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  • il y a 9 heures
Mercredi 4 mars 2026, retrouvez Alexis Trigaut (Directeur de clientèle privée, Corum) et Nicolas Lemaire (Responsable partenariats, Nortia) dans L'EFFET PATRIMOINE, une émission présentée par Fabrice Cousté.

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Transcription
00:08Bonjour, bienvenue à tous, bienvenue dans l'effet patrimoine, un spécial assurance vie aujourd'hui.
00:14Alors longtemps, vous le savez, l'assurance vie a été plutôt simple, un fonds en euros pour la sécurité, quelques
00:18unités de compte et puis c'était tout.
00:20Mais aujourd'hui, tout a changé avec des taux d'intérêt en hausse, l'appétit pour les obligations, mais également
00:25pour le fonds euro et revenus.
00:27Tandis que d'autres classes d'actifs sont en train de s'ouvrir au plus grand nombre, je pense notamment
00:32au private equity, aux produits structurés ou encore à la dette privée.
00:37La vraie question, c'est comment construisons une allocation intelligente pour 2026 ? Est-ce que le fonds euro redevient
00:43un socle incontournable jusqu'au faut-il diversifier sans complexifier ?
00:48À outran, c'est la question qu'on va poser à nos deux experts dans quelques instants, les experts de
00:53Nortia AM et de Corom, l'effet patrimoine spécial assurance vie 2026.
00:57C'est parti !
01:02L'effet patrimoine, les experts, nos experts en plateau. On est ravis d'accueillir Nicolas Le Maire. Bonjour Nicolas.
01:08Bonjour Fabrice, merci pour l'invitation.
01:09Vous êtes responsable partenariat chez Nortia AM. Bienvenue.
01:12Merci.
01:13À vos côtés, Alexis Trigo. Bonjour Alexis.
01:15Bonjour Fabrice.
01:15Associé directeur commercial de Corom. Voilà, deux spécialistes de l'assurance vie. Je suis ravi de vous avoir sur le
01:20plateau.
01:21On disait une année peut-être de diversification, quoique ça fait bien longtemps qu'on peut déjà diversifier dans l
01:27'assurance vie.
01:28Alexis, on démarre avec vous. C'est vrai que toutes les classes d'actifs sont plutôt bien comportées en 2025.
01:32Quel bilan vous faites de l'année dernière ?
01:34C'est vrai que tout s'est à peu près bien comporté, mais pas dans une linéarité absolue. L'année
01:392025, elle a quand même été assez chahutée, assez particulière.
01:43On a connu un printemps chahuté sur l'étau, le reste de l'année lié au conflit politique, enfin macroéconomique.
01:51Donc voilà, ça a été une année où il a fallu avoir une gestion assez active.
01:55Mais à la fin, finalement, nous, en tout cas, nos deux expertises, l'immobilier, les fonds obligataires, se sont bien
02:01comportés et ont finalement atteint les performances qu'on escomptait.
02:04La partie actions également. Donc voilà, ça a été un bon cru, mais pas aussi simple, si je pouvais le
02:09résumer, qu'en 2024.
02:10C'est vrai que M. Trump a animé un petit peu les débats, notamment du côté d'avril avec son
02:14Liberation Day. Nicolas Le Maire, pour vous, cette année 2025, qu'est-ce que vous en pensez ?
02:18Ça a été une très bonne année de collecte, Fabrice, côté Nortia. On finit l'année à 12,3 milliards
02:22d'actifs sous gestion, 2 milliards d'euros de collecte brute, 1 milliard en assurance vie, 1 milliard en compte
02:27-titres.
02:27Donc il y a beaucoup de volume à analyser. Si on regarde un petit peu plus pour rentrer dans le
02:31détail des classes d'actifs, en assurance vie, on voit qu'on a à peu près 50% de fonds
02:35en euros, 50% d'unités de compte.
02:36Donc on en reparlera, mais le fonds en euros est toujours une vraie stratégie d'investissement.
02:40Et en compte-titres, il y a quelques biais aussi. Le private equity, on en parlera, mais les produits structurés
02:44restent aussi prédominants.
02:45Donc au global, il y en a eu un petit peu pour tout le monde et c'est très intéressant
02:48à creuser.
02:49Les deux gagnants, j'ai l'impression, c'est vrai que c'est les produits structurés et le private equity.
02:56Des produits structurés, c'est vrai qu'ils sont de plus en plus nombreux. Je crois qu'on est passé
03:01de quelques centaines de références supplémentaires pour simplement l'année 2025.
03:06Oui, tout à fait. Alors on était à 1 200 référencements de produits structurés en consolidés chez Norsia en 2023,
03:111 500 en 2024, plus de 2 000 en 2025.
03:14Donc c'est vrai que c'est un phénomène qui prend vraiment de l'ampleur. En assurance vie, un peu
03:18plus de 400 référencements.
03:19Les assureurs ont quand même des politiques de référencement un peu plus strictes. Ils ne laissent pas passer toutes les
03:23typologies de produits, tous les sous-jacents.
03:24Et donc il y a des critères d'éligibilité à respecter. En assurance vie, on voit aussi pas mal de
03:29brokers, par exemple Equity, Nexo Capital, Ad Equity, qui reviennent plutôt sur des produits de campagne.
03:34Là, on en voit de plus en plus dans les offres. Là où en compte-titres, on voit beaucoup plus
03:39de produits faits pour un client spécifique qui peut mettre 100 000, 200 000, 300 000 euros.
03:43Et donc il y a beaucoup plus de référencements pour du one-shot. Mais les produits structurés, de manière générale,
03:48restent une classe d'actifs prédominante dans les allocations des clients l'année dernière.
03:52Avec 60 milliards de collègues sur ces produits, c'est colossal. Nécessité néanmoins, Nicolas, d'adapter sa stratégie. Il faut
03:58trier le bon grain de livret.
04:00Voilà, tous les produits n'ont pas été rappelés, il faut le dire.
04:02Tout à fait. Alors le phénomène n'était peut-être pas encore très visible en 2025, va certainement être plus
04:07visible en 2026.
04:08Effectivement, là, ça fait deux ans où on voit des produits qui sont relés chaque année.
04:11Donc le produit vit sa première année de vie, est rappelé par anticipation au bout d'un an.
04:16Et le client peut tout de suite réinvestir sur un nouveau produit avec un nouveau sous-jacent du moment.
04:21Là, on voit effectivement, quand on regarde un petit peu tous les volumes de collègues qu'il y a pu
04:24avoir l'année dernière ou en 2024,
04:26on voit que certains produits, la probabilité de rappel au bout de l'année 1, de l'année 2, ne
04:30sera pas forcément atteinte.
04:31Je pense notamment à des produits, par exemple, sur le taux CMS 10 ans ou sur le rebord,
04:35où on voit effectivement avec les mouvements sur les taux qu'on voit actuellement,
04:40les produits ne seront pas forcément autocollés en 2026.
04:43Donc peut-être que les périodes d'investissement des clients vont avoir tendance à s'allonger légèrement.
04:47Donc c'est quelque chose qu'il faut effectivement prendre en compte dans sa stratégie,
04:49soit en regardant de nouveaux sous-jacents, soit en adaptant sa stratégie lorsqu'on sélectionne le produit, effectivement.
04:55Alexis Trigo ?
04:56C'est vrai qu'on sort d'une situation de confort, Nicolas l'évoquait.
05:00Pendant les 24 derniers mois, l'épargnant a été habitué à être remboursé très vite par anticipation.
05:06Et on oublie qu'un produit structuré, généralement, sa durée de vie moyenne, elle est plutôt entre 8 et 10
05:10ans.
05:11Donc on va peut-être assister à un allongement de la détention.
05:15Oui, notamment ces fameux produits qui ont fait Flores, les produits de la capital garantie,
05:18qui sont garantis à échéance uniquement.
05:20C'est ça, c'est ça. Et donc là, ça va remettre un petit peu la nécessité de sélectivité.
05:25Et j'étais ravi d'écouter Nicolas sur le sujet de, on ne peut pas tout référencer,
05:29tous les structurés ne sont peut-être pas adaptés à tous les épargnants,
05:32et de bien comprendre ce qu'on fait, sur quoi on le fait, finalement sur quoi on va faire la
05:35performance.
05:35Et c'est ça qui est important.
05:36Et je pense que l'année 2025, elle a été le prémice de cette nécessité d'aller peut-être un
05:41peu plus loin
05:42sur qu'est-ce qu'on va faire et comment on va le faire.
05:44Autre gagnant, je le disais, le private equity.
05:47On a l'impression qu'il y a eu une ruée aussi sur cette classe d'actifs.
05:50On le dit, autrefois réservé aux plus fortunés.
05:52Aujourd'hui, c'est vrai que c'est accessible pratiquement à tout un chacun.
05:56C'est ça.
05:57Alors, il y a eu une vraie démocratisation du private equity en assurance vie,
06:00en unité de compte, en diminuant les minimums de souscription.
06:03On voyait beaucoup de produits qui étaient accessibles pour des tickets d'un million,
06:06cinq millions pour des gros institutionnels.
06:08Maintenant, c'est vrai qu'on a beaucoup d'unités de compte en assurance vie
06:10ou des FCPR, les fonds communs de placement à risque,
06:12sont accessibles à partir de 1 000, 5 000, 10 000 euros selon l'assureur.
06:15Et donc, ça permet d'aller plus facilement sur la classe d'actifs.
06:18Alors, il y a eu un volume assez conséquent, effectivement, sur le private equity sur le marché.
06:22En revanche, côté nord-cien, en tant que plateforme,
06:24et en échangeant avec les principaux assureurs avec qui on travaille,
06:27on se rend compte qu'en fait, le placement du private equity en unité de compte dans les contrats,
06:31finalement, les volumes restent encore assez faibles.
06:33On a beaucoup de conseillers en gestion de patrimoine qui travaillent en direct
06:36avec certaines sociétés de gestion,
06:38mais qui, dans les contrats d'assurance vie,
06:40n'intègrent pas forcément énormément de positions.
06:43Il y a une principale raison, selon nous, à ça,
06:45c'est qu'on a pas mal de clients qui sont toujours en train d'échanger avec leur CGP
06:50sur certaines positions qu'ils peuvent détenir sur des SCPI.
06:54Et donc, ils ne sont pas forcément appétants tout de suite à retourner sur des positions
06:57qui peuvent être jugées comme ayant une liquidité un peu moins forte qu'un OPCVM,
07:01un produit structuré.
07:03Et donc, l'un des freins qu'on a identifié,
07:05c'est effectivement cette non-volonté pour l'instant
07:07d'aller prendre ce risque-là en plus dans les contrats d'assurance vie des clients.
07:10La liquidité redevient un facteur très déterminant.
07:13Ça l'a toujours été.
07:15Je pense qu'on sera tous d'accord là-dessus.
07:17Mais c'est vrai que comme il y a encore énormément de positions
07:20qui nécessitent d'avoir un service après-vente auprès des clients,
07:23les clients, pour l'instant, préfèrent d'abord solutionner ces problématiques-là
07:27avant de revenir sur ce type d'actifs de manière plus prononcée.
07:30Je nuancerai quand même le propos.
07:31On avait eu pas mal de CGP qui avaient travaillé,
07:35qui étaient revenus assez massivement depuis les hausses de taux sur la partie obligataire.
07:38D'abord via des fonds obligataires datés,
07:40après avec des fonds obligataires plutôt cœur de portefeuille
07:42et qui ont commencé également à travailler la dette privée,
07:46donc sur le private equity au sens large,
07:48mais plutôt donc sur la partie obligataire,
07:50donc qui vont sur des unités de compte qui font de la dette privée granulaire,
07:54où on a énormément de positions dans les portefeuilles,
07:56mais qui peuvent permettre d'optimiser les rendements
07:57et d'aller chercher des rendements de l'ordre de 8, 10, 12% pour les meilleurs produits.
08:01Par exemple, Eurasio, Eiffel, Blackstone travaillent ce type de produits avec nos partenaires.
08:07On voit l'appétence des clients finalement pour un retour du temps long aussi.
08:12Exactement.
08:12Ça c'est intéressant.
08:13Est-ce que vous pensez que, voilà, on a parlé des produits structurels,
08:16on a parlé private equity, est-ce que ce seront aussi les produits stars de 2026 ?
08:19Alors l'année prochaine, effectivement, il va rester un gagnant.
08:23On va y revenir dans un instant, ça va être le fonds euro.
08:26On voit le fonds euro et on pourra en reparler.
08:28On a toujours une attractivité à aller sur le fonds euro
08:31au travers des offres de fonds euro à taux boostés.
08:34Donc cette dynamique va se poursuivre.
08:36À côté de ça, alors peut-être avant d'aborder les gagnants,
08:40et on pourra en rediscuter,
08:41nous c'est vrai que l'un des principaux perdants qu'on voit dans les allocations,
08:45c'est qu'on a toujours des volumes assez faibles sur le marché immobilier,
08:49même si on voit une reprise sur le T4 des flux sur le marché au global,
08:53et toutes les SCPI effectivement ne sont pas logées à la même enseigne,
08:55je pense qu'on pourra en rediscuter.
08:58Mais donc l'immobilier reste encore assez boudé en termes de nouveaux investissements.
09:02À côté de ça, donc on a toujours l'obligataire
09:05qui prend les fonds obligataires, qui prennent des volumes de collecte,
09:08toujours un petit peu de fonds d'até, mais plutôt sur des fonds à yield,
09:10où il reste encore du rendement à aller chercher.
09:12À côté de ça, des fonds plutôt cœur de portefeuille,
09:14à durations assez courtes.
09:16Et à côté de ça, le grand gagnant,
09:18qui pourrait être celui de 2026,
09:20ce serait plutôt les actifs risqués,
09:22donc les marchés actions, le private equity.
09:25On voit que les taux normalement devraient continuer à baisser,
09:28que ce soit en Europe, aux États-Unis,
09:30et donc ça devrait favoriser les actifs risqués,
09:32et donc les actions devraient être la classe d'actifs qui en profite le plus.
09:35Malgré une cherté relative,
09:36qui fait peut-être hésiter certains particuliers pour y retourner.
09:40Alors, on a beaucoup parlé de fonds euros,
09:42effectivement, on a l'impression qu'il y a eu un retour en grâce.
09:44Et je me tourne vers vous, Alexis,
09:46car votre fonds euro chez Coram affiche quand même
09:48une sacrée performance superbe, à 4% en 2025.
09:51Comment on arrive à faire cette perf ?
09:53Cette perf, on l'a fait parce que déjà,
09:55notre fonds euro, la compagnie, si on revient tout petit peu dessus,
09:57on crée notre compagnie il y a 5 ans,
09:59et on décide de ne pas créer tout de suite un fonds euro,
10:01parce qu'il y a 5 ans, on était dans un univers de taux encore très bas,
10:05finalement, donc peu rémunérateur pour un fonds euro,
10:06parce que la performance d'un fonds euro,
10:08elle vient principalement des taux.
10:11Donc, on a attendu, on a été patient,
10:12et le fonds euro, on l'a lancé en 2023,
10:15à un moment où on avait finalement plus de rendement
10:17pour initier ce fonds euro,
10:19et c'est finalement la décision stratégique de le lancer à un bon moment,
10:22plus un pilotage assez fin de notre fonds euro,
10:25c'est-à-dire qu'on a un environnement qui est encore bon,
10:29mais après, dans cet environnement, si on collecte trop,
10:31parce qu'on voit que le retour en grâce des fonds euro, il est là,
10:34si vous collectez trop, mais que vous avez à un moment
10:36des conditions de marché qui sont plus favorables pour investir,
10:39le risque, c'est de diluer la performance.
10:40Donc, ce qui n'est pas évident, mais ce qu'on arrive à faire,
10:42c'est de se dire, on va aller chercher simplement le bon niveau d'épargne
10:46pour saisir juste ce qu'il nous faut pour faire de la perfe.
10:49C'est comme ça finalement qu'on le fait depuis 2023,
10:51c'est ce qu'on a fait l'année dernière,
10:52et c'est pour ça qu'on arrive à 4,10%.
10:54Et on a un fonds euro qui a,
10:55ça sera peut-être parti des questions après,
10:58on a une composition qui est tout à fait classique pour notre fonds euro.
11:01Alors expliquez-nous, parce qu'effectivement, on pense au fonds euro,
11:03on se dit, tiens, il y a de la dette d'État à 80%,
11:06sauf que pas du tout.
11:07Non, non, non, il n'y a pas de...
11:08Alors, on n'a pas 80% de dette d'État,
11:11on a un gros tiers, on va dire, d'obligations d'État,
11:14mais à côté de l'obligation d'État,
11:16on a aussi de l'obligation d'entreprise.
11:17Et après, on a une partie de diversification dans notre fonds euro,
11:20où on va retrouver de l'immobilier,
11:23plutôt aussi de placement court terme,
11:25mais là, c'est plutôt pour aller chercher des opportunités.
11:27On n'a pas d'action, parce que Nicolas le disait aussi,
11:30les actions, finalement, on peut le faire autrement.
11:32Mais voilà, on a une composition qui n'est pas que l'obligation d'État.
11:35Même si l'obligation d'État, aujourd'hui,
11:37c'est plutôt quelque chose d'intéressant dans le fonds euro,
11:39parce que ça rémunère.
11:40Bien mieux que ça rémunère il y a...
11:42Alors, intéressant, sauf qu'on sait très bien que c'est la dette d'un État,
11:45l'État français est très endetté.
11:46Certains se posent la question, je vous la pose,
11:48est-ce que ce n'est pas risqué de se dire,
11:50au moins, on prête, on continue à prêter à la France ?
11:52Oui, on continue à prêter à la France.
11:55Effectivement, il y a des pays au sein de la zone euro
11:57qui ont des niveaux de dette,
11:59ou en tout cas de coûts de dette,
12:00qui sont un peu moins élevés.
12:01Mais il faut aussi regarder le risque.
12:03Et quelque part, la France reste,
12:06on va dire, dans une position centrale
12:07au niveau de la zone euro,
12:09avec une rémunération de sa dette
12:11à un niveau qui représente le risque de la France.
12:13Mais le niveau auquel la France emprunte aujourd'hui
12:17n'est pas un signe de faillite imminente.
12:20Et c'est ça qu'il faut bien se rappeler.
12:22Et donc, si on regarde ce couple rendement-risque,
12:25la rentabilité de la France,
12:26elle est quand même bien meilleure
12:26que d'aller chercher des dettes souveraines
12:29d'autres pays européens.
12:30On pourrait penser à des dettes plutôt du Sud.
12:34Portugal, Grèce, Espagne.
12:35Et l'Italie.
12:36Mais il faut se rappeler aussi
12:37dans quel niveau étaient ces économies
12:40il y a une dizaine d'années.
12:41Donc, au contraire,
12:42on continue plutôt à aller sur l'État français
12:44parce que, encore une fois,
12:45le couple rendement-risque
12:46est pour nous tout à fait satisfaisant
12:47et suffisamment rémunérateur
12:49par rapport à ce qu'on recherche à faire
12:50dans notre fonds euro.
12:51Et voilà.
12:51Et vous avez décidé donc, c'est vrai,
12:53de limiter les souscriptions en fin d'année,
12:54justement, vous le disiez, pour piloter.
12:55Oui.
12:55Alors, c'est exactement ça.
12:57On ne peut pas fermer la porte.
12:59Le fonds euro, il reste dans l'assurance vie.
13:01Mais l'idée, c'est d'arriver
13:03à contenir au mieux l'épargne
13:04qu'on nous confie à un moment donné.
13:06Parce que si on nous confie en fin d'année
13:08trop d'épargne,
13:12croître les encours de la compagnie.
13:14Mais si on est contraint
13:15de les investir à un moment
13:16qui est un peu moins opportun,
13:17on va venir diluer la performance.
13:18Donc, l'équilibre, il n'est pas simple.
13:20Mais effectivement,
13:21on essaie de contenir au mieux
13:23l'épargne qu'il nous est confiée
13:24en fonction des opportunités de marché.
13:26Et bien voilà.
13:26Ce fonds euro qu'on disait pour certains
13:28qui était un petit peu passé à l'asse
13:30qui était mort pour certains,
13:31il revient en force.
13:32Alors, est-ce qu'il faut en mettre
13:33dans son allocation 2026 ?
13:36Justement, quelle allocation pour cette année ?
13:38On le voit tout de suite
13:39dans le débat de l'effet patrimoine.
13:45L'effet patrimoine.
13:47Deuxième partie, le débat.
13:48Quelle allocation pour 2026
13:49pour votre assurance vie ?
13:51Alors, private equity,
13:52produits structurés
13:53ou encore fonds euro,
13:54tout simplement.
13:54Les experts sont avec nous.
13:56Nicolas Le Maire de Norcia AM
13:58et Alexis Trigo de Corom.
14:00On parlait à l'instant
14:02dans la première partie du fonds euro.
14:04Ce fonds euro qui est redevenu central,
14:06on a l'impression, Alexis Trigo.
14:07C'est vrai, c'est vrai.
14:08En tout cas, on s'y intéresse à nouveau
14:10parce que le rendement,
14:11il est plus élevé.
14:12Il y a quelques années,
14:12le fonds euro, on l'avait un peu oublié.
14:14Et il est redevenu assez stratégique.
14:17C'est-à-dire qu'effectivement,
14:18il y a autre chose à faire.
14:19Le fonds euro, il faut se rappeler
14:20que son premier objectif,
14:22c'est d'offrir cette garantie en capital
14:25avant d'aller chercher de la performance.
14:26Et c'est vrai que là,
14:27depuis, on va dire, 24 mois,
14:29il offre un peu les deux.
14:30Donc, c'est le meilleur des deux mondes.
14:31C'est, je mets une partie de l'épargne
14:33sur le fonds euro
14:34parce que c'est du court terme,
14:35parce qu'aujourd'hui,
14:36je n'en ai pas besoin en tant qu'épargnant.
14:37Et en plus, j'ai de la rémunération.
14:39Donc, ça, c'est formidable.
14:40Mais le fonds euro ne peut pas représenter
14:42l'intégralité d'un contrat.
14:43En tout cas, quand on a un projet
14:44plutôt moyen-long terme,
14:45il y a autre chose à faire.
14:46On en a déjà un peu parlé,
14:47mais il y a des placements
14:48qui sont plus rémunérateurs.
14:50Certes, avec un horizon
14:51de détention plus long,
14:52mais plus adapté aussi,
14:53surtout quand on est dans l'assurance-vie
14:55où, par rappel,
14:55un assurance-vie,
14:56ça reste quand même au départ
14:57un placement moyen-long terme.
14:58Donc, le fonds euro regagne en intérêt,
15:01mais regagne en intérêt
15:01plutôt parce qu'il les regagne en performance.
15:04Je nuancerais peut-être ce point-là.
15:05Effectivement, le fonds euro
15:06regagne en intérêt
15:07peut-être sur les nouveaux dossiers.
15:09Sur le stock,
15:09c'est peut-être un petit peu moins le cas.
15:10On voit sur le stock,
15:11en moyenne, les rendements,
15:12on est entre 2 et 2,8% net.
15:162, c'est ce qu'on a déjà souscrit
15:18il y a peut-être quelques années.
15:19Exactement.
15:19Et c'est vrai qu'on entend 4, 4,5.
15:21On se dit, mais c'est formidable.
15:22On va avoir la même chose.
15:23Pas du tout.
15:23C'est là où il y a effectivement
15:24les offres bonus
15:25pour tous les nouveaux contrats.
15:27Par exemple, côté Norsia,
15:28alors actuellement,
15:29avec les compagnies qui ont travaillé,
15:30on a un bonus
15:31qui peut monter jusqu'à 5,70% brut
15:33sur 2026 et 2027
15:35sous respect d'éligibilité
15:36pour le client.
15:38Mais c'est vrai que du coup,
15:39on peut avoir une performance
15:40qui est quand même supérieure
15:42à pas mal d'autres classes d'actifs.
15:43Là où sur le stock...
15:45Et sans risque, on le rappelle.
15:46Et sans risque, toujours garantie en capital
15:47sous réserve que l'assureur
15:48ne fasse pas défaut.
15:49Mais on pourra en reparler.
15:50Les compagnies d'assurance
15:51ont une solidité financière
15:53en France qui est indiscutable.
15:55Et donc, effectivement,
15:57avec ces nouveaux bonus,
15:58on bat quand même
15:59beaucoup de choses sur le marché.
16:01Donc, ce serait dommage
16:02de ne pas en profiter
16:02pour les clients.
16:03Est-ce qu'il y a un risque, justement ?
16:04Alors, on sait qu'on a eu
16:05cette période-là
16:06de taux extrêmement bas
16:08où vous disiez
16:08que vous n'y étiez pas allé, justement.
16:10On a eu après
16:11une perte de taux extrêmement bas.
16:12Et puis là,
16:13on sent qu'on est lancé
16:14dans un problème
16:16de désinflation à nouveau.
16:17Est-ce qu'on pourrait avoir
16:19une baisse à nouveau
16:20sur ces taux ?
16:21Finalement,
16:21est-ce que ce n'est pas
16:22les dernières bonnes années
16:23pour profiter de ce fonds euro ?
16:24Alors, on voit
16:25que les assureurs, en fait,
16:26ont pu recharger en rendement
16:27principalement les poches obligataires
16:29via de la dette d'État
16:30où on avait des taux
16:31plus attractifs.
16:32Et donc, ils ont pu
16:33recharger leurs réserves.
16:34Leurs réserves
16:34qui vont pouvoir étaler
16:36alors dans le cadre
16:36de la réglementation
16:37mais sur plusieurs années.
16:39Là, on voit quand même
16:39alors en 2021,
16:40on était tombé
16:41à des rendements
16:42qui pouvaient être
16:42sous les 2%
16:43sur certains fonds euro,
16:442% brut, je précise,
16:46donc moins de 1% net.
16:47Donc, ça ne rapportait
16:48quasiment plus rien aux clients.
16:50Il n'y avait pas d'offres
16:51de fonds euro à taux boostés.
16:52Et donc, c'était quand même
16:53assez compliqué
16:54de se positionner
16:54sur le fonds euro
16:55si on voulait battre l'inflation.
16:57Là, c'est vrai
16:58que les cartes
16:58ont été un petit peu rebattues
16:59et que le fonds euro
17:00est vraiment devenu
17:01une vraie stratégie
17:01d'investissement
17:02pour un client
17:03et son CGP
17:04dans une allocation.
17:05Si par opportunisme,
17:06c'est vrai que là,
17:07à court terme,
17:08le fonds euro,
17:08on parlait des offres boostées.
17:10Effectivement,
17:10les assureurs sont prêts
17:11pour retrouver du stock
17:12et finalement,
17:13aller renouveler aussi
17:14leur stock d'obligations
17:15qu'ils ont acheté
17:15il y a longtemps
17:16qui était proche de zéro,
17:17de se dire,
17:19moi, épargnant,
17:19pour deux ans,
17:20est-ce que je ne vais pas
17:20saisir cette opportunité ?
17:22Mais quelque part,
17:23c'est reporter le problème
17:23à 24 mois
17:24parce que dans 24 mois,
17:25qu'est-ce qu'on fait ?
17:26Est-ce qu'on reste
17:27sur ce fonds euro
17:27qui sera revenu un peu
17:29à sa moyenne de rendement
17:30sans le boost
17:31ou est-ce que je repositionne
17:32sur un autre contrat ?
17:33Mais effectivement,
17:34par opportunisme,
17:35l'épargnant peut aller chercher.
17:36Pour un investisseur,
17:36par exemple,
17:37qui serait collé
17:38avec un fonds
17:40qui a subi
17:41des années
17:42où c'était très bas,
17:42est-ce qu'il y a intérêt
17:43à vendre son assurance
17:44et à en ressouscrire
17:49sur cette partie-là,
17:50je pense que c'est
17:51assez compliqué.
17:52Ça dépend vraiment
17:52cas par cas.
17:53Déjà, il faut voir
17:53l'aspect fiscal sur le contrat.
17:55Depuis combien de temps
17:55le contrat avait été ouvert ?
17:56Est-ce que c'est vraiment
17:56dans l'intérêt de l'épargnant
17:58de solder son contrat,
18:00d'en rouvrir à nouveau ?
18:01Je pense que s'il y a
18:02des positions
18:03qui doivent être arbitrées
18:04sur un contrat existant,
18:05il y a plutôt des opportunités
18:06à aller chercher
18:07via les arbitrages
18:08qui peuvent être faits directement.
18:10On en parlait tout à l'heure,
18:11mais les fonds obligataires,
18:12potentiellement des fonds actions
18:13un peu plus dynamiques,
18:14potentiellement des premiers pas
18:16sur les marchés actions
18:18long-short,
18:18long-short où on peut aller chercher
18:20du 5-6% annualisé,
18:21volatilité à 3-4%.
18:22Donc souvent,
18:24c'est un petit peu
18:24le premier pied
18:25sur les actifs risqués
18:26que les clients peuvent faire.
18:27Et on a vu aussi
18:28sur 2025,
18:29beaucoup de fonds
18:31de gestion alternatif
18:31plutôt sur la partie obligataire.
18:34Par exemple,
18:34pour en citer un,
18:36DNCA Finance,
18:36une très belle maison
18:37qui a un fonds
18:38sur cette thématique-là.
18:39Ils ont vraiment fait
18:39une collecte record
18:40l'année dernière
18:40et on voit que les clients
18:42et les CGP
18:44vont sur ce type d'actifs
18:45pour justement,
18:46potentiellement,
18:46arbitrer des positions
18:47en sortie de fonds euro.
18:49On parle justement
18:50beaucoup de la solidité
18:51des assureurs
18:52et des réserves,
18:52la fameuse PPB.
18:54Est-ce que le fonds euro
18:55est réellement sans risque
18:56aujourd'hui
18:56ou faut-il nuancer
18:57cette promesse
18:58de capital garantie ?
18:59Il est sans risque.
19:00Le risque,
19:01Nicolas l'a très brièvement
19:02évoqué tout à l'heure,
19:02mais le risque,
19:03quelque part,
19:03il est sur la solidité
19:04de l'assureur,
19:05la compagnie.
19:06Est-ce que finalement,
19:07elle sera en mesure
19:07de faire face
19:08à cette garantie
19:10qu'elle est obligée
19:11de tenir,
19:12ces contractuels ?
19:13Et on voit,
19:14les compagnies françaises
19:15aujourd'hui,
19:16elles sont très régulées,
19:17très contrôlées,
19:18très suivies.
19:19Donc quelque part,
19:20oui,
19:21la garantie,
19:21elle est encore là.
19:22Donc il y a des réserves,
19:24il y a des fonds propres.
19:26Oui,
19:26on peut sélectionner
19:27son assureur
19:27plus qu'un autre
19:28pour cette garantie
19:29en fonds euro.
19:30Mais oui,
19:31il n'y a pas de risque
19:32particulier sur le fonds euro.
19:33Très bien.
19:35Nicolas,
19:35les produits structurés,
19:36on en a beaucoup parlé
19:37dans la première partie,
19:38pour certains,
19:39ils sont en train
19:39de remplacer,
19:40dit-on,
19:41le fonds euro
19:41chez certains clients.
19:43C'est vrai que par le mécanisme
19:44de rappel,
19:45certains se sont dit
19:46c'est du sûr,
19:47du coup humain.
19:48Je peux y aller ?
19:48Alors je pense que remplacer,
19:50c'est vraiment un gros mot.
19:52Le produit structuré
19:53peut vraiment même
19:53être mis en complément
19:54du fonds euro.
19:55Si on prend un profil
19:56très défensif,
19:57on voit par exemple
19:57que pour aller chercher
19:58les bonus,
19:59souvent on demande
19:5950% de fonds euro
20:01et donc 50% du C,
20:03voire 60% du C,
20:0440% de fonds euro.
20:05Sur cette poche
20:06en unité de compte,
20:07un client peut très bien
20:08mettre 40 ou 50%
20:09de produits structurés
20:09à capital garanti.
20:10Alors même si ce type
20:11de produit a tendance
20:12un petit peu à se raréfier,
20:13mais on peut trouver
20:14des moulures
20:15pour avoir des produits
20:16structurés qui sont prudents,
20:17qui peuvent permettre
20:18de venir chercher
20:18le bonus sur le fonds euro.
20:20Donc moi je dirais plutôt
20:21que les classes d'actifs
20:22sont complémentaires.
20:23De même,
20:24sur un profil plus dynamique,
20:25on peut aller chercher
20:25des sous-jacents actions,
20:26des worst-ofs,
20:27des paniers d'actions
20:27et aller chercher
20:28une rentabilité
20:29qui peut monter
20:29à 8, 9, 10%
20:31si tout se passe bien
20:32sur le produit structuré.
20:33Et donc là encore,
20:34d'un côté,
20:34on peut avoir sa poche
20:35en fonds euro
20:36avec le boost,
20:37donc aller chercher
20:38entre 4 à 5%
20:39sur cette poche-là
20:40et à côté,
20:40avoir une poche plus dynamique
20:41et ça permet d'optimiser
20:42le coût de rendement risque
20:43du portefeuille du client.
20:44Donc une fois de plus,
20:45pour synthétiser,
20:46le mot-clé,
20:47c'est la diversification.
20:48Toujours,
20:48en assurance vie,
20:49c'est toujours la diversification.
20:50Alors il y a un produit
20:51qui fait un petit peu de tout,
20:52j'allais dire le couteau suisse,
20:53c'est Rosetta
20:54dans la gamme Corom.
20:56Expliquez-nous,
20:56on est avec un fonds
20:58qui a plus de 7%
20:59de rendement sur 2025.
21:00Oui,
21:01c'est pour sa première année,
21:01c'est un fonds
21:02qu'on avait imaginé
21:04un peu en écho
21:05à ce qu'on a connu
21:05il y a longtemps maintenant,
21:06c'est ce qu'on appelait
21:07à l'époque
21:07les fonds patrimoniaux.
21:09Là, l'idée,
21:10c'était...
21:10Avec action,
21:11obligation.
21:11Exactement.
21:12L'idée,
21:12c'était de compléter
21:13un peu ce qu'on connaissait
21:14il y a une dizaine d'années
21:15avec aussi l'immobilier.
21:17Donc c'est effectivement
21:18une formule
21:19qui va avoir
21:20un premier socle
21:21d'immobilier.
21:22C'est notre cœur de métier
21:23chez nous.
21:24On a un peu parlé
21:25des SCPI tout à l'heure,
21:26on peut en reparler
21:26si vous le souhaitez après,
21:27mais en tout cas,
21:28Rosetta a son socle
21:29d'immobilier de 20%
21:30avec notre SCPI.
21:32Et à côté de ça,
21:33on a ces 80%
21:33qui sont répartis
21:35sur l'obligation
21:36à différents niveaux
21:37et sur la partie action.
21:39Et là,
21:39on va avoir une gestion
21:40vraiment quotidienne
21:42sur quelle est la part
21:43d'action et d'obligation
21:44qu'on va avoir
21:45au sein de cette formule
21:46pour aller chercher
21:47la performance
21:48tout en maîtrisant
21:48la volatilité.
21:49Et l'idée,
21:50c'est vraiment
21:51ce service clé en main.
21:52L'épargnant,
21:53il n'a pas soucié
21:55de qu'est-ce qu'on fait.
21:55Le partenaire CGP,
21:56c'est pareil.
21:57Il va avoir
21:58cette tranquillité de
21:59on va aller chercher
22:00de la performance
22:01sans trop de volatilité.
22:02Et l'idée,
22:02à long terme,
22:03c'est d'avoir une performance
22:04qui va situer
22:05entre 5 et 7% annuellement.
22:07Avec une volatilité maîtrisée.
22:09Notamment avec ce socle immobilier.
22:11Oui, exactement.
22:11Et avec un seul produit.
22:13Nicolas,
22:14dette privée
22:14ou obligataire
22:15côté flexible ?
22:16Qu'est-ce qu'il faut privilégier
22:17en 2026 ?
22:18Là encore,
22:19je vais vous faire une réponse
22:21nécessaire de faire un choix.
22:22Autant diversifier
22:23son allocation.
22:25Côté obligataire,
22:25on a toujours des opportunités
22:26en fonds datés.
22:27On a encore des fonds
22:28high yield
22:29avec quelques spécificités.
22:30Par exemple,
22:31de l'high yield
22:32sur la dette américaine
22:33où on peut toujours
22:34aller chercher
22:34des rendements
22:35de plus de 6%
22:36embarqués dans le portefeuille.
22:37C'est toujours quelque chose
22:38qu'on peut regarder.
22:39On a également
22:40d'autres fonds
22:41plutôt sur de l'obligataire émergent.
22:43Ce qui est intéressant
22:43en se positionnant
22:44sur les obligations
22:45sur les pays émergents,
22:46c'est que là,
22:47on va plutôt venir jouer
22:47le pays sur lequel
22:48on se positionne.
22:49Une obligation
22:50qui est d'une société
22:51qui est émise
22:52dans un pays émergent,
22:53sa notation ne peut pas
22:53dépasser celle du pays
22:55dans lequel elle se trouve.
22:56Donc, ça permet
22:57pour de très bonnes sociétés
22:58de venir optimiser
22:59le taux de coupon
23:00qui sera délivré
23:01sur l'obligation.
23:02Donc, un fonds obligataire
23:03positionné sur cette partie-là
23:04peut également avoir
23:05des taux de rendement
23:06embarqués supérieurs
23:06à 6% en portefeuille
23:08toujours à date.
23:09Donc, le fonds obligataire
23:11reste toujours pertinent.
23:12Et à côté de ça,
23:13alors, la dette privée
23:14d'expérience,
23:15on voit les CGP
23:16plutôt en mettre
23:16entre 5 à maximum
23:1715% en portefeuille.
23:19Là, ce qu'on va venir chercher,
23:20c'est vraiment
23:20la granularité du portefeuille,
23:22le fait d'aller chercher
23:23potentiellement
23:24alors peut-être des noms
23:24moins méconnus
23:25mais qui auront passé
23:26tous les filtres d'analyse
23:27d'une société de gestion
23:28et qui permettront du coup
23:30d'aller chercher
23:30sur le produit
23:31un rendement compris
23:32entre 8 à 12%.
23:33Et donc là, c'est vrai,
23:34il y a un risque plus fort
23:36même que si,
23:37comme je l'ai dit,
23:37le portefeuille
23:38est très granulaire.
23:39Donc, il y a énormément
23:40de positions.
23:41Souvent, on est à plus
23:41de 400 positions
23:42sur ce type de produit.
23:43Donc, un défaut
23:44impacte assez peu
23:45le portefeuille au global
23:46et ça permet d'avoir
23:48ce moteur
23:48de rendement supplémentaire
23:50au sein de l'allocation
23:51du contrat du client.
23:52Et voilà,
23:52à voir bien sûr
23:53son appétence au risque.
23:55Alexis Trigot,
23:57justement,
23:58sur l'immobilier,
23:59il faudrait qu'on fasse
24:00un petit focus
24:00parce qu'on sait
24:01que les Français
24:01sont très appétants
24:02à cette classe d'actifs.
24:03On a souffert
24:04notamment sur les SCPI
24:05ces 2-3 dernières années.
24:06C'est en train de repartir
24:07doucement,
24:08on l'a vu en 2025
24:09et là aussi,
24:11surprise peut-être
24:12pour certains,
24:12mais on peut mettre
24:13de l'immobilier,
24:13on peut mettre
24:13des SCPI
24:14dans son contrat.
24:15C'est vrai,
24:16on peut mettre des SCPI.
24:17Nous,
24:17on gère aujourd'hui
24:184 SCPI.
24:20On a créé
24:20une compagnie d'assurance-vie,
24:21je le disais,
24:21il y a 5 ans.
24:22Nos SCPI,
24:23on a décidé
24:23de les référencer
24:24dans notre contrat
24:25d'assurance-vie à nouveau.
24:26Pourquoi les trouver ailleurs ?
24:27Non,
24:27et c'était un choix fort
24:28parce qu'on voulait
24:29maîtriser la collecte.
24:31Les SCPI,
24:32quand on était
24:33dans une période
24:34de taux très bas,
24:35on a eu un regain
24:37d'intérêt sur les SCPI,
24:38peut-être trop.
24:39Nous,
24:39on a freiné plutôt
24:40à ce moment-là
24:40la collecte
24:41parce que l'immobilier
24:42était très cher
24:42dans un contexte
24:43de taux proche de zéro
24:44et quand vous avez
24:46des SCPI
24:46dans un contrat
24:46d'assurance-vie,
24:47c'est compliqué
24:47d'appuyer sur le frein
24:48parce que l'assureur
24:49a normalement
24:50une politique
24:50de distribution
24:51assez bien établie
24:52et donc,
24:53on ne peut plus ralentir
24:54et si on ne ralentit plus,
24:55on va collecter,
24:56peut-être trop collecter
24:56et pas très bien investir
24:58ou en tout cas,
24:59plus aussi bien investi
25:00dans des bonnes conditions.
25:02Et donc,
25:02nous,
25:02on a toujours
25:04freiné
25:05ou en tout cas,
25:05refusé de référencer
25:06nos SCPI
25:07dans d'autres contrats.
25:11dans l'ensemble
25:12de cette chaîne
25:12de distribution,
25:13on pilote un peu
25:14ce qu'on accepte
25:15et ce qu'on doit investir
25:16en immobilier.
25:17Et justement,
25:17sur l'immobilier lui-même,
25:18ce que vous voyez
25:19puisque vous êtes au cœur
25:20des deals,
25:21est-ce que ça va mieux ?
25:22Ça va mieux,
25:22ça va mieux,
25:23ça va mieux,
25:24pas dans toutes les typologies
25:26d'actifs,
25:26c'est-à-dire pas dans
25:26tous les types d'actifs.
25:27Nous, notre savoir-faire,
25:28c'est l'immobilier professionnel,
25:29on le fait dans 18 pays,
25:31donc évidemment,
25:31les 18 pays
25:32ne sont pas tous repartis
25:34on va dire à la même vitesse,
25:35il y en a d'autres
25:36qui ont moins souffert aussi
25:37sur les dernières années,
25:38mais oui,
25:39ça va mieux.
25:40On est un peu
25:41entre les deux,
25:42c'est-à-dire qu'on a
25:43des vendeurs
25:45qui commencent
25:46à avoir des prix
25:47qui ne baissent plus autant
25:48que ça a pu baisser
25:49et des acheteurs
25:50qui sont peut-être
25:51aussi un peu plus agressifs.
25:53Donc,
25:54on aime bien ce moment aussi
25:55parce qu'on arrive
25:56un peu à être des deux côtés.
25:57L'année dernière,
25:58on a investi
25:59un peu plus d'un milliard d'euros
26:00en immobilier,
26:02on va faire à peu près
26:03la même chose
26:03si tout se passe bien
26:04cette année,
26:05mais avec des marchés
26:07assez diversifiés.
26:08Mais les performances sont là
26:09et on a des rendements
26:10qui sont encore bons
26:11dans des classes d'actifs
26:12qui sont un peu inattendues,
26:13mais c'est pareil,
26:14c'est des choses
26:14qui nous plaisent bien à nous.
26:15Le bureau,
26:17nous,
26:17on en a toujours été
26:19assez investi là-dessus,
26:20ça continue.
26:21La France,
26:22c'est un marché
26:22sur lequel on n'investissait plus,
26:23là c'est pareil,
26:24on est revenu sur ce marché-là.
26:25Donc voilà,
26:25non,
26:26ça va bien
26:27et encore,
26:28j'allais dire un peu plus
26:28pour nos SCPI
26:29qui ont eu des performances
26:30relativement bonnes
26:31et notamment,
26:32je pense à Coromagine
26:33qui en a eu depuis 14 ans
26:34de très bonnes.
26:35On en sait un petit peu plus
26:36en tout cas
26:37sur cette allocation
26:39type s'il y en a une,
26:40dépend évidemment
26:41de chacun d'entre nous
26:43et il y a les conseillers
26:43en gestion de patrimoine
26:44qui sont là
26:45pour vous aiguiller.
26:45En tout cas,
26:46on l'a compris,
26:46l'assurance-vue,
26:47ce n'est pas un duel
26:47entre sécurité et performance.
26:502026,
26:51le fonds euro
26:51n'est pas un produit par défaut,
26:53bien au contraire,
26:53c'est redevenu
26:54une vraie brique stratégique,
26:56un socle solide
26:56du rendement de la lisibilité.
26:57Comme l'a montré
26:58Nicolas Lemaire,
26:59la performance
26:59n'est pas d'un seul moteur,
27:01on peut faire du structuré,
27:02de la dette privée,
27:02des actions,
27:03surtout le maître mot
27:04diversification
27:04et comme le rappelle
27:07Alexis Trigo,
27:08effectivement,
27:08la clé,
27:09ce n'est pas de courir
27:09après le taux le plus haut,
27:11c'est protéger aussi
27:12la performance
27:13dans le temps.
27:14On remercie
27:14nos deux experts,
27:16Nicolas Lemaire,
27:16je rappelle
27:16que vous êtes responsable
27:17partenaire chez North CRM.
27:18Merci Nicolas.
27:19Merci Alexis Trigo,
27:21associé et directeur commercial
27:22de Corom.
27:23Merci.
27:23Cette édition
27:24de l'Effet patrimoine
27:25touche à sa fin.
27:26Merci de nous avoir suivis.
27:27On se retrouve très prochainement
27:28pour un nouveau numéro
27:29de l'Effet patrimoine.
27:30Merci.
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