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  • il y a 8 heures

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00:00La toute première interview de Marine Le Pen depuis son procès, c'était sur BFM TV.
00:04Vous venez de le suivre et on va en parler ce soir évidemment avec vous, Marie Chantret.
00:07Bonsoir Marie.
00:08Bonsoir Maxime.
00:08C'est à l'heure du service politique de BFM TV.
00:10Vous venez de réaliser cette interview avec Sophie Dupont dans le bureau de Marine Le Pen,
00:13Bruno Jeudier, Yves Tréhard et Vincent Vantigame également.
00:17Marie, une question.
00:18Est-ce que vous avez eu face à vous pendant un peu plus d'une heure tout à l'heure,
00:23la patronne de son camp ?
00:24Est-ce que Marine Le Pen ce soir est toujours la patronne de son camp ?
00:27On a beaucoup parlé juste avant l'interview du rapport avec Jordan Bardella.
00:31Est-ce que c'est toujours Marine Le Pen la patronne de son camp ?
00:33Je le pense, oui, sincèrement, qu'elle reste aujourd'hui la patronne.
00:38Pas de son parti parce que c'est Jordan Bardella qui a le titre.
00:41Mais on a vu ce soir une Marine Le Pen, et pas que ce soir, touchée mais pas coulée.
00:48Encore une fois, il sera le temps de digresser sur l'analyse que l'on fait de ses propos,
00:53sur la suite à donner, sur une candidature ou pas.
00:55Mais même si elle peut, à un certain moment, paraître un peu résignée quant à la suite...
01:02On va la réentendre sur ce point-là, dans une seconde.
01:06Elle veut rester et continuer à exister et à faire entendre cette voix-là.
01:12Et elle renvoie aussi, peut-être, les ambitions personnelles des uns et des autres à la face de ses adversaires.
01:20Elle, elle dit une question, à un moment donné, pas que de personnes, mais de projets que l'on porte,
01:25que l'on peut évidemment tout à fait contester.
01:28Mais dans, finalement, le passage de témoins aussi qu'elle fait ce soir à Jordan Bardella,
01:32qu'elle a commencé déjà à esquisser très largement, elle est là-dedans.
01:36Et c'est vrai que ce qui...
01:38Les 25 dernières minutes de cette interview très forte, sur la suite, l'après 7 juillet,
01:44ces critiques à l'égard de la justice aussi, qui ne sont pas mineures, elle est là-dedans.
01:48– Résignée, point d'interrogation, on entendra Marine Le Pen dans une seconde,
01:51mais je vous pose la même question, Yves Tréard.
01:53La patronne est-elle touchée ? La patronne de son camp ?
01:56– Oui, elle est touchée, on l'a vue à la fin, parce qu'à la fin, on sent qu
02:01'elle est émue quand même.
02:03La politique, c'est l'affaire de sa vie.
02:05Alors ce qui est intéressant, c'est qu'elle ne dit pas qu'elle va faire un pas de côté,
02:07elle dit qu'elle va continuer à faire de la politique, c'est ce qu'on comprend,
02:11même si elle n'est pas en mesure de se présenter.
02:15Mais ce que j'ai trouvé touchant dans cette interview,
02:18c'est qu'on la sentait libérée, sincère, sincère, voilà, c'est ça.
02:24Et comme libérée, si vous voulez, elle ne cherche pas à tourner autour du pot,
02:29avec Jean-Denis Bardella, bon, ça a l'air de…
02:34elle raconte leur vie finalement politique à deux,
02:40et alors elle dit qu'elle n'est pas résignée.
02:43– Alors attendez, on l'écoute, on l'écoute, Marine Le Pen est-elle résignée ?
02:46Vous lui avez évidemment posé la question.
02:49– Alors là, c'est évident si la Cour, effectivement, applique le droit.
02:54Je ne suis pas résignée, je suis juste sage.
02:58Je sais très bien que la décision de cette candidature ne dépend pas de moi.
03:02Elle dépend aujourd'hui de trois magistrats qui décideront si, oui ou non,
03:07les millions de Français qui veulent voter pour moi pourront le faire ou pas.
03:11– Alors ce qui est intéressant, c'est qu'elle prend les Français à témoin, là.
03:14C'est-à-dire que je ne suis pas résigné, mais si je ne peux pas me présenter devant vous,
03:18ce n'est pas de ma faute.
03:20En gros, c'est de la faute de trois magistrats qui auront décidé que je ne peux pas me présenter.
03:26Et c'est ce qu'elle dit, puisque…
03:28– Oui, Vincent Vortiguin n'est pas tout à fait d'accord à côté de vous.
03:31– C'est ce qu'elle dit.
03:32– Mais c'est de la politique, là, pour le coup, bien sûr.
03:35– Pour le coup, c'est de la politique, mais elle a aussi des mots extrêmement durs à l'égard
03:39de la justice.
03:40– Ah, mais je n'ai pas dit que c'était le contraire.
03:41Non, je ne dis pas que c'est le contraire.
03:44Je pense qu'on est pour une fois d'accord.
03:46Elle dit quand même, quand on lui pose la question,
03:48est-ce que vous avez confiance dans la justice ?
03:49Alors, elle tourne un peu dans sa tête.
03:51Il y a cette espèce de silence.
03:53Confiance, non, respect, oui.
03:55Là aussi, on la réentendra.
03:57Mais tout à l'heure, juste avant l'interview,
03:59vous vous demandez d'une certaine manière où en était le curseur de l'espoir de Marine Le Pen
04:03de pouvoir être candidate.
04:04Est-ce que ce soir, vous avez une réponse à cette question-là ?
04:07Où en est son curseur personnel de l'espoir qu'elle peut avoir d'être candidate à la fin à
04:11la présidentielle ?
04:11Oui, alors c'est presque de l'intuition, parce qu'elle dit qu'elle n'est pas résignée.
04:17Mais en fait, quand on le regarde, alors on peut dire qu'elle est libérée,
04:19qu'elle est presque détendue, parce qu'elle apparaît souriante aussi lors de cette interview.
04:22Elle n'est pas figée, mais on sent quand même que, et elle le dit, elle le reconnaît elle-même.
04:27On a parlé de trou de souris.
04:30Là, on sent que, même si elle n'accepte pas la décision,
04:34elle accepte vraiment l'hypothèse que ça arrive.
04:37Bruno ?
04:38Moi, je la trouve, elle dit qu'elle n'est pas résignée, elle est sage.
04:41Moi, je dirais qu'elle est lucide.
04:43Tout à l'heure, j'avais dit que cette intavouité importante
04:45pour savoir à quelles conditions elle fixait pour pouvoir être candidate,
04:49quand bien même la justice réduirait son quantum.
04:53Là, elle est beaucoup plus précise, et sans doute la première fois.
04:55Ça fait 15 jours que ce procès est terminé.
04:57On sent que non seulement elle a digéré,
04:59non seulement elle est lucide, elle a digéré,
05:02elle a calculé, et elle est claire dans ce qu'elle va faire.
05:05Elle n'a pas tourné la page.
05:07Elle n'a pas tourné la page.
05:08Mais moi, je trouve qu'elle fixe des conditions
05:11qui paraissent vraiment beaucoup plus hautes
05:15et presque insurmontables.
05:16Comme quoi ?
05:17Elle dit qu'en gros, il faut moins de deux ans, on le sait.
05:20Moins de deux ans d'inéligibilité ?
05:21Moins de deux ans d'inéligibilité.
05:22Pour pouvoir se présenter à la présidentielle.
05:23Après, elle dit pas de bracelet.
05:25Or, elle pourrait,
05:27alors évidemment, c'est le symbole qu'elle vise,
05:29pas de bracelet.
05:30Et là, ça veut dire qu'il ne faut pas de condamnation,
05:33une peine de prison.
05:34Sachant que les réquisitions, c'est cassant dans deux ans.
05:37Sachant que les réquisitions, elle le dit.
05:39Très lourdes.
05:39Donc là, quand même, elle fixe des conditions
05:41qui paraissent pour le coup très insurmontables.
05:43Et c'est en ce sens où je crois qu'elle a digéré,
05:46calculé,
05:47et elle a cette lucidité de se rendre compte
05:49que ce sera difficile.
05:49J'ajouterais que même, elle dit,
05:51elle laisse entendre que s'il y avait un recours,
05:54s'il y avait un pourvoi en cassation,
05:55ce serait trop compliqué.
05:57Et trop tard.
05:58parce qu'on n'allait pas attendre le 1er janvier,
06:00comme elle l'a déjà dit.
06:02Elle laisse tomber, la cassation.
06:04Moi, j'ai vraiment le sentiment
06:05qu'elle laisse tomber la cassation
06:06et que là, c'est plus un trou de souris.
06:10Je rappelle aux téléspectateurs
06:12que la décision de la cour d'appel,
06:17ce sera le 7 juillet.
06:19Et c'est pour ça que Marine Le Pen explique
06:20qu'au 7 juillet, trois juges décideront,
06:23c'est comme ça qu'elle le dit ce soir,
06:24si elle peut être candidate ou pas.
06:26Ce qui voudra dire qu'on sera fixé,
06:28même si on sera fixé le 7 juillet.
06:30Ça, c'est ce qu'elle a laissé entendre.
06:32Mais là, elle est vraiment très précise.
06:33Là, elle est précise là-dessus ce soir.
06:35Et ce qui nous amènera dans un instant
06:36à parler de son rapport à Jean-Dane Bardella.
06:39Mais il y a ce point que vous considérez problématique,
06:44Vincent Vantiguem,
06:45c'est cette réponse à propos de la justice.
06:46Est-ce qu'elle fait confiance ?
06:47Est-ce qu'elle a confiance dans la justice ?
06:49Confiance dans les juges
06:50qui vont rendre cette décision le 7 juillet prochain ?
06:53Écoutez, je ne sais pas si on a ce moment-là,
06:55l'hésitation de Marine Le Pen
06:57et la réponse de Marine Le Pen derrière.
07:00Vous avez dit que vous ne retiriez pas un mot.
07:03Est-ce que vous pouvez dire ce soir
07:04que vous avez confiance dans la justice de votre pays ?
07:12Confiance dans la justice de mon pays ?
07:15Au fond, j'aimerais avoir confiance.
07:17Donc, ce n'est pas un oui.
07:19De toute façon, quand on est avocat,
07:20on n'a jamais confiance.
07:22Donc, vous avez donné votre...
07:24Vous savez, il y a un avocat qui répondait à cette question.
07:27Confiance, non, respect, oui.
07:29Confiance, non, respect, oui.
07:30Pour une candidate à la présidentielle ?
07:32Qu'il est long, surtout, ce silence avant cette réponse.
07:34Qu'il est long.
07:35Je n'ai pas compté le nombre de secondes,
07:36mais c'est une question qui allait lui être posée assurément.
07:39Est-ce que vous avez confiance dans la justice,
07:41dans cette institution qui va vous juger,
07:44décider de votre sort et judiciaire et politique le 7 juillet ?
07:47Il faut bien se préciser.
07:49Une candidate à l'élection présidentielle
07:51est possible présidente de la République.
07:54Elle serait la garante des institutions judiciaires.
07:56On va voir comment ça va être reçu par la magistrature,
07:58le fait que cette potentielle candidate à l'élection présidentielle
08:02n'a pas confiance aujourd'hui dans la justice.
08:03Du respect, oui, c'est bien,
08:06mais que devrait-elle faire pour restaurer cette confiance en la justice ?
08:10En tout cas, c'est des mots extrêmement importants.
08:12Elle dit qu'on verra le 7 juillet.
08:13On verra le 7 juillet,
08:14mais on ne peut pas décider à partir d'une décision.
08:17la façon dont on va traiter ce corps
08:19qui est un corps qui est un pouvoir,
08:20qui est plus qu'un corps qui est un pouvoir indépendant.
08:22Non, là où elle est fidèle à sa ligne,
08:24la question de peut-être des regrets
08:26sur la stratégie opérée en première instance,
08:29des critiques à l'égard de la justice.
08:30Et on sait à quel point,
08:32pas forcément de sa part,
08:34mais de la part de son entourage,
08:36de la part des députés, mais elle-même.
08:37On se souvient aussi de ce meeting,
08:39une fois la décision en première instance connue,
08:42la tyrannie des juges restera...
08:45On a calculé en régie le silence dure 4 secondes.
08:47Oui, silence...
08:49Je ne sais pas si on peut parler d'embarras,
08:51mais en tout cas, les mots comptent,
08:52les mots ont un sens pour Marine Le Pen,
08:54et la question de regretter peut-être
08:56cette stratégie d'il y a quasiment plus d'un an.
09:00Et là-dessus, elle ne regrette finalement...
09:04Oui, elle ne le dit pas ce soir.
09:05Elle ne le dit pas, absolument.
09:07Zéro regret.
09:08Mais, néanmoins, la stratégie a été totalement différente en appel.
09:14Ces régulières conférences de presse
09:18ou prises de parole à l'issue d'audience très très longue,
09:21là, ce sont seulement ces avocats qui s'en sont occupés,
09:24et on ne l'a pas...
09:25Et c'est ce qui rend d'ailleurs d'autant plus fort
09:27cette prise de parole ce soir.
09:28C'est que depuis deux mois,
09:29nous n'avons pas entendu Marine Le Pen
09:31sur un plateau de télévision.
09:32Nous ne l'avons pas entendu
09:34après la fin de ce procès en appel.
09:37Et pas de regret, encore une fois,
09:40mais néanmoins, un changement de stratégie.
09:43On l'entendra dans une instance sur...
09:44Vous disiez tout à l'heure, Bruno,
09:45qu'elle précisait les conditions de sa candidature.
09:48On l'entendra dans un instant
09:48sur une candidature sous bracelet électronique.
09:50C'est une hypothèse possible.
09:52Mais je reviens sur sa réponse sur la justice,
09:54Yves Trier, Bruno Jeudy.
09:56Confiance en la justice ?
09:57Non, respect, oui.
09:59Est-ce que cette réponse-là de Marine Le Pen
10:01vous pose problème ce soir ?
10:04Non, parce que je vais vous dire une chose.
10:06Il faut arrêter avec les phrases toutes faites.
10:08J'ai confiance en la justice de mon pays.
10:10Alors qu'à chaque fois qu'ils le disent,
10:12les hommes et les femmes politiques
10:13qui ont maille à partir avec la justice
10:15mentent.
10:16Parce qu'ils n'ont qu'une trouille, justement,
10:19et c'est que cette confiance n'existe pas
10:22et qu'ils soient condamnés.
10:26Donc là, je trouve qu'il y a une forme de sincérité.
10:28La vérité, Yves, c'est que longtemps,
10:29ils n'ont pas eu la trouille.
10:30Oui, mais maintenant, ils ont la trouille.
10:31Quelques années, ils ont la trouille.
10:33Depuis quand même une dizaine d'années,
10:34ils ont pas mal la trouille.
10:35Et je trouve que c'est assez sincère, en fait.
10:39Respect, ça veut dire que si elle est condamnée,
10:42alors là, pour le coup,
10:43elle ne fera pas comme après la première instance.
10:47Elle ne tapera pas.
10:48Enfin, je suppute qu'elle ne tapera pas
10:52sur la décision et sur les juges
10:54en disant que c'est inique,
10:55c'est incroyablement antidémocratique,
10:59tout ce qu'on veut.
11:01Je suppute.
11:02Mais qu'elle l'accueille comme elle l'est,
11:06cette décision.
11:07Alors qu'à l'issue de la première instance,
11:09elle a quand même été d'une violence rare, rare.
11:13Ça veut dire qu'elle a compris que
11:16ça ne pouvait plus être le même discours.
11:18On guettera quand même les mots des juges à ce moment-là.
11:21Au moment du jugement le 7 juillet,
11:23on verra s'il y a référence à cette phrase-là.
11:26Confiance, non, respect, oui.
11:27On verra s'il y a une référence.
11:28Bruno, je dis pas tout ce qu'elle a dit après le premier juge.
11:31De manière conjoncturelle,
11:33je ne suis pas sûr que ce soit très habile
11:34cette partie de cette interview ce soir.
11:37De manière plus générale, oui, c'est un problème.
11:39Quelqu'un qui candidate à la fonction suprême,
11:43quelqu'un qui candidate au fond à être le premier magistrat de France
11:46doit exprimer sa confiance dans la justice.
11:50Là, on voit que c'est une réserve.
11:52Non, il y a l'idée en plus de la séparation des pouvoirs.
11:56Donc non, je pense que c'est un problème, oui.
11:58Bon, autre explique.
11:58C'est un problème pour beaucoup de politiques actuellement.
12:01Parce qu'on voit bien, il y a eu sans doute trop d'impunités
12:03pendant des années.
12:04Depuis une dizaine d'années, effectivement,
12:05la justice est dure, voire très dure.
12:07Peut-être qu'il y a une espèce de rééquilibrage
12:09et de balancier que je n'aime pas.
12:12Mais la justice, elle est la même pour tout le monde.
12:15On parlera dans un instant d'une relation avec Jordan Bardella
12:17de ce qu'elle a prévu de faire le 7 juillet
12:19s'il y avait une condamnation qui l'empêchait
12:22d'être candidate à la présidentielle.
12:25Mais d'abord, encore une fois, Marine Le Pen précise ce soir
12:28les conditions qui feront, qui feraient qu'elle sera candidate
12:31le 7 juillet prochain.
12:32Et la question, vous lui avez posé la question tout à l'heure, Marie,
12:35et s'il y avait une condamnation à porter un bracelet électronique,
12:39est-ce qu'on peut faire campagne avec un bracelet à la cheville ?
12:41Réponse de Marine Le Pen.
12:43Vous imaginez bien que si la Cour suit le tribunal
12:46qui m'a condamné au port d'un bracelet électronique,
12:50je ne pourrais pas faire campagne.
12:51Mais on ne peut pas faire campagne dans ces conditions.
12:54Enfin, vous pouvez faire campagne sans aller le soir
12:56rencontrer vos électeurs dans des meetings,
12:58sans aller le week-end.
13:00Ce serait une autre manière de m'empêcher, évidemment,
13:03d'être candidate.
13:05Marie.
13:06Et ça, elle ne l'avait jamais dit aussi clairement.
13:08Et avec une telle assurance,
13:11elle ferme une porte, en effet,
13:13parce que la possibilité,
13:14je parle sous le contrôle de Vincent,
13:16en effet, d'une peine qui s'accompagnerait
13:19de prison ferme aménagée, aménageable,
13:23donc avec le port d'un bracelet électronique,
13:25pour Marine Le Pen,
13:26c'est un motif d'empêchement.
13:28C'est-à-dire que si le 7 juillet, en effet,
13:30les juges, dans leur décision,
13:33accompagnent une indéligibilité peut-être réduite,
13:35mais accompagnent du port de ce bracelet électronique,
13:38elle considère qu'elle n'est pas en mesure
13:40d'assurer une campagne pour la présidentielle.
13:43Parce qu'aux téléspectateurs qui nous regardent,
13:45Vincent donnera sans doute des détails,
13:47mais le port d'un bracelet impose des horaires,
13:50chez vous, à l'extérieur,
13:53de rendre des comptes,
13:54et qu'une campagne, c'est du 24-24,
13:56pas chez vous et hors de votre ville.
13:59Est-ce que la réponse,
14:00et c'est là aussi une réponse quasiment technique
14:02sur le port du bracelet électronique,
14:03est-ce que la réponse de Marine Le Pen,
14:04qui dit impossible de faire campagne sous bracelet,
14:06c'est une réponse de principe,
14:08par principe,
14:09on ne peut pas faire campagne électorale
14:10avec un bracelet électronique,
14:11ou c'est une réponse presque technique ?
14:13Est-ce qu'elle pourrait,
14:15techniquement,
14:15être candidate,
14:17malgré le port du bracelet électronique ?
14:18Complètement.
14:19Elle pourrait l'être.
14:20Du reste, une petite parenthèse,
14:21ce qu'elle dit ce soir,
14:22effectivement,
14:22elle ne l'avait jamais dit de façon aussi ferme,
14:24mais dans le prétoire,
14:26c'est ce qu'elle a laissé entendre
14:27pendant cinq semaines,
14:27quand on la questionne,
14:28en disant,
14:28si jamais il y a un bracelet,
14:29vous me voyez,
14:30elle nous prenait cet exemple,
14:31vous me voyez aller le week-end
14:33faire campagne sur un marché,
14:34et je ne pourrais pas,
14:35j'aurai un bracelet.
14:36Mais pourquoi c'est possible ?
14:37Parce qu'aujourd'hui,
14:39quand on a un aménagement de peine,
14:40on peut faire des demandes,
14:42justement,
14:42parce qu'on doit travailler,
14:43parce qu'on associe,
14:44et les juges peuvent accepter ça.
14:45Donc ça,
14:45c'est quelque chose
14:46qui est totalement envisageable.
14:47En revanche,
14:48sur l'aspect du symbole,
14:49et c'est peut-être aussi
14:50ce qui se cache
14:51derrière la réponse
14:51de Marine Le Pen ce sort,
14:53c'est qu'elle ne se voit pas
14:54aller en meeting,
14:55aller en campagne,
14:56battre le pavé
14:57avec ce bracelet au pied
14:58que tout le monde doit regarder.
15:00C'est presque un choix,
15:00oui,
15:01d'image aussi.
15:02Yves ?
15:02Non,
15:03je pense que ça serait très difficile,
15:04c'est effectivement,
15:05Vincent Raison,
15:06je pense que c'est le symbole.
15:07Et puis,
15:08quand vous traversez la France,
15:10vous n'avez pas que des personnes
15:11qui vous applaudissent,
15:13et là,
15:16repris de justice,
15:17qui fait campagne,
15:18et tout.
15:18Quand vous êtes aussi candidat
15:19à la présidence de la République,
15:20et que vous êtes
15:21à un certain niveau
15:22de popularité
15:23et d'ambition,
15:24vous êtes obligés
15:25d'aller à l'étranger aussi.
15:26Vous êtes obligés
15:27d'aller aux Etats-Unis,
15:28d'aller dans les grandes capitales,
15:30avec un bracelet électronique,
15:31c'est un peu plus compliqué.
15:33Ou alors,
15:33on dirait,
15:34tiens,
15:34la régime dérogatoire.
15:36Donc,
15:37je pense que là-dessus,
15:39elle est assez lucide,
15:40alors,
15:40pour le coup.
15:40Bruno ?
15:41Oui,
15:41totalement lucide.
15:43C'est très compliqué,
15:45enfin,
15:45de bourser jamais rayé,
15:46ce serait très compliqué.
15:47On a déjà vu des campagnes
15:48pour des candidats
15:48mis en examen,
15:49c'est depuis le cas de François Fillon
15:50pendant sa campagne,
15:51et ça avait été très compliqué,
15:53le climat que ça créait.
15:55Alors,
15:55on voit bien une candidate
15:56avec un bracelet électronique.
15:58Et ça avait duré très peu de temps
15:59pour François Fillon.
16:00Là, on aurait...
16:00C'est difficile.
16:01Non,
16:02mais je trouve
16:02qu'elle est très...
16:03Elle a pris le temps
16:05de digérer
16:06la fin du procès.
16:07Elle s'est fait vraiment
16:08une idée,
16:09sans doute,
16:09assez précise
16:10du sort
16:11qui l'attend.
16:13et c'est en ça
16:14que l'intervou,
16:14elle a beaucoup de force
16:16et de puissance
16:17dans ce qu'elle dit,
16:19y compris dans la première partie
16:20où on voit bien
16:21la différence aussi
16:22de hauteur,
16:23même dans les propos
16:25avec Jordan Bardella,
16:26par exemple.
16:27On voit qu'elle est déjà
16:28moins dans le chaudron,
16:30qu'elle pèse tous les mots.
16:32Oui, mais là,
16:33attendez,
16:33juste une chose,
16:34on va la réentendre
16:35dans une seconde,
16:35notamment sur Jordan Bardella.
16:36Ah, mais je ne sais pas
16:38comment vous posez la question,
16:39mais avant, après,
16:40les coulisses,
16:41vous la sentez comment
16:41à ce moment-là,
16:42Marie-Chanteret ?
16:43Vous y étiez,
16:43vous, dans le bureau
16:44de Marine Le Pen.
16:44Vous lui avez posé
16:45toutes ces questions.
16:45Qu'est-ce qui se passe derrière ?
16:47Enfin, je n'ai pas révélé
16:48de secret, forcément,
16:50et Dioff,
16:50mais qu'est-ce qui se passe derrière ?
16:51Non, il n'y a pas spécialement
16:52non plus de secret à révéler.
16:54Non, ce qui nous a saisi
16:55avec Sophie Dupont,
16:56avec laquelle j'ai mené
16:58cet entretien,
16:59c'est que je pense
17:00qu'elle,
17:00à l'issue de l'entretien,
17:04et pardonnez-moi
17:05de faire cette autopromotion,
17:06mais je la fais quand même,
17:07je pense fort
17:07parce qu'elle livre
17:08beaucoup de choses,
17:09elle donne beaucoup de choses,
17:10et on en apprend
17:10beaucoup de choses d'elle
17:11aussi ce soir,
17:12elle se rend compte
17:14qu'elle n'avait pas parlé
17:15depuis si longtemps
17:17et que ça donne finalement
17:19autant aussi de force
17:21aussi à ce qu'elle nous dit
17:22ce soir d'elle,
17:24de la suite,
17:25de sa relation
17:27avec Jordan Bardella,
17:28sans forcément de nouveauté,
17:30mais sur les violences
17:31en politique,
17:32et c'est vrai
17:33que cet entretien s'achève
17:35et on lui redit,
17:36et en fait ça fait deux mois,
17:37c'est vrai qu'elle nous dit,
17:39sans révéler de secret,
17:40mais ça fait deux mois
17:41que je n'ai pas,
17:42c'est vrai,
17:43ça fait deux mois,
17:43ça fait si longtemps,
17:44quand vous êtes un animal
17:45politique comme Marine Le Pen
17:47qui,
17:48de manière très régulière,
17:50est amené à commenter
17:52l'actualité
17:52à l'occasion de matinale,
17:54radio,
17:54télé,
17:55c'est un exercice
17:56très récurrent.
17:57Évidemment,
17:57il y avait le procès,
17:58mais c'est elle
17:58qui s'est...
18:01comment dire...
18:02auto-infliger ce silence
18:04d'une certaine manière.
18:05Oui,
18:05parce que je pense,
18:06encore une fois,
18:07en écho à ce que je vous ai dit
18:08tout à l'heure,
18:09sur le changement de stratégie
18:10durant le procès,
18:11il y a eu ces cinq semaines
18:12d'audience
18:12qui se sont achevées
18:14il y a pile 15 jours.
18:17Ça aussi,
18:17elle nous l'a dit,
18:18c'est une épreuve physique.
18:20L'audition,
18:21et Vincent,
18:21vous y étiez
18:21dans cette salle d'audience,
18:22c'est 11 heures debout.
18:2411 heures debout.
18:25Pendant deux jours.
18:26Pendant deux jours.
18:2711 heures debout
18:28que vous ayez 25
18:30ou un peu plus.
18:32Et d'ailleurs,
18:32à la fin,
18:33juste une parenthèse,
18:34elle avait mal au dos,
18:35elle se frottait le dos
18:36parce qu'effectivement,
18:3711 heures debout à la barre,
18:39être soumis au feu roulant des questions,
18:40on l'a vu physiquement,
18:41c'est une épreuve,
18:42mais elle le connaît.
18:42Elle est avocate de formation.
18:44Lors du premier procès,
18:45elle avait fait toutes les audiences,
18:46elle les a quasiment toutes faites,
18:48à une ou deux exceptions faites.
18:49Elle est très présente
18:51et elle a fait ce combat
18:53pour arriver au résultat du 7 juillet.
18:55Mais comme le disait Bruno,
18:56j'aime bien le terme de Lucie.
18:57Donc voilà,
18:58libérer,
18:59est-ce qu'elle a digéré ?
19:00J'aime bien le terme de Lucie
19:01parce que moi,
19:02c'est ce que je retiendrai.
19:03Si elle est empêchée le 7 juillet,
19:04ce sera donc Jordan Bardella,
19:06elle en parle ce soir.
19:08Moi, je crois que quand on pense bien,
19:10quand on a la volonté,
19:12quand on est profondément patriote,
19:15quand on se bat depuis des années,
19:17parce que je ne veux pas dire
19:18que c'est un jeune vieux,
19:19Jordan,
19:20je crois qu'il s'est engagé
19:21à 16 ans ou à 17 ans.
19:23Donc malgré son jeune âge,
19:25il a quand même de l'expérience
19:26derrière lui.
19:27Et il n'a pas fait de la politique
19:29entouré dans du velours
19:30ou en marchant sur des pétales de rose.
19:32Inutile de vous le dire.
19:34Donc je pense que ce sont les qualités,
19:38la lucidité,
19:39la volonté.
19:40Il a toutes ces qualités
19:42pour être candidat
19:43si je ne peux pas l'être.
19:45Tout est prêt.
19:46C'est-à-dire que c'est automatique.
19:47Le 7 juillet, Yves Tréard,
19:48tout est prêt.
19:49Si ce n'est Marine Le Pen,
19:51ce sera Jordan Mardella.
19:52En fait, elle nous dit trois choses
19:53rapidement, là, en résumé.
19:56Un, l'âge de Jordan Mardella
19:57n'est pas un problème.
19:58Oui.
20:00Deux,
20:01il n'y a pas une feuille de papier
20:02à cigarette
20:03qui nous sépare
20:04entre lui et elle,
20:09alors qu'on dit volontiers
20:11qu'il y a quand même
20:12des différences,
20:13notamment sur le front économique.
20:16Et trois,
20:16elle nous dit
20:17je ne serai pas sa tutrice.
20:19Sa tutelle, oui.
20:19Ou sa tutelle.
20:20Sa tutrice, en fait.
20:22Donc,
20:22ces trois informations
20:24très importantes,
20:24quand même.
20:26l'histoire de l'âge,
20:28elle développe assez.
20:29Elle dit
20:30c'est assez sincère.
20:32Est-ce qu'elle maturera
20:34son nécessaire ?
20:35Ce n'est pas convaincant,
20:36mais je pense que
20:36c'est ce qu'elle pense.
20:38Pourquoi pas convaincant ?
20:39Parce qu'elle dit
20:40oui,
20:40il a commencé à militer à 16 ans,
20:42donc il est prêt
20:43pour être président de la République.
20:4316 ans,
20:44ça ne fait jamais 15 ans.
20:46Oui, voilà,
20:47c'est peut-être quand même
20:47un peu juste
20:50comme argument
20:50pour convaincre.
20:52Moi, je trouve
20:53que ce qu'elle dit,
20:54et ça renvoie quand même
20:55à son propre parcours,
20:57Marine Le Pen,
20:58en fait,
20:59elle dit que sa fierté,
21:00elle dit
21:00je n'ai pas de regrets,
21:01ma fierté,
21:02ma satisfaction,
21:03c'est d'avoir fait émerger,
21:04je la cite,
21:04une personnalité
21:05qui, en cas d'empêchement,
21:07a les qualités
21:07pour être président de la République.
21:09Et elle dit d'ailleurs
21:10que aucun autre...
21:10Je trouve que si on se demande encore
21:12où elle en est
21:13dans son état d'esprit,
21:15cette phrase,
21:15à elle seule,
21:16montre à quel point
21:17elle est déjà
21:18dans la phase suivante
21:19presque de la satisfaction
21:21d'être la...
21:22Elle a accepté
21:23la possibilité d'eux.
21:24Ce qui voudrait dire quand même
21:25que sa victoire à lui,
21:26ça serait sa victoire à elle.
21:28C'est ce qu'elle dit
21:29entre les lignes.
21:30Après,
21:30je ne doute pas,
21:32franchement,
21:32du fait qu'elle soit convaincue
21:34qu'il puisse être
21:35le plan B
21:36tout à fait légitime.
21:37Mais si on remonte
21:38pas si longtemps
21:39dans le temps,
21:40vous vous souvenez peut-être ici
21:42du voyage de Marine Le Pen
21:43en Nouvelle-Calédonie.
21:44Il y a un...
21:45Ah oui,
21:46oulala !
21:46Ouhlala !
21:47Elle l'avait repris.
21:49Absolument.
21:50Et elle est interrogée
21:52sur...
21:53parce que la Nouvelle-Calédonie,
21:54et c'est encore d'actualité,
21:56connaît des violences,
21:57connaît des difficultés.
21:58Et elle a cette petite phrase
21:59où en disant,
22:00Jordan Bardella,
22:01c'est pas trop ses sujets,
22:03la Nouvelle-Calédonie.
22:04Qu'est-ce qu'il y connaît ?
22:04Qu'est-ce qu'il y connaît ?
22:06Bon,
22:07cette phrase n'a qu'un an.
22:09Aujourd'hui,
22:10c'est balayé,
22:11sans doute,
22:12parce qu'elle considère
22:12que, oui,
22:13il est légitime
22:14et qu'il est tout à fait compétent.
22:16Mais je pense que ça a été aussi
22:17un chemin
22:18et une forme d'autoconviction.
22:19Vincent,
22:20est-ce qu'elle aurait pu le mettre
22:21dans de meilleures conditions
22:23que ce à quoi
22:24elle s'est livrée ce soir,
22:25finalement ?
22:26Voilà,
22:27en donnant déjà
22:28le flambeau pour la suite,
22:30est-ce qu'elle
22:30elle le met
22:31dans des conditions idéales ?
22:32Mais c'est même plus que ça,
22:34parce que
22:36quand elle est interrogée,
22:36effectivement,
22:37elle dit
22:37je ne serai pas la tutelle
22:38de Jordan Bardella,
22:39mais c'est pire que ça.
22:40Elle vous dit
22:41c'est Jordan Bardella
22:42qui choisira ma place.
22:43C'est lui qui choisira
22:44la place que j'aurai après,
22:46s'il est président de la République.
22:47Donc on est au-delà
22:48du passage de flambeau même.
22:49Et elle fait un parallèle
22:50avec la façon aussi
22:51dont elle a repris le parti
22:52avec son père,
22:53à un moment donné,
22:53en disant
22:54oui,
22:54il était toujours au-dessus
22:55de mon épaule,
22:55maintenant c'est lui qui dirige
22:56et je ne le laisse faire ses choix.
22:57Et je ne serai pas ça.
22:58Je ne serai pas ça.
22:59Et aussi,
23:00d'informations très importantes
23:01parce que la question
23:02a été posée à la fin
23:03sur Marion Maréchal
23:04où là,
23:05il y a une vraie différence.
23:07Elle le dit,
23:08elle le formule,
23:09elle dit
23:09il y a des différences,
23:10des sensibilités différentes
23:12alors qu'avec Jordan,
23:14ce n'est pas du tout le cas
23:14alors que Marion Maréchal
23:16c'est sa nièce.
23:18Ce qu'elle balaye aussi
23:19et c'est vrai
23:19que c'est intéressant,
23:21elle nous renvoie
23:22entre grands guillemets
23:23dans la figure,
23:24nos fantasmes de journalisme,
23:26de journaliste,
23:27pardonnez-moi,
23:27sur le nom Le Pen.
23:29Gardez le nom Le Pen,
23:30le patronyme Le Pen.
23:31Et là, encore une fois,
23:32elle dit
23:32ça c'est que dans vos têtes à vous.
23:34Mais c'est vrai
23:35que c'est une question
23:36qui peut se poser
23:37et c'est une question
23:38qui se pose aussi
23:39que j'ai pu poser
23:40à Jordan Bardello
23:41sur le fait
23:41est-ce que finalement
23:42ce n'est pas un handicap
23:43de s'appeler Le Pen aujourd'hui ?
23:44Quand on voit
23:45les derniers sondages
23:47publiés avec Le Figaro
23:48et Odoxa,
23:49il est bien plus populaire qu'elle
23:50même dans les sympathisants
23:52du Rassemblement National
23:53au point de se demander
23:54en effet si on tire un fil,
23:57si ce que projette
24:00le patronyme Le Pen
24:01peut aussi
24:02à un moment donné
24:03avoir ses limites.
24:05Même si encore une fois,
24:06aujourd'hui dans les sondages
24:08d'intention,
24:08d'intention de vote,
24:09il reste quand même
24:10assez dans les mêmes étiages
24:12et sont donnés
24:13très largement leaders.
24:15Je vous rappelle
24:15si vous nous rejoignez
24:16à l'instant
24:16que Marine Le Pen
24:17a accordé ce soir
24:17sa première interview
24:18depuis ?
24:19Deux mois.
24:20Deux mois.
24:20C'était sur BFM TV
24:21et on redécouvre
24:23un certain nombre
24:24d'extraits ce soir
24:25de cette interview
24:25que vous avez pu suivre
24:26sur BFM
24:27avec donc
24:28cette épée de Damoclès
24:29pour le 7 juillet prochain,
24:31moment où la Cour d'appel
24:32rendra sa décision
24:34qui pourrait empêcher
24:34Marine Le Pen
24:35d'être candidate
24:35à la présidentielle
24:36et si elle est inéligible
24:38et si elle ne peut pas y aller,
24:40que se passera-t-il pour elle ?
24:42Le mandat n'est qu'un instrument
24:44qui vous permet
24:46de défendre vos idées
24:47mais ça ne veut pas dire
24:48que quand vous n'avez pas de mandat
24:49vous ne pouvez pas défendre vos idées
24:50donc je continuerai très certainement
24:54à défendre mes idées.
24:56Je ne vous dis pas
24:56que ce sera anodin pour moi.
24:58Ce sera une douleur ?
25:00Je pense que chacun peut comprendre
25:02que ce soit un ressenti
25:04d'injustice absolument majeur, etc.
25:08Bruno ?
25:09Bon là c'est à la fois
25:10la partie sans doute
25:10la plus douloureuse pour elle,
25:12ce n'est pas forcément
25:12la partie où...
25:14Alors,
25:15il tout à l'heure disait
25:16de la sincérité,
25:17bon là on voit
25:18qu'elle a envie
25:19de passer rapidement
25:20à autre chose
25:20parce qu'elle cherche ses mots,
25:22elle n'est pas très à l'aise
25:23à ce moment-là
25:23parce qu'en fond
25:24elle ne sait pas
25:24ce qui se passera.
25:26Elle n'a pas la moindre idée.
25:28Elle dit qu'il y aura
25:28toujours dans la politique.
25:29Non mais là
25:30elle fait des phrases
25:30un peu comme ça
25:32je vais continuer
25:33à me battre pour mes idées
25:34c'est ce que disent
25:34les politiques en général.
25:35Je pense que c'est
25:36une situation
25:36qui est tellement
25:37invraisemblable
25:38de quelqu'un qui
25:40est quand même
25:40en position
25:41d'être favorite
25:43à la présidentielle.
25:44On la sent émue là.
25:45Peut-être de l'emporter
25:46et là au fond
25:46elle nous explique
25:47comme ça
25:48il faut se mettre
25:48un peu à sa place
25:49tranquillement.
25:50Vous avez vu plus d'émotions
25:52que Bruno Jeudy
25:52visiblement.
25:53Je pense qu'elle est obligée
25:56de faire des phrases
25:57comme on dit
25:58dans les tontons flagueurs.
26:00On fait des phrases
26:00parce qu'on se dit
26:02ça c'est pas facile.
26:04L'émotion l'a saisie
26:05donc elle est moins à l'aise.
26:07Voilà c'est ça.
26:09Mais c'est vrai
26:09qu'elle dit quand même
26:10qu'elle restera dans la politique.
26:11Oui je continuerai
26:12à faire tout ça.
26:14C'est sa phrase exacte.
26:16Par dégoût
26:17et par brutalité
26:20on pourrait dire
26:21bon bah...
26:21Allez c'est terminé
26:22on envoie tout voler.
26:23C'est autre chose.
26:24Ce que d'autres ont fait.
26:25Ce que d'autres ont fait.
26:25Mais elle ne sera pas
26:27la première ministre
26:28de Jean-Bernard
26:29de Jean-Bernard
26:30elle l'a répétée.
26:31Elle l'a répétée.
26:32Elle avait un peu
26:32laissé entendre
26:33dans une interview.
26:33Donc ce ticket
26:35le ticket qui marche
26:36dans un sens
26:36ne marchera pas
26:38dans l'autre.
26:39Et pourquoi ne pas
26:39aller jusque là ?
26:41Parce que dans son esprit
26:43elle qui a été
26:44candidate
26:45à la présidentielle
26:47trois fois
26:47possiblement quatre fois
26:49si elle est relaxée
26:51ou que son inigilibilité
26:52est réduite
26:54c'est inimaginable.
26:55Pardon on a vu
26:56des candidats
26:56à la présidentielle
26:57devenir premier ministre
26:57derrière.
26:58Ça serait un lot
26:58de consolation.
27:00Elle serait taxée
27:01d'être présidente
27:02de paille en permanence.
27:03Ça a existé en Russie
27:07ça a existé au Sénégal
27:08c'est en train
27:09d'exister au Sénégal
27:09où le favori
27:11n'a pas pu se présenter
27:12pour des raisons judiciaires
27:13et donc c'est
27:14quelqu'un d'autre
27:15qui s'est présenté
27:15et il a fait du favori
27:17son premier ministre.
27:18Depuis d'ailleurs
27:19c'est la fâcherie
27:20la plus totale.
27:21Comme en Russie d'ailleurs.
27:22Et dans ce cas de figure-là
27:23on considère aussi
27:24dans l'entourage
27:24de Marine Le Pen
27:25que ce serait affaiblir
27:28Jordan Bardella
27:29président.
27:30Encore une fois
27:30tout cela n'est que
27:31pure projection
27:32mais ça ne serait pas
27:34lui rendre au service.
27:36Ça serait elle le chef.
27:37Quoi qu'on en dise.
27:39Les logiques
27:40c'est aussi
27:40il y a une forme
27:41d'effacement
27:42qui est plutôt
27:43à mettre à son bonhonneur
27:44dans ces cas-là
27:44parce que c'est vrai
27:45qu'elle dit
27:47on passe de
27:48je l'ai fait
27:48à je lui laisse la place
27:50parce que je ne peux pas
27:51me présenter
27:51si c'est le cas
27:52le 7 juillet.
27:53Cette interview
27:54elle arrive évidemment
27:54dans un moment politique
27:55très particulier
27:56on le disait
27:5615 jours maintenant
27:57après la mort
27:58de Quentin Deranck
27:59et Marine Le Pen
28:00n'avait pas réagi
28:00sur un plateau de télé
28:02à la mort
28:03du militant nationaliste
28:05lyonnais.
28:05Elle l'a fait ce soir
28:07notamment
28:08en attaquant
28:09la France insoumise
28:10notamment en attaquant
28:11Jean-Luc Mélenchon
28:12et voilà ce que ça donne.
28:14Je crois que
28:15depuis un certain nombre de temps
28:16Jean-Luc Mélenchon
28:16oscille entre
28:17la stratégie
28:18de la pacification
28:19et la stratégie
28:20du pire
28:21et il a choisi
28:24la stratégie
28:24du pire
28:25voilà
28:26c'est la stratégie
28:27de l'intimidation
28:30or
28:30ça pose un problème
28:31parce que
28:31dans l'esprit
28:32de la France insoumise
28:33si vous voulez
28:34tout ce qui est
28:36à droite
28:37de la France insoumise
28:38est fasciste.
28:40La stratégie du pire
28:41de Jean-Luc Mélenchon
28:42Oui
28:42ben là
28:43je dirais que
28:44elle se donne
28:44bon
28:44nécessairement
28:45elle prend un beau rôle
28:46
28:46vous savez
28:48On parlera des groupuscules
28:49l'ultra droite
28:49dans une seconde
28:50Oui mais ce que je veux dire
28:51par là
28:51c'est qu'elle
28:51elle a fait toute sa
28:53sa carrière
28:54depuis que son père
28:55s'est mis en retrait
28:57pour essayer de recentrer
28:59respectabiliser
29:00son parti
29:01après on peut discuter
29:02de savoir
29:02si elle a réussi ou pas
29:03mais c'est quand même
29:04tout le cas
29:05alors que
29:05c'est toute la stratégie inverse
29:07de la part
29:08de Jean-Luc Mélenchon
29:10donc
29:11
29:12je dirais que pour elle
29:13c'est du gâteau
29:13c'est du gâteau
29:14dans la mesure
29:16où il y a eu
29:16quand même
29:17le meurtre
29:17du jeune Quentin
29:18il y a 10 jours
29:20qui ne fait que
29:21souligner
29:22ce qu'elle souhaite
29:24évidemment
29:26Bruno pardon
29:28c'est à dire que
29:29moi j'ai trouvé
29:29que la différence
29:30avec Jordan Bardella
29:32c'est que là
29:32on voit un peu
29:33pardonnez-moi l'expression
29:34la bouteille
29:35un peu Marine Le Pen
29:36c'est à dire que
29:37pas besoin de beaucoup
29:38de mots
29:38pour être très dur
29:40sur Jean-Luc Mélenchon
29:42très dur aussi
29:43sur les réactions
29:44d'Emmanuel Macron
29:45vis-à-vis de
29:46la chef du gouvernement
29:48italien
29:48Giorgia Meloni
29:51elle ramasse
29:52en peu de mots
29:53aussi ce qui se passe
29:53avec l'assadeur américain
29:55où elle dit
29:55c'était anodin
29:56en même temps
29:57pour dire
29:57il aurait dû
29:58je trouve que là
30:00il y a une très grande
30:00efficacité de Marine Le Pen
30:02dans sa façon de réagir
30:04sur tous ces thèmes
30:05d'actualité
30:06que Marie et Sophie
30:07ont balayé un peu
30:08en début d'émission
30:10et là on se dit
30:11quand même
30:11que Marine Le Pen
30:12c'est quand même
30:13une politique
30:14extrêmement expérimentée
30:16et là
30:18ça ça peut manquer
30:19à un moment ou à un autre
30:20au Rassemblement National
30:20quand c'est dur
30:21et quand il faut
30:22bien choisir les mots
30:23elle vous dit d'ailleurs
30:24parce qu'on sait
30:25que ça plane
30:25l'hypothèse
30:26d'un duel final
30:27entre le Rassemblement National
30:28et les Insoumis
30:29en finale de la présidentielle
30:30elle ne vous le dit pas comme ça
30:31mais là aussi
30:32elle dit
30:32attendez
30:32les Français qui décideront
30:33c'est du fantasme
30:34un peu de journaliste
30:35là aussi
30:36les Français en décideront
30:37les Français en décideront
30:38peut-elle dire
30:39peut-elle dire autre chose
30:40après ce qui est certain
30:43là on ne somme pas allé
30:44là-dessus
30:45mais c'est que
30:46en off
30:47avec certains députés
30:48il s'agit de dénoncer
30:50la politique des Insoumis
30:51de dénoncer
30:53le leader Insoumis
30:54Jean-Luc Mélenchon
30:55en personnalisant
30:56et en répétant
30:58qu'il incarne
30:59cette violence
30:59cette radicalité
31:01qu'il va toujours
31:02beaucoup plus loin
31:03mais en même temps
31:06ce qu'il s'est déroulé
31:07je ne parle pas
31:08encore une fois
31:08parce que
31:09ce que j'ai pu dire
31:10a pu m'être reproché
31:11je ne dis pas
31:12que la mort de Quentin Doran
31:13qu'encore une fois
31:13mais de
31:15ses conséquences
31:15font aussi
31:16les affaires
31:17du Rassemblement National
31:18et on est allé
31:19sur ce terrain-là
31:20de ces groupuscules
31:21d'extrême droite
31:22le Premier ministre
31:23encore cet après-midi
31:24met dos à dos
31:25les deux
31:25et de ces groupuscules
31:27qui peuvent avoir
31:28de près ou de loin
31:29des liens
31:30avec le
31:30avec le
31:31on l'écoute là-dessus aussi
31:32mais moi
31:35je n'ai pas de difficulté
31:36à admettre
31:36qu'il y a
31:37des groupuscules
31:38d'extrême droite
31:39d'ultra droite
31:40qui peuvent d'ailleurs
31:41être violents
31:42et d'autant moins
31:42qu'en 2022
31:44j'ai écrit une lettre
31:45à madame Elisabeth Borne
31:47pour demander
31:48qu'elle mette en oeuvre
31:49la dissolution
31:50de l'ensemble
31:51de ces groupements
31:52violents
31:52quel que soit
31:53leur bord politique
31:55je considère
31:55qu'à partir du moment
31:56où des groupuscules
31:58actent
31:59comment dire
32:00la violence
32:00comme étant le coeur
32:01de leur action
32:02il n'est pas admissible
32:04de ne pas les dissoudre
32:06clairement
32:06ils sont des adversaires
32:07politiques
32:08et je peux vous dire
32:09qu'il suffit d'aller
32:10sur les réseaux sociaux
32:10pour voir ce que
32:11ces groupuscules
32:12d'ultra droite
32:13disent du rassemblement
32:14national
32:14ils en disent
32:15le plus grand mal
32:17Marine Le Pen
32:18vous dit
32:18ce soir
32:19le ménage a été fait
32:20on a fait le ménage
32:22dans ces groupuscules là
32:23en réalité
32:24et vous l'avez
32:25donné un certain nombre
32:26d'exemples ce soir
32:27la question se repose
32:29régulièrement
32:30et elle s'est reposée
32:31au moment des manifestations
32:32après la mort
32:33de Quentin Derang
32:34de voir émerger
32:34un certain nombre
32:35de personnes
32:35qui ont des liens
32:36avec le Rassemblement
32:37national
32:37et qui sont
32:38dans ces manifestations
32:39oui au premier rang
32:40duquel
32:40cet assistant parlementaire
32:41d'une députée
32:43du Rassemblement national
32:44qui suite aux révélations
32:46de plusieurs médias
32:48et bien a décidé
32:50de le licencier
32:51de mettre fin
32:51à sa collaboration
32:52avec lui
32:54expliquant
32:54dans un communiqué
32:56que si elle mettait fin
32:57à son contrat de travail
33:00avec cet assistant parlementaire
33:01qui est considéré
33:03comme l'un des co-organisateurs
33:05de la marche
33:06en hommage à Quentin
33:08samedi dernier
33:08dans les rues de Lyon
33:10considérant que si elle
33:10met fin à son contrat
33:11c'est pas seulement
33:12pour cette marche
33:13mais plus pour des publications
33:14qu'il a pu avoir
33:15sous une double identité aussi
33:18donc voilà
33:18Marine Le Pen
33:19elle le dit
33:20Jordan
33:20on fait le ménage
33:21quand il s'agit
33:22de tailler dans le vif
33:24et dire
33:25nous n'avons aucun lien
33:26et nous ne pouvons pas
33:27continuer de travailler
33:27avec ces individus
33:28on le fait
33:29on fait le travail
33:29ce qui n'est pas fait
33:31et c'est là où sa stratégie
33:32s'entend
33:33est plutôt habile
33:34ce qui n'est pas fait
33:35dans les rangs insoumis
33:36et de Jean-Luc Mélenchon
33:37Yves
33:38Oui c'est ça
33:39c'est que
33:40en fait
33:40d'une certaine façon
33:42elle donne un mot d'ordre
33:44et le mot d'ordre
33:45n'est pas toujours suivi
33:46on l'a vu
33:47on l'a vu
33:47aux élections législatives
33:49de 2024
33:50Les fameuses brebis galeuses
33:51Il y avait les brebis galeuses
33:52elle va vous dire
33:53c'est pas moi
33:54c'est localement
33:56
33:57elle va nous promettre
33:58enfin
33:58ils vont nous promettre
34:00que la prochaine fois
34:01qu'il y a aux élections législatives
34:02et même sur les municipales
34:03qu'ils avaient regardé
34:05chacun
34:06on va encore découvrir
34:07qu'il y a des brebis galeuses aussi
34:10donc
34:11je pense qu'elle a la volonté
34:13mais après
34:14l'exécution
34:14et autour d'elle
34:15il y a des gens
34:16qui ont dépassés aussi
34:18qui sont dépassés
34:19dans des mouvements étudiants
34:21ou dans des mouvements
34:22des groupuscules
34:23qui sont plutôt musclés
34:24et qui peuvent être considérés
34:26et qui sont considérés
34:27d'ailleurs
34:27comme violents
34:29et dont la dissolution
34:31a été demandée
34:32c'est vrai qu'elle
34:34elle va se cacher
34:35un petit peu derrière
34:36en disant
34:36moi j'ai demandé
34:36la dissolution
34:37et puis
34:38c'est des groupes
34:38qui ne nous représentent pas
34:40il n'en demeure pas moins
34:41qu'encore cette semaine
34:42il y a eu des personnes
34:43on va parler du bloc
34:45Montpellier
34:45qui ont été placées
34:46en garde à vue
34:47comme faisant partie
34:48de mouvements d'ultra droite
34:49de groupuscules violents
34:50qui ont des faits de violence
34:51en tout cas
34:52qui sont poursuivis
34:52pour des faits de violence
34:53donc on le voit
34:55la parole
34:55c'est bien
34:56mais l'exercice
34:57a quand même
34:57quelques limites
34:59Encore un mot Bruno là-dessus ?
35:01Non mais évidemment
35:02Avant de réentendre Marine Le Pen ?
35:03Non mais évidemment
35:03que les deux mouvements
35:05extrémistes forts du pays
35:07que ce soit
35:08la France insoumise
35:09évidemment au cœur
35:10de ce cyclone
35:11et le Rassemblement national
35:12sont de manière
35:15j'allais dire
35:15plus ou moins
35:17récurrente
35:17rattrapées par
35:18des personnes
35:20qui ont été
35:21membres de ces mouvements
35:22d'ultra gauche
35:22et d'ultra droite
35:24donc ça revient
35:25régulièrement sur la table
35:26notamment dans les périodes
35:28dans les périodes électorales
35:29mais il faut reconnaître
35:30que le Rassemblement national
35:32a infiniment fait
35:33plus de ménages
35:34que ne l'a fait
35:35ou pratiquement pas commencé
35:36même la France insoumise
35:38Marine Le Pen
35:39qui est revenue
35:39évidemment ce soir
35:40dans cette interview
35:41sur le doute
35:42qui entoure
35:43la date du 7 juillet
35:44le moment du jugement
35:45de la Cour d'appel de Paris
35:47pourra-t-elle se présenter
35:49à la présidentielle
35:50à ce moment-là ?
35:51A-t-elle confiance
35:52en la justice ?
35:53C'est une des grandes questions
35:54qui lui a été posée ce soir
35:55et voici
35:56son hésitation
35:57et sa réponse
36:00Vous avez dit
36:00que vous ne retiriez
36:01pas un mot
36:02est-ce que vous pouvez dire
36:03ce soir
36:03que vous avez confiance
36:04dans la justice
36:05de votre pays ?
36:11Confiance
36:12dans la justice
36:13de mon pays
36:15au fond
36:15j'aimerais avoir confiance
36:17Donc c'est pas un oui ?
36:18De toute façon
36:19quand on est avocat
36:20on n'a jamais confiance
36:22Respect !
36:22Vous avez donné votre...
36:23Vous savez il y a un avocat
36:24qui répondait à cette question
36:26Confiance
36:27non respect
36:28oui
36:28Le mandat n'est qu'un instrument
36:30qui vous permet
36:31de défendre vos idées
36:33mais ça ne veut pas dire
36:34que quand vous n'avez pas de mandat
36:35vous ne pouvez pas défendre vos idées
36:36donc je continuerai
36:38très certainement
36:39à défendre
36:40mes idées
36:41je ne vous dis pas
36:42que ce sera anodin
36:43pour moi
36:44Ce sera une douleur ?
36:46Je pense que chacun
36:47peut comprendre
36:49ce soit un ressenti
36:50d'injustice absolument
36:52majeur
36:53etc
36:53Moi je crois
36:54que quand on pense bien
36:55quand on a la volonté
36:57quand on est profondément
36:58patriote
37:00quand on se bat
37:01depuis des années
37:01parce que
37:03je ne veux pas dire
37:03que c'est un jeune vieux
37:04Jordan
37:05mais enfin
37:06je crois qu'il s'est engagé
37:07à 16 ans
37:07ou à 17 ans
37:08donc malgré son jeune âge
37:10il a quand même
37:10de l'expérience
37:11derrière lui
37:12et il n'a pas fait
37:12de la politique
37:14entouré dans du velours
37:15ou en marchant
37:16sur des pétales de rose
37:17inutile de vous le dire
37:18bon
37:18donc
37:19je pense que ce sont
37:20les qualités
37:23la lucidité
37:24la volonté
37:25il a toutes ces qualités
37:27pour être candidat
37:28si je ne peux pas l'être
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