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  • il y a 10 minutes
Regardez "On refait le monde" avec Jean-Daniel Levy, directeur général de Toluna-Harris France, Andréa Kotarac, conseiller régional Rassemblement national d'Auvergne - Rhône-Alpes, Julien Fautrat, journaliste service politique de RTL, et Sophie Neumayer, journaliste au service police-justice de RTL.
Regardez On refait le monde avec Anne-Sophie Lapix du 13 janvier 2026.

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Transcription
00:00Jusqu'à 20h, on refait le monde sur RTL avec Anne-Sophie Lapix.
00:08Le système a sorti la bombe nucléaire et s'il utilise une arme aussi puissante contre nous,
00:17c'est évidemment parce que nous sommes sur le point de gagner les élections.
00:21Ils nous ont volé les législatives par des manœuvres scandaleuses.
00:24Que les choses soient très claires, on ne laissera pas les Français se faire voler l'élection présidentielle.
00:30C'était Marine Le Pen le 31 mars dernier, alors qu'elle venait d'être condamnée en première instance.
00:38Alors aujourd'hui, elle s'est dit dans un état d'esprit d'espérance.
00:42Marine Le Pen optimiste alors que s'ouvre son procès en appel que nous allons suivre chaque jour sur RTL.
00:47Elle joue pourtant son avenir politique et très concrètement sa candidature à la présidentielle,
00:52la quatrième candidature, mais aussi celle qu'elle a le plus de chances de remporter
00:56vu la progression du RN ces dernières années.
00:58Alors peut-elle s'en sortir ? Comment échapper à une lourde condamnation
01:02après avoir écopé 4 ans de prison dont 2 avec sursis et 5 ans d'inéligibilité ?
01:07On en débat dans On refait le monde avec nos invités.
01:10Andréa Cotarac, porte-parole du RN, président du groupe RN d'Auvergne-Rhône-Alpes.
01:14Bonsoir.
01:14Bonsoir.
01:15Jean-Daniel Lévy, directeur délégué de Toluna France.
01:18Bonsoir.
01:19Bonsoir.
01:19Julien Fautra, journaliste du service politique de RTL.
01:22Bonsoir.
01:23Bonsoir à tous.
01:24Et Sophie Nemeyer, journaliste au service police-justice de RTL.
01:28Bonsoir.
01:28Bonsoir.
01:28Bonsoir même.
01:30On refait le monde sur RTL.
01:32J'ai toujours pensé que c'était une non-affaire, mais ça c'est la justice qui décidera,
01:37c'est pas moi.
01:38Moi ma conviction c'est qu'elle est innocente de ce qu'on lui reproche et ce qu'on reproche
01:41aussi à nos amis parce que Marine Le Pen n'est pas toute seule dans cette injuste affaire.
01:46C'était Jean-Philippe Tanguy ce matin sur RTL.
01:50Andréa Cotarac, on peut parler de non-affaire selon vous ?
01:53C'est-à-dire ?
01:53C'est Jean-Philippe Tanguy qui parle de non-affaire.
01:57Concernant le procès ?
01:58Bien sûr.
01:58Non mais c'est évidemment, nous on travaille matin, midi et soir à l'idée que le Rassemblement
02:05national devait gouverner ce pays, à l'idée que Marine Le Pen devait en prendre la présidence.
02:09Vous avez vu l'actualité internationale, vous avez vu la France et sa voix si particulière
02:13qui manque au concert des nations aujourd'hui.
02:15Donc évidemment que ce procès est un obstacle devant nous puisque lors de la première
02:19instance elle a été lourdement condamnée à la fois de la prison sur le fond et à la
02:23fois une inexécution provisoire, c'est-à-dire de ne pas pouvoir participer à l'élection.
02:26Maintenant, on est depuis aujourd'hui dans un procès en appel, donc on n'est pas
02:33à la Ligue des champions, ce n'est pas un match retour, c'est un nouveau procès.
02:36Tout repart à zéro avec une nouvelle cour, avec de nouveaux magistrats et on va tout
02:41faire, en tout cas Marine Le Pen et l'ensemble des prévenus, M. Tanguy a raison, vont tout
02:44faire pour prouver leur innocence.
02:47Sophie Neumeyer, pour quel motif Marine Le Pen a-t-elle été condamnée ?
02:52Alors, elle a été condamnée en première instance pour détournement de fonds publics
02:56parce que les magistrats ont estimé qu'il y avait bien un système instauré par son
03:01père mais au milieu de ce système, elle a pris la suite de ce système pour faire des
03:09économies à son parti sur le dos du Parlement européen en faisant supporter les salaires
03:13de plusieurs assistants du parti sur le Parlement européen et donc voilà, c'est du détournement
03:22de fonds publics pour le tribunal de Paris en tout cas et c'est à la cour d'appel maintenant
03:26de le déterminer, de le juger.
03:29Elle héritait et prolongé un système, disiez-vous, c'est elle qui organisait la répartition
03:36des enveloppes, des contrats ?
03:39Oui, c'est comme ça que l'a vu en tout cas le tribunal de Paris, on va voir ce qu'en
03:43dit la cour d'appel, mais effectivement ils pensent qu'elle était au cœur du système
03:45et qu'elle validait chaque contrat et qu'elle était bien au courant que ça n'était
03:50pas autorisé.
03:52Ils l'ont rappelé aussi, ils l'ont précisé dans le jugement, ils ont rappelé qu'elle
03:56était juriste et qu'elle ne pouvait ignorer les règles.
03:58Ils se sont appuyés, les juges, sur des écrits, des échanges notamment avec Valéron de
04:04Saint-Just ?
04:05Effectivement, des échanges de mails où justement ils parlaient des finances du parti, de la
04:11façon de faire des économies, ils ont échangé sur le fait de faire supporter ces salaires
04:17par le Parlement européen.
04:19En tout cas là-dessus, encore une fois que ce sont appuyés les magistrats de première
04:23instance, on va voir la cour d'appel, la lecture qu'elle en aura.
04:26Julien Fautra, on entendait tout à l'heure Marine Le Pen évoquer la bombe nucléaire
04:31utilisée par la justice, disait-elle, c'est une peine extrêmement lourde effectivement.
04:36Et ça a bien changé aujourd'hui à la cour d'appel, Marine Le Pen était dans un
04:41état d'esprit complètement différent de la Marine Le Pen qu'on avait vue il y a
04:45un an, un peu plus d'un an, lors du procès, du premier procès, du procès de première
04:51instance, très très vite. Et elle a dit Marine Le Pen, au bout de quelques minutes,
04:56quelques heures, je m'étais fait à l'idée que ce serait un procès politique, que la
05:01présidente du tribunal avait validé l'idée qu'il y aurait un système. Aujourd'hui, on
05:07a vu Marine Le Pen beaucoup plus en retrait, dans la salle majestueuse de la cour d'appel
05:15et presque plus, voilà, on l'a vu dans son coin, répondre très calmement, sans en faire
05:23beaucoup. En première instance, elle répondait pied à pied, dès que la présidente du tribunal
05:30lui permettait de parler.
05:31Il y avait de la tension d'ailleurs avec la présidente.
05:32Il y avait de la tension, chaque jour, il y avait de la tension. Elle parlait régulièrement
05:37avec les journalistes, par ailleurs, pour expliquer ce qu'elle faisait, etc. Quand on avait
05:41des questions à lui poser, là, aujourd'hui, il n'était même pas question de l'approcher.
05:46On a essayé de l'approcher, elle nous a jeté un regard. On comprend très bien
05:50Marine Le Pen, quand elle nous fait ce regard-là, qu'il ne faut pas approcher à moins de
05:53plusieurs mètres.
05:54Jean-Daniel Lévy, on l'a entendu, elle considérait que c'était une bombe nucléaire et que c'était
05:59un procès politique. Ça, ce n'est pas un argument qui a forcément été entendu dans
06:03l'opinion publique ?
06:04C'est un argument qui a été entendu de la part de ceux qui, aujourd'hui, sont plutôt proches
06:09du Rassemblement National ou qui n'ont pas d'aversion à l'égard de Marine Le Pen
06:13d'un point de vue global. Et d'ailleurs, ce qui est assez frappant, c'est qu'on mesure
06:18tous les mois la cote de confiance ou le potentiel électoral de différentes personnalités.
06:23Il y a globalement une tendance à la croissance de la confiance en Marine Le Pen. On a globalement
06:28même plus de personnes, aujourd'hui, qui se déclarent proches du Rassemblement National
06:32qu'avant le procès, avant le réquisitoire et avant le verdict, en tout cas en première
06:38instance, et que, en fait, tendanciellement, ce que l'on peut voir, c'est qu'elle arrive
06:41à agréger des catégories de population que, jusqu'à présent, étaient plutôt distantes
06:45à l'égard du Rassemblement National. On peut penser aux personnes les plus âgées,
06:48on peut penser aux catégories supérieures également, qu'on a suivies avec attention
06:52au cours de ces dernières années. Et globalement, ils suivent la tendance globale que l'on voit
06:57au niveau national. Et peut-être que le Rassemblement National avait fait, au cours des années
07:0270-80, une spécificité en disant « nous, nous sommes honnêtes ». Et c'était plus
07:08forcément, aujourd'hui, le seul registre de motivation à l'égard du Rassemblement
07:11National. Et quand vous interrogez les Français, d'un point de vue général, ou les électeurs
07:15du Rassemblement National, ils disent que, globalement, notamment lorsqu'on est proche
07:19du RN, que ce procès était un procès à caractère politique, mais que, globalement,
07:23c'est pas que là-dessus qu'ils jugent le Rassemblement National. Et que, quand bien
07:26même, elle aurait effectué quelques malversations, est-ce que ça la différencierait
07:31du reste de la classe politique en tant que telle ? Pas vraiment. Donc, ça ne la
07:34disqualifie pas, elle, personnellement, ou ça ne disqualifie pas le Rassemblement
07:38National. En tout cas, auprès de ceux qui ont une oreille plutôt attentive à l'égard
07:42de cette formation politique.
07:43Du coup, c'est un argument qu'on entend moins de la part du RN. Nous, nous sommes honnêtes ?
07:47Ah ben, on voit bien que, d'une manière globale, quand vous regardez les différentes
07:50campagnes électorales, enfin, il faut se rappeler de Jean-Marie Le Pen, en fait, qui
07:53parlait de « main propre et tête haute » au cours des années 80. C'est un argument
07:57qui a été moins utilisé. Qu'on est face à des Français qui, globalement, ont
08:00moins tendance à juger, d'ailleurs, les responsables politiques autour des aspects
08:03de corruption ou de malversation, comme ce fut le cas, par exemple, au cœur des
08:07années 90. Et que les principales motivations de vote des électeurs à l'égard du
08:12Rassemblement National, c'est déjà de parler vrai, d'écouter vraiment les citoyens
08:17et de comprendre les préoccupations qu'ils peuvent avoir dans le cadre de leur
08:21quotidien.
08:21Andrea Cotarac, vous avez dit que c'était un nouveau procès, avec de nouveaux juges.
08:26Est-ce qu'il va y avoir une nouvelle défense ? Est-ce que vous êtes informé de cela ?
08:31Alors, moi, je ne suis pas l'avocat, je suis membre du cabinet de Marine Le Pen.
08:34Ce que je veux dire par là, c'est que la défense n'a pas vraiment changé celle de
08:37faire éclore, finalement, la vérité. Parce que tout à l'heure, vous avez comparé Marine
08:42Le Pen choquée du jugement en première instance, comme le frais n'importe quel
08:46innocent, en disant « mais c'est choquant, c'est grande peine, etc. » avec le début
08:50du procès en appel. Je pense qu'il faut comparer, si on doit comparer quelque chose,
08:54le début du procès en première instance avec le début du procès en appel.
08:58Et moi, je peux vous dire, pour accroiser Marine Le Pen à plusieurs reprises, avant
09:01le début du premier procès, elle était parfaitement sereine. La tension, c'est aussi
09:07les personnalités qu'il y avait dans la cour. Madame de Pertuis, on la connaît aussi,
09:11elle peut être très dure, puisqu'elle a jugé d'autres femmes et hommes politiques.
09:14Donc, ce n'est pas que par rapport à Marine Le Pen.
09:16On rappelle qu'elle n'était pas seule à juger, c'est plusieurs magistrats à chaque fois.
09:19Exactement. Et deuxième point, pour vous rappeler aussi quelque chose tout à l'heure,
09:23vous avez dit qu'il y avait eu des malversations, etc. Vous avez été très juste.
09:27Les règles actuelles sont récentes concernant les assistants parlementaires.
09:32Je vous rappelle que l'affaire qui est jugée en ce moment, c'est entre 2004 et 2016.
09:36Et les règles du Parlement européen sont très récentes.
09:39Et c'est d'ailleurs ce caractère récent qui constitue l'infraction potentielle
09:43qui aurait eu lieu avant.
09:45Donc, si vous voulez, moi j'étais...
09:47Le système ou pas système, moi je vais vous dire...
09:51Il y a d'autres parties qui l'ont fait, mais à hauteur de 4 millions, c'est le seul.
09:53Oui, parce qu'on était, pardon, le premier parti de France.
09:55Donc, c'est sûr que quand Jean-Luc Mélenchon, potentiellement, a le même problème,
09:59il était tout seul.
10:00Donc, c'est sûr que quand vous détournez 4 000 euros et 4 millions,
10:02bah oui, mais il était tout seul.
10:03On va revenir en détail, parce que c'est l'heure de la pause,
10:05mais on va y revenir en détail.
10:06Voilà, pour l'instant, c'est le moment du rappel des titres de Alvane Leprince.
10:11Jusqu'à 20h, Anne-Sophie Lapix refait le monde sur RTL.
10:17RTL.
10:19Il est 19h30.
10:21Anne-Sophie Lapix, on refait le monde sur RTL.
10:24Le rappel des titres avec Alvane Leprince.
10:26Et la Confédération Paysanne se dit particulièrement en colère.
10:30Déception du syndicat après les annonces sur les réseaux sociaux de Sébastien Lecornu
10:34pour calmer la grogne des agriculteurs.
10:37Le Premier ministre leur a notamment promis une loi d'urgence
10:39examinée par le Parlement avant l'été.
10:42Pour la préparer, Annie Gennevard, la ministre de l'Agriculture indique ce soir
10:46qu'elle va entamer cette semaine un tour de France
10:49pour écouter les propositions des agriculteurs.
10:51Colère des médecins en grève.
10:53Également depuis Bruxelles, où plusieurs centaines d'entre eux se sont exilés ces derniers jours.
10:57Une intersyndicale de médecins libéraux français alerte Sébastien Lecornu ce soir
11:01sur le risque d'effondrement de la qualité des soins en France
11:05si le gouvernement continue de restreindre leur liberté tarifaire.
11:09Et puis la dernière affiche des 16e de finale de la Coupe de France de foot,
11:12c'est ce soir, entre le dernier club amateur de la compétition,
11:16le Baye FC qui reçoit l'OM, coup d'envoi à 21h.
11:20Merci Alman, on vous retrouve à 20h.
11:22A tout à l'heure.
11:22Anne-Sophie Lapix, on refait le monde jusqu'à 20h sur RTL.
11:30Un nouveau procès et tout recommence.
11:32Tout est possible, ou presque.
11:34Marine Le Pen a-t-elle encore une chance de pouvoir se présenter à la présidentielle de 2027 ?
11:39On va passer en revue les scénarios, les conditions qui lui permettraient d'être candidate
11:43avec nos invités Andréa Cotarac, porte-parole du RN, président du groupe RN d'Auvergne-Rhône-Alpes,
11:50Jean-Daniel Lévy, directeur délégué de Toluna France,
11:54Julien Fautra, journaliste au service politique de RTL
11:57et Sophie Nemeilleur, journaliste au service police-justice de RTL.
12:01Alors, on refait le monde sur RTL.
12:04J'ai essayé d'avoir une position qui soit équilibrée sur ce qui s'est passé.
12:08Il y a eu du détournement d'argent public et donc qu'elle soit condamnée, c'est légitime.
12:12En revanche, ce qui m'a choqué, et ce qui je trouve est la vraie question qui est dernière,
12:18c'est alors même que le jugement n'est pas définitif, qu'il n'y a pas eu l'appel,
12:21qu'il y ait une peine d'inéligibilité avec une exécution immédiate
12:24qui fait que du coup, elle ne peut pas se présenter
12:27et donc que les Français ne peuvent pas décider et choisir dans les yeux.
12:30Et c'est la réaction du LR, Laurent Wauquiez, que vous venez d'entendre.
12:34L'exécution provisoire.
12:37Sophie Nemeilleur, pourquoi y a-t-il eu une exécution provisoire ?
12:40Pourquoi la peine d'inéligibilité a été immédiatement exécutée ?
12:45Alors, le tribunal de Paris a justifié cette mesure
12:49parce qu'il estimait qu'il y avait un risque de réitération
12:54puisque Marine Le Pen, justement, dans son attitude,
12:57ne reconnaissait aucun délit, qu'il n'y avait aucune possibilité,
13:01aucune prise de conscience que la loi a pu être violée
13:04ou une erreur commise et donc cette attitude a mené les magistrats
13:10à dire qu'il fallait imposer une peine d'inéligibilité
13:16avec exécution provisoire en sachant,
13:19et ils ont bien pris en compte le fait qu'il y avait cette élection présidentielle
13:22qui arrivait et que ça pourrait créer un fort trouble à l'ordre public
13:26si Marine Le Pen était condamnée en première instance
13:30et qu'elle était élue et puis que l'appel allait se succéder.
13:35Bon, c'est ainsi.
13:37Andréa Coutarac, l'exécution provisoire, c'est ce qui n'est pas passée,
13:40ce qui a choqué un petit peu, pas seulement d'ailleurs Marine Le Pen.
13:43Même Laurent Bocquiez, vous imaginez ?
13:44Alors ça veut dire que tout le monde est choqué, si lui aussi est choqué.
13:46Oui, à la fois, c'est vrai ce que dit Sophie Le Meilleur,
13:50si on ne reconnaît pas avoir commis une faute,
13:52si on estime que c'était de la politique et que c'était normal,
13:55pourquoi ne pas recommencer ?
13:56D'ailleurs, est-ce qu'après 2016,
13:58de l'argent réservé aux députés européens pour les assistants parlementaires
14:02a été utilisé pour rémunérer des gens qui travaillaient uniquement pour le parti ?
14:07Mais c'est étonnant parce qu'il y a plusieurs choses.
14:08D'abord, on a entendu Laurent Bocquiez qui dit
14:09il y a eu détournement de fonds,
14:12mais il y a quand même un appel qui est censé suspendre, etc.
14:15Non, en fait, s'il y a un appel, c'est qu'il n'y a pas détournement de fonds
14:17puisque Marine Le Pen redevient présumée innocente.
14:20Donc déjà, c'est faux ce qu'il raconte.
14:22Mais vous savez que c'est la loi qui prévoit l'exécution provisoire.
14:24Je vais juste répondre parce qu'il y a tellement beaucoup de choses.
14:25Exécution provisoire.
14:26Deuxième chose,
14:27quand il y a une gravité, il y a une gravité.
14:28Oui, mais ce n'est pas vrai en fait ce qui a été dit.
14:31L'exécution provisoire a été, effectivement, vous l'avez dit,
14:35justifiée sur deux ordres.
14:36Le premier, ce n'est pas le trouble à l'ordre public,
14:38ce qui existe dans la loi,
14:39ce trouble à l'ordre public démocratique
14:41qui, lui, n'existe absolument nulle part en droit.
14:43Ni dans le code pénal, ni en droit pénal,
14:45ni même dans la doctrine juridique,
14:47ni même en droit constitutionnel, nulle part.
14:50Donc ça a étonné beaucoup de juristes
14:52dans la doctrine, dans le monde,
14:54dans le monde diplomatique,
14:55bref, dans des journaux qui, pour le coup,
14:57ne sont pas membres du Rassemblement National
14:59qui ont dit, effectivement, il y a un problème.
15:00Deuxièmement, sur le risque de récidive,
15:03risque de récidive, non pas parce qu'elle ne reconnaît pas les choses,
15:05risque de récidive parce qu'on a dit
15:07qu'elle pourrait être à nouveau députée européenne.
15:08Et ça, ça nous paraît absolument fou,
15:10Rassemblement National, on le conteste.
15:12Marine Le Pen ne sera pas candidate à une élection européenne,
15:15tout le monde le sait,
15:16elle est candidate à l'élection présidentielle
15:17et président du groupe.
15:18Non, le parti aurait pu continuer.
15:20Non, non, là, c'est sur Marine Le Pen.
15:21La peine se dirige d'une illégibilité
15:23avec l'exécution provisoire, c'est Marine Le Pen.
15:25Ce n'est pas contre le parti, c'est contre Marine Le Pen.
15:26Et donc, ça regarde Marine Le Pen.
15:28Donc, vous êtes tranquille pour l'issue de ce procès,
15:30si vous pensez que l'exécution provisoire
15:32était une faute des deux...
15:33Moi, je ne veux pas refaire l'ensemble du procès,
15:36je ne sais pas, pour là, elle a été condamnée, point barre.
15:38On poursuit le système.
15:40Les magistrats ont aussi avancé le fait
15:41de revendiquer comme ça
15:43que c'est les électeurs qui doivent trancher
15:46et que la justice n'a pas à s'en mêler
15:48quand bien même délit aurait été commis.
15:51Donc quoi, c'est revendiquer une immunité ?
15:52Non, pas du tout.
15:53C'est que, vous savez, le droit, c'est pour tout le monde.
15:56Et donc, si on dit qu'il y a un risque de récidive
15:57contre Marine Le Pen, soit.
15:59Il y a aussi une autre valeur constitutionnelle
16:01dans notre pays,
16:02qui est quand même la norme suprême
16:03qu'un peuple libre se donne.
16:04C'est comme ça que le définissait Jean-Jacques Rousseau,
16:06qui est le libre choix de l'électeur.
16:08L'électeur est censé être libre de choisir
16:10qui il entend,
16:12à la tête du pays ou autre.
16:13Et en l'occurrence, l'élection présidentielle
16:15qui est la reine de toutes les élections.
16:17Donc, on comprend qu'Anne-Sophie Lapix
16:19fasse une émission là-dessus,
16:20que vous aussi, vous soyez parfaitement informés
16:22et que ça fasse couler de l'encre
16:23parce que Marine Le Pen est favorite.
16:25Quand on est interrogé par des médias indiens,
16:27par la BBC, Channel X,
16:29des médias même des pays de l'Est
16:30qui nous disent
16:30mais que se passe-t-il chez vous ?
16:32Parce que, quand bien même il y a cette affaire
16:33qu'on connaît nous
16:34parce qu'il y a dix ans d'instruction,
16:36Marine Le Pen reste la première opposante
16:37à Emmanuel Macron.
16:38Il ne s'agit pas là d'un front républicain
16:40pour nous empêcher d'arriver au pouvoir.
16:43Il s'agit d'empêcher Marine Le Pen
16:45de participer à la bataille.
16:46Donc, effectivement, ça fait réfléchir...
16:48Si elle n'est pas favorite,
16:48ce sera la même chose.
16:50Qu'est-ce que le fait qu'elle soit favorite
16:51à avoir avec le délit ?
16:56Ça veut dire que Marine Le Pen
16:57a fait couler de l'encre,
16:58qu'on réfléchit à cela
17:00parce que Marine Le Pen empêchait
17:01de diriger le pays,
17:03ça change le dessin du pays.
17:04Tout simplement.
17:05Mais les juges ne sont pas comptables
17:07des délits commis.
17:09Mais madame,
17:10moi je ne suis pas contre les juges.
17:12Il n'y a pas de problème.
17:13On se calme,
17:14il y a un appel.
17:14Moi, je pense qu'on repart à zéro.
17:18On repart à zéro.
17:21Il y aura de nouveaux arguments,
17:22il y a une nouvelle cour.
17:23Elle est présumée innocente
17:24quand on a un appel.
17:25C'est une règle de base,
17:26en droit et encore plus en droit pénal.
17:29Voilà, on avance
17:30et on est parfaitement sereins.
17:31Et je vais vous faire une confidence,
17:32madame Lappic,
17:33parce que j'aime bien votre émission.
17:34Moi, je suis persuadé,
17:35c'est du feeling, du ressentiment,
17:37je suis persuadé que Marine Le Pen
17:38sera à la fois innocente
17:39et à la fois candidate.
17:41Donc, vous êtes totalement...
17:42Si elle est innocentée,
17:44elle sera candidate.
17:46Innocente et candidate.
17:47Et alors, justement,
17:49on va essayer de voir
17:50quels sont les scénarios
17:51qui lui permettraient
17:52d'être candidate à la présidentielle.
17:53D'abord, évidemment,
17:54il y a le scénario d'une relieu,
17:56c'est celui auquel...
17:57Le scénario de...
17:58Enfin, d'une relâche.
17:59Innocente, d'une relâche.
18:00Je l'ai dit d'un non-lieu.
18:01Non, non, non,
18:02je n'ai pas entendu.
18:03J'ai compris Bourdieu,
18:04donc je me disais
18:04qu'est-ce qu'il fait là.
18:05Bourdieu ?
18:05Non, pas Bourdieu non plus.
18:08Ensuite, celui d'une condamnation
18:10moins lourde,
18:12elle irait en cas de condamnation
18:13en cassation.
18:15En tout cas,
18:15la Cour de cassation,
18:16vous pouvez peut-être répondre,
18:17mais a effectivement autorisé
18:19un pourvoi
18:20dans des délais raisonnables.
18:22En tout cas,
18:23si Marine Le Pen
18:24est condamnée
18:24à deux ans d'inéligibilité,
18:27deux ans ou moins de deux ans,
18:28l'inéligibilité
18:29commence à partir
18:30du 31 mars 2025,
18:33en première instance.
18:34Donc, le 31 mars 2027,
18:37elle aura purgé sa peine
18:38et on sera à ce moment-là
18:40à 15 jours,
18:413 semaines
18:41du premier tour
18:42de l'élection présidentielle,
18:43donc avant.
18:44Et elle pourra alors
18:45être candidate.
18:46Elle pourra alors être candidate,
18:47mais si elle se pourvoit
18:50en cassation,
18:51il pourrait y avoir
18:52une réponse
18:53de la Cour de cassation
18:54avant l'élection.
18:56Oui, mais elle a dit,
18:56Marine Le Pen,
18:57elle a redit hier
18:58que si elle avait,
19:01elle n'attendrait pas
19:01la cassation.
19:02Que là,
19:03si elle était empêchée
19:04lors de cette deuxième
19:05empêchée,
19:06si elle était condamnée
19:07lors de cette deuxième
19:09instance,
19:11elle n'irait pas
19:12à l'élection présidentielle.
19:15Je précise que
19:16le plus haut magistrat de France,
19:17Christophe Soulard,
19:18a dit qu'il ferait tout
19:19pour que la Cour de cassation
19:20se prononce
19:21avant la présidentielle.
19:23Donc, on devrait avoir
19:24vraiment la solution
19:25avant...
19:27Sauf que Marine Le Pen
19:28a bien précisé
19:28qu'elle n'attendrait pas
19:30les dernières semaines
19:31pour déterminer
19:33si oui ou non
19:34le Rassemblement National
19:35avait un candidat.
19:36Il y aura un congrès
19:36au mois de septembre.
19:37À l'automne, oui.
19:38Je parle sous votre...
19:39À l'automne, oui.
19:41Ce contrôle,
19:41il va y avoir un congrès
19:43pour déterminer
19:44qui sera le...
19:45Pour enterriner
19:45Marine Le Pen
19:47ou Charles de Mariana
19:47qui sera le candidat.
19:48Et même si la Cour de cassation
19:49s'engage à se prononcer
19:51avant la présidentielle,
19:52on imagine que
19:53pour faire campagne
19:54et avoir cette épée
19:55de Damoclès
19:55au-dessus de la tête,
19:56c'est quand même
19:56plus compliqué.
19:57Oui, mais je crois
19:58qu'il y a un autre point
19:58de vue du peuple français.
19:59Vous l'avez dit tout à l'heure,
20:00vous savez,
20:01quand Marine Le Pen
20:01a été condamnée
20:02en première instance,
20:03ce qui était quand même
20:03un choc pour nous,
20:04en tout cas,
20:05ces peines assez lourdes,
20:08cette exécution provisoire
20:09d'inéligibilité,
20:11parallèlement à ça,
20:12vous savez que
20:12notre site internet
20:13a été bloqué.
20:14Pas par des pirates
20:15ou des hackers,
20:16mais parce qu'on a eu
20:17un taux d'adhésion
20:17massive
20:18des citoyens français.
20:20Donc Marine Le Pen,
20:21c'est aussi un symbole.
20:22Les Français la connaissent,
20:23ils ont été 13 millions
20:24à voter pour elle,
20:25ils sont même 30%
20:26à la CGT
20:26à voter pour elle.
20:27Donc si vous voulez,
20:28elles rassemblent quand même
20:29très largement les Français.
20:30Ce qui est étonnant,
20:30c'est que comme dans le cadre
20:32de la condamnation,
20:32enfin de l'exécution provisoire
20:33appliquée à la condamnation
20:35de Nicolas Sarkozy,
20:36les sondages montrent plutôt
20:37que les Français
20:38sont plutôt contents
20:40quand ils ont le sentiment
20:41que tout le monde
20:42est jugé de la même manière,
20:44qu'il n'y a pas une justice
20:45d'exception.
20:47Oui, c'est ça.
20:47En tout cas,
20:48la perception
20:49va être différente
20:50selon la proximité politique.
20:52Et ce qui est assez frappant,
20:54c'est qu'on l'avait vu
20:54au moment de l'affaire Fillon,
20:55on s'en rappelle,
20:56pendant l'élection préhentielle
20:57de 2017.
20:59On l'a évoqué,
21:00celui de Marine Le Pen,
21:01plus récemment,
21:02vous l'avez indiqué,
21:03lorsque Nicolas Sarkozy
21:04a été condamné.
21:06Globalement,
21:06d'un point de vue d'opinion,
21:07ça ne change pas fondamentalement
21:08les choses.
21:09Il y a notamment,
21:10de la part de ceux
21:11qui sont proches
21:11à chaque fois
21:12de chacune des personnes citées,
21:13un peu le sentiment
21:14que la justice
21:15vient s'immiscer
21:16dans le cours
21:17du débat démocratique.
21:19Et ça s'est passé
21:20même plus récemment
21:20avec Nicolas Sarkozy.
21:22Quand on regarde aujourd'hui,
21:23il n'a pas déclaré
21:23qu'il serait candidat
21:24à l'élection préhentielle,
21:25mais lorsque l'on demande
21:26est-ce que les Français
21:26pourraient voter pour lui
21:27si jamais il devait être
21:28candidat à l'élection préhentielle,
21:30il n'y a quasiment aucun changement
21:31entre avant et après
21:33la condamnation,
21:34voire même le fait
21:35qu'il ait purgé
21:35et qu'il soit allé en prison.
21:37Donc il y a un pays
21:38qui reste un pays
21:39qui ne va pas juger
21:40uniquement les responsables politiques
21:41autour de la moralité.
21:43Et ça nous singularise
21:44en France
21:45par rapport à d'autres types de pays,
21:46notamment les pays
21:47qui sont plus de cultures protestantes
21:49et qui globalement
21:50vont juger les responsables politiques
21:51plus autour de leurs orientations,
21:53autour de leurs valeurs,
21:54autour de leurs propositions,
21:55plus qu'autour de ce qu'ils ont fait réellement.
21:57Je dois dire que j'évoquais
21:58une enquête dont on parlait hier,
22:00c'est pour ça qu'il n'est pas
22:01de notre institut,
22:03qui disait que 36% des Français
22:06pensaient qu'elle avait été jugée
22:07plus sévèrement
22:07et 50% pensaient qu'elle avait été jugée
22:09comme les autres
22:10et 18% au RN pensaient
22:12qu'elle avait été jugée
22:14comme les autres.
22:15C'est vrai qu'il y a une différence
22:15en fonction de l'appartenance,
22:16mais quand même,
22:17ça n'est pas négligeable.
22:18Alors on va voir justement
22:19ce qu'il se passerait pour le RN
22:20si sa candidate naturelle Marine Le Pen
22:22était empêchée.
22:22On continue de refaire le monde
22:24après la pause.
22:24A tout de suite.
22:26Jusqu'à 20h,
22:27Anne-Sophie Lapix refait le monde
22:28sur RTL.
22:32Anne-Sophie Lapix,
22:34on refait le monde
22:34jusqu'à 20h sur RTL.
22:37Une condamnation moins lourde
22:38au procès des emplois présumés fictifs
22:40au Parlement européen
22:41permettrait à Marine Le Pen
22:43d'être candidate à la présidentielle.
22:45Mais est-ce le meilleur scénario
22:46pour le RN ?
22:47Est-ce que c'est ce que veulent
22:48les militants et les électeurs
22:50du parti présidé aujourd'hui
22:51par l'ultra populaire
22:52Jordan Bardella ?
22:54On en débat dans
22:55On refait le monde
22:55avec nos invités.
22:57Andrea Cotarac,
22:58porte-parole du RN
22:58et président du groupe
22:59RN d'Auvergne-Rhône-Alpes.
23:01Jean-Daniel Lévy,
23:02directeur délégué
23:03de Toulouse,
23:03Julien Fautra,
23:05journaliste au service politique
23:06de RTL
23:07et Sophie Neumeyer,
23:08journaliste au service
23:09police-justice de RTL.
23:12On refait le monde sur RTL.
23:15Jordan Bardella est un atout formidable.
23:18J'espère que nous n'avons pas
23:19à user de cet atout
23:20plutôt qu'il n'est nécessaire.
23:24Vous l'avez reconnu,
23:25évidemment, Marine Le Pen.
23:27Jean-Daniel Lévy,
23:28c'est plus qu'un atout nécessaire.
23:29Ça, c'était le 31 mars dernier
23:32quand elle venait d'être condamnée.
23:33C'est plus qu'un atout nécessaire,
23:35c'est plus qu'un plan B
23:36aujourd'hui, Bardella,
23:37pour le RN ?
23:37En tout cas,
23:38d'un point de vue d'opinion
23:39à l'heure actuelle,
23:39c'est clairement plus qu'un plan B.
23:41C'est-à-dire que quand vous regardez
23:41la cote de confiance,
23:43quand vous regardez la structure
23:44de la cote de confiance,
23:45quand vous regardez
23:46les intentions de vote,
23:47quand vous regardez
23:47le potentiel électoral,
23:49ils sont sensibles
23:49au même niveau,
23:50voire même,
23:51voire même,
23:52on mesure parfois
23:53Jordan Bardella
23:54avec une situation
23:56qui est un peu plus favorable
23:57que Marine Le Pen,
23:58notamment dans le cadre
23:59de la situation politique,
24:01du regard à l'égard
24:02de ce qu'il peut être personnellement.
24:05Et parfois,
24:06il y a des formes de critiques
24:06qui sont exprimées
24:07dans l'espace plique
24:08en disant
24:09il est trop jeune,
24:10il est inexpérimenté.
24:11On a connu un président de la plique
24:12que certains considèrent
24:13comme ayant été élu
24:14comme étant trop jeune.
24:16Ça n'a aucune,
24:17mais aucune incidence
24:18sur le regard
24:20qui peut être porté
24:21à l'égard de Jordan Bardella.
24:23Peut-être que le fait
24:23qu'il ait conduit
24:25à un certain nombre
24:25de campagnes électorales
24:27et notamment,
24:27on s'en rappelle,
24:28en 2024,
24:28non seulement
24:29les élections européennes
24:30mais également
24:31les élections législatives,
24:33lui ont conféré
24:33un statut
24:34qui,
24:35aux yeux des lecteurs,
24:37l'amène à être vu
24:38comme étant
24:39un présidentiable
24:40en puissance,
24:41pas uniquement
24:41un présidentiable
24:42de substitution,
24:43mais un présidentiable
24:44dans l'absolu
24:45auprès des lecteurs
24:46qui déclarent
24:47qu'ils sont prêts
24:47à voter pour
24:48un candidat
24:49ou une candidate
24:49du Rassemblement National.
24:50Et pourtant,
24:51quand on interroge
24:52les élus LR,
24:54les élus Horizons,
24:55Renaissance
24:55et même à gauche,
24:57l'âge va être,
24:58si c'est Jordan Bardella
24:59le candidat,
24:59va être au cœur
25:01de la campagne,
25:01va être un argument
25:02de campagne,
25:04l'expérience,
25:06on avait noté
25:07plusieurs éléments,
25:09son CV,
25:10qu'est-ce qu'il a accompli
25:12dans sa vie,
25:12à son âge,
25:14une stature,
25:15une représentation
25:16à la table de Poutine,
25:17à la table de Trump,
25:18etc.
25:19C'est tout un tas
25:20d'arguments
25:20qui vont être développés
25:21par les opposants
25:23du Rassemblement National
25:24à l'égard de Jordan Bardella.
25:26En tout cas,
25:26c'est déjà prévu
25:27et c'est déjà
25:28dans les réflexions.
25:29André Cotterac,
25:30je ne vous demandais
25:30pas qui vous préférez,
25:32mais si les sondages
25:34donnent Jordan Bardella
25:35nettement plus haut
25:37que Marine Le Pen,
25:39qu'elle soit condamnée
25:40ou pas,
25:40est-ce que ce ne serait
25:41pas logique,
25:42cohérent,
25:43de choisir le candidat
25:44qui a le plus de chance ?
25:45Vous avez vu,
25:47je me bats ici
25:49pour défendre
25:49Marine Le Pen
25:50sur le procès,
25:51pas d'enrichissement personnel,
25:52pas volonté
25:53de commettre
25:53une infraction,
25:55pas d'emploi fictif
25:56en soi,
25:57puisque la question,
25:57c'est...
25:58Jordan Bardella,
25:59c'est un atout formidable,
26:03comme le dit Marine Le Pen,
26:04bien évidemment.
26:05Regarder le nombre
26:06de livres qu'il vend,
26:07regarder sa stature
26:09dans les débats,
26:10alors effectivement,
26:11comme par hasard,
26:12Horizon,
26:13même les macronistes
26:14qui à l'époque disaient
26:15non, non,
26:16M. Macron a 39 ans,
26:18c'est génial,
26:18c'est comme Napoléon
26:19à l'époque.
26:19Aujourd'hui,
26:21on dit,
26:21Jordan Bardella,
26:22c'est l'expérience.
26:22Pardon,
26:23mais on va faire
26:24des comparaisons.
26:25Non, non,
26:25mais je ne vous demande pas,
26:25je vous demande juste
26:26de savoir,
26:27est-ce qu'on ne mise pas
26:28sur le mieux placé
26:29tout simplement
26:29dans un parti
26:30pour avoir toutes les chances
26:31de gagner ?
26:31Le plan A s'appelle
26:31Marine Le Pen.
26:32On pouvait diviser
26:33dans tous les sens,
26:35hors des choses,
26:35le plan A s'appelle
26:36Marine Le Pen.
26:38Le plan B s'appelle
26:38Jordan Bardella.
26:39Vous avez deux personnalités,
26:41un duo qui est formidable,
26:42qui fonctionne,
26:43que tous les autres partis
26:44aimeraient avoir.
26:45Ils ont tous essayé
26:45de faire des duos,
26:46ça n'a pas fonctionné.
26:47Vous avez des enquêtes
26:48sur la personnalité politique.
26:48Il y a un chef
26:49et ça fonctionne mieux
26:50quand il n'y a qu'un chef.
26:51On voit comment ça marche,
26:52on est le premier parti de France.
26:54Apparemment,
26:54votre règle
26:55ne fonctionne pas tellement.
26:58Vous avez des enquêtes
26:59sur les personnalités politiques
27:00préférées des Français.
27:01Les deux caracolent en tête,
27:02ils caracolent en tête
27:03loin devant
27:04le reste du troupeau.
27:06Et puis pardon,
27:06sur l'expérience...
27:07Je ne vous demande pas
27:08de faire l'expérience.
27:10Je préfère avoir Bardella
27:11face à Poutine
27:12que Xavier Bertrand.
27:14Je préfère avoir Bardella
27:15que Mathilde Panot.
27:16Enfin, excusez-moi.
27:16C'est aussi des visions
27:17pour la France.
27:18Vous préférez Marine Le Pen
27:19que Bardella face à Poutine ?
27:21Le plan, elle s'appelle
27:21Marine Le Pen.
27:22Et je pense,
27:23je vous le redis,
27:24que Marine Le Pen
27:25sera candidate.
27:26Maintenant, on a la chance
27:27et l'archi-chance,
27:28c'est d'avoir un numéro 2
27:29qui s'appelle Jordan Bardella
27:30qui est tout aussi capable
27:31de porter la vision
27:33de la France
27:33du Rassemblement National,
27:35de faire en sorte
27:35que la France retrouve sa voix
27:36dans le Conseil des Nations
27:37qu'elle a perdue
27:38avec Emmanuel Macron.
27:39Enfin, voilà.
27:40On est sereins, finalement.
27:42Est-ce que Bardella, aussi,
27:43ce n'est pas plus facile
27:44d'aller chercher la droite
27:47avec lui, avec sa ligne ?
27:49Alors, il dit que c'est
27:50exactement la même ligne.
27:52Mais enfin, moi,
27:52je me souviens de Marine Le Pen
27:53qui dénonçait l'UMPS,
27:54qui détestait autant le PS
27:56que les LR à l'époque.
27:57Donc, c'était l'UMP.
27:59C'est toujours le cas, d'ailleurs.
28:00C'est toujours le cas.
28:01Je vous confirme la même chose.
28:02Pardon ?
28:02Je vous confirme la même chose.
28:03La même chose ?
28:04Bardella, ce n'est pas clair,
28:05parce qu'il dit
28:05qu'on pourrait peut-être
28:06trouver une liste avec la droite.
28:09Il tend la main,
28:09il l'a fait encore hier.
28:10Mais on a tendu la main
28:11à tout le monde.
28:12Voilà, on a tendu la main
28:12au LR.
28:13Elle a tendu la main
28:14au LR ?
28:15Oui, Marine Le Pen
28:16a tendu la main au LR.
28:17Le président, il s'appelait
28:18Éric Ciotti.
28:20Ah, ben oui !
28:20Ah, ben oui !
28:21Vous ne pouvez pas dire
28:23qu'il n'y a pas une différence
28:25de ligne.
28:25Jordan Bardella,
28:26écrit dans son livre
28:27La droite orléaniste,
28:28je dois aller la chercher.
28:29Marine Le Pen dit
28:30dans toutes les émissions
28:31je suis ni droite ni gauche.
28:32Ça a même été un élément
28:34de présenter comme un élément
28:36de complémentarité
28:37pour aller chercher
28:37deux électorats différents.
28:39Donc oui, il y a
28:40quelque chose
28:41d'un petit peu différent.
28:42En fait, vous regardez
28:43parce que c'est aussi vous
28:44les journalistes
28:44qui commentez un peu
28:46un peu trop la politique.
28:48Non mais par exemple,
28:49Marine Le Pen
28:50est sur une foire
28:51et explique que
28:5230% des Français
28:54n'arrivent plus à payer
28:55leur facture d'électricité,
28:56d'énergie,
28:57ce qui est quand même
28:57absolument fou.
28:58On a une précarité énergétique
28:59dans les familles
29:00qui est absolument folle.
29:0112 millions de Français
29:02qui n'arrivent plus
29:03à se chauffer convenablement.
29:03Elle dit, écoutez,
29:05l'énergie,
29:05c'est un bien
29:06de première nécessité.
29:06On va baisser la TVA
29:07de 20 à 5,5
29:08parce que le gaz,
29:09le chauffage,
29:10l'électricité,
29:10c'est extrêmement important
29:11pour vous.
29:12On dit, oulala,
29:12c'est la ligne sociale
29:13d'une droite-de-gauche,
29:14c'est Marine Le Pen.
29:15Bon, Jordan Bardella,
29:16il va au congrès du MEDEF
29:18et il explique
29:19que l'énergie,
29:20le coût de l'énergie
29:21est le facteur principal
29:23des faillites d'entreprise.
29:24On a un record
29:25de faillites d'entreprise
29:25sous le macronisme.
29:26Et il dit,
29:27on va baisser
29:27votre facture d'électricité,
29:29on va revoir
29:30le marché européen d'énergie
29:31et on est pour aussi
29:32la baisse de la TVA
29:32de 25,5.
29:33C'est-à-dire la même chose.
29:34Vous ne pouvez pas nier
29:34qu'il y a des nuances.
29:35Et on dit,
29:35oulala,
29:36c'est la ligne de droite,
29:37c'est le MEDEF.
29:38Écoutez,
29:38c'est la même chose.
29:39Il y a la réforme des retraites
29:41aussi qu'on pourrait évoquer.
29:42On a la même réforme.
29:43On a la même réforme.
29:44Que qui ?
29:44Même programme,
29:45même réforme.
29:45Oui, c'est sûr,
29:47mais on voit bien
29:47que les messages envoyés
29:48vers les patrons
29:50ne sont pas exactement les mêmes.
29:51Est-ce que vous pensez
29:53que Jordan Bardella,
29:54s'il se présente
29:55à une élection d'initiative,
29:56ira plutôt
29:56dans une circonscription
29:58du nord ou de l'est
29:59de la France ?
30:00Il faudrait lui demander.
30:01Qui correspond davantage
30:02à un positionnement.
30:03Vous pouvez lui poser la question.
30:04Moi, je suis d'Auverne-Rhône-Alpes.
30:05Vous l'avez dit trois fois
30:05tout à l'heure.
30:06Donc, je suis ni du nord.
30:07C'est parce que je vous présente
30:07à chaque fois.
30:09C'est uniquement,
30:09ce n'est pas une obsession.
30:11Il y a aussi une épée
30:12de Damoclès,
30:13il faut préciser,
30:13sur Jordan Bardella.
30:15Le président du parquet financier,
30:17Sophie,
30:17a reconnu
30:18qu'il enquêtait
30:19sur une formation
30:21aux médias
30:21financée par des fonds européens ?
30:23Oui.
30:23Alors, il n'a pas encore
30:24ouvert officiellement
30:25cette enquête.
30:26Il est en train d'analyser
30:27si les faits
30:28qui lui ont été rapportés
30:29sont susceptibles,
30:30justement,
30:31d'ouvrir une enquête.
30:32Donc, on est vraiment
30:32au tout début
30:33de cette étape-là.
30:35Donc, il faut attendre
30:36de voir quelle sera
30:37la lecture,
30:38l'analyse
30:39du parquet national financier
30:40sur ces faits.
30:41Oui.
30:42Andréa Cotarac,
30:43vous savez peut-être
30:43d'ailleurs si cette formation
30:45a été financée
30:45par les fonds européens,
30:46ce média training
30:47comme on dit.
30:48Plusieurs députés
30:49ont eu une formation.
30:51Vous aussi ?
30:51Je dis ça parce que
30:52vous étiez assiste
30:52au Parlement européen.
30:52Moi, je n'ai jamais
30:53eu de formation médiatique.
30:54Ça se voit peut-être
30:54d'ailleurs sur votre plateau.
30:56Non, vous êtes très pertinent.
31:00Non, simplement,
31:01c'est ce que je disais
31:02tout à l'heure,
31:02c'est-à-dire que
31:03le procès de Marine Le Pen,
31:04ça fait...
31:04Non, non, non,
31:05on revient sur ce détail.
31:07C'est plan A, plan B, en fait.
31:09Non, non, mais là,
31:09je vous parle de Jordan Mardella.
31:10Vous savez si sa formation
31:11au média training,
31:12son média training
31:14a été financée
31:14parfaitement légal,
31:15parfaitement vu
31:17et revu
31:18par le Parlement européen.
31:19Non, mais donc,
31:19c'est vrai ?
31:20C'est ça que vous dites ?
31:20Je ne suis pas dans le membre
31:21du cabinet de Jordan Mardella.
31:22Mais vous dites
31:22que c'est parfaitement légal,
31:23donc ça veut dire
31:24que vous le savez.
31:24Parce qu'en fait,
31:24tout ce qui est
31:25en rapport
31:27avec les fonds européens,
31:28avec les enveloppes
31:31dans les cabinets
31:32des députés,
31:33est tout vu
31:33et revu
31:34par l'autorité régulatrice,
31:36qui s'appelle
31:36le Parlement européen,
31:37y compris les contrats
31:38d'assants parlementaires.
31:39Il y avait un doute
31:40sur la réalité des contrats,
31:41sur ce que faisaient
31:42vous qui avez été
31:44justement assistant
31:45parlementaire
31:46de Hervé Juvin,
31:47me semble-t-il.
31:48En même temps,
31:48vous étiez porte-parole
31:49de Le Pen.
31:50Voilà, c'est ce que j'allais dire.
31:52Alors, vous étiez payé
31:53pourquoi ?
31:54Par les fonds européens.
31:55C'est extraordinaire
31:56parce qu'en fait,
31:56là on parle de justice
31:57puis ensuite on parle
31:58de Mediapart,
31:58comme si Mediapart
31:59c'était des juges.
32:00Si, c'est Mediapart
32:01qui m'attaquait.
32:02Alors, je n'ai pas relevé
32:03les attaques de Mediapart.
32:03C'est juste que
32:04comme vous avez été les deux,
32:06je vous pose la question.
32:06Mais c'est simple,
32:07en fait,
32:07il n'y a même pas
32:08d'enquête préliminaire
32:09contre moi.
32:10Non, mais je vous demande...
32:11Voilà, c'est simple.
32:12C'est-à-dire que
32:12vous avez des ramassis
32:14de mensonges
32:15dans la presse.
32:16Repris...
32:17C'est une question
32:17que je vous pose.
32:17Moi, je vous dis
32:18que c'est un mensonge
32:19et je le dis très clairement
32:19parce que j'ai été attaqué,
32:20vous savez,
32:21avec une dépêche AFP
32:22qui a repris un article
32:23de Mediapart
32:23sans qu'on m'ait appelé
32:24moi-même
32:24pour demander mon point de vue.
32:26Avouez,
32:26pour une journaliste
32:27de haut rang comme vous,
32:29que le principe
32:29du contradictoire
32:30c'est un peu important
32:31quand même.
32:31Marquez,
32:31je vous pose la question.
32:32Moi, je vous réponds
32:33à la question.
32:34On a un tas de rumeurs.
32:36On souhaite vous salir.
32:37On fait des articles.
32:38J'y réponds.
32:39J'écris au Parlement européen
32:40avec qui j'étais en lien.
32:41Ils me disent
32:41mais monsieur Cotarac,
32:42vous avez travaillé
32:43au Parlement européen ?
32:44C'est simple.
32:44Vous avez un badging,
32:46vous savez,
32:46pour rentrer et sortir.
32:47Vous étiez dans votre travail,
32:49vous étiez au bureau
32:49et sur votre temps libre,
32:50pardon,
32:51on a le droit,
32:52quand on est élu de la République,
32:53d'aller dans un média ?
32:53Oui ou non ?
32:54Je vous posez juste la question,
33:00je précise que le procès
33:05durera jusqu'au 12 février
33:07pour un jugement
33:07ou le 11 février,
33:08je ne sais plus,
33:0811 ou 12 ?
33:0912.
33:0912.
33:10Pour un jugement
33:11peut-être en juin,
33:12d'ici là,
33:13on va voir comment
33:14vous travaillez
33:15sur la compagnie.
33:15Avant l'été.
33:16Avant l'été.
33:17Merci à tous d'être venus
33:18sur ce plateau.
33:20Demain,
33:21Thomas Soto recevra
33:22Jean-Noël Barraud,
33:22le ministre des Affaires étrangères.
33:24Marc-Olivier Fogiel
33:25accueillera Arnaud Rousseau,
33:26président de la FNSEA.
33:27Il est l'heure
33:28de retrouver André Dusselier
33:30qui va nous parler
33:30de John Travolta.
33:33A tout de suite.
33:35RTL,
33:36votre radio.
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