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Ce mardi 12 mai, Antoine Larigaudrie a reçu Félix Baron, fondateur du Club des Investisseurs Indépendants, et Christian Fontaine, directeur de la rédaction du magazine Le Revenu, dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:00Tout pour investir, le déchiffrage.
00:06Alors on va tranquillement passer des marchés cotés aux non cotés,
00:10puisque bon, il faut quand même bien reconnaître que ce qui tient le marché,
00:14c'est les valorisations affolantes de la tech.
00:16Oui mais, qu'est-ce que ça veut dire dans le contexte actuel qui n'a jamais été aussi incertain
00:22?
00:22Malgré tout, avec des valorisations qui attirent les investisseurs
00:26et qui provoquent une forte, forte concentration de la performance boursière.
00:31Félix Baron, Club des investisseurs indépendants.
00:33Merci d'être avec nous.
00:34Christian Fontaine du magazine Le Revenu.
00:36Bonjour.
00:37Bonjour Antoine.
00:37On va peut-être parler de ce phénomène.
00:41On a Anthropique quand même qui atteint désormais 1 400 milliards de dollars de valorisation.
00:46Donc là, encore une fois, on est hors marché, on est prêt à IPO, comme on dit aux Etats-Unis.
00:50Donc on s'apprête à rentrer en bourse.
00:52On a des inflations très fortes de la valorisation du côté des estimations
00:57qu'il peut y avoir autour de SpaceX, autour de tous les grands projets d'introduction en bourse
01:01de la tech américaine.
01:04J'allais dire, est-ce bien raisonnable ?
01:05Dans le sens où on a quand même du côté des marchés, côté des valorisations
01:11qui sont effectivement très fortes, mais le non côté spécifiquement, ça induit plus de risques
01:15et on a l'impression que c'est une sorte de feu vert vif pour les investisseurs.
01:20Comment on peut expliquer ça, Félix ?
01:21Est-ce bien raisonnable ? Absolument pas.
01:24Mais vraiment, vous disiez 1 400 milliards et quand je préparais ce sujet hier, c'était
01:281 400.
01:29Trois heures plus tard, c'était 1 200.
01:30On doit être aux alentours de 1 000 milliards.
01:33Et on va voir ce qui se passe.
01:34Oui, là, c'est pas raisonnable.
01:35En fait, quand on guette le marché d'une bulle sur l'IA, parce que ce n'est pas un
01:39gros
01:39mot de dire que c'est une bulle, quand elle est saine, vous parliez des entreprises
01:42cotées, des Meta, des Microsoft, des Alphabet, etc.
01:46qui ont de la trésorerie, des bénéfices, pas trop de dettes, ça va, on peut parler
01:50d'une bulle, elle est soutenue.
01:51Quand on parle d'une entreprise et d'une valeur pré-IPO, c'est beaucoup plus compliqué,
01:58surtout qu'Enthropic.
02:00Donc, pour bien le situer, c'est la maison mère de Claude, du modèle de langage Claude.
02:04C'était la dernière levée de fonds en février, le 12 février 2026, valorisait
02:09Enthropic à 380 milliards de dollars.
02:11Donc, c'est quand même costaud de faire x4 en trois mois.
02:16Alors, déjà, qu'est-ce qui justifie le 1 400 milliards ? Et puis, qui pouvait se
02:21positionner sur ces instruments pré-IPO ?
02:24Eh bien, cette valorisation, elle dépendait d'instruments pré-IPO qui étaient échangés
02:31sur une blockchain.
02:32Donc, déjà, ça fait quand même un intermédiaire un peu baroque avant une IPO.
02:36Il y avait une blockchain, donc sur Jupiter, qui dépend de Solana, qui permettait de s'exposer,
02:41d'offrir une exposition économique à Enthropic.
02:46Ça peut arriver, ça peut arriver avant une IPO de pouvoir racheter des actions de gens
02:52qui ont participé à la dernière levée de fonds et qui sortent de la précédente.
02:55Ça peut arriver de racheter des actions de certains cadres.
02:59Par exemple, chez OpenAI, ils en ont vendu pas mal ces derniers temps.
03:03Alors, je suis d'accord.
03:04Simplement, là, on y va droit devant, tête baissée.
03:08Ah oui, non, mais là, on ne réfléchit même pas.
03:10C'est-à-dire que, en fait, la folie est telle qu'on est passé, je vous ai dit, on
03:14a fait x4 sur la valorisation
03:16parce que tout le monde en voulait.
03:17Mais on parle d'une société qui, en février, lors de la dernière levée de fonds,
03:21communiquait sur 14 milliards de revenus.
03:24Donc, 14 milliards à 1 400 milliards, leur rapport est x100, vous n'avez pas besoin de moi pour le
03:27compter.
03:28On évoque aujourd'hui 45 milliards de revenus, mais ce n'est pas encore à tester.
03:31Et on ne parle que de revenus.
03:32Ce sont évidemment des entreprises, enfin, je dis évidemment, c'est triste, mais qui ne gagnent pas d'argent.
03:38Donc, on fonce tête baissée, comme vous le disiez, avec absolument aucune vraie diligence
03:43sur la qualité, justement, de ce qui permet d'investir dans Anthropique, alors qu'elle n'est pas cotée.
03:49Et la folie a continué jusqu'à tel point qu'Anthropique, hier, a publié un communiqué en disant
03:56toute vente ou transfert d'action Anthropique qui a été déclaré et qui n'a pas été approuvé
04:00par le Conseil d'administration d'Anthropique est considéré comme nul.
04:03Donc, vous avez des milliers, je pense, des dizaines de milliers d'investisseurs qui ont acheté
04:06sur la blockchain une promesse d'exposition économique à Anthropique qui se sont retrouvés
04:11avec une valeur complètement nulle, officialisée par Anthropique.
04:15D'où la baisse de valorisation de 1 400 milliards à 1 200 milliards, 200 milliards
04:20évaporés d'un coup.
04:23Il y a un vrai risque, en fait, quand on regarde l'accélération de ces valorisations
04:27et la fièvre qui va avec.
04:29Donc, déjà, il faut rappeler une chose, Anthropique et Claude, ça fait surtout 3 mois
04:33qu'on en parle.
04:34Comme par hasard, ça fait 3 mois que la levée de fonds a lieu.
04:36J'allais dire, c'est la tech comme un lundi classique, vous levez des fonds, vous avez
04:40énormément d'argent pour parler de votre modèle, pour faire savoir au monde à quel
04:45point votre modèle Claude est génial.
04:47Si je regarde vraiment les médias, vous regardez Google Trends, vous pouvez le faire
04:51chez vous.
04:51Vous regardez, le rapport de recherche sur Claude et Anthropique, il a été multiplié
04:56par 5 depuis le 12 février, depuis la levée de fonds.
04:58Avant, on utilisait ChatGPT, Gemini, sans aucun problème.
05:02Maintenant, il y a un changement dans la balance des pouvoirs.
05:03Donc, attention aussi à ces effets d'annonce, à ces effets de communication, de relations
05:07presque qui sont normales avec la tech, mais qui accélèrent la fièvre vers des excès
05:12comme on vient de le voir, puisque là, je le répète, on se retrouve avec des milliers
05:15d'investisseurs qui se retrouvent avec une valeur complètement nulle.
05:18Et moi, qui cherche un petit peu des signaux dans cette bulle, je le disais, il y a un
05:22avertissement, parce qu'il y a peut-être un parallèle avec la bulle d'Internet, sans
05:27dire qu'on va droit vers une dot-com bubble.
05:30Vous en rappeliez sans doute mieux que moi, parce que c'était il y a 25 ans, on avait
05:34une IPO par jour, ou presque, à l'époque.
05:37Alors aujourd'hui, ce n'est plus du tout une IPO par jour, c'est plutôt des méga-IPO.
05:41Mais il y avait quand même quelques méga-IPO dans les années 2000-2001, je vous rappelle
05:44World Online ou bien Lycos.
05:46Il y avait des énormes espoirs.
05:48À l'époque, elle levait des 700 millions de dollars, ce qui correspond peu ou prou à
05:52des dizaines de milliards de dollars d'aujourd'hui.
05:54Et c'était énorme.
05:55On n'entend plus parler de Lycos, on n'entend plus parler de World Online.
05:58Ce que je veux dire, c'est qu'il y avait tellement d'argent de levée et tellement
06:01d'IPO que forcément, il y avait du déchet.
06:03La question n'était pas de savoir si Internet est une bonne technologie.
06:05C'était une technologie économiquement viable, profonde.
06:08Mais ce qui veut dire qu'aujourd'hui, avec autant de fièvres, autant de spéculations,
06:13il y a forcément du déchet.
06:14Et le marché financier s'est tellement complexifié dans les instruments.
06:18On parlait de blockchain Solana, c'était compliqué d'acheter des actions pré-IPO
06:22il y a 25 ans.
06:22Oui, là, on va encore plus loin dans la complexification du truc.
06:25La question n'est pas de savoir si Anthropique est une grande entreprise.
06:27C'est une entreprise qui est incroyablement profonde et qui existera sans doute dans
06:325 ans, dans 10 ans.
06:33Mais la question, c'est de savoir à quel prix on la paye et si on peut vraiment se
06:36la payer techniquement.
06:37Parce qu'aujourd'hui, il faut s'adresser à des intermédiaires de qualité si on veut
06:41se placer pré-IPO.
06:42Vous en avez en France, il y a les Carre Partners qui proposent d'investir sur
06:45Parfaiti, sur Databricks, on connaît Alexandre sur SpaceX.
06:50Et ça, quand vous avez une bonne due diligence et des avocats qui bossent, ça peut être
06:54sérieux, c'est sérieux.
06:55Mais quand on vous propose d'acheter sur la blockchain quelque chose qui n'est pas
06:58coté en bourse, ça doit quand même sonner une cloche et ce n'est pas encore celle de
07:02Wall Street.
07:02Oui, non, non, mais vous mettez le doigt là-dessus et c'est quand même étonnant.
07:06Parce que là, on en arrive à pricer du prêt IPO.
07:11Enfin, ça va trop loin.
07:14Oui, ça va bien sûr.
07:16Je vais prendre ma casquette de notaire de province, mais il faut vraiment revenir
07:22à une certaine forme de réalité.
07:24Alors déjà, les IPO, on a bien vu les risques qu'il y avait derrière et souvent comment
07:29évoluait le cours de bourse après l'introduction.
07:33Alors maintenant, des instruments pré-IPO sur la blockchain, prudence, prudence, prudence.
07:38Mais attention, prudence sur ce type d'instrument.
07:42Par contre, à fond, oui, sur la tech.
07:45Alors, bulle ou pas bulle, je ne sais pas.
07:47Ce que je sais, c'est qu'il faut absolument être investi sur la tech américaine et il
07:51faut être investi aux Etats-Unis.
07:53Moi, le fait qui m'a marqué sur les marchés depuis huit jours, c'est la performance des
07:56marchés la semaine dernière.
07:58Personne ne l'a relevé, mais c'était très spectaculaire.
08:00Il y avait une déconomie totale entre les Etats-Unis et l'Europe.
08:03L'Europe, quel que soit l'indice la semaine dernière, c'était autour de 0%.
08:08La semaine dernière, le Standard & Poor's 500, c'était plus 3.
08:12Le Nasdaq, c'était plus 6.
08:13Le Russell 2000, c'était plus 4.
08:15Et si vous prenez encore un peu plus de recul, vous regardez depuis le début de l'année.
08:19Souvenez-vous, au début de l'année, on disait piquepan des marchés américains.
08:22Il fallait absolument se revenir, se positionner sur l'Europe.
08:24Si vous regardez depuis le début de l'année, là aussi, les indices européens sont flats
08:28et les indices américains, alors selon l'indice, on est entre plus 8 et plus 13 entre
08:32le Standard & Poor's 500 et le Nasdaq.
08:34Alors, quelles conclusions j'en tire ? J'en tire trois conclusions.
08:38La première, c'est que les marchés américains pèsent 70% à peu près de la capitalisation
08:44boursière mondiale.
08:45Il faut y être.
08:46Ça, c'est le premier point.
08:47C'est le pays du business.
08:49Ça sera toujours le pays du business.
08:51Même en cas de correction et même en cas de bulle, les marchés américains se redresseront
08:54plus rapidement que les marchés européens.
08:57Oui, mais pas via une blockchain pour miser sur des prêts à l'endroit ?
09:01Via des instruments financiers à la papy, des titres en direct, des fonds gérés de
09:09façon active ou des ETF si vous voulez être un peu plus moderne.
09:12Mais dans le cas des Etats-Unis, oui, tout à fait, les ETF.
09:16Et avant de parler support pour profiter de l'explosion des actions tech américaines,
09:23je voudrais faire une petite remarque.
09:25que c'est que très certainement cette année, lorsqu'on fera le bilan à la fin de l'année,
09:28c'est encore une fois l'allocation d'actifs qui va déterminer la performance de votre
09:32portefeuille, à savoir très clairement le pourcentage que vous aurez investi en
09:35actions américaines.
09:36Maintenant, sur les supports.
09:37On parlait de supports exotiques, je dirais sur la blockchain pour jouer des prêts
09:43à IPO.
09:43Les IPO, on en reparlera sur les Etats-Unis, ça va être un sujet.
09:46Pour l'instant, le meilleur support pour jouer les actions américaines, je reviens toujours,
09:52c'était un ETF indexé sur le Standard & Poor's 500, éventuellement le Nasdaq Composite
09:57si vous voulez prendre un peu plus de risques.
09:58Et je terminerai par une note, et vous invitez à consulter la dernière lettre de l'Observatoire
10:06de l'AMF, qui fait un point sur l'évolution des frais des placements, les frais sur les
10:12placements, les investissements boursiers, et qui montre que sur 10 ans, les frais ont
10:16sensiblement baissé, quelques 40% de baisse pour les fonds gérés activement, et encore
10:21des baisses significatives sur les ETF, puisqu'on est passé en 10 ans de 0,42% de frais de
10:27gestion en moyenne à 0,33%, donc c'est une baisse aussi très significative, et on
10:30sait bien, vous savez ce sujet, j'insiste là-dessus parce que les frais influencent
10:38directement sur la performance.
10:39Moins de frais, c'est souvent plus de performance à terme.
10:42Et donc, oui sur les actions américaines, oui sur la tech américaine, mais on investit
10:46progressivement si vous n'avez pas encore de ligne, et surtout on y va via des supports
10:50d'investissement, je dirais que vous maîtrisez un minimum transparent des ETF peu chargés
10:55en frais.
10:56Bon, là au moins on a quelques pistes.
10:58Alors Christian, en tant que je vous tiens, sell in May and go away, bon, qu'est-ce qu'on
11:02fait cette année ?
11:04Alors, c'est un excellent sujet, d'abord c'est toujours sell in May and go away and return
11:09in September.
11:10Il faut donner le proverbe en entier.
11:12Est-ce qu'on y va ? Est-ce qu'on y va pas ? Eh bien, les analystes de
11:16Deutsche Bank
11:16ont fait leurs calculs et ils ne sont toujours pas convaincus par ce célèbre adage boursier.
11:22Alors il faut prendre un tout petit peu de recul.
11:23Cet adage boursier, il date du 18e siècle, à l'époque où les banquiers de la City quittaient
11:30Londres à l'arrivée des beaux jours et ils revenaient en septembre lors des courses
11:34épiques de Saint-Léger.
11:35Moins de transactions signifiaient davantage de volatilité et souvent moins de performances.
11:42Trois siècles plus tard, et c'est la question qui nous intéresse, est-ce que c'est toujours
11:46le cas ? Et donc pour répondre à cette question, les stratégistes de Deutsche Bank, Maximiliane
11:51Hulaire, Kroline Rabe et Francesca Mazuli, ont testé différents scénarios, quitter les
11:57marchés fin avril ou quitter fin mai, revenir fin août ou revenir fin septembre.
12:03Différents scénarios sur la base de différents indices, ils ont regardé comment on s'était
12:07comporté, comment on se comporte pendant l'été, le Standard & Poor's 500, le Stock
12:11600, le DAX et l'Eurostock 500.
12:13Et leur conclusion est sans appel et ça fait, ils refont ces statistiques chaque année
12:17depuis plusieurs années, c'est toujours la même, il n'y a aucun avantage statistique
12:20à vivre, à vendre en mai et à revenir en septembre.
12:24Parfois l'adage se vérifie, parfois pas.
12:27Parfois non.
12:28Parier sur son succès, c'est un peu comme parier qu'une pièce lancée en l'air va retomber
12:33sur le côté face ou sur le côté pile, bref.
12:37Et j'aime beaucoup la conclusion, c'est mieux vaut un bon buy and hold.
12:41Et là, je vais vous donner les trois raisons fondamentales.
12:44La première raison, c'est que ça vous évite des frais de frottement.
12:46On parlait des frais bancaires tout à l'heure, lorsque vous vendez ou vous achetez, vous
12:49payez, vous passez par la case frais bancaires, frais de courtage.
12:51Ça vous évite de passer par la case impôts.
12:54Vous encaissez des dividendes qui sont toujours, si vous restez investi, versés plutôt en
12:58mai et juin.
13:00Et puis, votre portefeuille continue à progresser.
13:02Et là, c'est le point essentiel.
13:03Parce que oui, c'est vrai que lorsqu'on regarde les statistiques boursières, généralement,
13:08les indices progressent moins l'été que l'hiver.
13:10Mais attention, ils progressent moins.
13:12Ça ne veut pas dire qu'ils reculent.
13:13Ils continuent à progresser.
13:14D'où l'intérêt de rester investi.
13:17Alors, et je terminerai là-dessus, vous allez me dire, oui, mais pourquoi il y a cet adage
13:20et pourquoi on continue à en parler chaque année ?
13:22Parce que c'est vrai qu'il y a eu quelques étés, notamment 98, 2001, 2002, qui étaient
13:28particulièrement, je dirais, néfastes pour les portefeuilles des particuliers.
13:33Alors, et vous allez me dire, tout ça, on a parlé des bourses américaines, des bourses
13:37européennes.
13:38Lorsqu'on regarde le CAC 40, et ça, sur relativement peu d'années, sur les quatre dernières
13:44années, on voit que le mois de mai, ce n'est pas le pire mois boursier.
13:47Sur les quatre dernières années, le pire mois boursier pour le CAC 40 sur la bourse
13:50de Paris, c'est le mois de juin, moins 2,9%.
13:54Vous allez me dire, juin, Cocorico, on est bien entre mai et septembre.
13:58Oui, sauf que le meilleur mois, c'est juillet, plus 3,1%, et au mois de mai, c'est en
14:02moyenne
14:03moins 1%.
14:04Donc, on reste investi, on reste investi en bourse.
14:10Pour ne pas louper les 10 meilleures séances de bourse.
14:17L'année dernière, on ne le rappellera jamais assez, les 10 meilleures séances de bourse.
14:20Si vous étiez hors marché lors de ces 10 meilleures séances, votre performance n'a
14:25pas fait plus 10, elle a fait moins 10, selon les calculs qu'on vient de réactualiser
14:28au revenu.
14:30Donc, surtout, surtout, on reste investi.
14:33C'est la meilleure façon de profiter de la dynamique de hausse.
14:37Et surtout, bien sûr, on ne panique pas parce que, oui, il y aura des coups de grisou.
14:40Oui, les marchés vont reculer à un moment donné ou à un autre.
14:45Il faudra être capable de faire le don.
14:47Félix, en quelques mots, plutôt sell in may and go away ou buy and hold ?
14:52Plutôt une petite information d'initié.
14:54Le marché est fait par les opérateurs de marché, par les gérants de fonds, que ce
14:59soit dans les fonds institutionnels ou les hedge funds.
15:03Ils sont rémunérés à la performance trimestrielle.
15:06Donc, il y a toujours des mouvements qui sont concentrés à fin mars, à fin juin,
15:11à fin septembre et à la fin de l'année.
15:13Ce n'est pas un hasard si, au mois de juin, on vend pas mal pour boucler les positions
15:16parce que c'est là qu'on sera payé sur les six premiers mois de l'année et que
15:20ça repart en juillet puisqu'il faut refaire un portefeuille pour les trois prochains mois.
15:23Donc, ayez quand même ça en tête sur certaines actions qui sont sensibles, qui ont beaucoup
15:27de volatilité.
15:27Évidemment, si vous mettez ça sur une bonne vieille action défensive à la papa du CAC 40,
15:34le risque est plus faible.
15:35Mais si vous allez vous exposer sur des actions qui ont beaucoup de volatilité et
15:39qui ont été très utilisées, qui ont été des outils assez tranchants pour les gérants
15:42de fonds sur le dernier trimestre, essayez de penser à votre effet
15:46de calendrier.
15:47Si vous achetez fin juin, ce n'est pas très malin.
15:50Essayez plutôt d'attendre, ce n'est pas très malin.
15:52Les statistiques disent que ce n'est pas très malin.
15:55En revanche, comme le dit Christian, c'est beaucoup plus malin d'attendre.
15:58Et puis, il y a un effet de détachement de dividendes aussi qui intervient en juillet.
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