- il y a 12 heures
Retrouvez Le 18/19 d'Hedwige Chevrillon en replay.
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00:00BFM Business et la Tribune présentent le 18-19, Guillaume Paul.
00:09Bonsoir, bonsoir à toutes et à tous, soyez tous les bienvenus dans le 18h-19h de BFM Business.
00:14On a encore beaucoup de choses ce soir à voir ensemble pendant une heure, beaucoup de choses à l'international
00:17puisqu'on va recommencer à discuter demain à Genève entre délégation iranienne et américaine
00:22et on s'interroge de plus en plus sur le timing de Donald Trump.
00:24D'un côté, il dit toujours vouloir un deal avec les Iraniens, mais de l'autre, il termine là de
00:30déployer dans le Golfe un arsenal militaire
00:33comme on n'en a pas vu, disent certains, depuis la guerre en Irak. On en parlera avec un spécialiste
00:37dans quelques minutes.
00:38On va débriefer aussi dans une demi-heure, bien sûr, le discours sur l'état de l'Union de Donald
00:41Trump.
00:421h47 d'autosatisfaction cette nuit devant le Congrès américain. Il garde le cap, notamment sur le plan économique.
00:48Est-ce qu'il a raison ? Les sondages ne lui donnent pas forcément raison, pour le coup.
00:52Et puis, dans un quart d'heure, notre invité, ce sera le directeur général d'Alterrea, numéro 2 de la
00:57promotion immobilière en France
00:58qui vient de publier ses résultats annuels. La crise du logement neuf se poursuit.
01:02Alors, le groupe se diversifie. Vous allez voir qu'il cherche de nouveaux relais de croissance,
01:06notamment du côté des data centers et nous racontera ça dans quelques minutes.
01:10Voilà le programme. Nous sommes ensemble jusqu'à 19h.
01:14Le journal d'abord, bien sûr, avec Stéphanie Collot. Bonsoir Stéphanie.
01:19Bonsoir Guillaume.
01:19Une bonne nouvelle en France. Le marché de l'emploi résiste selon les tout derniers chiffres de l'ADARES.
01:23Oui, l'emploi salarié est stable. C'est mieux que ce qui a été prévu avec une croissance du PIB
01:28à plus 0,9%.
01:30Le marché de l'emploi est surtout porté par les moins de 30 ans. La baisse des subventions pour les
01:34apprentis a certes diminué le nombre de contrats en apprentissage,
01:38mais il a surtout redynamisé l'entrée des moins de 30 ans sur le marché du travail.
01:43Seb envisage de supprimer jusqu'à 2100 postes dans le monde, dont potentiellement 500 en France, sur la base du
01:49volontariat.
01:50Un plan d'économie pour retrouver une trajectoire de croissance rentable et s'adapter à la concurrence asiatique.
01:56Le groupe d'électroménagers qui a publié ses résultats pour 2025, il fait mieux que prévu avec un bénéfice net
02:01en hausse de 5,6% à 245 millions d'euros.
02:06Mais c'est une évolution en trempe-l'œil puisque Seb a écopé d'une lourde amende il y a
02:10deux ans.
02:12Eden Red a la peine sur les marchés conséquence d'une décision d'un tribunal brésilien sur la réforme des
02:17titres restaurants dans le pays.
02:19Elle prévoit notamment de plafonner les commissions versées par les commerçants aux émetteurs de titres restaurants.
02:24Le groupe avait déjà intégré le coût de cette réforme dans ses prévisions.
02:29Fast Retailing France et ses deux marques, Comptoir des Cotonniers et Princesse Tam Tam, sortent du redressement judiciaire.
02:37Il était en place depuis juillet 2025.
02:39Décision du tribunal des activités économiques de Paris qui a validé le plan de continuation.
02:45Le groupe réaffirme ses perspectives de développement.
02:48Dans le spatial, le projet de fusion baptisé Bromo est examiné par les autorités de la concurrence à Bruxelles.
02:54Il a pour but de créer un champion européen capable de rivaliser avec SpaceX.
02:59Mais aujourd'hui, 14 syndicats de 7 pays européens alertent les patrons d'Airbus, Thales et Leonardo.
03:05Ils pointent les conséquences sociales et industrielles du projet et demandent des engagements concrets.
03:10Leonardo, justement, qui dépasse ses objectifs en 2025, le géant italien de l'aéronautique et de la défense publie un
03:17chiffre d'affaires en hausse de près de 11% à près de 20 milliards d'euros.
03:22Les commandes sont aussi nettement en hausse, plus 13,5% par rapport à 2024.
03:27Et puis, c'est un nouveau coup dur pour le secteur du jeu vidéo.
03:31Le troisième éditeur français, Nacon, annonce être en cessation de paiement et demande son placement en redressement judiciaire.
03:39Le groupe basé dans le Nord réunit 16 studios de jeux vidéo et plus de 1000 collaborateurs.
03:4518h03 sur BFM Business, les marchés.
03:50Les marchés avec Antoine Larigauderie.
03:52Bonsoir Antoine.
03:53Bonsoir Stéphanie.
03:54Le CAC termine en hausse.
03:55On a un nouveau record en clôture, mais ce n'est pas un record absolu.
03:59Oui, voilà, on termine à 8 559 points en clôture.
04:03Donc, nouveau record de clôture pour le CAC 40, plus 0,47%.
04:08Le record absolu, on l'a eu en séance et on l'a vécu en direct dans BFM Bourse.
04:12Il est à 8 561 points de plus.
04:15Donc, vraiment, on termine sur d'excellents niveaux pour le CAC 40.
04:19La star du jour, elle s'appelle Bureau Veritas.
04:21Ce n'est pas très souvent que le titre termine sur la plus forte hausse du CAC 40.
04:26On termine à 3,99 de hausse à 28,68 euros.
04:30La bonne vieille économie qui revient aux avant-postes.
04:33Ça fait la force du CAC 40 en ce moment.
04:35A noter d'assaut système qui rebondit bien, plus 3,4% à 18,03 euros.
04:39Et puis, l'un des principaux artisans de cette hausse, surtout qui a été sensible en fin de séance, c
04:43'est le secteur bancaire.
04:44Plus 3,17 pour Société Générale, 76,24 euros.
04:47Crédit Agricole, plus 2,76 à 19,02 euros.
04:50L'autre titre qui a fait l'actualité, c'est quand même Pernod Ricard, qui a perdu 7,9%
04:55à 77,54 euros.
04:56Le titre a commencé par une baisse de 2% la séance dans le siège du numéro 1 mondial des
05:02vins et spiritueux, Diageo,
05:03qui a revu en baisse ses prévisions de chiffre d'affaires, qui a annulé son dividende.
05:07Puis, en cours d'après-midi, le titre a complètement perdu pied.
05:10Et c'est le cas aussi de Rémi Cointreau, qui termine sur une des plus fortes baisses du SBF 120,
05:14moins 5,94 à 41,20 euros.
05:17En revanche, meilleure pioche pour le SBF 120.
05:21On a eu Ipsos, qui a gagné 7,4% à 32,78 euros avec de bons résultats.
05:25Et plus 4,9% pour Seb, là aussi à 53,55 euros.
05:31Donc, nouveau record de clôture pour le CAC 40, record absolu en séance,
05:35plus 0,47%, 8 559 points.
05:37Les volumes d'échange, 4 milliards d'euros.
05:39C'était une bonne journée.
05:40Merci beaucoup Antoine Larigaudry avec nous sur BFM Business.
05:43Merci Stéphanie Colo, qu'on retrouve bien sûr le 19h écho tout à l'heure sur BFM Business.
05:4818h05, l'Iran donc dans un instant, on commence à discuter demain du côté de Genève.
05:52Et puis, le directeur général d'Altarea qui sera avec nous dans un instant,
05:56Edouard II, pardonnez-moi, je reprends mes feuilles.
06:00Arquite, le secteur du logement neuf qui ne va pas mieux,
06:03le groupe deuxième promoteur immobilier en France qui en profite pour se diversifier,
06:07qui va notamment vers les data centers.
06:09On vous raconte ça dans quelques minutes.
06:10A tout de suite.
06:11BFM Business et la Tribune présente
06:16Le 18-19, Guillaume Paul.
06:20Allez, 18h08, on est de retour dans le 18-19 sur BFM Business.
06:23On va parler, on voulait parler un petit peu de la situation en Iran
06:25parce que vous savez qu'il y aura donc demain jeudi à Genève
06:28de nouvelles discussions entre des délégations iraniennes et américaines,
06:32évidemment pour parler encore et toujours du nucléaire.
06:34Chacun dit espérer un accord, alors que dans le même temps,
06:37on voit les Américains, ça y est, qui sont en train de déployer
06:39peut-être le plus gros arsenal militaire qu'on ait vu dans le Golfe
06:42depuis la guerre en Irak en 2003.
06:45On va en parler quelques minutes avec notre invité Jilali Benchaban qui est avec nous.
06:48Bonsoir M. Benchaban, merci beaucoup.
06:50Merci d'être en visio quelques minutes ce soir avec nous.
06:53On s'interroge un petit peu plus sur les intentions de Trump.
06:56D'un côté, il l'a dit et il l'a redit cette nuit devant les congressistes.
07:00Il veut un deal de l'autre.
07:01Il déploie cet imposant dispositif dans le Golfe et il émet quelques critiques
07:06sur les ambitions encore de l'Iran en matière nucléaire.
07:08Qu'est-ce que ça nous dit ? Qu'est-ce que ça vous dit sur le calendrier,
07:11sur toutes les intentions de Donald Trump finalement ?
07:15Pour moi, ça comporte surtout l'idée qu'on est dans cette volonté
07:19de créer les conditions d'une pression qui peuvent amener justement
07:23à faire aboutir un accord.
07:25Parce qu'au-delà du déploiement de la force, effectivement,
07:28on a un groupe aéronaval conséquent avec deux porte-avions déployés.
07:32Mais là encore, il faut raison garder.
07:34Si on compare par rapport aux événements qui avaient vu les États-Unis
07:38intervenir en Irak, on est bien loin de la force qui avait été déployée.
07:41On n'a pas des centaines de milliers d'hommes.
07:43Et je rappellerai qu'un groupe aéronaval, ça signifie qu'on va aller
07:46sur des frappes ciblées et qu'en aucun cas, on va pour le moment,
07:50en tout cas ce n'est pas l'intention des États-Unis,
07:51vers le déploiement d'une force terrestre qui irait pour prendre contrôle
07:56du territoire iranien. Donc on est vraiment dans le cadre
07:59d'objectifs limités avec cette idée de mettre la pression maximale
08:02sur le programme nucléaire, mais aussi de pouvoir exercer cette pression
08:05à défunt d'aboutir à un accord diplomatique.
08:08Mais quand on parle d'accord, M. Ben Shaban,
08:10parce que Trump lui-même a encore parlé d'accord,
08:12même la diplomatie iranienne a parlé d'accord,
08:15mais accord sur quoi au juste ?
08:17S'il s'agit de trouver un terrain d'entente sur le nucléaire,
08:20quel peut être ce terrain d'entente pour vous finalement ?
08:24Pour moi aujourd'hui, il va falloir distinguer deux aspects.
08:27Il y a la dimension nucléaire qui est l'aspect prégnant,
08:30c'est-à-dire faire en sorte que le programme nucléaire iranien
08:33reste strictement sous contrôle, que la dimension civile soit pérenne.
08:36Cela signifie un niveau d'enrichissement qui soit nul ou alors limité,
08:40un peu comme à l'époque du JTPOE, c'est-à-dire à 3,67% d'uranium enrichi,
08:45bien loin des seuils actuels.
08:47Pour ce qui est de la dimension de l'uranium enrichi,
08:52c'est soit le stockage au niveau d'un pays tiers, soit la dilution.
08:57Ensuite, il y a un autre aspect qui est celui du programme balistique,
09:00mais là, je pense que les Iraniens mettront un certain nombre de veto,
09:05puisque pour eux, cette dimension balistique est une dimension défensive essentielle.
09:09Pour les Américains, il y a la question de savoir quel deal ils veulent obtenir,
09:13et si la victoire symbolique perd avant tout à celle du nucléaire,
09:17où il faut inclure impérativement la dimension balistique également à cet accord.
09:20Alors justement, est-ce que vous pensez qu'on peut trouver un terrain d'entente
09:23entre les deux parties ou alors est-ce qu'il y a pour vous des points
09:25parmi ceux que vous avez évoqués qui vous paraissent totalement rédhibitoires finalement ?
09:29Pour moi, il y a des points qui peuvent être des points négociés,
09:32c'est-à-dire celui de l'enrichissement qui reviendrait à un seuil acceptable,
09:36c'est-à-dire 3,67%, ça peut être négocié.
09:39La question des inspections extrêmement strictes de la part de l'Agence internationale atomique,
09:46oui, mais sur la question du balistique, je pense que l'Iran mettra clairement une réserve,
09:52parce que pour l'Iran, la dimension balistique reste une dimension essentielle
09:56pour la protection de son territoire.
09:58Donc là, je pense qu'on aura une ligne rouge qui va être difficile à négocier.
10:01Est-ce que vous avez le sentiment que ce dispositif,
10:04cet imposant dispositif militaire qui est actuellement installé dans le Golfe,
10:08est là pour durer ? Est-ce que cette intimidation peut durer ?
10:11Est-ce qu'on peut être dans une situation semblable dans quelques mois finalement ?
10:15On en garde en tête bien sûr qu'on est à quelques mois des élections de mi-mandat aux États
10:18-Unis.
10:21Cette dimension du maintien d'une force aéronavale qui serait là simplement en stand-by,
10:25c'est-à-dire pour mettre une pression, n'a pas de sens,
10:27parce que vous avez un point.
10:28Et la force navale déployée n'a pas vocation à rester de manière pérenne.
10:32Elle est là avec des objectifs.
10:35Donc aujourd'hui, c'est la dimension mettre la pression pour pouvoir accentuer la capacité de négociation.
10:40Mais il peut y avoir aussi cet usage de la force en cas d'échec des négociations
10:45avec des objectifs limités ou étendus en fonction de l'appréciation des autorités américaines et du président.
10:53Mais clairement, cette force n'a pas vocation à rester là simplement en mode surveillance.
10:58On a un coup militaire, vous avez aussi un coup symbolique et politique.
11:01Et le président Trump ne peut pas s'amuser à laisser sa flotte juste en attente.
11:07Ça n'aurait aucun sens.
11:08De ce point de vue-là, qu'est-ce que vous dit votre intuition profonde ?
11:11Est-ce que vous avez l'impression que l'administration américaine,
11:13c'est elle-même où elle veut aller à l'heure actuelle ?
11:17On sent qu'il y a des tiraillements.
11:19C'est-à-dire que d'un côté, vous avez une partie des faucons
11:22qui appelle à saisir une fenêtre d'opportunité avec un Iran qui est affaibli sur le plan économique,
11:27qui a subi des secousses intérieures importantes.
11:30Et de l'autre, vous avez même l'appareil militaire.
11:34On voit les réserves du chef d'état-major, Keynes,
11:36qui lui-même a rappelé qu'entrer dans une logique de conflit avec l'Iran
11:41pourrait avoir des conséquences importantes,
11:44à la fois en termes d'attrition du matériel,
11:47mais aussi en termes de conséquences pour les alliés régionaux.
11:50Donc à partir de là, on a quand même une balance.
11:53qui pèse et pour laquelle les États-Unis et le président Trump vont devoir trancher,
11:57tout en sachant qu'on a toujours la certitude de pouvoir débuter une guerre,
12:02mais jamais de savoir de quelle façon elle va se terminer,
12:04surtout les conséquences qu'elles peuvent engendrer.
12:06On sent effectivement des tiraillements au sein de la diplomatie,
12:09l'administration américaine.
12:10Voilà donc pour ces dossiers iraniens et donc ces négociations
12:12qui vont reprendre demain du côté de Genève.
12:14Merci beaucoup Djilali Benshaban,
12:16merci beaucoup d'avoir été avec nous ce soir sur BFM Business.
12:18Je rappelle que vous êtes consultant en stratégie et géopolitique.
12:21Merci infiniment d'avoir été avec nous ce soir sur BFM Business.
12:2518h14, on revient en France avec l'actualité des entreprises.
12:27Il y avait beaucoup de publications d'entreprises aujourd'hui,
12:29il y en aura aussi beaucoup demain, c'est la saison.
12:32Et on va accueillir l'un de ses acteurs qui a publié ses résultats aujourd'hui,
12:35c'est le directeur général du groupe Altarea,
12:37Edouard Akroit, qui est avec nous.
12:38Bonsoir M. Akroit, merci beaucoup d'être avec nous.
12:41Numéro 2 français de la promotion résidentielle en France aujourd'hui,
12:44numéro 2 du logement neuf français, Altarea,
12:47c'est un groupe immobilier, c'est une foncière.
12:49C'est un groupe, on va le raconter,
12:51qui s'est pas mal diversifié à l'épreuve des faits depuis quelques années,
12:54mais pour rester avant tout un promoteur immobilier,
12:56on est d'accord aujourd'hui,
12:57c'est encore un gros pourcentage de votre chiffre d'affaires,
13:00la promotion immobilière chez Altarea.
13:02C'est l'essentiel de notre chiffre d'affaires,
13:03sous une marque qui s'appelle Cogedim,
13:05qui est une marque connue, qui est une marque qui emporte une image de qualité,
13:08c'est une marque qui s'est beaucoup mobilisée depuis la crise
13:10pour retravailler le produit du logement.
13:12Mais le groupe Altarea, c'est un groupe qui a été fondé par Alain Taravala
13:15il y a 30 ans, qui est une foncière commerce,
13:17donc c'est la solidité d'une foncière commerce,
13:19avec des actifs magnifiques, dans les gares,
13:22dans des grands centres commerciaux,
13:24des family villages, des retail parks,
13:26et puis c'est une diversification dans les data centers,
13:30dans le photovoltaïque également,
13:31mais essentiellement dans le data center sur lequel on a fait quelques annonces.
13:34On va en parler effectivement,
13:35parce que c'est un des chemins que vous empruntez pour vous diversifier.
13:38D'abord les chiffres, chiffre d'affaires consolidé,
13:40un peu plus de 2 milliards d'euros,
13:41résultat opérationnel, un peu plus de 301 millions d'euros l'an dernier.
13:45Vous dites qu'on a relativement bien résisté,
13:47face à la crise du logement neuf qui perdure malheureusement,
13:50vous dites que vous n'aurez bien résisté.
13:50Écoutez, d'un point de vue financier,
13:52l'année 2025 c'est une bonne année,
13:53on a notre indicateur à nous,
13:55ça s'appelle le FFO,
13:56c'est un peu un équivé de l'EBIDA,
13:58qui a progressé de près de 14%,
13:59et on a un bilan qui est solide,
14:01grâce à la foncière commerce,
14:03est actionnaire d'Altaria,
14:04c'est être actionnaire d'une foncière de commerce stable et solide,
14:08actionnaire d'une société qui croit dans la reprise du logement,
14:10et actionnaire d'une société qui mise dans l'upside des data centers.
14:14Voilà, pour faire simple.
14:15Mais le cœur c'est effectivement le logement,
14:17et la reprise du logement neuf,
14:19qui aura marqué cet exercice 2025.
14:21Et vous parlez de reprise en 2025,
14:23comment est-ce que vous voyez cette année 2025,
14:25et les mois à venir finalement ?
14:26Écoutez, depuis le début de la crise du logement,
14:28en 2023, on s'est beaucoup focalisé sur le produit,
14:33et notamment on a remis le client au cœur.
14:34Peut-être qu'un certain nombre de promoteurs
14:36avaient oublié qu'ils vendaient surtout des appartements
14:39dans lesquels les gens vivent,
14:40que les gens achètent, dans lesquels ils investissent,
14:42ils mettent un morceau de vie.
14:43C'est un formidable métier que de loger les Français,
14:46c'est celui qui nous anime.
14:47Et donc on a retravaillé autour d'un produit plus compact,
14:50plus accessible,
14:51performant d'un point de vue environnemental,
14:53rentable pour également la société,
14:56c'est un produit qu'on appelle Access,
14:57c'est un produit destiné au primo-accédant.
14:59Oui, les parents pauvres aujourd'hui du marché mobilier.
15:02Exactement, et ce produit, il trouve son succès.
15:05Partout où nous avons de l'offre dessinée au primo-accédant,
15:08elle trouve son succès,
15:09parce qu'on n'a jamais lâché sur la qualité.
15:11C'est-à-dire, vous nous résumez le concept,
15:12on peut, au prix d'un loyer,
15:14devenir à terme propriétaire via ce programme.
15:16C'est ça l'idée, fondamentalement.
15:1860% de l'offre d'Alta Rea, que j'ai dit aujourd'hui,
15:21c'est une offre qui est Access,
15:22c'est-à-dire, pour le prix de votre loyer,
15:23vous pouvez devenir propriétaire,
15:25sans apport,
15:26ou avec un apport extrêmement faible.
15:28Et cette offre, elle rencontre un succès
15:30absolument partout où elle est lancée.
15:32Et on commence à rembourser quand on entre dans son appartement,
15:34c'est ça l'idée, fondamentalement ?
15:35Exactement, et on a un produit neuf,
15:37et on a un produit neuf de qualité,
15:39on n'a pas une cage à lapin,
15:41ou quelque chose comme ça,
15:42on a un produit neuf de qualité,
15:43qui emporte l'ambition de vie,
15:46le projet de vie qu'il y a derrière un achat d'appartement.
15:49Je crois que vous avez lancé ça
15:51à Villeneuve-La Garenne, en région parisienne,
15:52et l'objectif, c'était sur 2025
15:53de construire 1500 logements sur 2025.
15:56Vous avez atteint ce résultat ou pas ?
15:57On a atteint ce résultat,
15:58on a même dépassé ce résultat
16:00sur l'accession à la propriété,
16:01et comme je vous le disais,
16:03l'année prochaine, en 2026,
16:05c'est 60% de notre offre
16:06qui sera une offre dite Access.
16:07Je cite votre président fondateur,
16:09on parlait d'un talent interavella,
16:10qui disait hier, dans logement,
16:11ça va aller mieux,
16:12mais on ne va pas remonter en haute de l'Everest.
16:14Est-ce que vous dites,
16:15cette crise du logement,
16:16même si on perçoit des signes d'amélioration,
16:18on a peut-être encore quelques années délicates devant nous ?
16:21Ce qui relance la question,
16:22vous avez bien vu, effectivement,
16:23c'est dans le débat,
16:24notamment à l'occasion des élections municipales,
16:26comment est-ce qu'on s'attaque
16:27à cette crise du logement en France ?
16:30Alors on s'y attaque d'abord
16:31en la prenant globalement.
16:32Il n'y a pas le monde des locataires,
16:34le monde des propriétaires,
16:36le monde du logement social,
16:37le monde du logement privé,
16:38le monde des promoteurs,
16:39le monde des constructeurs.
16:40C'est-à-dire qu'on est une seule équipe du logement
16:43et c'est ça qui est la première condition de succès.
16:46La deuxième condition de succès,
16:47c'est que l'ensemble de la classe politique
16:49et l'ensemble de la société
16:51prennent conscience de cette crise
16:52qui est une crise de renoncement.
16:54On ne va pas manifester parce qu'on ne fait pas un bébé,
16:56on ne manifeste pas parce qu'on n'a pas un emploi,
16:59on ne manifeste pas parce qu'on n'a pas un projet de vie,
17:01on ne manifeste pas parce qu'on est dans une génération clic-clac.
17:04Et pourtant, ce sont autant de renoncements.
17:06Donc s'attaquer à la crise du logement,
17:08c'est s'attaquer à bien des maux du pays.
17:10Et de ce point de vue-là,
17:12la campagne des municipales dans de nombreux territoires,
17:15mais également les décisions qui ont été prises
17:17à l'occasion du budget 2026,
17:19sont des signes qui vont dans le bon sens,
17:21c'est-à-dire qui montrent la prise de conscience.
17:23Là, on parle du statut du bailleur privé,
17:24on parle du dispositif Jean Brun.
17:26Exactement, le statut du bailleur privé
17:27ou qualifié de dispositif Jean Brun,
17:29c'est un signe de confiance pour dire
17:31à des investisseurs particuliers,
17:33vous, moi, d'autres,
17:35nous avons un rôle à jouer dans cette crise du logement,
17:37nous pouvons, il est légitime d'investir
17:39pour mettre à bail,
17:40mettre en location ce logement,
17:42et nous sommes un maillon de cette chaîne
17:44qui fait que si nous y mettons tous,
17:46nous pourrons résoudre cette crise du logement.
17:49Cette mesure-là est extrêmement importante,
17:52elle donne confiance,
17:52elle donne de la visibilité,
17:54elle reconnaît ce rôle,
17:56elle s'ajoute à d'autres,
17:57moins de pression sur les bailleurs sociaux,
17:59de nombreux autres dispositifs.
18:01Voilà, il y a aujourd'hui beaucoup de choses qui existent,
18:03il y a de l'envie,
18:04il y a de la confiance qui revient,
18:05et c'est là-dessus que nous pourrons reconstruire.
18:07Est-ce que ça impulse ?
18:08Parce que le constat d'ensemble,
18:09il est toujours le même,
18:10c'est qu'on ne construit pas assez,
18:11on ne construit pas assez.
18:12Est-ce que vous avez l'impression
18:13que véritablement on impulse quelque chose
18:15via ces mesures qui viennent s'empiler aujourd'hui ?
18:17Ces mesures sont utiles,
18:17elles sont nécessaires,
18:18et elles vont dans le bon sens,
18:19elles vont être contribuées à la confiance.
18:22On n'en sortira pas d'un jour au lendemain,
18:24on en sortira par le fait de retravailler
18:27chacune des composantes,
18:28et notamment retravailler le produit,
18:29mettre le client au centre,
18:30ne pas oublier que derrière chaque logement
18:32il y a un projet de vie,
18:33et donc penser au client,
18:35penser au client, penser au client.
18:36Il y a une idée reçue
18:37qui consistait à dire pendant des années,
18:38alors c'était l'adage,
18:39c'était un maire qui bâtit,
18:40est un maire battu aux prochaines élections municipales.
18:43Vous avez vu, on a sorti, nous,
18:43il y a la semaine dernière,
18:44un sondage n'excité au Doxa
18:47pour BFM Business et Capital
18:48qui dit, voilà,
18:49vous avez 7 Français sur 10
18:50qui voudraient que dans leur commune,
18:52le maire construise plus de logements.
18:547 Français disent,
18:55ça va avoir une influence sur mon vote
18:58lors des élections municipales.
18:59Est-ce que cet adage
19:00un maire qui bâtit est un maire battu
19:02est en train d'être contredit ?
19:05Je pense que cet adage
19:05n'est plus d'actualité.
19:07Cette campagne municipale le montre,
19:09là vous avez cité un sondage,
19:10nous on le voit sur le terrain,
19:12métropole par métropole,
19:14on voit que le thème du logement
19:15sort comme un des thèmes majeurs
19:18dans la plupart des métropoles
19:19et dans la plupart des villes,
19:21y compris moyennes,
19:21dans cette campagne municipale.
19:23Et ça, je pense que c'est un vrai fait nouveau
19:25qui montre que les élus
19:28prennent conscience
19:29et sont interpellés
19:30sur cette question du logement
19:31qui est normale.
19:32C'est celle qui touche
19:33la vie quotidienne de chacun.
19:34Alors la promotion immobilière,
19:36évidemment, ça reste le noyau,
19:37le cœur de votre activité,
19:38mais on le disait,
19:39vous annoncez,
19:40alors ce n'est pas que vous annoncez,
19:41en fait ça fait 2-3 ans
19:42que vous vous diversifiez
19:42dans d'autres domaines
19:43et notamment les data centers.
19:46C'est le virage que vous prenez,
19:47ça date d'il y a déjà quelques années.
19:49Comment est-ce que
19:49quand on est promoteur immobilier,
19:51on revient à glisser véritablement
19:52vers ce métier des data centers ?
19:54Écoutez, je crois que chez Altaria
19:55et chez de nombreux de nos confrères,
19:57on aime la complexité.
19:58Donc les data centers,
20:00c'est un bel objet
20:01pour ceux qui aiment la complexité.
20:02Vous avez un besoin immense,
20:04pas à la peine d'élaborer,
20:06vous avez des besoins d'investissement
20:07qui sont gigantesques,
20:08une demande qui n'est pas satisfaite,
20:11vous avez des enjeux de souveraineté
20:12sur la localisation de ces data centers.
20:14La France a des atouts formidables,
20:15notamment son électricité.
20:17Et pour réussir un projet de data center,
20:19il ne suffit pas seulement
20:20d'avoir une logique immobilière,
20:22ce n'est pas qu'un objet immobilier,
20:23il y a des objets très techniques
20:24à l'intérieur.
20:25Et ce n'est pas qu'un objet technique
20:26parce qu'en fait,
20:27il faut réussir à convaincre.
20:28Et donc pour réussir
20:29un projet de data center,
20:30il faut combiner
20:31la maîtrise d'un foncier,
20:33la maîtrise des autorisations administratives,
20:35pouvoir construire son foncier,
20:36l'accès à l'énergie
20:37et la sécurisation de l'accès à l'énergie.
20:40Et puis la maîtrise technique de l'objet.
20:42Chaque client, son souhait.
20:44Et enfin, l'élément principal,
20:46l'acceptabilité.
20:47Il y a des enjeux environnementaux,
20:49il y a des enjeux sociaux,
20:50il y a des enjeux d'insertion urbaine.
20:51Mais qu'est-ce que ça veut dire ?
20:52C'est-à-dire que vous revendez
20:53des terrains à des tierces acteurs
20:55après avoir obtenu
20:57toutes les autorisations administratives
20:58après raccordement
20:59ou vous vous impliquez personnellement
21:00dans ces projets ?
21:01Comment ça se passe ?
21:02Un petit peu à la carte ?
21:03Un peu de tout.
21:04Un peu de tout.
21:04Sur de la proximité,
21:05sur des petits data centers
21:07qui sont quand même des beaux objets.
21:08À l'image de celui que nous avons
21:10ouvert à Rennes, à Noyelles-sur-Villaine,
21:12à côté de Rennes,
21:12de 3 MW
21:13et qui est en exploitation.
21:15Là, on offre une solution
21:16d'hébergement aux entreprises
21:17de l'Ouest de la France.
21:19Et pour nous,
21:20nous déployons nos compétences,
21:22nous renforçons nos convictions,
21:23nous connaissons ce marché.
21:24À l'autre bout du spectre,
21:26ce qu'on appelle les hyperscale,
21:27c'est-à-dire des énormes usines
21:29de centres de données.
21:31Là, vous adressez des gens
21:32LaTeX, des Google Microsoft.
21:33On a des grands acteurs
21:34du numérique mondial,
21:35exactement.
21:36Et là, on peut à la fois
21:38vendre un terrain aménagé
21:40avec l'autorisation d'accès
21:42à l'énergie,
21:43liée à les autorisations
21:44que nous avons obtenues de RTE,
21:46le gestionnaire du réseau d'électricité.
21:48Et dans ces cas-là,
21:49le preneur, l'acheteur de ce terrain
21:50va construire et ensuite exploiter
21:53son propre data center
21:54dont il sera propriétaire.
21:55Et puis, on peut également
21:57développer le projet
21:58de façon un peu plus approfondie
22:00avec des partenaires.
22:01On a, de ce point de vue,
22:02un projet en Nouvelle-Équitaine,
22:04à côté de Bordeaux,
22:05près de 400 MW d'électricité.
22:08C'est un projet absolument considérable
22:09dont 120 MW peuvent être connectés
22:11dès 2028,
22:12ce qui donne une grande proximité.
22:14Et les clients auxquels
22:15vous faites référence,
22:17ce qu'ils veulent,
22:17c'est des projets qui sortent vite
22:18parce que les besoins de vous,
22:21de nous, de nos entreprises,
22:22c'est maintenant.
22:23Vous arrivez à les rassurer,
22:24justement, sur la réglementation,
22:25les délais d'autorisation administrative
22:27ou parce que ça reste quand même
22:28un problème en France ?
22:29Vous-même le dites,
22:30l'avouez, c'est un problème.
22:31C'est un sujet, évidemment, en France.
22:32Ça, plus la question de l'acceptabilité
22:34dont vous parliez il y a quelques instants.
22:35Écoutez, nous, notre métier,
22:36c'est de gérer cette complexité
22:38et de faire en sorte
22:38que ça ne soit pas un problème.
22:40Faire en sorte qu'un projet sorte,
22:41qu'il sorte vite,
22:42qu'on soit dans ce time to market.
22:44Et c'est là qu'est l'expertise,
22:46la compétence,
22:47la valeur ajoutée.
22:48Et c'est ce sur quoi
22:49nous essayons de nous concentrer.
22:50J'ai vu d'un mot
22:51que vous aviez obtenu récemment
22:52un permis de construire
22:53pour un data...
22:53Alors, ce qu'on appelle
22:54un data center urbain,
22:55cette fois du côté
22:56de Vélizy-Villacoublet.
22:57Et c'est intéressant
22:58parce que vous expliquez
22:59que l'énergie qui va être générée
23:00par les équipements
23:00serviront à alimenter en chauffage
23:02une partie de la vie
23:03et une résidence étudiante
23:05Cogedim située à proximité.
23:07Exactement.
23:07Sur une emprise foncière,
23:09on a décidé d'avoir un projet mixte.
23:10Une résidence étudiante
23:11développée par Cogedim
23:13est vendue à CDC Habitat
23:14qui va l'opérer,
23:15grand acteur de la Caisse des dépôts.
23:18Et à côté,
23:18un data center de 7 mégawatts.
23:21L'enjeu principal sur un data center,
23:23c'est comment récupérer la chaleur.
23:24On va l'injecter
23:25dans le réseau de chaleur
23:25et on va l'utiliser
23:26pour la résidence étudiante.
23:27L'autre enjeu,
23:28c'est que ce soit un objet
23:30qui s'insère dans un paysage urbain.
23:31Vous n'avez pas envie
23:32d'avoir un cube
23:33face à votre résidence.
23:34Vous n'habitez pas face à un cube.
23:36Et donc,
23:36on a travaillé la qualité
23:38architecturale de ce data center
23:39de telle sorte
23:40que les deux objets
23:42vivent ensemble
23:43et vivent ensemble
23:43dans un morceau de ville
23:44qui est ce morceau de ville
23:45de Vélizy.
23:45Et merci aux élus
23:46de nous avoir fait confiance.
23:47Est-ce que ça suffit
23:48l'architecture,
23:48le design a atténué
23:50les craintes,
23:51les appréhensions
23:51de vivre à côté
23:52d'un data center
23:53en province par exemple ?
23:54Ça, c'est un sujet aussi,
23:55l'acceptabilité,
23:55vous le disiez.
23:56Oui, c'est un métier aussi.
23:57Il faut convaincre,
23:58il faut prendre
23:58les points de préoccupation,
23:59les traiter.
24:00Il n'y a pas de problème
24:01qui ne trouve de solution.
24:03La chaleur,
24:03on est capable de la traiter.
24:04L'eau,
24:05on est capable
24:05d'éviter de la consommer.
24:07Les emplois,
24:07on montre le contenu en emploi
24:09qui est différent
24:10de celui d'un entrepôt
24:11de logistique.
24:12C'est d'autres types d'emplois.
24:14La fiscalité
24:14n'est pas la même.
24:16Voilà,
24:16on travaille,
24:17on dialogue,
24:18on discute.
24:18C'est fait pour être
24:19un véritable futur relais
24:20de croissance,
24:20les data centers
24:21pour le groupe Altarea.
24:23On a vu des besoins,
24:24on a parlé de la politique
24:24du logement,
24:25des immenses besoins
24:26en matière de logement.
24:27On se dit,
24:27est-ce qu'un groupe
24:28comme Altarea
24:28ne va pas parler
24:29de data centers ?
24:30Certes,
24:30parce qu'il y a des opportunités,
24:31mais d'un autre côté,
24:31parce que peut-être,
24:32comme beaucoup d'acteurs,
24:33ils se désespèrent
24:34de la volonté de l'État
24:35de véritablement mener
24:36une véritable politique
24:36du logement en France.
24:37C'est absolument pas
24:38à notre point de vue.
24:39Nous,
24:39on part du socle
24:39des commerces,
24:41on rajoute le dynamique
24:42de la promotion au logement
24:43et le data center,
24:44c'est quelque chose
24:45qui vient en plus.
24:46Il y a de l'incertitude,
24:47il y a de la complexité,
24:48il y a du travail,
24:48il y a de l'engagement
24:49de long terme,
24:50mais à la fin,
24:50il y a de la création
24:51de valeur.
24:51Et c'est bien en combinant
24:53cette solidité,
24:54cette force de la reprise
24:55du logement
24:56et cet upside du data center
24:58que nous pouvons
24:58développer l'entreprise.
24:59On a quelques secondes
25:00pour dire un mot du photo
25:01le voltaïque,
25:02parce que là aussi,
25:02vous y êtes allé,
25:03vous équipez des toitures
25:04de hangar agricole,
25:05vous avez vu que l'État
25:06revient un petit peu
25:06ses ambitions à la baisse,
25:08là vous continuez
25:09à miser sur le photo
25:10On croit dans ce métier,
25:12d'avoir de l'énergie
25:14décarbonée,
25:14c'est utile,
25:15c'est nécessaire,
25:16on en aura toujours besoin.
25:17On a ouvert d'ailleurs
25:18une centrale à Côte-Coste
25:19dans l'Oté-Garonne,
25:21donc on a vendu
25:23un premier parc,
25:24il faut plutôt nouer
25:24un partenariat
25:25avec Crédit Agricole
25:26pour rester actionnaire
25:27minoritaire d'un premier parc.
25:28On a un pipeline
25:29d'à peu près 750 MW,
25:31dans ce pipeline,
25:32on va resserrer nos critères,
25:33normal,
25:34le paysage réglementaire change,
25:35on va être plus exigeant,
25:36plus sélectif,
25:37mais on reste dans ce secteur.
25:39Et puis on parlait,
25:39vous parliez des centres commerciaux
25:40dans lesquels vous êtes très présents,
25:42Damo,
25:42c'est la question qu'on pose
25:43à chaque fois,
25:43le centre commercial
25:44a-t-il toujours de l'avenir ?
25:45Mais il en a dès lors
25:46que c'est un...
25:47Éternelle question !
25:47Mais il en a dès lors
25:48qu'il est bien placé,
25:49il en a d'ailleurs
25:50qu'on l'anime,
25:51qu'on le fait vivre,
25:52qu'on convainc les enseignes...
25:53Il faut encore réinventer
25:54le centre commercial en 2021 ?
26:02Gare de Serlitz
26:02qui sort de terre
26:03pour les Parisiens
26:04et les amateurs du métro.
26:06Arrêtez-vous sur la ligne 5
26:07Gare de Serlitz,
26:08regardez cette verrière,
26:10le Zeppelin,
26:10et imaginez que dans une grosse année,
26:14ça vivra,
26:15ça vibronnera
26:16de restaurants,
26:17de lieux de vie
26:18et ça sera un endroit magique.
26:19Et bien voilà,
26:19la diversification en marche
26:20du groupe Altarea.
26:21Merci beaucoup Edward Arcwhite,
26:23merci beaucoup d'être passé
26:24nous voir ce soir,
26:25directeur général du groupe Altarea
26:27avec nous sur BFMBS.
26:28Merci à vous.
26:28Merci beaucoup,
26:28à très vite, avec plaisir.
26:3018h28, une petite pause
26:31dans un instant,
26:33Donald Trump,
26:33le discours sur l'État de l'Union,
26:351h47, cette nuit,
26:36on va débriefer tout ça
26:37avec nos experts
26:37jusqu'à 19h en direct,
26:38bien sûr, à tout de suite.
26:40BFM Business et la Tribune
26:43présentent
26:45le 18-19,
26:47Guillaume Paul.
26:49Allez, 18h31
26:49sur BFM Business,
26:51on vous l'avait promis,
26:52on le fait,
26:52on va débriefer
26:53pendant les 25 minutes,
26:5426 minutes,
26:55le discours sur l'État de l'Union
26:56qu'a prononcé Donald Trump,
26:58donc vous connaissez
26:58l'exercice annuel,
26:59c'était la nuit dernière
27:00du côté du Congrès américain,
27:03quasiment tous les parlementaires
27:04étaient là,
27:04certains quand même
27:05s'étaient fait porter pâle,
27:05côté démocrate.
27:071h47 de discours,
27:08c'est un record du genre,
27:09apparemment,
27:10c'est une belle perf.
27:11On va en parler
27:11avec nos invités
27:12qui sont avec nous en plateau,
27:13Patrick Martin-Jeunier
27:14est avec nous,
27:15bonsoir Patrick,
27:16bienvenue enseignant à Sciences Po,
27:17expert des questions
27:18européennes et internationales,
27:19Jérémy Guaès,
27:20bonsoir Jérémy,
27:21professeur associé à HEC Paris,
27:23spécialiste des États-Unis,
27:24puis Mathieu Jolivet,
27:25bien sûr,
27:26pour l'international,
27:26pour BFM Business,
27:27bonsoir Mathieu.
27:291h47 de discours,
27:30écoutez,
27:30on vous a ressorti 16 secondes
27:32qui résument assez bien
27:34la teneur de l'exercice,
27:36on va dire que c'était
27:37un bel exercice
27:38d'autosatisfaction,
27:39écoutez.
27:42Ce soir,
27:43après seulement un an,
27:44je peux affirmer
27:45avec dignité et fierté
27:47que nous avons accompli
27:48une transformation
27:49sans précédent
27:50et un revirement historique.
27:52Il s'agit en effet
27:53d'un revirement historique.
27:56Voilà,
27:57honnêtement,
27:57on est fiers de nous
27:58parce qu'en 16 secondes,
27:59on a résumé tout le discours,
28:00tout était à l'avenant.
28:01Voilà,
28:01c'est l'âge d'or de l'Amérique,
28:03l'économie,
28:03on va longuement en parler,
28:04se porte à merveille,
28:05la politique protectionniste,
28:06on trouvera toujours un moyen,
28:07bref,
28:08on garde le cap.
28:08Cela dit,
28:09est-ce qu'un discours
28:10de l'État d'Union,
28:11ça peut être autre chose,
28:12historiquement,
28:12ça a été autre chose
28:13qu'un exercice
28:14d'autosatisfait,
28:15cite Jérémy,
28:15finalement.
28:17Absolument jamais,
28:18sur la stratégie de com,
28:20elle est intéressante
28:24à quel point
28:25on est heureux
28:26et c'est un exercice
28:28de satisfaction.
28:29Cela envoie aussi
28:30le message
28:31que le Président
28:32est très bien portant,
28:33que toutes les rumeurs
28:34qu'on a pu entendre
28:35sur son état de santé,
28:36à la fois mental,
28:37physique,
28:38aucun problème,
28:39que Bill Clinton,
28:40qui tenait le record
28:41jusqu'ici,
28:42il en a fait une bouchée,
28:4319 minutes.
28:44Mais pour répondre
28:45à votre question,
28:46ça a toujours été le cas,
28:47en effet,
28:48mais il y a quand même
28:48quelque chose
28:49qu'il faut retenir
28:49dans ce discours
28:50et dans la stratégie
28:51de Donald Trump,
28:52c'est que là,
28:52il parle à qui ?
28:53Il parle à sa base
28:54MAGA
28:55qui est déjà convaincue
28:56par tout ça.
28:57Donc,
28:58on pourrait commettre
28:59une erreur
28:59qui est d'essayer
29:00d'aller décortiquer
29:01affirmation par affirmation,
29:03mais là,
29:04c'est mission accomplie
29:04pour lui
29:05parce que cette base MAGA,
29:06c'est entre 25 et 33%
29:08de l'électorat
29:09qui est toujours là
29:10si j'en crois
29:11les sondages finalement
29:12puisque sa cote de popularité
29:14est au-delà
29:15de ces 33%
29:16et donc finalement,
29:17c'est un cri de ralliement
29:19et ça,
29:20politicien qu'il est,
29:21bête politique qu'il est,
29:22il sait le faire
29:23et maîtriser l'exercice
29:25à son avantage.
29:26Comment vous l'avez trouvé,
29:27vous,
29:27sur la forme,
29:28Patrick Martin-Genier ?
29:29C'est vrai,
29:29Jérémy nous dit,
29:30il parle à sa base MAGA,
29:31on est quand même
29:31à quelques mois
29:32des élections de mi-mandat,
29:33ça serait peut-être opportun
29:33de commencer à ratisser
29:34un peu plus large,
29:35non ?
29:35Oui,
29:35sauf qu'une majorité
29:36des Américains
29:37est quand même
29:38mécontente
29:38de l'élection
29:38de Donald Trump.
29:40et bien sûr,
29:41c'est un exercice
29:42d'autoglorification,
29:43il fallait le voir
29:44rentrer dans la salle
29:45des congrès,
29:46les observateurs américains
29:47disaient,
29:47c'est comme si tout le monde
29:48voulait toucher un souverain,
29:49un roi,
29:50donc il se comporte
29:51comme un véritable souverain
29:52et en réalité,
29:54c'est 1h47 de discours
29:55d'autoglorification,
29:57beaucoup de mensonges
29:58quand même
29:58dans son discours
29:59et lorsqu'il a dit
30:00qu'il avait créé
30:01des millions d'emplois
30:02en réalité,
30:03c'est même pas 180 000 emplois
30:05au cours de l'année 2025
30:06alors que sous la première
30:07administration Trump
30:08et la seconde administration
30:10Biden,
30:11en fait,
30:11c'était de l'ordre
30:12entre 1,5 et 2,2 millions
30:14d'emplois créés,
30:16le prix de l'énergie
30:17a considérablement augmenté,
30:19le prix du gallon
30:20donc d'essence
30:21dont il a dit
30:22qu'il était
30:23un des plus faibles
30:23dans l'histoire
30:24des Etats-Unis,
30:25en réalité,
30:25on ne sait pas
30:25où il a inventé ça
30:26puisqu'il est allé
30:28dans un état,
30:28l'Oklahoma,
30:29il aurait vu
30:29que le prix du gallon
30:30d'essence
30:31était à moins de 2,30 dollars
30:33alors que dans certains états
30:34il dépasse les 4 dollars.
30:35C'est un tissu de mensonge
30:36mais comme vous venez
30:37de le dire,
30:38finalement,
30:39il parle à sa base
30:40de Maga
30:40qui est toujours convaincu
30:41et globalement,
30:42il est vrai que l'inflation
30:43n'a pas considérablement
30:44augmenté non plus
30:45mais le prix de l'énergie,
30:46le prix du pétrole,
30:48le prix du consommateur
30:50donc du panier
30:51donc de course ménagère
30:53et bien a encore
30:54considérablement augmenté.
30:56Enfin,
30:56sa politique tarifaire
30:57est un échec
30:58donc il s'autoglurifie
30:59mais il a fallu
31:01à chaque fois maintenant
31:01qu'on a un discours
31:02de Donald Trump,
31:03il faut ce que disent
31:04les Anglais,
31:04il faut le fact-checking
31:05c'est-à-dire la vérification
31:06des faits
31:07pour voir s'il dit
31:08ce qu'il dit
31:09est vrai ou fou.
31:10Alors on va sur l'économie,
31:11sur la forme,
31:11il n'y a pas eu d'annonce
31:13fracassante cette nuit
31:13Mathieu,
31:14finalement de la part de Trump,
31:15le seul moyen
31:16qu'il a trouvé
31:16pour se faire mousser
31:17c'est de faire défiler
31:17l'équipe de hockey sur glace
31:19qui a obtenu
31:19la médaille d'or
31:20aux Jeux Olympiques.
31:20Mais enfin à part ça,
31:21rien de bien nouveau
31:22sous le soleil quoi cette nuit.
31:23Absolument rien de nouveau,
31:24en fait on a assisté cette nuit
31:25à un grand récit
31:27militaro-hollywoodien
31:29avec Donald Trump
31:30en grand scénariste en chef.
31:32C'était quand même saisissant,
31:33ce discours 1h47,
31:35c'était une somme
31:37d'histoires individuelles
31:39avec des gens
31:40que son cabinet a choisis
31:41un peu partout aux Etats-Unis
31:42qui chacun,
31:43c'était un peu ces héros
31:45qui célébraient
31:45et qui lui servaient
31:47en fait le récit
31:49de sa politique nationale
31:52populiste,
31:52souveraine,
31:54son coup de pied
31:56dans la fourmilière
31:56de la mondialisation,
31:57etc.
31:58Il n'y avait que des histoires
31:59pour illustrer tout ça.
32:00Quand je vous dis
32:01militaro-hollywoodien,
32:02c'est-à-dire qu'il a,
32:02pour la première fois,
32:03on entendait un récit détaillé
32:04par exemple de la capture
32:05de Maduro
32:06où là,
32:06il a raconté,
32:08alors il a pris un autre nom
32:10pour protéger son identité,
32:11mais il a dit
32:12Eric Slover,
32:13Eric Slover
32:14qui pilotait le premier hélicoptère
32:16qui est allé,
32:17qui devait se poser
32:18dans la résidence
32:20de Maduro
32:20et qui se prend
32:22plusieurs balles
32:23dans sa jambe,
32:24agonisant,
32:25presque au bord
32:26de l'évanouissement
32:27et qui,
32:27pour sauver
32:29le commando
32:30de force spéciale,
32:31arrive quand même
32:31à tenir,
32:32à poser.
32:33Et il raconte ça,
32:34ce récit,
32:35et après,
32:35il marque un blanc
32:36et il dit
32:37Eric est là.
32:38Il le montre du doigt
32:39et là,
32:39on voit Eric
32:40qui se tient sur deux béquilles
32:41avec sa femme à côté
32:42qui le regarde administratif
32:43et tout le monde
32:44qui se lève.
32:44On est vraiment
32:45dans le pur
32:47entertainment
32:49américain
32:49et c'est la somme
32:50de ses petites histoires
32:50qui glorifie
32:52en fait sa présidence.
32:54Et pour revenir
32:54sur l'économie
32:55et sur sa base Maga,
32:56effectivement,
32:57c'est un discours servi
32:57pour sa base Maga.
32:58Après,
32:59sa base Maga,
32:59j'ai l'impression
33:00qu'elle est aussi
33:00en train de se fissurer
33:02ou de se fracturer
33:03un petit peu.
33:03je parle sous le contrôle
33:04de Jérémy,
33:05mais par exemple,
33:06j'ai entendu récemment
33:07plusieurs fois
33:09cette idée
33:09selon laquelle
33:10une partie
33:11de la base Maga
33:13n'aimait pas du tout
33:15les data centers,
33:16par exemple.
33:17Ils n'étaient pas du tout
33:18data centers,
33:18comme on va dire,
33:19eux,
33:19ce qu'ils veulent,
33:20c'est voir des usines
33:22de l'industrie lourde
33:23et tout ce que représente
33:24l'idée du data center,
33:25ils le rejettent.
33:26C'est un exemple
33:27parmi d'autres.
33:28Quant au pouvoir d'achat,
33:29on voit très bien
33:30que pour l'instant
33:32son One Big Beautiful Bill Act
33:34n'a pas pour l'instant
33:36servi leur portefeuille
33:37et il s'est même retrouvé
33:40à leur promettre
33:41un chèque de 2000 dollars
33:43chacun financé
33:44par des recettes
33:45de droits de doigt
33:45qui viennent d'être annulées
33:46en partie
33:47par la consubrême.
33:48C'est intéressant
33:50ce que vous dites
33:50sur les data centers
33:51parce que quand on sait
33:51que la moitié
33:52de la croissance américaine
33:53l'an dernier
33:54a été alimentée
33:54par les investissements
33:55dans l'IA
33:56pour avoir une base de Maga
33:57qui dit tout le mal
33:57qu'elle pense des data centers,
33:58c'est quand même révélateur.
33:59Est-ce que vous dites
34:00vous Jérémy
34:00vous êtes d'accord
34:01pour dire que la base Maga
34:02est en train de se fracturer ?
34:03Je rappelle ce sondage
34:03qui est sorti hier
34:04juste avant ce discours
34:0647% des Américains
34:07qui disent
34:07que leur pouvoir d'achat
34:08s'est érodé
34:09depuis le retour de Trump
34:11en janvier 2025.
34:13Est-ce que pour vous
34:13il se passe quelque chose ?
34:15Est-ce qu'il pourrait expliquer
34:16qu'il ait focalisé son discours
34:17sur cette base Maga
34:17justement ?
34:18Il se passe indéniablement
34:20quelque chose.
34:21Il y a une vraie tension
34:22toujours entre
34:23la cohérence politique
34:25et l'économie.
34:26On sait l'économie
34:26c'est un grand facteur
34:28c'est un grand facteur
34:29universel et historique
34:31des élections
34:31et aujourd'hui
34:32l'inflation
34:33le prix des oeufs
34:34c'est un grand symbole
34:35aux Etats-Unis
34:36et ainsi de suite
34:37ça pèse énormément.
34:39Ce qui est frappant
34:39c'est que dans ces chiffres
34:40c'est qu'on a toujours
34:41une quarantaine de pourcents
34:43de l'électorat américain
34:44qui reste fidèle
34:46à Donald Trump.
34:47C'est encore plus
34:48que la base Maga.
34:49Donc bien entendu
34:50il y a cette tension
34:51il y a cette économie
34:52il y a ce ressenti
34:53mais le fait est
34:54que politiquement
34:55pour eux
34:56il y a quelque chose
34:57qui dépasse l'économie
34:58qui est de dire
34:59voilà l'homme
35:00qui nous défend
35:01voilà l'homme
35:02qui dit
35:03Pour la grandeur de l'Amérique
35:04effectivement
35:04ils attendaient ça
35:05depuis longtemps.
35:06Donc les économies stupides
35:08on oublie
35:08c'est ça que vous êtes
35:09en train de nous dire.
35:10C'est pas qu'on l'oublie
35:10mais c'est que cette base Maga
35:12est d'un pouvoir
35:13suffisamment conséquent
35:14aujourd'hui
35:15pour être
35:15je dirais
35:16dépasser finalement
35:17ces turbulences.
35:18Juste un petit point
35:19les mid-terms de novembre
35:21ça sera les deuxièmes
35:23auxquels
35:23Donald Trump fera face.
35:25Le dernier président
35:26à l'avoir remporté
35:27ce concours des mid-terms
35:29pendant ce deuxième mandat
35:30c'était Bill Clinton
35:31en 1998
35:32et on sait comment ça se termine
35:33pour les démocrates en 2000.
35:35Je crois qu'il n'y a
35:36personne de sérieux
35:36aujourd'hui
35:37qui pense que Donald Trump
35:38est en mesure
35:39de remporter ses élections.
35:40Donc
35:41le tout pour le tout
35:42il s'agit finalement
35:44de parler à cette base.
35:45Patrick ?
35:46Oui non
35:46vous parliez du schéma
35:47hollywoodien
35:48mais il ment même là-dessus
35:49parce qu'il a dit
35:50que la jeune ukrainienne
35:51qui était morte
35:52que dramatiquement
35:53avait été tuée
35:54par un immigrant
35:55un migrant illégal
35:56alors qu'en réalité
35:56c'est un citoyen américain
35:58qui l'a tué.
35:59Il a dit avoir résolu
36:00huit guerres
36:01et des démocrates
36:03ont crié aux Etats-Unis
36:03mais quelle guerre
36:04quelle guerre
36:05entre la Thaïlande
36:06et les Camboges
36:06en réalité
36:07il a fait signer
36:07un cessez-le-feu
36:08ce cessez-le-feu
36:09a volé en éclat
36:10si j'ose dire
36:10puisque maintenant
36:12la guerre a repris
36:13il n'a rien guéri du tout
36:15quant au Venezuela
36:16on aurait pu espérer
36:17qu'il restait la démocratie
36:18c'est pas du tout cela
36:19il a fait du hold-up
36:20sur le pétrole vénézuélien
36:21et il dit maintenant
36:22que ce régime
36:22est un régime ami
36:23et enfin
36:24s'agissant de l'Iran
36:25et bien il dit
36:26bah oui
36:26nous allons peut-être
36:27continuer les négociations
36:28alors que c'est un régime
36:29un des plus criminels
36:30de l'histoire
36:31de l'humanité
36:32notamment dans cette partie
36:33du monde
36:33donc on voit bien
36:34qu'il veut faire
36:35quelque chose
36:36à son image
36:37mais c'est beaucoup
36:38de mensonges
36:39et naturellement
36:40on parlait de la base Maga
36:41on sait très bien
36:42que la base Maga
36:42ne voulait pas
36:44que les Etats-Unis
36:45réinvestissent
36:46dans les affaires mondiales
36:47notamment sur le plan stratégique
36:48on parlera des affaires mondiales
36:49c'est des récits
36:50et des scènes
36:51qui marquent en fait
36:52qui parlent à sa base Maga
36:54vous prenez l'autre exemple
36:55je vous dis
36:55c'est une addition
36:56de l'histoire individuelle
36:57il y en a une
36:57qui m'a marqué aussi
36:58cette nuit
36:59il a fait venir
37:00en fait
37:00lors de son discours
37:01une petite fille
37:02qui s'appelle Delilah
37:03elle a 5 ans
37:04et Donald Trump
37:05raconte à tout le monde
37:06l'histoire de Delilah
37:07qui est dans la salle
37:07il dit Delilah
37:09en 2024
37:10en juin 2024
37:11quand elle a 5 ans
37:13est dans une voiture
37:14qui se fait percuter
37:15par un 18 tonnes
37:16au volant de ce 18 tonnes
37:18vous avez
37:19un chauffeur
37:20immigré
37:21qui a eu le droit
37:23de conduire ce camion
37:25grâce à Joe Biden
37:27il dit
37:27heureusement
37:28grâce à Dieu
37:29Delilah est encore là
37:30je vous l'ai fait venir
37:31et son papa
37:32est à côté
37:32on l'applaudit
37:33etc
37:33il enchaîne
37:34en disant
37:34que la Maison Blanche
37:36prépare le Delilah Act
37:37en ce moment
37:38pour durcir
37:39la politique migratoire
37:40et l'obtention
37:41de permis
37:42quand on est un immigré
37:42aux Etats-Unis
37:43de poids lourd
37:44voilà
37:44donc les récits individuels
37:47servent
37:47son récit national
37:49c'est assez
37:50gros écran de fumée
37:51pour masquer le fait
37:52que vous avez le sentiment
37:53que la population américaine
37:54est en train
37:55de se diviser en deux
37:56celle qui profite
37:57de l'envolée
37:57des marchés boursiers
37:58il faut toujours rappeler
38:00ce chiffre
38:00on a l'impression
38:01que tout tient par la bourse
38:02non
38:0290% des plus riches
38:05détiennent 93%
38:06des actions
38:06aux Etats-Unis
38:07et de l'autre
38:08celle qui se débat
38:09avec l'inflation
38:10le hausse du prix
38:11du coût de la vie
38:12voilà
38:12c'est une société
38:13de plus en plus
38:13à deux vitesses
38:14finalement
38:14qu'on voit se dessiner
38:15aujourd'hui
38:15à deux vitesses
38:17et donc
38:18oui
38:18les plus riches
38:19s'en sortent
38:19toujours
38:20de toute façon
38:21mais on voit bien
38:22que s'agissant
38:22de l'annulation
38:24de la politique tarifaire
38:25on voit bien
38:25que ce sont
38:26les consommateurs
38:27américains
38:27qui payent le prix
38:28de cette politique
38:29tarifaire douanière
38:30désastreuse
38:31les entreprises américaines
38:32mais il n'en a cure
38:34en réalité
38:34donc on voit bien
38:35que
38:36vous parliez des oeufs
38:37tout à l'heure
38:37lorsque vous êtes
38:38dans certains magasins
38:39aux Etats-Unis
38:40les prix ont considérablement
38:41augmenté
38:42donc c'est toujours
38:42la même catégorie
38:43socio-professionnelle
38:44qui malheureusement
38:45pâtit de cela
38:46alors que
38:47les chefs d'entreprise
38:50bénéficient
38:50de ce marché
38:51international
38:52donc c'est toujours
38:53les mêmes
38:53qui payent
38:54cette politique
38:55et s'agissant
38:56des entreprises
38:57on est quand même
38:57dans une atmosphère
38:59délétère
39:00puisque c'est
39:01pratiquement
39:02133 milliards
39:03de dollars
39:04qui a été encaissé
39:05par le fisc
39:07américain
39:07dont les entreprises
39:08vont exiger
39:09le remboursement
39:10il y a déjà des milliers
39:10d'entreprises
39:11qui ont demandé
39:11qui ont déposé
39:12plein
39:12écoutez justement
39:13à ce sujet
39:13les droits de douane
39:14donc vous savez
39:15les décisions
39:15de la cour suprême
39:16la semaine dernière
39:16Trump qui a dégainé
39:18dans la foulée
39:18un droit de douane
39:19universel à 10
39:20puis 15
39:20puis de nouveau 10
39:22qui cherche d'autres
39:23leviers juridiques
39:23pour continuer à imposer
39:24sa politique protectionniste
39:25écoutez ce qu'il disait
39:26cette nuit
39:26il est persuadé
39:27qu'il va pouvoir
39:28continuer à taxer
39:28malgré l'opposition
39:29de la cour suprême
39:30écoutez ce qu'il disait
39:32la bonne nouvelle
39:33c'est que quasiment
39:38tous les pays
39:38veulent conserver
39:39des accords commerciaux
39:40qu'ils ont déjà négociés
39:45ces droits de douane
39:46puissants
39:47qui sauvent notre pays
39:48qui permettent
39:49d'éviter des guerres
39:50vont rester en place
39:51grâce à d'autres moyens légaux
39:57et avec le temps
39:58je pense que
39:59les droits de douane
40:00payés par d'autres pays
40:01vont largement remplacer
40:02le système d'impôt
40:03sur le revenu
40:04et soulager les américains
40:10voilà vous entendez
40:11ce qu'il dit à terme
40:12les droits de douane
40:13remplaceront
40:14le produit des droits de douane
40:15remplacera l'impôt
40:16sur le revenu
40:17pour les américains
40:18c'est le même
40:18qui en décembre dernier
40:19Mathieu vous le rappeliez
40:20tout à l'heure
40:21promettez aux américains
40:22en tout cas une partie
40:23des américains
40:23de leur rendre
40:24un chèque de 2000 dollars
40:27comment est-ce qu'il va
40:28sortir de cette histoire
40:28Jérémy là
40:29fondamentalement
40:30c'est déjà et d'une
40:32économiquement un non-sens
40:33ça on le sait
40:34parce que ceux qui payent
40:35les tarifs douaniers
40:36ce sont les consommateurs
40:37américains
40:39indubitablement
40:39comment est-ce qu'il va
40:40s'en sortir
40:41faire un chèque aux américains
40:42ça ne serait pas la première fois
40:43ça ne serait pas
40:44le premier président non plus
40:45Biden l'avait fait aussi
40:47donc c'est encore
40:48creuser un déficit
40:49ça il sait le faire
40:50il n'y a aucun souci
40:51là il est en train
40:52de fanfaronner
40:53il est en train de fanfaronner
40:54encore une fois
40:55auprès de sa base
40:56en disant
40:56j'ai engagé
40:57un bras de fer commercial
40:59on essaye de m'assassiner
41:00politiquement
41:01dont la cour suprême
41:02des Etats-Unis
41:03mais regardez
41:03je continue de me battre
41:04pour vous
41:04je pense que son plus
41:06l'équation la plus complexe
41:09à résoudre pour lui
41:09c'est ce qu'on appelle
41:11une économie en cas
41:12vous y faisiez allusion
41:13toute une partie
41:15de l'économie
41:15qui décolle
41:16ça c'est important
41:17pour son image de marque
41:18pour parler à sa base MAGA
41:19le plus grand risque
41:21de cette économie en cas
41:22c'est la partie basse du cas
41:23qui descend
41:24ceux qui se démènent
41:25avec l'inflation
41:25on en parlait tout à l'heure
41:26c'est ça exactement
41:27exactement
41:27et je pense que la question
41:28ouverte c'est de se dire
41:29est-ce que finalement
41:31cette économie insolente
41:32ça va suffire
41:34elle se porte bien
41:35est-ce que ça va suffire
41:36pour l'aider à arriver
41:38finalement jusqu'à la fin
41:38de son mandat
41:39est-ce qu'il va être capable
41:40de préserver son image
41:42de marque
41:42auprès de son électorat
41:43pas de 100%
41:44de la population
41:45de son électorat
41:46au mieux un tiers
41:47de la population
41:48en essayant de s'appuyer
41:49là-dessus
41:51pour essayer de préserver
41:52son image de marque
41:52ça c'est l'équation
41:53qu'il essaye de résoudre
41:54c'est ce qui explique
41:55pourquoi il est en train
41:56de fanfaronner aujourd'hui
41:57et ce n'est pas évident
41:58qu'il arrive jusqu'au bout
41:59il fanfaronne pour donner le change
42:00parce que ce droit
42:01universel
42:02finalement à 10%
42:0310 puis 15
42:04puis de nouveau 10
42:04c'est valable
42:05jusqu'au 24 juillet prochain
42:07150 jours
42:09donc 24 février
42:10ouais c'est ça
42:1124 juillet
42:12et il cherche
42:14d'autres leviers juridiques
42:15ce qui est sûr
42:16c'est que là
42:16on vient de basculer
42:17au lendemain
42:18de cette décision
42:19de la Cour suprême
42:19on vient de basculer
42:20dans une nouvelle période
42:21de flou et d'incertitude
42:22pour tous les investisseurs
42:23les chefs d'entreprise
42:24vous savez
42:24hier moi
42:25je suis incapable
42:26de vous dire aujourd'hui
42:27par exemple
42:28ce qu'il en est
42:30des droits de douane
42:32négociés à 15%
42:33avec l'Europe
42:34alors qui ne sont pas
42:35encore totalement avalisés
42:36par les européens
42:37non plus
42:37oui mais qui s'appliquaient déjà
42:40si vous voulez par exemple
42:40hier
42:41j'ai eu un son de cloche hier
42:42par un chef d'entreprise
42:45européen
42:45qui a consulté
42:47d'un grand groupe américain
42:48qui a consulté
42:49le légal
42:50aux Etats-Unis
42:51et donc le légal
42:52aux Etats-Unis
42:53de ce chef d'entreprise
42:55européen
42:55est allé voir
42:57notamment
42:58les institutions
43:00douanières américaines
43:01etc.
43:01pour voir comment
43:02est-ce qu'ils avaient
43:02ce que le légal
43:05lui a dit
43:06c'est que
43:06aujourd'hui
43:07la lecture juridique
43:08aux Etats-Unis
43:10considère
43:11que les 15%
43:12l'accord
43:12qui a été négocié
43:14sur le golfe
43:14en Écosse
43:15avec Van der Leyen
43:16est un accord
43:17commercial
43:18qui ne rentre pas
43:20dans le cadre
43:20de l'urgence économique
43:22même s'il y avait
43:23une pression
43:24à l'époque
43:24de Donald Trump
43:25qui rendissait ça
43:26aujourd'hui
43:26le contour
43:27de ce cadre
43:28commercial
43:29qu'il y a dessus
43:30ça ne relève pas
43:31de l'urgence économique
43:32des Etats-Unis
43:33donc
43:33il est valide
43:35donc
43:36on continue
43:36de l'appliquer
43:39je vous restitue juste
43:41une lecture
43:42qui vient
43:42d'un légal américain
43:44d'un grand groupe américain
43:45voilà
43:45donc
43:46c'est une grande période
43:47d'incertitude
43:48il y a plusieurs lectures
43:50juridiques
43:50comme vous le savez
43:51et donc
43:52ce qui est tout à fait
43:54ubuesque
43:54c'est que
43:55la cour suprême
43:56des Etats-Unis
43:57que Donald Trump
43:58a qualifiée
43:58de bande d'incompétents
43:59évidemment
44:00c'est relativement soft
44:02cette nuit
44:02la décision très regrettable
44:03je crois qu'il a serré la main
44:04à 2-3 juges
44:05Ah oui qui était là
44:05en sa faveur
44:07puisque c'est 3 contre 6
44:09qui ont retoqué également
44:11mais on a
44:12la cour suprême
44:12des Etats-Unis
44:13qui a invalidé
44:14quand même
44:14une bonne partie
44:15de la politique douanière
44:16des Etats-Unis
44:17alors que
44:18le Parlement européen
44:19n'a pas encore ratifié
44:20un accord
44:21qui était en partie
44:22invalidé par la cour suprême
44:23ce fameux accord
44:24de Thunberry
44:25qui avait été conclu
44:26par Ursula von der Leyen
44:27dans le golfe
44:28de Donald Trump
44:28donc en fait
44:30ce qui est dramatique
44:30dans ces situations
44:31c'est pour les chefs
44:32d'entreprise
44:32qui sont dans une véritable
44:34insécurité
44:35et incertitude juridique
44:36comment voulez-vous
44:37que le Parlement européen
44:37ratifie aujourd'hui
44:38un accord
44:39qui était en partie
44:39invalidé par la cour suprême
44:41des Etats-Unis
44:41alors que
44:42Donald Trump
44:43est reparti
44:43sur la base
44:44d'un autre texte juridique
44:45une loi de 1974
44:47qui n'était pas celle
44:48sur l'urgence économique
44:49de 1977
44:51donc on est dans une situation
44:52complètement ubuesque
44:54et où est-ce que ça va se terminer
44:56pour les entreprises
44:57vous parlez de légal
44:57ça va se terminer
44:58devant les juridictions
44:59ça va durer pendant des mois
45:01voire des années
45:01plutôt des années
45:02et ce qui est tout à fait
45:04dommageable
45:04c'est l'insécurité juridique
45:06dans laquelle
45:06se retrouvent
45:07les entreprises
45:08à la fois américaines
45:09et européennes
45:10il faut qu'on dise un petit peu
45:11de l'international
45:11et de l'Iran
45:12parce que justement
45:13justement Trump
45:14n'en a pas dit grand chose
45:15cette nuit
45:16on voit d'un côté
45:17un président américain
45:18qui continue à dire
45:19vouloir un deal
45:19sur le domaine nucléaire
45:21avec les Iraniens
45:22qui déploie dans le Golfe
45:23un arsenal militaire
45:24comme on n'en a pas vu
45:24je crois depuis
45:25certains disent
45:26depuis la guerre en Irak
45:26en 2003
45:27probablement
45:29comment vous interprétez
45:30tout ça
45:30le timing
45:30vous dites
45:31c'est de l'improvisation
45:32c'est de l'amateurisme
45:33donc on ne sait pas
45:33où on va
45:33ou pour vous
45:34il y a un fond de
45:37direction dans tout ça
45:37Jérémy
45:39oui il y a un fond de direction
45:40mais ça n'exclut pas
45:41l'amateurisme
45:42je dirais en fait
45:46ce qui est en train
45:46de se jouer
45:47c'est qu'il y a eu
45:48l'opération du Venezuela
45:50quoi qu'on en pense
45:51sur le plan opérationnel
45:52c'était un succès
45:53absolument incroyable
45:55ça a nourri
45:56je pense
45:57une confiance
45:58au sein de la Maison Blanche
46:00qui peut parfois
46:01prêter à de l'hubris
46:02bon
46:02aujourd'hui effectivement
46:03fort de cette confiance
46:05aujourd'hui à la Maison Blanche
46:06on est en train de se demander
46:07comment est-ce qu'on peut faire
46:08plier l'Iran
46:09ce qui est certain
46:10c'est que dans cette base
46:11maga
46:11l'aventeurisme américain
46:13à l'étranger
46:14ça n'a jamais été
46:16célébré
46:16le Venezuela
46:17ça s'est assez bien passé
46:18parce que finalement
46:19il n'y a eu
46:20aucun homme sur le terrain
46:21aucun réel
46:24comment dirais-je
46:25aucun mort
46:26sur le terrain
46:26donc ça c'est
46:27ça pour le coup
46:27c'est très bien passé
46:28aujourd'hui je pense
46:30que Donald Trump
46:30aimerait voir
46:31de son état-major
46:32un plan
46:33qui pourrait lui permettre
46:34de crier victoire
46:35victoire rapidement
46:36y compris
46:37et notamment auprès
46:38de cette base maga
46:39et ça pour l'instant
46:40il ne l'a pas encore
46:41donc il essaye de les faire piller
46:42Patrick
46:42oui non mais ça
46:43je sens du Venezuela
46:44bon c'est extrêmement décevant
46:46parce qu'il a
46:46on disait qu'il avait
46:47il a dit dans son discours
46:48qu'il avait obtenu
46:4980 milliards de
46:5080 millions de
46:51barils de pétrole
46:52de pétrole
46:53etc
46:53en réalité
46:54il s'est accoquiné
46:55avec un régime dictatorial
46:57soit disant que
46:57certains opposants politiques
46:58ont été libérés
46:59c'est fou
47:00donc il s'est accoquiné
47:02avec ce régime
47:02et s'agissant de l'Iran
47:03on est dans une autre dimension
47:04parce que ce qu'on attend
47:06aujourd'hui des Etats-Unis
47:07c'est pas un deal
47:08sur le pétrole
47:09c'est qu'il libère
47:10l'Iran
47:11de cette dictature horrible
47:13qui tue ces jeunes
47:14qui pend des milliers de personnes
47:15et c'est cela
47:16qu'on attend aujourd'hui
47:17des Etats-Unis
47:18mais bien évidemment
47:19ce n'est pas dans la même dimension
47:20que va-t-il faire
47:22d'abord
47:23certes
47:23si le danger
47:24s'est éloigné
47:25vis-à-vis d'Israël
47:26l'Iran veut encore
47:27la destruction d'Israël
47:28d'autre part
47:29on ne va pas débarquer
47:30sur place
47:31les américains
47:32ne vont pas débarquer
47:32donc il s'agirait
47:34en réalité
47:34de bombarder
47:35des sites stratégiques
47:36voire des bâtiments
47:38gouvernementaux
47:39c'est faire tomber le régime
47:40on est d'accord
47:40c'est faire tomber le régime
47:41dont il s'agit
47:42et pour le coup
47:43c'est pas avec des frappes ciblées
47:43que vous ferez tomber
47:45et en plus
47:46il pourrait y avoir
47:47des dommages collatéraux
47:48donc c'est extrêmement
47:48difficile pour ça
47:49et bien évidemment
47:51qu'on se pose la question
47:53de la stratégie
47:54de Donald Trump
47:54puisque tout simplement
47:55tantôt il dit
47:56qu'il veut faire chuter le régime
47:58tantôt il dit
47:58qu'il veut négocier
47:59là on est parti
47:59pour une nouvelle
48:00série de discussion
48:01j'ai toujours du mal
48:01à comprendre en fait
48:02ce qu'il va faire là-bas
48:03parce que ça ne colle
48:04absolument pas au récit
48:05qui nous sert depuis un an
48:06effectivement
48:07Jérémy avait raison de rappeler
48:08au Venezuela
48:08vous aviez une opération
48:09avec la CIA
48:11qui infiltre depuis des années
48:12toutes les strates
48:13de la société vénézuélienne
48:14et au moment de frapper
48:15vous aviez le scénario
48:17qui était totalement chirurgical
48:18millimétré
48:19avec le qu'il laissait
48:21mais aucune place
48:22au hasard
48:23en Iran
48:24c'est peut-être
48:24une des sociétés
48:25les plus fermées du monde
48:28avec la Corée du Nord
48:29je crois qu'il n'y a que
48:30le Mossad
48:30qui a réussi
48:31un petit peu
48:32à infiltrer une partie
48:33de la société iranienne
48:34et encore par petites touches
48:35personne n'est là-bas
48:37donc vous avez
48:37un niveau d'infiltration
48:39qui est bien moins fort
48:40vous avez une population
48:41de 90 millions
48:42d'habitants
48:43qui est éduquée
48:45qui est autonome
48:46qui est indépendante
48:47même les plus opprimés
48:48ne veulent pas d'une chose
48:49c'est d'une ingérence étrangère
48:51donc c'est absolument
48:53pas la même donne
48:54ensuite
48:55alors est-ce qu'ils voudraient
48:56au nom de la sécurité énergétique
48:58par exemple
48:58aujourd'hui
48:59il y a l'idée
49:00effectivement
49:01de faire en sorte
49:01que la Chine ne profite plus
49:02du pétrole à bas
49:03précipé par clandestinement
49:05par les Iraniens
49:05mais ce que je veux dire
49:06c'est qu'aujourd'hui
49:07les Etats-Unis
49:09entre leur GNL
49:11leur opération
49:12du backyard
49:12d'Amérique du Sud
49:13pourquoi pas
49:14des accords
49:15avec l'Alberta
49:16au-dessus
49:17ils n'ont plus
49:18vraiment besoin
49:19de l'OPEP
49:21comme hier
49:21pour assurer
49:22leur sécurité énergétique
49:23et ensuite
49:26moi
49:26si on veut être cohérent
49:27et quelque part
49:28Donald Trump
49:28il fait tout ce qu'il dit
49:29depuis le début
49:29il n'est pas si hasardeux
49:30que ça
49:31et quand vous regardez
49:32sa doctrine hémisphérique
49:33et sa revue de sécurité intérieure
49:35et de défense
49:36en fait
49:37ce qu'il nous dit clairement
49:38c'est que lui
49:39au nom de la sécurité nationale
49:40ça devient le shérif
49:42d'un endroit géographique
49:44qui va de l'Alaska
49:45jusqu'à la terre de feu
49:46et ce qui est loin de chez moi
49:48et pour les autres
49:49je ne vois pas la cohérence
49:52en fait
49:53de cette armada
49:53en face de l'Iran
49:54Je vous rejoins
49:56il n'y a absolument
49:57aucun appétit
49:58mais aucun appétit
49:59dans cette maison blanche
50:00pour faire quoi que ce soit
50:01de grandiose
50:03sur le plan de la démocratie
50:05affaiblir la Chine
50:06très certainement
50:07l'Iran
50:07c'est vrai
50:08alors
50:09là où je formulerai
50:10une petite réserve
50:11c'est quand même
50:11l'Iran est une société
50:12ouverte
50:13au sens où
50:14Ayatollah ou pas
50:15il y a quand même eu
50:16une grande tradition
50:17de société civile
50:18et de dynamisme
50:20de débat
50:21et de conversation
50:21je ne sais pas
50:23ce qui se passe
50:23en Iran même
50:24mais contrairement
50:25au Venezuela
50:26le Venezuela
50:26c'était
50:27quand j'ai des sociétés fermées
50:28je parlais notamment
50:28surtout j'avais en tête
50:29les canaux de communication
50:31détenus par le régime
50:32des Mollah
50:33et des gardiens
50:34qui fait que plus rien
50:35ne peut sortir et rentrer
50:37évidemment que c'est
50:38une société extrêmement
50:39ouverte et éduquée
50:40on est d'accord
50:40et la diaspora iranienne
50:42on l'entend
50:44dans les rues de Paris
50:44y compris
50:45le Venezuela
50:46c'était très intéressant
50:47c'était la convergence
50:48entre deux hommes
50:49Steven Miller
50:50qu'on ne connait pas
50:51beaucoup en France
50:52mais c'est
50:52le directeur
50:53de cabinet adjoint
50:54monsieur immigration
50:56monsieur frontière
50:58convergence donc
50:59entre lui
50:59et Marco Rubio
51:00lui pour le coup
51:01le secrétaire d'état
51:02donc
51:03ce qui était intéressant
51:05c'est que les deux hommes
51:05étaient d'accord
51:06parce que l'un comme l'autre
51:07était d'accord
51:08pour aller frapper le Venezuela
51:09pour des raisons très différentes
51:10là il n'y a aucune cohérence
51:12effectivement
51:13dans cette maison blanche
51:14pour essayer de s'attaquer
51:15à l'Iran
51:15et c'est ça qui finalement
51:17il y a des divergences
51:18au sein de l'administration américaine
51:19sur l'opportunité
51:20de frapper ou pas l'Iran
51:20il n'y a pas de doctrine
51:22il n'y a pas
51:22il n'y a pas de compréhension
51:23finalement
51:24de ce que ça pourrait faire
51:25au-delà effectivement
51:26d'affaiblir peut-être
51:27la Chine
51:28au cas peut-être
51:29finalement
51:30de créer ce canal
51:32dont on parle
51:33depuis des décennies
51:34entre les Israéliens
51:36et les Iraniens
51:37voire aussi les Indiens
51:38pour essayer de stabiliser
51:39la région
51:39mais là on est à des années-lumière
51:41de telles conversations
51:41il nous reste une grosse minute Patrick
51:42oui non mais
51:44malheureusement intervenir en Iran
51:45ce serait extrêmement aventureux
51:47pour l'administration républicaine
51:48il y en a quelques mois
51:48des élections
51:50demi-mandat
51:51mais on a du mal
51:52à comprendre
51:53pourquoi il a amassé
51:54une telle armada
51:55des bases américaines
51:57ont été mobilisées
51:58à Chypre notamment
51:59on a tout un dispositif
52:01qui est prêt
52:02pour intervenir en Iran
52:03donc
52:03et puis
52:05Israël a dit aussi
52:06qu'il serait prêt
52:07à frapper de nouveau
52:08en Iran
52:08si l'Iran
52:09continuait à constituer
52:10une menace
52:11donc
52:11on ne voit pas bien
52:12quelle sera sa stratégie
52:13il parle tantôt de négociations
52:15tantôt de frapper l'Iran
52:17voilà
52:18et donc un jour
52:19il faudra bien
52:19décider qu'il intervienne
52:21le problème
52:21c'est dans quelles conditions
52:23internationales
52:24la légalité internationale
52:25comme vous savez
52:26pourrait lui permettre
52:26d'intervenir
52:27c'est encore
52:27un sujet de discussion
52:28on est à 8-9 mois
52:29des élections de mi-temps
52:30on a l'impression
52:31que c'est la période
52:31de tous les possibles
52:32finalement
52:33tous les possibles
52:34parce que vous savez
52:35il est en train de déposer
52:36un projet de loi aussi
52:37il en a parlé dans son discours
52:38de l'Union
52:38pour contrôler les élections
52:40parce qu'il considère toujours
52:41qu'il a perdu
52:41les précédentes élections
52:42là où il a été battu
52:43par Biden
52:44il veut contrôler
52:45les migrants
52:46il veut imposer
52:47le contrôle
52:48des cartes d'identité
52:49pour voter
52:49lorsqu'on vote
52:50et donc il veut
52:51également contrôler
52:52ses mid-derbes
52:52ce qui quand même
52:53montre une certaine
52:55fièvre
52:56par rapport à ses élections
52:579 mois qui nous séparent
52:58des mi-termes
52:59ils seront hauts en couleur
53:00et on continuera
53:01de les commenter bien sûr
53:02merci messieurs
53:02d'être venus ce soir
53:03Jérémy Niguez
53:04professeur associé
53:05à CHC Paris
53:06spécialiste des USA
53:07Patrick Martin-Jeunier
53:08enseignant à Sciences Po
53:09expert des questions
53:10européennes et internationales
53:11et Mathieu Jolivet
53:11bien sûr pour BFM Business
53:13merci messieurs
53:13à très vite
53:14avec plaisir
53:14pour nouvelles aventures
53:15sur BFM Business
53:1618h57
53:17dans un instant
53:18Stéphanie Collot
53:19le 19h éco
53:20on se retrouve demain
53:20à 18h bien sûr
53:22bonne soirée
53:25le 18-19
53:26sur BFM Business
53:27sur BFM Business
53:29le 18-19
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