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  • il y a 2 jours
Écoutez "On refait le monde" avec Perrine Goulet, députée Modem de la Nièvre, Romain Eskenazi, député PS du Val-d'Oise, Jean-Sébastien Ferjou, fondateur et directeur de la publication "Atlantico", et Pauline Théveniaud, journaliste du service politique de RTL.
Regardez On refait le monde avec Anne-Sophie Lapix du 19 janvier 2026.

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Transcription
00:00Jusqu'à 20h, on refait le monde sur RTL avec Anne-Sophie Lapix.
00:07Décider de renoncer à l'article 49 à l'ENA 3 de la constitution dans un parlement qui fonctionne,
00:13dans un parlement en plus qui a été renouvelé il y a plus d'un an, qui ressemble au français avec ses divisions,
00:19on ne peut pas passer en force et on ne peut pas contraindre son opposition.
00:23Et oui, Sébastien Lecornu avait obtenu la confiance des socialistes sur une promesse,
00:26celle de ne pas utiliser le 49.3 pour laisser l'Assemblée débattre et obtenir un budget de consensus.
00:33Ça n'a pas marché. Après des semaines, des mois de débat, on ne voit pas l'issue.
00:37Et le Premier ministre se résout donc à utiliser cet article qui permet de faire adopter un texte sans vote.
00:43Mais ça ne s'arrête pas là. Pour ne pas être censuré, il a dû faire des concessions.
00:47On va voir qui en sort gagnant et qui en sort perdant dans On refait le monde avec nos invités.
00:52Périne Goulet, député Les Démocrates de la Nièvre, Romain Esquenazi, député PS du Val-d'Oise et porte-parole du groupe à l'Assemblée,
01:00Pauline Théveniot, journaliste au service politique de RTL,
01:04et Jean-Sébastien Ferjoux, fondateur et directeur du publication d'Atlantico.
01:08Bonsoir.
01:09Bonsoir.
01:10On refait le monde sur RTL.
01:12J'ai confiance que je suis obligé de revenir sur ma parole, mais en même temps, pour tenir parole, il faudrait que je m'entête.
01:19Et pour s'entêter, on finirait par dire que je suis têtu et je ne veux surtout pas, vous l'avez bien compris, avoir l'ego mal placé et être source de désordre.
01:30Il ne veut pas qu'on dise qu'il est têtu, Sébastien Lecornu.
01:33Alors, Pauline Théveniot, pourquoi a-t-il changé d'avis ?
01:36Alors, tout simplement parce qu'il n'avait pas le choix, Sébastien Lecornu, parce qu'il a bien dû se rendre à l'évidence,
01:42il n'avait pas de majorité sur ce texte, aucun moyen de faire voter ce texte.
01:47Les discussions étaient bloquées, ça n'avançait plus à l'Assemblée.
01:51Puis il y a une autre raison, c'est tout simplement qu'Emmanuel Macron lui a mis la pression.
01:55Souvenez-vous, c'était au tour de Noël, un conseil des ministres, juste à la veille de Noël,
02:00où le président avait dit, il faut un budget avant le 31 janvier.
02:05Mais, la compte tenu de la tournure que prenaient les discussions, c'était le 49-3 ou une ordonnance.
02:11Il n'y avait pas d'autres solutions pour le Premier ministre.
02:14Périne Goulet, pourquoi il a réussi à faire adopter le budget de la Sécu et pas le budget de l'État ?
02:19Alors, je ne sais pas si c'est à lui qu'il faut le demander.
02:21Il faut le demander aux députés qui sont présents dans l'hémicycle.
02:26Si on en est l'hémicycle, c'est parce que les députés dans l'hémicycle,
02:29la culture du compromis, ce n'est encore pas, j'allais dire, facile pour tout le monde.
02:33On a réussi à avoir cette culture un peu plus du compromis sur le projet de loi de finances et sécurité sociale,
02:38qui pour beaucoup est quand même géré en lien avec les organisations syndicales,
02:42et qui porte un certain nombre de sujets, notamment pour les plus fragiles,
02:45qui a sûrement permis aussi qu'on arrive à converger.
02:48C'est plutôt la bouteille à moitié pleine, j'allais dire, de cette année.
02:50C'est-à-dire que quand, sur certains sujets, ce Parlement est capable de créer cette culture du compromis,
02:55qui n'existait pas jusqu'à il y a encore quelques mois.
02:58Donc ça, c'est le côté à moitié plein, j'allais dire, de la bouteille,
03:01et puis le côté à moitié vide, c'est le projet de loi de finances,
03:03où là, on se rend compte que c'est parti dans tous les sens,
03:05et qu'on n'a effectivement pas réussi à trouver des marges
03:09qui auraient permis de trouver un budget qui est nécessaire,
03:13qui soit responsable,
03:15parce qu'aujourd'hui, on a quand même aussi des engagements
03:17sur la réduction du déficit public,
03:20et puis un engagement surtout vis-à-vis des générations futures,
03:23pour ne pas leur laisser une dette abyssale,
03:26et je déplore qu'entre parlementaires,
03:28chacun y va de sa petite mesure,
03:31plutôt qu'essayer de trouver un compromis budgétaire
03:34qui aurait réellement permis de passer sous ces 5%
03:37qui sont déjà beaucoup.
03:385% du PIB et du déficit.
03:40C'est ça, c'est déjà énorme,
03:41quand on sait que nos engagements, c'est 3%.
03:43On était parti de beaucoup plus bas.
03:44C'était 5-4 au départ, bien entendu,
03:48et au départ, on aurait même voulu,
03:49les engagements de 2026, c'était 4-6.
03:51Voilà, c'est ça, l'engagement de départ.
03:52C'était 4-6, l'engagement annoncé à l'Union Européenne.
03:55Donc, bon, voilà.
03:56Moi, j'attends tous les cas.
03:57Oui, c'est compliqué de se positionner sur le projet de la finance,
04:00parce qu'on n'a pas tout.
04:01Ça, c'est fou, ça.
04:02Moi, aujourd'hui, je ne peux pas vous dire,
04:03on n'a pas toute la copie.
04:05Enfin, je suis désolée, on n'a pas toute la copie.
04:06Mais il a été présenté au Conseil des ministres,
04:08on ne vous l'a pas donné.
04:08Non, pas encore.
04:09Moi, je ne l'ai pas eu.
04:11Mon collègue, il me m'en fasse non plus.
04:13Donc, voilà, c'est un peu gênant,
04:15parce qu'aujourd'hui, on ne voit que les dépenses.
04:19Moi, j'ai un peu de mal à voir où on va avoir les recettes en face,
04:21parce qu'à un moment, il va falloir trouver les financements
04:24de ces nouvelles annonces qui ont été annoncées vendredi.
04:27Et ça, pour le moment, on ne les a pas.
04:28Et vous, les socialistes, vous ne savez pas,
04:29parce que c'est quand même avec vous qu'il a négocié un compromis.
04:32Donc, vous, vous ne savez pas ce qu'il y a dans la copie non plus ?
04:34Moi, personnellement, je ne fais pas partie
04:36de petite équipe de négociateurs
04:37de 4-5 personnes qui ont négocié le budget.
04:40Vous parlez, j'imagine, ils ne gardent pas ça secrètement.
04:43Je suis d'accord, mais il va falloir que chacun de nous,
04:45chaque député vote individuellement,
04:47voit l'intégralité du budget.
04:49Et notamment, effectivement, je partage la partie recette.
04:51Il y a eu beaucoup d'annonces sur des dépenses
04:52qui étaient des mesures, des lignes rouges,
04:55des mesures qu'on demandait pour le pouvoir d'achat,
04:56pour l'éducation, pour le logement,
04:58pour la transition écologique.
05:00Ça, on les a entendus, mais effectivement,
05:01on est soucieux de savoir comment tout cela sera financé.
05:03Il y a des premières annonces de Maude Bréjean aujourd'hui
05:05parlant de la surtax IES qui est maintenue
05:07à hauteur de 8 milliards sur les 440 plus grandes entreprises françaises
05:10qui, on le sait, en proportion, payent moins d'impôts
05:12que nos PME, nos artisans et nos commerçants.
05:14C'était une mesure qui existait l'an dernier.
05:16On avait promis qu'elles n'allaient pas être renouvelées l'année d'après.
05:20Là, vous voyez, typiquement, moi, je n'ai pas entendu 440,
05:22j'ai entendu 300, puisqu'ils enlèvent les ETI.
05:24Donc, en fait, vous voyez, c'est un peu compliqué
05:25de savoir ce qui va être dessus.
05:27On pourrait effectivement se déterminer
05:29quand on aura la copie globale,
05:31mais effectivement, on peut dire qu'on est en bonne voie
05:33parce qu'il y a au moins une chose, voire deux,
05:35que je partage avec vous,
05:37on a vraiment les collectivités, les associations,
05:40les PME, les ménages, tout le monde nous dit
05:41mais on a besoin d'un budget, on n'a plus de carnet de commande,
05:44on n'embauche plus, on n'investit plus, on n'a plus de visibilité.
05:46Les associations ne peuvent pas toucher de subvention, je le rappelle,
05:49et la nécessité de rester sous la barre des 5%,
05:51parce que chaque euro qu'on met dans les intérêts de la dette,
05:53c'est de l'euro en moins qu'on met pour le service public,
05:55pour nos concitoyens.
05:56Jean-Sébastien Ferjoux, ça vous étonne qu'on n'ait pas réussi
05:58à trouver un compromis à l'Assemblée ?
06:00Est-ce que c'est juste une question de culture politique ?
06:03Parce que d'autres pays arrivent à trouver des compromis
06:05alors qu'ils ne s'entendent pas foncièrement sur le papier.
06:09Sans doute une question de culture politique,
06:11mais ça fonctionne quand même différemment dans les pays
06:13dans lesquels il y a une culture du compromis,
06:15c'est en général au lendemain d'une élection
06:17et en se mettant d'accord sur un programme de gouvernement
06:19que les coalitions se forment.
06:20Nous ne sommes pas dans cette configuration-là du tout aujourd'hui.
06:23C'est ça qu'il aurait fallu faire peut-être ?
06:25Avant même d'entamer un débat à l'Assemblée,
06:27de trouver un compromis sur les grandes lignes ?
06:29Dans un monde idéal, certainement.
06:31Maintenant, on l'a constaté,
06:33ça ne fait pas partie de la culture française.
06:35Moi, ce qui m'étonne un peu, c'est presque l'inverse.
06:37C'est qu'on s'étonne qu'il n'y ait pas d'accord.
06:40De toute façon, il ne pouvait pas y avoir de bon budget,
06:42quoi qu'il en soit,
06:43au regard de la composition de l'Assemblée nationale à l'heure actuelle.
06:46Et moi, j'écoute les mots.
06:47Quand j'entendais le Premier ministre un peu plus tôt aujourd'hui
06:49dire sincèrement, nous allons respecter les 5%,
06:51mais alors ça, moi, je veux bien revenir dans un an,
06:53Anne-Sophie, quand nous aurons les chiffres du déficit de 2026.
06:57Non, mais je pense qu'aucun économiste...
06:58Et vous n'avez pas encore la copie, vous ne pouvez pas le dire.
06:59Vous ne pouvez pas savoir, il y aura des économies annoncées ce soir.
07:03Vous voyez bien, comme le disait Mme Aubry,
07:04quand c'est flou, il y a un loup.
07:05Si on maîtrise à peu près, si on voit à peu près les dépenses,
07:08mais qu'on ne sait pas sur les recettes...
07:09Moi, j'ai entendu aussi Mme de Montchalin commencer à dire
07:11que peut-être on allait faire les fonds de tiroirs
07:13sur les excédents budgétaires de certaines agences de l'État.
07:16Je pense que ce sont des solutions qui n'en sont pas.
07:18Si on est un tout petit peu sérieux d'un point de vue budgétaire,
07:20en ordre de grandeur, ça ne tient pas les hypothèses de croissance.
07:23Même chose, elles sont déjà celles sur lesquelles est construit le budget,
07:27ont d'ores et déjà été revues,
07:30pas forcément dans un sens très favorable.
07:32Après, est-ce que Sébastien Lecornu a gagné ou perdu ?
07:35Parce que pareil, il dit que c'est un semi-succès, c'est un semi-échec.
07:37J'ai envie de dire que c'est quand même une forme de succès pour lui.
07:40Parce que la réalité, c'est qu'il voulait pousser le Parti Socialiste
07:43à finir par demander en quelque sorte le 49-3.
07:46Alors, ils n'ont pas formellement demandé le 49-3,
07:47mais la manière dont ils se positionnent, c'est tout comme.
07:51Et de toute façon, tout ça a été cousu de fil blanc et couru d'avance.
07:53D'ailleurs, est-ce qu'on est sûr que ça va marcher, Pauline Théveniot ?
07:56Il a dit tout à l'heure qu'il n'avait pas de garantie de non-censure,
07:59ce qui paraît un peu suicidaire, si c'est vrai.
08:01Alors, il y a une part de théâtre, il faut quand même bien le dire,
08:04quand il dit ça, puisque si ses négociations ont pris tant de temps
08:07et s'il a pris peut-être plus de temps qu'Emmanuel Macron n'en aurait voulu,
08:12c'est qu'il a quand même assuré ses arrières et négocié jusqu'au bout.
08:17Sébastien Lecornu, y compris avec le Sénat, pour s'assurer que la copie ne s'enliserait pas là-bas,
08:25que le Sénat ne rouvrirait pas des discussions.
08:27Mais de fait, il a aussi raison, c'est-à-dire que dans la situation politique dans laquelle il est,
08:34il n'a aucune certitude sur rien.
08:36La discipline de groupe n'est plus ce qu'elle était avant.
08:39Et de toute façon, c'est un Premier ministre sans majorité.
08:42Donc, dès lors, face à une assemblée éruptive,
08:45s'il y a un grain de sable et quelque chose qui fait tout partir en toupie,
08:51si je peux me permettre cette expression féminine,
08:53effectivement, il peut être censuré.
08:55Il y a quelque chose qu'il ne faut pas minimiser non plus.
08:57Pour Sébastien Lecornu, c'est le coût politique énorme que ça a pour lui,
09:01de renier sa promesse.
09:03On se rappelle que c'est un moine soldat.
09:05Il est venu juste pour sauver le budget et pour permettre au pays d'avancer.
09:10C'était ça ?
09:10Je pense que dans la tête des Français,
09:12notamment depuis le vote du projet de loi de financement de la sécurité sociale,
09:15la séquence, elle est un peu derrière.
09:16Ou alors, les Français attendent avec impatience,
09:18et vous le disiez pour différentes raisons,
09:20que nous passions à autre chose.
09:21Donc, ils ont bien compris qu'il n'y avait pas d'autre solution,
09:24qu'ils ont bien compris qu'il n'y aurait pas de budget satisfaisant pour qui que ce soit.
09:27Sébastien Lecornu, moi, je vous le disais,
09:28je trouve qu'il a été très habile dans sa manière d'utiliser sa propre faiblesse
09:32pour mettre ses contradicteurs au pied de leurs contradictions,
09:36et notamment ceux du Parti Socialiste.
09:37Et Boris Vallaud, il est arrivé hier soir en disant
09:39« Ok, nous ne censurons pas un 49-3 »,
09:41alors que le PS avait dit « Non, scandaleux, antidémocratique, etc. »
09:44Alors, on va voir à quoi ressemble ce budget,
09:46enfin, en tout cas, ce qu'on en sait,
09:48parce qu'on n'a pas encore tous les éléments,
09:49j'ai bien compris, même autour de cette table,
09:51même les députés qui sont autour de cette table,
09:53et même porte-parole de groupes à l'Assemblée.
09:56Et on va voir quelles concessions ont été décrochées.
09:58par les uns et les autres, surtout les uns,
10:00qui, en sort gagnant ou perdant, on en débat
10:02après le rappel des titres d'Alban Leprince.
10:05Jusqu'à 20h,
10:07Anne-Sophie Lapix refait le monde sur RTL.
10:13RTL, il est 19h30.
10:17Anne-Sophie Lapix, on refait le monde sur RTL.
10:20Le rappel des titres de l'actualité de ce lundi avec Alban Leprince.
10:23Le Rassemblement National et la France Insoumise
10:25promettent la censure,
10:26alors que Sébastien Lecornu a tranché.
10:29Il engagera demain la responsabilité de son gouvernement
10:32pour donner à la France un budget cette année,
10:34une copie budgétaire qui garantit la stabilité
10:36et permet au pays d'avancer,
10:38selon Emmanuel Macron.
10:40En Espagne, le bilan s'alourdit à 40 morts.
10:42Ce soir, au lendemain, d'une collision entre deux trains
10:44en Andalousie, qui a fait aussi plus de 120 blessés.
10:47Trois jours de deuil national dès ce soir,
10:50minuit jusqu'à jeudi, ont été décrétés par le Premier ministre
10:53Pedro Sanchez.
10:55Ils promettent une transparence absolue sur les causes de cet accident.
10:59Un commando de cinq Colombiens lourdement armés
11:02interpellés la nuit dernière à Lyon.
11:04Ils sont soupçonnés d'avoir voulu commettre un règlement de compte
11:08pour des narcotrafiquants dans le quartier de la Duchère.
11:10Et puis, styliste et couturier respecté dans le monde entier,
11:14Valentino est décédé aujourd'hui à l'âge de 93 ans
11:18à son domicile de Rome.
11:19Ses obsèques se dérouleront vendredi en fin de matinée
11:22dans la capitale italienne.
11:23Merci Alban, on vous retrouve à 20h.
11:24A tout à l'heure.
11:26Anne-Sophie Lapix, on refait le monde jusqu'à 20h sur RTL.
11:30À quoi ressemble la copie de Sébastien Lecornu ?
11:33C'est un petit mystère sur ce plateau.
11:35Est-ce que l'objectif de réduire le déficit est un lointain souvenir ?
11:38Est-ce que le PS est parvenu à obtenir tout ce qu'il voulait ?
11:40Est-ce que ce sont les entreprises qui vont payer pour ce compromis ?
11:44Et qu'est-ce que cela va changer pour vous, auditeurs ?
11:47On en débat avec nos invités.
11:48Périne Goulet, député Les Démocrates de la Nièvre.
11:51Romain Esquenazi, député PS du Val d'Oise
11:54et porte-parole du groupe à l'Assemblée.
11:57Jean-Sébastien Ferjoux, fondateur et directeur de publication d'Atlantico.
12:00Et Pauline Théveniot, journaliste au service politique de RTL.
12:04Alors, l'effort sera-t-il demandé aux entreprises ?
12:07Ce n'est pas ce que voulait la ministre du budget, Amélie de Montchalin,
12:11il y a quelques mois, en juin dernier.
12:13Il y a des choses qu'on peut dire très clairement.
12:15La surtaxe d'impôts sur les sociétés en 2026 n'existera plus.
12:18Mais ce matin, elle avait changé d'avis.
12:20Honnêtement, c'était soit le grand n'importe quoi,
12:24soit ce diable au fond, on va garder ce qu'on connaît.
12:26Et quand on garde ce qu'on connaît, ce n'est pas l'idéal.
12:28J'avoue, mais à un moment donné, il faut avancer.
12:31Alors, l'effort qu'on demande aux entreprises,
12:33ce n'est pas pour faire baisser le déficit,
12:35mais pour financer des mesures sucrées, Pauline.
12:38Oui, on les a entendues.
12:40Elles ont été égrenées par Sébastien Lecornu
12:42vendredi soir dans sa fameuse allocution,
12:46parmi lesquelles on peut citer la prime d'activité,
12:4950 euros pour 3 millions de ménages,
12:51les repas, 1 euro pour tous les étudiants,
12:54l'absence de gel de barème de l'impôt sur le revenu.
12:59Ça, ça fait plaisir à tout le monde, à droite, à gauche.
13:01Oui, absolument.
13:01Ça fait plaisir à tout le monde, quand même,
13:04quand on a fait la liste des mesures annoncées
13:06vendredi soir par Sébastien Lecornu,
13:08il y en avait quand même plus pour le Parti Socialiste.
13:11Je parlais juste du barème de l'impôt sur le revenu.
13:14Ah oui, pardon.
13:15C'était une condition de ne pas faire augmenter les impôts
13:16pour les ménages.
13:18L'ensemble des mesures, parce que pour le reste,
13:21c'était effectivement une grosse opération séduction
13:24en direction des députés socialistes.
13:27Irine Goulet, je vous entendais réagir.
13:28Non, vous n'êtes pas content du tout
13:29qu'on ait touché à ce barème,
13:31qu'on ait permis, en fait,
13:34de sa réactualisation par l'inflation ?
13:36Plus généralement, en fait,
13:38dans ce qui a été annoncé Vendry,
13:39ce qui nous gêne un peu,
13:40c'est qu'il n'y a pas de distinction
13:41entre ceux qui en ont vraiment besoin
13:42et ceux qui n'en ont pas besoin.
13:43Je veux dire, aujourd'hui,
13:44on est dans une situation où notre pays a besoin
13:45que chacun fasse des efforts.
13:47Et quand on réévalue les dernières tranches
13:50de l'impôt sur le revenu,
13:52je pense que les gens auraient pu faire un effort.
13:53Quand on réévalue les premières,
13:54les deux premières,
13:55comme on l'avait défendu,
13:56ça me paraissait plus que logique.
13:58Le repas à 1 euro,
13:59même le syndicat UNI nous dit aujourd'hui
14:01que c'est une mauvaise...
14:01Pour les étudiants,
14:02pour l'instant, les boursiers y ont droit, déjà.
14:04Voilà, et même le syndicat UNI
14:05nous a envoyé un message tout à l'heure,
14:06on nous a dit,
14:07putain, c'est une fausse bonne idée.
14:08Et oui, c'est une fausse bonne idée.
14:09On va aider, par exemple,
14:11des enfants comme moi,
14:12mes enfants qui sont en fac
14:14et qui vont avoir droit,
14:15est-ce qu'ils en ont besoin ?
14:16Non.
14:16À chaque fois, on cite Bernard Arnault,
14:17mais il n'y a pas que Bernard Arnault.
14:19Il y a toute cette classe,
14:20j'allais dire, un petit peu supérieure,
14:21qui est capable de payer
14:23le repas à ses enfants à la fac.
14:25Et on voit bien,
14:26l'UNI le dit,
14:27ça va affaiblir le CRUS.
14:28Moi qui viens d'un département
14:29où le CRUS, déjà,
14:30n'est pas complètement présent.
14:32C'est les collectivités
14:33qui mettent au pot
14:34pour que les jeunes puissent manger
14:35dans les restos scolaires,
14:36dans les restos U aujourd'hui.
14:38Donc aujourd'hui,
14:38ça va être qui qui va prendre en charge ?
14:40C'est encore les collectivités
14:41ou ça va être le CRUS ?
14:42Et qu'est-ce que va faire le CRUS ?
14:44Ils vont se désengager peut-être
14:45du logement ou d'autres choses à la place ?
14:46Aujourd'hui, c'est une fausse bonne idée.
14:48Qu'on aille aider ceux
14:49qu'on a le plus besoin.
14:50Nous, on portait des mesures.
14:51Moi, typiquement,
14:52sur la protection de l'enfance,
14:53on portait d'aller donner
14:54des crédits pour le soin
14:55pour ces enfants-là.
14:56Ça n'a pas été retenu.
14:57Et à la place,
14:58on donne typiquement
14:59à ceux qui pouvaient s'en passer
15:01cette année
15:01et qui pouvaient faire l'effort.
15:02Je trouve ça dommage.
15:03Alors oui,
15:04c'est des mesures.
15:06Ça fait plaisir
15:06à une certaine catégorie
15:08de notre hémicycle
15:08pour éviter qu'il y ait
15:09une non-censure.
15:10Très bien.
15:11Mais je trouve ça dommage
15:11qu'on aille aider ceux
15:12qui n'en avaient pas forcément besoin
15:13pour éviter qu'il y ait une censure.
15:16C'est le pacte de non-censure.
15:17Et qu'on aille,
15:18j'allais dire,
15:18aider ceux
15:19qui n'en ont pas besoin.
15:19Je veux dire,
15:20il faut,
15:21quand on veut être juste
15:23et c'est tout ce qu'on a défendu nous,
15:24c'est la justice fiscale
15:26et depuis longtemps au Modem.
15:28Et quand on nous dit
15:29aujourd'hui,
15:29on ne va pas toucher les entreprises,
15:30les petites et moyennes,
15:31mais si,
15:31vu qu'on revient sur la CVAE,
15:33on va toucher les petites entreprises.
15:34On va y revenir à un moment.
15:35On va toucher l'emploi.
15:36Sur les mesures que vous évoquiez.
15:37Et je vais juste terminer
15:37sur la prime d'activité.
15:39Déjà,
15:40ce ne sera pas 2 milliards d'euros
15:41parce que,
15:42de toute façon,
15:42ça ne va commencer qu'au 1er juin.
15:43Donc déjà,
15:43il faut aussi l'expliquer aux Français.
15:45Et en plus,
15:46sous réserve,
15:47qu'on ait de l'emploi
15:47parce que pour qu'il y ait
15:48la prime d'activité,
15:49il faut que les gens
15:49sont en emploi.
15:50Et vu ce qu'on met
15:51sur les entreprises
15:52à l'heure actuelle,
15:53on a vu avoir plus
15:54détruire d'emploi
15:55qu'autre chose.
15:55C'est d'aider les personnes
15:56faibles revenus
15:57mais qui travaillent.
15:57C'est un peu
15:58le état d'esprit.
15:59Je suis pour.
15:59Mais aujourd'hui,
16:00vu qu'on fait peser
16:01toutes ces mesures sucrées
16:02sur les entreprises,
16:04encore faut-il
16:04qu'on ait de la création d'emplois.
16:06Et aujourd'hui,
16:06c'est ce qui m'inquiète.
16:07Donc moi,
16:08les mesures de vendredi,
16:09j'en prends acte.
16:10Nous en prenons acte
16:10au niveau du Modem.
16:12Mais franchement,
16:12je pense qu'il y avait
16:12d'autres choses à faire.
16:13Romain Asken a dit,
16:14ces mesures,
16:15c'est le Parti Socialiste
16:16qui les a demandées,
16:17clairement.
16:18Clairement,
16:18oui, tout à fait.
16:19On est déjà assez transparent
16:20sur nos mesures.
16:21Moi, je fais des points presse
16:22tous les mardis
16:22après nos réunions de groupe.
16:23On était assez constants
16:24sur les trois piliers.
16:25Le pouvoir d'achat
16:26pour les travailleurs
16:27les plus modestes,
16:27la question de l'éducation,
16:28la recherche,
16:29l'université,
16:30le logement
16:30et la transition écologique.
16:31Et effectivement,
16:32ce sont sur ces mesures-là
16:33que nous avons une réponse
16:34du gouvernement.
16:35Moi, je peux partager
16:36ce que vous avez dit
16:37sur la tranche de l'impôt.
16:38Nous avons été assez surpris
16:39que, main dans la main,
16:41LFI et LR,
16:43dans l'hémicycle,
16:44dégèlent l'ensemble
16:45des tranches des impôts,
16:46même ceux qui gagnent
16:46200, 300 000 euros par an,
16:48qui voient leur tranche dégelée.
16:49Nous, nous voulions sortir
16:50les deux tranches
16:51les plus hautes de ce dégel
16:52pour les mettre
16:53un peu plus à contribution.
16:54Mais ça, clairement,
16:55le fait de tout intégrer,
16:56ce n'est pas un cadeau socialiste.
16:57C'est plutôt une garantie
16:59pour LR qui voulait que...
17:00On va faire le tri
17:01entre ce qui était
17:01pour les socialistes,
17:02ce qui était pour LR.
17:03Mais par contre, nous,
17:03effectivement,
17:04qu'on lève ce dégel
17:05qui faisait rentrer
17:06200 000 Français,
17:07qui n'était pas imposable hier,
17:08qui allait rentrer dans l'impôt,
17:09on était parfaitement d'accord.
17:11Je suis en profond désaccord
17:12avec ce que vous avez décrit
17:13sur le repas à 1 euro.
17:14Si tout allait si bien
17:15et qu'il suffisait
17:16de le donner aux élèves boursiers,
17:17il n'y aurait pas,
17:17comme c'est le cas aujourd'hui,
17:19des files d'attente indignes
17:20dans la 7e puissance mondiale
17:21devant les restos du cœur
17:22pour nos étudiants.
17:23Vous aidez votre enfant,
17:24c'est très bien.
17:25Certains parents ne les aident pas.
17:27Et donc,
17:27ce n'est pas parce qu'on regarde
17:28la fiche d'impôt des parents
17:29qui sont en province
17:30que le jeune qui est monté
17:31faire ses études à Paris
17:32bénéficie d'argent de poche
17:33de ses parents
17:33avec qui il est peut-être
17:35en mauvais terme.
17:35Et donc là,
17:36c'est effectivement garantir
17:37à l'ensemble des étudiants
17:38d'avoir au moins un repas
17:39avec des légumes
17:41et des protéines par jour.
17:42Ce qui n'est pas le cas.
17:43Beaucoup d'étudiants témoignent
17:44en France
17:44qu'ils sautent régulièrement
17:45des repas
17:46et donc,
17:47sans jouer la charité
17:48et devoir remplir
17:49un dossier de boursier,
17:50de pouvoir droit à avoir
17:51au moins un repas par jour.
17:52Si c'est dans le budget,
17:53c'est bien qu'il y aura
17:53des crédits supplémentaires
17:55auprès du CRUS
17:55pour pouvoir financer
17:57cette mesure.
17:58Vous avez vu ce que dit l'Uni.
17:59Leur crainte,
18:00c'est qu'aujourd'hui,
18:01l'Uni syndicat étudiant
18:02de droite.
18:03Oui, mais il n'empêche
18:04qu'il a raison.
18:05À un moment,
18:06moi qui suis aussi
18:07dans un territoire agricole,
18:09on se rend compte
18:09qu'à chaque fois
18:10qu'il y a ce genre de mesures,
18:11c'est souvent le prix,
18:13le coût matière
18:14qui est baissé
18:15pour pouvoir assumer.
18:16Donc, quand vous dites
18:17qu'ils auront un repas équilibré,
18:18aujourd'hui,
18:18je n'en sais rien.
18:19Aujourd'hui,
18:20on a en moyenne
18:20entre 7 et 9 euros
18:21le prix du repas du CRUS.
18:24Moi, demain,
18:25si tout le monde passe à 1 euro
18:26et s'il n'y a plus
18:26la contribution
18:27de ceux qui peuvent payer
18:283,30 euros,
18:29je ne suis pas sûre
18:29qu'on reste entre 7 et 9 euros.
18:31Ce qui veut dire
18:31qu'à un moment,
18:32qu'est-ce qu'on va leur faire manger ?
18:33Si ce n'est pas de la qualité,
18:34je ne suis pas sûre
18:34que ce soit une bonne idée.
18:36J'allais dire
18:37de mettre dans l'idée
18:38qu'un repas,
18:40c'est 1 euro,
18:42c'est quand même gênant
18:42pour tout ce qui est
18:43de notre filière agricole
18:44et pour ce qu'on défend
18:45pour que les gens
18:45puissent manger correctement.
18:47Là, moi, je crains
18:47qu'on leur donne,
18:48malheureusement,
18:49des repas qui sont pas au niveau.
18:49Pour financer ces mesures,
18:51on a bien compris
18:52que c'est les entreprises
18:53qui allaient être
18:53mises à contribution.
18:54Alors, les entreprises,
18:55essentiellement les grosses entreprises,
18:57essentiellement en grande...
18:59En tout cas,
18:59sur le montant,
19:00les fameux 8 milliards,
19:01est-ce que ce sont
19:02les dindons de la farce,
19:03Jean-Sébastien Ferjou ?
19:04Mais c'est surtout une illusion.
19:05C'est surtout une illusion
19:06parce que déjà,
19:06les entreprises...
19:07Je ne sais pas si vous croisez
19:08souvent des entreprises
19:09dans les rues.
19:09Moi, je croise des Français
19:10dont il se trouve
19:11qu'ils sont salariés
19:11ou qu'ils sont parfois actionnaires
19:13ou qu'ils sont les deux
19:14parce qu'on peut être actionnaire
19:15et aussi salarié,
19:17ne serait-ce que si on a
19:18un plan d'épargne action.
19:20Sur la surtaxe,
19:21oui, mais ça se passe comment ?
19:23C'est comme les droits de douane.
19:24In fine,
19:24ce sont toujours
19:25les consommateurs qui payent.
19:26Donc, ça sera répercuté
19:27sur les consommateurs
19:28et ça sera répercuté.
19:29Encore pire,
19:29on sait comment ça fonctionne
19:31quand même malgré tout
19:31sur la sous-traitance.
19:33Il y aura plus de pression
19:34encore sur les petites entreprises.
19:36Donc là,
19:36on est dans de la justice fiscale
19:37qui est totalement
19:38en trompe-l'œil.
19:39Et moi,
19:39ce qui me met hors de moi
19:40dans ce budget-là,
19:41il y a plusieurs mesures,
19:42mais c'est notamment
19:43le déséquilibre
19:43entre les générations.
19:45Parce que si vous regardez
19:45le budget de l'éducation nationale,
19:46par exemple,
19:47200 millions d'euros,
19:48c'est 30 fois moins
19:49que la hausse
19:51des pensions de retraite
19:51déjà votées dans le PLFSS.
19:5330 fois moins.
19:54Arrêtons de dire
19:55qu'on se préoccupe
19:56de la jeunesse
19:56parce qu'on ne se préoccupe
19:57pas de la jeunesse.
19:58On est en train
19:58de la sacrifier.
19:59Quand je vois une autre mesure
20:00qu'il y a dans ce budget-là
20:01qui me met la même chose
20:02hors de moi,
20:03on augmente la CSG
20:04sur les PER,
20:05sur les plans d'épargne brutale.
20:06C'est-à-dire que les actifs
20:06d'aujourd'hui,
20:07déjà, ils cotisent pas...
20:08Ça, c'est des contenus
20:08dans le PLFSS,
20:09dans le projet de loi,
20:11enfin, dans le budget
20:12de la Sécurité Sociale.
20:12Vous voyez bien
20:13qu'il y a une continuité
20:14dans la manière
20:14dont les gens sont traités
20:16parce qu'on est
20:16les mêmes individus.
20:18Et donc,
20:19c'est-à-dire que
20:19les actifs d'aujourd'hui,
20:21on leur demande
20:22de faire des efforts
20:23pour payer les retraites
20:24d'aujourd'hui,
20:24mais il s'agit pas du tout
20:26de s'en prendre aux retraites
20:26eux-mêmes.
20:27Ils sont pas responsables
20:27de la manière
20:28dont la France a organisé
20:29son système.
20:30Et en plus,
20:30on les pénalise
20:31quand ils veulent préparer
20:32leur propre retraite
20:33alors que vraisemblablement,
20:34elle se fera
20:35dans des conditions
20:35bien moindres.
20:36C'est une forme
20:38de foutage de gueule.
20:39Il y a zéro justice fiscale.
20:41Si on se préoccupait
20:41vraiment des Français,
20:42on essaierait de faire en sorte
20:43de créer des conditions
20:44de la croissance.
20:45On essaierait de faire en sorte
20:46d'investir beaucoup plus
20:47dans l'intelligence artificielle.
20:48Par exemple,
20:49on essaierait de faire
20:50ce qui marche
20:50dans les autres pays.
20:52Sauf qu'on ne prend
20:54que les mesures
20:54qui étranglent la croissance.
20:56C'est ce qu'on va essayer
20:57de faire dans ce budget.
20:58Justement,
20:58il y avait un sacrifice
20:59du budget de l'éducation nationale,
21:01de la recherche
21:02et de l'enseignement supérieur
21:03qui est,
21:04vous avez raison,
21:04les investissements de demain,
21:06les entreprises de demain,
21:07les innovations de demain
21:07qui créeront des emplois.
21:08Nous avons insisté
21:09en deuxième pilier
21:10extrêmement fort
21:11pour préserver ces secteurs-là.
21:13Il y a aujourd'hui,
21:13et c'est largement démontré,
21:15une injustice fiscale
21:16entre les très grosses entreprises
21:17et les PME
21:19qui créent la plupart des emplois
21:20en termes de proportion.
21:22C'est pareil pour les milliardaires
21:23par rapport à vous et moi.
21:24Il y a une proportion
21:25où ils payent...
21:25C'est une question
21:25de présentation statistique.
21:27Non,
21:27où ils payent objectivement
21:28en termes...
21:29C'est comme la rhétorique
21:30de M. Piketty,
21:31elle est fausse,
21:31elle est statistiquement fausse
21:33parce que si on prend en compte
21:34les services
21:34dont bénéficient les entreprises
21:36ou les Français,
21:37c'est faux.
21:38Non,
21:38les riches ne payent pas
21:39infiniment moins d'impôts
21:40que les pauvres.
21:41C'est faux.
21:41On ne va pas être d'accord là-dessus,
21:42mais par rapport
21:43à la prime d'activité,
21:44vous avez aujourd'hui
21:45normalement le pacte républicain
21:47quand on travaille
21:48et nous,
21:48nous sommes pour valoriser
21:49effectivement le travail.
21:50On pouvait au moins
21:51se nourrir correctement,
21:52se loger,
21:53se soigner.
21:54Clairement,
21:54aujourd'hui en France,
21:55ça n'est plus le cas.
21:56C'est-à-dire que des personnes
21:57qui travaillent,
21:58vous savez quel est le salaire
21:58médian en France ?
21:59C'est-à-dire qu'il est
22:00à 1 800 euros net.
22:01C'est-à-dire que 50%,
22:0250% des salariés français
22:04gagnent moins de 1 800 euros net.
22:06Et quand vous gagnez
22:07aujourd'hui en France,
22:08que vous êtes smicard
22:09et que vous gagnez
22:101 400 euros net par mois,
22:12eh bien pour se loger,
22:13se soigner
22:13et se nourrir correctement,
22:15c'est extrêmement difficile.
22:16Donc ce petit coup de pouce
22:17de 50 euros en moyenne
22:18qui pourrait aller
22:19pour des familles monoparentales
22:20qui est une femme seule
22:21qui élève deux enfants
22:22et qui travaille jusqu'à
22:2380 euros par mois,
22:24c'est des gens,
22:24c'est des familles
22:25qui sont à l'europrès
22:26qui vont à 100%
22:27revenir dans la consommation
22:28et doper le marché intérieur.
22:30Ce qui aide réellement
22:31les gens en situation
22:32de difficulté,
22:33c'est quand le pays
22:34se porte bien au global.
22:35Je suis d'accord,
22:36mais il y a un marché intérieur
22:37en Berne
22:37qu'il faut rebooster
22:38en relançant la demande intérieure
22:40qui est très largement en Berne.
22:41Nos commerçants,
22:42nos artisans,
22:43nos PME nous disent
22:43qu'il manque de carnet de commande.
22:44Je suis juste d'accord
22:45avec monsieur,
22:46c'est qu'aujourd'hui,
22:47donc monsieur Ferjou,
22:47je précise,
22:48parce que les auditeurs
22:50qui ne voient pas.
22:50Oui, c'est qu'effectivement,
22:52vous parliez de salaire médian
22:55à l'instant.
22:56Le salaire médian
22:56des moins de 30 ans
22:57est de 1700 euros environ.
22:59Le salaire médian
23:00des plus de 60 ans
23:01est 600 euros de plus
23:02alors qu'en général,
23:03ils ont leur maison
23:04de payer, etc.
23:05Et pourtant,
23:06on ne fait faire aucun effort
23:07sur les plus riches
23:08des retraités.
23:09On a renoncé à supprimer
23:09l'abattement
23:10de 10% des retraités.
23:12C'est ce que je vous dis,
23:12ce qui me gêne.
23:13Qui coûte beaucoup d'argent.
23:14Parce qu'il y a des retraités
23:15qui sont dans une situation
23:15de grandissibilité.
23:16Oui, bien ce qui me gêne
23:17vraiment dans les mesures
23:18qui ont été annoncées vendredi
23:20et ce qui nous gêne beaucoup,
23:21c'est qu'on a perdu pour nous
23:22cette justice fiscale.
23:24On va continuer à discuter.
23:25Cette justice fiscale
23:25qui était de permettre
23:26à ceux qui en ont les moyens
23:27de pouvoir contribuer
23:28et là,
23:29ils ne contribuent plus
23:30et ça me gêne un peu.
23:31On va continuer à en discuter
23:32et puis on va voir
23:33est-ce que Sébastien Lecornu
23:34aura réussi
23:36l'exercice impossible
23:38d'obtenir un budget ?
23:39On n'a pas encore la solution
23:40parce qu'on ne sait pas
23:41s'il va vraiment
23:41obtenir la non-censure
23:44des socialistes, oui,
23:47mais des autres,
23:47c'est pas sûr non plus.
23:48On en discute après la pause.
24:01Sébastien Lecornu
24:02qui aime se qualifier
24:02de moine soldat,
24:03a-t-il vraiment réussi ?
24:05Son seul objectif
24:07était d'obtenir un budget.
24:09Il semble pouvoir l'arracher.
24:11Peut-il survivre néanmoins
24:12à cette épreuve budgétaire ?
24:14À quoi vont ressembler
24:15les prochains mois ?
24:16Parce qu'il y a encore
24:17quelques mois
24:17avant l'élection présidentielle.
24:19On en débat dans
24:20On refait le monde
24:20avec nos invités
24:21Périne Goulet,
24:22députée Les Démocrates
24:23de la Nièvre,
24:24Romain Esquenazi,
24:24député PS du Val-d'Oise
24:26et porte-parole du groupe
24:27à l'Assemblée,
24:28Jean-Sébastien Ferjou,
24:29fondateur et directeur
24:29de publication d'Atlantico
24:31et Pauline Théveniot,
24:32journaliste au service politique
24:34de RTL.
24:36Pauline Théveniot,
24:37est-ce qu'avec ce budget
24:38et ce déficit de 5%
24:40en tout cas,
24:41enfin,
24:41sans serre,
24:42on verra,
24:43on estime que
24:44Sébastien Lecornu
24:45a obtenu
24:45le mieux
24:46qu'il pouvait ?
24:48Alors lui-même,
24:49tout à l'heure,
24:50à l'Élysée,
24:50il disait
24:51c'est un semi-échec.
24:53Donc on voit même
24:54que lui
24:54ne fanfaronne pas.
24:56Il aura obtenu
24:57le minimum vital
24:58d'une certaine façon,
24:59c'est-à-dire
25:00quand même
25:01doter la France
25:02d'un budget
25:02et qu'on ne reste pas
25:04indéfiniment
25:05sous loi spéciale.
25:06On a longuement expliqué
25:07sur cette antenne...
25:08La loi spéciale
25:09qui permettait
25:10de reconduire
25:10les crédits
25:11de l'année passée
25:11mais bon,
25:12qui ne mettait pas
25:13prendre des décisions
25:14et notamment
25:14d'augmenter le budget
25:15de l'armée.
25:16Tout à fait.
25:17Donc ce n'était pas tenable
25:18qu'il aura réussi ça.
25:19S'il n'est pas censuré,
25:20il aura réussi
25:21à tenir
25:22d'une certaine façon.
25:23Il est un peu quand même
25:24la dernière chance
25:25d'Emmanuel Macron
25:25à Matignon
25:26donc voilà
25:28pour la semi-réussite
25:30et ça reste quand même
25:31un échec
25:32pour lui
25:33quoi qu'il en dise.
25:35Il l'avait,
25:36on en revient toujours
25:36à la même question
25:37mais il s'était présenté
25:38comme le Premier ministre
25:39du Dialogue
25:39avec le Parlement
25:40qui allait inaugurer
25:42une nouvelle méthode
25:43et il avait promis
25:45de renoncer
25:45au 49-3
25:46et même s'il a
25:48négocié
25:50jusqu'au bout
25:51un compromis
25:52et mis en scène
25:53la négociation
25:54de ce compromis
25:55et bien
25:56il est contraint
25:57aujourd'hui
25:58de renier sa promesse
25:59et je peux vous dire
26:00qu'il est très très conscient
26:01du coup politique
26:03que ça a pour lui.
26:04Il le sait très bien
26:05que le 49-3
26:06dans l'opinion
26:08ça reste quand même
26:09un marqueur
26:10quelque chose
26:11qui a marqué
26:12l'esprit
26:13des Français
26:14c'est associé
26:15au passage
26:16en force
26:17et au fond
26:18ça ne fait jamais
26:19de bien
26:20à un Premier ministre
26:21d'être obligé
26:22de le dégainer.
26:23Et sur le fond
26:24de ce budget
26:26Jean-Sébastien Ferjoux
26:27est-ce qu'il a
26:28détricoté
26:29le macronisme
26:30ce budget ?
26:31Il a détricoté
26:33beaucoup de choses
26:33il a aussi détricoté
26:34la culture
26:35de gouvernement
26:35du PS
26:36je ne sais pas
26:36s'il lui en restait
26:37beaucoup
26:37mais le renoncement
26:38à la réforme
26:39des retraites
26:39bref
26:40un certain nombre
26:40de mesures
26:41mais moi je ne crois pas
26:42que ce soit un si grand échec
26:43que ça pour Sébastien Lecornu
26:44parce que je ne pense pas
26:45que les Français
26:45lui tiendront en rigueur
26:46parce qu'ils ont compris
26:47que ça n'était pas
26:47sa responsabilité à lui
26:49et que de toute façon
26:49comme je vous le disais tout à l'heure
26:50il n'y avait pas de configuration
26:51pour un bon budget
26:52et je pense même
26:53qu'il est extrêmement habile
26:54parce que le fait
26:55de sa part
26:56de dire
26:56c'est un semi-échec
26:57c'est pour ne pas attirer
26:59la lumière sur lui
26:59et ses prédécesseurs
27:00ils seraient précipités
27:01aux 20h le soir
27:02du vote du PLFSS
27:04pour dire
27:04regardez quel succès
27:06non
27:06lui est habile
27:07il sait très bien
27:08qu'il ne faut pas
27:08qu'il attire la lumière sur lui
27:09déjà parce que ça
27:10Emmanuel Macron
27:11risquerait d'en prendre
27:12l'ombrage
27:12et finalement peut-être
27:13son plus grand ennemi
27:14est-il Emmanuel Macron
27:16il m'a aussi dit
27:17que la copie permettait
27:18aux pays d'avancer
27:19donc il a l'air content quand même
27:20oui mais parce que
27:21non mais si on raisonne purement
27:22on l'a dit
27:23institutionnellement
27:25nous avons besoin d'un budget
27:26et pour un certain nombre
27:27d'acteurs économiques
27:28que ce soit les entreprises
27:29ou d'état de français
27:29il y a besoin de savoir
27:30vers quoi on va
27:32donc de ce point de vue là
27:33il fallait le faire
27:34moi je pense que c'est
27:35à la fin de la foire
27:35qu'on compte les bouses
27:36comme on dit
27:38et que de ce point de vue là
27:40en matière de popularité
27:41je ne pense pas
27:42que l'usage du 49.3
27:43se retournera
27:44contre Sébastien Lecornu
27:45d'autant que tout le monde
27:45a bien compris
27:46que c'est plutôt les socialistes
27:47finalement
27:47qui ont fini par
27:49se retourner sur la question
27:50mais pas du tout
27:51comment est-ce qu'elle a dit
27:52non mais nous nous demandons
27:53depuis le départ
27:54c'est une ligne rouge
27:55quand même pour vous
27:55il y a quelques semaines et mois
27:5743 c'était un engagement
27:58qui a permis de
28:00j'ai tendance à essayer
28:01de faire la différence
28:02entre la faim
28:03et les moyens
28:04la faim c'était un budget
28:05plus juste
28:05l'absence de 43
28:06c'était le moyen
28:07pour y parvenir
28:07parce qu'on considérait
28:08qu'en enlevant cette épée
28:09de Damoclès
28:10qui était
28:10et je rejoins ce que vous avez dit
28:12un traumatisme démocratique
28:13pour imposer des budgets
28:14que la majorité du parlement
28:15ne voulait pas
28:16pour imposer la réforme
28:16des retraites
28:17qui n'écrasante majorité
28:18des français
28:19ne voulaient pas
28:20sauf vous peut-être
28:21mais en tout cas
28:21beaucoup de français
28:22ne voulaient pas
28:22donc là
28:24effectivement
28:25le 49-3
28:26pour nous
28:26c'était vu comme un moyen
28:28d'imposer un budget
28:29que ne voulaient pas les français
28:30là ça devient l'inverse
28:31nous ne l'avons pas demandé
28:32nous demandions le compromis
28:33mais au final
28:34c'est pas pour museler
28:35l'opposition socialiste
28:36qui sort le 49-3
28:37parce que nous finalement
28:38c'est pas notre budget
28:39et moi je suis assez d'accord
28:40avec Sébastien Lecornu
28:41qui dit qu'en fait
28:42un bon accord
28:43c'est un accord
28:43quand personne n'est vraiment satisfait
28:44si un des partis
28:45est vraiment satisfait
28:46c'est que l'autre
28:47s'est fait écraser
28:48pendant les négociations
28:48là nous ne sommes pas contents
28:50de ce budget
28:50c'est pas un budget socialiste
28:51contrairement à ce que je peux entendre
28:53d'ailleurs vous n'allez pas voter
28:53lecornu considère
28:56que c'est tout à fait son budget
28:56pourtant depuis quelques jours
28:58vos collègues disent bien
29:00que c'est leur budget
29:01quelque part
29:01que c'est leur victoire
29:02non
29:03les annonces
29:04et d'ailleurs quand on fait un compromis
29:05on essaie de ne pas écraser
29:07les collègues
29:07avec qui on a travaillé
29:08depuis plusieurs mois
29:09les annonces
29:10qui ont été faites
29:11effectivement
29:11ce sont des pas
29:12pour donner satisfaction
29:13aux demandes
29:14du parti socialiste
29:15ça ne fait pas pour autant
29:16pour nous notre budget
29:17là pour le 49-3
29:19ça devient finalement
29:20un moyen plutôt
29:21de museler ses propres troupes
29:22qui n'étaient pas tellement
29:23d'accord avec les concessions
29:25qui nous sont accordées
29:26et qui ne vont pas censurer
29:26leur propre gouvernement
29:28et l'air
29:28dès qu'on ne faisait pas à gauche
29:29il menaçait de s'abstenir
29:30etc
29:31et donc s'il voulait
29:32obtenir
29:33une non-opposition
29:34du groupe socialiste
29:35il doit utiliser le 49-3
29:36pour éviter effectivement
29:37d'être mis en minorité
29:39sur son budget
29:40par ses propres troupes
29:41et on entend bien
29:41vos réactions ce soir
29:42vous qui êtes dans un parti
29:43du bloc central
29:44vous avez de très fortes réserves
29:45sur les mesures
29:46qui nous étaient accordées
29:47et donc si on avait
29:48madame soumis au vote
29:49chers collègues
29:50ce budget là
29:51peut-être que vous seriez abstenu
29:52et donc le budget
29:52aurait été mis en minorité
29:53on est très sceptique
29:54parce qu'il utilise le 49-3
29:55on est très sceptique
29:55parce qu'aujourd'hui
29:57on n'a pas la totalité du budget
29:58donc aujourd'hui
29:59on ne voit effectivement
30:00que les dépenses
30:01c'est petit qu'aussi sur les mesures
30:01vous avez expliqué
30:03des réserves
30:04je pense que
30:05je viens d'un territoire
30:08socialiste
30:09et je pense que les mesures
30:10qui ont été choisies là
30:11par les socialistes
30:12ne sont pas les bonnes
30:13il aurait fallu en voir d'autres
30:15mais c'est ce que je vous dis
30:16ce que je trouve dommage
30:17c'est qu'on aille aider
30:18ceux qui n'en ont pas besoin
30:19il y a tellement d'autres endroits
30:21où on peut aller chercher
30:22ça c'est pour LR
30:22où on peut aller chercher
30:23mais il n'y a pas que LR
30:24je vous l'ai dit
30:25le repas 1 euro
30:25je ne suis pas forcément
30:27fan non plus
30:28parce que je vous dis
30:30j'entends
30:30mais aujourd'hui dans notre pays
30:31on a quand même aussi
30:32l'obligation alimentaire
30:34entre parents et enfants
30:35à part pour ceux
30:35effectivement qui sont placés
30:36en protection de l'enfance
30:37mais dans ce cas là
30:38on peut demander à ses parents
30:39de venir quand même aider
30:40quand on fait des études
30:41il fallait peut-être
30:41augmenter le système de bourse
30:43ça je suis tout à fait d'accord
30:44il faut qu'on revalorise
30:45les bourses
30:46pour accompagner l'inflation
30:47et ça vous n'avez pas discuté du tout
30:49parce que ça fait quelques mois
30:50ça jamais vous n'avez été consulté là-dessus
30:52il n'y a même pas eu
30:53l'amendement du Parti du Socialiste
30:54là-dessus dans le budget
30:55il y a une proposition de loi
30:55qui a été adoptée au Parlement
30:56ce qui est fou
30:57c'est qu'on a aujourd'hui
30:58des annonces vendredi
31:00qui n'ont jamais été débutées
31:01dans le cadre du PLF
31:02dans la commission
31:04ou dans l'hémicycle
31:05à aucun moment
31:06il y a eu un amendement
31:07socialiste
31:08pendant tous les débats
31:09depuis le mois d'octobre
31:09qui disait
31:09on veut le Crous 1 euro
31:11vous comprenez qu'à un moment
31:12ça peut quand même aussi
31:14nous interroger
31:14comment ça arrive comme ça
31:16au dernier moment
31:16surtout qu'au départ
31:17c'était surtout la France Insoumise
31:19qui portait ce sujet
31:20donc c'est quelque chose
31:21qui nous étonne un peu
31:22je ne suis vraiment pas d'accord avec vous
31:23c'est une proposition de loi socialiste
31:25vous savez sur le 49-3
31:26les démocrates
31:28depuis plus d'un mois et demi
31:29le disent
31:30de toute façon
31:30il faut passer par le 49-3
31:31et nous on le disait même
31:32il faut le passer avant Noël
31:33parce qu'on savait très bien
31:34qu'en plus avec
31:35l'arrivée des municipales
31:37qui arrivent derrière
31:37on allait avoir une surenchère
31:39c'est exactement ce qui vient de se passer
31:40sur ces premières sommettes
31:41est-ce qu'on a seulement perdu du temps
31:41ou est-ce qu'on a perdu de l'argent aussi
31:43c'est ça que vous voulez dire
31:44les deux
31:44on a perdu du temps
31:45et de l'argent
31:46et en plus on a mis
31:47des entreprises en difficulté
31:48j'en ai dans mon territoire
31:49qui vivent de la commande publique
31:50aujourd'hui
31:51le carnet de commande c'est zéro
31:52et aujourd'hui
31:53je ne suis pas capable
31:54de leur dire
31:54avec le budget actuel
31:55s'ils pourront avoir des commandes
31:56parce qu'on ne sait pas
31:57où vont aller prendre
31:58les économies
32:00pour pouvoir financer
32:01ce qui a été donné vendredi
32:03donc moi aujourd'hui
32:04je ne peux pas vous dire
32:04je suis satisfaite ou pas satisfaite
32:05d'un budget
32:06j'ai des réserves
32:06par rapport à des mesures
32:07qui n'ont pas été dans le débat
32:09depuis plus de 4 mois
32:10et qui arrivent comme ça
32:11un petit peu
32:11comme le cheveu sur la soupe
32:12et on n'a pas
32:13la totalité du budget
32:14donc je pourrais vous dire
32:15si je suis satisfaite
32:15ou pas satisfaite
32:16dans quelques heures
32:17si on a la totalité de la copie
32:19moi je ne peux pas vous le dire
32:20mais en tout cas
32:21une chose est sûre
32:22c'est que nous
32:23les démocrates
32:24et on le dit depuis toujours
32:25et depuis très longtemps
32:26on veut de la justice fiscale
32:28et moi je pense que là
32:29il n'y a pas de justice fiscale
32:30et ça je trouve ça dommage
32:31et on voulait surtout aussi
32:32en tous les cas
32:33qu'on ait une stabilité
32:35au niveau gouvernemental
32:36qu'on puisse avancer
32:37le pays en plus
32:38et pas tout seul
32:39enfin là on parle de la France
32:40très bien
32:40mais moi avec toutes les économies
32:42quand je vois en plus
32:42qu'on enlève 1,5 milliard
32:44sur les fonds de réserve
32:45des ministères
32:45je me dis demain
32:46l'armée elle a besoin
32:47d'un peu plus
32:48parce que voilà
32:48vous voyez bien
32:49le contexte géopolitique
32:50comment on fait
32:51demain on a une nouvelle
32:52crise agricole
32:53on n'a plus de fonds de réserve
32:54comment on fait
32:55donc en étant au taquet
32:56de 5%
32:57comme là ça a annoncé
32:57on est au taquet
32:58de ce qui est possible
32:59quelle est la marche
33:00de manoeuvre
33:00qui reste du pays
33:01Paria
33:02je pense qu'il ne faut pas
33:04surinterpréter
33:05le contenu du budget
33:06parce que la réalité
33:07de la situation politique
33:08c'est que ça se joue
33:09à la marge
33:09sur le contenu du budget
33:11je ne parle pas
33:11des parlementaires
33:12qui vous passionnez
33:13et c'est normal
33:14et c'est l'honneur
33:15de votre mission
33:17mais globalement
33:18qu'est-ce qui se passe ?
33:19Globalement
33:20il y a une coalition de gens
33:21qui ne veulent pas
33:21qu'il y ait de nouvelles dissolutions
33:22qui ne voulaient pas
33:23qu'il y ait de nouvelles dissolutions
33:24donc les républicains
33:25ne voulaient pas
33:25qu'il y ait de nouvelles dissolutions
33:26parce qu'ils ne veulent pas
33:27se retrouver dans une situation
33:28où peut-être
33:29une dissolution provoquerait
33:30enfin les mettant
33:31face à cette question
33:33acceptons-nous
33:34d'être la forte à point du RN
33:35les socialistes ne voulaient pas
33:36de dissolutions
33:37pour des raisons
33:38ayant trait aux dynamiques
33:39et aux rapports de force
33:40au sein de la gauche
33:40donc arrêtons de faire
33:41comme si ce qui s'était joué
33:42c'était vraiment
33:43de l'alchimie
33:44ou de l'orfèvrerie
33:45sur le contenu du budget
33:46parce que la réalité
33:47elle n'est pas là
33:48la réalité s'était construite
33:49comme ça
33:50depuis le gouvernement
33:51le corps nudeux
33:52ça allait se finir
33:53de cette manière-là
33:54Merci beaucoup à vous
33:55d'être venus débattre
33:57sur ce plateau
33:58et puis on espère
33:59en savoir plus rapidement
34:01sur ce qu'il y a
34:01dans ce projet de budget
34:03Demain matin
34:05c'est Franck Alizio
34:06député RN
34:07des Bouches-du-Rhône
34:08et candidat au municipal
34:09à Marseille
34:10qui sera l'invité
34:11de Thomas Soto
34:12quant à Marc-Olivier Fogel
34:13il recevra Thomas Stern
34:15qui est le veuf
34:16de Catherine Laborde
34:17la présentatrice
34:18météo de TF1
34:19pendant 28 ans
34:20et qui est décédé
34:22il y a quelque temps
34:23tout de suite
34:25on retrouve
34:25André Dussolier
34:27André
34:27quelle est l'histoire
34:28que vous allez nous raconter
34:29ce soir ?
34:30Bonsoir Sophie
34:30Alors ce soir
34:32je vais vous raconter
34:33l'histoire de Guillaume Depardieu
34:34un talent écorché vif
34:36qui a brûlé la vie
34:37par les deux bouts
34:38avant de s'éteindre
34:40trop tôt
34:40à tout de suite
34:41sur RTL
34:42à tout de suite André
34:44RTL
34:46votre radio
34:47todo
34:48on
34:48a tout de suite
34:49on
34:49on
34:50on
34:50on
34:51on
34:51on
34:52on
34:52on
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