ministre des affaires étrangères
43:34il sera donc l'invité
43:35de la matinale
43:36d'RTL
43:37dans un instant
43:38un nouveau rendez-vous
43:39sur RTL
43:40avec vous
43:41André Dusselier
43:42bonsoir
43:42bonsoir Anne-Sophie
43:43je suis ravi de vous retrouver
43:44sur RTL
43:45et de prendre le relais
43:46juste après vous
43:47pour le grand récit
43:49RTL
43:49alors ce soir
43:51nous reviendrons
43:51sur cet été 1989
43:53où Laurent Fignon
43:54voit son destin basculer
43:55sur les pavés des Champs-Elysées
43:578 petites secondes
43:58qui transforment
44:00un triomphe annoncé
44:01en la plus cruelle
44:03des défaites
44:03à tout de suite
44:04sur RTL
44:05et on a très envie
44:06de vous écouter
44:07on se retrouve demain
44:08pour RTL
44:08soir avec beaucoup de plaisir
44:10RTL
44:11il est vraiment
44:12à tout de suite
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