- il y a 2 semaines
Avec Marion Maréchal, députée européenne, présidente d'Identité Libertés et auteure de "Si tu te sens Le Pen" (Fayard)
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##L_INVITE_POLITIQUE-2026-02-05##
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NewsTranscription
00:00Sud Radio, l'invité politique, Patrick Roger.
00:07Il est 8h17 sur Sud Radio, mon invité politique.
00:10Alors là, c'est la première fois que ça m'arrive, parce que j'ai un doute.
00:14Comment dois-je vous appeler ? Marion Maréchal ou Marion Maréchal Le Pen ?
00:20Je le dis parce que dans le livre que vous venez de sortir,
00:25et qui s'appelle « Si tu te sens », je montre en même temps la caméra pour ceux qui nous regardent,
00:29« Si tu te sens, Le Pen », vous revendiquez l'héritage Le Pen et de votre grand-père.
00:35Alors, comment je dois vous appeler ?
00:37Les deux me vont, je suis fière de ces deux noms, même si mon nom civil est Marion Maréchal.
00:43Et pour préciser à nos auditeurs, cette phrase qui est le titre de mon livre « Si tu te sens, Le Pen »,
00:47est la dernière phrase d'une lettre que m'avait écrite mon grand-père en 2012,
00:50pour m'inviter, m'enjoindre à m'engager en politique.
00:53Et ce que j'essaye d'expliquer tout au long de ce livre,
00:55en effet, je reparle de cet héritage familial et politique,
00:57en quoi je le perpétue, je le dépasse, je le réinterprète.
01:01Mais si tu te sens, Le Pen, finalement, ce n'est pas tant un nom de famille qu'une attitude face aux événements.
01:05Non, mais vous l'aviez abandonné, le nom Le Pen, c'est vrai.
01:10Vous racontez d'ailleurs tout ça dans le livre,
01:12parce que c'était difficile à porter, à assumer parfois.
01:16Alors, ce qui est sûr, c'est qu'évidemment, il y a une trentaine d'années de cela,
01:18à l'école publique notamment, être la petite fille de Jean-Marie Le Pen n'était pas neutre,
01:21et moi et mes cousins avons quand même vécu un certain nombre de moqueries,
01:27parfois de violences verbales, parfois même physiques.
01:30Bon, on va dire formateurs à certains égards,
01:32mais je reviens sur l'histoire de ce nom qui est un peu singulière,
01:34puisque les conditions particulières de ma naissance, j'en parle dans le livre,
01:37font que je me suis appelée Marion Le Pen pendant trois ans,
01:40avant d'être adoptée par celui qui est mon père et de devenir Marion Maréchal.
01:43Donc, j'ai toujours eu un attachement particulier à ces deux noms.
01:45Et Marion Maréchal Le Pen avait été, d'une certaine manière, mon nom de guerre en politique.
01:49Et quand j'ai quitté la politique en 2017, je suis revenue un peu symboliquement à mon nom civil,
01:54comme une manière d'acter que je quittais la politique vraiment, c'est ce que je veux dire.
01:58C'est la raison pour laquelle, ce matin, je vous pose la question,
02:01est-ce que vous reprenez votre nom de guerre, entre guillemets, politique, Marion Maréchal Le Pen ?
02:06On peut vous appeler Marion Maréchal Le Pen ?
02:08Non, mais très souvent sur les plateaux, vous savez, mes adversaires appuient sur le nom Marion Maréchal Le Pen,
02:13comme si cela me mettait mal à l'aise, alors que j'assume parfaitement.
02:16Maintenant, je n'ai pas d'intention particulière de réafficher Marion Maréchal Le Pen.
02:21Je pense que les gens savent qu'en étant Marion Maréchal, je suis malgré tout de la famille Le Pen.
02:25Et c'est tout ce que je pense, c'est le plus important.
02:27Oui, mais c'est aussi le fil conducteur de ce livre,
02:29et en même temps de l'histoire qui est en train de se dérouler sous nos yeux.
02:33Parce que, est-ce que le nom Le Pen est toujours un obstacle ?
02:37Est-ce qu'il y a dans les réquisitions au procès en appel du RN, au-delà des faits reprochés bien sûr,
02:43mais cet état d'esprit de certains qui ne veulent pas d'un Le Pen ou d'une Le Pen au pouvoir,
02:48en l'occurrence votre tante Marine Le Pen ?
02:50Je ne crois pas qu'aujourd'hui pour les Français, le nom Le Pen soit un obstacle.
02:53Au contraire, je pense que le nom Le Pen dans l'inconscient général est plutôt une marque de solidité,
02:57de courage, de refus du politiquement correct,
03:00d'une capacité quand même à voir loin, et peut-être même avant les autres, disons-le, sur un certain nombre de sujets.
03:05Maintenant, ce qui est sûr, c'est que l'enjeu pour 2027, c'est d'élargir et de rassembler au maximum.
03:11Parce que, quelles que soient les qualités du candidat, Le Pen ou pas, d'ailleurs, aucun parti politique ne peut gagner seul.
03:16Ça, c'est mon grand combat depuis des années.
03:17Moi, je le retrace dans le livre, d'ailleurs, depuis 2012, défenseuse de cette idée de coalition des droites.
03:23Donc maintenant, moi, tout l'objet est de savoir comment nous rassemblons suffisamment d'ici 2027
03:29pour nous donner les moyens de gagner, et j'espère être un des acteurs centraux de cela.
03:33Vous rassemblez, effectivement, Marion Maréchal, ou Marion Maréchal Le Pen,
03:37parce que, évidemment, vous étiez fâchés avec Jordan Bardella et l'ensemble du RN.
03:43Vous étiez fâchés.
03:43Alors, les choses sont un peu plus compliquées.
03:45Je reviens d'ailleurs...
03:45Non, mais il faut le faire synthétique.
03:47En faisant synthétique, je reviens d'ailleurs sur les choix et les ruptures.
03:51Ce qui est sûr, c'est que la présence amicale, et je le remercie de Jordan Bardella à la soirée de lancement de mon livre,
03:56est la démonstration que nous sommes dans une nouvelle étape,
03:58que nous avons tous les deux le souhait de construire l'équipe potentiellement victorieuse pour 2027,
04:04en ayant à cœur chacun d'associer les personnalités avec leur singularité et leurs différences parfois idéologiques,
04:11dans cet esprit de rassemblement autour de l'essentiel,
04:13qui est la défense de la sécurité, de l'indépendance et de l'identité française.
04:16Oui.
04:17Alors, après ces réquisitions, on sent un peu, quand on lit dans les commentaires et même dans les déclarations,
04:24Marine Le Pen un peu abattue, comme si elle était résignée,
04:28en se disant que finalement elle ne pourrait pas être candidate en 2027.
04:33Vous l'avez eue au téléphone, vous avez échangé avec elle ?
04:35Oui, j'échange évidemment régulièrement avec elle, ce serait mentir que de dire que ça n'est pas une épreuve personnelle,
04:41et puis bon, une épreuve politique évidemment, mais Marine Le Pen c'est une femme qui est engagée depuis maintenant des années,
04:46des années en politique, qui se prépare minutieusement à exercer cette fonction de chef d'État,
04:52et donc c'est vrai qu'à l'aune d'une victoire potentielle, et de la reconnaissance finalement de sa légitimité à pouvoir exercer cette fonction,
04:58c'est évidemment difficile que d'imaginer qu'elle puisse potentiellement ne pas se présenter.
05:02Maintenant, attention, les réquisitions ne sont pas la condamnation, c'est le temps maintenant des avocats de la défense,
05:06donc les prévenus vont pouvoir faire valoir leur point de vue et leur défense,
05:10et donc rien n'est encore écrit, et moi j'ai l'espoir qu'elle puisse évidemment se présenter, parce que je trouve que...
05:14Oui, mais vous voyez bien que les chances s'amenuisent progressivement, effectivement pour elles, bien sûr.
05:21Je n'ai pas dit que c'était acquis, mais j'alerte quand même sur le fait que dans un moment où il y a une grande défiance des Français à l'égard de leur justice,
05:28je pense qu'il ne serait pas sain pour le bon fonctionnement démocratique, que ce soit les juges qui décident de l'affiche présidentielle,
05:33et que ce soit finalement aux Français...
05:35Alors les juges, mais eux, c'est à partir de fait aussi, non ?
05:37Vous estimez que c'est un jugement avant tout, enfin un jugement qui n'est pas, mais un réquisitoire politique ?
05:43Je pense en tout cas qu'on l'a vu d'ailleurs dans le jugement et les réquisitions qui ont été faites en première instance,
05:48il y a une tonalité dans les arguments qui ont été avancés, qui parfois en effet relèvent de la politique,
05:56le jugement de valeur notamment qui avait été fait par la juge sur le positionnement anti-européen, par exemple de Marine Le Pen,
06:01le fait qu'on voit à chaque fois un trio s'entendre pour aboutir à ce que les gens de droite soient quand même bien souvent plus persécutés juridiciairement que les gens de gauche.
06:11Je ne sais pas, il y a eu des condamnations, il y a eu ZAC à gauche, il y en a eu d'autres.
06:16Vous savez qu'il y a aujourd'hui une affaire similaire qui est en cours en ce qui concerne Jean-Luc Mélenchon et les assistants parlementaires,
06:22et étonnamment, je ne sais pas si vous l'avez relevé, l'enquête n'a pas avancé d'un pouce, d'un demi-millimètre.
06:29Je note quand même que la célérité de la justice n'est pas toujours la même, on s'en souvient dans l'affaire Fillon.
06:33Je vais vous donner un exemple, moi parfois, qui peut entacher la confiance dans la justice.
06:36Je viens d'être condamnée la semaine dernière en diffamation par la justice, donc contre l'IESH.
06:41L'IESH, c'est le centre de formation des frères musulmans, rien que ça.
06:45Donc j'ai été condamnée pour avoir dit que des islamistes étaient des islamistes,
06:48et si vous voulez, le comble est que ce fameux centre islamique a été entre-temps fermé par le gouvernement,
06:55fermé en l'occurrence par Bruno Retailleau, précisément pour ses liens avec les frères musulmans et les islamistes.
06:59Vous imaginez quand même le délire dans lequel on peut se trouver.
07:02On ne peut pas commenter en fait cette affaire, mais c'était une parenthèse.
07:05Il y a de quoi être interpellé quand même.
07:07Elle a reçu un coup quand même Marine Le Pen ?
07:10Je vous l'ai dit, je pense qu'évidemment c'est difficile.
07:13Maintenant vous connaissez un peu Marine Le Pen pour la fréquenter depuis longtemps,
07:15c'est quand même quelqu'un d'extrêmement pugnace, optimiste, battant.
07:19Oui, n'empêche qu'on prépare le plan B de plus en plus, Jordan Bardella.
07:22C'est d'ailleurs tout à l'honneur de Marine Le Pen de ne pas faire partie de ces catégories de chefs politiques
07:27qui font le vide autour d'eux et qui s'assurent surtout qu'aucune génération n'accède.
07:30Mais évidemment que la coalition au sens large se prépare potentiellement
07:35à ce que Jordan Bardella puisse être le candidat.
07:36Donc vous revenez à la maison, entre guillemets, au RN, c'est ça ?
07:40Tout en gardant quand même votre parti, la liberté.
07:44Je ne suis pas adhérente au Rassemblement National.
07:45J'ai mon propre mouvement Identité Liberté.
07:47Je suis alliée au Rassemblement National,
07:49qui lui-même est allié d'ailleurs à l'UDR d'Éric Ciotti.
07:52Et nous sommes une équipe avec chacun nos singularités.
07:54Qu'est-ce que vous voulez apporter au RN aujourd'hui ?
07:57C'est votre aile, c'est le côté libéral qui manquait ?
08:00Parce que quand on regarde le RN, et Marine Le Pen le disait d'ailleurs,
08:03c'est ni de droite ni de gauche.
08:05Ce qu'elle disait, ce que vous rappelez en fait dans votre livre.
08:08Tout à fait.
08:08Donc le RN il est où alors ?
08:10Dans ce livre qui est d'abord d'ailleurs un livre de vision et d'idées,
08:13vous l'avez compris, je défends en effet une certaine ligne
08:15que d'aucuns qualifieraient d'identitaire, libéral, conservateur.
08:19Et donc mon but c'est de faire en sorte que cette ligne,
08:21qui n'est pas tout à fait celle du RN, je l'assume parfaitement,
08:23soit représentée dans la coalition, pèse, compte,
08:26y compris d'ailleurs sur le programme de 2027.
08:29Et peut-être demain, si nous avons la chance de remporter cette élection de 2027,
08:33dans l'exercice du pouvoir.
08:35Et Bardella est plutôt sur votre ligne ?
08:37Pour l'instant, si vous voulez, on n'en est pas là pour une raison simple.
08:39Non mais on le sent à travers ses déclarations quand même.
08:42Ce n'est pas lui aujourd'hui le candidat.
08:43S'il est candidat, j'imagine qu'il imprimera sa marque sur un programme présidentiel.
08:47Et à ce moment-là, évidemment, on verra la tonalité qu'il veut en donner.
08:50Moi, mon objectif, en tout cas, c'est de faire en sorte que cette vision
08:53que je défends depuis maintenant 15 ans, pèse et compte et soit représentée
08:56sans sacrifier à ma liberté de ton et de proposition.
08:59Justement sur le budget, sur les retraites, on a vu que ce n'était pas forcément
09:02d'inspiration libérale, le RN, dans les décisions.
09:06Comment vous allez faire ?
09:08Ce qui est vrai aussi, c'est qu'on a entendu beaucoup de caricatures,
09:11parfois un peu outrancières.
09:12Il n'y a pas de la caricature.
09:13Le RN n'est pas un parti libéral au sens strict.
09:17Ce n'est pas non plus un parti socialiste.
09:18Il ne faut pas exagérer.
09:18J'ai entendu dire...
09:19Non, mais il y a parfois des arguments de Marine Le Pen qui sont de gauche.
09:22J'ai entendu dire que quasiment, ils avaient un programme LFIS.
09:25Le programme LFIS, c'est 130 milliards d'euros d'augmentation,
09:28si vous voulez, de dépenses publiques.
09:29On est très loin de ça en ce qui concerne le RN.
09:31Il y a quand même une ligne de conduite,
09:33même si moi, je n'ai pas été d'accord avec tous leurs choix et leurs propositions.
09:35Mais une ligne de conduite consiste à dire qu'on baisse les impôts
09:38sur les entreprises et les classes moyennes.
09:39On baisse quand même globalement la dépense publique.
09:42Et en cela, évidemment, je suis d'accord,
09:44même si moi, je suis, vous l'avez noté,
09:45pour une réforme des retraites qui ne soit pas tout à fait celle qu'ils proposent.
09:48Entre autres choses...
09:49Vous êtes plus proche d'ailleurs des LR.
09:50Est-ce que ça veut dire, tiens, que vous voulez rapprocher le RN des LR ?
09:55Votre objectif, c'est ça ?
09:56C'est l'union des droites, comme vous le dites, un bloc national.
10:00Vous pouvez être ce lien ?
10:02Ce qui est sûr, c'est que l'une des missions que je souhaite exercer,
10:04et j'en parle en effet dans le livre,
10:06c'est d'être le trait d'union entre ce camp national et également les républicains.
10:10Pourquoi pas d'ailleurs jusqu'à une partie d'horizon ?
10:13Je dis bien une partie d'horizon,
10:14parce que je pense qu'il y a des gens au sein d'horizon,
10:15et je ne parle pas d'Edouard Philippe,
10:16avec qui on peut faire des choses,
10:17comme par exemple Christelle Morancet,
10:19qui est aujourd'hui à la tête des pays de la Loire,
10:21et qui, typiquement, sur les questions économiques...
10:23Vous pouvez élargir.
10:24Moi, je pense, et d'ailleurs...
10:25Et c'est ce que vous allez vous employer à faire.
10:26Et ce trait d'union, je le pratique déjà au Parlement européen,
10:30puisque au Parlement européen,
10:33le groupe dans lequel je suis,
10:34qui est d'ailleurs celui de Georgia Meloni également,
10:36est un groupe qui travaille avec François-Xavier Bellamy,
10:39DLR, avec Jordan Bardella, du RN,
10:41et en travaillant ensemble,
10:42nous obtenons des résultats,
10:43nous construisons des majorités à droite,
10:46nous mettons en minorité la gauche,
10:47et grâce à cela, par exemple...
10:48Vous discutez avec Bruno Rotaillot ?
10:50Alors, j'ai un certain nombre de contacts,
10:53pas avec lui directement, pour être honnête,
10:54mais j'entretiens des relations
10:55avec un certain nombre de républicains,
10:57parce que je pense que quelle est la leçon...
10:59Les républicains qui sont toujours chez les républicains,
11:01qui discutent avec vous.
11:02Oui, et la leçon que j'espère pouvoir porter auprès d'eux,
11:05c'est celle du budget.
11:06C'est-à-dire qu'en fait,
11:07quand les LR font le choix de s'allier avec les macronistes,
11:10ça finit avec le renoncement, l'impuissance,
11:12et la victoire de la gauche, et des socialistes.
11:15Et donc, tout l'enjeu d'ici 2027
11:16est de convaincre ces républicains de dire,
11:18en fait, si vous croyez en ce que vous disiez,
11:20si vous voulez défendre votre ligne,
11:22tournez-vous vers le camp national,
11:23changez votre stratégie d'alliance,
11:25parce que finalement, vous vous rendez compte
11:26qu'il finit, vous êtes totalement cocu
11:27en ce qui concerne le budget.
11:29Et Marion Maréchal, dans cette union,
11:32c'est une adversaire ou une éventuelle partenaire ?
11:35Écoutez, moi j'ai regardé ce que fait Sarah Knafo à Paris,
11:37et personne ne lui enlèvera d'ailleurs son dynamisme.
11:39Maintenant, regardons quand même les choses en face.
11:41Sarah Knafo ne gagnera pas la mairie de Paris.
11:44Non, mais enfin, vous avez vu,
11:46elle fait aux environs de 10% dans les intentions de vote.
11:48Et donc, la question maintenant est de savoir
11:50qu'est-ce qu'elle fera au second tour,
11:52si elle était qualifiée.
11:55Moi, j'ai cru comprendre qu'elle envisageait
11:57la possibilité de pouvoir se retirer
11:58parce qu'elle ne veut pas faire, je cite,
12:00perdre la droite dans tous les cas,
12:02mais si donc l'objectif, c'est de se qualifier pour se retirer
12:05et donc laisser le champ totalement libre
12:06à Rachida Dati, dont je considère, moi, pardonnez-moi,
12:09qu'elle est totalement macronisée,
12:10c'est une...
12:11Elle est à l'échelle républicaine quand même.
12:13Oui, bon d'accord, elle a été réintégrée,
12:15c'est une ministre macroniste.
12:16Oui, mais on peut changer d'avis, vous avez bien changé d'avis, vous.
12:19Non, mais attendez, Marion Maréchal.
12:20Oui, d'accord, non, mais c'est pas le sujet.
12:21Le sujet, moi je parle des idées.
12:23Qu'est-ce qu'elle fait, de droite,
12:25ou plutôt qu'est-ce qu'elle ne fait pas,
12:26aujourd'hui, au ministère de la Culture ?
12:28Je n'ai pas vu, pardonnez-moi,
12:30dans son exercice en tant que ministre de la Culture,
12:33une rupture avec la politique de gauche
12:35que nous voyons depuis des années.
12:36Non, mais il ne faut pas faire élire Rachida Dati, non plus.
12:38Il faut faire élire la gauche ?
12:40Non, c'est pas ça, moi je pense que c'est pour ça
12:40que je soutiens d'ailleurs la candidature de Thierry Mariani,
12:43qui est le candidat du Rassemblement national et de la coalition,
12:45parce que si Thierry Mariani se qualifie au second tour,
12:47c'est-à-dire passe la barre des 10%,
12:48j'ai l'assurance d'avoir des élus
12:51qui, eux, seront les empêcheurs de tourner en rond,
12:52qui forceront Rachida Dati, finalement,
12:55à conduire une politique de droite,
12:56parce qu'ils seront présents,
12:57et qu'elle ne pourra pas faire sans eux.
13:00Marion Maréchal, un mot sur l'affaire Epstein.
13:02Après le grand déballage,
13:04qu'est-ce que vous attendez, vous ?
13:05Est-ce qu'il faut une nouvelle enquête en France ?
13:08Une commission d'enquête parlementaire,
13:10comme le proposent les filles ?
13:11Qu'est-ce que vous en attendez ?
13:12Écoutez, on peut tout envisager,
13:14mais déjà, la première des choses,
13:15je pense que c'est que M. Jack Lang
13:16démissionne de l'Institut du Monde Arabe.
13:19Parce qu'honnêtement,
13:20quand on voit aujourd'hui les liens privilégiés
13:22qu'ils entretenaient avec cette ordure,
13:23pardonnez-moi de le dire,
13:25au-delà d'ailleurs de tous les sujets
13:26dont on pourrait parler sur l'Institut du Monde Arabe,
13:28qui est quand même dans une situation financière douteuse,
13:31et les polémiques passaient sur les petits fours,
13:32et j'en passe,
13:33je pense que maintenant,
13:34ils devraient, par dignité personnelle,
13:36se démettre et cesser de représenter la France
13:38dans cet institut.
13:39Bon, vous vous appelez à la démission.
13:41Au moins sa fille, elle, a eu cette dignité-là,
13:43puisqu'elle s'est démis de ses fonctions.
13:44Et sinon, une enquête judiciaire ?
13:48Pour aller un petit peu plus loin ?
13:49Si tant est qu'il y ait des choses
13:51à aller chercher ?
13:52Oui, pourquoi pas ?
13:53Pour l'instant, j'ai l'impression
13:54que parfois on tire le fil
13:56pour compromettre des gens
13:57sans qu'il y ait vraiment fondamentalement
13:58des choses concrètes.
13:59Mais bon, moi, je n'ai rien à cacher,
14:01et je crois que dans le camp national non plus,
14:02sans aucune difficulté.
14:03Donc, ce n'est pas nous que ça va éclabousser.
14:05Marion Maréchal, un mot aussi,
14:07il y a un chapitre qui est intéressant
14:08dans votre livre,
14:09sur le moment des gilets jaunes.
14:11Vous vous êtes retrouvée au cœur des manifestations,
14:13vous étiez, je crois, à Lyon,
14:14en fait, à l'époque, c'est ça.
14:16Et c'était Marion au milieu des lacrymaux,
14:21Marion la bourgeoise, etc.
14:24Marion la bourgeoise ?
14:25Non, mais c'est un peu ça.
14:27Non, écoutez, vous savez,
14:28moi, j'ai été élue pendant des années
14:30dans un territoire qui est un territoire
14:31très populaire,
14:34qui était le Vaucluse.
14:36Et j'ai été pendant longtemps le porte-voix,
14:38et je suis toujours d'ailleurs de cette France-là.
14:40Et je suis allée au contact des gilets jaunes,
14:42j'ai manifesté avec eux,
14:43parce qu'en fait, contrairement à ce qui a été dit,
14:45ça n'était pas un mouvement de gauche
14:47et encore moins d'extrême-gauche,
14:48c'était un mouvement de ras-le-bol fiscal.
14:51J'ai d'ailleurs été très triste
14:52de voir, finalement,
14:54deux Frances qui partagent énormément de choses,
14:55c'est-à-dire la France des forces de l'ordre,
14:57affronter la France, finalement,
14:59de ses travailleurs mal et peu reconnus,
15:01parce qu'en fait, c'est la même France.
15:03Et j'ai vu un moment de réconciliation,
15:04d'ailleurs, assez touchant.
15:05J'étais à la manifestation des policiers
15:06la semaine dernière,
15:08j'ai vu les policiers crier dans les haut-parleurs
15:11« Nous aimons les agriculteurs ! »
15:12J'ai vu les agriculteurs aller aussi
15:13aux manifestations des policiers.
15:15Parce qu'en fait, cette France-là,
15:16elle a le même problème.
15:17C'est-à-dire une France qui travaille,
15:18qui se lève tôt le matin
15:18et qui a un métier qui ne paye pas
15:20et qui n'arrive pas à joindre les deux bouts
15:22parce qu'elle est pressurisée
15:23pour financer, finalement,
15:24la politique sociale délirante
15:25qui est la nôtre et d'assistanat
15:27et qui est aujourd'hui, évidemment,
15:29noyée par le coût de l'immigration.
15:30Un dernier mot, rapidement.
15:32Le droit de vote des étrangers
15:33non ressortissants de l'Union Européenne
15:35aux municipales,
15:36c'est une proposition de loi écologiste
15:38qui a été adoptée en commission
15:39qui sera discutée la semaine prochaine.
15:43Qu'en pensez-vous ?
15:44J'y suis évidemment extrêmement hostile.
15:46Je sais que LFI et l'extrême-rouche
15:48aujourd'hui capitalisent
15:49sur le vote clientéliste
15:50aujourd'hui de communautés extra-européennes.
15:53Mais si c'est cela,
15:54évidemment, ce serait un drame.
15:56Moi, je suis même contre,
15:56je vais vous dire,
15:57le fait que nous puissions
15:58être ressortissants Européens,
16:00étrangers et voter aux élections locales.
16:02Pour moi, la citoyenneté
16:03va avec la nationalité.
16:05Seuls les Français doivent pouvoir
16:06s'exprimer sur leurs élections en France.
16:08Merci Marion Maréchal
16:10ou Marion Maréchal-Le Pen.
16:12Mais comme vous préférez,
16:13je vois que ça vous tient à cœur.
16:16Vous l'avez dit vous-même,
16:18vous aviez abandonné
16:19parce que vous repartiez dans le civil,
16:20vous revenez complètement
16:21à l'attaque politique.
16:23Une fois de plus,
16:24je pense que les gens
16:25me connaissent,
16:25Marion Maréchal,
16:25ils connaissent mes idées,
16:26ça ne les empêche pas
16:27de savoir qui je suis,
16:28d'où je viens
16:28et où je vais, je l'espère.
16:29Allez, nous commentons
16:30dans un instant,
16:31vous avez la parole,
16:320 826 300 300.
16:33On revient sur cette interview,
16:35sur ce qui a été dit justement.
16:37Est-ce que vous pensez
16:37que les chances de Marine Le Pen
16:39d'être candidate à la présidentielle
16:41se sont amenuisées ?
16:42Et puis, on reviendra
16:43sur l'affaire Epstein.
16:44Est-ce que vous voudriez
16:45une enquête judiciaire en France ?
16:48Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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