- il y a 4 heures
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Avec Philippe Lentschener, président de Réputation Age
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NewsTranscription
00:00Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, le face-à-face.
00:08Bienvenue sur Sud Radio, ce face-à-face qui va parler aujourd'hui du terme écologie,
00:14ce qu'il signifie, ce qu'il est devenu, qui en parle, comment on en parle et comment le vit
00:19-on.
00:19Avec nous Philippe Lenchener, alors vous vous êtes l'expert,
00:23vous êtes à l'origine de cette étude pour la revue politique et parlementaire,
00:27dont vous vous êtes en charge du laboratoire d'études.
00:31Vous êtes celui qui étudie les thématiques que vous demande cette revue politique et parlementaire,
00:36qui est une institution très très connue.
00:37Vous, vous avez fait l'étude, on va la décrypter avec vous, vous allez nous donner différents éléments.
00:42Vous avez surtout comparé les mots des uns et des autres, combien de fois elle est citée,
00:47par quel responsable politique, et ensuite dans la campagne municipale,
00:50c'est aussi la région de votre présence, quelle est la place que garde l'écologie
00:54dans le débat politique municipal, et puis Gaël Brusty, qu'on a déjà reçu et qu'on connaît bien sur
01:00Sud Radio,
01:00qui lui a une vision, j'allais dire plus intellectuelle, plus philosophique,
01:04mais qui s'est intéressée de très près à la question, et qui nous donnera ses éclaircissements.
01:08Quand on aura un doute, Philippe et moi, on vous demandera, Gaël,
01:11qu'est-ce que ce signifie que ce phénomène.
01:14Philippe Lenschener, merci d'être là.
01:17Vous êtes le confondateur de votre institution, c'est Réputation Age.
01:24Réputation Age, oui absolument.
01:26Alors pourquoi Réputation Age ?
01:28Parce que la communication est devenue une pratique de l'espace public,
01:33et avant de savoir qui vous êtes, généralement,
01:36et avant que vous puissiez rentrer en contact avec des personnalités, des entreprises, des marques,
01:40on va vouloir savoir qui vous êtes, et on a plein de moyens maintenant pour savoir qui vous êtes.
01:45Internet, l'IA, Instagram, on a besoin de repères.
01:51Et donc, c'est-à-dire que ceux qui, aujourd'hui, maîtrisent cette communication à l'heure de l'espace
01:58public
01:58sont ceux qui ont réussi à diffuser quelque chose d'extrêmement cohérent, souverain, dans l'espace public,
02:07de façon à ce que, quand il y a un débat qui s'engage,
02:10il puisse s'engager sur vos bases et non pas sur ce que les gens pensent de vous.
02:14Et le nom Réputation Age, c'est une...
02:16C'est parce qu'on est... Alors, c'était un clin d'œil, en fait.
02:18Parce qu'il y a un immense magazine depuis les années 60-70
02:24qui s'appelle Advertising Age,
02:26et qui, en fait, est une sorte de Financial Time de la communication.
02:30Et nous, en clin d'œil, on a dit qu'on était passé de l'Advertising Age à Réputation Age,
02:35parce que les gens consomment désormais la publicité comme un spectacle en soi
02:38et bien souvent extrêmement distanciés de la marque.
02:42Je vous donne un exemple, par exemple, les dernières communications
02:45de George Clooney pour Nespresso.
02:48La pub, on la trouve exceptionnelle et extraordinaire,
02:51mais elle peut ne pas faire bouger la part de marché.
02:53C'est-à-dire qu'elle peut se consommer comme un spectacle en elle-même.
02:59Et donc, aujourd'hui, ce qui fait que des marques ou des personnalités
03:03ou des entreprises sont influentes,
03:05c'est quelque chose d'un peu plus subtil, d'un peu plus complet, surtout,
03:08et qui a beaucoup à voir avec la réputation.
03:11Donc, en clin d'œil, on a décidé d'appeler notre entreprise Reputation Age.
03:15Donc, ça se prononce à l'anglaise, Reputation Age,
03:17même si vous êtes un organisme bien français,
03:19bien renseigné que vous vous intéressez essentiellement à des thématiques françaises.
03:24Vous me confirmez, Philippe Lenschener, que la communication est devenue un moyen politique,
03:31aujourd'hui, à défaut de pouvoir agir physiquement, pratiquement,
03:37de façon institutionnelle, on communique.
03:39D'ailleurs, on s'en plaint, c'est ce qu'on dénonce.
03:41Là, vous confirmez qu'aujourd'hui, la communication, c'est un des outils,
03:44un des outils de l'action politique.
03:46Alors, moi, je pense que désormais, ce qui est bien,
03:49c'est quand les gens qui communiquent, pardon,
03:53quand les hommes politiques ou les femmes politiques,
03:57qui donc sont dans l'espace public,
03:59et qui s'adressent à nous,
04:01je trouve ça plutôt extrêmement positif,
04:04qu'ils fassent attention à la façon dont ils parlent,
04:06qu'ils s'assurent qu'ils ont une lexicologie
04:08qui les rend singuliers et différents des autres,
04:11et qui font que tout ce qu'ils disent nous arrive.
04:15Parce que communiquer, ce n'est pas émettre, c'est recevoir.
04:17Et donc, je trouve ça plutôt bon signe que ce soit pris au sérieux.
04:22Je trouve que c'est une politesse qu'on fait aux gens qui vous écoutent,
04:25parce qu'autrement, c'est de l'émission de discours,
04:28c'est robotique, et ça marche plus.
04:28Mais vous en avez qui ne font que ça.
04:30On se dit au bilan de leur mandat,
04:32qu'est-ce qu'il aura fait ?
04:33Il aura beaucoup communiqué, très très bien,
04:35avec beaucoup de pertinence,
04:36avec des experts comme vous qui...
04:38Je ne vous attaque pas, mais c'est grâce à des gens comme vous
04:40qui peuvent construire un discours de communication.
04:43Et finalement, le bilan politique ou économique ou social est assez maigre.
04:46Par contre, ils auront beaucoup parlé, beaucoup promis, beaucoup...
04:48Oui, mais ces gens-là, désormais, sont pathétiques
04:50parce que les gens sont...
04:52Attention, ils peuvent être au placé.
04:54Oui, mais justement, ils sont pathétiques
04:58parce que les gens ne sont pas idiots.
05:00Désormais, ils savent si les politiques qui sont menées
05:04leur sont favorables, pas favorables,
05:05si les promesses sont tenues, pas tenues.
05:07C'est que de la tchatche, comme on dit aujourd'hui dans le Sud-Ouest.
05:11C'est de la tchatche.
05:12Alors, ça dépend. Je voudrais savoir à qui nous faisons allusion.
05:15Je demande sur la vieille elle-brustière.
05:17Est-ce que la communication, aujourd'hui,
05:20s'est substituée à l'action politique,
05:21à l'engagement politique qu'on crée,
05:23et quelque part, puisque tout est médiatique,
05:26il suffit de communiquer pour remplir les cases.
05:27Est-ce qu'on en est arrivé là ou pas tout à fait ?
05:30Si la communication politique
05:32n'est pas enracinée dans une tradition,
05:34dans une transmission,
05:36et si elle n'invente pas un horizon,
05:38elle devient une espèce de roue pour hamster, en fait.
05:42Alors, vous avez beaucoup d'experts là-dessus,
05:43c'est-à-dire que quand les gens quittent la politique,
05:44ils disent, je vais faire de la communication.
05:46Donc, vous avez Philippe et quelques-uns à Paris,
05:49et puis vous avez une myriade de gens
05:50qui font de la communication à vide,
05:52comme des hamsters dans leur roue.
05:53C'est ça.
05:53Et ça, c'est assez désespérant,
05:54parce qu'en plus,
05:56ils se calent sur les séries américaines politiques,
06:00où ils se prennent pour des spin-doctors
06:01qui ne sont absolument pas.
06:02Un spin-doctor, qu'il soit français ou américain,
06:04en général, il est très cortiqué sur le plan idéologique
06:08et très cortiqué sur le plan culturel.
06:11Et ça, il n'y a pas grand monde qui sait faire ça
06:13sur la place de Paris, fondamentalement, aujourd'hui.
06:15On peut faire un travail de communication.
06:17On a consacré une émission il y a quelques semaines
06:20à cette communication qui était faite
06:22sur les différentes séries américaines,
06:26mais surtout américaines,
06:27qui vous fixent l'idéologie à appliquer.
06:31Et du coup, comme c'est grand public,
06:33il y a jusqu'à suivre les consignes de l'émission
06:35et on est dans le bain.
06:36C'est quand même terrifiant.
06:37Vous savez, il y a un mot dont il faut se méfier,
06:39c'est dès que vous avez quelqu'un
06:40qui s'appelle communicant, il faut se méfier.
06:42Voilà.
06:43Parce que vous savez, cette histoire,
06:44en fait, personne ne le sait,
06:45mais c'est Jacques Pilon,
06:46quand il est nommé à l'Élysée...
06:48Alors, grand, grand communicant.
06:49Grand, alors, il est nommé à l'Élysée
06:50et François Mitterrand lui dit
06:52voilà, vous allez vous occuper de notre parole,
06:54de la façon dont on est compris
06:56et de tout ce que nous allons dire.
06:57Alors, il lui dit comment ça s'appelle
06:59et Mitterrand lui dit
07:00je ne sais pas, débrouillez-vous.
07:02Et Jacques Pilon est très intelligent.
07:03Depuis Foucault, il sait que ce qui ne se nomme pas
07:06n'existe pas.
07:07Et donc, il dit
07:08je m'en vais, clopin, clopin, communicant.
07:11Et donc, il invente ce mot de communicant.
07:14Il faut savoir que ce mot est franco-français.
07:17Imaginez, chez les anglo-saxons,
07:18ce serait quoi ?
07:19Communicator ?
07:20Communicating ?
07:21Ce serait ridicule.
07:22Étymologique, ça serait compliqué.
07:23Chez les anglo-saxons,
07:24vous avez des strategists,
07:26vous avez des spin-doctors,
07:29vous avez des gens spécialistes du marketing,
07:31mais ce terme de communicant n'existe pas.
07:33Et donc, c'est devenu une lessiveuse
07:35et une machine à recycler les gens
07:37qui, en sortant d'un métier
07:39qui de près ou de loin
07:41à avoir avec la fonction publique,
07:43se disent, comme ils connaissent des journalistes,
07:45ils peuvent les appeler
07:46et ils disent
07:47ben voilà, je suis un communicant.
07:48Mais ça, ce n'est pas faire de la stratégie.
07:50Il est vrai que la France a eu
07:51quelques stars de communicants historiques.
07:53Bon, vous avez fait un débat, Jacques Pilon,
07:54M. Bureau aussi en était un
07:56et surtout Jacques Séguéla, bien entendu.
07:57Alors qu'il était plutôt un publicitaire pur.
07:59Oui, mais du coup, c'est lui
08:01qui, par sa communication,
08:02on dit qu'il a fait gagner François Mitterrand
08:04par cette affiche,
08:05la force tranquille,
08:06un terme simple
08:07et puis ensuite des éléments de langage.
08:09Et vous avez beaucoup d'hommes politiques
08:10qui reconnaissent en coulisses
08:11après avoir fini leur carrière.
08:13C'était quand même les communicants
08:15qui nous donnaient le la.
08:16Je me souviens des cuisiniers
08:17qui m'ont dit sur un autre,
08:18c'est le styliste de la photo
08:20qui nous disait,
08:21il faut faire tel type de recette
08:22parce que c'est ça
08:23qui va permettre de communiquer en image.
08:25C'est un exemple qui est très très bon.
08:26C'est que le styliste a un métier.
08:28On aime, on n'aime pas,
08:29mais le styliste culinaire,
08:31ça existe.
08:32Voilà.
08:32Et Jacques Séguéla
08:33était un publicitaire.
08:35Si on va même plus loin,
08:35Donc un styliste politique.
08:36Un styliste politique.
08:37Oui, mais c'est un métier.
08:39Communiquant,
08:39je ne sais pas ce que c'est.
08:41Vous voyez ce que j'ai.
08:41J'espère que je suis clair
08:42dans ce que je suis en train de dire.
08:44Le communiquant,
08:45si,
08:45il est quand même dans...
08:46Est-ce qu'il est dans l'antiquité
08:49celui qui pousse à la démagogie,
08:51quelque part ?
08:51Est-ce que la démagogie
08:52n'est pas une forme de communication
08:54pour faire des promesses
08:55qu'on ne pourra pas tenir ?
08:56Comme les sophismes.
08:57Mais c'est une forme,
08:59mais c'est une horreur.
09:01C'est l'anti-exemple.
09:03Merci messieurs pour cette digression.
09:05On va venir à notre débat
09:06qui est l'écologie.
09:08Ce qu'il en reste.
09:10Comment s'est-elle réinstallée ?
09:12Et vous,
09:13Philippe Lenschener,
09:14vous posez dans cette étude,
09:15et on en discutera aussi
09:16avec Gaëlle Brustier,
09:18vous dites,
09:19elle est moins citée.
09:20Alors c'est extraordinaire
09:21parce que c'est une étude sur X
09:22avec le nombre de citations
09:24dans l'année 2024.
09:26Tel homme l'a cité 33 fois
09:27en 2025 12 fois.
09:29Certains sont à zéro.
09:30Certains, évidemment,
09:31les leaders écologistes
09:32en parlent un petit peu plus.
09:33Et puis,
09:34on voit que finalement,
09:35si elle est moins présente verbalement,
09:37peut-être que c'est parce
09:39qu'elle est installée
09:39dans les mœurs.
09:40On y discute dans quelques instants.
09:42Vous nous appelez
09:42au 0 826 300 300.
09:45Philippe Lenschener répondra
09:46à vos questions.
09:47Gaëlle Brustier aussi.
09:48Qu'est-ce que représente
09:49l'écologie pour vous ?
09:50Est-ce que c'est fini ?
09:51Est-ce que c'est dépassé ?
09:51Est-ce que c'est un vieux rêve ?
09:52Ou est-ce qu'au contraire,
09:54c'est tellement entré
09:55dans nos mœurs
09:55ou dans nos consciences
09:56qu'on a moins besoin d'en parler
09:58puisqu'on a davantage
09:59l'occasion de passer à l'acte ?
10:00Voilà quelle est la réponse
10:02qu'on attend de vous.
10:03Vous nous appelez au 0 826 300 300
10:05Manuel Galasso.
10:06Attends votre appel
10:07et le transmettra
10:08à nos invités.
10:09A tout de suite.
10:10Sud Radio.
10:11Sud Radio.
10:12Midi 14h.
10:14Sud Radio.
10:14La France dans tous ses états.
10:16Péricault-Légas.
10:18Il est 13h18.
10:19Vous êtes sur Sud Radio
10:20et je reçois
10:22Philippe Lenschener
10:23qui est responsable
10:24du laboratoire d'études
10:26de la revue politique
10:27et parlementaire.
10:29Donc qui est un observateur,
10:30un décrypteur
10:31et un analyste.
10:31Et puis à ses côtés
10:33Gaël Brustier
10:33qui est, allez,
10:34on va dire que c'est
10:35l'intellectuel de la journée.
10:37Voilà.
10:38L'observateur lui aussi.
10:39Quelqu'un de pas assez connu
10:42mais dont les avis
10:44sont toujours
10:45ou insolites ou pertinents.
10:47C'est le meilleur de sa génération.
10:48Il s'avère que longtemps après
10:48on se rend compte
10:49qu'il avait eu raison.
10:50Il a le temps
10:51d'avoir raison trop tôt.
10:53Messieurs,
10:53on va s'intéresser
10:54au thème du jour
10:54qui est quand même
10:55le mot écologie recule
10:57dans le débat public.
10:59C'est le résultat
11:00de l'étude
11:01de Philippe Lenschener
11:02et de la revue politique
11:04et parlementaire.
11:06Messieurs,
11:07je ne sais pas
11:07si vous étiez négale,
11:08peut-être,
11:08vous étiez jeune comme moi.
11:101974,
11:11campagne présidentielle,
11:12je me souviens
11:13de René Dumont
11:13qui arrivait
11:15de la planète Mars
11:16parmi les autres candidats,
11:18François Mitterrand,
11:19Valéry Giscard d'Estaing,
11:21Jacques Chaband-Elmas.
11:22Et on avait René Dumont
11:23qui venait avec sa pomme,
11:24son verre de lait,
11:25nous parlait d'écologie.
11:26Mais on le prenait
11:26pour un fou furieux.
11:28Et on se disait,
11:28bon peut-être,
11:29je crois qu'il avait fait
11:301,63%.
11:32Et on se disait,
11:33mais qu'est-ce que c'est
11:33que l'écologie ?
11:34Il commençait à nous annoncer
11:35des choses surréalistes
11:36qui se sont révélées
11:38totalement exactes.
11:39Et encore,
11:39il était en deçà
11:41des inquiétudes
11:42et des angoisses
11:42qu'il fallait formuler
11:43à l'époque totale
11:44que c'est lui
11:45le vrai gagnant
11:46de cette élection présidentielle
11:47où aujourd'hui c'est lui
11:48puisque l'écologie est partout.
11:49Et pourtant,
11:51Philippe Netschener,
11:52vous nous dites,
11:5452 ans après X74
11:56avec le premier candidat
11:57d'écologie,
11:59elle n'est plus aussi présente
12:00dans le débat politique
12:01qu'elle ne l'a été
12:02à un moment donné.
12:02Elle n'a fait que monter,
12:03monter, monter,
12:04à un moment donné.
12:04Vous vous souvenez,
12:05Chirac Sarkozy vous dit,
12:06mais nous,
12:07les écologistes,
12:08c'est nous,
12:08on en fait,
12:08tout le monde en fait,
12:09tout le temps.
12:09Aujourd'hui,
12:10c'est un petit peu
12:10un recul dans la formulation.
12:12Alors c'est là
12:13où il va falloir
12:14qu'on accepte tous ensemble
12:17complexe,
12:18c'est-à-dire que le terme
12:19en lui-même,
12:20c'est-à-dire le totem
12:22écologie,
12:23être,
12:24mais c'est,
12:25c'en est,
12:26parce qu'il faut,
12:27il faut que vos auditeurs
12:28sachent bien que
12:29ce n'est pas,
12:30je pense que,
12:31c'est-à-dire que c'est une étude
12:31objective que nous avons donnée.
12:32Oui, oui, oui,
12:32vous êtes le scientifique ici.
12:33Voilà,
12:34sur les 40,
12:34sur les 40 premières...
12:36Gaël nous fera de la considération.
12:37Vous, vous nous faites du fait
12:38et des gestes.
12:39Voilà, alors sur les 40
12:40premières villes de France,
12:41je pourrais dire des choses,
12:43par exemple,
12:43Laurence Ruffin à Grenoble,
12:45qui est quand même juste
12:46dans la succession d'Éric Piolle.
12:48Bien sûr.
12:48On n'en parle pas de n'importe quoi.
12:49Bien sûr.
12:50Elle a une profession de foi
12:51sur laquelle il y a
12:541600 mots,
12:5510 000 caractères,
12:57pas une seule fois
12:58le mot écologie.
12:59Pardon ?
13:00Vous dites que dans le programme
13:01électoral municipal ?
13:02Non, pas dans le programme,
13:03dans sa profession de foi.
13:05Dans sa profession de foi.
13:05Ce qui est bien,
13:06c'est qu'en fast-checking,
13:07n'importe qui peut aller
13:08sur Internet
13:09et vérifier ce que je dis.
13:10De la même façon,
13:11n'importe qui peut aller
13:12sur le site
13:13d'Emmanuel Grégoire
13:14et regarder sa profession de foi,
13:16le mot écologie
13:18n'est pas cité,
13:20prononcé une seule fois
13:21dans sa...
13:22A Lyon.
13:23Non, non,
13:23Emmanuel Grégoire à Paris.
13:24À Paris, pendant ce cas-là.
13:25Dans sa profession de foi.
13:26Grégory Doucet,
13:27un petit peu plus peut-être,
13:28quand même ?
13:28Non, Grégory Doucet
13:30a dû parler deux fois
13:31d'écologie dans ses tweets
13:33durant cette année.
13:34C'est-à-dire que ce qui se passe
13:35est incroyable
13:37et c'est extrêmement intéressant.
13:38C'est-à-dire que
13:39le mot en lui-même
13:40est devenu invisible,
13:41mais de la même façon,
13:44les programmes
13:45de l'ensemble
13:46des candidats
13:47qui se présentent
13:48aux élections municipales
13:49sont pleins
13:50de termes
13:51comme cadre de vie,
13:52comme environnement,
13:53comme aménagement,
13:54comme mobilité.
13:55Tout le monde calcule
13:56au mètre près
13:57les pistes de vélo,
13:58le fait que les trottoirs
13:59vous doivent désormais
14:00respirer,
14:01le fait que sur les toits
14:02des bâtiments publics
14:03il doit y avoir
14:03de la végétation.
14:05Donc, en fait,
14:07c'est absolument intégré,
14:09c'est-à-dire que le rêve
14:10des hommes politiques
14:11de droite
14:12qui disaient
14:12en 1975
14:13et en 1980
14:15l'écologie
14:15n'est ni de droite
14:17ni de gauche,
14:19elle est en fait
14:19partagée par tout le monde.
14:21Dans les faits,
14:22il faudrait analyser
14:23ensuite ceux qui mettent
14:24en œuvre ou pas
14:25les politiques,
14:26ça c'est un autre sujet,
14:27mais en tout cas
14:29dans les programmes,
14:30elle est désormais partout,
14:32mais le mot lui-même
14:33est devenu invisible.
14:34Vous voulez dire
14:35qu'on en aurait tellement
14:35soupé du terme
14:37qu'on ne l'utilise plus,
14:39mais ça veut dire
14:40que ça fait ringard
14:42d'utiliser le mot écologie
14:43ou qu'il faut prouver
14:44qu'on l'a dépassé
14:45et qu'il est aujourd'hui
14:46dans la réalité
14:47des programmes ?
14:48Alors les deux,
14:48moi je pense qu'il est limitant
14:50et je pense que désormais
14:52les politiques
14:53et les écologistes,
14:54ce sera très intéressant
14:55de voir quelle parade
14:56ils vont trouver,
14:57se rendre compte
14:57que écologie,
14:59ça voulait dire
14:59je m'occupe de la planète
15:01et du ciel,
15:03et notre environnement.
15:04Donc les grands volumes,
15:05la terre et le ciel.
15:06Et puis voilà,
15:06et la terre et le ciel,
15:07alors c'est dans les premiers mots
15:09de la Bible,
15:09mais en tout cas,
15:10c'est pour montrer
15:11à qui nous voulons.
15:11Mais mon jardin public
15:14est ma rue principale.
15:16Vous venez de tout résumer.
15:17Vous venez de tout résumer.
15:19Et donc,
15:19vous avez donc
15:20dans toutes les villes,
15:22celles dans lesquelles je vis,
15:23celles dans lesquelles vous vivez,
15:24vous avez à peu près,
15:25alors j'ai même les chiffres
15:26très précisément,
15:28d'après une étude Téram,
15:2974% des Français
15:31votera en fonction
15:32de la prise en compte
15:34des phénomènes environnementaux
15:36et de cadres de vie
15:36dans leur ville,
15:38et 76% des 18-24 ans.
15:40Donc c'est très intéressant.
15:42C'est que 76% des 18-24 ans,
15:44mais 74% des Français,
15:46donc c'est homogène.
15:47Donc c'est homogène.
15:48Écoutez,
15:49vous faites tout de suite réagir,
15:50messieurs,
15:50puisque nous avons Alain
15:51qui nous appelle de Lyon.
15:53Bonjour Alain.
15:54Bonjour.
15:55Bon, est-ce que l'écologie
15:56est très présente
15:57dans le débat municipal
15:58de cette campagne 2026 à Lyon ?
16:01Elle est omniprésente.
16:05Je ne sais pas pourquoi
16:06ça résonne,
16:07je ne sais pas ce qui se passe.
16:07Non, non,
16:08moi je vous entends très très bien.
16:09C'est peut-être un effet l'arsen,
16:10mais moi je vous entends.
16:11Nous aussi,
16:11on vous reçoit 5 sur 5 Alain.
16:13Allez-y.
16:13C'est parfait.
16:14On vous écoute.
16:15Elle est omniprésente,
16:16mais par contre,
16:17sans vouloir contredire
16:18votre invité,
16:20dans le cas de Doucet,
16:21je ne vais prendre que le cas de Doucet,
16:22je ne vais pas tous les attaquer,
16:24Doucet n'est pas un écologiste.
16:25Doucet est un décroissant.
16:27Ça n'a strictement rien à voir.
16:28Les décroissants,
16:29c'est un mouvement
16:30qui est né
16:30suite au forum de Rome,
16:32au cercle de Rome
16:33dans les années 70,
16:34où des gens ont créé
16:36la décroissance,
16:36c'est-à-dire se battent
16:37contre le productivisme.
16:39Ils sont partis quand même
16:41un parti écologiste,
16:41vous êtes d'accord ?
16:42Il s'est présenté
16:44comme écologiste,
16:45il a rassemblé
16:45des écologistes autour de lui,
16:47des gens d'extrême-gauche,
16:48il a rassemblé
16:48toutes les couleurs possédues et imaginables
16:50pour pouvoir être élu.
16:51Mais lui n'est pas un écologiste,
16:52il a un décroissant.
16:53Il se bat contre le productivisme
16:54qui explique par exemple
16:55que la presqu'il est en ruine,
16:57que des tas de commerces
16:58sont en train de fermer,
16:58qu'il a fermé la presqu'il,
16:59qu'on ne peut plus y accéder,
17:00qu'il a viré les bus,
17:01etc.
17:03Simplement,
17:03les décroissants,
17:03ils ont fait le raisonnement suivant.
17:05Ils ont dit,
17:06nous on se bat contre le productivisme.
17:07Donc comme on se bat
17:08contre le productivisme,
17:09on va moins polluer.
17:10Comme on va moins polluer,
17:11c'est nous les vrais écologistes.
17:12Et quand ils ont vu
17:13qu'en 2003,
17:14vers 2003,
17:14la canicule,
17:16il y avait une grande communication
17:17qui reprenait sur l'écologie
17:18et que l'écologie
17:19avait de nouveau le vent en poupe,
17:21ils se sont décrétés.
17:21C'est nous les vrais écologistes.
17:23Et comme les vrais écologistes
17:25communiquent très mal
17:26ou ne communiquent pas,
17:27comme moi,
17:27moi je ne communique pas,
17:28ils ont pris notre place.
17:30Ils décrètent écologistes.
17:32Mais ils ne sont pas
17:32des tous écologistes.
17:33C'est pour ça que Grenoble
17:34est en ruine,
17:35Lyon est en ruine,
17:36Bordeaux est en train
17:36d'être en ruine,
17:37Paris est dans l'état
17:38où il est,
17:38etc.
17:40Alain,
17:40votre remarque
17:41est passionnante
17:42parce que,
17:42bon,
17:43je pense qu'on avait
17:44évidemment compris
17:45qu'il y avait un lien.
17:46Je vais demander
17:46à Gail Brustier.
17:48Est-ce que la décroissance
17:49est une écologie ?
17:50Est-ce que l'écologie
17:51appelle la décroissance ?
17:52Est-ce qu'on peut se dire
17:53l'un et l'autre ?
17:54Ou si on est l'un,
17:54on n'est plus l'autre ?
17:55De toute façon,
17:56il y a beaucoup
17:57d'écologies différentes.
17:59La deep ecology,
18:00l'écologie de Teddy Goldsmith,
18:02l'écologie populaire
18:04de Marine Tondelier,
18:05l'écologie intégrale
18:06de la Revue Limite,
18:07l'écologie humaine
18:09de Sud-dual d'Herville,
18:10ça fait beaucoup
18:11d'écologie différente.
18:12tient la route,
18:13est-ce que c'est un argument
18:13qui se tient ?
18:14La décroissance,
18:15d'abord,
18:16elle n'est pas forcément
18:18gauchiste, etc.
18:19Vous avez des courants
18:20de la décroissance
18:20qui sont des courants
18:22plutôt proches,
18:22on va dire,
18:23dans l'orbite
18:24de la droite de la droite.
18:25Mais moi,
18:26ce qui m'intéresse
18:26dans l'écologie,
18:28ce n'est pas tant
18:28la récupération
18:29par le politique
18:30que la récupération
18:31par le marché
18:31et l'utilisation
18:32que le marché en fait.
18:33Et c'est ça
18:34qui est très intéressant,
18:35c'est-à-dire
18:35la propension
18:37qu'a cette force formidable
18:38qu'est le marché
18:39et le capitalisme
18:40à se régénérer
18:41en prenant des choses
18:42à ses marges
18:42et en les utilisant
18:44pour se régénérer lui-même.
18:45Et l'écologie
18:45en fait partie
18:46comme d'une certaine manière,
18:47on l'oublie beaucoup,
18:49mais le Made in France
18:50n'est pas réapparu
18:51dans les urnes.
18:51D'abord,
18:52il est réapparu
18:53dans les rayons
18:54de supermarché.
18:55Tout à fait.
18:56Et ça,
18:56ça fait appel
18:57à la théorie
18:58des crises
18:59de Gramsci
19:00sur la manière
19:01dont se régénère
19:03le capitalisme.
19:04Il fait du transformisme,
19:06il prend des concepts,
19:07il prend des hommes
19:07et il en fait
19:08assez intelligemment,
19:10souvent très intelligemment,
19:11ses meilleurs alliés.
19:13Et moi,
19:13je suis moins intéressé
19:14par ce qui m'intéresse
19:16dans les municipales,
19:17c'est la question
19:17du cadre de vie
19:18qui remplace...
19:19Le cadre,
19:20c'est un cadre,
19:21c'est le contrôle.
19:22Et il y a eu
19:22un sentiment
19:23dans toutes les villes
19:23d'une perte de contrôle.
19:25Et l'écologie,
19:26c'est les voies cyclables,
19:27c'est la question
19:27de la circulation.
19:28Et ils ont eu
19:29le sentiment
19:29dans beaucoup d'endroits,
19:30ça réapparaît
19:31dans beaucoup de villes
19:31que je suis,
19:32que les pistes cyclables
19:35étaient mal faites,
19:36qu'elles renversaient
19:36des poussettes,
19:37les vélos renversaient
19:38des poussettes,
19:38les motos renversaient
19:40des vélos, etc.
19:40Et qu'il y avait
19:41une espèce de chaos.
19:42Et donc,
19:42l'écologie était synonyme
19:44de vélo,
19:44non pas dans le bon sens
19:46du terme,
19:46que les gens veulent,
19:47mais dans son côté chaos,
19:49chaos urbain.
19:50Et c'est pour ça
19:50qu'elle a été évacuée
19:51au profit du cadre de vie.
19:52Nous sommes avec
19:53Philippe Pensionnaire
19:54et Gaëlle Brustier.
19:55On parle d'écologie,
19:56qu'est-ce que le mot signifie
19:58dans les consciences
19:59de qui est-il encore présent ?
20:00On va en continuer ce débat.
20:01Philippe Pensionnaire
20:02va nous répondre
20:03justement sur la situation
20:04de Grégory Doucet à Lyon.
20:06Vous nous retrouvez,
20:07vous appelez
20:07Emmanuel Galassé
20:08au 0826 300 300
20:10comme l'a fait Alain.
20:11Voyez,
20:12on a une réponse immédiate.
20:13Je sens bien
20:13que ce débat
20:14vous passionne et vous intéresse.
20:16N'hésitez pas à vous appeler.
20:17Mes deux invités
20:17vont vous répondre
20:18avec la pertinence
20:19qui est d'un heure.
20:19A tout de suite
20:20sur Sud Radio.
20:21Sud Radio.
20:24Midi 14h,
20:25Sud Radio.
20:26La France dans tous ses états.
20:28Péricault Légas.
20:29Qu'est-ce qu'on est bien
20:30sur Sud Radio,
20:31surtout quand on discute écologie
20:32avec Philippe Pensionnaire
20:33et Gaëlle Brustier.
20:34Il est 13h32.
20:35Nous étions en ligne
20:36avec Alain
20:37qui a appelé de Lyon
20:37et Alain lançait un défi
20:39à Philippe Pensionnaire
20:40en disant
20:41« Oui, vous avez fait des études
20:42grande ville par grande ville
20:43sur le rôle des écologistes.
20:45Moi, je suis à Lyon.
20:46Grégory Doucet, finalement,
20:48ce n'est pas un vrai colo,
20:49c'est un décroissant.
20:50Ne mélangeons pas
20:50les tanchants et les serviettes. »
20:51C'est un petit peu le message
20:52que nous faisait passer Alain.
20:53Merci Alain d'avoir en tout cas
20:54apporté cette contribution
20:56parce que vous avez relancé
20:57le débat à l'intérieur du débat.
20:59Philippe Pensionnaire,
20:59verdict.
21:00Grégory Doucet,
21:01et quoi ?
21:01Alors, j'ai un verdict subjectif
21:03et un verdict objectif.
21:04Allez-y, on prend les deux.
21:05Le verdict subjectif,
21:06c'est que les écolos
21:07sont obligatoirement décroissants
21:10puisque on ne peut pas être...
21:11Ça fait partie de l'ADN un petit peu.
21:12On ne peut pas être
21:12dans la surproduction industrielle.
21:13C'est un écolo croissant, je...
21:15Voilà.
21:15On ne peut pas être
21:15dans la surproduction industrielle,
21:17énergétique,
21:17dans la consommation obligatoirement.
21:19Bon, mais...
21:20Par contre, il y a des choses
21:22plus objectives.
21:23D'abord, le parti de Grégory Doucet,
21:26tel qu'il est inscrit
21:27à la préfecture du Rhône,
21:30c'est Europe Écologie Les Verts
21:32qui lui a donné son investiture.
21:35Donc ça, c'est la première réponse.
21:36La deuxième réponse,
21:37c'est le titre de son programme
21:39et sa thématique,
21:40et là encore,
21:40toute personne qui voudrait
21:41en direct vérifier,
21:43va sur son site de campagne.
21:44C'est respirer, inspirer, protéger.
21:48Donc, respirer, inspirer,
21:49il y a bien une logique
21:50qui se veut une logique
21:53environnementaliste au minimum.
21:54Et ensuite,
21:55il y a des chiffres violents, quoi.
21:57C'est-à-dire qu'en 2024,
22:00sur l'ensemble de ses interventions publiques
22:03sur les réseaux sociaux,
22:04il ne parle d'écologie que sept fois.
22:06Que depuis l'entrée en campagne
22:08sur son compte Facebook,
22:10il n'en parle jamais.
22:12Jean-Michel Aulas, même chose.
22:16Georges Kepenekian,
22:17qui est un ex-La République En Marche,
22:19même chose.
22:21L'ERN, même chose.
22:22Et alors, ce qui est très intéressant,
22:24parce que ça peut avoir également
22:25une donnée nationale,
22:27c'est qu'Anaïs Belouassa-Chérifi,
22:30qui est la candidate et les filles,
22:31alors elle,
22:32elle en parle autant 18 fois.
22:36Autant que pourraient
22:38le revendiquer
22:39des écologistes.
22:41Donc c'est très intéressant.
22:43Elle essaye d'attaquer au cœur
22:44du positionnement du maire sortant.
22:46Alors, Philippe Lenshionnaire,
22:47je vais vous interpeller
22:48en faisant une métaphore culinaire.
22:50Vous êtes en train de me dire,
22:51les restaurateurs lyonnais
22:52ne parlent plus de cuisine lyonnaise,
22:54mais ils me parlent
22:55de tablier de sapeurs
22:57et de gradoubles.
22:58Est-ce que c'est pas parce que,
22:59justement,
23:00ils n'utilisent pas le terme générique
23:02qui définit leur action politique,
23:03et je poserai la question à Gaël tout à l'heure,
23:05parce que, justement,
23:06ils sont dans le concret,
23:07ils sont entrés à l'intérieur du mécanisme,
23:09et donc ils ne citent plus
23:09que les ingrédients,
23:10ils ne citent plus la recette.
23:12C'est exactement ce qu'on dit
23:13depuis le début,
23:14c'est-à-dire que désormais,
23:15c'est consacré,
23:16que l'écologie,
23:17c'est à nouveau,
23:18je n'avrais de me répéter,
23:20mais la planète et le ciel,
23:21et que là,
23:22le début,
23:25c'est que là,
23:34c'est la gratuité ou pas,
23:36des transports en commun,
23:38c'est l'environnement,
23:38c'est la végétalisation des sols,
23:40c'est les cantines bio ou pas,
23:41dans les écoles,
23:43c'est le fait d'avoir,
23:44comment ça s'appelle,
23:45le fait de pouvoir se fournir
23:47en économie circulaire ou pas,
23:49et toutes ces choses-là
23:50sont devenues des choses intégrées.
23:52Et c'est très intéressant,
23:53parce qu'on peut même se poser
23:56la question du devenir
23:58d'un parti politique
23:59qui est sur quelque chose
24:01qui désormais est intégré
24:03par l'ensemble de la société,
24:04et peut-être tout à l'heure
24:05pourra-t-on faire un parallèle
24:06avec le parti socialiste
24:07qui, le jour où
24:09les enfants ne pédanent plus
24:11dans les caves,
24:13le jour où il y a
24:13cinq semaines de congés payés,
24:15le jour où tout le monde
24:15a une mutuelle,
24:16le jour où il y a
24:17une assurance chômage,
24:18le jour où il y a
24:19ce que nous pouvons appeler
24:20une économie sociale de marché,
24:23prônez le socialisme,
24:24qu'est-ce que cela veut dire ?
24:25Et là, il est possible
24:26que ce soit en miroir
24:28un futur très proche
24:30qui est mis devant
24:30le visage des écologistes.
24:32Gaël Brustier,
24:33est-ce que c'est grave ?
24:35Finalement,
24:37on oublie,
24:38on est tellement contaminés,
24:40on n'a plus besoin
24:41de rappeler le concept général,
24:43l'idéologie en elle-même,
24:44on est déjà dans le concret,
24:46on parle vraiment
24:47sur le terrain.
24:47Est-ce que c'est ça ?
24:48Est-ce que ce n'est pas
24:48une victoire finalement ?
24:49Ce que Philippe Lenschener
24:50est en train de définir,
24:51est-ce que ce n'est pas
24:52la plus formidable victoire politique,
24:54j'allais dire,
24:55des 40 dernières années ?
24:56Une idéologie a réussi
24:57à contaminer tout le monde.
24:58Oui, avec un écueil
25:00qui me semble assez important,
25:01c'est que vous passez
25:02du sens commun
25:03à un discours dégradé,
25:05par exemple,
25:05c'est bon pour la planète.
25:06Donc si vous faites
25:07des micro-trottoirs,
25:09maintenant,
25:09le fait de laver
25:10ses chaussettes
25:10toutes les deux semaines,
25:11c'est bon pour la planète.
25:12Acheter telle ou telle chose,
25:13c'est bon pour la planète.
25:14Et donc,
25:15il y a une dégradation
25:15de la valeur de l'écologie.
25:17Ce qui n'est pas faux.
25:17Il y a un effet papillon.
25:18Et il y a des stratégies
25:19aussi différentes
25:20sur le plan politique,
25:21pour revenir à la politique,
25:22qui sont le fait que,
25:24par exemple,
25:24on a une écologie
25:25qui, sur le plan partidaire,
25:27en Allemagne,
25:27en Autriche,
25:28et un peu aux Pays-Bas,
25:29recrute tout à fait différemment
25:30ces gens,
25:31et c'est basé sur une question
25:33plutôt d'optimisme,
25:34traditionnellement.
25:35Et l'optimisme se traduit
25:37par l'investissement
25:38dans les technologies
25:38de l'avenir,
25:40le high-mat,
25:40high-tech,
25:41high-speed,
25:42dans le bar du Wittenberg,
25:44où les Verts ont gagné
25:45encore hier,
25:45et qui est tout à fait différent
25:47du discours de Sandrine Rousseau,
25:49ou de la collection,
25:50en fait,
25:51de micro-combats,
25:52qui vient aussi du fait
25:53que les écologistes
25:54vont piocher leurs candidats
25:56dans des organisations
25:58non-gouvernementales
25:59à chaque élection.
26:00Ce sont des gens
26:01qui ont une vision
26:01très complète,
26:02parfois,
26:03de leur domaine précis,
26:04mais c'est un domaine précis
26:05qui n'est qu'une parcelle
26:06de l'enjeu écologique.
26:08Donc, on a des mouvements
26:09écologiques qui ne sont pas
26:10les mêmes,
26:10ce qui explique que
26:11Grégory Doucet
26:12a eu de grosses difficultés
26:14à Lyon.
26:14Il venait d'une ONG,
26:16il venait d'un milieu
26:16très restreint,
26:17il connaissait son domaine,
26:19mais ça n'était pas
26:19un politique
26:20au sens propre du terme.
26:22Il ne faisait pas
26:23de la grande politique,
26:24il faisait encore moins l'histoire.
26:25Selon les sondages,
26:25il est menacé.
26:26D'autres, je pense,
26:27Emmanuel Denis Atour,
26:29je pense qu'il était...
26:30Voilà, et Bordeaux.
26:30En tout cas,
26:32il y a une redistribution
26:32des cartes.
26:34Philippe Lenschener,
26:35je vais vous poser
26:36une question toute bête,
26:37qui utilise le plus
26:38le mot écologie
26:39dans son discours politique ?
26:40Alors, l'élément de paramètre,
26:42ce sont les messages sur X,
26:43les anciens tweets.
26:45Et là, vous avez fait une mesure.
26:47Candidat par candidat,
26:48responsable politique
26:49par politique.
26:50Alors, qui arrive en tête
26:51de celui ou celle
26:52qui cite le plus
26:53le mot écologie ?
26:54Alors, c'est une catastrophe
26:55parce que c'est comme si
26:57vous me demandiez
26:58en finale des Jeux Olympiques
27:00qui est arrivé en tête
27:01de huit finalistes
27:03qui ont couru le 100 mètres
27:03en douze secondes.
27:05Vous voyez ce que je veux dire ?
27:06Oui, je vois très bien.
27:07Donc, on assiste
27:09à des choses inimaginables.
27:10Donnez-moi des chiffres.
27:11Alors, je vous donne une chose.
27:12Alors, je vous donne un chiffre.
27:13À Paris,
27:14depuis un mois et demi,
27:15Rachida Dati
27:16est celle qui cite
27:18quatre fois plus
27:19que n'importe lequel
27:20de ses candidats
27:21le mot écologie.
27:21Mais elle est maligne.
27:22Elle a compris
27:23que l'électorat parisien...
27:24Elle est maligne
27:25parce qu'elle voit
27:26la faiblesse...
27:27Le bobo est écolo,
27:28on est d'accord.
27:29dans laquelle...
27:30Oui, mais le bobo
27:31est écolo...
27:32Il n'est pas que ça.
27:32Je dis ça très respectueusement
27:34pour les bobos écolo.
27:35Non, mais là encore...
27:35Mais elle a compris
27:36que la clientèle
27:36était de ce côté-là.
27:37Oui, et puis à Paris,
27:38c'est gagné
27:39dans les têtes.
27:40C'est-à-dire que
27:41si vous demandez à Paris
27:42de refermer les berges,
27:45personne ne le fera.
27:46La preuve, ça a qu'il y a faux.
27:46À vous dire que le froid
27:47ce soit un cauchemar,
27:48c'est d'ailleurs
27:49que l'écologie a gagné.
27:50C'est deux choses différentes.
27:51Oui, oui.
27:52C'est-à-dire que...
27:53Alors, c'est très intéressant
27:54votre remarque
27:54et je ne vais pas la fuir.
27:57C'est un cauchemar
27:58pour les gens du Grand Paris
28:00qui rentrent dans Paris.
28:02Exact.
28:0367% des Parisiens
28:06n'ont pas de véhicules
28:09de voitures.
28:10Ce sont des jeunes gens,
28:12bien souvent...
28:12Donc, ils sont écologisés.
28:13Ils sont écologisés.
28:14Non, c'est qu'ils prennent
28:14des transports en commun,
28:15ils le vendent à pied
28:16et donc, ils n'ont pas de problème.
28:18C'est-à-dire que
28:18le cauchemar parisien,
28:20c'est un cauchemar
28:21de gens qui vivent
28:22tout autour de Paris.
28:23Et qui ont besoin
28:24de traverser Paris.
28:25Et d'ailleurs,
28:25on pourrait se poser
28:26une question
28:27juste de la générosité politique
28:29de gens
28:29qui disent que
28:30le Grand Paris,
28:31c'est important,
28:32mais qui,
28:32quand ils décident,
28:33décident pour le petit Paris.
28:36On pourrait...
28:36Donc, Rachida Daphia-Paris
28:37arrive en tête
28:38des citateurs,
28:41des citatrices
28:41de l'écologie.
28:42Et on voit
28:43de manière assez intéressante
28:44une sorte de plongée
28:47en piquet
28:47de LFI
28:50sur ces thèmes.
28:52C'est vrai partout
28:52où il y a des villes
28:53ou au contraire
28:56LFI...
28:56D'abord,
28:57chez les responsables écologistes,
29:00qu'est-ce qui sont quand même
29:01en tête
29:01des citations ?
29:02Oui, Marine Tondelier
29:03est en tête,
29:04mais à nouveau,
29:05je reprends...
29:05Donnez-moi un chiffre
29:06pour Marine Tondelier.
29:07J'ai mis deux secondes
29:07pour vous le trouver.
29:0971.
29:09C'est-à-dire ?
29:10Elle cite 71 fois.
29:12Oui, absolument,
29:12puisque j'avais le 6 fois par mois.
29:13Donc, elle cite...
29:14Mais vous vous rendez compte ?
29:15Et là, c'est très très intéressant
29:17parce que pour toute personne
29:17qui aime la politique
29:19et qui se dit
29:20tiens, Marine Tondelier,
29:22un type de pratique
29:23et puis que se passe-t-il
29:24si je la mets,
29:25cette pratique,
29:25en liaison avec ce dont
29:27nous parlons aujourd'hui.
29:28Donc, elle reste fidèle
29:28à l'évangile.
29:29Elle cite le texte,
29:30quand même.
29:31Voilà.
29:31Elle cite le texte,
29:32mais sa pratique,
29:34quelle est-elle ?
29:36Quelle est-elle ?
29:37Marine Tondelier
29:38n'a qu'un objectif,
29:39être candidate
29:40à l'élection présidentielle.
29:42Elle ne peut pas
29:43l'être seule
29:44puisque ce serait bien sûr
29:45un 1,5% garanti.
29:48Donc, ce qu'elle veut,
29:49c'est réussir à créer
29:50les conditions d'une primaire.
29:51Donc, elle parle
29:52toute la journée
29:53avec Elifi,
29:54elle parle toute la journée
29:54avec le PC,
29:55avec le PS,
29:57avec Olivier Faure
29:57plus qu'avec le PS
29:58et avec les gens
30:00de l'après.
30:01Vous savez,
30:01Corbière,
30:02Garrido,
30:04Clémentine Autain,
30:05etc.
30:06Et donc,
30:06ce faisant,
30:08son débat,
30:08c'est d'être
30:09le barycentre
30:10de tous ces gens-là.
30:12Ça fait un an
30:13qu'elle court
30:14après cela.
30:14Elle ne peut pas
30:15être le barycentre
30:16autour de l'écologie.
30:17Elle peut être
30:18le barycentre
30:18autour d'une pratique
30:19politique
30:20et autour du social.
30:22Et donc,
30:22ça veut dire
30:23que quand vous passez
30:24votre temps
30:24à faire cela,
30:25vous ne pouvez pas
30:26passer votre temps
30:26à défendre
30:27votre verticale
30:28qui est la verticale
30:29de l'écologie.
30:30Alors,
30:30le président Emmanuel
30:31Macron,
30:32en 2024,
30:33il cite
30:34dans ses X
30:3510 fois
30:36l'écologie
30:37et en 2025,
30:38on descend
30:39à 6.
30:40C'est quand même
30:41dérisoire.
30:42Oui,
30:43mais alors justement...
30:44François Hollande,
30:44une fois en 2024,
30:45zéro en 2025,
30:46qu'est-ce qu'il lui prend ?
30:47Il n'y croit plus ?
30:48Ce n'est pas qu'il n'y croit plus,
30:50c'est qu'ensuite,
30:50vous avez ce que...
30:52D'abord,
30:52vous n'êtes plus là
30:53dans le cadre
30:53de François Hollande.
30:54Alors,
30:55ça va,
30:55mon avis,
30:56terriblement changer
30:56dans les semaines
30:57qui viennent.
30:57Mais vous n'êtes pas
30:58sur quelqu'un
30:59à qui une position
31:01institutionnelle
31:01donne la possibilité
31:03de parler
31:03et de communiquer
31:04constamment,
31:05puisqu'il n'est pas
31:06président du groupe
31:06socialiste
31:07à l'Assemblée nationale,
31:08il n'est pas
31:08promessecataire
31:09de son parti,
31:10donc il a peu
31:11d'occasion
31:12de parler
31:13publiquement.
31:14Mais vous voyez,
31:15ce qui est très intéressant,
31:16c'est que vous êtes
31:17aussi tributaire
31:18de ce que le débat
31:19public vous propose.
31:22Le terme écologique
31:24sur toute l'année
31:25dans le débat public,
31:27le rapport
31:27entre le mot armé
31:29et le mot écologie
31:30est de 1 pour 7.
31:32Le rapport
31:33entre le mot budget
31:34et le mot écologie
31:36est de 1 pour 40.
31:37Et le rapport
31:38entre le mot culture
31:39et les mots écologie
31:41est de 1 pour 70.
31:43Donc la défense,
31:43plus importante
31:44que l'écologie,
31:45les impôts.
31:46Les impôts
31:46plus importants
31:47que l'écologie.
31:47Alors pas que les impôts,
31:48c'est que vous avez eu
31:49tous ces psychodrames
31:50autour des budgets
31:51qui allaient être censurés
31:52par censurés,
31:53passés par passés.
31:53Oui, enfin pour la finale,
31:54les gens,
31:54c'est est-ce que je vais
31:55payer plus ou pas ?
31:55Et puis, alors un truc
31:56merveilleux qui moi
31:57me ravit d'un point de vue
31:58tout à fait personnel,
31:59mais c'est personnel,
32:00c'est que la culture,
32:01il y a vraiment
32:01une exception culturelle
32:02dans ce pays
32:02puisque nous avons
32:0470 millions
32:05d'occurrences
32:06du mot culture
32:06sur X
32:08en 2025.
32:09Alors est-ce que la culture
32:10ne serait pas
32:11la nouvelle écologie,
32:12j'allais dire,
32:13mentale ?
32:14Je passe la parole
32:14à Gaël Brustier.
32:16Vous restez avec nous,
32:17vous êtes sur Sud Radio,
32:19je reçois
32:19Philippe Lenschener
32:21qui s'occupe
32:22du laboratoire
32:23de la revue politique
32:23et parlementaire
32:24et puis Gaël Brustier.
32:25Nous sommes en train
32:26de décrypter
32:27de façon métonique
32:28et scientifique
32:28le poids,
32:29le rôle,
32:30le sens du mot écologie
32:31dans la classe politique
32:32et chez nos concitoyens
32:33et nous découvrons
32:35qu'il y a quand même
32:35une révolution
32:36sur la façon
32:38dont l'écologie
32:39est perçue.
32:40Mythe ou réalité,
32:41gag ou pub,
32:42on en est là
32:43et on continue
32:44à en discuter.
32:44Vous nous appelez
32:45au 08 126 300 300,
32:47Emmanuel Galasso
32:48prendra votre appel
32:49et Philippe Lenschener
32:51et Gaël Brustier
32:52y répondront
32:52à tout de suite
32:53sur Sud Radio.
32:54Sud Anzeur,
32:55Sud Radio,
32:56la France dans tous ses états,
32:58Péricolegas.
33:00Vous êtes bien
33:00sur Sud Radio,
33:01il est 13h47,
33:03je reçois
33:03Philippe Lenschener
33:04et Gaël Brustier.
33:05Nous sommes dans un débat
33:07passionnant
33:07parce qu'il résume
33:08les 40 dernières années
33:09de la politique française,
33:11il annonce
33:11les 40 futures années
33:12et Philippe Lenschener
33:13arrive avec une étude
33:14faite pour la revue
33:16politique et parlementaire.
33:18Philippe Lenschener
33:19est un laborantin
33:20des opinions publiques
33:22et nous explique
33:23à notre grande considération
33:25que l'écologie
33:27n'est plus ce qu'elle est,
33:29elle ne veut plus dire
33:29ce qu'elle veut,
33:30elle n'a plus le sens.
33:31ça ne veut pas dire
33:31qu'elle a disparu
33:32des consciences,
33:33au contraire.
33:34En tout cas,
33:34elle n'est plus
33:35la thématique centrale
33:36de la dialectique
33:37et du débat politique
33:38français en 2026
33:39alors qu'on n'a jamais
33:40été confronté
33:41sur cette planète
33:42et dans les cieux
33:42qui a des problèmes écologiques.
33:44On prend,
33:44tout simplement,
33:45on ne va pas toutes les citer
33:46parce que vous avez passé
33:46toutes les grandes villes
33:47en revue,
33:47Philippe Lenschener,
33:48on prend Marseille,
33:49on est sud radio,
33:50c'est la grande métropole,
33:52on adore Marseille
33:53et s'il y a des sujets
33:54environnementaux,
33:55c'est bien Marseille
33:56qui est concernée
33:57et là,
33:58on prend les cinq candidats,
34:00enfin les quatre candidats
34:01principaux en tout cas,
34:03Benoît Payan,
34:04Franck Alizio,
34:05Martine Vassal,
34:06Sébastien Delogu,
34:07en 2025,
34:08zéro citation du mot écologie
34:10et en campagne,
34:11zéro citation.
34:12Heureusement que j'ai
34:13le document sous les yeux,
34:14Philippe Lenschener,
34:15je pense que c'est un fake
34:15ou un premier avril.
34:16On ne peut pas le croire
34:17autrement.
34:18Alors d'abord,
34:19je me permets juste
34:19avec votre accord
34:20de rappeler à nos auditeurs
34:22qu'ils vont sur le site
34:23de la revue Poétique
34:24et Parlementaire
34:24et toutes ces fiches
34:25sont en accès libre
34:26bien évidemment.
34:27On redonnera à la fin
34:27de l'émission
34:28les coordonnées
34:28pour que nos auditeurs
34:29puissent aller consulter
34:30ce formidable document.
34:31Voilà, alors,
34:32Marseille,
34:33c'est quelque chose
34:34d'incroyable
34:36et ça nous amène
34:38dans l'analyse politique
34:41à bien ne pas calquer
34:43des schémas
34:44européens,
34:45mondiaux ou français
34:46sur des situations locales.
34:48Parce qu'après tout,
34:49Marseille est une ville
34:50hyper politisée,
34:52Marseille est une ville
34:53assez dure
34:54et c'est vrai
34:55que vous avez des candidats
34:56qui sont des candidats
34:57politiques vraiment
34:59pur sucre
35:00et pur jus
35:01et qui sont même
35:02dans la politique aérie
35:03pour certains.
35:04et donc Benoît Payan
35:07et ce n'est absolument
35:08pas une critique
35:09c'est un fait
35:09c'est un garçon
35:12né dans l'EPS
35:13qui a grandi
35:14dans l'EPS
35:15qui ne vient pas d'ailleurs
35:16et donc lui
35:17mis à part le fait
35:18que son parti décide
35:19qu'il est pour la
35:20sociale-écologie
35:21et d'ailleurs
35:21il faut rendre à Olivier Faure
35:23le fait que
35:23de tous les leaders
35:24il est un des moins
35:25médiocres
35:26sur l'utilisation
35:27du terme.
35:28Il arrive au niveau national
35:31en deuxième position
35:32après Marine Tondelier
35:3371 citations en 2025
35:35Olivier Faure
35:3626 mais attention
35:37en troisième position
35:39médaille de bronze
35:40Jordan Mandela
35:4022 citations
35:41et en 36
35:43Lui c'est où il va par contre
35:45Mais en cela
35:45il a bien son âge
35:46absolument
35:47Franck Alizio
35:49est également
35:51un politique
35:52qui est intéressé
35:53par les sujets
35:54de nationalisme
35:56de souveraineté
35:57d'immigration
35:57donc ça ne l'intéresse pas
35:59l'écologie
35:59Martine Vassal
36:00on a vu qu'elle n'avait
36:03de pétain que de la formule
36:04parce que dans Travail
36:05Famille Patrie
36:05il y avait
36:06il ne faut jamais oublier
36:06la terre ne ment pas
36:07mais c'est celle
36:08qu'elle a oubliée
36:09parce qu'autrement
36:10elle aurait pu éventuellement
36:11se rapprocher
36:12du sujet
36:12Formule inventée par
36:13Emmanuel Berne
36:14intellectuelle de gauche
36:15fondateur de Marianne
36:17en 1938
36:17L'époque était ce qu'elle était
36:21Sébastien Delogu
36:22de toute façon
36:22il est né politiquement
36:23dans le cambouis
36:24avec la révolte
36:25des taxis marseillais
36:27il y reste à mon avis
36:28dans le cambouis
36:29et donc
36:30Marseille est une ville
36:31sur laquelle
36:32il semblerait
36:33mais peut-être que c'est
36:34le fait de vivre
36:36au bord de l'eau
36:37qui rend les choses
36:38moins brutales
36:39mais Marseille est une ville
36:41dont au niveau institutionnel
36:43l'enjeu écologique
36:44est absolument absent
36:46Gaëlle Brustier
36:46vous qui observez
36:47la vie politique
36:48et sociale
36:48et culturelle
36:49de la République française
36:50depuis un certain temps
36:51avec pertinence
36:52et détachement
36:53ça vous désole tout ça
36:54ça veut dire que quoi
36:55ce sont des valeurs éphémères
36:56il n'y a rien de plus important
36:57aujourd'hui
36:58que la question environnementale
36:59sur cette planète
36:59on le voit tous les jours
37:00c'est passé au second ordre
37:03parce qu'on disait
37:04au rentaine tout à l'heure
37:05ou au contraire
37:05c'est une victoire énorme
37:06ou une victoire énorme
37:07est-ce que le terme
37:08est tellement galvaudé
37:09on parlait avec
37:10Philippe Pétienner
37:12gaullisme
37:12communisme
37:13est-ce que les mots
37:13qui ont encore un sens
37:14le mot écologie
37:15c'est ringard
37:16c'est dépassé
37:17donc la vivacité
37:19des combats écolos
37:21notamment par exemple
37:22dans les Alpes
37:22contre les prochains JO
37:24contre la Gabgi
37:26contre l'autoroute à 69
37:30le délire
37:31de la neige artificielle
37:32à tout va
37:33etc.
37:33ne se revendique pas
37:35toujours explicitement
37:36de l'écologie
37:37encore moins
37:37de l'écologie politique
37:39et là où il y a
37:41des combats écologistes
37:42il n'y a pas forcément
37:42le mot écologie
37:43et là où il y a l'écologie
37:44il n'y a pas forcément
37:45l'action écologiste
37:46c'est là où il y a
37:48un gap
37:49mais il y a surtout
37:50la question de l'adhésion
37:51des partis politiques
37:53aujourd'hui
37:53comme ils n'ont plus
37:54d'idéologie
37:54ils prennent la fausse
37:55conscience du moment
37:56et donc c'est vrai
37:58qu'à un moment donné
37:59ils ont un peu vidé
37:59de sa substance
38:00le combat écologiste
38:01et l'écologie en général
38:04en la brandissant
38:05à tout va
38:06et en la brandissant
38:07un peu comme un moulin
38:07à prière
38:08mais qui était vide
38:09qui n'était plus opérant
38:10d'où le fait
38:12qu'elle s'est vidée
38:13de sa substance
38:14et ce qu'on voit
38:14vraiment sur le terrain
38:15et dans les relations
38:16avec les gens
38:17c'est que la politique
38:18c'est aussi des affects
38:18et la question animale
38:21qui est la question aussi
38:22de l'autre vivant
38:23à côté de nous
38:24dans notre salon
38:25dans la rue
38:26dans nos parcs
38:27et jardins
38:27est une question
38:28qui est vraiment
38:30en expansion
38:32constante
38:32et les gens
38:33apostrophent
38:34les candidats
38:35il y a un parti animaliste
38:36il y a un parti animaliste
38:37qui fait un discours
38:37et qui ne fait pas
38:38que de petites voix
38:40qui a fait plus
38:40que le parti communiste
38:41à une élection européenne
38:42qui est très présent
38:44dans beaucoup d'endroits
38:45une vraie préoccupation
38:46et qui redonne
38:47à l'écologie
38:48d'une autre manière
38:48le rapport au vivant
38:50est toujours très présent
38:51dans le débat public
38:53et dans l'attitude
38:55des consommateurs
38:55des citoyens
38:56des individus
38:57c'est une question
38:57qui est en pleine augmentation
38:58donc oui
39:00le mot écologie
39:00est vraiment vidé
39:02de sa substance
39:02et il est un peu évacué
39:03de la scène politique
39:06parce qu'il est rentré
39:06dans notre quotidien
39:08peut-être parce que
39:09l'idée devient contestée
39:11et que comme l'idée
39:12devient contestée
39:13elle n'a plus besoin
39:14de nom
39:14elle passe de l'idéologie
39:16à la mise en oeuvre
39:17en fait
39:17elle passe du concept
39:18au pragmatisme
39:19et donc il est possible
39:21que le mot écologie
39:25meure de sa victoire
39:26voilà
39:27alors c'est ce que vous constatez
39:29messieurs
39:30on est bien d'accord
39:31donc effectivement
39:32c'est un acquis gigantesque
39:34pour autant
39:35il y a bien quelqu'un
39:36qui va dire
39:37attention
39:38alors soit
39:39il y a deux possibilités
39:40quand on prend le christianisme
39:41soit on est l'orthodoxe
39:43je suis dans le droit chemin
39:44soit je suis le catholique
39:45je suis dans le pur
39:46qui est l'orthodoxe
39:47qui est le catholique
39:47de l'écologie
39:48parce qu'il y en a bien
39:49qui disent non non
39:49c'est moi qui suis propriétaire
39:50du concept
39:51les autres c'est pas des sincères
39:53le vrai de vrai
39:54qui croit dur comme fer
39:55à l'écologie
39:55c'est moi
39:56ça reste écologique
39:57si on file la métaphore
39:59il se pourrait bien
40:00que les laïcs
40:00et les athées
40:01soient les vainqueurs
40:03parce qu'ils se sont emparés
40:04de la chose
40:05ils l'ont
40:06déthéologisé
40:07et ils la mettent en oeuvre
40:09en se fichant des dogmes
40:12et en n'allant pas
40:13dans des manifestations
40:15le dimanche
40:17montrer une dévotion
40:18au dieu écologie
40:19si je puis me permettre
40:20pour autant Philippe Pensionner
40:22c'est une idée
40:23qui mobilise encore
40:25les consciences
40:26les énergies
40:27qui reste un thème national
40:29même s'il n'est pas cité
40:30l'enjeu national
40:31reste total
40:32ça veut dire une clientèle
40:34ça veut dire un électorat
40:35est-ce que vous croyez pas
40:36qu'aujourd'hui
40:36les grands leaders
40:37des principaux partis
40:38vont se dire
40:39par ici la monnaie
40:40le vrai écologiste
40:41c'est moi
40:41votez pour moi en 2027
40:43est-ce que c'est pas un peu
40:44la tentation
40:45de Jean-Luc Mélenchon
40:45il faut le prouver
40:46il faut le prouver
40:47parce que les gens
40:48vont sortir
40:48d'une élection municipale
40:50où tous les candidats
40:53auront pris à la lettre
40:54cet impératif
40:55pour 75% d'entre eux
40:57d'avoir le cadre de vie
40:59les mobilités douces
41:00l'environnement
41:01au centre
41:03des programmes
41:05municipaux
41:05avec avantage à gauche
41:06peut-être quand même
41:07on considère
41:08alors que c'est curieux
41:09l'écologie
41:09est une valeur de droite
41:10puisque c'est une conservation
41:11une préservation
41:12contre le progrès
41:13mais c'est vrai que
41:15comme l'écologie
41:16est tout de même
41:17une contestation
41:18d'un ordre
41:19d'un ordre industriel
41:22qui s'est un petit peu
41:23enflammé
41:24puisqu'on va quand même
41:25réussir en
41:26quelques centaines d'années
41:27à dilapider
41:28ce que des millions d'années
41:29n'auront pas dilapidé auparavant
41:30il est vrai que
41:32la gauche a naturellement
41:34saisi cette
41:36cette
41:38et puis
41:38cette oriflame
41:40et on voit bien
41:40d'ailleurs dans la façon
41:41dont Donald Trump
41:42est en train de réagir
41:44la première chose
41:45qu'il fait quand il arrive
41:46c'est dire que les accords
41:47de Paris sont caduques
41:48et que tout ça
41:49ça n'existe pas
41:50et que finalement
41:51vous vous souvenez
41:52quand il y avait des tempêtes
41:53et de la neige
41:53à New York
41:54il a expliqué
41:55que c'était la preuve
41:56que le réchauffement climatique
41:57n'existait pas
41:57donc c'est tout de même
41:59dans certains endroits
42:00de la planète
42:00nous avons une étude
42:01très française
42:02dans certains endroits
42:03de la planète
42:03c'est un combat continu
42:04pour une idée estompée
42:05elle est encore bien présente
42:07dans les consciences
42:08elle est encore présente
42:09dans la planète
42:10et dans le ciel
42:10merci
42:11Gaëlle Brustier
42:12Philippe Pensionnaire
42:13d'avoir été avec nous
42:14voilà je vous dis à demain
42:15et là je vous laisse
42:16avec notre amie
42:18Brigitte Laé
42:19qui va nous parler
42:20d'une écologie
42:20beaucoup plus sentimentale
42:21délégentuelle
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