Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 9 heures
Ce lundi 9 mars, les chefs d'entreprise qui se sont retrouvés au chômage en 2025 et le manque d'idées dans les campagnes électorales municipales, ont été abordés par Céline Antonin, économiste à l'OFCE, Hervé Novelli, initiateur du Cercle des Entrepreneurs Engagés, et Léonidas Kalogeropoulos, PDG de Médiation & Arguments, dans l'émission Les Experts, présentée par Raphaël Legendre sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Allez, on est de retour pour la seconde partie de l'émission.
00:02Il est 10h, passé de 31 minutes, vous êtes en direct sur BFM Business.
00:06Et c'est toujours les experts avec Céline Antonin, Hervé Noveli, Leonidas, Calogero Poulos.
00:11On va parler des chefs d'entreprise qui se sont retrouvés au chômage en 2025.
00:16Ce sont les derniers chiffres Altares, GSC, Garantie sociale des chefs d'entreprise,
00:22pour l'observatoire de l'emploi des entrepreneurs.
00:26Ces chiffres ne sont pas bons. En 2025, 61 459 chefs d'entreprise se sont retrouvés au chômage.
00:34C'est 168 dirigeants en moyenne par jour, Leonidas.
00:40Oui, écoutez, plusieurs choses sur ce sujet.
00:42D'abord, effectivement, c'est un très mauvais chiffre.
00:44On ne va pas dire que... Je crois que c'est un des pires que l'on ait eu.
00:48Mais je voudrais juste rappeler un certain nombre d'éléments pour peut-être le relativiser.
00:52Le premier élément est le fondateur des auto-entrepreneurs et largement, comment dirais-je,
01:00initiateur de ce mouvement.
01:02Hervé Noveli, s'y présent.
01:03Il y a plus d'un million de nouveaux entrepreneurs par an.
01:06Et parmi ces nouveaux entrepreneurs, il n'y a pas que des auto-entrepreneurs.
01:09Il y a plus de 200 000 entreprises.
01:11Il y a aussi énormément de créations.
01:13De créations d'entreprises.
01:14Donc, il y a un élan de création qui est absolument colossal.
01:18Et je voudrais aussi vous rappeler cette bonne nouvelle.
01:20Après tout, on peut aussi en donner un certain nombre de bonnes.
01:24C'est les derniers mois des remboursements de PGE.
01:28Des prêts garantis par l'État qui avaient été mis en place.
01:31On est en train de solder.
01:32Moi, je suis très heureux de payer ce mois-ci ma dernière mensualité de prêts garantis par l'État.
01:38Qui paie ses dettes enrichies.
01:40C'est 4500 euros de moins de charges mensuelles depuis près de trois ans.
01:44Oui.
01:45Ça va me permettre d'embaucher.
01:47Et c'est le cas pour des milliers d'entreprises.
01:50Et donc, pour un certain nombre des entrepreneurs que vous citez dans les 60 000,
01:54il y a ceux qui ont fini par trébucher aussi sur les remboursements de PGE.
01:59Mais cette étape-là va être derrière nous.
02:02Et donc, je pense que nous pouvons aborder 2026 avec un peu plus d'optimisme
02:07que ce qui a été un peu l'hécatombe de 2026.
02:12On est en train de solder les reliquats de la crise Covid, là, à Renovélie.
02:15Oui, il y a un effet post-Covid qui est évident.
02:21Beaucoup d'entreprises ont été sauvées.
02:24Oui.
02:25Trop ?
02:27Certaines auraient dû disparaître.
02:28Parce que le taux de défaillance, c'est ça qu'il faut rappeler aussi,
02:30il y avait baissé de moitié durant la crise Covid.
02:34Voilà, donc il y avait un effet un peu artificiel pour certaines entreprises
02:40qui avaient du mal de tout temps à s'en tirer.
02:43Bon, cet effet a joué aujourd'hui.
02:48Et on peut espérer que 2026 sera moins mauvais en termes de décès d'entreprises.
02:56Je voudrais revenir sur les chiffres qui ont été donnés sur la création d'entreprises.
03:01Sur le million dont parlait Léonidas Calajoropoulos,
03:04sur le million de créations d'entreprises,
03:06les deux tiers sont des auto-entrepreneurs.
03:09Dont vous avez créé le statut, il y a une petite vingtaine d'années.
03:11Alors, ce n'est pas pour dévaloriser ce statut que je vais rappeler
03:14que sur les 70 000 entrepreneurs qui ont été au chômage
03:20du fait de la liquidation de leur boîte,
03:2360 000, on ne va pas noircir la copie qui est déjà bien triste, 60 000.
03:2860 000.
03:2961 000.
03:31Beaucoup ont des entreprises de quelques salariés.
03:35Oui, c'est ça les profils.
03:37Donc on ne peut pas mettre sur le même plan
03:38les 60 000 disparitions d'entreprises qui ont eu lieu,
03:42d'entrepreneurs, avec des créations d'entreprises
03:48qui se résument à un seul entrepreneur pour les deux tiers.
03:53C'est formidable qu'on ait cet appétit d'entreprendre.
03:57Mais je voudrais quand même dire qu'une entreprise qui disparaît,
04:01c'est un bout de croissance qui s'en va.
04:03Et donc, quand vous mettez bout à bout toutes ces croissances disparues,
04:08eh bien, ça fait moins de distribution de richesses,
04:10moins de création d'emplois.
04:12Et donc, c'est un drame.
04:13Quand vous y ajoutez, et là, je reviens à la création
04:17de ce cercle des entrepreneurs engagés
04:19que j'ai décidé de porter avec beaucoup d'autres,
04:25parallèlement à ces difficultés rencontrées par les entrepreneurs,
04:29vous vous heurtez à une fiscalité grandissante
04:32pour nombre d'entreprises, à l'arrêt de baisse de fiscalité
04:36sur les impôts de production, aux restrictions,
04:40y compris, par exemple, sur le compte professionnel de formation.
04:44Tout cela, mis bout à bout, n'est pas un environnement favorable.
04:48Et me renforce, avec beaucoup d'autres, dans la détermination
04:51de porter un débat public sur l'apport des entrepreneurs
04:55à la croissance de ce pays.
04:57C'est le seul apport qui vaille.
04:59Il n'y en a pas d'autre.
05:00Et donc, quand des entreprises disparaissent,
05:03ce n'est pas une bonne nouvelle pour l'économie française
05:06et donc pour les Français.
05:07J'en profite pour rappeler qu'aujourd'hui, on célèbre les 250 ans
05:11tout pile de la publication de La richesse des nations
05:13par Adam Smith, qui rappelait que le problème
05:18est peut-être la création de richesses bien davantage
05:21que le contrôle des prix.
05:22C'est quand même d'une actualité absolument saisissante aujourd'hui.
05:27Céline Antonin, quelle est la dynamique par rapport à l'année dernière
05:29de ces patrons qui se retrouvent au chômage ?
05:33Oui, alors là, je vais peut-être apporter ma petite nuance
05:35d'économistes chompéteriennes qui croient au phénomène
05:38de la destruction créatrice.
05:39Moi aussi.
05:41J'ai même noté, le ministre de la vie chompéter.
05:43Et donc, il est vrai que dans ces entreprises,
05:47alors il y en a certaines pour lesquelles, effectivement,
05:49on peut déplorer leur disparition,
05:52il y a eu quand même un phénomène suite à la crise de la Covid
05:55où des entreprises ont été maintenues en vie aussi
05:58parce que le processus justement de destruction créatrice
06:02s'était arrêté quelque part
06:03et qu'on n'a pas pu véritablement sélectionner les bons des mauvais
06:07et avoir ce processus normal.
06:08On a socialisé l'économie.
06:09Ce qu'on voit aujourd'hui en termes de niveau des faillites,
06:12c'est qu'on est revenu plutôt au niveau qui prévalait
06:14autour de 2015-2016
06:15et donc quelque part, on a retrouvé justement un niveau normal.
06:18Mais on était à un niveau assez bas en fait.
06:20Et donc, quelque part, pour moi,
06:22il y a aussi une forme de normalisation
06:23dans la disparition de certaines de ces entreprises.
06:25Par contre, je suis tout à fait d'accord avec ce que vous dites.
06:27Il y a une comptabilité qui n'est pas la même
06:29quand vous faites disparaître une entreprise
06:31qui contient un certain nombre de salariés.
06:32C'est quatre employés en moyenne, là, à chaque fois.
06:35Alors qu'une jeune entreprise, c'est beaucoup moins.
06:37Mais quelque part, ce chômage, pour moi,
06:39il est en fait du chômage qui aurait dû avoir lieu avant
06:41et une purge qui aurait dû avoir lieu avant.
06:43Alors, elle est sans doute trop brutale,
06:44mais hélas, c'est le processus.
06:45Mais je voudrais quand même revenir sur les PGE
06:47parce que je ne suis pas certain que ce soit une socialisation.
06:50N'oublions pas que c'était des emprunts,
06:53que ça a permis à toutes les entreprises qui désormais...
06:56Enfin, on a payé les salariés dans la restauration,
06:59on a levé toutes les charges...
07:01Je parle des PGE.
07:02Il y a eu quand même 300 milliards de dépenses.
07:06Je parle que des PGE.
07:08En l'occurrence, les PGE,
07:11pour les entreprises qui sortent de cette période
07:13et donc vont payer leur dernière mensualité,
07:16elles ont résisté à la crise du Covid,
07:19elles ont remboursé,
07:20elles ont payé peu d'intérêts,
07:22mais elles ont néanmoins payé des intérêts.
07:24Et comme nous le savons tous,
07:26c'est une opération qui n'a pas été vue purement financière,
07:29a été avantageuse pour l'ensemble des acteurs.
07:32D'ailleurs, rappelez que ça a été une garantie par l'État.
07:34C'était une garantie par l'État
07:35et le taux de défaut n'était que de 2-3%.
07:38Garantie par l'État et rappelons que ça a été débloqué par les banques.
07:41Ce n'est pas de la socialisation de l'économie,
07:45pour ce qui est des PGE,
07:46je ne parle pas du reste.
07:47Et sur la question de la durée,
07:50il y a un changement chupéterien
07:52et la dynamique chupéterienne, finalement,
07:54elle est salutaire.
07:56Arvé Noveli disait juste-il
07:57qu'il y a deux tiers de création
07:59de ce million d'entrepreneurs
08:01qui sont des auto-entrepreneurs.
08:02Ça veut dire qu'il y en a 2 à 300 000
08:03qui sont des entreprises de plein exercice
08:06et qui sont extrêmement innovantes.
08:08La création de richesses,
08:09la dynamique entrepreneuriale dans notre pays
08:11est quelque chose d'absolument fascinant.
08:13C'est la meilleure nouvelle qui puisse exister
08:14et notre pays est le premier producteur
08:17d'entrepreneurs au monde
08:18pour amener une proportion à la population.
08:20Et vraiment, je veux saluer
08:22à quel point Hervé Noveli a apporté un souffle
08:25dans ce dynamisme entrepreneurial dans la France.
08:29C'est une nouvelle dimension de la citoyenneté,
08:31cette création d'entreprises
08:33qui s'est totalement généralisée.
08:35Mais les PGE,
08:36vous vous souvenez qu'il y a eu tout un débat
08:38pour savoir est-ce qu'il fallait limiter
08:40la durée de remboursement.
08:41Absolument.
08:42Tout ce qui s'en sortent aujourd'hui...
08:43Elle a été prolongée à plusieurs reprises d'ailleurs.
08:45Absolument.
08:46Mais tous ceux qui s'en sortent aujourd'hui
08:47se disent finalement c'était le bon délai.
08:49Je me demande parmi les 60 000 entrepreneurs
08:51qui ont trébuché dans les dernières encablures,
08:54est-ce qu'il n'y en a pas peut-être quelques milliers
08:56qui auraient pu survivre
08:58si on l'avait étalé un peu plus.
09:00Comme le bilan global de ces PGE est positif,
09:03je crois qu'il est temps aujourd'hui
09:05qu'on ait une petite analyse
09:07sur ce que ça a représenté.
09:09On a libéré la capacité d'emprunt
09:12et finalement emprunter pour entreprendre
09:15et emprunter pour investir,
09:16c'est quand même la meilleure manière
09:18de faire fonctionner l'économie.
09:20Je pense que nous n'en sommes pas allés au bout.
09:21Un bilan très positif selon l'Unidas.
09:23Un bilan extrêmement positif.
09:26Et vous voyez, les entreprises qui s'en sortent,
09:28eh bien désormais tout ce qu'elles mettaient
09:30en remboursement de mensualité,
09:31elles vont pouvoir le mettre désormais
09:32dans les salaires et les embauches.
09:34On sait quelles sont les causes.
09:35Alors on a parlé évidemment,
09:36bon, les différentes crises,
09:37Covid n'en pas parlé, inflationnistes,
09:39mais on sait quels sont les secteurs
09:41et pourquoi on a autant de chefs d'entreprise
09:44et d'entreprises qui ont fermé, Céline Antoine.
09:45Alors c'est vrai que moi j'ai plutôt regardé
09:47ce qui s'était passé au niveau agrégé,
09:48c'est-à-dire, enfin voilà,
09:49après forcément, comme vous le disiez,
09:51les secteurs qui ont été touchés,
09:53par exemple par la crise Covid,
09:54enfin je veux dire tous les secteurs
09:55de hôtellerie, restauration, tourisme, etc.
09:58Il y a eu des secteurs qui ont été
10:00particulièrement frappés,
10:01alors même dans le domaine industriel en fait.
10:03Et pour le coup, il y a eu aussi les questions
10:05de la guerre en Ukraine, etc.
10:07Donc même dans le domaine industriel,
10:09vous avez aussi des...
10:09Dans le BTP, on imagine aussi
10:11avec la crise du logement qui n'a pas aimé.
10:12C'est là-dessus, il y a une crise énorme.
10:14Hervé Novelli.
10:15En termes de construction d'immobilier,
10:17de logement qui n'est pas tant
10:19en France depuis des années
10:20et qui se traduit par un taux de défaillance
10:22des entreprises dans ces secteurs
10:23qui est quand même très fort.
10:24Dans le bâtiment.
10:25Et là, c'est du structurel.
10:27Et il faudrait réfléchir un jour
10:30à savoir pourquoi la crise du logement
10:32est aussi patente chez nous,
10:34alors qu'elle l'est moins ailleurs.
10:35Elle est beaucoup en Allemagne aussi.
10:37C'est très très fort.
10:39Nous avons une politique spécifique,
10:41malheureusement, pour le coup,
10:45qui aujourd'hui a atteint ses limites.
10:47Et je pense que le gouvernement en est conscient.
10:49On dit souvent maire bâtisseur, maire battu.
10:51Aussi, Hervé Novelli.
10:53Peut-être que vous le savez,
10:54puisque vous avez été maire pendant des années.
10:59J'ai beaucoup bâti,
11:00sauf que j'ai réhabilité une ville exceptionnelle
11:03qui s'appelle Richelieu,
11:05qui est une ville qui avait été construite
11:06par le cardinal,
11:08avec les architectes Le Mercier.
11:10Et donc, c'est une ville exceptionnelle
11:12et pour une grande partie classée.
11:14Et donc, j'ai fait de la réhabilitation,
11:16ce qui m'a permis d'être réélu,
11:17je voulais vous rassurer,
11:18et de ne pas me représenter
11:22pour défendre de manière plus globale
11:23les entrepreneurs.
11:24Voilà, c'est l'occasion.
11:26Juste pour rebondir sur ce que disait
11:29Léonides Kalogiopoulos,
11:29en plus, je pense que tout ça
11:31pose la question du financement
11:33de manière générale des entrepreneurs
11:34et de l'innovation.
11:35Et donc, c'est vrai que c'est aussi
11:37un frein en France
11:38par rapport à d'autres pays
11:40où, effectivement, les entreprises
11:41ont beaucoup de mal à grandir.
11:42Donc, je pense que ça doit faire partie
11:44des réflexions.
11:44Et la question des PGE
11:45se rapproche de cette question
11:46du financement
11:47et de comment on fait
11:48pour arriver, effectivement,
11:49à lever de l'argent,
11:50à s'endetter au moment
11:50où une entreprise en a besoin.
11:52Et passer les capes.
11:53Et passer les capes, oui, tout à fait.
11:55Et ce qui est quand même
11:55notre grande faiblesse,
11:56parce que le problème,
11:57ce n'est pas effectivement
11:58ni la création ni le dynamisme,
11:59c'est grossir, en fait,
12:00pour une entreprise en France.
12:01Oui, c'est grandir.
12:02C'est grandir.
12:03La France, c'est un paradis
12:04pour entrepreneurs,
12:05mais elle part souvent.
12:06C'est grandir et faire de la croissance.
12:07Je voudrais peut-être faire
12:08de la jonction
12:08entre ce que vient de dire
12:10Hervé Noveli
12:11et ce que vient de dire
12:11Céline Antoine,
12:12mais c'est vrai que ces sujets-là
12:13que nous sommes en train
12:14de débattre autour de ce plateau
12:18sur les sujets économiques
12:19et le grand absent
12:21de tous les débats
12:22que nous avons
12:22dans la perspective
12:23des municipales.
12:24C'était quand même fascinant.
12:25Magnifique transition.
12:27C'est assez fascinant
12:28de voir à quel point
12:31nous avons des sujets
12:32qui sont cruciaux
12:33pour notre pays,
12:34qui sont d'ailleurs cruciaux
12:36pour les collectivités locales.
12:38Je pense que parmi
12:42la déformation de notre pays
12:44de ce réflexe
12:46de se tourner vers l'État,
12:47on ne voit pas à quel point
12:48l'économie,
12:49c'est tous les jours
12:51du pleu qui touche le bitume
12:53et ça doit être au cœur
12:55des politiques,
12:57des municipales,
12:58de réfléchir à la manière
13:00dont on accueille les entreprises.
13:03Parmi les dossiers que je traite,
13:04j'ai un site
13:06sur lequel une nouvelle entreprise
13:08doit s'installer
13:09là où il y en avait
13:10une ancienne.
13:11Un an et demi de retard
13:12parce qu'on a trouvé
13:13un renoncule
13:14sur le terrain
13:15et je pourrais vous décrire
13:17le nombre
13:18d'administrations mobilisées
13:19pour voir comment
13:21on va protéger
13:22le renoncule
13:23et l'hypothèse...
13:23Il semblait que ça avait été simplifié
13:25très largement...
13:26Non seulement pas simplifié,
13:28un an et demi,
13:29plus d'un million et demi
13:30de coûts
13:31et de surcoûts
13:32autour de ce délai.
13:35Quant à la potentielle
13:36nidification
13:38d'une éventuelle chauve-souris,
13:40on est obligé d'attendre
13:41la période
13:42des nidifications.
13:43Donc tout est bloqué
13:44en attendant le mois de mai
13:46parce que c'est la période...
13:47C'est fascinant
13:48et ça ne peut pas échapper
13:51à la compétence
13:52d'un maire
13:53et à la nécessité
13:55pour tous les élus locaux
13:57de regarder
13:58comment ils accompagnent
13:59leur tissu économique.
14:00Ça pose le problème
14:01des compétences.
14:03Hervé Novelli.
14:03Et encore une fois,
14:05de la réforme
14:06de cet État obèse
14:07où tout est concentré...
14:09En haut.
14:10En haut.
14:10Il faut qu'on ramène
14:11le tout vers le terrain.
14:13Donc si vous répartissez
14:14mieux les compétences,
14:15vous redonnez du pouvoir
14:16et donc une capacité
14:18à agir.
14:18et donc à se projeter
14:20à monter des projets.
14:21C'est ça qui est posé
14:23dans l'absence de projets
14:25qui sont présentés.
14:26À quoi sert un maire
14:27aujourd'hui
14:28lorsqu'on rogne
14:29tous ses pouvoirs,
14:30lorsqu'on l'empêche
14:31d'avoir une fiscalité propre,
14:33lorsqu'il doit demander
14:35une autorisation
14:36pour faire quoi que ce soit
14:38dans ce pays ?
14:39Et c'est du reste
14:40un énorme chantier
14:42que le chantier
14:42de la simplification,
14:44y compris
14:44de la répartition
14:47des compétences.
14:49Donc on nous parle
14:51de simplification
14:52du millefeuille territorial
14:54depuis 25 ans.
14:55En tout cas,
14:56moi je le suis
14:56depuis plus de 20 ans.
14:57C'est un sujet
14:58qui me mobilise,
15:00mais on a toujours
15:01tenté de le résoudre
15:02par le haut.
15:03On a toujours tenté
15:04de le résoudre
15:05par le haut.
15:06Si vous donnez
15:07des pouvoirs en bas,
15:08eh bien vous avez
15:09une capacité
15:10beaucoup plus forte
15:11de résoudre les problèmes.
15:13Est-ce que dans un pays
15:14aussi centralisé
15:15que la France,
15:15on peut
15:18décentraliser
15:18par le bas ?
15:20Et Tocqueville avait
15:21tout dit
15:21lorsqu'il avait
15:22dans son voyage
15:24en Amérique
15:25remarqué
15:25combien le pouvoir
15:26était beaucoup mieux exercé
15:28quand il s'exerçait
15:29près des citoyens.
15:30On a oublié
15:32totalement...
15:32Il avait aussi compris
15:33la passion égalitariste
15:34des Français
15:34sur la liberté,
15:35malheureusement.
15:37Juste revenir sur un point,
15:39c'est comment on va
15:39réformer.
15:40Parce que si...
15:41La méthode.
15:42Si les problèmes
15:43viennent d'en haut
15:44et qu'on ne fait
15:45que supplier en haut
15:46de changer les choses,
15:47on tourne en rond.
15:49Et vous avez compris
15:51qu'avec mon président
15:52du cercle
15:53des entrepreneurs engagés,
15:54nous faisons
15:54beaucoup de choses.
15:55Et notamment,
15:55on s'est retrouvé
15:56une journée entière
15:57à la fin de l'année
15:58dernière en Normandie
15:59pour essayer de comprendre
16:00pourquoi dans les terres
16:02normandes d'Hervé Novelli
16:04avec son ami Hervé Morin,
16:07il y a 20% d'industries
16:09alors que dans le reste
16:09de l'économie,
16:10il n'y en a que 10%.
16:12La recette,
16:13mais il dit Normandie,
16:14de la réindustrialisation,
16:16c'est le local
16:16où tout le monde se parle.
16:18La région parle
16:19avec le préfet,
16:20les entrepreneurs parlent
16:21entre eux,
16:22tout ça dialogue
16:22en permanence.
16:23Et au lieu d'attendre
16:24qu'il y ait un problème
16:26qui surgisse
16:26et où rien ne se résout,
16:28comme tout le monde se parle,
16:29on anticipe les problèmes,
16:30on sait les gérer,
16:31tout le monde se connaît
16:32et c'est une équipe.
16:34L'équipe,
16:34elle se fait sur le terrain.
16:36elle ne se fait pas
16:37au niveau national.
16:38Et nous avons décidé,
16:40avec les forces françaises
16:41de l'industrie
16:41qui mobilisent
16:44pour essayer
16:45de trouver des moyens
16:47de réindustrialiser
16:48notre pays,
16:49de ne pas attendre
16:50les élections
16:50et de ne pas attendre
16:51l'État,
16:51mais d'aller instaurer
16:53et organiser
16:54ces rencontres régulières
16:55avec le préfet un mois,
16:57avec la région
16:57le mois suivant
16:58et faire du dialogue
16:59de terrain
17:00entre les entrepreneurs
17:01et l'ensemble du tissu
17:03des collectivités locales.
17:04C'est la seule manière
17:05de réformer,
17:06c'est de ne pas attendre
17:07que la réforme
17:07vienne d'en haut.
17:08C'est de s'en occuper
17:10nous-mêmes.
17:11Vous savez,
17:11ce magnifique mot
17:12qui est prendre en main
17:13les sujets
17:14et prendre en main,
17:15c'est l'étymologie
17:16du mot entreprendre.
17:18Absolument.
17:20Ça m'a fait plaisir.
17:21On voulait parler
17:22des municipales.
17:24Moi, je voulais citer
17:24Cécile Cornudet ce matin.
17:26Ce thème a été inspiré
17:27par son édito excellent
17:29comme tous les matins
17:30dans les échos
17:30sur ce manque d'idées
17:33dans la campagne.
17:33La stratégie politique
17:35a pris le dessus.
17:36Là, je pense que
17:36l'actualité internationale
17:37va complètement balayer
17:38l'actualité des municipales,
17:39malheureusement,
17:40qui est quand même
17:41un sujet extrêmement important.
17:44Mais est-ce que vous trouvez,
17:46vous aussi,
17:46Céline Antonin,
17:47que les idées
17:49sont passées
17:49au second plan
17:50derrière la politique ?
17:51Quand même,
17:51parler de notre ville
17:53de demain,
17:53de ce que nous souhaitons
17:55pour l'endroit où on vit
17:56ne devrait pas être
17:57le moindre des sujets
17:58qu'on n'a quasiment pas parlé.
18:00Tout à fait.
18:01Je pense que c'est
18:02un constat tout à fait exact
18:04qui est de dire
18:04que tout ce que je vois
18:07en tout cas qui prime,
18:08c'est les questions
18:09d'alliances,
18:10d'appareils,
18:10de calculs politiques,
18:12de qu'est-ce que ça annonce
18:13pour 2027
18:14et pour la présidentielle également.
18:17C'est quoi ?
18:18C'est le fait
18:18que la présidentielle arrive ?
18:19Je pense que l'imminence
18:22de l'élection présidentielle
18:23fait qu'on veut comprendre
18:25certaines tendances.
18:25Est-ce que la fille
18:27va s'allier avec le Parti Socialiste ?
18:29Qu'est-ce qui se passe
18:30à droite ?
18:30Je pense qu'il y a
18:32beaucoup de stratégies
18:33d'appareils,
18:34de questions aussi
18:35de personnes.
18:36Malheureusement,
18:37le véritable débat
18:38est assez absent
18:38et je me rends compte
18:39que nous, économistes,
18:40on n'est pas du tout
18:41sollicités,
18:42mais alors vraiment pas,
18:42autant sur les questions
18:44présidentielles et autres,
18:45on est totalement absent
18:47aussi du débat.
18:48Alors que les questions
18:48de logement,
18:49de transport,
18:50d'énergie...
18:51Parce qu'on parle
18:52du niveau local,
18:53mais par exemple...
18:55Encore faut-il avoir la main
18:57sur ces sujets.
18:58C'est ça aussi
18:59qui pose problème.
19:00lorsque je parlais
19:01de l'absence
19:02de projets
19:03liés à l'absence
19:04de pouvoir,
19:05parce que là,
19:06on est dans un théâtre
19:07d'ombre.
19:09Lorsque vous avez...
19:10Vous vous présentez
19:11à la mairie
19:11et que vous avez
19:14les pieds
19:15et les mains
19:16liés
19:17par un certain nombre
19:18de pouvoirs
19:19que vous n'avez pas,
19:21parce que...
19:22Vous avez eu le sentiment...
19:23Pendant combien d'années
19:24vous avez été maire
19:24de Richelieu ?
19:25J'ai été pendant 24 ans
19:27élu à Richelieu
19:28et deux fois maire,
19:29une fois adjoint,
19:30une fois conseiller municipal.
19:31Donc j'ai éprouvé...
19:33Et vous avez l'impression
19:33que ça s'est dégradé,
19:34que l'emprise de l'État...
19:35Et c'est pour cela aussi
19:37que j'étais très heureux
19:38d'être député.
19:39Car j'allais à Paris
19:41prendre les miettes
19:43de ce qui était disponible
19:47pour pouvoir accompagner
19:49mes projets
19:50et aller ainsi plus vite.
19:52Vous nous dites
19:53que le non-cumul des mandats
19:54était une bêtise donc.
19:55Oui, je le pense.
19:57Je pense que le non-cumul,
20:00ça faisait plaisir
20:01parce que ça faisait disparaître
20:04des dynasties un peu locales,
20:06mais ça raccrochait au réel
20:09un certain nombre de députés.
20:11Et quand on voit
20:12la représentation nationale
20:13aujourd'hui,
20:13on se dit qu'elle aurait besoin
20:14aussi d'être confrontée
20:15au réel de temps en temps.
20:17Donc je crois qu'on a
20:19une répartition des compétences
20:20qu'il faut absolument revoir
20:22pour redonner...
20:23Sébastien Lecornu promet
20:24un texte de simplification
20:26et de décentralisation
20:27dans les prochaines semaines.
20:29Je ne suis pas sûr
20:31qu'il en ait les moyens politiques,
20:33c'est bien tout le problème
20:35et c'est pour cela
20:36qu'il faut préparer
20:38beaucoup de projets
20:39pour que la présidentielle
20:41de 2027
20:41puisse débloquer les choses.
20:43Leonidas.
20:43Vous savez, on est à un moment
20:45et c'est un peu au cœur
20:46des débats que nous avons
20:48parmi les entrepreneurs,
20:49on est à un moment donné
20:50où la politique
20:51s'est détournée du politique.
20:54Les Français sont passionnés
20:55de la chose commune,
20:57de la vie collective.
20:58Ça, c'est le politique.
20:59Et en principe,
21:00la politique,
21:01les élections,
21:03les organisations de partis
21:04doivent être les canaux
21:06par lesquels ce débat fleurit,
21:09par lesquels les idées
21:11se confrontent les uns.
21:13Ça se joue devant
21:13une salle assez vide
21:15en ce moment.
21:15Mais désormais,
21:16ça se joue effectivement
21:16devant une salle vide
21:17parce qu'il n'y a plus aucun
21:18des sujets qui intéressent
21:20la vie collective des Français
21:21qui est véritablement débattu
21:23et c'est un peu
21:25la responsabilité
21:25que nous éprouvons
21:26en tant qu'entrepreneurs
21:29de se dire
21:30mais finalement,
21:30il faut qu'on fasse
21:31nous du politique.
21:32C'est pour cela d'ailleurs
21:33que nous n'avons pas envie
21:34de nous lancer
21:35dans des campagnes électorales,
21:37de rentrer dans le jeu politique
21:39parce que nous-mêmes,
21:40ça nous pervertirait.
21:41Ce que nous apportons
21:43dans le débat public,
21:44c'est le sens du concret.
21:46Contrairement aux politiques,
21:47quand nos comptes
21:48ne sont pas à l'équilibre,
21:50on plonge.
21:51Donc tous les mois,
21:53nous devons payer les salaires,
21:54faire rentrer l'argent,
21:55payer les taxes
21:56et tout ça doit être équilibré.
21:58Mais pardon,
21:58vous avez l'impression
21:59que les chefs d'entreprise
22:00se mobilisent vraiment
22:00pour la politique.
22:01Il y a un appel,
22:02il y a une attente.
22:03Il y a eu beaucoup de sondages
22:03qui ont été publiés.
22:05J'ai beaucoup de considérables.
22:05L'appel que j'ai lancé
22:06avec d'autres
22:10sur cette demande d'engagement
22:12que j'ai proposée.
22:14Engagement dans la chose publique.
22:15Dans la chose,
22:16dans le politique.
22:16C'est-à-dire proposer,
22:18débattre,
22:19convaincre
22:20et s'opposer
22:22contre toutes les contre-vérités
22:24qui sont propulsées
22:25dans le débat public.
22:25Oui, Dieu sait qu'il y en a.
22:26Aux entrepreneurs
22:27de s'engager.
22:28Et c'est tout le sens
22:29du combat que je mène avec.
22:31Et très concrètement,
22:31ça veut dire quoi ?
22:32Comment ça va prendre forme ?
22:33D'abord, ça veut dire
22:34être sur les plateaux.
22:36Merci.
22:36Bienvenue dans les experts.
22:38Ça veut dire défendre
22:41les valeurs
22:42qui sont portées
22:43par l'entrepreneuriat.
22:44On a souvent l'impression
22:45de résumer
22:47l'entrepreneur
22:48à la défense
22:49de ses intérêts.
22:51Non.
22:51L'entrepreneur,
22:52il risque,
22:53il innove,
22:54il développe,
22:55il projette.
22:56Et c'est cela
22:56qu'il faut rappeler
22:58dans le débat public.
22:59Et ensuite,
23:00bâtir
23:01à travers cette présence
23:03forte dans le débat public
23:04une influence,
23:05voire un rapport de force,
23:06qui empêche
23:07que certaines bêtises
23:08ne soient faites
23:09dans les choix économiques.
23:10Bon, ça,
23:11il y a du boulot.
23:11Non, mais c'est une responsabilité.
23:13On est en train
23:14de prendre collectivement
23:15la mesure de la responsabilité
23:17qui est la nôtre.
23:17On assume des responsabilités
23:19en ayant des salariés,
23:21en développant des marchés,
23:22en innovant,
23:23en apportant des solutions.
23:24Un entrepreneur doit apporter
23:26des solutions.
23:26s'il n'apporte pas des solutions,
23:27il n'a pas de marché,
23:28quel que soit le domaine
23:29dans lequel il est.
23:30Et au bout d'un moment,
23:31nous réalisons à quel point
23:34toutes les charges
23:34que la politique
23:37nous impose
23:38finissent par nous empêcher
23:40de faire notre travail.
23:41Ce que je vous décrivais
23:42sur des changements de terrain
23:44qui sont totalement entravés
23:46par une folie bureaucratique,
23:49à un moment donné,
23:50il faut qu'on le prenne
23:51et qu'on le résolve.
23:51Et c'est à nous de le faire,
23:53personne d'autre ne le fera.
23:54Il n'y a pas que David Dia
23:55sur Twitter,
23:57me dit,
23:57X nous dit,
23:59ce n'est pas l'État
24:00qui bloque la 69,
24:01par exemple.
24:02Donc c'est vrai
24:02qu'il y a l'État,
24:03parfois,
24:04il y a quelques activistes
24:06en face aussi,
24:07parfois.
24:08Il y a aussi une décision
24:09du Conseil d'État
24:10qui date d'il y a quelques mois
24:11où 15 ans d'investissement
24:14en une entreprise
24:15ont été balayés
24:16parce que le Conseil d'État
24:17a dit,
24:17oui, mais moi j'ai un doute.
24:18Ça avait été instruit
24:19par tous les services instructeurs.
24:21Au nom d'un doute
24:23sur des problèmes environnementaux,
24:24on balaye des investissements,
24:26des procédures.
24:27Donc la machine
24:28est en train d'être grippée
24:29de partout.
24:30Et ça,
24:30ça ne s'améliore pas.
24:31Vous écoutez la Direction générale
24:33des entreprises à Bercy,
24:34elle vous explique
24:34qu'on a réduit
24:35les temps de traitement
24:36des dossiers dans l'industrie
24:38qu'on ait passé
24:39de mémoire
24:39de 24 à 12 mois.
24:41Si la machine
24:42se résumait
24:43à des tableaux Excel,
24:44ça se saurait.
24:45Nous,
24:45nous ne sommes pas
24:45des tableaux Excel.
24:46Il y a des progrès
24:47dans certains points,
24:47mais il y a tellement de lois
24:50qui ont été portées
24:51depuis quelques années
24:52avec la priorité
24:53qu'on a souhaité donner
24:54à l'écologie.
24:56Mais une écologie
24:57assise sur un contrat politique
24:58d'alliance
25:00qui a fait qu'on est allé
25:01beaucoup trop loin
25:02et qui fait que,
25:05par exemple,
25:06sur la construction,
25:07on avait jusqu'à
25:09une loi récente
25:10qui a été portée
25:11parce qu'on a vraiment
25:14alerté Bercy
25:15sur le fait que
25:17l'enquête environnementale
25:18se déroulait
25:19après l'enquête publique.
25:21Donc ça doublait
25:22les temps d'études.
25:23Et c'est cela
25:24qui a été très dommageable
25:25et qui a empêché
25:26beaucoup d'investissements.
25:26On peut sûrement traiter les deux
25:27de manière pragmatique
25:28et efficace.
25:29Alors ça a été réduit
25:30puisqu'on a fusionné les deux,
25:32mais on aurait pu
25:32le faire bien avant
25:34et constater combien
25:35ça retardait les projets
25:36des ministères.
25:36Donc vous voyez,
25:36on a une responsabilité
25:37qui est...
25:38Mais c'est peut-être là
25:39que les chefs d'entreprise
25:39peuvent effectivement
25:40la connaissance,
25:43la compréhension
25:45et faire remonter
25:46très rapidement
25:48ces sujets.
25:49Vous savez,
25:49on a une passion du cambouis,
25:50on a les mains
25:51dans le cambouis
25:52et ça,
25:52ça nous donne une expérience
25:53qui est véritablement
25:55incomparable.
25:56Cela dit,
25:56si je peux vous consoler,
25:57on n'écoute pas toujours
25:58beaucoup non plus
26:00ni les experts,
26:01ni les gens.
26:01Alors on a moins
26:02les mains dans le cambouis
26:03mais quand même
26:04on travaille sur
26:05un certain nombre de sujets.
26:06On fait de l'évaluation
26:08des politiques publiques
26:09et c'est pareil,
26:10on n'est pas toujours...
26:11Un sujet très important
26:12et qui n'est pas assez développé.
26:15On laisse finir Céline.
26:16Et je trouve que pour le coup,
26:18on devrait aussi
26:18davantage écouter.
26:19Alors bien sûr,
26:20le temps du politique
26:21doit rester le temps du politique.
26:22Donc là,
26:22à ce niveau-là,
26:23je pense que quel que soit
26:24ce qu'on écoute en amont,
26:25il faut toujours
26:25que le politique
26:26prenne ses décisions
26:27en fonction de son référentiel
26:28à lui qui n'est pas celui
26:29qu'on a nous.
26:30Mais en tout cas,
26:31je trouve qu'il devrait
26:31davantage s'appuyer
26:32sur ce qu'on fait
26:33et écouter effectivement
26:34ce qui est le cas aujourd'hui.
26:35C'est dichieux ici.
26:37Personne ne veut
26:39casser l'état.
26:39Je trouve même très constructif.
26:40Simplement,
26:41c'est du dialogue
26:42et qu'on écoute un peu
26:44les gens qui ont
26:45les mains dans le cambouis.
26:46pleine place dans ce dialogue.
26:48Et les experts,
26:48ce sera le mot de la fin.
26:50Merci à tous les trois,
26:51Céline Antonin,
26:52Léonidas Calogéro-Poulos
26:53et Hervé Novelli
26:54pour cette émission passionnante
26:56disponible en podcast
26:58et replay comme chaque jour
26:59sur l'application
27:00BFM Business.
27:01Tout de suite,
27:01c'est tout pour investir
27:02avec Antoine Larigotti.
27:04Quant à moi,
27:05je vous retrouve demain,
27:06même heure,
27:07même endroit,
27:07en direct de 10h à 11h
27:09sur BFM Business.
27:10Très bonne journée à tous.
Commentaires

Recommandations