- il y a 11 heures
Avec Jérôme Guedj, député PS de l'Essonne et candidat à la présidentielle
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##L_INVITE_POLITIQUE-2026-02-12##
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NewsTranscription
00:00Sud Radio, l'invité politique, Patrick Roger.
00:07Il est 8h17, l'invité politique, ce matin mon invité c'est Jérôme Gatch, député PS de l'Essonne et
00:13candidat à la présidentielle.
00:16Bonjour Jérôme Gatch.
00:17Bonjour.
00:18Bah oui, monsieur le candidat à la présidentielle.
00:20On va aborder donc votre candidature baroque.
00:24C'est vous-même qui l'a qualifié, certains en fait.
00:26Exactement, j'ai qualifié de baroque la primaire qui était envisagée, mais il y en a certains qui ont détourné.
00:32On va y revenir, l'absence peut-être aussi à cette présidentielle de Marine Le Pen, on va l'évoquer
00:36dans un instant,
00:37la nomination de votre ancien adversaire Amélie de Montchalin, l'essu d'Epstein, voilà, c'est quelques questions qu'on
00:43va aborder, puis peut-être d'autres.
00:45Donc candidat à la présidentielle, il y a bien des étapes avant cela encore.
00:49L'une des énigmes, je le disais ce matin, c'est la présence ou non aussi de Marine Le Pen.
00:55Est-ce que vous jugeriez comme une anomalie démocratique qu'elle soit absente de l'élection ?
01:01Moi je ne juge jamais comme une anomalie démocratique que l'état de droit se déroule.
01:05Et donc il y a une procédure judiciaire, il y a des juges, il y a des recours, il y
01:09a de l'appel.
01:10Donc si on commence à introduire dans le débat politique le fait que le déroulement naturel d'une procédure judiciaire
01:19soit une anomalie démocratique,
01:23alors on fragilise ce à quoi on se bat quand on fait de la politique, à savoir l'état de
01:27droit.
01:27Donc, Duralex aide l'ex.
01:29Et nous verrons donc désormais le 7 juillet dans quelle situation le Rassemblement National se présentera à l'élection présidentielle.
01:35Parce que la réquisition est assez forte avec 5 ans d'inéligibilité.
01:39Si elle n'avait que 2 ans, elle pourrait être candidate.
01:41Mais la réquisition est à 5 ans, elle a déjà été condamnée à l'éligibilité.
01:46Mais est-ce qu'elle est sévère selon vous cette réquisition ?
01:47Écoutez, je ne suis pas pénaliste, je ne suis pas juriste.
01:51Vous n'êtes pas des perdraux de l'année, vous faites de la politique, vous avez l'habitude de ça,
01:55vous avez vu aussi la justice.
01:56Encore une fois, si on rentre dans cette seule logique, alors on fragilise tout l'édifice sur lequel, de manière
02:04parfois fragile, continue à fonctionner notre démocratie.
02:08Il y a plein d'éléments qui peuvent le fragiliser.
02:10On parlera tout à l'heure de la nomination d'Abelie de Montchalin à la Cour des comptes.
02:15Soyons précautionneux sur les choses qui tiennent à peu près le pays.
02:19Mais vous savez aussi qu'en même temps, puisque vous faites de la politique, que sur le terrain, parfois, on
02:24dit,
02:24et certains électeurs du Rassemblement National disent, oui, on nous prive de notre candidate, quoi.
02:31Oui, mais ce faisant, on oublie la raison, on oublie le fait générateur, comme on dit en droit,
02:39un détournement massif de fonds publics, en l'occurrence de fonds européens,
02:45dévoyés de leur fonction initiale pour financer un parti politique.
02:49Et l'instruction et le premier procès ont établi que c'était un effet de système.
02:58Donc, pour un parti qui, souvent, met en avant la chasse au comportement non vertueux
03:05et la recherche de l'exemplarité, pardon, mais c'est l'arroseur arrosé.
03:08Bon, voilà. Alors, Jérôme Gatch, donc, vous avez annoncé à la surprise générale,
03:11votre candidature à la présidentielle, sans passer, ce qui est important, sans passer par la case primaire.
03:17D'où certains qui disent, c'est baroque, quoi.
03:19Non, mais, pourquoi j'ai annoncé cette candidature ? Et pourquoi je le réitère ?
03:23Et pourquoi je persiste à penser que, dans une élection présidentielle, et d'ailleurs dans un engagement politique,
03:29il faut être fidèle à ses convictions. Voilà.
03:30Moi, je veux porter une voix qui, à gauche, existe dans le pays, mais n'est pas très entendue actuellement.
03:37C'est ce que j'appelle. C'est la gauche républicaine.
03:40C'est la gauche universaliste. C'est la gauche laïque.
03:42C'est l'idée selon laquelle on peut être à gauche, vouloir transformer la société, s'attaquer aux inégalités,
03:49mieux organiser le partage, et ne pas transiger avec les questions républicaines,
03:54avec les questions régaliennes, avec les questions de sécurité, avec les questions de défense,
03:59avec les questions de laïcité, avec les questions de refus de la brutalisation du débat politique.
04:05Cette gauche-là, elle n'est pas assez entendue.
04:08Elle est, comment dire, fan d'Olivier Faure, le PS, tout ça, c'est pas cette gauche républicaine ?
04:13Mais, ce qui a justifié le moment auquel j'ai annoncé ma candidature, c'est qu'à ce moment-là...
04:20Mais je vais répondre avec...
04:22Est-ce que Glucksmann, Olivier Faure, ce n'est pas de la gauche républicaine ?
04:25Alors, à ma connaissance, Raphaël Glucksmann n'a pas annoncé sa candidature à l'élection présidentielle.
04:30Et je l'ai fait à un moment où le Parti Socialiste, ou d'ailleurs, je corrige,
04:34Olivier Faure, sans mandat du Parti Socialiste, puisque le PS ne s'est pas prononcé sur cette stratégie,
04:39est allé à Tours, c'était le 24 janvier, pour dire, c'est très intéressant,
04:43une primaire écologiste, en gros, avec peut-être des socialistes,
04:47puisqu'il y a Clémentine Autain, François Ruffin, Marine Tondelier,
04:51qui sont des gens qui portent une ligne politique parfaitement respectable,
04:54qui est celle de l'écologie, et qui serait élargie au reste de la gauche.
05:00Pour moi, ça ne fait pas la gagne.
05:02Je n'ai pas envie de parler de tambouille, mais quand même,
05:04il faut se dire que quand on est candidat à l'élection présidentielle,
05:07et qu'on envisage ce défi-là, on ne fait pas ça pour témoigner.
05:13Moi, l'objectif n'est pas de délimiter un périmètre de la gauche,
05:16l'objectif est de voir est-ce que de ce périmètre-là peut être issu un candidat
05:19qui se visse au deuxième tour, et qui est capable, parce que c'est ça l'important,
05:24de recueillir des voix de gens qui ne viennent pas de son camp.
05:26Et là, je le dis, il y a des ambiguïtés.
05:28La politique, vous savez, c'est trois choses.
05:30Ça commence par des valeurs, et moi, je l'assume,
05:33j'ai une rupture indépassable avec la direction de la France Insoumise
05:37et avec Jean-Luc Mélenchon.
05:39Parce que, sur des questions de valeurs, sur le rapport à la République,
05:41à la laïcité, à la lutte contre l'antisémitisme,
05:44il y a des lignes rouges qui ont été franchies,
05:46et qui font qu'on ne peut pas s'acoquiner
05:50et entretenir la possibilité de faire quelque chose avec eux.
05:54Deuxième élément essentiel, c'est d'avoir une orientation politique.
05:57Moi, c'est la République qui protège.
05:59C'est l'idée selon laquelle il y a des situations d'inquiétude de nos concitoyens
06:04qui demandent de la protection.
06:05La protection sociale, la protection économique,
06:08et évidemment, face au sujet de l'insécurité
06:12ou des inquiétudes internationales,
06:14une fermeté sur ces questions régaliennes.
06:17Et puis, la troisième chose qui a aussi son importance dans la période,
06:20c'est l'idée qu'on ne peut pas avoir raison tout seul.
06:22Moi, je revendique la culture du compromis.
06:24Des convictions fortes, mais la possibilité,
06:27parce que la politique, c'est ça,
06:28d'être dans la dispute apaisée.
06:29Compromis, donc, avec le centre, avec la droite, etc.
06:32Non, mais, en tous les cas, c'est l'idée que celui qui sera,
06:37ou celle qui sera élu, en 2027,
06:39je suis convaincu qu'il n'aura pas de majorité absolue,
06:42parce que la tripartition de la vie politique,
06:44telle qu'on la connaît, elle va perdurer.
06:46Et qu'à ce moment-là, il faut être en capacité de discuter avec des gens.
06:49Ce qu'on a improvisé de manière peut-être un peu foutraque
06:52à l'occasion du vote, du budget, là.
06:54Moi, je ne suis pas devenu macroniste.
06:56Je ne suis pas une béquille de ce gouvernement.
06:59Simplement, j'ai pris mes responsabilités en discutant.
07:01On l'a fait, on a convaincu le Parti Socialiste
07:03de participer à cet exercice.
07:04Bon, donc, vous dites une gauche républicaine,
07:07et entre les lignes,
07:10vous accusez certains, donc, au PS,
07:12de ne pas être suffisamment républicain,
07:13parce qu'il n'y a pas de digue avec LFI.
07:15LFI, c'est un peu ça.
07:17Il faudrait une digue avec LFI,
07:19de la part de la gauche ?
07:20Moi, je l'ai expérimenté dans ma chaire, si j'ose dire.
07:23En juillet 2024,
07:24quand le nouveau Front Populaire,
07:26après la dissolution, a été créé,
07:27j'ai refusé d'être candidat dans ce cadre-là.
07:29J'ai refusé d'avoir le soutien de la France insoumise,
07:32parce que, vous savez,
07:33à un moment, il faut savoir être cohérent avec soi-même.
07:35Quand on a une rupture sur des principes,
07:37quand on a des désaccords
07:40qui pré-existaient à gauche,
07:41on peut débattre d'un niveau de TVA,
07:44d'un niveau de financement pour l'école,
07:46ce qu'on veut.
07:46Mais sur les valeurs,
07:47on ne peut pas transiger,
07:48on ne peut pas s'accommoder,
07:50on ne peut pas regarder ailleurs
07:52quand on a des désaccords de principe.
07:54Sur le fond, finalement,
07:55on dit que LFI s'occupe beaucoup plus
07:57de quartiers populaires que le PS.
08:01Il s'occupe, en fait,
08:02des gens qui sont dans la difficulté, etc.
08:04Vous ne le croyez pas, ça ?
08:06Mais moi, je pense qu'il ne faut pas s'en occuper
08:07en s'adressant,
08:08en segmentant la société.
08:10Ah, c'est ce qu'ils font ?
08:10Il ne faut pas...
08:11Il n'y a qu'une seule communauté,
08:13c'est la communauté nationale.
08:14Moi, je ne sais pas ce que c'est
08:15des quartiers populaires.
08:16Il y a des gens qui vivent
08:17des situations de salariat,
08:19de précarité pour certains d'entre eux.
08:21Battons-nous sur la question
08:22du pouvoir d'achat.
08:23Battons-nous sur la question
08:24des services publics
08:25qui, parfois, sont absents
08:26de ces quartiers,
08:27mais aussi de zones rurales
08:28ou de zones périurbaines.
08:30C'est ça, les attentes
08:31de nos concitoyens.
08:32Partons de leurs besoins.
08:33Partons de leurs sentiments
08:34de relégation.
08:36Organisons le partage
08:37dans la société.
08:37Le partage des richesses,
08:38c'est la justice fiscale.
08:40Le partage des savoirs,
08:41c'est le projet éducatif
08:43qui doit être au cœur
08:44de tout projet de gauche.
08:45Et c'est le partage des pouvoirs
08:46avec moins de verticalité.
08:48Encore un mot,
08:49Jean-Mguetge,
08:49à propos de ça.
08:50Est-ce que, en fait,
08:53votre opposition à LFI
08:54vient aussi d'un antisémitisme
08:56que vous avez dénoncé
08:57à quelques reprises ?
08:58Évidemment, quand je vous parle...
08:59Oui, c'est toujours...
09:01Hier, par exemple,
09:02Rima Hassan
09:03n'a pas manqué de souligner
09:04que Fabrice Edan
09:05était franco-israélien.
09:06Est-ce que vous pensez
09:07que c'était une remarque
09:08comme ça au passage
09:09ou que c'était une volonté
09:11délibérée ?
09:11Il y a une forme
09:13d'obsession permanente
09:14à ramener à tout
09:15à une essentialisation
09:16du débat politique.
09:17De regarder
09:18d'où viennent les gens,
09:20d'où ils parlent,
09:22pour soit les stigmatiser,
09:23soit essayer
09:24de les séduire.
09:25Moi, voilà,
09:26je suis un républicain conséquent.
09:27Je m'adresse
09:28qu'à des citoyens
09:29libres et émancipés,
09:31indépendamment de leur origine,
09:32indépendamment de leur foi.
09:33Je suis attaché
09:34à la laïcité,
09:35je suis attaché
09:35à ce qu'on appelle
09:36l'universalisme républicain
09:38et je n'aime pas
09:39que dans la société française,
09:41eh bien,
09:42dans ce qui serait
09:43une nouvelle France,
09:44sous-entendu,
09:45la France actuelle
09:46serait problématique.
09:48Voilà.
09:48La France,
09:48elle a un passé,
09:49elle a un présent,
09:50elle a une histoire,
09:51un futur.
09:52C'est une continuité
09:54et l'idée
09:54de tourner une page
09:56comme ça,
09:57sous-entendu
09:58que la précédente
09:59serait problématique,
10:00ça me pose difficulté.
10:01Bon,
10:03vous avez des troupes
10:03derrière vous ou pas au fait ?
10:05Moi,
10:05j'ai cette ligne politique-là
10:06et il y a plein de gens
10:07qui s'y rejoignent.
10:08Moi,
10:08je défends des idées.
10:09plein de gens,
10:10d'accord,
10:10mais c'est qui ?
10:10Il y a des leaders,
10:11il y a d'autres personnes
10:12avec vous ?
10:12Vous savez,
10:13moi je souhaite que,
10:14je ne veux pas être
10:15un candidat hors sol,
10:16j'ai envie de travailler
10:18avec Raphaël Guzman,
10:19vous l'avez mentionné
10:19tout à l'heure,
10:20avec des gens issus
10:21du Parti Socialiste,
10:22avec des gens
10:22de l'écologie républicaine,
10:24avec des gens
10:24du Parti Radical de Gauche
10:25et avec des citoyens,
10:26des intellectuels,
10:27des acteurs associatifs,
10:28des chefs d'entreprise,
10:30des gens qui sont engagés.
10:31Vous avez déjà des soutiens.
10:32Vous avez déjà des soutiens.
10:33En tous les cas,
10:33je ne le vois
10:34et je ne le vois
10:34et je ne le vois pas.
10:35Mais non,
10:35parce que je ne fais pas
10:37une écurie présidentielle.
10:39Amélie Monchalin,
10:40elle n'est pas dans votre camp.
10:41Elle n'est pas dans mes soutiens.
10:42Non,
10:42je vous confirme.
10:43Vous l'avez battu,
10:44on se souvient,
10:45lors des législatives.
10:46En 2022,
10:46oui,
10:47c'est ça.
10:47Il y a une polémique
10:48sur sa nomination.
10:51Quelle est,
10:52vous,
10:52votre réaction polémique
10:54parce qu'il y a
10:55un conflit d'intérêts.
10:57Elle a été au budget.
10:59Elle va à la cour des comptes.
11:00Il y a cette nomination.
11:01Elle est très jeune.
11:02Souvent,
11:03on met des gens
11:03très expérimentés.
11:04Qu'en pensez-vous ?
11:05Évidemment,
11:06il y a quelque chose
11:07qui dérange.
11:08Je ne parle évidemment pas
11:10de la compétence
11:10d'Amélie Monchalin
11:11en matière de finances publiques.
11:13Elle a été une interlocutrice
11:14de grande qualité,
11:15y compris avec laquelle
11:16on a pu négocier,
11:18obtenir des avancées
11:20pour les Français.
11:21Je pense à la prime
11:22d'activité
11:23ou au débat
11:24qu'on a eu
11:25sur la suspension
11:25de la réforme
11:26des retraites.
11:27Non,
11:28ce qui est gênant,
11:28c'est que c'est une première
11:29de passer directement
11:30du poste de ministre
11:32en charge des comptes publics
11:33à celui
11:35du premier président
11:36de la Cour des comptes
11:37dont une des missions
11:38est de juger
11:39de ses comptes
11:40a posteriori
11:41et des politiques publiques
11:43qui ont été menées.
11:44Et donc,
11:45il y a un côté
11:46en effet un peu
11:48jugé parti.
11:49C'est incompatible.
11:49C'est incompatible.
11:50C'est gênant.
11:51Alors,
11:51j'entends qu'il y a
11:51de la collégialité
11:52à la Cour des comptes
11:53mais ce que je vous disais
11:53tout à l'heure
11:54sur la démocratie,
11:55sur le rapport
11:55à la justice,
11:56c'est la même chose.
11:57C'est un élément
11:58de confiance
12:01que l'existence
12:01de la Cour des comptes
12:02qui en général
12:02vient titiller
12:03les gouvernements
12:04en place.
12:05Et donc,
12:05en permanence,
12:05on se posera la question
12:06de savoir
12:07est-ce qu'elle est capable
12:08d'avoir l'objectivité,
12:10l'impartialité,
12:11d'avoir un regard critique
12:12sur ce qu'elle-même
12:13a conduit
12:14et mené
12:14dans les mois
12:15et les années précédentes.
12:15Et puis,
12:16un autre élément
12:17dont on a un petit peu
12:18moins parlé,
12:18c'est que c'est un poste
12:19inamovible.
12:20Donc, théoriquement,
12:20elle est nommée
12:21jusqu'à l'âge limite
12:22qui est de 68 ans
12:23à la Cour des comptes.
12:24Donc,
12:24elle est nommée
12:24pour 28 ans.
12:26Donc,
12:26personne n'imagine
12:27qu'elle va rester
12:2928 ans
12:30à la Cour des comptes.
12:31ça pose problème.
12:32Et donc,
12:32on ne sait pas
12:32à quel moment
12:33elle partira,
12:34dans quelles conditions,
12:34pour faire quoi.
12:35Et là aussi,
12:36d'habitude,
12:36à la Cour des comptes,
12:37c'est des gens
12:38avec un profil respectable
12:39nommés en fin de carrière
12:40dont on sait qu'après,
12:41ils ne vont pas revenir
12:42dans le jeu politique.
12:43Vous dites,
12:43ça pose problème.
12:44Mais c'est fait maintenant.
12:45Donc,
12:45qu'est-ce que vous voulez
12:45que je vous dise ?
12:46Voilà,
12:47c'est fait.
12:48Et donc,
12:48elle va avoir
12:49à tordre le cou
12:51et à démentir
12:51les inquiétudes
12:52qui se font jour légitimement.
12:54Le scandale,
12:55il y a encore
12:56quelques questions.
12:56Est-ce que vous regrettez
12:57que Yaël Braun-Pivet
12:58se soit opposé
12:59à la création
12:59d'une commission d'enquête
13:00sur le sujet ?
13:01J'en ai parlé hier
13:02avec Yaël Braun-Pivet
13:04et je comprends
13:05son point de vue.
13:06Parce qu'une commission d'enquête,
13:08vous savez concrètement
13:09ce que ça veut dire ?
13:10C'est des administrateurs
13:11de l'Assemblée nationale
13:11et des parlementaires.
13:13Donc,
13:13il y a des parlementaires
13:14qui auditionnent
13:15des personnes
13:16et elle a quelques moyens
13:17de l'Assemblée nationale
13:19avec des administrateurs
13:19qui sont mis à disposition
13:20pour préparer
13:21les auditions,
13:22etc.
13:22Est-ce que vous pensez
13:26tentaculaire, gigantesque
13:26de ces éléments-là,
13:28ce lieu-là sera capable
13:29de rassurer l'ensemble
13:31de nos concitoyens
13:31qui légitimement,
13:32là aussi,
13:33ont envie d'une seule chose,
13:35qu'il n'y ait pas d'omerta,
13:36qu'il n'y ait pas
13:36de truc qui soit planqué.
13:39Moi, je vais vous dire,
13:40je pense qu'il faut
13:41qu'on torde le cou,
13:43là aussi,
13:44à toute la petite musique
13:45complotiste
13:46qui donnerait l'impression
13:47de dire,
13:47si on ne fait pas
13:48la pleine vérité,
13:49combien de Français
13:49sont concernés,
13:50combien de hauts fonctionnaires,
13:51combien de politiques,
13:52combien de gens du monde,
13:53de la culture,
13:53et de quelle nature
13:54ont-ils été concernés ?
13:55Est-ce que c'était juste
13:56des relations financières
13:58qui sont déjà gênantes,
14:00parce que ça veut dire
14:01qu'on est fasciné
14:02par le fric,
14:03on est fasciné
14:04par le pouvoir,
14:05les avions,
14:06les bagnoles
14:06qui sont mises à disposition,
14:07donc déjà ça,
14:08c'est problématique,
14:08et puis évidemment,
14:09ceux qui ont été impliqués
14:11dans les affaires pédocriminelles
14:12et là,
14:13qui ne peuvent recueillir
14:14que notre dégoût d'omis.
14:15Donc, ce que je veux dire,
14:16c'est qu'il y a besoin
14:16de cette transparence,
14:17mais je ne suis pas convaincu
14:18que l'outil commission
14:19d'enquête parlementaire
14:20soit le bon pour le faire,
14:22mais c'est vrai
14:22qu'il y a un trou
14:23dans la raquette,
14:23parce qu'il y a des procédures
14:25judiciaires en France,
14:26il y a des sanctions administratives,
14:27mais il faut que tout ça
14:28soit coordonné dans un endroit.
14:29Jérôme Gadji,
14:30il nous reste une minute.
14:31Le droit de vote
14:31des étrangers non européens
14:33aux élections locales,
14:34est-ce qu'il faut l'autoriser
14:35ou pas ?
14:37Vous en parlez
14:38parce que c'est un texte
14:39qui sera peut-être examiné
14:40si on a le temps aujourd'hui
14:41dans la niche des écologistes.
14:43Il y a un principe
14:44qui est porté depuis des années,
14:45c'est que des personnes
14:46qui résident à l'échelle locale
14:48doivent pouvoir
14:49avoir leur mot à dire.
14:50Elles participent
14:50au conseil des quartiers,
14:51elles sont consultées
14:52par les maires.
14:53Moi, je suis attaché
14:54à ce principe-là,
14:55je suis attaché aussi
14:56au fait qu'on facilite
14:57les procédures de naturalisation
14:59pour les personnes
15:00qui sont en France
15:00et qui participent
15:02à la vie de notre pays.
15:05Je regrette
15:05que ça n'a pas été fait plus tôt
15:07et que ça doit à nouveau
15:08un sujet de cristallisation,
15:10mais sur le principe,
15:11évidemment,
15:11que je suis favorable
15:12à ce que,
15:12ça se fait dans d'autres pays,
15:14des gens puissent donner
15:15leur avis
15:16sur la gestion
15:16de la commune
15:17dans laquelle ils participent,
15:18dans les associations,
15:19dans les conseils de quartier,
15:21dans les amicales de locataires.
15:22Enfin, voilà,
15:23c'est le vivre-ensemble
15:25du quotidien.
15:26Deux dernières questions rapides.
15:27Gisèle Pellicot s'exprime.
15:29C'est bien, justement,
15:30qu'elle puisse s'exprimer
15:31et puis notamment
15:32alerter sur les ravages
15:34de la soumission chimique.
15:35C'est vertigineux,
15:36j'entendais plusieurs
15:37de ces témoignages.
15:38Cette femme, d'abord,
15:39est admirable
15:40et évidemment que c'est utile.
15:42C'est une libération
15:43de parole
15:44sur à la fois
15:45la soumission chimique,
15:47à la fois cette espèce
15:48de toute puissance
15:49et de domination masculine,
15:50y compris
15:50à l'intérieur
15:51de l'intime
15:52du couple.
15:53Mais la manière
15:54dont elle le fait,
15:54la dignité avec laquelle
15:55elle le fait,
15:56la manière dont elle parle,
15:57je l'entendais hier,
15:58elle évoquait
15:59M. Pellicot,
16:01son mari.
16:02C'est très utile.
16:04Évidemment,
16:04c'est indispensable
16:05comme toute libération
16:06de parole,
16:07que ce soit des enfants,
16:08des femmes,
16:09des times de violence.
16:10On va terminer par ça.
16:11Est-ce que vous avez fait
16:12preuve d'utilité,
16:13justement ?
16:14Vous avez été l'homme
16:14qui a posé la question
16:15à Sonia Mabrouk,
16:16sur Morandini,
16:18et entraîné son départ
16:19de CNews,
16:20de Sonia Mabrouk aussi,
16:21et puis des secousses
16:22à l'intérieur.
16:23Évidemment,
16:25vous ne regrettez pas
16:26d'avoir posé justement
16:27cette question.
16:28Mais je ne regrette jamais,
16:30et je le fais à votre micro,
16:32de parler avec la franchise
16:33que j'essaye d'incarner
16:34et de porter.
16:35Voilà.
16:36J'ai cette liberté-là.
16:38Je la fais
16:38dans mon engagement politique
16:40et je la fais aussi
16:40quand je suis confronté
16:41à une situation
16:42qui interpelle.
16:43Moi, je ne suis pas dans
16:44« Ouh là là,
16:45soyons sages, etc. »
16:46J'étais sur ce plateau
16:47face à Sonia Mabrouk,
16:48c'est une bonne intervieweuse,
16:49c'est pour ça que j'allais
16:52sur son plateau,
16:53mais je ne pouvais pas
16:54ne pas l'interpeller
16:55sur ce conflit
16:58de principes.
16:59Elle vous en a reparlé
16:59par la suite après ou non ?
17:01Juste en sortant du plateau
17:03où elle m'a dit
17:05« Je m'attendais
17:06à ce que quelqu'un
17:06me pose cette question-là. »
17:09Vous avez bien fait
17:09quoi, bien du possible ?
17:10Je pense que j'ai bien fait
17:11parce que quand on voit
17:12l'effet,
17:13et je pense que vous savez
17:14encore une fois,
17:15toute décision individuelle
17:16a des répercussions collectives.
17:17Ce que je fais là
17:18en étant candidat
17:19à l'élection présidentielle,
17:20c'est aussi pour faire
17:21turbuler le système
17:21de la même manière
17:22qu'en interpellant
17:23Sonia Mabrouk,
17:24il y a eu
17:25sa position à elle,
17:27son départ
17:27que j'ai jugé
17:28élégant et courageux,
17:30et puis à la fin,
17:31ce qui était assez inéluctable,
17:32le départ de Jean-Marc Morandini
17:33parce qu'à la fin,
17:34ce qui triomphe,
17:35c'est des principes,
17:36des valeurs,
17:37et le plus souvent
17:38la vérité.
17:38Merci Jérôme Gage,
17:40donc candidat à la présidentielle,
17:41on va suivre ça
17:42et on suivra aussi
17:44vos troupes
17:44et des noms éventuellement,
17:46bien sûr.
17:46Allez, dans un instant,
17:47vos réactions,
17:480826 300 300,
17:49ce qui vient d'être dit,
17:50notamment aussi
17:51sur Marine Le Pen,
17:52le droit de vote aussi
17:53des étrangers
17:54non ressortissants européens.
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