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Retrouvez La France dans tous ses états avec Périco Légasse du lundi au jeudi de 12h à 14h sur #SudRadio.

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##LA_FRANCE_DANS_TOUS_SES_ETATS-2026-03-17##

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News
Transcription
00:00:01Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, Perico Légas.
00:00:08Bonjour et bienvenue sur Sud Radio, en ce mardi 17 mars 2026, l'actualité est chargée.
00:00:15A mes côtés, Albin Techeïla de Texera, qui m'accompagne dans ce défi, dans cette épreuve,
00:00:23et ce n'en est pas une, on est ravis de partager avec vous ces deux heures d'informations.
00:00:26Aux commandes de l'émission, Marie Le Gall, qui est toujours en remplacement de notre ami Julien Delmas,
00:00:32qui est allé se reposer, qui revient demain, me semble-t-il.
00:00:35Et puis alors, l'indéboulonnable, Emmanuel Galasso, fidèle, c'est le socle de l'émission,
00:00:40et surtout c'est l'homme qui nous relie à vous, auditeurs, donc il est essentiel, moi je ne sers
00:00:44à rien.
00:00:45Lui, sans lui, il n'y a pas d'émission.
00:00:47Et donc vous l'appelez au 0 826 300 300, pour tout simplement partager vos opinions,
00:00:52donnez votre avis, posez des questions, vos états d'âme, c'est la radio du Parlons Vrai,
00:00:57c'est la radio de nos auditeurs, c'est comme si vous étiez dans le studio,
00:01:00mais le studio c'est pour vous, c'est Emmanuel Galasso, et vous l'appelez sans hésiter,
00:01:04il nous transmettra vos invitations.
00:01:07Avant toute chose, avant toute chose, auditrices et auditeurs de Sud Radio,
00:01:11je vous appelle à beaucoup de vigilance, car demain, à 18h30,
00:01:15dans les locaux de la Dépêche du Midi, depuis les locaux de la Dépêche du Midi,
00:01:21Sud Radio, en partenariat avec ce grand quotidien,
00:01:26anime un débat, organise un débat entre les deux tours,
00:01:29entre les deux sortants, entre les deux concurrents,
00:01:33le sortant Jean-Luc Moudin, maire de Toulouse,
00:01:36qui sera face à François Picmal,
00:01:38un débat, je pense, pimenté, républicain, démocratique,
00:01:44où les choses vont se dire à fond,
00:01:47et c'est Sud Radio qui vous le fera partager,
00:01:48donc soyez à l'écoute, en tout cas auditeurs de toute la France,
00:01:52mais surtout ceux de Toulouse et de sa région,
00:01:54parce que vous êtes continués, demain, à 18h30, sur Sud Radio.
00:01:58Voilà. Alors, pour ce qui nous concerne, Albin,
00:02:02quels sont nos sujets d'aujourd'hui ?
00:02:03Eh bien, on va s'intéresser, bien sûr, aux municipales...
00:02:07Qui couche ? Qui couche ? Avec qui ?
00:02:10Pour le deuxième tour des municipales,
00:02:11parce que ça commence à devenir très compliqué.
00:02:13Exactement.
00:02:13Entre les maintiens, les désistements, les jeux d'alliances
00:02:15qui perturbent les consciences et les états-majeurs politiques,
00:02:19nous y discutons à 12h10 avec le politologue Luc Grin,
00:02:23qui est l'auteur de La démocratie en péril.
00:02:26Nous restons sur le terrain municipal avec cette question cruciale.
00:02:31Quelle est la légitimité démocratique des maires élus sans liste adverse ?
00:02:35Le phénomène du Parti unique, vous savez, quand on dit
00:02:37« Mais c'est un score stalinien ».
00:02:39Eh bien, on a 32 000 communes dont la municipalité a été élue
00:02:43avec 100% des voix.
00:02:44Eh bien, on verra quelle est la valeur démocratique.
00:02:46C'est tout à fait légal, c'est la démocratie respectée.
00:02:48Mais quand il n'y a pas d'adversaire et qu'il n'y a pas le choix,
00:02:51quel est le statut ?
00:02:52Quelle est l'illégitimité démocratique de ces maires ?
00:02:55On en discute avec Christophe et Hoge Duval,
00:02:57aux fonctionnaires spécialistes des questions institutionnelles
00:03:00et auteurs de l'inflation normative.
00:03:02De 13 à 14 heures, je recevrai Geneviève Salsat.
00:03:06Geneviève Salsat est une ancienne conseillère parlementaire
00:03:09à l'Assemblée nationale, habituée des coulisses du pouvoir
00:03:13et fondatrice de Public Conseil,
00:03:16qui est un organisme de conseil politique.
00:03:18Elle connaît bien le monde politique.
00:03:20Elle a rencontré de grands leaders politiques.
00:03:25Et avec eux, ça lui a donné l'idée d'écrire une lettre à Jean de La Fontaine.
00:03:31Ça s'appelle La valse du pouvoir.
00:03:33Et nous aurons les états d'âme, les déceptions, les illusions, les courages
00:03:37d'une dizaine, on ne va pas tous les passer en vue,
00:03:41de grandes personnalités politiques qui se sont confiées à elle.
00:03:44Et c'est un ouvrage, vraiment c'est une friandise, c'est délicieux,
00:03:47La valse du pouvoir.
00:03:48Comment Jean de La Fontaine, verré aujourd'hui,
00:03:50ferait le portrait de ces hommes et de ces femmes politiques
00:03:52qui ont participé, j'allais dire, à notre vie nationale.
00:03:56Et là, mon cher Allemain, ensuite on va avoir quelques perles,
00:04:00notamment celle d'une gendarmette.
00:04:02Bien sûr, une gendarmette qui a malheureusement escroqué un retraité
00:04:06pendant très longtemps.
00:04:07On va s'intéresser encore un petit peu aux municipales.
00:04:09Et on va aussi beaucoup parler de la voiture,
00:04:11puisque Sud Radio, on est également la voiture,
00:04:14la radio de l'automobile.
00:04:15De l'automobile.
00:04:16Voilà pour le programme du jour.
00:04:18Sud Radio.
00:04:19La France dans tous ses états.
00:04:21L'humeur de Péricault.
00:04:24Alors, mon humeur porte sur les facéties de ce grand parti
00:04:30qu'est le parti socialiste, auquel j'ai milité dans ma jeunesse,
00:04:34pour lequel j'ai toujours eu beaucoup d'affection,
00:04:36beaucoup de respect, même si depuis pas mal d'années,
00:04:38je le fustige parce que le socialisme français
00:04:42a trahi beaucoup de ses principes.
00:04:44Et on l'a vu par les scores politiques,
00:04:46notamment celui de Mme Hidalgo avec un 75%.
00:04:48Donc, l'effondrement de ce grand parti,
00:04:50de Jean Jaurès, de Léon Blum,
00:04:52on peut dire même de François Mitterrand,
00:04:53qui n'en était pas forcément le représentant le plus glorieux.
00:04:57Mais ce parti est en décrépitude.
00:04:59Et là, on s'est dit, il y a un sursaut.
00:05:02Après la forfaiture du Front Républicain,
00:05:04puisqu'on s'était allié en 2024
00:05:07pour éviter l'arrivée du RN, du fascisme,
00:05:11donc des gens qui se détestent,
00:05:12avait fait un Front Républicain.
00:05:13On avait demandé aux Français de droite
00:05:15de voter pour des élus d'extrême-gauche.
00:05:18Il y avait des électeurs LR qui votaient
00:05:20pour des électeurs de la France Insoumise,
00:05:22des électeurs de la France Insoumise
00:05:24qui votaient pour des élus de droite.
00:05:26Donc, il y avait une grande cohésion nationale.
00:05:28Tout ça juste pour faire barrage
00:05:30au Rassemblement National,
00:05:31de façon à ce qu'il n'est pas la majorité absolue,
00:05:33étant entendu que dès le lendemain matin, 8 juillet,
00:05:37on reprenait les couteaux pour s'étriper.
00:05:39Et là, nous avons Olivier Faure
00:05:41dans un grand accès de dignité
00:05:42depuis quelques semaines,
00:05:44qui est sans concession avec les facéties,
00:05:46les vociférations de Jean-Luc Mérenchon,
00:05:48les positions intenables de la France Insoumise
00:05:51sur des questions liées à Israël,
00:05:53avec des propos quelquefois frôlant l'antisémitisme,
00:05:56le drame de Gantin Duranque,
00:05:58cette position maximaliste,
00:06:00ces propos agressifs,
00:06:01cette tension à l'Assemblée Nationale,
00:06:02le Parti Socialiste dit
00:06:04« Non, décidément, la France Insoumise n'est pas fréquentable,
00:06:06nous ne pactiserons plus avec eux ».
00:06:08Arrive le moment des élections municipales,
00:06:12avec des scores inattendus,
00:06:13la France Insoumise,
00:06:14elle ne fait pas du tout un grand score,
00:06:16elle a fait des prouesses
00:06:18dans certaines communes,
00:06:19dans certaines villes,
00:06:20où il y a une fracture sociale énorme,
00:06:22au niveau national,
00:06:23je crois qu'elle est à moins de 10%,
00:06:24donc il n'y a pas de percée de la France Insoumise,
00:06:26mais quelques grands succès,
00:06:27quelques grands coups de gueule
00:06:28de l'électeur qui a voté pour eux à Roubaix,
00:06:32et à Saint-Denis.
00:06:34Et malgré tout,
00:06:36Olivier Faure déclare,
00:06:37de façon très solennelle,
00:06:39dimanche soir,
00:06:39j'étais dans mon automobile,
00:06:40je l'écoutais,
00:06:41« Il n'y aura pas d'alliance nationale
00:06:45avec la France Insoumise ».
00:06:46D'accord national,
00:06:47mais on est dans une élection municipale.
00:06:49Déjà, la phrase était ambiguë,
00:06:50un peu jésuitique.
00:06:52Et il dit bien,
00:06:53nous, en tout cas,
00:06:54le Parti Socialiste,
00:06:55pas d'accord avec la France Insoumise,
00:06:57sauf si,
00:06:58mais sauf si quoi ?
00:06:59On voit que partout,
00:07:01pour sauver leur siège,
00:07:03les têtes de liste socialistes,
00:07:05ou même s'ils sont en second,
00:07:06ont pactisé avec ce qu'ils appelaient le diable.
00:07:08Je ne dis pas que tous les électeurs
00:07:10et tous les représentants de la France Insoumise
00:07:12sont le diable,
00:07:12je ne dis pas que tous les têtes de liste
00:07:13sont le diable,
00:07:14il y en a qui sont plus ou moins fréquentables,
00:07:15d'autres le sont beaucoup plus difficilement.
00:07:17En tout cas,
00:07:18les socialistes se sont inclinés
00:07:21et pour sauver certaines mairies de gauche,
00:07:24ont accepté de pactiser,
00:07:26de s'allier,
00:07:27même de fusionner,
00:07:29quelquefois,
00:07:29avec des gens
00:07:30avec lesquels il nous avait promis
00:07:32qu'il n'y aurait pas de fusion.
00:07:33Alors, je sais que l'obsession d'Olivier Faure,
00:07:35et c'est d'ailleurs l'origine de la NUPES
00:07:38et du Front Populaire,
00:07:39c'est de sauver les sièges
00:07:40des députés du Parti Socialiste,
00:07:41qui sont 67 sièges,
00:07:43sans les voix de la France Insoumise
00:07:45aux législatives prochaines,
00:07:46il tomberait peut-être à 20 ou 15 ou 5,
00:07:48peut-être que même Olivier Faure serait battu.
00:07:50Donc, une fois de plus,
00:07:51les sociodémocrates,
00:07:53pour sauver leur fromage,
00:07:55sont prêts à toutes les concessions,
00:07:57à toutes les humiliations,
00:07:58à tous les reniements.
00:07:59C'est une honte pour le Parti Socialiste.
00:08:02Et ce parti, je dis bien,
00:08:03c'est un grand parti,
00:08:04on en a besoin,
00:08:04il fait partie du paysage politique français,
00:08:06il a porté de grands projets,
00:08:07de grandes idées.
00:08:09Je lui garde mon estime historique,
00:08:11mais là, quand je vois Olivier Faure
00:08:13qui dit, de façon très solennelle,
00:08:15on ne se mariera pas,
00:08:17on ne s'associera pas avec ces gens-là,
00:08:19qui l'a quand même fustigé,
00:08:20pour ne pas dire quelquefois,
00:08:22plus que malmené,
00:08:24eh bien, pour sauver le bout de gras,
00:08:26pour sauver la mairie,
00:08:27on est capable de toutes les concessions
00:08:29et de toutes les trahisons.
00:08:30Je regrette,
00:08:31je ne pense pas que les électeurs soient dupes,
00:08:33et en tout cas, pour 2027,
00:08:36ça augure de très, très, très, très mauvais moments
00:08:38à passer pour le Parti Socialiste,
00:08:41pour l'électorat de la gauche,
00:08:43quand il faudra faire le choix
00:08:45entre ce qui est acceptable pour la République
00:08:47et ce qui est inconciliable
00:08:48avec les valeurs du socialisme.
00:08:50Voilà ce que j'avais à dire dans mon humeur.
00:08:52Dans un instant,
00:08:53on va s'intéresser aux dernières heures
00:08:55pour le jeu des alliances
00:08:56au niveau des municipales
00:08:58avec Luc Gras,
00:08:59politologue et auteur de La Démocratie en Péril.
00:09:01La France dans tous ses états,
00:09:03le fait du jour.
00:09:05Alors, je reçois le politologue Luc Gras.
00:09:08Nous allons discuter de la question que j'ai posée
00:09:10quand j'ai présenté le sujet
00:09:11qui couche, avec qui,
00:09:12au deuxième tour des municipales,
00:09:14ces jeux d'alliances qui perturbent les consciences
00:09:16et les états-majors politiques.
00:09:17Luc Gras est un spécialiste de la question.
00:09:18D'ailleurs, il disserte sur différentes ondes
00:09:22depuis hier sur la question.
00:09:23Et là, effectivement,
00:09:24on est confronté à une situation inédite
00:09:27de recomposition, de concession,
00:09:29de reniement, pour sauver le siège,
00:09:32pour sauver le gagnant,
00:09:33pour sauver le sortant.
00:09:35Et, effectivement,
00:09:36nous sommes confrontés à une situation inédite
00:09:38compte tenu des déclarations
00:09:39qu'avaient faits tous les états-majors,
00:09:40qu'il n'y aurait pas de concession,
00:09:42qu'on resterait sur nos vertus,
00:09:44qu'on resterait sur nos principes.
00:09:45Et finalement, tout s'écroule en cinq minutes.
00:09:47Luc Gras, vous n'avez jamais vu ça ?
00:09:49Et plus, comment ça s'appelle ?
00:09:51Les accords techniques.
00:09:54Cher ami, qu'on soit bien clair,
00:09:56je ne suis pas un spécialiste des coucheries en politique.
00:09:58On est bien d'accord.
00:09:58Mais je suis quand même un spécialiste
00:10:01de la vie politique depuis plus de 30 ans,
00:10:03et on n'avait, effectivement, jamais vu ça.
00:10:05Il y a, aujourd'hui,
00:10:08je parle du lieu où je m'exprime,
00:10:10c'est-à-dire un défenseur de la démocratie,
00:10:13quelque chose de très dangereux pour notre pays,
00:10:15que sont les accords techniques.
00:10:17Un accord technique, en résumé,
00:10:19pour nos auditeurs et nos téléspectateurs éventuels,
00:10:21c'est une liste, deux programmes,
00:10:26et on divorce.
00:10:26C'est-à-dire qu'il n'y a plus du tout
00:10:29ce qui fonde la démocratie.
00:10:31La démocratie, c'est le pouvoir par le peuple,
00:10:34pour le peuple.
00:10:35En fait, ça m'arrange.
00:10:36En l'occurrence, c'est une sorte de combinaison,
00:10:39comme dirait Mélenchon,
00:10:39une combinaison de petits politiciens
00:10:42qui s'entendent entre eux
00:10:43pour arriver au pouvoir,
00:10:44mais qui ne partagent rien,
00:10:45et qui n'arrivent même pas à faire un programme commun.
00:10:47On est loin de 1972 du programme commun,
00:10:51Georges Marchais, François Mitterrand.
00:10:52Vous voyez comment la politique s'est abaissée
00:10:55d'année en année.
00:10:57Donc là, il y a une escroquerie morale,
00:10:58c'est l'accord technique.
00:10:59Je le distingue de l'accord politique,
00:11:02qu'à certains endroits,
00:11:03il y a un accord politique,
00:11:04c'est même tout à fait naturel,
00:11:05entre force de gauche ou force de droite,
00:11:07il n'y a pas de problème.
00:11:08Mais l'accord technique, il est à dénoncer.
00:11:10L'accord technique, ça veut dire
00:11:11nous nous réunissons pour faire juste barrage,
00:11:15juste une liste, pour gagner,
00:11:16pour gagner et faire barrage à l'adversaire,
00:11:18et dès le lendemain matin,
00:11:19on reprend nos billets et nos armes.
00:11:21C'est la fusion politique
00:11:22qui devient la fusion gamelle.
00:11:23C'est un déni de démocratie,
00:11:25parce que c'est un irrespect pour l'électeur,
00:11:26en disant, je ne vous dis pas pourquoi,
00:11:28vous votez pour moi,
00:11:29mais dès lundi matin,
00:11:30je reprends mes prérogatives et mes droits,
00:11:32et je ne vous ai rien promis,
00:11:34je ne propose rien,
00:11:35et ça n'aboutira à rien.
00:11:37Exactement.
00:11:37Alors, ce n'est pas le premier déni de démocratie
00:11:40malheureusement dans notre pays,
00:11:41mais en tout cas, c'est le dernier en vigueur.
00:11:44Cette notion, ce concept a été inventé
00:11:46par quelqu'un qui ne comprend rien
00:11:48au fonctionnement de la démocratie.
00:11:49Luc Gras, vous ne croyez pas
00:11:50que les électeurs français,
00:11:51déjà après le fiasco du Front Républicain,
00:11:54où on a vu que c'était juste pour faire barrage,
00:11:55empêcher que le RN est une majorité absolue
00:11:57à l'Assemblée nationale en 2024,
00:11:59pour reprendre le couteau dès le lundi matin,
00:12:01et beaucoup de gens m'ont dit
00:12:03de gauche et de droite,
00:12:04on ne m'y reprendra plus.
00:12:05Voilà, je ne tomberai plus dans le...
00:12:06Je pensais que c'était un Front Républicain
00:12:08pour gouverner avec un projet commun,
00:12:09même si on n'était pas tout à fait d'accord,
00:12:11c'était juste pour faire un barrage.
00:12:13Est-ce que vous pensez que là,
00:12:14l'électeur français est un peu chaudé
00:12:15par ce concept de fusion technique,
00:12:19autrement dit, juste faire barrage à l'adversaire,
00:12:21ou est-ce qu'il y a un effet dynamique
00:12:23qui fait qu'ils tomberont quand même dans le piège ?
00:12:25Moi, je crois que d'abord,
00:12:26les sondages montrent d'année en année
00:12:28que le sentiment de colère
00:12:30et de ras-le-bol est totalement présent,
00:12:32quelles que soient les études d'opinion
00:12:34qu'on puisse faire chez les Français.
00:12:36La colère, c'est un des sentiments
00:12:37qui vraiment...
00:12:38Et la lassitude sont les sentiments
00:12:40qui habitent le plus les Français.
00:12:41Mais il y a encore...
00:12:42On va encore plus loin avec l'accord technique
00:12:44par rapport au Front Républicain.
00:12:46Le Front Républicain, au moins,
00:12:48se drapait dans une forme de valeur morale,
00:12:52faire face...
00:12:52Une certaine vertu.
00:12:53Mais comment vous voulez expliquer ça dans les accords
00:12:55quand vous êtes face à des personnes
00:12:58comme Jean-Michel Aulas,
00:12:59qui est un papy,
00:13:00à peine rentré en politique,
00:13:01il est déjà papy.
00:13:02Ce n'est pas un fasciste, Aulas.
00:13:04Donc, on se drape dans les vertus
00:13:06de l'antifasciste
00:13:07pour des raisons principalement
00:13:09d'intérêt politicien.
00:13:11La déclaration,
00:13:12c'était mon humeur tout à l'heure
00:13:14d'Olivier Faure,
00:13:15avec pas d'accord national.
00:13:17Comment est-ce qu'on peut se moquer aussi cyniquement
00:13:20du peuple français ?
00:13:22Surtout, déclaration pas d'accord national
00:13:24sur une municipale,
00:13:25on comprend l'astuce,
00:13:27pour être démenti immédiatement
00:13:29par les cas de figure les plus importants
00:13:31qui étaient ceux des grandes villes
00:13:32où il y a eu...
00:13:33Comment est-ce qu'on peut aujourd'hui
00:13:35avoir un dose de cynisme
00:13:37et l'annoncer avec tant de solennité ?
00:13:39Alors, je vais vous prendre à revers
00:13:40pour bientôt vous rejoindre.
00:13:42C'est qu'Olivier Faure
00:13:43n'avait pas fait un mauvais parcours
00:13:44depuis la dissolution catastrophique de 2024.
00:13:47Il avait réussi à sauver les meubles.
00:13:49En vendant son âme.
00:13:50Du parti socialiste.
00:13:51En vendant son âme.
00:13:51Mais il avait réussi à sauver...
00:13:52C'est vrai, 68 sièges.
00:13:54Bon, il a quand même sauvé 68 sièges.
00:13:57Il veut encore les sauver.
00:13:58Il veut encore les sauver.
00:13:59Mais là, la comparaison est tellement sévère
00:14:04quand on voit les discours d'avant
00:14:05et les discours d'après,
00:14:06Johanna Roland, etc.,
00:14:07qui sont tous sur les réseaux sociaux, etc.
00:14:10Je crois qu'il est plus digne d'être,
00:14:13et vous voyez que ce n'est pas du tout partisan,
00:14:14ce n'est pas mon rôle,
00:14:15mais il est digne d'être comme Grégoire Oupayan
00:14:19de dire pas d'alliance avec ceux
00:14:20qui ont flirté, qu'on le veuille ou non,
00:14:23avec des idées nauséabondes.
00:14:24Bien sûr.
00:14:25Et au moins de prendre position.
00:14:26Donc, ce qui est acceptable en démocratie,
00:14:29c'est soit vous faites une alliance,
00:14:30elle est sur un texte,
00:14:32soit vous ne faites pas d'alliance
00:14:33au nom de principes et de valeurs,
00:14:34comme l'a fait Grégoire à Paris.
00:14:37Mais alors, l'entre-deux,
00:14:38cette espèce de...
00:14:39On ne fait pas d'accord national,
00:14:41mais on peut faire des petits accords locaux,
00:14:43mais ça s'appelle,
00:14:44comme dit très bien Jean-Luc Mélenchon,
00:14:45des combinaisons de boutiquiers.
00:14:48Ça n'arrangera pas la participation.
00:14:49Il y aura des gens qui iront voter, bien sûr,
00:14:51mais on voit bien que le taux d'abstention
00:14:53qui ne cesse d'augmenter
00:14:54procède du fait que l'électeur
00:14:55est totalement désabusé, dégoûté, écœuré.
00:14:57Vous avez raison de souligner ce point,
00:15:00c'est qu'il y a une participation
00:15:01à peu près de 56%.
00:15:02Bien sûr.
00:15:03Ce qui est très bas.
00:15:04Pour le municipal, oui.
00:15:04Sous la Ve République,
00:15:05au début, au grand temps,
00:15:08héroïque du général de Gaulle,
00:15:09on montait à 80...
00:15:10Les premières fois, c'était au-dessus de 80%.
00:15:12Puis, au fur et à mesure des années,
00:15:14on a fait 70%, 60%,
00:15:16on est à 56%.
00:15:18Exception faite de 2020,
00:15:20la dernière fois où c'était encore plus fait
00:15:21puisqu'il y avait l'histoire du Covid.
00:15:23Mais en tout cas, effectivement,
00:15:25cette élection,
00:15:25qui est la première dans le cœur des Français,
00:15:27même elle,
00:15:28ne réunit aujourd'hui plus qu'un Français sur deux.
00:15:30Je me souviens,
00:15:31j'avais 18 ans en 1977,
00:15:33il y avait eu un raz-de-marée de gauche au municipal
00:15:36et il y avait une participation de 84% au 85%.
00:15:40Luc Gras,
00:15:41deux petits coups de théâtre
00:15:42qui viennent de surgir dans l'actualité.
00:15:45Donc, M. Delogu se retire.
00:15:47La liste de la France insoumise de Marseille,
00:15:50qui est la ville où Mélenchon a été élu,
00:15:53où Bonpard est élu,
00:15:55il se retire.
00:15:55Donc, il joue la carte de la gauche.
00:15:57Il se sacrifie pour la gauche.
00:15:59On pense qu'il se fait violence.
00:16:01Vous allez vous expliquer pourquoi.
00:16:02Et il semblerait qu'à Paris,
00:16:05il semblerait qu'à Paris,
00:16:08Mme Knafo déjà hésite elle-même
00:16:10et Chikiru se retire.
00:16:15Dans cet océan de petites combinaisons,
00:16:18ce ne sont pas des mauvaises informations,
00:16:20au sens où les deux socialistes
00:16:21qui ont quand même un peu de tenue
00:16:22en décidant de ne pas s'allier avec LFI
00:16:25pour des raisons notamment de déclaration,
00:16:27courageux,
00:16:28et bien là,
00:16:29vous voyez que c'est payant,
00:16:30c'est déjà payant,
00:16:31puisque ça oblige
00:16:32leurs concurrents éventuels
00:16:34à prendre des positions.
00:16:35A Marseille,
00:16:36le cas est particulier par rapport à Paris.
00:16:38A Marseille,
00:16:39c'est Alizio,
00:16:40qui est aujourd'hui candidat du RN.
00:16:41Donc, le discours antifasciste
00:16:43tient plus la route
00:16:44que contre Rachida Dati
00:16:45ou contre M. Douma
00:16:46ou contre M. Hollas.
00:16:47C'est un ancien républicain.
00:16:49Il est au RN ou il n'est pas au RN ?
00:16:50Il est au RN.
00:16:50Donc, il fait un moment,
00:16:51il faut assurer.
00:16:52On ne va pas dire...
00:16:53Vous savez,
00:16:54Gérard Longuet était ordre nouveau
00:16:56au début de sa vie,
00:16:57Madeleine, etc.
00:16:58Ils ont fini centristes
00:16:59avec les hotards.
00:17:00Donc, il y a un moment,
00:17:01ce qui compte,
00:17:02c'est le présent.
00:17:03Et dans la vie,
00:17:03de toute manière,
00:17:04c'est le présent qui compte.
00:17:05Donc, concrètement,
00:17:06De Logu,
00:17:06il avait beaucoup à perdre
00:17:07parce que Payant,
00:17:07il est dans une dynamique
00:17:10anti-RN,
00:17:10parce que c'est un combat
00:17:11d'année,
00:17:12et donc,
00:17:13il allait gagner.
00:17:14Et donc,
00:17:15qu'est-ce qu'il allait faire ?
00:17:15De Logu,
00:17:16il allait être patron
00:17:17d'un groupuscule
00:17:19à Marseille
00:17:19qu'il aurait eu du mal
00:17:20lui-même à animer
00:17:22parce qu'il n'a pas d'expérience.
00:17:23Au risque de perdre en ce moment.
00:17:24Au risque de perdre des voix
00:17:25parce qu'évidemment
00:17:26qu'une partie des électeurs
00:17:27de De Logu du premier tour
00:17:28dans le front antifasciste
00:17:30auraient rejoint Payant.
00:17:30Aurait voté utile.
00:17:32Payant va être élu
00:17:33et au moins,
00:17:34il va être élu
00:17:35dans la clarté.
00:17:36À Paris,
00:17:36ce n'est pas exactement
00:17:37la même chose.
00:17:37On a une figure
00:17:38qui se veut nationale
00:17:39qui est CNAFO.
00:17:40Elle aurait pris
00:17:40beaucoup de risques
00:17:41toute sa vie.
00:17:42On lui dise,
00:17:42vous avez fait perdre
00:17:43la droite à Paris.
00:17:44Donc, ce n'est pas encore officiel
00:17:45mais elle devrait,
00:17:46en toute logique,
00:17:47en cohérence,
00:17:48dire,
00:17:48je ne ferai tout
00:17:49pour faire gagner la droite
00:17:50et je ne ferai rien
00:17:52pour l'affaiblir.
00:17:53Et donc,
00:17:53il est logique
00:17:54qu'elle se retire.
00:17:55Elle est dans une dimension nationale.
00:17:57Elle n'insulte pas l'avenir.
00:17:59Et évidemment
00:18:00que ça va renforcer
00:18:01Rachina Dati
00:18:02mais ça va quand même
00:18:03être difficile
00:18:03parce que Grégoire,
00:18:04il est passé 32 à 38%
00:18:06dans les résultats
00:18:07dans les urnes.
00:18:08Donc, il est dans une dynamique
00:18:09et n'oubliez jamais,
00:18:11cher Perico,
00:18:11qu'en politique,
00:18:13la dynamique est essentielle.
00:18:14Et Mme Chikirou,
00:18:15là-dedans,
00:18:16quel rôle ?
00:18:16Mme Chikirou,
00:18:17elle est dans une vision nationale.
00:18:18Donc, elle n'est pas du tout
00:18:19comme Delogu.
00:18:20Delogu, c'est un candidat
00:18:21à Marseille pour Marseille.
00:18:23Mme Chikirou,
00:18:24elle a des vérités
00:18:25beaucoup plus nationales
00:18:26et donc,
00:18:27elle essaye de prendre des prises.
00:18:28Pourquoi ?
00:18:29Pour pouvoir,
00:18:29demain,
00:18:30s'opposer
00:18:31au maire de Paris,
00:18:33quel qu'il soit.
00:18:34Merci, Lugrin,
00:18:34de nos amours éclairés
00:18:35sur ces enjeux politiques,
00:18:37sur ces mauvaises alliances
00:18:38et ces accords techniques.
00:18:40Je pense qu'on aura l'occasion
00:18:41de vous solliciter
00:18:42pour décrypter
00:18:43les résultats du deuxième tour.
00:18:44Merci d'avoir été avec nous.
00:18:45Dans un instant,
00:18:46juste après nos perles,
00:18:47nous allons nous demander
00:18:48quelle légitimité
00:18:48pour les maires élus,
00:18:50faute de listes adverses
00:18:51avec Christophe et Hoche Duval
00:18:53aux fonctionnaires et essayistes.
00:18:54Et vous pouvez toujours
00:18:55nous appeler au standard
00:18:560826 300 300.
00:18:58Sud Radio,
00:19:00la France dans tous ses états,
00:19:02les perles du jour.
00:19:03Alors, juste avant les perles,
00:19:04je rappelle que demain,
00:19:05mercredi 18 mars,
00:19:06à 18h30 sur Sud Radio,
00:19:07vivait le débat
00:19:08du second tour
00:19:09des municipales à Toulouse
00:19:10avec Christine Bouillot,
00:19:11notre collaboratrice
00:19:12qui sera depuis la dépêche
00:19:14en partenariat
00:19:15avec la dépêche du Midi,
00:19:16face à face très attendue
00:19:17entre le maire sortant,
00:19:18Jean-Luc Moudin,
00:19:19face à François Picmal,
00:19:20candidat à la liste
00:19:21d'union LFI,
00:19:22parti socialiste.
00:19:23Ils vont parler de sécurité,
00:19:24de transport,
00:19:24de logement,
00:19:25d'avenir de la métropole,
00:19:26de vision pour Toulouse
00:19:27et un débat décisif
00:19:28pour les Toulousains.
00:19:29Le débat pour la mairie de Toulouse,
00:19:31c'est mercredi 18 mars
00:19:32à 18h30,
00:19:33exclusivement sur Sud Radio,
00:19:34soyez à l'écoute.
00:19:36Donc,
00:19:36mon cher Albain,
00:19:36qu'est-ce que nous avons
00:19:37comme perles aujourd'hui ?
00:19:38Je pense qu'on va parler
00:19:39d'un préfet qui annonce
00:19:40porter plainte,
00:19:41le préfet de Loise,
00:19:42M. Caillou,
00:19:43qui annonce porter plainte
00:19:43contre un journal local
00:19:44en pleine campagne municipale.
00:19:46C'est insolite comme situation.
00:19:47Ce préfet,
00:19:49Jean-Marie Caillou,
00:19:50il est accusé par le journal
00:19:51Loise Hebdo
00:19:53d'avoir favorisé
00:19:54en fait des candidats macronistes.
00:19:56Tout part d'un article
00:19:57publié dans ce journal
00:19:59qui accuse le préfet
00:20:00d'avoir influencé
00:20:01la campagne municipale
00:20:02dans plusieurs villes,
00:20:03notamment à Sanlis
00:20:05et Compiègne.
00:20:06La préfecture,
00:20:06elle dément catégoriquement.
00:20:08Elle affirme avoir
00:20:09simplement rappelé la loi
00:20:10avant la période de réserve
00:20:12sans jamais citer
00:20:13de candidats ni de communes
00:20:14et insiste,
00:20:15ces services agissent
00:20:16dans le strict respect
00:20:18de la neutralité de l'État.
00:20:20Mais le journal
00:20:21maintient encore
00:20:22ces accusations.
00:20:23Il estime que ce signalement
00:20:24que la préfecture
00:20:25avait fait concernant
00:20:26certains candidats
00:20:27visait en réalité
00:20:28un candidat précis
00:20:29et aurait pu, selon lui,
00:20:30favoriser une candidate
00:20:31jugée proche
00:20:32de la majorité présidentielle.
00:20:34Loise Hebdo
00:20:35va même plus loin
00:20:36en évoquant la venue
00:20:37de responsables politiques
00:20:38comme Gérald Darmanin
00:20:39pour appuyer ses soupçons.
00:20:41Résultat,
00:20:41le préfet annonce
00:20:42déposer plainte
00:20:43estimant que ces accusations
00:20:45portent atteinte
00:20:45à l'intégrité
00:20:46des services de l'État,
00:20:47une affaire désormais
00:20:48entre les mains
00:20:48de la justice.
00:20:49Alors qu'il y avait
00:20:50le préfet qui est
00:20:50un représentant d'État
00:20:51est tenu à une
00:20:53stricte neutralité
00:20:54en général,
00:20:55à plus forte raison
00:20:56en période électorale
00:20:57puisqu'il ne peut même
00:20:58pas participer
00:20:59à des bénéficiés
00:21:00locales,
00:21:00qu'elles soient sociales
00:21:01ou culturelles,
00:21:02parce qu'il peut y avoir
00:21:03une confusion
00:21:04avec la campagne électorale.
00:21:05Et là, effectivement,
00:21:06le préfet est accusé
00:21:07d'avoir signalé
00:21:09un comportement,
00:21:09une irrégularité
00:21:10d'un des candidats.
00:21:11Évidemment,
00:21:12si on signale...
00:21:13Alors, il n'a pas cité le nom,
00:21:14mais on voyait bien
00:21:15à qui ça s'est destiné
00:21:17et c'était destiné
00:21:18et donc,
00:21:19nos confrères de l'Oisebdo
00:21:21ont considéré
00:21:21qu'il y avait influence.
00:21:22C'est des choses qui arrivent.
00:21:23Alors bon,
00:21:24on verra bien
00:21:24comment ça se finira.
00:21:25Mais c'est sûr
00:21:26que cette campagne électorale
00:21:27est riche en tensions
00:21:29et en petites anecdotes
00:21:30de ce genre.
00:21:33Alors...
00:21:35Alors, c'est une histoire folle.
00:21:37Une gendarme soupçonnée
00:21:38d'avoir escroqué
00:21:39un retraité pericot
00:21:41pour près d'un million d'euros.
00:21:42Oui, c'est l'histoire
00:21:43d'une gendarmette.
00:21:44Ça se passe dans
00:21:44l'épargne de la Charente
00:21:46qui arrivait en Porsche
00:21:47à la gendarmerie.
00:21:48Ça a commencé
00:21:48à attirer un petit peu
00:21:49ses collègues.
00:21:50En plus,
00:21:50elle avait dans son casier
00:21:52un coffre-fort
00:21:53dans lequel on a retrouvé
00:21:54quelques lingots d'or
00:21:55et on se rendu ronde
00:21:55que cette gendarmette,
00:21:58cette gendarme
00:21:58sous-officière de gendarmerie
00:21:59puis ensuite
00:22:00qui sera d'ailleurs
00:22:01officier de police judiciaire,
00:22:03elle rencontre un jour
00:22:03un vieux monsieur
00:22:04à qui elle aide
00:22:05qui avait porté plainte
00:22:07pour un accident de voiture
00:22:08et donc un lien d'amitié
00:22:10s'est créé entre les deux.
00:22:11Ce monsieur a fait confiance
00:22:12évidemment quand on a
00:22:13une sous-officière
00:22:14de gendarmerie
00:22:15dans sa relation
00:22:16on ne se méfie pas
00:22:17et il s'est rendu compte
00:22:18que tout d'un coup
00:22:19il y avait des objets d'art,
00:22:20des objets de valeur,
00:22:21de l'argent même
00:22:22qui avait disparu.
00:22:24Il l'a même aidé financièrement,
00:22:25il a vendu des actions
00:22:26pour pouvoir l'aider
00:22:27et puis cette officière,
00:22:30cette sous-officière
00:22:30de gendarmerie
00:22:31a commencé à mener
00:22:32grand train de vie
00:22:34et elle en a fait profiter
00:22:34ses proches,
00:22:35sa famille,
00:22:35ses amis.
00:22:36On a vu qu'il y avait
00:22:37un comportement
00:22:38et un train de vie
00:22:39qui était à normal
00:22:39et puis quand il y a eu
00:22:40enquête de l'inspection
00:22:42générale des services
00:22:42de la gendarmerie
00:22:43on s'est rendu compte
00:22:44qu'il y avait carrément
00:22:44des détournements.
00:22:45Elle abusait de la confiance.
00:22:46C'était deux personnes
00:22:47âgées mais notamment
00:22:48un de 90 ans
00:22:49qui est décédé depuis.
00:22:50Elle s'est servie copieusement
00:22:52avec des louis d'or
00:22:53et des hallucinantes histoires
00:22:54évidemment.
00:22:55Elle a été incarcérée
00:22:56maintenant elle est mise
00:22:57en examen.
00:22:58Il va y avoir un procès.
00:22:59C'est étonnant
00:23:00parce que la gendarmerie
00:23:01est encore qu'il y ait
00:23:02les fameux films
00:23:03les ripoux dans toute administration
00:23:04ça existe,
00:23:05ce sont des êtres humains
00:23:06il y en a peut-être
00:23:07plus fréquemment
00:23:08dans la police
00:23:08et encore je dis ça
00:23:09avec l'immense respect
00:23:11que je porte
00:23:12à nos forces de police
00:23:13mais là la gendarmerie
00:23:14c'est des militaires
00:23:15c'est plus inhabituel
00:23:16donc voilà
00:23:16fait divers
00:23:17qui défraie la chronique
00:23:18on le suivra.
00:23:19Étonnant.
00:23:20Alors c'est-à-dire que
00:23:21si vous avez des liens
00:23:23à un moment donné
00:23:23avec les personnes
00:23:24de l'administration
00:23:25restez quand même
00:23:26toujours sur vos gardes
00:23:2899 fois sur 10
00:23:29ça va très bien se passer
00:23:3099 fois sur 100
00:23:31sur 10
00:23:32et puis bon
00:23:33il y a toujours
00:23:33l'exception
00:23:34qui confirme la règle
00:23:35et c'est dommage
00:23:35pour l'image
00:23:36dans la gendarmerie
00:23:36mais je pense que
00:23:37la justice
00:23:39mettra les choses
00:23:39dans l'ordre
00:23:40et que l'honneur
00:23:41de la République
00:23:41sera sauvé.
00:23:43Voilà.
00:23:45Alors un système
00:23:46censé simplifier
00:23:47les démarches
00:23:48qui se transforment
00:23:49en véritable faille
00:23:51pour l'Etat.
00:23:51exactement Perico
00:23:52c'est dans un rapport
00:23:53très sévère
00:23:54que la Cour des comptes
00:23:55dénonce
00:23:55l'échec
00:23:56de la privatisation
00:23:57du système
00:23:57d'immatriculation
00:23:58des véhicules
00:23:59mis en place
00:24:00en 2017
00:24:01en ouvrant l'accès
00:24:02aux fichiers
00:24:03des immatriculations
00:24:03à des acteurs privés
00:24:05l'Etat pensait
00:24:06simplifier en fait
00:24:07les démarches
00:24:07sauf que
00:24:08des milliers de personnes
00:24:09parfois sans aucun lien
00:24:11avec l'automobile
00:24:11ont obtenu des habilitations
00:24:13pour y accéder
00:24:14résultat
00:24:15certains
00:24:15ont profité
00:24:17pour frauder
00:24:18notamment massivement
00:24:19des voitures de luxe
00:24:21déclarées comme véhicules
00:24:22pour personnes handicapées
00:24:23pour éviter les taxes
00:24:24par exemple
00:24:24ou encore des voitures volées
00:24:26ré-immatriculées discrètement
00:24:27un cas
00:24:28particulièrement
00:24:30un seul professionnel
00:24:31aurait réalisé
00:24:32près de
00:24:33265 000 opérations
00:24:35frauduleuses
00:24:35en 3 ans
00:24:36via des garages fictifs
00:24:37mais le problème
00:24:38ne s'arrête pas
00:24:39aux finances publiques
00:24:40selon la Cour des comptes
00:24:41ces dérives
00:24:42posent aussi
00:24:42un vrai risque
00:24:43pour la sécurité
00:24:44voiture dangereuse
00:24:46sur les routes
00:24:46anonymat
00:24:47facilitant les infractions
00:24:48et même pire
00:24:49ces véhicules
00:24:50devenus intraçables
00:24:51auraient été utilisés
00:24:53dans des affaires
00:24:53de délinquance
00:24:54voire même
00:24:55de crimes organisés
00:24:56écoutez
00:24:56c'est curieux
00:24:57parce que
00:24:58monsieur Darman
00:24:59a été ministre de l'intérieur
00:24:59à l'époque
00:25:00c'est lui
00:25:01qui était à l'initiative
00:25:02de cette privatisation
00:25:03quand même
00:25:04d'un procédé
00:25:06qui est public
00:25:07les cartes grises
00:25:08le système
00:25:10d'immatriculation
00:25:10des véhicules
00:25:11c'est important
00:25:12on sait aujourd'hui
00:25:13d'ailleurs
00:25:13que
00:25:15la fraude
00:25:16et la délinquance
00:25:18s'appuient beaucoup
00:25:19sur l'automobile
00:25:20donc raison de plus
00:25:21pour être extrêmement
00:25:21vigilant
00:25:22et sévère
00:25:24et là on s'étonne
00:25:25qu'il y ait une délégation
00:25:26sur des sociétés privées
00:25:27avec porte ouverte
00:25:28à toutes les dérives possibles
00:25:30je me souviens
00:25:30de monsieur Darmanin
00:25:31il avait aussi privatisé
00:25:32la distribution
00:25:33des professions de foi
00:25:34électorale
00:25:35aux élections municipales
00:25:36de 2020
00:25:36et à peu près
00:25:37un tiers
00:25:38des électeurs de France
00:25:39n'avaient pas reçu
00:25:40parce que bon
00:25:41les sociétés privées
00:25:42ils jetaient ça
00:25:42on avait retrouvé
00:25:43des sacs dans les forêts
00:25:43dans les poubelles
00:25:46ceux qui étaient censés
00:25:47distribuer
00:25:47par manque de temps
00:25:48et par précipitation
00:25:50avaient jeté
00:25:51les bulletins de vote
00:25:51donc la république
00:25:52des professions de foi
00:25:54la démocratie
00:25:54en avait pris un coup
00:25:55sur la tête
00:25:56il ne faut pas privatiser
00:25:57des missions régaliennes
00:25:58et si l'état
00:25:59n'a pas les moyens
00:26:01et bien il trouve l'argent
00:26:01mais il ne confie pas ça
00:26:03à des gens
00:26:03qui ne sont pas fiables
00:26:07on continue sur l'automobile
00:26:08et l'affaire
00:26:09des airbags Takata
00:26:11certains conducteurs
00:26:12voient leurs véhicules bloqués
00:26:13malgré le changement
00:26:15en fait de leurs airbags
00:26:16Péricault
00:26:16alors quand on est sur l'autoroute
00:26:17on voit souvent
00:26:18attention
00:26:18airbag Takata
00:26:19signaler vite
00:26:20à votre garagiste
00:26:21pour modifier
00:26:22le système d'airbag
00:26:23alors les airbags Takata
00:26:25c'est un gaz
00:26:26qui dégénère
00:26:27avec un risque d'explosion
00:26:28on peut même se prendre
00:26:29les morceaux de sac
00:26:31dans la figure
00:26:32et donc on amène
00:26:33immédiatement
00:26:33ce véhicule
00:26:35chez le fournisseur
00:26:36chez le garagiste
00:26:37et on vous remplace
00:26:38le sac Takata
00:26:41mais le problème
00:26:43c'est que
00:26:43quand vous amenez
00:26:44ensuite votre véhicule
00:26:45au contrôle technique
00:26:46le contrôle technique
00:26:48lit dans l'appareil
00:26:50de la voiture
00:26:51que c'est toujours
00:26:51un sac Takata
00:26:52et donc
00:26:53il ne valide pas
00:26:55le contrôle technique
00:26:56donc on attend
00:26:57et là ce sont des gens
00:26:58qui ont leur véhicule
00:26:59immobilisé
00:27:00pendant des semaines
00:27:01le temps
00:27:02que la procédure
00:27:03soit régularisée
00:27:04c'est absolument
00:27:05aberrant
00:27:05voilà
00:27:06donc Takata
00:27:08double peine
00:27:09non seulement
00:27:09vous avez le risque
00:27:10d'une explosion
00:27:10vous êtes obligé
00:27:11de remplacer
00:27:11votre
00:27:13votre
00:27:14le ballon
00:27:15de sécurité
00:27:16l'airbag
00:27:17de sécurité
00:27:17et en plus
00:27:18pour que le contrôle technique
00:27:19vous le valide
00:27:20vous êtes obligé
00:27:20d'immobiliser
00:27:22votre voiture
00:27:22bon ben merci
00:27:23pour l'efficacité
00:27:24du système
00:27:31alors les salles de sport
00:27:32n'ont jamais été
00:27:33aussi jeunes
00:27:34exactement
00:27:35en France
00:27:35la musculation
00:27:37séduit de plus en plus
00:27:38d'adolescents
00:27:39près d'un jeune sur cinq
00:27:40pratiquent aujourd'hui
00:27:41le fitness
00:27:42ou la muscu
00:27:43quand on dit les jeunes
00:27:44ce sont en fait
00:27:45les 15-24 ans
00:27:46c'est soit deux fois plus
00:27:48que la moyenne nationale
00:27:49et surtout
00:27:50ils commencent même
00:27:51de plus en plus jeunes
00:27:52si on compte
00:27:52les 13 ou 14 ans
00:27:54problème
00:27:55avant 16 ans
00:27:56beaucoup n'ont normalement
00:27:57pas accès à ces salles de sport
00:27:59alors ils s'entraînent
00:28:00chez eux
00:28:00en suivant des vidéos
00:28:01sur Youtube
00:28:02TikTok
00:28:03devenu leur véritable coach
00:28:04les influenceurs
00:28:06jouent un rôle clé
00:28:06comme Thibaut Incheb
00:28:07très suivi par les jeunes
00:28:09mais cet engouement
00:28:10inquiète aussi
00:28:11les professionnels
00:28:11manque d'encadrement
00:28:12recherche de résultats
00:28:14rapides
00:28:14pression des réseaux sociaux
00:28:16car derrière cette mode
00:28:17il y a aussi des risques
00:28:18blessures
00:28:19mais aussi complexes
00:28:20liés à des standards
00:28:21physiques
00:28:22souvent irréalistes
00:28:24et bien écoutez
00:28:25c'est le narcissisme absolu
00:28:26exactement
00:28:27c'est à dire qu'on
00:28:29cultive son corps
00:28:30on se rend bon
00:28:30on se regarde dans la glace
00:28:32ensuite
00:28:33la nutrition
00:28:34est un petit peu
00:28:35aussi contestable
00:28:36parce qu'on prend
00:28:36des produits
00:28:37il fait pour garder
00:28:38la forme
00:28:39et c'est pas du tout
00:28:40un sport collectif
00:28:41pour s'épanouir
00:28:41c'est paradoxal
00:28:42parce qu'on dit que le sport
00:28:43c'est bon pour la santé
00:28:44mais on va beaucoup
00:28:46dans ces salles de sport
00:28:47déjà qui sont aussi
00:28:47qui ont un certain budget
00:28:49on compte 35 euros par mois
00:28:51pour aller dans sa salle
00:28:52c'est une approche déviante
00:28:54et perverse du sport
00:28:55d'ailleurs
00:28:55Winston Churchill
00:28:56quand on lui demandait
00:28:57les secrets de sa longévité
00:28:58à 90 ans
00:28:59il fumait encore des cigares
00:29:01en buvant du champagne
00:29:02et du whisky
00:29:03et il répondait
00:29:04no sport
00:29:05et bien voilà
00:29:05dans un instant
00:29:07on va se demander
00:29:08quelle légitimité
00:29:09pour les maires
00:29:09qui sont élus
00:29:10faute de liste adverse
00:29:12on va en parler
00:29:13avec Christophe et Hoche Duval
00:29:14aux fonctionnaires
00:29:15et essayistes
00:29:16et vous pouvez toujours
00:29:17nous appeler au standard
00:29:180826 300 300
00:29:20midi 14h
00:29:22Sud Radio
00:29:23la France dans tous ses états
00:29:25et on va se demander
00:29:26quelle légitimité
00:29:27ont les maires
00:29:28qui ont été élus
00:29:29notamment dimanche
00:29:30faute de liste adverse
00:29:32notamment parce qu'il n'y avait
00:29:33pas de candidat
00:29:33en face
00:29:34et nous sommes avec
00:29:35Christophe et Hoche Duval
00:29:36aux fonctionnaires
00:29:37et essayistes
00:29:37bonjour Christophe
00:29:40bonjour Sud Radio
00:29:41merci de m'inviter
00:29:41bonjour Christophe et Hoche Duval
00:29:44vous êtes un spécialiste
00:29:45des institutions
00:29:46vous avez écrit
00:29:47l'inflation normative
00:29:48là on n'est pas
00:29:48dans l'inflation des normes
00:29:49mais on est dans
00:29:50l'inflation
00:29:52de ces élections
00:29:54municipales
00:29:54où il n'y avait pas
00:29:55de candidat adverse
00:29:56donc des maires
00:29:57ont été élus
00:29:58de façon
00:29:58qu'est-ce qu'on dit
00:29:59stalinien
00:29:59soviétique
00:30:00avec 100%
00:30:01des voix
00:30:02c'est parfaitement légal
00:30:03j'en conviens
00:30:05mais est-ce que
00:30:06sur le plan démocratique
00:30:07c'est bien représentatif
00:30:08de la population
00:30:09et de l'électorat français
00:30:11écoutez je vous remercie
00:30:12d'abord de me donner
00:30:13la parole
00:30:13et voyez que vous citiez
00:30:14mon livre sur l'inflation
00:30:15des normes
00:30:16mais c'est une norme
00:30:17justement
00:30:17qui est à l'origine
00:30:18de probablement
00:30:19cet effet indirect
00:30:20que vous soulignez
00:30:21et une norme
00:30:22qui est tout simplement
00:30:23la loi du 21 mai 2025
00:30:26qui
00:30:26j'allais dire
00:30:27de manière
00:30:29non concertée
00:30:30avec l'ensemble
00:30:30des collectivités territoriales
00:30:32l'association
00:30:32des maires de France
00:30:33a décidé
00:30:34de mettre fin
00:30:35à quelque chose
00:30:35auquel les français
00:30:36des petites communes
00:30:37de nos communes rurales
00:30:38qui forment notre tissu
00:30:39étaient très habitués
00:30:40qui étaient de pouvoir
00:30:41panacher
00:30:42sur les lits
00:30:43vous savez
00:30:43c'était un peu
00:30:43un sport
00:30:44on rayait
00:30:45tel ou tel candidat
00:30:46qui ne plaisait pas
00:30:47bon
00:30:47alors on a imposé
00:30:48aux communes
00:30:49de 1000 habitants
00:30:51d'avoir un mode de scrutin
00:30:53avec une liste paritaire
00:30:55et bloqué
00:30:56et bien je crois
00:30:57que ça a un effet
00:30:58indirect
00:30:59sur le nombre
00:31:00du coup
00:31:00qui s'est produit
00:31:01en retour
00:31:02d'un
00:31:02de la participation
00:31:03en baisse
00:31:04on en parlera
00:31:04j'espère
00:31:05bien sûr
00:31:06les gens se sont sentis piégés
00:31:08enfin les électeurs
00:31:09et puis ne parlons pas
00:31:11des colistiers
00:31:11et donc ça peut expliquer
00:31:13et ça explique
00:31:14je crois
00:31:14les politistes
00:31:15le verront
00:31:16un peu plus tard
00:31:17mais ça explique
00:31:18pourquoi il y a eu
00:31:18autant de communes
00:31:2070% de la connaissance
00:31:22dans lesquelles
00:31:23il n'y a eu
00:31:23qu'une seule liste
00:31:24alors tout ça
00:31:25n'attire pas
00:31:25la démocratie
00:31:26parce que
00:31:27c'est pas bon
00:31:28de n'avoir toujours
00:31:29qu'une seule liste
00:31:29comme vous avez dit
00:31:30c'est stalinien
00:31:31mais je ne reprendrai pas
00:31:31l'expression
00:31:32ou soviétique
00:31:34voilà
00:31:34ou soviétique
00:31:35mais c'est vrai que du coup
00:31:36des gens
00:31:37peuvent par populisme
00:31:38dire
00:31:38ah bah oui
00:31:39il n'y a qu'une seule liste
00:31:40je ne me déplace pas
00:31:41voilà
00:31:42et en même temps
00:31:43dans la liste
00:31:44il y a un tel
00:31:44un tel
00:31:44qui ne plaît pas
00:31:45parce que dans les communes
00:31:46tout le monde se connait
00:31:47c'est normal
00:31:47et ça
00:31:48peut avoir contribué
00:31:50soit à des bulletins nuls
00:31:51il faudra étudier ça de près
00:31:53soit effectivement
00:31:54à une baisse de participation
00:31:56mais au final
00:31:57ce que vous disiez
00:31:58à l'antenne
00:31:59je ne reprends pas
00:32:00le mot
00:32:01légitimité
00:32:02moi j'ai une expression
00:32:03je travaille sur ces sujets
00:32:04de représentativité démocratique
00:32:06voilà
00:32:07je suis d'accord
00:32:07c'est un peu plus langue de bois
00:32:09peut-être
00:32:10mais en même temps
00:32:11c'est plus objectif
00:32:12c'est plus précis en tout cas
00:32:14Christophe Hoche Duval
00:32:15on sent bien
00:32:15qu'il y a une désaffection
00:32:16je veux dire
00:32:17de l'électorat en général
00:32:18pour les scrutins
00:32:19pour la classe politique
00:32:20le scrutin municipal
00:32:21était celui
00:32:22qui était le symbole
00:32:23du rapprochement
00:32:24de proximité
00:32:25entre les élus
00:32:25et leurs maires
00:32:26leurs conseillers municipaux
00:32:28on interdit le panachage
00:32:29qui permettait
00:32:30dans les communes
00:32:31de moins de 1000 habitants
00:32:32de rayer des noms
00:32:33ou d'en ajouter
00:32:35le système de la parité
00:32:36qui fait qu'on est obligé
00:32:38d'avoir autant de femmes
00:32:39que d'hommes
00:32:40en alternance
00:32:41sur la liste
00:32:42nous avons des communes
00:32:44
00:32:44beaucoup de mouvements politiques
00:32:46ou d'électeurs
00:32:48de concitoyens
00:32:49ont essayé de faire une liste
00:32:50ils ne sont pas arrivés
00:32:51au nombre exact
00:32:52parce qu'à cause de la parité
00:32:54on n'avait pas assez d'hommes
00:32:55ou pas assez de femmes
00:32:56pour faire la parité
00:32:57donc pas de deuxième liste
00:32:58une seule liste
00:33:00la liste
00:33:01j'aurais dû dire
00:33:02au lieu de citer
00:33:03soviétique ou stalinien
00:33:04c'est un système
00:33:05de régime totalitaire
00:33:06avec le parti unique
00:33:07c'est le parti unique
00:33:08puisque c'est la liste unique
00:33:09alors on sait bien
00:33:10qu'il pourrait y en avoir d'autres
00:33:12mais il n'y en a pas d'autres
00:33:12parce que comme vous dites
00:33:13les normes politiques
00:33:14appliquées au scrutin municipal
00:33:15et en général
00:33:16le système de la parité
00:33:18il a ses limites
00:33:18sur des listes législatives
00:33:20sur des représentations nationales
00:33:22je veux bien
00:33:23que le gouvernement
00:33:24la classe politique
00:33:24se disent
00:33:25il faut instaurer la parité
00:33:26vis-à-vis des femmes
00:33:26ou des hommes d'ailleurs
00:33:28mais au scrutin municipal
00:33:29on peut peut-être avoir
00:33:30une dérogation
00:33:31est-ce qu'il n'aurait pas
00:33:32été normal qu'on dise
00:33:33écoutez
00:33:33la parité
00:33:34peut-être pour les très grandes villes
00:33:36là au-dessus de 50 000
00:33:37ou 100 000 habitants
00:33:38là ils font un équilibre
00:33:39mais sur les autres communes
00:33:40la parité
00:33:40elle peut rester relative
00:33:41disons qu'au moins
00:33:4225% d'un même sexe
00:33:44et pas moins
00:33:44est-ce qu'on n'aurait pas pu
00:33:45envisager quelque chose
00:33:46d'un petit peu plus ouvert
00:33:47et d'un petit peu plus souple ?
00:33:48Je crois qu'on aurait pu
00:33:49surtout envisager
00:33:50que cette loi
00:33:51ne soit pas votée
00:33:53à quelques mois
00:33:53d'une année
00:33:54on ne change pas les règles du jeu
00:33:55d'un match
00:33:56à quelques mois
00:33:57de ce match
00:33:57ça je trouve que c'est
00:33:58absolument anormal
00:34:00ensuite c'est bien
00:34:01le genre de normes
00:34:01qui doit d'abord relever
00:34:03finalement presque
00:34:03de la souveraineté
00:34:05de l'association
00:34:06des maires de France
00:34:07en tout cas de la base
00:34:09encore une fois
00:34:09et pas du sommet
00:34:11tombant du ciel
00:34:11ça a été mal vécu
00:34:13ça a été mal vécu
00:34:14par beaucoup de maires ruraux
00:34:15qui ne se sont pas représentés
00:34:16qui ont eu du mal
00:34:17à composer leur liste
00:34:18mais il n'y a pas que ça
00:34:19parce que ça c'est l'aspect
00:34:21j'allais dire
00:34:21des élections
00:34:22dans la France profonde
00:34:24mais le taux de participation
00:34:26globale
00:34:27aussi bien France profonde
00:34:28que j'allais dire
00:34:29France urbaine
00:34:29il est très inquiétant
00:34:32il est de 57,17%
00:34:34le plus bas de l'histoire
00:34:36je crois
00:34:36à part le 2020
00:34:38et le Covid
00:34:39oui justement
00:34:40à part bien sûr
00:34:42la Covid
00:34:42en 2020
00:34:44on avait des masques
00:34:45on pouvait se dire
00:34:45je ne vais pas au bureau de vote
00:34:46pour attraper
00:34:47pour attaper le Covid
00:34:48bon très bien
00:34:49c'était le cas
00:34:49c'est une exception
00:34:50c'est une exception
00:34:51on est tombé à 44,5%
00:34:53de participation
00:34:54mais l'élection municipale
00:34:55est élection reine
00:34:56jusqu'ici
00:34:57sous la Seigneur République
00:34:58avec l'élection présidentielle
00:35:00en se plaçant
00:35:00sur les plateaux
00:35:01du haut supérieur
00:35:03de la participation
00:35:0570, 75%
00:35:06on tombe
00:35:08c'est vrai
00:35:08à 63%
00:35:09mais encore
00:35:09à 63%
00:35:10en 2014
00:35:11et ça c'est très inquiétant
00:35:13c'est très inquiétant
00:35:14pour deux raisons
00:35:15d'abord parce que
00:35:16on a un sondage
00:35:17très récent
00:35:18de Sevipov
00:35:18en février dernier
00:35:19qui nous dit
00:35:20que les maires
00:35:20sont encore
00:35:21à 60%
00:35:22de confiance publique
00:35:24chez nos concitoyens
00:35:25quand la présidence
00:35:26de la République
00:35:27est à 18%
00:35:28je vous dis
00:35:29un peu le décalage
00:35:30bien sûr
00:35:31or les maires
00:35:32ont besoin
00:35:33de s'appuyer
00:35:33sur une représentativité
00:35:35démocratique
00:35:36parce que
00:35:37les décisions
00:35:38qu'ils prendront
00:35:39pendant les 6 ans
00:35:40de leur mandat
00:35:41s'ils ne jouissent pas
00:35:42de cette représentativité
00:35:43démocratique
00:35:44ils vont avoir
00:35:44de la peine
00:35:45et chacune
00:35:46de leurs propositions
00:35:47municipales
00:35:47engageantes
00:35:48on restaure
00:35:49la circulation
00:35:50pour la mettre
00:35:51au développement durable
00:35:52on crée
00:35:52une police municipale
00:35:54on arme
00:35:54une police municipale
00:35:55tous sujets
00:35:56qui peuvent devenir
00:35:57très vite
00:35:58très conflictuels
00:35:58si le maire
00:35:59n'est pas solide
00:36:00camper
00:36:01sur sa majorité
00:36:02municipale
00:36:03et là
00:36:04on va avoir
00:36:05un phénomène
00:36:05qui est la reproduction
00:36:07de l'Assemblée Nationale
00:36:08dans beaucoup de communes
00:36:09alors bien sûr
00:36:10plutôt les grosses communes
00:36:11nous allons avoir
00:36:12pardon de le dire
00:36:13l'expression
00:36:13c'est impropre
00:36:14et pas très poli
00:36:15mais une bordélisation
00:36:16des conseils municipaux
00:36:19comme on a
00:36:19aujourd'hui
00:36:20à l'Assemblée Nationale
00:36:21et encore une fois
00:36:21c'est pas moi qui le dise
00:36:22c'est le Premier ministre
00:36:23donc j'emploie un mot
00:36:24qu'il emploie
00:36:24cette bordélisation
00:36:26elle va venir
00:36:26d'un phénomène
00:36:27qui est aussi
00:36:28l'explosion
00:36:29du nombre
00:36:29non seulement
00:36:30alors il y a une baisse
00:36:31globale de représentativité
00:36:33des listes élues
00:36:34en suffrage exprimé
00:36:35alors qu'en l'été
00:36:36il faudrait les calculer
00:36:37en suffrage d'inscrits
00:36:38et enfin
00:36:39il y a les triangulaires
00:36:40même les quadriangulaires
00:36:41qui explosent
00:36:42on était à 700 triangulaires
00:36:44en 2020
00:36:46nous sommes après mes comptages
00:36:48dans les 1000 à 1200 triangulaires
00:36:50en effet c'est énorme
00:36:52mais c'est énorme
00:36:53et qu'est-ce qui va se passer
00:36:54bien sûr
00:36:55encore une fois
00:36:56les normes
00:36:56viennent au secours
00:36:57de la liste
00:36:58qui a obtenu
00:36:59la majorité
00:37:00plus un
00:37:02parmi ces triangulaires
00:37:03ou ces quadriangulaires
00:37:04donc pas de soucis
00:37:05elle gouvernera
00:37:06le conseil municipal
00:37:07ne sera pas ingouvernable
00:37:08il sera un peu bordélisé
00:37:09par les débats
00:37:10que mettront
00:37:11certaines nouvelles
00:37:12formations politiques
00:37:13entrant dans les conseils municipaux
00:37:14mais surtout
00:37:15on va y être
00:37:16le maire
00:37:16qui se croira élu
00:37:18avec une représentativité démocratique
00:37:20même malheureusement
00:37:21s'il ne va pas
00:37:22devant le référendum
00:37:24pour appuyer
00:37:25sa légitimité
00:37:26cette fois-ci
00:37:27de ses décisions
00:37:28et bien il aura de la peine
00:37:29Christophe et Hoche Duval
00:37:30est-ce qu'il y a un seuil
00:37:32au-dessous duquel
00:37:33le conseil municipal
00:37:34n'est pas élu
00:37:35ou s'il y a 100 voix
00:37:36sur une commune
00:37:37de 3000 habitants
00:37:38c'est valable
00:37:38ou est-ce qu'il y a
00:37:39un quota de participation
00:37:42à ma connaissance
00:37:44et sauf me faire
00:37:45me faire attraper
00:37:46comme ça dans un quiz
00:37:47non je ne crois pas
00:37:48effectivement
00:37:48il n'y a pas
00:37:49au deuxième tour
00:37:49il y a forcément
00:37:50l'un où les listes
00:37:52qui se sont présentées
00:37:53recevront le nombre
00:37:54de sièges
00:37:54à la proportionnelle
00:37:55avec un bonus
00:37:56pour la liste
00:37:57arrivée en tête
00:37:58voilà
00:38:00et ce qui risque
00:38:01d'arriver
00:38:01dans les conseils municipaux
00:38:02à j'allais dire
00:38:03à liste unique
00:38:04donc avec pas d'opposition
00:38:06c'est qu'il y aura
00:38:07quand même des oppositions
00:38:08dans certaines communes
00:38:08qui n'auront pas
00:38:09de représentants
00:38:10parce qu'ils n'ont pas pu
00:38:12rassembler le nombre
00:38:12de candidats suffisants
00:38:14pour respecter
00:38:15les lois de la parité
00:38:16ils iront en séance
00:38:17de conseil municipal
00:38:18pour protester
00:38:18là aussi
00:38:19tout à fait
00:38:19alors l'échappatoire
00:38:20l'échappatoire je crois
00:38:22de plus en plus
00:38:22demain des maires
00:38:23de ces maires élus
00:38:25je ne vais pas dire
00:38:26mal élus
00:38:27mais en tout cas élus
00:38:28avec des fragilités
00:38:29démocratiques
00:38:30qu'ils ressentiront
00:38:30forcément dans leur mandat
00:38:31c'est de recourir
00:38:33de plus en plus
00:38:33aux votations
00:38:34aux référendums communaux
00:38:36et ben voilà
00:38:37ça ça motive encore
00:38:38on le voit partout
00:38:39où il y a des votations
00:38:41qui ont été effectuées
00:38:41j'en ai dénombré
00:38:42environ 130
00:38:44entre 2022
00:38:45et 2023
00:38:46elles ont toujours
00:38:47le succès
00:38:48à ce moment là
00:38:48au contraire
00:38:49des électeurs
00:38:49qui se sont concernés
00:38:50par
00:38:51êtes-vous pour ou contre
00:38:52l'éolienne
00:38:53que l'on met dans votre commune
00:38:54et là
00:38:54les gens se mobilisent
00:38:55et là le maire
00:38:56à ce moment là
00:38:57il a la possibilité
00:38:58de dire
00:38:58bon ben
00:38:59quelle que soit
00:38:59la majorité
00:39:00ou la bordélisation
00:39:01de mon conseil municipal
00:39:03ça passe
00:39:03ou ça casse
00:39:04mais en tout cas
00:39:05c'est le peuple
00:39:06qui a répondu
00:39:06un petit mot
00:39:07sur les communes
00:39:08je crois qu'on est
00:39:09à un peu plus
00:39:10de 2 ou 3 000
00:39:10qui n'ont pas eu
00:39:12du tout
00:39:12de candidature
00:39:14c'est à dire
00:39:14il n'y a pas eu
00:39:15d'élection
00:39:15qu'est-ce que prévoit
00:39:16la loi de la république
00:39:17dans ces cas là
00:39:18c'est la préfecture
00:39:18qui administre la commune
00:39:20alors effectivement
00:39:21c'est dans ce cas là
00:39:22le préfet
00:39:23qui désigne
00:39:24qui désigne
00:39:25un faisant fonction
00:39:27de maire
00:39:27un maire délégué
00:39:28on appelle ça
00:39:28là aussi
00:39:29c'est effectivement
00:39:30quelque chose
00:39:30qui était extrêmement rare
00:39:31autrefois
00:39:32qui pouvait avoir lieu
00:39:33lorsqu'un conseil municipal
00:39:34se bagarrait
00:39:35à tel point
00:39:36qu'il n'en sortait
00:39:37plus aucun maire
00:39:38élu
00:39:39de la votation
00:39:40au second tour
00:39:41d'un maire
00:39:42enfin d'un candidat municipal
00:39:44se déclare en maire
00:39:44donc c'est le préfet
00:39:45qui décide cela
00:39:47on va revenir
00:39:48presque au régime
00:39:49j'allais dire
00:39:50il y a deux histoires
00:39:51voilà c'est effectivement
00:39:52c'est sous la monarchie
00:39:53aujourd'hui jusqu'à Napoléon III
00:39:54on nommait le maire
00:39:55on nommait le maire
00:39:56et puis sous Vichy
00:39:57sous Vichy aussi
00:39:58on nommait le maire
00:39:58tout à fait
00:39:59tout à fait
00:40:00donc tout ça évidemment
00:40:01inquiétant pour notre démocratie
00:40:03saine, vivante
00:40:04et on peut souhaiter
00:40:06voilà
00:40:06qu'il se permette
00:40:07parce que
00:40:08nous allons vers des
00:40:09vers des lendemains
00:40:10qui ne sont pas
00:40:12démocratiquement très heureux
00:40:13au niveau
00:40:14au niveau municipal
00:40:15c'est douloureux
00:40:15pour la démocratie
00:40:16parce que comme je disais
00:40:17tout à l'heure
00:40:17et vous le confirmez
00:40:18c'est un vote de proximité
00:40:19c'est l'institut
00:40:20c'est la première institution
00:40:21de la République
00:40:23avec laquelle
00:40:23les concitoyennes
00:40:24et les concitoyennes
00:40:25sont en contact
00:40:25et d'avoir un maire
00:40:26qui a été désigné
00:40:27de fait mathématiquement
00:40:28parce qu'il était
00:40:29le seul candidat
00:40:30il y a certainement
00:40:31des situations
00:40:32qui seront
00:40:32d'autres où ça se passera
00:40:33très bien je pense
00:40:35et puis d'autres
00:40:36où ça sera plus conflictuel
00:40:37est-ce que dans ces cas-là
00:40:38la Constitution
00:40:39ne pourrait pas
00:40:40ou tout simplement
00:40:41le Parlement
00:40:42ne pourrait pas dire
00:40:43on fait une tentative
00:40:45de vote dans trois ans
00:40:46pour les communes
00:40:46qui n'ont eu qu'une liste
00:40:47voir si on a eu le temps
00:40:49de se représenter
00:40:51vous suggérez quoi
00:40:52pour pallier un petit peu
00:40:54à ce vide démocratique
00:40:55quelles sont les mesures
00:40:56qu'on pourrait prendre
00:40:57pour renouer
00:40:58le lien démocratique
00:40:59entre l'institution
00:41:00municipale
00:41:00et les électeurs
00:41:01Alors pour la réponse
00:41:03d'abord directe
00:41:04à votre question
00:41:05bien sûr
00:41:05la loi pourrait
00:41:06éventuellement intervenir
00:41:07attention au principe
00:41:08d'égalité
00:41:08il faudrait trouver
00:41:09des critères très précis
00:41:10pour effectivement
00:41:11permettre que
00:41:12des communes
00:41:13élues
00:41:14malgré tout
00:41:15ne puissent pas
00:41:16évidemment
00:41:16prétendre
00:41:17à cette votation
00:41:18absolument exceptionnelle
00:41:19par ailleurs
00:41:20je parle
00:41:21il y a plutôt
00:41:21dans le bruit de couloir
00:41:23on va dire
00:41:23des ordres
00:41:25sous la République
00:41:26le bruit inverse
00:41:27c'est-à-dire
00:41:28de rallonger
00:41:28d'un an
00:41:29les élections municipales
00:41:31actuelles
00:41:31et qu'elles ne se termineraient
00:41:32pas en 2032
00:41:33mais en 2033
00:41:35parce qu'elles viennent
00:41:36par un effet de circonstance
00:41:38absolument
00:41:39qui était le hasard
00:41:40elles viennent
00:41:42je ne sais plus
00:41:43de mémoire
00:41:43si c'est un mois
00:41:43ou un mois avant
00:41:44ou un mois après
00:41:45un mois avant
00:41:46les présidentielles
00:41:47et donc par conséquent
00:41:48beaucoup réfléchissent
00:41:49au contraire
00:41:50à les prorogés
00:41:51pour que ces deux
00:41:52élections
00:41:52ne se canabilisent
00:41:53c'est arrivé souvent
00:41:55le mandat régional
00:41:56par exemple actuel
00:41:56il a un an de plus
00:41:57parce que sans ça
00:41:58il aurait coïncidé
00:41:58avec 2027
00:41:59quant à la solution
00:42:00à long terme
00:42:01je le dis
00:42:02et je le répète
00:42:03à mon avis
00:42:03il faudra voir
00:42:04si cette réforme
00:42:04faite pour les petites communes
00:42:05est bonne ou pas
00:42:06mais je pense que d'abord
00:42:08il faut libéraliser
00:42:09pour les maires
00:42:10le recours
00:42:11aux votations
00:42:11et aux référendums
00:42:13communaux
00:42:14c'est quelque chose
00:42:15aujourd'hui
00:42:15qui est
00:42:16alors il y a
00:42:16la possibilité
00:42:17au titre de l'article 72
00:42:19tiré 1 de la constitution
00:42:20ça existe
00:42:21mais on a mis en place
00:42:22une telle usine à gaz
00:42:23que dans mon décompte
00:42:24des 130 votations
00:42:25que je vous citais
00:42:26tout à l'heure
00:42:26il y en a à peine
00:42:27une douzaine
00:42:28qui corresponde
00:42:29aux critères
00:42:29de la constitution
00:42:30parce que c'est
00:42:31tellement compliqué
00:42:32c'est tellement compliqué
00:42:33donc les maires
00:42:34ils préfèrent finalement
00:42:34faire des
00:42:35je vais dire
00:42:36des référendums
00:42:37communaux sauvages
00:42:38entre guillemets
00:42:39sauvages bien sûr
00:42:40qui ne sont pas reconnus
00:42:41par les préfectures
00:42:42et par les tribunaux administratifs
00:42:44mais tout simplement
00:42:44le maire dit
00:42:45ben voilà
00:42:45si on l'organise
00:42:46je respecterai
00:42:48mon conseil municipal
00:42:49respectera
00:42:49le sens de la décision
00:42:51qui a été pris
00:42:51par les citoyens
00:42:52il faut libéraliser tout ça
00:42:54la démocratie directe
00:42:55souffre
00:42:56elle n'est plus
00:42:57exercée au plan national
00:42:58peut-être
00:42:59elle peut revenir
00:43:00par la voie locale
00:43:01merci Christophe
00:43:02et Hoche Duval
00:43:02on a compris
00:43:03votre projet
00:43:04peut-être que des hommes
00:43:04politiques le porteront
00:43:05en tout cas
00:43:06en termes démocratiques
00:43:07c'est une suggestion
00:43:08très intelligente
00:43:09et très pertinente
00:43:10merci d'avoir été nous
00:43:11sur Sud Radio
00:43:11je ne doute pas
00:43:12de vous avoir bientôt
00:43:13à l'antenne
00:43:13pour décrypter encore
00:43:14d'autres phénomènes
00:43:15de notre système démocratique
00:43:16dans un instant
00:43:17à 13h
00:43:18le face à face
00:43:19et on va se demander
00:43:20en fait
00:43:20quelle est la réelle intimité
00:43:22du pouvoir
00:43:23entre trahison
00:43:24amitié et ambition
00:43:25on va répondre
00:43:26à toutes vos questions
00:43:27avec Geneviève Salsa
00:43:29auteur de la valse du pouvoir
00:43:31aux éditions de l'Observatoire
00:43:32et vous pouvez bien sûr
00:43:33lui poser vos questions
00:43:35au 0826 300 300
00:43:3814h
00:43:38Sud Radio
00:43:39la France dans tous ses états
00:43:42le face à face
00:43:44vous êtes bien sûr
00:43:45Sud Radio
00:43:46en ce mardi 17 mars 2026
00:43:48il est 13h04
00:43:49nous allons parler
00:43:50politique
00:43:51mais d'une façon
00:43:51très originale
00:43:52d'une façon poétique
00:43:53d'une façon culturelle
00:43:54je reçois Geneviève Salsa
00:43:56ancienne conseillère parlementaire
00:43:59à l'Assemblée Nationale
00:44:00de députés historiques
00:44:01on en relève tout à l'heure
00:44:03habituée des coulisses du pouvoir
00:44:05elle a un carnet d'adresses
00:44:06politique absolument fabuleux
00:44:08elle est présidente
00:44:09et fondatrice
00:44:10de public conseil
00:44:11et je l'invite aujourd'hui
00:44:13pour un ouvrage
00:44:14une friandise
00:44:15un délice
00:44:16surtout dans le débat actuel
00:44:17qui est un petit peu tendu
00:44:18un petit peu quelquefois
00:44:19un petit peu acide
00:44:19un petit peu amer
00:44:20la valse du pouvoir
00:44:21on va vous en dire plus
00:44:23ce sont des lettres
00:44:24à Jean de La Fontaine
00:44:25Geneviève Salsa
00:44:26a rencontré
00:44:27des hommes politiques
00:44:28des femmes politiques
00:44:28François Hollande
00:44:29Manuel Valls
00:44:30Kétine Lagarde
00:44:30Eric Verse
00:44:31François de Rugy
00:44:32Robert Ménard
00:44:33et d'autres
00:44:33et Ségolène Royal
00:44:35et ils se révèlent
00:44:37elles les révèlent
00:44:37tous à travers des fables
00:44:38je veux dire ça
00:44:39merci d'accepter cette invitation
00:44:41sur cette radio aujourd'hui
00:44:42j'allais dire
00:44:43quelle mouche vous a piqué
00:44:44pour faire cette lecture
00:44:45de notre classe politique
00:44:47à travers la poésie
00:44:48et Jean de La Fontaine
00:44:49merci
00:44:50merci de me recevoir
00:44:51écoutez
00:44:52je connais la politique
00:44:53évidemment depuis longtemps
00:44:55et j'adore La Fontaine
00:44:57et je trouvais que
00:44:59finalement
00:45:00cet auteur
00:45:01a été un des meilleurs
00:45:02chroniqueurs
00:45:03de son temps
00:45:03de la cour de Louis XIV
00:45:05et de la politique
00:45:06sous Louis XIV
00:45:07au XVIIe siècle
00:45:08et en relisant ces fables
00:45:10je les ai trouvées
00:45:10d'une telle actualité
00:45:11que j'ai trouvé
00:45:12qu'elles s'appliquaient
00:45:13parfaitement à la cour d'aujourd'hui
00:45:14c'est du Saint-Simon
00:45:15mais en vert
00:45:16enfin c'est une autre approche
00:45:17mais c'est une lecture
00:45:18mais nous apprenons
00:45:19alors Saint-Simon
00:45:20c'est de l'essayisme politique
00:45:21très concret
00:45:22et avec La Fontaine
00:45:23on a seulement
00:45:24non seulement une approche
00:45:25j'allais dire
00:45:26du pouvoir
00:45:26de la classe politique
00:45:27de la société
00:45:28des mentalités
00:45:28et il se moque
00:45:30bien entendu
00:45:30sans les citer
00:45:31à l'époque
00:45:32évidemment nous sommes
00:45:32sous le règne du roi soleil
00:45:34c'est la monarchie absolue
00:45:36et il se permet
00:45:37des impertinences
00:45:38des étinsolences
00:45:39qui paradoxalement
00:45:40sont toujours valables
00:45:42et correspondent encore
00:45:43à des phénomènes actuels
00:45:44oui absolument
00:45:46alors La Fontaine a dit
00:45:47je fais parler les animaux
00:45:48pour mieux décrire les hommes
00:45:49mais c'est tout à fait ça
00:45:51et on retrouve
00:45:52dans les vers de La Fontaine
00:45:54avec beaucoup d'ironie
00:45:55et beaucoup de subtilité
00:45:56les trois temps forts
00:45:57finalement de la politique
00:45:58que j'ai repris dans mon livre
00:45:59qui sont l'ambition
00:46:01qui est la première étape
00:46:02ensuite vient l'amitié
00:46:03parce que finalement
00:46:05c'est un monde clos
00:46:06la politique
00:46:07et donc
00:46:08est-ce que l'amitié existe
00:46:09et puis le pendant de ça
00:46:10et qui est la troisième étape
00:46:12c'est la trahison
00:46:12alors avant de rentrer
00:46:13dans le vif du sujet
00:46:14et de passer en revue
00:46:15les personnalités
00:46:16que vous avez
00:46:16la fontaine
00:46:17si je puis dire
00:46:19par quel biais
00:46:20vous utilisez
00:46:20la poésie de La Fontaine
00:46:21vous refaites une lettre
00:46:22c'est ça
00:46:23vous faites écrire
00:46:25la personne concernée
00:46:26en fait
00:46:27je me suis inspirée
00:46:29de madame de Sévigné
00:46:30qui a été sa grande amie
00:46:32on reste dans le contexte
00:46:33de l'époque
00:46:33historique
00:46:33on reste dans le contexte
00:46:34de l'époque
00:46:34qui a été sa grande amie
00:46:35et qui a beaucoup écrit
00:46:37sur les politiques
00:46:39de leur époque
00:46:39les gens qu'elle rencontrait
00:46:41et du coup
00:46:42moi j'ai eu envie
00:46:43de raconter à La Fontaine
00:46:44à la manière de madame de Sévigné
00:46:46les politiques d'aujourd'hui
00:46:47elle fait partie
00:46:49avec
00:46:50la marquise de Lafayette
00:46:51et madame de Stal
00:46:52des femmes
00:46:53dont je me souviens
00:46:54Marguerite Cursenard
00:46:55arrivant
00:46:56première femme
00:46:57nommée à l'Académie française
00:46:58elle a dit
00:46:59avant moi
00:46:59on aurait pu venir
00:47:00voilà
00:47:00ces femmes
00:47:00madame de Lafayette
00:47:01madame de Stal
00:47:02madame de Sévigné
00:47:03et bien entendu
00:47:04Georges Sord
00:47:06le fait d'utiliser
00:47:07la poésie
00:47:07ça a toujours calé
00:47:08avec le profil
00:47:09des personnages
00:47:10ou quelquefois
00:47:10vous avez dû adapter
00:47:11un petit peu
00:47:11votre prose
00:47:12alors
00:47:13j'ai pas voulu
00:47:14caler les animaux
00:47:16de La Fontaine
00:47:16sur un personnage politique
00:47:18mais par contre
00:47:19j'ai calé les fables
00:47:20sur les tranches de vie
00:47:22qu'ils m'ont racontées
00:47:23parce que je suis allée
00:47:24les interviewer
00:47:24vous êtes allée les confesser
00:47:25si je le dis
00:47:26je suis allée
00:47:27entre guillemets
00:47:28parce que
00:47:28non c'est vraiment
00:47:28une confession
00:47:29ils se confient
00:47:30ils se confient
00:47:31oui
00:47:31ils ont tous
00:47:32je dois dire
00:47:33joué le jeu
00:47:33ils m'ont raconté
00:47:34des choses
00:47:35de façon très sincère
00:47:37sur les trois sujets
00:47:39du livre
00:47:39et j'ai passé
00:47:41beaucoup de temps
00:47:41avec eux
00:47:42et vraiment
00:47:43ils se sont livrés
00:47:45à travers ces fables
00:47:46on sent bien
00:47:47qu'ils ont compris
00:47:48que vous ne venez pas
00:47:48pour les piéger
00:47:49on est vraiment
00:47:50dans un profil personnel
00:47:51et d'ailleurs
00:47:52ce qui est extraordinaire
00:47:53j'en connais quelques-uns
00:47:54à travers leur
00:47:55soit personnellement
00:47:56soit à travers leur histoire
00:47:57ils vous racontent des choses
00:47:58qu'ils ne disent pas ailleurs
00:47:59et nous découvrons
00:48:00des aspects
00:48:01de leur personnalité
00:48:01qu'on les aime
00:48:02ou qu'on les aime pas
00:48:03un petit peu en attendu
00:48:05vous les humanisez
00:48:06tout à fait
00:48:06à travers ce profil
00:48:08tous se sont confiés facilement
00:48:10ou il y en a qui ont été
00:48:12plus difficiles
00:48:12à questionner
00:48:14est-ce qu'il a fallu
00:48:14les passer à la question
00:48:15non
00:48:16je dois dire
00:48:17qu'ils ont joué le jeu
00:48:18alors sans doute
00:48:19amusés au départ
00:48:20par effectivement
00:48:21ce prisme de la fontaine
00:48:22et puis ensuite
00:48:23ils se sont pris au jeu
00:48:24et ils ont eu envie
00:48:27de me raconter
00:48:27finalement
00:48:28ce qui leur est arrivé
00:48:29dans le cadre
00:48:30de l'exercice
00:48:31de leur pouvoir
00:48:32et ils ont senti
00:48:33qu'en fait
00:48:33effectivement
00:48:34moi je ne voulais pas
00:48:35les piéger
00:48:36c'était pas le but
00:48:37du livre
00:48:37le but c'était
00:48:38de faire un pendant
00:48:39entre la cour de Louis XIV
00:48:41et les politiques d'aujourd'hui
00:48:42et puis de les humaniser
00:48:44quelque part
00:48:45en racontant
00:48:46ce qui leur est arrivé
00:48:48et en calant des fables
00:48:49qui illustrent
00:48:50ce qu'ils me racontaient
00:48:51alors vous l'avez dit
00:48:53dans votre intervention
00:48:54votre premier chapitre
00:48:55c'est sur l'ambition
00:48:56je cite
00:48:57deux démons à leur gré
00:48:58partagent notre vie
00:48:59et de son patrimoine
00:49:01ont chassé la raison
00:49:01je ne vois point du coeur
00:49:03qui ne leur sacrifie
00:49:04si vous me demandez
00:49:05leur état et leur nom
00:49:06j'appelle l'amour
00:49:07et l'autre ambition
00:49:09le berger et le roi
00:49:10livre X
00:49:11pourquoi ce verset là
00:49:13sur l'ambition ?
00:49:14qu'est-ce qu'il raconte
00:49:14en particulier ?
00:49:15écoutez
00:49:15le berger et le roi
00:49:16c'est la fable type
00:49:17de l'ambition
00:49:18un berger qui est tranquille
00:49:20avec ses troupeaux
00:49:21et puis le roi
00:49:22passe par là
00:49:23il trouve qu'il s'occupe
00:49:24bien de ses troupeaux
00:49:25et il lui dit
00:49:25laisse là tes troupeaux
00:49:26et suis-moi
00:49:27je vais te faire
00:49:28le berger des hommes
00:49:29et ce berger devient
00:49:32le conseiller du roi
00:49:34et évidemment
00:49:35toute ambition
00:49:36suscite jalousie
00:49:37et on cabale
00:49:39et on suscite contre lui
00:49:40alors vous dites
00:49:41ça touche une catégorie
00:49:42humaine
00:49:43d'hommes politiques
00:49:44très particuliers
00:49:45vous parlez de ceux
00:49:45d'ailleurs
00:49:46qui peuvent relever
00:49:47de la dynastie
00:49:47les habits
00:49:48le ministre de l'éducation nationale
00:49:49en ce fond de la forme habit
00:49:50Dominati
00:49:51avec Laurent
00:49:53les Pognatovski aussi
00:49:54mais votre premier candidat
00:49:56si je peux m'exprimer ainsi
00:49:57pour cette définition
00:49:58d'ambition
00:49:59c'est François Hollande
00:50:00au début
00:50:01je ne connaissais personne
00:50:02et oui
00:50:02au début
00:50:03il ne connaissait personne
00:50:04mais comme Manuel Valls
00:50:05comme Eric Woerth
00:50:07comme Dupont-Aignan
00:50:08comme beaucoup
00:50:09au début
00:50:09ils ne connaissent personne
00:50:10et en fait
00:50:12au fur et à mesure
00:50:13des interviews
00:50:14que j'ai fait
00:50:14des entretiens
00:50:15que j'ai eu avec eux
00:50:16je me suis rendu compte
00:50:16que c'est des gens
00:50:17qui sont quand même
00:50:19motivés par la politique
00:50:21depuis leur plus jeune âge
00:50:22ils ne sont pas rentrés
00:50:22parce qu'il y avait de la lumière
00:50:23ils sont rentrés
00:50:24parce qu'ils ont ça
00:50:25dans le sang
00:50:26depuis très longtemps
00:50:27très jeune
00:50:29Dupont-Aignan
00:50:30ça l'a pris il y a 12 ans
00:50:31François de Rugy
00:50:32il a vu à 5 ans
00:50:34sa plage
00:50:35souillée par une marée noire
00:50:36les oiseaux englués
00:50:37ça l'a marqué à vie
00:50:39il a devenu
00:50:39ça a été l'essence même
00:50:41de son combat politique
00:50:42sauver la nature
00:50:44contre la main destructrice
00:50:45de l'homme
00:50:45voilà
00:50:46c'est des gens
00:50:47qui au départ
00:50:47ne connaissent personne
00:50:49et qui
00:50:49à force d'échecs aussi
00:50:52la victoire ne vient pas tout de suite
00:50:54arrivent
00:50:54certains au plus au sommet de l'état
00:50:56il en est même
00:50:56dont on sait que
00:50:57dès leur plus jeune âge
00:50:58quelqu'un de la famille
00:50:59une grand-mère
00:51:00ou une tante
00:51:00a dit tu seras président
00:51:02Valéry Giscard d'Estaing
00:51:03savait qu'il avait
00:51:04une destinée présidentielle
00:51:05d'autres aussi
00:51:06François Mitterrand peut-être
00:51:08et là en tout cas
00:51:09avec Emmanuel Macron
00:51:09on sait que Manette
00:51:10la grand-mère
00:51:11lui a toujours dit
00:51:11qu'il serait quelqu'un
00:51:12de très important
00:51:13et finalement
00:51:14est-ce que l'on accomplit
00:51:15son destin politique
00:51:16parce qu'on vous y a poussé
00:51:17ou alors il peut y avoir
00:51:18le chromosome intérieur
00:51:20depuis le début
00:51:21on les voit bien
00:51:22il y a des gens
00:51:23qui vous poussent
00:51:23à y aller
00:51:24et puis il y a aussi
00:51:25quelquefois
00:51:25on nous sort un petit peu
00:51:26du sujet
00:51:27mais ça pourrait venir
00:51:28en fin de carrière
00:51:29je pense à Jean-Michel Aulas
00:51:30j'avais pas du tout vrai
00:51:31et puis à 70 ans
00:51:32je décide
00:51:33je vais me lancer en politique
00:51:34parce que finalement
00:51:35la France
00:51:35ou le pays
00:51:36a besoin de mes compétences
00:51:37mais vous savez
00:51:38c'est le cas aussi
00:51:39de Gilbert Collard
00:51:41Collard
00:51:42avocat
00:51:43avocat
00:51:43qui est cité
00:51:45dans mon livre
00:51:45qui pouvait très bien
00:51:46rester avocat
00:51:47mais tiens
00:51:47à un moment donné
00:51:48se dit
00:51:48ça suffit pas
00:51:50si je veux faire quelque chose
00:51:51et c'est sans doute
00:51:52que là c'est pareil
00:51:54si je veux agir
00:51:55il faut que je passe
00:51:56un cap
00:51:57et le cap
00:51:57c'est la politique
00:51:58alors
00:51:59vous les reconnaissez
00:52:00vous qui les reconnaissez
00:52:01dans les fables
00:52:02de La Fontaine
00:52:04chacun
00:52:05a une approche particulière
00:52:06de La Fontaine
00:52:07certains ça peut être
00:52:08soit d'une façon
00:52:09un peu moqueuse
00:52:09un peu prémonitoire
00:52:11c'est une petite leçon
00:52:13de morale
00:52:13que vous leur appliquez
00:52:14à chaque fois
00:52:14dans les femmes
00:52:15il y a toujours
00:52:16une petite morale
00:52:16à la fin
00:52:18mais en fait
00:52:19ils sont comme
00:52:19tous les français
00:52:20ils adorent La Fontaine
00:52:21pour l'ironie
00:52:22de La Fontaine
00:52:23pour la vérité
00:52:24de La Fontaine
00:52:25et pour la façon
00:52:26incroyable
00:52:26dont ils décrit
00:52:27les choses
00:52:28tous m'ont dit
00:52:29la politique
00:52:30c'est la vie
00:52:30et La Fontaine
00:52:31c'est la vie
00:52:32c'est peut-être
00:52:33l'auteur le plus universel
00:52:34d'abord qui berce
00:52:35depuis notre jeune enfance
00:52:36qui reste
00:52:37et qui restera toujours
00:52:38d'actualité
00:52:39je reçois Geneviève Salsa
00:52:41auteur de La Valse du Pouvoir
00:52:42lettre à Jean La Fontaine
00:52:44en passant
00:52:44en revue
00:52:45j'allais dire
00:52:46pas tout le personnel politique
00:52:48mais une grande partie
00:52:49en tout cas
00:52:49de gens qui ont des personnalités
00:52:51spécifiques
00:52:51et vous avez ce décryptage
00:52:53de leur esprit politique
00:52:55de leur âme
00:52:55à travers les poésies
00:52:56de La Fontaine
00:52:57c'est un ouvrage
00:52:58c'est succulent
00:52:59c'est vraiment une friandise
00:53:00et dans le débat actuel
00:53:01c'est un bonheur
00:53:02c'est un bonheur
00:53:02de vous dire
00:53:03vous nous appelez
00:53:03au 0826-300-300
00:53:05je ne sais pas
00:53:06si vous-même
00:53:07vous avez une approche
00:53:08La Fontaineienne
00:53:09de l'avis politique
00:53:09ou si vous avez envie
00:53:10d'en discuter
00:53:11en tout cas
00:53:11Geneviève Salsa
00:53:12répondra à votre question
00:53:13si vous avez envie
00:53:14de donner un avis
00:53:14vous pouvez même aller
00:53:15sur le dérain politique actuel
00:53:17Geneviève Salsa
00:53:18a suffisamment d'expérience
00:53:19et de relations
00:53:19dans le monde politique
00:53:20pour décrypter hors sujet
00:53:22puisque l'actualité
00:53:23est très riche
00:53:23pour décrypter
00:53:24l'actualité d'aujourd'hui
00:53:260826-300-300
00:53:27et l'excellente
00:53:28Emmanuel Galasso
00:53:29attend votre appel
00:53:30à tous
00:53:31Midi 14h
00:53:32Sud Radio
00:53:33La France dans tous ses états
00:53:35Péricault Légas
00:53:37Vous êtes bien
00:53:38sur Sud Radio
00:53:39et vous y êtes
00:53:40dit-on mieux
00:53:40aujourd'hui que je reçois
00:53:41Geneviève Salsa
00:53:42auteur de La Vals
00:53:43et du Pouvoir
00:53:45est-ce que c'est un essai
00:53:46est-ce que c'est un traité
00:53:47est-ce que c'est presque
00:53:48un document politique
00:53:49voire historique
00:53:50quand on le lira
00:53:50dans 100 ans
00:53:51on dira
00:53:52mais c'est extraordinaire
00:53:52ce personnel politique
00:53:54de l'époque
00:53:54et Geneviève Salsa
00:53:56passe au crible
00:53:57de la poésie
00:53:58de La Fontaine
00:53:59différentes personnalités
00:54:01haut placées
00:54:01dans la politique française
00:54:02on évoquait
00:54:03là on est toujours
00:54:04sur le chapitre de l'ambition
00:54:06Françoise Salsa
00:54:07on parlait de François Hollande
00:54:08Manuel Valls
00:54:09sacré personnage
00:54:10il est un peu
00:54:11la fontaine
00:54:11également
00:54:12oui alors
00:54:13Manuel Valls
00:54:14au chapitre de l'ambition
00:54:15ce qui est extraordinaire
00:54:16je cite ta phrase
00:54:17d'introduction
00:54:17vous êtes passionné
00:54:18happé
00:54:18vous commencez à avoir
00:54:19des responsabilités
00:54:20la politique vous prend
00:54:21ça c'est lui qui le dit
00:54:23c'est ça
00:54:23mais lui
00:54:24lui vraiment
00:54:25il est l'incarnation
00:54:26de la politique
00:54:26c'est la vie
00:54:27que tous m'ont dit
00:54:28mais Manuel Valls
00:54:29il a une histoire
00:54:30extraordinaire
00:54:31parce qu'il n'est pas français
00:54:32au départ
00:54:33il est catalan
00:54:33il est catalan
00:54:34donc espagnol
00:54:35mais lui il se dit catalan
00:54:36il arrive en France
00:54:40et son entrée en politique
00:54:42c'est une lettre
00:54:43une lettre timide
00:54:44il toque à la porte
00:54:45du parti socialiste
00:54:46timidement
00:54:47en envoyant une lettre
00:54:48au parti socialiste
00:54:49en disant
00:54:49est-ce que j'ai le droit
00:54:50d'adhérer à un parti politique
00:54:52français
00:54:52alors que je ne suis pas français
00:54:54démarche épistolaire
00:54:55je fais le remarquer juste
00:54:56c'est une lettre
00:54:57on est déjà dans les lettres
00:54:58et il reçoit une réponse
00:55:01magnifique sur
00:55:02l'antifranquisme
00:55:04etc
00:55:04non pas du parti national
00:55:08mais de la section parisienne
00:55:09de quelqu'un qui fera son chemin
00:55:10depuis
00:55:11de Bertrand Delanoé
00:55:13qui deviendra maire de Paris
00:55:14maire de Paris
00:55:15qui est son parrain en politique
00:55:16et qui est son parrain en politique
00:55:17et qui le fait rentrer
00:55:17au parti socialiste
00:55:18et ensuite on connaît
00:55:19la carrière
00:55:21inattendue
00:55:21alors socialiste
00:55:23très républicain
00:55:24patriote
00:55:24sur les laïcités
00:55:25et puis devient
00:55:27premier ministre
00:55:27alors qu'il est dernier
00:55:28à la primaire de la gauche
00:55:30on reprochera à Hollande
00:55:31d'ailleurs si on fait une primaire
00:55:32c'est quand même pour faire un choix
00:55:33dans le personnel politique
00:55:34et tu mets à Matignon
00:55:35celui dont le peuple de gauche
00:55:37n'avait pas voulu
00:55:38et puis ensuite l'épisode
00:55:39je quitte la France
00:55:40parce que je ne suis pas aimé
00:55:42il va en Catalogne
00:55:43il dérape quand même à Barcelone
00:55:45même s'il fait un groupe municipal
00:55:47il fait élire
00:55:48contre toutes les pratiques
00:55:49de la démocratie espagnole
00:55:50où le premier groupe est élu
00:55:51c'est lui
00:55:52en faisant le jeu des alliances
00:55:53quand on est aujourd'hui
00:55:54qui fait élire
00:55:55madame Collao
00:55:55maire de Barcelone
00:55:57et puis il revient en France
00:55:58il essaie de se réacoquiner
00:56:01avec la vie politique française
00:56:02des liens avec la Macronie
00:56:04et ça ne marche pas
00:56:05c'est quand même une déception
00:56:07alors il l'explique très bien
00:56:08dans le livre
00:56:09moi je lui ai posé la question
00:56:10mais pourquoi Barcelone
00:56:12alors qu'il savait
00:56:13que ce n'était pas possible
00:56:15il parle catalan
00:56:16il parle catalan
00:56:17mais il a très vite compris
00:56:18qu'il ne gagnerait pas
00:56:21mais voilà
00:56:21et il m'a dit une phrase
00:56:23extraordinaire
00:56:23il m'a dit
00:56:23mais quand vous êtes
00:56:24un homme politique
00:56:24de premier plan
00:56:26soit vous allez chez le psy
00:56:27et le lendemain
00:56:28tout le monde est au courant
00:56:29de tout ce que vous avez dit
00:56:32soit vous essayez
00:56:33de vous réinventer ailleurs
00:56:34et c'est ce qu'il a essayé
00:56:35de faire à Barcelone
00:56:36on lui a reproché
00:56:38de venir comme le missionnaire
00:56:40de la belle et grande démocratie française
00:56:42apprendre à ces sauvages
00:56:44de catalans
00:56:45les valeurs de la démocratie française
00:56:47et d'ailleurs il y a une scène qui choc
00:56:48il y a le président de la généralitat
00:56:49qui vient me saluer
00:56:50au conseil municipal de Barcelone
00:56:52qui est élu
00:56:53qui est un nationaliste indépendantiste
00:56:55et Emmanuel Valls refuse
00:56:56devant la caméra
00:56:56de lui serrer la main
00:56:58on avait trouvé
00:56:58que ce n'était pas très républicain
00:57:00oui alors sa démarche
00:57:02ce n'était pas celle-là
00:57:03ce n'était pas
00:57:03je viens apporter
00:57:04la démocratie française
00:57:05non c'était plus
00:57:07parce que c'est
00:57:08c'est une bête politique
00:57:09Emmanuel Valls
00:57:10et il a des vraies convictions
00:57:12donc il fallait
00:57:13qu'il ne pouvait plus
00:57:14les porter ici
00:57:15il fallait qu'il les porte ailleurs
00:57:16dans son pays d'origine
00:57:18et bon ça n'a pas marché
00:57:19mais c'était une démarche
00:57:21au départ viscérale
00:57:22et sincère
00:57:23qu'en pense la fontaine ?
00:57:24c'est un guerrier ?
00:57:25c'est un courageux ?
00:57:27c'est un...
00:57:28je pense que la fontaine
00:57:30alors il y a plusieurs facettes
00:57:31chez Emmanuel Valls
00:57:32il y a le courageux
00:57:34mais il y a aussi le traître
00:57:35parce que Emmanuel Valls
00:57:36a endossé d'ailleurs courageusement
00:57:38le costume du traître
00:57:39quand il a refusé
00:57:40de suivre Benoît Hamon
00:57:41il a dit
00:57:42je ne peux pas
00:57:42c'est trop loin
00:57:43de mes convictions
00:57:44mais il n'a fait finalement
00:57:46que faire
00:57:47ce que beaucoup de français
00:57:48ont fait
00:57:48en votant Emmanuel Macron
00:57:50et lui en se ralliant
00:57:51à Emmanuel Macron
00:57:52mais il fallait
00:57:54quand même
00:57:55quand vous êtes
00:57:55un homme politique
00:57:56de premier plan
00:57:57endosser le costume de traître
00:57:58y compris dans votre parti
00:58:00c'est pas facile
00:58:01il faut le faire
00:58:01avec élégance en plus
00:58:03donc il est fabuleux
00:58:04au sens littéral du terme
00:58:07Edith
00:58:07alors on continue
00:58:08on reste à la gauche
00:58:09Edith Cresson
00:58:10dit à ton père
00:58:11que François Morland est là
00:58:13qui est François Morland ?
00:58:15alors François Morland
00:58:15c'était le nom
00:58:16de résistance
00:58:18de Mitterrand
00:58:19vous savez pourquoi
00:58:20il portait les noms
00:58:21des stations de métro
00:58:23de Paris
00:58:23le colonel Passy
00:58:24alors on se dit
00:58:25mais Morland
00:58:25si c'est une station
00:58:26qui n'existe plus
00:58:27qui est entre Bastille
00:58:28et Quai de la Rappée
00:58:29d'ailleurs si on regarde
00:58:30à travers la ville du métro
00:58:31on voit les restes
00:58:32de la station Morland
00:58:32qui est à côté
00:58:33du boulevard Morland
00:58:34et donc
00:58:35Edith Cresson
00:58:36alors Edith Cresson
00:58:39voit arriver pas chez elle
00:58:40chez son ami
00:58:41qui deviendra
00:58:42la secrétaire
00:58:43de François Mitterrand
00:58:44toute sa vie
00:58:46mais Edith Cresson
00:58:47elle rencontre
00:58:48la politique
00:58:49jeune
00:58:50petite
00:58:50petite fille
00:58:51de façon violente
00:58:52c'est la guerre
00:58:52et ses conversations
00:58:54avec ses amis
00:58:55c'était
00:58:55est-ce que tu crois
00:58:56que sous la torture
00:58:57on peut ne pas parler
00:58:59c'est quand même
00:59:00une époque incroyable
00:59:01quoi
00:59:01et peut-être
00:59:03que ça lui a donné
00:59:04ensuite
00:59:05le courage
00:59:05d'affronter
00:59:06tous les coups
00:59:09violents
00:59:10de la politique
00:59:10qu'elle a subi
00:59:11il y aura toujours
00:59:12une ambiguïté
00:59:12sur la date d'engagement
00:59:14de François Mitterrand
00:59:15dans la résistance
00:59:16il n'est pas résistant
00:59:17en 40 et 41
00:59:18il est à partir
00:59:19de 43-44
00:59:20quand il sent
00:59:20que ça va
00:59:21que ça va tourner
00:59:22je me souviens
00:59:23d'une accusation
00:59:24de Jacques Toubon
00:59:25en pleine assemblée nationale
00:59:26disant
00:59:27mettant en cause
00:59:29les véritables
00:59:30qualités de résistance
00:59:31de François Mitterrand
00:59:31qui est alors
00:59:32président de la république
00:59:32et Pierre de Ménouville
00:59:34député
00:59:35fait demi-tour
00:59:36dans sa voiture
00:59:36revient à l'assemblée
00:59:37prend le micro
00:59:38et dit
00:59:39je ne peux pas laisser dire ça
00:59:40il était des nôtres
00:59:41voilà
00:59:42c'était un bel épisode
00:59:43de l'histoire de France
00:59:45on va aborder
00:59:45on va passer
00:59:46de l'autre côté
00:59:46de l'échiquier
00:59:48quelqu'un
00:59:48que nous apprécions beaucoup
00:59:49parce qu'il est seul
00:59:50dans son courage
00:59:51Nicolas Dupont-Aignan
00:59:52c'était plus fort que moi
00:59:53je pensais qu'à ça
00:59:54bon courageux ce gars
00:59:56quand même
00:59:56alors courageux
00:59:58oui courageux
00:59:59et pareil
00:59:59avec une honnêteté
01:00:00quand même
01:00:01il défend ses convictions
01:00:02insoupçonnable
01:00:03voilà
01:00:04il défend ses convictions
01:00:05mordicus
01:00:05et lui
01:00:07c'est pareil
01:00:07alors il ne connaissait personne
01:00:09mais à 12 ans
01:00:11il prenait son vélo
01:00:12il passait devant
01:00:12l'assemblée nationale
01:00:13il repassait en disant
01:00:14mais comment je peux
01:00:15un jour y rentrer
01:00:16et un jour
01:00:17il est invité
01:00:18par un député
01:00:20à déjeuner
01:00:20dans le sein du sein
01:00:21à l'assemblée nationale
01:00:22qui lui donne un conseil
01:00:24qu'il n'oubliera jamais
01:00:25qui lui dit
01:00:26monsieur ne revenez
01:00:28que quand vous aurez un métier
01:00:29sinon vous serez
01:00:31happé
01:00:31donc il lui dit clairement
01:00:33et Nicolas Dupont-Aignan rappelle
01:00:35pas de politicien professionnel
01:00:36on a d'abord un statut social
01:00:38avec la réalité
01:00:39de ce qui se passe dans ce pays
01:00:40et en vertu
01:00:41de ce qu'on a acquis
01:00:42par ce statut social
01:00:44par cette expérience professionnelle
01:00:45cette responsabilité
01:00:46on peut prétendre
01:00:47être le représentant
01:00:48de la nation
01:00:49et député de la nation
01:00:50c'est une très belle leçon
01:00:51de Nicolas Dupont-Aignan
01:00:54qui aimait beaucoup
01:00:54Marie-France Garrault
01:00:55voilà
01:00:56et qui me dit
01:00:58quelquefois
01:00:59quand même
01:01:00le thème de la souveraineté
01:01:01de la république
01:01:02de la laïcité
01:01:02à un moment donné
01:01:03c'est-à-dire
01:01:03les fondements du gaullisme
01:01:04j'étais tout seul
01:01:06avec mes petits pourcentages
01:01:07à apporter
01:01:07dans ma circonscription
01:01:09de l'Essonne
01:01:09dans ma ville d'Hier
01:01:10on me montrait du doigt
01:01:11on se moquait de moi
01:01:12aujourd'hui tout le monde
01:01:13s'en est emparé
01:01:14moi je reste sur le carreau
01:01:15et je lui dis tout simplement
01:01:17nul n'est prophétant son royaume
01:01:18exactement
01:01:20et on est bien là
01:01:21alors un autre personnage truculent
01:01:22lui aussi
01:01:23il ne fait pas partie des gens
01:01:24qui ont commencé dans la politique
01:01:25qui veulent venir
01:01:26vous l'avez cité
01:01:27Gilbert Collard
01:01:27avocat
01:01:28ténor du barreau
01:01:29je veux bien courtiser la politique
01:01:31mais je ne veux pas coucher avec elle
01:01:33c'est admirable
01:01:33oui
01:01:34c'est une phrase magnifique
01:01:35il m'a dit au cours d'un entretien
01:01:37Gilbert Collard
01:01:38c'est un tribun
01:01:39il est tribun
01:01:40dans l'hémicycle
01:01:42de l'Assemblée Nationale
01:01:43il est tribun
01:01:44dans les juridictions
01:01:45où il plaide
01:01:46libre penseur
01:01:46et c'est un libre penseur
01:01:48et il dit ce qu'il pense
01:01:50parce que justement
01:01:50lui il a eu un métier
01:01:52il a eu une carrière
01:01:53et il dit totalement
01:01:55ce qu'il pense
01:01:56mais comme Robert Ménard
01:01:57mais ce sont des gens
01:01:58qui ont des métiers
01:01:59en dehors de la politique
01:02:00alors vous citez pour lui
01:02:01depuis qu'il est des lois
01:02:03l'homme pour ses péchés
01:02:04se condamne à plaider
01:02:05la moitié de sa vie
01:02:06la moitié
01:02:07les trois quarts
01:02:08et bien souvent le tout
01:02:09le conciliateur cru
01:02:11qu'il viendrait à bout
01:02:12de guérir cette vol
01:02:13et détestable envie
01:02:14passage de La Fontaine
01:02:16absolument
01:02:16ça lui va comme un gant
01:02:17ça lui va comme un gant
01:02:19je suis avec Geneviève Salsa
01:02:22la valse du pouvoir
01:02:23lettre à Jean La Fontaine
01:02:24aux éditions
01:02:24aux excellentes
01:02:25l'observatoire
01:02:27appelez-nous
01:02:28au 0826 300 300
01:02:29je suis sûr que vous aussi
01:02:30vous avez
01:02:31sans avoir des anecdotes
01:02:32avec les hommes politiques
01:02:33mais une vision d'eux
01:02:34une interprétation
01:02:35vous pourriez avoir
01:02:36des personnalités
01:02:36qui sont soit vos maires
01:02:37soit vos députés
01:02:38soit des ministres
01:02:39et puis on en discutera
01:02:40et vous pouvez même
01:02:42aller sur le terrain politique
01:02:43vous avez une idée
01:02:45à transmettre
01:02:45ou une colère
01:02:46ou une émotion
01:02:47et je sais que
01:02:48l'expérience politique
01:02:49de Geneviève Salsa
01:02:50lui permettra
01:02:51de décrypter
01:02:51vos interrogations
01:02:52de vous rassurer
01:02:54ou de vous inquiéter
01:02:55à tout de suite
01:02:55sur Sud Radio
01:02:57midi 14h
01:02:58Sud Radio
01:02:59la France dans tous ses états
01:03:02Péricolegas
01:03:02nous sommes le mardi 17 mars
01:03:04il est 13h30
01:03:05sur Sud Radio
01:03:06et je reçois
01:03:07quelqu'un de très important
01:03:08dans le paysage politique français
01:03:09parce qu'elle nous fait
01:03:10réaimer la classe politique
01:03:12à travers la prose
01:03:14et les vers
01:03:15de Jean de La Fontaine
01:03:16la valse du pouvoir
01:03:18édité aux éditions
01:03:19observatoires
01:03:19Geneviève Salsa
01:03:20passe en revue
01:03:21la presse totalite
01:03:22enfin les cas
01:03:23les plus symptomatiques
01:03:25de notre personnel politique
01:03:27des anciens présidents
01:03:28des ministres
01:03:29des députés
01:03:29et nous avons
01:03:30ce décryptage littéraire
01:03:32et poétique
01:03:33de ce peuple politique
01:03:35dont on n'a pas forcément
01:03:36actuellement
01:03:36une très bonne image
01:03:38on a traité
01:03:39pendant cette première
01:03:40demi-heure
01:03:40de l'ambition
01:03:41qui est l'un des trois éléments
01:03:42de la construction
01:03:43des trois principaux chapitres
01:03:45la première partie
01:03:45la deuxième partie
01:03:46après l'ambition
01:03:47il y a l'amitié
01:03:48quand même
01:03:48et là vous citez Socrate
01:03:50chacun se dit ami
01:03:52mais fou qui s'y repose
01:03:53rien n'est plus commun
01:03:55que ce nom
01:03:55rien n'est plus rare
01:03:56que la chose
01:03:57la vraie amitié
01:03:58ça existe en politique
01:03:59ben écoutez
01:04:00c'est justement
01:04:01la question
01:04:01que je suis allée leur poser
01:04:02parce que
01:04:03a priori
01:04:03on pourrait imaginer
01:04:04que l'amitié est possible
01:04:06vous êtes député
01:04:07vous avez votre circonscription
01:04:09le député
01:04:10qui siège à côté de vous
01:04:10il peut être
01:04:11d'une circonscription
01:04:12totalement ailleurs
01:04:12vous êtes sénateur
01:04:13vous avez votre département
01:04:14les autres sénateurs
01:04:16ne sont pas du tout
01:04:16en compétition avec vous
01:04:17donc l'amitié
01:04:18pourrait s'entendre
01:04:19mais la limite
01:04:21de l'amitié
01:04:21c'est la conquête du pouvoir
01:04:23à partir du moment
01:04:24où vous vous retrouvez
01:04:26deux pour un même poste
01:04:28l'amitié a des limites
01:04:30alors
01:04:30je vous interromps
01:04:32désolé
01:04:32je vous fais une incise
01:04:33pour vous suggérer
01:04:34une méchante idée
01:04:36La Fontaine
01:04:37se serait régalée
01:04:37de se trouver
01:04:38entre Jacques Chirac
01:04:40et Edouard Balladur
01:04:41les amis de 30 ans
01:04:41qui avaient promis
01:04:42qu'il ne se présenterait pas
01:04:43à la présidentielle
01:04:44là on a un cas de figure
01:04:45d'amitié nocive
01:04:46alors c'est
01:04:47c'est l'exemple majeur
01:04:48c'est qu'à un moment donné
01:04:50le numéro 2
01:04:51a envie de devenir
01:04:52numéro 1
01:04:53et le numéro 1
01:04:54n'entend pas laisser sa place
01:04:56et donc
01:04:56l'amitié
01:04:57a des limites
01:04:58mais certains
01:04:59justement
01:05:00dans ce cas là
01:05:00se demandent même
01:05:02s'il y avait amitié
01:05:03alors
01:05:04il y a peut-être
01:05:04une dévotion
01:05:05et en tout cas
01:05:06au début
01:05:07de loyauté
01:05:07de même qu'avec
01:05:08Sarkozy
01:05:09et Chirac
01:05:09c'était sa créature
01:05:11c'était son petit protégé
01:05:13gigantesque trahison
01:05:14que Bernadette Chirac
01:05:14ne pardonnera jamais
01:05:16Edouard Balladur
01:05:17je me souviens
01:05:18de l'époque
01:05:19décembre
01:05:20décembre 1994
01:05:22les sondages
01:05:23sont tellement
01:05:25virulents
01:05:25qu'on se demande
01:05:26s'il va vraiment
01:05:27besoin de voter
01:05:28parce que
01:05:28Edouard Balladur
01:05:30est déjà élu
01:05:30au premier tour
01:05:31en décembre 1994
01:05:33je sais qu'Alain Juppé
01:05:35suggère
01:05:35à Jacques Chirac
01:05:37qu'est-ce qu'il serait
01:05:37peut-être pas temps
01:05:38de se retirer
01:05:39et c'est Jean-Louis Debré
01:05:40le fidèle qui dit
01:05:41jamais on sortira
01:05:42et d'ailleurs
01:05:42on a l'échange
01:05:43entre Jacques Chirac
01:05:44et Arlène Chabot
01:05:45quand il lui dit
01:05:46vous êtes sérieuse
01:05:48et la remontada
01:05:50et il gagne
01:05:51pourquoi les français
01:05:52apprécient un peu
01:05:53donc personnage
01:05:54de La Fontaine
01:05:54là aussi
01:05:56magnifique personnage
01:05:57qui va au bout
01:05:58de son ambition
01:05:59et qui balaye tout
01:06:00sur son passage
01:06:02il faut quand même
01:06:03savoir à l'époque
01:06:04que Balladur
01:06:05avait l'intégralité
01:06:06des parlementaires
01:06:06derrière lui
01:06:07et Jacques Chirac
01:06:08était à 3%
01:06:09donc Nicolas Sarkozy
01:06:11il s'est dit
01:06:12à un moment donné
01:06:14je suis Balladur
01:06:15et puis quand on vous
01:06:16propose le poste
01:06:16de premier ministre
01:06:18vous pouvez difficilement
01:06:19refuser
01:06:19c'est clair
01:06:20et pourtant
01:06:21ça doit être très tentant
01:06:23quand même
01:06:23vous qui avez côtoyé
01:06:24cette classe politique
01:06:25ce poste rend fou
01:06:26quand même
01:06:27alors écoutez
01:06:28moi j'ai un contre-exemple
01:06:29j'ai un contre-exemple
01:06:31c'est Edith Cresson
01:06:33Edith Cresson
01:06:34qui a été
01:06:35ministre de l'agriculture
01:06:36et qui en a bavé
01:06:37qui a pris des pommes
01:06:37qui a pris des pommes
01:06:39sur la figure
01:06:39on va dire ça comme ça
01:06:41excusez-moi
01:06:42grande femme politique
01:06:42je pense
01:06:43qui a été tellement décriée
01:06:44oui
01:06:45il faut quand même
01:06:46se souvenir
01:06:46que
01:06:47et ça elle me l'a raconté
01:06:48elle arrive un jour
01:06:49à un congrès
01:06:50FNSEA
01:06:51il y a des grandes banderoles
01:06:52qui m'ont été inscrits
01:06:54et dit
01:06:55on t'espère
01:06:55meilleur au lit
01:06:56qu'au ministère
01:06:57ce à quoi elle répond
01:06:59comme j'ai affaire
01:07:00à des ports
01:07:00je vais m'occuper de vous
01:07:01je suis au bon ministère
01:07:03je suis donc au bon ministère
01:07:05vous voyez le climat
01:07:06et les coûts
01:07:07qu'elle a reçus
01:07:09ensuite
01:07:10Mitterrand l'a exfiltré
01:07:11pour être
01:07:11ministre du commerce extérieur
01:07:12et puis après
01:07:13elle est partie
01:07:14créer sa boîte
01:07:15où elle travaillait
01:07:16dans les pays de l'Est
01:07:17et puis Mitterrand
01:07:18la rappelle
01:07:18en lui disant
01:07:19je veux que vous soyez
01:07:20ma première ministre
01:07:21et au départ
01:07:22elle refuse
01:07:22elle dit
01:07:23il n'en est pas question
01:07:24je suis partie sur autre chose
01:07:26et il lui dit
01:07:27oui mais je veux
01:07:28qu'avant la fin de mon mandat
01:07:30avoir une femme
01:07:30premier ministre
01:07:31ce à quoi elle répond
01:07:32vous auriez pu y penser plus tôt
01:07:33oui
01:07:33bon mais cela étant
01:07:35on refuse pas
01:07:36un poste de premier ministre
01:07:37lui il est dans le symbolisme
01:07:38il veut marquer
01:07:39il veut laisser sa trace
01:07:40dans l'histoire
01:07:41en étant le président
01:07:41de la république française
01:07:42qui nommera la première
01:07:43femme premier ministre
01:07:44elle le fait avec conviction
01:07:46et je crois savoir
01:07:47on ne pourra jamais le vérifier
01:07:48qu'elle ne démissionne pas facilement
01:07:51et elle lui dit
01:07:52mais vous savez
01:07:53que le président de la république
01:07:53et ce qui est vrai
01:07:54dans la constitution
01:07:55de la cinquième république
01:07:56n'a pas le pouvoir
01:07:58de défaire le premier ministre
01:07:59il n'y a que l'Assemblée nationale
01:08:00qui peut le défaire
01:08:01soit par un vote de défiance
01:08:02ou de mention de censure
01:08:03c'est pour ça que ça dure
01:08:04à mettre trois jours
01:08:05et que Bérégovoy poirotte
01:08:06avec ses chaussettes rouges
01:08:08dans l'antichambre
01:08:08avant d'être nommée à Matignon
01:08:09femme de caractère
01:08:11femme de conviction
01:08:11femme de caractère
01:08:12et puis
01:08:13la relation entre Bérégovoy
01:08:15et Edith Cresson
01:08:16c'est la fable
01:08:18la grenouille
01:08:18qui veut se faire
01:08:19plus grosse que le bœuf
01:08:20c'est-à-dire que Bérégovoy
01:08:21voit chez Edith Cresson
01:08:23une ambition démesurée
01:08:24au point de la faire éclater
01:08:26alors qu'elle
01:08:27elle ne voulait pas du poste
01:08:28donc deux grenouilles
01:08:29finalement il n'y aura point
01:08:30puisque vous connaissez
01:08:31si bien ce personnel politique
01:08:34une petite incise
01:08:35est-ce qu'Abelle Farnou
01:08:36était vraiment
01:08:36l'éminence grise
01:08:37et le père Joseph
01:08:39de Edith Cresson
01:08:41je n'ai pas eu
01:08:42je sais vrai
01:08:44mais je n'ai pas eu
01:08:45cette confidence
01:08:46elle, elle dit
01:08:47que c'était un très bon conseiller
01:08:48et qu'elle prenait
01:08:49quand même les décisions
01:08:50en conscience
01:08:50qu'elle n'avait pas besoin de lui
01:08:51et qu'elle n'était pas sous influence
01:08:53je ne pense pas
01:08:53que ce soit une femme
01:08:54qui a été sous influence
01:08:55elle avait quand même
01:08:56beaucoup de caractère
01:08:57bien sûr
01:08:57donc c'était peut-être
01:08:58ta façon de la déligrer
01:09:00que de dire finalement
01:09:01voilà
01:09:01c'est Abelle Farnou
01:09:02qui décide de tout pour elle
01:09:03elle a reçu des coups
01:09:05la politique peut-être violente
01:09:06mais elle, elle a payé cher
01:09:08quand même
01:09:09républicaine absolue
01:09:10oui
01:09:10et aujourd'hui
01:09:12bon évidemment
01:09:12elle dit
01:09:13on a fait beaucoup d'erreurs
01:09:14notamment sur l'Europe
01:09:15on a eu des illusions
01:09:16qui aujourd'hui sont perdues
01:09:18et on le paiera très cher
01:09:20apparaît dans l'amitié
01:09:21un personnage
01:09:22alors
01:09:23Robert Ménard
01:09:24là aussi
01:09:25oui
01:09:25Robert Ménard
01:09:26alors Robert Ménard
01:09:28c'est un homme politique
01:09:29qui est presque rentré
01:09:31par effraction
01:09:33et qui s'est décidé
01:09:34en 5 minutes
01:09:36à un feu rouge
01:09:37il est à Béziers
01:09:38oui
01:09:38arrêté sur la place
01:09:40à un feu rouge
01:09:40dont il est maire aujourd'hui
01:09:41réélu triomphalement
01:09:42dont il est maire réélu triomphalement
01:09:44et il se désole
01:09:45de voir sa ville
01:09:47dans cet état là
01:09:48et sa femme s'énerve
01:09:49à ses côtés
01:09:49en lui disant
01:09:50écoute c'est simple
01:09:51ou tu arrêtes de te plaindre
01:09:51ou tu te présentes
01:09:52le feu est passé au vert
01:09:53il a dit je me présente
01:09:54d'accord
01:09:54il a franchi le rubicon
01:09:56il a franchi le rubicon
01:09:57sur une exaspération
01:09:57qu'il manifestait
01:09:59rappelons qu'il était
01:10:00un médecin
01:10:00médecin sans frontières
01:10:01dans l'humanitaire
01:10:05classé droite
01:10:05à extrême droite
01:10:06puisqu'il considère
01:10:07qu'il faut remplacer
01:10:08un petit peu
01:10:08ce personnel politique
01:10:09et qu'effectivement
01:10:10le rassemblement
01:10:10le Front National
01:10:11à l'époque
01:10:12et Marine Le Pen
01:10:13ne disent pas
01:10:13que des bêtises
01:10:14et qu'il faut savoir
01:10:15les écouter
01:10:15aujourd'hui
01:10:16il a pris des distances
01:10:17et il reste un homme
01:10:18un homme solitaire
01:10:19son amitié lui
01:10:20il est...
01:10:21alors sur l'amitié
01:10:22moi je l'ai questionné
01:10:23en fait l'amitié en politique
01:10:24il me dit
01:10:24que lui il est rentré
01:10:25trop tard en politique
01:10:27il n'a pas fait
01:10:28des campagnes électorales
01:10:30il n'a pas conquis
01:10:31un pouvoir
01:10:32comme certains
01:10:33ont pu accompagner
01:10:34des hommes politiques
01:10:34pendant 20 ans
01:10:35avant d'arriver au pouvoir
01:10:37il me dit
01:10:38je suis arrivé trop tard
01:10:39pour avoir des amitiés
01:10:40en politique
01:10:41mais il a une règle
01:10:43qui lui a été donnée
01:10:44par un journaliste
01:10:45qui lui a dit
01:10:46ce que tu ne peux pas dire
01:10:48en face
01:10:48les yeux dans les yeux
01:10:49tu ne l'écris pas
01:10:51et c'est sa règle
01:10:52finalement
01:10:52lui il dit les choses
01:10:54en face
01:10:54et quitte à se créer
01:10:56des amitiés
01:10:56ou des inimitiés
01:10:57mais il les assume
01:11:00il y en a un autre
01:11:01qui est
01:11:02après Robert Ménard
01:11:04aussi
01:11:04qui est confronté
01:11:05à des amitiés tumultueuses
01:11:07on revient sur Gilbert Collard
01:11:09qu'il crée une amitié
01:11:10avec Marine Le Pen
01:11:11et finalement
01:11:11il s'en sépare
01:11:13alors Gilbert Collard
01:11:14il a une formule
01:11:15qui avait été donnée
01:11:16par Mitterrand
01:11:18qui disait
01:11:20non par son ministre
01:11:22des affaires étrangères
01:11:22qui disait
01:11:23Mitterrand
01:11:23l'amitié il n'en veut pas
01:11:25la loyauté oui
01:11:27et en fait Gilbert Collard
01:11:28il est resté sur cette ligne
01:11:30il pense que l'amitié
01:11:31en politique
01:11:31ce n'est pas utile
01:11:32mais ce qui compte
01:11:33c'est la loyauté
01:11:34et donc il a une phrase
01:11:35très simple
01:11:36il dit moi je suis loyal
01:11:37avec ceux qui sont loyaux
01:11:38et déloyal avec ceux
01:11:39qui sont déloyaux
01:11:40c'est assez cohérent
01:11:41et aussi une phrase
01:11:42la politique
01:11:42c'est la centrifugeuse
01:11:43qui aggrave
01:11:44tous les défauts de l'homme
01:11:45c'est sûr qu'on y passe
01:11:48Julien Aubert
01:11:48qui est un ami de la maison
01:11:50on le reçoit très souvent
01:11:51comme conservateur
01:11:52donc député du Vaucluse
01:11:53à Carpentras
01:11:54qui depuis il reste républicain
01:11:56il n'est plus élu
01:11:56il a créé l'association Valmy
01:11:59lui aussi c'est un témoin
01:12:01de l'amitié politique
01:12:02alors oui
01:12:03il a un regard
01:12:05Julien
01:12:06il a un regard
01:12:07très factuel
01:12:09sur la politique
01:12:10il est capable
01:12:11de prendre de la distance
01:12:12et l'amitié en politique
01:12:14il n'y croit pas beaucoup
01:12:15en tout cas
01:12:16il est très sur ses gardes
01:12:17il est loyal avec ses idées
01:12:19ah oui par contre
01:12:20il est loyal avec ses idées
01:12:21mais l'exemple typique
01:12:23de l'amitié en politique
01:12:24c'est Ciotti et Strosi
01:12:26alors là on est en plein dedans
01:12:28on est en plein dedans
01:12:28en plus c'est l'actualité
01:12:29voilà
01:12:30c'est plus violent
01:12:31que Chirac-Baladur
01:12:33parce que là-bas
01:12:33il n'y a jamais eu
01:12:34entre les deux
01:12:35je crois qu'il n'y a jamais eu
01:12:36d'altercation
01:12:37ni d'insulte
01:12:38voilà c'était dans le non-dit
01:12:38alors que là
01:12:39la confrontation est en direct
01:12:40c'est le face à face
01:12:41oui alors là
01:12:43Ciotti et Strosi
01:12:44c'est typiquement
01:12:45la fable de la fontaine
01:12:46le renard et le bouc
01:12:47le renard et le bouc
01:12:49qui tombent au front d'appui
01:12:51et le renard dit
01:12:52mon ami le bouc
01:12:52il faut qu'on en sorte
01:12:54et donc le bouc lui dit
01:12:56bah oui mais
01:12:56alors là on est au fond du puits
01:12:58je ne sais pas comment
01:12:59et le renard lui dit
01:13:00écoute
01:13:01je vais monter sur tes épaules
01:13:03tu vas me hisser
01:13:04le plus haut possible
01:13:05je vais sortir du puits
01:13:06une fois que je serai en haut
01:13:07je te tirerai
01:13:08alors le bouc dit
01:13:09j'y aurais pas pensé
01:13:10mais qu'est-ce que c'est
01:13:11bien d'être intelligent
01:13:13et donc
01:13:13le bouc prend le renard
01:13:15sur ses épaules
01:13:16le sort
01:13:16le hisse
01:13:17pour qu'il puisse sortir du puits
01:13:18et puis arrivé en haut
01:13:19le renard lui dit
01:13:20mon ami
01:13:21j'ai une chose plus urgente à faire
01:13:22tu te débrouilleras bien tout seul
01:13:24et finalement
01:13:25Ciotti et Strozi
01:13:26on ne sait pas
01:13:27qui est le bouc
01:13:27qui est le renard
01:13:28parce qu'ils ont été obligés
01:13:30de monter sur les épaules
01:13:31l'un de l'autre
01:13:32de l'un de l'autre
01:13:32au fur et à mesure
01:13:33et à tour de rôle
01:13:34alors on oublie
01:13:35un troisième personnage
01:13:36moins connu
01:13:37que vous citez dans le livre
01:13:37qui était Lionel Lucas
01:13:38oui
01:13:39qui a été député
01:13:40des Alpes-Maritimes
01:13:41moi je les voyais toujours
01:13:42tous les trois
01:13:42et c'est vrai
01:13:43qu'il y avait
01:13:44alors
01:13:44il y avait une vraie parité
01:13:46c'est Strozi Ciotti
01:13:48mais Lionel Lucas
01:13:49était au site
01:13:49lui alors il s'est retiré
01:13:50complètement
01:13:51il est maire de Villeneuve-Loubet
01:13:52alors en 2017
01:13:54il a fallu choisir
01:13:55avec la loi
01:13:56sur le non-cumul des mandats
01:13:57entre l'Assemblée
01:13:58et la mairie
01:13:59comme beaucoup de parlementaires
01:14:01il a choisi la mairie
01:14:01parce qu'à l'Assemblée
01:14:02vous êtes 1 sur 577
01:14:04il y a eu quelques cas
01:14:05dans cette élection
01:14:05qui ont renoncé à l'Assemblée
01:14:07qui ont renoncé à l'Assemblée
01:14:14Lionel Lucas
01:14:15je l'ai interrogé
01:14:16sur l'amitié
01:14:17alors lui
01:14:17il n'y croit pas du tout
01:14:18l'amitié en politique
01:14:19je crois qu'il a bien vécu
01:14:21et qu'il connaît
01:14:21on ne lui raconte pas l'histoire
01:14:23on ne la lui fait pas
01:14:24en gros
01:14:26et la phrase
01:14:28parce que c'était lui
01:14:30parce que c'était moi
01:14:30de Montaigne et de la Boétie
01:14:32avec cette amitié indissoluble
01:14:34il n'y croit absolument pas
01:14:36l'amitié en politique
01:14:37pour lui ça n'existe pas
01:14:38son expérience
01:14:39t'a convaincu
01:14:39que c'est une valeur
01:14:40qui était une illusion
01:14:41en amitié
01:14:42il était classé très à droite
01:14:44je me souviens
01:14:44Lionel Lucas
01:14:45il prenait d'ailleurs
01:14:46souvent des coups
01:14:46des éditorialistes
01:14:47même de gauche
01:14:48en disant
01:14:49aujourd'hui
01:14:50quand on voit les propos
01:14:51de Lionel Lucas
01:14:51il y a 15-20 ans
01:14:52ils n'étaient pas plus violents
01:14:53que ceux de Ciotti
01:14:56ou d'Estrozi
01:14:57absolument
01:14:57le paradoxe Ciotti-Estrozi
01:14:59c'est que là
01:14:59on s'en rentre
01:15:00dans un débat politique
01:15:01Estrozi aurait voulu refaire
01:15:03un front républicain
01:15:04contre Ciotti
01:15:05qui rappelons-le
01:15:06est un député
01:15:07du parti UDR
01:15:08qu'il a créé
01:15:09par dissidence
01:15:10des républicains
01:15:11qu'il avait présidé
01:15:12Eric Ciotti
01:15:13n'est pas fasciste
01:15:13je ne pense pas
01:15:14non pas du tout
01:15:15donc le fond républicain
01:15:16contre Ciotti
01:15:17de la part d'Estrozi
01:15:18c'est un petit peu
01:15:18c'est un petit peu caricatural
01:15:21vous les avez connus
01:15:22tous les trois ou non ?
01:15:24quand j'étais à l'Assemblée
01:15:24c'était mes voisins de bureau
01:15:25donc je les ai bien connus
01:15:27et alors vraiment
01:15:28au chapitre de l'amitié
01:15:29ces deux-là
01:15:30étaient inséparables
01:15:31ils partageaient
01:15:31le même bureau
01:15:32ils étaient tout le temps ensemble
01:15:35là il y a une vraie fracture
01:15:36d'amitié
01:15:37est-ce que la Méditerranée
01:15:38rapproche
01:15:39et des patronnes
01:15:40ma consonance italienne ?
01:15:41écoutez je ne sais pas
01:15:42si ça les rapproche
01:15:43mais en tout cas
01:15:44la bagarre est plus rude
01:15:45nous sommes avec
01:15:47Geneviève Salsa
01:15:48auteur de
01:15:49La Valse du Pouvoir
01:15:50Lettre à Jean de La Fontaine
01:15:51je vous le dis
01:15:51c'est un délice
01:15:53achetez ce livre
01:15:54lisez-le tranquillement
01:15:55d'abord ça va vous donner
01:15:56du baume au cœur
01:15:57ça va vous montrer
01:15:59combien La Fontaine
01:16:00était un poète politique
01:16:02et un observateur
01:16:03j'allais dire
01:16:05incomparable de son époque
01:16:06et surtout
01:16:07la pérennité
01:16:08de sa prose
01:16:09et de son esprit
01:16:10qui correspond
01:16:11j'allais dire
01:16:12hélas à certaines situations
01:16:13d'aujourd'hui
01:16:13les travers de la classe politique
01:16:15et les travers de l'humanité
01:16:16sont restés la même
01:16:17vous nous appelez
01:16:18au 0826-300-300
01:16:20Geneviève Salsa
01:16:20répondra à vos questions
01:16:21si vous avez envie
01:16:22de donner votre avis
01:16:23ou de trouver
01:16:24qu'il y a d'autres personnages
01:16:25La Fontaine
01:16:26que vous ne connaissez pas tous
01:16:28pour ne pas tous citer
01:16:29mais il y a peut-être
01:16:30dans votre tête
01:16:30vous avez peut-être
01:16:31un maire
01:16:31qui est La Fontaine
01:16:32ou un conseiller départemental
01:16:33ou un conseiller régional
01:16:34appelez-nous
01:16:340826-300-300
01:16:36à tout de suite
01:16:42nous sommes avec
01:16:44Geneviève Salsa
01:16:45auteur de la valse du pouvoir
01:16:47lettre à Jean de La Fontaine
01:16:48un document historique
01:16:50un décryptage
01:16:51de l'actualité politique
01:16:53à travers le portrait
01:16:55vu sous le prisme
01:16:56des femmes de La Fontaine
01:16:57c'est un ouvrage
01:16:58vraiment exceptionnel
01:16:59vous devriez rentrer
01:17:00à l'académie française
01:17:02Geneviève Salsa
01:17:03et j'espère que
01:17:05je ne peux pas suggérer
01:17:06à Muriel Beyer
01:17:07à votre éditrice
01:17:08j'enverrai vraiment
01:17:09ce livre
01:17:10à tous les parlementaires
01:17:11de la République
01:17:11aux ministres
01:17:12et à nos gouvernants
01:17:13qu'ils le lisent
01:17:14juste pour faire un point
01:17:15je suis sûr
01:17:16que ça changerait
01:17:16le visage de la France
01:17:17bon
01:17:18je ne suis pas prémonitoire
01:17:19on aborde
01:17:20on aborde
01:17:21pour cette dernière
01:17:22le chapitre
01:17:23j'allais dire
01:17:23le plus truculent
01:17:25le plus truculent
01:17:26et le plus symptomatique
01:17:28de toutes les classes politiques
01:17:29la France n'a pas de monopole
01:17:30la trahison
01:17:31la citation de Corneille
01:17:32sublime
01:17:33au rage
01:17:34au désespoir
01:17:35aux vieillesses
01:17:36ennemies
01:17:37n'ai-je donc tant vécu
01:17:38que pour cette infamie
01:17:39de Corneille
01:17:40la trahison
01:17:41on sait faire en France
01:17:42j'ai l'impression
01:17:42on a quelques pros
01:17:43quelques virtuoses
01:17:44c'est à la fois
01:17:46le pendant de l'amitié
01:17:48et c'est à la fois
01:17:49la conquête du pouvoir
01:17:50la trahison
01:17:50parce qu'à un moment donné
01:17:52il faut tuer le rival
01:17:53ou tuer le père
01:17:55Geneviève Salsa
01:17:56qu'il existe
01:17:57un Mozart de la trahison
01:17:59je crois que tout homme politique
01:18:01est en son fort intérieur
01:18:04un Mozart de la trahison
01:18:05parce que refuser un poste
01:18:09pour ne pas trahir
01:18:10est-ce que c'est un motif suffisant ?
01:18:12Jean-Pierre Chevènement
01:18:13peut-être
01:18:14oui
01:18:15Jean-Pierre Chevènement
01:18:16peut-être
01:18:17Philippe Séguin
01:18:18oui
01:18:18Philippe Séguin aussi
01:18:20des hommes qui
01:18:21curieusement très patriotes
01:18:23très républicains
01:18:24et Dupont-Aignan aussi
01:18:25et Dupont-Aignan
01:18:26je vous l'ai dit
01:18:27Dupont-Aignan
01:18:28Dupont-Aignan
01:18:28Sarko lui disait
01:18:30calme-toi
01:18:30ses copains lui disaient
01:18:32si tu n'étais pas aussi
01:18:33entêté
01:18:34tu pourrais faire une carrière
01:18:35Fillon lui disait
01:18:37calme-toi
01:18:38tu n'arriveras rien
01:18:39comme ça mais c'est plus fort que lui
01:18:41il n'a jamais pu voter
01:18:43ce en quoi il ne croyait pas
01:18:45ce qu'il considère
01:18:46comme
01:18:46l'inféodisation
01:18:48de la France
01:18:49à l'Europe
01:18:51et c'est un homme
01:18:52qui n'acceptera
01:18:54jamais
01:18:54de trahir ses idées
01:18:56pour avoir un poste
01:18:57quand on est habité
01:18:58je commence à avoir
01:18:59un petit peu de
01:19:00un peu de bouteille
01:19:00à 67 ans bientôt
01:19:02quand on est habité
01:19:03par des convictions
01:19:04et j'en ai rencontré
01:19:04quelques-uns
01:19:05ils sont effectivement
01:19:06ingérables
01:19:07et Philippe Séguin
01:19:08l'État
01:19:08j'ai un lien personnel
01:19:10fort avec Nicolas Dupont-Aignan
01:19:12et je vois
01:19:13qu'il ne dérogera jamais
01:19:15et renoncera
01:19:16préférera jusqu'à perdre
01:19:17sa circonscription
01:19:18il a été réellumère
01:19:19là aussi
01:19:20et brillamment
01:19:21brillamment
01:19:21c'est vrai que c'est rare
01:19:23parce que même
01:19:24le général de Gaulle
01:19:24que nous vénérons
01:19:25vous et moi je suppose
01:19:26on lui dit
01:19:27bon le discours à Alger
01:19:28je vous ai compris
01:19:29et puis finalement
01:19:30et il avouera
01:19:31qu'il était arrivé
01:19:32avec l'idée déjà
01:19:33qu'il fallait se débarrasser
01:19:34de l'Algérie
01:19:34pour éviter que la France
01:19:36que son village
01:19:37ne devienne colombé
01:19:38les deux mosquées
01:19:38et non pas colombé
01:19:39les deux églises
01:19:40mais dans l'idée
01:19:42de trahison des politiques
01:19:43il y a quand même
01:19:44cette notion
01:19:44d'intérêt général
01:19:46de ce qu'il considère
01:19:47être l'intérêt général
01:19:48de l'État
01:19:48quand sur l'autre camp politique
01:19:51Manuel Valls refuse
01:19:53de suivre Benoît Hamon
01:19:54c'est qu'il considère
01:19:56que oui
01:19:57il est traître
01:19:57puisqu'il avait pris
01:19:58l'engagement
01:19:59de soutenir
01:20:00le gagnant de la primaire
01:20:01mais
01:20:02c'est pas possible
01:20:03pour lui de renoncer
01:20:05à toutes ses convictions
01:20:07pour éventuellement
01:20:08soutenir un candidat
01:20:09qui pourrait être président
01:20:10et qui pourrait lui donner
01:20:11un poste de ministre
01:20:11c'est pas le sujet
01:20:12pour lui
01:20:14il y a quand même
01:20:15des hommes droite-gauche
01:20:16qui ont des convictions
01:20:18qui font que
01:20:19ils peuvent pas trahir
01:20:21c'est pas possible
01:20:22c'est peut-être
01:20:22toute la différence
01:20:23je disais ça
01:20:23entre conviction
01:20:24et certitude
01:20:25certitude on va se dire
01:20:26c'est beaucoup plus fort
01:20:27on les trahit facilement
01:20:28alors qu'une conviction
01:20:29on l'a dans l'âme
01:20:30et on a du mal à déroger
01:20:31c'est peut-être
01:20:31c'est ça
01:20:33on va reprendre
01:20:34Gilbert Collard
01:20:35on est entre traites
01:20:36qui s'entretraissent
01:20:37la formule est délicieuse
01:20:39c'est la formule
01:20:40à la Gilbert Collard
01:20:41qui est lui aussi
01:20:42un observateur
01:20:44un peu
01:20:45un peu satirique
01:20:47et un peu ironique
01:20:48de la vie politique
01:20:49mais c'est vrai
01:20:50que pour lui
01:20:51tout ça
01:20:52ce sont des traites
01:20:52qui sont entre traîtrises
01:20:53ça me fait penser
01:20:54à cette phrase de Céline
01:20:55dans Voyage au bout de la nuit
01:20:56même les traites
01:20:58étaient faux
01:20:58c'était un conclusion terrible
01:21:00alors on va aborder
01:21:01un personnage
01:21:01on en a discuté
01:21:02un peu hors antenne
01:21:03que vous avez l'air
01:21:04d'apprécier
01:21:05qui était Eric Vers
01:21:06donc voilà
01:21:08élu dans l'Oise
01:21:09à Sanlis
01:21:10ministre
01:21:10plusieurs fois ministre
01:21:12alors lui
01:21:12on l'a reproché quand même
01:21:13d'être allé un petit peu
01:21:14avec tout le monde
01:21:15d'avoir couché un petit peu
01:21:16avec tout le monde
01:21:17vous semblez dire
01:21:17qu'il ne faut pas se soucier
01:21:18bien que ça
01:21:19l'idée selon laquelle
01:21:20j'offre mon corps
01:21:21à la science
01:21:22entendez à ma famille politique
01:21:24parce qu'elle possède
01:21:24des idées que je défends
01:21:25est un peu courte
01:21:27oui oui oui
01:21:28c'est exactement la phrase
01:21:30que j'allais vous citer
01:21:31Eric Vers
01:21:32à un moment donné
01:21:34considère
01:21:34qu'il faut
01:21:36être cohérent
01:21:37avec ses idées
01:21:38qu'on n'est pas forcément
01:21:40le même
01:21:40en début de carrière
01:21:41et en fin de carrière
01:21:42d'ailleurs Robert Ménard
01:21:42dit la même chose
01:21:43et que
01:21:44c'est pas parce que
01:21:47on a fait allégeance
01:21:48à un parti
01:21:49il y a 30 ans
01:21:51ou il y a 20 ans
01:21:51qu'on est
01:21:53pied et poing lié
01:21:55et que si
01:21:55à un moment donné
01:21:56ses convictions changent
01:21:57il faut avoir le courage
01:21:58de changer
01:21:58d'ailleurs la députée
01:21:59Virginie Carmel
01:22:00dit c'est souvent
01:22:01ceux qui ont le plus trahi
01:22:02qui vous accusent de trahison
01:22:03on voit facilement
01:22:05la paille
01:22:06qui est dans l'oeil du voisin
01:22:07et pas la poudre qu'on en a
01:22:08un autre personnage
01:22:09moins connu qu'on a oublié
01:22:10qui était Jean-Marie Bockel
01:22:13dignitaire socialiste
01:22:14maire de Mulhouse
01:22:16qui va rejoindre
01:22:17avec
01:22:19le gouvernement Sarkozy
01:22:20avec Kouchner
01:22:22j'en ai payé le prix
01:22:23dit-il
01:22:23de la trahison
01:22:24oui
01:22:24alors il en a payé
01:22:26le prix
01:22:26parce qu'en fait
01:22:27l'équipe de Sarkozy
01:22:28le tannait
01:22:30pour rejoindre Sarko
01:22:31pendant la campagne électorale
01:22:33il était quand même
01:22:34le patron
01:22:34des socialistes
01:22:35dans sa région
01:22:36il a tenu
01:22:38à faire le combat
01:22:39jusqu'au bout
01:22:40et du coup
01:22:41il n'a récolté
01:22:42en se ralliant
01:22:43à Sarkozy
01:22:44qu'après
01:22:44les élections
01:22:46un poste
01:22:47de secrétaire d'état
01:22:49alors que
01:22:49s'il avait rallié
01:22:51au début de la campagne
01:22:52il aurait été ministre
01:22:53donc il en a payé le prix
01:22:54mais il voulait
01:22:56aller au bout du combat
01:22:57même s'il savait
01:22:58que Ségolène Royal
01:22:59c'était pas le bon choix
01:23:00vous vous souvenez
01:23:01quand François Mitterrand
01:23:02après 88
01:23:03il n'a pas la majorité absolue
01:23:04à l'Assemblée Nationale
01:23:06il nomme
01:23:06Michel Rocard
01:23:07Premier Ministre
01:23:08et il débauche
01:23:08trois personnalités
01:23:09de la droite
01:23:10si ma mémoire est bonne
01:23:10Jean-Marie Roche
01:23:12Michel Durafour
01:23:13et Jean-Pierre Soisson
01:23:13et là
01:23:15quand on trahissait
01:23:16de droite à gauche
01:23:17c'était moins moche
01:23:18c'était pas bien
01:23:19voilà
01:23:19mais alors trahir
01:23:20de gauche à droite
01:23:20c'est absolument ignoble
01:23:22oui
01:23:23et c'est pas forcément
01:23:24compris par vos troupes
01:23:25quand Nicolas Sarkozy
01:23:27fait une ouverture à gauche
01:23:28avec Jean-Marie Bockel
01:23:29avec Kouchner
01:23:30etc
01:23:31Lionel Lucas
01:23:32je me rappelle
01:23:33dans les couloirs
01:23:34de l'Assemblée
01:23:34a dit
01:23:35bah croire qu'il n'y a
01:23:36que des cons à droite
01:23:36c'est pas forcément
01:23:38bien perçu
01:23:38par vos troupes
01:23:39c'est clair
01:23:42traîtres professionnels
01:23:43il n'y en a pas vraiment
01:23:44ils ont tous trahi
01:23:45à un moment donné
01:23:46vous semblez quand même
01:23:47considérer qu'il y en a
01:23:48certains qui le sont
01:23:49plus que d'autres
01:23:50par nature
01:23:51ou par obligation
01:23:52est-ce que c'est la conjoncture
01:23:53qui vous oblige à trahir
01:23:54ce que disait Talleyrand
01:23:56la trahison n'est qu'une histoire
01:23:58de date
01:23:58n'est-ce pas ?
01:23:59c'est exactement
01:24:00ce qui est arrivé
01:24:00à Jean-Marie Bockel
01:24:01la trahison n'est qu'une histoire
01:24:02de date
01:24:02il trahit plutôt
01:24:04il prend tous les risques
01:24:05et il perd un poste de ministre
01:24:09mais il a voulu respecter
01:24:11les dates
01:24:12et les échéances électorales
01:24:14la trahison
01:24:15mais quand Talleyrand
01:24:16trahit Napoléon Bonaparte
01:24:18au congrès de Vienne
01:24:19il trahit Bonaparte
01:24:20mais il considère
01:24:21qu'il ne trahit pas la France
01:24:22il défend les idées
01:24:23de la France
01:24:25et c'est Cédric Villani
01:24:26qui m'a raconté une histoire
01:24:28que j'ai mise dans le livre
01:24:29que je trouve extraordinaire
01:24:30quand Napoléon
01:24:32était très aimé
01:24:33par le peuple germanique
01:24:35et notamment par Beethoven
01:24:36qui lui avait dédié
01:24:37une symphonie
01:24:38une symphonie d'empereur
01:24:39voilà
01:24:39et quand Napoléon
01:24:41se fait couronner
01:24:43empereur
01:24:43de rage
01:24:44Beethoven
01:24:45raye le titre
01:24:46de sa partition
01:24:47de sa symphonie
01:24:49et en déchire sa partition
01:24:50Beethoven n'avait connu
01:24:51que le général Bonaparte
01:24:53que le général
01:24:53c'est ça
01:24:54et quand il voit
01:24:55qu'il basse lui aussi
01:24:56dans l'impérialisme
01:24:57il est déçu
01:24:59on peut penser
01:25:00ils ne sont pas
01:25:01dans votre livre
01:25:01dans la trahison
01:25:02je pense à tous
01:25:03entre 1940 et 1945
01:25:06ces hommes
01:25:07qui ont décidé
01:25:08de jouer le double jeu
01:25:09et qui ont accepté
01:25:10la figure du traître
01:25:11pour noyauter
01:25:11le régime de Vichy
01:25:13et qui en fait
01:25:14ont aidé
01:25:14on le saura après
01:25:15parce qu'à la résistance
01:25:16à la libération
01:25:17ils vont être accusés
01:25:18par la résistance
01:25:18certains vont te payer
01:25:19de leur vie
01:25:20et voilà
01:25:20donc la trahison
01:25:21la trahison n'est pas
01:25:22n'est pas forcément
01:25:23pour rendre service
01:25:25Talleyrand disait
01:25:25je ne fais que
01:25:26rendre service
01:25:27à la France
01:25:27et si j'ai trahi
01:25:28c'était que des souverains
01:25:30qui ne desservaient pas
01:25:31les intérêts de la France
01:25:32nuance très subtile
01:25:34La Fontaine
01:25:35les traîtres
01:25:37il y fait souvent référence
01:25:38dans ses poésies
01:25:39la déloyauté
01:25:41le mensonge
01:25:41la trahison
01:25:42c'est quelque chose
01:25:42qu'il aime bien
01:25:43oui oui
01:25:43il y fait beaucoup référence
01:25:45mais en même temps
01:25:46il a une fable fabuleuse
01:25:48La Fontaine
01:25:48c'est le chien et le loup
01:25:50le chien et le loup
01:25:50c'est magnifique
01:25:52le chien et le loup
01:25:53le chien qui
01:25:53le loup qui meurt de faim
01:25:55qui rencontre ce chien
01:25:56qui est bien nourri
01:25:57qui est au chaud
01:25:58et qui lui dit
01:26:00mais voilà
01:26:01viens viens
01:26:02fais comme moi
01:26:03tu seras nourri
01:26:03tu seras au chaud
01:26:04t'as un petit truc au cou
01:26:05c'est bizarre
01:26:06t'as une petite trace au cou
01:26:07et à un moment donné
01:26:07le loup voit le collier
01:26:08il lui dit
01:26:09mais qu'est-ce donc
01:26:10c'est rien
01:26:11le chien répond
01:26:11c'est rien
01:26:12mais si
01:26:13mais qu'est-ce que c'est
01:26:13il lui dit
01:26:14non mais on t'attache
01:26:15mais tu dois revenir
01:26:16quand on t'appelle
01:26:17et le loup s'enfuit
01:26:18en disant
01:26:18je préfère ma liberté
01:26:19que de trahir mon état
01:26:21ma nature profonde
01:26:23je pense qu'il y aura
01:26:24un deuxième tome
01:26:25j'aimerais beaucoup
01:26:26après l'amitié
01:26:27la trahison
01:26:28il y aura peut-être
01:26:29d'autres thématiques
01:26:30je pense que
01:26:31La Fontaine
01:26:32est une source
01:26:33inépuisable
01:26:33de réinterprétation
01:26:34et de relecture
01:26:35de notre vie
01:26:36de notre personnel politique
01:26:37je vous félicite
01:26:38pour cet ouvrage
01:26:39c'est merveilleusement écrit
01:26:40c'est un instant
01:26:42de détente
01:26:43et en même temps
01:26:43de profonde réflexion
01:26:44pour qui s'intéresse
01:26:45à la vie politique française
01:26:47et puis voilà
01:26:48je redis
01:26:48je fais un appel
01:26:49pas du 18 juin
01:26:50lisez
01:26:51à nos gouvernants
01:26:52à nos parlementaires
01:26:53aux représentants de la nation
01:27:09lisez
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