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Avec Marc Eynaud, journaliste à Valeurs Actuelles, auteur de "L'ampleur des dégâts, 2017-2026, le vrai bilan d'une présidence" éd. L'Artilleur

Retrouvez La France dans tous ses états avec Périco Légasse du lundi au jeudi de 12h à 14h sur #SudRadio.

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##LE_FACE_A_FACE-2026-03-16##

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Transcription
00:00Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, Péricault-Légas.
00:05Vous êtes bien sur Sud Radio, il est 13h04 en ce lundi 16 mars 2026
00:11et nous allons parler de quelqu'un dont on ne parle pas souvent, qui s'appelle Emmanuel Macron.
00:16Alors moi je pensais avoir un peu tout vu, tout lu, vu la littérature et les écrits
00:22et les pamphlets qui ont été écrits sur le président de la République.
00:25Je pense à le président toxique de mon confrère Étienne Campion
00:31Néron par Maurice Safran et Nicolas Demena, qui pourtant avaient écrit quelques années avant
00:35« Pourquoi tant de haine ? Qu'est-ce qu'on était méchant avec ce président ? »
00:38Et là ils ont fait un réquisitoire d'une violence incroyable.
00:41Et alors là, mon cher Marc Henot, mon cher confrère diplômé en sciences politiques
00:46et journaliste, je dis diplômé en sciences politiques parce que, pour bien préciser
00:49que vous n'êtes pas que journaliste commentateur, vous avez quelques notions universitaires
00:53qui vous permettent de faire une analyse politique pertinente sur le président de la République
00:57et vous êtes journaliste à valeur actuelle.
01:00Vous publiez l'ampleur des dégâts, 2017-2026, ça y reste encore un an.
01:05Il reste un an, Antoine.
01:06Les dégâts ne sont pas tout à fait terminés.
01:09Alors vous osez le vrai bilan d'une présidence.
01:12Les autres, je ne sais pas s'ils étaient vrais, ils n'étaient pas forcément conciliants.
01:14Alors le vrai bilan d'une présidence, j'ai avalé l'ouvrage en déglutissant quelquefois
01:21avec un peu d'amertume parce que je pensais avoir un peu tout lu ou tout compris.
01:26Non, Emmanuel Macron est capable de tout, c'est même à ça qu'on le reconnaît.
01:31Pourquoi cette couche supplémentaire, Marc Henot, sur le profil du président de la République,
01:35vous sentiez que tout n'avait pas été dit ou tout n'avait pas été compris ?
01:38Mais en fait, pour plusieurs raisons.
01:39Déjà, premièrement parce que j'ai commencé ma carrière de journaliste politique de manière officielle,
01:43on va dire, avec l'élection d'Emmanuel Macron.
01:45Donc moi, c'est un président de la République qui m'accompagne, on va dire, depuis très longtemps.
01:48Et surtout, vous avez cité les ouvrages précédents.
01:50Vous êtes né sous Macron, professionnellement.
01:51C'est un petit peu ça, oui, c'est exactement.
01:53Et c'est bientôt fini, Dieu merci.
01:56C'est vrai qu'il y a eu énormément de très bons ouvrages de mes confrères
01:59sur la personnalité d'Emmanuel Macron.
02:01Et c'est vrai que ce président, tout le monde a un petit peu aimé le détester.
02:03C'était les phrases chocs, c'était les provocations.
02:05Et c'était cette espèce d'attitude, cette attitude un peu orgueilleuse qu'on lui reprochait.
02:10Et moi, c'est vrai que je me suis dit, mais c'est vrai que derrière la personnalité clivante du
02:13président,
02:13qu'on aime ou qu'on n'aime pas, il y a quand même un bilan politique.
02:16Il y a quand même eu une action, il y a quand même eu des résultats.
02:19Et finalement, ces résultats, j'avais l'impression,
02:20s'ils apparaissaient ça et là au gré des enquêtes, des commissions parlementaires, etc.,
02:24et bien je me suis dit, il manquait peut-être un livre pour justement condenser un petit peu tout cela
02:28et dire justement, sans haine et sans reproche, en vrai, pardon l'expression,
02:31mais le bilan d'Emmanuel Macron, c'est quoi ? Qu'est-ce qu'il a fait ?
02:35Et en fait, ce qui est terrifiant, on va sans doute y revenir, c'est que...
02:39Vous passez en revue, voilà, en trois chapitres de trois sous-chapitres chacun,
02:45effectivement, vous décryptez avec beaucoup de précision son action politique,
02:50les conséquences de ses décisions, et puis bon, la façon dont ça a été fait.
02:54Pour autant, en 2017, vous vous souvenez de la cérémonie du Louvre,
03:00on se souvient de l'espoir qu'il avait suscité,
03:02y compris chez des gens qui n'avaient pas voté pour lui ou qui ne pensaient pas comme lui,
03:05mais on nous avait tellement expliqué, je me souviens de Jean-François Kahn,
03:09qui est mon père spirituel et mon maître, qui me disait,
03:11il va quand même bousculer l'échiquier, il a cassé le clivage droite-gauche
03:14qui pourrissait la vie politique française, il en sortira forcément quelque chose.
03:18Et comme l'espoir était monté très très haut, vous vous souvenez,
03:21à des sommets incroyables, avec tous les qualificatifs qu'on a pu donner
03:24sur ce Mozart de la finance et autres,
03:27et j'ai vu des gens qui l'avaient rencontré, qui l'avaient retourné,
03:29des gens, je vais aller le voir, je vais lui parler, il va comprendre,
03:32et qui est revenu en disant, non, il est génial,
03:34la chute a été violente, n'est-ce pas, aujourd'hui, quand on voit le réel.
03:37Mais c'était la grande force d'Emmanuel Macron, d'ailleurs, ça l'est toujours,
03:39c'est sa capacité à convaincre, c'est sa capacité de séduction,
03:41et vous avez raison de le dire, et c'est aussi pour ça que je trouve ce livre intéressant,
03:45parce que le premier quinquennat d'Emmanuel Macron,
03:46et bien j'ai l'impression qu'on l'a un petit peu oublié,
03:48c'est vrai qu'avant la crise Covid, Emmanuel Macron était déjà là,
03:51de 2017 à 2022, il a quand même gouverné avec une majorité plus qu'absolue,
03:55et vous avez raison de parler de l'espoir qu'il avait suscité,
03:57et d'ailleurs, je pense que pendant la campagne présidentielle de 2017,
04:00c'était celui qui avait le mieux compris les aspirations des Français,
04:02il avait parfaitement compris que les Français rêvaient au fond d'un président à la De Gaulle,
04:05d'un président dont la stature s'élevait au-dessus des partis,
04:09ne rentrait pas dans les clivages partisans, dans les querels d'appareils,
04:11et en fait, on s'est aperçu très très rapidement,
04:14qu'année après année, mois après mois, et bien en fait,
04:16ce n'était pas la fin du clivage droite-gauche,
04:18mais c'était une espèce de synthèse diabolique de tout ce qui n'allait pas dans le vieux monde,
04:22qui s'est révélé chez lui.
04:24En réalité, il n'a pas fait disparaître le clivage gauche-droite,
04:26il l'a étouffé pendant longtemps au sein de son propre parti,
04:30et en activant cette espèce de clivage auquel on peut croire,
04:33mais qui pour moi n'est pas vraiment pertinent de bloc national contre bloc élitaire,
04:36et à la fin, on a vu le retour du vieux monde.
04:39Enfin, on a tous vu, il y a deux ans, l'arrivée de Michel Barnier à Matignon,
04:42qui venait remplacer Gabriel Attal.
04:44Alors, ce n'était peut-être pas forcément son choix,
04:46mais c'était la question suivante que j'allais vous poser,
04:48l'ancien monde qui est dégagé par le nouveau monde,
04:50c'est le plus grand forfait politique en termes morales, c'est du flanc.
04:54Oui, mais parce que c'est...
04:55C'est le contraire de l'ancien monde qui se maintenait déguisé,
04:58le loup déguisé en agneau.
04:59Mais parce que c'est faux,
05:01quand on regarde l'entourage initial d'Emmanuel Macron,
05:03et bien on voit des personnalités,
05:05comme Simet Ndiaye, comme Ismaël Emélien,
05:08et comme d'autres,
05:09qui sont en réalité tous des anciens chroscaniens,
05:10Benjamin Griveaux.
05:12Autour d'Emmanuel Macron,
05:13c'était l'équipe de Dominique Strauss-Kahn.
05:15La décision de supprimer la taxe d'habitation,
05:17c'était une des mesures phares du programme présidentiel
05:19qui n'a jamais eu lieu de Dominique Strauss-Kahn.
05:21En réalité, il n'y a jamais eu de nouveau monde,
05:24il n'y a jamais eu vraiment eu au fond de société civile,
05:27et on voit au bout de 8 ou 9 ans
05:29qu'en réalité, le macronisme est littéralement
05:31en train de s'effondrer sur lui-même et de disparaître.
05:33Ça veut dire quoi ? Emmanuel Macron avait pompé ici et là
05:35les mesures qui lui semblaient les plus pertinentes,
05:37les plus séduisantes,
05:38peut-être les plus efficaces,
05:39ne retire pas ça,
05:40et puis il a rassemblé autour de lui
05:42les gens qui représentaient ses diverses sensibilités,
05:44il s'en est créé une idéologie et un projet,
05:46et en fait, il n'y avait absolument pas d'intention
05:48de remplacer l'ancien monde,
05:49mais quelque part,
05:50de le réformer pour le consolider.
05:52Alors, il y a eu un projet sans idéologie,
05:54et un projet sans idéologie,
05:56et bien c'est une absence totale de projet.
05:57Et d'ailleurs, ça a été la grande blague
05:59pendant l'élection présidentielle de 2017,
06:00c'était le fameux « c'est notre projet »,
06:02et ce projet, personne n'était capable de le définir.
06:04On a vu les journalistes qui couraient
06:05les meetings d'Emmanuel Macron
06:06pendant la campagne présidentielle
06:07et demandaient aux gens
06:08« mais quelle mesure vous plaît dans son programme ? »
06:11« Qu'est-ce qui vous plaît dans son programme ? »
06:12Les gens étaient incapables de répondre en réalité
06:14parce qu'il y avait simplement cet homme
06:15qui dégageait une promesse,
06:17qui dégageait peut-être l'idée aussi
06:18de ce que les Français se faisaient,
06:20de ce que devait être un homme politique,
06:22et force est de constater
06:23qu'Emmanuel Macron, en quelques années,
06:25a tout mis par terre.
06:26Est-ce qu'on peut le classer politiquement aujourd'hui ?
06:28Au bout de neuf ans,
06:29de mandat présidentiel,
06:31la gauche, la droite,
06:33est-ce que finalement,
06:34le « en même temps »,
06:34ce n'est pas la vérité,
06:36c'est-à-dire rien ?
06:37Mais c'est l'extrême-centre,
06:38en réalité, c'est nous...
06:41L'extrême-centre, c'était la formule
06:41de Jean-François Kahn,
06:42et elle était révolutionnaire.
06:43Que Emmanuel Macron a repris,
06:45d'ailleurs, à son propre compte.
06:46Quand il y a un journaliste,
06:47je ne sais plus lequel,
06:47il lui avait demandé de se définir,
06:48il dit « oui, je pense que dans une certaine mesure,
06:50on peut parler d'extrême-centre ».
06:51C'est le camp de la raison
06:53contre tous les autres.
06:54C'est les gentils contre les méchants,
06:56c'est les bons contre les salauds.
06:57En fait, c'est un néolibéral,
06:58c'est un ultra-libéral, tout simplement.
07:00Un petit peu maquillé,
07:01avec quelques nuances sociales.
07:03Eh bien là, il faut voir, justement,
07:05la première partie de son quinquennat,
07:06entre 2017 et 2019,
07:07c'était effectivement un programme
07:09plutôt libéral.
07:09On l'a vu,
07:11réforme progressive
07:12de l'assurance chômage,
07:13le but était de remettre
07:14un petit peu tout le monde au travail,
07:15et d'en finir, justement,
07:16avec l'État social.
07:17Et puis la crise du Covid est arrivée,
07:19le fameux quoi qu'il en coûte,
07:20et là, Emmanuel Macron est redevenu
07:22ce qui, au fond,
07:23il a toujours été politiquement,
07:24c'est-à-dire aussi un socialiste.
07:26Je reçois Marc Hainaut,
07:27auteur de l'Ampleur des Dégâts,
07:28le vrai bilan d'une présidence
07:31d'Emmanuel Macron de 2017 à 2026,
07:33aux éditions de l'Artilleur.
07:36Vous nous appelez au 0 826 300 300,
07:39Emmanuel Galassot,
07:39attend votre appel,
07:40je suis sûr que vous avez, vous aussi,
07:42votre avis à donner,
07:43que vous êtes curieux.
07:44Marc Hainaut peut répondre
07:44à des questions que vous avez envie
07:45de poser sur le Président de la République.
07:47L'ouvrage est très, très complet.
07:49On va rentrer dans le vif du sujet
07:50tout de suite après la pause.
07:53Et malgré tout,
07:54je sais que chez vous,
07:55il y a une question
07:56que vous n'avez pas osé poser,
07:57un détail qui vous manque
07:58sur la vraie personnalité
08:00d'Emmanuel Macron.
08:01Et surtout, surtout,
08:03pas seulement la personnalité,
08:04son bilan politique,
08:05dans quel état il laisse la France,
08:07on voit ce matin
08:07que c'est un peu plus compliqué.
08:09Eh bien, vous nous appelez
08:10au 0 826 300 300
08:11et nous échangerons avec vous
08:13pour éclairer vos lumières.
08:15Vous êtes sur Sud Radio,
08:16il est 13h15,
08:17je reçois Marc Hainaut,
08:18confrère journaliste,
08:19auteur de l'ampleur des dégâts,
08:21le vrai bilan d'une présidence,
08:22celle de Macron
08:23de 2017 à 2026.
08:25Bien entendu,
08:26auditeurs de Sud Radio,
08:27appelez-nous
08:28parce qu'on va parler
08:29du bilan de ce président de la République.
08:31Pas de personnalité,
08:33on en a beaucoup,
08:33beaucoup, beaucoup discuté,
08:35mais du vrai bilan politique.
08:37Trois chapitres,
08:38l'art de la guerre,
08:39le Mozart de la finance
08:40et la Nouvelle France.
08:41C'était les thématiques.
08:42Vous parlez au début,
08:44Marc Hainaut,
08:44de la casse sociale.
08:45Est-ce qu'il y a une vraie casse sociale
08:46dans le bilan de Macron ?
08:48Et colossal, colossal.
08:50Enfin, on a bien vu
08:50le taux de pauvreté exploser
08:51et d'ailleurs,
08:52c'était une des erreurs originelles
08:54d'Emmanuel Macron.
08:55On se rappelle,
08:56au début de son quinquennat,
08:57il avait d'ailleurs promis
08:57pendant sa campagne
08:58que plus personne ne dormirait
09:00dans la rue
09:01lorsqu'il aurait le pouvoir.
09:03Il avait dit qu'il éradiquait
09:04les causes
09:05qui faisaient que les Français
09:06votaient Rassemblement National
09:07ou pour les extrêmes.
09:08Ça n'a pas tout à fait marché
09:09son système.
09:10Il a plutôt essayé
09:10d'éradiquer les pauvres.
09:11C'était un petit peu ça.
09:12Oui, enfin, c'est un fait.
09:13C'était un petit peu ça le problème.
09:15Non, on l'a vu d'ailleurs,
09:16il est arrivé en disant
09:17je vois un revenu universel
09:18pour les pauvres, etc.
09:19Le truc est enterré.
09:20Alors s'il y a une résolution
09:21qui est votée en 2020
09:22à l'Assemblée Nationale,
09:23mais je crois qu'il y a 25 députés
09:25dans l'hémicycle
09:26qui s'est dit
09:26à quel point le sujet
09:27était d'importance pour lui.
09:28Et en 2022,
09:29quand on a essayé
09:29de faire revenir le sujet
09:30sur la table,
09:30il a dit écoutez,
09:31je verrai ça quand j'aurai le temps.
09:33Ça, c'est la façon
09:33dont il traite la pauvreté.
09:34Enfin, si vous voulez.
09:35Je verrai quand j'aurai le temps.
09:36C'est plus une priorité pour moi.
09:38Et c'est peut-être ça aussi
09:39le problème avec Emmanuel Macron.
09:40Ça a été effectivement aussi
09:42le mouvement des Gilets jaunes,
09:44la casse de l'hôpital public,
09:45la casse de l'éducation nationale.
09:47En réalité,
09:47tous les signaux envoyés
09:49par Emmanuel Macron
09:49à l'égard des petits gens,
09:51à l'égard des gens
09:51qui travaillent,
09:53qui payent leurs impôts,
09:53qui se lèvent tôt,
09:54eh bien,
09:54ont été totalement désastreux.
09:56Ça s'est vraiment accéléré
09:57à partir des Gilets jaunes,
09:58à partir du moment
09:59où finalement,
10:01les Gilets jaunes,
10:02en fait,
10:02ont compris qu'en réalité,
10:03ce nouveau monde
10:04ne voulait pas d'eux,
10:04qu'ils étaient réellement
10:06ceux qui ne sont rien
10:06par rapport à ceux
10:08qui ont réussi.
10:09Eh bien,
10:09ça n'a fait qu'en pire
10:11avec le temps.
10:11Et ils ne s'en sont jamais débarrassés.
10:13Parce que là,
10:13on a vu avec la situation internationale,
10:15la hausse du prix du carburant,
10:17la seule obsession
10:17de l'Elysée en ce moment,
10:18c'est est-ce qu'Emmanuel Macron
10:20va terminer son deuxième quinquennat
10:21avec une seconde crise
10:22des Gilets jaunes ?
10:23C'est-à-dire à quel point
10:23la plaie est encore béante ?
10:25Donc c'est le premier de cordée
10:26qui dirige tout,
10:27et puis il n'y a pas
10:28de dernier de cordée,
10:28c'est tout le monde
10:29qui est évacué de la cordée
10:30si on n'est pas le premier.
10:31Voilà,
10:32on nous a vendu le ruissellement
10:33pendant des années,
10:34et force est de constater
10:34que le ruissellement n'est jamais...
10:35Les parlementaires
10:36qui se souviennent
10:37du premier quinquennat,
10:392017-2022,
10:41majorité absolue
10:41de la Macronie
10:43à travers trois sensibilités,
10:44Renaissance,
10:45Horizon et le Modem,
10:47se souviennent que jamais,
10:49même d'anciens parlementaires
10:50qui avaient connu
10:51d'autres présidences
10:51et d'autres législatures,
10:53jamais une majorité
10:54n'avait été aussi peu attentive
10:57aux demandes de l'opposition.
10:58C'était un non,
10:59un refus systématique.
11:01Et ils disent,
11:01on sentait bien
11:02que nos collègues députés
11:03auraient bien,
11:03à un moment donné,
11:04fait des concessions,
11:05on sentait que ça venait
11:06des disés,
11:06on n'écoute rien,
11:07on fait ce qu'on dit,
11:08et on ne tient pas compte
11:09de l'opposition.
11:11Est-ce que Emmanuel Macron
11:12est intrinsèquement
11:14un vrai démocrate
11:15ou ça n'intéresse pas ?
11:17En tout cas,
11:18disons qu'il a une lecture
11:19très personnelle
11:19de la Constitution,
11:20en fait,
11:21si vous voulez,
11:21contrairement par exemple
11:22au général de Gaulle,
11:22lui, il n'a jamais eu
11:23le souci de sa propre légitimité.
11:24Il a considéré
11:25qu'à partir du moment
11:25où les urnes avaient parlé
11:26à l'élection présidentielle
11:27et aux élections légitatives,
11:28il n'avait plus aucun
11:29compte à rendre
11:29pendant cinq ans.
11:30Et d'ailleurs,
11:31c'était, je pense,
11:31un des souvenirs
11:32les plus marquants
11:33du premier quinquennat
11:34à l'Assemblée nationale,
11:34c'était le coup de gueule
11:35de François Ruffin
11:36quand il avait traité
11:37les députés de la majorité
11:38de députés playmobiles
11:39et ça avait marqué les gens
11:40parce que Ruffin,
11:41il proposait en plus
11:42avec un député LR,
11:43il me semble que c'était
11:44Aurélien Pradié,
11:45une proposition de loi
11:46visant, il me semble,
11:47à améliorer
11:48les conditions
11:48des femmes de ménage.
11:50Du personnel.
11:50Du personnel
11:51ou des auxiliaires
11:52de vie scolaire,
11:53en tout cas,
11:53c'était un sujet comme ça.
11:54Et il a dit,
11:56en fait,
11:56vous avez voté contre
11:57mais sans rien proposer,
11:58sans débat,
11:59sans rien.
11:59Il avait voté contre,
12:01contre, contre,
12:01contre comme des playmobiles.
12:03Et elle pose question,
12:06parce que pour faire simple,
12:06c'était un tiers d'anciens LR,
12:08un tiers d'anciens socialistes
12:09et un tiers de ce qu'on appelait
12:10la société civile.
12:11Et on l'a vu,
12:12cette majorité se déliter
12:13au fur et à mesure.
12:14Emmanuel Macron,
12:14en 5 ans,
12:15il a perdu près de 80 députés
12:17parce qu'à partir du moment
12:18où vous lancez
12:20un projet de réforme
12:22de l'immigration,
12:22vous perdez automatiquement
12:23toute la gauche de votre parti
12:24et puis des gens
12:25de la société civile
12:26parce que ces gens
12:26de la société civile,
12:27ils se sont engagés
12:28sur la base d'un projet
12:29sans programme.
12:29Et donc,
12:30ils se sont aperçus
12:30qu'en fait,
12:31mener une politique,
12:32c'était voter des lois,
12:33des lois avec lesquelles
12:33on n'est pas forcément en accord
12:34et on s'est retrouvés
12:35en fait avec une majorité
12:37assez fantoche
12:37où il y avait une discipline
12:39totalement verticale
12:40dans leur groupe
12:40parce que de toute façon,
12:41il n'y avait tellement
12:41pas d'accord de base
12:43qu'il fallait justement
12:44cette gestion tout à fait militaire
12:47pour éviter justement
12:48les débordements
12:48ce qui n'a pas empêché
12:49ce groupe d'exploser
12:50à plusieurs reprises.
12:51Tout président de la République
12:53finit difficilement son mandat.
12:56De Gaulle-Pompidou,
12:57peut-être un peu moins,
12:58Pompidou est mort de toutes les manières.
13:00Valéry Chardesquin,
13:01c'est clair,
13:01on se souvient de sa sortie
13:02de l'Elysée
13:02éluée par la foule.
13:04Mitterrand,
13:04début euphorique,
13:06fin,
13:07très difficile.
13:08Girac aussi,
13:09donc de la désaffection.
13:10Sarkozy,
13:12plus que de la désaffection.
13:14Hollande,
13:14effondrement.
13:15Emmanuel Macron,
13:16vous parlez de,
13:18je le confirme
13:19parce que je parle avec toi,
13:20de détestation.
13:21Il est vomi.
13:22Mais parce que
13:23c'est intrinsèque
13:26à sa personnalité,
13:27on va aller un petit peu
13:27sur sa personnalité.
13:28Il a passé
13:29tout son premier,
13:30quinquennat,
13:31une partie du deuxième.
13:32Alors,
13:33à partir du moment
13:33où on est en majorité relative,
13:34on n'a plus de majorité absolue,
13:35c'est plus compliqué.
13:36On se rappelle des petites phrases
13:37d'Emmanuel Macron
13:38qui ont même réussi
13:38à faire oublier
13:39celle de François Hollande.
13:40D'ailleurs,
13:40parce que je rappelle
13:41que François Hollande,
13:41c'était la fameuse phrase
13:42sur les 100 dents
13:43qui lui a presque coûté en réalité.
13:45C'est la finance,
13:46chose comme ça.
13:46On est passé de,
13:47mon ennemi c'est la finance
13:48à ces comptes français
13:49qui n'ont pas les moyens
13:50de se payer des soins dentaires.
13:52Je ne sais pas
13:52si les gens se rendent compte
13:53de la violence
13:54de ces propos.
13:55Il avait tellement payé
13:56qu'il n'a pas osé se représenter.
13:57Et le pire,
13:58c'est qu'Emmanuel Macron
13:58a fait exactement
14:00les mesures derrière.
14:00C'est pour ça
14:01qu'Emmanuel Macron
14:01a été autant détesté.
14:02C'est que pendant
14:03le premier quinquennat,
14:04c'était un président
14:04qui jouissait de tous les pouvoirs.
14:06Il avait une majorité
14:06absolue partout.
14:07Et le Sénat,
14:08qui était certes
14:09en majorité LR,
14:10mais qui ne fait pas partie
14:11des opposants les plus farouches
14:12on va dire à une politique.
14:14A l'époque en tout cas.
14:16Il avait toutes les clés en main.
14:18Résultat,
14:18il n'a rien fait.
14:19Et le deuxième quinquennat,
14:21lorsqu'il a été effectivement réélu
14:22mais qu'il a été mis
14:23en majorité relative
14:24qui n'a fait que se réduire
14:25avec les années,
14:25on pensait,
14:26il s'est dit
14:26il va peut-être changer
14:27sa manière de gouverner.
14:27Il a peut-être compris
14:28qu'il faudrait cette fois
14:29aller dans un compromis.
14:30Et évidemment non,
14:31impossible.
14:31Ce n'est pas dans son logiciel.
14:32Le podium d'Ingue,
14:33ce n'est pas faux.
14:35Qu'on peut trouver du boulot
14:36en traversant la rue,
14:37c'est vrai qu'il y a des gens
14:38qui ne font pas l'effort.
14:39Tout ça,
14:39c'est-à-dire que les Français
14:41sont un peu pleurnichards
14:42et puis les couloirs réfractaires,
14:44tout ça n'est pas faux.
14:44C'était l'état d'esprit
14:45dans lequel il le disait
14:46et finalement pour n'aboutir à rien.
14:48Mais même ceux qui sont tout
14:49et ceux qui ne sont rien
14:50dans l'absolu,
14:51cette phrase,
14:52elle résume aussi M. Lacron
14:53et c'est peut-être au fond
14:54ce genre de phrase
14:54qui aussi l'a fait gagner
14:55puisqu'il s'est un peu mis
14:57dans le camp des winners
14:58entre guillemets
14:59et je pense que tous les winners,
15:00tous les gagnants
15:00de la mondialisation de ce pays
15:01ont entendu cette phrase
15:03et ont dit
15:03tiens c'est vrai
15:03et s'il avait tourné cette phrase
15:05en disant
15:06justement moi je serais ce train
15:08qui permettrait à ceux
15:11qui ne sont rien
15:11d'être emmenés vers le succès
15:13par ceux qui ont réussi
15:14et bien à la limite
15:15ça pourrait presque passer
15:16comme un discours,
15:17comme un langage assez positif
15:18mais évidemment
15:19ça n'a été qu'une fracture
15:21supplémentaire
15:21dans un pays déjà
15:22au bord du gouffre.
15:24Mais est-ce qu'ils ne se rendent pas compte
15:26maintenant
15:26qu'on arrive à la fin
15:27de ces deux mandats
15:29qu'il a commis des erreurs
15:31puisqu'il a quand même reconnu
15:32auprès de Brut India
15:35je cite
15:36j'ai fait de grosses erreurs
15:38dans ma carrière
15:39par excès de confiance
15:40lors de mes mandats.
15:41Est-ce que
15:41vous pensez
15:43qu'il prend conscience
15:44qu'il a fait des erreurs
15:45par le passé
15:46depuis son début
15:48de mandature ?
15:49Alors je ne suis pas
15:49évidemment
15:50je ne suis pas dans sa tête
15:51mais je pense
15:52qu'un des défauts du pouvoir
15:54c'est qu'il isole
15:54et qu'on peut
15:55je pense
15:56quand on est à l'Elysée
15:56s'aveugler pendant très longtemps
15:58de toute façon
15:59la situation politique
16:00lui rappelle tous les jours
16:01au moins depuis 2022
16:02qu'il s'est mis tout seul
16:03dans une impasse
16:04on va revenir peut-être
16:05sur la dissolution
16:05de l'Assemblée Nationale
16:06mais qui a été je pense
16:08je veux dire
16:09le coup de Chirac
16:09en 95
16:10c'était presque du génie
16:11je veux dire
16:12à côté de 97
16:13pardon
16:13ça a été presque du génie
16:14à côté de la décision
16:15de la dissolution
16:15d'Emmanuel Macron
16:16qui a été une catastrophe absolue
16:19Emmanuel Macron
16:19de fait aujourd'hui
16:20est un homme seul
16:21quand on nomme Sébastien Lecornu
16:22Premier ministre
16:23c'est-à-dire son dernier fidèle
16:25le commandant de la guerre
16:26de prétorienne
16:26en définitive
16:27c'est qu'en fait
16:28on est sur le champ de bataille
16:29on est en train de faire
16:30le dernier carré
16:30et je pense qu'effectivement
16:31il y a quand même un moment
16:32où il s'est dit
16:33en fait politiquement
16:33je me suis mis dans une situation
16:34qui est inextricable
16:35il n'écoute personne
16:36parce que beaucoup de gens
16:38ont dit
16:38on lui parle
16:39au début
16:40le cercle rapproché
16:41qu'il avait autour de lui
16:42il y avait une réunion
16:42tous les jeudis je crois
16:43il écoutait
16:44il demandait d'ailleurs
16:45qu'on le critique
16:46et puis
16:47évolution classique
16:48c'est déjà le président de la République
16:49disposant d'autant de pouvoir
16:50il n'écoute plus personne
16:51si ce n'est
16:52si ce n'est des visiteurs du soir
16:53qu'il devienne des flagorneurs
16:54c'est le principe
16:56ça s'appelle une cour
16:57mais c'est pour ça
16:58cette dissolution de 2024
16:59pour moi
16:59elle a été incroyable
17:00elle a été d'une violence
17:01absolument hallucinante
17:02pour ses amis
17:04nous on se rappelle
17:06absolument terrifiant
17:06je pense même à des gens
17:08comme Gilles Legendre
17:09qui ont tout donné pour ce type
17:10certains ont sacrifié leur famille
17:12leur privé
17:12il a été lynché
17:14lâché
17:15enfin traîné au sol
17:16alors que moi
17:16c'était vraiment celui
17:17qui venait faire le service
17:18après-vente
17:19à chaque prise de parole
17:20il était allé loin
17:21dans la dévotion
17:22oui honnêtement
17:22en disant que les gens
17:24ne comprenaient pas
17:24la pensée complexe du président
17:26parce qu'il était trop intelligent
17:27pour nous
17:27pauvres mortels
17:28je veux dire
17:29il est quand même
17:29allé très très loin
17:30et ce type là
17:30il y a tous les autres
17:31du jour au lendemain
17:32rappelez-vous
17:32de la tête de Gabriel Attal
17:33au lendemain de la dissolution
17:34et là Emmanuel Macron
17:36leur explique à tous ces gens
17:37qu'il suit depuis 2017
17:38en fait vous savez quoi
17:39et bien les étiquettes politiques
17:41les intérêts des uns
17:42et des autres
17:42la loyauté
17:42la fidélité
17:43en fait j'en ai jamais
17:44rien eu à faire
17:44je m'en fous
17:45et le but
17:46le but in fine
17:47c'est moi
17:48c'est moi qui ai le pouvoir
17:49vous à la limite
17:50je vous ai attiré avec moi
17:52pendant un temps
17:52vous avez grâce à moi
17:54profité du pouvoir
17:54mais le pouvoir in fine
17:55c'est moi qui le détient
17:57c'est moi qui le possède
17:58et pour ces gens là
17:58le réveil a été
17:59d'une brutalité inouïe
18:01il faut voir les boucles WhatsApp
18:03pour certains sont encore actifs
18:05mais ce sont des tonnes
18:06et ce sont des tonnes
18:07de fiel et d'écreurs
18:08enfin c'est des gens
18:09qui se sont sentis
18:10et ils ont raison d'ailleurs
18:11totalement trahis
18:12par un homme
18:12en qui ils avaient tout placé
18:13je reçois Marc Henault
18:15auteur de l'ampleur des dégâts
18:17aux éditions L'Artilleur
18:18le vrai bilan d'une présidence
18:20on parle d'Emmanuel Macron
18:21vous l'aviez compris
18:22appelez-nous au 0826 300 300
18:24Emmanuel Galasso
18:25attend votre appel
18:26qu'est-ce que vous pensez
18:27du bilan du président de la République
18:28est-ce que vous avez vous-même
18:30constaté personnellement
18:31avoir été victime
18:32de l'impact de cette politique
18:35inconséquente
18:35depuis 10 ans
18:37et quels souvenirs
18:38garderez-vous
18:38de ce président
18:39est-ce que c'était
18:41vous y avez cru
18:41et puis vous êtes très déçu
18:42ou est-ce que vous n'y avez
18:43jamais cru
18:450826 300 300
18:46on attend votre appel
18:47je suis sûr
18:47vous avez des choses
18:48à nous dire
18:49midi 14h
18:50Sud Radio
18:51la France dans tous ses états
18:54Péricault Légace
18:54mais oui
18:55vous êtes bien sûr
18:56Sud Radio
18:56il est 13h30
18:58je reçois
18:59Marc Henault
19:00mon confrère de ma déjure actuelle
19:01auteur de l'Empire des dégâts
19:02le vrai bilan
19:03d'une présidence
19:04après tout ce qu'on a déjà lu
19:05et écrit sur Emmanuel Macron
19:06je me suis dit
19:07mais avant
19:08qu'en commençant le bouquin
19:09qu'est-ce qu'il va pouvoir ajouter d'autre
19:10mais c'est qu'il y en a à dire
19:11c'est qu'il y en a à dire
19:12et vous faites un bilan
19:13un bilan politique
19:14sur son action
19:16son engagement
19:16les conséquences
19:17on était en train de parler là
19:19de l'échec politique
19:20et la faillite
19:20la faillite diplomatique
19:21on voit aujourd'hui
19:22comment finalement
19:23le président de la république
19:24n'existe qu'à travers
19:25cette capacité
19:26qu'il a
19:26d'être présent
19:27sur la scène internationale
19:28mais avec peu de moyens
19:30l'économie
19:31vous vous parlez
19:32de effondrement de l'économie
19:33mais il avait trouvé déjà
19:35une économie un peu fragile
19:36vous êtes d'accord
19:37il n'est pas
19:37il n'est pas responsable de tout
19:38mais il laisse la situation
19:40bien plus dramatique
19:41que celle qu'il a trouvée
19:42oui et c'est ça le drame
19:43c'est qu'il a été aussi élu
19:45sur cette promesse là
19:46c'est que
19:48les gestions
19:50de Nicolas Sarkozy
19:51et de François Hollande
19:52avaient laissé
19:52se payer en doté
19:53non le Mozart de la finance
19:54c'est marrant
19:54alors on se demande tous
19:55je ne sais plus
19:56c'est possible
19:57c'est possible
19:57ce soir là
19:58qui ne dit plus ça
19:59je pense aujourd'hui
19:59un des deux
20:01en tout cas
20:01les deux se sont
20:02considérablement éloignés
20:03c'est la honte du créateur
20:05par rapport à la créature
20:06peut-être
20:07en tout cas
20:08c'est le drame
20:09d'Emmanuel Macron
20:10c'est que certes
20:11il hérite
20:11d'une situation
20:12de difficulté
20:13allez on va même
20:14lui accorder un point
20:15c'est compliqué
20:16d'avoir un comparatif
20:18par exemple
20:18avec la crise du Covid
20:19tout comme c'est compliqué
20:20d'avoir un comparatif
20:21avec Nicolas Sarkozy
20:22et la crise de 2008
20:23comme il est le seul
20:24dirigeant français
20:25à avoir affronté
20:25une telle situation
20:26on ne peut pas forcément
20:27dire qu'un tel ou un tel
20:28aurait été meilleur
20:29ou aurait géré ça
20:29de manière plus efficace
20:30mais Emmanuel Macron
20:33je pense
20:34on se rappellera lui
20:35comme l'homme
20:35aux mille milliards de dettes
20:36moi je pense que
20:37ce n'est pas Bruno Le Maire
20:38qui portera cette responsabilité
20:41mais ce sera surtout
20:42Emmanuel Macron
20:43parce qu'on peut aussi
20:46revenir justement
20:47sur la période du Covid
20:48et les chiffres
20:49sont absolument incroyables
20:50par exemple
20:51quoi qu'il en coûte
20:51qui a coûté des dizaines
20:52de milliards d'euros
20:53à la France
20:53et bien du jour au lendemain
20:55on s'est dit
20:55ils se sont dit
20:55on va injecter de l'argent
20:57pour éviter que les entreprises
20:58se ferment
20:58il y avait en gros
20:59entre 30 et 40 000 entreprises
21:01qui fermaient
21:0230 à 40 000 entreprises
21:04qui fermaient chaque année
21:06après la crise Covid
21:07il n'y en avait plus que 15 000
21:09et deux ans après le Covid
21:10ce chiffre double
21:11il repasse à 60 000
21:12c'est-à-dire qu'on a perdu
21:13des dizaines de milliards d'euros
21:15pour maintenir en vie
21:16artificiellement
21:17des entreprises
21:17qui étaient destinées
21:18de toute façon à mourir
21:19pour les prolonger
21:20d'un an ou deux
21:21et pour justement
21:21ne pas avoir à subir
21:22les conséquences électorales
21:23et politiques de cette chose
21:24de cette politique
21:26et c'est peut-être ça
21:27le pire chez Emmanuel Macron
21:28c'est qu'au lieu de gérer
21:29justement
21:31l'économie de ce pays
21:32comme quelqu'un venant du privé
21:33comme quelqu'un
21:33avec une expérience
21:34justement financière
21:35et pourtant c'est un banquier
21:36de métier
21:36oui mais justement
21:36et le problème
21:37c'est qu'il a géré ça
21:37politiquement
21:38c'est-à-dire qu'ils ont
21:39balancé des sommes
21:42absolument gigantesques
21:42par la fenêtre
21:43pour préserver une situation
21:45pour préserver
21:45une rente électorale
21:46pour préserver
21:47un intérêt politique
21:48il n'y a jamais eu
21:49si vous voulez
21:49un rapport sain
21:50avec l'économie
21:52et avec l'argent public
21:52et c'est peut-être ça aussi
21:54qui lui a coûté
21:55en grande partie
21:57sa majorité absolue
21:58en 2022
21:59c'est que
21:59le principal argument
22:01c'était de dire
22:01nous sommes bons
22:02et le Rassemblement National
22:04par exemple
22:04c'est des amateurs
22:05les autres ce sont des amateurs
22:06nous sommes les professionnels
22:07et quand on voit
22:07ce qu'a donné
22:089 ans de professionnalisme
22:10entre guillemets
22:10quand on voit
22:12la situation globale
22:13et bien on se dit
22:13en fait
22:13ça ne marche plus
22:15alors certains observateurs
22:16disaient même
22:17que cette dilapidation
22:18des fonds publics
22:19était un peu voulue
22:20parce que dans l'optique
22:21de l'arrivée
22:22du Rassemblement National
22:23en tout cas
22:24après législative
22:25à Matignon
22:26il leur aurait passé
22:27le relais
22:27avec les caisses vides
22:28voilà
22:29il fallait
22:30en tout cas
22:30alors peut-être
22:31qu'il fallait cramer
22:31la caisse
22:32mais ce qui est certain
22:33c'est qu'en tout cas
22:33Emmanuel Macron
22:34on le voit bien
22:35fait tout
22:36pour se prémunir
22:37d'une potentielle
22:38alternance à venir
22:39enfin on peut parler
22:39de la situation économique
22:41on peut aussi parler
22:41du verrouillage institutionnel
22:43on peut parler du conseil d'état
22:44qui est présidé par un socialiste
22:45de la cour des comptes
22:46où Améline Montchalin
22:47vient d'être nommée
22:48grâce à la retraite
22:49à 65 ou 68 ans
22:51a priori
22:51elle est nommée
22:52pour encore une bonne
22:53quarantaine d'années
22:54à la tête de l'institution
22:55Richard Ferrand
22:56président du conseil constitutionnel
22:58on le sait d'ailleurs
22:59qu'en 2024
23:00Emmanuel Macron
23:01pariait sur
23:02une alternance
23:03avec le Rassemblement National
23:05il la voulait
23:06l'attendait
23:06pour être justement
23:07ce président
23:08face
23:09qui s'oppose
23:10au RN au pouvoir
23:11et cette initiative
23:12a été un petit peu sabotée
23:13on va dire
23:13par Gabriel Attal
23:14avec son front républicain
23:15nous avons Alain
23:16qui nous appelle
23:16de vos questions
23:17bonjour Alain
23:19oui bonjour
23:20bonjour
23:21merci de prendre
23:22mon appel
23:22est-ce que vous aussi
23:24vous avez cru
23:24à un moment donné
23:26sans avoir peut-être
23:27voté pour lui
23:28on est en Emmanuel Macron
23:29et vous constatez
23:30que le bilan
23:31est plus douloureux
23:31qu'on ne pense
23:33c'est vrai que
23:34c'est un bilan
23:35qui vient financier
23:36qui est relative
23:39douloureux
23:39on a aidé
23:41beaucoup de personnes
23:42qui étaient dans le besoin
23:43il y a eu la crise du Covid
23:44il y a eu beaucoup
23:46de perturbations
23:47mais moi je perds
23:48c'est à dire
23:49que parmi les anciens présidents
23:52que nous avons vus
23:52c'est le plus intelligent
23:54de tous les présidents
23:55et vraiment de loin
23:56et les français
23:57n'apprécient pas
23:58Emmanuel Macron
24:00parce qu'il est trop intelligent
24:01il n'y avait que 20%
24:02des gens intelligents
24:03qui apprécient Macron
24:04et donc effectivement
24:05ils attendent
24:06ils attendent leur gamme
24:07ils attendent qu'on les aide
24:09qu'on les pousse
24:10et qu'est-ce qu'ils tiennent
24:11le français
24:12je suis vraiment déçu
24:13moi je suis français
24:14j'ai 80 ans
24:15je suis déçu
24:16du comportement des français
24:17ils ne sont même pas
24:18la tête
24:19je suis bougé
24:20quand Macron dit
24:21il n'avait qu'à traverser la rue
24:22oui
24:23il faut qu'il traverse la rue
24:24il faut qu'il ouvre les fesses
24:25et en ce moment
24:26c'est pas de tout le cas
24:27ils sont devant leur écran
24:28c'est tout
24:29voilà
24:29ils attendent que
24:30le bien-d'où elle arrive
24:31voilà
24:32mais le bien-d'où elle
24:32il commence à être fauché
24:34alors effectivement
24:35c'est pas facile
24:36mais je pense que
24:37Macron c'est le seul
24:38qui a réussi
24:39à l'international
24:41à retrouver
24:42des collaborateurs
24:43et des présidents
24:45il ne s'est jamais pris
24:46des filets en tapis
24:47c'est une expression
24:48que j'emploie
24:49c'est une d'être écoutée
24:50par tout le monde
24:52à l'international
24:53et dans l'Europe
24:54effectivement
24:55il fait le poids
24:56c'est le seul
24:56qui bouge
24:57en ce moment
24:58et moi vraiment
24:59je suis délu
25:02du comportement
25:02et de l'international
25:03des français
25:04voilà
25:04mais je sais pas si vous êtes bien
25:05on a compris votre message
25:08Marc-Éloi
25:08Alain semble dire
25:09qu'on est un peu sévère
25:10que bon
25:10Macron n'a pas tout raté
25:12même s'il y a un bilan
25:12effectivement qui est mitigé
25:14sur la scène internationale
25:15il a quand même réussi
25:16à maintenir une certaine image
25:17de la France
25:17sur la scène internationale
25:19il a réussi à maintenir
25:20sa présence
25:21sa présence médiatique
25:22sa présence institutionnelle
25:23d'ailleurs la séquence
25:25la séquence de communication
25:26on le voit
25:27avec cette fameuse Marseillaise
25:28devant un sous-marin
25:29il faut reconnaître
25:31que ça ne manquait pas d'allure
25:33ça ne manquait pas de classe
25:33le seul problème
25:34c'est que derrière
25:35le bilan diplomatique
25:36d'Emmanuel Macron
25:37c'est quoi ?
25:38c'est quoi le bilan diplomatique
25:39d'Emmanuel Macron ?
25:40c'est d'abord commencer
25:41à proclamer son soutien
25:43inconditionnel à Israël
25:44pour quelques mois plus tard
25:45reconnaître l'état palestinien
25:46en donnant l'impression
25:47de céder face au Hamas ?
25:49pas cohérent
25:49c'est pas cohérent
25:50c'est quoi ?
25:52c'est ce président
25:53qui va soutenir
25:54Volodymyr Zelensky
25:55en faisant des promesses partout
25:56à tel point
25:57en Ukraine
25:57ils ont inventé
25:59le verbe Macroner
25:59qui signifie peu ou prou
26:02de donner des promesses
26:04qu'on ne tiendra pas
26:05voilà mener un bateau
26:06en Afrique
26:07c'est déserté l'Afrique
26:09et la laisser aux mains
26:10des Russes
26:10des Russes de Wagner
26:11c'est là où je ne comprends pas
26:13trop ce que dit monsieur
26:14c'est qu'il y a des chiffres
26:16et des données
26:16qui démontrent qu'en réalité
26:17rien strictement
26:18rien n'a marché
26:19et je tiens à rassurer Alain
26:21j'ai vraiment cherché
26:22dans le bilan
26:23des choses positives
26:24des réussites
26:25parce qu'il y aurait pu
26:26en avoir en réalité
26:27rien strictement
26:28rien n'a fonctionné
26:29et c'est pour ça
26:30alors peut-être monsieur
26:31si vous avez des exemples précis
26:32sur ce qu'Emmanuel Macron
26:33a pu réussir
26:34en neuf ans
26:37Alain
26:37est-ce qu'il y a quelque chose
26:38vous parlez de présence internationale
26:41on vous le concède
26:42est-ce qu'au niveau économique
26:43il y a pris une décision
26:45une mesure
26:45dont vous considérez
26:46qu'elle a été importante
26:47et positive pour la France
26:50il y a beaucoup de Français
26:51qui étaient effectivement
26:52dans des difficultés
26:54il y a beaucoup d'aide
26:55lorsque vous êtes handicapé
26:57lorsque vous n'avez pas
26:58suffisamment d'argent
26:59pour régler vos factures
27:02non
27:03moi je trouve qu'il a fait
27:04beaucoup de choses
27:04alors si on parle
27:05effectivement
27:06de l'international
27:07comme par exemple
27:08le Mali
27:08les groupes vacnais
27:09effectivement
27:10ont été plébiscités
27:12par justement
27:14les Maliens
27:15et maintenant
27:16j'ai l'impression
27:16qu'ils le revêtent beaucoup
27:17parce qu'on était là-bas
27:18quand même très longtemps
27:18et ce sont les Maliens
27:20qui les ont chassés
27:20mais c'est pas grave
27:21c'est pas grave
27:22maintenant je sais pas
27:23ce qu'ils en pensent
27:23mais ils sont certainement déçus
27:25mais je pense que
27:26à l'international
27:27partout où il est
27:29où il est
27:29comment dirais-je
27:30où il est reçu
27:31ça se passe bien
27:32qu'aussi bien
27:33avec
27:35avec d'autres
27:35présidents importants
27:37comme Donald Trump
27:38par exemple
27:38ça serait bien passé
27:39et ce que le seul
27:41européen
27:41qui relève un peu
27:43l'image de la France
27:44à l'international
27:50c'est vrai que
27:51c'est le seul
27:51qui se bouge
27:52actuellement
27:52les autres ne bougent pas tellement
27:55vous savez
27:56de toute façon
27:58c'est un peu difficile
27:59de faire un bilan
28:02comment dirais-je
28:02complet
28:04mais moi j'estime
28:05que
28:05de toute façon
28:07le président Macron
28:09je pense effectivement
28:10qu'il ne pourra pas être lu
28:10parce qu'il ne peut pas
28:11se représenter
28:12mais je ne sais pas du tout
28:13pour lui
28:15lorsqu'il aura
28:16quitté la présidence
28:17il va être mort
28:18partout
28:19pour continuer
28:20sa vie
28:21et peut-être
28:23qu'il sera regretté
28:24parce que certains
28:25sont partis
28:26qui auraient été regrettés
28:27et moi je me
28:29comment dirais-je
28:30préfère
28:32à Charles Bonnet
28:33qui pourtant
28:34a fait énormément
28:34de choses
28:35pour la France
28:36il a été chassé
28:37comme un bon rien
28:37voilà
28:38il a été viré
28:40comme un de trois
28:41et ça je n'ai pas dû gérer
28:42on parle toujours
28:43de termes de trôles
28:44mais on l'a foutu de l'heure
28:45alors qu'il avait fait
28:46énormément de choses
28:47pour la France
28:47et ça je trouve ça
28:48vraiment nul
28:50on a compris
28:50Barqueno
28:51si Emmanuel Macron
28:53pouvait se représenter
28:55pour un troisième mandat
28:56vous pensez
28:57comme le suggère Alain
28:58qui pourrait être élu
28:59ou ça semblerait
29:00pourquoi pas
29:02en réalité
29:02parce qu'il y aura toujours
29:03cette espèce de
29:04cette espèce de tentation
29:06de tentation
29:06de l'extrême centre
29:07de cette peur
29:09cette peur brandie
29:10d'une candidature
29:11de Jean-Luc Mélenchon
29:12ou de Jordan Bardella
29:14ou de Marine Le Pen
29:14pourrait toujours fonctionner
29:16quand on sait qu'aujourd'hui
29:16l'assise électorale
29:18d'Emmanuel Macron
29:19ce sont les retraités
29:20c'est-à-dire des gens
29:22qui sont quand même
29:23un peu moins concernés
29:24par l'avenir
29:24que les jeunes générations
29:26qui d'ailleurs
29:26sont les grandes oubliées
29:27aussi du bilan
29:28d'Emmanuel Macron
29:29et bien dans l'absolu
29:30pourquoi pas
29:30oui
29:30c'est peut-être ça
29:31pourtant quand vous parlez
29:32à des chefs d'entreprise
29:33alors dans le haut niveau
29:36des multinationales
29:37un peu moins
29:37encore qu'eux
29:38il y a des gens très sévères
29:39mais dans les chefs d'entreprise
29:41des PME françaises
29:42ils vous disent
29:42que c'est la pire présidence
29:43à laquelle ils n'ont jamais
29:44été confrontés
29:45et ils parlent
29:46sur des chiffres précis
29:48mais quand on fait
29:49la sociologie électorale
29:50d'Emmanuel Macron
29:50celle de 2017
29:51n'est absolument pas la même
29:52que celle de 2022
29:54où tout le monde
29:55glose et plaisante
29:56sur Emmanuel Macron
29:57le candidat des retraités
29:58l'or gris etc
29:59ce qu'on oublie
30:00c'est qu'en 2017
30:01Emmanuel Macron
30:02c'était le candidat
30:02des actifs
30:03c'était le candidat
30:04de ceux qui travaillaient
30:05c'était le candidat
30:05des entrepreneurs
30:06des gens du privé
30:07et honnêtement
30:08si François Fillon
30:09est arrivé aussi haut
30:10au soir du premier tour
30:11malgré les affaires
30:11c'est parce que justement
30:12il avait été sauvé
30:13par les retraités
30:14je rappelle d'ailleurs
30:14que les LR en 2017
30:16pendant les législatives
30:17le seul point de désaccord
30:18qu'ils ont trouvé
30:18avec Emmanuel Macron
30:19leur seul axe de campagne
30:20c'est qu'eux disaient
30:20on est contre augmenter
30:21la CSG chez les retraités
30:23c'est dire à quel point
30:24les LR capitalisaient à fond
30:25justement sur cet électorat
30:26mais on a vu après
30:27que élection après élection
30:28crise après crise
30:29et bien l'électorat
30:30d'Emmanuel Macron
30:30s'est décalé des actifs
30:31et des jeunes
30:32vers les retraités
30:33et qu'aujourd'hui
30:35les retraités sont
30:36paradoxalement
30:37l'assurance-vie
30:38l'assurance-vie
30:38d'Emmanuel Macron
30:39tout comme ils ont été
30:39l'assurance-vie du centre
30:40du centre gauche
30:41ou du centre droit
30:42pendant des années
30:43il y a cette anecdote
30:44du haut fonctionnaire
30:45François Eccal
30:46qui vient dans le bureau
30:47de Bruno Le Maire
30:47quelques semaines
30:48avant les élections européennes
30:49en disant
30:50les retraites
30:51sont le premier
30:52poste de dépense
30:53de l'Etat
30:53il faut réformer
30:55il faut diminuer
30:56les dépenses liées aux retraites
30:57et Bruno Le Maire le coupe
30:57et lui dit
30:58je ne peux absolument pas faire ça
30:59il y a des élections
30:59dans deux mois
31:01et en fait vous résumez
31:02et c'est peut-être aussi ça
31:03à veu politique bâchure
31:05je suis avec
31:06vous êtes vous êtes
31:08vous êtes sur Sud Radio
31:09la France
31:09tous les états
31:10moi je suis avec
31:11Marc Henault
31:12auteur de l'ampleur des dégâts
31:13le vrai bilan d'une présidence
31:15celle d'Emmanuel Macron
31:16vous nous appelez
31:17au 0 826 300 300
31:18que vous appréciez
31:20le président de la République
31:20que vous soyez déçu
31:21je suis sûr que vous avez
31:22un avis à donner
31:23et Marc Henault
31:24répondra à vos interrogations
31:26ou à votre colère
31:27en décryptant
31:28justement
31:29avec beaucoup de précision
31:31dans cet ouvrage
31:32en plusieurs étapes
31:33comment le bilan
31:34du président de la République
31:35aujourd'hui
31:36est plutôt plus négatif
31:37que positif
31:38vous êtes bien sur Sud Radio
31:40il est 13h46
31:41en ce lundi
31:4216 mars
31:442026
31:45l'année d'élection
31:46ce n'est pas pour ça
31:47que je reçois Marc Henault
31:48mais pour faire un bilan
31:50des doubles
31:51du double quinquennat
31:52qui n'est pas tout à fait terminé
31:53d'Emmanuel Macron
31:53Marc Henault
31:54publie l'ampleur
31:56des dégâts
31:57aux éditions
31:58de l'artillère
31:59le vrai bilan
32:00d'une présidence
32:01celle d'Emmanuel Macron
32:02nous avons approché
32:04nous avons fait le tour
32:06rapidement
32:06parce qu'il y a beaucoup à dire
32:07du contexte politique
32:09économique
32:09là je voudrais
32:10que l'on aborde
32:11le troisième chapitre
32:12de votre livre
32:13qui est passionnant
32:14qui est sans appel
32:16je disais en début d'émission
32:17que j'avais lu
32:17d'autres ouvrages
32:18sur le bilan macronien
32:20je pensais avoir tout lu
32:20non il y a aussi
32:22le vraiment
32:22le bilan sur les faits
32:23sur les gestes
32:24et sur l'héritage
32:25qu'il va laisser
32:26la nouvelle France
32:27évidemment
32:28un thème crucial
32:29et douloureux
32:30l'immigration
32:30absolument
32:31il a vraiment
32:32aggravé la situation
32:33il a absolument
32:34aggravé la situation
32:35on a l'équivalent
32:36de la ville de Nice
32:37en immigré
32:38en émigré
32:40qui rentre chaque année
32:41en France
32:42c'est des chiffres
32:43jamais atteints
32:44c'est
32:45et c'est
32:46l'immigration
32:46chez Emmanuel Macron
32:47c'est assez amusant
32:48parce que c'est une forme
32:49d'impensé
32:49on se rappelle
32:50d'Emmanuel Macron
32:51en 2017
32:52en meeting
32:52disant
32:54déjà disant
32:55il n'y a pas de culture française
32:56et après disant
32:56je vois des maliens
32:57des algériens
32:58des sénégalais
32:59des ce que vous voulez
33:00par contre
33:00pas des français
33:01et en cela
33:02c'est assez amusant
33:03parce que
33:03ça rejoint au fond
33:04et c'était quelques années
33:06avant la nouvelle France
33:07et la créolisation
33:08de Jean-Luc Mélenchon
33:09au fond
33:09c'est là où on voit
33:10qu'Emmanuel Macron
33:10est aussi un homme du passé
33:11c'est qu'on voit
33:12que sur l'immigration
33:12c'est un homme de l'ancien temps
33:14il est encore
33:15dans la mondialisation heureuse
33:16dans la créolisation
33:17le vieux concept
33:19à la différence
33:20de Jean-Luc Mélenchon
33:21c'est qu'Emmanuel Macron
33:23lui était confronté
33:23à quelque chose
33:24c'est-à-dire
33:24à l'exercice du pouvoir
33:25et où
33:26il s'est pris
33:27en fait de plein fouet
33:28l'autre réalité
33:30de cette immigration
33:31les corrélations
33:32qu'on peut faire
33:32avec l'insécurité
33:34et ça
33:34il a fallu le gérer
33:35politiquement
33:36là où Jean-Luc Mélenchon
33:37peut vanter
33:38une société idéale
33:39et présenter cela
33:39de manière totalement positive
33:41et bien
33:42Emmanuel Macron
33:43lui se prend un peu
33:44le mur des réalités
33:45et en plus
33:45une division de son propre camp
33:46puisque son camp
33:49l'a vu
33:49quand ils ont été embarqués
33:50dans la pente
33:52on a vu
33:53toute une partie de son camp
33:54donner des espèces
33:54de coups de frein à main
33:55dans la descente
33:56à en faire casser le moteur
33:57en disant
33:57c'est pas possible
33:58il faut qu'on arrête
33:59et ça a paradoxalement
34:01participé
34:01à accélérer
34:02l'érosion de son propre camp
34:03et la fracture
34:03au sein des macro-érosions
34:04je me souviens
34:04de la déclaration
34:05de Gérard Collomb
34:06quittant le ministère
34:07de l'Intérieur
34:07on vivait
34:09côte à côte
34:09on va vivre face à face
34:10nous avons Gérard
34:11qui nous appelle
34:12de Vergnol
34:13bonjour Gérard
34:14oui bonjour
34:16vous êtes au soleil
34:17là je vous appelle
34:18oui
34:19je suis vraiment dégoûté
34:21dégoûté
34:22je ne comprends pas
34:24même comment
34:25on puisse encore
34:25parler de ce président
34:27pour moi
34:27c'est pas un président
34:28c'est quelqu'un
34:29qui nous a enterrés
34:30j'ai 76 ans
34:32et je l'ai fait
34:33au mois de mai
34:34j'ai travaillé
34:35à partir de l'âge
34:36de 17 ans
34:37avant on trouvait
34:38du travail à droite
34:39on en trouvait à gauche
34:40lui monsieur Macron
34:41lui ce qui m'intéresse
34:43c'est de fermer
34:43toutes les petites entreprises
34:45j'ai une entreprise
34:47que j'ai fermée
34:47il y a deux ans
34:48maintenant
34:49au bout de 30 ans
34:50d'activité
34:51parce que
34:52bien sûr
34:53il y avait
34:53toutes les charges
34:54sociales
34:55les machins
34:56qui ont doublé
34:56triplé
34:58vraiment
34:58alors dans un sens
35:00il y a des gens
35:01qui ont voté
35:03pour lui
35:03pour faire
35:04un barrage
35:05si vous voulez
35:06à l'extrême droite
35:07il voulait faire
35:08un barrage
35:09mais maintenant
35:09je suis bien content
35:10parce que ces gens
35:12ils se retrouvent
35:12dans la Moïse
35:15voilà
35:16écoutez
35:16votre témoignage
35:17est sincère
35:18c'est le cri du coeur
35:19on vous entend
35:20Gérard est en colère
35:23Gérard a bien raison
35:24parce que Gérard a parlé
35:26Gérard a parlé
35:27du coût du travail
35:28en France
35:28c'est évidemment
35:29un vrai sujet
35:30ça s'est accéléré
35:30sous Emmanuel Macron
35:31c'est à dire
35:32je ne vais pas refaire
35:33le cours d'économie classique
35:34de la différence
35:34entre le salaire brut
35:35et le salaire net
35:36le coût du travail
35:37en France
35:37c'est un des records
35:38de la zone euro
35:39déjà premièrement
35:40et c'est en plus couplé
35:41justement avec une immigration
35:42totalement dérégulée
35:43qui fait baisser
35:44les prix des salaires
35:45donc on se retrouve
35:45avec un travail
35:46au coût exorbitant
35:47et une immigration
35:49qui crée une concurrence
35:50qui crée une concurrence
35:51déloyale en réalité
35:52qui participe à la baisse
35:53des salaires
35:53donc c'est pour ça
35:54qu'on dit qu'Emmanuel Macron
35:54c'est la synthèse diabolique
35:56entre la gauche et la droite
35:57c'est à dire qu'on prend
35:58le pire du socialisme
35:58on prend le pire du libéralisme
36:00mais on mélange tout ça
36:01et à la fin
36:01c'est en même temps le pire
36:03c'est le pire et le pire
36:05c'est ça
36:07dans l'ensauvagement
36:08votre chapitre
36:09en sauvagement
36:10vous dites qu'il y a
36:10une dégradation
36:11du climat social
36:13des relations
36:14entre les communautés
36:15entre la jeunesse
36:15entre les générations
36:16c'est un pays fracturé
36:17qui laisse
36:18c'est un pays fracturé
36:20en tout cas
36:20c'est pareil
36:22c'est à partir du moment
36:22où vous encouragez
36:24justement cette immigration
36:25et bien
36:25dans l'absolu
36:26vous empirez justement
36:27c'est ce que Fourquet
36:30dénonçait
36:31dans l'archipel français
36:31c'est ce que
36:32des travaux
36:33comme le géographe
36:34Christophe Guillou
36:34en réalité tout cela
36:35tous ces ingrédients là
36:37on les connaissait
36:38et c'est ça
36:41le drame aujourd'hui
36:41c'est qu'on voit bien
36:42d'ailleurs le malaise
36:44dans le camp
36:44on va dire
36:44de l'universalisme républicain
36:47en quelque sorte
36:48c'est qu'on le voit bien
36:49on voit bien
36:49cette incapacité
36:50à se situer
36:51c'est qu'Emmanuel Macron
36:51était traditionnellement
36:52leur candidat
36:53en tout cas
36:53il occupait
36:54leur espace politique
36:55et là il se retrouve
36:56avec un pays
36:57totalement fracturé
36:58et dans lequel
36:59justement
36:59le discours d'universalisme
37:01ne fonctionne plus du tout
37:02puisqu'on a tellement
37:03vanté justement
37:04Emmanuel Macron
37:04a tellement vanté
37:05paradoxalement
37:06les exceptions culturelles
37:07l'absence de culture française
37:09qu'on se retrouve
37:10avec une situation
37:10où on vante
37:13cette société créolisée
37:14et en même temps
37:14on est incapable
37:15d'en appréhender
37:16les conséquences
37:17est-ce que ce sont
37:18les éléments
37:18et les mécanismes
37:19qui lui échappent
37:20ou quelque part
37:21c'est prémédité
37:21alors ça ne se passe pas
37:22comme il a envie
37:23mais ça fait partie
37:24de la vision du monde
37:25et sa vision de la France
37:27c'est ce que je disais
37:28il y a un côté
37:29presque ringard
37:30en réalité
37:31dans sa conception du monde
37:32on est encore vraiment
37:33sur la mondialisation heureuse
37:35sur le fait de vanter
37:39la société multiculturelle
37:40il a encore resté
37:40sur ce modèle là
37:41et je vais citer
37:42un homme politique
37:43pourtant qui n'est pas
37:44spécialement dans la ligne
37:45de valeurs actuelle
37:45qui est Benoît Hamon
37:46Benoît Hamon rappelait
37:47très justement
37:48qu'en 20 ans
37:48on a eu 12 lois
37:49sur l'immigration
37:49est-ce qu'on a l'impression
37:50que la situation
37:51a été améliorée
37:52est-ce qu'on a l'impression
37:53que le problème
37:54a été réglé
37:54d'un côté comme de l'autre
37:55absolument pas
37:56on a une impuissance
37:58vis-à-vis de l'immigration
37:58parce que bon déjà
37:59on est pris
37:59par le droit européen
38:01on est pris aussi
38:02par des cours supranationales
38:05et surtout
38:05on est pris
38:06dans cette espèce
38:07d'impasse idéologique
38:08dans lequel sont les macronistes
38:09qui est de souhaiter
38:10une société multiculturelle
38:12et d'être dans l'incapacité politique
38:14d'en appréhender les conséquences
38:15on le disait au début
38:16de notre entretien
38:16un de ses premiers engagements
38:18une de ses premières promesses
38:19j'effacerai
38:22du paysage politique français
38:23les causes
38:25qui font que les français
38:25votent l'Assemblée nationale
38:27à l'époque
38:27c'était Front National
38:30le bilan
38:31est le contraire exact
38:32de ce qu'il était prétendé
38:33en plus maintenant
38:33il y a un autre extrême
38:34qui était à l'extrême gauche
38:37ça ne peut pas être une tactique
38:38on ne peut pas l'accuser
38:39cyniquement
38:40d'avoir voulu ça
38:40pour autant
38:41chaque fois qu'il prend une mesure
38:43chaque fois qu'il échoue
38:45chaque fois qu'il ment
38:47il se doute bien
38:47qu'il va renforcer
38:48le camp des extrêmes
38:50dont il nous a dit
38:51qu'il était là
38:51pour justement les éliminer
38:53oui mais comme dans son esprit
38:54il est incapable d'échouer
38:56c'est un petit peu plus compliqué
38:58non parce que dans un premier temps
38:59le fait de se poser en rempart
39:00contre les extrêmes
39:01et de dire nous sommes le camp du bien
39:03contre le camp du mal
39:03c'était pas spécialement
39:04pour servir le rassemblement national
39:05et le fond national
39:06mais c'était aussi pour faire taire
39:07les LR et le parti socialiste
39:09et se placer comme
39:10la seule figure
39:11du camp du bien
39:12le seul rempart possible
39:13puisque de toute façon
39:14ses concurrents directs
39:15que sont la gauche modérée
39:18la droite modérée
39:18et bien
39:19sont aux abonnés absents
39:21c'était plus pour créer un duel
39:22pour créer un duel
39:23bien contre mal
39:24en réalité
39:25qu'il a créé
39:26ce clivage
39:27et sauf qu'on a vu
39:28que échéance électorale
39:30après échéance électorale
39:31et bien le vote
39:31le vote est aussi devenu
39:33et d'abord un vote sanction
39:34contre lui
39:35puis un vote d'adhésion
39:37puisque tout ce qu'Emmanuel Macron
39:38a réussi à faire
39:38c'est qu'en prouvant
39:39que sa politique
39:40était nulle et inefficace
39:41et bien les gens
39:42ont fini par se dire
39:43qu'en fait le rassemblement national
39:44ou même la France insoumise
39:45était composé de gens compétents
39:47en tout cas pas pire que lui
39:48puisque encore une fois
39:50ces résultats sont catastrophiques
39:51Marqueno
39:51qui sont les plus frustrés
39:53des macronistes convaincus
39:55qui l'ont rejoint en 2017
39:56qui se sont impliqués
39:57qui ont mouillé la chemise
39:59qui ont quasiment damné leur âme
40:02c'est plutôt à gauche
40:03ou plutôt à droite
40:04ta frustration ?
40:05je pense que c'est
40:06je pense que c'est plutôt à gauche
40:07parce que je pense qu'à droite
40:08on se remettra plus facilement
40:11de la fin du macronisme
40:12et que la droite
40:13se recomposera plus facilement après
40:16il y a quand même plus de droite
40:17que de gauche
40:17enfin son bilan économique
40:18pousse bien à le penser
40:20et qu'accessoirement
40:21c'est aussi l'événement
40:23d'Emmanuel Macron
40:24et sa montée en puissance
40:25qui a aussi favorisé
40:26l'explosion de la France insoumise
40:29et l'explosion
40:30diffractée de la gauche
40:31par exemple
40:31qu'est-ce qu'on peut dire ?
40:32c'est du dolorisme raté
40:33du stroscanisme raté
40:35de l'Alain Mainck raté
40:36de l'Atali manqué
40:38parce que finalement
40:39il a pompé un peu à tout cela
40:40le bilan est calamiteux
40:42oui c'est ça
40:42c'est un petit groupe
40:44qui s'est rêvé plus fort
40:46et meilleur que les autres
40:47et qui essaient surtout
40:47à la recherche d'une revanche
40:48et on voit le prix
40:50que ça a coûté à la France
40:52il reste un an à tirer
40:53il va gérer les choses
40:54comme ça sans bouger
40:55avec le gouvernement
40:56le cornu
40:57qui va aller jusqu'au bout
40:59où on peut quand même avoir
41:00un petit chaos
41:01un petit incident institutionnel
41:02il y a eu deux échéances politiques
41:05le budget
41:05et l'euthanasie
41:07en réalité
41:07il ne lui reste plus que ça
41:08le seul objectif
41:09c'est de faire passer
41:09le budget de l'année prochaine
41:10et une ou deux mesures sociétales
41:12pour faire croire
41:12que l'Assemblée nationale
41:13avance encore un petit peu
41:14et que les institutions
41:15ne sont pas bloquées
41:16en réalité il y a évidemment
41:17un statut quo
41:17il ne pourra plus rien se passer
41:19le lycée 2027
41:20excepté une guerre
41:21entre guillemets
41:22on n'a pas abordé
41:23le chapitre de l'énergie
41:24qui n'est pas
41:25non plus
41:26non plus
41:26non plus
41:26très radieux
41:28je pense que vous pourrez
41:29écrire un chapitre là-dessus
41:30parce que vous ne l'avez pas
41:31beaucoup abordé
41:32dans votre livre
41:33mais vous me disiez
41:34au début d'entretien
41:35il faudrait que j'affile le tir
41:37ça mériterait un livre
41:38à part entière
41:38en tout cas
41:39le macronisme
41:40et le nucléaire
41:40le nucléaire
41:41c'est l'incarnation absolue
41:43du macronisme
41:43c'est la plus belle métaphore
41:45qu'on puisse trouver
41:46c'est presque une fable
41:46de la fontaine
41:47avec une facture
41:47extrêmement douloureuse
41:48merci Marc Enault
41:50d'avoir été avec nous
41:51l'ampleur des dégâts
41:52aux éditions L'Artilleur
41:53le vrai bilan d'une présidence
41:54à lire absolument
41:55un réquisitoire
41:59quant à nous je vous dis
42:00à demain
42:01pour une nouvelle France
42:03dans tous ces états
42:03et là je vous laisse
42:04en compagnie
42:05de Brigitte Lahaye
42:06pour des considérations
42:08beaucoup plus douces
42:09et sentimentales
42:09merci bonne journée
42:11tous les jours
42:12de 16h à 17h
42:14retrouvez c'est votre
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