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Au programme de cette nouvelle édition de "En direct du Sénat", le Sénat dit oui à une réforme constitutionnelle du statut de la Nouvelle Calédonie : c’est une réforme poussée par Emmanuel Macron. Les JO de Milan Cortina sont terminés : cap maintenant sur les JO d’hiver 2030, ils doivent avoir lieu en France mais le comité d’organisation connait de fortes secousses.Les Grands distributeurs s’en mettent ils plein les poches au détriment des consommateurs ? Une commission d’enquête se penche sur la question, le patron du groupe Carrefour était entendu cette semaine au Sénat. Enfin, focus sur la nouvelle stratégie énergétique de la France, la feuille de route a été dévoilée il y a quelques jours par le gouvernement, et elle est très loin de faire consensus : illustration avec ce débat organisé lundi au Sénat. Année de Production :
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00:00:11Bonjour à tous, soyez les bienvenus sur Public Sénat en étant direct pour revenir sur l'actualité parlementaire.
00:00:17Voici le sommaire de cette émission.
00:00:19Le Sénat a dit oui à une réforme constitutionnelle du statut de la Nouvelle-Calédonie.
00:00:25C'est une réforme poussée, souhaitée par Emmanuel Macron.
00:00:27Détails et analyse dans un instant.
00:00:29Les JO de Milan-Cortina sont terminés.
00:00:32Cap maintenant sur les JO d'hiver 2030.
00:00:34Ils doivent avoir lieu en France.
00:00:36Mais le comité d'organisation connaît de très fortes secousses.
00:00:39On fait le point dans cette émission.
00:00:41Les grands distributeurs s'emmènent-ils plein les poches ?
00:00:43Au détriment des consommateurs, une commission d'enquête se penche sur la question.
00:00:47Le patron du groupe Carrefour était entendu cette semaine au Sénat.
00:00:54Mais d'abord, focus sur la nouvelle stratégie énergétique de la France.
00:00:58La feuille de route a été dévoilée il y a quelques jours par le gouvernement.
00:01:02Elle est très, très, très loin de faire consensus.
00:01:04Illustration avec ce débat organisé en début de semaine au Sénat.
00:01:08Regardez.
00:01:08Le Parlement a été amené à se prononcer, même si je reconnais bien que c'est incomplet lors des différentes
00:01:14lectures de la proposition loi de votre collègue Daniel Grémillet, ici présent, d'octobre 2024 à juillet 2025.
00:01:22Je tiens sincèrement à saluer ici le travail du Sénat, qui a été à l'origine de ces travaux, qui
00:01:27ont largement contribué à relancer le débat sur le mix énergétique français.
00:01:31Et je mesure l'engagement du sénataire Daniel Grémillet, la qualité du travail approfondi réalisé notamment par les rapporteurs, M.
00:01:38Kadek et Chauvet, ainsi que celui de la Commission des affaires économiques.
00:01:42Je le sais, vous regrettez que le processus législatif n'ait pas pu être mené jusqu'à son terme.
00:01:47Nous avons néanmoins, j'insiste, souhaité que les grandes orientations prévues par ce texte soient reprises dans la PPE.
00:01:54Et je vous propose d'en partager les détails.
00:01:56La PPE 3, dans sa version publiée, reprend les volumes cibles présents dans la proposition loi du sénateur à l
00:02:02'issue du vote des deux chambres.
00:02:03La proposition loi Grémillet prévoyait à l'article 5 de porter la part d'énergie décarbonée à 58% au
00:02:10moins de la consommation finale brute d'énergie en 2030.
00:02:14C'est chose faite, puisque la PPE 3 fixe cet objectif à 60%.
00:02:18Sur le nucléaire, la PPE 3 est en lien avec les objectifs fixés dans votre proposition loi, puisque le texte
00:02:24publié vise la construction de 6 nouveaux EPR, 10 GW au total,
00:02:30plus la possibilité de construire 8 EPR 2 supplémentaires en 2026, 13 GW, ainsi que la consolidation et la prolongation
00:02:39des réacteurs actuels, maintien d'une capacité installée de production d'au moins 63 GW.
00:02:44Sur les énergies renouvelables, l'article 5 prévoyait également d'atteindre 200 TWh de production d'électricité décarbonée issues de
00:02:54sources renouvelables.
00:02:55Si l'on additionne photovoltaïque, éolien terrestre, éolien en mer, hydroélectricité et bioénergie, l'objectif de production prévu par la
00:03:01PPE est de 205 TWh en 2030,
00:03:05soit un objectif équivalent à celui que vous aviez prévu.
00:03:09Si l'on regarde encore davantage dans le détail, votre texte prévoyait 48 TWh de biocarburant, la PPE en prévoit
00:03:1655.
00:03:17Vos cibles souhaitées de 44 TWh de capacité de production installée de biogaz injectées dans les réseaux et de 299
00:03:24TWh de chaleur et froid renouvelables sont également reprises à l'identique dans le texte publié.
00:03:31Sur l'hydrogène, la concertation publique de fin 2024 visait 6 GW en 2030, 10 GW en 2035, contre 4
00:03:39,5 GW et 8 GW dans la proposition dite Grémillet.
00:03:42Ce sont ces dernières cibles qui ont été retenues dans la PPE publiée.
00:03:47Et enfin, sur l'éolien terrestre, vous l'avez dit, M. le Président, la PPE privilégie le renouvellement des installations
00:03:52existantes
00:03:53en tenant compte de la planification territoriale conformément à vos souhaits.
00:03:58Bref, les travaux du Parlement et des concertations ont très concrètement nourri la version finale de la PPE.
00:04:04Mais nous ne pouvions pas attendre davantage après 4 années de débats et d'incertitudes pour les filières.
00:04:09Il fallait trancher, il fallait avancer face à une triple urgence géopolitique, économique et climatique.
00:04:17A. B. Mousse, PPE.
00:04:20Il aura fallu 3 ans, pas moins de 5 premiers ministres, pour qu'enfin soit publié le décret de la
00:04:26programmation pluriannuelle de l'énergie.
00:04:293 années de tergiversation, de renoncement, parfois de manque de courage face aux pressions de l'extrême droite et d
00:04:36'une partie de la droite.
00:04:37On s'en souvient, à l'Assemblée, empêtrés dans un délire de moratoire sur les énergies renouvelables.
00:04:433 années d'instabilité qui ont conduit ces derniers mois à un moratoire de fait sur les projets d'énergie
00:04:49renouvelable,
00:04:49en bloquant les appels d'offres et en mettant des centaines d'entreprises, présentes sur tous nos territoires, au bord
00:04:55de la faillite.
00:04:57L'enjeu de la PPE, ça a été dit, est majeur.
00:04:59Il s'agit d'adapter notre système énergétique au plus grand défi du siècle, celui du dérèglement climatique.
00:05:04On connaît déjà le début du chaos, on a une partie des pays qui est sous l'eau, de tirer
00:05:11évidemment les conclusions de la guerre en Ukraine,
00:05:13et puis de nos dépendances aux énergies fossiles et de nos complaisances vis-à-vis d'un certain nombre de
00:05:20dictatures et de régimes totalitaires.
00:05:22Il s'agit aussi de protéger les consommateurs face au choc de prix.
00:05:26On sait à quel point il y a une boucle aujourd'hui, prix de l'énergie, rassemblement national, il faut
00:05:33faire attention.
00:05:35Et puis évidemment, il s'agit d'engager des centaines de milliards d'euros pour bâtir les infrastructures énergétiques
00:05:41qui dessineront pour les décennies à venir nos modes de production, de consommation et de transport.
00:05:45C'est évidemment un sujet planétaire, et là, les chiffres ne manquent pas.
00:05:51En 2024, dans le monde, 93%, c'est-à-dire la quasi-totalité des nouvelles capacités de production électrique installées,
00:05:59sont des énergies renouvelables.
00:06:01Près de 600 gigawatts de capacité solaire ont été installées, 33% de plus qu'en 2023.
00:06:07En 2025, pour la première fois dans l'histoire de l'Union européenne,
00:06:11les énergies solaires et éoliennes ont produit plus d'électricité que les énergies fossiles.
00:06:17Une bonne nouvelle est notamment liée à l'effort et à la progression forte et continue du photovoltaïque.
00:06:24Pour le solaire comme pour l'éolien, on le sait, les coûts ne cessent de baisser,
00:06:29les filières deviennent totalement matures, le déploiement est rapide.
00:06:33L'entreprise Vestas, on vient de l'apprendre, premier fabricant européen d'éoliennes,
00:06:38vient d'annoncer des records, 19 milliards de chiffres d'affaires en 2025 et un carnet de commandes de 72
00:06:45milliards d'euros.
00:06:47Les capacités de stockage de l'électricité, l'élément structurant évidemment d'un modèle fondé sur les renouvelables,
00:06:54progressent aussi très rapidement.
00:06:55En Californie et en Chine, elles peuvent désormais alimenter des régions entières pendant des heures.
00:07:01C'est donc dans les filières des énergies renouvelables que se joue la grande bataille économique,
00:07:06que se déploie partout le génie de l'innovation, les compétences, la compétition économique,
00:07:10la création d'entreprises et d'emplois, la souveraineté de nos sociétés,
00:07:14loin des patriotismes de comptoirs qui défendent le statu quo.
00:07:19Si les filières françaises évitent le moratoire, et c'est tant mieux, et merci monsieur le ministre,
00:07:24les objectifs annoncés par la PPE placent quand même la France en rupture avec ce que je viens de décrire.
00:07:31Car le déploiement des énergies renouvelables est ralenti.
00:07:34Au fil des projets de PPE, au fil des projets de décret, on a vu les objectifs baisser.
00:07:4048 gigawatts de photovoltaïque en 2030, les filières pouvaient faire 60.
00:07:46L'éolien terrestre subit quand même un coup d'arrêt sur les nouveaux projets.
00:07:50Le président Patriot en a parlé, et il y a une concentration sur les augmentations de puissance.
00:07:57L'objectif de 18 gigawatts pour l'éolien en mer est quant à lui reporté à 2037.
00:08:02Enfin, aucun objectif en matière de stockage d'électricité n'est présent,
00:08:06alors que cette technologie, je l'ai dit, est impérativement et rapidement utile au modèle des énergies renouvelables.
00:08:15Alors qui veut la peau des énergies renouvelables ?
00:08:17Certainement pas les citoyens, ni les entrepreneurs d'ailleurs.
00:08:20Toutes les enquêtes d'opinion confirment qu'en moyenne 8 Français sur 10 soutiennent le développement de l'éolien et
00:08:27du solaire notamment,
00:08:28même lorsque c'est à côté de leur maison.
00:08:32Un soutien massif qui transcende tous les groupes politiques.
00:08:37Collègues de droite, ici heureusement il n'y a pas l'extrême droite, 75% de vos électeurs veulent des
00:08:44énergies renouvelables.
00:08:46Deux fois plus que le nucléaire.
00:08:48Un sujet consensuel de souveraineté donc, au moment où on a toujours 60% de notre mix énergétique composé d
00:08:56'énergie fossile pour 60 milliards d'euros d'importation par an.
00:09:00Les filières des énergies renouvelables se battent, vous le savez, 2 milliards de retombées fiscales locales en 2024, un enjeu
00:09:08important pour nos collectivités.
00:09:0984 000 emplois directs et des ENR qui représentent un marché de 52 milliards d'euros en France.
00:09:18L'éolien qui compte plus de 900 entreprises sur notre territoire et quelqu'un l'a rappelé, 30 000 emplois
00:09:23dans le solaire.
00:09:24Pourtant cette PPE, il faut quand même le dire, c'est d'abord un pari impossible, celui d'une relance
00:09:31tous azimuts du nucléaire.
00:09:34Il faut remarquer que vous êtes quand même très fort, vous êtes passé d'une loi de transition énergétique de
00:09:402015 où c'était moins 14 réacteurs à plus 14 réacteurs.
00:09:44Ça fait quand même une balance de 28 réacteurs. Je reconnais là la force de frappe du lobby nucléaire dans
00:09:52notre pays.
00:09:54Parce que miser l'essentiel de notre avenir énergétique sur une seule technologie, c'est quand même jouer à la
00:10:00roulette russe.
00:10:01Et je ne dis pas ça parce que Poutine contrôle largement une partie de notre uranium naturel importé et de
00:10:07notre uranium enrichi.
00:10:09Et bonjour Stéphane Piednoir, sénateur à l'air du Maine-et-Loire. Le gouvernement a donc dévoilé la nouvelle stratégie
00:10:15énergétique de la France.
00:10:16Premier élément peut-être déjà sur la forme, ça se fait par décret. Est-ce que vous le regrettez ?
00:10:20C'est une manière aussi de contourner le Parlement, c'est ça ?
00:10:23Oui absolument, j'ai eu l'occasion de m'exprimer en question au gouvernement il y a maintenant deux semaines.
00:10:28C'est non seulement un contournement du Parlement, mais presque une humiliation du Parlement.
00:10:32Humiliation, oui.
00:10:33Bien sûr, parce qu'en fait tous ceux qui connaissent bien le sujet savent que le décret d'application de
00:10:38cette programmation pluriannuelle de l'énergie,
00:10:39qu'on attendait depuis presque trois ans, deux ans et demi, c'est un décret d'application d'une loi
00:10:45qui doit être votée par le Parlement.
00:10:47Jusqu'à preuve du contraire, ce sont les parlementaires qui font la loi.
00:10:51Et il y a une fragilité à la fois démocratique et juridique.
00:10:55C'est ce que j'ai exprimé dans ma question au ministre Lescure il y a deux semaines.
00:11:00Démocratique parce qu'il y a cette assise qui ne sera pas là derrière cette programmation pluriannuelle.
00:11:05Les parlementaires sont aussi des gens qui peuvent faire preuve de bonne volonté, d'un pragmatisme et se mettre d
00:11:12'accord sur un consensus.
00:11:13On sait que c'est compliqué sur ces sujets énergétiques, mais qui engagent le pays pour de nombreuses années.
00:11:18Et puis une fragilité vraiment juridique parce que là, du coup, on n'est pas dans le respect de la
00:11:23loi qui indique que cette programmation doit être votée avant d'être décretée.
00:11:26Ça, c'est sur la forme et sur le fond, le gouvernement qui acte une relance massive du nucléaire.
00:11:30Est-ce que là, vous êtes satisfait sur ce point ?
00:11:33C'est une relance, en tout cas, qui confirme le discours de Belfort du président de la République,
00:11:39qui lui infirmait ses premières positions en 2017 avec le prolongement de la politique de François Hollande quand même.
00:11:46L'arrêt de Fessenheim, l'arrêt du programme Astrid sur les réacteurs à neutrons rapides.
00:11:51Donc, il y a eu ce revirement qui a eu ces conséquences.
00:11:53Et que vous saluez.
00:11:54Que je salue, bien sûr.
00:11:55Mais on connaît l'inertie sur ces politiques publiques.
00:11:58C'est des projets de très long terme.
00:11:59On sait que pour n'importe quel projet, que ce soit dans le domaine des énergies renouvelables
00:12:03et encore plus sur la construction de réacteurs nucléaires,
00:12:06il faut des années, parfois des décennies avant d'arriver à terme.
00:12:09Donc, c'est très regrettable.
00:12:10Maintenant, il faut des actes.
00:12:12J'entends qu'on a une relance avec six, éventuellement huit.
00:12:16Mais les huit EPR2 supplémentaires ne sont pas tout à fait actés dans cette EPR.
00:12:20Ce n'est pas encore acté, effectivement.
00:12:21Mais est-ce que vous dites, au moins sur le nucléaire,
00:12:22on a gagné la bataille, notamment contre les écologistes ?
00:12:26Non, je ne le vois pas comme ça.
00:12:28Vous savez, ma bataille, c'est l'intérêt général de la France.
00:12:30On a eu la chance dans les années 70-80
00:12:32d'avoir des gouvernements, des exécutifs extrêmement volontaristes
00:12:35qui ont déployé ce parc nucléaire dont nous bénéficions aujourd'hui.
00:12:41Il ne faut pas oublier que l'électricité qui est produite aujourd'hui à 75 %,
00:12:44c'est encore d'origine nucléaire.
00:12:46Et puis, depuis 25 ans, on a eu quand même des vents contraires sur le nucléaire
00:12:51et des vents porteurs sur d'autres types d'énergie.
00:12:53Je pense qu'aujourd'hui, il faut revenir à la raison.
00:12:55Alors, la feuille de route prévoit aussi l'accélération de l'éolien en mer.
00:12:59Est-ce que vous êtes en phase avec ça ?
00:13:02La dégradation, en tout cas, vous savez, on fait des plans
00:13:06pour préserver les côtes sur l'urbanisme.
00:13:09Et aujourd'hui, on déploie massivement, on veut déployer massivement
00:13:11des parcs en mer.
00:13:14Je pense qu'il faut vraiment être vigilant par rapport à ça.
00:13:16Bien sûr que l'éloignement que l'on réclamait,
00:13:20d'ailleurs dans la PPL grémillée que nous avons votée par deux fois ici au Sénat,
00:13:26proposait d'éloigner au maximum ces parcs éoliens,
00:13:28tout simplement pour la préservation des littéraux.
00:13:30Ça pose d'autres problèmes, notamment pour la pêche.
00:13:33Il faut aussi penser à notre souveraineté alimentaire
00:13:36et la pêche en fait partie.
00:13:38Je pense qu'aujourd'hui, en fait, au-delà de ça,
00:13:40il faut vraiment avoir un débat de fond de quoi avons-nous besoin.
00:13:44Est-ce qu'on a besoin d'augmenter notre capacité de production
00:13:46alors qu'on exporte ?
00:13:47Et votre réponse ?
00:13:48Je crois que quand on exporte 90 TWh désormais,
00:13:52année après année, à des prix qui sont très faibles,
00:13:55en réalité, on dit que ça rapporte de temps, mais on ne compte pas les subventions de l'État sur
00:14:00ces énergies,
00:14:01il faut qu'on soit conscient que l'électrification des usages n'est pas au rendez-vous
00:14:05et donc il faut impulser cette politique publique-là avant d'envisager de nouvelles représentations.
00:14:08Mais qu'on comprenne bien, vous dites qu'il ne faut pas produire plus ici, ou j'ai mal compris
00:14:11?
00:14:12Il ne faut pas produire plus, on n'a pas de besoin de production, on peut le regretter.
00:14:18L'un des combats, le combat quasiment principal, c'est la décarbonation de notre industrie,
00:14:23en particulier, pas seulement des mobilités et des particuliers.
00:14:26Et ça, aujourd'hui, ce n'est pas au rendez-vous et on sait que ça va prendre du temps
00:14:29et le contexte politique n'est évidemment pas indifférent à cette absence d'engagement, d'investissement des industriels.
00:14:37Et ma dernière question, précisément, vous parlez en matière de décarbonation.
00:14:42L'objectif de la France, c'est une neutralité carbone d'ici à 2050.
00:14:46On va y arriver ou pas ?
00:14:48Franchement, je ne crois pas.
00:14:49Moi, je suis toujours très réservé, si vous voulez, sur les objectifs de très long terme,
00:14:52en disant qu'en 2050, il va se passer un truc formidable, on va tous être vertueux,
00:14:56on va tous se promener en soucoupe volante électrique.
00:15:00Non, ça vous dites non.
00:15:01Non, ça n'arrivera pas.
00:15:02On ne va pas pour les soucoupes, peut-être pour les soucoupes.
00:15:03Et même dans les plans de réduction de consommation d'énergie, 40%,
00:15:08enfin, qui peut promettre ça dans l'espace de 10 ans ?
00:15:11Ce sont encore les mots de Sébastien Le Gornu sur les annonces de cette PPE.
00:15:15Il faut être raisonnable, il faut être réaliste.
00:15:17Et le gouvernement n'est pas raisonnable.
00:15:18Il y a une tendance, mais elle est plus faible que ça.
00:15:20Merci beaucoup, M. Pieds-Noir.
00:15:22Merci d'avoir répondu à mes questions aujourd'hui.
00:15:29Autre thème de cette émission, l'avenir de la Nouvelle-Calédonie.
00:15:33Cette semaine, le Sénat a dit oui à une réforme constitutionnelle souhaitée poussée par Emmanuel Macron.
00:15:38Il s'agit notamment d'imposer la mention « État de Nouvelle-Calédonie dans la Constitution ».
00:15:43Je vous propose de revivre la séance de mardi et on en reparle juste après.
00:15:46Venons-en directement à l'accord dit de Bougival.
00:15:51Est-il un accord complet et total sur l'ensemble des questions institutionnelles et politiques calédoniennes ?
00:15:56La réponse est non.
00:15:58Bougival, complété récemment par Élisée Oudino,
00:16:02c'est avant tout un accord cadre qui ne porte pas sur des mesures toujours précises,
00:16:06mais sur des principes qui ont permis de s'entendre.
00:16:09C'est déjà beaucoup.
00:16:10C'est plus que ces trois dernières années où le dialogue a souvent été rompu entre Calédoniens
00:16:16et avec l'État.
00:16:17Cet accord fixe des orientations.
00:16:20Il prévoit des modalités de transfert de compétences.
00:16:23Il prévoit les conditions d'exercice de certains droits.
00:16:26Il renvoie des modalités à des modifications de la Constitution,
00:16:29mais aussi à des mesures organiques et à une loi fondamentale.
00:16:32Sur le fond, il prévoit donc un cadre
00:16:35et a toujours été présenté ainsi par les Calédoniens
00:16:38qui sont venus le négocier autour de la table avec les représentants de l'État.
00:16:42Cet accord n'a jamais eu vocation à trancher tous les sujets de désaccord
00:16:47et d'ailleurs aucun accord auparavant ne l'avait d'ailleurs fait.
00:16:52Ce n'est ni l'accord de Matignon ni l'accord de Nouméa
00:16:55qui était certes plus précis, il faut en convenir,
00:16:58mais qui n'épuisait pas tous les sujets, loin s'en faut.
00:17:02Michel Rocard, qui avait permis, y compris d'ailleurs dans la fermeté,
00:17:05la grande fermeté parfois,
00:17:07la signature de ces accords,
00:17:09savait qu'il ne réglait pas tout,
00:17:10mais il a démontré qu'un accord est l'unique chemin
00:17:14permettant la paix en Nouvelle-Calédonie.
00:17:16Tous les accords ont toujours comporté leur part de silence,
00:17:20leur omission, leurs ombres.
00:17:22Le cycle ouvert par les accords de Matignon et de Nouméa s'est clos
00:17:26et en raison précisément de ces imperfections,
00:17:29ils n'ont pas toujours tenu toutes leurs promesses,
00:17:32nous ne le découvrons pas cet après-midi.
00:17:35Mais s'il est loin d'avoir été vain,
00:17:37en ce qu'il a contribué à apporter à ce territoire une paix civile
00:17:40dont la nécessité ne saura jamais être rappelée avec suffisamment de force,
00:17:44il n'a pas permis de résoudre les difficultés politiques
00:17:47qui ont justifié son engagement 34 ans plus tôt.
00:17:51Cet accord de Bougival n'est pas parfait.
00:17:54Il suscite des débats sur le caillou comme à Paris,
00:17:58il n'est pas plus précis que les précédents,
00:18:00il renvoie beaucoup de sujets plus tard.
00:18:03Mais chacun doit reconnaître avec honnêteté
00:18:06que nous ne le découvrons pas une fois de plus cet après-midi.
00:18:10Venons-en à la scie politique de l'accord.
00:18:12Est-ce que Bougival était l'accord de tout le monde ?
00:18:14Là aussi, la réponse est non.
00:18:17Mais ne faisons pas non plus semblant de découvrir
00:18:19qu'il n'y avait pas non plus d'unanimité en 1988 ou en 1998.
00:18:23Il y a toujours eu des leaders qui refusent le courage des compromis,
00:18:27les logiques d'équilibre négociés,
00:18:28et le compromis n'est pas infamant,
00:18:31ici comme en Nouvelle-Calédonie,
00:18:32en Calédonie comme ici.
00:18:33Il est le socle d'un destin commun,
00:18:35la reconnaissance des tempéraments indispensables aux faits majoritaires
00:18:38et une réponse aux aspirations de chacun.
00:18:41Est-ce que depuis,
00:18:42certains signataires ont changé d'avis ?
00:18:45La réponse est oui.
00:18:47Et là aussi, ne faisons pas semblant non plus de nous en émouvoir.
00:18:50C'est parfois normal en politique
00:18:52et c'est aussi la vie démocratique.
00:18:54Le rôle de l'État est à l'inverse d'être stable et prévisible.
00:18:59Chacun peut quitter ou venir à la table des négociations
00:19:02quand il le souhaite,
00:19:03mais tous doivent avoir confiance en une chose,
00:19:06l'État a toujours été et sera toujours aux côtés
00:19:09de celles et ceux qui souhaitent avancer.
00:19:11Le rôle de l'État ne saurait se résumer à la stabilité
00:19:14et à la prévisibilité sur ce dossier.
00:19:16Et je crois que l'État doit s'astreindre à chaque instant
00:19:19à un équilibre que Michel Recard, une fois de plus,
00:19:22avait trouvé entre volontarisme et impartialité.
00:19:26Permettez-moi de les détailler,
00:19:27car je crois que c'est important pour la suite de nos débats,
00:19:29de nos travaux.
00:19:31Impartialité pour permettre aux acteurs calédoniens
00:19:34qui ont négocié les accords,
00:19:35qui sont venus les négocier,
00:19:37d'avoir confiance à la pleine volonté de l'État
00:19:39de respecter l'esprit et la lettre de l'accord.
00:19:42L'État ne peut pas sélectionner ou rejeter unilatéralement
00:19:48des morceaux de l'accord de Bougival
00:19:51sans manquer à son devoir historique d'impartialité.
00:19:56Volontarisme ensuite de l'État,
00:19:58car jamais sans prendre le risque de l'unilatéralisme,
00:20:02pardonnez-moi, du passage en force ou de l'attentisme,
00:20:06lui seul est en capacité de proposer
00:20:08la traduction juridique d'un accord.
00:20:10Et seul le gouvernement a la charge de défendre
00:20:13cette dernière devant le Parlement,
00:20:14comme nous le faisons devant vous cet après-midi.
00:20:17L'État doit donc prendre sa part
00:20:19au renouvellement de l'affectio societatis
00:20:21entre calédoniens proposé par l'accord de Bougival.
00:20:24Il ne serait se borner à être le greffier d'un accord local
00:20:28dont la défense incomberait aux seuls calédoniens.
00:20:32Mesdames et messieurs les sénateurs,
00:20:34nous n'avons pas fait, pardonnez-moi cette expression,
00:20:37de Taboula Raza.
00:20:39Bougival est en réalité un accord
00:20:42qui remplit les mêmes conditions
00:20:43que ceux de Nouméa et de Matignon.
00:20:46Il ne prétend pas répondre à tous les sujets
00:20:49et n'est pas le fruit d'une unanimité
00:20:51dans toute la classe politique calédonienne et nationale.
00:20:55Il est tout simplement,
00:20:57et j'admets bien volontiers le pragmatisme de cette approche,
00:21:00ce que nous avons fait émerger collectivement de mieux
00:21:05en quatre années de négociations.
00:21:08Et c'est d'ailleurs l'état d'esprit du ministre Manuel Valls
00:21:11au moment où il a mené ces discussions.
00:21:14Car l'accord de Bougival a une vertu majeure.
00:21:18C'est la première fois depuis le troisième référendum
00:21:22que les parties calédoniennes se reparlent.
00:21:25Et c'est la première fois depuis le troisième référendum
00:21:28qu'un accord entre calédoniens émerge.
00:21:32Voyelons deux donc pour ce qu'il est,
00:21:35c'est-à-dire un point de départ
00:21:37et un bon point de départ.
00:21:40S'il est manqué,
00:21:41alors tout l'engagement des parties calédoniennes
00:21:43et de l'État serait balayé.
00:21:45Si ce projet de loi constitutionnelle était rejeté,
00:21:47ce serait la première fois
00:21:49que le Parlement refuserait d'accompagner,
00:21:51de sécuriser et d'être le notaire d'un accord conclu
00:21:53entre les parties calédoniennes
00:21:54au motif qu'il ne serait pas suffisamment abouti.
00:21:58Certes, beaucoup trouvent à y redire,
00:22:01y compris dans cet hémicycle,
00:22:03peut-être y compris moi-même,
00:22:05mais je le garde pour moi.
00:22:06Mais il ne faut jamais minimiser les efforts
00:22:09et les risques consentis
00:22:10pour faire exister le compromis.
00:22:13Prendre le risque du dialogue
00:22:15plutôt que des postures antagonistes.
00:22:18Accepter les innovations indispensables
00:22:20au renouvellement politique,
00:22:22ce serait une faute.
00:22:23S'il n'y a plus l'accord de Bougival,
00:22:25que restera-t-il ?
00:22:27C'est une des questions
00:22:28à laquelle les débats parlementaires
00:22:29devront répondre.
00:22:31Le statu quo n'est pas une option viable.
00:22:34Il n'est pas un choix politique,
00:22:36mais davantage un renoncement
00:22:38aux idéaux républicains,
00:22:39au progrès social,
00:22:40au développement économique
00:22:41et à la construction renouvelée
00:22:42de la paix sur le territoire.
00:22:45Il ne s'agit pas de dire que le Parlement
00:22:47ne peut pas améliorer ce texte.
00:22:48C'est même tout le contraire.
00:22:51Je veux d'ailleurs saluer l'implication
00:22:52de la rapporteure, la sénatrice Agnès Canaillé,
00:22:55qui proposera dans les temps qui viendront
00:22:58des amendements pour sécuriser
00:22:59et accompagner justement la navette parlementaire.
00:23:02Et je la remercie sincèrement.
00:23:03Il s'agit de dire que nous sommes responsables
00:23:05d'écouter avec respect et humilité,
00:23:08pour reprendre cette très jolie formule,
00:23:10mais également de consolider ces accords
00:23:13discutés, travaillés par les Calédoniens.
00:23:16Le Parlement est dans son rôle
00:23:18lorsqu'il se tient aux côtés du débat,
00:23:20du compromis, du dialogue, de l'échange.
00:23:22Et que de ceci naissent des solutions
00:23:25sui generis, parfois surprenantes,
00:23:27mais robustes.
00:23:28C'est au fond cela aussi l'histoire de ce dossier.
00:23:31S'agissant de la Nouvelle-Calédonie,
00:23:33le rôle du gouvernement est clair.
00:23:35Permettre un chemin de sortie politique durable,
00:23:38fidèle aux engagements pris
00:23:39et respectueux de toutes les sensibilités.
00:23:42Le moment que nous vivons impose
00:23:45une ligne de crête difficile et exigeante,
00:23:48nous le savons.
00:23:48Et pour conclure, je le dis clairement,
00:23:51le passage en force serait une faute.
00:23:53Il ravivrait les fractures
00:23:55et délégitimerait toute solution.
00:23:58Mais je le dis avec la même force,
00:24:00et c'est là notre problème.
00:24:02L'immobilisme serait tout aussi dangereux.
00:24:05Il prolongerait l'incertitude institutionnelle,
00:24:07elle fragiliserait l'économie et laisserait s'installer le doute
00:24:10sur la parole durable de l'État.
00:24:12Mais nous ne choisirons ni la brutalité,
00:24:15ni l'attentisme.
00:24:17Le chemin est étroit, mais il existe.
00:24:19En Nouvelle-Calédonie,
00:24:20chaque hésitation se paie en instabilité,
00:24:23chaque imprécision nourrit la défiance.
00:24:27Avancer dans ces débats parlementaires,
00:24:29ce n'est pas contraindre.
00:24:30Avancer et débattre,
00:24:32ce n'est pas temporiser.
00:24:33Avancer et débattre,
00:24:35c'est tenir nos engagements,
00:24:37créer les conditions d'un vote incontestable
00:24:39et garantir que la République respecte sa parole.
00:24:42Je veux d'ailleurs remercier les deux présidents de Chambre
00:24:44pour leur engagement constant
00:24:46et leur rapport au dialogue entre Calédoniens.
00:24:48Il est évident que les solutions
00:24:50peuvent se trouver au Parlement,
00:24:52y compris dans les prochaines étapes,
00:24:54y compris par la loi organique.
00:24:55Et si vous me le permettez,
00:24:57monsieur le président du Sénat,
00:24:58permettez-moi de saluer la manière dont vous le faites
00:25:00dans ce dossier,
00:25:01non seulement avec votre esprit,
00:25:02mais aussi, je le sais, avec votre cœur.
00:25:04Le ministre, la ministre des Outre-mer
00:25:07se tiendra à votre disposition
00:25:09pour faire émerger des majorités indispensables
00:25:12entre les deux chambres
00:25:13pour l'avenir du caillou.
00:25:14Je vous remercie.
00:25:15Chacun se souvient
00:25:16que l'examen du projet de loi constitutionnel
00:25:19sur le dégel du corps électoral
00:25:21au Sénat et à l'Assemblée nationale
00:25:24a constitué le point de bascule
00:25:26de la crise du 13 mai 2024.
00:25:30Nombre d'entre nous
00:25:31avait pourtant alerté
00:25:33sur la nécessité d'apaiser
00:25:34les tensions
00:25:35et d'éviter tout passage en force.
00:25:38Ne répétons pas les erreurs du passé.
00:25:40La Canaqui Nouvelle-Calédonie
00:25:42a payé cher
00:25:44l'entêtement du gouvernement.
00:25:46Notre engagement à l'issue de la CMP
00:25:48était pourtant clair
00:25:50et constitué une porte de sortie
00:25:52pour le gouvernement,
00:25:54poursuivre les discussions
00:25:55en vue d'un accord consensuel.
00:25:58Aujourd'hui,
00:25:59le gouvernement nous oblige
00:26:01à voter en l'espace d'un mois
00:26:02sur un prétendu accord
00:26:04non consensuel
00:26:06qui scellera définitivement
00:26:08l'avenir de ce pays,
00:26:10lequel ne promet rien d'autre
00:26:11que l'instabilité.
00:26:13Tous les signaux
00:26:14sont désormais au rouge
00:26:16concernant cet accord.
00:26:18Le président de la province nord,
00:26:20Paul Néautine,
00:26:21que vous connaissez très bien,
00:26:23le mentionne clairement
00:26:23dans sa tribune
00:26:24publiée hier dans Le Monde.
00:26:26cet accord rond avec
00:26:28l'accord de Nouméa
00:26:29et sans consensus,
00:26:31l'État court à la Chirque.
00:26:33Cet accord de Bougival,
00:26:34Élysée ou Dino,
00:26:35ne constitue en rien
00:26:36une continuité
00:26:37de l'accord de Nouméa.
00:26:39Il ne constitue en rien
00:26:40l'achèvement du processus
00:26:41de décolonisation.
00:26:43D'autant plus
00:26:44qu'il est mentionné
00:26:45dans cet accord
00:26:46que les dispositions de Nouméa,
00:26:48qui ne sont pas contraires
00:26:49au présent accord,
00:26:50demeurent en vigueur.
00:26:51En clair,
00:26:53Bougival contraint
00:26:54le peuple kanak
00:26:55à renoncer
00:26:56à sa souveraineté
00:26:57et lui ferme
00:26:58toute perspective
00:26:58d'indépendance.
00:27:00J'ai entendu
00:27:01à plusieurs reprises,
00:27:02Madame la ministre,
00:27:04nous vendre ce projet
00:27:05d'un État
00:27:06de la Nouvelle-Calédonie,
00:27:08d'une double nationalité,
00:27:10de la possibilité
00:27:11de transférer
00:27:11les compétences régaliennes,
00:27:13d'une loi fondamentale
00:27:14qui permettra
00:27:15à cet État
00:27:16de s'auto-organiser
00:27:17d'une reconnaissance
00:27:19renouvelée
00:27:20de l'identité kanak.
00:27:21Merci, Madame la ministre.
00:27:23Mais nous ne sommes pas dupes.
00:27:25Il ne s'agit pas
00:27:26de nous séduire
00:27:27avec des jolis mots.
00:27:28Ceux-ci ont un sens.
00:27:30Par respect
00:27:31pour le sang
00:27:32qui a coulé
00:27:32sur nos terres,
00:27:33nous devons mesurer
00:27:34avec sérieux
00:27:35les choix que nous faisons
00:27:37pour construire
00:27:37une paix durable
00:27:38et un avenir serein
00:27:39pour nos enfants.
00:27:41La proposition
00:27:42d'État
00:27:42de Nouvelle-Calédonie,
00:27:44dotée d'une nationalité
00:27:45propre et susceptible
00:27:47d'être reconnue
00:27:47par la communauté internationale,
00:27:49reste symbolique.
00:27:51En droit international,
00:27:52un État souverain
00:27:53ne peut exister
00:27:54à l'intérieur d'un autre.
00:27:56Il s'agit d'un modèle
00:27:57d'autonomie interne,
00:27:59non d'une décolonisation externe.
00:28:01D'autant plus
00:28:02que la nationalité calédonienne
00:28:03n'aura d'existence
00:28:05qu'à condition
00:28:06d'être attachée
00:28:06à la nationalité française.
00:28:08Concernant les compétences
00:28:10régaliennes,
00:28:11le transfert devient
00:28:12théoriquement possible,
00:28:13mais soumis
00:28:14à un triple verrou,
00:28:16une majorité qualifiée
00:28:18de 64%,
00:28:1936 sur 56 sièges,
00:28:22l'accord discrétionnaire
00:28:24de l'État
00:28:25et le référendum
00:28:26qui rend l'accès
00:28:27à la souveraineté
00:28:28pratiquement impossible.
00:28:30L'accord Élysée-Oudino
00:28:32ajoute même,
00:28:33comme une vengeance symbolique
00:28:34à l'égard
00:28:35de l'accord de Nouméa,
00:28:36qui utilisait la même formulation
00:28:38en cas de rejet
00:28:39des trois référendums,
00:28:40que si toutes les compétences
00:28:42régaliennes
00:28:43venaient à être transférées,
00:28:44cela ne constituerait
00:28:46pas l'indépendance.
00:28:47Les partenaires
00:28:48se réuniraient alors
00:28:49pour en tirer les conséquences.
00:28:50Il s'agit d'un statut pérenne,
00:28:53sinon définitif,
00:28:54dans la France.
00:28:55S'agissant du dispositif
00:28:57institutionnel,
00:28:58reposons sur trois niveaux.
00:29:00Une inscription constitutionnelle,
00:29:02une loi organique
00:29:03rédigée par l'État
00:29:04et la loi fondamentale
00:29:06propre à la Nouvelle-Calédonie,
00:29:07adoptée par son Congrès
00:29:09à la majorité
00:29:10des trois cinquièmes,
00:29:11dotant le pays
00:29:12d'une capacité
00:29:12d'auto-organisation.
00:29:14Cette loi fondamentale
00:29:16demeure subordonnée
00:29:18à la Constitution
00:29:19et à la loi organique.
00:29:21La marge réelle
00:29:22d'auto-organisation
00:29:23demeure donc limitée.
00:29:26L'engagement de l'État
00:29:27à ne pas trop légiférer
00:29:29pour préserver
00:29:30la capacité
00:29:30d'auto-organisation
00:29:32du pays
00:29:32est non sanctionnée
00:29:34et il ne fixe
00:29:35aucune limite concrète.
00:29:36L'autonomie
00:29:37dépend entièrement
00:29:38de la volonté
00:29:39du Parlement français
00:29:40dans la loi organique.
00:29:41Sur l'identité canaque,
00:29:44Monsieur le Premier ministre,
00:29:45au point 4 du préambule
00:29:46de l'accord de Nouméa,
00:29:47la trajectoire
00:29:48était clairement définie
00:29:49et constituée
00:29:50en 1998
00:29:51à un engagement
00:29:52fort
00:29:53entre l'État français,
00:29:55le RPCR
00:29:56et le FLNKS.
00:29:57La pleine reconnaissance
00:29:59de l'identité canaque
00:30:00préalable
00:30:01à la refondation
00:30:02d'un contrat social
00:30:03en toutes les communautés
00:30:05qui vivent
00:30:05en Nouvelle-Calédonie
00:30:06et par un partage
00:30:07de souveraineté
00:30:08avec la France
00:30:09sur la voie
00:30:10de la pleine souveraineté.
00:30:11La France
00:30:12est prête
00:30:13à accompagner
00:30:13la Nouvelle-Calédonie
00:30:14dans cette voie.
00:30:16Aujourd'hui,
00:30:16ce projet
00:30:17de loi constitutionnelle
00:30:18bouleverse
00:30:19les équilibres juridiques
00:30:21auxquels
00:30:21l'accord de Nouméa
00:30:22nous avait habitués.
00:30:24Parmi elles,
00:30:25la reprise en main
00:30:26par l'État
00:30:27du statut civil
00:30:29coutumier,
00:30:30l'État
00:30:30pourra enfin réaliser
00:30:32son souhait
00:30:32constant
00:30:33de restreindre
00:30:34le champ d'application
00:30:35de la coutume
00:30:36en la subordonnant
00:30:38comme partout ailleurs
00:30:39au principe généraux
00:30:40du droit français.
00:30:41Il pourra également
00:30:43immatriculer
00:30:43tous les canaques
00:30:44au répertoire national
00:30:45d'immatriculation
00:30:46des personnes physiques,
00:30:48ce qui est perçu
00:30:49par les indépendantistes
00:30:50comme une réintégration
00:30:51implicite
00:30:52dans la nationalité française,
00:30:54une nouvelle étape
00:30:55dans l'assimilation.
00:30:56Le peuple canaque
00:30:58n'est plus
00:30:58qu'une composante
00:30:59du peuple calédonien
00:31:00et c'est à ce peuple
00:31:01qu'est dévolu
00:31:02le droit
00:31:03d'autodétermination
00:31:04au sein de la République.
00:31:06Il s'agit
00:31:06d'une réorientation
00:31:07politique profonde
00:31:08qui inverse complètement
00:31:10la logique
00:31:11de l'accord de Nouméa
00:31:11et ne constitue
00:31:13en aucun cas
00:31:13une décolonisation
00:31:15conforme
00:31:16aux résolutions
00:31:17de l'ONU.
00:31:18Monsieur le Premier ministre,
00:31:19sous prétexte
00:31:20d'attactivité économique
00:31:21et d'autonomie provinciale,
00:31:23vous optez en réalité
00:31:24pour une partition
00:31:25de la Nouvelle-Calédonie.
00:31:26À travers votre projet
00:31:28d'hyper-provincialisation,
00:31:29les principaux leviers économiques
00:31:31seraient confiés
00:31:32à la province sud
00:31:32qui capterait
00:31:34l'essentiel des recettes
00:31:35fiscales
00:31:36et pourrait lever
00:31:37les impôts
00:31:38ou accorder
00:31:38des exonérations.
00:31:40Cette évolution
00:31:41ferait peser
00:31:41un risque
00:31:42de déséquilibre démographique
00:31:44lié à la partition
00:31:45et à l'ouverture
00:31:46du corps électoral
00:31:46aux nouveaux
00:31:47arrivois français.
00:31:49Monsieur le Premier ministre,
00:31:50le pays traverse
00:31:51une grave crise économique
00:31:52qui pourrait s'agrafer
00:31:54si l'impasse politique
00:31:55persiste.
00:31:56Les présidents d'accord
00:31:57n'ont pas été négociés
00:31:58sur fond de crise économique
00:31:59et tous les parlementaires
00:32:01s'accordent
00:32:02sur ce point.
00:32:03Il est nécessaire
00:32:04de dissocier
00:32:05le volet institutionnel
00:32:06de la crise économique
00:32:07comme l'a rappelé
00:32:09Mme la ministre Moutchou.
00:32:10Lors de son audition,
00:32:12les engagements financiers
00:32:14de l'Etat
00:32:14avaient été pris
00:32:15avant même
00:32:16le lancement
00:32:17des discussions
00:32:17à l'Elysée
00:32:19ou d'une.
00:32:20Il ne faut pas
00:32:21aujourd'hui
00:32:21nous faire pression
00:32:22en prétendant
00:32:23que nous devons
00:32:24nous aligner
00:32:25sur un accord
00:32:26où on risque
00:32:26de perdre
00:32:27ses financements.
00:32:28L'Etat
00:32:28porte une part
00:32:30d'importance
00:32:31de responsabilité
00:32:32dans cette crise.
00:32:33Mes chers collègues,
00:32:34il n'existe
00:32:35aujourd'hui
00:32:36aucun accord.
00:32:37Vous l'avez constaté,
00:32:38il y a encore
00:32:39moins de signatures
00:32:40à l'Elysée
00:32:41ou d'Inno
00:32:41qu'à Bougival.
00:32:42Et les récentes
00:32:43déclarations
00:32:43démontent bien
00:32:44l'issue
00:32:45de ce texte fragile
00:32:46qui risque
00:32:47d'incentuer
00:32:47encore plus
00:32:48les tensions
00:32:49en Kanaki.
00:32:50Plutôt que de faire
00:32:51perdre du temps
00:32:51aux Calédoniens,
00:32:52je propose
00:32:53d'organiser
00:32:54plus vite
00:32:54les élections
00:32:55provinciales
00:32:56afin qu'une nouvelle
00:32:56légitimité puisse
00:32:57engager les discussions
00:32:58sereines.
00:32:59Des propositions
00:33:01intéressantes
00:33:02ont pourtant
00:33:02émergé
00:33:03entre février
00:33:04et juillet 2024
00:33:05comme celle
00:33:06de Deva.
00:33:07Ne nous dites
00:33:08donc pas
00:33:08que la porte
00:33:09reste ouverte
00:33:10si la seule
00:33:11perspective ouverte
00:33:12demeure Bougival.
00:33:14Je comprends
00:33:15que derrière
00:33:15ce projet,
00:33:16l'Etat cherche
00:33:17à remplacer
00:33:18l'accord de Nouméen
00:33:19par un texte
00:33:20plus vague
00:33:20à reprendre
00:33:21le contrôle
00:33:22de l'évolution
00:33:22de la Kanakie
00:33:23par la loi
00:33:24organique
00:33:24et à terme
00:33:25à écarter
00:33:26toute perspective
00:33:27d'indépendance.
00:33:28Le texte
00:33:29installe durablement
00:33:31un rapport
00:33:31de force
00:33:32défavorable
00:33:32au peuple
00:33:33kanak,
00:33:34dépendant
00:33:34du beau vouloir
00:33:35de l'Etat
00:33:36dans l'écriture
00:33:37de la loi
00:33:37organique
00:33:37pour l'exercice
00:33:39de ses droits
00:33:39et dépourvu
00:33:40de garanties
00:33:41internationales.
00:33:41Il nous faut
00:33:43revenir
00:33:43à une négociation
00:33:44fondée
00:33:45sur les principes
00:33:47de l'accord
00:33:47de Nouméen,
00:33:48seule base
00:33:49permettant
00:33:49une paix
00:33:50inclusive
00:33:50et durable.
00:33:52Monsieur le Premier ministre,
00:33:53un démocrate
00:33:54républicain
00:33:55ne négocie pas
00:33:56avec la loi,
00:33:57ne retourne pas
00:33:58la Constitution.
00:33:59Un démocrate
00:34:00républicain
00:34:01ne choisit pas
00:34:02un quatrième report
00:34:03car en démocratie,
00:34:05les élections
00:34:06se tiennent
00:34:07à l'heure.
00:34:08Chers collègues,
00:34:09pour toutes ces raisons,
00:34:10je vous demande
00:34:11de voter cette motion
00:34:12de rejet.
00:34:13Lorsqu'au début
00:34:13de l'année 2025,
00:34:14le ministre d'Etat
00:34:15Manuel Valls
00:34:16avait renoué
00:34:16avec la méthode
00:34:17du dialogue,
00:34:18de l'impartialité
00:34:18de l'Etat
00:34:19et de la recherche
00:34:20du consensus
00:34:20hérité de Michel Rocard
00:34:22et de Lionel Jospin,
00:34:23nous avions espéré
00:34:24qu'un accord
00:34:25entre toutes les parties
00:34:26prenantes se profilerait
00:34:27enfin afin de stabiliser
00:34:29l'avenir institutionnel
00:34:30du territoire.
00:34:31En mai 2025,
00:34:32un premier projet d'accord
00:34:33a été mis sur la table
00:34:34à Déva.
00:34:35Il a été rejeté
00:34:36en bloc
00:34:37par les loyalistes
00:34:37et le rassemblement
00:34:38conforté par le président
00:34:40de la République lui-même.
00:34:41Le 12 juillet 2025,
00:34:43un nouveau projet d'accord
00:34:44était trouvé
00:34:45à Bougival
00:34:46par toutes les parties
00:34:47prenantes au départ
00:34:48avant le retrait
00:34:49du FLNKS.
00:34:50Rapidement,
00:34:50nous avions salué
00:34:51l'accord car nous considérions
00:34:53que Bougival
00:34:53était original.
00:34:55Il changeait
00:34:55le paradigme.
00:34:56La question
00:34:57de la question
00:34:58à la pleine souveraineté
00:34:59n'avait plus
00:35:00pour réponse
00:35:01oui ou non,
00:35:02mais quand
00:35:02et comment.
00:35:03ce texte contient
00:35:05de véritables avancées
00:35:06institutionnelles
00:35:07nécessaires
00:35:08après la fin
00:35:09du processus
00:35:09de l'accord
00:35:10de Nouméa
00:35:10pour engager
00:35:11le dernier volet
00:35:12du processus
00:35:13de décolonisation
00:35:14et assurer
00:35:15l'accession
00:35:16à un statut
00:35:16de droit international.
00:35:18Pourtant,
00:35:19nous avions aussi constaté
00:35:20que Bougival
00:35:21nécessitait des modifications
00:35:22qui étaient notamment
00:35:23demandées par l'Uni
00:35:24avec le soutien
00:35:25de Calidonie Ensemble
00:35:26et de l'éveil océanien.
00:35:27Nous avons alors été
00:35:28très clairs
00:35:29à l'automne dernier.
00:35:29Bougival était une base
00:35:31qu'il fallait clarifier
00:35:32et amender.
00:35:34Avec nos collègues
00:35:35socialistes
00:35:35de l'Assemblée nationale,
00:35:36nous avons modifié
00:35:37l'intitulé
00:35:37de la proposition
00:35:38de loi organique
00:35:39pour reporter
00:35:39une troisième fois
00:35:40les élections provinciales
00:35:41en vue d'un accord
00:35:42consensuel
00:35:43sur l'avenir institutionnel
00:35:44de la Nouvelle-Calédonie.
00:35:46Madame la ministre,
00:35:47vous aviez alors pris
00:35:47des engagements
00:35:48devant la représentation nationale.
00:35:50Tout faire
00:35:50pour que toutes
00:35:51les parties prenantes
00:35:52reviennent autour
00:35:53de la table
00:35:54afin de trouver
00:35:55le consensus nécessaire.
00:35:56Pourtant,
00:35:57vous avez fait
00:35:57tout le contraire.
00:35:58Il y a d'abord eu
00:35:59cette volonté
00:35:59d'organiser
00:36:00une consultation
00:36:01anticipée
00:36:01des néo-calédoniens
00:36:02sur Bougival.
00:36:03Consultation,
00:36:04heureusement,
00:36:05vite passée à la trappe.
00:36:06Ensuite,
00:36:07si le refus
00:36:07du FLNKS
00:36:08de participer
00:36:09aux discussions
00:36:10à Élisée Audino
00:36:10était incontestablement
00:36:12une erreur,
00:36:13la manière
00:36:13dont ces discussions
00:36:14ont été convoquées
00:36:15et organisées
00:36:16ont rendu impossible
00:36:18l'élargissement
00:36:18du consensus.
00:36:19Ce qui ressort
00:36:20de ces discussions
00:36:21à Élisée Audino
00:36:22comporte quelques avancées
00:36:23symboliques
00:36:23avec l'affirmation
00:36:25de l'identité canaque
00:36:26comme fondement
00:36:26du projet politique
00:36:27calédonien.
00:36:28Mais beaucoup
00:36:29d'éléments
00:36:30ont dénaturé
00:36:30les principes
00:36:31essentiels
00:36:31de Bougival
00:36:32et c'est ce qui
00:36:33justifie
00:36:34nos amendements.
00:36:35Aussi,
00:36:36l'objet même
00:36:36de ce projet
00:36:37de loi constitutionnelle
00:36:37traduisant Bougival
00:36:39puis Élisée Audino
00:36:40nous pose problème.
00:36:41D'autant plus
00:36:42que le calendrier
00:36:42proposé
00:36:43nous contraint
00:36:44à nous prononcer
00:36:45sans connaître
00:36:45le contenu
00:36:46du projet de loi organique
00:36:47qui reste à écrire
00:36:48avec les parties
00:36:49prenantes calédoniennes.
00:36:50Parmi les points
00:36:51problématiques,
00:36:52le premier
00:36:52et le quatrième report
00:36:53des élections provinciales
00:36:54jusqu'au 31 décembre
00:36:562026.
00:36:57D'abord,
00:36:58cela est contraire
00:36:58à une décision
00:36:59du Conseil constitutionnel
00:37:00de septembre 2025
00:37:01qui considérait
00:37:02que toute prorogation
00:37:03au-delà de 28 juin
00:37:052026 serait contraire
00:37:06à la Constitution.
00:37:07Et bonjour,
00:37:08Georges Naturel.
00:37:08Le Sénat a donc ouvert
00:37:10les débats autour
00:37:11d'une réforme constitutionnelle
00:37:13du statut
00:37:13de la Nouvelle-Calédonie.
00:37:14Emmanuel Macron
00:37:15demande au Parlement
00:37:16notamment d'imposer
00:37:17la mention
00:37:17État de Nouvelle-Calédonie
00:37:20dans la Constitution.
00:37:21Le Sénat a donc dit oui.
00:37:22Est-ce que vous vous en félicitez ?
00:37:24Alors écoutez,
00:37:25c'est une démarche,
00:37:25il y a eu un accord,
00:37:26donc c'est une démarche
00:37:27qui est normale
00:37:28avec cette réforme constitutionnelle.
00:37:29Après,
00:37:30le vrai sujet
00:37:32important
00:37:32pour la Nouvelle-Calédonie
00:37:33c'est que rien ne se fait
00:37:34en Nouvelle-Calédonie
00:37:35s'il n'y a pas de consensus.
00:37:36Aujourd'hui,
00:37:36on sait très bien
00:37:37que les partis indépendantistes,
00:37:38que ce soit le MFNLKS
00:37:40ou même une certaine partie
00:37:41du Palika-Uni
00:37:43ne sont pas d'accord
00:37:43avec cette réforme.
00:37:45Donc il faut peut-être
00:37:46qu'on continue à discuter
00:37:47pour avoir un consensus
00:37:49au niveau de la Nouvelle-Calédonie.
00:37:51Le dossier a été validé,
00:37:53le projet a été validé au Sénat,
00:37:54on l'a vu hier soir.
00:37:56Maintenant,
00:37:56il va suivre son parcours
00:37:57à l'Assemblée nationale
00:37:58et ensuite éventuellement
00:38:00au Congrès de Versailles.
00:38:01On verra
00:38:02ce qui se passera par la suite.
00:38:03Alors concrètement,
00:38:04cette réforme
00:38:05prévoit plusieurs choses.
00:38:06qu'est-ce qui va se changer
00:38:07dans les relations
00:38:08entre la France
00:38:08et le futur État
00:38:10de Nouvelle-Calédonie,
00:38:11concrètement ?
00:38:12Effectivement,
00:38:13c'est une évolution.
00:38:14Alors, on a vécu
00:38:15déjà deux accords,
00:38:17l'accord de Matignon,
00:38:18l'accord de Nouméa,
00:38:19qui était un vrai projet
00:38:20de société consensuel.
00:38:22Alors,
00:38:22il faut qu'on continue
00:38:24dans cette logique-là.
00:38:25Je ne suis pas sûr
00:38:26que l'accord de Bougival,
00:38:27il soit vraiment connecté
00:38:30avec la continuité
00:38:31de l'accord de Nouméa.
00:38:32C'est tout le débat
00:38:33qu'on a en ce moment.
00:38:34Et je pense qu'il faut arriver
00:38:35à trouver un vrai consensus
00:38:37aux Nouvelles-Calédonies
00:38:38avant d'engager
00:38:39cette réforme constitutionnelle.
00:38:40Avant même ?
00:38:41Oui.
00:38:41Parce que ça va
00:38:43de l'avenir des Calédoniens,
00:38:44de nos enfants,
00:38:45de nos petits-enfants.
00:38:46Et en Calédonie,
00:38:47rien ne se fait
00:38:47sans un consensus.
00:38:48La réforme prévoit notamment
00:38:50la création d'une nationalité
00:38:52Nouvelle-Calédonienne.
00:38:53Ça veut dire qu'il y aura
00:38:54ces deux nationalités
00:38:55et françaises
00:38:56et Nouvelle-Calédonienne.
00:38:57Ça vous va ?
00:38:58Alors,
00:38:58c'est ce qui a été validé
00:39:00dans l'accord de Bougival.
00:39:02Et de toute façon,
00:39:03c'est ce qui est inscrit
00:39:05dans le projet
00:39:06de réforme constitutionnelle.
00:39:08Mais un élément important
00:39:09qui est,
00:39:09j'allais dire,
00:39:10le cœur nucléaire du système,
00:39:12c'est la loi organique.
00:39:13Aujourd'hui,
00:39:14et je l'ai dit hier,
00:39:15on n'a pas encore
00:39:17les tenants
00:39:18et les aboutissants
00:39:19de la réforme
00:39:20de la loi organique.
00:39:21Et c'est à ce moment-là
00:39:22qu'on définira
00:39:23de manière plus précise
00:39:24les relations
00:39:25entre l'État
00:39:27et la Nouvelle-Calédonie.
00:39:29Et après,
00:39:30il faudra effectivement
00:39:31mettre en œuvre
00:39:32toutes ces organisations,
00:39:35la création de l'État,
00:39:37la place des collectivités.
00:39:39Je regrette
00:39:39que les communes
00:39:40ne soient pas
00:39:40effectivement inscrites
00:39:42dans cette réforme constitutionnelle
00:39:43parce que
00:39:44c'est une collectivité
00:39:45très importante
00:39:46de proximité
00:39:47et elle doit avoir
00:39:48sa place
00:39:48dans cette organisation.
00:39:49En dix secondes,
00:39:50comment remettre
00:39:50les indépendantistes
00:39:51à la table des négociations ?
00:39:53Alors ça,
00:39:54c'est un élément important.
00:39:55Je pense qu'il faut
00:39:56respecter les uns et les autres.
00:39:57Là, on a tous
00:39:58des idées précises,
00:40:01mais on se doit
00:40:01et ça fait partie
00:40:02de l'histoire
00:40:03de la Nouvelle-Calédonie.
00:40:04Je crois qu'aujourd'hui,
00:40:05un sujet qui prime,
00:40:08c'est la peur.
00:40:08Qu'on soit du côté
00:40:09indépendantiste
00:40:10ou du côté
00:40:11d'un indépendantiste.
00:40:12Il faut arrêter
00:40:12d'avoir peur
00:40:13d'un avenir
00:40:14à la Nouvelle-Calédonie,
00:40:14un pays extraordinaire
00:40:16et je pense qu'avec
00:40:17une population
00:40:18qui ne souhaite qu'une chose,
00:40:19c'est de construire
00:40:20un avenir ensemble.
00:40:21Et on suivra ça
00:40:21bien évidemment
00:40:22avec attention
00:40:22sur Public Sénat.
00:40:23Merci d'avoir répondu
00:40:24à mes questions aujourd'hui.
00:40:26Merci beaucoup.
00:40:31Comment en est-on arrivé là
00:40:33depuis le mois de décembre ?
00:40:34Le comité d'organisation
00:40:35des Jeux Olympiques d'hiver
00:40:37fait face
00:40:37à de très fortes secousses.
00:40:39Son président
00:40:40était auditionné
00:40:41cette semaine au Sénat.
00:40:42Edgar Gros-Piron
00:40:43envisage-t-il
00:40:44de démissionner ?
00:40:46Ben non.
00:40:46Écoutez sa réponse
00:40:47et on en reparle
00:40:48juste après.
00:40:49Quand vous me questionnez
00:40:51sur la question
00:40:52des démissions,
00:40:53à savoir
00:40:53est-ce que c'était
00:40:54un désaccord ?
00:40:55Est-ce que d'où viennent
00:40:56finalement
00:40:57l'origine
00:40:59du départ
00:41:00du directeur général
00:41:03ou du départ
00:41:04des différents directeurs
00:41:06qui nous ont quittés ?
00:41:09Directrice des opérations
00:41:10en décembre,
00:41:11directeur de la communication
00:41:13en janvier.
00:41:15Je ne vais pas parler
00:41:17du président
00:41:18du comité des rémunérations
00:41:19puisque ce n'est pas
00:41:20un salarié du COJOB,
00:41:21c'est un choix
00:41:21qu'il a fait
00:41:24et qui s'explique aussi.
00:41:27Mais n'étant pas
00:41:28un salarié du COJOB,
00:41:31je pense que d'ailleurs
00:41:32pour l'ensemble
00:41:32de ces démissions,
00:41:33on peut s'en tenir
00:41:34aux communiqués de presse
00:41:35qui ont été formulés
00:41:37et qui sont sortis
00:41:38à la suite
00:41:39de ces démissions.
00:41:43Ce sont,
00:41:44de mon point de vue,
00:41:45des problèmes
00:41:46qui, au départ,
00:41:48sont des problèmes
00:41:49organisationnels.
00:41:51la manière
00:41:52dont cette organisation
00:41:54s'est mise en place
00:41:56était une organisation
00:41:58qui,
00:42:02arrivée au mois
00:42:03de novembre,
00:42:05décembre,
00:42:05c'était une organisation
00:42:06en râteau
00:42:07où un directeur général
00:42:08avait 12 directions
00:42:09en direct
00:42:09et où le management
00:42:13de ces 12 directions
00:42:14était assez compliqué
00:42:15parce que ça nécessite
00:42:17de passer quand même
00:42:18beaucoup de temps
00:42:19avec chacun
00:42:19et quand on n'a pas
00:42:20le temps
00:42:21de passer
00:42:23avec chaque directeur,
00:42:25on ne va pas forcément
00:42:26au fond des sujets
00:42:27et un travail
00:42:29un peu en silo
00:42:30faisait que
00:42:32l'organisation
00:42:33manquait
00:42:34de robustesse
00:42:35et les gens
00:42:36avaient tendance
00:42:37à
00:42:39soit rester
00:42:40vraiment
00:42:40dans leur couloir
00:42:42sans créer
00:42:44ou sans travailler
00:42:45de manière
00:42:49collective
00:42:50et donc ça,
00:42:53ça peut expliquer
00:42:55certaines démissions
00:42:57ou des gens
00:42:58qui n'étaient pas
00:42:59au rendez-vous
00:42:59des exigences
00:43:00qui étaient
00:43:01celles demandées
00:43:02par le directeur général
00:43:04et qui faisaient
00:43:05que,
00:43:05voilà,
00:43:06on a décidé
00:43:07de se séparer.
00:43:08Donc,
00:43:10il y a eu
00:43:11des raisons
00:43:12pour lesquelles
00:43:13les démissions
00:43:14sont intervenues
00:43:15sont différentes
00:43:17en fonction
00:43:17des personnes.
00:43:18Vous m'interrogez
00:43:19sur le budget
00:43:22et sur la carte
00:43:23des sites,
00:43:24effectivement,
00:43:25le budget
00:43:26de 1,132 milliards
00:43:28qui est un budget
00:43:29pluriannuel
00:43:30qui a été voté
00:43:31comprend les évolutions
00:43:32de la carte des sites
00:43:33et donc,
00:43:34voilà,
00:43:35vous nous dites
00:43:36qu'il peut y avoir
00:43:38un distinguo
00:43:39entre l'un et l'autre.
00:43:40La finalisation
00:43:41de la carte des sites
00:43:42ne viendra pas rajouter
00:43:43un budget supplémentaire
00:43:45à notre budget
00:43:46qui a été évalué
00:43:49à 2,132 milliards.
00:43:52Vous nous demandez
00:43:53sur l'état d'avancement
00:43:54des villages olympiques.
00:43:56C'est une question
00:43:57qu'il faudrait poser
00:43:58soit à M. le délégué
00:44:02interministériel
00:44:03soit plutôt
00:44:05à la solidéo
00:44:06parce qu'il y a
00:44:08pour chacun des villages
00:44:10des procédures
00:44:12qui sont en cours
00:44:13mais qui sont différentes
00:44:15les unes
00:44:15par rapport aux autres.
00:44:19Concernant la consultation
00:44:20et la concertation
00:44:21des citoyens,
00:44:22comme je vous le disais,
00:44:23les premières consultations
00:44:27étaient menées
00:44:28plutôt au niveau institutionnel
00:44:30et à partir
00:44:31de la fin avril,
00:44:32on va démarrer
00:44:33conjointement d'ailleurs
00:44:34avec la solidéo
00:44:35des consultations
00:44:36auprès des citoyens.
00:44:37Donc, on va
00:44:38effectivement
00:44:40commencer à rentrer
00:44:41un peu plus
00:44:42en contact
00:44:45avec les citoyens.
00:44:47C'est important
00:44:48pour nous de le faire
00:44:49parce que ce projet
00:44:51nécessite
00:44:52d'être expliqué
00:44:53et quand on le fait
00:44:54parce qu'on ne va pas
00:44:55attendre fin avril,
00:44:55on a déjà fait des actions
00:44:57en ce sens-là,
00:44:58quand on le fait,
00:44:59c'est vraiment de nature
00:45:00à rassurer
00:45:00et à engager
00:45:01les citoyens
00:45:02derrière notre projet.
00:45:04Ça, c'est vraiment
00:45:04quelque chose
00:45:06qui pour nous
00:45:07est très important.
00:45:11Monsieur le sénateur
00:45:13Kern,
00:45:13vous parliez
00:45:14de la crise
00:45:15de gouvernance,
00:45:16les retards,
00:45:17les surcoûts
00:45:18que ça pouvait engendrer,
00:45:19la crédibilité internationale,
00:45:22la concentration
00:45:23des pouvoirs.
00:45:25Cette crise
00:45:25de gouvernance
00:45:31n'ont pas
00:45:32de conséquences
00:45:32sur la livraison
00:45:33des jeux.
00:45:34La situation
00:45:35actuelle
00:45:36que l'on traverse,
00:45:37elle résulte
00:45:37plutôt
00:45:37d'un ajustement
00:45:39qui justement
00:45:41permet
00:45:41de livrer
00:45:43les jeux
00:45:43dans les meilleures
00:45:44conditions.
00:45:44Je pense que
00:45:45si nous n'avions
00:45:46pas pris
00:45:47de décision
00:45:52de décision
00:45:54responsable,
00:45:56si nous avions
00:45:57plutôt essayé
00:45:58de cacher
00:45:59les problèmes
00:46:00auxquels
00:46:01on est confronté,
00:46:02que là,
00:46:02nous pourrions
00:46:03effectivement
00:46:04mettre
00:46:04un peu plus
00:46:06de tension
00:46:06sur notre organisation
00:46:08à terme.
00:46:10Et donc,
00:46:10on a vraiment
00:46:11plutôt,
00:46:13dès qu'on a identifié
00:46:14les difficultés,
00:46:16chercher à les résoudre,
00:46:17on s'est aperçu
00:46:18que ce n'était pas
00:46:19si simple
00:46:20de les résoudre.
00:46:21Et donc,
00:46:22on s'est,
00:46:23il a fallu
00:46:24que je prenne
00:46:24des décisions
00:46:25et qu'ensuite,
00:46:26nous mettions
00:46:27en place
00:46:28des processus
00:46:30pour renforcer
00:46:32et rendre
00:46:32beaucoup plus
00:46:35robuste
00:46:35notre organisation.
00:46:36Il faut savoir
00:46:37qu'on est dans
00:46:38un moment
00:46:39un peu particulier,
00:46:40c'est-à-dire que
00:46:41pour moi,
00:46:41on est à un moment
00:46:42charnière.
00:46:43Un moment charnière,
00:46:44c'est-à-dire
00:46:44à l'issue des Jeux
00:46:45de Milan Cortina,
00:46:46des Jeux paralympiques
00:46:47de Milan Cortina,
00:46:49on aura fait
00:46:49une bonne année,
00:46:50enfin,
00:46:51le COJOP aura eu
00:46:52une bonne année
00:46:54d'existence
00:46:54et cette année
00:46:55d'existence,
00:46:56effectivement,
00:46:56l'objectif,
00:46:57il y a un an,
00:46:58quand j'ai pris
00:46:58mes responsabilités,
00:47:00c'était de rattraper
00:47:01les deux ans de retard
00:47:02qu'on n'avait pas eus
00:47:02pour pouvoir arriver
00:47:05au point de passage
00:47:05à quatre ans
00:47:06de l'organisation
00:47:07de nos Jeux.
00:47:07Un point de passage
00:47:08en termes d'organisation,
00:47:10en termes de ressources humaines,
00:47:12en termes de structuration
00:47:13de notre gouvernance,
00:47:14de nos comités,
00:47:15tous les sujets
00:47:16qu'a rappelé
00:47:16monsieur le délégué
00:47:18interministériel,
00:47:19bien qu'on soit
00:47:19bien aligné
00:47:20au point de passage.
00:47:21Pourquoi c'est important ?
00:47:22Parce que cette première année
00:47:24de structuration
00:47:24de notre organisation
00:47:27est essentielle
00:47:28pour rentrer
00:47:29dans la deuxième phase,
00:47:30qui est une phase
00:47:31de planification stratégique.
00:47:33Cette deuxième phase
00:47:34de planification stratégique
00:47:35doit nous emmener
00:47:36jusqu'au Jeux
00:47:37de Los Angeles
00:47:38et c'est là
00:47:39que l'on va
00:47:40effectivement,
00:47:42grâce à une organisation
00:47:44robuste,
00:47:45pouvoir à la fois
00:47:46accueillir
00:47:46l'ensemble des exigences
00:47:48qui sont formulées
00:47:50par les fédérations
00:47:50internationales,
00:47:51le CIO évidemment,
00:47:52et les comités
00:47:54olympiques nationaux
00:47:55qui viendront
00:47:56pendant les Jeux
00:47:57exercer.
00:47:58Alors,
00:47:59pour les comités
00:47:59internationaux,
00:48:01pour les comités
00:48:02nationaux olympiques,
00:48:03ils viendront
00:48:03avec leur délégation
00:48:04et ils veulent savoir
00:48:05s'ils mettent,
00:48:06par exemple,
00:48:06leurs athlètes
00:48:07au village olympique
00:48:07ou s'ils mettent
00:48:09plutôt leurs athlètes
00:48:10dans des hôtels
00:48:10plus proches des sites.
00:48:12Ça fait partie
00:48:13des discussions
00:48:14qu'il y aura
00:48:14avec les comités
00:48:17nationaux olympiques.
00:48:18Quel va être
00:48:19le traitement
00:48:21attendu
00:48:21par les comités
00:48:23nationaux olympiques ?
00:48:24Et puis,
00:48:24pour ce qui concerne
00:48:25les fédérations
00:48:26internationales,
00:48:26vous parliez
00:48:27de la FISE
00:48:28qui effectivement
00:48:29avait dit
00:48:32que tout sur le même site
00:48:33c'est mieux.
00:48:35Maintenant,
00:48:36est-ce possible
00:48:37de façon opérationnelle ?
00:48:38C'est autre chose,
00:48:39mais c'est vraiment ça.
00:48:40Ce sont ça
00:48:41les sujets
00:48:41que nous devons adresser
00:48:42dans cette phase
00:48:43de planification stratégique
00:48:44pendant deux ans,
00:48:45c'est-à-dire
00:48:46quel visage réel
00:48:48aura nos jeux,
00:48:49comment ils vont
00:48:50réellement
00:48:51s'organiser
00:48:52en concertation,
00:48:54en coopération étroite
00:48:56avec nos parties
00:48:58prenantes,
00:49:00CIO,
00:49:01Fédération internationale,
00:49:02CNO.
00:49:03Et puis,
00:49:03comment on va
00:49:05accueillir
00:49:05et traiter
00:49:06l'ensemble
00:49:06de ces exigences,
00:49:09de ces demandes,
00:49:10site par site,
00:49:11cluster par cluster.
00:49:12On a quatre grands clusters
00:49:13et donc cluster par cluster,
00:49:15comment est-ce qu'on va pouvoir
00:49:16être organisé
00:49:18dans chaque cluster
00:49:19pour pouvoir répondre à ça ?
00:49:20Et cette phase-là,
00:49:21elle est critique
00:49:22parce qu'il va y avoir,
00:49:23maintenant qu'on a
00:49:24récupéré le drapeau olympique,
00:49:27eh bien,
00:49:28les demandes
00:49:28et les exigences
00:49:29vont se porter sur nous.
00:49:31et donc,
00:49:32il faut être en capacité
00:49:32d'accueillir tout ça.
00:49:34Accueillir tout ça
00:49:35au sein du siège,
00:49:36du COJOP,
00:49:36accueillir tout ça
00:49:37également sur les territoires.
00:49:39Et donc,
00:49:40notre organisation
00:49:41n'était pas
00:49:44dotée
00:49:44à la fois
00:49:45de la structure,
00:49:46l'organigramme
00:49:48et des équipes
00:49:49capables de le faire.
00:49:49Et c'est pour ça
00:49:50qu'on est en train
00:49:51d'accélérer là-dessus.
00:49:52la mission
00:49:53d'Étienne Taubois
00:49:54doit nous permettre
00:49:55de nous mettre
00:49:56en ordre de bataille
00:49:58pour rentrer
00:49:59et assurer
00:50:00cette phase
00:50:01de planification stratégique.
00:50:03Vous me demandiez
00:50:04sur les retards,
00:50:07eh bien,
00:50:07je dirais
00:50:08qu'on a pris
00:50:10effectivement
00:50:11un mois et demi
00:50:12à deux mois de retard
00:50:13sur la partie
00:50:14organisation.
00:50:16Notre organisation
00:50:17liée au fait,
00:50:18justement,
00:50:20des turbulences
00:50:21que l'on a eues
00:50:22récemment.
00:50:23C'est une alerte,
00:50:26moi,
00:50:26que j'avais formulée
00:50:27début décembre
00:50:28et donc,
00:50:30on arrive aujourd'hui
00:50:31à une situation
00:50:32où,
00:50:32effectivement,
00:50:33les choses,
00:50:35les décisions
00:50:35ont été prises
00:50:36et les process
00:50:38pour restructurer
00:50:40notre organisation
00:50:40sont en haute.
00:50:42Pour ce qui concerne
00:50:43la carte des sites,
00:50:45on a effectivement
00:50:46là aussi
00:50:46un peu de retard
00:50:49puisque la finalisation
00:50:51de la carte des sites
00:50:52interviendra,
00:50:53sera complètement validée
00:50:55parce qu'il y a
00:50:55des processus
00:50:56de validation
00:50:57qui sont en cours,
00:50:58mais complètement validée
00:50:59par le CIO
00:51:00à la session
00:51:02qui aura lieu
00:51:02fin juin 2026.
00:51:04Ce qui veut dire
00:51:05qu'on a pris
00:51:07à peu près
00:51:08quatre mois de retard
00:51:09sur la finalisation
00:51:11de la carte des sites,
00:51:12mais quatre mois de retard
00:51:14sur 15 %
00:51:15de la carte des sites.
00:51:17On n'est pas sur l'ensemble
00:51:18de notre carte des sites.
00:51:1985 %
00:51:20de notre carte des sites,
00:51:21on la connaît
00:51:22et on travaille dessus.
00:51:24Les 15 %
00:51:25qui nous restent
00:51:27concernent
00:51:27le ski alpin,
00:51:30la répartition
00:51:31des épreuves
00:51:32de ski alpin
00:51:32entre Courchevel
00:51:33et Val-Isère
00:51:35concernent
00:51:36l'Oval de vitesse,
00:51:37le site
00:51:37d'Oval de vitesse
00:51:38qui est en cours
00:51:39d'instruction
00:51:39entre l'Italie
00:51:40et les Pays-Bas,
00:51:42les épreuves
00:51:43paralympiques
00:51:44qui, elles,
00:51:45on cherche
00:51:46à les réunir
00:51:47sur un seul site
00:51:48en Savoie
00:51:49et tout ça
00:51:51est à l'étude.
00:51:52Et enfin,
00:51:53les sports additionnels
00:51:54qui sont
00:51:55non pas une obligation
00:51:57mais une possibilité
00:52:00que nous avons
00:52:00d'ajouter
00:52:01quatre sports additionnels
00:52:03à notre programme
00:52:04qui doivent correspondre
00:52:06à la vision
00:52:06qui est la nôtre
00:52:07et à un encadrement
00:52:10de notre budget
00:52:11qui est le nôtre.
00:52:13Donc,
00:52:13on est effectivement
00:52:15sur ces quatre
00:52:15grands sujets-là.
00:52:16on a pris
00:52:17un peu de retard.
00:52:18Vous me demandiez,
00:52:20M. le sénateur Savin,
00:52:22sur l'emblème,
00:52:23les logos,
00:52:25l'identité visuelle,
00:52:27si là aussi
00:52:28on avait pris
00:52:29du retard
00:52:30parce qu'effectivement
00:52:31il y avait eu
00:52:31une volonté
00:52:32de pouvoir
00:52:36révéler
00:52:37l'ensemble
00:52:37de ces sujets
00:52:39à l'occasion
00:52:39des Jeux
00:52:40de Milan-Cortina.
00:52:42Je vous rassure,
00:52:44nous avons
00:52:44aujourd'hui
00:52:45une vision,
00:52:48un emblème
00:52:48et une identité
00:52:49visuelle.
00:52:51On est en train
00:52:52de passer
00:52:53les procédures
00:52:54de validation.
00:52:55Le CIO
00:52:56les a validées.
00:52:59Mais elles sont
00:53:00encore tenues secrètes
00:53:01vis-à-vis
00:53:01de nos parties
00:53:02prenantes
00:53:02parce qu'on souhaite
00:53:04en faire une révélation
00:53:05dans les prochains mois,
00:53:09prochaines semaines,
00:53:10prochains mois,
00:53:11de manière
00:53:13à ce que…
00:53:14Mais tout ça
00:53:15ne peut se faire
00:53:15qu'après
00:53:19la validation,
00:53:20les validations juridiques.
00:53:22Parce que
00:53:23si on a un emblème
00:53:24qui ressemble
00:53:25à l'emblème
00:53:27au logo
00:53:27d'une entreprise,
00:53:28il faut qu'on soit
00:53:29bien d'accord
00:53:29avec cette entreprise
00:53:30qu'on va pouvoir
00:53:31l'utiliser
00:53:31sans être attaqué
00:53:32par exemple.
00:53:33On a des validations
00:53:34juridiques
00:53:34qui sont en cours
00:53:35concernant notre emblème.
00:53:37Mais on a le travail
00:53:39quand je parle
00:53:39du travail de nos équipes,
00:53:41nos équipes ont travaillé
00:53:42sur ces sujets
00:53:42comme elles ont travaillé
00:53:43sur les sujets
00:53:43de la carte des sites,
00:53:44les quatre sujets
00:53:45dont je vous parle.
00:53:47Donc, on est vraiment…
00:53:49On avance,
00:53:50tous les sujets avancent
00:53:51en dépit des difficultés
00:53:52de gouvernance
00:53:54qu'on a connues.
00:53:55Mais les sujets avancent,
00:53:56donc je voulais
00:53:57vous rassurer là-dessus.
00:53:59Entre ce qui avance,
00:54:00ce qui est validé,
00:54:03ce qui est signé
00:54:03et ce qui est annoncé,
00:54:04parfois, effectivement,
00:54:05on a quelques délais.
00:54:07Ce que je voulais vous dire,
00:54:08c'est que les retards
00:54:09qu'on a pris
00:54:10sur ces sujets-là
00:54:11n'empêchent absolument pas
00:54:12la livraison des jeux
00:54:14puisque les décisions
00:54:16sont prises
00:54:17et les processus
00:54:18de correction
00:54:18sont mis en œuvre.
00:54:23Vous me demandiez,
00:54:26monsieur le député Savin,
00:54:28sur…
00:54:29Alors non,
00:54:30je vais rester sur les questions
00:54:31du député Kern sur…
00:54:35Sénateur.
00:54:36Sénateur, pardon,
00:54:36excusez-moi.
00:54:37Excusez-moi.
00:54:39Sur la Fédération internationale
00:54:41de ski.
00:54:43Comme je vous le disais,
00:54:44effectivement,
00:54:45c'est un avis
00:54:47qui a été formulé
00:54:48par son président.
00:54:53Évidemment,
00:54:53du point de vue opérationnel,
00:54:55c'est toujours plus intéressant
00:54:57d'avoir l'ensemble
00:54:58des épreuves
00:55:00sur un même site.
00:55:01Je pense qu'il s'exprimait aussi
00:55:03vis-à-vis des jeux
00:55:04de Milan-Cortina
00:55:05où on pouvait avoir
00:55:06six heures de route
00:55:07entre les épreuves masculines
00:55:09qui avaient lieu à Bormio
00:55:10et les épreuves féminines
00:55:11qui avaient lieu à Cortina
00:55:12et que ça,
00:55:12en termes organisationnels,
00:55:14opérationnels
00:55:14pour la Fédération internationale
00:55:16du ski,
00:55:17ça pose des problèmes
00:55:18et ça nécessite
00:55:19des ressources supplémentaires.
00:55:20Il sait très bien
00:55:21qu'entre Courchevel
00:55:23et Val-d'Isère,
00:55:24on a une heure et quart,
00:55:26une heure vingt de route
00:55:27et que ça pose
00:55:28beaucoup moins de problèmes
00:55:29et donc c'est beaucoup plus acceptable.
00:55:32À Courchevel,
00:55:33il faut savoir
00:55:34qu'on a également
00:55:35les tremplins de saut
00:55:36et on a une concentration
00:55:38là d'épreuves au même endroit
00:55:40qui peuvent mettre en tension
00:55:42notre organisation.
00:55:44Et c'est pour ça
00:55:45qu'on s'est dit
00:55:48que d'abord avoir Val-d'Isère
00:55:51dans le dispositif,
00:55:52c'est quand même une chance
00:55:55pour nous et pour les jeux
00:55:57parce que c'est une station
00:55:58de renommée internationale,
00:56:00parce que c'est également
00:56:02une station qui organise
00:56:03des Coupes du Monde
00:56:04et des Championnats du Monde
00:56:05qui a vu aussi
00:56:06l'organisation de Jules Olympiques
00:56:07en 1992.
00:56:08C'est une station qui compte
00:56:09et elle compte aussi
00:56:10pour l'avenir du ski français.
00:56:12Pour la Fédération française
00:56:14de ski,
00:56:14c'est une station
00:56:16extrêmement importante
00:56:17sur laquelle
00:56:17les équipes de France
00:56:18peuvent s'appuyer
00:56:19pour s'entraîner notamment
00:56:20et puis pour continuer
00:56:22de participer
00:56:23à des Coupes du Monde
00:56:24en France.
00:56:25Il y a un sujet aussi
00:56:26d'héritage pour le ski français
00:56:29et donc un sujet opérationnel
00:56:31pour nous,
00:56:31un sujet d'héritage
00:56:32pour le ski français,
00:56:33un sujet de renommée
00:56:35et de réputation
00:56:36également pour le projet
00:56:37Alpe 2030.
00:56:39Donc,
00:56:41les propos de Johan Elias
00:56:43ne sont pas de nature
00:56:44à remettre en question,
00:56:45ça c'est juste une alerte
00:56:47et un choix d'un président
00:56:48mais nous travaillons avec lui.
00:56:52il a un peu fait évoluer
00:56:54son avis
00:56:54quand je l'ai rencontré
00:56:56à Milan
00:56:57la semaine dernière
00:56:59et effectivement
00:57:00c'est des décisions
00:57:01qui vont être prises,
00:57:03validées en tout cas
00:57:04prochainement.
00:57:06Vous me posiez la question
00:57:07également sur
00:57:09le sport adapté
00:57:11durant les Jeux paralympiques.
00:57:14C'est un sujet
00:57:15qui n'est pas dans nos mains
00:57:16aujourd'hui
00:57:17mais dans les mains
00:57:18de l'IPC,
00:57:20donc l'Association internationale
00:57:24des Jeux paralympiques
00:57:27et donc c'est cette organisation
00:57:31qui effectivement
00:57:32nous demandera
00:57:33si on souhaite
00:57:35mais pour l'instant
00:57:36elle n'a rien formulé
00:57:37donc on attend
00:57:39de savoir.
00:57:43Je vais répondre
00:57:45sur les turbulences
00:57:46liées au comité
00:57:47des rémunérations.
00:57:47effectivement
00:57:48la mission d'inspection
00:57:50mais peut-être
00:57:51que Pierre-Antoine Molina
00:57:53pourra vous répondre
00:57:54encore plus précisément
00:57:55puisque c'est une commission
00:57:56d'inspection
00:57:57une inspection
00:57:58qui a été
00:57:59qui a été lancée
00:58:00par
00:58:02l'État
00:58:03mais la
00:58:04suite
00:58:05à la démission
00:58:08du président
00:58:08du comité
00:58:09des rémunérations
00:58:10un courrier
00:58:11avait été
00:58:12partagé
00:58:13avec la presse
00:58:15mettant en lumière
00:58:16tout un tas
00:58:17de sujets
00:58:17qui finalement
00:58:19ont initié
00:58:20cette inspection
00:58:22qui est en cours
00:58:23et qui apportera
00:58:25des réponses
00:58:25à l'ensemble
00:58:26de ces questions.
00:58:29Vous me demandiez
00:58:30le coup
00:58:31au sujet
00:58:31de la démission
00:58:32du directeur général
00:58:34il y a une clause
00:58:35de confidentialité
00:58:36extrêmement stricte
00:58:38qui ne me permet pas
00:58:41de révéler
00:58:42le contenu
00:58:43de la démission
00:58:45des conditions
00:58:46de la démission
00:58:47du directeur général.
00:58:49Vous ne nous avez pas
00:58:50totalement convaincus
00:58:51je dois être honnête
00:58:52sur la partie
00:58:53sur la réorganisation
00:58:54interne.
00:58:55Deux questions
00:58:58précises
00:58:58dans l'organigramme
00:59:00actuel
00:59:00je crois qu'il y a
00:59:0010 directeurs
00:59:01et 5 membres
00:59:02de votre cabinet
00:59:03pour une structure
00:59:04qui emploie
00:59:05à ce jour
00:59:0680 personnes
00:59:07on a souvent
00:59:09entendu dire
00:59:09qu'il y avait
00:59:09une double direction
00:59:11entre le cabinet
00:59:11et la direction générale
00:59:14est-ce que c'est tenable
00:59:15est-ce que vous envisagez
00:59:16de réduire
00:59:17le nombre
00:59:18de membres
00:59:19dans votre cabinet.
00:59:20Deuxième question
00:59:21il y a eu
00:59:22un certain nombre
00:59:22de commentaires
00:59:23sur le fait
00:59:24qu'il y avait
00:59:25une confusion
00:59:25des rôles
00:59:26entre le président
00:59:27du COJOP
00:59:28et le directeur
00:59:29général du COJOP
00:59:30est-ce que vous pourriez
00:59:31nous dire
00:59:31après quelques mois
00:59:32maintenant
00:59:33d'exercice
00:59:33de la fonction
00:59:34si dans votre esprit
00:59:35c'est clair
00:59:36que fait le président
00:59:37du COJOP
00:59:38que fait le directeur
00:59:39général
00:59:39et qui a autorité
00:59:41sur les directions.
00:59:45Oui merci beaucoup
00:59:46de me permettre
00:59:46de répondre
00:59:48à ces questions
00:59:49et du coup
00:59:51peut-être
00:59:51de repartir
00:59:52de la question
00:59:53du sénateur
00:59:55Savin
00:59:55à savoir
00:59:56quelles étaient
00:59:56les leçons
00:59:57que j'avais
00:59:57pu tirer
00:59:58de mes précédentes
01:00:00expériences
01:00:01olympiques
01:00:01expériences
01:00:02de management
01:00:02et expériences
01:00:03à Annecy
01:00:042018
01:00:06si je repars
01:00:07d'Annecy
01:00:082018
01:00:08j'avais à peu près
01:00:0980
01:00:10donc j'étais
01:00:11le directeur général
01:00:13j'avais à peu près
01:00:1480 personnes
01:00:15et c'était une phase
01:00:16de candidature
01:00:17ce qui est très différent
01:00:18d'une phase
01:00:18d'organisation
01:00:19une phase
01:00:20de candidature
01:00:20doit à la fois
01:00:22permettre
01:00:22de structurer
01:00:24un projet
01:00:24dans ses moindres
01:00:25détails
01:00:26un projet
01:00:26d'organisation
01:00:27de jeux olympiques
01:00:28dans ses moindres
01:00:29détails
01:00:29on avait deux ans
01:00:30et demi
01:00:30à l'époque
01:00:31pour le faire
01:00:32et puis ensuite
01:00:35la phase d'organisation
01:00:36c'est la délivraison
01:00:38c'est la livraison
01:00:39donc la délivrance
01:00:40de ce projet-là
01:00:43conformément
01:00:43à ce qui a été
01:00:45conçu
01:00:45en phase
01:00:46de candidature
01:00:47la phase de candidature
01:00:49est plutôt
01:00:49on va dire
01:00:50un concours
01:00:51de beauté
01:00:52alors que la phase
01:00:53de livraison
01:00:54elle
01:00:54est plutôt
01:00:54un exercice
01:00:55pragmatique
01:00:57et
01:00:57et
01:01:00et donc
01:01:01assez différent
01:01:02quand même
01:01:03assez différent
01:01:04quand même
01:01:04mais néanmoins
01:01:06très complémentaire
01:01:06et c'est vrai
01:01:07qu'on est dans
01:01:07une situation
01:01:08aujourd'hui
01:01:09assez différente
01:01:09puisque la phase
01:01:10de candidature
01:01:11n'a pas eu
01:01:12autant de temps
01:01:13pour faire
01:01:14maturer
01:01:14le projet
01:01:15et c'est pour ça
01:01:16qu'aujourd'hui
01:01:17on a encore
01:01:18quelques sujets
01:01:18en suspens
01:01:21parier
01:01:22de mes expériences
01:01:24olympiques
01:01:24il faut savoir
01:01:25qu'à la suite
01:01:26de cette
01:01:28candidature
01:01:30le CIO
01:01:31m'a
01:01:32m'a
01:01:33appointé
01:01:34m'a demandé
01:01:35d'être membre
01:01:35de la commission
01:01:36de coordination
01:01:37de ces Jeux
01:01:38de 2018
01:01:39justement
01:01:39et donc
01:01:40j'allais avec le CIO
01:01:41deux fois par an
01:01:42minimum
01:01:42en Corée
01:01:43qui avait été
01:01:44donc le récipiendaire
01:01:46de ces Jeux
01:01:47et s'il y a une leçon
01:01:48que je tire
01:01:49de ces Jeux
01:01:50en Corée
01:01:50c'est que
01:01:51la phase
01:01:53de candidature
01:01:53en phase
01:01:54de candidature
01:01:55la Corée
01:01:56avait une vision
01:01:57qui était
01:01:59extrêmement séduisante
01:02:00qui était
01:02:01de faire en sorte
01:02:02que Pyeongchang
01:02:03soit la nouvelle
01:02:04destination
01:02:05de sport d'hiver
01:02:06en Asie
01:02:07dans un rayon
01:02:08d'une heure
01:02:08à une heure et demie
01:02:09autour de Pyeongchang
01:02:10il y avait un bassin
01:02:11d'un milliard de personnes
01:02:12et donc
01:02:13Pyeongchang
01:02:14se donnait
01:02:15pour ambition
01:02:16se dotait
01:02:16pour ambition
01:02:17d'organiser
01:02:18de se structurer
01:02:19de créer
01:02:20des infrastructures
01:02:21aéroportuaires
01:02:24et donc
01:02:25voilà
01:02:26en vue de réaliser
01:02:27cette vision
01:02:28et dans la réalisation
01:02:30même
01:02:30de ces Jeux
01:02:31cette vision
01:02:32en fait
01:02:32c'est complètement
01:02:33délité
01:02:34et aujourd'hui
01:02:36c'est une destination
01:02:37de sport d'hiver
01:02:38pour la Corée du Sud
01:02:40mais absolument pas
01:02:40pour un bassin
01:02:41d'un milliard de personnes
01:02:42et ça c'est une leçon
01:02:44que je retire
01:02:45parce qu'elle est
01:02:46extrêmement importante
01:02:46et elle doit nous inspirer
01:02:48elle doit nous permettre
01:02:49nous
01:02:50qui avons une vision
01:02:52séduisante aussi
01:02:53de ces Jeux
01:02:53de jamais lâcher
01:02:55avec cette exigence là
01:02:56pour faire en sorte
01:02:58que l'héritage
01:02:59dont on va pouvoir
01:03:00bénéficier de ces Jeux
01:03:03soit utile
01:03:04à nos enfants
01:03:05aux générations futures
01:03:06de sorte
01:03:08à ce qu'on puisse
01:03:09continuer
01:03:09à vivre
01:03:10conformément
01:03:11aux appétits
01:03:16que nos populations
01:03:18ont
01:03:18d'avoir
01:03:19une économie
01:03:21dynamique
01:03:22et en même temps
01:03:23un environnement
01:03:23protégé
01:03:24c'est un peu ça
01:03:25le sens de la vision
01:03:26que nous portons
01:03:27et donc
01:03:28négocier
01:03:29avec cette vision là
01:03:31serait pour moi
01:03:36dénaturer
01:03:37l'héritage
01:03:38que l'on laissera
01:03:38ensuite
01:03:39voilà
01:03:40si je peux répondre
01:03:41par rapport à ça
01:03:42ensuite
01:03:42vous m'expliquiez
01:03:44qu'effectivement
01:03:44j'avais 5 personnes
01:03:46dans mon cabinet
01:03:47le cabinet n'existe plus
01:03:48il faut quand même
01:03:49que je revienne
01:03:50là-dessus
01:03:51le cabinet tel
01:03:52qu'il avait été
01:03:53configuré
01:03:54quand je suis arrivé
01:03:56n'existe plus
01:03:57c'était quoi le cabinet
01:03:58c'est en fait
01:03:59quelques personnes
01:04:00que j'ai recrutées
01:04:01pour me permettre
01:04:02de lancer
01:04:04le COJOP
01:04:05il y a un an
01:04:07en arrivant
01:04:09j'ai effectivement
01:04:12sollicité
01:04:12un collaborateur
01:04:14pour pouvoir
01:04:15m'aider
01:04:16alors d'abord
01:04:17aller déposer
01:04:18les statuts
01:04:18en préfecture
01:04:20et puis ensuite
01:04:21aller ouvrir
01:04:22les comptes
01:04:23en banque
01:04:24etc.
01:04:25et lancer
01:04:25mettre en place
01:04:27toutes les premières
01:04:28procédures
01:04:28il a fallu
01:04:29effectivement
01:04:29que je m'entoure
01:04:30de ressources
01:04:31pour ça
01:04:32et également
01:04:32pour créer
01:04:33les relations
01:04:34que je devais
01:04:36développer
01:04:36avec les territoires
01:04:37et également
01:04:39avec la Solideo
01:04:40donc
01:04:40ce cabinet
01:04:42depuis
01:04:42le mois
01:04:44de juillet
01:04:45a été
01:04:47reconfiguré
01:04:48en une direction
01:04:50exécutive
01:04:51et j'ai gardé
01:04:53effectivement
01:04:53certains collaborateurs
01:04:55et d'autres
01:04:55soit sont partis
01:04:56dans la direction
01:04:57soit nous ont quittés
01:04:58ensuite
01:04:59vous me parliez
01:04:59de la confusion
01:05:00des rôles
01:05:00entre le président
01:05:01et le DG
01:05:03pour moi
01:05:03je me suis toujours
01:05:04tenu à nos statuts
01:05:05on a des statuts
01:05:06qui déterminent
01:05:07le rôle du président
01:05:08qui est un président
01:05:09exécutif
01:05:10et le rôle du DG
01:05:11qui est lui là
01:05:12pour manager
01:05:13les équipes
01:05:13donc je vais revenir
01:05:14aussi sur l'expérience
01:05:15managériale
01:05:16dans le cadre du projet
01:05:17qui est le nôtre
01:05:18aujourd'hui
01:05:20la compétence
01:05:21managériale
01:05:22c'est lui le DG
01:05:23c'est lui
01:05:24qui anime ses équipes
01:05:25ce qui n'a jamais empêché
01:05:28le président que je suis
01:05:30qui est un président exécutif
01:05:31d'aller en pointe
01:05:33sur certains sujets
01:05:34comme je peux l'être
01:05:34aujourd'hui
01:05:35sur des aspects
01:05:38de partenariat
01:05:39ou comme j'ai pu l'être
01:05:41à un moment donné
01:05:41sur les sujets
01:05:42comme la réintégration
01:05:44de Val d'Isère
01:05:45sachez bien une chose
01:05:46parce que j'avais lu
01:05:47aussi comme vous
01:05:49certaines critiques
01:05:50qui considéraient
01:05:51que j'en faisais qu'à ma tête
01:05:52ou je prenais des décisions
01:05:53comme ça dans mon coin
01:05:54aucune des décisions
01:05:55que l'on peut mettre
01:05:57en oeuvre
01:05:58n'a été partagée
01:05:59prise collégialement
01:06:00avec le bureau exécutif
01:06:01toutes ces décisions là
01:06:03ensuite appartiennent
01:06:06au COJOP
01:06:07président et DG
01:06:08pour faire en sorte
01:06:09de les mettre en oeuvre
01:06:10d'accord
01:06:10donc pour moi
01:06:11tout ça est bien clair
01:06:12il n'y a pas de confusion
01:06:13des rôles
01:06:14entre le président et le DG
01:06:15contrairement à ce qui a pu être dit
01:06:17par des personnes extérieures
01:06:18à notre organisation COJOP
01:06:20Bonjour Loïc Hervé
01:06:22Bonjour
01:06:22la France a donc reçu
01:06:24le drapeau olympique
01:06:25c'était dimanche dernier
01:06:26et il a été présenté lundi
01:06:28à Elberville
01:06:29et tout ça se fait
01:06:30dans un contexte
01:06:31d'extrême
01:06:31d'extrême
01:06:32d'extrême
01:06:33tension
01:06:34le COJOP va mal
01:06:35je vous cite un peu
01:06:36ce qui s'est passé
01:06:37ces dernières semaines
01:06:37départ de la directrice
01:06:38des opérations
01:06:39départ du directeur
01:06:41de la communication
01:06:41départ du président
01:06:42du communauté
01:06:43des rémunérations
01:06:44et cette semaine
01:06:45départ du directeur général
01:06:47Cyril Linette
01:06:48qu'est-ce qui se passe ?
01:06:50Je ne sais pas exactement
01:06:51ce qui se passe
01:06:52à l'intérieur du COJOP
01:06:54ce qui est certain
01:06:54c'est qu'à partir du moment
01:06:56où nous avons
01:06:56entre les mains
01:06:57le drapeau olympique
01:06:58reçu à Véron
01:06:58et présenté à Elberville
01:07:01le compte à rebours
01:07:01a commencé
01:07:02et c'est une compétition
01:07:04de très haut niveau
01:07:05d'ailleurs les Italiens
01:07:05nous ont montré
01:07:07en exemple
01:07:07ce que pouvaient être
01:07:08de beaux jeux olympiques
01:07:10et paralympiques d'hiver
01:07:11et donc il y a maintenant
01:07:12urgence
01:07:13à remettre de l'ordre
01:07:13dans la maison
01:07:14pour que
01:07:14on puisse organiser
01:07:16dans nos deux
01:07:17grandes régions
01:07:18Auvergne-en-Alpes
01:07:18et Provençal-Côte d'Azur
01:07:19et bien la meilleure
01:07:22compétition qui soit
01:07:24Edgar Gropiron
01:07:25a été auditionné
01:07:26cette semaine au Sénat
01:07:27est-ce qu'il peut encore
01:07:28rester à la tête
01:07:30du comité ?
01:07:31Est-ce qu'il doit partir ?
01:07:32Est-ce qu'il faut
01:07:32tout réorganiser ?
01:07:33Tout remettre à plat
01:07:34pour remettre de l'ordre ?
01:07:35Comme vous dites
01:07:35quelle est votre solution
01:07:36pour que ces JO
01:07:37se déroulent de manière
01:07:39apaisée ?
01:07:40De deux choses l'une
01:07:40soit Edgar Gropiron
01:07:41arrive à reprendre la main
01:07:43et à faire en sorte
01:07:43que maintenant
01:07:44on se mette au travail
01:07:45et qu'on arrête
01:07:46ces polémiques
01:07:47et ces difficultés
01:07:48de ressources humaines
01:07:49qui sont quand même
01:07:50significatives
01:07:51et dans ce cas
01:07:51il peut rester
01:07:52et on se met au boulot
01:07:53ou il n'y arrive pas
01:07:54et dans ce cas-là
01:07:54la question de sa présence
01:07:57à la tête
01:07:58du comité d'organisation
01:07:59se posera
01:08:00mais on en est là
01:08:01et il y a maintenant
01:08:02urgence
01:08:03et si vous voulez
01:08:03pour l'image du sport français
01:08:05ça commence à bien faire
01:08:06parce que
01:08:07c'est dans un contexte
01:08:08plus général aussi
01:08:10de gouvernance
01:08:11ou de mauvaise gouvernance
01:08:12du sport
01:08:12donc on a besoin
01:08:12de sérieux
01:08:13de travail
01:08:14et donc c'est ce à quoi
01:08:16le Sénat
01:08:17et le Parlement
01:08:18tout entier
01:08:18appellent Edgar Gourpiron
01:08:19pour que maintenant
01:08:20on se mette au travail
01:08:21mais justement
01:08:21comment vous expliquez
01:08:22toutes ces tensions
01:08:22c'est quoi
01:08:23c'est des tensions
01:08:24dans un contexte
01:08:25très politique
01:08:26quelques semaines
01:08:26des municipales
01:08:27sénatoriales
01:08:28présidentielles
01:08:28ou c'est quelque chose
01:08:29encore différent
01:08:30je crois que de manière générale
01:08:32dans la gouvernance
01:08:33du sport en France
01:08:33et dans les organisations
01:08:35internationales
01:08:36la question
01:08:37de la gouvernance
01:08:39de l'articulation
01:08:41entre
01:08:42ces compétitions internationales
01:08:43et la politique
01:08:45sont des choses
01:08:45qui ne sont pas
01:08:46totalement claires
01:08:48donc il faut qu'on ait
01:08:49je ne vais pas vous dire
01:08:50qu'il faut un général
01:08:50comme on en avait mien
01:08:51pour reconstruire Notre-Dame
01:08:52mais il faut peut-être
01:08:53une gouvernance
01:08:55plus saine
01:08:57et plus claire
01:08:57sur les valeurs
01:08:58vous voulez dire
01:08:58plus centralisée
01:08:59non plus centralisée
01:09:00et plus dirigée
01:09:01vers l'intérêt général
01:09:02et les biens communs
01:09:03c'est ça
01:09:03le sujet de fond
01:09:05les Jeux Olympiques
01:09:06et Paralympiques d'hiver
01:09:07de 2030
01:09:08dans les arts françaises
01:09:09ça ne peut pas être
01:09:10un échec
01:09:11ça ne peut être
01:09:11qu'une réussite
01:09:12et donc tout doit être
01:09:14orienté vers ça
01:09:15donc les deux présidents
01:09:16de régions
01:09:17vous dites que tout le monde
01:09:19ne tire pas dans le même sens
01:09:20c'est un peu le même
01:09:22on a la démonstration
01:09:23devant nous
01:09:24puisqu'il y a un problème
01:09:24de ressources humaines
01:09:25considérable
01:09:26qui est une espèce
01:09:27de feuilleton
01:09:27moi j'ai appelé
01:09:29vous savez je suis
01:09:30au Savoyard
01:09:31on a une ministre des sports
01:09:32qui est Savoyarde
01:09:33Marina Ferrari
01:09:35et dans les discussions
01:09:35que je peux avoir avec elle
01:09:36c'est vraiment
01:09:37le message essentiel
01:09:39de l'ordre
01:09:40dans la manière
01:09:41dont les choses fonctionnent
01:09:43une entreprise
01:09:45ou une collectivité locale
01:09:46ou une association
01:09:47ne supporterait pas
01:09:48de vivre
01:09:48de tels feuilletons
01:09:51ou feuilletonnages
01:09:52c'est insupportable
01:09:53à mes yeux
01:09:54et donc les personnes
01:09:55qui sont membres
01:09:56de ces équipes
01:09:58de direction
01:09:58pour les Jeux Olympiques
01:09:59doivent vraiment
01:10:00avoir en tête
01:10:00qu'elles servent
01:10:01quelque chose
01:10:02qui les dépasse
01:10:03et qui est l'organisation
01:10:04d'une des principales
01:10:06compétitions mondiales
01:10:08Le Équervé
01:10:08il y a des collectifs
01:10:09de citoyens
01:10:10qui se mobilisent
01:10:10qui engagent
01:10:11de nombreux recours
01:10:12en justice
01:10:13ils craignent
01:10:14enfin ils disent
01:10:15qu'ils ne sont pas
01:10:15assez consultés
01:10:16sur l'organisation
01:10:17de ces JO
01:10:17est-ce que vous craignez
01:10:18que la multiplication
01:10:19de ces recours
01:10:20fasse dérailler ces JO
01:10:21ceux qui ne souhaitent pas
01:10:23que la France organise
01:10:24les Jeux Olympiques
01:10:25utiliseront tous les arguments
01:10:26possibles
01:10:26y compris ceux-là
01:10:28pour que nous abandonnions
01:10:30notre organisation
01:10:32or aujourd'hui
01:10:32nous avons le drapeau olympique
01:10:34les Jeux Olympiques
01:10:35et par olympiques d'hiver
01:10:36auront lieu
01:10:36dans les Alpes françaises
01:10:37en 2030
01:10:37du moins je le souhaite
01:10:39donc il est urgent
01:10:41que toutes les bonnes volontés
01:10:42toutes les femmes
01:10:43et hommes de bonne volonté
01:10:44se mettent
01:10:44en ordre de bataille
01:10:46en ordre de bataille
01:10:46et en bon ordre
01:10:47pour que nous soyons
01:10:49au rendez-vous
01:10:494 ans c'est très court
01:10:51on l'a vu
01:10:52avec Milan
01:10:53on a vu que Milan
01:10:55le timing
01:10:56était extrêmement serré
01:10:57donc on a besoin
01:10:58d'avoir
01:10:59quelque chose
01:11:00qui se fasse
01:11:01en bon ordre
01:11:02et en bonne marche
01:11:03et vous avez vous
01:11:04des retours
01:11:04de citoyens
01:11:05qui vous disent
01:11:05on attend vraiment ces JO
01:11:07c'est quelque chose d'important
01:11:08pour la région
01:11:09pour le département
01:11:10vous savez nous
01:11:12en Haute-Savoie
01:11:13on a des épreuves
01:11:14de coupe du monde
01:11:14de biathlon
01:11:14on se rend compte
01:11:15de ce que c'est
01:11:16on a aussi d'autres épreuves
01:11:17de niveau international
01:11:19où il y a une appétence
01:11:20dans les montagnes
01:11:21à ces Jeux Olympiques
01:11:22c'est pas les Jeux Olympiques
01:11:24d'été
01:11:24les Jeux Olympiques d'hiver
01:11:25c'est plus petit
01:11:26ce sera beaucoup plus
01:11:28épars
01:11:29dans le massif
01:11:30mais c'est très important
01:11:31pour la région
01:11:32et c'est surtout
01:11:32de très très beaux
01:11:33moments de sport
01:11:34on verra ça
01:11:35merci beaucoup
01:11:35Loé Kervé
01:11:36merci d'avoir répondu
01:11:37à mes questions
01:11:37aujourd'hui
01:11:42Dernier thème
01:11:43de cette émission
01:11:44la grande distribution
01:11:45nous veut-elle
01:11:46du bien
01:11:47une commission
01:11:48dans laquelle du Sénat
01:11:48cherche à mettre au clair
01:11:50la part de responsabilité
01:11:51des grands groupes
01:11:52dans la fabrication
01:11:53des prix
01:11:54cette semaine
01:11:54le patron de Carrefour
01:11:56était entendu
01:11:57écoutez
01:11:57Depuis que je dirige
01:11:59Carrefour
01:12:00j'ai l'honneur d'être
01:12:01j'allais presque dire
01:12:03très régulièrement
01:12:04j'allais presque dire
01:12:05mais manuellement
01:12:06auditionné par
01:12:07différentes commissions
01:12:08qui ont été constituées
01:12:09au Parlement
01:12:10pour être sincère
01:12:12je vais essayer de l'être
01:12:13pendant tout l'exercice
01:12:14au-delà du serment
01:12:15que j'ai prêté
01:12:16je suis à chaque fois
01:12:18à la fois heureux
01:12:19et un peu préoccupé
01:12:21par ces auditions
01:12:22heureux d'un échange
01:12:23avec vous
01:12:24en raison de la considération
01:12:26que je dois
01:12:26avec mes collaborateurs
01:12:28à la représentation nationale
01:12:29et de l'intérêt mutuel
01:12:30que nous trouvons
01:12:31à ces échanges
01:12:33préoccupé aussi
01:12:33je dois dire
01:12:34car je constate
01:12:35systématiquement
01:12:36une tentation
01:12:38de jeter le soupçon
01:12:39ou l'opprobre
01:12:41selon les cas
01:12:42les pratiques
01:12:44les stratégies
01:12:45aujourd'hui
01:12:46les marges
01:12:47de la grande distribution
01:12:49j'ai parfois le sentiment
01:12:50qu'à travers ces travaux
01:12:51successifs
01:12:53très spécifiques
01:12:54à la France
01:12:54vous avez face à vous
01:12:56quelqu'un qui est présent
01:12:57dans une quarantaine
01:12:57de pays
01:12:58je crois n'avoir jamais été
01:12:59convoqué
01:13:00ni un de mes dirigeants
01:13:01de pays
01:13:01devant la moindre
01:13:02commission parlementaire
01:13:03il y a pourtant
01:13:04des parlements aussi
01:13:05on cherche trop souvent
01:13:07à diaboliser
01:13:08la grande distribution
01:13:09je regrette
01:13:11je dois dire
01:13:12et vous m'autoriserez
01:13:13ce regret
01:13:14qu'on ne s'intéresse
01:13:15jamais à l'avenir
01:13:16de la distribution française
01:13:17à ses atouts
01:13:19à son rôle
01:13:20à ses difficultés
01:13:21ce qui me paraît
01:13:22très à la fois
01:13:22utile
01:13:24et parfois
01:13:25plus essentiel
01:13:25la distribution
01:13:27c'est un secteur
01:13:28qui dispose
01:13:29d'entreprises françaises
01:13:31emblématiques
01:13:32il mérite
01:13:33je le crois
01:13:33au même titre
01:13:35que tous les autres
01:13:35la considération
01:13:37des pouvoirs publics
01:13:38et de la représentation nationale
01:13:40passer cette observation
01:13:41préalable
01:13:42et pour essayer
01:13:42d'apporter ma contribution
01:13:43à vos réflexions
01:13:44je procéderai en deux temps
01:13:46d'abord en vous rappelant
01:13:47quelques éléments
01:13:48propres au secteur
01:13:49et plus particulièrement
01:13:49à Carrefour
01:13:50ensuite en formulant
01:13:51quelques remarques
01:13:52sur ce qui paraît être
01:13:53le coeur de vos réflexions
01:13:55d'abord dans un secteur
01:13:56traversé par des mutations
01:13:58très profondes
01:13:58Carrefour
01:13:59dernier distributeur français
01:14:01à porter des ambitions
01:14:03internationales
01:14:04à la volonté
01:14:05de se placer
01:14:06au même niveau
01:14:07que ses concurrents
01:14:08mondiaux
01:14:09il faut bien mesurer
01:14:11et je sais
01:14:12que vous le savez
01:14:13les mutations
01:14:14très profondes
01:14:15qu'affronte le secteur
01:14:16une intensité
01:14:18concurrentielle
01:14:19toujours accrue
01:14:19sous l'effet
01:14:21de la polarisation
01:14:22de nos marchés
01:14:23avec un écart croissant
01:14:24entre
01:14:25ceux qui gagnent
01:14:27et ceux qui souffrent
01:14:27et l'efficacité
01:14:29aussi de nouveaux
01:14:30entrants
01:14:30dans l'alimentaire
01:14:31comme dans le non-alimentaire
01:14:32d'action
01:14:33aux grandes plateformes
01:14:34chinoises
01:14:35toujours dans le sens
01:14:37d'une discontisation
01:14:38plus forte
01:14:39de la consommation
01:14:40Deuxièmement
01:14:41le comportement
01:14:42très prudentiel
01:14:44des consommateurs
01:14:45après la période
01:14:46d'hyperinflation
01:14:48à laquelle a succédé
01:14:49une période
01:14:50d'hypersensibilité
01:14:51au prix
01:14:51les tensions
01:14:52très fortes
01:14:53sur le pouvoir d'achat
01:14:54vous l'avez dit
01:14:54Madame la Présidente
01:14:55aboutit à des pressions
01:14:57sur les marges
01:14:58et les volumes
01:14:58que notre secteur
01:14:59n'a jamais connus
01:15:01Enfin
01:15:02ajoutez les incertitudes
01:15:03politiques
01:15:05macroéconomiques
01:15:06fiscales
01:15:07qui font monter
01:15:08le taux d'épargne
01:15:09et n'incitent pas
01:15:10nos compatriotes
01:15:10à consommer
01:15:11et vous avez
01:15:12un tableau
01:15:14de la réalité
01:15:15du marché
01:15:16aujourd'hui
01:15:16Je le dis
01:15:17avec un peu de gravité
01:15:19ce qui a changé
01:15:20dans la distribution
01:15:20en quelques années
01:15:21c'est que des enseignes
01:15:23françaises
01:15:24historiques
01:15:24des groupes
01:15:25qui ont été
01:15:25des fleurons
01:15:26nationaux
01:15:26souffrent fortement
01:15:28et comme je le disais
01:15:30au début
01:15:30de mon propos
01:15:31je suis souvent surpris
01:15:32que les pouvoirs publics
01:15:33ne s'intéressent
01:15:34pas beaucoup
01:15:35à cette évolution
01:15:36inédite
01:15:36d'un secteur
01:15:37dont l'activité
01:15:39est à la fois
01:15:40non délocalisable
01:15:41nos magasins
01:15:42resteront en France
01:15:43et majeure
01:15:44en termes d'emplois
01:15:45dans nos territoires
01:15:46dans ce contexte
01:15:48Carrefour
01:15:48dernier distributeur français
01:15:50à porter des ambitions
01:15:51internationales
01:15:51a la volonté
01:15:52de se placer
01:15:52au même niveau
01:15:53que ses grands
01:15:54concurrents mondiaux
01:15:55Carrefour
01:15:56opère 15 000 magasins
01:15:57dans plus de 40 pays
01:15:58dans lesquels travaillent
01:15:59plus de 500 000
01:16:00collaborateurs
01:16:01sous enseignes
01:16:01le groupe a 67 ans
01:16:03cette année
01:16:03je viens de lancer
01:16:04un nouveau plan stratégique
01:16:05à horizon 2030
01:16:06autour de trois champs
01:16:07d'action
01:16:08nos clients
01:16:08en travaillant
01:16:10sur notre offre
01:16:10sur la proposition
01:16:11de valeur
01:16:12que nous leur faisons
01:16:12avec des investissements
01:16:13en prix
01:16:14un plan frais
01:16:15très ambitieux
01:16:15des innovations
01:16:16produits
01:16:17et des engagements
01:16:18RSE ambitieux
01:16:19nos magasins
01:16:20et notre e-commerce
01:16:22en deux
01:16:22avec là aussi
01:16:23des investissements
01:16:24puissants
01:16:25dans nos territoires
01:16:26et enfin
01:16:27la technologie
01:16:28et en particulier
01:16:29l'intelligence artificielle
01:16:31sur lesquelles
01:16:31notre groupe
01:16:32possède déjà
01:16:32une longueur d'avance
01:16:33et entend continuer
01:16:35d'investir
01:16:35aux services
01:16:36de magasins
01:16:36plus intelligents
01:16:37et plus efficaces
01:16:38lors des questions
01:16:39je serais heureux
01:16:40de vous apporter
01:16:40des précisions
01:16:41sur l'ensemble
01:16:41des aspects
01:16:42de ce plan
01:16:42et ainsi
01:16:43de vous détailler
01:16:43les enjeux
01:16:44auxquels nous sommes
01:16:44confrontés
01:16:45sachez que
01:16:46l'un des objectifs
01:16:47de ce plan stratégique
01:16:48et je l'assume pleinement
01:16:49c'est d'améliorer
01:16:50la marge
01:16:51du groupe Carrefour
01:16:52et lorsque je dis
01:16:54la marge
01:16:54c'est bien
01:16:55au singulier
01:16:57Carrefour est un groupe coté
01:16:58nos comptes
01:17:00obéissent à des règles strictes
01:17:01ils sont publics
01:17:03et transparents
01:17:04il ne peut donc
01:17:05y avoir aucune
01:17:06de ces prétendues
01:17:07opacités
01:17:08dont j'entends
01:17:09parfois parler
01:17:09au sujet de la distribution
01:17:11qui aurait
01:17:11des marges
01:17:13je n'ai jamais compris
01:17:14ce pluriel
01:17:15plein de sous-entendus
01:17:16ma marge
01:17:17est connue
01:17:18elle est bien plus faible
01:17:20que dans d'autres secteurs
01:17:21mon résultat net
01:17:23ce qu'il me reste
01:17:24à la toute fin
01:17:24c'est moins de 1%
01:17:26de mon chiffre d'affaires
01:17:2710 fois moins
01:17:29que les industriels
01:17:30pourquoi cette ambition
01:17:31vous me demanderiez
01:17:33naturellement
01:17:34d'augmenter la marge
01:17:35du groupe Carrefour
01:17:36tout simplement
01:17:37parce qu'aujourd'hui
01:17:38dans la compétition internationale
01:17:40que j'affronte
01:17:41Carrefour n'est pas au niveau
01:17:42de ses grands concurrents
01:17:43internationaux
01:17:44les Ahold
01:17:45les Tesco
01:17:46les Walmart
01:17:47affichent des taux de marge
01:17:48qui sont de l'ordre du double
01:17:49de celle de Carrefour
01:17:51sans que personne
01:17:53dans aucun pays
01:17:54dans lequel ces grands groupes
01:17:55sont établis
01:17:56ne discute
01:17:57leur marge
01:17:57sans que
01:17:59dans aucun de ces pays
01:18:00on oppose ces groupes
01:18:01ou leur profitabilité
01:18:02à celle des agriculteurs
01:18:04ou celle des industriels
01:18:05ce qui est propre
01:18:06à la France
01:18:07je le constate
01:18:08dans aucun autre pays
01:18:09où l'on est
01:18:11au contraire
01:18:12fier d'avoir
01:18:13des grands groupes
01:18:13de distribution
01:18:14puissants
01:18:15performants
01:18:16et profitables
01:18:17cela m'amène
01:18:18à formuler
01:18:18plus directement
01:18:19quelques observations
01:18:20sur le cœur
01:18:21du sujet
01:18:21qui vous préoccupe
01:18:22le rôle de la distribution
01:18:23dans la formation
01:18:24des prix
01:18:24et la rémunération
01:18:26des acteurs
01:18:27de la chaîne de valeur
01:18:28le cœur du débat
01:18:29est toujours le même
01:18:30il réside
01:18:31dans une équation
01:18:31facile à poser
01:18:32mais extrêmement difficile
01:18:34à résoudre
01:18:34il est demandé
01:18:35à la distribution
01:18:36tout à la fois
01:18:37de maîtriser
01:18:38les prix de vente
01:18:38aux consommateurs
01:18:39car nous sommes
01:18:40redevables
01:18:41du pouvoir d'achat
01:18:41des français
01:18:42de bien rémunérer
01:18:44les producteurs
01:18:44car l'amont
01:18:45doit être rémunéré
01:18:46et il faut sécuriser
01:18:48les approvisionnements
01:18:49et de garantir
01:18:50la qualité
01:18:51car c'est notre responsabilité
01:18:52à l'égard des clients
01:18:53cette conciliation
01:18:55nous essayons
01:18:55de la résoudre
01:18:56chaque jour
01:18:56et avec le recul
01:18:58de bientôt 9 ans
01:18:58à la tête de Carrefour
01:18:59c'est toujours
01:19:00la distribution
01:19:01qu'on sollicite
01:19:01en fonction
01:19:02des priorités
01:19:03du moment
01:19:03en période
01:19:04de déflation
01:19:05au moment
01:19:06de ce qu'il est convenu
01:19:07d'appeler
01:19:07égalime 1
01:19:08l'accent
01:19:09a été mis
01:19:10fortement
01:19:10sur la rémunération
01:19:11des producteurs
01:19:12Carrefour
01:19:12a appliqué
01:19:13le texte
01:19:13sans état
01:19:14madame
01:19:14alors même
01:19:15que le dispositif
01:19:16de limitation
01:19:17des promotions
01:19:18affecte très puissamment
01:19:19le coeur
01:19:19de notre modèle
01:19:20les hypermarchés
01:19:21pendant le covid
01:19:22puis avec la crise
01:19:23ukrainienne
01:19:24la distribution
01:19:25a été de nouveau
01:19:26sollicitée
01:19:26pour sécuriser
01:19:27l'approvisionnement
01:19:28des français
01:19:28Carrefour
01:19:29et l'ensemble
01:19:30du secteur
01:19:30ont répondu
01:19:31présent
01:19:31y compris
01:19:32comme toujours
01:19:33pour venir
01:19:33en aide
01:19:33à des filières
01:19:34agricoles
01:19:34qui ont pu
01:19:35souffrir
01:19:36plus particulièrement
01:19:37à tel ou tel
01:19:37moment
01:19:37et Gallimain
01:19:39n'ayant pas
01:19:39semblé suffisant
01:19:40le législateur
01:19:40est alors intervenu
01:19:41pour prévoir
01:19:42l'établissement
01:19:43de contrats
01:19:44protégeant
01:19:44la matière
01:19:44première
01:19:45agricole
01:19:45là encore
01:19:46la distribution
01:19:47a appliqué
01:19:47ce dispositif
01:19:48et vous ne
01:19:49trouverez
01:19:49aucune trace
01:19:50de remise en cause
01:19:51de la part
01:19:51de Carrefour
01:19:52mais où en est
01:19:53la contractualisation
01:19:54en marche avant
01:19:55où en sont
01:19:56les contrats
01:19:57dits de premier niveau
01:19:58entre industriel
01:19:59slash transformateur
01:20:00et agriculteur
01:20:01qui permettrait
01:20:02dans un second temps
01:20:03une négociation
01:20:04entre le fournisseur
01:20:04et son distributeur
01:20:06transparente
01:20:07et à 100%
01:20:08protectrice
01:20:08de la matière
01:20:09première
01:20:10agricole
01:20:10avec l'hyperinflation
01:20:12il nous a été
01:20:13ensuite demandé
01:20:13de remettre
01:20:14le focus
01:20:14sur les clients
01:20:15nous n'avions
01:20:16évidemment
01:20:16attendu personne
01:20:17pour prendre
01:20:17des initiatives
01:20:18c'est notre métier
01:20:19nous avons néanmoins
01:20:20accepté
01:20:21en complément
01:20:21de nos politiques
01:20:22commerciales
01:20:22de constituer
01:20:24des dispositifs
01:20:25anti-inflation
01:20:26les fameux
01:20:27paniers
01:20:27anti-inflation
01:20:28au même moment
01:20:29nous acceptions
01:20:30aussi la réouverture
01:20:31de négociations
01:20:32commerciales
01:20:33pourtant légalement
01:20:34achevées
01:20:35afin de tenir compte
01:20:36de la hausse
01:20:36des matières premières
01:20:37ce que les industriels
01:20:39ont fermement refusé
01:20:40quand au contraire
01:20:41les prix de ces mêmes
01:20:41intrants
01:20:42diminuaient fortement
01:20:43et aujourd'hui
01:20:45alors que l'hyperinflation
01:20:46a cessé
01:20:46mais que nos compatriotes
01:20:48demeurent
01:20:49sous le choc
01:20:49d'une hausse
01:20:50de 25%
01:20:51des prix
01:20:51des produits
01:20:51alimentaires
01:20:52que la distribution
01:20:53a seule pu contenir
01:20:54on laisserait entendre
01:20:56que les distributeurs
01:20:57opèrent avec
01:20:57des marges
01:20:58indues
01:20:59qu'ils abuseraient
01:21:00qu'ils auraient
01:21:01un comportement
01:21:02mortifère
01:21:03je vous le dis
01:21:04ce n'est ni sérieux
01:21:05ni responsable
01:21:06ni très respectueux
01:21:07de notre métier
01:21:08l'engagement
01:21:09permanent
01:21:09des distributeurs
01:21:10pour concilier
01:21:11les impératifs
01:21:12du pouvoir d'achat
01:21:13première préoccupation
01:21:14et de loin
01:21:15de nos concitoyens
01:21:16et la juste rémunération
01:21:18de l'amont
01:21:19n'est pas à mettre en doute
01:21:20pas davantage
01:21:21que l'accompagnement
01:21:22de toutes les politiques
01:21:23publiques
01:21:23je viens de le rappeler
01:21:24je voudrais terminer
01:21:26mon propos
01:21:26en vous faisant part
01:21:27d'une conviction
01:21:28personnelle forte
01:21:28depuis 30 ans
01:21:3040 ans
01:21:31le commerce
01:21:32ne cesse
01:21:33de faire l'objet
01:21:33d'interventions
01:21:34législatives
01:21:35la tentation
01:21:37d'intervenir
01:21:37sur les prix
01:21:38et dans le libre jeu
01:21:39d'acteurs privés
01:21:40demeure en France
01:21:40beaucoup trop forte
01:21:42aucun autre pays
01:21:43en dehors de régime politique
01:21:45que je crois
01:21:46personne n'a envie
01:21:46de copier
01:21:47ne connaît
01:21:48cette tentation
01:21:49permanente
01:21:50d'intervention
01:21:50or
01:21:52le commerce
01:21:53est une activité
01:21:54qui ne peut s'épanouir
01:21:55que dans la liberté
01:21:56liberté
01:21:58d'arbitrer
01:21:59entre les produits
01:22:00en ajouter
01:22:01en supprimer
01:22:02en créer
01:22:03c'est bâtir
01:22:04un assortiment
01:22:05parmi des milliers
01:22:05de références
01:22:06liberté de négocier
01:22:08car la négociation
01:22:10est l'acte fondateur
01:22:11incontournable
01:22:12et nécessaire
01:22:13de notre métier
01:22:13liberté
01:22:15de fixer
01:22:16les prix
01:22:16parce que c'est là aussi
01:22:18l'essence du métier
01:22:19pour construire
01:22:20la meilleure offre
01:22:21pour le client
01:22:21et qui est l'arbitre
01:22:23final de tout ceci
01:22:25c'est le client
01:22:26l'échec
01:22:27d'un assortiment
01:22:28d'une négociation
01:22:30de la fixation
01:22:31d'un prix
01:22:31c'est dans
01:22:32nos magasins
01:22:33qu'il se constate
01:22:34si j'ai un seul message
01:22:36à vous délivrer
01:22:37c'est bien celui-ci
01:22:38laisser la liberté
01:22:40aux acteurs privés
01:22:41redonner de l'air
01:22:42au secteur
01:22:43cesser de réglementer
01:22:44à la demande
01:22:45des uns
01:22:46ou des autres
01:22:47chez Carrefour
01:22:48nous croyons
01:22:49que seule
01:22:49la contractualisation
01:22:51et non
01:22:51la surréglementation
01:22:53peut mettre
01:22:55un terme
01:22:55à la défiance
01:22:56que certains
01:22:56cherchent
01:22:57à installer
01:22:58en espérant
01:22:59en bénéficier
01:23:00oui bonjour
01:23:01madame la sénatrice
01:23:02le patron du groupe Carrefour
01:23:03a été donc auditionné
01:23:05cette semaine
01:23:05par le sénat
01:23:06il dit qu'on diabolise
01:23:07trop la grande distribution
01:23:09qu'est-ce que ça vous inspire ?
01:23:11c'est évidemment
01:23:12pas tout à fait
01:23:13l'état d'esprit
01:23:14de la commission d'enquête
01:23:15que nous avons lancé
01:23:16sur les marges
01:23:17des industriels
01:23:18et de la grande distribution
01:23:19il s'agit pas
01:23:20de chercher
01:23:21ni des responsables
01:23:22ni des victimes
01:23:23d'ailleurs
01:23:24il s'agit de comprendre
01:23:25pourquoi on en est là
01:23:27comment on peut
01:23:29rééquilibrer
01:23:30le rapport de force
01:23:32entre les distributeurs
01:23:33et les industriels
01:23:34mais surtout
01:23:35au profit des producteurs
01:23:36et en particulier
01:23:37évidemment aussi
01:23:38des consommateurs
01:23:39je pense que tout ça
01:23:40est un peu exagéré
01:23:41je dis ça
01:23:42avec le plus grand respect
01:23:43que j'ai pour la grande distribution
01:23:45en tant que sénatrice
01:23:46du Nord
01:23:47qui est un territoire
01:23:48évidemment historique
01:23:49pour la grande distribution
01:23:50mais je pense
01:23:51qu'on est objectivement
01:23:52aujourd'hui
01:23:52dans une situation
01:23:54où là où avant
01:23:55les distributeurs
01:23:57faisaient face
01:23:58à des industriels
01:23:59tout puissants
01:24:00c'est vrai qu'aujourd'hui
01:24:01on a plutôt le sentiment
01:24:02que ce sont
01:24:03les producteurs
01:24:04les agriculteurs
01:24:05et parfois les marques
01:24:06qui font face
01:24:07à la grande distribution
01:24:08qui sont les victimes
01:24:09en quelque sorte
01:24:10donc on essaye
01:24:11de comprendre
01:24:12de voir comment
01:24:13on peut rééquilibrer
01:24:15cela
01:24:15par la loi
01:24:16ou autrement
01:24:17mais déjà
01:24:18en tout cas
01:24:18de mener l'enquête
01:24:20la commission d'enquête
01:24:21achèvera ses travaux
01:24:22je crois c'est au mois de mai
01:24:22vous confirmez
01:24:23quels sont les premiers enseignements
01:24:25que vous tirez
01:24:25de toutes les auditions
01:24:26de tout le travail
01:24:27que vous avez effectué
01:24:28je pense qu'on peut
01:24:29d'abord dire
01:24:30que bien que ce soit
01:24:31une commission d'enquête
01:24:32on a du mal
01:24:33à faire la lumière
01:24:34on est sur un sujet
01:24:36où vous savez
01:24:36en commission d'enquête
01:24:37on jure
01:24:39on dit la vérité
01:24:40voilà
01:24:40et pour autant
01:24:41on voit bien
01:24:42qu'il y a
01:24:42c'est compliqué
01:24:43d'obtenir de la transparence
01:24:45c'est compliqué
01:24:46de faire parler
01:24:48nos interlocuteurs
01:24:49en tout cas moi
01:24:49c'est pas ma première
01:24:50commission d'enquête
01:24:51et je trouve que
01:24:52dans celle-là
01:24:52c'est particulièrement difficile
01:24:54et comment vous l'expliquez ?
01:24:55parce que
01:24:56on est dans des vrais sujets
01:24:58de négociations tendus
01:24:59et qu'il y a un vrai rapport
01:25:00de force
01:25:01il y a des vrais moyens
01:25:02de pression
01:25:03des uns vis-à-vis des autres
01:25:05et que
01:25:05en raison de ces moyens
01:25:07certains ne veulent pas dire
01:25:08tout haut
01:25:09devant tout le monde
01:25:10ce qu'ils vivent
01:25:12voire ce qu'ils subissent
01:25:13au quotidien
01:25:14et rien que ça
01:25:14c'est déjà inquiétant
01:25:16encore une fois
01:25:17le sujet
01:25:17c'est pas de distribuer
01:25:18les bons et les mauvais points
01:25:19c'est de faire en sorte
01:25:21que ceux qui produisent
01:25:22soient rémunérés
01:25:23à leur juste valeur
01:25:25et en particulier
01:25:26nos agriculteurs
01:25:27nos petits producteurs
01:25:28nos PME françaises
01:25:30aussi
01:25:30sans évidemment
01:25:32pénaliser
01:25:33le consommateur
01:25:34qui a évidemment
01:25:35lui aussi
01:25:36droit à avoir
01:25:36une alimentation saine
01:25:38C'est intéressant ce que vous dites
01:25:39ça veut dire que
01:25:40on va pas arriver vraiment
01:25:41on va pas parvenir
01:25:42à faire toute la lumière
01:25:43sur ce système
01:25:44est-ce que ça va déboucher
01:25:45peut-être sur une proposition
01:25:46de loi
01:25:47sur quelque chose
01:25:47vous en avez déjà
01:25:48une petite idée
01:25:49à ce niveau-là ?
01:25:50Alors ça sera l'objet
01:25:51de la discussion collective
01:25:52avec la présidente
01:25:53et la rapporteure
01:25:54je dis pas
01:25:55qu'on arrivera pas
01:25:56à faire toute la lumière
01:25:57parce qu'il y a les auditions
01:25:58il y a la partie publique
01:26:00des auditions
01:26:00mais ça ne s'arrête pas
01:26:01là le travail
01:26:02d'une commission d'enquête
01:26:03il y a aussi
01:26:04un travail sur pièce
01:26:05et sur place
01:26:05ce qui peut se faire
01:26:06Vous envisagez ça par exemple ?
01:26:08Je crois que la présidente
01:26:09et la rapporteure
01:26:10envisagent effectivement
01:26:11cela
01:26:12y compris pour
01:26:13pouvoir obtenir
01:26:14des informations
01:26:15et des documents
01:26:15ce qu'on constate aussi
01:26:18c'est que finalement
01:26:19le sujet
01:26:19il est peut-être
01:26:20plus du côté du contrôle
01:26:22quelles sont
01:26:22les prérogatives
01:26:23de l'autorité
01:26:24de la concurrence
01:26:25de la DGCCRF
01:26:27et est-ce qu'elles ont
01:26:28les moyens
01:26:28d'utiliser leurs prérogatives
01:26:31est-ce qu'il ne faut pas
01:26:31les renforcer ?
01:26:32Parce que finalement
01:26:33la loi elle est là
01:26:34la question c'est
01:26:35est-ce que la loi
01:26:36est bien respectée ?
01:26:37Peut-être qu'il faut ici
01:26:38vous la corriger
01:26:39mais les différés
01:26:41on l'a déjà fait
01:26:42donc est-ce que
01:26:43ce n'est pas plutôt
01:26:44dans le contrôle
01:26:44et dans la manière
01:26:46dont chacun
01:26:47dans les faits
01:26:49utilise cette loi
01:26:50sans dévier en fait
01:26:53Vous nous avez déjà donné
01:26:54une petite piste
01:26:55merci beaucoup
01:26:55d'avoir répondu
01:26:57à mes questions
01:26:57et on suivra bien évidemment
01:26:58la suite des travaux
01:27:00de cette commission d'enquête
01:27:01C'est déjà la fin
01:27:06de cette émission
01:27:07merci de l'avoir suivi
01:27:08merci pour votre fidélité
01:27:09restez avec nous
01:27:10l'information politique
01:27:11continue sur Public Sénat
01:27:13tout de suite vous retrouvez
01:27:14Thomas Hugues
01:27:15pour Sens Public
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