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  • il y a 4 mois
Regardez "On refait le monde" avec Jonathan Bouchet-Petersen, éditorialiste politique à "Libération", Patrick Kanner, président du groupe socialiste au Sénat, Frédéric Valletoux, député Horizons de Seine-et-Marne, ancien ministre de la Santé, et Raquel Garrido, ancienne députée LFI.
Regardez On refait le monde avec Anne-Sophie Lapix du 03 septembre 2025.

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Transcription
00:00Jusqu'à 20h, on refait le monde sur RTL, avec Anne-Sophie Lapix.
00:07J-5 avant le vote de confiance.
00:10En Conseil des ministres, ce matin, Emmanuel Macron a officiellement appelé à la mobilisation autour de François Bayrou.
00:15Mais en coulisses, il prépare déjà l'après.
00:18Et une idée fait son chemin, faire entrer la gauche socialiste au sein du gouvernement.
00:23Le premier secrétaire du Parti Socialiste, Olivier Faure, se dit à la disposition du chef de l'État.
00:27Jean-Luc Mélenchon dénonce déjà une trahison.
00:30Mais de quoi parle-t-on précisément ?
00:32D'un gouvernement avec la gauche ou d'un gouvernement de gauche ?
00:36Est-ce une simple manœuvre politique pour sauver le quinquennat ou l'élargissement du fameux socle commun ?
00:42On va essayer d'y voir plus clair avec Patrick Caner, président du groupe socialiste au Sénat, sénateur du Nord.
00:48Bonsoir.
00:49Bonsoir.
00:50Frédéric Valtout, député Horizon de Seine-et-Marne, ex-ministre de la Santé.
00:54Bonsoir.
00:54Bonsoir.
00:55Raquel Garrido, ancienne députée, cofondatrice de l'après.
00:59Exactement, on prépare l'après nous aussi.
01:01Vous aussi, je vois ça.
01:02Bonsoir.
01:02Jonathan Boucher-Peterson, éditorialiste politique à Libération.
01:05Bonsoir.
01:06Bonsoir.
01:08On refait le monde sur RTL.
01:11Ce que j'ai dit à tous mes camarades, je leur ai dit, si l'un d'entre vous a son téléphone qui sonne,
01:16et que c'est le président de la République, d'abord il décroche,
01:19et ensuite si le président lui propose d'être Premier ministre, il répond oui.
01:22Les mots d'Olivier Fort, Premier secrétaire du PS, hier chez nos confrères de LCI.
01:27Vous avez entendu, Patrick Caner, s'il appelle, il faut dire oui, sans se poser de questions.
01:31Vous le feriez ?
01:32Alors déjà, je n'ai pas reçu d'appel.
01:33Oui, mais bon, on imagine, on se projette.
01:35Mais on a toujours dit oui.
01:38Je vous rappelle que quand le NFP est arrivé en tête des élections, même sans majorité absolue, en juillet 2024,
01:45nous avions proposé le nom de Lucie Casté, donc nous étions prêts déjà à gouverner ce pays.
01:51Et quand Olivier Fort dit, nous sommes prêts à rentrer au gouvernement,
01:54notre gouvernement, qui n'est pas de malentendu auprès des électeurs de RTL,
01:59nous n'allons pas être les supplétifs, les béquilles d'un gouvernement de droite.
02:02Alors, il y a aujourd'hui des ministres qui sont issus de la gauche, historiquement.
02:07Mais il n'y a aucun ministre issu du PS ancré en tant que tel.
02:12Je permets de dire que ce n'est pas exactement la même chose qu'il dit là.
02:14Il ne dit pas, il faut que Lucie Casté aille.
02:17Il dit n'importe lequel d'entre nous, il répond oui.
02:20Ce n'est pas la même chose il y a un an, c'était inenvisageable.
02:23Par exemple, le nom de Bernard Cazeneuve avait circulé, et ce n'était pas oui.
02:28Madame Lapique, c'est vrai que je vous concède le fait que nous avons changé
02:31de tactique ou de stratégie.
02:34A savoir que l'année dernière, avec nos partenaires, nous avons fait des négociations,
02:39nous avons proposé un nom, nous avons été roulés dans la farine par le président de la République.
02:44J'ai assisté, moi, mi-août à cette rencontre un peu improbable,
02:48voulue par le président de la République, où il avait fait un grand oral de l'ENA à Madame Casté.
02:55Donc cette fois-ci, nous sommes toujours volontaires.
02:57Ça a été rappelé vendredi dernier à nos journées universitaires de Blois, du Parti Socialiste.
03:02Mais nous considérons que l'article 8 de la Constitution dit que le Premier ministre est nommé par le président.
03:09Et donc, s'il estime que c'est le temps de la gauche qui est venu,
03:13il faut qu'il nomme un Premier ministre issu de la première force politique parlementaire à gauche,
03:20qui n'est pas LFI.
03:22Il y a 131 parlementaires socialistes, 66 à l'Assemblée nationale, 65 au Sénat.
03:28Nous avons nos partenaires, qui sont ici y compris représentés,
03:32et nous sommes disponibles, et nous avons travaillé pour pouvoir assumer cette responsabilité.
03:39Oui, c'est un acte d'un parti politique qui a déjà amené la gauche au pouvoir 4 fois,
03:45sous la Ve République, qui a gouverné ce pays,
03:48et qui, lors du dernier quinquennat, puisqu'on parle beaucoup de budget en ce moment,
03:52a rétabli les comptes de la nation.
03:54Raquel Garrido, ça vous choquerait que n'importe quel élu socialiste dise oui ?
03:59Moi, je suis sur une position analogue.
04:02Nous avons 192 députés du Nouveau Front Populaire,
04:06qui ont été mis là par 9 millions, plus de 9 millions de personnes,
04:09qui sont venues voter l'année dernière.
04:11C'était un scrutin avec une participation massive,
04:13qui est dès lors tout à fait légitime et représentative.
04:17Et à partir de là, moi, je serai même encore plus précise,
04:20tout camarade du Nouveau Front Populaire me va.
04:23Voilà.
04:24Tout membre, tout responsable du NFP me va.
04:26On sent bien qu'Emmanuel Macron ne va pas nommer quelqu'un d'LFI.
04:30Mais à ce stade, il ne veut même pas voter,
04:33nommer quelqu'un du Parti Socialiste, du Parti Communiste,
04:36ni des écolos, ni rien.
04:37Il n'a pas voulu nommer, il y a un an, Lucie Castet.
04:40Mais maintenant, il faut qu'il accepte le résultat des urnes, en fait.
04:44Tout simplement, une logique démocratique, institutionnelle.
04:48Patrick Cannaire le rappelait à l'instant, à l'article 8 de la Constitution,
04:51le Président nomme le Premier ministre.
04:53Donc maintenant, la semaine prochaine, lundi, il y aura vacances du pouvoir à Matignon.
04:57Ça, c'est acté.
04:58C'est pas acté.
04:59Il va falloir quand même que le vote ait lieu.
05:01Oui, c'est mal parti pour le gouvernement intérimaire qui durerait très longtemps.
05:05Alors, je pense que ce ne sera pas exactement ferme.
05:08Alors, si, parce que c'est une vacance du pouvoir à Matignon,
05:11dans la mesure où un gouvernement démissionnaire ne peut pas présenter le budget.
05:16Or, nous sommes en période budgétaire.
05:18Le Président de la Cour des Comptes vient de vous le dire.
05:22Il faut qu'au plus tard, le 10-15 octobre,
05:24le pouvoir exécutif, donc Matignon,
05:27ait présenté aux parlementaires un budget.
05:30Donc, le Président ne peut pas jouer comme il l'a fait pendant les JO,
05:35à manœuvrer la Constitution en disant
05:37« Je nomme le Premier ministre, certes, mais je le nomme quand je veux ».
05:40Non, non.
05:41Là, nous, on ne joue pas.
05:42Nous sommes prêts, effectivement, à gouverner.
05:44Dès lundi, nous revendiquons Matignon.
05:49Le Président de la République doit être sérieux,
05:51doit accepter une certaine éthique démocratique du pouvoir.
05:54Et à partir de là, nous, nous devons réussir à sceller des majorités,
05:59on va dire, article par article, amendement par amendement.
06:01Tout ça, c'est de la dentelle parlementaire.
06:03Ça a aussi une certaine noblesse, je le rappelle.
06:05Et là, je suis 100% d'accord avec Olivier Faure,
06:07que nous n'utiliserons pas le 49-3.
06:09Et c'est ça qui change absolument tout.
06:10Et je vais y revenir, Jonathan Boucher-Péterson,
06:12quel serait le meilleur profil ?
06:14Quelle serait la personne la plus à même, pour vous,
06:17d'être nommé par Emmanuel Macron, à gauche ?
06:20Non, mais je pense que l'enjeu, au-delà de la nomination de telle ou telle personnalité,
06:23je rappelle qu'à l'époque, Bernard Cazeneuve n'a pas fait l'unanimité
06:25au sein du nouveau Front Populaire, parce qu'il n'en faisait pas partie,
06:28parce qu'il ne soutenait pas cette démarche,
06:29parce qu'il est même plus socialiste.
06:31On peut quand même rappeler un tout petit peu le parcours des gens.
06:34Je pense qu'aujourd'hui, Olivier Faure, il ne faut pas se mentir,
06:36il souhaite que n'importe quel socialiste soit appelé,
06:38mais c'est lui qui regarde le plus son téléphone.
06:39Et même Bernard Cazeneuve ?
06:40Je pense que ça poserait pas mal de sujets.
06:43Après, il y a beaucoup de tactiques, mais encore une fois,
06:45je sais que moi-même, je me laisse attirer par le casting,
06:48on a envie de savoir quelle personnalité,
06:49on voit sur toutes les chaînes d'info des belles infographies avec plein de visages,
06:53mais ce n'est pas ça le sujet, en fait.
06:54Le sujet, c'est est-ce qu'Emmanuel Macron est capable d'acter,
06:57qu'il a été mis en minorité dans l'ensemble des élections
06:59qu'il y a eu depuis sa réélection,
07:00que ce soit les européennes, que ce soit les législatives,
07:02de façon assez forte,
07:04que les projections en cas de dissolution
07:06restent sur un désaveu de la politique macroniste.
07:09Donc il y a presque une question d'égo,
07:10une question de lucidité,
07:11mais la balle est dans le camp du président.
07:13C'est-à-dire, est-ce qu'il est capable, non pas,
07:14de jouer et de chercher un habillage
07:16pour essayer de faire perdurer sa politique ?
07:18Il a tout à fait le droit de considérer que ça reste la meilleure politique,
07:21mais les Français ne sont plus d'accord avec lui,
07:23et c'est de plus en plus patent.
07:24Donc l'enjeu, c'est jusqu'à quel point
07:26il est capable d'accepter de rompre avec des tabous du macronisme.
07:29Jusqu'à quel point est-ce qu'on réoriente le curseur
07:31pour être en phase avec les demandes du pays ?
07:33Ça, je pense que c'est vraiment le débat majeur.
07:35Il ne faut pas se laisser complètement ensevelir
07:37par un tel, un tel, un tel.
07:39Je sais que ça fait toujours un peu bon élève
07:40du pourquoi faire plutôt qu'avec qui,
07:43mais je pense que c'est majeur.
07:44Mais on va se poser la question du pourquoi faire aussi,
07:46mais là on faisait un petit tour de table
07:47pour avoir pas une image.
07:48Frédéric Valtoux, vous imaginez-vous
07:50un Premier ministre socialiste ?
07:53Moi j'imagine un Premier ministre...
07:54Vous qui êtes député Horizon, je vous rappelle.
07:56Derrière Edouard Philippe.
07:57Moi j'imagine un Premier ministre socialiste
07:59ou venant du Paris socialiste.
08:00Pourquoi pas ?
08:01Le sujet c'est en fait un Premier ministre
08:04qui peut être capable de fédérer
08:06et de trouver, je vais dire, une assise
08:08dans une assemblée qui est aujourd'hui répartie
08:10en trois blocs.
08:12Une assise qui lui permette effectivement
08:14de donner un peu plus de stabilité à l'action
08:16que n'en a trouvé Michel Barnier
08:18et que ne pourrait en trouver François Bayrou lundi.
08:22Donc c'est ça le sujet.
08:25Je suis d'accord avec vous,
08:26on pose trop souvent la question du casting.
08:29Le sujet c'est la feuille de route.
08:32Alors justement...
08:32C'est pour quelle feuille de route ?
08:33Mais ça peut pas être Olivier Lombard
08:35pour répondre par exemple.
08:36Non mais pourquoi pas ?
08:37Éric Lombard.
08:37Éric Lombard, oui.
08:38Et donc il faut distinguer avant.
08:40Et il faut porter peut-être plus d'attention
08:42à la feuille de route
08:43que sont susceptibles de porter ensemble
08:45des groupes qui aujourd'hui
08:46sont peut-être les uns contre les autres
08:48pour donner de la stabilité aux institutions
08:50et à l'action publique
08:51plutôt que de s'évertuer
08:52à continuer à jouer au non.
08:55Est-ce que vous faut-il y avoir la censure
08:57par exemple tout de suite
08:57s'il y avait un gouvernement de gauche ?
09:01Notamment je pense que nous
09:02dans le cadre de notre éthique politique
09:04on proposait tout de suite la motion de confiance.
09:06On appliquerait l'article 49.1
09:07qui veut que tout nouveau Premier ministre
09:09demande la sollicite de la confiance.
09:11Est-ce que vous nous...
09:11Qui mettrait en lettre d'or
09:12que sa première action
09:13c'est de revenir sur la réforme des retraites par exemple ?
09:16Effectivement, on ne suivrait pas.
09:17Donc si vous voulez
09:18le problème c'est qu'aujourd'hui
09:19on est dans une situation
09:20où il faut qu'on bâtisse
09:21des compromis.
09:23Mais c'est un joli mot compromis.
09:24C'est majoritaire à l'Assemblée Nationale.
09:25Vous êtes pas majoritaire
09:26c'est majoritaire relative ?
09:27Non, celles et ceux
09:29qui veulent abroger la loi Borne
09:30sans majorité.
09:31Alors faites à ce moment-là
09:35un gouvernement avec le Rassemblement National.
09:36Le problème c'est que
09:36si vous vous accrochez
09:37à vouloir gouverner
09:38et garder le pouvoir
09:39en étant minoritaire
09:40vous arrivez à la même conclusion
09:43que François Bayrou
09:45qui est que vous ne pouvez pas gouverner.
09:46Vous disiez tout à l'heure
09:46il faut que M. Macron
09:48accepte qu'on revienne
09:50sur les fondamentaux du macronisme.
09:52Et avec lui tout le bloc central.
09:53Il faut que chaque leader
09:54de chaque parti
09:55comprenne que personne
09:56n'a gagné les élections.
09:57Oui mais il y en a
09:58qui n'ont plus perdu que d'autres.
09:59Non mais ça après
10:00c'est une question de nuance.
10:02Non mais peut-être
10:02mais personne n'est en mesure
10:03tout seul d'appliquer
10:04son propre projet.
10:05Est-ce qu'on peut se mettre
10:05d'accord sur une chose ?
10:07C'est tout.
10:07Ce qui est incontestable
10:09dans les dernières élections.
10:10On peut tout à fait financer
10:12sur qui était capable
10:13de faire le bloc le plus stable.
10:14On se rend compte que bon
10:15il n'y a pas eu vraiment
10:16de stabilité ces derniers temps.
10:17Il y a au moins eu
10:17un enseignement
10:18c'est le front républicain.
10:19Ça au deuxième pour
10:20ça a été l'enseignement majeur.
10:22Ce front républicain
10:22il va du NFP
10:24au bloc central.
10:25Donc c'est vrai
10:25que la spontanéité de dire
10:26on va aller gouverner
10:27avec M. Retailleau
10:28qui n'a rien à voir
10:29avec le front républicain
10:30il y avait une sorte de vice
10:31ou de verre dans le fruit.
10:33Donc si du côté
10:34du bloc central
10:35parce qu'encore une fois
10:36on l'a vu dans toute
10:37la discussion budgétaire
10:38et dans tous les questionnements fiscaux
10:39il n'y a aucune capacité
10:40à remettre en cause
10:41ce qu'ils considèrent
10:43être les acquis du macronisme.
10:44En revanche
10:44la situation exige
10:45un certain nombre d'évolutions.
10:47Donc moi je pense
10:47qu'il y a quelque chose
10:48à construire
10:49dans une majorité
10:50de circonstances
10:51149.3
10:52qui avance texte par texte
10:54et qui irait en gros
10:55si on est un peu lucide
10:55du parti communiste
10:57jusqu'à horizon.
10:58Là il y a quelque chose
10:59peut-être qui peut se construire.
11:00On va voir les contours
11:01de cette majorité
11:02à construire
11:03et on va voir le fond
11:04un peu ce qu'on peut mettre
11:05dans le contenu
11:07de cette alliance
11:08et ce sera juste après la pause.
11:10Jusqu'à 20h
11:11Anne-Sophie Lapix
11:12refait le monde
11:13sur RTL.
11:18RTL
11:19Il est 19h30
11:21Anne-Sophie Lapix
11:23on refait le monde
11:24sur RTL.
11:25Le rappel des titres
11:26de l'actualité
11:26de ce mardi
11:27avec Sébastien Roxel.
11:28Il n'était pas radicalisé
11:30il souffrait
11:30de troubles psychiatriques.
11:32Les précisions ce soir
11:33du procureur de Marseille
11:34sur l'auteur
11:35de l'attaque au couteau
11:35qui a fait 5 blessés hier.
11:37Ce Tunisien
11:38en situation régulière
11:39avait été condamné
11:40à de la prison ferme
11:41en mai dernier
11:42pour des violences
11:42sur son neveu
11:43mais il avait fait appel
11:45c'est pour cela
11:45qu'il était libre.
11:46L'Etat condamné
11:47pour faute lourde
11:48dans l'enquête
11:48sur le meurtre
11:49d'Estelle Mouzin
11:50cette petite fille
11:50assassinée en 2003
11:52dont on n'a jamais
11:52retrouvé le corps.
11:54Son père reproche
11:54aux autorités
11:55d'avoir trop vite
11:56abandonné la piste
11:57Michel Fourniret.
11:58Les Européens
11:59sont prêts
11:59à apporter des garanties
12:00de sécurité
12:01à l'Ukraine
12:01en cas d'accord de paix.
12:03Déclaration ce soir
12:03d'Emmanuel Macron
12:04sur le perron de l'Elysée
12:05aux côtés du président Zelensky.
12:07Ces garanties
12:08dont on ne sait rien
12:09pour l'instant
12:09doivent être validées
12:10demain
12:11lors d'une réunion
12:11de la coalition
12:12des volontaires.
12:13Ces pays
12:14qui se disprèient
12:14à envoyer des troupes
12:15en Ukraine
12:16en cas de cesser le feu
12:17pour dissuader la Russie
12:18de mener une nouvelle offensive.
12:20Et puis du cyclisme
12:21pas de vainqueur
12:22sur la onzième étape
12:22du Tour d'Espagne
12:23l'arrivée annulée
12:24en raison d'incidents
12:25liés à des rassemblements
12:26pro-palestiniens.
12:27Des pierres ont été jetées
12:28sur les coureurs
12:29et certains manifestants
12:30ont tenté de se placer
12:31sur la route
12:31à Bilbao.
12:32Merci Sébastien
12:33on vous retrouve
12:34à 20h.
12:35A tout à l'heure.
12:37On refait le monde
12:38sur RTL.
12:40Avec Anne-Sophie Lapix.
12:42Je t'aime.
12:44Je t'aime.
12:46Oui je t'aime.
12:48A tout à l'heure.
12:50On n'a pas résisté
12:51je t'aime moi non plus.
12:52A 5 jours
12:53de la probable chute
12:54du gouvernement Bayrou
12:55Emmanuel Macron
12:56tend la main
12:57à la gauche
12:58le président
12:59semble rêver
12:59d'un socle
13:00allant des socialistes
13:02aux républicains.
13:03Peut-on y croire
13:04nous à cet attelage ?
13:06On en parle avec
13:06Jonathan Boucher-Pétersen
13:08éditorialiste
13:09politique à Libération
13:10Raquel Garrido
13:11ancienne députée
13:12et cofondatrice
13:12de l'après
13:13Frédéric Valtoux
13:14députée horizon
13:15de Seine-et-Marne
13:16ex-ministre de la Santé
13:17et Patrick Caner
13:18président du groupe
13:20socialiste au Sénat
13:21sénateur du Nord
13:22alors je sais que
13:22vous ne vouliez pas
13:23parler de casting
13:24mais il y a quand même
13:25un sondage
13:26Harris
13:26interactif
13:27pour l'opinion
13:27publié aujourd'hui
13:28qui indique
13:29que Raphaël Glucksmann
13:30a le plus fort
13:31potentiel électoral
13:32à gauche
13:33devant Bernard Cazeneuve
13:35et François Ruffin
13:36donc il tend la main
13:38aux socialistes
13:39mais là
13:40ce n'est pas vraiment
13:40un socialiste
13:41qui apparaît
13:42dans les sondages
13:42ça vous étonne
13:43Patrick Caner ?
13:43Ce n'est pas un socialiste
13:44mais il fait partie
13:45j'ai envie de dire
13:45de cette grande famille
13:46qu'on appelle
13:47parfois de manière
13:48exagérée
13:49social-démocrate
13:50donc là vous êtes
13:52sur Raphaël Glucksmann
13:53voilà sur Raphaël Glucksmann
13:54vous savez
13:54pour ce qui nous concerne
13:56nous ce qu'on souhaite
13:57c'est apporter
13:58un projet au pays
13:59qui est aujourd'hui
14:01dans le désordre
14:02il s'est du désordre
14:04il y a un désordre
14:05institutionnel
14:06désordre politique
14:07désordre financier
14:09100 mois
14:11alors ce n'est pas
14:12100 mois SANS
14:12c'est 100 mois CENT
14:14le mois prochain
14:16on aura 100 mois
14:16de Macronie
14:17est-ce que le pays
14:19va mieux
14:19avec ces 100 mois
14:22de Macronie
14:22qu'Emmanuel Macron
14:24ne l'avait trouvé
14:24en 2017
14:25la réponse est non
14:26Frédéric Valtoux
14:27la réponse est
14:28si on regarde l'économie
14:29la réponse est oui
14:30si on regarde
14:31la place de la France
14:33dans le monde
14:34la réponse est oui
14:34le rôle de la France
14:36dans l'Europe
14:36la réponse est oui
14:37tout n'est pas positif
14:40attendez
14:40je suis d'accord
14:41il faut être humble
14:42il y a des choses
14:43qui vont moins bien
14:43les jeunes retrouvent
14:46une voie de chômage
14:47qui est terrible
14:47aujourd'hui
14:48je connais peu de présidents
14:49qui ont un bilan
14:50à 100% positif
14:51à la fin de leur
14:52on peut parler de M. Hollande
14:53on peut parler d'autres
14:54je veux dire
14:54ok
14:55soyons nuancés
14:56un président qui aura usé
14:577 premiers ministres
14:587 premiers ministres
14:59excusez-moi
15:00c'est le signe
15:00d'une très grande instabilité
15:02basée sur de l'injustice
15:03et je dirais même
15:04quand on regarde les scores
15:05de la dette publique
15:07on est sur de l'incompétence
15:08enfin
15:09le Mozart de la finance
15:11M. Le Maire
15:13soutenu par M. Macron
15:15coaché par M. Macron
15:17ils se sont avérés
15:18tous les deux
15:19des joueurs de piano mécanique
15:20excusez-moi
15:20ils jouaient faux en plus
15:21c'est les français
15:22qui ont envoyé
15:23une assemblée
15:24avec 11 groupes
15:25c'est pas M. Macron
15:27qui votent
15:27dans toutes les circonscriptions
15:28en France
15:28donc à partir de là
15:29balayons devant notre
15:31porte
15:31nous politiques
15:32M. Valtour
15:33l'acte vengeur
15:37d'un homme vexé
15:38le 9 juin
15:39il a amené
15:40notre pays
15:40dans le mur
15:41en 2022
15:42pas de majorité
15:43incapacité des partis
15:45à se parler
15:45voilà c'est tout
15:46on balaie aussi
15:47devant notre porte
15:48personne n'a 100% raison
15:50dans cette affaire
15:50le président de la république
15:51porte une part de responsabilité
15:53les partis en partent
15:54une autre aussi
15:55voilà
15:55moi je dirais que
15:56les 33 millions d'électeurs
15:57qui ont voté
15:58ont 100% raison
15:58chacun a voté
15:59en bonne foi
16:01en fonction
16:01de l'idée
16:03qui se fait
16:03du meilleur programme
16:04pour le pays
16:05mais il va falloir avancer
16:05maintenant
16:06alors justement
16:06quels sont ces compromis
16:08qu'on peut faire
16:08je reprends l'expression
16:09qu'a utilisé hier
16:11Olivier Faure
16:11à laquelle je souscris
16:13il dit
16:13notre base de travail
16:15c'est les 192 députés
16:16du nouveau Front Populaire
16:17c'est d'ailleurs
16:17ce qui nous donne
16:19finalement la légitimité
16:20pour revendiquer Matignon
16:21parce que je note
16:22par exemple
16:23qu'Horizon ne revendique pas Matignon
16:24LR ne revendique pas Matignon
16:26pour je veux dire
16:28même Raphaël Glucksmann
16:29place publique
16:30c'est quoi
16:30c'est un, deux députés
16:31bon
16:32donc là vous avez
16:33l'échec
16:33de monsieur Bayrou
16:35qui représente 36 députés
16:37vous n'allez pas m'expliquer
16:38que c'est plus facile
16:39de faire avec quelqu'un
16:40qui représente deux députés
16:41donc il faut être
16:43quand même lucide
16:44sur le fait que
16:45c'est bien à l'Assemblée Nationale
16:47si on veut
16:48encore une fois
16:49ne pas travailler
16:50par 49.3
16:50ou si on ne veut pas
16:51une nouvelle motion de censure
16:52que les choses vont se régler
16:53donc il y a une convergence
16:55des 192
16:55pour dire des choses simples
16:56oui à la taxe Zuckman
16:58par exemple
16:58le 20 février dernier
16:59la taxe Zuckman
17:01a d'ailleurs été votée
17:02à l'Assemblée Nationale
17:03par démobilisation
17:05du camp Macroniste
17:06il faut rappeler
17:06ce que c'est
17:07que cette taxe Zuckman
17:08elle consiste à taxer
17:10des ultra hyper riches
17:12c'est ça
17:12il y a un patrimoine
17:132% au-dessus
17:15de 100 millions d'euros
17:16il y a 400 personnes
17:18qui ont un patrimoine
17:20de plus de 100 personnels
17:21de 100 millions d'euros
17:23ces personnes-là
17:24si on leur impose
17:27un impôt planché
17:28de 2% sur ce patrimoine
17:30ça rapporte par année
17:31entre 15 et 20 milliards
17:32selon les estimations
17:34on peut commencer
17:35à faire des choses
17:35avec 15 et 20 milliards
17:36Anne-Sophie Lapix
17:38on a besoin pour l'école
17:39on a besoin
17:40pour toutes ces petites choses
17:43la santé etc
17:44que les français souffrent
17:46de ne pas avoir assez
17:47on en a besoin
17:48et aussi pour limiter la dette
17:49parce que nous avons
17:50nous sommes d'ailleurs sérieux
17:51de ce point de vue
17:52c'est-à-dire
17:52nous sommes les premiers
17:53à dénoncer
17:54le passage de la dette
17:55de 3 millions
17:56mais ça vous savez
17:56que le gouvernement actuel
17:58n'en veut pas
17:59Frédéric Valteau
17:59expliquez-nous
18:00pourquoi vous n'en voulez pas
18:01non mais
18:01le sujet n'est pas tellement
18:03celui-là
18:03le sujet
18:04c'est de trouver
18:05une majorité
18:07parce que vous êtes peut-être
18:08à la gauche 192
18:09mais il se trouve que la majorité
18:10elle est à 285
18:11donc tant que
18:12c'est vrai que sur la taxe
18:13Zuckman
18:13on avait envie de vous entendre
18:14non mais sur la taxe
18:15Zuckman
18:15parce que sur la fiscalité
18:17le souhait c'est pas
18:18d'alourdir la fiscalité
18:19d'une part
18:19deuxièmement
18:20sur les 1400
18:21vous en êtes en parole
18:22de ces 1400 personnes
18:23alors pourquoi vous ne voulez pas
18:25qu'ils contribuent davantage
18:26et la deuxième chose
18:27c'est effectivement
18:28de ne pas détourner
18:30de France
18:31des investissements
18:31et des gens qui investissent
18:32dans une taxe
18:33dont l'assiette
18:34aujourd'hui est discutable
18:35ça n'a aucun rapport
18:35à l'investissement étranger
18:36allons jusqu'au bout
18:37de cette idée
18:37que j'ai entendue
18:38dans la bouche de Bayrou
18:39le sujet du soir
18:40c'est pas tellement
18:40la taxe Zuckman
18:41il ne faut pas prendre
18:41une auditeuse et une auditeur
18:42pour des nonus
18:43on ne parle pas de la taxe Zuckman
18:44on parle des espélagos
18:45avec 192 députés
18:46ça n'a aucun rapport
18:46le fait que les 1400 milliards
18:47pardon les 1400 français
18:49
18:50ceux qui ont 100 millions
18:51dans leur patrimoine
18:52même 1800
18:531800
18:53ça n'a aucun rapport
18:54avec le souhait
18:55qu'aurait un investisseur étranger
18:57d'investir en France
18:57aucun rapport
18:58l'investissement en France
19:00il tient à la vivacité
19:01de notre économie
19:02à la formation
19:03de notre classe salariée
19:04etc
19:04et au contraire
19:05nous ce qu'on dit
19:06c'est que si
19:07les gens ont davantage
19:08de pouvoir d'achat
19:09si on
19:09parce que votre projet de budget
19:12il est récessif
19:12attention
19:13c'est à dire
19:14si aujourd'hui
19:14vous ôtez
19:15la participation de l'Etat
19:17dans l'économie française
19:19ça va
19:20c'est une spirale
19:20qui va descendre
19:21attendez
19:23attendez
19:23j'en parle pas tout
19:24c'est simple
19:24pardon
19:25Jonathan
19:26on sent que c'est pas simple
19:28on prend un élément
19:29un peu concret
19:30c'est à dire le contre-budget
19:31présenté par l'EPS
19:32il y a quelques jours
19:33excusez-moi
19:33c'est pas contre-budget
19:34parce qu'il n'y avait pas de budget
19:34c'est une autre voie
19:36contre-proposition
19:36on peut encore une fois
19:37financer
19:38je pense que les gens
19:40comprennent bien
19:40de quoi on parle
19:40c'est à dire
19:41si l'EPS était au pouvoir
19:42voilà les options
19:43qu'il défendrait
19:43qui n'est plus
19:44le programme
19:45du nouveau front populaire
19:46donc ce qui est déjà
19:46une évolution importante
19:48attendez
19:49c'est toujours mieux
19:51quand on finit les phrases
19:52ça permet
19:52parfois si on essaye
19:53d'être subtil
19:54c'est parfois
19:54dans la deuxième partie
19:55de la phrase
19:55donc non
19:57juste simplement
19:57il y a une évolution
19:58qui se situe en gros
20:00entre le programme du NFP
20:01même si ça s'inscrit
20:02dans cette continuité
20:03par bien les aspects
20:04et assez loin
20:05du projet présenté
20:06par François Bayrou
20:07ça on imagine
20:08que si un socialiste
20:09était appelé
20:10à occuper des responsabilités
20:11c'est à partir
20:12de cette feuille de route
20:13qu'il verrait
20:14s'il y a moyen
20:14de construire des compromis
20:15avec telle et telle
20:16force politique
20:17et on revient toujours
20:19en fait à cette
20:19et c'est symptomatique
20:20donc vous n'êtes pas
20:21la partie
20:21j'allais dire
20:22du bloc central
20:22issu de la gauche
20:24il y a une partie
20:25des gens
20:25qui ont soutenu
20:26Emmanuel Macron
20:27qui sont plutôt issus
20:28de la famille sociale
20:28démocrate
20:29et honnêtement
20:30ce qui est compliqué
20:31en fait
20:32c'est de ne pas avoir
20:32d'interlocuteur
20:33quand on est socialiste
20:34aujourd'hui
20:34moi je discute
20:35avec beaucoup de députés
20:36ou d'élus socialistes
20:36et c'est vrai
20:37qu'ils ont beau
20:38proclamer des choses
20:39on n'a pas le sentiment
20:40qu'il y a une capacité
20:41de la part du bloc central
20:42à dire
20:43on ne va pas tout jeter
20:44parce que l'idée
20:44ce n'est pas de se faire
20:45à rachiri
20:46mais on va trouver
20:47des points d'équilibre
20:47il y a une espèce
20:48de rigidité
20:49qui est un peu gênante
20:55de gauche
20:55sans le socle commun
20:56c'est ce qu'espère Olivier Faure
20:57mais les sociétés
20:58sont-ils vraiment prêts
20:59à gouverner
21:00et avec quel soutien
21:01qu'elles voient
21:02à tout de suite
21:03jusqu'à 20h
21:05Anne-Sophie Lapix
21:06refait le monde
21:07sur RTL
21:08RTL
21:12on refait le monde
21:13Anne-Sophie Lapix
21:14il y a un gouvernement
21:17de gauche
21:18ou en tout cas
21:18avec un premier ministre
21:21issu du parti socialiste
21:23si c'est le cas
21:23on va voir comment
21:24il pourrait gouverner
21:25avec qui
21:26quel soutien
21:26pour en parler
21:27Patrick Caner
21:28président du groupe
21:29socialiste au Sénat
21:30sénateur du Nord
21:31Frédéric Valtou
21:32député horizon de Seine-et-Marne
21:33et ex-ministre de la Santé
21:35Raquel Garrido
21:35ancienne députée
21:36cofondadrice de L'Après
21:37et Jonathan Boucher-Peterson
21:39éditorialiste politique
21:41à Libération
21:42déjà il faut rappeler
21:44le PS
21:44c'est quoi
21:46c'est 65 députés
21:4766 députés
21:48pardon excusez-moi
21:49quel soutien
21:50peut-il obtenir
21:52à l'Assemblée
21:52déjà un soutien
21:55sur son projet politique
21:56puisque
21:56quel soutien
21:58je parlais des groupes
21:59du nombre de députés
22:01déjà
22:01il faut convaincre
22:03et non pas contraindre
22:04puisqu'on ne peut pas contraindre
22:05puisqu'il n'y a pas
22:06de majorité absolue
22:06donc il faut regarder
22:07les chiffres tels qu'ils sont
22:08l'Assemblée
22:09est tripartite
22:11ce qui est différent au Sénat
22:12vous le savez
22:13il y a une vraie majorité
22:14au Sénat
22:14mais c'est l'Assemblée
22:15qui a la main
22:16et aujourd'hui
22:19quand nous demandons
22:20à être appelés
22:21à occuper
22:23les responsabilités
22:24premières
22:24dans ce pays
22:26c'est parce qu'on estime
22:27que nous avons
22:27une solution alternative
22:28qui est crédible
22:29à partir de là
22:30ça a été dit
22:31rappelé y compris
22:32sur votre plateau
22:33nous n'utiliserons pas
22:36le 49-3
22:37c'est un engagement
22:38que nous prenons
22:39ça multiplie un peu
22:39les difficultés
22:40ça multiplie les difficultés
22:41et en même temps
22:42ça force
22:43à aller chercher
22:44le compromis
22:45et je pense que ce pays
22:46jusqu'à l'élection essentielle
22:47qui sera celle de 2027
22:49présidentielle
22:49a besoin
22:50de stabilité
22:51de compromis
22:52d'apaisement
22:53et nous nous sommes prêts
22:55à jouer cette carte
22:56elle est très difficile
22:56je vous le concède
22:57elle est très difficile
22:58mais elle est possible
22:59parce que
23:00qui peut avoir envie
23:02de censure
23:04et de dissolution
23:05ça a été dit
23:06il y a deux formations politiques
23:08qui le demandent
23:08clairement
23:09le Rassemblement National
23:10et l'EFI
23:13plus la destitution
23:14du président
23:15de la République
23:15et donc
23:16les socialistes
23:16le gouvernement de gauche
23:17devrait se passer
23:18du soutien
23:19de LFI
23:20concrètement
23:21et comment faire
23:22adopter un budget
23:23149-300 LFI
23:25pour la gauche
23:26article par article
23:28LFI ne suffit pas
23:29à faire une majorité
23:30donc c'est article par article
23:32je prends l'exemple
23:34je prends l'exemple inverse
23:36je rappelle juste
23:38Jean-Luc Mélenchon
23:38a dit déjà
23:39que si le président
23:40choisissait un type
23:41donc n'importe quel
23:42apparemment
23:43y compris à gauche
23:44pour succéder à Bayrou
23:45on le cloue
23:46tout de suite
23:46je cite
23:47donc ils veulent
23:48uniquement la décision
23:49Emmanuel Bompard
23:50vous noterez
23:50qui dit exactement
23:51la même chose
23:52et notez
23:54alors peut-être
23:54qu'on fait de la science
23:56de détail
23:58de ce qui se passe
23:59au sein de la France
23:59insoumise aujourd'hui
24:00mais moi qui suis
24:01une connaisseuse
24:02de cette mouvance
24:03je note quand même
24:05que Emmanuel Bompard
24:06ne dit pas la même chose
24:07que Jean-Luc Mélenchon
24:08lui il dit
24:09qu'ils ne soutiendront pas
24:11d'autres gouvernements
24:11que le nôtre
24:12et dans la bouche
24:13de Emmanuel Bompard
24:14le nôtre
24:14c'est le nouveau
24:15Front Populaire
24:16et donc quand on rajoute
24:17à ça le fait
24:17qu'Olivier Fort
24:18lui il dit
24:19qu'un premier ministre
24:20communiste
24:21écologiste
24:22socialiste
24:22ça lui va
24:22Manu Bompard
24:24dit
24:24notre gouvernement
24:26mais notre
24:26ça peut être
24:27le NFP
24:28c'est le programme
24:28vous nous faites
24:30l'exégèse un peu
24:30mais c'est important
24:31parce qu'au fond
24:34d'abord
24:34aucun des 192 députés
24:36NFP qui est là
24:37ne peut dire
24:39qu'il est là
24:39parce qu'il s'est présenté
24:40tout seul avec son parti
24:41l'électorat
24:42lui
24:42les 9 millions de personnes
24:43est un électorat
24:44aggloméré
24:45et aujourd'hui
24:46je suis absolument convaincue
24:47que même si effectivement
24:48dans les parlais
24:50il y a de la radicalité
24:51et parfois de la division
24:52tendanciellement
24:54on va s'unir
24:54déjà il y a un premier
24:55regroupement
24:56notez-le
24:56c'est à l'invitation
24:57de Lucie Castet
24:58cet été
24:59Lucie Castet
25:00cet été
25:00à Bagneux
25:01nous nous sommes réunis
25:02nous avons lancé
25:03ce label commun
25:04qui s'appelle
25:05Front Populaire
25:052027
25:06avec les écologistes
25:07les socialistes
25:08nous l'après
25:10debout de François Ruffin
25:11génération
25:12nous sommes déjà ensemble
25:13demain nous nous revoyons
25:14d'ailleurs on se voit
25:15d'ailleurs je vous le dis
25:16toutes les semaines
25:16puisque nous avons mis en place
25:17une coordination politique
25:18ensemble
25:19et nous refaisons
25:20l'invitation aux communistes
25:22et aux insoumis
25:22vous pourriez vous voter
25:24vous êtes député
25:25enfin voilà
25:26vous pourriez voter
25:27un budget
25:28présenté par
25:30ça dépend ce qu'il y a dedans
25:31enfin moi
25:31on sait
25:32il y a par exemple
25:33on a parlé d'attaque
25:35Zuckman
25:35il y a aussi
25:37le rétablissement
25:38de l'ISF
25:39il y a aussi
25:40la suppression
25:41de la réforme des retraites
25:42tout ça
25:43oui oui
25:43non mais on est dans une discussion
25:44où chacun arrive avec son programme
25:45et dit
25:46je vais convaincre les autres
25:47que mon programme est le meilleur
25:48et va s'imposer
25:48à ce jeu là
25:50on va avoir une succession
25:51de gouvernements
25:52qui vont sauter
25:53de premiers ministres
25:53qui vont avoir des motions de censure
25:54et on n'aura pas
25:56la stabilité des institutions
25:57le défaut de la démocratie
25:59c'est de se dire
26:00par deux fois
26:01les français
26:01n'envoyaient aucune majorité absolue
26:04et donc la responsabilité
26:05des partis politiques
26:06c'est de se parler
26:07et on devrait former le gouvernement
26:09ça devrait être
26:09la dernière préoccupation
26:10d'abord
26:11on discute d'une feuille
26:12est-ce qu'on est capable
26:13de se dire
26:14pour les prochains mois
26:15on va peut-être pas révolutionner la France
26:17on va peut-être pas les réformes
26:18qui plaisent à LFI
26:19ou au parti socialiste
26:20à horizon
26:21ou à je sais pas qui
26:21on va pas faire le programme
26:23rêvé de chacun
26:23mais est-ce qu'on est capable
26:25de 2D
26:25de la stabilité
26:26à nos institutions
26:27et de faire fonctionner
26:28l'action publique et l'État
26:29et donc à partir de là
26:31on discute
26:31et si chacun arrive en disant
26:33moi ça sera la taxe Zuckman ou rien
26:34moi ça sera la réforme des retraites ou rien
26:36etc
26:36ben voilà
26:37on va continuer
26:39à donner aux français
26:39le triste spectacle
26:41de gouvernement
26:41qui tourne à tout
26:42on a déjà trouvé une majorité
26:43à l'Assemblée nationale
26:44dans cette Assemblée nationale là
26:46pour la taxe Zuckman
26:47c'est une taxe de justice
26:49qui peut s'opposer au fait
26:50que 1 400, 1 800 personnes
26:51avec le Front National
26:52avec le Rassemblement National
26:53la rassemblement là
26:54dite aux français
26:54on va faire un gouvernement
26:56arrêtez de faire la politique politicienne
26:56avec la moitié
26:57c'est le Rassemblement National
26:58qui pèse la moitié de la majorité
26:59et l'autre moitié
27:00ce sera la gauche
27:01et donc
27:02ça ne tient pas à votre affaire
27:05ça ne tient pas à votre affaire
27:06encore une fois
27:08les politiques sont très fortes
27:10pour imaginer des scénarios
27:12pour avoir un discours un peu positif
27:15en espérant qu'ils soient performatifs
27:16mais il y a quand même des réalités
27:18qui s'imposent
27:18c'est-à-dire que la culture
27:19du contrat de gouvernement
27:20elle n'a pas émergé
27:22dans un contexte
27:22où c'était absolument nécessaire
27:24je suis d'accord
27:24on peut imaginer
27:25que peut-être
27:25ça vaille le coup
27:27de jouer une carte
27:27qui est démocratiquement
27:28plus légitime
27:29mais celle qui est légitime
27:30ce n'est pas le parti socialiste
27:31c'est le nouveau front populaire
27:32c'est-à-dire qu'on entend
27:33aujourd'hui des députés socialistes
27:34dire
27:34nous sommes d'abord socialistes
27:36mais ce qui a justifié
27:37leur élection
27:38c'est l'accord électoral
27:39du nouveau front populaire
27:40donc c'est vrai
27:40qu'on est dans un truc
27:41qui est très baroque
27:42c'est-à-dire que chacun
27:43parce que la présidentielle arrive
27:44parce que chacun veut réaffirmer
27:46l'identité
27:47et c'est légitime
27:47de sa boutique
27:48ou de son parti
27:49se singularise
27:50et se différencie des autres
27:51mais à l'arrivée
27:52ce qui faisait la force
27:53du nouveau front populaire
27:54c'est d'être justement
27:55pas que des socialistes
27:56pas que des insoumis
27:57pas que des écolos
27:58pas que des communistes
27:59donc si tout ça
27:59ça n'existe plus
28:00ça met une sacrée épine
28:02dans le pied
28:03voire un boulet à tirer
28:05donc ça je pense
28:06que ça marche pas
28:06et quand même
28:07on se rapproche
28:08de plus en plus
28:08d'échéances électorales
28:09qui pèsent sur la façon
28:10dont les uns et les autres
28:11se positionnent
28:11vous citiez le nom
28:12de Raphaël Glucksmann
28:13comme étant le meilleur
28:14potentiel électoral
28:15pour être Premier ministre
28:16mais son seul questionnement
28:18ça va être
28:18est-ce que être Premier ministre
28:20c'est un bon tremplin
28:20pour la présidentielle
28:22quand Olivier Faure
28:23aujourd'hui
28:24c'est comment est-ce
28:25que je remets
28:25le parti socialiste
28:26au coeur du jeu
28:27pour la prochaine présidentielle
28:28si Jean-Luc Mélenchon
28:31demande la dissolution
28:33ou si le RN pousse
28:34pour la dissolution
28:34c'est aussi dans cette dynamique
28:36de l'élection présidentielle
28:37qui approche
28:37donc le problème
28:38c'est qu'il y a quelque chose
28:39qui est très vicié
28:40et je suis assez d'accord
28:41qu'il ne faut pas s'attendre
28:42à ce que chacun
28:43puisse appliquer son programme
28:44quel que soit le casting
28:45de la prochaine
28:46de la prochaine équipe
28:47gouvernementale
28:48et dans un instant
28:48on va se demander
28:49d'ailleurs pourquoi
28:49Emmanuel Macron y croit
28:51ou en tout cas
28:51afin d'y croire
28:53la gauche peut-elle vraiment
28:54le sauver
28:55à tout de suite
28:55Est-ce que ce n'est pas
29:09un peu audacieux
29:10de la part d'Emmanuel Macron
29:11de demander à la gauche
29:12de venir soutenir son gouvernement
29:13a-t-il vraiment écouté sa gauche
29:15depuis son élection en 2017
29:16alors qu'il avait été élu
29:18sur le en même temps
29:19on en parle avec nos invités
29:20Patrick Caner
29:21président du groupe socialiste
29:22au Sénat
29:23Frédéric Valtou
29:24député horizon de Seine-et-Marne
29:26Raquel Garrido
29:27ancienne députée
29:28et cofondadrice de l'après
29:29et Jonathan Boucher-Pétersen
29:31éditorialiste politique
29:32de libération
29:34est-ce que en fait
29:36Emmanuel Macron
29:36tente seulement
29:37un numéro de passe-passe
29:38pour éviter une dissolution
29:39qui les ferait encore perdre
29:40des députés
29:41Frédéric Valtou
29:42Attendez
29:43je pense que
29:44je pense pas
29:44je pense qu'Emmanuel Macron
29:45il
29:46d'abord
29:46il faut attendre
29:48ce qui va se passer lundi
29:49même si le scénario
29:50semble écrit pour tout le monde
29:51on est quand même que mercredi et lundi
29:53c'est dans 4-5 jours
29:54donc
29:55les ailes
29:57les unes après les autres
29:58et puis ensuite
29:59il va effectivement
30:00j'imagine
30:01chercher une solution
30:01qui permette là encore
30:02je le redis
30:03de donner un peu de stabilité
30:04au fonctionnement
30:05de notre démocratie
30:06et aujourd'hui
30:07c'est vers les sociodémocrates
30:10qu'il faut effectivement regarder
30:11en fait
30:11est-ce qu'il accepte une cohabitation
30:13c'est ça fondamentalement
30:14la gauche ne veut pas collaborer
30:16elle veut cohabiter
30:17elle ne veut pas sauver Macron
30:18tout ce qui apparaîtrait comme une dynamique
30:20qui a vocation à faire perdurer le macronisme
30:22est mort née
30:23parce que c'est le procès en trahison
30:24qui finit par s'imposer
30:25en fait la question
30:26si on arrive dans une situation
30:27d'une cohabitation baroque
30:29avec ce non-usage du 49-3
30:32et l'obligation que le fait parlementaire s'impose
30:34avec toutes les difficultés que ça pose
30:36mais il faut que ça apparaisse
30:37comme une acceptation de la cohabitation
30:39sinon c'est mort née
30:40mais la question c'est
30:41est-ce que les socialistes
30:41pardon mais
30:42est-ce que les socialistes
30:44non mais la question c'est
30:45est-ce que les socialistes
30:46sont prêts à s'enfermer dans une salle
30:47avec les partis du bloc central
30:51ceux qui aujourd'hui soutiennent
30:52effectivement le gouvernement de Béroud
30:54pour discuter d'une éventuelle
30:56je ne dis pas que ça réussira
30:57d'une éventuelle feuille de route
30:58pour tenir jusqu'en 2027
31:00qui sera
31:00attendez je termine juste
31:01qui sera le grand débat démocratique
31:03la présidentielle
31:03où là on peut espérer qu'il y ait des choix
31:05de manière claire qui soient faits
31:06mais tant que ça n'est pas fait
31:08et bien effectivement il faut faire
31:09et je pense que c'est la responsabilité
31:11des partis dits de gouvernement
31:12qui ont gouverné notre pays
31:13c'est de dire
31:14écoutez il y a une situation politique
31:16on ne va pas s'époumoner
31:17sur les responsabilités
31:18elles sont partagées
31:19c'est les français qui votent
31:20il y a un président de la République
31:21mais c'est aussi des français
31:22qui par deux fois
31:22n'ont pas donné une majorité absolue
31:24à cette assemblée
31:25et donc à partir de là
31:26est-ce qu'on est capable
31:27de trouver une feuille de route
31:28même minimale
31:28mais qui permette de faire
31:30de doter la France d'un budget
31:32et de faire tourner notre pays
31:33c'est tout
31:33mais vous nous demandez
31:34Patrick Renard
31:35vous êtes socialiste
31:36vous êtes capable
31:36moi je vous le dis
31:39les deux quinquennats
31:41de M. Macron
31:42qui se sont d'ailleurs réalisés
31:44sur un vote face
31:45à l'extrême droite
31:45il ne faut jamais oublier
31:46et que donc M. Macron
31:47est à son poste
31:48parce que la gauche
31:49a procédé au front républicain
31:51et a empêché
31:52l'extrême droite
31:53d'arriver au pouvoir
31:54Mme Le Pen en particulier
31:55donc nous avons pris
31:56nos responsabilités
31:57et nous l'avons refait
31:58cette responsabilité
31:59en février 2025
32:01en ne censurant pas
32:02le gouvernement
32:03parce qu'on estimait
32:03qu'il fallait que ce pays
32:04ait un budget
32:05même si nous n'avons pas
32:06voté pour ce budget
32:07donc M. Macron
32:09a été élu sur une confusion
32:10je ne dirais pas
32:12une supercherie
32:12mais sur une confusion
32:13laissant entendre
32:14que le en même temps
32:15pouvait effacer
32:16les partis politiques
32:18et leurs engagements
32:19non
32:20ça aboutit
32:21à la montée des populismes
32:22de tous bords
32:23et donc moi je regrette
32:25qu'aujourd'hui
32:25M. Macron
32:26ne se dise pas
32:27mais oui
32:27allez je vais en cohabitation
32:29est-ce qu'il va aller
32:29en cohabitation
32:30avec nous
32:31ou avec le RN
32:32je pense que pour le pays
32:33c'est pas une discussion
32:33c'est une cohabitation
32:34mais une cohabitation
32:35ça veut dire
32:36qu'il nomme un Premier Ministre
32:37qui n'appliquera pas
32:38sa politique
32:38mais ça il faut qu'il accepte
32:40ses défaites successives
32:41depuis le deuxième quinquennat
32:43pardon mais en période
32:43de cohabitation
32:44quand M. Jospin
32:45était le Premier Ministre
32:46qui cohabitait
32:47avec M. Chirac de droite
32:48M. Jospin avait
32:49largement plus de 50%
32:50des députés
32:51qui étaient de son camp
32:52aujourd'hui la gauche
32:53n'a pas plus de 50%
32:54des députés
32:55de son camp
32:55donc il faut sortir
32:57de nos repères
32:57ça efface pas
32:59la nécessité
32:59de discuter avec le Bloc Central
33:00mais je reviens à ce que je disais
33:01au tout début
33:02c'est dans le périmètre
33:03du Front Républicain
33:04c'est-à-dire que si on pense
33:05faire cohabiter
33:06des socialistes à Matignon
33:08et Bruno Retailleau
33:09au gouvernement
33:10honnêtement on va refaire
33:11beaucoup d'émissions
33:12pour dire la même chose
33:12ça n'avancera pas d'un iota
33:13et j'en profite
33:15que vous êtes là
33:15et que vous représentez
33:16la Libération
33:16je vois que le leader
33:18de Place Publique
33:18Raphaël Glucksmann
33:19exclut dans un entretien
33:21à Libération
33:21toute union avec Alephi
33:23aux législatives
33:24donc dans le cas où il y en aurait
33:25même dans les circonscriptions
33:27où le RN pourrait l'emporter
33:29voilà qui va faire réfléchir
33:30encore un peu
33:31merci à vous
33:31le NFP n'a jamais été
33:32sa tasse de thé
33:33voilà
33:33merci à vous d'être venus
33:35débattre sur notre plateau
33:36demain Thomas Soto
33:38recevra Olivier Faure
33:39justement
33:40premier secrétaire du PS
33:43et Marc-Olivier Fogel
33:45accueillera Olivier Véran
33:46ancien ministre de la Santé
33:48il est l'heure de retrouver
33:49André Dusselier
33:50bonsoir André
33:51quelle histoire
33:52allez-nous vous raconter
33:53ce soir ?
33:54bonsoir Anne-Sophie
33:55alors je ne sais pas
33:56si vous vous en souvenez
33:56mais ce soir nous allons revenir
33:57sur l'année 1965
33:59où Bob Dylan
34:01icône folk
34:02électrifie le Newport Folk Festival
34:05et bouleverse le paysage musical
34:08comment
34:09quelques accords
34:10ont-ils pu déclencher
34:12une telle révolution ?
34:14on en parle tout de suite
34:15sur RTL
34:16RTL 1120
34:17...
34:19...
34:20...
34:22...
34:22...
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