- il y a 11 heures
Avec 91 athlètes français testés positifs en 2024, la France réussit le triste exploit d'être le deuxième pays au monde avec le plus grand nombre de cas de dopage parmi ses athlètes. Un fléau qui, selon un rapport de l'INSERM, se propage dans les salles de musculation et sur les terrains de course amateurs. L'usage de stéroïdes anabolisants, d'antidouleurs, d'anti-inflammatoires, ou encore de compléments alimentaires serait-il devenu une banalité. Alors, comment endiguer le phénomène ? Quelles conséquences sur la santé ? Caroline Delage et ses invités en débattent sur le plateau de Sport, etc. Nos invités : Claude KERN - Sénateur Union Centriste du Bas-Rhin, Jean GALFIONE - manager programme olympique 2028,¿Sébastien LE GARREC - Chef du Pôle Médical à l'INSEP, Clémentine Blondet rédactrice en chef omnisports à L'Équipe et en duplex Baptiste Cartieaux Sportif de haut niveau. Année de Production :
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00:20Bonjour à tous, bienvenue dans le 56e numéro de Sport etc.,
00:24une émission qui parle de la place politique et sociétale du sport.
00:27Au programme de cette émission, Paul Sexas, Paul Manier ou encore Arthur Fils,
00:33alors que le public tricolore se met à nouveau à rêver de podium à Roland-Garros ou de maillot jaune
00:37français,
00:38comment détecte-t-on et fabrique-t-on des champions ?
00:41Comment lutte-t-on contre l'exode de nos meilleurs espoirs vers les Etats-Unis ?
00:44Nous parlerons aussi du dopage dans le sport pro et amateur.
00:48La France réussit le triste exploit d'être le deuxième pays au monde avec le plus grand nombre de cas
00:53positifs.
00:54Quelles conséquences sur la santé et comment endiguer le phénomène ?
00:57Dans l'échappée de Mathéo Rollet, nous verrons que le sport aide parfois à briser la glace entre des recruteurs
01:03et des candidats à l'embauche.
01:04Nous découvrirons l'initiative Stade vers l'emploi, mise en place par France Travail pour faciliter les entretiens d'embauche.
01:15Et pour parler de tous ces sujets, mes invités aujourd'hui, Claude Kern, bonjour à vous.
01:20Bonjour.
01:21Vous êtes le sénateur, union centriste du Barin.
01:24Sébastien Le Garec, chef du pôle médical à l'INSEP, fabrique des champions.
01:29Clémentine Blondé, rédactrice en chef Omnisport à l'équipe, notre partenaire.
01:33Bonjour à vous.
01:34Et nous jouerons les prolongations aujourd'hui avec notre grand témoin Jean Galphionne.
01:38Bienvenue, vous êtes champion olympique de saut à la perche, skipper par la suite.
01:42Et puis aujourd'hui, manager du programme olympique d'athlétisme 2028.
01:45Mais d'abord, avant de développer ces thématiques, le PSG, à nouveau sacré champion de France.
01:50Mais que vaut encore cette compétition de Ligue 1 ?
01:53Le club de la capitale a gagné le titre pour la cinquième fois d'affilée, la quatorzième de son histoire,
01:58après sa victoire sur Lens, deux buts à zéro, en match retard de la 29e journée de Ligue 1.
02:02Est-ce qu'il y avait vraiment un enjeu ? Et est-ce que cela a encore un sens, à
02:07votre avis ?
02:07Bien sûr que ça a un sens. En tout cas, ça intéresse quand même beaucoup de monde, si on voit
02:12les stades et l'intérêt que génère quand même cette compétition.
02:15C'est un enjeu sportif véritable.
02:18Est-ce qu'il y a du suspense ? Pas toujours. Et encore cette saison, Lens a fait une superbe
02:25saison qui a permis qu'il soit à un moment en tête du championnat.
02:30Mais voilà, on sait que quand on regarde les budgets, forcément, il y a un immense favori.
02:36Et évidemment, ils sont champions d'Europe, ils sont encore en finale, le PSG. Donc il y a un gouffre
02:40avec les autres clubs français.
02:41Oui, c'est ça. Il y a un gouffre aussi dans les moyens, évidemment. Le PSG ne joue pas vraiment
02:45dans la même catégorie que ses concurrents.
02:47Pour rappel, Angers, par exemple, c'est un budget de 25 millions d'euros. C'est 850 millions d'euros
02:53pour le club parisien. C'est ça qui fait la différence, à votre avis ?
02:55Je pense qu'il y a une grosse différence, effectivement. Mais après, il faut voir également au niveau européen.
03:00On parle souvent de salarié cap. Si on veut mettre en place un salarié cap, ce n'est pas au
03:04niveau français seul.
03:05Parce que sinon, nous ne serions plus compétitifs dans les...
03:08Donc, salarié cap, puisque vous, vous êtes bilingue, mais je précise pour nos téléspectateurs, de caper, de plafonner les salaires
03:15des joueurs.
03:15Tout à fait.
03:16Oui.
03:16Tout à fait. Ça existe notamment au rugby.
03:18Oui.
03:18Mais c'est difficile à mettre en œuvre au niveau du football parce qu'effectivement, vous avez des clubs comme
03:24l'Angleterre, l'Allemagne, l'Espagne, l'Italie, qui n'ont pas ces salarié cap.
03:29Et si on ne le met pas, si on le met juste en œuvre en France, nous ne serons plus
03:34compétitifs au niveau européen.
03:35Eh oui. Jean-Galphine, vous suivez un peu le foot ?
03:37Oui.
03:38Qu'est-ce que vous en pensez ? Ça vous intéresse, ce championnat de Ligue 1 ?
03:43Sportivement, ça m'intéresse parce que, même s'il y a un effectif avec des meilleurs joueurs au monde, il
03:50faut quand même être le meilleur tous les week-ends,
03:52donc deux fois ou trois fois dans la semaine, et que ça reste une équipe avec des êtres humains et
03:59qu'il faut arriver à mettre en place un effectif efficace.
04:02Ce n'est pas toujours l'argent qui fait que ça fonctionne. D'ailleurs, on a vu pendant des années
04:05que le PSG ne fonctionnait pas au niveau européen avec des gros budgets.
04:08Et puis, on se réjouit. Depuis quelques saisons, ils arrivent à faire prendre cette mayonnaise avec Louis-Henriquet.
04:16Tant mieux. Sportivement, c'est que dans le management sportif, il y a des choses qui se passent qui sont
04:19très inspirantes pour plein d'autres sports.
04:21Bien sûr, il y a un gros écart financier qui fait la différence parce qu'ils peuvent se permettre d
04:26'avoir un bon de touche très riche en qualité sportive,
04:29mais je pense que rien que sur la performance et le management et l'attitude des joueurs, c'est magnifique,
04:37c'est très très beau.
04:39Sébastien Le Garek ?
04:40Oui, alors moi, comme tout le monde, j'ai envie de dire, parce que nécessairement, ça fait partie de notre
04:43paysage.
04:44Vous êtes spectateur ?
04:45Je suis spectateur, voilà.
04:46Fan aussi ou supporter ?
04:47Fan, pas spécialement.
04:49Supportez quel club ?
04:51Aucun ?
04:51Non, non, non, je suis breton, mais non, non, pas spécialement, c'est pas mon sport de prédilection.
04:57C'est énervant, vous qui défendez les territoires, que Paris écrase le reste de la France ?
05:01C'est pas énervant, c'est un challenge pour les autres territoires, pour battre Paris.
05:06Moi, je suis strasbourgeois et donc je supporte le Racing Club de Strasbourg.
05:10Forcément.
05:10Et forcément, mais c'est un club qui a l'effectif le plus jeune et un club formateur.
05:18Et je pense que ça aussi, ce sont des challenges qui sont mis pour ces jeunes pour affronter les meilleurs.
05:24Allez, on passe à notre premier thème.
05:26La France, vice-championne du monde de dopage dans le sport pro et amateur, c'est le hors-piste de
05:33sport, etc.
05:3991 athlètes français testés positifs en 2024 d'après le rapport annuel de l'Agence mondiale antidopage.
05:45Seule l'Inde ferait pire.
05:47Deuxième pays donc avec le plus grand nombre de cas positifs pour la deuxième année consécutive.
05:52Dans les salles de sport, dans les gymnases, sur les terrains de course, l'usage de stéroïdes anabolisants, d'antidouleurs,
05:58d'anti-inflammateurs ou encore de stimulants
06:00est devenu malheureusement une banalité.
06:03Est-ce que les scandales, Sébastien Le Garek, qu'on a vus par exemple dans le cyclisme ou aux Jeux
06:08olympiques, évidemment,
06:09ce n'est que la partie émergée de l'asberg et ça cache finalement une réalité d'une ampleur insoupçonnée
06:14?
06:14Ce qui est certain, c'est qu'il est très difficile d'avoir une vue assez objective sur l'ampleur
06:20du phénomène.
06:21Vous venez de rappeler les chiffres de l'AMA, de l'Agence mondiale antidopage.
06:25On sait que ces chiffres sont largement sous-évalués.
06:27Ça ne fait que montrer la partie émergée de l'isberg.
06:30En réalité, on imagine bien que les chiffres sont bien plus élevés.
06:35Il y a eu l'excellent rapport de l'Inserm qui a été fait.
06:38On va y revenir, oui.
06:39Qui évoque des chiffres qui sont bien au-delà de ça.
06:41Je vais vous les donner.
06:42Au cours de ces dix dernières années, la prévalence globale du dopage dans les compétitions de haut niveau est estimée
06:46à moins de 5%.
06:48Elle pourrait cependant atteindre jusqu'à 30% dans certains sports.
06:52Oui, tout à fait.
06:53Les chiffres de l'AMA ne font que déjà refléter le monde du sport de haut niveau.
06:57On ne parle pas du tout du sport amateur.
07:00Il faut savoir aussi qu'un bon nombre de tests positifs sont en fait liés soit à des contaminations de
07:04compléments alimentaires, soit à des erreurs médicamenteuses.
07:07Mais pas nécessairement à un dopage intentionnel.
07:09Donc on n'est pas tout à fait…
07:10On est dopé à la suite sur plein gré, vous voulez dire ?
07:12Alors non, je ne dirais pas ça.
07:13Je dirais que parfois, malheureusement, certains athlètes vont faire de l'automédication.
07:18Ou alors vont prendre des compléments alimentaires sans prendre les garanties nécessaires pour vérifier que c'est pas…
07:23Sans avoir le sentiment de se doper.
07:25Exactement.
07:25Juste pour être en forme, pour…
07:28Voilà, pour essayer d'optimiser la performance, parce qu'on est quand même toujours dans cette question-là, tout de
07:32même.
07:33Mais sans volonté, effectivement, de prendre quelque chose qui soit interdit.
07:36En fait, il faut bien voir que le dopage, avant toute chose, c'est prendre une méthode ou une substance
07:41qui est interdite par l'Agence mondiale anti-dopage.
07:43Donc, Jean Galfion, vous, le sportif, quel regard vous avez sur ce chiffre ?
07:49J'ai envie de prendre beaucoup de recul et relativiser comme des chiffres qui, à mon sens, ne les met
07:54pas en cause, mais ne veulent pas dire grand-chose.
07:56On ne sait pas combien de… par rapport à quoi on est deuxième…
07:59Vous, on est peut-être le deuxième pays le plus testé.
08:00Le plus testé et comment on teste les autres pays, les autres fédérations et qui on mesure et qui on
08:05teste et à quel moment.
08:06Donc, en effet, le dopage existe depuis quelques décennies.
08:09On doit se réjouir du travail que fait la lutte entre le dopage.
08:14Je dirais qu'aujourd'hui, plus que jamais, les dopés finissent par se faire avoir à haut niveau.
08:22Être pris la main dans le sac ?
08:23Oui, la lutte existe toujours.
08:25Maintenant, ça fait partie de l'environnement du sportif de nouveau dans son apprentissage.
08:31Est-ce que c'est en progression, vous pensez ?
08:32Non, je ne pense pas que c'est en progression.
08:34Je pense que c'est en progression sur le sport amateur ou en tout cas semi-pro.
08:38Peut-être qu'il y a plus de facilité aujourd'hui à se procurer des produits sur le sport de
08:43très haut niveau.
08:43Ça existe depuis des décennies.
08:45La lutte est, je pense, efficace.
08:47Il y aura toujours des tricheurs.
08:49Maintenant, je pense que c'est surtout une histoire d'éducation.
08:51Et l'inquiétude, elle est autour de l'éducation et le message qu'on doit porter par les éducateurs, par
08:55les entraîneurs, par les parents.
08:58Et je pense que c'est là le progrès qu'on doit faire.
09:01Clémentine Blondet, cette deuxième place, elle vous interroge.
09:03Et l'éducation, il y a aussi peut-être l'influence des réseaux sociaux.
09:05Alors, on met tout sur le dos des réseaux sociaux, mais est-ce que ça joue aussi dans cette tendance
09:09?
09:10En tout cas, cette deuxième place, c'est vrai qu'elle est à relativiser.
09:13On dit toujours que si on ne cherche pas, on ne risque pas de trouver.
09:16Et c'est particulièrement vrai pour la lutte antidopage.
09:19Depuis des décennies, sont installées des grandes disparités entre certains sports, l'athlétisme, le cyclisme,
09:24parce qu'il y a eu des scandales aussi, ils cherchent beaucoup.
09:27En athlétisme, par exemple, il y a eu tout un programme, un effort particulier fait sur les athlètes kényans,
09:35parce qu'on savait qu'il pouvait y avoir des soucis, et ça a tout de suite donné des résultats.
09:40Mais donc, voilà, ça fait monter le kényan.
09:42Donc, en fait, tout le monde est concerné, finalement.
09:45Il n'y a pas une spécificité française, particulièrement, à votre avis ?
09:47Je ne pense pas qu'il y ait de spécificité.
09:50Je pense qu'en revanche, un peu culturellement, parce que le dopage a pris beaucoup de place à la fin
09:55des années 80-90 ici,
09:59voilà, on a les infrastructures et la volonté de trouver, et donc forcément des cas positifs.
10:05Oui, je pense qu'il y a plus, la lutte contre le dopage en France est beaucoup plus présente que
10:09dans beaucoup de pays.
10:11Oui, donc plus de dépistage, plus de cas positifs.
10:14Alors, est-ce que, quand même, on parle de tendance, de culture, il y a cette compétition qui est prévue
10:21demain, le 24 mai,
10:23les Enhanced Games, les jeux augmentés ou les jeux dédopés, comme vous voulez, à Los Angeles.
10:27C'est une première audition, elle est très, très décriée.
10:30Est-ce que ce type de compétition, ça encourage la pratique du dopage ?
10:33Il y a des produits qui sont en vente sur leur site Internet pour se doper librement.
10:37Justement, je pense que cette compétition est malvenue aujourd'hui.
10:41Elle n'est pas soutenue par la France ?
10:42Elle n'est pas soutenue par la France, heureusement, et puis les athlètes français qui y participeraient seraient sanctionnés automatiquement.
10:48C'est le cas, oui.
10:49Et je pense que cette compétition est très malvenue, parce qu'on va faire la promotion du dopage,
10:56alors que le dopage, c'est quand même, il y a des risques pour la santé, le docteur va nous
11:00le dire.
11:00On va y revenir, oui, oui, tout à fait.
11:02Il y a beaucoup de risques qui sont liés au dopage neurologique aussi.
11:05Oui, au-delà du côté triche et fausser la performance, évidemment, il y a des risques sanitaires.
11:11Ce qui vous préoccupe, c'est le sport de haut niveau ou c'est le sport amateur,
11:14où là, on n'a pas de chiffres et la pratique, elle est visiblement assez banale ?
11:19Je pense qu'aujourd'hui, le sport de haut niveau est bien encadré,
11:21avec l'agence française de lutte contre le dopage qui fait un travail formidable.
11:25Après, c'est le sport amateur, effectivement, et les salles de musculation.
11:29Je pense que c'est à ce niveau-là qu'il faut vraiment se poser la question,
11:32les compléments alimentaires, les stéroïdes, etc.
11:36Et c'est à ce niveau-là qu'il faut faire de la prévention, de l'éducation,
11:41comme vous l'avez dit, effectivement, c'est nécessaire aujourd'hui.
11:44Vous avez travaillé sur ce sujet, vous préconisez un renforcement des pouvoirs d'enquête,
11:48notamment de l'agence de lutte anti-dopage, vous voulez dire dans le sport amateur, notamment ?
11:53Alors, c'était lors de l'examen du projet de loi de l'organisation des Jeux olympiques 2030.
12:01Effectivement, c'est pour répondre à un besoin, mais c'est général pour leur permettre d'aller plus en avant
12:09et un partage de données également.
12:11Et je pense qu'aujourd'hui, l'agence française de lutte contre le dopage
12:15nécessite une aide d'une part d'une mission interministérielle qui serait la bienvenue.
12:20– Alors, les conséquences sur la santé, on en parlait il y a un instant, docteur.
12:27Parce qu'a priori, un anti-inflammatoire, un anti-douleur,
12:32qu'est-ce que ça a comme conséquence sur la santé ?
12:34– Les anti-inflammatoires et les anti-douleurs ont des effets indésirables,
12:37mais qui sont en règle générale à court ou moyen terme.
12:40Là, le gros risque, je dirais, de tous ces produits qui sont utilisés pour le dopage
12:44est en premier lieu des stéroïdes anabolisants endogènes.
12:47– Oui, qui est le produit le plus utilisé.
12:48– Qui est largement le produit le plus utilisé.
12:50a des conséquences qui sont, pour le coup, importantes, voire fatales,
12:55et surtout à long terme.
12:57Et donc ça, je pense que…
12:57– C'est quoi le rythme cardiaque des AVC ?
13:00– Oui, alors en premier lieu, effectivement, ça va être des effets indésirables cardiaques,
13:04avec ce qu'on appelle une hypertrophie ventriculaire gauche,
13:06c'est-à-dire une augmentation de la masse musculaire cardiaque,
13:09mais qui, du coup, engendre des troubles de la vascularisation coronarienne,
13:13qui peut donner des infarctus,
13:14qui va aussi pouvoir donner des troubles de la coagulation.
13:18Et donc il y a vraiment beaucoup, beaucoup d'effets indésirables,
13:20qui, comme je dis…
13:22– Et vous pensez qu'on ne le sait pas assez ?
13:23– Ah oui, clairement.
13:24– Il faut faire plus d'informations, de sensibilisation ?
13:27– Je pense, clairement.
13:28– Ou ils s'en foutent, clairement, ceux qui les prennent, des conséquences potentielles ?
13:31– Je pense qu'on n'en parle pas assez.
13:32Je pense que ce serait important de le dire,
13:34que dire que ces médicaments-là peuvent engendrer des cancers du foie,
13:37peuvent engendrer des choses qui, à long terme, en fait,
13:40peuvent avoir des effets qu'on…
13:43J'ai travaillé à l'INSEP, on a l'occasion de voir des gens qui,
13:46malheureusement, je dirais, ont pris des produits,
13:49et je peux vous dire que, parfois, ils s'en brônent un peu les doigts.
13:53Donc, bon, malheureusement, le mal est fait,
13:55et on est là pour les accompagner.
13:57D'ailleurs, je tiens à souligner que ça, c'est un vrai enjeu.
13:59C'est-à-dire que les gens qui ont pris des produits,
14:02mais qui, bon, soit ont été condamnés,
14:07soit font…
14:08Enfin, je dirais, ont envie de tourner la page.
14:10Il faut qu'on les accompagne, ces gens-là.
14:12Parce que, souvent, on a tendance à les considérer comme des parias,
14:15et un peu à les abandonner,
14:16et à penser que, tant pis pour eux,
14:19ce n'est pas une conduite très humaine, quand même.
14:21Je crois qu'on est aussi là pour accompagner ces gens,
14:23c'est vraiment extrêmement important.
14:25– Jean Galfin, vous en avez croisé,
14:26croisé des athlètes qui se dopaient.
14:30Comment, entre athlètes, est-ce que c'est un sujet ?
14:32Est-ce qu'on en parle ?
14:35Enfin, comment vous levez de l'intérieur ?
14:36– Bien sûr, toute ma carrière,
14:38j'ai croisé des athlètes qui étaient dopés.
14:39C'était en plus, dans les années 90,
14:41c'était le début de la lutte intensive contre le dopage.
14:43Donc, ça faisait pas, c'était un sujet qui existait.
14:47Moi, ça n'a jamais été présent dans mon entourage.
14:49J'ai eu la chance de rentrer à l'Institut, à l'INSEP,
14:52l'Institut national du sport, TAU,
14:54avec des gens qui étaient persuadés
14:56que la performance, on pouvait l'atteindre autrement.
14:58Et d'ailleurs, qu'elle était plus belle à atteindre
14:59sans que, ou moins haute, mais en tout cas, clean.
15:04Donc, bien sûr, j'ai été confronté par mes adversaires.
15:07J'ai été confronté dans les observations,
15:09dans les situations et des scènes que j'ai vécues dans ma carrière.
15:12Mais ce qui est le…
15:14Enfin, moi, pour répondre à ces jeux-là augmentés,
15:18je trouve qu'il n'y a aucun intérêt sportif, quoi.
15:19Outre le danger médical qui est inconscient,
15:22mais il n'y a aucun intérêt sportif.
15:23C'est-à-dire que…
15:24On parle d'un dépassement de soi,
15:25on parle de repousser les limites de la performance.
15:27Oui, mais courir le 100 mètres en pente,
15:29avec 20 degrés de pente, ça ferait la même chose.
15:30Quel est l'intérêt de faire 8 secondes
15:32avec une turbine de 10 mètres de vent dans le dos,
15:35ou je ne sais pas.
15:36Il n'y a aucun intérêt sportif.
15:38C'est-à-dire qu'on ne peut même pas…
15:39C'est même pas beau,
15:40c'est même pas impressionnant, en fin de compte.
15:42Donc, bon, voilà.
15:43Oui, cautionnez pas.
15:44Mais c'est vrai qu'il y a le dopage chimique par les produits,
15:48et puis il y a le dopage génétique,
15:51celui qu'on s'injecte, c'est ça, dans le sang.
15:53Je n'ai pas très bien compris comment ça fonctionne.
15:54Et puis, technologique.
15:57Des petits moteurs, des chaussures en carbone.
16:01Oui, et puis souvent, avec le temps, ça s'améliore.
16:05On ne court pas sur les mêmes pistes d'athlétisme qu'aujourd'hui.
16:08Enfin, aujourd'hui, qu'il y a 20 ans,
16:10on n'est pas sur les mêmes vélos,
16:11on n'est pas en athlétisme,
16:12notamment pour tout ce qui est marathon, course sur route.
16:15Mais ça, c'est pour tout le monde pareil, le revêtement ?
16:19C'est pour tout le monde pareil,
16:20sauf que parfois, certains athlètes qui sont en contrat avec une marque
16:24vont avoir la chaussure…
16:25Ah, les chaussures, oui.
16:26Oui, oui, bien sûr.
16:27Donc, oui, oui, le revêtement, c'est pour tout le monde pareil.
16:29Mais les chaussures ou les combinaisons,
16:32comme ça a été le cas en natation,
16:33quand il y avait des records du monde toutes les trois minutes…
16:35Ça, c'est du dopage ou c'est juste de l'athlétisme ?
16:38Non, ça, c'est lié à un règlement.
16:38Parce que c'est autorisé.
16:39C'est lié à un règlement qu'on définit
16:41et ensuite, il y a une évolution du sport
16:43qui permet un apport technologique.
16:45Par contre, il faut le mesurer et le canaliser.
16:48Mais il y aura une évolution du sport sur…
16:50Aujourd'hui, il y a du carbone dans les chaussures,
16:53on l'a canalisé,
16:54on ne peut pas faire n'importe quoi non plus.
16:55Dans le vélo, en natation aussi, il y a des limites.
16:57Oui, mais donc on flirte avec les limites.
17:00Non, parce que c'est autorisé pour tout le monde
17:02et que c'est une règle qui est ouverte pour tout le monde.
17:05Parfois, il faut avoir les moyens, c'est vrai.
17:06C'est là où se situe la différence de niveau.
17:10Bon, alors, puisque vous êtes tous très défavorables au dopage,
17:13on va faire un petit quiz spécial dopage.
17:15Trois questions, vous jouez tous ensemble,
17:17il n'y a qu'une seule équipe.
17:19Combien de Tours de France ont été retirés à l'ensemble
17:21pour dopage ?
17:23Trois, cinq ou sept ?
17:25Moi, je dirais sept.
17:26Je dirais sept aussi, oui.
17:27Sept à l'unanimité, bravo.
17:29Sept victoires qui lui ont été retirées
17:31à cause d'un test positif au dopage.
17:33Deuxième question, laquelle de ces triches a réellement existé ?
17:38Un interrupteur sur une épée permettant d'allumer
17:41la table de marque en escrime.
17:43Des jumeaux courant sous le même dossard un marathon.
17:46Ou une équipe de basket adaptée au JO de Sydney
17:49dans laquelle dix joueurs ne présentaient aucun handicap.
17:53C'est la C.
17:54Oui, je dirais la C aussi.
17:55Et bien, figurez-vous que c'est les trois.
17:57Ah bon ?
17:58La C était plus connue, c'est vrai.
18:01Mais les trois ont réellement existé.
18:05Et puis, dernière question.
18:06Quel athlète français a récupéré une médaille d'or
18:07après la disqualification de son adversaire pour dopage ?
18:11Est-ce que c'est Christophe Lemaitre ?
18:13Est-ce que c'est Martin Fourcade ?
18:15Ou est-ce que c'est Luc Alphand ?
18:16Martin Fourcade.
18:17Martin Fourcade.
18:18C'est récent.
18:19Ça ne fait pas longtemps.
18:20On s'en souvient.
18:22Bravo, vous avez trois points sur trois.
18:24Vous êtes très fort en dopage.
18:25Je vous félicite.
18:27On va passer à l'échappé tout de suite.
18:33Et tous les mois, dans la rubrique l'échappé,
18:36nos caméras vous emmènent découvrir que le sport est une solution
18:39à de nombreux enjeux de société.
18:41Il aide notamment dans les processus de recrutement.
18:44Le stade vers l'emploi, c'est une initiative lancée par France Travail
18:47qui permet aux demandeurs d'emploi et aux recruteurs
18:49de se retrouver le temps d'une journée
18:51pour passer à un entretien d'embauche un peu particulier.
18:54Un entretien qui passe par le sport,
18:56qui permet de déconstruire les préjugés,
18:58d'annuler les clichés et de réduire les discriminations.
19:01Reportage en banlieue parisienne.
19:03Mathéo Rollet.
19:03C'est un peu spécial, madame, comme entretien d'embauche.
19:05Oui, c'est un peu spécial.
19:07Oui, j'aime pas l'orgueil, mais j'aime bien.
19:10Pas de CV, d'entretien classique
19:12ou encore moins de l'aide de motivation.
19:13Ici, dans un premier temps, comme vous l'entendez l'air à moi,
19:16c'est le sport qui prime.
19:17Alors, demandeurs d'emploi et recruteurs
19:19ont été répartis dans différents groupes par France Travail.
19:21Bien sûr, des groupes en fonction de ce qu'ils recherchent quand même.
19:24Mais c'est le rugby qui va faire parler les qualités de chacun.
19:28Personne ne sait qui est qui.
19:29Le sport comme solution.
19:41Si on fait des passes entre nous deux,
19:44moi, je préfère un pass en monde patolaire.
19:46C'est la même chose dans le monde de travail.
19:48J'ai déjà montré des centaines de fois
19:50qu'il ne faut pas juger la personne par le physique
19:53et par ce qu'on fait.
19:55Là, c'est bien d'abord pour se relaxer,
19:57se ressaisir, se rentrer dans l'égé.
19:59Et puis, une fois devant les employés,
20:03c'est facile de pouvoir communiquer, dialoguer
20:05et passer ton attrait facilement.
20:06On n'est pas jugé par une photo et quelques lignes,
20:08on est jugé pour sa personne.
20:09Pour sa personne et pour sa responsabilité,
20:12confiance, respect.
20:13Il faut se dire aussi qu'il faut éviter de plaquer
20:14la personne qui va nous recruter, non ?
20:16Ah ouais, c'est pas facile.
20:18Bien joué.
20:32Qu'est-ce que tu as fait ressortir nos compétences ?
20:34Tu le montres sans parler.
20:37Et sans y penser finalement, on est soi-même.
20:39C'est ça, on est soi-même.
20:40On va à travers des petites activités sportives simples
20:42révéler nos talents.
20:44Et à travers le sport,
20:45on peut les faire révéler à l'employeur.
20:47L'intérêt de ce système, c'est que ça casse un peu les codes.
20:49Et avec donc un taux de résultat très intéressant
20:51parce que c'est 60% de retour à l'emploi.
20:55Donc on embrasse à la fois les questions d'emploi,
20:57mais aussi la santé, le scolaire
21:01et puis le développement du rugby dans les quartiers populaires.
21:04Bon, l'initiative du Stade vers l'emploi
21:06n'est pas à son premier coup d'essai.
21:07C'est le 300e qui est organisé aujourd'hui avec le rugby.
21:10Mais il y a aussi différents sports,
21:11comme l'athlétisme par exemple.
21:12Il y a 147 candidats aujourd'hui, 11 recruteurs,
21:15plusieurs postes à pourvoir évidemment.
21:17Personne ne sait qui est qui.
21:18Encore à la pause du midi,
21:19les rôles vont bientôt être dévoilés
21:21avant les entretiens d'embauche
21:22un petit peu plus classiques cet après-midi.
21:24Et par Hélène qui est cachée par là-bas.
21:26Bonjour à tous.
21:27Alors je me présente.
21:29Moi, c'est Léna Arouni.
21:30Je suis responsable d'une agence d'aide à domicile.
21:34Pour ceux qui sont intéressés
21:35pour le secteur d'aide à domicile,
21:38avec plaisir, on se verra
21:40et on échangera ensemble.
21:41Et à ce moment-là,
21:42on verra ce qu'on peut faire ensemble.
21:44D'accord ?
21:47Pourquoi les entretiens d'embauche plus classiques
21:49fonctionnent un petit peu moins bien maintenant ?
21:50Aujourd'hui, on essaye de trouver d'autres méthodes
21:53pour rencontrer les personnes,
21:54les cerner un petit peu plus vite aussi.
21:55Quand on a un CV à l'écrit,
21:57quand on a un CV devant nous,
21:58on ne voit pas la personne.
21:59Enfin, on a un entretien d'une heure,
22:01une heure et demie, allez.
22:02Mais en soi, on ne peut pas réellement voir
22:04le comportement et les réactions des personnes.
22:07Là, par exemple, aujourd'hui,
22:08on a pu le voir par les exercices qu'on a pu faire.
22:11On a réellement vu qui avait un esprit d'équipe,
22:15qui avait une cohésion d'équipe,
22:16qui aidait, qui n'aidait pas.
22:17Dans le secteur d'aide à domicile,
22:18il faut avoir une capacité quand même physique.
22:20Et aujourd'hui, ça m'a permis,
22:21dès le début,
22:22sans avoir besoin de parler
22:25ou de connaître la personne réellement,
22:27dès le début,
22:27je pouvais déjà avoir une idée sur le profil.
22:31Juste un petit peu là-bas, je pense.
22:33Moi, c'est Zéina.
22:34J'ai eu un parcours musico-social.
22:37J'ai fait un bac ST2S,
22:38ensuite un BTS, économie sociale familiale.
22:40Je travaillais pendant à peu près 10 ans dans la vente.
22:43Vous, ce qui vous motive aujourd'hui
22:44dans le secteur de l'aide à domicile,
22:46c'est quoi exactement ?
22:46C'est mes appétences, en fait.
22:48C'est vraiment mes appétences
22:49et mon savoir-être
22:50que j'ai envie de mettre en avant.
22:52Et quelles seraient vos qualités,
22:53puisque vous me dites savoir-être ?
22:54L'empathie, vraiment, l'empathie,
22:57rendre service, prendre soin.
22:58Et aider l'autre du mieux que je peux.
23:04Nous sommes quelques jours après le tournage
23:06et nous venons d'apprendre la nouvelle.
23:08Zéina, que vous avez pu apercevoir
23:09dans l'entretien juste avant,
23:11a été embauchée par les recruteurs
23:13du stade vers l'emploi.
23:14Donc, ça porte quand même plutôt bien son nom.
23:21Alors, qu'est-ce que vous en pensez ?
23:22C'est un bon moyen de briser la glace,
23:24de jouer au rugby ensemble
23:24avant un entretien plus classique ?
23:27Oui, exactement.
23:28Le sport est valeur de plein de choses
23:30et notamment de mieux se sentir,
23:33faire connaissance, être soi,
23:35comme disait la jeune femme,
23:37être soi-même
23:37et puis permettre de montrer ses vraies qualités
23:39sans peur, sans stress, sans angoisse,
23:41en tout cas en les adoucissant.
23:43Oui, vous connaissiez cette initiative ?
23:45J'en avais entendu parler, effectivement.
23:47Ça permet de révéler également l'esprit d'équipe.
23:50Oui, absolument, l'esprit d'équipe.
23:51Les soft skills, comme on dit.
23:54Vous trouvez ça bien, forcément ?
23:55C'est très bien.
23:56Oui, vous aussi Clémentine ?
23:57Bien sûr, forcément.
24:00Et puis, ça permet...
24:01C'est vrai qu'un CV, ça peut être un peu froid.
24:03Donc là, on est dans un contact humain.
24:05C'est toujours plus intéressant.
24:07On voit mieux la personne.
24:08Le sport, c'est une solution à tout, finalement, non ?
24:11Beaucoup de choses, oui, effectivement.
24:12En tout cas, je trouve que c'est une très bonne initiative aussi.
24:14Je trouve que c'est une façon aussi d'appréhender la personne
24:16un peu différemment que face à un bureau.
24:20Allez, on passe à notre deuxième grosse thématique.
24:23La France est-elle encore capable de fabriquer des champions ?
24:26C'est la rubrique « Le champion de sport, etc. »
24:34Paul Sexas, Paul Manier, Arthur Fils, Isaac Hadjar.
24:37Ce sont de nouveaux espoirs français, des graines de champions.
24:40Comment les détecte-t-on ?
24:42Comment les forme-t-on ?
24:43Et surtout, comment les retient-on ?
24:45Les infrastructures, l'accompagnement personnel, les bourses
24:49font qu'ils sont de plus en plus nombreux à céder aux sirènes du rêve américain.
24:52Alors, c'est difficile à quantifier,
24:53mais d'après les chiffres de la Fédération française d'athlétisme,
24:56il serait entre 130 et 170 athlètes exilés outre-Atlantique.
24:59En tout, près de 300 jeunes, tous sports confondus.
25:02Est-ce que la France n'est plus capable de former ses champions ?
25:07Je m'adresse à vous qui, précisément, en êtes chargés.
25:11Bien sûr que oui, mais après, c'est le rêve de pas mal de jeunes sportifs
25:16de partir deux ans aux Etats-Unis, pas que pour faire du sport,
25:18c'est aussi pour faire leurs études.
25:19Ils ont un cursus de deux à trois ans, qui est extrêmement intéressant.
25:24C'est une aventure super intéressante, l'humainement.
25:26Et quand ils arrivent en même temps à pratiquer leur sport,
25:29tant mieux, certains ont des bourses,
25:30donc tout est réuni pour que ça plaise.
25:33Comment on les détecte en France ?
25:34C'est deux choses différentes.
25:36Il y a l'aspect sportif, où nous, on a toutes les infrastructures
25:38pour fabriquer des champions.
25:40Et après, il y a un projet personnel qu'on peut comprendre.
25:42Par contre, quand ça ne se croise pas,
25:44c'est-à-dire que quand on sait former des sportifs,
25:46des grands champions, et qu'ils partent aux Etats-Unis
25:49dans les mauvaises universités parce qu'ils sont mal orientés,
25:52là, on les perd.
25:53Et ça, c'est plus problématique à la Fédération française d'athlétisme.
25:56C'est pour ça qu'on a...
25:57Plutôt que de se dire que c'est en effet...
26:00On voit ça comme les démons américains
26:03qui nous prennent nos athlètes,
26:04c'est plutôt qu'on travaille maintenant avec...
26:05Et notamment Léon Marchand.
26:06On va revenir aux Etats-Unis.
26:07On travaille avec une agence,
26:08où on a signé une convention pour orienter nos sportifs,
26:11nos athlètes, vers les bonnes universités,
26:12avec les bons coachs,
26:13pour garder un accompagnement,
26:14une veille sur eux,
26:15et même quand ils reviennent l'été en France
26:17ou après leurs 2-3 ans de cursus.
26:19On va y revenir.
26:19Mais d'abord, racontez-nous
26:20comment on fabrique des champions en France.
26:22Eh bien, en athlétisme,
26:24on a différentes structures,
26:26des pôles d'entraînement
26:27et des structures privées parfois.
26:29Et on les suit en accompagnant
26:31au mieux possible sur...
26:33Là, on a réorganisé avec des programmes olympiques.
26:35Moi, je suis sur le programme 28.
26:36Il y a un programme 32 et 36.
26:38Donc, on va se pencher sur nos sportifs très tôt
26:41ou en tout cas...
26:41À quel âge on détecte un champion ?
26:4336, c'est-à-dire dès qu'il y a des espoirs cadets,
26:47on va les suivre,
26:48on va les orienter.
26:49À 14 ans ?
26:50Oui, c'est ça.
26:52C'est un petit peu plus, 14-15.
26:53Mais on va les suivre au maximum,
26:56les accompagner,
26:56accompagner leur coach,
26:57leur structure, leur club
26:58et s'intéresser à eux
27:00et ensuite les emmener le plus loin possible.
27:02Donc, il y a cette volonté
27:03de créer du lien avec l'athlète
27:06et son coach
27:08pour aller le plus loin possible,
27:09les orienter vers des pôles d'entraînement,
27:10vers des spécialistes.
27:11Il y a des 4 techniques en France
27:12qui font un formidable travail.
27:14Leur donner tous les outils
27:15et les moyens pour que ça progresse.
27:16Donc, c'est bien structuré,
27:18ça fonctionne.
27:18Maintenant, il faut faire mieux,
27:20c'est tout.
27:21Est-ce que, Sébastien Le Garec,
27:22l'aspect médical,
27:25accompagnement physique
27:26et aussi mental,
27:28parce qu'il y a toute la mentalité,
27:30c'est fondamental pour...
27:32S'il ne suffit pas d'avoir un talent,
27:33ensuite, il faut le faire fleurir.
27:35C'est une étude qui avait été faite
27:37par l'IRMES,
27:38l'Institut de recherche médicale
27:40et en épidémiologie du sport,
27:41qui est un des laboratoires de recherche
27:43de l'INSEP,
27:44qui a montré clairement
27:45que les athlètes
27:46qui performent au plus haut niveau
27:47sont ceux qui se blessent,
27:48le moins.
27:49Alors, ça paraît une lapalissade
27:50que de le dire,
27:51mais c'est important de le rappeler.
27:53Ça veut dire qu'on ne va pas trop fort
27:54non plus tout de suite aussi,
27:56qu'on essaie de se ménager ?
27:57Il est important d'adapter,
27:59en fait,
27:59la charge d'entraînement,
28:01le type d'exercice.
28:03En fait,
28:03la prévention compte pour beaucoup.
28:05La prévention,
28:06elle a pour but de préserver
28:07la santé de l'athlète
28:08avant toute chose,
28:08mais aussi,
28:09on l'oublie parfois,
28:10de favoriser la performance
28:12à moyen et long terme.
28:13Et si à 20 ans,
28:15on n'a pas à percer,
28:16c'est foutu ?
28:16Ou on peut quand même
28:17devenir champion
28:18un peu plus sur le tard ?
28:19Je pense que M. Galicien
28:21répondra mieux que moi,
28:22mais en tout cas,
28:22je pense que,
28:23oui,
28:24il y a des couloirs
28:25de performance.
28:26Moi,
28:26je m'occupe un peu
28:27de la natation,
28:27je pense que c'est la même chose
28:28dans l'athlétisme.
28:29En fait,
28:29on sait assez rapidement
28:30qui peut faire partie
28:32des meilleurs,
28:32d'où l'importance aussi
28:34que ces personnes-là
28:35soient bien identifiées
28:35par la fédération
28:36de façon à les accompagner
28:38au mieux.
28:38Ça arrive de rater une pépite ?
28:41Bien sûr que ça arrive,
28:42ça arrive et c'est ce qu'on
28:43essaie d'éviter,
28:44mais on va dire que
28:45les périodes de progression
28:46et les courbes
28:47qui sont très intéressantes
28:49sont les catégories,
28:49en tout cas en athlétisme,
28:50entre 20 et 23 ans,
28:51les catégories d'espoir.
28:53On sait que souvent,
28:53quand ça perd,
28:54à ce moment-là,
28:55au niveau mondial,
28:56on a des chances
28:57de retrouver des athlètes
28:57parmi les meilleurs au monde,
28:58mais ça reste aussi un sport
29:01où on parle avec des gens
29:03qui ont une singularité,
29:04qui sont hors normes,
29:05donc il faut être attentif
29:06à tous les profils
29:07parce que parfois,
29:08il y a des gens
29:09qui nous surprennent
29:10et qui se retrouvent
29:10meilleurs au monde
29:11alors qu'on n'aurait pas
29:12misé trop,
29:12donc c'est à nous
29:13d'être vigilants
29:14à chaque individu.
29:17Clémentine ?
29:18Est-ce qu'on a l'impression
29:18en ce moment,
29:19là j'ai cité quelques noms,
29:21qu'on est enfin
29:22face à un nouveau vivier
29:23de champions
29:24et que la France,
29:25potentiellement,
29:26peut revenir un peu
29:27en haut des podiums ?
29:27Oui,
29:28il y a vraiment
29:28un effet de génération.
29:30Alors c'est toujours
29:31un peu compliqué
29:31à expliquer,
29:33comprendre à quoi ça tient,
29:35sans doute que les Jeux de Paris,
29:37même si,
29:39on a su qu'on les avait
29:40en 2017 de mémoire,
29:42donc c'est les sportifs
29:43qui ont 25 ans aujourd'hui
29:44ont quand même grandi
29:45avec cette idée
29:46des Jeux olympiques
29:47et l'image
29:48d'une France performante.
29:49Il y a eu des moyens aussi
29:50qui ont été alloués
29:51au sport
29:52et aux sportifs
29:53de haut niveau
29:53à cette période-là
29:55parce que la France
29:56s'organisait les Jeux
29:57et que c'était
29:57un objectif important
29:59d'avoir des médailles.
30:00Et même si ces sportifs-là
30:02étaient un peu jeunes
30:04pour certains,
30:06voilà,
30:06là on voit
30:07qu'il y a cet effet
30:09d'émulation
30:09et on parlait un peu
30:11négativement
30:11des réseaux sociaux
30:12tout à l'heure,
30:13mais en revanche,
30:14ça peut être très positif
30:15pour tous ces sportifs
30:16parce qu'en fait,
30:17ils ont des moyens
30:17d'échanger entre eux,
30:19de se connaître
30:21ou en tout cas
30:21d'échanger
30:23et de se suivre,
30:25de voir ce que fait l'autre.
30:26Il y a de plus en plus
30:27de sportifs
30:27qui partagent
30:28ce qu'ils font
30:28à l'entraînement,
30:29etc.
30:30Et donc cette émulation,
30:31elle se crée.
30:32Et est-ce qu'il n'y a pas
30:34un problème plus en amont,
30:35en fait ?
30:36On parle souvent
30:36de la place du sport
30:37à l'école
30:38pour créer des vocations.
30:40Est-ce qu'il ne faut pas
30:40prendre le problème
30:41encore plus à la racine
30:42en France
30:43et encourager davantage
30:45le sport
30:46et le fait
30:47de vouloir devenir champion ?
30:48Moi, je suis de ceux
30:49qui pensent
30:50qu'il faut donner
30:50plus de moyens
30:51encore au sport
30:52parce qu'on a donné
30:53les moyens,
30:54effectivement,
30:54comme vous l'avez dit,
30:55pour les Jeux Olympiques
30:572024,
30:58mais il y a la suite
30:59et notre président
31:01de la République
31:01a quand même déclaré
31:03que la France
31:04devait être
31:04une nation sportive.
31:05Donc pour que la France
31:07soit une réelle nation sportive,
31:09donnons des moyens,
31:10donnons des moyens
31:10aux écoles
31:11avec les 30 minutes
31:13d'éducation sportive.
31:15Oui, ça ne marche pas très bien.
31:15Ça ne marche pas très bien,
31:16malheureusement,
31:17parce que c'est mal suivi,
31:18mais également donnons
31:20des moyens
31:20à nos collectivités
31:22qui sont responsables,
31:23elles,
31:23des infrastructures,
31:25des équipements sportifs
31:26qui sont malheureusement
31:27vieillissants
31:28et souvent absents
31:29de certains de nos territoires.
31:32Alors on est plus
31:32en période de restrictions
31:33et de disette
31:34que de davantage de moyens.
31:36On l'a vu pour les piscines
31:37avec l'effet qu'a créé
31:39Léon Marchand
31:40qui était incroyable
31:40à Paris 2024,
31:41mais en fait,
31:42des piscines,
31:43beaucoup ont fermé,
31:44sont vieillissantes
31:45et donc même si on a son enfant
31:47qui veut faire de la natation
31:48demain,
31:48ce n'est pas forcément évident.
31:49Alors justement,
31:50Léon Marchand,
31:51quadruple médaillé d'or
31:52au JO,
31:52je vous le rappelle,
31:53de Paris,
31:54eh bien,
31:55il n'est pas le seul
31:56à être reparti aux États-Unis.
31:58On en parlait au début.
31:59de nombreux jeunes sportifs français
32:01tentent l'aventure
32:01outre-Atlantique
32:02et c'est le cas
32:03de Baptiste Carcio
32:03qui est avec nous
32:05en duplex
32:06depuis l'université
32:07à Iona University
32:09dans l'état de New York.
32:11Merci beaucoup
32:11d'être avec nous Baptiste.
32:13Vous êtes athlète
32:14de 3000 mètres stiples
32:15et de crosse
32:16et du demi-fond.
32:17Vous êtes parti,
32:17vous vous entraînez
32:18aux États-Unis
32:19pour quelles raisons ?
32:20Bonjour.
32:21L'idée de partir
32:22aux États-Unis,
32:23c'était de pouvoir
32:24en fin de compte
32:24continuer mes études
32:26et sans concession,
32:27enfin sans concession
32:28avec le sport également
32:30parce que je pratique
32:31les deux ici
32:32à l'université d'Iona
32:33avec un bon groupe
32:35d'entraînement
32:35donc c'est parfait
32:36pour concilier les deux.
32:37Parce qu'ici,
32:38les cours sont aménagés,
32:39c'est beaucoup plus facile
32:40d'être sportif
32:41et de faire ses études,
32:42il n'y a pas de problème
32:43financier,
32:44il n'y a pas de problème
32:44d'infrastructure,
32:45tout est au même endroit,
32:46c'est un peu ça
32:47la différence ?
32:49C'est ça,
32:50pour avoir fait les deux,
32:51j'ai fait ma licence
32:52en France
32:53à Paris-Nanterre
32:54alors que j'habitais
32:55à Sergy
32:55donc je devais faire
32:5645 minutes
32:57tous les jours
32:58de train
32:59et là aujourd'hui
33:01je me retrouve
33:01sur le campus
33:02avec une bourse
33:03donc je peux profiter
33:05en fin de compte
33:07de cette émulation
33:11et là où je vivais
33:13chez ma maman
33:13parce que je n'avais pas
33:14le choix,
33:14maintenant là
33:15je suis sur le campus
33:16et je peux me dédier
33:17à 100%
33:18sur cette pratique
33:19de l'athlétisme
33:19en plus des études
33:22donc j'ai trouvé
33:23ce qu'il fallait.
33:24Est-ce que vous voyez
33:25aussi une différence
33:26dans le staff médical,
33:27dans les coachs,
33:28même dans la mentalité,
33:30dans la gagne ?
33:32Est-ce que c'est mieux
33:33aussi là-bas ?
33:33Alors il faut dire
33:34que la mentalité
33:35est différente.
33:36Ça peut être bien
33:38mais ça peut aussi
33:39être le revers
33:39de la médaille
33:40puisque on est en mode
33:42enfin c'est un peu
33:43bon,
33:44on te paye
33:45pour être ici
33:45en fin de compte
33:46donc finalement
33:47il faut durer
33:48des résultats.
33:49Donc voilà,
33:50ok on a de l'argent,
33:52ok c'est un peu mieux
33:52en termes d'infrastructure
33:54et tout ça
33:55et de tout ce qui est
33:56mis en oeuvre
33:57mais mine de rien
33:57il y a une pression
33:58qui peut être nocive
34:00parfois
34:00donc c'est pour cela
34:01comme vous en avez parlé
34:02il faut vraiment bien
34:03choisir son université,
34:05avoir le bon coach
34:06pour justement
34:07ne pas être
34:09croulé sous la pression.
34:10Et est-ce que vous avez vu
34:11vos résultats s'améliorer
34:12depuis que vous êtes
34:13aux Etats-Unis ?
34:15Alors moi j'y suis
34:16seulement depuis un an
34:17pour le moment
34:19voilà j'étais déjà
34:20très bon en junior
34:21donc j'essaye de faire
34:23le step
34:23mais bon
34:24la plupart du temps
34:25quand on commence
34:25avec un nouvel entraînement
34:26il y a une adaptation
34:27d'un an ou deux
34:28donc j'ai hâte de voir ça
34:30comment ça va se dérouler.
34:30Votre objectif c'est quoi ?
34:31C'est de 2028 ?
34:332028, oui
34:35pour tout athlète
34:36l'objectif c'est d'aller
34:37aux Jeux Olympiques
34:38maintenant il me reste
34:39encore 20 secondes
34:40sur ce type
34:40d'aller chercher.
34:42donc
34:44ouais
34:44de toute façon
34:47tout est de mon côté
34:48il faut juste
34:49que je cours plus vite
34:50je vais essayer
34:51de faire le maximum
34:52mais en tout cas
34:53voilà
34:53c'est l'idée
34:54de faire la jonction
34:55entre les années jeunes
34:57et les années élites
34:58et c'est quelque chose.
35:00Merci beaucoup Baptiste
35:01d'avoir été en ligne
35:02avec nous
35:03c'est vrai que c'est pas facile
35:04il y a peut-être
35:05plus de très bons juniors
35:07et après
35:07pas assez pro
35:09adultes.
35:09Alors on a
35:10la capacité
35:11à former pas mal
35:12de jeunes athlètes
35:12assez bons
35:13au niveau international
35:13et qu'on ne retrouve pas
35:15ces mêmes stats
35:15ensuite plus haut
35:17c'est des raisons
35:18aussi stratégiques
35:19de formation
35:19et de détection
35:20dans différents pays
35:23Baptiste fait partie
35:24des jeunes athlètes
35:25il a bien exprimé
35:26les années clés
35:27c'est les années
35:28pour passer
35:29de bons juniors
35:30à bons seniors
35:31c'est 2-3 années
35:32et il faut prendre
35:33le train en marche
35:33c'est plus facile
35:34maintenant
35:36il y a aussi
35:37beaucoup
35:37une énorme concurrence
35:38internationale
35:39au niveau de l'athlétisme
35:39plus que jamais
35:40donc pour trouver
35:42son chemin
35:43c'est compliqué
35:44de faire la défense
35:44c'est compliqué
35:45il n'y a pas
35:46de recettes magiques
35:48il y a l'entraînement
35:49il y a les chronos
35:50il y a l'assiduité
35:51et puis faire les bons choix
35:52dans son entourage
35:53c'est pour ça que le choix
35:54de la bonne université
35:55avec le bon coach
35:55comme disait Baptiste
35:56est extrêmement important
35:57et pas décrocher
35:59il n'a pas répondu
36:00c'est une question
36:01le souci aussi
36:02qu'on retrouve
36:02avec les athlètes
36:03qui partent aux Etats-Unis
36:04c'est le suivi médical
36:05que nous on a un suivi médical
36:06qui est quand même
36:06assez exemplaire en France
36:07et meilleur vous pensez ?
36:08oui bien meilleur
36:09dans certaines universités
36:10ça se passe très bien
36:11dans d'autres
36:11c'est moins le cas
36:12et quand ils ne sont plus
36:14universitaires
36:15en plus les athlètes
36:15elles sont souvent
36:16un petit peu
36:16c'est un peu compliqué
36:18donc là on travaille dessus
36:19pour essayer de garder
36:20ce contact
36:20et les accompagner aussi
36:21sur ce plan là
36:22il peut y avoir
36:23un souci financier aussi
36:24pour ces jeunes athlètes
36:25quand ce n'est pas
36:26des grands champions
36:27et qu'on est aux Etats-Unis
36:28le moindre examen
36:29c'est très cher
36:30on est blessé
36:31on doit rentrer
36:31c'est pas pris en charge ça ?
36:33non
36:34dans certaines universités
36:35si d'autres non
36:36et puis quand il faut débourser
36:37c'est très cher
36:38donc ils attendent
36:39le dernier moment
36:40pour aller se faire soigner
36:40et c'est souvent trop tard
36:42et c'est parfois tard
36:43vous des noms un peu
36:44vos espoirs pour 2028
36:45sur qui vous misez
36:46j'en ai donné quelques-uns
36:47en introduction
36:49vous aviez été très critique
36:50pour 2024
36:51alors 2028
36:52je suis critique
36:53comme ce que vous disiez
36:54c'est que la France
36:55est-elle un pays de sport
36:57on sait bien
36:57qu'il y a encore
36:58beaucoup de travail
36:59certains ont répondu non
37:00non non mais moi
37:01je dis non avec de la nuance
37:02il y a des choses
37:02qu'on sait faire
37:03et d'autres
37:03qu'on doit vraiment progresser
37:04et l'impulsion
37:05des Jeux Olympiques
37:06moi j'étais un peu frustré
37:07de me dire
37:07que ça n'a pas apporté
37:08et ça n'apportait pas
37:09et ça n'a pas apporté
37:10tout ce qu'on attendait
37:10mais bon
37:11quand on aime le sport
37:12on n'en a jamais assez
37:13il y a des choses
37:13qui ont été faites
37:14qui étaient bien
37:15donc après
37:15de manière générale
37:16en athlétisme
37:17parce que je ne vais pas
37:18me pencher sur les autres sports
37:20on espère faire mieux
37:21on est en chantier
37:22en construction
37:23d'un projet
37:25qui va emmener
37:25pour ma part
37:26jusqu'en 2028
37:27en espérant faire mieux
37:29que les derniers Jeux
37:29c'était une médaille
37:31donc vous savez
37:31si on en fait 3, 4
37:33on sera déjà très content
37:34vous en gâchez pas trop ?
37:34non mais c'est une réalité
37:36il faut être lucide aussi
37:37et pour Baptiste
37:37c'est encore possible ?
37:39ou c'est trop tard
37:40pour 2028 ?
37:41les sélections
37:41ont lieu quelques mois
37:42avant les Jeux
37:43donc il a toutes ses chances
37:44mais il est sur une épreuve
37:45en France
37:46il y a beaucoup de concurrence
37:47est-ce qu'on peut parler
37:48d'une fuite des champions
37:50comme on parle
37:50de fuite des cerveaux ?
37:52alors je ne sais pas
37:54si on peut dire ça
37:55il faut aussi rappeler
37:56que l'exil
37:57aux Etats-Unis
37:58n'est pas nouveau
37:59je pense à la natation
38:00Romain Barnier
38:02Frédéric Bousquet
38:02ce sont des gens
38:03qui ont déjà fait l'expérience
38:05d'aller s'entraîner
38:05aux Etats-Unis
38:07pour ce qui est de la natation
38:08effectivement
38:08alors à l'heure actuelle
38:09on a quand même
38:09un certain nombre d'athlètes
38:10qui sont là-bas
38:11et comme le disait
38:13Jean Galchion à l'instant
38:14effectivement
38:14pour ce qui est du médical
38:15en tout cas
38:15c'est un domaine que je connais
38:17moi je les ai régulièrement
38:18au téléphone
38:19et on essaye de gérer
38:20les choses au mieux
38:20à distance
38:21parce que c'est pas géré
38:23sur place
38:23et voilà
38:23effectivement
38:24et lorsqu'on a besoin
38:25de faire des examens d'imagerie
38:26ou des examens complémentaires
38:27il n'est pas rare
38:27qu'on profite
38:28de leur passage en France
38:30lorsqu'ils viennent voir la famille
38:31lorsqu'ils ont une petite trêve
38:32pour organiser les choses
38:36c'est votre cas Baptiste
38:37le suivi médical
38:38vous confirmez
38:38c'est pas au niveau ?
38:40pour ma part ça va
38:42c'est mon assurance
38:43qui a été pris en charge
38:44j'ai dû faire le suivi
38:45justement médical
38:46de la fédération
38:47qui est pour
38:48en fin de compte
38:49les athlètes
38:49sur les listes ministérielles
38:51donc j'ai dû voir
38:52avec ça
38:53et non ça va
38:54j'ai trouvé
38:55ce qu'il fallait
38:56ici à New York
38:57mais j'imagine
38:59que c'est pas
39:01j'ai peut-être eu de la chance
39:02oui
39:03sans doute
39:05on s'inquiète pas
39:06alors ça a toujours existé
39:07cet exil
39:08des champions
39:09et finalement
39:10c'est un bon équilibre
39:11entre ceux qu'on forme
39:12et qu'on détecte en France
39:13et ceux qui partent aux Etats-Unis
39:14est-ce que c'est un sujet
39:15de préoccupation pour vous ?
39:16je crois que pour les jeunes
39:18c'est le rêve américain
39:19ouais c'est ça
39:19et puis
39:21si on prend l'exemple
39:22par exemple
39:22des sports collectifs
39:24le basket
39:25on a cité que celui-là
39:26les jeunes aujourd'hui
39:27ils partent à l'université
39:28et ils ont des bourses
39:30c'est vrai
39:30qui dépassent largement
39:32les salaires
39:32de nos joueurs chez nous
39:33professionnels absolument
39:34et ils restent comme français
39:36c'est-à-dire
39:37ils reviennent enrichis
39:38d'une expérience américaine
39:39au service de l'équipe de France
39:41donc c'est pas un exil
39:43où on les perd
39:45ils reviennent
39:45comme les hauts marchands
39:46concourir pour la France
39:47et bien parfait
39:49on passe au chrono maintenant
39:553 actualités sportives
39:57en bref
39:58et 3 réactions
39:59ou pas
39:59c'est comme vous le sentez
40:00suivant si ça vous inspire
40:01on a vu
40:02cette semaine
40:03Gérald Darmanin
40:04le garde des Sceaux
40:05en déplacement en Algérie
40:06il a notamment
40:07plaidé la cause
40:08du journaliste sportif
40:09Christophe Glaze
40:10du magazine SoFoot
40:11qui a été condamné
40:12à 7 ans de prison
40:12pour apologie du terrorisme
40:14alors qu'il réalisait
40:15un reportage
40:16sur la jeunesse sportive
40:17de Kabylie
40:17une équipe de foot
40:18emblématique
40:19d'une région rebelle
40:20au pouvoir central d'Alger
40:22est-ce que vous attendiez
40:24quelque chose
40:24de cette visite
40:25sur ce sujet là précisément ?
40:27On attendait surtout
40:28une réaction
40:29de la part du gouvernement algérien
40:30pour annoncer une
40:32libération
40:33libération très prochaine
40:35nous restons sur notre soif
40:36Mais c'est encore possible ?
40:38C'est encore possible
40:39Est-ce qu'il a utilisé
40:41les bons mots ?
40:41Il a dit qu'il fallait
40:42rendre Christophe
40:43non pas à la France
40:44mais à sa maman
40:45est-ce que c'est un argument
40:48qui est de nature
40:49à faire bouger l'Algérie ?
40:51Je ne sais pas
40:52Là je ne sais pas
40:53Vous ne savez pas ?
40:55Clémentine une réaction ?
40:56On a cette photo
40:58de Christophe Glez
40:59tous les jours
40:59en dernière page
41:00du journal
41:01pour demander
41:01sa libération
41:03donc on espère
41:03juste que très bientôt
41:05on n'aura plus besoin
41:05d'avoir ce visage
41:07Et nous aussi
41:08à chaque émission
41:09mois après mois
41:09et on rappelle à nouveau
41:10notre soutien
41:11à notre confrère
41:12dont on espère
41:13nous aussi
41:13une libération prochaine
41:15Deuxième actualité
41:16alors que le match de foot
41:17entre Nantes et Toulouse
41:19a été interrompu
41:20à la 22ème minute
41:21puis définitivement arrêté
41:22après un envahissement
41:24de terrain
41:24des supporters nantais
41:25un deuxième incident
41:26a eu lieu à l'Alliance Riviera
41:27à Nice
41:28à l'issue du match
41:29contre Metz
41:30des supporters en colère
41:32face à un match nul
41:32qui ont envahi la pelouse
41:33et qui ont semé le chaos
41:35Alors on connaissait
41:36les hooligans
41:36depuis longtemps
41:37mais maintenant
41:37on a l'impression
41:38que c'est un cran au-dessus
41:40de simples supporters
41:41qui sont ingérables
41:42au point de s'en prendre
41:43à leur propre club fétiche
41:45Est-ce que vous avez l'impression
41:46qu'il y a une gradation ?
41:48C'est des simples supporters
41:49parce qu'à chaque fois
41:50dans les deux cas
41:51c'est quand même
41:52deux équipes
41:52qui sont en crise
41:54qui ont des résultats sportifs
41:55catastrophiques
41:56Mais est-ce que ça justifie
41:57de tels comportements ?
41:58Non, non, non
41:58c'est pas du tout
41:59ce que je dis
42:00Non, il ne s'agit absolument
42:01pas de justifier
42:02c'est juste de dire
42:03que ce n'est pas
42:03le supporter du dimanche
42:05qui vient voir son match
42:06en famille
42:07qui tout à coup
42:08se retrouve à envahir
42:08le terrain
42:09etc.
42:10On sait que c'est des
42:10groupes d'ultra
42:12et que parfois
42:13les relations avec les clubs
42:15sont conflictuelles
42:16parfois même très conflictuelles
42:17et qu'on en arrive
42:18à des situations
42:19comme ça
42:19Mais on connaissait
42:20les affrontements
42:20entre supporters
42:21justement
42:22sans prendre aux joueurs
42:23carrément
42:24Est-ce que là
42:25on n'a pas franchi
42:25un pas supplémentaire ?
42:28Je pense qu'on a franchi
42:29un pas supplémentaire
42:30effectivement
42:31les affrontements
42:32entre supporters
42:33se sont calmés
42:34d'un côté
42:34et d'un autre côté
42:36on voit maintenant
42:36certains groupes
42:38d'ultra
42:38qui deviennent ingérables
42:41qui s'en prennent aux joueurs
42:44il faut s'attaquer
42:45effectivement à ce problème
42:47Sébastien Le Garek
42:48On a parlé des valeurs du sport
42:51tout à l'heure
42:51je me dis qu'on en est bien loin
42:52qu'en fait le sport
42:53ça devrait porter des valeurs
42:55de fraternité
42:57de soutien
42:58et là malheureusement
42:59on est bien loin de ça
43:00je pense que ces gens-là
43:01ont oublié ce qu'était le sport
43:03en fait
43:03c'est mon avis personnel
43:04Est-ce que le foot
43:05est un peu à part
43:06dans les valeurs du sport
43:07justement ?
43:08Le foot est un peu à part
43:10oui
43:10dans les valeurs du sport
43:12pas ce qui se passe
43:13sur le terrain
43:13pas les joueurs
43:14je pense qu'ils sont
43:15des passionnés de leur sport
43:16des passionnés depuis tout petit
43:18qui sont imbibés
43:20d'une culture
43:21de leur sport
43:22ça c'est sûr
43:23derrière les supporters
43:24ont toujours été
43:25un peu ingérables
43:27enfin certains
43:28je ne sais pas
43:29après ce qui est toujours
43:29la grande question
43:30s'ils pensent que leurs joueurs
43:31vont mieux jouer au foot
43:32en étant violents
43:33je pense que la réponse est non
43:34donc s'ils veulent supporter
43:35qu'ils supportent
43:36et qu'ils apportent
43:37un soutien réel
43:38quand ça ne va pas
43:39oui
43:39c'est pas la violence
43:40qui va les faire gagner
43:41on parle d'autre chose
43:41oui c'est ça
43:44troisième actualité
43:44Sony entre autres
43:46a présenté le robot
43:47ping-pong
43:48qui s'appelle Ace
43:49et qui est capable
43:49de battre des joueurs
43:50amateurs d'élite
43:52dans des matchs officiels
43:54dans des conditions
43:54de matchs officiels
43:55notamment grâce à l'IA
43:57capable de lire
43:58les effets d'une balle
43:58en une fraction de seconde
44:00il y a plein de marques
44:00qui mettent au point
44:01des robots
44:02capables de battre
44:02des joueurs
44:03est-ce que c'est impressionnant
44:04ou est-ce que c'est effrayant ?
44:06les deux
44:07les deux
44:08c'est très impressionnant
44:10parce qu'effectivement
44:12c'est-à-dire qu'on est capable
44:13aujourd'hui
44:13de faire ça techniquement
44:14c'est quand même
44:15assez prodigieux
44:17après quelle en est la limite
44:18et quel est l'usage
44:19qu'on va en faire
44:19ça c'est un autre sujet
44:20parce qu'on peut vite
44:22dériver je dirais
44:23mais en tout cas
44:24oui c'est aujourd'hui
44:25je pense qu'il faut aussi
44:26considérer comme une opportunité
44:27parce que ça peut être
44:28ça peut avoir plein d'avantages
44:29c'est ça le futur du sport ?
44:31après on voit que le e-sport
44:34alors c'est différent
44:35mais il réunit
44:35beaucoup de gens
44:38pour des épreuves
44:40qui se déplacent
44:40qui payent leur billet
44:42en même temps
44:43moi personnellement
44:45je préfère avoir
44:46les frères Lebrun
44:47et voir les manifestations
44:49de joie
44:49de sauter sur la table
44:51de haranguer le public
44:51ça je ne sais pas
44:52si le robot
44:53est programmé
44:55pour le faire
44:56mais voilà
44:56ça peut être un coach
44:57de meilleure qualité
44:58ces robots
44:59à l'entraînement oui
45:00mais est-ce qu'on a envie
45:01de voir des compétitions ?
45:02c'est quoi le but d'ailleurs
45:03à votre avis
45:04de ces marques là
45:05en essayant de pousser
45:06la technologie ?
45:07le but c'est de se promouvoir
45:08de montrer ce qu'on est capable
45:09de faire technologiquement
45:10mais je pense que
45:11ce type de robot
45:12c'est effectivement
45:13c'est bon pour l'entraînement
45:14oui et pas pour les compétitions
45:16et pas pour les compétitions
45:17alors ça ça menace
45:18voilà l'IA va aussi remplacer
45:20les entraîneurs sportifs
45:21quoi maintenant
45:22voilà des emplois
45:23encore supprimés
45:24non je pense qu'ils ne menaceront
45:25pas les entraîneurs sportifs
45:26c'est un complément
45:27ça doit être considéré
45:29comme un complément
45:29ça vous inquiète
45:30Jean-Galphian ?
45:32non
45:33c'est un plus
45:33qu'on va apporter
45:34à l'entraînement
45:37il y a quelques années
45:38il faut remonter un point d'un an
45:39il n'y avait pas la vidéo
45:40la vidéo on l'a utilisée
45:42mais on l'a utilisée
45:42dans tous les sports
45:43voilà c'est un apport technologique
45:45qu'il faut savoir utiliser
45:47mais le rapport
45:48ce qui fait la différence
45:50d'un champion à un autre
45:51c'est sa capacité humaine
45:53à se surpasser
45:55peut-être qu'on y arriverait
45:56un jour de manière artificielle
45:57mais aujourd'hui
45:57ça reste quand même
45:58un rapport de confiance
45:59et de coach
46:00et de surplus humain
46:01qu'on apporte
46:02au moment où on fait un geste
46:04le jour J
46:05allez je reste avec vous
46:06c'est l'heure des prolongations
46:12on joue donc les prolongations
46:14avec vous
46:14Jean Galphion
46:15champion olympique de saut à la perche
46:16reconverti ensuite en skipper
46:18et aujourd'hui
46:19alors j'avais marqué
46:20directeur de la haute performance
46:21à la fédération française d'athlétisme
46:23en fait vous êtes manager
46:24du programme olympique
46:252028
46:26c'est presque pareil
46:27c'est la même chose
46:27dit autrement
46:28on commence par une image
46:29que j'aimerais vous montrer
46:31qui va apparaître
46:33pour savoir si vous vous souvenez
46:34de ce moment précisément
46:36voilà il est juste derrière moi
46:39j'imagine que oui
46:40c'était hier
46:41c'était hier à peu près
46:43oui bien sûr
46:43mon titre olympique à Atlanta
46:45et ça fait pile 30 ans
46:4830 ans
46:4830 ans
46:4996 à Atlanta
46:51champion olympique
46:52en effaçant une barre
46:52à 5 m 92
46:55quels souvenirs
46:56quelles émotions vous gardez
46:58c'est lointain
46:59et c'est tout frais
46:59on en parle depuis 30 ans
47:00donc je m'en rappelle bien
47:02bien sûr
47:02même si j'ai fait pas mal de choses
47:04ensuite dans ma vie
47:05mais non
47:06c'est un souvenir fabuleux
47:08parce que je mesure
47:09avec le temps
47:09combien c'est difficile
47:10de décrocher une médaille d'or
47:11en athlétisme
47:12il y a eu très peu
47:13je crois que le dernier
47:15après moi
47:15c'était Renaud Lavilléni
47:16et après c'était Marie-José Pérec
47:18on est très peu
47:19en fin de compte
47:20donc j'ai eu cette chance
47:21ce jour-là
47:22c'est pas que la chance
47:23mais j'étais
47:24il y a plein de choses
47:24qui sont alignées
47:25et puis personnellement
47:27pour moi évidemment
47:28c'était un virage dans ma vie
47:29ça a ouvert plein de portes
47:31ça m'a ouvert aussi
47:32la suite de ma carrière
47:33pour faire réaliser encore
47:33d'autres performances
47:35qui m'ont comblé
47:36donc c'était évidemment
47:37un moment de vie
47:39marquant
47:39Est-ce qu'à ce moment-là
47:41vous imaginez
47:41qu'un jour
47:42on sauterait 6m30
47:43comme l'a fait
47:44Armand Duplantis ?
47:45Non
47:45je pensais même
47:46que le record de Boubka
47:47n'allait pas être battu
47:48c'était Renaud Lavilléni
47:49qui l'a battu
47:50très peu de temps après
47:52et puis ensuite
47:53bien sûr
47:536m30 aujourd'hui
47:54j'aurais pas imaginé non plus
47:56et c'est ça
47:56la beauté du sport
47:57c'est qu'il y a des
47:58toujours plus haut
47:59il y a des athlètes
48:00des sportifs
48:00qui sont des pionniers
48:02des aventuriers
48:03du geste
48:04de la façon de faire
48:05et qui vous montrent
48:05que nos limites
48:07sont avant tout
48:07dans la tête
48:08pas que
48:09mais beaucoup souvent
48:11Alors vous avez dit
48:12vous avez fait plein de choses
48:12vous avez notamment
48:13vous êtes passé de la perche
48:15à la mer
48:16pourquoi ?
48:17Parce que je suis issu
48:19d'une famille
48:20qui était proche
48:20du monde maritime
48:22et cet élément
48:24m'avait toujours
48:25attiré
48:26bercé
48:26attiré
48:27ensuite j'avais pas forcément
48:28un plan de carrière
48:29à devenir skipper
48:30et à participer
48:30à des courses prestigieuses
48:32mais je dirais que
48:33ma première vie de compétiteur
48:34a rattrapé ma passion
48:35et je me suis retrouvé vite
48:36sur des bateaux de course
48:37à participer à la coupe
48:38de l'América en équipage
48:39et puis ensuite
48:40à partir sur la course au lâche
48:41sur des roues du Rome
48:42au Transat de Jacques Vap
48:43pendant une quinzaine d'années
48:44Et qu'est-ce que le sport
48:45en général
48:46vous a appris sur vous-même ?
48:49Qu'en fin de compte
48:51on y a le droit
48:52on a le droit de rêver haut
48:53et on a le droit
48:53de faire des performances
48:54même quand c'est pas écrit
48:55sur la table
48:56et que ça parait pas
48:58si évident que ça
48:59moi ça m'a permis
49:00de comprendre
49:00que c'est pas parce
49:01qu'on ne maîtrise pas tout
49:02qu'on n'a pas le droit
49:03de tenter
49:03d'essayer d'y arriver
49:05alors j'ai une carrière
49:07d'athlète
49:07qui m'a permis
49:07de faire des grandes performances
49:09j'ai une carrière
49:10de skipper
49:11qui n'était pas équivalente
49:13j'étais pas le meilleur
49:14mais j'ai gagné
49:15quelques courses
49:15et puis je me suis surtout
49:16épanoui à travers
49:17cette activité
49:18et passionné
49:19voilà
49:19c'est un peu aussi
49:20pourquoi j'ai accepté
49:21dans cette troisième vie
49:23on va dire
49:23de partir avec ce défi
49:25d'aider l'équipe de France
49:27Est-ce qu'il y a un échec
49:28qui vous a particulièrement
49:29servi dans votre carrière ?
49:30Beaucoup d'échecs
49:31m'ont servi
49:31on le sait
49:33on sait qu'on se construit
49:34sur les échecs
49:35il y en a beaucoup
49:35beaucoup qui m'ont servi
49:36on retient que les victoires
49:37après
49:38heureusement
49:39C'est quoi le meilleur conseil
49:40qu'on vous a donné
49:40et que vous transmettez
49:41à votre tour maintenant
49:42que vous encadrez
49:43les graines de champion
49:45C'est dur les conseils
49:46mais moi j'aime bien dire
49:48que souvent être le meilleur
49:49de soi-même suffit
49:50à faire des grandes choses
49:51et déjà arriver
49:53à trouver cette voie-là
49:54et qu'on a souvent
49:55les réponses en soi
49:58La transmission
49:58c'est quelque chose
49:59qui est important pour vous
50:00qui vous tient à cœur ?
50:02Moi j'aime bien
50:03l'idée de transmission
50:04mais aussi surtout
50:05l'idée de
50:06quand on transmet
50:07en fait on partage
50:08on apprend aussi quelque chose
50:09à la personne
50:09à qui on transmet
50:11moi j'entraîne dans un club
50:12d'athlétisme
50:13et j'adore entraîner
50:13les jeunes
50:14Benjamin Minim
50:15parce que je passe
50:16un très très bon moment
50:17qui me remplit de bonheur
50:18d'être là avec eux
50:19alors eux ils apprennent
50:20de ce que j'ai compris
50:22donc c'est plus intéressant
50:23d'accueillir cet échange
50:24en fait
50:25Et les athlètes
50:27du programme 2028
50:28vous les côtoyez aussi
50:29au quotidien ?
50:30Vous allez les voir ?
50:31Je suis à ce poste
50:32depuis quelques mois
50:33et je vais les voir régulièrement
50:34sur les sélections
50:35ou sur le stade d'entraînement
50:36sur les compétitions
50:37et donc
50:37et leur entraîneur
50:38et on essaie de créer
50:39cette proximité
50:40pour être dans la même équipe
50:42et travailler ensemble
50:43écouter beaucoup les besoins
50:44et de savoir
50:45comment on peut y répondre
50:46et comment on peut construire ensemble
50:47et ça
50:48c'est ce qui est le plus plaisant
50:49en fin de compte
50:50dans ce métier aujourd'hui
50:51c'est d'être auprès des gens
50:52sur le stade
50:53et leur montrer
50:55le chemin par lequel
50:56je suis passé
50:56qui est une des voies
50:58et leur faire comprendre
50:59que si moi j'y suis arrivé
51:00ils peuvent y arriver en réalité
51:01Et votre victoire
51:02c'est si vous avez plus
51:04d'une médaille
51:04en 2028 ?
51:05C'est ça votre objectif ?
51:06Non, enfin
51:07déjà les étapes
51:08il y a un championnat d'Europe
51:09cet été
51:09qui va être important
51:10un championnat du monde
51:10l'année prochaine
51:11et puis après
51:12il y aura Los Angeles
51:12mais tout ça se construit
51:13bien sûr en amont
51:16et donc
51:17c'est l'histoire
51:18de lancer un chiffre
51:19pour vous répondre
51:19mais en fait
51:19je n'en sais rien
51:20j'ai envie de vous dire
51:21beaucoup plus
51:22et puis en fait
51:22il faut être lucide
51:23réaliste par rapport
51:23au niveau mondial
51:25mais on sait à peu près
51:26on se situe
51:28parmi les bons résultats
51:29le record de médaille au jeu
51:30je crois pour l'athlésiste
51:31c'est 6
51:32donc ça vous donne une idée
51:34maintenant on est en reconstruction
51:36d'un projet
51:37qui va nous permettre
51:38d'être compétitif
51:40de hisser de manière générale
51:41le niveau français
51:43jusqu'où est-ce qu'on va y arriver
51:44et jusqu'où on va arriver
51:45je ne sais pas
51:46Ici on considère que le sport
51:48c'est une solution
51:49vous l'avez vu dans l'échappé
51:50à de nombreux enjeux de société
51:52pour vous le sport
51:52c'est une solution
51:53à quel enjeu en particulier ?
51:56Alors beaucoup
51:56ça c'est sûr
51:58par quoi commencer
51:59je ne sais pas
52:00enfin c'est très varié
52:01sur un plan médical
52:03sur un plan d'éducation générale
52:05de santé
52:06mais sociétale
52:07c'est à dire que
52:08des gens qui apprennent
52:09à faire du sport ensemble
52:10apprennent des valeurs
52:11qui sont fondamentales
52:13pour apprendre
52:13à avancer dans sa vie
52:14apprendre à perdre
52:16apprendre à tomber
52:16apprendre à se relever
52:17apprendre à regarder
52:19un adversaire dans les yeux
52:20ou simplement
52:21la hiérarchie
52:22qu'on est obligé
52:22d'impliquer dans le sport
52:23enfin il y a des centaines
52:25de raisons
52:25pour lesquelles on doit
52:26apprendre
52:27on doit faire du sport
52:28et évidemment
52:30on ne le fait pas assez
52:30c'est sûr
52:31Merci beaucoup
52:32Jean-Galphion
52:33on passe au coup de cœur
52:34de cette émission
52:35pour terminer
52:36et direction la croisette
52:37puisque le 79ème
52:39Festival de Cannes
52:40s'achève ce week-end
52:41et parmi les documentaires
52:42parce qu'il y a aussi
52:43des documentaires
52:43qui sont projetés
52:44il y a
52:45The Match
52:46qui revient
52:47sur le légendaire
52:48Argentine-Angleterre
52:49c'était la coupe du monde
52:5086
52:51il y a 40 ans
52:52donc
52:52les deux buts inoubliables
52:54de Maradona
52:55la guerre des Malouines
52:56en fond
52:58les deux sous de l'histoire
52:5940 ans après
53:00voici un extrait
53:10la guerre de Maradona
53:12la guerre de Maradona
53:16la guerre de Maradona
53:38Vous vous souvenez de ce match, tous ?
53:41Ça vous évoque des souvenirs.
53:42Est-ce que vous pensez, Clémentine, qu'on peut vivre des scènes aussi mythiques
53:46pour le prochain mondial, 40 ans plus tard ?
53:48Dans un genre différent, évidemment, mais on est aussi sur fond de guerre.
53:50Avec l'avare, la main de Dieu, je ne suis pas sûre.
53:55Mais en revanche, bien sûr, bien sûr qu'on peut vivre...
53:58Enfin, il n'y a qu'à souvenir de la dernière finale de Coupe du Monde
54:00entre la France et l'Argentine.
54:02Il n'y a pas que les images rétro qui montent des grands moments de sport.
54:06Il y a aussi un côté géopolitique, il y avait tout un contexte
54:09et peut-être un parallèle aujourd'hui avec le contexte géopolitique.
54:13Évidemment, avec cette Coupe du Monde qui est aux États-Unis,
54:16où le contexte sera forcément particulier, c'est une évidence.
54:21On parlera du documentaire dans 40 ans, dans le sport, etc.,
54:24de cette Coupe du Monde 2026.
54:27Merci beaucoup à tous les quatre.
54:28Merci d'avoir participé à ce numéro.
54:31C'est la fin de cette émission.
54:32Merci aussi à la Régie, à Pierre, à Sébastien, à Mathéo, à Marie, entre autres.
54:37N'hésitez pas à nous envoyer vos commentaires
54:39ou vos idées sur les réseaux sociaux.
54:41Et rendez-vous le mois prochain.
54:42Merci.
54:44Merci.
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