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  • il y a 3 minutes
Ce mercredi 22 avril, François Sorel a reçu Thomas Serval, PDG de Baracoda, André Loesekrug-Piétri, président de JEDI (Join European Disruptive Initiative), et Frédéric Simottel, journaliste BFM Business. Ils se sont penchés sur le rachat de SFR, l'imposition européenne de la batterie amovible dès 2027, et le ralentissement de la conduite autonome par BMW et Mercedes, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.

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Transcription
00:00Tech & Co, la quotidienne, le débrief de la tech.
00:04Voilà le retour de Tech & Co, la quotidienne, 20h02.
00:07Merci d'être là, comme chaque soir.
00:10Frédéric Simotel à mes côtés pour commenter l'actu tech de ce mercredi.
00:14Nous avons aussi avec nous André Lozgut-Pietry, président du Jedi,
00:18et Thomas Herval, PDG de Barracoda.
00:21Allez, on va s'intéresser sans doute à l'actualité télécom de cette année 2026.
00:27C'est le rachat de SFR qui a été annoncé vendredi dernier par Bouygues, Free et Orange,
00:32et qui ouvre la voie donc à un retour du marché à trois opérateurs télécom.
00:36Les négociations exclusives de cette opération de plus de 20 milliards d'euros doivent être encore confirmées.
00:41D'ici le 15 mai, plusieurs étapes techniques et réglementaires seront ensuite nécessaires
00:46pour la répartition des activités de SFR, qui va prendre sans doute plusieurs années.
00:52Mathieu Pechberti et Margaux Faudré nous expliquent tout ça et on revient juste après.
00:57C'est Bouygues Télécom qui va racheter le plus d'activités de SFR, son réseau mobile,
01:02une partie de ses abonnés et SFR Business dédiés aux entreprises.
01:06De son côté, Free va mettre la main sur les 5 millions de clients de Red sans en racheter la
01:10marque.
01:11Quant à Orange, il piochera des clients un peu partout pour conserver sa place de leader sur tous les segments
01:16du marché.
01:17L'autorité de la concurrence va ensuite examiner le projet pendant au moins un an.
01:21Elle ne conditionnera pas son feu vert à l'arrivée d'un nouvel opérateur mobile,
01:25mais elle demandera toutefois des concessions dans le fixe.
01:28Les trois opérateurs envisagent déjà de revendre le réseau fibre de SFR
01:32pour permettre une concurrence sans déployer de nouvelles infrastructures.
01:36Le fonds d'investissement français Ardian ainsi que l'américain Caker sont déjà sur les rangs.
01:41L'opération ne sera pas bouclée avant fin 2027,
01:44puis viendra ensuite une longue phase de découpage de SFR
01:47et une migration des abonnés qui va s'étaler jusqu'en 2029 voire 2030
01:51pour revenir à un marché à trois opérateurs presque 20 ans après l'arrivée de FreeMobile.
01:58Voilà, alors c'est un processus long qui n'est pas certain
02:02puisqu'on rentre là dans une espèce de calendrier réglementaire
02:07qui va durer 18 mois je crois.
02:09Et puis après il y aura une société commune qui va être créée,
02:12qui veut que gérera SFR avant son démantèlement, sa disparition
02:17et le repartage des abonnés vers Bouygues, vers Free et vers Orange.
02:23C'est un moment important dans l'histoire des télécoms en France, Thomas,
02:29qui va prendre plusieurs années.
02:31On l'écoutait durant ce reportage, ça peut aller jusqu'à 2030 cette histoire-là.
02:36Voir même au-delà.
02:41Déjà, il y a dix ans, il y avait un projet qui s'appelait Jardiland,
02:44c'était la même chose, ça a échoué.
02:45C'est vrai.
02:46Donc quelque part, c'est la réussite d'un projet qui depuis dix ans...
02:49On est par Stéphane Richard à l'époque d'Orange.
02:51C'est un projet qui depuis dix ans fait consensus chez les trois opérateurs restants
02:56et qui provient de la constatation que la France était très forte dans l'industrie des télécoms,
03:02que la guerre des prix générée par Free, qui s'est débrouillée comme un chef,
03:05a entraîné de la perte de valeur, non pas pour le consommateur qui a bénéficié des prix les plus bas
03:11d'Europe,
03:12mais pour l'industrie des télécoms qui n'avait plus assez de marge.
03:15Et donc quelque part, comment faire des champions européens si les leaders français ne sont pas capables d'investir ?
03:20Et comment ils font quand ils ne sont pas capables d'investir ?
03:22Ils prennent à crédit des produits chinois qui leur font leur réseau.
03:25Et donc quelque part, on se retrouve avec de l'infrastructure sous contrôle asiatique.
03:28Et on s'est réveillés il y a sept, huit ans en se disant, en fait, on a fait n
03:33'importe quoi en prenant,
03:35pour notre industrie des télécoms, qui, il faut le rappeler, dans les années 90, était le leader dans le monde.
03:40On en a parlé dans une émission.
03:41Donc maintenant...
03:42L'inventeur du GSM.
03:43Maintenant, Patrick Darry avait deux ans pour se débarrasser de ses actifs parce que ses créanciers n'en pouvaient plus.
03:48Il a accompli la moitié de sa mission en trouvant un deal qui apparaît comme gagnant pour lui,
03:55en tout cas plus élevé que la première proposition, pas au niveau qu'il lui aurait donné...
03:59Première proposition de 17 milliards, mais on est à 20 milliards et demi à peu près.
04:02Et donc quelque part, après il y a un petit turnout, enfin bref, tout ça fait qu'il s'en
04:07sort bien
04:07alors qu'il a quand même mis la boîte en faillite.
04:10Je crois que même lui, au total, il récupérera 4 ou 7 milliards.
04:13Non, non, mais...
04:14Et donc les équipes...
04:15Donc tout le monde est...
04:16Aujourd'hui, on est un truc où tout le monde est content.
04:18Alors qu'est-ce qui va se passer après, maintenant ?
04:19Pourquoi 18 mois ?
04:20Alors d'abord, Bouygues prend le lead.
04:23Pourquoi il prend le lead ?
04:23Parce que Bouygues est le seul acteur franco-français de cette opération.
04:28Et donc en fait, pour s'assurer que l'industrie française
04:31et que les opérateurs français se répartissent correctement les choses,
04:36il va y être régulé par l'opérateur de la concurrence en France et par l'ARCEP en France.
04:43Ce n'est pas le cas pour Free, ce n'est pas le cas pour Orange.
04:45Et c'est parce qu'il prend aussi la plus grosse partie des CFR.
04:48Sinon, ça aurait été basculé dans un truc où la doctrine...
04:51Parce que la doctrine en France, on est à peu près OK.
04:53Il y a deux, trois limitations qu'on pose le politique,
04:56mais ça ne pose pas de problème à l'ARCEP.
04:58S'il n'y a pas de dégradation de la qualité de service qu'il y ait trois opérateurs,
05:01l'ARCEP n'est pas l'observateur du prix du télécom,
05:04il est l'observateur de la qualité du réseau.
05:06Et donc du moment que chacun peut avoir un téléphone et une qualité de réseau,
05:09l'ARCEP ne va pas poser de problème.
05:10– À la limite même, ça pourrait améliorer la qualité du réseau d'ARCEP.
05:15– C'est pour ça qu'il n'y a pas de problème,
05:17et c'est pour ça qu'on veut que Bouygues soit observée par l'ARCEP,
05:19parce qu'ils sont plus ou moins d'accord.
05:21L'endroit où il y a un aléa, c'est sur la concurrence, en France et en Europe.
05:25Pourquoi il y a un aléa sur la concurrence ?
05:26Parce que le mandat de la concurrence, c'est de vérifier que ça bénéficie aux consommateurs.
05:33Et là, ce n'est pas clair.
05:36Et là, il y a deux options.
05:39Il y a l'option conjecturelle, on va dire jusqu'à début janvier 2026,
05:44qui est que grosso modo faible inflation, il y a un intérêt,
05:48on est tellement moins cher en Europe, en France par rapport au reste de l'Europe,
05:52que même si le prix augmente un peu, le consommateur n'en pâtira pas.
05:56Et il y a ce qui a amené cette opération à ne pas pouvoir se faire véritablement
06:00il y a trois ans, quand il y avait des opportunités déjà,
06:04qui est que le politique ne validera pas une telle opération,
06:09parce qu'à la fin, c'est comme le politique qui va le valider en France,
06:12si jamais il y a de l'inflation.
06:14Et donc la question aujourd'hui pour savoir cette opération...
06:16Parce que là, le prix des abonnements augmentera, puisqu'il n'y aura plus que trois opérateurs.
06:20Et l'État ne veut pas être responsable, en tous les cas, l'auteur de cette...
06:24Politiquement, ce n'est pas défendable.
06:25De cette conséquence.
06:26Donc grosso modo, ce qui va se passer, c'est que, a priori, si toutes choses sont égales par ailleurs,
06:31la France va valider ce truc-là.
06:33Il faut juste se rappeler que la personne qui va le valider, in fine,
06:35ce sera le président de 2027.
06:37Donc on a déjà un immense aléa politique.
06:40Même si économiquement, tout fait du sens.
06:42On ne sait pas ce que pourrait décider un président X ou Y.
06:46Je ne vais pas prendre...
06:47Mais ce ne sera pas Emmanuel Macron...
06:48Mais ce ne sera pas Emmanuel Macron qui validera l'opération.
06:50Parce que le termine ne sera pas favorable.
06:51Absolument.
06:51Donc quelque part, les premiers aléas, c'est est-ce qu'il y aura de l'inflation ?
06:55Aucun homme politique, si l'énergie fait fois deux...
06:58On a vu l'importance qu'on a les télécoms pour les Français aujourd'hui.
07:01Si votre abonnement free ou autre fait fois deux,
07:03ce qui va se passer, c'est que les opérateurs vont promettre de ne pas augmenter les prix.
07:07Ce qui se passe aux États-Unis, quand il y a eu des concentrations,
07:09il y a un engagement de...
07:11Mais on sait que comme les gouvernements changent plus vite que les mecs qui font les promesses,
07:16le mec va te dire oui, oui, je ne vais pas augmenter.
07:18Et puis trois ans plus tard, ça...
07:19Et donc pour les deux autres, ça va passer plus facilement.
07:22Sauf qu'il y a un troisième aléa, qui est l'aléa européen,
07:25où aujourd'hui, la doctrine von der Leyen a fait passer une note qu'elle a laissée fuiter
07:29pour dire je suis pour la concentration des télécoms en Europe.
07:32Ce n'est pas l'avis de la DG concurrence aujourd'hui.
07:35Donc en fait, on a...
07:35Rappelons qu'il y a combien d'opérateurs télécoms en Europe ?
07:3860.
07:39Aux États-Unis, trois.
07:40Voilà, pour à peu près le même bassin de population.
07:43Un peu plus en Europe.
07:44Voilà.
07:44Mais pas majoritairement.
07:46Mais surtout...
07:46Les NVNO et tout ça.
07:47Oui, enfin, il y a une quarantaine réelle,
07:51et ensuite il y a les opérateurs virtuels qui font les mêmes bassins.
07:53Mais des réopérateurs qui ont des structures, enfin des réseaux...
07:56Il n'y a pas plus...
07:57Il y a une quarantaine.
07:58Il y a une quarantaine.
07:58Il y a 43, je crois.
07:59D'accord.
07:59Mais ce qui est beaucoup plus que trois,
08:01si on comporte ça aux États-Unis ou même à l'Asie.
08:04En Europe et en Chine, il y en a trois aussi.
08:05Et en Europe, on n'est pas certains,
08:06parce qu'il y a encore...
08:07Ça continue, on parlait avec la DGE il n'y a pas longtemps,
08:10ça continue à osciller sur le fait de se dire
08:12est-ce que c'est bien ou pas pour l'Europe
08:13qu'il y ait de la concentration ?
08:15Et là, encore une fois, 2027,
08:18quelle va être la posture européenne dans ce truc-là ?
08:20Ce qui est bien, et je pense que mon voisin va pouvoir en rajouter...
08:22Ah, non, il parle...
08:24Sur la partie purement géopolitique européenne,
08:26les éléments de souveraineté et de création d'opérateurs européens
08:29sont hyper importants,
08:31parce qu'on ne voit plus l'opérateur de télécom
08:34comme un produit de consommation,
08:35mais comme un produit de souveraineté.
08:36Il n'y a qu'à regarder l'influence qu'a eu Starlink
08:38sur les gains de territoire ou de perte de territoire en Ukraine.
08:42Et donc, pouvoir contrôler son infrastructure de télécommunication
08:44est jugée comme complètement critique,
08:46et donc dans un monde en guerre,
08:48ce qui n'était pas le cas de la Commission,
08:50on va dire, depuis 20 ans.
08:52Sauf que comment on reset la culture de la Commission européenne ?
08:56Il faut voir qu'à la Commission européenne, on fait carrière.
08:58Donc, quelque part, les gens qui, pendant 25 ans,
09:00ont interdit la fusion entre Schneider et Legrand,
09:03eh bien, c'est difficile de leur dire,
09:04maintenant, c'est OK qu'on crée des géants nationaux.
09:08Mais, alors, juste une question pratique,
09:10parce que je me mets à la place de tous les abonnés SFR aujourd'hui,
09:12nos stress, ça va prendre des années,
09:16SFR va continuer à fonctionner, etc.
09:18Il y a même des opérations probablement bonnes à faire aujourd'hui,
09:22à être chez SFR, parce que...
09:24Parce que tu penses que le dynamisme de la concurrence et du commerce va continuer ?
09:30En fait, ce qui se passe, c'est que SFR perd régulièrement,
09:32parce qu'ils ont de mauvaise presse, des clients.
09:36D'ailleurs, c'est pour ça que les opérateurs,
09:38ceux qui achètent, à part l'aléa politique, sont plutôt contents,
09:40parce qu'ils achètent de moins en moins de clients.
09:44Je n'ai pas trop parlé de la partie B2B sur Bouygues,
09:46parce que c'est intéressant, mais on n'a pas le temps.
09:48Donc, grosso modo, pour les abonnés SFR,
09:51il faut juste continuer à regarder les prix.
09:53Oui, il est probable que tant que l'opération n'est pas bouclée,
09:56la guerre des prix va continuer,
09:58et donc les consommateurs vont pouvoir bénéficier de tarifs...
10:01Mais est-ce que, par exemple, SFR va continuer à investir dans son réseau ?
10:04On peut imaginer qu'on est dans une période où, malgré tout,
10:08il faut toujours investir dans les réseaux.
10:10Oui, mais en fait, l'essentiel des investissements dans le réseau,
10:12c'était surtout les investissements dans la fibre,
10:13qui sont plutôt derrière nous.
10:14Ok.
10:15Et la 5G, tout ça ?
10:17Ils sont déjà largement faits,
10:20donc il n'y a pas vraiment de raisons majeures,
10:24je ne connais pas les détails du deal,
10:25mais je pense que pour le consommateur,
10:26aujourd'hui, le dernier intérêt des gens,
10:29c'est de fâcher l'ARCEP.
10:32Donc, tout le monde va jouer les bons élèves
10:33jusqu'à ce qu'ils aient tous les tampons,
10:35donc ça va être une période un peu de frise.
10:38Il n'y aura ni mieux...
10:38Est-ce que ça peut ne pas se faire ?
10:40Il y a trois raisons.
10:42Grosse inflation, le gouvernement ne l'assume pas.
10:45L'Europe ne remet pas à jour sa politique de concentration,
10:49mais continue à penser que ce n'est pas normal
10:51de permettre à la France d'être trop puissante.
10:54On pourrait avoir un Deutsche Telekom
10:55qui est le plus gros concurrent d'Orange,
10:58parce qu'aujourd'hui, qui gagne ?
11:00Le plus remis qu'il va gagner, c'est Bouygues.
11:01Bouygues va pouvoir, à partir de ça,
11:04avoir et développer sa base entreprise.
11:06Aujourd'hui, vous aviez chez SFR
11:07une branche qui marchait très bien,
11:09héritée de l'époque Vivendi,
11:10qui est l'époque, le business entreprise.
11:14Bouygues était nul en entreprise, bon en consommateur.
11:16Tout d'un coup, Bouygues va prendre la part de marché
11:18sur le marché entreprise.
11:20Ça, c'est très bien.
11:21Free va récupérer du réseau,
11:23parce qu'ils n'ont même pas terminé de faire le réseau,
11:25donc ils en ont besoin.
11:26Donc, eux, ça va leur faire des économies de déploiement.
11:29Et Orange, ils participent parce que c'est bien,
11:32mais eux, déjà, s'il ne se passe rien,
11:33ils sont contents.
11:34Parce que, quelque part, aujourd'hui...
11:36Ça fait un opérateur en moins.
11:37Ça fait un opérateur en moins,
11:38moins de pression concurrentielle.
11:39Donc, dans cette opération,
11:41il n'y a pas vraiment de perdant.
11:43Le seul perdant qui peut y avoir, c'est...
11:46Le consommateur.
11:47Le consommateur, dans 2-3 ans,
11:50si les régulateurs ne font pas leur travail sérieusement.
11:52Fred.
11:52Tu as compris, voilà,
11:53il y a trois verrous au niveau de la CE,
11:55au niveau de la RCEP,
11:56après au niveau du gouvernement.
11:57Ensuite, parce que moi, je regarde derrière,
11:59parce que c'est pas ça que c'est long.
12:00Il y a les fréquences.
12:03Il va falloir voir, parce qu'on va...
12:04Est-ce qu'on ne va pas vouloir de concentration de fréquence ?
12:07Les transferts, les restitutions
12:08et les réaménagements de certaines fréquences.
12:10C'est pour expliquer un peu pourquoi c'est aussi long.
12:13Parce qu'on pourrait se dire,
12:13bon, finalement,
12:14allez, on prend chacun une division.
12:16Et pour expliquer, voilà,
12:17ceux qui suivent un peu moins ce monde des télécoms,
12:19pourquoi c'est compliqué.
12:20Tous les sites mobiles,
12:21qui ont des accords de mutualisation et tout ça,
12:23comment on va se les partager ?
12:25Derrière, tu as les marchés de gros,
12:26les MVNO, les opérateurs mobiles,
12:28les opérateurs virtuels,
12:29comment on va arranger tout ça ?
12:32Derrière, il y a toute la cohérence industrielle.
12:35C'est des gens qui ont des systèmes...
12:37Le système d'information différent,
12:38système de facturation,
12:40système de provisioning.
12:42Est-ce qu'on ne va pas perdre des factures ?
12:43Est-ce qu'on ne va pas perdre des données de clients ?
12:45Et tout ça, tu imagines,
12:45derrière tout ça,
12:46tout ce que ça va engendrer ?
12:48Alors, certes,
12:49au final, on aura un gain.
12:52On simplifiera tout ça.
12:53Mais moi, ce qui m'inquiète un peu dans tout ça,
12:56c'est qu'on est dans un moment
12:57où les acteurs télécoms ont un très gros rôle à jouer
13:00dans le cloud, dans l'IA,
13:02dans toute la cyber,
13:05même dans le satellite.
13:06Et que là, il va falloir vraiment
13:08qu'on arrive à bien,
13:09à ce que chacun concentre bien ses forces
13:11aux bons endroits.
13:13Moi, c'est cette seule inquiétude.
13:17Après, il y a quelques risques pour les clients.
13:20On a parlé des prix,
13:20on a parlé de l'éclapement du portefeuille,
13:23voir comment ça va se passer au niveau commercial.
13:24Et la casse sociale dans cette histoire ?
13:26Ça, par contre,
13:27c'est certain.
13:29On est d'accord
13:30qu'il va y avoir une casse sociale importante.
13:33Énorme.
13:33On prend les boutiques, par exemple.
13:35Toutes les boutiques SFR vont fermer.
13:37Ça représente plusieurs centaines de boutiques,
13:39donc des milliers et des milliers de salariés.
13:41Ce qu'il y a,
13:41c'est qu'on n'est pas dans un rachat offensif,
13:44en disant,
13:45ça, il part de marché.
13:46On est dans plutôt une logique
13:48d'économie.
13:50De considération défensive.
13:51Oui, bien sûr.
13:52On doit conserver ses marges, etc.
13:54Donc, c'est ça qui est un peu complexe.
13:56Après,
13:57voilà, aujourd'hui,
13:59il faut quand même être clair,
14:00on n'est pas en France,
14:02on ne peut pas vivre,
14:02même en Europe,
14:03on ne peut pas vivre à 43 opérateurs.
14:05Il faut arrêter là où la bataille,
14:07on la voit.
14:08Il va y avoir une grosse casse sociale.
14:10Mais tous les opérateurs,
14:11sauf Free et Bouilly,
14:13ont trop d'employés.
14:15Ils le savent.
14:16Mais, encore une fois,
14:17là aussi,
14:18c'est là où la politique va jouer.
14:22C'est clairement,
14:23il y a 15...
14:24Enfin, c'est ce que les syndicats
14:25qui avaient alertés.
14:26La casse sociale,
14:27elle est certaine.
14:28L'IA va supprimer les call centers.
14:30Donc, quelque part,
14:30il y a la révolution technologique
14:31plus la fibre déjà déployée.
14:34Ce qui veut dire que,
14:35grosso modo,
14:36ce que j'avais expliqué,
14:36il y a un taux de panne sur la fibre
14:38qui est un centième
14:39de ce qu'il y a sur le cuivre.
14:40Donc, quelque part,
14:41en vrai,
14:42il y a besoin de moins de gens
14:43pour faire tourner correctement
14:44un opérateur.
14:45C'est ce qu'on voit,
14:45d'ailleurs, en Espagne,
14:46où il y a des néo-opérateurs
14:47qui se lancent avec très peu de gens.
14:48On n'arrête pas de parler
14:49d'IA et d'automatisation.
14:51Ça va servir à un moment.
14:52Et les télécoms vont donc
14:53être très largement affectés.
14:54Et par contre,
14:55c'est le regret.
14:56Il y avait un pari,
14:57il y a 10 ans,
14:57à faire sur les data centers
14:59parce que les opérateurs
15:00avaient les data centers,
15:01l'infrastructure,
15:02le réseau.
15:02Ils n'ont pas fait
15:03les investissements logiciels
15:04qu'il fallait bien
15:05parce que, justement,
15:06ils étaient dans leur guerre des prix
15:07au lieu de se focaliser
15:09sur un certain nombre de choses.
15:10Et effectivement,
15:11pour la France,
15:12c'est quand même
15:13l'important,
15:14c'est de permettre
15:14de renforcer
15:15les fonds propres
15:16des trois qui restent
15:17pour qu'ils aillent
15:18consolider en Europe
15:19et faire des plateformes
15:20logicielles souveraines
15:21qui permettent aux citoyens
15:22européens
15:23de ne pas être dépendants
15:23des Américains
15:24ou des Chinois.
15:25Là encore,
15:26c'est un marathon
15:28qui commence,
15:29qui va durer plusieurs années.
15:30On verra bien
15:31comment tout ça va évoluer.
15:33On est parti pour 5 ans.
15:35Oui, on est parti pour 5 ans.
15:364-5 ans.
15:38Voilà.
15:38Donc, Nostra,
15:39si vous êtes abonné à CFR,
15:40bien évidemment.
15:41On enchaîne avec...
15:42Tiens, on évoquait l'Europe
15:44avec cette mesure
15:45que va imposer
15:46l'Europe
15:47aux constructeurs
15:49de smartphones.
15:50C'est la batterie
15:51amovible
15:51sur les smartphones
15:53dès 2027.
15:542027, c'est l'année prochaine.
15:56Et je vous rappelle
15:57qu'aujourd'hui,
15:58la plupart des smartphones
15:59que vous achetez
16:00n'ont pas de batterie
16:01amovible.
16:02C'était le cas
16:02dans les années 90
16:03et 2000
16:04où on enlevait...
16:05Je ne sais pas si vous vous souvenez,
16:06on enlevait la petite batterie
16:07et on l'a changée,
16:08etc.
16:09Mais maintenant,
16:10pour des raisons de design,
16:12on va dire,
16:13d'intégration
16:14de tout le système,
16:16André,
16:16la batterie,
16:17elle n'est pas amovible.
16:19Il faut démonter le téléphone
16:20et franchement,
16:21il faut être un gros bricoleur
16:23et un sacré geek
16:23pour pouvoir y arriver.
16:25Alors,
16:26malgré tout,
16:26il y a plein d'astérisques
16:28dans cette réglementation
16:30qui va arriver.
16:31C'est-à-dire que
16:31les téléphones
16:32ultra premium
16:33qui sont IP67,
16:35c'est-à-dire
16:35qui sont étanches
16:37à la fois à l'eau
16:38mais aussi au sable,
16:40etc.,
16:41ne seront pas obligés
16:42d'avoir cette batterie amovible.
16:44Pourquoi ?
16:44Je ne sais pas.
16:45Mais bon,
16:46ça a été...
16:46Ce n'est pas possible.
16:47Ce n'est pas possible.
16:48Voilà.
16:49André, là-dessus,
16:50sur ce sujet ?
16:50Oui,
16:51alors c'est un règlement
16:51qui est,
16:52pour le coup,
16:53plutôt bien pensé,
16:54je pense,
16:55parce qu'en fait,
16:56les exceptions,
16:56elles concernent,
16:57effectivement,
16:58tu le disais,
16:58les batteries,
16:59les téléphones premium.
17:01Ce que ce règlement
17:03semble vouloir pousser,
17:04c'est que
17:05tous les constructeurs,
17:06parce que ça va
17:07toucher en fait
17:07les téléphones
17:10bas de gamme,
17:10bas à moyenne gamme,
17:11pousser finalement
17:12à monter vers
17:15des téléphones
17:15qui font beaucoup plus
17:16de cycles,
17:16qui sont beaucoup plus durables.
17:18La réglementation précise,
17:19c'est IP67
17:20pour l'étanchéité,
17:22mais aussi,
17:22est-ce qu'on conserve
17:24après 1 000 cycles,
17:251 000 charges et décharges,
17:27au moins 80 %,
17:28donc il n'y a plus
17:28cet effet mémoire
17:29qu'on connaissait
17:30il y a encore
17:30quelques années.
17:31Donc ça a plutôt tendance
17:34à vouloir augmenter
17:35la durée de vie
17:36des téléphones,
17:37à les rendre
17:38moins jetables.
17:40Non mais ça,
17:40je suis persuadé
17:41que c'est une très bonne nouvelle.
17:43Et puis ça coûtera
17:44moins cher aussi
17:44changer la batterie
17:45de son téléphone.
17:46Il y aura forcément
17:47un effet mondial,
17:47je me souviens,
17:48et j'ai été le premier,
17:49je prends ma part
17:50à critiquer
17:51quand il y a deux ans
17:52il y avait eu
17:53cette réglementation
17:53sur l'USB-C,
17:54vous savez,
17:55de tout regretter.
17:56Je m'en souviens,
17:57tu étais venu en parler.
17:57Ça a eu un effet
17:59en disant
18:00bon,
18:00est-ce qu'il n'y a pas
18:00d'autre chose
18:01sur laquelle on doit
18:01se préoccuper ?
18:02Ce qui est sûr,
18:03c'est que ça a eu
18:03un effet mondial
18:04et aujourd'hui
18:05il y a une tendance
18:06à...
18:06Donc ce règlement
18:07pourrait non pas avoir
18:08seulement un impact
18:09en Europe
18:09mais un impact
18:10sur les télécoms mondiaux.
18:11La vraie interrogation
18:13qu'on se pose,
18:13c'est que
18:14est-ce que la stratégie
18:15européenne
18:15doit se limiter à ça
18:17et aujourd'hui
18:17sur les téléphones
18:19se limiter à ça
18:20au lieu de plutôt
18:21de se dire
18:22mais ces outils
18:23sont aujourd'hui
18:24des marchés
18:24qui sont tellement énormes
18:27qu'ils attirent tellement de choses
18:29derrière eux
18:30les composants,
18:31les matériaux,
18:32etc.
18:32que c'est ça aujourd'hui
18:34qui nous manque cruellement
18:35pour bâtir tout le reste
18:36des composants,
18:37les semi-conducteurs
18:38qui aujourd'hui font
18:39la compétitivité de demain.
18:41Donc voilà.
18:42Donc bien,
18:42je pense que c'est plutôt
18:43une bonne chose
18:44ce règlement qui se passe
18:45parce que ça aura un effet...
18:47Ça a été taillé sur mesure
18:49pour Apple.
18:50Oui, parce qu'Apple
18:50ne sera pas impacté.
18:51Non.
18:52On est d'accord.
18:53Samsung, peut-être,
18:54sur les téléphones
18:55entrées de gamme
18:56et en revanche,
18:57les constructeurs chinois,
18:59eux, vont trinquer,
19:00entre guillemets.
19:01C'est-à-dire qu'ils vont être
19:02obligés de redesigner
19:03pas mal de téléphones
19:04avec cette possibilité
19:05d'enlever la batterie
19:07parce que batterie amovible,
19:08ça veut dire que
19:08d'un clic,
19:09tu peux enlever la batterie
19:10du téléphone, en fait.
19:11Mais le paradoxe, là,
19:12c'est qu'en fait,
19:13cette mesure,
19:14on parlait tout à l'heure
19:15de la...
19:15Alors c'est les smartphones
19:16et les tablettes,
19:17il faut être précis.
19:17C'est smartphones et tablettes.
19:19Du courage politique
19:20sur l'inflation,
19:21ça a un impact inflationniste
19:24beaucoup plus élevé,
19:25je pense que
19:27les augmentations
19:28qu'il y aura...
19:29Il faut quand même
19:29se rappeler
19:30qu'un abonnement moyen
19:31en France,
19:32Télécom,
19:33c'est votre prix
19:34de deux ou trois heures
19:35de parking
19:36dans un parking
19:37souterrain à Paris.
19:38Donc on est quand même
19:39sur des...
19:40Alors que ça
19:41aura probablement
19:41un impact
19:42de 50, 100 euros
19:44en moyenne
19:45sur un smartphone.
19:46Donc un impact inflationniste
19:47beaucoup plus important
19:48potentiel.
19:49Donc vous voyez,
19:50on n'est pas à l'abri
19:50d'une contradiction
19:52dans la réglementation.
19:53Pour moi,
19:54ça illustre quand même
19:54le décalage
19:56du cycle de l'Europe
19:58par rapport
19:58au cycle du monde.
20:00Parce que c'est vraiment...
20:02J'appellerais ça
20:03presque un combat
20:03d'arrière-garde
20:04par rapport
20:05à tous les problèmes
20:06qu'on a sur la souveraineté
20:07et l'atteinte d'un autre truc.
20:08Qu'est-ce qu'il y a derrière ?
20:09Il y a cette vision
20:10des circuits courts
20:11et de la réparabilité.
20:12Il y a quelque chose
20:13qui existe pour au-delà
20:14du téléphone
20:15qu'on appelle
20:15le Repair Act
20:17qui fait que grosso modo
20:19tous les produits électroniques
20:20européens
20:20doivent être réparables.
20:21et donc pour pouvoir créer
20:22un marché du réparateur
20:24et du cycle.
20:25Il y a quand même
20:25quelque chose
20:26un peu caché derrière
20:26c'est que
20:30les deux choses,
20:30les deux points
20:31de failure du téléphone
20:32ce n'est pas
20:32le semi-conducteur
20:33c'est la batterie
20:34qui dure un certain nombre
20:35de cycles
20:36et l'écran.
20:37L'écran,
20:37on a perdu,
20:38on n'a plus rien,
20:39on ne sait plus faire.
20:39Mais bon,
20:40peut-être on peut en trouver.
20:41L'idée qu'on puisse changer
20:41la batterie
20:42pour pouvoir continuer
20:43à faire fonctionner
20:43un téléphone
20:44si jamais demain
20:45il y a des crises
20:46des choses comme ça
20:47et qu'on pourra
20:47continuer à faire fonctionner
20:50auprès de tout le monde
20:51avec des batteries
20:51des packs de batteries
20:52et des téléphones
20:53si on parle de résilience
20:54parce qu'en fait
20:55moi je vois
20:56et je lis
20:57Hyperact
20:57mais je suis aussi
20:58résilience européenne
21:00c'est pas complètement débile
21:04surtout que
21:05peut-être qu'il y aura
21:06des stocks de téléphones
21:06on aura peut-être
21:07un milliard ou deux milliards
21:08de téléphones
21:08si jamais demain
21:09on ne travaille plus
21:09avec les Chinois
21:10on fait comment ?
21:11Si la batterie va mourir
21:12plus vite que le téléphone
21:13lui-même
21:14donc au coup ça donne
21:15un tout petit peu plus
21:16de temps
21:16pour les Européens
21:19ça donnera
21:20une ou deux années
21:21de plus aux Européens
21:22pour fabriquer
21:23les téléphones
21:23pas pour les fabriquer
21:25pour juste continuer
21:26à pouvoir les exploiter
21:26ce qui aurait été stratégique
21:28c'est-à-dire que
21:29ces réglementations
21:30fabriquer les téléphones
21:30chez nous
21:31ils ont des problèmes
21:32on a beaucoup parlé
21:34du RGPD
21:34qui normalement
21:35aurait dû être
21:36une ouverture
21:37sur l'économie
21:38de la donnée
21:38on a parlé
21:39des télécoms
21:40qui auraient dû être
21:40une ouverture
21:41sur les data centers
21:42ce réglementation
21:43devrait être
21:45une ouverture
21:45vers ce qui est
21:46aujourd'hui
21:46stratégique dans le monde
21:48de l'autonomie
21:48des drones
21:49des robots
21:49etc
21:50qui est le stockage
21:51énergétique
21:52donc si ça
21:53pouvait donner lieu
21:55en plus à une stratégie
21:56extrêmement
21:58ciblée sur
21:59c'est nous
21:59qui allons développer
22:00les batteries
22:01qui ne sont pas
22:0110% meilleures
22:03que ce que fait
22:04CATL
22:04qui est le principal
22:05producteur chinois
22:06mais 2, 3, 4 fois
22:08meilleur
22:08là ça serait stratégique
22:09parce que le stockage
22:10c'est vraiment
22:12la clé
22:13c'est ce qui va être
22:14l'élément
22:14limitant
22:16des satellites
22:17des drones
22:17et même on le voit
22:19en résidentiel
22:20aujourd'hui
22:21parce qu'avec
22:21le photovoltaïque
22:22et le stockage
22:23c'est un vrai sens
22:24il nous reste 4 minutes
22:26j'aimerais qu'on évoque
22:26ce dernier sujet
22:27qui est assez intéressant
22:28on reste encore
22:29en Europe
22:30pour parler
22:31de la voiture autonome
22:32sacré sujet
22:33Fred qu'on suit
22:34évidemment dans Takenco
22:35il faut savoir
22:36qu'aujourd'hui
22:37BMW et Mercedes
22:38ont annoncé
22:40arrêter
22:40en fait le développement
22:42de la conduite autonome
22:43sur leur véhicule
22:44ce qui est quand même dingue
22:46j'ai regardé
22:47ils ne disent pas vraiment
22:47arrêter
22:48ils disent qu'ils prennent
22:49un recalibrage stratégique
22:51ils se rendent compte
22:52alors ils disent
22:53que parce que
22:54les Européens
22:55ne se servent pas
22:55d'un véhicule autonome
22:57mais on ne s'en sert pas
22:58pourquoi ?
22:59parce qu'on n'a pas le droit
23:00dans la plupart des pays
23:01on n'a pas le droit
23:02de se servir
23:03des véhicules autonomes
23:04donc forcément
23:04le plus gros lobbyiste
23:05sur ça
23:05ça a été Mercedes
23:06pendant des années
23:07avec Renault et Peugeot
23:08pour les ralentir
23:09et par rapport
23:11parallèlement à ça
23:12Tesla
23:12poursuit sa stratégie
23:13on va dire
23:14à fond les ballons
23:14sur
23:15on va dire
23:16la voiture autonome
23:17et avec cette stratégie
23:18aussi hardware
23:19de ne pas avoir intégré
23:20de lidar
23:21parce que rappelons
23:21que là aussi
23:23si BMW et Mercedes
23:24visiblement
23:25arrêtent
23:26ou ralentissent
23:27sur la voiture autonome
23:28c'est que
23:28leurs voitures
23:29sont bourrées de lidar
23:30et qu'il paraît
23:31que c'est une tannée
23:32à programmer
23:33à gérer
23:34ça coûte très cher
23:35et ça coûte
23:35en plus
23:3610 000 euros de plus
23:37par voiture
23:38et c'est ce qu'avait dit
23:39Elon Musk
23:40depuis le départ
23:41qui veut enchaîner là-dessus
23:42tu n'as pas parlé beaucoup
23:43ces derniers temps
23:44oui
23:46comme tu te dis
23:48comment savoir
23:48si les européens
23:49vont l'utiliser
23:50alors qu'on nous appelle
23:51on rappelle
23:52le niveau 3
23:54c'est le niveau
23:54où on peut laisser
23:55la voiture
23:55en conduite
23:55de façon autonome
23:56mais on est derrière
23:57le volant
23:57qui va dire
23:58si on avait la possibilité
23:59mais tout le monde
24:01se servirait
24:02de cette fonctionnalité
24:02bien entendu
24:03et après
24:04le niveau 4
24:04c'est celui
24:05où on voit déjà
24:05les robots autonomes
24:06c'est-à-dire
24:07voitures sans personnes
24:08derrière le volant
24:09et puis le niveau 5
24:10là c'est la navette
24:11sans rien du tout
24:12en fait la question
24:13c'est
24:15historiquement
24:15les constructeurs
24:17de voitures
24:18voulaient faire de l'intégrer
24:18ils ne voulaient pas
24:19qu'il y ait la technologie
24:19tierce que la leur
24:21là ce constat d'échec
24:22ça veut dire
24:22qu'un peu comme Android Auto
24:24et Apple Auto
24:25les constructeurs automobiles
24:26européens
24:27sont plus capables
24:27de développer du logiciel
24:28de niveau de qualité
24:29qui est concurrentiel
24:30avec les chinois d'un côté
24:31avec Elon Musk de l'autre
24:32et avec
24:33et donc quelque part
24:34la raison pour laquelle
24:35ils le font
24:35c'est que Nvidia a annoncé
24:37au CES
24:37je pense que vous avez suivi ça
24:38qu'ils fournissaient quasiment
24:39un système semi-automatique
24:41basé sur leur CPU
24:42donc quelque part
24:43ce qui est en train de se passer
24:44c'est pas Mercedes
24:45c'est qu'il va y avoir
24:46des fournisseurs de logiciels
24:47de conduite autonome
24:48c'était la stratégie de Google
24:49c'est la stratégie de Nvidia
24:50qui vont être vendus
24:52aux opérateurs
24:52dans la logique
24:53un peu équipementier
24:54aux opérateurs
24:55aux constructeurs
24:57et donc ce qu'on est en train
24:58de se dire
24:58c'est qu'au lieu d'avoir
24:59une industrie verticale
25:00avec finalement
25:01le plus produit de Mercedes
25:03c'est d'avoir le self-driving
25:04ce qui était l'économie
25:06qu'on a connue dans le passé
25:07on va être dans une économie
25:08horizontale
25:08d'équipementier
25:09c'est-à-dire qu'un BMW
25:10va acheter la solution
25:11d'un tel ou d'un tel
25:12et c'est comme ça
25:12que ça va se passer
25:13parce que les coûts
25:14sont trop élevés
25:14pour être supportés
25:15par un seul
25:15alors c'est pas tout à fait nouveau
25:16pendant longtemps
25:17Valeo est pas mal
25:18nous on a dessus
25:18Forestia, Valeo, Nvidia
25:20ça fait plaisir
25:21c'est un acteur français
25:23ils ont même une division
25:24chez Valeo
25:24qui s'appelle Brain
25:25qui est spécialisée
25:26sur tous les produits
25:27de conduite autonome
25:28et de l'IA
25:28mais ça c'est pas nouveau
25:30aujourd'hui
25:31les équipementiers
25:32ont des marges
25:33en moyenne
25:34supérieures
25:35à ceux des constructeurs
25:36donc le fait
25:37qu'un équipementier
25:37le truc dramatique
25:39c'est ce qu'on a vu
25:40il y a quelques jours
25:40où en fait
25:41les Pays-Bas
25:42ont autorisé
25:42des expérimentations
25:43maintenant à grande échelle
25:44qui permet de créer
25:46la masse
25:46sur le véhicule autonome
25:47et nous en France
25:48enfin je veux dire
25:49et en Allemagne
25:49c'est là où
25:51à nouveau
25:51il faut surtout pas
25:53s'inspirer
25:53de la stratégie industrielle
25:54des années 60
25:55où c'était du top-down
25:56étatique
25:57ça ne marche pas
25:57mais des stratégies industrielles
26:00où on laisse entièrement
26:01les constructeurs
26:02dans un environnement
26:03réglementaire
26:03qui n'évolue pas
26:04au même rythme
26:05donc il faut que les deux
26:06aillent au même rythme
26:07mais ça les français
26:07et les allemands
26:08n'ont pas encore compris
26:08mais dans un environnement
26:09réglementaire
26:10puis moi je jette la pierre
26:11aussi sur les dirigeants
26:13aussi des constructeurs
26:14automobiles
26:14qui sont encore toujours
26:16dans
26:16on conduira notre voiture
26:18enfin qui
26:19parle de la culture
26:21quand tu construis des voitures
26:23et que tu commences à dire
26:23vous n'allez plus avoir
26:24votre voiture perso
26:25c'est compliqué Fred
26:26tu vois
26:27parce que
26:27il faut l'anticiper
26:30oui il faut l'anticiper
26:31et pourtant ces constructeurs
26:32sont en Chine
26:33depuis maintenant
26:33tellement longtemps
26:34ils ont vu devant
26:35là en ce moment
26:36les grands gagnants
26:37c'est Tesla
26:38mais c'est aussi
26:39les constructeurs chinois
26:40dans les grands centres urbains chinois
26:43maintenant
26:43le robot d'Axie
26:44le paradoxe
26:45c'est à qui ça va servir en premier
26:46aux personnes âgées
26:47aux personnes dont la mobilité est plus faible
26:49qui est le continent
26:50qui vieillit le plus rapidement
26:51c'est chez nous
26:52donc le marché est là
26:53je n'arrête pas de dire
26:54dans les territoires
26:57c'est ce qu'il faut
26:57c'est notre gros souci aujourd'hui
26:59et on ne va pas mettre des bus
27:00de 60 personnes
27:01voire même de 30 personnes
27:03ou de payer des chèques carburants
27:05et on sait que ça va
27:05des chèques carburants
27:06pour un grand travailleur
27:07que ça n'avance pas
27:09la réglementation interdit
27:10ce type d'usage
27:12t'imagines les ambulances
27:14qui font trajet
27:15elle est bloquée
27:15mais
27:15elle est bloquée
27:16pour le domicile clinique
27:18tu vois
27:18alors on arrête là
27:19on n'a pas eu
27:20juste ça
27:21je suis désolé
27:22mais il est 20h30
27:23Léa Benahim attend
27:25derrière la porte
27:26pour le textage
27:27Léa
27:27elle trépinge
27:29voilà
27:29donc on va
27:30voilà
27:31on arrête là
27:32merci beaucoup à tous les trois
27:33en tout cas
27:33c'était passionnant
27:34merci à Thomas Serval
27:35PDG de Barracoda
27:36merci à André Lozgueu-Pietri
27:38à très vite André
27:39à très vite François
27:40président du Jedi
27:41et puis Frédéric Simotel
27:42bien sûr
27:43journaliste à BFM Business
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