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Retrouvez La France dans tous ses états avec Périco Légasse du lundi au jeudi de 12h à 14h sur #SudRadio.

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##LA_FRANCE_DANS_TOUS_SES_ETATS-2026-04-15##

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News
Transcription
00:00:00Vous m'expliquerez un jour comment vous faites pour dire la météo sans fiche, sans notes ?
00:00:05Vous me donnerez votre secret un jour ?
00:00:06Ça s'appelle de l'expérience et depuis plus de 30 ans, je travaille avec vous.
00:00:09Bravo, merci beaucoup Rémi André.
00:00:12Sud Radio, la France dans tous ses états, Péricault-Légas, Maud Koffler.
00:00:19Bonjour et bienvenue sur Sud Radio, on se suit mercredi 15 avril 2026.
00:00:22Je viens d'assister à des plus grands instants de radio en direct.
00:00:26Maud Koffler m'a coupé sous le pied, c'est le compliment que je voulais faire à Rémi André.
00:00:30Je lui disais à Valentin, il me rappelait Michel Simon, qu'avec son accent un peu slave, disait
00:00:34« D'recipation des bourrières matinaux ce matin. »
00:00:38Et là on a quelqu'un, on a un poète de la météo, ma chère Maud, c'est la seule
00:00:40station de radio française.
00:00:42On a un poète.
00:00:43Une tempête, on serait quand même heureux de la prendre quoi.
00:00:46Alors d'abord je l'ai eu en chair et en os, en visu sur le plateau de studio.
00:00:50Un poète et quand il parlait, je lisais le paysage.
00:00:53Il inspire qui est le comminge, parce que Rémi André est dans les belles Pyrénées.
00:00:56Le comminge, vous avez la Bigorre, vous avez le Loragué dans les Pyrénées.
00:01:00Moi je suis basque, je suis un peu voisin d'Albéarne.
00:01:02Et la comminge Saint-Gaudens, enfin ce territoire merveilleux des Pyrénées,
00:01:06où je viendrai vous rendre visite, mon cher Rémi André.
00:01:11Donc la France dans tous ses utats et dans toutes ses humeurs, même aujourd'hui,
00:01:17en présence, en chair et en os également, de Maud Coffler qui a programmé cette émission.
00:01:21En graisse et en os en son moment.
00:01:22En graisse et en os, mais c'est très bien, c'est de la bonne graisse.
00:01:25L'excellent, l'excellent Julien Dumas.
00:01:30C'est le mas, mais on peut le rebaptiser.
00:01:32C'est pourquoi je reçois Jean-Yves Dumas tout à l'heure.
00:01:36Julien Delmas, pardon Julien.
00:01:38Julien Delmas qui s'assure de la perfection radiophonique de cette émission.
00:01:44Et puis, je ne sais plus quel qualificatif utiliser.
00:01:48Mon cher Emmanuel Galasso,
00:01:50qui va vous accueillir au téléphone,
00:01:53chers auditrices et auditeurs de Sud Radio.
00:01:55Surtout qu'on vous donne un peu plus la parole,
00:01:57qu'on a besoin que vous interveniez.
00:01:58Vous pouvez nous appeler dès la prise d'antenne,
00:02:01si vous avez quelque chose à dire.
00:02:02Vous participez à ce débat.
00:02:04Cette émission est à vous.
00:02:05Le parlons vrai.
00:02:06Du moment où vous parlez vrai,
00:02:07vous racontez ce que bon vous sont.
00:02:09On en débattra ensemble.
00:02:10Donc 0826 300 300.
00:02:12Je vous rappelle le code.
00:02:13Le code, vous êtes la voix de la France.
00:02:15Et c'est le 0826 300 300.
00:02:16Et c'est Emmanuel Galasso qui vous répond.
00:02:19Alors, aujourd'hui, nous allons recevoir un militaire,
00:02:22un des militaires les plus intelligents du PAF.
00:02:25Le colonel père de Jong.
00:02:27Père de Jong, père de Jong.
00:02:28Il est d'origine flamande.
00:02:30À demi-dix-dix, nous allons convenir avec lui.
00:02:33Hier, je recevais l'amiral Houdé,
00:02:37qui, lui, nous a parlé plus de façon stratégique sur le militaire.
00:02:40Et là, avec le colonel père de Jong,
00:02:42nous voyons voir si le détroit d'Ormus bloqué
00:02:45et le fiasco militaire pour Trump
00:02:48fait que l'Europe et la France sont dépassés par la situation
00:02:51et ont subi sans pouvoir réagir.
00:02:53On va voir est-ce qu'on peut s'en sortir différemment.
00:02:57Nous allons aborder le tabou de la paix de criminalité
00:03:00qui a du mal à tomber
00:03:02au moment où Emmanuel Grégoire, le maire de Paris,
00:03:04essaie de s'activer.
00:03:06C'est à 12h45 et nous aurons l'avis de maître Christine Serrada
00:03:10qui est très impliquée dans ce sujet
00:03:12et qui nous donnera son avis
00:03:15avec des mots sans concession.
00:03:17Et puis, point important aujourd'hui de cette émission,
00:03:21peut-on débattre en France de façon contradictoire
00:03:25et rester libre-penseur
00:03:26sans se faire traiter de facho par la police de la pensée ?
00:03:30Je recevrai pour en convenir ou pour en disconvenir
00:03:33Jean-Yves Camus, journaliste politologue,
00:03:36directeur de l'Observatoire des radicalités politiques
00:03:39à la Fondation Jean Jaurès
00:03:41qui a été l'objet d'une espèce d'anathème
00:03:44parce que, comme il est spécialiste de l'extrême droite,
00:03:46certains journalistes considèrent
00:03:48qu'il a franchi le seuil
00:03:50et qu'il est tombé du côté noir de la force.
00:03:54Et puis avec vous, ma chère Maud,
00:03:56on va parler d'autres sujets d'actualité.
00:03:58Une petite perquisition à l'Élysée.
00:03:59Une petite perquisition à l'Élysée,
00:04:00mais ceux qui ont voulu faire cette perquisition
00:04:03ont trouvé porte-close.
00:04:04Alors, on va expliquer pourquoi.
00:04:05C'est une affaire de chiffres.
00:04:07Je donnerai les chiffres qui donnent la clé
00:04:08qui fait pour qu'on ne peut pas rentrer à l'Élysée.
00:04:10Et puis on parlera surtout du patron
00:04:12des éditions Grasset
00:04:13qui a été remercié par Bolloré.
00:04:15Et Eric Orsena nous a appelé.
00:04:17Il demande à donner son avis.
00:04:19On l'écoutera à midi et demi.
00:04:20On nous appellera par téléphone.
00:04:21On nous discutera avec Eric Sona.
00:04:23Voilà le sujet du jour.
00:04:26Sud Radio.
00:04:27La France dans tous ses états.
00:04:29L'humeur de Pericot.
00:04:30Alors, je vais commencer par un jeu de mots
00:04:32qui m'a été soufflé par un de nos chefs.
00:04:35Mais je trouve...
00:04:36La vision est dédiée.
00:04:37Sommes-nous les cocus du gouvernement ?
00:04:39Le corps nu.
00:04:40Alors, je vais rajouter ma touche personnelle.
00:04:42Sommes-nous les cocus du gouvernement ?
00:04:43Le corps nul.
00:04:44Le corps nul parce que, décidément,
00:04:46ce pauvre gouvernement,
00:04:48quatrième tentative de gouvernement
00:04:50après la dissolution catastrophique
00:04:51et calamiteuse de 2024,
00:04:53essaie de faire fonctionner ce pays.
00:04:55Je rappelle l'article 20 de la Constitution
00:04:57auquel je tiens beaucoup.
00:04:59L'article 20 de la Constitution de 1958
00:05:01qui stipule que c'est le gouvernement
00:05:03qui détermine et conduit la politique de la nation.
00:05:05Et là, effectivement,
00:05:06après M. Barnier,
00:05:08après M. Bayrou,
00:05:10M. Lecornu,
00:05:13on se demande ce qu'ils déterminent
00:05:15et ce qu'ils conduisent.
00:05:17Deux récents épisodes
00:05:18nous prouvent que tout ça part à volo.
00:05:21C'est l'épisode
00:05:23de la transformation du 1er mai
00:05:25en jour ouvré.
00:05:26Et ensuite, l'adoption ou pas
00:05:28de ZFE.
00:05:29Ça va dans tous les sens.
00:05:31Tous les groupes peuvent intervenir.
00:05:32Comme il n'y a pas de majorité,
00:05:33évidemment, c'est le chaos.
00:05:34Comme dirait le général de Gaulle,
00:05:35c'est la chienlie.
00:05:36C'est la chienlie absolue.
00:05:38Et là, on a un gouvernement
00:05:39qui est totalement dépassé.
00:05:41À l'Élysée,
00:05:42il y a le président de la République
00:05:43qui, heureusement,
00:05:44la fonction est aujourd'hui nourrie
00:05:46par l'actualité internationale
00:05:47qui lui permet de prendre des positions,
00:05:48de voyager.
00:05:49Enfin, tout ça sont des déclarations,
00:05:50sont des incantations.
00:05:51On aimerait bien
00:05:53que cet épisode
00:05:54de la guerre du Golfe
00:05:56se termine,
00:05:56qu'on trouve une solution intelligente
00:05:58et qui convienne
00:05:59à toutes les parties,
00:06:00ce qui est loin d'être évident.
00:06:01Et pour la politique intérieure,
00:06:03c'est tout et n'importe quoi,
00:06:04son contraire
00:06:05et la contradiction.
00:06:06On peut prendre ministère,
00:06:07pas ministère,
00:06:08qu'on commence que ce soit
00:06:09l'agriculture,
00:06:10que ce soit l'intérieur,
00:06:11avec un ministre de l'intérieur
00:06:12qui vous dit
00:06:13mais je ne vais pas en dire
00:06:14une petite fille
00:06:15que c'est à la tort
00:06:15de porter le voile.
00:06:16Le président de la République,
00:06:17d'ailleurs,
00:06:18tient beaucoup
00:06:18à ce qu'on fasse
00:06:18la promotion de l'islam.
00:06:21Ministre de l'intérieur
00:06:21et des cultes,
00:06:22enfin c'est affligeant.
00:06:23Et puis, voilà,
00:06:25M. Lecornu
00:06:25qui a l'air...
00:06:26Il n'a l'air pas
00:06:27à la hauteur de sa fonction.
00:06:28Je sais que c'était
00:06:29le chouchou du président
00:06:30de la République
00:06:30et que le président de la République
00:06:31voulait absolument
00:06:32déjà du temps
00:06:33de Michel Barnier,
00:06:34François Bayrou
00:06:35et même Gabriel Attali
00:06:37il hésitait.
00:06:38Bon, ben il a eu
00:06:39son lecornu
00:06:40et finalement
00:06:41nous sommes tous cocus
00:06:43ou les cornes,
00:06:44ou les cornes.
00:06:46Que pensaient
00:06:47des décisions
00:06:48des allées
00:06:50venues de Donald Trump
00:06:51de son estimation
00:06:53hier, selon lui,
00:06:54la guerre en Iran
00:06:55serait presque finie
00:06:56et puis la sortie
00:06:57d'un...
00:06:59Pardon,
00:07:00aidez-moi
00:07:01Péricault
00:07:02dans la France
00:07:03qui est considérée
00:07:04comme étant un pays
00:07:04qui ne doit pas faire partie
00:07:05des négociations
00:07:06de paix.
00:07:07L'ambassadeur d'Israël
00:07:08aux Etats-Unis,
00:07:09excusez-moi.
00:07:10Voilà, on en parle
00:07:11dans un instant
00:07:11avec Père Duyong
00:07:12vous restez bien avec nous.
00:07:13Mais oui,
00:07:14parce que je n'arrive plus
00:07:14à suivre ces informations,
00:07:16c'est compliqué.
00:07:17Restez bien avec nous
00:07:18et puis appelez-nous
00:07:18en direct 0826 300 300.
00:07:20A tout de suite.
00:07:21Midi 14h,
00:07:22la France dans tous ses états.
00:07:25Midi 14h,
00:07:26Sud Radio,
00:07:27la France dans tous ses états.
00:07:29Le fait du jour.
00:07:30Tandis que Donald Trump
00:07:31estimait hier
00:07:32que la guerre avec l'Iran
00:07:33était presque finie,
00:07:34évoquant une possible reprise
00:07:36des discussions avec l'Iran
00:07:37dès cette semaine au Pakistan,
00:07:38l'ambassadeur israélien
00:07:39aux Etats-Unis
00:07:40a fui à lui
00:07:41fustiger le rôle
00:07:42de la France au Liban,
00:07:43affirmant que Paris
00:07:44n'avait rien à faire
00:07:45dans les négociations
00:07:46entre Israël et le Liban.
00:07:47Son propos est clair.
00:07:48Nous aimerions garder
00:07:49les Français aussi loin
00:07:50que possible
00:07:50de pratiquement tout
00:07:51mais surtout lorsqu'il s'agit
00:07:53de négociations de paix.
00:07:54Pourquoi tant de haine
00:07:55et quel rôle la France
00:07:56tient-elle aujourd'hui
00:07:57dans ce conflit ?
00:07:58On en parle avec
00:07:59le colonel Pierre Duyong,
00:08:00vice-président
00:08:01de l'Institut Témis.
00:08:02Bonjour.
00:08:02Bonjour.
00:08:03Mes respects mon colonel,
00:08:04merci d'être en direct
00:08:05sur l'antenne de Sud Radio.
00:08:07Je recevais hier
00:08:08indirectement
00:08:09un de vos anciens
00:08:09supérieurs hiérarchiques
00:08:10qui est l'amiral
00:08:11Oudé de Dainville
00:08:12qui fut chef d'état-major
00:08:13de la Marine nationale.
00:08:14Nous avons parlé
00:08:15un peu plutôt stratégie
00:08:16et tactique militaire
00:08:17au détroit d'Ormus
00:08:17que peut faire une flotte
00:08:18pour empêcher là.
00:08:19Aujourd'hui,
00:08:20je voudrais revenir
00:08:20dans la géostratégie
00:08:21plus politique
00:08:23par rapport à ce qui nous concerne.
00:08:25Nous sommes confrontés
00:08:26à une situation
00:08:26sur laquelle
00:08:27on n'a semble visiblement
00:08:28pas de prise.
00:08:29Si le président de la République
00:08:30peut faire des déclarations
00:08:31au nom de la France,
00:08:32le gouvernement
00:08:32n'est pas du tout concerné.
00:08:34Vous, vous êtes un militaire,
00:08:35vous avez participé,
00:08:36vous avez été
00:08:37dans les instances gouvernementales
00:08:39au cœur,
00:08:40au cœur,
00:08:40à l'Élysée même
00:08:41du temps de Jacques Chirac
00:08:42dont vous connaissez ses enjeux.
00:08:44Vous savez comment se passent
00:08:44les mécanismes,
00:08:45comment se produisent
00:08:46vous vendez les mécanismes.
00:08:48On est non seulement
00:08:49la France mais l'Europe.
00:08:50On est totalement out
00:08:52parce qu'on ne veut pas
00:08:54s'impliquer
00:08:55et se mêler
00:08:56d'une affaire,
00:08:57j'allais dire,
00:08:58confuse
00:08:58où on est vraiment out
00:08:59parce que nous n'avons plus
00:09:00les leviers
00:09:01ni les moyens d'exister.
00:09:02Je dirais ni l'un ni l'autre
00:09:04ou les deux éventuellement
00:09:05parce que le problème,
00:09:06encore une fois,
00:09:06c'est que
00:09:07c'est comme le pli du pantalon.
00:09:08Une fois qu'on met le pli
00:09:10et mis le pantalon
00:09:11et il garde son pli,
00:09:12terminé.
00:09:12Le problème,
00:09:13on avait un choix stratégique.
00:09:14On parlait d'Israël
00:09:15et du monde palestinien.
00:09:17C'est vrai que le choix
00:09:18de la France
00:09:19de reconnaître la Palestine
00:09:20a été un instant décisif
00:09:22par rapport
00:09:23à la perception
00:09:24que peuvent avoir
00:09:25les Israéliens
00:09:25de notre situation
00:09:26au Liban par exemple.
00:09:28Et là, malheureusement,
00:09:29il y a des négociations
00:09:30qui commencent aux Etats-Unis
00:09:31avec les Libanais
00:09:32et les Israéliens
00:09:32et on est éjectés.
00:09:34C'est la dernière déclaration
00:09:35de ce matin
00:09:35de l'ambassadeur d'Israël
00:09:36aux Etats-Unis.
00:09:37C'est cruel.
00:09:39Amassadeur inculte.
00:09:40Nous avons eu un mandat
00:09:41entre les deux guerres.
00:09:42Le général Végan
00:09:43il y avait un mandat français
00:09:44au ce qu'on appelait
00:09:45le Levant à l'époque
00:09:45qui était le Liban
00:09:46et la Syrie.
00:09:47Si, nous avons eu
00:09:48à un moment donné
00:09:48une présence française
00:09:49qui légitimerait
00:09:50qu'on puisse donner
00:09:51notre avis
00:09:51et un lien avec Israël
00:09:52qui a toujours été très fort.
00:09:54On a toujours soutenu Israël.
00:09:55Oui, on a toujours été présents
00:09:56au Levant,
00:09:56quel que soit Israël,
00:09:58etc.
00:09:58Ou évidemment le Liban.
00:09:59Le premier,
00:10:00une espèce de distorciation
00:10:01qui s'est mise en place.
00:10:02Mais je me rappelle en 1996
00:10:03quand j'avais été
00:10:03à Jérusalem
00:10:04avec le président Jacques Chirac.
00:10:06Déjà à ce moment-là
00:10:06on voyait bien
00:10:06les tensions qui existaient.
00:10:08On faisait un choix
00:10:08qui était quand même
00:10:09un choix pro-rable
00:10:10même qu'il fallait probablement faire.
00:10:11Vous êtes à côté de lui
00:10:12quand il dit
00:10:13« You want I take the plane »
00:10:15dans les rues
00:10:15avec le chef de la sécurité israélienne.
00:10:17Et puis derrière...
00:10:18C'était vous d'accord ?
00:10:19C'est vous qui êtes derrière.
00:10:19Extraordinaire.
00:10:20La scène est fabuleuse.
00:10:21C'était un moment incroyable.
00:10:22Et là on voyait bien
00:10:22que le président Jacques Chirac
00:10:23souhaitait en fait
00:10:24modifier la trajectoire
00:10:25qui avait été mise en place.
00:10:26Il voulait renouer
00:10:27avec une politique arabe.
00:10:28mais elle n'était pas
00:10:28nécessairement anti-israélienne.
00:10:30C'est vrai qu'Israël
00:10:31voit notre positionnement
00:10:32plutôt comme un positionnement
00:10:33je dirais en contre
00:10:34et pas comme un ami.
00:10:35Et ça, ça s'est dégradé
00:10:36au fil des années.
00:10:37Pourquoi ?
00:10:37Parce que les Américains
00:10:38prennent mal le fait
00:10:39qu'on veuille rentrer
00:10:40dans une espèce de précarité arabe.
00:10:42Donc tout ça
00:10:42c'est extrêmement compliqué
00:10:43et c'est vrai qu'aujourd'hui
00:10:44on en paye le prix
00:10:45et puis c'est rubis sur l'ongle.
00:10:46Parce que les Libanais
00:10:47aujourd'hui,
00:10:48très concrètement,
00:10:49ils ne demandent pas nécessairement
00:10:50que la France assiste
00:10:51à ses entretiens aux Etats-Unis.
00:10:52Donc il y a une forme de
00:10:53comment dire
00:10:54de distanciation
00:10:55du Liban
00:10:56des autorités libanaises
00:10:57non pas du Hezbollah
00:10:58mais par rapport à nous.
00:10:59Donc c'est très compliqué
00:11:00bien évidemment.
00:11:00Dites-moi père de Jong
00:11:01la phrase du général de Gaulle
00:11:02dans sa conférence de presse
00:11:03de 67
00:11:03qui avait fait couler
00:11:04beaucoup d'encre
00:11:05aujourd'hui
00:11:06s'il y a bien
00:11:07un peuple sûr de lui
00:11:08et dominateur
00:11:08c'est bien l'Etat d'Israël.
00:11:10Sûr d'eux ils le sont
00:11:11et dominateurs
00:11:12ils le sont de façon
00:11:12même violente.
00:11:14Donc il ne s'agit pas du tout
00:11:15de faire de l'anti-israélisme
00:11:16mais est-ce qu'on n'est pas
00:11:17en train de se faire
00:11:17j'allais dire
00:11:18embarqué
00:11:19par monsieur Netanyahou
00:11:21Bibi
00:11:21c'était mon numéro d'hier
00:11:23il s'engage
00:11:24Trump
00:11:24qui ne veut pas rester en reste
00:11:26et qui aime bien la guerre
00:11:26finalement
00:11:27parce que ça permet
00:11:28malgré tout
00:11:28et monsieur Netanyahou
00:11:31il sait que s'il l'est
00:11:31quand il sera plus
00:11:32premier ministre
00:11:32il sera comme monsieur Sarkozy
00:11:34il va passer devant la justice
00:11:35voilà
00:11:35donc est-ce qu'on n'est pas
00:11:36embarqué par deux
00:11:37deux fous de guerre
00:11:40avec des leviers
00:11:40très importants
00:11:42et le président Trump
00:11:43c'est les leviers
00:11:44les plus importants
00:11:45de la puissance mondiale
00:11:46est-ce qu'on n'est pas
00:11:47de se laisser entraîner
00:11:49malgré nous
00:11:49et subir les conséquences
00:11:50est-ce qu'il n'y a pas moyen
00:11:51de dire à un moment donné
00:11:52stop
00:11:53est-ce qu'il ne peut pas y avoir
00:11:54ou aux Nations Unies
00:11:55ou l'Union Européenne
00:11:57ou même l'OTAN
00:11:58en disant
00:11:58on arrête
00:12:00ou ce n'est techniquement
00:12:01pas possible
00:12:01c'est très compliqué
00:12:02vous savez qu'en fait
00:12:03Israël c'est Sparte
00:12:03donc en fait
00:12:04étant Sparte
00:12:05ils se sentent en situation
00:12:07agressée en permanence
00:12:08et c'est vrai que
00:12:09les pays arabes
00:12:10le reconnaissent pas
00:12:10le Liban n'a pas reconnu
00:12:11l'état d'Israël
00:12:12et donc l'Iran
00:12:13pourtant ils discutent ensemble
00:12:14oui bien obligé
00:12:16ils souhaitent régulièrement
00:12:18détruire Israël
00:12:19donc en fait Israël
00:12:20a le sentiment quand même
00:12:21d'être cerné et attaqué
00:12:22donc en fait
00:12:22c'est une mesure défensive
00:12:23le problème c'est que
00:12:24les moyens utilisés
00:12:26sont totalement disproportionnés
00:12:27par rapport à la menace
00:12:28alors encore une fois
00:12:28l'histoire le dira progressivement
00:12:30c'est vrai qu'aujourd'hui
00:12:31moi encore une fois
00:12:32sur la séquence de Gaza
00:12:35vraiment
00:12:35ils ont été au pilon
00:12:37comme on dit
00:12:38donc là c'est vrai
00:12:39qu'on peut le reprocher
00:12:40les 40 000 morts
00:12:40qu'il y a eu
00:12:41mais le deuxième point là
00:12:42sur le Hezbollah
00:12:43on voit bien que nous
00:12:44les Français
00:12:44c'est très compliqué
00:12:45pourquoi ?
00:12:46parce que 1
00:12:46on peut comprendre
00:12:47qu'Israël se défende
00:12:48par rapport au lancement
00:12:49de roquettes
00:12:50et Dieu sait
00:12:51s'il y en a en quasiment
00:12:51permanence
00:12:52sur le nord d'Israël
00:12:53donc ça Israël réplique
00:12:54le problème encore une fois
00:12:55c'est que cette vocation
00:12:56ce discours de dire
00:12:58on va occuper le sud du Liban
00:13:00pendant un certain temps
00:13:01pour pouvoir éviter
00:13:02ce lancement de roquettes
00:13:03ça pose un énorme problème
00:13:04un problème de souveraineté
00:13:05un problème de positionnement
00:13:06malheureusement
00:13:07le Liban risque
00:13:08à l'issue de ce conflit
00:13:09quelle que soit
00:13:10la fin de ce conflit
00:13:11risque d'être
00:13:12totalement divisé
00:13:13entre les différentes
00:13:15religions
00:13:16il y a la Syrie
00:13:17qui n'est pas loin
00:13:17tout ça
00:13:17ça crée un environnement
00:13:18extrêmement compliqué
00:13:19et le Liban
00:13:20aujourd'hui
00:13:20est au coeur
00:13:21de cette situation
00:13:21et malheureusement
00:13:22je pense que nous
00:13:23on ne joue pas notre rôle
00:13:23parce que l'armée française
00:13:24avait une mission
00:13:25il y a quelques années
00:13:26rappelez-vous
00:13:27en 2024
00:13:27il y a eu des accords
00:13:28l'armée libanaise
00:13:30devait théoriquement
00:13:32démanteler
00:13:32ou en tout cas
00:13:33désarmer le Hezbollah
00:13:34ils n'ont pas pu le faire
00:13:35et même avant ça
00:13:36l'immeuble du Drakkar
00:13:37on a quand même payé
00:13:37ça c'est les 83
00:13:38ça c'est les Iraniens
00:13:40alors donc
00:13:41les Iraniens étaient bien sur place
00:13:42on a quand même payé
00:13:43du sang de nos soldats
00:13:44cette présence pacifiante
00:13:47au Liban
00:13:47et aujourd'hui
00:13:48on est out de tout
00:13:50est-ce que mon colonel
00:13:52à force de se faire donner
00:13:53des leçons de morale
00:13:54et d'être interpellé
00:13:56par le président des Etats-Unis
00:13:57lâcheur
00:13:58on dit tout de suite
00:13:59si on n'est pas qu'au labo
00:14:01on ne remplit pas notre mission
00:14:02c'est lui qui va au front
00:14:03c'est lui qui va au baston
00:14:04pour prendre des coups
00:14:05à notre place
00:14:05c'est un peu qu'il nous explique
00:14:06là c'est l'ambassadeur d'Israël
00:14:07qui dit la France
00:14:08n'a pas à s'en mêler
00:14:09est-ce qu'il ne rêve pas
00:14:10à un moment donné
00:14:11et je pense que les Iraniens
00:14:13s'en garderont bien
00:14:14d'envoyer un missile
00:14:15sur un territoire européen
00:14:16de façon à ce que nous
00:14:18soyons une légitimité
00:14:19à rentrer dans ce conflit
00:14:20je pense qu'on dirait
00:14:21que Trump à un moment donné
00:14:22souhaiterait que l'Iran
00:14:22attaque la France ou l'Europe
00:14:24pour pouvoir dire
00:14:25voyez
00:14:25ils sont méchants
00:14:26vous devriez de l'autre côté
00:14:27vous allez vite et loin
00:14:28j'extrapole
00:14:29mais en même temps
00:14:30vous avez été loin
00:14:31mais en même temps
00:14:31c'est une espèce de projection
00:14:33sur ce qui peut éventuellement se passer
00:14:34maintenant le problème
00:14:35c'est un grand moment stratégique
00:14:36on assiste aujourd'hui
00:14:37à comment dire
00:14:38à la différenciation
00:14:38à la séparation
00:14:39entre l'Europe et les Etats-Unis
00:14:41l'Europe est un pays qui est jeune
00:14:42les Etats-Unis
00:14:43un pays qui est jeune
00:14:43avec un président
00:14:44qui est comme très particulier
00:14:45donc aujourd'hui
00:14:46il y a une forme de séparation
00:14:47et c'est quoi le grand moment
00:14:49qui va arriver
00:14:49c'est le 24 et 25 juin en Turquie
00:14:51vous avez le sommet annuel de l'OTAN
00:14:53et vous allez voir
00:14:54ce que va dire
00:14:54ce que vont faire les Etats-Unis
00:14:55aujourd'hui
00:14:56les signaux sont extrêmement faibles
00:14:58alors c'est vrai que la guerre en Ukraine
00:14:59avait permis
00:15:00de revitaliser
00:15:01comment dire
00:15:02la mécanique
00:15:02ou l'alliance
00:15:03l'alliance atlantique
00:15:04mais à l'heure où on parle
00:15:05je veux dire
00:15:05j'ai le sentiment
00:15:06que Trump va faire
00:15:07des annonces extrêmement raides
00:15:08genre messieurs
00:15:09mesdames
00:15:10vous pouvez prendre vos valises
00:15:11et vous pouvez partir
00:15:11et donc le départ des bases
00:15:13la fin
00:15:13comment dire
00:15:14d'une présence américaine
00:15:15et que je sache
00:15:16aujourd'hui
00:15:17on a un problème
00:15:18avec les Russes
00:15:18et donc aujourd'hui
00:15:19on avait plus que jamais
00:15:20besoin d'avoir
00:15:21une amitié
00:15:22ou en tout cas
00:15:22une alliance
00:15:23avec les Américains
00:15:24prenons-le au mot
00:15:26Trump dit
00:15:26l'Amérique sortira de l'OTAN
00:15:28les Etats-Unis disparaissent de l'OTAN
00:15:29qui devient
00:15:30la première puissance militaire
00:15:31de l'OTAN
00:15:31mon colonel ?
00:15:32alors d'abord
00:15:33un il ne pourra pas
00:15:33parce que vous savez
00:15:33que la constitution
00:15:34en 2024
00:15:35il ne pourrait pas
00:15:35mais en même temps
00:15:36il pourrait
00:15:37il pose tout
00:15:38c'est ça qu'on le reconnaît
00:15:39Trump pose tout
00:15:39c'est ça qu'on le reconnaît
00:15:40je veux juste
00:15:41que vous m'accordiez
00:15:41cette configuration
00:15:42c'est la France
00:15:44la France qui est dominante
00:15:45à cause du nucléaire
00:15:46et son armée
00:15:46à l'heure où on parle
00:15:47elle est petite
00:15:48elle est entraînée
00:15:49elle est motivée
00:15:50et c'est une bonne armée
00:15:51mais c'est une petite armée
00:15:52une armée à 225 000 hommes
00:15:54ça ne vous fait pas
00:15:55ça ne vous fait pas
00:15:55une bonne armée
00:15:55mon colonel
00:15:56elle est la plus puissante
00:15:57est-ce que l'OTAN
00:15:58sans les Etats-Unis
00:15:59reste l'OTAN
00:16:00et est-ce que ce n'est pas
00:16:01l'occasion pour l'Europe
00:16:02et pour les restes
00:16:03pays de l'OTAN
00:16:03de dire
00:16:04on se passe
00:16:05alors c'est le grand frère
00:16:06c'est sûr que c'est lui
00:16:06qui a la force de frappe
00:16:07qui est le plus déterminant
00:16:08pourtant l'OTAN
00:16:10sans les Etats-Unis
00:16:10ça reste une puissance militaire réelle
00:16:12c'est pas rien
00:16:12bien évidemment
00:16:13le problème de l'OTAN
00:16:14c'est que 70%
00:16:15du matériel
00:16:16et du financement
00:16:17de l'OTAN
00:16:17c'est américain
00:16:18ce qui veut dire
00:16:18que si demain
00:16:19les Américains
00:16:19se désengagent
00:16:20d'une façon ou d'une autre
00:16:21on n'est pas obligé
00:16:21de quitter le système
00:16:23on peut dire
00:16:23voilà écoutez
00:16:24jouez votre truc
00:16:25dans votre coin
00:16:25on verra plus tard
00:16:26donc bilan de l'opération
00:16:27il restera 30%
00:16:28dans ces 30%
00:16:29la France joue un rôle
00:16:30extrêmement important
00:16:31grâce à son amendement nucléaire
00:16:32et grâce à son armée
00:16:33ça c'est le premier point
00:16:34le deuxième point maintenant
00:16:35c'est l'Union Européenne
00:16:36on a un système
00:16:37qui est mou
00:16:38structurellement mou
00:16:39et qui rêve
00:16:39d'une armée européenne
00:16:40qui n'a aucun sens
00:16:41par contre on peut penser
00:16:42à une France forte
00:16:43dans une Europe forte
00:16:44mais une France forte
00:16:45le problème
00:16:45on ne va pas démandibuler
00:16:46quelque chose
00:16:47on ne va pas faire
00:16:48du partage de responsabilité
00:16:50aujourd'hui quand vous êtes fort
00:16:51vous êtes leader
00:16:51et vous tirez le système
00:16:53c'est ça la logique
00:16:54est-ce qu'on est capable
00:16:54de le faire ?
00:16:55militairement je pense que oui
00:16:57politiquement
00:16:57j'en suis pas tout à fait sûr
00:16:58c'était le côté assidieux
00:17:00de ma question
00:17:00et vous m'avez vu venir
00:17:01est-ce qu'un départ
00:17:02une rupture
00:17:03entre l'OTAN et les Etats-Unis
00:17:04peut engendrer indirectement
00:17:06j'allais dire
00:17:07la création
00:17:07d'une Europe de la défense
00:17:08alors en lien ou en osmose
00:17:10avec l'OTAN
00:17:10peu importe
00:17:11mais est-ce que du coup
00:17:12puisqu'on est abandonné
00:17:13par le grand frère
00:17:14le président de la république
00:17:16a dit
00:17:16il y a quelques années
00:17:17Laurent
00:17:18l'OTAN est dans une
00:17:20en est-s'affaire
00:17:21de mort cérébrale
00:17:22mort cérébrale
00:17:23là c'est l'arrêt cardiaque
00:17:24si les Etats-Unis s'en vont
00:17:26et bien on renaît
00:17:27il y a une résurrection
00:17:28on est à Pâques
00:17:28l'OTAN renaît
00:17:30mais en parfaite collusion
00:17:31synergie et osmose
00:17:33avec l'Europe
00:17:33c'est envisageable
00:17:34oui on peut l'envisager
00:17:35le problème
00:17:35aujourd'hui
00:17:36cette situation a été envisagée
00:17:37par les Etats européens
00:17:38le problème
00:17:39c'est le leadership
00:17:40et la compétition
00:17:41parce qu'avant
00:17:41il y a encore quelques mois
00:17:42quelques années
00:17:43la France était leader
00:17:44elle avait un armement nucléaire
00:17:45indépendant
00:17:46autonome
00:17:46ça fonctionnait
00:17:47les Anglais étaient en appui
00:17:48ils ont un armement nucléaire
00:17:49qui achète aux Américains
00:17:50ils sont les secondes
00:17:51on est d'accord
00:17:51ils achètent aux Américains
00:17:53donc ils n'ont pas
00:17:54autonome à 100%
00:17:55bref
00:17:55le problème aujourd'hui
00:17:57les Allemands disent
00:17:58on veut la plus grande armée
00:17:59conventionnelle d'Europe
00:18:00150 milliards de budget par an
00:18:01notre budget
00:18:02à l'heure où je vous parle
00:18:03c'est 52 milliards
00:18:03premier point annuel
00:18:05deuxième point
00:18:05la Pologne dit
00:18:06je veux la plus grande armée
00:18:07européenne d'Europe
00:18:09donc on a déjà
00:18:09deux compétiteurs
00:18:10qui arrivent en disant
00:18:11les Français ont des problèmes
00:18:12ont des problèmes budgétaires
00:18:13ont des problèmes de politique
00:18:15le président Macron
00:18:16va quitter le pouvoir
00:18:17dans un an
00:18:18il n'est pas
00:18:18il n'est pas
00:18:19comment dire
00:18:19il n'est pas dans la course
00:18:20donc très concrètement
00:18:21oui on pourrait
00:18:22comment dire
00:18:23réfléchir à une armée européenne
00:18:24encore une fois
00:18:25avec un leadership français
00:18:26le problème
00:18:27il est remis en cause
00:18:28actuellement
00:18:28un par les Allemands
00:18:29et deux par les Polonais
00:18:30mon colonel
00:18:31je ne veux pas jouer
00:18:31l'oiseau de mauvaise augure
00:18:33mais une armée polonaise forte
00:18:35oui
00:18:37une armée allemande forte
00:18:38ça me fait peur
00:18:38mon colonel
00:18:39j'ai peur d'une armée allemande forte
00:18:41alors encore une fois
00:18:42je suis resté
00:18:42sur des souvenirs
00:18:44que je n'ai pas connus
00:18:46il y a beaucoup de militaires
00:18:47quand même
00:18:47le général gallois
00:18:48et d'autres
00:18:49on dit
00:18:49c'est très bien
00:18:50d'abord l'Allemagne
00:18:51le fait de ne pas avoir
00:18:52d'armée
00:18:52de budget d'armée
00:18:53ça lui a permis
00:18:53d'être la première puissance
00:18:54vous vous rendez compte
00:18:54ne pas avoir un budget d'armée
00:18:56et se faire défendre par les autres
00:18:57ça lui a permis
00:18:58d'être la première puissance économique
00:18:59je ne sais pas
00:19:00ce que deviendrait
00:19:01alors je ne dis pas
00:19:02qu'on aura des panzers
00:19:05sur les Champs-Elysées
00:19:06mais est-ce qu'une Allemagne
00:19:07avec une armée forte
00:19:08ne va pas lui dire
00:19:09mais quelque part
00:19:10est-ce que je ne recréerai pas
00:19:11ce qui a failli se faire
00:19:12au moment de la réinvification
00:19:14et bien on sort de l'Europe
00:19:15et puis on se fait
00:19:16notre territoire à nous
00:19:17est-ce qu'une Allemagne
00:19:18avec une armée forte
00:19:19n'aurait pas la tentation
00:19:21j'allais dire
00:19:21la tentation de la solitude
00:19:23la tentation de l'isolement
00:19:25de l'individualisme germanique
00:19:27c'est la théorie de Bismarck
00:19:28qui tient les terres
00:19:29tient les mers
00:19:29et donc cette position
00:19:31au mitel-europa
00:19:32comme on dit
00:19:32est une position stratégique majeure
00:19:34ils sont en même temps
00:19:35du côté russe
00:19:35et en même temps
00:19:35du côté de l'Ouest
00:19:36mais c'est dans l'ADN
00:19:37c'est dans l'ADN national
00:19:38est-ce qu'il n'y a pas un risque
00:19:39et on les laisse avoir
00:19:40une armée puissante
00:19:41qui dit finalement
00:19:41on va se débrouiller tout seul
00:19:42merci
00:19:42alors c'est pas impensable
00:19:43qu'il y ait des vélités
00:19:44d'autonomisation
00:19:45je n'irai pas jusqu'à là
00:19:46parce que les références historiques
00:19:47c'est trop récent
00:19:48on est en dessous du siècle
00:19:49donc encore une fois
00:19:50la jeunesse allemande
00:19:51elle n'est pas du tout là-dedans
00:19:52mais c'est vrai
00:19:53qu'encore une fois
00:19:53c'est le problème du leadership
00:19:54et le problème du leadership
00:19:55il vient de quoi ?
00:19:56il vient du fait
00:19:56que la France est endettée
00:19:57au maximum
00:19:58c'est qu'on peut
00:19:59faire de grandes déclarations
00:20:00tant qu'on ne peut pas augmenter
00:20:02vous vous rendez compte
00:20:03le Premier ministre
00:20:04a annoncé il y a quelques jours
00:20:05qu'il voulait augmenter
00:20:06de 8,5 milliards d'euros
00:20:08le budget de la défense
00:20:09pour acheter des missiles
00:20:10donc aujourd'hui
00:20:11on en est au stade
00:20:12et sachant que cette décision
00:20:13en tout cas ce souhait
00:20:14de modifier
00:20:15la loi de programmation militaire
00:20:16est actuellement remise en cause
00:20:18par la Cour des comptes
00:20:18qui dit
00:20:19est-ce qu'on en est capable ?
00:20:20donc quand on est endetté
00:20:21on n'est pas dans le jeu
00:20:22on est moins dans le jeu
00:20:23que si on ne l'était pas
00:20:25on est endetté
00:20:26les allemands
00:20:26sont moins endettés que nous
00:20:27ils ont une capacité d'investissement
00:20:29l'histoire est écrite
00:20:30il n'y a même pas de sujet
00:20:31on peut déclarer, déclarer
00:20:33faire des choses
00:20:33etc.
00:20:34mais c'est comme ça
00:20:36le budget
00:20:37les finances dominent le monde
00:20:38qui commande paye
00:20:39donc aujourd'hui
00:20:40on a ce problème là
00:20:41il faut impérativement
00:20:42qu'on rétablisse
00:20:43l'équilibre budgétaire
00:20:44en France
00:20:45pour avoir des solutions
00:20:46politiques et stratégiques
00:20:47on est quand même
00:20:48les cocus de l'histoire
00:20:49pas seulement au niveau
00:20:50du gouvernement
00:20:51le corps du mur
00:20:51merci mon colonel
00:20:52d'avoir été à l'antenne
00:20:53je sais que je peux compter
00:20:54sur vous pour venir
00:20:55nous décrypter des situations
00:20:56qui sont quelquefois complexes
00:20:57mais vous avez toujours
00:20:57les mots qu'il faut
00:20:58pour éclairer l'horizon
00:21:00à très bientôt
00:21:00merci encore
00:21:01pour votre invitation
00:21:02vous êtes sur Sud Radio
00:21:03et on est ensemble
00:21:04jusqu'à 14h
00:21:05n'oubliez pas de nous appeler
00:21:06en direct sur Sud Radio
00:21:080826 300 300
00:21:10on a fait hyper
00:21:10le colonel Pierre de Jong
00:21:12tout va bien
00:21:13c'était le fracas
00:21:15voilà
00:21:16donc vous n'hésitez pas
00:21:16à nous appeler
00:21:17on va traiter
00:21:17de plein de sujets
00:21:18dans les perles
00:21:19et souvenez-vous
00:21:20qu'à partir de 13h45
00:21:22vous pouvez nous appeler
00:21:23en direct
00:21:23réagir
00:21:24si vous vous sentez
00:21:25concerné par certains sujets
00:21:27on parlait tout à l'heure
00:21:27par exemple
00:21:28des perquisitions à l'Elysée
00:21:30on parlera des tapis roulants
00:21:31dans le métro Châtelet
00:21:32qui ne fonctionnent pas
00:21:33et qui ne fonctionneront pas
00:21:35jusqu'à septembre
00:21:35donc ça peut concerner
00:21:36certains d'entre vous
00:21:38qui nous écoutez
00:21:38si vous habitez à Paris
00:21:39bref
00:21:40voilà
00:21:40appelez-nous au 0826 300 300
00:21:42à tout de suite
00:21:43sur Sud Radio
00:21:43Sud Radio
00:21:45la France dans tous ses états
00:21:47les perles du jour
00:21:48c'est une déflagration
00:21:50dans le milieu de l'édition
00:21:51le patron historique
00:21:52de la maison Grasset
00:21:53a été démis de ses fonctions
00:21:54par un certain
00:21:55Vincent Bolloré
00:21:56oui Olivier Nora
00:21:58qui dirigeait cette maison
00:22:00de façon assez emblématique
00:22:02les deux noms étaient associés
00:22:03Grasset est une grande
00:22:04c'est pas une énorme maison
00:22:06c'est un des prestiges
00:22:07du monde de l'édition française
00:22:09et Olivier Nora
00:22:10avait donné à cette maison
00:22:12le souffle qui est le sien
00:22:13la notoriété
00:22:14voilà
00:22:15avec des auteurs
00:22:16et une réputation
00:22:17très très très assise
00:22:19et là on a
00:22:20pour la première fois
00:22:22c'est vrai que c'est un traumatisme
00:22:23les éditorialistes des médias
00:22:24ce matin sont quasiment tous intervenus
00:22:26c'est vrai que Vincent Bolloré
00:22:28que l'on peut aimer
00:22:29qu'on peut ne pas aimer
00:22:29qui aujourd'hui
00:22:30a une situation
00:22:31assez dominante
00:22:32exerce cette domination
00:22:33n'oublions pas
00:22:34qu'il est patron d'Achette
00:22:35Achette c'est le son des relais
00:22:36donc il met déjà
00:22:37il a déjà un outil de promotion
00:22:39de ses maisons d'édition
00:22:40et là il intervient directement
00:22:42pour des raisons
00:22:44est-ce que c'est l'arrivée
00:22:45de Boilem sans salle
00:22:45trop tôt, trop tard
00:22:46est-ce que Pierre Nora
00:22:47a fait preuve
00:22:49quelquefois
00:22:49d'insoumission
00:22:50ou d'insolence
00:22:51ou d'irrévérence
00:22:52au point d'être remercié
00:22:53de cette façon
00:22:54ça peut être plus délicat que ça
00:22:56voilà on s'étonne
00:22:57et nous avons
00:22:57nous avons à l'antenne
00:22:58nous avons Éric Orsena
00:22:59immense écrivain français
00:23:01qui connaît le monde
00:23:02et l'édition
00:23:03tout à fait par coeur
00:23:04et qui connaît
00:23:06Pierre Nora aussi évidemment
00:23:07Olivier Nora pardon
00:23:08il fait toujours allusion
00:23:09Pierre Nora aussi
00:23:10grande figure
00:23:11de l'édition française
00:23:13Éric Orsena
00:23:14est évidemment
00:23:16un peu inquiet
00:23:17et a envie de nous donner
00:23:19son avis
00:23:20bonjour Éric Orsena
00:23:22bonjour Perico les gars
00:23:23vous êtes
00:23:25oui bien sûr
00:23:26je suis inquiet
00:23:27je suis inquiet
00:23:28parce que c'est pas
00:23:28la première fois
00:23:29vous savez
00:23:29j'ai été édité
00:23:32pendant 30 ans
00:23:33dans une maison
00:23:34qui s'appelle
00:23:35Fayard
00:23:35magnifique maison
00:23:36bien sûr
00:23:37Sophie de Closet
00:23:38et bien Sophie de Closet
00:23:40a été virée
00:23:41et c'est en même temps
00:23:42la liberté
00:23:43chez Fayard
00:23:44qui a été virée
00:23:45parce qu'on a bien vu
00:23:46tous les auteurs
00:23:47qui avaient signé
00:23:48après
00:23:49cette prise de pouvoir
00:23:51par Bollor et Lachette
00:23:53donc c'est
00:23:54Philippe de Villiers
00:23:55c'est Zemmour
00:23:56c'est Bardella
00:23:57etc
00:23:57donc pour moi
00:23:59c'est la liberté
00:24:00qui est en cause
00:24:02dans cette affaire
00:24:03parce que
00:24:05Olivier
00:24:06que je connais
00:24:07depuis toujours
00:24:07qui est
00:24:08un très très grand éditeur
00:24:10c'est à dire
00:24:10un homme généreux
00:24:11c'est à dire
00:24:11qui a accueilli
00:24:12vraiment des tas
00:24:13de points de vue
00:24:14des très très divers
00:24:15et puis là
00:24:17brutalement
00:24:17il est viré
00:24:19parce que
00:24:19parce que
00:24:20parce qu'il voulait
00:24:21rester indépendant
00:24:22et l'enjeu
00:24:23de cette affaire
00:24:24c'est les maisons d'édition
00:24:25c'est à dire
00:24:26d'accueillir
00:24:27les points de vue
00:24:28les plus divers
00:24:29mais aussi
00:24:30les modes de promotion
00:24:32parce que
00:24:33depuis que
00:24:34j'ai écrit un petit livre
00:24:35l'histoire d'un ogre
00:24:36en racontant
00:24:36l'histoire de Bolloré
00:24:37et bien évidemment
00:24:39je ne suis plus accueilli
00:24:40dans tous les organes
00:24:42de presse
00:24:43du groupe Bolloré
00:24:44c'est à dire à peu près
00:24:44la moitié de la presse française
00:24:45et presque
00:24:47est plus vendu
00:24:48dans la plupart des relais
00:24:50qui dépendent d'achète
00:24:51donc de Bolloré
00:24:52donc c'est ça l'enjeu
00:24:54c'est ça l'enjeu
00:24:55la diversité
00:24:56c'est ça cette affaire
00:24:57comment vous expliquez
00:24:58que Vincent Bolloré
00:24:59ait voulu à ce point
00:25:00intervenir
00:25:01j'allais dire
00:25:01de façon un peu martiale
00:25:03dans le dégagement
00:25:04dans l'éviction
00:25:05d'Olivier Nora
00:25:06c'est inessai
00:25:07il est l'actionnaire principal
00:25:09là il prouve
00:25:10qu'il a les manettes
00:25:11que ce soit
00:25:12sur ses chaînes de télévision
00:25:13sur ses antennes
00:25:14sur ses médias
00:25:14on a l'impression
00:25:15d'un interventionnisme direct
00:25:17
00:25:17alors c'est complètement
00:25:19un interventionnisme direct
00:25:20c'est pas
00:25:21c'est pas juste
00:25:22un actionnaire
00:25:23et vous savez
00:25:24il a lui-même
00:25:25il a qualifié
00:25:26son projet
00:25:27de civilisationnel
00:25:28moi je dirais
00:25:29que c'est un projet politique
00:25:30c'est un projet
00:25:31et quand on voit
00:25:32ses auteurs
00:25:33les auteurs de Fayard
00:25:35c'est un projet
00:25:36qu'on peut qualifier
00:25:37d'extrême droite
00:25:37donc
00:25:38il a un projet politique
00:25:39donc c'est ça
00:25:42qu'il faut bien savoir
00:25:43et on voit
00:25:44tous les auteurs
00:25:45de Grasset
00:25:46qui sont
00:25:47qui sont
00:25:47dans une situation
00:25:49à la fois
00:25:50de révolte
00:25:52et puis d'angoisse
00:25:52pour la suite
00:25:53dans un climat
00:25:55dans un climat
00:25:56du livre
00:25:57qui décline
00:25:58et quand le livre
00:25:59décline
00:26:00c'est pas bon
00:26:01pour la liberté
00:26:01parce que
00:26:02tous les dictateurs
00:26:03ont toujours
00:26:04détesté les livres
00:26:05parce que le livre
00:26:06c'est l'endroit
00:26:07de la liberté
00:26:07et quand dans
00:26:09la civilisation
00:26:12même du livre
00:26:13on impose
00:26:14une ligne
00:26:15et bien
00:26:16voilà
00:26:17c'est la liberté
00:26:18qui est en péril
00:26:19donc
00:26:20cette nouvelle
00:26:21d'hier
00:26:22est une
00:26:23très très mauvaise
00:26:24nouvelle
00:26:24pour la liberté
00:26:25dans notre pays
00:26:26Eric Orsena
00:26:27une dernière question
00:26:28très rapidement
00:26:28votre crainte
00:26:29c'est quoi ?
00:26:30c'est que
00:26:30l'Empire Bolloré
00:26:31s'étende
00:26:32et que là
00:26:33on parle de Fayard
00:26:33de Grasset
00:26:34vous craignez
00:26:34que ça s'étende
00:26:35que ce soit Bolloré
00:26:37ou un autre
00:26:37d'ailleurs
00:26:38aux autres
00:26:38maisons d'édition
00:26:39ou un autre
00:26:40mais bien sûr
00:26:41de gauche
00:26:41comme de droite
00:26:42d'ailleurs
00:26:42tout à fait
00:26:44en gros
00:26:44mais attendez
00:26:45moi je suis
00:26:46dans la diversité
00:26:47absolue
00:26:48c'est ça le point
00:26:48comprenez
00:26:49le livre
00:26:50et c'est
00:26:51le livre lui-même
00:26:52par rapport aux écrans
00:26:53parce que
00:26:54quand vous regardez
00:26:56vous savez
00:26:58on regarde tous
00:26:59le même film
00:26:59mais quand vous lisiez
00:27:00un livre
00:27:01vous faites tous
00:27:02votre cinéma différent
00:27:04c'est ça
00:27:04c'est cette affaire
00:27:05moi c'est la liberté
00:27:07qui est en cause
00:27:07et la liberté
00:27:08est inséparable
00:27:09de la diversité
00:27:11et là
00:27:11c'est
00:27:12moi je pense
00:27:13que c'est une
00:27:16des actions
00:27:17qui va lancer
00:27:19vraiment
00:27:20la présidentielle
00:27:21à venir
00:27:22qu'un flagrant
00:27:23de position dominante
00:27:24là on est en plein
00:27:24de dents
00:27:24tout à fait
00:27:26position dominante
00:27:27avec un axe
00:27:27très précis
00:27:28qui dit lui-même
00:27:29et là on ne peut pas
00:27:30reconnaître
00:27:32dénier
00:27:32le sang
00:27:33de la franchise
00:27:35à Molloré
00:27:35Molloré
00:27:36il veut
00:27:38sa France
00:27:39à lui
00:27:40et bien
00:27:40sa France à lui
00:27:41ce n'est pas celle
00:27:42que nous aimons
00:27:42de liberté
00:27:43d'égalité
00:27:44de fraternité
00:27:44Merci Eric Orsena
00:27:46pour ce témoignage
00:27:47je vous dis à tout à l'heure
00:27:48parce que nous nous retrouvons
00:27:48au printemps de la planète
00:27:49organisée par
00:27:50Sud Radio à Boulogne
00:27:51c'est un colloque
00:27:52mais qui sera
00:27:52on pourra l'écouter
00:27:54sur le site de Sud Radio
00:27:55et je sais que vous viendrez
00:27:56parler de cette équation
00:27:57fondamentale
00:27:58peut-on nourrir l'humanité
00:28:00sans abîmer la planète
00:28:01c'est aussi un de vos sujets
00:28:02que vous tenez à coeur
00:28:03à tout à l'heure
00:28:04Eric Orsena
00:28:04et merci
00:28:07Un autre sujet
00:28:08des perquisitions
00:28:09devait avoir lieu
00:28:10au palais de l'Elysée
00:28:11hier
00:28:11mais les enquêteurs
00:28:12ont trouvé porte-close
00:28:13Perico
00:28:14Tout à fait
00:28:14il s'agit
00:28:15d'une démarche
00:28:17d'un magistrat
00:28:18du pôle
00:28:19enfin de la brigade financière
00:28:21et anticorruption
00:28:22de la police judiciaire
00:28:23de Paris
00:28:24s'est vu refuser
00:28:25l'accès au palais
00:28:27de l'Elysée
00:28:27en fonction
00:28:29alors il venait enquêter
00:28:30je dis d'abord
00:28:31le motif de l'enquête
00:28:32il venait enquêter
00:28:33sur l'affaire
00:28:34Shortcut Events
00:28:36lorsqu'une dénonciation
00:28:37anonyme a signalé
00:28:38que cette société
00:28:39avait bénéficié
00:28:40d'un traitement de faveur
00:28:41pour organiser
00:28:42vous savez
00:28:42les cérémonies
00:28:42au Panthéon
00:28:43auxquelles participe
00:28:44évidemment le président
00:28:45de la République
00:28:45elles sont même demandées
00:28:46par lui
00:28:47donc Emmanuel Macron
00:28:48se met en scène
00:28:49de façon avec beaucoup
00:28:49de talent
00:28:50on le connait
00:28:53et on considère
00:28:54qu'il y aurait dû
00:28:55avoir appel d'offres
00:28:55puisque le Panthéon
00:28:56est un lieu public
00:28:57et il n'y a pas eu
00:28:58d'appel d'offres
00:28:59Shortcut Events
00:29:00a récolté
00:29:01les contrats
00:29:02pour deux fois
00:29:03deux millions
00:29:03d'euros
00:29:04et donc le magistrat
00:29:05instructeur
00:29:06est allé se présenter
00:29:07à la Porte de l'Elysée
00:29:07et on lui a dit
00:29:09en fonction
00:29:09de la Constitution
00:29:10de 1958
00:29:13qui dit
00:29:14par l'article 67
00:29:16que les lieux
00:29:17rattachés à la présidence
00:29:18de la République
00:29:20sont inviolables
00:29:21par la justice
00:29:22ça veut dire
00:29:22on le savait
00:29:23on avait eu l'expérience
00:29:24avec Jacques Chirac
00:29:25sur les frais de bouche
00:29:26avec Nicolas Sarkozy
00:29:27les magistrats
00:29:28ne peuvent pas rentrer
00:29:29ils peuvent rentrer partout
00:29:30avec un mandat de perquisition
00:29:31quand ils sont mandatés
00:29:32par la loi
00:29:33sauf l'Elysée
00:29:34qui est un territoire
00:29:35spécifique
00:29:35et que la Constitution
00:29:37protège
00:29:38l'Elysée
00:29:39est un peu
00:29:40extraterritoriale
00:29:41en matière
00:29:41de droits
00:29:42et de justice
00:29:43je suppose
00:29:44que le magistrat
00:29:45du pôle
00:29:46de la brigade financière
00:29:47de Paris
00:29:47la police judiciaire
00:29:48le savait
00:29:49et qu'il a quand même
00:29:50voulu le faire
00:29:50pour signaler
00:29:52que c'est vrai
00:29:53que l'affaire
00:29:54doit être traitée
00:29:55on sait que le président
00:29:56de la République
00:29:56bénéficie d'une impunité
00:29:57tant qu'il est
00:29:58dans l'exercice
00:29:59de ses fonctions
00:29:59il rendra des comptes
00:30:00un petit peu plus tard
00:30:01et on a vu que Nicolas Sarkozy
00:30:02va être confronté
00:30:03on n'en est pas là
00:30:04on n'en est pas là
00:30:05c'est juste
00:30:05mais c'est vrai
00:30:06il y avait déjà eu
00:30:07pendant la campagne électorale
00:30:08une affaire avec Havas
00:30:10une opération à Dallas
00:30:11qui avait été là aussi
00:30:13pas éclaircie
00:30:14donc voilà
00:30:15si vous vous présentez
00:30:16au 55
00:30:17du Faubourg Saint-Honoré
00:30:19sachez que
00:30:20à cause de la Constitution
00:30:21de 58
00:30:22l'article 67
00:30:23ne vous autorise pas
00:30:2455, 67, 58
00:30:26ce sont les codes
00:30:27pour ne pas rentrer
00:30:27à l'Elysée
00:30:30une information
00:30:31qui concerne les parisiens
00:30:32puisque les tapis roulants
00:30:34du métro Châtelet
00:30:35sont à l'arrêt
00:30:36et à la raison
00:30:37ça va vous surprendre
00:30:37si avec le Châtelet
00:30:38ma chère Maud
00:30:39je ne vous raconte pas
00:30:39Garment Parnasse
00:30:40alors c'est bien
00:30:41ça fait faire de la marche
00:30:42vous voyez
00:30:43mais on se demande
00:30:44pourquoi ça tombe
00:30:44tout le temps en panne
00:30:45est-ce qu'on ne pourrait pas
00:30:46mettre un charabeu
00:30:47vous voyez
00:30:47je pense qu'on va finir
00:30:49par en arriver là
00:30:50la France
00:30:51Perico
00:30:51ce beau pays
00:30:527ème puissance économique mondiale
00:30:53un nouveau porte-avions nucléaires
00:30:54en construction
00:30:55une culture
00:30:55et une gastronomie
00:30:56que le monde entier nous envie
00:30:57ces dramaturges
00:30:58Molière
00:30:59Corneille
00:30:59Fedot
00:31:00ces scientifiques
00:31:00Pierre et Marie Curie
00:31:01Fontenelle
00:31:02Lavoisier
00:31:02c'est long
00:31:02ces inventions
00:31:03l'automobile
00:31:04la montgolfière
00:31:05le crayon
00:31:05le crayon
00:31:06Perico
00:31:06et bien avec tout ça
00:31:08tout cet héritage
00:31:09tout ce patrimoine
00:31:10on n'arrive plus à faire fonctionner
00:31:12nos tapis roulants
00:31:13à la station Châtelet
00:31:14ces appareils sont à l'arrêt
00:31:16depuis le 2 octobre
00:31:17et la RATP a indiqué
00:31:18qu'ils ne seraient réactivés
00:31:20que fin septembre
00:31:21un an de panne
00:31:22et vous savez pourquoi ?
00:31:23parce que les pièces nécessaires
00:31:24à la réparation
00:31:25ne sont plus disponibles
00:31:26sur le marché
00:31:27donc il faut autant refabriquer
00:31:29réacheminer
00:31:30recontrôler
00:31:30pour remplacer
00:31:31les pièces défaillantes
00:31:32à ça pour détruire
00:31:33des joyaux du patrimoine français
00:31:34à chaque station de métro
00:31:35je parle des faillances
00:31:36on s'organise
00:31:37mais alors quand il faut
00:31:38anticiper les pannes
00:31:39d'escalateurs
00:31:39et de tapis roulants
00:31:40il n'y a plus personne
00:31:40alors certains internautes
00:31:42et certains politiques
00:31:43comme Eric Zemmour
00:31:44évoquent la tiers mondisation
00:31:45de la France carrément
00:31:46Jordan Bardella
00:31:47parle de déclassement
00:31:48et d'absurdistan
00:31:49en tout cas
00:31:50vu l'état de l'industrie française
00:31:51il y a de quoi s'inquiéter
00:31:53ça fait peur quand même
00:31:54en vrai
00:31:55c'est quand même dingue
00:31:56non mais je trouve ça
00:31:59ça dure depuis des années
00:32:00et les motifs
00:32:01c'est systématique
00:32:02ça veut dire qu'il y a
00:32:03à la tête de ces entreprises
00:32:04et de ces administrations
00:32:06des gens profondément incompétents
00:32:07ça c'est sûr qu'il y a un sujet
00:32:08voilà
00:32:08donc on s'en tiendra là
00:32:09pour aujourd'hui
00:32:10c'est vrai
00:32:10vous voulez pas
00:32:11un petit mot
00:32:11vite fait sur les ZF
00:32:12les ZF
00:32:13écoutez
00:32:14l'Assemblée Nationale
00:32:15qui a voté la suppression
00:32:16alors on joue à cache-cache
00:32:16alors là
00:32:17l'Assemblée Nationale
00:32:18le gouvernement
00:32:18voulait les réglementer
00:32:19en fait
00:32:20ils voulaient donner l'autorité
00:32:21aux collectivités locales
00:32:22de décider
00:32:23si oui ou pas
00:32:24il y avait des ZF
00:32:25ce qui peut être logique
00:32:26il y a peut-être des endroits
00:32:27où les ZF
00:32:27sont plus justifiables
00:32:28que d'autres
00:32:29les Allemands en veulent
00:32:30ils n'en veulent plus
00:32:30bon et là finalement
00:32:31l'ERN
00:32:32l'Assemblée Nationale
00:32:33a torpillé totalement le projet
00:32:34elles ont été éliminées
00:32:35totalement la France
00:32:35alors je crois comprendre
00:32:37qu'en virtue de l'article 15
00:32:40on pourra peut-être les remettre
00:32:41on reviendra dessus
00:32:42parce qu'en plus
00:32:42ça doit passer au Sénat
00:32:43donc c'est pas définitif
00:32:44c'était la raison de mon humeur
00:32:45tout à l'heure
00:32:45c'est le gouvernement
00:32:46le corps nul quoi
00:32:47tout simplement
00:32:47là on a les pieds dedans
00:32:49et puis on est même
00:32:50un peu cocu d'ailleurs
00:32:51c'est pareil
00:32:52si ça vous fait réagir
00:32:53et ça vous fait sans doute réagir
00:32:54vous êtes tous concernés
00:32:55on a tous
00:32:55enfin on a tous peut-être pas
00:32:56mais une automobile
00:32:57une moto
00:32:58enfin bref
00:32:59on est concernés par tout ça
00:33:00donc si vous voulez réagir
00:33:020826 300 300
00:33:03tout à l'heure
00:33:03vous aurez la parole
00:33:04on vous consacre
00:33:04un quart d'heure d'antenne
00:33:09on vous appelle
00:33:10au 0826 300 300
00:33:12on va parler dans un instant
00:33:13des violences sexuelles
00:33:15dans le périscolaire
00:33:16comment lutter
00:33:17contre ces violences sexuelles
00:33:18et surtout
00:33:18comment donner la parole
00:33:19aux parents des victimes
00:33:21et aux victimes
00:33:22c'est tout de suite
00:33:23sur Sud Radio
00:33:32C'est à la fois
00:33:33le grand tabou
00:33:34et le triste feuilleton
00:33:35de ces derniers mois
00:33:35le périscolaire
00:33:36fait face à ses propres défaillances
00:33:38en matière de recrutement
00:33:39et de vigilance
00:33:40les affaires de violences sexuelles
00:33:41sont nombreuses
00:33:42les solutions le sont moins
00:33:43et dans ce raffut médiatique
00:33:45la voix des parents
00:33:46et des enfants eux-mêmes
00:33:47peine à se faire entendre
00:33:48nous recevons maître
00:33:49Christine Serrada
00:33:50avocate en protection de l'enfance
00:33:51pour en parler
00:33:52et pour alerter
00:33:53bonjour maître
00:33:54bonjour maître
00:33:55merci d'être à l'antenne
00:33:56de Sud Radio
00:33:56en direct avec nous
00:33:57pour parler de ce sujet
00:33:58à la fois épineux
00:33:59et douloureux
00:34:00à l'heure à l'heure
00:34:01où le maire de Paris
00:34:02Emmanuel Gréloir
00:34:03il semble s'activer
00:34:04il a dit que c'était le sujet
00:34:05durant la campagne
00:34:06y compris
00:34:07puisqu'il était interpellé
00:34:08par Mme Rachida Dati
00:34:09et arrivé en prenant
00:34:10ses fonctions
00:34:11il dit ça
00:34:11ça va priorité absolue
00:34:13deux aspects du problème
00:34:15déjà rappelez-nous
00:34:16comment on a pu en arriver là
00:34:17c'est quand même gigantesque
00:34:18dans un pays comme la France
00:34:20deuxièmement
00:34:20est-ce que les déclarations
00:34:21qui sont faites
00:34:22par les responsables politiques
00:34:24et en l'occurrence
00:34:24le maire de Paris
00:34:25est-ce qu'elles sont suivies
00:34:26d'effets très concrets
00:34:28et très efficaces ?
00:34:30Alors comment on a pu en arriver là
00:34:31c'est un petit peu compliqué
00:34:32à dire
00:34:33en tout cas
00:34:33il est certain
00:34:34qu'on a voulu
00:34:36changer un petit peu
00:34:37le rythme scolaire
00:34:38on a voulu
00:34:39que le périscolaire
00:34:40ait beaucoup de place
00:34:41dans les écoles françaises
00:34:42à partir de là
00:34:43il a fallu faire
00:34:44des embauches
00:34:44très importantes
00:34:45sur Paris
00:34:46quand on est passé
00:34:46à quatre jours et demi
00:34:48de temps scolaire
00:34:49et bien il y avait plus
00:34:50de périscolaire
00:34:51il fallait donc faire
00:34:51une embauche
00:34:52peut-être un petit peu
00:34:53précipitée
00:34:54et on a baissé
00:34:55effectivement
00:34:55les seuils de demande
00:34:57pour que des animateurs
00:34:58soient pris en masse
00:34:59dans les écoles
00:35:00et on est arrivé
00:35:01véritablement
00:35:02à embaucher
00:35:02peut-être
00:35:03un petit peu
00:35:04n'importe qui
00:35:04puisque le prérequis
00:35:06est simplement
00:35:06un BAFA
00:35:07c'est-à-dire
00:35:07un brevet
00:35:08très simple à obtenir
00:35:09qui prend quelques jours
00:35:10en réalité
00:35:10et cette main-d'oeuvre
00:35:12finalement précaire
00:35:14qui est un turnover
00:35:15énorme
00:35:15c'est un point d'entrée
00:35:17effectivement
00:35:17un petit peu
00:35:18de n'importe qui
00:35:18dans l'enceinte scolaire
00:35:20ça ne concerne que le primaire
00:35:21on est bien d'accord
00:35:22oui ça concerne
00:35:23maternelle et élémentaire
00:35:24donc quand même
00:35:24des enfants de 3 à 11 ans
00:35:26et puis surtout
00:35:27énormément d'enfants
00:35:28puisque c'est à peu près
00:35:29100 000 enfants
00:35:30dans le public
00:35:31qui ont affaire
00:35:32au périscolaire
00:35:32qui n'est pas obligatoire
00:35:34mais qui est finalement
00:35:35en recours
00:35:35que font massivement
00:35:36les parents qui travaillent
00:35:37donc la plupart des enfants
00:35:3890%
00:35:39ont accès au périscolaire
00:35:41et ils passent du temps
00:35:42et c'est un dispositif
00:35:44qui relève exclusivement
00:35:45des municipalités
00:35:46absolument
00:35:46c'est un dispositif
00:35:47qui est géré par la ville
00:35:48à travers le Dasco
00:35:50qui est la direction
00:35:50des affaires scolaires
00:35:51puisque l'on sait
00:35:52que les 3 niveaux scolaires
00:35:54en France
00:35:54sont dirigés
00:35:55le primaire
00:35:56par les municipalités
00:35:57on le sait
00:35:57pour les cantines scolaires
00:35:58les collèges
00:35:58par le département
00:35:59et les lycées
00:36:00par la région
00:36:01donc là
00:36:01l'autorité municipale
00:36:03j'allais dire
00:36:03elle fait un appel d'offre
00:36:04elle ouvre
00:36:05l'engagement
00:36:06pour les périscolaires
00:36:07et vous dites
00:36:08qu'il y a juste
00:36:08un petit examen
00:36:09au moment de passage
00:36:10mais c'est quand même
00:36:11la porte ouverte
00:36:12à des gens
00:36:13qui se sachant prédateurs
00:36:14se disent
00:36:14mais quelle aubaine
00:36:15de pouvoir approcher
00:36:16des enfants
00:36:17tout à fait
00:36:17puisque le prérequis
00:36:19est un bafat
00:36:19donc quelque chose
00:36:20qu'on a très très facilement
00:36:21et encore
00:36:21il n'est pas obligatoire
00:36:23il y a un entretien
00:36:24avec des questions
00:36:25tout à fait attendues
00:36:26auxquelles ces gens là
00:36:27savent parfaitement répondre
00:36:28et ensuite
00:36:29il y a une petite mise
00:36:30en situation
00:36:31d'un jour ou deux
00:36:31un petit stage
00:36:32de rien du tout
00:36:33il est certain
00:36:33que les pédocriminels
00:36:34eux ils sont au contact
00:36:35des enfants
00:36:36c'est évident
00:36:37et ils recherchent
00:36:37les secteurs
00:36:38dans lesquels
00:36:38le niveau de surveillance
00:36:40va être très très faible
00:36:41et véritablement
00:36:42le périscolaire
00:36:43offre toutes ces possibilités
00:36:44ils savent cacher leur jeu
00:36:46ou non
00:36:46quand ils viennent
00:36:47ils savent montrer pas de blanc
00:36:48si je peux permettre l'expression
00:36:49oui de toutes les manières
00:36:50ils savent le faire
00:36:51c'est en ça justement
00:36:52que j'ai été un petit peu étonnée
00:36:53par la phrase du maire
00:36:54qui disait
00:36:55qu'un pédocriminel
00:36:57ne l'est que lorsqu'il passe à l'acte
00:36:58ce qui voudrait relever
00:37:00d'un fatalisme total
00:37:01parce qu'au contraire
00:37:02c'est une façon
00:37:03de déresponsabiliser
00:37:04complètement l'état
00:37:05et la ville
00:37:06que de dire
00:37:07il ne l'est que
00:37:07lorsqu'il passe à l'acte
00:37:08alors qu'au contraire
00:37:09il faut mettre l'action
00:37:10sur la prévention
00:37:11et sur les signaux faibles
00:37:13sur les comportements
00:37:14à risque
00:37:14avant de dire
00:37:15ah bah il n'était pas
00:37:16le jour d'avant
00:37:17ça c'est vraiment une phrase
00:37:18qui montre
00:37:19qu'on comprend mal
00:37:20la criminalité
00:37:21et le profil
00:37:23de ce type de prédateurs
00:37:24un ministre de l'Intérieur
00:37:25qui dirait
00:37:25on est terroriste
00:37:26qu'à partir du moment
00:37:27où on passe à l'acte
00:37:28donc on ne fait pas de prévention
00:37:29on ne cherche pas à le prévenir
00:37:30c'est quand même
00:37:30je crois que ça a été
00:37:31une phrase
00:37:32une tautologie
00:37:32un petit peu imprudente
00:37:34mais qui ne veut pas dire grand chose
00:37:35et qui est surtout pacifié
00:37:36on nous annonce en permanence
00:37:37qu'on a déjoué
00:37:38un certain nombre d'attentats
00:37:39chaque année
00:37:39mais dans la pédocrinalité
00:37:41tant qu'il n'est pas passé à l'acte
00:37:42il n'est pas soupçonnable
00:37:42c'est hallucinant
00:37:44conclusion
00:37:44Emmanuel Grégoire dit
00:37:45qu'il va prendre le taureau
00:37:46par les cornes
00:37:47vous êtes dubitative
00:37:48ou vous lui accordez
00:37:49une certaine confiance
00:37:51je pense qu'il est
00:37:52tout à fait obligé
00:37:53parce que l'école
00:37:54paraissait un sanctuaire
00:37:56jusqu'à il y a
00:37:57assez peu de temps
00:37:58les parents comptent
00:37:59sur les mesures
00:38:00qui vont être prises
00:38:02excusez-moi
00:38:02et je pense que
00:38:03certaines mesures
00:38:04sont très très simples
00:38:05par exemple
00:38:05élever le niveau
00:38:07de qualification
00:38:08de manière à
00:38:09professionnaliser
00:38:10ce secteur
00:38:10que ce ne soit pas
00:38:11des personnels
00:38:12qui ne sont pas
00:38:13des vrais professionnels
00:38:15puisque 70%
00:38:16des animateurs
00:38:17sont comme je l'ai dit
00:38:18des vacataires
00:38:18qui ont donc juste
00:38:19un simple bafat
00:38:20ou même pas
00:38:20donc on ne peut pas
00:38:21considérer que ce soit
00:38:22des professionnels
00:38:23donc élever ce niveau-là
00:38:24et faire un contrôle
00:38:25évidemment continu
00:38:27savoir écouter également
00:38:28la parole des parents
00:38:29parce que je pense
00:38:30que les parents
00:38:30se sont véritablement
00:38:32confrontés à une véritable
00:38:33omerta
00:38:34mais ça ce n'est pas
00:38:35non plus tellement étonnant
00:38:36parce que dans d'autres
00:38:37secteurs de la protection
00:38:38de l'enfance
00:38:38les parents restent souvent
00:38:40assez peu écoutés
00:38:41et évidemment
00:38:43savoir recueillir
00:38:43la parole des enfants
00:38:44sachant que
00:38:45les enfants ne vont pas
00:38:46non plus parler
00:38:47en temps réel
00:38:48donc ces propositions
00:38:50devraient être accompagnées
00:38:51aussi de mesures
00:38:51de bon sens
00:38:52on voit des écoles
00:38:53par exemple
00:38:53aux Pays-Bas
00:38:54où tout est transparent
00:38:55les endroits
00:38:56où on se lave les mains
00:38:57etc.
00:38:57à part les toilettes
00:38:58or en France
00:38:59effectivement
00:39:00vous savez que
00:39:01des animateurs
00:39:02ont la charge
00:39:03d'amener des enfants
00:39:03tout petits aux toilettes
00:39:04ce qui est un lieu
00:39:05de passage à l'acte
00:39:06assez fréquent
00:39:07je pense qu'il y aurait
00:39:08des mesures comme ça
00:39:09qui ne seraient pas
00:39:09très très compliquées
00:39:10et puis enfin
00:39:11en tant qu'avocat
00:39:12je ne peux pas
00:39:12m'empêcher de dire
00:39:13que les parents
00:39:14doivent attaquer
00:39:15la ville de Paris
00:39:16ils ne doivent pas hésiter
00:39:17parce qu'il y a vraiment
00:39:18une non-dénonciation
00:39:20vous engagez les familles
00:39:21à prendre une position
00:39:22à faire une démarche officielle
00:39:23je pense que c'est ça
00:39:25qui va donner quelque chose
00:39:26que ça ne reste pas impuni
00:39:28que ça ne reste pas
00:39:30des non-lieux
00:39:31on peut toujours faire quelque chose
00:39:32quand il y a un non-lieux
00:39:33il faut vraiment
00:39:34faire quelque chose
00:39:35sur le plan civil ou pénal
00:39:36je le conseille aux parents
00:39:37on a déjà remarqué
00:39:38qu'il n'y a que ce type
00:39:40de procédure
00:39:40qui fait changer les choses
00:39:41et puis il faudrait évidemment
00:39:43une justice à la hauteur
00:39:45c'est-à-dire pas ce laxisme
00:39:46qu'on constate malheureusement
00:39:48sur tout ce qui est
00:39:49les crimes et les délits
00:39:51contre les enfants
00:39:52il faudrait vraiment
00:39:53taper fort
00:39:53je pense que ça
00:39:55ça pourrait être
00:39:56quelque chose
00:39:57qui aiderait énormément
00:39:58Maître Serrada
00:39:59est-ce que vous considérez
00:40:00que nous sommes
00:40:01dans le cas de figure
00:40:01très précis
00:40:02ou s'il n'y avait pas
00:40:03une médiatisation assez forte
00:40:04si les médias ne s'emparaient pas
00:40:05de cette information
00:40:07on n'en saurait pas autant
00:40:08et surtout
00:40:09l'évolution du dossier
00:40:11ne serait pas aussi rapide ?
00:40:12Oui je suis absolument persuadée
00:40:13que quand les médias
00:40:14mettent le nez là-dedans
00:40:16et bien ça arrive
00:40:16en plein jour
00:40:17et que sinon
00:40:18effectivement
00:40:18c'est traité en interne
00:40:19c'est traité de façon hiérarchique
00:40:21et encore
00:40:22les signalements ne sont pas faits
00:40:24les parents ne sont pas informés
00:40:25Il y a une omerta
00:40:25en plus spécifique
00:40:26à ce processus
00:40:29Il faut que les médias
00:40:29s'en mêlent
00:40:30de la même manière
00:40:31que quand dans les foyers
00:40:32on a vu qu'un enfant
00:40:33pouvait se faire tondre
00:40:34et qu'il y a eu une vidéo
00:40:35les médias s'en sont mêlés
00:40:38des juges des enfants ont réagi
00:40:39et il se passe des choses
00:40:40c'est quand même terrible
00:40:41d'être dans un pays
00:40:42dans lequel si quelque chose
00:40:43n'est pas médiatisé
00:40:44il n'existe pas
00:40:44On en est vraiment à ça
00:40:46On aura beau critiquer les médias
00:40:47s'ils ne sont pas là
00:40:48je pense que la démocratie
00:40:49est directement atteinte
00:40:51et la protection des vulnérables
00:40:52Si des solutions efficaces
00:40:54n'aboutissaient pas
00:40:55est-ce que vous pensez
00:40:56que c'est le principe même
00:40:57du périscolaire
00:40:58qui pourrait être mis en cause
00:40:59ou un peu bousculé ?
00:41:00Je pense que le périscolaire
00:41:02on n'a pas vraiment le choix
00:41:03mais on a tout à fait le choix
00:41:04d'engager
00:41:05de vrais professionnels
00:41:06de mettre des diplômes
00:41:07d'Etat
00:41:08qui veulent vraiment dire quelque chose
00:41:10et il y a des brevets d'Etat
00:41:11qui sont véritablement
00:41:14professionnalisants
00:41:14et avec une certaine éthique
00:41:16à la base
00:41:16tandis que là
00:41:16le BAFA
00:41:17non le BAFA
00:41:18il n'est pas possible
00:41:20d'engager des gens
00:41:21qui n'ont qu'un BAFA
00:41:21ou même pas un BAFA
00:41:23quand on regarde
00:41:23comment obtenir un BAFA
00:41:24en quelques heures
00:41:26comment est-il possible
00:41:27de confier nos enfants
00:41:29à des gens
00:41:30qui ont fait des examens
00:41:31qui se passent
00:41:31en quelques heures
00:41:32dans lesquels
00:41:33les prérequis
00:41:33sont absolument ridicules
00:41:34comment les parents
00:41:35peuvent faire confiance
00:41:36sachant que
00:41:37les parents eux
00:41:38ils s'arrêtent à la grille
00:41:39des écoles
00:41:39ils n'ont pas le droit
00:41:40d'aller plus avant
00:41:41ils confient leur enfant
00:41:42finalement à l'inconnu
00:41:43vous imaginez la réaction
00:41:44des parents
00:41:45qui avaient une confiance aveugle
00:41:46dans l'institution scolaire
00:41:48et qui se retrouvent à voir
00:41:49que vraiment
00:41:50n'importe qui
00:41:51peut accéder
00:41:52au périscolaire
00:41:53or le périscolaire
00:41:54c'est énormément d'heures
00:41:55d'enfants
00:41:56qui passent
00:41:57c'est quelquefois même
00:41:58égal au temps scolaire
00:41:59dans les écoles
00:42:00donc cette mise en danger
00:42:01elle existera
00:42:02tant qu'on aura
00:42:03des seuils de recrutement
00:42:04qui sont ce qu'ils sont
00:42:05Maître Serrada
00:42:06est-ce que vous considérez
00:42:07qu'à un moment donné
00:42:07peut-être que c'est l'État
00:42:08qui devrait intervenir
00:42:09et que cette sélection
00:42:11des animateurs du périscolaire
00:42:13ne soit plus confiée
00:42:14aux collectivités locales
00:42:15mais à une autorité de l'État
00:42:16le ministère de l'éducation nationale
00:42:18est-ce qu'on pourrait
00:42:19en arriver là
00:42:20à un moment donné ?
00:42:20On pourrait en arriver là
00:42:21mais je pense que
00:42:21ce qui serait plus simple
00:42:22c'est que la ville
00:42:23demande un diplôme d'État
00:42:24si il demande un diplôme d'État
00:42:26à mon avis
00:42:26il y a une grande partie
00:42:27des problèmes
00:42:27qui peuvent disparaître
00:42:29et je pense aussi
00:42:30qu'après
00:42:30il y a un protocole
00:42:31entre guillemets
00:42:32peut-être à l'américaine
00:42:34à appliquer
00:42:34ou comme aux Pays-Bas
00:42:35comme je le disais
00:42:36c'est-à-dire
00:42:36pas un éducateur
00:42:38qui est seul avec des enfants
00:42:39pas des lieux
00:42:39qui sont vraiment fermés
00:42:42et s'observer peut-être
00:42:43un peu les uns les autres
00:42:44parce que dans ces dossiers
00:42:45les parents ont quand même
00:42:47constaté
00:42:47que lorsque quelque chose
00:42:49s'était passé
00:42:50un éducateur
00:42:51avait été signalé en interne
00:42:52par des collègues
00:42:53qui lui trouvaient
00:42:54des gestes bizarres
00:42:55une attitude bizarre
00:42:56et tout ça
00:42:56ça ne se savait pas
00:42:57c'était géré en interne
00:42:58il y a même des affaires
00:42:59dans lesquelles
00:43:00c'était sous enquête
00:43:01depuis un an et demi
00:43:02et les parents ne le savaient pas
00:43:03continuent à confier leurs enfants
00:43:04c'est absolument insupportable
00:43:06Merci Maître
00:43:07pour cet avis
00:43:08ce coup de gueule
00:43:08qui à mon avis
00:43:09participera à l'évolution
00:43:10de ce dossier
00:43:11et nous gardons contact
00:43:12parce que
00:43:12nous aurons besoin
00:43:13de savoir évidemment
00:43:14si ce malaise scolaire
00:43:18perdure
00:43:18ou si on a pris
00:43:19les dispositions
00:43:19nécessaires et courageuses
00:43:21qu'il faut
00:43:21telle que vous le suggérez
00:43:22Merci d'avoir été
00:43:22à l'antenne de Sud Radio
00:43:23vous restez avec nous
00:43:25je vais recevoir
00:43:27un politologue
00:43:28un politicien
00:43:28qui s'appelle
00:43:29Jean-Yves Camus
00:43:30connu
00:43:30connu des médias
00:43:31connu du monde politique
00:43:32avec lequel je vais
00:43:33essayer de savoir
00:43:34si on peut rester
00:43:36libre penseur en France
00:43:37est-ce qu'on peut
00:43:38débattre
00:43:40deux sujets politiques
00:43:41de façon contradictoire
00:43:42sans se faire traiter
00:43:43de fachos
00:43:44par la police de la pensée
00:43:45est-ce qu'il y a
00:43:46une police de la pensée
00:43:47et bien je vais voir
00:43:48si Jean-Yves Camus
00:43:49en convient
00:43:50on n'en convient pas
00:43:51de 13 à 14 heures
00:43:53et puis vous pouvez
00:43:54évidemment appeler
00:43:55au 0826 300 300
00:43:56il faut que vous appeliez
00:43:57c'est un sujet
00:43:58qui vous concerne aussi tous
00:43:59est-ce que vous estimez
00:44:00qu'en France
00:44:00on peut débattre librement
00:44:01est-ce que de raconter
00:44:03que le RN a évolué
00:44:05qu'il y a une dédiabolisation
00:44:06qui est réelle
00:44:07que le Rassemblement National
00:44:09est dans l'arc républicain
00:44:10et n'est pas un parti
00:44:11d'extrême droite
00:44:12est-ce que le fait
00:44:13de suggérer cela
00:44:14ou d'en discuter
00:44:15implique forcément
00:44:16qu'on soit un facho
00:44:17ou qu'on soit complice
00:44:18du Rassemblement National
00:44:19et je pense que c'est un sujet
00:44:21sur lequel vous avez
00:44:22des avis à donner
00:44:23et vous nous appelez
00:44:24Emmanuel Galasso
00:44:25attend votre appel
00:44:25au 0826 300 300
00:44:27à tout de suite
00:44:28sur Sud Radio
00:44:28pense dans tous ses états
00:44:31le face à face
00:44:32vous êtes bien sur Sud Radio
00:44:34en ce mercredi 15 avril 2026
00:44:36il est 13h05
00:44:37nous allons parler
00:44:39d'un sujet
00:44:39je peux considérer
00:44:41essentiel
00:44:42dans le débat politique français
00:44:43dans la société française
00:44:44dans notre façon
00:44:45de vivre ensemble
00:44:46et de la façon
00:44:47dont on peut aujourd'hui
00:44:48aborder des sujets
00:44:49on peut dire des sujets
00:44:51qui fâchent
00:44:51et nous sommes depuis
00:44:53quelques années
00:44:53assez longtemps
00:44:55aujourd'hui confrontés
00:44:56à une situation
00:44:57quelquefois insupportable
00:44:58sur des anathèmes
00:44:59des opprobres
00:45:00qui sont lancés
00:45:01contre des gens
00:45:02qui ont juste
00:45:03le simple défaut
00:45:05de donner leur pensée
00:45:07tout à fait librement
00:45:07peut-on débattre en France
00:45:09de façon contradictoire
00:45:10et rester libre penseur
00:45:12sans se faire traiter
00:45:13de fachos
00:45:13par la police de la pensée
00:45:15il y a une police de la pensée
00:45:17je reçois à ce sujet
00:45:19Jean-Yves Camus
00:45:20Jean-Yves Camus
00:45:21c'est un journaliste
00:45:22c'est un politologue
00:45:23et il est directeur
00:45:25de l'observatoire
00:45:26des radicalités politiques
00:45:28à la fondation
00:45:29Jean Jaurès
00:45:29observatoire
00:45:30des radicalités politiques
00:45:31vous êtes tout à fait
00:45:32indiqué
00:45:32Jean-Yves Camus
00:45:33pour expliquer
00:45:34ce qui se passe aujourd'hui
00:45:35dans ce pays
00:45:36dans le débat politique
00:45:36et vous êtes vous-même
00:45:37au milieu
00:45:38je ne veux pas dire
00:45:39d'une tourmente
00:45:39ou d'une polémique
00:45:40mais certains esprits
00:45:43la police de la pensée
00:45:44vous a reproché
00:45:45de confondre
00:45:47vos sujets d'analyse
00:45:48et quelquefois
00:45:48vos opinions politiques
00:45:49avant de rentrer
00:45:50d'arriver à votre cas personnel
00:45:52et merci d'être là
00:45:52Jean-Yves Camus
00:45:53je suis très honoré
00:45:54et très fier
00:45:55de vous avoir
00:45:56à mes côtés
00:45:57je vous connais depuis longtemps
00:45:59j'ai lu vos ouvrages
00:46:00voilà
00:46:00et je voulais savoir
00:46:02déjà de façon générale
00:46:05est-ce qu'on peut
00:46:06encore
00:46:07question basique
00:46:08est-ce qu'on peut
00:46:09encore débattre
00:46:10librement
00:46:11en France
00:46:12sans se faire traiter
00:46:13de fachos
00:46:14je me souviens
00:46:14de la tribune
00:46:15de Laurent Joffrin
00:46:16dans Libé
00:46:17sur Michel Onfray
00:46:19qui était traité
00:46:20quasiment de fasciste
00:46:21et le livre
00:46:23qu'avait publié
00:46:23mon ami
00:46:24et confrère
00:46:25et collègue
00:46:26Philippe Cohen
00:46:27qui nous a quittés
00:46:28avec Pierre Péan
00:46:28c'était une biographie
00:46:30de Jean-Marie Le Pen
00:46:30où il disait
00:46:31Jean-Marie Le Pen
00:46:32a bien des défauts
00:46:33peut-être pas forcément
00:46:33ce qu'on accuse
00:46:34il y en a d'autres
00:46:35et dans les pages de Marianne
00:46:37le directeur de la rédaction
00:46:37de Marianne
00:46:38avait fait deux pages
00:46:39de réquisitoires
00:46:40en expliquant
00:46:40que Philippe Cohen
00:46:41était passé du côté noir
00:46:42de la force
00:46:43à cause de cette biographie
00:46:44donc peut-on
00:46:45aujourd'hui en 2026
00:46:47Jean-Yves Camus
00:46:47débattre librement
00:46:49en France ?
00:46:50On le peut
00:46:52mais on sent
00:46:53quand même
00:46:53une pression
00:46:54et je pense
00:46:56qu'elle va s'accentuer
00:46:57jusqu'aux élections
00:46:58présidentielles
00:46:59de 2027
00:47:00cette pression
00:47:01est due
00:47:01à deux facteurs
00:47:03le premier
00:47:05c'est que
00:47:06le Rassemblement National
00:47:07est donné
00:47:07en tête
00:47:09de tous les sondages
00:47:11au premier
00:47:12comme au second tour
00:47:14peut-être
00:47:15que ce sera
00:47:16plus compliqué
00:47:17que les sondages
00:47:19actuels
00:47:19le disent
00:47:20parce qu'on sait
00:47:21que le Rassemblement National
00:47:22a tendance à baisser
00:47:23au fur et à mesure
00:47:25que la campagne avance
00:47:26et puis qu'il y a
00:47:27Edouard Philippe
00:47:28qui est
00:47:29tout de même
00:47:30un candidat
00:47:31sérieux
00:47:33et puis
00:47:34le second facteur
00:47:35c'est
00:47:36la culture
00:47:37du clash
00:47:38dont la France
00:47:39insoumise
00:47:40s'est faite
00:47:40une spécialité
00:47:42et les thèmes
00:47:43hautement inflammables
00:47:44qu'elle a mis
00:47:45au coeur
00:47:46de son projet
00:47:48politique
00:47:48je pense
00:47:49à la notion
00:47:49de nouvelle France
00:47:50je pense
00:47:51à son
00:47:53approche
00:47:54des juifs
00:47:55de France
00:47:56et du conflit
00:47:58israélo-palestinien
00:47:59donc
00:48:00on se sent bien
00:48:02notamment
00:48:02chez une jeune génération
00:48:05de journalistes
00:48:06et aussi
00:48:06chez une jeune génération
00:48:09d'universitaires
00:48:10que
00:48:12les
00:48:13thèmes
00:48:15on va dire
00:48:16décoloniaux
00:48:18intersectionnels
00:48:21tout ce qui
00:48:23se riant
00:48:24tout de même
00:48:25plutôt vers la gauche
00:48:26radicale
00:48:28a une opposition
00:48:29sinon dominante
00:48:31du moins
00:48:31en progression
00:48:32et que
00:48:33tous ceux
00:48:34qui ne se rangent pas
00:48:35à cette doxa
00:48:36
00:48:36sont
00:48:39sinon
00:48:39des fascistes
00:48:40du moins
00:48:41alors ils ne sont même pas
00:48:42des conservateurs
00:48:43parce que
00:48:44être conservateur
00:48:45finalement
00:48:45ça n'est pas
00:48:47une hypothèse
00:48:47extrêmement
00:48:49comment dire
00:48:50stigmatisante
00:48:50non
00:48:51ce sont des fascistes
00:48:52donc
00:48:54ou des
00:48:54complices
00:48:55du fascisme
00:48:56ou des alliés
00:48:57objectifs
00:48:57du fascisme
00:48:58ou des gens
00:48:59qui contribuent
00:49:00c'est un petit peu
00:49:01comme ça
00:49:01que mon cas a été
00:49:02traité
00:49:04à
00:49:05normaliser
00:49:06quelque chose
00:49:07qui est vu
00:49:07comme étant
00:49:08le fascisme
00:49:08alors le débat
00:49:09existe
00:49:10mais
00:49:12on voit bien
00:49:12qu'on se fait attraper
00:49:13par la patrouille
00:49:14pour quand même
00:49:16pas grand chose
00:49:17et ça
00:49:18ça n'est pas ça
00:49:19d'abord
00:49:19quand les allégations
00:49:20sont fausses
00:49:21et puis ensuite
00:49:22même si elles étaient
00:49:22vraies
00:49:23le débat
00:49:25politique
00:49:25et le débat
00:49:26académique
00:49:28il doit
00:49:29rester ce qu'il est
00:49:30alors une petite précision
00:49:31moi je ne
00:49:31je ne suis pas
00:49:32journaliste
00:49:33je ne l'ai jamais été
00:49:34je n'ai jamais été
00:49:35détenteur d'une carte de prêche
00:49:36je m'intéresse
00:49:37à l'histoire
00:49:37des idées politiques
00:49:38à l'histoire
00:49:39des radicalités politiques
00:49:41de toutes les radicalités politiques
00:49:44le problème
00:49:45que nous avons eu
00:49:47pour traiter
00:49:48sur un pied d'égalité
00:49:49les droites extrêmes
00:49:50et les gauches radicales
00:49:52dans l'observatoire
00:49:53que j'anime
00:49:53c'est
00:49:55que nous voulions
00:49:57traiter
00:49:57des gauches radicales
00:49:59mais nous ne trouvions
00:50:01pratiquement
00:50:01pour traiter ce sujet
00:50:03que des gens
00:50:04qui étaient
00:50:05des observateurs
00:50:06participants
00:50:07autrement dit
00:50:08des gens
00:50:08qui avaient effectivement
00:50:10un pédigré universitaire
00:50:11qui étaient tout à fait correctes
00:50:12mais qui sont par ailleurs
00:50:13des acteurs de la mouvance
00:50:15et qui par conséquent
00:50:16n'étaient pas quand même
00:50:18totalement objectifs
00:50:18ceci étant
00:50:21je continuerai
00:50:21dans cette voie
00:50:22parce que
00:50:23parce que
00:50:24voilà
00:50:24il faut
00:50:26faire du travail sérieux
00:50:28en public
00:50:28on vous a traité de journaliste
00:50:30parce que vous avez traité
00:50:30l'information quelquefois
00:50:32mieux que le font
00:50:32certains journalistes
00:50:33voilà
00:50:33avec des éléments
00:50:34et des arguments
00:50:35qui sont profondément respectables
00:50:36ça n'est pas mon métier
00:50:38j'ai collaboré
00:50:38un certain nombre
00:50:39j'ai donné des articles
00:50:40avec un certain nombre
00:50:41de journaux
00:50:42entre autres
00:50:42entre autres
00:50:43mais je ne le fais
00:50:44que quand on me le demande
00:50:45et ça n'a jamais été
00:50:47mon activité
00:50:48même principale
00:50:49alors
00:50:49on a presque le même âge
00:50:52vous connaissez
00:50:52l'histoire de France
00:50:53il y a toujours eu
00:50:54du débat politique
00:50:55des investifs
00:50:56ça s'engueulait
00:50:56à l'assemblée
00:50:57est-ce que depuis
00:50:58quelques années
00:50:58on n'a pas
00:50:59au lieu d'avoir
00:51:00la confrontation
00:51:00des idées
00:51:01les oppositions
00:51:02quitte à se traiter
00:51:03de j'allais dire
00:51:04un petit peu
00:51:04de nom d'oiseau
00:51:05aujourd'hui
00:51:06la tactique
00:51:07qui provient surtout
00:51:08elle a existé aussi
00:51:10à l'extrême droite
00:51:11à un moment donné
00:51:12le fascisme
00:51:13le nazisme
00:51:14est bien dénigré
00:51:14mais c'était des cas extrêmes
00:51:15aujourd'hui
00:51:16si vous n'êtes pas
00:51:17dans le camp du bien
00:51:18si vous n'êtes pas
00:51:19dans la ligne
00:51:20si vous ne prenez pas
00:51:21une position précise
00:51:22autrement dit
00:51:23si vous ne pensez pas
00:51:23comme moi
00:51:24vous êtes obligatoirement
00:51:25un salaud
00:51:26il y a le dénigrement
00:51:27vous êtes un fasciste
00:51:28alors on va jusqu'au bout
00:51:29nazi
00:51:30c'est-à-dire
00:51:30c'est une dévalorisation
00:51:32de ces anadèmes
00:51:32qui correspondu à des périodes
00:51:34de l'histoire
00:51:34très douloureuses
00:51:35on a envie de dire
00:51:36si c'est que ça
00:51:36le nazisme
00:51:37et le fascisme
00:51:38c'était pas si grave
00:51:39que ça
00:51:39pourquoi
00:51:41psychologiquement
00:51:42la dialectique
00:51:42aujourd'hui
00:51:43elle est dans
00:51:43la disqualification
00:51:45de l'autre
00:51:45au lieu de dire
00:51:46je ne suis pas d'accord
00:51:46mais je suis voltérien
00:51:47je donnerai ma vie
00:51:48pour que tu puisses
00:51:48continuer à t'exprimer
00:51:49on disqualifie
00:51:51jusqu'à jeter en pâture
00:51:52par les réseaux sociaux
00:51:54éventuellement
00:51:54jusqu'à l'agression physique
00:51:55il faut éliminer
00:51:56celui qui ne pense pas
00:51:57comme moi
00:51:57ça vient d'où
00:51:58cette régression
00:51:59vous le savez comme moi
00:52:01la France est un pays
00:52:02par rapport à un certain
00:52:03nombre de ses voisins
00:52:05qui a une
00:52:06malheureusement
00:52:07une très longue culture
00:52:09de guerre civile
00:52:11c'est à dire que finalement
00:52:14la révolution française
00:52:16qui présente évidemment
00:52:18des acquis
00:52:19sur lesquels
00:52:19il y a hors de question
00:52:20de revenir
00:52:21a aussi tourné
00:52:23par la faute d'ailleurs
00:52:25à la fois
00:52:27des termidoriens
00:52:29et de certains
00:52:30contre-révolutionnaires
00:52:31ça a tourné
00:52:33à la guerre civile
00:52:34on a ensuite
00:52:35les émeutes
00:52:37qui ont accompagné
00:52:38les révolutions
00:52:39de 1830
00:52:40et de 1848
00:52:41tout le monde se souvient
00:52:42du tableau
00:52:43du célèbre tableau
00:52:44sur le massacre
00:52:45de la rue Transsonin
00:52:46il ne faut pas oublier
00:52:48l'épisode de 1871
00:52:50les communards
00:52:51et les Versaillais
00:52:52l'affaire Dreyfus
00:52:54a été une guerre civile
00:52:56non sanglante
00:52:58est-ce que je peux remonter
00:52:59à la renaissance
00:53:00avec les guerres
00:53:01de religion
00:53:01la plus grande
00:53:03la plus épouvantable
00:53:04guerre civile
00:53:04au sein
00:53:05d'un même livre
00:53:06au sein de l'évangile
00:53:08et c'est la fracture
00:53:09sociale
00:53:10et violente
00:53:10la plus terrible
00:53:12que l'histoire de France
00:53:13on pourrait mentionner
00:53:15également la Ligue
00:53:16on pourrait même mentionner
00:53:19par certains aspects
00:53:19la fronde
00:53:20mais revenons à l'époque
00:53:21plus contemporaine
00:53:22donc je le disais
00:53:23l'affaire Dreyfus
00:53:24a été une guerre civile
00:53:25non sanglante
00:53:26et il coupait en deux
00:53:27là on est d'accord
00:53:28quasiment
00:53:29oui quasiment
00:53:30de ceux qui avaient
00:53:30une opinion à donner
00:53:31bien entendu
00:53:32quasiment
00:53:33et puis ensuite
00:53:34nous avons
00:53:36cette
00:53:38la première mondiale
00:53:39a été une époque
00:53:40au contraire
00:53:41d'union nationale
00:53:43qui a duré
00:53:45quelques années
00:53:46après l'armistice
00:53:48mais la seconde
00:53:49guerre mondiale
00:53:50a aussi été
00:53:51une guerre civile
00:53:53et plus on avançait
00:53:54dans la guerre
00:53:55d'ailleurs
00:53:55plus les positions
00:53:57se durcissaient
00:53:58et plus
00:53:59la collaboration
00:54:02s'en prenait
00:54:03à ses propres compatriotes
00:54:06dans des opérations
00:54:06de police
00:54:07qui ont fait
00:54:09beaucoup de victimes
00:54:11nous avons aussi
00:54:12les séquelles
00:54:13de la guerre
00:54:13d'Algérie
00:54:14qui sont
00:54:14une période
00:54:16de très forte
00:54:17polarisation
00:54:18de la société
00:54:18et finalement
00:54:20qui sont les acteurs
00:54:22de cette extrême
00:54:22polarisation
00:54:23dans les époques
00:54:24les plus récentes
00:54:25les deux extrêmes
00:54:26les deux extrémités
00:54:27politiques
00:54:27on peut effectivement
00:54:28désigner d'une part
00:54:30l'extrême droite
00:54:31de toujours
00:54:32mais n'oublions pas
00:54:33quand même
00:54:34la part prépondérante
00:54:35qu'a eu
00:54:36à une certaine époque
00:54:37le stalinisme
00:54:38sous sa forme française
00:54:39dans la dénonciation
00:54:41des siens
00:54:42parce que dans les extrêmes
00:54:43il y a les extrêmes
00:54:44et les super extrêmes
00:54:45nous sommes avec eux
00:54:45dans la dénonciation
00:54:46des siens
00:54:47et dans la dénonciation
00:54:48de ses adversaires
00:54:48je reçois
00:54:49Jean-Yves Camus
00:54:51qui est politologue
00:54:52directeur de l'observatoire
00:54:54des radicalités politiques
00:54:55on est en plein dedans
00:54:55la radicalité politique
00:54:57appelez-nous
00:54:57au 0826
00:54:58300 300
00:54:59on va rentrer
00:55:00dans le vif du sujet
00:55:01puisque Jean-Yves Camus
00:55:03a été soupçonné
00:55:05accusé
00:55:05parce qu'il est un expert
00:55:06de l'extrême droite
00:55:07d'avoir quelque part
00:55:08rejoint cette sensibilité
00:55:09ce qui est
00:55:10je le dis moi
00:55:11faux
00:55:11mais il s'en expliquera
00:55:12lui-même
00:55:13est-ce que vous-même
00:55:14vous avez
00:55:14parce que vous êtes
00:55:15un lecteur du RN
00:55:16est-ce que vous êtes
00:55:16fait traiter de fachos
00:55:17est-ce que vous estimez
00:55:18qu'en France
00:55:18quand on dit
00:55:19que le RN
00:55:20oui il est dédiabolisé
00:55:21que le RN
00:55:22n'est pas ce qu'était
00:55:22le Front National
00:55:23de Jean-Marie Le Pen
00:55:24est-ce que c'est admissible
00:55:25ou est-ce que c'est tout de suite
00:55:26parce qu'il est dans le fascisme
00:55:27vous avez forcément
00:55:28une opinion à donner là-dessus
00:55:29ou un avis
00:55:29à partager avec nous
00:55:31appelez-nous
00:55:31au 0826 300 300
00:55:32à tout de suite
00:55:33sur Sud Radio
00:55:35midi 14h
00:55:36la France dans tous ses états
00:55:38midi 14h
00:55:39Sud Radio
00:55:40la France dans tous ses états
00:55:42Péricault Légas
00:55:44vous êtes bien sur Sud Radio
00:55:45il est 13h
00:55:46presque 20 minutes
00:55:47je reçois Jean-Yves Camus
00:55:49directeur de l'observatoire
00:55:51de la radicalité politique
00:55:53je tiens à ce titre
00:55:54vous avez d'autres activités
00:55:55vous avez écrit des articles
00:55:56vous êtes politologue
00:55:57bien sûr
00:55:57vous êtes connu du monde politique
00:55:58et là vous êtes au coeur
00:55:59de la tourmente
00:56:00au coeur de la tourmente
00:56:01j'allais dire
00:56:02rien de si grave que ça
00:56:03mais sur les faits
00:56:04c'est insupportable
00:56:05et je fais allusion
00:56:07à un article publié
00:56:09par le journal
00:56:10le grand quotidien de référence
00:56:11Le Monde
00:56:12qui est le phare
00:56:12de la pensée française
00:56:13et le 26 mars dernier
00:56:17un article
00:56:18dit Jean-Yves Camus
00:56:19l'expert du RN
00:56:20rattrapé
00:56:21par son sujet
00:56:22ce spécialiste
00:56:23reconnu de l'extrême droite française
00:56:25serait-il
00:56:25trop complaisant
00:56:26à l'égard de son objet de recherche
00:56:28certains de ses anciens collègues
00:56:30chercheurs pointent
00:56:31l'ambiguïté de ses interventions
00:56:33lui reprochant de participer
00:56:34à la normalisation
00:56:35du rassemblement national
00:56:37ce que le politologue dément
00:56:39argant de ses états
00:56:41de service
00:56:42qu'est-ce qui s'est passé
00:56:43qu'est-ce qu'il fait
00:56:44qu'est-ce que vous avez écrit
00:56:45qu'est-ce que vous avez dit
00:56:45Jean-Yves Camus
00:56:46qui justifie que le monde
00:56:47sur plusieurs pages
00:56:49comme un réquisitoire
00:56:50avec des indices
00:56:51des présomptions
00:56:53explique que vous auriez
00:56:54basculé du côté noir
00:56:54de la force
00:56:55c'est très inquiétant
00:56:56tout ça
00:56:57je n'en sais rien
00:56:59je m'interroge toujours
00:57:00sur
00:57:02d'abord l'utilité
00:57:03de la démarche
00:57:04parce que je n'ai jamais eu
00:57:05la prétention
00:57:05de peser
00:57:06d'une quelconque manière
00:57:08sur le débat intellectuel
00:57:09ou sur le débat politique
00:57:11je me contente
00:57:12de publier
00:57:13des articles
00:57:15le plus souvent scientifiques
00:57:16dans des revues
00:57:17qui les valident
00:57:18parce que c'est comme ça
00:57:19que les choses se passent
00:57:21on soumet un article
00:57:22à une revue
00:57:23à un comité de lecture
00:57:24avec une évaluation
00:57:25à l'aveugle
00:57:26par deux de vos collègues
00:57:27et l'article
00:57:30éventuellement
00:57:31après un certain nombre
00:57:32de modifications
00:57:33qui vous sont suggérées
00:57:35ou demandées
00:57:36par les évaluateurs
00:57:37est finalement publiée
00:57:38la majorité
00:57:39de ce que je publie
00:57:40les lettres aujourd'hui
00:57:41dans le monde anglo-saxon
00:57:42et en Allemagne
00:57:43je doute fort
00:57:45que ceux qui me
00:57:47cherchent noisent
00:57:48et lu quoi que ce soit
00:57:50de ce que j'ai publié
00:57:52dans ces langues
00:57:52parce que s'ils le faisaient
00:57:54ils verraient bien
00:57:55que d'ambiguïté
00:57:56il n'y a rigoureusement pas
00:57:57il y a juste
00:57:58une méthode de travail
00:57:59qu'ils semblent contester
00:58:02qui consiste
00:58:03à
00:58:05non pas être rattrapé
00:58:07par mon sujet d'étude
00:58:09mais
00:58:10par aller voir
00:58:12les acteurs
00:58:13de mon sujet d'étude
00:58:14c'est à dire qu'en fait
00:58:15la transgression
00:58:16elle est là
00:58:18ces gens sont
00:58:19des fascistes
00:58:20je parle évidemment
00:58:21de ceux que j'étudie
00:58:22et puisqu'ils sont
00:58:23des fascistes
00:58:25il faut surtout
00:58:26s'en tenir
00:58:27à la plus grande distance
00:58:29possible
00:58:29alors je ne sais pas très bien
00:58:30comment scientifiquement
00:58:31l'université aurait pu
00:58:33valider
00:58:34la thèse de Claude Agège
00:58:36l'immédiant linguiste
00:58:37qui est allé
00:58:38dans les années 50
00:58:39faire son terrain
00:58:40pendant un an
00:58:41au nord Cameroun
00:58:43chez une peuplade
00:58:44qui s'appelle
00:58:44Lemboum
00:58:45qu'il a étudié
00:58:46pour sa thèse
00:58:47je pense que les conditions
00:58:48à l'époque
00:58:49n'étaient pas
00:58:50franchement idéales
00:58:51il s'est tout simplement
00:58:52rapproché
00:58:53de son objet d'étude
00:58:56il a appris
00:58:57à connaître un peuple
00:58:58il a parlé
00:58:59à ces gens
00:58:59qui étaient considérés
00:59:00dans l'atmosphère
00:59:01coloniale de l'époque
00:59:02comme étant
00:59:03à un stade d'évolution
00:59:04qui n'était pas le nôtre
00:59:05et puis il a fait
00:59:06une oeuvre scientifique
00:59:07même chose avec
00:59:08Lévi-Strauss
00:59:08s'il avait écrit
00:59:09sur l'Amazonie
00:59:10sans y mettre les pieds
00:59:11au motif qu'il y fait chaud
00:59:13et qu'il y a des bestioles
00:59:14je pense qu'il n'aurait pas
00:59:15été pris au sérieux
00:59:16moi je vais voir
00:59:17les événements
00:59:18je lis les revues
00:59:20j'achète les livres
00:59:21je rencontre les gens
00:59:23alors je rencontre
00:59:24toutes sortes de gens
00:59:24certains qui sont
00:59:25éminemment déplaisants
00:59:27et j'ai quand même
00:59:28rencontré des phénomènes
00:59:29en 30 ans
00:59:30un peu plus de 30 ans
00:59:31d'études
00:59:31des droits extrêmes
00:59:33d'autres
00:59:34qui sont beaucoup plus
00:59:35courtois
00:59:36et beaucoup plus urbains
00:59:38chacun connaît
00:59:39la position
00:59:41de l'autre
00:59:43nous savons bien
00:59:44quand nous nous parlons
00:59:45quelles sont nos positions
00:59:48politiques respectives
00:59:50il n'y a pas d'ambiguïté
00:59:51là-dessus
00:59:51moi je n'ai jamais rencontré
00:59:53un cadre du rassemblement national
00:59:56ou antérieurement du front national
00:59:58qui me prenne pour un des siens
00:59:59ou pour quelqu'un
01:00:01qui était sur la voie
01:00:02de les rejoindre
01:00:03vous avez reproché
01:00:04d'être à l'enterrement
01:00:05de Jean-Marie Le Pen
01:00:06et vous avez pu rentrer
01:00:07dans l'église
01:00:07on en déduisait
01:00:08que vous étiez proche
01:00:09de la famille Le Pen
01:00:10c'est terrible
01:00:11c'est-à-dire que
01:00:12j'ai simplement considéré
01:00:14j'ai peut-être eu tort
01:00:16j'ai simplement considéré
01:00:18que étudiant
01:00:20le FN puis le RN
01:00:22depuis 1983
01:00:25j'avais là
01:00:26un événement
01:00:28qui consacrait
01:00:29la fin d'une époque
01:00:30et qui était important
01:00:32pour mon sujet d'études
01:00:33parce qu'il y avait
01:00:35il fallait voir
01:00:36qui était présent
01:00:37qui n'était pas présent
01:00:38ça permettait de rencontrer
01:00:39des gens
01:00:40ça permettait d'entendre
01:00:41ce qui a été dit
01:00:42je précise
01:00:43que la presse
01:00:45était présente
01:00:45sauf qu'elle était présente
01:00:46à l'extérieur
01:00:47et vous vous avez pu rentrer
01:00:48mais vous n'êtes pas la presse
01:00:49je ne suis pas la presse
01:00:50je n'ai rien écrit
01:00:51d'ailleurs
01:00:52après cette cérémonie
01:00:54donc les journalistes
01:00:56eux avaient droit
01:00:57aux images
01:00:58tournées
01:00:59par le parti
01:01:01et retransmises
01:01:02sur écran
01:01:03ce qui n'est pas neutre
01:01:04parce qu'on ne voit pas
01:01:05de cette façon
01:01:05exactement
01:01:06la configuration
01:01:07de la cérémonie
01:01:08l'image est choisie
01:01:09voilà
01:01:09l'image est évidemment
01:01:11sélectionnée
01:01:11comme pour les meetings
01:01:12d'ailleurs
01:01:13moi j'ai eu la possibilité
01:01:15de rentrer
01:01:15alors
01:01:17ceci étant
01:01:18pour préciser les choses
01:01:20je suis un juif pratiquant
01:01:22je veux dire
01:01:23ma participation
01:01:23à la cérémonie
01:01:24a quand même été
01:01:25extrêmement légère
01:01:26si vous voulez
01:01:26aucun des gestes
01:01:28cérémoniels
01:01:29n'a été accompli
01:01:31par moi
01:01:31ça m'est rigoureusement
01:01:33interdit
01:01:35et puis ensuite
01:01:38je rencontre
01:01:39Marine Le Pen
01:01:39ce qui me paraît
01:01:40la moindre des choses
01:01:41quand on étudie
01:01:42le Rassemblement National
01:01:43non
01:01:44est-ce qu'au moment
01:01:45où elle perd son père
01:01:47il n'y avait pas
01:01:48matière
01:01:49avant
01:01:50avant la cérémonie
01:01:51il n'y a pas eu
01:01:51de condoléances
01:01:52lors de la cérémonie
01:01:52il n'y avait pas matière
01:01:54à lui dire simplement
01:01:56je vous présente
01:01:57les plus sincères condoléances
01:01:58justement
01:01:59on vous reproche
01:02:00on vous reproche
01:02:01d'avoir analysé
01:02:03conclu
01:02:04que le Front National
01:02:05de 72
01:02:06de Jean-Marie Le Pen
01:02:07est parfaitement
01:02:09un mouvement
01:02:09d'extrême droite
01:02:10et que le Rassemblement National
01:02:12par la volonté
01:02:13de Marine Le Pen
01:02:14et de ses cadres
01:02:15n'est plus un mouvement
01:02:15d'extrême droite
01:02:17mais un mouvement
01:02:17j'ai jamais dit ça
01:02:18j'ai jamais dit ça
01:02:19mais on vous accuse
01:02:20d'avoir dit ça
01:02:20vous de l'avoir analysé
01:02:22ni dit ni écrit
01:02:23ni dit ni écrit
01:02:24j'utilise le terme
01:02:26de droite radicale
01:02:27je persiste à penser
01:02:29que la majorité
01:02:32des schémas
01:02:33de pensée
01:02:35au sein du RN
01:02:36sont des tropes
01:02:38de droite
01:02:39mis à part
01:02:40la volonté
01:02:41de Marine Le Pen
01:02:42en économie
01:02:43de restaurer
01:02:45une certaine forme
01:02:46d'intervention
01:02:46c'est à gauche
01:02:47le programme économique
01:02:48de Marine Le Pen
01:02:48sur ce point là
01:02:50sur ce point là
01:02:50le programme
01:02:51de Marine Le Pen
01:02:52on verra pour
01:02:53Jordan Bardella
01:02:54enfin c'est déjà
01:02:55c'est déjà
01:02:56le débat est ouvert
01:02:57mais
01:03:00un parti
01:03:01de droite radical
01:03:01j'ai toujours écrit
01:03:03je continue à dire
01:03:04que dans le programme
01:03:05actuel du Rassemblement
01:03:06national
01:03:07version Marine Le Pen
01:03:08version Jordan Bardella
01:03:09il existe un point
01:03:11qui va contre
01:03:12la constitution
01:03:13actuelle
01:03:14de la 5ème république
01:03:15c'est la préférence
01:03:17slash priorité nationale
01:03:19et le RN
01:03:20ne se cache pas
01:03:21d'ailleurs
01:03:23de vouloir
01:03:25reprendre
01:03:26cette constitution
01:03:27parce qu'il sait
01:03:29précisément
01:03:30que ce point
01:03:31n'est pas compatible
01:03:32dans l'état des choses
01:03:33avec les institutions
01:03:35de la 5ème république
01:03:36bien une fois
01:03:37je l'ai dit en français
01:03:38je l'ai dit en anglais
01:03:39je l'ai dit en italien
01:03:40je l'ai dit en espagnol
01:03:40c'est très clair
01:03:41dans des quantités de langues
01:03:43ensuite
01:03:44quand on ne veut pas
01:03:45comprendre
01:03:45quand on veut tuer son chien
01:03:47on dit qu'il a la rage
01:03:47moi j'ai jamais eu
01:03:49la moindre complaisance
01:03:50pour les idées
01:03:52du rassemblement national
01:03:53simplement
01:03:53et je l'ai toujours dit aussi
01:03:56je ne peux pas
01:03:57ignorer
01:03:58les 10 millions
01:03:59de mes compatriotes
01:04:00qui votent
01:04:01pour ce parti
01:04:01je ne peux pas
01:04:02les considérer
01:04:03presque 11
01:04:04presque 11
01:04:05presque 11
01:04:05je ne peux pas
01:04:06les considérer
01:04:07comme des citoyens
01:04:07de seconde zone
01:04:08je dois écouter
01:04:09aussi
01:04:10leur récrimination
01:04:11pour
01:04:13m'imprégner
01:04:14de ce qui fait
01:04:15ce vote
01:04:16et vous n'êtes pas le seul
01:04:17et vous n'êtes pas le seul
01:04:18et fort heureusement
01:04:19je ne suis pas le seul
01:04:20si jamais je suis
01:04:20dans ma tour d'ivoire
01:04:21sans jamais voir personne
01:04:23et en mettant l'opprobre
01:04:26sur mes entre 10 et 11 millions
01:04:28de compatriotes
01:04:29qui votent pour ce parti
01:04:29et qui réitèrent leur vote
01:04:31à à peu près
01:04:31tous les niveaux d'élection
01:04:33alors je suis aveugle
01:04:34et politiquement
01:04:35je suis un imbécile
01:04:36parce que naturellement
01:04:37mes idées ne triompheront pas
01:04:39alors justement
01:04:40Maud Coffler
01:04:40vous posez une question
01:04:41sur ce sujet
01:04:41sur l'arc républicain
01:04:42mais juste une observation
01:04:43en fait ce qu'on vous reproche
01:04:44c'est de faire de votre travail
01:04:44et ce que ça met en lumière
01:04:46c'est la prédominance
01:04:47de l'ignorance
01:04:48et de l'individualisme
01:04:49donc c'est quand même
01:04:49assez inquiétant
01:04:50sur l'état aussi
01:04:51des journalistes contemporains
01:04:53en fait ce qu'on vous reproche
01:04:54aussi concrètement
01:04:55c'est de réhabiliter
01:04:56le rassemblement national
01:04:57comme étant un parti
01:04:58faisant partie
01:05:00intégralement
01:05:00de l'arc républicain
01:05:01Jean-Yves Camus
01:05:02c'est quoi l'arc républicain ?
01:05:05alors l'arc républicain
01:05:06c'est une notion
01:05:06assez floue
01:05:08oui
01:05:08ça commence où
01:05:09ça finit où ?
01:05:09c'est une notion
01:05:10assez floue
01:05:11alors à l'époque
01:05:12où le cordon sanitaire
01:05:14était encore vivace
01:05:16où le front républicain
01:05:18c'était tous les partis
01:05:20qui s'engageaient
01:05:23à ne pas appeler
01:05:24à voter
01:05:26à ne pas s'allier
01:05:28avec le FN
01:05:30puis le RN
01:05:33quelle autre définition
01:05:35peut-on donner ?
01:05:36ce sont les partis politiques
01:05:38légalement constitués
01:05:40qui participent
01:05:41aux jeux électoraux
01:05:42et qui reconnaissent
01:05:45les institutions françaises
01:05:48qui respectent
01:05:49l'état de droit
01:05:50et qui ne font pas partie
01:05:52des mouvements
01:05:54qui sont classés
01:05:55comme attentants
01:05:59aux institutions républicaines
01:06:00ou à la sécurité de l'état
01:06:01qu'est-ce que le fascisme ?
01:06:03parce qu'on l'entend pas
01:06:03c'est autre chose
01:06:04le fascisme
01:06:05c'est pour ça
01:06:05mais je voudrais
01:06:06est-ce que vous pouvez nous dire
01:06:07qu'aujourd'hui
01:06:08le fascisme en France
01:06:09ça consonne
01:06:10une petite minorité
01:06:11d'individus
01:06:11dans les partis
01:06:12que vous représentez
01:06:13à la France
01:06:13Alors si le fascisme
01:06:14c'est le fascisme
01:06:17tel qu'il a existé
01:06:18à partir de 1922
01:06:20en Italie
01:06:23dans d'autres pays
01:06:24dans les années 30
01:06:26et les années 40
01:06:28ça concerne
01:06:30un tout petit nombre
01:06:31d'individus
01:06:32classés à l'ultra droite
01:06:34et suivis
01:06:35en tant que tels
01:06:37par les services
01:06:38de renseignement
01:06:39qui font
01:06:39très correctement
01:06:41leur travail
01:06:43des fascistes
01:06:44au Front National
01:06:45j'en ai connu
01:06:47dans les années 90
01:06:49où un certain nombre
01:06:50d'anciens collaborateurs
01:06:52étaient encore vivants
01:06:54j'ai conversé
01:06:55souvent
01:06:56par exemple
01:06:56avec Roland Gaucher
01:06:57qui avait été
01:06:58le responsable
01:06:59des jeunesses
01:07:01du parti
01:07:02de Marcel Déat
01:07:04et qui avait été
01:07:06auparavant
01:07:06d'ailleurs
01:07:07militant
01:07:07trotskiste
01:07:07ancien militant
01:07:09socialiste
01:07:10ancien militant
01:07:10qui avait rompu
01:07:11dès 1934
01:07:12complètement
01:07:13avec la SS
01:07:14et Doriot aussi
01:07:15avait rompu
01:07:16de manière très nette
01:07:17avec le communisme
01:07:18bon pour en revenir
01:07:20effectivement
01:07:21à Roland Gaucher
01:07:24il ne renait rien
01:07:25il ne renait rien
01:07:26j'ai discuté
01:07:27avec d'autres gens
01:07:29qui avaient eu
01:07:29le même itinéraire
01:07:30y compris les gens
01:07:31qui avaient combattu
01:07:32sur le front de l'Est
01:07:33il ne renait absolument rien
01:07:35mais enfin
01:07:35est-ce qu'on en est là
01:07:37est-ce que la direction
01:07:38du rassemblement national
01:07:39a cette politique là
01:07:41évidemment non
01:07:42ce qui reste quand même
01:07:45extrêmement compliqué
01:07:48c'est que
01:07:51la presse découvre
01:07:53et elle a raison
01:07:54de faire ce travail
01:07:55qui n'est pas le mien
01:07:55qu'un certain nombre
01:07:57de candidats
01:07:59adoubés par ce parti
01:08:03aux diverses élections
01:08:05françaises
01:08:06sur les réseaux sociaux
01:08:07ou ailleurs
01:08:09dérapent quand même
01:08:10très copieusement
01:08:11Jordan Mardella
01:08:12appelle cela
01:08:13les brebis galeuses
01:08:14mais enfin
01:08:14on l'a encore vu
01:08:15aux élections municipales
01:08:16c'est quand même
01:08:17un assez gros troupeau
01:08:18Jean-Yves Camus
01:08:20je suis obligé
01:08:21de marquer une petite pause
01:08:22avec vous
01:08:23je rappelle que
01:08:24vous êtes
01:08:25directeur
01:08:26d'observatoire
01:08:27des radicalités politiques
01:08:28à la Fondation Jean-Jaurès
01:08:30et on discute sur le fait
01:08:31est-ce qu'aujourd'hui
01:08:31dans l'arc républicain
01:08:32est-ce que
01:08:34le RN est un parti fasciste
01:08:36et ceux qui considèrent
01:08:36que c'est un parti fasciste
01:08:38sont dans la raison ou pas
01:08:39à tout de suite sur Sud Radio
01:08:48Vous êtes sur Sud Radio
01:08:49il est 13h36
01:08:51en ce mercredi 15 avril
01:08:52je reçois Jean-Yves Camus
01:08:53directeur de l'observatoire
01:08:55des radicalités politiques
01:08:56à la Fondation Jean-Jaurès
01:08:58là-dessus
01:08:58rien que déjà
01:08:59vous n'êtes pas fâché
01:08:59avec la Fondation Jean-Jaurès
01:09:01je pense à Gilles Finkenstein
01:09:03si vous étiez ce que l'on dit
01:09:04je pense qu'il y aurait
01:09:05des problèmes
01:09:05et vous êtes
01:09:06allez j'ai dit
01:09:07au cœur d'une tourmente
01:09:08on vous soupçonne
01:09:09parce que vous êtes un expert du RN
01:09:11parce que vous étudiez
01:09:12ce parti politique
01:09:13dans toute son histoire
01:09:14que vous avez connue
01:09:16autrefois
01:09:16vous étiez jeune
01:09:17et vous l'avez vu évoluer
01:09:18et comme vous ne considérez pas
01:09:20je résume très simplement
01:09:21comme vous ne considérez pas
01:09:23que c'est un parti fasciste
01:09:25et bien
01:09:25c'est que vous êtes
01:09:26vous-même
01:09:27vous êtes pro-RN
01:09:29attention
01:09:29vous n'êtes pas encore fasciste
01:09:30mais je sens sur le bout
01:09:31de certains commentateurs
01:09:32que vous en seriez
01:09:33presque coupable
01:09:35on va donner la parole
01:09:36aux auditeurs
01:09:37j'ai Simon
01:09:37qui nous appelle
01:09:39de Villeneuve-de-Larao
01:09:40bonjour Simon
01:09:41oui bonjour
01:09:42où se trouve Villeneuve-de-Larao
01:09:44Simon ?
01:09:46au sud de Perpignan
01:09:47il y a quelques kilomètres
01:09:48vous êtes dans le Roussillon
01:09:49c'est là-bas
01:09:50vous êtes dans le Roussillon
01:09:51près des Alvaires
01:09:53en tout cas
01:09:53en Catalogne
01:09:55Simon
01:09:55que vous inspire
01:09:56le débat
01:09:57que je suis en train
01:09:58de tenir
01:09:59avec
01:09:59avec Jean-Yves Camus
01:10:02disons que le débat
01:10:03est affligeant
01:10:04c'est le terme
01:10:05qui s'y adapte
01:10:06de toute façon
01:10:08dès qu'on veut
01:10:10essayer de
01:10:11diaboliser
01:10:12quelqu'un
01:10:13comme parti
01:10:14on le
01:10:16on le traite
01:10:17comme fasciste
01:10:18raciste
01:10:19xénophobe
01:10:20et
01:10:20tous les termes
01:10:22qui s'en suivent
01:10:23moi je trouve
01:10:24ce système là
01:10:25de toute façon
01:10:26illégal
01:10:27et inacceptable
01:10:27illégal pour la bonne
01:10:29et simple raison
01:10:30c'est que toute personne
01:10:31qui est victime
01:10:31de ce genre de déclaration
01:10:32sans éléments
01:10:34substantiels
01:10:34pour valider
01:10:37ce jugement
01:10:38devrait faire l'objet
01:10:40systématiquement
01:10:40d'une plainte
01:10:41de la part des partis politiques
01:10:42vis-à-vis d'autres partis politiques
01:10:44d'hommes politiques
01:10:45et de femmes politiques
01:10:46pour bannir à jamais
01:10:48ce terme
01:10:48qui est
01:10:49de toute façon
01:10:50dévoyé
01:10:51qui est
01:10:52un terme valise
01:10:54qui permet
01:10:54systématiquement
01:10:55de ne pas avoir
01:10:56d'arguments
01:10:57à opposer
01:10:58et pas de discussion
01:11:00en mettant
01:11:01de toute façon
01:11:02hors jeu
01:11:03voilà
01:11:04là où les personnes
01:11:05qui sont
01:11:08visées
01:11:08par l'emploi
01:11:09de ce terme
01:11:10Simon là vous passez
01:11:11vous proposez
01:11:12qu'on passe à l'offensive
01:11:13Jean-Yves Camus
01:11:14là Simon il est clair
01:11:15moi je ne suis pas
01:11:16sur cette ligne
01:11:17vous entendez
01:11:18Simon
01:11:18Jean-Yves Camus
01:11:19je ne suis pas sur cette ligne
01:11:20je suis contre
01:11:21la judiciarisation
01:11:22du débat politique
01:11:24même si ça passe
01:11:25certaines scènes
01:11:25je suis contre
01:11:26la judiciarisation
01:11:27du débat politique
01:11:27la diffamation
01:11:32est régie
01:11:33par un droit
01:11:34spécifique
01:11:35et il appartient
01:11:35à la personne
01:11:36qui s'estime
01:11:37diffamée
01:11:37de porter plainte
01:11:39mais lorsqu'il s'agit
01:11:41de la catégorisation
01:11:42d'un parti politique
01:11:43le débat
01:11:44doit exister
01:11:45moi je ne connais pas
01:11:47un seul
01:11:47politiste
01:11:49français
01:11:50ou étranger
01:11:51qui accol
01:11:52au rassemblement
01:11:54national
01:11:54l'étiquette
01:11:55de fascisme
01:11:56maintenant si quelqu'un
01:11:57a envie de le faire
01:11:58et de soutenir
01:12:00sa thèse universitaire
01:12:01dans ce sens
01:12:01qu'il le fasse
01:12:02le jury
01:12:02le juré
01:12:03le juré
01:12:03le juré
01:12:03le juré
01:12:03le juré
01:12:03le juré
01:12:03le juré
01:12:16le juré
01:12:17et que celle-ci
01:12:19a tendance
01:12:20à se réduire
01:12:20moi je suis effaré
01:12:21par l'augmentation
01:12:23des interdictions
01:12:24de toute nature
01:12:25dans notre pays
01:12:26interdiction
01:12:27d'événements
01:12:28interdiction
01:12:29de manifestations
01:12:31interdiction
01:12:32de mouvements politiques
01:12:35interdiction
01:12:36d'écrire
01:12:38dans tel ou tel journal
01:12:39en sorte du cas
01:12:40ce qui fait
01:12:40qu'à un moment donné
01:12:43on a accueilli
01:12:44votre parole
01:12:44vos articles
01:12:45pendant 10
01:12:4520 ans
01:12:46et puis subitement
01:12:47vous ne savez pas
01:12:47trop pourquoi
01:12:48parce que vous avez
01:12:50prononcé un mot de travers
01:12:51on vous dit
01:12:51non merci monsieur
01:12:52on ne vous connaît plus
01:12:52donc il y a une police
01:12:53de la pensée
01:12:54ça c'est clair
01:12:54on va l'appeler comme ça
01:12:55l'expression
01:12:56l'expression
01:12:57avait été utilisée
01:12:59par Annie Crigel
01:13:00au début des années 80
01:13:02ça n'est plus
01:13:03la même forme
01:13:05de police
01:13:07de la pensée
01:13:08qu'à l'époque
01:13:09où le parti communiste
01:13:10régnait sans partage
01:13:11sur la définition
01:13:13du camp du bien
01:13:14et du camp du mal
01:13:16c'est quelque chose
01:13:17de beaucoup plus
01:13:18subreptice
01:13:19et qui a considérablement
01:13:21évolué
01:13:22depuis l'avènement
01:13:23des réseaux sociaux
01:13:24parce qu'il est
01:13:25beaucoup plus difficile
01:13:27juridiquement
01:13:28de contrôler
01:13:29ce qui est dit
01:13:31et qu'on sent bien
01:13:32tous qu'il y a
01:13:33des choses
01:13:34parfaitement inadmissibles
01:13:35dépassant largement
01:13:37l'acceptable
01:13:37qui circulent
01:13:38sur les RS
01:13:39mais qu'en même temps
01:13:40le principe de base
01:13:41c'est quand même
01:13:42que la discussion
01:13:43doit rester libre
01:13:45surtout pour nos amis américains
01:13:47qu'une conception
01:13:48très extensive
01:13:48de la liberté d'expression
01:13:49et bien nous
01:13:50la discussion
01:13:52reste libre
01:13:52plus que jamais
01:13:53sur Sud Radio
01:13:54où nous prenons
01:13:55le Parlons Vrai
01:13:55nous recevons
01:13:56Sophie
01:13:57qui nous appelle
01:13:58de Biarritz
01:13:58bonjour Sophie
01:13:59je ne vais pas vous demander
01:14:00où est Biarritz
01:14:00moi-même
01:14:03ce débat
01:14:03vous vous sentez
01:14:06concerné
01:14:06ou interpellé
01:14:07ou non
01:14:07par ces anathèmes
01:14:08qui sont jetés
01:14:09sur des gens
01:14:09qu'on considère
01:14:10extrême gauche
01:14:11extrême droite
01:14:11fasciste
01:14:12transkiste
01:14:12qu'est-ce que ça vous inspire ?
01:14:14Moi je suis un peu fatiguée
01:14:16si vous voulez
01:14:16d'une forme de radicalité
01:14:18qui a le droit
01:14:18de parler
01:14:20et de dire les choses
01:14:21en les banalisant
01:14:22vous avez servi
01:14:24à vos auditeurs
01:14:26comme sur un plateau
01:14:28le fait que M. Orsena
01:14:29ne soit pas content
01:14:30qu'on publie des livres
01:14:34qui ne lui conviennent pas
01:14:35avec un groupe
01:14:36qui ne lui plaît pas
01:14:37moi j'estime que chacun
01:14:39a le droit de lire
01:14:39ce qu'il veut
01:14:40il n'a qu'à choisir
01:14:41et M. Orsena aussi
01:14:42mais on a le droit
01:14:43de publier tout ce qu'on veut
01:14:44et là je pense
01:14:46que c'est une forme
01:14:46de radicalité
01:14:47qui est banalisée
01:14:48M. Orsena ne devrait pas dire ça
01:14:50il devrait dire je n'ai pas
01:14:51Alors M. Orsena
01:14:52s'inquiète
01:14:52qu'on interdise
01:14:53la publication de certains livres
01:14:54il ne dénonce pas
01:14:55la publication de livres
01:14:56il dit
01:14:56il ne faudrait pas
01:14:57qu'un patron
01:14:58de groupe d'édition
01:14:59décide qu'il n'a pas envie
01:15:00de publier tel auteur
01:15:01parce que ça ne lui plaît pas
01:15:02c'est exactement ça
01:15:03qu'il a dit tout à l'heure
01:15:04Oui mais je pense
01:15:05qu'on peut
01:15:07trouver
01:15:08tellement de livres
01:15:09qui conviennent
01:15:10à notre pensée politique
01:15:11dans tellement
01:15:12de maisons d'édition
01:15:13que bon
01:15:14si il n'est pas content
01:15:15ben écoutez
01:15:15il n'a qu'à pas
01:15:17il n'a qu'à pas
01:15:18il n'a qu'à pas
01:15:18il n'a qu'à pas
01:15:19ce genre de publication
01:15:20je trouve ça
01:15:21un petit peu arbitraire
01:15:22il a droit de s'inquiéter
01:15:23d'une restriction
01:15:25de la liberté d'expression
01:15:26dans une maison d'édition
01:15:26ça c'est légitime
01:15:27et je pense que vous partagez
01:15:29cette opinion aussi
01:15:30Oui je la partage
01:15:31mais c'est toujours ciblé
01:15:33dans le même sens
01:15:33c'est ça qui me choque
01:15:34un petit peu
01:15:35enfin bon
01:15:35Oui il faudrait
01:15:37s'indigner à la fois
01:15:37de la gauche et de la droite
01:15:38Jean-Yves Camus
01:15:38je vous fais réagir
01:15:39sur l'actualité
01:15:40l'élection d'Olivier Nora
01:15:42chez Grasset
01:15:43Est-ce qu'on a un patron
01:15:45de la maison d'édition
01:15:46qui du coup fait
01:15:47Je déplore effectivement
01:15:50vraiment beaucoup
01:15:52l'éviction d'Olivier Nora
01:15:54qui est un grand éditeur
01:15:56en même temps
01:15:56ne nous voilons pas la face
01:16:00quand vous l'ayez
01:16:01chez un éditeur
01:16:02il est libre ou non
01:16:03d'accepter votre manuscrit
01:16:06et il est quand même
01:16:08assez rare
01:16:10que même des grandes hommes
01:16:13publient des ouvrages
01:16:15qui leur posent
01:16:16un problème majeur
01:16:18chacun va publier
01:16:21chez des gens
01:16:23qui dans un spectre large
01:16:25considèrent quand même
01:16:26que ce que vous écrivez
01:16:28Il y a suffisamment
01:16:29de maisons d'édition
01:16:30en France
01:16:30pour que chaque comédien
01:16:32se soit présent
01:16:32Est-ce qu'ils peuvent
01:16:32s'accepter ?
01:16:33Non ce qui est en cause
01:16:35ici c'est la possibilité
01:16:37que le marché de l'édition
01:16:40se restreigne
01:16:41et que les livres
01:16:43sont vendants
01:16:44il faut le dire
01:16:45assez mal
01:16:45peut-être d'ailleurs
01:16:46parce qu'il y en a trop
01:16:49un groupe
01:16:50soit en position
01:16:53totalement dominante
01:16:53sur le marché
01:16:54de l'édition
01:16:55et asphyxie
01:16:57petit à petit
01:16:58les librairies indépendantes
01:16:59c'est déjà un peu fait
01:17:00et les éditeurs indépendants
01:17:02alors là par contre
01:17:03j'ai l'impression
01:17:03qu'il y a foison
01:17:05simplement
01:17:05ça n'est pas la même force
01:17:06de frappe
01:17:07qu'on veut publier
01:17:07ça n'est pas
01:17:08en termes de commercialisation
01:17:09en termes de mise en place
01:17:10comme on dit
01:17:11ça n'est pas du tout
01:17:12la même force de frappe
01:17:13après les auteurs
01:17:14qui se désolent
01:17:16et j'ai vu ce matin
01:17:16la réaction de Bernard-Henri Lévy
01:17:18qui a dit
01:17:18je suivrai
01:17:20Olivier Nora
01:17:21là où il ira
01:17:22et bien voilà
01:17:23les auteurs
01:17:23qui tiennent
01:17:24à l'amitié
01:17:25d'Olivier Nora
01:17:26et à sa compétence
01:17:27le suivront
01:17:28là où il ira
01:17:28et je ne doute pas
01:17:29qu'ils trouvent
01:17:30très rapidement
01:17:31quelqu'un
01:17:32qui apprécie
01:17:33ses capacités
01:17:33Vincent Bolloré abuse
01:17:34de son pouvoir
01:17:35en l'occurrence
01:17:36je pense que
01:17:37c'est une stratégie
01:17:38qui est à terme
01:17:40susceptible
01:17:41de se retourner
01:17:42contre lui
01:17:43comme peut se retourner
01:17:45contre lui
01:17:46la relative
01:17:47disparition
01:17:48de l'information
01:17:49dans les chaînes
01:17:50de télévision
01:17:51qu'il contrôle
01:17:52la disparition
01:17:53de l'information
01:17:54au profit
01:17:54d'un robinet
01:17:55à commentaires
01:17:56qui finit
01:17:58par lasser
01:17:59même les plus convaincus
01:18:00je reçois
01:18:01Olivier Nora
01:18:03qui est
01:18:04directeur
01:18:04de l'observatoire
01:18:05alors non
01:18:06Jean-Yves Camus
01:18:06Olivier Nora
01:18:07on le reçoira peut-être
01:18:08il n'y a pas toujours
01:18:08la prétention
01:18:09d'égaler Olivier Nora
01:18:10le lapsus
01:18:11vous voyez
01:18:11mais d'ailleurs
01:18:12ma chère Monde
01:18:13on pourrait peut-être
01:18:13recevoir Olivier Nora
01:18:14mais je m'y mets tout de suite
01:18:15s'il m'est exprimé
01:18:16bien sûr
01:18:16l'antenne est ouverte
01:18:17donc je reçois
01:18:17Jean-Yves Camus
01:18:18alors lui aussi
01:18:19qui est au cœur
01:18:20d'un débat
01:18:21est-ce que
01:18:22Jean-Yves Camus
01:18:23est soupçonné
01:18:24d'être trop proche
01:18:25du RN
01:18:25parce qu'il en a
01:18:26tout simplement
01:18:26expliqué l'évolution
01:18:27ce qui m'est reproché
01:18:28dans cet article
01:18:29je voudrais citer
01:18:30sur deux points
01:18:30je voulais juste
01:18:31attend une seconde
01:18:32mes petits camarades
01:18:34expliquent que
01:18:34je me suis radicalisé
01:18:35deux fois
01:18:35une première fois
01:18:37après l'attentat
01:18:38contre Charlie Hebdo
01:18:39auquel je collabore
01:18:40depuis 26 ans
01:18:40si Charlie Hebdo
01:18:41hébergé un fasciste
01:18:42ça se saurait aussi
01:18:43mais
01:18:44donc il aurait fallu
01:18:45que j'arrive
01:18:46comme je suis arrivé
01:18:4725 minutes
01:18:48après l'attentat
01:18:49et que je dise
01:18:51bon finalement
01:18:51il y a 12 personnes
01:18:52au tapis
01:18:52ça n'est qu'une péripétie
01:18:53ok
01:18:54deuxième radicalisation
01:18:56supposée
01:18:57après le 7 octobre
01:18:59il aurait fallu
01:19:00là aussi
01:19:00que je dise
01:19:01finalement
01:19:02ça n'est qu'une étape
01:19:03désagréable
01:19:03du conflit israélo-palestinien
01:19:05on va passer à autre chose
01:19:07et quoi encore ?
01:19:09on en discute
01:19:10juste après la petite pause
01:19:11on en discute
01:19:11juste après la
01:19:13midi 14h
01:19:14Sud Radio
01:19:15la France dans tous ses états
01:19:17Péricault-Légas
01:19:19vous êtes bien sur Sud Radio
01:19:20ce mercredi 15 avril 2026
01:19:22il est 13h49
01:19:23je conclue mon entretien
01:19:25avec Jean-Yves Camus
01:19:28en lui demandant
01:19:29de revenir bientôt
01:19:30parce que vous avez publié
01:19:31un livre
01:19:31LFI
01:19:32Anatomie d'une perversion
01:19:34avec préface
01:19:34de Pierre-André Taguef
01:19:36ce livre a été lui aussi
01:19:37l'objet d'une discussion
01:19:39je vous invite
01:19:40Jean-Yves Camus
01:19:40à revenir prochainement
01:19:41et on discute
01:19:42du conflit
01:19:42très volontiers
01:19:43mais ce n'est pas mon livre
01:19:44il a été dirigé
01:19:45et préfacé
01:19:46par Pierre-André Taguef
01:19:47pour qui j'ai
01:19:48une très grande estime
01:19:49et bien voilà
01:19:49ça sera un sujet de conversation
01:19:51et nous pourrons prolonger
01:19:52cette réflexion
01:19:53avec les auditeurs
01:19:53de Sud Radio
01:19:54pour savoir
01:19:55s'il y a
01:19:56une possibilité
01:19:58de débattre en France
01:19:59sans tomber
01:19:59sous les anathèmes
01:20:00de la police
01:20:01de la pensée
01:20:02merci Jean-Yves Camus
01:20:02à très bientôt
01:20:04nous sommes avec
01:20:05nos auditeurs
01:20:05qui interviennent
01:20:06désormais de 13h45
01:20:09à 14h
01:20:10pour donner leur avis
01:20:11et participer
01:20:12au débat du jour
01:20:12sur tous les sujets
01:20:13qui leur semblent bons
01:20:15je suis en ligne
01:20:16avec Emmanuel
01:20:17qui nous appelle
01:20:18de Suren
01:20:18bonjour Emmanuel
01:20:19bonjour Périco
01:20:21vous pouvez me donner
01:20:22la parole
01:20:23alors moi je voudrais dire
01:20:24un premier petit mot
01:20:27bien sûr
01:20:28ce qu'on voit se passer
01:20:29dans le Golfe
01:20:30et tout
01:20:30c'est assez terrifiant
01:20:31la montée du prix
01:20:31du carburant
01:20:32etc etc
01:20:33sur un plan
01:20:36purement géopolitique
01:20:37régional
01:20:39le démarrage
01:20:40des discussions
01:20:42entre le gouvernement
01:20:43libanais
01:20:43et le gouvernement israélien
01:20:44on a envie de dire
01:20:46enfin
01:20:47enfin
01:20:47et ça c'est la preuve
01:20:48que le Hezbollah
01:20:49est vraiment très affaibli
01:20:50et tant mieux
01:20:52donc il va se passer
01:20:53quand même quelque chose
01:20:54je pense que
01:20:55les Libanais
01:20:56sont en marche
01:20:57vers leur souveraineté
01:20:58ça c'est un point
01:20:59sinon pour le reste
01:21:00ce qui se passe
01:21:01dans le Golfe
01:21:02c'est la façon
01:21:03dont Donald Trump agit
01:21:04c'est la preuve simplement
01:21:06que
01:21:06les Etats-Unis
01:21:08sont indépendants
01:21:09des problèmes
01:21:10d'approvisionnement pétrolier
01:21:11ils ont tout ce qu'il leur faut
01:21:12nous
01:21:13on a décidé
01:21:14il y a 40 ans
01:21:15qu'on ne ferait jamais
01:21:16de forage pétrolier
01:21:18en France
01:21:18que la fracturation hydraulique
01:21:19était interdite
01:21:20c'était du temps
01:21:21de M. Sarkozy
01:21:22mais c'est pas ça
01:21:23par ailleurs
01:21:24depuis 40 ans
01:21:25on a
01:21:26vraiment
01:21:27fait vivre
01:21:29dans la misère
01:21:30l'industrie
01:21:31d'armement
01:21:32française
01:21:32et l'armée française
01:21:34du coup
01:21:35on a redémarré
01:21:36depuis deux ans
01:21:36mais on vient
01:21:37de tellement loin
01:21:38qu'on est complètement
01:21:39incapable
01:21:39de peser sérieusement
01:21:41dans une employenne
01:21:42militaire régionale
01:21:44bien sûr
01:21:45et les européens
01:21:46qui nous entourent
01:21:47encore plus
01:21:47donc
01:21:49bref
01:21:50ce qu'on voit
01:21:51c'est
01:21:51le triomphe
01:21:52de la puissance
01:21:54américaine
01:21:54même si
01:21:55le comportement
01:21:57de Donald Trump
01:21:58a quelque chose
01:21:59apparemment
01:22:00erratique
01:22:00on peut toujours
01:22:02vitupérer
01:22:03mais de toute façon
01:22:03on n'y peut
01:22:04strictement rien
01:22:04il fait ce qu'il veut
01:22:05Emmanuel vous avez
01:22:06totalement raison
01:22:07alors pour les accords
01:22:08les négociations
01:22:10qui sont en train
01:22:10de rechercher un accord
01:22:12entre l'Iban et l'Israël
01:22:13pardon
01:22:14je rappelle que le gouvernement
01:22:15libanais n'a toujours pas
01:22:16reconnu l'état d'Israël
01:22:17pour autant il discute
01:22:18à Washington
01:22:19et que si les négociations
01:22:21à Islamabad
01:22:22ont échoué
01:22:22entre les Etats-Unis
01:22:23et l'Iran
01:22:24elles sont peut-être
01:22:25en train d'aboutir
01:22:26entre les autorités
01:22:27libanaises
01:22:27et israéliennes
01:22:28et bien sûr
01:22:29comme vous
01:22:29on s'en réjouit
01:22:30bien entendu
01:22:30et nous constatons
01:22:31et vous avez parfaitement raison
01:22:33de considérer
01:22:34que aujourd'hui
01:22:35la prédominance américaine
01:22:36est totale
01:22:38la force militaire
01:22:40fait que cette puissance
01:22:40fait ce qu'elle veut
01:22:41et le président des Etats-Unis
01:22:42a la main libre
01:22:44et peut agir
01:22:45à sa guise
01:22:46on le voit
01:22:46de bonne ou de mauvaise façon
01:22:48et vous soulevez
01:22:49un problème essentiel
01:22:51comment est-ce qu'on a pu
01:22:52en arriver là
01:22:53ça fait longtemps
01:22:53qu'on a alerté
01:22:54sur le fait
01:22:54qu'il fallait que l'Europe
01:22:55même au sein de l'OTAN
01:22:56puisse s'émanciper
01:22:57et là effectivement
01:22:58nous constatons
01:22:59que nous sommes dépossédés
01:23:00on avait tout à l'heure
01:23:00le colonel Père de Jong
01:23:01l'Europe et la France
01:23:02sont dépossédés
01:23:03de leurs moyens
01:23:04alors qu'ils sont dans l'OTAN
01:23:04et M. Trump a
01:23:05j'allais dire
01:23:06la voie libre
01:23:07pour faire ce qu'il veut
01:23:09Emmanuel
01:23:09merci pour ce témoignage
01:23:11je reçois Eric
01:23:12qui nous appelle
01:23:13de Perpignan
01:23:14aujourd'hui
01:23:14il y a beaucoup de Catalans
01:23:15à l'antenne
01:23:16bonjour Eric
01:23:16que vous inspire
01:23:17le dossier
01:23:18sur la pédocriminalité
01:23:20dans le périscolaire
01:23:24Eric
01:23:25vous m'entendez ?
01:23:26oui
01:23:27je pense que vous
01:23:27vous trompez
01:23:28c'est Marc
01:23:28à l'appareil
01:23:29ah on m'a mis
01:23:30Eric de Perpignan
01:23:31donc vous êtes Marc
01:23:33non mais il n'y a pas
01:23:33de soucis
01:23:34il y a peut-être
01:23:34un Eric de Perpignan
01:23:35qui arrive après
01:23:35d'où nous appelez-vous Marc ?
01:23:37oui à côté de Perpignan
01:23:39aussi
01:23:39ah ben je dis
01:23:40c'est la journée
01:23:41des Catalans
01:23:42quel est le sujet
01:23:43que vous avez envie
01:23:44de vous exprimer Marc ?
01:23:45celui que vous avez indiqué
01:23:46celui de problème
01:23:47de pédophilie
01:23:48dans la ville de Paris
01:23:50entre autres
01:23:50d'accord
01:23:51je pense que
01:23:53une des informations
01:23:54qui a été donnée
01:23:55n'est pas forcément
01:23:56la bonne
01:23:58concernant
01:23:59le problème
01:23:59de diplôme
01:24:01des animateurs
01:24:03qui interviennent
01:24:04dans le périscolaire
01:24:05voilà
01:24:06dans le périscolaire
01:24:07je pense que
01:24:08c'est pas un problème
01:24:09de diplôme
01:24:10c'est vrai que
01:24:10plus on est diplômé
01:24:11plus on est formé
01:24:12et plus on est
01:24:14attentif
01:24:15aux différents problèmes
01:24:16qui se peuvent
01:24:17se poser
01:24:18mais je pense que
01:24:19c'est
01:24:21les personnes
01:24:22qui ont refluté
01:24:23qui n'ont pas fait
01:24:23leur boulot
01:24:24comme d'habitude
01:24:25on s'attache
01:24:25aux conséquences
01:24:27et jamais aux causes
01:24:28et les causes
01:24:29c'est le travail
01:24:30de vérification
01:24:31de personnes recrutées
01:24:33sans que ce soit
01:24:34un contrôle
01:24:34mais on ne s'occupe
01:24:37jamais des personnes
01:24:38qui ont été recrutées
01:24:40et il n'y a pas eu
01:24:41de travail
01:24:41à ce niveau là
01:24:42Marc
01:24:44le problème
01:24:46se situe sur Paris
01:24:47est-ce que vous-même
01:24:48dans votre région
01:24:49vous avez été confronté
01:24:50vous avez entendu parler
01:24:51de problèmes
01:24:51de pédocriminalité
01:24:52dans le périscolaire
01:24:53parce que c'est toujours
01:24:54focalisé sur Paris
01:24:55bien sûr
01:24:56que c'est dans les grandes villes
01:24:56est-ce que vous
01:24:57vous avez entendu parler
01:24:58de quelque chose
01:24:58dans votre territoire
01:25:00alors personnellement
01:25:01non
01:25:01par contre
01:25:03je suis persuadé
01:25:04que ce n'est pas
01:25:05concentré sur la ville
01:25:06de Paris
01:25:07uniquement
01:25:08c'est clair
01:25:08c'est clair
01:25:10vous pensez
01:25:11qu'il y a des mesures
01:25:12à prendre
01:25:13l'avocate que j'avais
01:25:14à l'antenne
01:25:15tout à l'heure
01:25:16disait
01:25:16il faut un diplôme
01:25:17d'état
01:25:18pour les intervenants
01:25:20dans le périscolaire
01:25:21aujourd'hui
01:25:22la porte est ouverte
01:25:22il y a juste
01:25:23un petit examen
01:25:23de passage
01:25:24est-ce que vous pensez
01:25:25qu'il faut rigoriser
01:25:26préciser
01:25:26la compétence
01:25:28de ceux
01:25:28à qui on confie
01:25:29nos enfants
01:25:29dans le périscolaire
01:25:30et que finalement
01:25:30tout ça n'est pas
01:25:31assez rigoureux
01:25:32pas assez exigeant
01:25:33c'est lié
01:25:35aussi
01:25:36aux
01:25:37comment dire
01:25:37aux
01:25:39rémunérations
01:25:40des professionnels
01:25:41qui sont
01:25:42engagés
01:25:43c'est-à-dire
01:25:43que le diplôme d'état
01:25:44on le paye davantage
01:25:46qu'un animateur
01:25:47BAFA
01:25:47et puis jeter l'opprobre
01:25:49sur un animateur
01:25:49BAFA
01:25:50il y a des animateurs
01:25:51BAFA
01:25:51qui font un travail
01:25:53exceptionnel
01:25:53donc c'est quand même
01:25:54un peu inconséquent
01:25:56je trouve
01:25:56de dire
01:25:58qu'il faut
01:25:59écarter les BAFA
01:26:00les BAFA
01:26:01c'est une première démarche
01:26:04vers une professionnalisation
01:26:07d'animateur professionnel
01:26:09donc on ne peut pas
01:26:10c'est important
01:26:12de donner la chance
01:26:12aux animateurs BAFA
01:26:15merci Marc
01:26:16merci Marc
01:26:17pour votre témoignage
01:26:19on a compris
01:26:20effectivement
01:26:20c'est un sujet
01:26:21sur lequel on reviendra
01:26:21sur Sud Radio
01:26:22bien entendu
01:26:23voilà
01:26:23la journée est terminée
01:26:24je vous rappelle
01:26:25qu'il y a le printemps
01:26:26de la planète
01:26:26et que sur le site
01:26:27de Sud Radio
01:26:28vous pouvez suivre
01:26:29ce colloque
01:26:30où on parle évidemment
01:26:30d'avenir et d'environnement
01:26:32et je vous laisse
01:26:32aujourd'hui en compagnie
01:26:34rassurante de Brigitte Lail
01:26:35à tout de suite
01:26:36et à demain sur Sud Radio
01:26:37de Sud Radio
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