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  • il y a 6 heures
Paola Puerari vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00:00Votre soirée politique continue sur BFM TV.
00:00:04Marine Le Pen qui a eu des mots très durs concernant la France insoumise.
00:00:07Elle a qualifié la jeune garde de milice affiliée à la France insoumise,
00:00:10accusant l'ultra-gauche de vouloir entraver le processus démocratique.
00:00:14On en parle ce soir avec Alexis Corbière.
00:00:17Bonsoir monsieur, député écologiste et social de Seine-Saint-Denis.
00:00:20Avant de revenir effectivement sur les mots de Marine Le Pen,
00:00:24comment est-ce que vous l'avez trouvé ce soir Marine Le Pen ?
00:00:26Il y avait un petit côté message d'adieu.
00:00:29Elle semble un peu en vérité comprendre qu'elle va être condamnée.
00:00:34Sur un ton très victimaire, je rappelle que c'est des lois de probité
00:00:37pour assainir la vie politique et qu'il est quand même normal
00:00:39que des gens qui ont détourné 4 millions d'argent public
00:00:42dans le cadre de leur mandat ne soient pas réélus.
00:00:44Donc il n'y a pas de...
00:00:45Alors ça restera à vérifier effectivement.
00:00:47Qu'est-ce qui reste à vérifier ?
00:00:48On va laisser faire la justice qu'ils ont détourné de l'argent.
00:00:53Ça c'est acquis la question.
00:00:54Ce qui est en jeu c'est la peine qui est subie.
00:00:56Mais ce qui est acquis, c'est-à-dire ça aussi c'est singulier.
00:00:58C'est-à-dire que si d'aventure il n'y avait pas d'inligibilité,
00:01:00elle trouverait normal de se planter à l'élection présidentielle
00:01:02après que la justice lui ait dit que sous sa direction, sa présidence
00:01:05il y avait quand même une mauvaise utilisation de l'argent public.
00:01:07Les Français ils sont sensibles, il ne faut pas complètement...
00:01:09Il y avait une séquence d'émotion ce soir.
00:01:10Bref, après qu'est-ce qu'elle nous dit ?
00:01:12Après elle a une habileté pour le faire.
00:01:15Je ne suis pas venu sur ce plateau télé pour la féliciter.
00:01:18C'est un mouvement qui est en capacité quand le chef n'est plus candidat
00:01:24à l'élection présidentielle d'avoir un remplaçant.
00:01:26J'envoie un message.
00:01:27L'entendeur salut.
00:01:28Justement, question toute trouvée.
00:01:30Est-ce que cette passation de relais qu'elle fait à Jordan Bardella
00:01:33dans des mouvements que vous avez pu connaître,
00:01:36un mouvement particulier,
00:01:38ça aurait pu être concevable
00:01:40qu'un certain Jean-Luc Mélenchon désigne un successeur ?
00:01:44De quoi parlez-vous ?
00:01:45Enfin, je ne vois pas.
00:01:46C'est un tabou, un sujet absolu.
00:01:48Si on reprend l'histoire de la Ve République,
00:01:51Bruno confirmera,
00:01:52il y a quand même très peu de grands leaders
00:01:54qui ont préparé leur successeur.
00:01:57Tout à fait.
00:01:57Ni François Mitterrand, ni Jacques Chirac, etc.
00:02:00Marine Le Pichon a même été peut-être la première.
00:02:02C'est effectivement la première.
00:02:04Dieu sait si j'ai des critiques contre Marine Le Pen,
00:02:06mais sur ce plan-là...
00:02:07Jacques Chirac, peut-être un peu avec Alain Juppé.
00:02:10Oui, plus ou moins, il y avait des périodes compliquées.
00:02:14Il y avait des modes de régulation pour aborder cette question-là
00:02:16qui s'appelait un parti avec des congrès.
00:02:18On est aujourd'hui dans un moment politique
00:02:19et ça ne concerne pas que mes amis de la France Insoumise,
00:02:22c'est-à-dire qu'y compris ce qu'est le macronisme,
00:02:24c'est-à-dire que c'est des organisations nées autour d'un homme
00:02:26où il n'y a pas de fonctionnement très défini
00:02:28de comment on pense la suite.
00:02:30Voilà.
00:02:30J'ai entendu dire que le candidat,
00:02:32puisqu'on parle des LFI,
00:02:33serait désigné par le groupe parlementaire.
00:02:35Il faut y penser.
00:02:37Ils me reprochent à moi la primaire,
00:02:38parce qu'ils disent que je suis pour une grande primaire
00:02:40qui convoquerait 2 millions ou plus d'électeurs.
00:02:42On me dit que ça, c'est un entre-soi d'un petit milieu.
00:02:45Par contre, 70 députés,
00:02:46qui accessoirement sont quand même parmi les 10% des Français
00:02:49les mieux payés,
00:02:50eux, ce n'est pas un entre-soi
00:02:51qui ont été désignés par le comité électoral de la France Insoumise.
00:02:54Ce n'est pas un entre-soi.
00:02:55Et c'est eux qui vont choisir qui va être candidat
00:02:57de la France Insoumise à l'élection présidentielle.
00:02:59J'ai dans l'idée qu'on s'est déjà...
00:03:00Dont Raphaël Arnaud...
00:03:02Dernière chose sur Marine Le Pen,
00:03:05elle avait quand même l'air ce soir très résignée.
00:03:07C'est ça le plus...
00:03:08Elle était plutôt bonne dans son expression, etc.
00:03:12Assez convaincue.
00:03:12Alors pourtant, elle dit au contraire,
00:03:14je ne suis pas résignée.
00:03:16Elle l'est quand elle présente son successeur,
00:03:18quand elle explique
00:03:19qu'il a déjà de l'expérience derrière lui, etc.
00:03:23C'est extrêmement rare de voir un homme politique
00:03:27qui ne serait pas résigné dire ça.
00:03:29Je dirais davantage que résigné,
00:03:30je dirais plutôt lucide.
00:03:31J'ai trouvé qu'il y avait quand même pas mal de lucidité.
00:03:34Parce que finalement, ce procès s'est terminé.
00:03:36Son procès s'est terminé il y a 15 jours.
00:03:38Elle n'a pas donné l'interview pendant deux mois.
00:03:40Elle a assez peu parlé.
00:03:41On a l'impression finalement que ces 15 jours
00:03:42lui ont permis de digérer quand même ce procès.
00:03:45Sans doute de tirer les conclusions
00:03:48que ça allait mal se passer le 7 juillet.
00:03:51Mais en tout cas, on voit bien qu'en plus,
00:03:53on en reparlera sans doute,
00:03:53qu'elle fixe des conditions pour pouvoir se présenter
00:03:56qui vont bien au-delà de la seule peine d'inéligibilité
00:03:58ramenée à deux ans, pas de bracelet.
00:04:01Moi, je trouve qu'il y a beaucoup de lucidité
00:04:04et même intériorisé de passer le flambeau
00:04:08à Jordan Bardella avec cette phrase en disant
00:04:10« Peut-être que ma plus grande satisfaction,
00:04:13c'est d'avoir fait émerger une personnalité
00:04:14à l'intérieur du mouvement
00:04:15qui puisse prendre la suite en cas d'empêchement. »
00:04:17En tout cas, effectivement,
00:04:18elle a lancé une lourde charge
00:04:19contre la France insoumise
00:04:21et l'ultra-gauche en particulier.
00:04:24Cette dérive qui a atteint son point culminant
00:04:27est un problème majeur
00:04:28parce qu'en réalité,
00:04:29l'objectif de l'ultra-gauche,
00:04:31c'est d'entraver le processus démocratique.
00:04:34La jeune garde n'est pas un groupuscule de marginaux.
00:04:37Il y en a des groupuscules de marginaux,
00:04:39que ce soit à l'ultra-droite
00:04:41ou que ce soit à l'ultra-gauche.
00:04:43Groupuscule dissous.
00:04:44Ça n'est pas un groupuscule de marginaux.
00:04:47C'est une milice qui est affiliée à un parti politique,
00:04:51puisque Jean-Luc Mélenchon a dit lui-même
00:04:54que la jeune garde était un mouvement affilié aux insoumis.
00:04:59Le mot de milice est très fort, Alexis Corbiens.
00:05:01Est-ce que vous le comprenez ?
00:05:03Ce que fait l'extrême-droite et Mme Le Pen,
00:05:06c'est une bataille culturelle
00:05:07qui vise à bouleverser le champ politique
00:05:09qui est issu de 1945,
00:05:11à savoir que l'extrême-droite était violente,
00:05:14l'extrême-droite était antisémite,
00:05:15la droite ne s'alliait pas avec l'extrême-droite,
00:05:18le gaullisme, pour des raisons
00:05:19dues notamment au rôle du général de Gaulle
00:05:21pendant la Seconde Guerre mondiale,
00:05:22puis après la question de l'Algérie et de l'OAS.
00:05:24Ce que je veux dire, c'est qu'aujourd'hui,
00:05:26Mme Le Pen et certains médias
00:05:28sont en train de tout modifier.
00:05:29C'est-à-dire que le mot de milice,
00:05:31populaire d'extrême-droite
00:05:32est utilisé pour caractériser
00:05:34des groupes d'extrême-gauche.
00:05:36Et on voit bien comment aujourd'hui...
00:05:37Pas des groupuscules,
00:05:38vous dites des groupes d'extrême-gauche.
00:05:40Groupuscules, oui.
00:05:40Enfin, groupuscules,
00:05:41c'est quelques dizaines de personnes.
00:05:42Mais ce que je veux dire,
00:05:42c'est que...
00:05:43Et on a certains journaux hebdomadaires
00:05:45qui vont dire que maintenant,
00:05:46les nouveaux fascistes,
00:05:47c'est la France insoumise.
00:05:48Sous-entendu, c'est plus les mêmes.
00:05:50Sous-entendu, l'extrême-droite
00:05:51n'est plus fasciste, etc.
00:05:53On voit bien qu'il y a une manifestation
00:05:55d'hommage à cette terrible mort de Quentin
00:05:58qui est faite samedi,
00:05:59auquel on manifeste
00:06:00avec des cris de mort au bougnol,
00:06:02à bas les bougnols.
00:06:03Alors, il y a eu quelques personnes,
00:06:05effectivement,
00:06:05qui ont fait des salutations
00:06:06et qui ont eu des propos racistes.
00:06:09Et normalement,
00:06:09il y avait 3 000 personnes,
00:06:11françaises, citoyennes,
00:06:12qui ont rendu hommage
00:06:13à ce jeune militant mort.
00:06:13Même si je n'aime pas faire
00:06:13les concurrences victimaires,
00:06:14imaginez une manifestation
00:06:15où 3 000 personnes manifestent
00:06:17et il y a des gens qui crient
00:06:18à bas les juifs.
00:06:20On ferait ce distingo
00:06:21en disant
00:06:22« Ah, oui, ça a été dit,
00:06:23mais il y avait quand même
00:06:24d'autres personnes
00:06:24qui ont eu pour d'autres raisons. »
00:06:26Vous voyez comment,
00:06:27aujourd'hui,
00:06:28quand il s'agit du racisme,
00:06:29notamment anti-musulman,
00:06:31et quand il s'agit d'un racisme,
00:06:32notamment qui vient parfois
00:06:33de l'extrême droite,
00:06:35en quelque sorte,
00:06:36on trouve un peu normal
00:06:36ce qui a eu lieu.
00:06:37Je ne pense pas.
00:06:38Je pense qu'effectivement,
00:06:39la préfète de Lyon
00:06:39a pris des arrêtés,
00:06:40qu'il va y avoir des enquêtes
00:06:41et que, effectivement,
00:06:43tous les actes
00:06:44qui ne relevaient pas
00:06:45du droit légal
00:06:45ont été relevés.
00:06:46Ce que je veux dire,
00:06:46c'est que le drame terrible de Lyon,
00:06:48et j'ai un désaccord stratégique
00:06:49avec la jeune garde,
00:06:50et on pourra discuter,
00:06:50si vous voulez,
00:06:51après, évidemment,
00:06:52de tout ce que je pense
00:06:53sur comment lutter
00:06:54contre l'extrême droite.
00:06:55Mais ce qui a eu lieu
00:06:55permet à des groupuscules
00:06:57que nous connaissons
00:06:57qui ont déjà été dissous
00:06:58par l'extrême droite.
00:06:59Moi, j'ai vu au premier rang
00:07:00de cette manifestation,
00:07:01même votre média l'a pointé,
00:07:02M. Benedetti de l'Oeuf française,
00:07:04c'est un pétainiste.
00:07:05– Non, non, c'est un nazi,
00:07:06c'est pas un pétainiste.
00:07:06– Non, mais je veux dire,
00:07:07c'est un nazi,
00:07:08vous avez raison.
00:07:08Ces gens-là ont manifesté samedi,
00:07:10se sont regroupés,
00:07:11ils étaient atomisés,
00:07:13poussiérisés, pulvérisés,
00:07:14et ils se regroupent,
00:07:15et ils commencent à redresser la tête.
00:07:17– Parlons de la jeune garde,
00:07:18justement.
00:07:19– Oui, mais madame,
00:07:20ce que je veux dire,
00:07:20c'est que ce que fait Mme Le Pen,
00:07:21et je ne le laisserai pas faire,
00:07:23consiste à dire aujourd'hui
00:07:24ce qui est violent,
00:07:25c'est la jeune garde
00:07:26et l'extrême droite.
00:07:26Par contre,
00:07:27ce qui a manifesté samedi,
00:07:28elle n'a pas dit un mot.
00:07:28Pourquoi elle n'a pas été interrogée
00:07:30sur ce qui s'est passé samedi ?
00:07:31Pourquoi, clairement,
00:07:32il n'y a pas une dénonciation
00:07:33qu'aujourd'hui,
00:07:35ce qui tue le plus,
00:07:36c'est ça, c'est documenté,
00:07:37c'est l'extrême droite.
00:07:38Je ne banalise pas
00:07:38ce qui a eu lieu samedi.
00:07:39Mais si on accepte
00:07:40cette inversion complète,
00:07:42on pave la voie
00:07:42à la montée de l'extrême droite
00:07:44qui aujourd'hui apparaît
00:07:44comme des gens sympathiques,
00:07:46qui fonctionnent
00:07:47de manière démocratique,
00:07:48paraît-il,
00:07:49qui aujourd'hui
00:07:50sont en marche vers le pouvoir.
00:07:51Et moi, évidemment,
00:07:51j'ai le mieux cause.
00:07:52– Ce qu'on a vu samedi à Lyon,
00:07:53c'est la lille de l'extrême droite,
00:07:54il n'y a aucun doute là-dessus.
00:07:56Simplement,
00:07:57elle a réussi
00:07:58un joli coup politique Marine Le Pen,
00:08:00avant la manif d'ailleurs.
00:08:01C'est vrai qu'elle n'a rien dit
00:08:02sur la manif,
00:08:02mais je pense qu'elle aurait condamné
00:08:05les signes de bras nazis,
00:08:06etc.
00:08:08Le joli coup qu'elle a réussi,
00:08:09c'est qu'elle a condamné
00:08:11et les groupes de droite radicale
00:08:14et les groupes de gauche.
00:08:16Alors que Jean-Luc Mélenchon,
00:08:17effectivement,
00:08:18n'a pris aucune distance
00:08:20avec la jeune garde.
00:08:21Ça, c'est exact.
00:08:22Et là, ça pose un problème politique.
00:08:23– Est-ce que vous pensez, par exemple,
00:08:24que Raphaël Arnaud
00:08:25devrait démissionner de son mandat ?
00:08:28– Moi, surtout,
00:08:28ce que je pense,
00:08:29c'est que Raphaël Arnaud,
00:08:30il devrait s'exprimer.
00:08:31Ce n'est pas un enfant.
00:08:33Il a 30 ans, 31 ans.
00:08:34Il est député.
00:08:35Et je ne sais pas pourquoi
00:08:36il y a ce comportement paternaliste
00:08:37des chefs de la France en France
00:08:38qui parlent en son nom.
00:08:39C'est un dirigeant politique.
00:08:41Même, il monte des groupes
00:08:42contre le fascisme.
00:08:43Il a une certaine idée.
00:08:43Il a une culture politique.
00:08:44Je le connais peu.
00:08:45Mais moi, je lui dis,
00:08:46il faut qu'il s'exprime,
00:08:47qu'il ne laisse pas les gens
00:08:47parler en son nom,
00:08:48qu'il explique ce qui s'est passé.
00:08:50Qu'est-ce qui s'est passé ?
00:08:50Moi, je n'en sais rien.
00:08:51La seule chose que je sais,
00:08:52c'est qu'il a mis fin au contrat
00:08:54d'une personne concernée.
00:08:55Ça veut dire quoi ?
00:08:56Qu'il n'était pas au courant ?
00:08:56Qu'il était au courant ?
00:08:57Qu'est-ce qu'il en pense, lui ?
00:08:59Lui, c'est un chef politique.
00:09:01Monsieur...
00:09:01Il faut au minimum
00:09:02qu'il se mette en retrait
00:09:03de son groupe.
00:09:04C'est combien vous êtes un politique ?
00:09:06Non, mais attendez.
00:09:06Vous ne resteriez pas
00:09:07dans un groupe avec...
00:09:08Moi, je ne m'acharnerai pas
00:09:12sur le sort de quelqu'un
00:09:13dont je ne sais pas
00:09:14ce qu'il savait,
00:09:15ce qu'il ne savait pas.
00:09:16C'est pour ça que je pense
00:09:16qu'il doit parler.
00:09:17Je pense que Raphaël Arnaud...
00:09:19Je veux dire,
00:09:19moi, c'est cette conception...
00:09:20C'est une question de s'acharner.
00:09:21C'est lui qui doit prendre
00:09:22cette décision.
00:09:23Mais vous savez,
00:09:23c'est arrivé plein de fois
00:09:24que des parlementaires
00:09:26se mettent en retrait
00:09:26de leur groupe
00:09:27à cause de problèmes de justice.
00:09:29De facto, il est en retrait.
00:09:30Ce n'était pas seulement
00:09:30la question du retrait.
00:09:32Là, il n'est pas à l'Assemblée.
00:09:33Il est pas là cet après-midi.
00:09:35La question,
00:09:35ce que je suis en train de dire,
00:09:37c'est que...
00:09:37Et là, je m'adresse à nouveau
00:09:38au chef de la France Insoumise.
00:09:41Qu'est-ce que c'est que cette histoire
00:09:42qu'il y a des gens
00:09:43qui parlent au nom d'un député ?
00:09:45Il doit s'exprimer.
00:09:46Je peux comprendre
00:09:46qu'il soit ému,
00:09:47mais il peut rédiger une tribune.
00:09:48Par ailleurs, j'ai entendu dire...
00:09:50Oui, il est sans doute menacé
00:09:51par des dingos d'extrême-droite.
00:09:53Mais il peut...
00:09:54Moi, je pense qu'il faut parler.
00:09:56Pourquoi ?
00:09:56Il doit parler.
00:09:57Il doit y compris parler
00:09:58à la jeunesse
00:09:59qui peut être intéressée
00:10:00par comment on lutte
00:10:01contre l'extrême-droite.
00:10:02Moi, ma réponse à moi,
00:10:04et c'est pour ça que vous m'invitez,
00:10:05j'ai cette singularité.
00:10:07Aujourd'hui, je suis un unitaire.
00:10:08Je pense qu'il faut
00:10:08que le nouveau Fonds populaire
00:10:10produise encore l'unité
00:10:11et pourquoi pas produise un candidat
00:10:12commun à l'élection présidentielle.
00:10:14La lutte contre l'extrême-droite,
00:10:15ça ne peut pas passer
00:10:16par des groupes
00:10:17qui s'entraînent
00:10:18dans des sports de combat
00:10:19et qui vont dans la rue
00:10:19se taper avec l'ultra-droite.
00:10:21Ça, c'est une impasse.
00:10:22Et je pense que ça doit être dit
00:10:24parce que je vois bien
00:10:25que ce qui est en train de monter...
00:10:27Et Jean-Luc Mélenchon
00:10:27ne le dit pas ?
00:10:28Jean-Luc, il est sur
00:10:29une solidarité absolue.
00:10:31Nous sommes solidaires,
00:10:32on ne sait pas très bien
00:10:33de qui, de quoi.
00:10:33Elle est là, toute la différence.
00:10:35Je pense que Jean-Luc Mélenchon,
00:10:37il a tous les éléments
00:10:38sur ce qui a eu lieu.
00:10:39Parce que la suite,
00:10:40on va voir.
00:10:41Est-ce qu'il y a eu un échange,
00:10:42par exemple, de SMS
00:10:43entre ses collaborateurs
00:10:45et Raphaël Arnaud
00:10:46sur ce qui a eu lieu ?
00:10:47Est-ce qu'il était au courant
00:10:47que les gars allaient à Lyon ?
00:10:51Vous savez, moi, je suis député,
00:10:52j'ai trois collaborateurs,
00:10:53je sais où ils sont,
00:10:53à peu près,
00:10:54quand ils sont dans une autre ville
00:10:55à des initiatives méditantes,
00:10:56je suis informé.
00:10:57Il était informé.
00:10:57Peut-être pas, d'ailleurs.
00:10:58Moi, je ne veux accuser personne.
00:10:59Mais, je veux dire,
00:11:00c'est pour ça qu'il faut parler.
00:11:02Et je vois bien,
00:11:03il est sali, calomnier, etc.
00:11:05Moi, je ne veux pas m'acharner
00:11:06sur Raphaël Arnaud,
00:11:06que je pense,
00:11:07je l'ai déjà dit ici,
00:11:08il doit être un homme d'honneur.
00:11:09Il peut aussi nous dire clairement
00:11:10comment il voit les choses,
00:11:11qu'est-ce que c'est
00:11:12qui lui a échappé,
00:11:13qu'est-ce que c'est
00:11:13qui l'a soutenu.
00:11:14J'en sais rien.
00:11:15Ce n'est pas parce que...
00:11:16Je veux dire,
00:11:16je vois bien comment...
00:11:17En tout cas, effectivement,
00:11:18vous n'auriez pas adopté
00:11:19cette stratégie.
00:11:20Vous conseillez à Jean-Luc Mélenchon
00:11:21de changer de stratégie.
00:11:22Marine Le Pen, lui,
00:11:23elle, dit qu'il joue
00:11:24la stratégie du pire.
00:11:27Je crois que,
00:11:28depuis un certain nombre de temps,
00:11:28Jean-Luc Mélenchon
00:11:29oscille entre la stratégie
00:11:31de la pacification
00:11:32et la stratégie du pire.
00:11:34Bon.
00:11:35Et il a choisi
00:11:36la stratégie du pire.
00:11:38Voilà.
00:11:39C'est la stratégie
00:11:40de l'intimidation.
00:11:42Or, ça pose un problème
00:11:44parce que, dans l'esprit
00:11:45de la France insoumise,
00:11:46si vous voulez,
00:11:47tout ce qui est
00:11:49à droite
00:11:50de la France insoumise
00:11:51est fasciste.
00:11:53Est-ce que vous pensez
00:11:54que cette stratégie du pire
00:11:55dont parle Marine Le Pen
00:11:57est choisie à dessein
00:11:59par Jean-Luc Mélenchon ?
00:12:00Oui, mais madame,
00:12:01déjà, ça veut dire quoi,
00:12:02la stratégie du pire,
00:12:03dans l'esprit de Marine Le Pen ?
00:12:04Qu'est-ce que c'est,
00:12:04la stratégie du pire ?
00:12:06Je ne sais pas très bien
00:12:07de quoi elle parle.
00:12:07C'est-à-dire,
00:12:08la stratégie du pire
00:12:09d'encourager la violence,
00:12:11de se radicaliser,
00:12:12pour peut-être aller chercher
00:12:13des voix abstentionnistes,
00:12:15aller chercher des voix abstentionnistes,
00:12:16il faut le faire.
00:12:17D'accord ?
00:12:17Ça, ce n'est pas le sujet.
00:12:18C'est tout à l'honneur
00:12:19de la France insoumise
00:12:20et de la gauche
00:12:21et du Nouveau Front populaire
00:12:22d'aller chercher un électorat.
00:12:23Il faut un peuple participationniste
00:12:25quand on est républicain.
00:12:26Ça, ce n'est pas un problème.
00:12:27La seule question,
00:12:28je le répète,
00:12:28c'est, moi,
00:12:29je parle quand même de gauche.
00:12:31Comment on évite ?
00:12:32Moi, je souhaite éviter
00:12:33la victoire de Mme Le Pen
00:12:34ou de M. Bardella.
00:12:35La seule réponse
00:12:36est une réponse électorale
00:12:37et démocratique.
00:12:38Et pour prendre des exemples
00:12:39concrets, Alexis Corbière,
00:12:40et reprendre des exemples complets,
00:12:41la stratégie du pire,
00:12:43c'est que lorsque
00:12:44Jean-Luc Mélenchon
00:12:45est acculé,
00:12:46il a ce réflexe
00:12:47qui consiste à,
00:12:48au lieu de faire,
00:12:49allez,
00:12:50amende honorable,
00:12:51je ne sais pas
00:12:51s'il y en est capable,
00:12:52mais du moins
00:12:53d'émettre certaines réserves,
00:12:54de prendre un peu de recul,
00:12:55de remettre toujours
00:12:56une pièce dans la machine.
00:12:57Vous êtes interdit
00:12:59dans une université à Lille,
00:13:01eh bien, tant pis.
00:13:01Vous traitez
00:13:02le président de l'université
00:13:03d'Adolf Eichmann.
00:13:04Vous le comparez à un nazi.
00:13:06Vous êtes acculé
00:13:07dans vos retranchements.
00:13:08Vous maintenez
00:13:09votre soutien à la jeune garde,
00:13:10vous le témoignez
00:13:11de votre solidarité
00:13:12pleine et entière.
00:13:13C'est ça, la stratégie.
00:13:14C'est ce que je pense là-dessus
00:13:14et je vais le répéter
00:13:15sur ce plateau.
00:13:16Jean-Luc Mélenchon,
00:13:19il veut bipolariser
00:13:20la scène politique.
00:13:21C'est lui,
00:13:22soutien conditionnel
00:13:22à ce qu'il fait
00:13:23et tout le reste.
00:13:24Ça, ça lui permet...
00:13:25C'est comme sur une barricade
00:13:26il n'y a que de côté.
00:13:26Moi, je pense que ça,
00:13:28et s'il y a des amis insoumis
00:13:30qui me regardent,
00:13:30ça ne marchera pas
00:13:31à l'élection présidentielle.
00:13:32Ce n'est pas possible.
00:13:33Ce qui a été,
00:13:34le seul moment
00:13:34où on a bloqué
00:13:35l'extrême droite,
00:13:36c'était en juin 2024
00:13:37quand on a fait
00:13:37nouveau Front Populaire.
00:13:39Vous pouvez être
00:13:40en désaccord peut-être
00:13:40avec les socialistes,
00:13:41vous avez le droit,
00:13:42mais en dernière analyse,
00:13:43il faut se rassembler.
00:13:44D'ailleurs,
00:13:45je vais dire un truc,
00:13:46là, ça parle fort,
00:13:47mais ça va se rassembler
00:13:48aux municipales.
00:13:49C'est ça qui m'agace,
00:13:50c'est la grande hypocrisie
00:13:51qui a lieu.
00:13:51Et vous verrez que même
00:13:52les socialistes
00:13:53qui n'avaient pas d'insoumis,
00:13:54ils feront alliance
00:13:55avec les insoumis
00:13:55et les insoumis
00:13:56qui disaient socialo-pourris
00:13:58seront pour l'alliance
00:13:59avec les socialos.
00:14:00La politique,
00:14:01Maurice Safran,
00:14:01vous avez su avant moi,
00:14:03c'était pareil
00:14:03dans les années 60.
00:14:04Les cocos à Moscou,
00:14:06disaient les socialistes,
00:14:07mais ça se dégrade.
00:14:08Ça se dégrade.
00:14:09Oui, ça se dégrade.
00:14:10Vous êtes en train
00:14:10d'imaginer
00:14:11qu'ils vont comme ça
00:14:13faire alliance
00:14:14comme ça.
00:14:15Je reproche
00:14:16à Jean-Luc Mélenchon,
00:14:17ce n'est pas le seul,
00:14:18et aussi à Hollande
00:14:19de créer
00:14:20l'espace culturel
00:14:22qui empêche cette union.
00:14:23Moi, je la souhaite
00:14:24en tapant aussi fort.
00:14:25Est-ce que vous n'êtes pas
00:14:26faussement naïf en réalité ?
00:14:27Parce que le problème,
00:14:28c'est qu'il y a des tas
00:14:29d'électeurs
00:14:30qui ont voté pour le PS
00:14:31ou la gauche
00:14:32qui ont voté Macron
00:14:33qui sont déçus
00:14:34de Macron
00:14:34et des tas d'électeurs
00:14:36socialistes
00:14:36qui ont toujours
00:14:37voté socialistes
00:14:37qui ne veulent pas
00:14:39voter pour l'Égypte.
00:14:40Je vous arrête.
00:14:41Je pense exactement
00:14:41comme vous.
00:14:42Attendez, pardon.
00:14:43Je crois que cette stratégie...
00:14:44Pardon, je me suis malé
00:14:45de finir.
00:14:45Je pense que cette stratégie
00:14:46est extrêmement dangereuse
00:14:48et ne marchera pas.
00:14:48Si j'ai été exclu
00:14:49de la France insoumise,
00:14:50c'est parce que je portais
00:14:51ce débat en dedans,
00:14:52ça ne marchera pas.
00:14:53Parce qu'au bout d'un an,
00:14:53ce n'est pas seulement
00:14:54les chefs s'ils s'entendent
00:14:55ou pas,
00:14:55c'est effectivement
00:14:56les électorats.
00:14:57Si vous chauffez
00:14:58les insoumis en disant
00:14:58que les sociolos
00:14:59sont des pourris,
00:14:59vous pouvez dire
00:15:00qu'on s'est mis d'accord
00:15:00mais il y a des gens
00:15:01qui diront plus jamais PS.
00:15:02Si vous dites au sein du PS
00:15:04que les insoumis
00:15:04c'est les pires des hommes,
00:15:05les antisémites,
00:15:06les violents,
00:15:07vous pouvez passer à un accord,
00:15:08il y a un électorat PS
00:15:08qui dira mais jamais.
00:15:10Donc tout ça
00:15:11est tiré chez moi.
00:15:12Oui, et l'attitude
00:15:14de Jean-Luc Mélenchon,
00:15:15la réponse de François Hollande
00:15:17qui dit cordon sanitaire
00:15:18autour de la FI
00:15:18mais moi je ne suis pas
00:15:20dans l'oreille de François Hollande
00:15:21mais j'ai été Mélenchoniste,
00:15:22je dis là ce que fait Jean-Luc.
00:15:24Et tu n'es rare
00:15:25par rapport au moment politique
00:15:26dans lequel nous sommes.
00:15:27Il faut rester dans le rail
00:15:28de 2022-2024
00:15:29et j'ai envie de faire
00:15:30un clin d'œil
00:15:31c'est que moi j'ai été foutu
00:15:32dehors de la France insoumise
00:15:33au moment où Raphaël Arnaud
00:15:34devenait député.
00:15:35C'est-à-dire que pour lutter
00:15:36contre l'extrême droite
00:15:36j'ai essayé de porter la ligne
00:15:37du Front unique,
00:15:38du Front unique électoral,
00:15:39du Front populaire large
00:15:42et à l'inverse
00:15:43on a été foutu dehors
00:15:43et on a dit non
00:15:44pour lutter contre l'extrême droite
00:15:45il faut des petits groupes radicaux
00:15:46parce que ça va peut-être se passer
00:15:48dans la confrontation de rue.
00:15:49Je termine en disant
00:15:50quand même qu'à Lyon
00:15:50il y avait beaucoup de groupes
00:15:51racistes d'ultra-droite
00:15:52qui paradaient dans la rue
00:15:54et on les a laissés
00:15:54quand même longtemps parader
00:15:55assassiner des gens.
00:15:56Je dis bien assassiner.
00:15:58Oui assassiner.
00:15:59Je veux dire
00:16:00c'est documenté
00:16:01et je m'étonne
00:16:02enfin j'imagine
00:16:03vous êtes là pour réagir
00:16:04oui à Lyon
00:16:05des groupes d'ultra-droite
00:16:06ont fait des crimes racistes
00:16:08il y a eu des tabassages homophobes
00:16:10il ne faut pas l'oublier.
00:16:13Non mais je veux dire
00:16:13parce que vous réagissez
00:16:14assassiné
00:16:14c'est le mot qui semble fort
00:16:15parce qu'effectivement
00:16:17aujourd'hui en France
00:16:18on peut être assassiné
00:16:19pour des idées politiques
00:16:19c'est ça aussi
00:16:20et l'ultra-droite à Lyon
00:16:21parce que là pour le coup
00:16:22les crimes racistes
00:16:23c'est pour ce qu'on est
00:16:23c'est juste au hasard
00:16:24des personnes qui incarnent
00:16:25quelque chose
00:16:26parce qu'ils sont homosexuels aussi
00:16:27Moi je vais vous dire une chose
00:16:28je te le dis pour la première fois
00:16:29sur ce plateau télé
00:16:30je ne suis pas rentré dans l'hémicycle
00:16:31pour l'hommage l'autre jour
00:16:32j'étais gêné
00:16:34parce qu'il y a eu la mort d'un homme
00:16:35je ne voulais pas en rajouter
00:16:36je comprends
00:16:37mais de notre côté
00:16:38rendre hommage comme ça
00:16:40alors qu'on ne l'a pas fait
00:16:41dans les cas précédents
00:16:41donner une impression
00:16:42que vous voyez
00:16:44on hiérarchisait les choses
00:16:45et moi je ne suis pas à l'aise
00:16:46par rapport à ça
00:16:46je sais que des gens
00:16:47de la famille de Quentin
00:16:48m'écoutent
00:16:48ce n'était pas un manque
00:16:49de respect de la vie de l'homme
00:16:50je suis en désaccord
00:16:51mais je trouve attention
00:16:52il ne faut pas jouer avec ça
00:16:54parce qu'il y a eu des violences
00:16:55depuis un moment
00:16:56et beaucoup plus de violences d'ailleurs
00:16:57et de meurtre de la part de l'Ul.
00:16:59Le fait qu'il n'ait pas été
00:17:01un enfant de cœur
00:17:01qu'il ait porté une idéologie
00:17:02complètement contraire à la vôtre
00:17:04n'annule pas pour autant
00:17:05son statut de victime
00:17:06et de la même manière
00:17:07par rapport aux agissements
00:17:08ignobles effectivement
00:17:09qui sont à déplorer
00:17:11à Lyon
00:17:11qui est depuis longtemps
00:17:12malheureusement
00:17:13l'épicentre d'une ultra droite
00:17:14qui s'entraîne
00:17:16sur des rings de boxe
00:17:18qui lacèrent
00:17:19des gens au seul motif
00:17:20qui sont musulmans
00:17:21ou vaguement arabes
00:17:22qui menacent
00:17:23des homosexuels
00:17:24dans la rue
00:17:24la question c'est
00:17:25quelle réponse
00:17:26la République se donne
00:17:27est-ce que la police
00:17:29aurait à ce point failli
00:17:30et la justice avec elle
00:17:31pour qu'il faille
00:17:32instituer des milices
00:17:33ou des groupuscules
00:17:34qui se feront justice eux-mêmes
00:17:36je ne crois pas
00:17:37je ne crois pas
00:17:38je vais même vous dire les choses
00:17:42que les syndicats
00:17:42les partis politiques
00:17:43et les services d'ordre
00:17:44oui, mille fois oui
00:17:45que quand nous organisons
00:17:46une initiative
00:17:47tout doit bien se passer
00:17:48l'orateur ou l'oratrice
00:17:49qui vient
00:17:49on va la chercher à la gare
00:17:50on l'amène pour éviter
00:17:51parce que ça peut éviter
00:17:51des provocations
00:17:52pour éviter qu'il y ait
00:17:53des gens violents
00:17:53qui viennent perturber
00:17:54un meeting
00:17:54oui, les syndicats le font
00:17:55les partis politiques le font
00:17:56et même je vais vous dire une chose
00:17:57la préfecture et la police
00:17:58travaillent avec les services
00:17:59d'ordre des organisations
00:18:00pour que tout se passe démocratiquement
00:18:01donc en soi
00:18:03il peut y avoir des moments
00:18:04même où on est un peu obligé
00:18:05de faire le coup de poing
00:18:06par rapport à des gens
00:18:06qui vous attaquent
00:18:07mais là on parle d'autre chose
00:18:08que les choses soient claires
00:18:09c'est-à-dire que le problème
00:18:10de la jeune garde
00:18:11c'est qu'elle a cru
00:18:12que c'était pertinent
00:18:12de regrouper des gens
00:18:14puis au bout d'un moment
00:18:14tout ça fonctionne
00:18:15avec beaucoup de virilisme
00:18:16on fait du sport de combat
00:18:18on veut savoir où sont
00:18:19les autres militants
00:18:20puis un jour on s'attrape
00:18:21des fois ça finit mal
00:18:22moi j'ai l'âge d'avoir connu
00:18:23l'affaire Clément Méric
00:18:24ça s'attrape
00:18:25et c'est le militant
00:18:26de l'extrême droite
00:18:26qui compte plus fort
00:18:27et le jeune Clément Méric
00:18:28prend un coup
00:18:28qui lui fracture la mâchoire
00:18:29il tombe par terre
00:18:30et il meurt
00:18:30et là cette fois-ci
00:18:31c'est un militant
00:18:32de l'extrême droite
00:18:33qui est mort
00:18:34c'est horrible
00:18:35mais surtout
00:18:35c'est une impasse politique
00:18:36tout ça
00:18:37c'est une impasse politique
00:18:37et j'en reviens
00:18:38sous le dis au début
00:18:39c'est une impasse
00:18:39et en plus
00:18:40ce qui m'agace
00:18:40c'est que ça nourrit
00:18:41le récit de l'extrême droite
00:18:43comme quoi les violences
00:18:44sont à gauche
00:18:44et qu'elle est l'extrême droite
00:18:45en tout cas effectivement
00:18:46c'est très facile
00:18:47pour Marine Le Pen
00:18:48ce soir
00:18:49de dire effectivement
00:18:50que la gauche est facturée
00:18:51on va l'écouter
00:18:53nous avons trouvé
00:18:54compte tenu des circonstances
00:18:55que l'ambiguïté
00:18:58des partis politiques
00:18:59de gauche
00:18:59à l'égard
00:19:00de la France insoumise
00:19:02et de ce qui s'est passé
00:19:03est telle
00:19:05voire même
00:19:06leur hypocrisie
00:19:07est telle
00:19:07qu'il était nécessaire
00:19:08pour nous
00:19:09de marquer le coup
00:19:09et donc nous avons
00:19:10marqué le coup
00:19:12et nous n'avons pas voté
00:19:13la motion de censure
00:19:15déposée par la France insoumise
00:19:16nous réservons
00:19:17évidemment
00:19:18de voter la nôtre
00:19:20elle est d'accord avec vous
00:19:21elle parle d'hypocrisie
00:19:22aussi Alexis Corbière
00:19:24oui mais
00:19:25aujourd'hui
00:19:26vous avez
00:19:26un de vos confrères
00:19:28Mediapart
00:19:28qui révèle que
00:19:29par exemple
00:19:29il y avait un assistant
00:19:29parlementaire
00:19:30qui mettait des messages
00:19:31néo-nazis
00:19:33de glorification
00:19:34il a été tout à fait
00:19:36exclu des groupes
00:19:37il faut que Mediapart
00:19:38le sorte
00:19:39pour qu'on le vire
00:19:40donc je veux dire
00:19:40au bout d'un moment
00:19:41elle aussi
00:19:41il y a beaucoup d'hypocrisie
00:19:42c'est pas une jeune biche
00:19:43alors néanmoins
00:19:44pardon
00:19:45mais par exemple
00:19:45Jordan Bardella
00:19:46a été très clair
00:19:47lui veut
00:19:47s'il est au gouvernement
00:19:48dissous tous les groupes
00:19:49d'ultra-droite
00:19:50tous les groupes
00:19:50de la gauche
00:19:51à chaque fois qu'il y a
00:19:51des brebis galeuses
00:19:52ils sont effectivement
00:19:54poussés hors du rassemblement national
00:19:56c'est pas exactement
00:19:57la même étude
00:19:58que la France insoumise
00:19:59c'est ça la réussite politique
00:20:00de Bardella et de Le Pen
00:20:01c'est qu'ils ont réussi
00:20:03depuis 2-3 semaines
00:20:04à répéter à de multiples reprises
00:20:06qu'ils étaient pour l'interdiction
00:20:07des deux côtés
00:20:08maintenant il ne faut pas être naïf
00:20:09il faut se souvenir
00:20:10un tout petit peu de l'histoire
00:20:12dans les années 70
00:20:13je l'ai vécu
00:20:14la violence politique
00:20:16était extrême
00:20:17c'était extrême droite
00:20:20et extrême gauche
00:20:20à coups de barre de fer
00:20:21dans les rues de Paris
00:20:22et je l'ai vécu
00:20:24et simplement
00:20:25le changement
00:20:26c'est qu'à l'époque
00:20:27venait la violence
00:20:28la violence la plus violente
00:20:30on considérait
00:20:30qu'elle venait
00:20:31de l'extrême droite
00:20:32et le retournement
00:20:33de l'histoire
00:20:33fait qu'aujourd'hui
00:20:34on considère
00:20:34qu'elle vient
00:20:35de l'extrême gauche
00:20:35mais ça existe en France
00:20:37depuis toujours
00:20:38et Marine Le Pen
00:20:41ce soir
00:20:41comme l'avait déjà utilisé
00:20:43l'argument
00:20:43il me semble
00:20:43Jordan Bardella
00:20:44elle ressort le courrier
00:20:45qu'elle a écrit
00:20:46en 2022
00:20:47à Elisabeth Borne
00:20:48pour demander
00:20:48la dissolution
00:20:50des groupes
00:20:51d'ultra droite
00:20:51et d'ultra gauche
00:20:52l'habileté
00:20:53est assez
00:20:55et là
00:20:55il n'empêche
00:20:57ces deux mouvements
00:20:59aujourd'hui
00:20:59sont rattrapés
00:21:00par
00:21:02ce qu'on appelait
00:21:03pour l'extrême droite
00:21:04des brebis galeuses
00:21:05et il y en a encore
00:21:06et
00:21:07on en trouve
00:21:08et sans doute
00:21:09que cette partie-là
00:21:11de l'échiquier
00:21:11a plus fait le ménage
00:21:12parce que depuis
00:21:13plusieurs années
00:21:14la presse
00:21:15a beaucoup documenté
00:21:17des candidats
00:21:18qui étaient
00:21:19absolument
00:21:20atroces
00:21:21et c'est vrai
00:21:22que de l'autre côté
00:21:25l'extrême gauche
00:21:25n'a pas fait
00:21:26le même travail
00:21:27pourquoi c'est pas
00:21:28les mêmes
00:21:28la jeune garde
00:21:29n'est pas un mouvement
00:21:30qui date d'il y a un mois
00:21:31Alexis Corbière
00:21:32non mais la jeune garde
00:21:33c'est un groupuscule
00:21:34c'est rien
00:21:34moi je veux dire
00:21:35j'ai milité 30 ans
00:21:35avec Jean-Luc Mélenchon
00:21:36il n'y avait pas de jeune garde
00:21:38il n'aimait pas le gauchisme
00:21:39c'est des trucs nouveaux
00:21:39on ne peut pas caractériser
00:21:40la France insoumise
00:21:41donc vous voulez dire
00:21:42qu'il est dépassé
00:21:42non mais il a fait le choix
00:21:44la première fois
00:21:44que j'ai entendu parler
00:21:45c'est en 2023
00:21:46moi j'ai l'impression
00:21:46qu'il a été un peu dépassé
00:21:47et que vous le connaissez très bien
00:21:49il ne veut pas reculer
00:21:50il ne veut pas lâcher un centimètre
00:21:51et il sort tête
00:21:53l'enjeu c'est quoi
00:21:53et Mme Le Pen
00:21:54vient de le dire
00:21:54d'ailleurs en interview
00:21:55c'est l'union de la gauche
00:21:57elle elle dit
00:21:57elle veut utiliser
00:21:59l'incident de Lyon
00:21:59pour dire
00:21:59ah les socialistes
00:22:01la France insoumise
00:22:01est infréquentable
00:22:02d'accord
00:22:02c'est tout l'enjeu
00:22:03s'il n'y a plus ce front
00:22:04qui existe
00:22:06que nous avons fait en 2024
00:22:07ils passeront
00:22:08ils gagneront
00:22:09mais il n'y a plus ce front
00:22:10mais comme mon problème
00:22:11et c'était la difficulté
00:22:12que j'avais au sein
00:22:13de la France insoumise
00:22:13c'est quand moi je dis
00:22:14il faut maintenir ce front
00:22:15Jean-Luc Mélenchon
00:22:16à mon avis
00:22:16ne voulait pas que ce front existe
00:22:17parce que ça imposait
00:22:18que la candidature
00:22:19soit discutée
00:22:20et lui ne voulait pas en discuter
00:22:21et du coup
00:22:22la radicalité de la jeune garde
00:22:24permettait en quelque sorte
00:22:25de faire entrer
00:22:25de nouveaux acteurs
00:22:26vous voyez ce que je veux dire
00:22:27qui amenaient à ce que
00:22:28non l'enjeu c'est plus
00:22:29l'accord avec le PS
00:22:29parce que c'est des traites
00:22:30il faut trouver des groupes
00:22:31plus radicaux
00:22:33etc
00:22:33bon toute une série
00:22:34de nouveaux compagnons
00:22:36si je puis dire
00:22:37de la France insoumise
00:22:37qui n'étaient pas
00:22:38des partenaires de mon temps
00:22:39bon on voit le résultat
00:22:40à l'arrivée
00:22:41je répète
00:22:42ça nourrit l'imaginaire
00:22:43que souhaite l'extrême droite
00:22:45nous ne sommes plus violents
00:22:46c'est les autres
00:22:47ça fracture la gauche
00:22:48parce que des gens au PS
00:22:49ou ailleurs
00:22:49disent on ne peut plus vous voir
00:22:51ça radicalise l'électorat
00:22:52et les filles qui disent
00:22:53on est les seuls
00:22:54à être attaqués
00:22:55ils sont attaqués
00:22:55mais on est les seuls
00:22:56personne nous défend
00:22:57donc à part nous
00:22:57tout est fasciste etc
00:22:59bon c'est un paysage
00:23:00je parle comme homme de gauche
00:23:01qui essaie de se battre
00:23:02pour la position qu'il amène
00:23:04un paysage qui est pour l'instant
00:23:06détestable
00:23:06ce que j'espère
00:23:07et je vais en rester là
00:23:08c'est que les élections municipales
00:23:09dans la réalité crue
00:23:11de ce qu'elles expriment
00:23:11dans les urnes
00:23:12imposeront sans aucun doute
00:23:13que tout le monde
00:23:14retrouve de la lucidité
00:23:16si nous n'allons pas à l'Union
00:23:17et bien Marseille
00:23:18basculera à l'extrême droite
00:23:19Madame Dati prendra Paris
00:23:20Toulouse ne passera pas à gauche
00:23:21nous perdrons Bordeaux
00:23:22donc il va falloir
00:23:23que tout le monde
00:23:24arrête là
00:23:25de faire des petits jeux politiciens
00:23:26il va falloir
00:23:27mais typiquement
00:23:27sur l'enjeu des municipales
00:23:29qui est un cas concret
00:23:30un cas d'école
00:23:30le problème c'est qu'à force
00:23:32de répéter par exemple
00:23:33côté insoumis
00:23:34mais je pourrais prendre
00:23:35évidemment les attaques
00:23:35côté socialiste
00:23:36côté insoumis
00:23:37que les socialistes
00:23:38sont complices du génocide
00:23:39à Gaza
00:23:40qu'ils sont les représentants
00:23:42d'une gauche coloniale
00:23:43qui sont en dernière instance
00:23:45des sociotraitres
00:23:46comment faire
00:23:48pour que l'électeur insoumis
00:23:49qui vote Sébastien Delogu
00:23:50à Marseille au premier tour
00:23:51ou Sophia Chikirou
00:23:52à Paris au premier tour
00:23:53se reconnaissent
00:23:55une appartenance commune
00:23:56avec les socialistes
00:23:57désormais
00:23:58les tranchées sont tellement creusées
00:23:59pour que les reports de voix
00:24:01sont impossibles
00:24:01c'est pas seulement
00:24:02ce que je dis tout à l'heure
00:24:03des batailles politiques
00:24:04c'est aussi des batailles culturelles
00:24:05l'union c'est une culture
00:24:06si vous ne fabriquez
00:24:08aucune culture d'union
00:24:09et que vous répétez
00:24:10pendant des mois
00:24:10ce que vous dites
00:24:11que vous commencez
00:24:11la campagne électorale
00:24:12comme fait Chikirou
00:24:13il ne faut plus qu'il y ait
00:24:13de socialistes
00:24:14à l'hôtel de ville à Paris
00:24:15ou de Logu
00:24:17païen, vassal
00:24:17c'est le même système
00:24:20à l'arrivée
00:24:21vous allez vous dire
00:24:21bon on va s'unir
00:24:22au second tour
00:24:22mais les électeurs
00:24:23vont vous dire
00:24:23vous êtes des hypocrites
00:24:24vous en perdez au passage
00:24:26peut-être que le noyau
00:24:27vous suit
00:24:27mais vous perdez
00:24:28alors qu'il ne faut pas
00:24:29perdre d'électeurs
00:24:30donc au bout d'un moment
00:24:31il faut que
00:24:31ce qui a été possible
00:24:32je sais que je plaide
00:24:34dans le désert
00:24:34mais je le répéterai
00:24:35ce qui a été possible
00:24:36en 2024
00:24:37je m'adresse d'abord
00:24:38aux 9 millions de gens
00:24:38qui sont venus se mobiliser
00:24:39et qui ont empêché
00:24:40M. Bardella
00:24:41de prendre le pouvoir
00:24:41on doit pouvoir le refaire
00:24:43malgré les chefs
00:24:44actuellement qui s'insument
00:24:45ça va être compliqué
00:24:46très compliqué
00:24:47mais le reste
00:24:48on perdra
00:24:49on perdra
00:24:50et moi je ne veux pas
00:24:51que ce pays
00:24:52bascule entre les mains
00:24:53du Rassemblement National
00:24:54parce que c'est un mauvais programme
00:24:56dernière chose
00:24:57M. Bardella
00:24:58Mme Le Pen
00:24:58c'est pas la même chose
00:24:59et pas tout à fait
00:25:00la même ligne
00:25:01je suis naïf Alexis Corbière
00:25:02Jean-Luc Mélenchon
00:25:04n'a absolument pas décidé
00:25:05de changer de stratégie
00:25:06c'est toujours eux
00:25:06et nous
00:25:08le Rassemblement National
00:25:09nous et les ci
00:25:10et il n'y a personne
00:25:11Bruno Jeudy
00:25:12vous rappelez ce livre
00:25:13dans les années 70
00:25:13l'union est en combat
00:25:14j'ai bien compris
00:25:15il n'y a que du rapport
00:25:16de force
00:25:17social, politique, culturel
00:25:18qui permettra
00:25:19de leur faire entendre raison
00:25:19notamment les municipales
00:25:21j'attends de voir
00:25:22au soir des municipales
00:25:22on va discuter
00:25:23la France Insoumise
00:25:24vous y êtes allé au carton
00:25:25en expliquant
00:25:25dans quelle ville
00:25:26vous allez prendre
00:25:26ils s'en fichent
00:25:27ce n'est pas leur objectif
00:25:28les municipales
00:25:29la France Insoumise
00:25:30en tout cas
00:25:33on entend
00:25:34votre message
00:25:35je les connais
00:25:36c'est aussi des gens
00:25:37de gauche
00:25:38qui ne sont pas indifférents
00:25:39à le sort
00:25:39qui leur est réservé
00:25:40aujourd'hui
00:25:40les Insoumise
00:25:41ont un objectif
00:25:42c'est faire perdre
00:25:43les grandes villes
00:25:44aux socialistes
00:25:44merci Alexis Corbière
00:25:46d'être venu sur ce plateau
00:25:47et on entend
00:25:47effectivement votre message
00:25:48pour l'union des gauches
00:25:49on vous souhaite quand même
00:25:51bon courage
00:25:52on y va
00:25:53merci Alexis Corbière
00:25:54effectivement Marine Le Pen
00:25:55qui s'est longuement
00:25:56exprimée sur BFM
00:25:57TV
00:25:57qui en a dit beaucoup
00:25:58sur les liens
00:25:59du rassemblement national
00:26:00avec l'ultra droite
00:26:02mais moi
00:26:02je n'ai pas de difficulté
00:26:03à admettre
00:26:04qu'il y a
00:26:04des groupuscules
00:26:05d'extrême droite
00:26:06d'ultra droite
00:26:07qui peuvent d'ailleurs
00:26:08être violents
00:26:09et d'autant moins
00:26:10qu'en 2022
00:26:11j'ai écrit une lettre
00:26:13à madame
00:26:13Elisabeth Borne
00:26:14pour demander
00:26:15qu'elle mette en oeuvre
00:26:16la dissolution
00:26:17de l'ensemble
00:26:18de ces groupements
00:26:19violents
00:26:20quel que soit
00:26:21leur bord politique
00:26:22je considère
00:26:23qu'à partir du moment
00:26:23où des groupuscules
00:26:26actent
00:26:26comment dire
00:26:27la violence
00:26:28comme étant le coeur
00:26:29de leur action
00:26:30il n'est pas admissible
00:26:32de ne pas les dissoudre
00:26:33clairement
00:26:33ils sont des adversaires
00:26:35politiques
00:26:35et je peux vous dire
00:26:36qu'il suffit d'aller
00:26:37sur les réseaux sociaux
00:26:38pour voir ce que
00:26:39ces groupuscules
00:26:39d'ultra droite
00:26:40disent du rassemblement
00:26:41national
00:26:42ils en disent
00:26:43le plus grand mal
00:26:44Thomas Ménager
00:26:45vous nous avez rejoint
00:26:46député du Loire
00:26:47et porte-parole
00:26:47du rassemblement national
00:26:49comment est-ce que
00:26:50vous avez trouvé déjà
00:26:50la patronne
00:26:52de votre camp
00:26:52ce soir ?
00:26:53Combative
00:26:54combative
00:26:55et toujours
00:26:55dans une abnégation
00:26:57dans un dévouement
00:26:58pour le pays
00:26:59c'est-à-dire
00:26:59en capacité de dire
00:27:00que même si
00:27:01ça serait je pense
00:27:02difficile
00:27:03après autant d'années
00:27:05elle pense à l'intérêt
00:27:06des français
00:27:06à l'intérêt général
00:27:07et pas à son nombril
00:27:09et c'est en ça
00:27:10que moi je suis toujours
00:27:11fier de soutenir
00:27:12Marine Le Pen
00:27:13parce que c'est
00:27:14une vraie femme d'État
00:27:14elle l'a prouvé
00:27:15encore ce soir
00:27:16mais elle reste combative
00:27:18et on attendra
00:27:19le mois de juillet
00:27:21pour je l'espère
00:27:22une décision positive
00:27:23parce qu'on croit
00:27:23en son honnêteté
00:27:24et on croit
00:27:25que ça sera
00:27:25notre grande candidate
00:27:26à la présidentielle
00:27:27On a l'impression
00:27:27qu'effectivement
00:27:28vous laissez sous-entendre
00:27:29que tous les autres
00:27:30hommes politiques
00:27:31pensent qu'au fauteuil
00:27:32et qu'effectivement
00:27:32elle Marine Le Pen
00:27:33met son parti
00:27:36ses convictions
00:27:37avant le non
00:27:38finalement ?
00:27:38C'est une réalité
00:27:39je pense qu'on ne peut
00:27:40pas envier forcément
00:27:41la vie de Marine Le Pen
00:27:42vu tout ce qu'elle s'est
00:27:43pris dans la figure
00:27:43qu'on soit d'accord
00:27:45ou pas avec elle
00:27:46mais c'est le cas
00:27:46d'autres personnalités politiques
00:27:48elle a dédié sa vie
00:27:50et même ses opposants
00:27:51peuvent le dire
00:27:51à la politique
00:27:52à la France
00:27:53même quand on combat
00:27:54ses idées
00:27:55et aujourd'hui
00:27:56elle pourrait s'accrocher
00:27:57coûte que coûte
00:27:58et dire
00:27:58peu importe la situation
00:27:59même si c'est pas bon
00:28:01pour les idées
00:28:01pour la France
00:28:02je vais m'accrocher
00:28:03ça a été le cas
00:28:03par exemple
00:28:04de M. Fillon
00:28:05à un moment
00:28:05il était en mauvaise posture
00:28:06pour son camp
00:28:06tout le monde lui a dit
00:28:07arrête
00:28:08ce n'est pas le même cas
00:28:09mais il a préféré
00:28:11s'accrocher
00:28:11Marine Le Pen
00:28:12elle se dit
00:28:13comment on peut faire
00:28:14que nos idées arrivent au pouvoir
00:28:15comment on peut faire
00:28:16changer les choses
00:28:17pour les Français
00:28:18et pour la France
00:28:18sauver notre pays
00:28:19et c'est en ça
00:28:20que je pense que
00:28:20ça fait la différence
00:28:21avec un grand nombre
00:28:22de la classe politique
00:28:23Que ce soit Jordan Bardella
00:28:24ou Marine Le Pen
00:28:25ce soir on se demande
00:28:26si le Rassemblement National
00:28:27finalement est déjà
00:28:28très bien parti
00:28:29pour la présidentielle
00:28:30on en dépasse ce soir
00:28:30avec Max Brisson
00:28:31bonsoir
00:28:32Monsieur Sénateur
00:28:33Les Républicains
00:28:34des Pyrénées Atlantiques
00:28:35avec Jade Zahad
00:28:36porte-parole
00:28:37et secrétaire nationale
00:28:39de Renaissance
00:28:39je vous retourne la question
00:28:41effectivement
00:28:41est-ce que Marine Le Pen
00:28:42finalement
00:28:43qui dit
00:28:43je ne suis pas résignée
00:28:44Jordan Bardella
00:28:45à toutes les qualités
00:28:46pour devenir président
00:28:48est-ce que vous dites
00:28:49que finalement
00:28:49c'est un parti
00:28:50très bien parti
00:28:51écoutez moi je ne suis pas là
00:28:52pour commenter
00:28:53la préparation
00:28:54à l'élection présidentielle
00:28:55Marine Le Pen
00:28:56elle est présidente
00:28:57des députés
00:28:58du Rassemblement National
00:28:59il prépare une campagne électorale
00:29:01j'ai trouvé
00:29:02moi j'ai noté quand même
00:29:03une forme d'hypocrisie
00:29:03de la part de Marine Le Pen
00:29:04quand elle dit
00:29:05en cas de triangulaire
00:29:06aux prochaines élections municipales
00:29:07le Rassemblement National
00:29:08ne se retirera pas
00:29:09et c'est en réalité
00:29:10la démonstration
00:29:11de ce que le Rassemblement National
00:29:13est le premier
00:29:14pourvoyeur
00:29:14de députés LFI
00:29:15à l'Assemblée Nationale
00:29:16c'est exactement
00:29:17ce qu'ils ont fait
00:29:17lors des dernières élections
00:29:19législatives
00:29:19en refusant
00:29:20dans des cas
00:29:21où il y avait des triangulaires
00:29:22en refusant
00:29:23de se retirer
00:29:23le Rassemblement National
00:29:25a préféré faire élire
00:29:26des députés LFI
00:29:26que des députés
00:29:27du Bloc Républicain
00:29:28donc si vous voulez
00:29:29les paroles c'est bien
00:29:30les actes
00:29:31en l'occurrence
00:29:31à l'Assemblée Nationale
00:29:32lors des dernières élections
00:29:34de législatives
00:29:34CQFD
00:29:35et elle persiste
00:29:36et signe
00:29:36puisqu'elle dit
00:29:37nous ferons la même chose
00:29:38lors des prochaines élections municipales
00:29:40ensuite
00:29:41bon il y a aussi
00:29:42une forme d'hypocrisie
00:29:43quand Marine Le Pen
00:29:44nous dit
00:29:44non non non
00:29:44les groupuscules
00:29:45d'extrême droite
00:29:46ils ne sont pas violents
00:29:46le Rassemblement National
00:29:47non non non non
00:29:48surtout aucun lien
00:29:49attendez
00:29:49ne soyons pas hypocrites
00:29:51que Marine Le Pen
00:29:52assume aussi
00:29:52d'avoir investi
00:29:53alors c'est vrai
00:29:54ils ont été désinvestis
00:29:55des candidats racistes
00:29:56homophobes
00:29:57négationnistes
00:29:58enfin tout ce que vous voulez
00:29:58ils ont été désinvestis
00:30:00tant mieux
00:30:01mais le Rassemblement National
00:30:02doit aussi balayer
00:30:03devant sa porte
00:30:04parce que
00:30:04la France Insoumise
00:30:06et le lien avec la jeune garde
00:30:08c'est une chose
00:30:09et on le condamne
00:30:10et il faut faire le ménage
00:30:11le Rassemblement National
00:30:12n'est pas exempt
00:30:12lui non plus
00:30:13alors revenons
00:30:13une toute petite chose
00:30:14je vais répondre quand même
00:30:15voilà justement
00:30:16répondez d'abord
00:30:17pourquoi est-ce qu'effectivement
00:30:18si vous vous appelez
00:30:19à un cordon sanitaire
00:30:20pour ne pas faire élire
00:30:22de députés LFI
00:30:23pourquoi est-ce que
00:30:23vous ne retirez pas
00:30:24vos candidats
00:30:25au second tour
00:30:25parce que je pense
00:30:27ça c'est ce qu'a fait
00:30:28par exemple
00:30:28Édouard Philippe
00:30:29qui dans son département
00:30:30a retiré le candidat
00:30:31du Bloc Central
00:30:32donc de monsieur
00:30:33en face
00:30:34de monsieur
00:30:34qui soutient
00:30:35le Bloc Central
00:30:36et Macroniste
00:30:36pour faire élire
00:30:37Alma Dufour
00:30:38et LFI
00:30:38c'est monsieur Attal
00:30:39qui a appelé
00:30:41quand il le fallait
00:30:42face au Rassemblement National
00:30:43à voter pour la France Insoumise
00:30:45mais non
00:30:45je vous avais déjà répondu
00:30:46mais bien sûr que si
00:30:47c'est totalement prouvé
00:30:49et je ne vous ai pas coupé
00:30:50donc voilà
00:30:50pour faire barrage
00:30:51à l'extrême droite
00:30:52il faut le combattre
00:30:53sur les idées
00:30:54c'est pas en faisant
00:30:54des magouilles
00:30:55après nous nous l'avons dit
00:30:56il y aura des possibilités
00:30:57d'alliances
00:30:58au cas par cas
00:30:59parce qu'au final
00:30:59on n'est pas dans les mêmes
00:31:01scrutins
00:31:01que ce qu'on a pu avoir
00:31:02lors des élections législatives
00:31:04où il n'y a pas
00:31:04de fusion de listes
00:31:05d'alliances par exemple
00:31:06avec les républicains
00:31:07vous pourriez
00:31:08ça sera possible
00:31:08et je vous laisse
00:31:09terminer chers collègues
00:31:10mais je voulais juste
00:31:10répondre quand même
00:31:11un petit instant
00:31:11c'est à dire que vous l'avez dit
00:31:12et je vous en remercie
00:31:13que quand il y a des brebis galeuses
00:31:15on les désinvestit
00:31:15est-ce que vous allez désinvestir
00:31:17madame Vassal
00:31:17qui a réutilisé la devise
00:31:19du maréchal Pétain
00:31:20en plein débat
00:31:22qui a dit
00:31:23travail famille patrie
00:31:25qui est candidate
00:31:26soutenue par renaissance
00:31:27et je sais
00:31:28qu'au sein de votre temps
00:31:29elle n'est pas soutenue
00:31:31par renaissance
00:31:32elle n'est pas
00:31:33candidate renaissance
00:31:34vous continuez
00:31:36à soutenir
00:31:37une candidate
00:31:38qui utilise
00:31:39la devise
00:31:40du maréchal Pétain
00:31:41elle a utilisé
00:31:42les mêmes mots
00:31:42que la devise
00:31:43du maréchal Pétain
00:31:44elle ne l'a pas nié
00:31:46en disant que c'était
00:31:47ses valeurs
00:31:47elle en a rajouté d'autres
00:31:48par exemple
00:31:49le mérite
00:31:49mais elle n'a pas repris
00:31:51la devise du maréchal Pétain
00:31:52quand on lui dit
00:31:52quand monsieur Payan
00:31:53qui n'est pas de mon bord
00:31:54lui dit
00:31:54vous savez que c'est la devise
00:31:55du maréchal Pétain
00:31:56et qu'elle a dit
00:31:57oui oui ce sont mes valeurs
00:31:58excusez-moi
00:31:58je pense que nous
00:31:59nous aurions pris
00:32:00des dispositions
00:32:01très naines
00:32:02Max Brisson
00:32:02vous
00:32:02petite pique
00:32:03monsieur Ménager
00:32:04pendant des années
00:32:05pas vous
00:32:06mais vos prédécesseurs
00:32:06ont largement utilisé
00:32:08la même formule
00:32:09ces gens là
00:32:10ne sont plus là
00:32:10et s'ils y en avaient
00:32:11ils dégageraient
00:32:11dans la minute
00:32:12c'est une formule
00:32:13que vous aviez à l'habitude
00:32:16je sais qu'il est tard
00:32:19nous parlons
00:32:20d'élections municipales
00:32:21on est quand même
00:32:22aux antipodes
00:32:23franchement
00:32:24de ce qui intéresse
00:32:24les français
00:32:25moi je suis sénateur
00:32:26je sais ce qu'est
00:32:27une élection municipale
00:32:28je suis élu
00:32:29par des élus
00:32:30par des maires
00:32:31dans 30 000
00:32:33communes de France
00:32:34au moins
00:32:34tous ces débats
00:32:35n'ont aucun intérêt
00:32:37on parle des trottoirs
00:32:38on parle des salles
00:32:39des sports
00:32:40on parle de la vie quotidienne
00:32:41on parle du lien social
00:32:43moi actuellement
00:32:44je fais beaucoup de réunions
00:32:45d'élections municipales
00:32:46ce débat là
00:32:47il est irréel
00:32:48la vie municipale
00:32:50c'est d'abord
00:32:51la vie quotidienne des gens
00:32:52c'est des vrais sujets
00:32:53qui intéressent
00:32:55sur les mobilités
00:32:56par exemple
00:32:56sur les cantines
00:32:59des écoles
00:33:00sur les bâtiments scolaires
00:33:01et si on parlait
00:33:02de ce qui intéresse
00:33:02des gens
00:33:03on parle aussi du destin
00:33:04politique d'un pays
00:33:05effectivement
00:33:06avec Marine Le Pen
00:33:07en fait dans les sondages
00:33:08qui pourraient être empêchés
00:33:09la quasi-totalité
00:33:10des listes municipales
00:33:11elles sont en dehors
00:33:12des étiquettes politiques
00:33:13il faudrait peut-être
00:33:14aussi parler
00:33:14de la vraie France
00:33:15de la France
00:33:16des communes
00:33:17parce que c'est une élection
00:33:18municipale
00:33:19on parlera des élections
00:33:20présidentielles ensuite
00:33:21et si on s'intéressait
00:33:22un petit peu
00:33:23à ces maires
00:33:24qui passent leur temps
00:33:25pour les autres
00:33:25à ces conseillers municipaux
00:33:27qui donnent du temps
00:33:28pour les autres
00:33:28c'est ça aussi
00:33:29la vraie France
00:33:29et vous avez raison
00:33:30et il n'empêche
00:33:32monsieur
00:33:32qu'on parle peu
00:33:34de cette France
00:33:35de la vie quotidienne
00:33:36je suis tout à fait
00:33:37d'accord avec vous
00:33:37et il n'empêche
00:33:38que ces maires
00:33:38effectivement
00:33:39vont avoir à faire
00:33:40des alliances
00:33:41s'ils veulent l'emporter
00:33:42je pense que la France
00:33:43est très
00:33:44assez peu
00:33:44alors
00:33:45et par exemple
00:33:45entre les républicains
00:33:46et le rassemblement national
00:33:47est-ce qu'il pourrait y avoir
00:33:48des alliances
00:33:48mais on tendra la main
00:33:49dans certains cas
00:33:50quand il y aura besoin
00:33:51sur des projets locaux
00:33:52moi dans mon département
00:33:53il doit y avoir deux communes
00:33:54il y a une liste
00:33:55du rassemblement national
00:33:56et sur les listes
00:33:58dont les candidats
00:33:59têtes de liste
00:33:59sont les républicains
00:34:01il y a beaucoup de gens
00:34:02qui sont sans étiquette
00:34:03arrêtons de vouloir
00:34:05tout politiser
00:34:05l'élection municipale
00:34:07ne répond pas
00:34:07je sais que
00:34:08je ne rentre pas
00:34:09dans votre jeu
00:34:10mais l'élection municipale
00:34:12ne répond pas
00:34:13dans la grande majorité
00:34:14des cas
00:34:14sur ce schéma
00:34:16de politisation
00:34:17monsieur le sénateur
00:34:17c'est pas vrai
00:34:18pour les grandes villes
00:34:19le sort politique
00:34:21de Lyon
00:34:22de Bordeaux
00:34:22de Montpellier
00:34:23il y a 35 000 communes
00:34:25d'accord
00:34:25il y a des millions
00:34:27de procédures
00:34:29alors on a entendu
00:34:31votre message
00:34:31point d'hypocrisie
00:34:33le président Gérard Larcher
00:34:35que vous connaissez bien
00:34:35lui-même
00:34:36fait la tournée
00:34:37des assemblées de maires
00:34:39dans les départements
00:34:40et conseille
00:34:41à la plupart
00:34:42des élus
00:34:43maires de droite
00:34:45de faire attention
00:34:45dans la constitution
00:34:46de leur liste
00:34:47de ne pas se laisser
00:34:49pénétrer
00:34:50dans leur conseil
00:34:51par des amis
00:34:52de monsieur Thomas Ménager
00:34:53ça c'est une consigne
00:34:55qui a été passée
00:34:55donc vous voyez bien
00:34:56que même dans les élections
00:34:57municipales
00:34:58il y a de la politique
00:34:58et c'est toujours
00:35:00de la politique
00:35:01les consignes
00:35:02aujourd'hui
00:35:02les maires
00:35:03les écoutent
00:35:04de moins en moins
00:35:05souvent
00:35:05vous vous avez vu
00:35:06par les électeurs
00:35:07des étiquettes politiques
00:35:09vous savez
00:35:10j'échange récemment
00:35:12avec un maire
00:35:12je lui dis
00:35:13mais tu penses
00:35:13à mes sénatoriales
00:35:14parce qu'il me disait
00:35:15tu sais moi
00:35:16je vais chercher
00:35:17tel président
00:35:18de comité de quartier
00:35:19tel président
00:35:19d'association
00:35:21telle personne
00:35:22bien présente
00:35:22dans ma ville
00:35:23tu penses un peu
00:35:24à moi
00:35:24moi je vais avoir
00:35:25des sénatoriales
00:35:25un jour
00:35:26ça je le réglerai
00:35:28c'est ça
00:35:29la vie municipale
00:35:31et c'est cela
00:35:33dans beaucoup
00:35:34beaucoup de communes
00:35:35dans mon département
00:35:36l'élection est politique
00:35:38peut-être dans
00:35:38deux ou trois communes
00:35:39pas plus
00:35:39et pourtant effectivement
00:35:41tous les français
00:35:42se demandent
00:35:43si Marine Le Pen
00:35:44va être empêchée
00:35:45pour l'élection présidentielle
00:35:48et si c'est
00:35:48Jordan Bardella
00:35:49un candidat
00:35:50d'à peine 30 ans
00:35:50qui pourrait être
00:35:51élu président
00:35:52de la république
00:35:53l'année prochaine
00:35:53écoutez sa réponse
00:35:56moi je crois
00:35:56que quand on pense bien
00:35:58quand on a la volonté
00:36:00quand on est profondément
00:36:01patriote
00:36:02quand on se bat
00:36:03depuis des années
00:36:04parce que
00:36:05je ne veux pas dire
00:36:06que c'est un jeune vieux
00:36:06Jordan
00:36:07mais enfin
00:36:08je crois qu'il s'est engagé
00:36:09à 16 ans
00:36:09ou à 17 ans
00:36:10donc malgré son jeune âge
00:36:12il a quand même
00:36:13de l'expérience
00:36:13derrière lui
00:36:14et il n'a pas fait
00:36:15de la politique
00:36:16entouré dans du velours
00:36:17ou en marchant
00:36:18sur des pétales de rose
00:36:19inutile de vous le dire
00:36:20bon
00:36:20donc je pense que
00:36:23ce sont les qualités
00:36:25la lucidité
00:36:26la volonté
00:36:27il a toutes ces qualités
00:36:29pour être candidat
00:36:30si je ne peux pas l'être
00:36:32Thomas Ménager
00:36:33Jordan Bardella
00:36:34Marine Le Pen
00:36:35pour vous c'est pareil
00:36:36c'est finalement
00:36:37le même candidat
00:36:38ce n'est pas le même candidat
00:36:39ils n'ont pas le même âge
00:36:40il y a un homme
00:36:41il y a une femme
00:36:42ils sont différents
00:36:43mais après
00:36:44ils partagent
00:36:45un socle de valeur
00:36:46ils partagent
00:36:47le programme
00:36:48du Rassemblement
00:36:48parce qu'ils le co-construisent
00:36:49maintenant depuis
00:36:50plusieurs années
00:36:51vous n'avez pas un avis
00:36:52vous ne penseriez pas
00:36:54finalement que l'un
00:36:55ou l'autre
00:36:55serait mieux placé
00:36:56pour l'emporter en 2027
00:36:57aujourd'hui notre candidate
00:36:58c'est Marine Le Pen
00:36:59donc on n'est pas
00:37:00dans d'autres hypothèses
00:37:00mais on est obligé
00:37:02pour nos électeurs
00:37:03pour la France
00:37:04de se dire que
00:37:05si jamais Marine Le Pen
00:37:06n'était empêchée
00:37:07elle l'a dit
00:37:07et elle a préparé
00:37:08sa succession
00:37:09il y a Jordan Bardella
00:37:11et Jordan Bardella
00:37:12s'y prépare aussi
00:37:14parallèlement
00:37:15et dans tous les cas
00:37:16donc c'est un bon plan B
00:37:17c'est un excellent plan B
00:37:18c'est-à-dire clairement
00:37:19si on souhaite
00:37:20qu'aujourd'hui
00:37:20si Marine Le Pen
00:37:21est élue président
00:37:21qu'il soit Premier ministre
00:37:23on considère que
00:37:24si jamais
00:37:24pour cette raison
00:37:25pour X raison
00:37:26Marine Le Pen
00:37:27n'était pas candidate
00:37:28Jordan Bardella
00:37:29est naturellement
00:37:30le candidat
00:37:31à la présidentielle
00:37:32si Marine Le Pen
00:37:33était empêchée
00:37:34c'est logique
00:37:35c'est-à-dire
00:37:35quand vous préparez
00:37:36ce binôme
00:37:36et ce travail en commun
00:37:38et bien Jordan Bardella
00:37:39pourrait éventuellement
00:37:40même si on n'est pas
00:37:41dans cet état d'esprit
00:37:41aujourd'hui
00:37:42remplacer Marine Le Pen
00:37:42Regarde Diallo
00:37:43effectivement
00:37:45ce ne sont pas
00:37:45les mêmes personnes
00:37:46Jordan Bardella
00:37:47n'a que 30 ans
00:37:50quelle différence
00:37:50vous voyez dans ces deux lignes
00:37:52est-ce qu'il y a deux lignes
00:37:52pour vous
00:37:53au Rassemblement National ?
00:37:54Elles sont quand même
00:37:55assez similaires
00:37:55après il y a une différence
00:37:56de perception
00:37:57je pense que l'héritage
00:37:58du nom Le Pen
00:37:58qui est quand même
00:37:59extrêmement connoté
00:38:00vous faites comme
00:38:00s'il y avait une grande
00:38:01distinction entre le passif
00:38:02du parti
00:38:03ce qu'il est aujourd'hui
00:38:03il y a quand même
00:38:04un héritage qui est présent
00:38:05et la preuve en est
00:38:06qu'après la disparition
00:38:07de Jean-Marie Le Pen
00:38:07personne ne s'est jamais
00:38:08vraiment distancé
00:38:09de son héritage
00:38:09qui est quand même
00:38:10assez problématique
00:38:11donc Marine Le Pen
00:38:12pour ce nom
00:38:13Moi je fais partie
00:38:13de ceux qui ont toujours
00:38:15dit qu'il n'aurait jamais
00:38:15rejoint Jean-Marie Le Pen
00:38:17qui ont toujours
00:38:17dénoncé ses propos
00:38:18et il y en a de nombreux
00:38:20chez nous
00:38:20ça n'a pas été le cas
00:38:22le cas des responsables
00:38:23les plus visibles
00:38:23peut-être que
00:38:25à un moment
00:38:26Jean-Marie Le Pen
00:38:27est aujourd'hui décédé
00:38:29peut-être que vous avez
00:38:30trouvé ça normal
00:38:30que certains
00:38:31fêtent son décès
00:38:32mais je veux dire
00:38:32à un moment
00:38:32nous on a juste
00:38:34tourné la page
00:38:35on a eu du mal
00:38:36à dire qu'il était
00:38:37antisémite par exemple
00:38:37ça a été compliqué
00:38:38quand on l'a demandé
00:38:39il a toujours dit
00:38:40que les propos
00:38:40de Jean-Marie Le Pen
00:38:40étaient antisémites
00:38:41après Jean-Marie Le Pen
00:38:42moi je n'ai jamais rencontré
00:38:43Jean-Marie Le Pen
00:38:44moi le premier
00:38:44je serais incapable
00:38:45de dire
00:38:45alors ça vous ira
00:38:46peut-être un débat
00:38:47mais s'il l'était
00:38:48parce que je ne l'ai jamais
00:38:48rencontré
00:38:49c'était ça ce qu'avait
00:38:50vous êtes incapable
00:38:51de dire si Jean-Marie Le Pen
00:38:52est antisémite
00:38:52j'ai toujours dit
00:38:52que ses propos
00:38:52étaient antisémites
00:38:53ils étaient dégueulasses
00:38:54ses propos
00:38:56mais lui
00:38:56je ne l'ai jamais rencontré
00:38:57donc il reste que profondément
00:38:59dans tous les cas
00:39:00ça nourrissait l'antisémitisme
00:39:01c'était de l'antisémitisme
00:39:02et c'est des propos
00:39:03qui devaient
00:39:03pour effectivement
00:39:05le bloc central
00:39:06est-ce que ça change
00:39:07quelque chose
00:39:07finalement
00:39:08quel adversaire
00:39:09est le plus difficile
00:39:10peu importe
00:39:11nous on ne se définit pas
00:39:12en rapport
00:39:13à un candidat
00:39:14ou à un parti
00:39:14nous notre objectif
00:39:15c'est de proposer
00:39:15des choses aux français
00:39:16alors on a conscience
00:39:17que ça fait quelques années
00:39:18que ce bloc central gouverne
00:39:20donc on essaye de proposer
00:39:21un autre chemin
00:39:22de réfléchir
00:39:22Yabriel Attal a fait
00:39:23une proposition
00:39:24en novembre dernier
00:39:24sur un nouveau modèle
00:39:26de système de retraite
00:39:27avec une part de capitalisation
00:39:28justement pour essayer
00:39:29de sortir du débat
00:39:31au moment du projet
00:39:31de loi de financement
00:39:32de la sécurité sociale
00:39:33donc on travaille
00:39:34à proposer un français
00:39:35on fait des conventions
00:39:35thématiques
00:39:36on l'a fait sur l'écologie
00:39:37on le fait sur la sécurité
00:39:38et l'immigration
00:39:39on est en train de le faire
00:39:40sur la rénovation démocratique
00:39:41ensuite si vous voulez
00:39:42moi ce que je crois
00:39:43c'est qu'au fur et à mesure
00:39:45que se rapprochent les élections
00:39:46le ravalement de façade
00:39:47républicain
00:39:47du rassemblement national
00:39:48s'effrite
00:39:49il n'y a qu'à voir
00:39:49comment ça s'est passé
00:39:50aux dernières élections législatives
00:39:51et ce que proposait
00:39:53le rassemblement national
00:39:53sur les binationaux
00:39:54moi je suis binationale
00:39:55je suis franco-libanais
00:39:56si le rassemblement national
00:39:58de monsieur Ménager
00:39:58arrivait à responsabilité
00:40:00je serais privé
00:40:01en tant que citoyen
00:40:02qui a deux nationalités
00:40:03d'un certain nombre de droits
00:40:04ça a été démontré
00:40:05c'était dans le référendum
00:40:06que proposait le RN
00:40:07ça, Bardella Le Pen
00:40:08c'est la même chose
00:40:09donc si vous voulez
00:40:10moi je considère
00:40:11que le rassemblement national
00:40:12a vocation
00:40:13à présenter des candidats
00:40:15les électeurs
00:40:15du rassemblement national
00:40:16ne sont pas moins légitimes
00:40:17que les autres
00:40:18et tous les citoyens
00:40:19doivent être respectés
00:40:20pour autant nous
00:40:20on combattra le rassemblement national
00:40:21sur le fond
00:40:22et on aspire à être
00:40:24autre chose
00:40:25qu'un rempart au RN
00:40:26mais à être une vraie force
00:40:27de proposition
00:40:27donc on travaille sur le fond
00:40:29et puis ma foi
00:40:30le candidat qui sera choisi
00:40:31sera
00:40:32nous lui ferons face
00:40:33évidemment toujours
00:40:34dans la parole politique
00:40:36et jamais dans la violence
00:40:37mais dans ce cas
00:40:38pourquoi vous attendez
00:40:39tout à l'heure
00:40:39vous disiez que vous attendiez
00:40:40des personnes
00:40:42qui se présentaient
00:40:42pour le RN
00:40:43de se retirer
00:40:43pour vous faire élire
00:40:44c'est-à-dire que
00:40:44je ne comprends pas
00:40:45comment d'un côté
00:40:46vous pouvez dire que
00:40:47le RN
00:40:48porte des idées
00:40:48qui vous portent atteinte
00:40:49à vous en tant que individu
00:40:51en tant que citoyen
00:40:51binational
00:40:52et de l'autre côté
00:40:53vous expliquez
00:40:53que vous attendez
00:40:54une action
00:40:55qui permettrait
00:40:55de vous faire élire
00:40:56je trouve qu'il y a
00:40:56une antinomie
00:40:57moi j'attends strictement
00:40:59du RN
00:40:59je considère simplement
00:41:01que ce sont les meilleurs
00:41:02alliés de la France
00:41:02insoumise
00:41:03je considère que c'est
00:41:04parce que la France
00:41:04insoumise a été
00:41:05particulièrement violente
00:41:06verbalement ces dernières
00:41:07années
00:41:08qu'ils ont permis
00:41:09au RN
00:41:09de se respectabiliser
00:41:11je ne sais pas comment on dit
00:41:12de se racheter une conscience
00:41:14en réalité je n'attends rien
00:41:15du RN
00:41:15national
00:41:16mais je souhaitais mettre
00:41:17en lumière
00:41:19le fait que ce qui s'est passé
00:41:20aux dernières élections
00:41:21c'est que le rassemblement national
00:41:22a fait élire des députés LFI
00:41:23donc quand ils nous disent
00:41:24aujourd'hui
00:41:25nous on combat LFI
00:41:26il n'y a qu'à voir ce qu'ils ont fait
00:41:27aux dernières élections
00:41:27c'est tout
00:41:27vous pensez que c'est plus grave
00:41:28qu'il y a des députés LFI élus
00:41:30ou des députés du RN ?
00:41:31pas du tout
00:41:31moi je combats les deux
00:41:32et vous
00:41:33c'est pas la même nature de menace
00:41:35mais nous on a toujours été très clair
00:41:37la prochaine élection
00:41:38elle est présidentielle
00:41:39il n'y aura que deux candidats
00:41:41au deuxième tour
00:41:41non non
00:41:42il n'y aura pas
00:41:42il n'y aura pas deux candidats
00:41:44au deuxième tour
00:41:44c'est bien tout le problème
00:41:45il y en a un qui est déjà qualifié
00:41:47oui mais c'est tout le problème
00:41:49mais lequel ?
00:41:50mais lequel Maurice ?
00:41:51il y en a un qui est qualifié
00:41:52donc
00:41:53celui du rassemblement national
00:41:55mais dont on ne connaît pas le nom
00:41:56c'est qui sera qualifié ?
00:41:57la seule vraie question politique
00:41:58qui se pose à vous
00:41:59monsieur le sénateur
00:41:59et à notre ami
00:42:01pour le bloc central
00:42:03c'est comment faire
00:42:04pour éviter
00:42:05le tête à tête
00:42:06entre Marine Le Pen
00:42:07ou Jordan Mardella
00:42:08un des deux
00:42:09étant d'ores et déjà qualifié
00:42:11il ne se passera rien
00:42:12d'ici la présidentielle
00:42:13pour qu'il ne soit pas qualifié
00:42:14pour le second tour
00:42:15comment vous allez faire
00:42:16pour éviter
00:42:17que ce soit Jean-Luc Mélenchon ?
00:42:19alors vous allez me dire
00:42:20que c'est de la politique
00:42:21mais là c'est de la grande politique
00:42:22et pour le moment
00:42:23il n'y a aucune réponse
00:42:25et ça c'est très inquiétant
00:42:27on va essayer de vous montrer
00:42:28le contraire
00:42:29si ça prend
00:42:30non mais s'il y a cinq candidats
00:42:31ça va être compliqué
00:42:32alors avant la présidentielle
00:42:33il y a le 7 juillet
00:42:35monsieur Brisson
00:42:36ne le décréter pas l'avance
00:42:37avant la présidentielle
00:42:38il y a le 7 juillet
00:42:39date à laquelle
00:42:40Marine Le Pen
00:42:41va avoir son jugement
00:42:43regardez
00:42:43quand même
00:42:44pendant l'interview
00:42:45de Marie Chantret
00:42:46et Sophie Dupont
00:42:46on a senti quand même
00:42:47une grande émotion
00:42:48dans la bouche de Marine Le Pen
00:42:49qui a parlé d'une douleur
00:42:51si elle était empêchée
00:42:53le mandat
00:42:54le mandat n'est qu'un instrument
00:42:55qui vous permet
00:42:56de défendre vos idées
00:42:58mais ça ne veut pas dire
00:42:59que quand vous n'avez pas de mandat
00:43:00vous ne pouvez pas défendre vos idées
00:43:01donc je continuerai très certainement
00:43:04à défendre mes idées
00:43:06je ne vous dis pas que
00:43:07ce sera anodin pour moi
00:43:09ce sera une douleur
00:43:10je pense que chacun peut comprendre
00:43:13que ce soit un ressenti d'injustice
00:43:16absolument majeur
00:43:17etc
00:43:18Bruno je dis
00:43:19c'est le moment d'idée
00:43:20effectivement
00:43:20où on a senti Marine Le Pen
00:43:22touchée
00:43:23elle avait les yeux
00:43:23oui c'est la fin de
00:43:24c'est la fin de l'interview
00:43:25c'est vrai qu'elle a fait
00:43:27une longue interview
00:43:27moi j'ai dit
00:43:28qu'il y avait eu
00:43:29beaucoup de lucidité
00:43:30il y avait même
00:43:32plus que de la résignation
00:43:33peut-être de la lucidité
00:43:34par rapport à
00:43:35ce qu'elle a vécu
00:43:36ces 15 derniers jours
00:43:37ce qu'elle a digéré
00:43:38ce qu'elle a calculé
00:43:39tout ce qu'elle a dit
00:43:39et à la fin de cette interview
00:43:41effectivement
00:43:42il y a des questions
00:43:42plus personnelles
00:43:44moi je trouve
00:43:45qu'elle aligne un peu
00:43:45des phrases
00:43:46de manière mécanique
00:43:47on voit bien
00:43:47qu'elle n'est pas à l'aise
00:43:48c'est compliqué
00:43:49à ce moment-là
00:43:50il faut rentrer un peu
00:43:51dans faire un peu
00:43:53de la psychologie
00:43:54mais forcément
00:43:55c'est difficile
00:43:55pour Marine Le Pen
00:43:56elle vient de dire
00:43:57un quart d'heure avant
00:43:58qu'en gros
00:43:59c'était Jordan Bardella
00:44:00qui prenait la suite
00:44:00c'est ce qu'elle a dit ce soir
00:44:01c'est une espèce de passage
00:44:03de flambeau
00:44:03qu'on le veuille ou non
00:44:04parce que Marine Le Pen
00:44:05elle a intégré
00:44:06intériorisé
00:44:06que ça ne suffirait pas
00:44:09et qu'elle va même
00:44:11plus loin ce soir
00:44:11parce qu'elle pose
00:44:12elle fixe même
00:44:13les conditions
00:44:14qui lui permettraient
00:44:15d'être candidate
00:44:15et notamment
00:44:16elle en ajoute une
00:44:17qu'elle n'avait jamais
00:44:18dite jusque-là
00:44:18c'est que le bracelet
00:44:20l'empêcherait
00:44:21quoi qu'il arrive
00:44:22d'être candidate
00:44:22alors qu'elle pourrait
00:44:23mais bon
00:44:23on voit bien le symbole
00:44:24que ça comporterait
00:44:26donc elle va bien plus loin
00:44:27elle pose des conditions
00:44:28pour pouvoir se présenter
00:44:29et on le voit bien
00:44:30à l'entendre
00:44:31que ce sera sans doute
00:44:32pas possible
00:44:32oui donc vous dites
00:44:33un peu message d'adieu
00:44:34ce soir
00:44:35Thomas Ménager
00:44:36je n'ai pas ressenti
00:44:36la même chose
00:44:37voilà moi j'ai ressenti
00:44:39quelqu'un quand même
00:44:39qui était combatif
00:44:40qui était là
00:44:40dans l'intérêt général
00:44:41pour la France
00:44:43qui actait
00:44:46mais elle l'avait déjà fait
00:44:47dans tous les cas
00:44:48vous allez dire résignée
00:44:50c'était vos mots
00:44:50elle est aujourd'hui
00:44:51entre guillemets
00:44:52aux mains de la décision
00:44:54des juges
00:44:55dans l'attente
00:44:56mais tout en expliquant
00:44:57qu'elle sera toujours là
00:44:58pour le combat
00:44:58pour la France
00:44:59et les Français
00:45:00voilà moi j'ai pas
00:45:01le sentiment
00:45:01par exemple
00:45:03elle clarifie les choses
00:45:04elle sera pas
00:45:04la première ministre
00:45:05de Jordan Bardella
00:45:06comme ça peut être dit
00:45:10c'est plus important
00:45:12que ce soit elle
00:45:12qui fixe un peu
00:45:13les choses
00:45:14on voit bien
00:45:14qu'elle sera pas
00:45:15sa tutrice
00:45:16elle sera
00:45:17voilà
00:45:17s'il va au combat
00:45:19à la prison
00:45:19c'est lui qui mènera
00:45:21la campagne
00:45:21et le fait qu'elle
00:45:22dise quand même
00:45:23qu'elle a l'impression
00:45:24qu'il y a possiblement
00:45:24des biais
00:45:25dans l'appréciation
00:45:26des juges
00:45:26qu'est-ce que ça vous fait
00:45:27elle dit qu'elle respectera
00:45:28la décision
00:45:28mais qu'elle estime
00:45:29qu'il y aura des biais
00:45:30alors on lui pose
00:45:30la question justement
00:45:31de savoir
00:45:31si elle a confiance
00:45:33en la justice
00:45:33elle dit confiance
00:45:35non mais respect
00:45:36en tout cas
00:45:36elle dit bien
00:45:37que son sort
00:45:38le sort de sa vie politique
00:45:39est dans les mains
00:45:42de trois juges
00:45:44alors là c'est évident
00:45:45si la cour
00:45:48effectivement
00:45:48applique le droit
00:45:49je suis pas résigné
00:45:51je suis juste sage
00:45:53je sais très bien
00:45:54que la décision
00:45:56de cette candidature
00:45:57ne dépend pas de moi
00:45:58elle dépend aujourd'hui
00:45:59de trois magistrats
00:46:00qui décideront
00:46:01si oui ou non
00:46:02les millions de français
00:46:04qui veulent voter pour moi
00:46:05pourront le faire ou pas
00:46:05on voit bien effectivement
00:46:07la Bruno Jeudy
00:46:08des millions de français
00:46:09contre trois juges
00:46:11qui peuvent décider
00:46:11de ma carrière politique
00:46:12il y a une forme
00:46:13d'opposition
00:46:14de dichotomie
00:46:14quand même
00:46:15qui se met en place
00:46:16oui c'est à dire
00:46:17qu'elle essaie
00:46:17de faire attention
00:46:18à ses mots
00:46:19mais en même temps
00:46:20oui de toute façon
00:46:21c'est ces trois magistrats
00:46:22qui vont décider
00:46:23du sort de la suite
00:46:25de la vie politique
00:46:26de Marine Le Pen
00:46:27avec quand même
00:46:28quelque chose
00:46:28que moi j'ai trouvé
00:46:29un peu plus gênant
00:46:30pour quelqu'un
00:46:30qui aspire
00:46:31à la plus haute fonction
00:46:32du pays
00:46:34et d'une certaine manière
00:46:36le poste aussi
00:46:37de première magistrate
00:46:39en quelque sorte
00:46:39c'est qu'elle ne fait pas
00:46:40confiance
00:46:41dans la justice
00:46:42c'est quand même
00:46:42ce qu'elle dit
00:46:43un peu plus haut
00:46:44elle dit
00:46:45qu'elle a été payée
00:46:47que sa confiance
00:46:48est entamée
00:46:48et que comme avocate
00:46:49elle ne fait pas confiance
00:46:51elle dit
00:46:52tous les avocats
00:46:53ne font pas confiance
00:46:54en la justice
00:46:55ça vous a choqué
00:46:55elle a hésité longtemps
00:46:57Marie-Jean
00:46:57elle lui pose l'exercice
00:46:58vous avez confiance
00:46:58elle n'a pas spontanément
00:47:00dit qu'elle faisait confiance
00:47:01dans la justice
00:47:01Jean-Luc Mélenchon non plus
00:47:02je ne le dis pas
00:47:04on a bien compris
00:47:05je pense qu'on a
00:47:06juste une chose
00:47:06je voulais tout de suite
00:47:08si on prend quand même
00:47:09sur le plan personnel
00:47:10c'est objectivement
00:47:12extrêmement difficile
00:47:13pour elle
00:47:14après il faut rappeler
00:47:15qu'elle est quand même
00:47:15condamnée
00:47:15pour un acte
00:47:16si elle est condamnée
00:47:17ce sera pour un acte
00:47:17de délinquance
00:47:18ça ne tombe pas du ciel
00:47:19non plus
00:47:20c'est très clair
00:47:21c'est pas grave
00:47:22elle ne pourra
00:47:24sans doute pas se présenter
00:47:25il y a très peu de chances
00:47:25qu'elle peut se présenter
00:47:26au moment
00:47:27où il y a
00:47:28une hypothèse sérieuse
00:47:30que le RN puisse gagner
00:47:31l'élection présidentielle
00:47:32c'est quand même
00:47:33extrêmement compliqué pour elle
00:47:34qu'est-ce que ça dit
00:47:35de nos institutions
00:47:36est-ce que ça pourrait faire
00:47:37un peu
00:47:37finalement
00:47:38que ça pourrait renforcer
00:47:39le rassemblement national
00:47:40Maurice
00:47:41si jamais elle était empêchée
00:47:42est-ce que Jordan Bardella
00:47:44en tirerait avantage
00:47:45finalement
00:47:46non je ne pense pas
00:47:47qu'il en tirait avantage
00:47:48un peu comme avec
00:47:48Donald Trump
00:47:49par exemple
00:47:49ou des avantages
00:47:50parce que pour l'instant
00:47:52rien ne demande
00:47:52que ça peut changer
00:47:53d'ici
00:47:54d'ici quelques
00:47:5514 ou 15 mois
00:47:57le score du candidat
00:47:58du RN
00:47:59au premier tour
00:48:00est si élevé
00:48:00que ce soit
00:48:01Marine Le Pen
00:48:02ou Jordan Bardella
00:48:03que ça ne change pas
00:48:04grand chose
00:48:04pour l'instant
00:48:05je voudrais réagir
00:48:06sur cela
00:48:07et sur ce qu'a dit
00:48:08M. Safran
00:48:08tout à l'heure
00:48:10moi je combats
00:48:11Mme Le Pen
00:48:12mais je reconnais
00:48:13aujourd'hui
00:48:14qu'elle est dans
00:48:14un moment difficile
00:48:15qu'elle l'exprime
00:48:16en tant que femme
00:48:17et avec
00:48:18un engagement
00:48:19qui est le sien
00:48:20qui n'est pas le mien
00:48:20que j'ai toujours combattu
00:48:21mais je peux respecter
00:48:23ce qu'elle vient de dire
00:48:24et la manière dont elle vit
00:48:26ce moment-là
00:48:27moi ce qui m'importe
00:48:29c'est que cette élection présidentielle
00:48:31soit quand même un moment
00:48:32où on parle de conviction
00:48:34on parle de projet
00:48:35on parle du pays
00:48:36à force d'enjamber
00:48:37les élections présidentielles
00:48:38ce pays est malade
00:48:40donc moi ce que je souhaite vivement
00:48:41c'est qu'on ait une vraie
00:48:42élection présidentielle
00:48:43et donc poser la question
00:48:44si on considère
00:48:45en effet
00:48:45que le candidat
00:48:46du Rassemblement National
00:48:47tout l'indique
00:48:48sera qualifié
00:48:49pour le second tour
00:48:50de la manière
00:48:50dont nous pourrons qualifier
00:48:51un autre candidat
00:48:53pour éviter
00:48:54ce qui serait le pire
00:48:55pour le pays
00:48:55en effet
00:48:55un affrontement
00:48:56entre M. Bardella
00:48:57et M. Mélenchon
00:48:59et moi je continue
00:49:00de penser
00:49:00que c'est sur les convictions
00:49:01c'est sur un vrai projet
00:49:03et que le pays
00:49:04a besoin
00:49:05de ce débat-là
00:49:06que si on enferme
00:49:07le débat
00:49:07à l'avance
00:49:08un peu comme vous l'avez fait
00:49:09tout à l'heure
00:49:11un affrontement
00:49:11entre M. Mélenchon
00:49:13et M. Bardella
00:49:14on ne rend pas service
00:49:15au pays
00:49:15il y a d'autres possibilités
00:49:16on est bien d'accord
00:49:17mais à droite
00:49:18vous avez vu
00:49:18le nombre de candidats
00:49:19qui ne sont même pas
00:49:20d'accord entre eux
00:49:21qui ne veulent même pas
00:49:22faire une primaire de la droite
00:49:23il faut quand même
00:49:24être en ordre de bataille
00:49:25pour faire passer ces convictions
00:49:26je n'ai qu'une certitude
00:49:26c'est que la politique
00:49:27ce n'est pas statique
00:49:29que la politique
00:49:29ce sont des dynamiques
00:49:30et que des dynamiques
00:49:31vont se créer
00:49:32et je pense qu'aujourd'hui
00:49:35la qualification
00:49:35du second candidat
00:49:37parce que là
00:49:37il n'y aura pas
00:49:37de désistement
00:49:38il y aura deux candidats
00:49:39c'est la constitution
00:49:40la qualification
00:49:41du second candidat
00:49:43elle est très ouverte
00:49:44et moi je ne veux pas
00:49:45très bien sûr
00:49:45trop ouverte peut-être
00:49:47mais vous verrez
00:49:48les dynamiques
00:49:50aujourd'hui
00:49:50le tableau est ce qu'il est
00:49:51le tableau va bouger
00:49:52on va rentrer en campagne électorale
00:49:54et les campagnes électorales
00:49:56c'est fait pour que les lignes bougent
00:49:57je rejoins monsieur Brisson
00:49:58sur un point
00:50:00aujourd'hui
00:50:00quand on regarde
00:50:01toutes les études d'opinion
00:50:03et il faut toujours se méfier
00:50:04des études d'opinion
00:50:05c'est que d'abord
00:50:05un c'est plutôt
00:50:06le rassemblement national
00:50:07qui est systématiquement qualifié
00:50:09dans tous les cas de figure
00:50:10et que pour l'instant
00:50:11aucune étude
00:50:12ne montre
00:50:13que Jean-Luc Mélenchon
00:50:14c'est fait au second tour
00:50:15de la présidentielle
00:50:16il faut se calmer
00:50:18absolument
00:50:18il faut boire frais
00:50:19et puis se dire
00:50:20que Jean-Luc Mélenchon
00:50:21c'est une hypothèse
00:50:22sauf Bruno
00:50:23s'il y a un, deux, trois
00:50:24candidats de la droite
00:50:25du centre
00:50:26pour l'instant
00:50:28ça n'existe pas
00:50:29on raconte une histoire aux gens
00:50:30on raconte
00:50:31et d'ailleurs
00:50:31et néanmoins
00:50:32Jean-Luc Mélenchon
00:50:33lui-même
00:50:33dit souvent
00:50:34que les sondages
00:50:35le mettent plus bas
00:50:35qu'il est à 10%
00:50:36mais qu'en fait
00:50:37il est à 20%
00:50:38ne tombons pas
00:50:38dans le cas
00:50:39de M. Mélenchon
00:50:39M. Mélenchon
00:50:40peut en effet
00:50:41installer un match
00:50:43avec le rassemblement national
00:50:44la différence
00:50:45c'est vrai
00:50:46qu'Jolique Mélenchon
00:50:47a raté de peu
00:50:48il faut le dire
00:50:49le deuxième tour
00:50:50et en 2022
00:50:51et peut-être
00:50:52d'une certaine manière
00:50:52en 2017
00:50:53en tout cas
00:50:53il n'était pas très très loin
00:50:54mais c'est contre-temps
00:50:56la situation personnelle
00:50:57de Jean-Luc Mélenchon
00:50:58dans l'opinion
00:50:58a beaucoup changé
00:50:59il est vraiment devenu
00:51:00la personnalité
00:51:01la plus détestée du pays
00:51:02et donc ça
00:51:03ça compte quand même
00:51:04Jean-Marie Le Pen
00:51:04a souvent été empêché
00:51:05parce qu'il a été
00:51:06le plus détesté
00:51:07aujourd'hui c'est
00:51:07Jean-Luc Mélenchon
00:51:08le plus détesté
00:51:09et ça c'est factuel
00:51:10et il faut voir
00:51:11effectivement les sondages
00:51:12les sondages
00:51:13et là
00:51:1463% des français
00:51:15disent qu'il ferait
00:51:16barrage à la France Insoumise
00:51:17au second tour
00:51:18c'est plus que le RN
00:51:20ce chiffre
00:51:20ça dit quoi
00:51:21justement
00:51:21sur ce qu'est devenu
00:51:23aujourd'hui
00:51:24la France Insoumise
00:51:24rocaille à diallo
00:51:25c'est-à-dire
00:51:25l'ennemi public
00:51:27numéro 1
00:51:27on entend
00:51:27Bruno Retailleau
00:51:29appeler à dire
00:51:30tout sauf LFI
00:51:31on entend même
00:51:31le maire de Nice
00:51:32Christian Estrosi
00:51:33appeler à dissoudre
00:51:34le parti de la France Insoumise
00:51:35ça dit quand même
00:51:36quelque chose
00:51:37d'assez inquiétant
00:51:38qu'un maire
00:51:39un élu
00:51:40local demande
00:51:41la dissolution
00:51:42d'un parti
00:51:42qui dans ce qu'il est
00:51:43n'a pas commis
00:51:45d'infraction
00:51:46c'est-à-dire qu'ils ont
00:51:47un discours
00:51:47qui est discutable
00:51:48pour lequel on peut
00:51:49avoir des désaccords
00:51:49mais il n'y a pas
00:51:50dans la nature
00:51:51de ce qu'est la France Insoumise
00:51:52une naissance
00:51:53qui serait
00:51:55violente
00:51:55et ce que je trouve
00:51:57ça reste à prouver
00:51:57l'essence de la France Insoumise
00:51:59n'est pas violente
00:51:59c'est-à-dire que
00:52:00le compagnonnage
00:52:01pardon
00:52:01le compagnonnage
00:52:02du Rassemblement National
00:52:02avec des partis violents
00:52:03et du Front National
00:52:04il est documenté historiquement
00:52:07les propos
00:52:08en rupture avec la République
00:52:09ils viennent de la France Insoumise
00:52:10ils sont en rupture avec la République
00:52:11pardon
00:52:11ils sont élus
00:52:13dans une instance républicaine
00:52:13les liens avec la jeune garde
00:52:14etc
00:52:15moi je reviens
00:52:16c'est récent
00:52:16je peux dire c'est que
00:52:17c'est récent
00:52:18c'est récent
00:52:19mais c'est la réalité
00:52:20d'aujourd'hui
00:52:20vous me voyez souvent des choses
00:52:22de il y a
00:52:25je confirme ce que dit
00:52:27Bruno Retailleau
00:52:27ce qui me lasse aujourd'hui
00:52:28la République
00:52:29c'est bien
00:52:29la France Insoumise
00:52:30c'est M. Malenton
00:52:31mais au point de dissoudre
00:52:32le parti
00:52:33c'est liberticide
00:52:35je n'ai pas cité M. Estrosi
00:52:36j'ai cité Bruno Retailleau
00:52:38il a un peu monté dans les tours
00:52:39oui vous pensez
00:52:40que Christian Estrosi
00:52:41effectivement
00:52:41c'est qu'il a peur de perdre
00:52:43face à Éric Ciotti
00:52:44donc il essaie
00:52:45de montrer
00:52:45les gros voix
00:52:46en revanche
00:52:47moi je n'ai pas rêvé
00:52:49la jeune guerre
00:52:50du mouvement d'Issou
00:52:51était bien
00:52:51à la rentrée politique
00:52:53de la France Insoumise
00:52:53il avait son stand
00:52:54à la rentrée politique
00:52:55de la France Insoumise
00:52:55c'est quand même ça
00:52:56la réalité
00:52:57de la France Insoumise
00:52:58en tout cas effectivement
00:53:00Marine Le Pen
00:53:01s'exprime aussi
00:53:01sur Marion Maréchal
00:53:02très intéressant
00:53:03de savoir
00:53:04quand on lui pose la question
00:53:04si elle ferait bien
00:53:05l'union des droites
00:53:07et bien écoutez sa réponse
00:53:09Marion et moi
00:53:10nous avons fait le choix
00:53:11d'un engagement politique
00:53:12mais il se trouve
00:53:13que nous avons
00:53:14des sensibilités
00:53:15qui ne sont pas les mêmes
00:53:17et que c'est vrai
00:53:19mais c'est pas honteux
00:53:20de le dire
00:53:20et je crois qu'elle le dirait
00:53:21de la même manière que moi
00:53:22que ma sensibilité politique
00:53:25et celle de Jordan Bardella
00:53:28sont extrêmement proches
00:53:30qu'il y a presque
00:53:31une feuille de papier
00:53:32à cigarette
00:53:32entre les deux
00:53:33ce qui n'est pas le cas
00:53:34il est beaucoup plus libéral
00:53:35que vous
00:53:35ce qui n'est pas le cas
00:53:36avec Marion
00:53:39et encore une fois
00:53:40ça ne lui retire
00:53:41aucune qualité
00:53:41mais nous n'avons pas
00:53:43sur un certain nombre
00:53:43de sujets
00:53:44la même sensibilité
00:53:45Monsieur Ménager
00:53:46effectivement
00:53:47pourquoi ne pas aller chercher
00:53:48les autres alliés
00:53:49de la droite
00:53:50de l'extrême droite
00:53:51je sais que vous n'aimez pas ce mot
00:53:52mais pourquoi ne pas aller
00:53:53chercher à reconquête
00:53:55par exemple
00:53:55d'autres voies
00:53:56pour être sûr de l'emporter
00:53:57parce qu'on est en désaccord
00:53:58sur plusieurs points
00:53:59sur des points
00:54:00programmatiques
00:54:01sur l'économie
00:54:02sur la conception
00:54:03qu'ils ont
00:54:04quand Monsieur Éric Zemmour
00:54:05dit que l'islam
00:54:06n'est pas compatible
00:54:06avec la République
00:54:07nous on considère
00:54:08qu'à Mayotte
00:54:09et même en métropole
00:54:11il y a plein de musulmans
00:54:13qui exercent leur froid
00:54:14de manière apaisée
00:54:15compatible avec la République
00:54:16et que ça n'a aucun sens
00:54:18de dire
00:54:19c'est la majorité
00:54:20oui la majorité
00:54:20la majorité
00:54:21et donc il y a
00:54:22il y a une part résiduelle
00:54:25radicalisée
00:54:26qu'il faut combattre
00:54:27mais que cette position
00:54:28de Monsieur Zemmour
00:54:30n'a même aucun sens
00:54:31quand on voit des territoires
00:54:32qui sont historiquement
00:54:34même
00:54:34ce qui est intéressant
00:54:35c'est dans la réponse
00:54:37de Marine Le Pen
00:54:38effectivement
00:54:38elle dit
00:54:38il n'y a pas un papier de cigarette
00:54:40entre moi
00:54:41et Jordan Bardella
00:54:42c'est la même ligne
00:54:43c'est pas complètement vrai
00:54:44alors racontez-nous Maurice
00:54:45parce que justement
00:54:46on dit que Marine Le Pen
00:54:46serait plutôt socialiste
00:54:48quand Jordan Ballard
00:54:49plutôt libérale
00:54:49ce qu'on peut lire
00:54:50et écouter
00:54:50et comprendre
00:54:51et décrypter
00:54:52sur l'économique
00:54:53le financier
00:54:53et le social
00:54:54c'est peut-être pas
00:54:56tout à fait une ligne
00:54:57sans doute que Bardella
00:54:58est plus libérale
00:54:59que Marine Le Pen
00:55:00qui est considérée
00:55:01par des tas de patrons
00:55:02comme une socialiste
00:55:03mais
00:55:04mais ça c'est pas un peu
00:55:05le fantasme des patrons
00:55:06qui pensent
00:55:07parce qu'il est plus jeune
00:55:08pouvoir le manipuler
00:55:09le vrai point de clivage
00:55:10entre Marion Maréchal
00:55:11et sa tante
00:55:13c'est l'économie
00:55:14et c'est les questions
00:55:14de société
00:55:15sur les questions de société
00:55:16Marine Le Pen
00:55:17est beaucoup plus progressiste
00:55:18que l'ultra conservatrice
00:55:22ce qui est intéressant
00:55:24ça s'agit beaucoup
00:55:25dans leur divergence
00:55:27ce qui est intéressant
00:55:28c'est que Marine Le Pen
00:55:29il y avait sans doute
00:55:30un peu de spéculation
00:55:32y compris
00:55:34chez les journalistes
00:55:35sur est-ce que
00:55:36le nom Le Pen
00:55:38ne devait pas échapper
00:55:39à la tradition
00:55:40de la présidentielle
00:55:41et c'est vrai
00:55:42que là
00:55:43elle met les points
00:55:43sur les i
00:55:44et elle ferme la porte
00:55:45à toute hypothèse
00:55:47qui à mon avis
00:55:48était impossible
00:55:48mais enfin hypothèse
00:55:49Marion Maréchal Le Pen
00:55:50mais sur le fond
00:55:51c'est-à-dire
00:55:52elle marque sa différence
00:55:54c'est qu'elles ont beau
00:55:55être tante et nièce
00:55:56elles sont
00:55:58plutôt éloignées
00:55:59sur bien des points
00:56:00programmatiques
00:56:01donc vous pensez
00:56:02que si jamais
00:56:03elle était au gouvernement
00:56:04il n'y aurait jamais
00:56:05de Marion Maréchal
00:56:06forcément
00:56:07à la tête d'un ministre
00:56:08ça ne veut pas dire
00:56:09que Marion Maréchal
00:56:09ne peut pas à un moment
00:56:10ou à un autre
00:56:11rejoindre la galaxie
00:56:12Marion Maréchal
00:56:13s'est rapproché du RN
00:56:14oui bien sûr
00:56:14on ne veut pas dire
00:56:16la fracture
00:56:17qui pour le moment
00:56:18n'est pas réparable
00:56:19c'est la fracture
00:56:20entre Éric Zemmour
00:56:21et le Rassemblement National
00:56:22qui elle est extrêmement profonde
00:56:24sur des points
00:56:24très importants
00:56:26voilà
00:56:27donc là
00:56:27il y a une vraie fracture
00:56:28notamment sur le pétainisme
00:56:29par exemple
00:56:30il y a une vraie fracture
00:56:31en tout cas
00:56:32on voit bien
00:56:32comment le gouvernement
00:56:33aujourd'hui
00:56:33a voulu effectivement
00:56:35mettre sur un pied
00:56:36d'égalité
00:56:37la France Insoumise
00:56:38et le Rassemblement National
00:56:40on a entendu
00:56:41ni ni
00:56:42effectivement
00:56:43est-ce que chez
00:56:43les Républicains
00:56:44on dit ce même
00:56:45ni ni
00:56:46est-ce que c'est
00:56:46ni la France Insoumise
00:56:47ni l'extrême droite
00:56:48vous les mettez
00:56:49sur un même pied
00:56:50d'égalité
00:56:50ces deux parties
00:56:51extrêmes
00:56:52aujourd'hui
00:56:52pour que les choses
00:56:53soient claires
00:56:54puisqu'on vient de dire
00:56:56que le Rassemblement National
00:56:57que le candidat du Rassemblement National
00:56:59est certainement qualifié
00:57:01pour le second tour
00:57:01que nous nous espérons
00:57:03être au second tour
00:57:04donc notre objectif
00:57:05est de battre
00:57:05au deuxième tour
00:57:06le candidat du Rassemblement National
00:57:08donc nous sommes adversaires
00:57:09du Rassemblement National
00:57:11les choses sont très très claires
00:57:14après
00:57:15par exemple
00:57:16nous n'avons pas
00:57:16le même programme économique
00:57:17et M. Savran
00:57:19dans un second tour
00:57:20je ne sais pas
00:57:21dans une circonscription législative
00:57:23mais la prochaine élection
00:57:24elle est présidentielle
00:57:26mais il y aura des législatives
00:57:26oui mais les élections
00:57:27vous ne voulez pas répondre
00:57:28mais c'est quelque chose qui peut
00:57:29mais les élections législatives
00:57:30seront conditionnées
00:57:31par l'élection présidentielle
00:57:32et nous avons la volonté
00:57:33de gagner l'élection présidentielle
00:57:34et nous avons la volonté
00:57:35de qualifier un candidat
00:57:36pour bain
00:57:37M. Ménager
00:57:38vous pose une question
00:57:39entre un bulletin de vote
00:57:40de la France Insoumise
00:57:41c'est de l'espérance
00:57:43mais c'est vrai
00:57:43qu'il vous pose une question
00:57:44entre un bulletin de vote
00:57:45de la France Insoumise
00:57:46et un bulletin de vote
00:57:47de Rassemblement National
00:57:48lequel vous prenez
00:57:48mais notre objectif
00:57:49n'est pas là
00:57:49notre objectif
00:57:50est de recréer des conditions
00:57:51et si cette réalité arrivait
00:57:53écoutez
00:57:53moi je ne ferais pas
00:57:54de science politique
00:57:55quand même j'ai non d'hésiter
00:57:56avec les valets
00:57:57de la France Insoumise
00:57:58je n'ai pas suivi M. Sauti
00:58:02et aujourd'hui
00:58:03je constate
00:58:04que M. Sauti
00:58:05a eu 15 sièges
00:58:06enfin qu'il a eu
00:58:07un cadeau
00:58:07pour son acte
00:58:09mon objectif
00:58:10c'est qu'un candidat
00:58:12des Républicains
00:58:13un candidat
00:58:14soit opposé
00:58:15à M. Bardella
00:58:16et j'ai la certitude
00:58:17à ce moment-là
00:58:18que nous pouvons gagner
00:58:19et nous gagnerons
00:58:20en législative
00:58:20dans la foulée
00:58:21non mais c'est vrai
00:58:22qu'effectivement
00:58:23bon c'est une question
00:58:24effectivement
00:58:24depuis quelques jours
00:58:25sur les plateaux de BFM
00:58:26on pose souvent
00:58:28effectivement
00:58:28on voit bien
00:58:29que vous avez du mal
00:58:32à répondre
00:58:32vous n'avez pas envie
00:58:33de faire de la politique
00:58:33fiction
00:58:34et néanmoins
00:58:35cette question
00:58:35elle met mal à l'aise
00:58:36c'est pour ça
00:58:37que j'ai très envie
00:58:38de vous la poser
00:58:39M. Sauti
00:58:41s'il y avait ces deux bulletins
00:58:42effectivement
00:58:43puisque vous dites
00:58:43le nini
00:58:44personne répondra
00:58:45alors on prendra
00:58:46nos responsabilités
00:58:46moi je ferai un choix
00:58:47mon avis personnel
00:58:48compte peu
00:58:48on prendra nos responsabilités
00:58:50quand il faudra
00:58:50nous on ne met pas
00:58:51dos à dos
00:58:52la France Insoumise
00:58:53et le Rassemblement National
00:58:53nous combattons les deux
00:58:54parce que ce sont des menaces
00:58:55de nature différente
00:58:57mais des menaces
00:58:57pour la société
00:58:58et pour la République
00:58:59je l'ai dit tout à l'heure
00:59:00la France Insoumise
00:59:00a un discours violent
00:59:02qui conteste les fondements
00:59:03de l'état de droit
00:59:03qui conteste la légitimité
00:59:04du président
00:59:05de l'Assemblée
00:59:06du Sénat
00:59:06qui remet en cause
00:59:07les fondamentaux
00:59:08de ce qui fait
00:59:08qu'on est dans une démocratie
00:59:10et le Rassemblement National
00:59:11a un programme
00:59:12je l'ai dit tout à l'heure
00:59:12de discrimination
00:59:13qui différencie les citoyens
00:59:15selon qu'ils sont
00:59:15d'origine ou pas
00:59:16et qui est l'héritage
00:59:18le digne héritier
00:59:18du Front National
00:59:19donc je combattre les deux
00:59:20vous direz que c'est dans le projet
00:59:21parce que moi je quitterais
00:59:22le Rassemblement National
00:59:24tout ça n'existe absolument pas
00:59:25alors vous irez voir
00:59:26c'est dans le référendum
00:59:29que vous avez proposé
00:59:30et vous demanderez
00:59:31à votre collègue
00:59:31Sébastien Chenu
00:59:32avec qui j'ai débattu
00:59:32qui était bien embêté
00:59:33de voir que j'avais raison
00:59:34donc si vous voulez
00:59:35le Rassemblement National
00:59:36et la France Insoumise
00:59:37sont les deux revers
00:59:38de la même médaille
00:59:39ils se nourrissent mutuellement
00:59:40pourquoi j'en veux
00:59:41à la France Insoumise
00:59:41parce que je crois
00:59:42que c'est la violence
00:59:43et l'exubérance
00:59:44des mots de la France Insoumise
00:59:45qui ont rendu
00:59:46le Rassemblement National
00:59:47respectable
00:59:48et regardez
00:59:49le Rassemblement National
00:59:50est maintenant celui
00:59:50qui en tout cas prétend
00:59:52défendre la République
00:59:53et c'est pour ça
00:59:54que j'en veux énormément
00:59:55à la France Insoumise
00:59:56parce que le discours
00:59:56violent de contestation
00:59:58de division de la société
00:59:59Allez un bonne réponse
01:00:00de monsieur Ménager
01:00:01vous sentez une menace
01:00:03pour la démocratie
01:00:03et la République
01:00:04Non mais pas du tout
01:00:05enfin je veux dire
01:00:05on s'est présenté
01:00:06à toutes les élections
01:00:07même du temps
01:00:08du Front National
01:00:08que moi je n'aurais pas rejoint
01:00:10avec lequel j'avais des accords
01:00:12avec Jean-Marie Le Pen
01:00:13on ne peut pas dire
01:00:14qu'à un moment
01:00:15le Front National
01:00:17a menacé la République
01:00:18même Jean-Marie Le Pen
01:00:19il s'est présenté
01:00:20à une élection
01:00:20il était battu
01:00:22il se représentait
01:00:23une question en 10 secondes
01:00:24vous niez
01:00:24créer une discrimination
01:00:26entre les Français
01:00:27qui ont une nationalité
01:00:28et les Français
01:00:29qui en ont deux
01:00:29dans le référendum
01:00:30que vous proposez
01:00:31il n'y a aucune différence
01:00:32très bien
01:00:32il n'y a aucune différence
01:00:33c'est bon c'est dans la boîte
01:00:35si ce n'est ce qui existe déjà
01:01:02vous connaissez mal
01:01:03vis-à-vis de la France Insoumise
01:01:05aussi la même chose
01:01:05actuellement vous voulez installer
01:01:07là par vos propos
01:01:08excusez-moi
01:01:08vous êtes en train d'installer
01:01:09un match
01:01:10entre la France Insoumise
01:01:11et le Rassemblement National
01:01:12mais venant d'un parti
01:01:13dont le Président
01:01:14a dit considérer
01:01:15que l'état de droit
01:01:15est une variable d'ajustement
01:01:17pardonnez-moi
01:01:18M. Macron
01:01:19M. Macron va annoncer
01:01:20moi je suis vie nationale
01:01:21je suis concerné
01:01:22par les mesures
01:01:23au Rassemblement National
01:01:25à la fin du Macronisme
01:01:27on n'entend rien là
01:01:28et moi non plus
01:01:29à la fin du Macronisme
01:01:30le Rassemblement National
01:01:31est très élevé
01:01:33et la France Insoumise
01:01:34est là où elle est
01:01:34voilà le bien
01:01:35vous avez aucune responsabilité
01:01:36vous n'avez aucune responsabilité
01:01:37vous n'utilisez pas
01:01:39les arbres qui ont échoué
01:01:40vis-à-vis du Rassemblement National
01:01:42et d'essayer pas
01:01:43d'installer ce match
01:01:44c'est absurde
01:01:44je vous parle de mon cas
01:01:45message entendu
01:01:47je vous parle de mon cas
01:01:47à la fin duOT
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