- il y a 2 jours
Tous les soirs, les informés débattent de l'actualité autour d'Augustin Arrivé.
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00:0620h, 21h, France Info, les informés, Augustin Arrivé.
00:12Bonsoir à toutes et à tous.
00:154 ans de guerre, 2022-2026, depuis la tentative russe d'envahir l'Ukraine.
00:21La guerre a fait des centaines de milliers de morts et on n'en voit toujours pas le bout.
00:25Nous serons à Kiev dans un instant et sur ce plateau aussi nous évoquerons l'état des troupes de part
00:30et d'autre de la ligne de front
00:31et ce que l'Europe notamment peut encore faire pour aider son allié ukrainien.
00:36Nous parlerons de Donald Trump et de sa diplomatie parfois peu diplomatique.
00:40L'ambassadeur des Etats-Unis en France n'a pas souhaité se rendre hier au Quai d'Orsay où il
00:44était convoqué.
00:45Rétro-pédalage aujourd'hui, il a finalement appelé le ministère pour discuter.
00:50L'exécutif avait fort peu apprécié ses commentaires sur la gestion des groupes violents après la mort de Quentin de
00:56Ranck.
00:57Il sera enfin question de la démission de la présidente du Louvre dans ce numéro des informés.
01:02Laurence Descartes, démission acceptée ce soir par Emmanuel Macron,
01:05des parts qui pouvaient paraître inéluctables ces dernières semaines au vu de l'accumulation de dossiers concernant le musée.
01:12Pour parler de tout ça, je suis accompagné ce soir de Marie Gégaud.
01:15Bonsoir, journaliste internationale au Monde, ancienne correspondante du Quotidien en Russie.
01:21Bonsoir Valérie Gasse, chef du service politique de RFI.
01:25Face à vous Clémence Lemestre, bonsoir.
01:27Bonsoir.
01:27Vous êtes directrice adjointe des rédactions des Echos.
01:30Et à vos côtés, bonsoir Laurent Mouloud.
01:32Bonsoir.
01:33Rédacteur en chef à l'Humanité.
01:35Bienvenue à tous sur France Info.
01:39Mais on se tourne donc d'abord vers Kiev et la place Meydan.
01:44C'est là que vous vous trouvez.
01:45Nicolas Teilhard, bonsoir.
01:48Bonsoir.
01:49Rédaction internationale de Radio France, France Info déployée en Ukraine en ce mardi très spécial,
01:55le quatrième anniversaire de l'invasion russe.
01:58Nous allons longuement en parler parce qu'il y a beaucoup à dire.
02:01Nicolas, on va peut-être commencer par écouter Volodymyr Zelensky, le président russe,
02:06qui a publié une vidéo ce matin.
02:08Petit extrait.
02:12Poutine n'a pas atteint ses objectifs.
02:14Il n'a pas brisé les Ukrainiens.
02:16Il n'a pas gagné cette guerre.
02:19Nous avons préservé l'Ukraine et nous ferons tout pour parvenir à la paix et pour que justice soit faite.
02:26Il reste moins d'une semaine avant le printemps.
02:29Nous traversons l'hiver le plus difficile de l'histoire.
02:31C'est un fait.
02:32Et c'est très dur.
02:34Difficile pour chacun d'entre vous.
02:37Mais comme au premier jour de la guerre, nous continuons à bâtir notre lendemain.
02:41Pas à pas.
02:42Tâche après tâche.
02:43Succès après succès.
02:47Bon alors évidemment, il s'agit aussi de regonfler le moral des troupes.
02:51Il fait ça parfois depuis quatre ans, même assez souvent.
02:53Volodymyr Zelensky.
02:54Nicolas, toute la journée, vous en avez rencontré des Ukrainiens, des Ukrainiens.
02:59Ils en sont où ? Il y a de la fatigue évidemment.
03:01Mais qu'est-ce qui domine ?
03:03C'est la résignation ou bien il y a une détermination à continuer le combat ?
03:08Alors la fatigue, elle est là.
03:10A l'évidence, ce serait mentir que de dire qu'il n'y a pas une lassitude, qu'il n
03:14'y a pas un épuisement.
03:16C'est un pays éreinté par ces quatre années de guerre avec des destructions, avec des pertes.
03:21Tout le monde connaît quelqu'un qui est allé au front, qui a été touché par cette guerre, qui a
03:26été blessé, qui a été tué.
03:28Parfois, tout le monde a ça dans sa famille.
03:32Volodymyr Zelensky en parlait aussi.
03:33On sort d'un hiver extrêmement dur.
03:35La température est descendue à moins 15, moins 20 degrés dans certaines régions.
03:40Les coupures d'électricité ont été très fréquentes.
03:43C'est la stratégie de la Russie aujourd'hui que de viser les installations électriques.
03:47Alors oui, tout cela a pesé sur le moral.
03:50Mais la résignation, non, certainement pas.
03:53Nombre d'Ukrainiens se sont fait à l'idée qu'il n'y aurait pas de paix dans l'immédiat.
03:57D'ailleurs, ils n'ont aucune confiance dans le fait que Vladimir Poutine veuille cesser les hostilités,
04:03et quand bien même qu'il respecterait un éventuel accord.
04:06En revanche, la détermination, elle est là, omniprésente.
04:10Cette journée, elle est particulière.
04:12Tous les Ukrainiens se souviennent de ce petit matin du 24 février 2022.
04:17Ce que vous voyez derrière moi, ce sont des bougies qui ont été allumées sur cette place si symbolique Maïdan.
04:24C'est là que la guerre a commencé il y a 12 ans avec ce mouvement pro-européen qui a
04:28changé le visage de l'Ukraine, mais aussi de l'Europe.
04:32Et oui, les Ukrainiens sont encore déterminés.
04:35Ils se sont fait à l'idée que la guerre pouvait continuer, qu'il fallait s'adapter.
04:39Mais on a par exemple entendu des Ukrainiens nous dire « moi j'avais l'occasion d'aller vivre à
04:45l'étranger, de quitter le pays ».
04:46Eh bien non, je suis resté parce que s'il faut souffrir, on va souffrir ensemble.
04:51On traversera cette épreuve ensemble, mais on vit quelque chose, on vit l'histoire de notre pays.
04:57Et il n'est pas question de renoncer après avoir autant sacrifié.
05:01Et une réflexion simplement sur ce que l'on entendait de Volodymyr Zelensky.
05:06Oui, il faut regonfler le moral des troupes.
05:08Le président ukrainien parlait du printemps qui arrive dans une semaine,
05:11parce qu'ici en Ukraine, le printemps commence le 1er mars.
05:15Mais il n'y a pas que de la communication dans ce discours.
05:18Ça reflète l'état d'esprit qu'on a entendu chez toutes les Ukrainiens et les Ukrainiens qu'on a
05:23pu entendre
05:26et avec qui on a pu discuter ces derniers jours.
05:29Et Volodymyr Zelensky, il avait aussi une expression qui résumait les 4 dernières années.
05:35Tu as cru que j'étais à genoux, je faisais mes lacets et je suis prêt à me relever.
05:40C'est aussi un petit peu ce qu'on ressent aujourd'hui de la part des Ukrainiens.
05:45Ça prendra peut-être du temps, mais aujourd'hui notre pays est debout.
05:48Merci Nicolas Teilhard depuis Kiev pour France Info.
05:51Et pour ceux qui ne vous voyez pas mais qui vous écoutez juste à la radio,
05:55c'est vrai que c'est un champ de bougies qui tapisse cette place Meydan ce soir.
06:00Merci d'avoir été en direct avec nous.
06:04Volodymyr Zelensky qui appelle ses alliés à continuer de fournir des munitions à l'Ukraine.
06:09Il demande aux Etats-Unis de rester du côté de la démocratie.
06:12Le Kremlin d'ailleurs reconnaît également ne pas avoir encore atteint ses objectifs.
06:17Et Emmanuel Macron parle, lui, c'était sur les réseaux sociaux dès le début de la matinée,
06:23d'un triple échec russe, militaire, économique et stratégique.
06:28Marie Gégaud, il y a de la méthode Coué aussi dans cette communication d'Emmanuel Macron
06:34et peut-être de Volodymyr Zelensky également ?
06:36Je pense qu'Emmanuel Macron dit vrai quand il dit que...
06:39Parce que cette guerre a quand même tout changé.
06:41Elle a changé beaucoup pour l'Ukraine, pour l'Europe, pour la façon de faire la guerre,
06:45mais aussi pour la Russie qui est quand même, même si elle a encore de la réserve,
06:49des ressources en hommes, en munitions, beaucoup plus que l'Ukraine certainement.
06:53Mais la Russie est quand même dans une mauvaise passe dans la mesure où son économie ne suit plus.
06:59Il y a un délitement généralisé parce que les infrastructures à l'intérieur du pays sont quand même très vétustes.
07:05Alors certes, elle est aidée par la Chine dans la poursuite de sa guerre,
07:09qu'elle n'entend pas terminer.
07:11Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, l'a dit.
07:14Vous l'avez souligné, le Kremlin reconnaît ne pas avoir atteint ses objectifs de guerre.
07:20Mais ce qu'ils veulent dire par là, c'est qu'ils vont continuer.
07:23Elle n'a pas atteint ses objectifs dans les premiers jours ?
07:26Parce que c'était ça, l'idée de départ, c'était que ça dure quelques jours ?
07:30D'ailleurs Zelensky l'a dit, ça fait 4 ans qu'il essaie de prendre Kiev en 3 jours.
07:35Mais de fait, ça fait 4 ans et ces derniers temps, on a plutôt l'impression qu'elle tient
07:41et elle gagne eux-mêmes un petit peu de terrain.
07:43Oui, c'est vrai.
07:45Encore que les Ukrainiens ont repris.
07:47Enfin, vous voyez, c'est vraiment une guerre d'épuisement.
07:49Et là, sur le front, il n'y a aucun avantage.
07:52Les deux, dans cette guerre de drones, une guerre extrêmement brutale.
07:56Mais la Russie perd énormément d'hommes.
07:59L'Ukraine aussi.
08:00Mais beaucoup plus la Russie parce qu'elle est complètement insensible.
08:05Les dirigeants russes sont insensibles à la vie humaine.
08:09Et donc, comme disait Staline, si vous voulez, un mort, c'est un problème.
08:14Mais un million, c'est une statistique.
08:16Est-ce qu'on sait ce qu'ils pensent, les Russes eux-mêmes, le peuple russe, de toute cette guerre,
08:21après ces 4 années à Nicolas Teilhard parler des Ukrainiens et de la fatigue qu'ils pouvaient ressentir,
08:26mais du patriotisme qui demeure ? Est-ce que c'est le même sentiment du côté des Russes ?
08:30Oui. Enfin, c'est difficile, évidemment, à évaluer parce qu'on n'a pas tellement les outils pour ça.
08:34Les seuls instituts de sociologie, notamment l'institut Lévada, qui est à peu près fiable,
08:41mais ils travaillent quand même avec un pistolet sur la tempe, si je puis dire,
08:44puisqu'ils ont été déclarés agents de l'étranger.
08:47Donc, de plus Rostat, l'institut des statistiques russes,
08:52ne donne plus du tout les statistiques qu'il donnait autrefois,
08:55c'est extrêmement difficile de savoir.
08:57Ce qu'on sait à peu près, c'est qu'il y a aussi une fatigue,
09:01et qu'étrangement, les Russes, quand Trump est arrivé au pouvoir au début janvier de l'année dernière,
09:07et qu'il a commencé à parler de faire la paix, faire la paix très vite,
09:10donc lui aussi, comme Poutine, c'était en deux jours,
09:13il y a eu quand même un espoir que quelque chose allait changer.
09:16Mais les Russes, vous voyez, il y a une telle force d'inertie dans ce pays,
09:20bon, on peut comprendre au vu de la répression qui les attend,
09:23mais quand même, il y a aussi l'idée d'un pays qui a quand même vécu dans le mensonge
09:28pendant des décennies,
09:31et donc, qui continue à vivre dans le mensonge.
09:34Ils se rendent compte que c'est probablement pas la bonne voie pour la Russie
09:38qui est en train, comme on disait, de se déliter économiquement, par exemple.
09:41Donc, il y a un effet sur le pouvoir d'achat,
09:44mais, d'un autre côté, il continue à penser que...
09:48Il marche avec la propagande, il continue à penser que la Russie est en train de gagner,
09:51parce que c'est un récit qu'on leur fait tout le temps.
09:53La Russie est en train de gagner, ça y est, les objectifs de guerre,
09:56les Ukrainiens sont vraiment des nazis,
09:58et à ce titre, Poutine, on peut dire, a réussi son opération de propagande,
10:03de mettre les gens dans une sorte de, à la fois de peur,
10:07et d'idée qu'il serait en train de rejouer la seconde guerre mondiale
10:11contre des nazis, ce qui, évidemment, historiquement, est totalement faux.
10:15Mais, vous voyez, il vit dans le passé, Poutine.
10:17C'est l'argument qu'il a eu, d'ailleurs, il y a pile 4 ans,
10:20au moment du déclenchement de cette guerre.
10:22Il disait qu'il allait dénazifier cette Ukraine voisin.
10:26Emmanuel Macron estime, lui, que le peuple russe finira par se rendre compte
10:30de l'énormité du crime commis en leur nom.
10:33Valéry Gass, pour l'instant, on a l'impression que Vladimir Poutine,
10:37rien ne peut le faire flancher.
10:39Il reste l'homme fort de la Russie.
10:42C'est difficile de s'exprimer contre lui.
10:44Et ça, ça ne change pas en 4 ans.
10:46Oui, a priori, Vladimir Poutine, à un moment, on avait cru qu'il pourrait être
10:51peut-être un peu déstabilisé.
10:52Mais, finalement, rien ne semble bouger.
10:55Et c'est vrai qu'Emmanuel Macron, il essaye d'afficher une posture.
11:00Aujourd'hui, il y a eu encore une réunion de la coalition des volontaires,
11:03en visioconférence, mais dirigée par le président français,
11:07pour réaffirmer que face à cette Russie qui ne bouge pas ni sur ses objectifs
11:12ni sur son récit, il y a une Europe et il y a des partenaires internationaux
11:17qui restent fidèles et qui sont en soutien de l'Ukraine
11:20et qui ne dérogeront pas de cette position.
11:23Il y a un message à Vladimir Poutine, il y a un message interne aux Européens,
11:28puis il y a aussi un message aux Français.
11:29Parce qu'en France, ça fait 4 ans pour les Ukrainiens et c'est terrible.
11:33Ça fait 4 ans pour les Russes, pour la Russie aussi.
11:36Mais c'est vrai que le soutien, le grand élan de soutien, d'intérêt
11:40qui avait été visible au départ, peut-être qu'il y a la nécessité
11:45de redire aussi aux Français ce qu'il en est de ce combat
11:49et à quel point il faut le continuer encore et encore.
11:53On ne sait pas combien de temps.
11:54Il y a en effet eu beaucoup de prises de parole, évidemment,
11:56ce jour anniversaire.
11:57Il y a eu Emmanuel Macron, on le disait.
11:59Il y a eu le G7 qui a envoyé un communiqué,
12:03y compris des dirigeants comme Donald Trump,
12:05pour dire qu'ils soutiennent sans aucune ambiguïté l'Ukraine.
12:10Ça, c'est sans doute bien de l'entendre
12:12parce que l'attitude de Donald Trump a pu être un petit peu plus hésitante
12:16par le passé.
12:18Clémence Lemestre, cette solidarité, elle est affichée aujourd'hui.
12:21Il faut qu'elle tienne encore.
12:22Elle est affichée, elle est véritablement montrée.
12:26Il faut qu'elle tienne et il va probablement falloir qu'elle tienne encore longtemps
12:29parce que là, on voit que ça ne bouge plus depuis des années.
12:33Le front ne bouge plus.
12:34Chacun reste un peu sur ses positions.
12:36On a quand même l'impression que les négociations
12:38qui ont lieu entre Ukrainiens et Russes
12:40faites par les Américains ne donnent rien pour l'instant
12:42et on ne voit pas du tout le conflit aboutir
12:45dans, je ne sais pas, deux mois ou même six mois.
12:48Donc, il faut tenir.
12:49Il faut tenir avec les opinions aussi publiques européennes,
12:54si on parle de l'Europe,
12:55et américaines.
12:56Et donc, on voit bien cette volonté de dire
12:59ça va durer longtemps,
13:00il faut quand même qu'on continue à se serrer les coudes
13:02et à soutenir l'Ukraine
13:03parce que c'est important pour nos peuples,
13:06c'est important pour la démocratie,
13:07c'est important pour l'Europe aussi en entier
13:09parce qu'il y a d'autres pays en Europe
13:11où notamment, il peut y avoir des minorités russophones
13:14qui risquent, si l'Ukraine tombe,
13:17enfin, ou en tout cas, si Poutine obtient la paix qu'il veut,
13:20qui risquent après d'être les prochains pays sur la liste.
13:24Et donc, il y a cette façon de dire
13:25on est là avec l'Ukraine
13:26et peut-être pour les opinions publiques françaises et européennes
13:30de dire on est là avec l'Ukraine
13:31mais c'est aussi pour nous, peut-être pour les remotiver.
13:34Effectivement, beaucoup de craintes, notamment du côté des pays baltes.
13:37Et puis alors, une journée ne ressemble pas à la précédente
13:39parce qu'hier, on a eu Viktor Orban qui a mis son veto
13:42pour de nouvelles sanctions vis-à-vis de la Russie
13:44et puis la Slovaquie qui a coupé toute exportation électrique
13:48de son pays vers l'Ukraine
13:50et c'est important avec cet hiver qui n'est pas tout à fait fini.
13:53Laurent Mouloud, c'est encore pour ça que je disais
13:55est-ce que c'est de la méthode Coué
13:56parce qu'aujourd'hui, tout le monde a l'air solidaire avec l'Ukraine
13:58alors qu'hier encore, c'était beaucoup plus compliqué que ça.
14:01Oui, l'Union Européenne ne parle pas tout à fait du même voie sur la question
14:04mais grosso modo, le message principal, il passe quand même.
14:07C'est quand même le message de soutien,
14:09le 20ème paquet de sanctions aussi qui est en cours.
14:12Tout ça, ce sont des réalités concrètes de soutien à l'Ukraine
14:15et qu'il y ait des engagements assez précis, assez forts
14:18aussi de l'Union Européenne vis-à-vis de l'Ukraine.
14:20On parle de 90 milliards qui vont être mis au pot.
14:24La question qui se pose, déjà c'est sur l'ampleur du conflit quand même
14:28parce qu'on ne s'est pas arrêté sur ces chiffres assez faramineux,
14:31estimés à plus d'un million de morts.
14:33Deux millions en tout.
14:34Un million, deux morts.
14:36Un million, deux, excusez-moi, millions de morts.
14:38Pour les Russes.
14:39C'est une estimation de toute façon assez difficile à évaluer.
14:41C'est une estimation difficile mais ça en fait le conflit européen
14:44le plus meurtrier depuis la Seconde Guerre mondiale.
14:46Il ne faut jamais perdre cette perspective, la perdre de vue.
14:49Et il y a quelque chose aussi d'assez effarant.
14:52Personne n'imaginait une telle résistance de l'Ukraine au début de ce conflit.
14:56Personne n'imaginait quatre ans de guerre en fait.
14:58Tout le monde s'imaginait le rouleau compresseur russe
15:00et face à ça il y avait effectivement une réaction d'urgence à avoir.
15:04Et on s'est aperçu, la résilience, le courage, l'héroïsme du peuple ukrainien
15:09face à cette invasion est absolument exemplaire on va dire.
15:13La deuxième chose que je voudrais dire quand même
15:15c'est qu'effectivement le vote de ce paquet de sanctions est absolument nécessaire.
15:21Mais ce qui est nécessaire aussi c'est de ne pas se contenter d'une perspective guerrière.
15:25Là j'entendais beaucoup en disant la guerre va continuer.
15:282026 peut être une année charnière mais personne n'y croit vraiment potentiellement 2027.
15:32Un horizon politique doit toujours être maintenu
15:35en même temps qu'on mène effectivement un combat stratégique, économique contre la Russie.
15:41Ça fait partie des discussions.
15:42Ça fait partie des discussions etc.
15:43Quels soldats seront déployés une fois la Russie ?
15:46Il y a ça, il y a les questions des négociations
15:48qui seraient potentiellement possibles avec la Russie
15:50sur la question de l'armée ukrainienne, sur la question des territoires.
15:54Et il y a la question des sanctions aussi et des effets des sanctions.
15:57Il ne faut pas croire que les sanctions n'ont pas d'effet sur la Russie.
15:59L'économie russe n'est pas du tout au beau fixe.
16:03On parle aussi à la fois d'un PIB qui est en berne, d'une inflation qui est galopante,
16:08la Russie qui constate 40% de son budget national à l'effort militaire,
16:12ce qui est quelque chose d'énorme.
16:13Et il y a effectivement une lassitude.
16:15Ce qui veut dire non pas que les Russes vont se retourner.
16:17La mainmise de Vladimir Poutine sur son peuple est extrêmement forte
16:21et personne ne croit à une révolution interne à court terme.
16:24Mais en tout cas, sur le plan économique,
16:27Vladimir Poutine pourrait être aussi amené à devoir négocier,
16:30à devoir prendre en compte certaines attentes ou certaines négociations.
16:35Et là-dessus, il faut, à chaque fois qu'il y ait un cadre diplomatique
16:38qui soit prêt à ça, une pression diplomatique de dialogue avec lui.
16:41Et à ce titre, le dernier Conseil européen en décembre,
16:45où il y a eu comme un retournement avec la volonté d'avoir un dialogue direct
16:50avec la Russie de l'Union européenne.
16:52Et à mon sens, c'est plutôt une bonne chose
16:55parce qu'on ne perd pas ce fil diplomatique qui, de toute manière, adviendra.
16:59Il n'y a aucune guerre qui se termine sans négociation.
17:02Et personne n'imagine que la Russie va être écrasée par l'Ukraine.
17:06Et personne n'imagine aussi l'inverse.
17:08Donc il faut que ce canal de discussion puisse continuer à vivre.
17:11Sur les difficultés russes, je vous propose d'écouter le général Dominique Trinquant,
17:14qui est l'ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU.
17:18Il évoquait tout à l'heure sur France Info les récentes avancées russes en Ukraine.
17:23C'est une guerre d'usure parce que la Russie n'est pas capable d'atteindre ses objectifs.
17:27L'opération militaire spéciale est un échec complet
17:30puisque la vassalisation de l'Ukraine n'a pas eu lieu il y a quatre ans.
17:36Et l'annexion du Donbass, par exemple, n'est pas en passe non plus de survenir prochainement.
17:42Aujourd'hui, la Russie a eu plus de morts, 17 fois plus de morts, que lors de sa guerre en
17:48Afghanistan.
17:49C'est absolument dramatique.
17:50La Russie détruit probablement l'Ukraine, mais se saigne elle-même.
17:55Cette statistique par rapport à la guerre en Afghanistan, ça remet bien les choses en perspective aussi.
18:00C'est-à-dire que la dynamique géographique est plutôt pro-russe.
18:05Il y a des territoires grappillés, mais sur le plan des pertes humaines, c'est très compliqué en ce moment.
18:11C'est là aussi le moment, peut-être, Marie Gégaud, d'avoir ces pressions diplomatiques
18:17au moment où il y a peut-être cette faiblesse-là du côté de Moscou.
18:21On peut toujours essayer de parler et parler, c'est pas...
18:26Mais qu'est-ce qu'on va dire à Poutine ? C'est ça le problème.
18:29Parce que vous voyez, Poutine, on l'a dit, sur le terrain, il grignote, mais il n'a pas vraiment
18:35de victoire.
18:38Et c'est pourquoi, comme il sait que son armée conventionnelle ne fait pas le job,
18:42c'est pourquoi il s'acharne avec ses drones, ses missiles,
18:46qui balancent par centaines, par dizaines, sur toutes les villes ukrainiennes, toutes les nuits.
18:50C'est pour ça qu'il s'acharne, et comme l'a dit très justement Volodymyr Zelensky pendant son discours,
18:55il a dit, la deuxième armée du monde combat des immeubles civils et des centrales électriques.
19:02Donc, vous voyez, il n'y a pas de rationalité chez cet homme-là.
19:06En tout cas, tout ce que nous disent les officiels russes, c'est qu'ils veulent continuer.
19:11D'ailleurs, ils ne veulent pas d'un cessez-le-feu.
19:13C'est ça qui a été acquis auprès de Trump lors du sommet le 15 août en Alaska.
19:18Le cas, c'est que la Russie pouvait tout à fait continuer à taper l'Ukraine,
19:22à essayer de la mettre à genoux et en même temps de négocier.
19:25Des négociations, d'ailleurs, qu'on peut le souligner,
19:28qui ne sont absolument pas menées de bonne foi par deux acteurs.
19:32Elles ne sont pas menées de bonne foi par les États-Unis et la Russie,
19:35puisque les mêmes envoyés, ceux qui négocient la paix avec les Ukrainiens,
19:40donc une négociation tripartite,
19:42les Américains, les Russes, les Ukrainiens,
19:44et ensuite, vous avez les mêmes émissaires de Trump,
19:48c'est-à-dire Steve Whitcoff et son gendre,
19:50d'ailleurs, qui ne sont pas des acteurs institutionnels,
19:52qui vont ensuite négocier avec un envoyé russe
19:55la signature de contrat faramineux pour 14 000 milliards de dollars.
20:01Enfin, vraiment, c'est incroyable de prétendre négocier la paix de bonne foi.
20:06Les seuls acteurs de bonne foi, ce sont les Ukrainiens et l'Union Européenne.
20:10Il y a des veilles-viennes diplomatiques de la Maison-Blanche
20:13qui a l'habitude, quel que soit le dossier d'ailleurs,
20:16de plutôt servir ses intérêts personnels.
20:19Il y a cette statistique sur ce que va sans doute coûter la reconstruction de l'Ukraine
20:25autour de 500 milliards d'euros, nous disait-on hier.
20:29Voilà un marché qui peut intéresser les États-Unis
20:32et qui peut peut-être l'amener à débloquer quelque chose.
20:35Absolument, oui.
20:37Amener les États-Unis à débloquer quelque chose.
20:39Côté Ukraine, je ne crois pas.
20:41Parce que vous voyez, pour Trump, c'est le fort qui compte.
20:43On voit très bien dans cette histoire que quand même,
20:45il est beaucoup plus clément envers Poutine.
20:48D'ailleurs, Trump n'a jamais reconnu que Poutine était l'agresseur.
20:51Il se comporte comme s'il est en permanence en train de proposer
20:55une prime à l'agresseur.
20:57Donc bon, il essaie de faire la paix.
20:58Bon, c'est très bien d'essayer de faire la paix.
21:00Mais il faut bien avoir en tête que, vu comment c'est fait,
21:03ça n'a quand même aucune chance d'aboutir.
21:05Et je pense que les Ukrainiens sont très conscients de ça.
21:08On a tous en tête les images de Volodymyr Zelensky au début de l'année dernière.
21:12Et ce n'était pas la signature du G7 d'aujourd'hui
21:15où on soutient sans ambiguïté l'Ukraine.
21:19Valérie Gass, les solutions, elles sont aussi entre les mains de Donald Trump.
21:24C'est en fonction de son positionnement que la suite des événements va se dérouler ?
21:29Elles sont d'abord, oui, entre les mains de Donald Trump.
21:32Parce qu'avec Vladimir Poutine, ce qui peut éventuellement marcher,
21:37et encore, c'est le rapport de force.
21:40Et dans un rapport de force, il n'y a que Donald Trump
21:42qui peut avoir l'ascendant sur le président russe.
21:46Parce qu'on parlait des reprises de tentatives de négociations,
21:50ou en tout cas de discuter de l'Europe avec Vladimir Poutine,
21:54et même d'Emmanuel Macron, qui, après avoir cessé ces tentatives
21:58au tout début de la guerre, il avait essayé de garder le fil de la négociation
22:02et du dialogue avec Vladimir Poutine,
22:04puis il avait compris que ça ne servait à rien.
22:05Il avait abandonné.
22:07Et depuis quelque temps, ce discours revient
22:10d'essayer de préparer une reprise d'échange avec Vladimir Poutine directement.
22:17Mais on se demande à quoi ça peut aboutir.
22:20Parce que ce qui n'a pas marché au début de la guerre
22:23a peu de chances de marcher maintenant.
22:24Vladimir Poutine semble s'enferrer dans une stratégie jusqu'au boutiste
22:30que rien n'a pu ébranler jusqu'à présent, pas même Donald Trump.
22:34Donc il est vrai, on peut se demander quelle est sa véritable motivation
22:37et qui est un peu fluctuant dans les rapports avec les uns et les autres.
22:42Donc on est dans une situation, il est vrai,
22:45et c'est quand on entend les Ukrainiens dans les différents reportages,
22:49avec Nicolas Teilhard, comme on l'a entendu tout à l'heure,
22:51mais beaucoup aujourd'hui sont assez conscients de cette espèce d'impasse.
22:55Mais en même temps, on les sent complètement déterminés à ne pas lâcher non plus.
22:59Et ça a beau faire quatre ans, on pourrait presque s'habituer à ce conflit ici,
23:03vu de France, il ne faut pas.
23:05D'autant que les enjeux, ils sont les mêmes pour toute l'Europe.
23:08Il y a eu ce rapport aujourd'hui qui peut nous inquiéter de l'ISS.
23:12C'est un institut international basé à Londres
23:15et dédié à ces questions militaires,
23:18qui dit que les armées européennes sont mal préparées
23:19face au type d'attaques à grande échelle auxquelles l'Ukraine est confrontée.
23:23On ne découvre pas ça.
23:24C'est pour ça qu'il y a une volonté de réarmer l'Europe.
23:29Il y a une impossibilité de trouver une autre issue
23:33qu'une victoire de l'Ukraine pour l'Europe.
23:37C'est comme ça que ça marche, Clémence Lemestre.
23:39Sinon, les conséquences seraient catastrophiques
23:41et pas seulement pour les États baltes.
23:43Non, et pas seulement pour les États baltes.
23:44C'est un peu ce qu'on disait.
23:45C'est ce qu'est l'Union européenne aujourd'hui
23:50qui est en jeu, en fait.
23:51Si on prend à plusieurs étapes,
23:55c'est-à-dire que l'Union européenne,
23:56qui est quand même un espace démocratique,
23:58qui est un espace de liberté,
23:59que ce soit liberté des gens,
24:03liberté du commerce,
24:05liberté de la presse,
24:06enfin, tout ce qu'on connaît aujourd'hui.
24:07C'est ça aussi ce que menace Vladimir Poutine.
24:11Et c'est peut-être là aussi
24:12où parfois il s'entend avec Donald Trump.
24:14C'est-à-dire que cette Union européenne
24:15qui est bâtie sur des valeurs,
24:17des valeurs humanistes,
24:18c'est tout ce que détestent ces deux hommes, en fait.
24:21Et d'ailleurs, on le voit souvent,
24:22Donald Trump dit
24:22mais c'est quoi cette Europe ?
24:24Il veut détruire l'Union européenne.
24:26Il a un grand mépris pour l'Union européenne.
24:28Et là, il se retrouve avec Vladimir Poutine.
24:31Et c'est ça ce qui est dangereux pour nous.
24:32Pour juste reprendre sur la façon
24:34dont on pourrait terminer la guerre.
24:37Mais il y a quand même
24:37cette histoire de sanctions économiques
24:39qui est quand même quelque chose d'important.
24:40Parce qu'on voit que sur le terrain militaire,
24:42rien ne pourra être fait.
24:44Peut-être qu'en insistant sur les sanctions économiques,
24:46ça pourra être fait.
24:47Et ce qui est intéressant,
24:48c'est que Donald Trump envoie des émissaires
24:51pour négocier des super contrats.
24:54Et Poutine, de l'autre côté,
24:55lui fait miroiter des hydrocarbures
24:57et des minerais rares.
24:58Et ça, on sait que Donald Trump adore ça.
25:00D'ailleurs, il voulait prendre le Groenland pour ça.
25:02Donc, Poutine lui dit
25:03regarde ce que tu vas avoir.
25:05C'est un peu...
25:06Il lui fait rêver ça.
25:07Et d'un autre côté, le Trésor américain,
25:09lui, fait quand même des sanctions secondaires
25:12sur les pays qui achètent du pétrole russe.
25:15Chasse quand même tout ce qui est
25:17la flotte fantôme de Vladimir Poutine,
25:19enfin de la Russie.
25:21Donc, c'est un peu...
25:22Il y a ce que dit Donald Trump
25:23et quand même ce que fait l'État américain.
25:25En quatre années de guerre.
25:26Un peu rassurant, peut-être.
25:27Quatre années de guerre
25:28et on craint que ça continue encore un moment.
25:31Voilà, cette guerre en Ukraine.
25:33On va faire une petite pause
25:35le temps du fil info
25:37puisqu'il est 20h30
25:38et on retrouve Stéphane Milhomme.
25:44Et d'abord, le Sénat adopte ce soir
25:47un projet de réforme
25:48sur l'avenir institutionnel
25:49de la Nouvelle-Calédonie.
25:51Un vote à 215 voix contre 41.
25:54Ce projet de loi
25:54retranscrit en fait deux accords
25:56dont celui de Bougival.
25:58Il prévoit notamment
25:59la création d'un État
26:00de la Nouvelle-Calédonie
26:01inscrit dans la Constitution française
26:04et doté d'une nationalité propre.
26:06Des mesures signées
26:07par la majorité
26:07des forces politiques calédoniennes
26:09mais rejetées
26:09par les indépendantistes
26:11du FLNKS.
26:12Ce projet de réforme
26:13retourne maintenant
26:14à l'Assemblée nationale.
26:15Son adoption apparaît déjà
26:16plus incertaine.
26:18Le thermomètre nous a fait oublier
26:20aujourd'hui qu'on était en février.
26:21Il a frôlé les 30 degrés
26:23dans le sud-ouest.
26:2428 degrés, 3 par exemple,
26:26à Horthès,
26:26du jamais vu depuis 1994.
26:2827 à Biarritz,
26:3026 à Pau.
26:31Tout cela contrebalance
26:33avec les tempêtes
26:33à répétition
26:34des derniers jours.
26:35Mais des secteurs
26:36restent confrontés
26:37ce soir encore
26:38avec le débordement
26:39des fleuves et rivières.
26:41Le Maine et Loire
26:42et la Charente-Maritime
26:44restent en vigilance rouge.
26:45La Loire-Atlantique
26:46et la Charente
26:47sont en vigilance orange.
26:49Ce n'est finalement
26:50pas une surprise
26:51et elle intervient
26:51près de 4 mois maintenant
26:53après le casse du siècle
26:54au musée du Louvre
26:55à Paris.
26:55Laurence Descartes
26:56démissionne de la présidence
26:57de l'établissement parisien.
26:59Elle était sur la sellette
27:00aussi pour sa gestion sociale
27:01du musée
27:02le plus visité au monde.
27:04Le Parquet de Paris
27:05ouvre une enquête
27:06devant une possible
27:07reconstitution
27:07de la jeune garde.
27:09Ce mouvement d'ultra-gauche
27:10dit sous l'été dernier
27:11par le ministère
27:12de l'Intérieur
27:12et dont certains membres
27:14sont soupçonnés
27:14d'avoir participé
27:15à l'agression mortelle
27:17de Quentin Deran
27:17qu'il y a maintenant
27:18quelques semaines
27:19dans une rue de Lyon.
27:20Après ses propos polémiques
27:22autour de cette mort
27:23du jeune militant nationaliste,
27:25l'ambassadeur américain
27:26à Paris
27:26a eu aujourd'hui
27:27un appel franc et amical
27:28avec le ministre français
27:30des Affaires étrangères.
27:31C'est l'ambassade
27:32des Etats-Unis
27:32en France
27:33qui le fait savoir.
27:34Le diplomate
27:35ne s'était pas rendu hier
27:36à sa convocation
27:36au Quai d'Orsay
27:37alors que la France
27:38dénonçait son ingérence
27:39après ce drame.
27:40L'Atletico Madrid
27:42d'Antoine Griezmann
27:43domine 4-1
27:44les footballeurs de Bruges.
27:46Le match est en train
27:47de se terminer.
27:48Un match barrage
27:49en ce moment.
27:50Retour dans le cadre
27:51de la Ligue des Champions.
27:54France Info
27:5620h, 21h
27:58France Info
28:00Les informés
28:00Augustin Arrivée
28:02Les informés
28:03ce soir
28:04avec Clémence Lemestre
28:05des Echos
28:06Laurent Mouloud
28:07de l'Humanité
28:08Valérie Gass
28:09de RFI
28:10Marie Gégaud
28:11du quotidien
28:12Le Monde
28:12et un petit tour de table
28:13pour démarrer
28:14cette deuxième partie.
28:16Nous avons appris ce soir
28:17la démission
28:18de la présidente du Louvre
28:19Laurence Descartes.
28:20Le cambriolage
28:21de l'automne dernier
28:22n'était que l'un
28:23des multiples dossiers
28:25dans lesquels
28:27elle s'est débattue
28:28on peut le dire ça comme ça
28:29ces derniers mois
28:30les fuites d'eau
28:30une grève
28:31longue durée
28:32du personnel
28:33dernièrement
28:33le rapport
28:34de la commission
28:35d'enquête parlementaire
28:36sur la sécurisation
28:36des musées
28:37ce rapport
28:38parlait du Louvre
28:39comme d'un État
28:40dans l'État
28:42Laurent Mouloud
28:42elle pouvait quand même
28:43s'accrocher encore
28:45selon vous
28:45ça se serait tassé
28:47à force ?
28:48Non.
28:49Non, non, non.
28:50C'est vraiment une surprise
28:51ce qui se passe aujourd'hui.
28:53Elle était sous une pression
28:54politique extrêmement forte
28:56et cette démission
28:57n'a surpris personne.
28:59Maintenant
28:59je pense que
29:00personne ne doit être naïf
29:02sur le fait
29:02que ce n'est pas
29:03en faisant sauter un fusible
29:04qu'on règle la question
29:05des moyens donnés
29:06à la sécurité
29:08des musées
29:08en France.
29:09Et Laurence Descartes
29:10le dit aussi
29:11quelque part
29:12dans l'entretien
29:13qu'elle a donné au Figaro
29:14où elle s'explique
29:15un peu sur son départ
29:16et on comprend évidemment
29:17avec toute la mesure
29:18que demande son poste
29:20elle explique
29:21que son départ
29:22ne réglera pas
29:23évidemment
29:23la situation
29:24et les défaillances
29:26qui ont été
29:26mises à jour
29:27avec le vol
29:28et l'insuffisance
29:30exactement
29:31l'inondation
29:32c'est aussi
29:33toute une insuffisance
29:34d'investissement
29:35dans ce trésor
29:36dans ces patrimoines nationaux
29:37et je pense
29:39que ce n'est pas
29:39une responsabilité individuelle
29:41qui va réussir
29:42évidemment à régler
29:43cette question.
29:44Vous imaginez
29:44que la tuyauterie
29:45et les fuites d'eau
29:45pourraient continuer
29:47s'il y a encore
29:47de fortes pluies.
29:48qui les entretenaient
29:48je vous le confirme.
29:50Effectivement
29:50et puis il y a eu
29:51ce projecteur
29:53international
29:53autour du cambriolage
29:55du Louvre
29:56Valérie Gass
29:57elle est en poste
29:58depuis 4 ans et demi
29:59pourtant Laurence Descartes
30:00il n'y a pas que le cambriolage
30:01mais elle sera
30:03indissociable
30:03de ce qui s'est passé
30:04à l'automne dernier.
30:05Ah oui
30:05quand on est la directrice
30:06du Louvre
30:07au moment du casse du siècle
30:08de la galerie d'Apollon
30:09je pense que ça marque
30:10ça éclipse le reste
30:12même s'il y avait
30:12peut-être des bonnes choses
30:13je ne connais pas
30:14assez bien son bilan
30:15pour juger
30:16mais oui
30:16et d'autant que
30:18ce casse
30:19ce cambriolage
30:20a été
30:22rémédiatisé
30:22mais a été
30:23en effet
30:24a ouvert le champ
30:25de tous les ennuis.
30:27On a découvert
30:27tout ce dont vous avez parlé
30:29les problèmes de plomberie
30:30les choses
30:30les salles qui s'effondrent
30:31enfin
30:32il y avait
30:33c'était un petit peu
30:34la porte ouverte
30:36à tout ce qui n'allait pas
30:38dans le Louvre
30:39et donc
30:39Laurence Descartes
30:41de toute manière
30:41dès le départ
30:42je pense
30:42savait que ses jours
30:43allaient être rapidement comptés
30:45et là
30:45elle le dit dans l'interview
30:47c'est une décision personnelle
30:49c'est une décision personnelle
30:50qui arrive quand même
30:51dans un moment très politique
30:52où on attend
30:54notamment
30:55le départ
30:56de Rachida Dati
30:57du gouvernement
30:58et le départ
30:59de Rachida Dati
31:00du gouvernement
31:01devait se faire
31:02au moment
31:02où elle aurait pu
31:03nommer
31:04ou aurait pu être nommée
31:05le successeur
31:06ou la successeur
31:07de Laurence Descartes
31:08donc j'ai tendance
31:09à penser
31:10que tout ça
31:11n'est pas totalement
31:13innocent
31:13et n'arrive pas
31:14comme ça
31:15parce que tout à coup
31:16cette semaine
31:17aujourd'hui
31:18Laurence Descartes
31:19a décidé
31:19de démissionner
31:20tout ça
31:21est très politique
31:22la ministre a pu avoir
31:22le scalp
31:23de Laurence Descartes
31:24avant de partir du ministère
31:25et bien en tout cas
31:27elle aura beaucoup moins
31:28d'excuses
31:28pour rester encore
31:29au gouvernement
31:30à partir du moment
31:30où il y aura
31:31quelqu'un de nouveau
31:32à la tête du Louvre
31:33alors au bilan
31:34de Laurence Descartes
31:35il y a par exemple
31:35une fréquentation record
31:36pour le musée
31:37ça a quand même
31:38on peut le noter
31:39ça a encore augmenté
31:40en 2025
31:40il y avait eu
31:41l'effet Paris 2024
31:42sans doute
31:43qui avait joué
31:44mais voilà
31:45il y a aussi ça
31:46Clémence Lemestre
31:46il y avait aussi
31:47beaucoup d'ambition
31:48avec une volonté
31:48de reconfigurer le musée
31:50pour que la Joconde
31:51ait une salle propre
31:52avec des billets spécifiques
31:53elle n'a pas chômé
31:54cette présidente
31:55elle n'a quand même pas chômé
31:56il y a eu effectivement
31:579 millions de visiteurs
31:59l'année dernière
31:59c'est absolument énorme
32:01je crois que c'est un des musées
32:01le plus visité au monde
32:02si ce n'est le musée
32:03le plus visité au monde
32:04le musée je crois
32:04et puis elle avait
32:06porté ce projet
32:07qui a été annoncé
32:08par Emmanuel Macron
32:09au début 2025
32:11donc il y a un peu plus d'un an
32:12qui était le projet
32:13Nouvelle Renaissance
32:14alors justement
32:15Nouvelle Renaissance du Louvre
32:16donc elle
32:16elle ne la verra pas
32:17cette Nouvelle Renaissance
32:18qui était dotée
32:19d'a priori 1,1 milliard d'euros
32:24ce projet
32:25il est important en fait
32:26et tout va sur
32:28il y a ce que vous avez parlé
32:29la salle de la Joconde
32:31toute la question
32:32c'est est-ce qu'on met
32:33dans certains endroits
32:34toutes les belles oeuvres du Louvre
32:35enfin ou en tout cas
32:36celles qui sont les plus visitées
32:37par les visiteurs
32:38les plus demandés
32:39comme la Joconde
32:40et après
32:41ailleurs dans le Louvre
32:42il y a aussi énormément
32:42de trésors
32:43donc il y a toute cette discussion
32:44aussi
32:45est-ce qu'on fait un parcours
32:47pour les touristes
32:48qui viennent juste
32:49une demi-journée au Louvre
32:51ou est-ce qu'on continue
32:52à trouver un trésor ici
32:54ou un trésor là
32:55et donc il y a tout ce projet
32:56qu'elle avait proposé
32:58et qui sera pour son successeur
32:59qui je crois doit être annoncé
33:01demain au Conseil des ministres
33:02donc après
33:02Rachida Dati
33:03pourra démissionner
33:05et se consacrer
33:07à la campagne des municipales
33:08on verra ce qui se passe demain
33:09et peut-être qu'on en parlera
33:11dans les informés
33:12allez savoir
33:12on va reparler à nouveau
33:13de Donald Trump
33:14un autre sujet
33:15que l'Ukraine
33:15il y a eu des frictions diplomatiques
33:17à nouveau
33:18j'ai envie de dire
33:19avec le quai d'Orsay
33:21c'était lié
33:22à la mort de Quentin de Ran
33:24que la Maison Blanche
33:25s'était permis
33:25des commentaires
33:26à ce sujet
33:27l'ambassadeur américain
33:29en France
33:29ne s'est pas présenté
33:31hier à la convocation
33:32exigée par le quai d'Orsay
33:34le ministre Jean-Noël Barraud
33:35s'en agace
33:36voilà ce qu'il a expliqué
33:38ce matin sur France Info
33:39c'est une surprise
33:40quand on a l'honneur
33:42de représenter son pays
33:43les Etats-Unis d'Amérique
33:45en France
33:46comme ambassadeur
33:47on respecte
33:48les usages
33:49les plus élémentaires
33:50de la diplomatie
33:51et on répond
33:52aux convocations
33:53du ministère
33:54des Affaires étrangères
33:55ne pas se présenter
33:56c'est sa responsabilité
33:57personnelle
33:58ça n'affecte en rien
33:59la relation
33:59entre la France
34:00et les Etats-Unis
34:01dont nous fêtons cette année
34:02le 250e anniversaire
34:04elle en a vu d'autres
34:05mais ça affectera naturellement
34:06sa capacité
34:08à exercer
34:08sa mission
34:09dans notre pays
34:10Voilà le ministre
34:11des Affaires étrangères
34:12avec Paul Larouturou
34:13et Agathe Lambré
34:13sur France Info
34:14ce matin
34:15alors il y a eu
34:16un petit rétro-pédalage
34:17l'ambassadeur
34:18a finalement
34:18téléphoné
34:19apparemment
34:20au ministère
34:21aujourd'hui
34:22appelle franc
34:23et courtois
34:24nous dit
34:24le quai d'Orsay
34:26il promet
34:26de ne pas interférer
34:28dans le débat
34:29public français
34:30Marie Gégaud
34:32c'est un rétro-pédalage
34:33il y a une volte-face
34:34là
34:34parce qu'on a
34:36un peu haussé le ton
34:37peut-être ?
34:37Évidemment
34:38peut-être
34:38ça en a tout l'air
34:40et ça montre
34:41qu'il y a une petite
34:42tape sur le nez
34:43et il revient
34:45dans les usages
34:45diplomatiques
34:46à peu près normaux
34:47ce qui est étrange
34:48c'est qu'il y a
34:48une sorte
34:49d'emportement
34:50des ambassadeurs
34:51américains
34:52à l'étranger
34:53il y a eu les déclarations
34:54de l'ambassadeur américain
34:55en Israël
34:56qui ont fait scandale
34:57les déclarations
34:58de l'ambassadeur américain
34:59en Pologne
34:59qui ne veut plus
35:01rencontrer le président
35:02de la diète polonaise
35:03du parlement polonais
35:04il y a eu des déclarations
35:06aussi en Belgique
35:07donc tout à coup
35:08c'est pas personnel
35:08non
35:09c'est l'habitude
35:10de Donald Trump
35:11c'est ça
35:11il y a eu
35:13ce discours
35:14un petit peu
35:16plus autoritaire
35:17peut-être
35:17que par le passé
35:18de Jean-Noël Barraud
35:19ceci dit
35:20quand on se rappelle
35:21de Davos
35:22le mois dernier
35:22Emmanuel Macron
35:23avec son fameux accent anglais
35:26mais bon
35:26peu importe
35:27il y avait
35:28Laurent Mouloud
35:29cette même volonté
35:32de dire les mots
35:35à Donald Trump
35:36c'est comme ça
35:36c'est évidemment pour ça
35:38c'est comme ça
35:39que ça marche
35:39oui oui
35:39c'est pas que c'est comme ça
35:40que ça marche
35:41c'est que devant la désinvolture
35:42aussi de la diplomatie américaine
35:44à un moment
35:44si on veut conserver
35:45une certaine crédibilité
35:46internationale
35:47on est obligé
35:48d'avoir une réponse
35:50équilibrée
35:51et là pour
35:52essayer de retrouver
35:53l'équilibre
35:54il fallait aller
35:54à ce niveau-là
35:55d'indignation
35:56ce qu'a fait
35:57Jean-Noël Barraud
35:58je pense qu'il a eu raison
35:59aussi de le faire
36:01face à cette diplomatie
36:03trumpienne
36:03qui marche
36:05sur les autres
36:05et qui prend ça
36:06avec une désinvolture totale
36:07alors monsieur Kuchner
36:09n'est pas un diplomate
36:10de métier
36:10bien sûr évidemment
36:11c'est vraiment
36:12un magas
36:13et un proche
36:14un tout proche
36:15de Donald Trump
36:16avec des liens familiaux
36:18donc c'est quelqu'un
36:18c'est une erreur
36:20d'inexpérience
36:21pas du tout
36:22pas du tout
36:22je pense
36:22pas une erreur
36:23d'inexpérience
36:24mais ça va
36:25dans la droite ligne
36:26de la considération
36:27que Donald Trump
36:28a pour les Européens
36:29et la France
36:29en général
36:30et que monsieur Kuchner
36:31ne s'est pas embarrassé
36:32on va dire
36:33des conventions diplomatiques
36:36qui sont normalement
36:37en vigueur
36:37le rétro-pédalage
36:40évidemment
36:40c'est pour
36:41fermer un petit peu
36:42la parenthèse
36:43mais ça n'empêchera
36:44absolument pas
36:45ce type
36:46de mon avis
36:46de comportement
36:47à l'avenir
36:48une nouvelle fois
36:49Clémence Lemestre
36:50on peut avoir l'impression
36:50avec Donald Trump
36:51qu'il poursuit son agenda
36:53quoi qu'il arrive
36:54autour de lui
36:54et puis qu'il est insensible
36:56à ça
36:56et puis finalement
36:57il y a quand même
36:58ce petit mouvement
36:59de recul
37:00quand on hausse le ton
37:02on peut dire ça ?
37:04Je ne sais pas
37:04si on peut dire ça
37:05je pense qu'il va continuer
37:06il y a une vraie volonté
37:07d'ingérence américaine
37:09en Europe
37:09on l'a vu
37:10on l'a vu
37:11il y a un an
37:11à Munich
37:12où ils se sont quand même
37:14permis
37:14de critiquer l'Europe
37:16de critiquer
37:17les valeurs européennes
37:18on le voit récemment
37:19plusieurs ambassadeurs
37:20vous avez parlé en Belgique
37:21il s'est passé la même chose
37:22qu'en France
37:23donc oui il recule un petit peu
37:25c'est peut-être pour éviter
37:26que ça se transforme
37:27et que ça prenne vraiment
37:28de l'ampleur
37:29mais ça ne va absolument
37:30pas l'arrêter
37:31il va continuer
37:32à vouloir influer
37:33il l'a dit aussi
37:34par exemple
37:34il a dit qu'il ne comprendrait pas
37:35que Victor Orban
37:36ne gagne pas
37:37les élections législatives
37:38mi-avril
37:39et il avait fait la même chose
37:40en Allemagne
37:41en soutenant l'AFD
37:42donc en fait
37:43il continue son agenda
37:44qui est
37:45de
37:47mettre en Europe
37:48de montrer
37:49que les états démocratiques
37:51on ne peut pas forcément
37:52leur faire confiance
37:52et d'essayer
37:53de pousser
37:54à la tête
37:54des états européens
37:55des partis
37:57plutôt
37:57d'extrême droite
37:58ou de droite
37:59très conservatrice
38:00qui sont proches
38:01des idées magas
38:02en fait
38:02donc il y a vraiment
38:04on le voit
38:04il continue
38:05il s'arrête un petit peu
38:06puis il va recontinuer
38:07Marie Gégaud
38:08il faut s'attendre
38:08à de nouvelles petites poussées
38:09de fièvres
38:10de la Maison Blanche
38:10oui d'autant que si vous voulez
38:12le propos
38:12en l'occurrence
38:13de monsieur Charles Kouchner
38:15il est cohérent
38:16avec ce qui a été dit
38:17comme vous l'avez dit
38:18il y a un an
38:18à Munich
38:19par le vice-président américain
38:20J.D. Vann
38:21c'est-à-dire
38:22et d'ailleurs ça a été répété
38:23dans la doctrine
38:24de sécurité américaine
38:25le fait que
38:26la civilisation européenne
38:28est en voie d'effacement
38:30c'est-à-dire que voilà
38:31il y a péril
38:32dans la demeure
38:32enfin je veux dire
38:33ces gens qui quand même
38:35lancent la police
38:36ICE
38:36qui a tout l'air
38:37d'une section d'assaut
38:38de l'armée
38:40contre des citoyens
38:41et tue
38:42deux ressortissants américains
38:44des légaux
38:45et donc il vient donner
38:46des leçons
38:48à la France
38:49et à d'autres
38:50sur comment il faut
38:51se comporter
38:52c'est inadmissible
38:53mais ça va probablement durer
38:54parce que c'est un
38:55c'est une façon de penser
38:57c'est un nouveau style
38:59de la diplomatie
39:00américaine
39:01je pense
39:01Merci Marie Gégaud
39:03je vais vous libérer
39:04journaliste internationale
39:05au monde
39:06on va revenir
39:07à de la politique
39:08plus nationale
39:09et revenir
39:10sur les raisons
39:11d'ailleurs de la convocation
39:12de cet ambassadeur
39:13l'affaire de la mort
39:13de Quentin Deran
39:14que ses obsèques
39:15étaient célébrés
39:16à Lyon
39:16cet après-midi
39:17Emmanuel Macron
39:18a organisé tout à l'heure
39:19à l'Elysée
39:20une réunion
39:21interministérielle
39:22sur les groupuscules
39:24violents
39:24l'exécutif précise
39:26au service politique
39:27de France Info
39:28regarder avec inquiétude
39:29la porosité
39:30de plus en plus forte
39:31entre certains partis
39:32ou corps intermédiaires
39:33et certains mouvements
39:35violents
39:35il a beaucoup été question
39:37ces derniers jours
39:37de la France Insoumise
39:38bien sûr
39:39dont l'un des députés
39:40est le fondateur
39:40de la Jeune Garde
39:41dont certains anciens membres
39:43étaient impliqués
39:43dans la mort
39:45de Quentin Deran
39:46que Jean-Luc Mélenchon
39:48s'est exprimé hier
39:49il s'est adressé
39:50à sa manière
39:51peut-être entre autres
39:52à nous
39:53allez savoir
39:54ça il ne le précise pas
39:55mais écoutez
39:55c'est pas parce qu'il y a eu
39:57un acte
39:58qui est inadmissible
39:59sur le plan
40:00moral
40:01et politique
40:02on se déshonore
40:03en frappant
40:04une personne
40:05qui est au sol
40:05et en portant
40:06des coups
40:07qui peuvent tuer
40:07il va falloir
40:08que je le dise
40:08combien de fois
40:09pour que les animaux
40:11de plateau
40:11arrivent à s'en rappeler
40:12mais nous on le dit
40:13quand est-ce qu'ils le disent
40:15quand est-ce qu'ils ont parlé
40:16de ce gars
40:17de la CGT
40:17qui a été roué de coups
40:19frappé à coups de casque
40:20donc je précise
40:22qu'il parle
40:22d'un militant CGT
40:23attaqué le 16 février
40:25à Paris
40:25devant les locaux
40:27d'une association
40:27de travailleurs immigrés
40:28de Turquie
40:29et qui a été hospitalisé
40:31suite à ça
40:33avec six interpellations
40:34et mise en examen
40:35au sein de l'extrême droite
40:37radicale
40:38par ailleurs
40:38je ne reviendrai pas
40:39sur l'expression animalière
40:40que vous avez entendue
40:41mais y a-t-il
40:42à votre avis
40:43alors Valérie Gass
40:44peut-être
40:44une porosité
40:46comme le pense l'Elysée
40:47entre les mouvements violents
40:49et certains partis
40:50et puis
40:51dans ce cas
40:51est-ce que les dissolutions
40:52sont des mesures efficaces
40:54pour lutter contre ?
40:55alors là
40:57le président de la République
40:58a voulu montrer
40:59qu'il était conscient
41:00du problème
41:00et qu'il avait
41:02envie d'agir
41:04donc cette réunion
41:05en effet
41:06il a été question
41:07de la porosité
41:08mais à l'Elysée
41:10on prend soin
41:10de dire
41:11qu'on ne stigmatise
41:12pas un parti
41:13ou un autre
41:14les ultra-gauches
41:15plutôt que les ultra-droites
41:17c'est une manière
41:18de ramener le débat
41:19qui a été très centré
41:20sur LFI
41:21et les liens
41:22de LFI
41:22avec la jeune garde
41:23Jean-Luc Mélenchon
41:24qui l'a dit
41:27qu'en effet
41:28c'était très mal
41:28d'avoir frappé
41:29un homme au sol
41:30et d'avoir porté
41:31des coups
41:31qui pouvaient donner
41:32la mort
41:32mais qui a quand même
41:33redit
41:34que LFI
41:36continuait à soutenir
41:36la jeune garde
41:37dont sont issus
41:38plusieurs mis en examen
41:39qui ont été impliqués
41:40dans l'agression
41:42de Quentin de Roth
41:43qui est dans sa mort
41:44donc
41:45cette porosité
41:47alors est-ce que
41:47c'est le bon terme
41:48en tout cas
41:49il y a des liens
41:50et Jean-Luc Mélenchon
41:51en tout cas
41:51ne les nie pas
41:52à la droite
41:54de l'échiquier politique
41:55c'est plus compliqué
41:56parce que le rassemblement
41:57national
41:58depuis quelques années
41:59fait en sorte
42:00de dire
42:00qu'il n'a plus aucun lien
42:02avec les groupes ultra
42:03les groupes violents
42:04donc on a
42:05deux stratégies politiques
42:07mais ce que vient dire
42:08dans le débat
42:09le président de la république
42:10en venant
42:11avec cette réunion
42:13et ce qui en est sorti
42:14c'est dire
42:16que ça existe
42:17quand même
42:17et qu'il faut
42:18y prendre garde
42:18et que ça met
42:19un climat
42:21dans le débat politique
42:22et dans la société
42:22qui est très dangereux
42:23donc voilà
42:24après est-ce que
42:25les dissolutions
42:26de groupes violents
42:27sont efficaces
42:29on peut en douter
42:31puisque
42:31sur la jeune garde
42:32justement
42:33qui a été dissoute
42:35en
42:37l'été 2025
42:38voilà
42:38et qui a encore
42:40un recours
42:40contre cette dissolution
42:42est en train
42:42de se reconstituer
42:44et d'ailleurs
42:44à l'issue de cette réunion
42:45il y a eu
42:45l'annonce
42:47d'un signalement
42:48à la justice
42:48et le parquet
42:49vient de se saisir
42:50de cette affaire
42:51de reconstitution
42:53de la ligue dissoute
42:54donc en effet
42:55quand un groupe disparaît
42:58d'autres groupes
42:58peuvent se reconstituer
43:00et reprendre
43:01les mêmes idées
43:01les mêmes méthodes
43:02il y a ces soupçons
43:03de reconstitution
43:04de la jeune garde
43:05ce qui fait que
43:06l'exécutif
43:07saisit la justice
43:08Laurent Mouloud
43:09est-ce qu'il y a
43:09une porosité
43:10ou est-ce que vous pensez
43:11entre certains mouvements
43:13violents
43:13et certains partis
43:14quel que soit
43:15le bord politique
43:16d'ailleurs
43:16une porosité
43:18il y a toujours eu
43:19autour des partis politiques
43:20évidemment
43:20des organisations
43:22qui ne sont pas d'ailleurs
43:23l'émanation directe
43:24de ces partis politiques
43:25qui sont des groupements
43:26qui se font eux-mêmes
43:27ce n'est pas une création
43:28par exemple
43:29la jeune garde
43:29n'est pas une création
43:30de la France insoumise
43:31ou pas la France insoumise
43:32qui un jour s'est réveillée
43:33en se disant
43:33et si on créait la jeune garde
43:34c'est une initiative
43:36de jeunes antifascistes
43:38qui ont décidé
43:38de monter ce groupe
43:39d'où l'argument
43:40de non responsabilité
43:41même s'il peut y avoir
43:42une proximité
43:42c'est un argument juridique
43:44qui va être complètement
43:45entendable
43:45évidemment
43:47la question
43:48qui m'interroge
43:49après cette réunion
43:51convoquée par
43:53le président de la république
43:54c'est surtout
43:55son attitude
43:55face à ce qui se passe
43:56aujourd'hui en France
43:57c'est cette espèce
43:58de neutralité politique
43:59qu'il a actuellement
44:01sur ces questions-là
44:02et moi c'est les questions
44:03qui...
44:04c'est-à-dire
44:04qu'est-ce qu'il devrait faire ?
44:05qu'est-ce qu'il devrait faire ?
44:06je pense qu'on ne peut pas
44:07parler d'égal à égal
44:08entre des mouvements
44:12ouvertement néofascistes
44:13et des mouvements
44:14comme la jeune garde
44:15qui sont des mouvements
44:17antifascistes
44:17ce n'est pas parce qu'il y a eu
44:19un acte meurtrier
44:20peut-être
44:21d'ailleurs
44:21la qualification le dira
44:23peut-être que les faits
44:23sont extrêmement graves
44:24de ce qui s'est passé
44:25et qu'il faut absolument
44:26que la justice
44:27passe là-dessus
44:27et que les personnes
44:28qui ont fait ça
44:29soient sévèrement condamnées
44:30ce n'est pas pour ça
44:31qu'il faut passer
44:31sur un pied d'égalité
44:33des gens
44:34qui défendent
44:35qui mènent un combat
44:36contre le néofascisme
44:37et qui aujourd'hui
44:38un combat qui est de plus en plus
44:39dur et de plus en plus
44:40urgent
44:42et de résumer
44:43ces combats-là
44:44à une question
44:45de violence
44:46uniquement
44:47oui
44:47les néo-nazis
44:48et les nazis
44:49quand ils défilaient
44:50en Allemagne
44:51ils défilaient
44:52en rang serré
44:52et tout était propre
44:53il n'y avait pas de coup de bâton
44:54mais ce n'est pas pour ça
44:55que ce n'était pas grave
44:56et là
44:57ce qui se passe aujourd'hui
44:58en France
44:58j'ai entendu des commentaires
44:59sur les plateaux
44:59qui m'ont effaré
45:00excusez-moi
45:01c'est le terme
45:02après la marche
45:04qu'il y a eu
45:05à Lyon
45:05en disant
45:06tout s'est bien passé
45:07tout s'est bien passé
45:09ah bah oui
45:09des gens ont fait
45:10des saluts nazis
45:10dans la rue
45:11notre envoyé spéciaux
45:12a entendu
45:12des riverains
45:13se faire traiter
45:14de sale bougnoule
45:15et de la France aux français
45:16mais évidemment
45:17on peut estimer
45:17que tout s'est bien passé
45:18ils n'ont pas cassé de vitres
45:19je pense que
45:20quand on raisonne comme ça
45:21on dépolitise
45:23la question sociale
45:24on dépolitise
45:25le débat en France
45:26et là
45:26ce qui se passe
45:27Emmanuel Macron
45:28refuse de rentrer
45:29sur ce terrain-là
45:30parce que je pense
45:30qu'il est dans un calcul politique
45:32que moi je trouve
45:33détestable
45:33face aux dangers politiques
45:34qui planent
45:35au-dessus de la France
45:36où il devrait avoir
45:37le courage
45:38de prendre une position
45:39en disant
45:40non
45:40on ne veut pas faire
45:41un trait d'égalité
45:41entre ces deux choses-là
45:43et aujourd'hui
45:44il ne le prend pas
45:45il le fait par calcul politique
45:46parce que son jeu
45:47c'est de détruire
45:48LFI
45:49en essayant d'entraîner
45:50la gauche avec lui
45:51il va peut-être y arriver
45:52il se met dans la roue
45:54de la droite
45:54et du RN
45:55en faisant ça
45:55parce que c'est leur stratégie
45:56depuis des années
45:57je pense qu'il prend
45:58une responsabilité
45:59que devant l'histoire
46:00on pourra en discuter
46:01si vous m'invitez encore
46:02dans quelques années
46:03on en discutera ici
46:04il prend une responsabilité
46:05qui est absolument gravissime
46:06et je pèse mes mots
46:07donc oui
46:08il faut débattre évidemment
46:10que personne ne milite
46:11et moi qui suis une personne
46:12qui a tout le temps
46:13été sensible aux idées de gauche
46:14personne ne milite
46:15pour la violence politique
46:16la violence politique
46:17est l'ennemi de la démocratie
46:18la seule chose
46:19qui combat le fascisme
46:20c'est la démocratie
46:21c'est le débat d'idées
46:23c'est ça qui
46:23et c'est la possibilité
46:25de le mener
46:25de manière libre
46:26dans un pays
46:26c'est ça qui combat le fascisme
46:28et personne ne revendique
46:29la violence
46:29mais de mettre
46:30sur un pied d'égalité
46:31des gens qui veulent combattre
46:32des gens qui sont
46:33dans des groupuscules
46:34où certains défilent dans Paris
46:36en criant
46:36Paris est nazi
46:37je suis désolé
46:38on ne peut pas mettre
46:39aujourd'hui ça
46:40sur un pied d'égalité
46:41et je pense
46:42ce que dit monsieur Mélenchon
46:43là
46:43avec qui je ne partage pas
46:44évidemment
46:45tous les points de vue
46:46les stratégies etc
46:47mais quand il dit
46:47que sur les plateaux
46:48il y a
46:49comment dire
46:51une apathie
46:52face à ce genre de situation
46:53en tant que journaliste
46:54nous avons aussi
46:55on est un des piliers
46:57la presse
46:58d'état de droit
46:59et de la république
47:00quand on voit des choses
47:01qui sont des atteintes
47:02à la république
47:03on est en droit aussi
47:04de dire les mots
47:05qu'il faut
47:05je sais qu'un de mes collègues
47:07ici s'est fait reprendre
47:08sur ses plateaux
47:08pour avoir parlé
47:10je ne devrais pas reprendre
47:11son mot
47:11mais je pense que
47:12quand on va sur ce terrain là
47:13il faut avoir le courage
47:14parfois de dire les mots
47:15parce que ne plus dire les mots
47:16c'est ne plus faire exister
47:17les choses
47:17et je pense qu'on a
47:18une responsabilité
47:19en tant que journaliste
47:20de faire ça
47:20Clémence Lemestre
47:21qu'est-ce que vous en pensez
47:23est-ce qu'il y a
47:23de la part
47:24d'Emmanuel Macron
47:26un peu trop de tolérance
47:27d'un côté
47:28vis-à-vis de violences
47:29qui ont pu être verbales
47:31le week-end dernier
47:31certes pas physiques
47:33comme ça avait été
47:34la semaine précédente
47:35alors il y a deux choses
47:37sur la violence
47:38pour moi
47:38elle est inacceptable
47:39qu'elle soit de droite
47:40ou qu'elle soit de gauche
47:41enfin ou d'extrême droite
47:42ou d'ultra gauche
47:44ou d'ultra droite
47:45puisque c'est les termes
47:46qu'on utilise
47:47et effectivement
47:49la police et la justice
47:51enquêtent pour éventuellement
47:53dissoudre ces groupes
47:54qui ont des propos
47:56ou des actions
47:57qui sont illégales
47:58donc ça pour moi
47:59c'est la même chose
48:00que ce soit l'ultra droite
48:01ou l'ultra gauche
48:02si le groupe
48:03a un comportement violent
48:05il n'est pas censé exister
48:07et je ne vois pas
48:07pourquoi on ferait
48:09pour le coup
48:09deux poids du mesure
48:10sur la question
48:11de la condamnation
48:13de ce qui a pu se passer
48:15à Lyon
48:15là
48:16alors c'est pas
48:17de la violence physique
48:18mais il est évident
48:19que la violence verbale
48:20doit aussi être condamnée
48:21comme on condamne
48:22de la violence verbale
48:23dans le sens que
48:24et ben non
48:25en France
48:25c'est pas autorisé
48:26de faire un salut nazi
48:27il y a une procédure judiciaire
48:29qui a été lancée
48:30c'est pas autorisé
48:31comme vous le disiez
48:33de traiter les gens
48:34de bougnoules
48:34ou de traiter
48:35les gens d'homosexuels
48:36en disant
48:37que c'est scandaleux
48:38non c'est pas autorisé
48:39donc il faut aussi
48:40que cette violence verbale là
48:41soit condamnée
48:43et je sais pas
48:44si Emmanuel Macron
48:45a parlé de ça ou pas
48:48ou l'a pas condamnée
48:49mais je pense
48:50mais je pense qu'il faut
48:53faire attention
48:54à ne pas forcément
48:55mettre exactement
48:57sur le même plan
48:58la violence verbale
49:00et la violence physique
49:01il y a quand même
49:02un cran au-dessus
49:03mais de même
49:04les politiques
49:06ont aussi dit
49:06que c'était pas normal
49:07que des permanences LFI
49:10aient été vandalisées
49:11et par ailleurs
49:12il y a eu des violences
49:12il n'y a pas que des permanences
49:14du Parti communiste
49:15des locaux syndicaux
49:17et cette violence là
49:18elle vient de l'extrême droite
49:19et je n'ai pas entendu
49:21je n'ai pas entendu
49:22le ministre s'exprimer
49:23par exemple
49:23sur ce qui s'est passé
49:24dans cette manifestation
49:25qui aurait pu être
49:26une prise de parole ministérielle
49:27en disant
49:28nous avons entendu
49:29des propos inadmicides
49:30qui mettaient en cause
49:31la communauté musulmane
49:32ou qui avaient des propos racistes
49:33est-ce qu'il a pris la parole ?
49:35Non
49:35et pourquoi il ne la prend pas ?
49:37Pourquoi cette apathie ?
49:38Posez-lui la question
49:39la prochaine fois que vous l'aurez
49:40On va changer de sujet
49:42même si on reste
49:43dans le monde politique
49:43mais on change de décor
49:45et peut-être avec
49:45un petit peu plus d'apaisement
49:47direction la porte de Versailles
49:49et le salon de l'agriculture
49:50l'absence de vaches
49:51n'empêche pas
49:52les prétendants
49:53à l'Elysée
49:54de se presser au salon
49:55comme chaque année
49:55c'est un peu la tradition
49:57Aujourd'hui
49:57visite d'Edouard Philippe
49:59et de Bruno Retailleau
50:00histoire de dire
50:01leur proximité
50:01avec les agriculteurs
50:02et pour ce qui est
50:03du président du Parti
50:04des Républicains
50:05débaucher son programme
50:07présidentiel
50:07en la matière
50:08veut qu'il y ait
50:09une administration
50:10qui soit au service
50:11de l'agriculture
50:12et qui ne se comparte pas
50:14comme une ennemie
50:15de l'agriculture
50:16Nous supprimerons
50:17de la Charte de l'Environnement
50:19le principe de précaution
50:20principe qui était
50:21au départ légitime
50:22mais qui
50:23de jurisprudence
50:24en jurisprudence
50:25a dérivé
50:25sur un principe
50:26de blocage
50:27Le bon principe
50:28c'est le principe
50:29de responsabilité
50:30qui imprègne
50:30l'ensemble de notre droit
50:31le principe
50:32de responsabilité
50:33c'est le principe
50:34que lorsqu'il y a
50:35des fautes
50:36elles sont sanctionnées
50:37mais on ne peut pas
50:38bloquer avant
50:40comme c'est le cas
50:41avec le principe
50:41de précaution
50:42Bruno Retailleau
50:43au salon de l'agriculture
50:44c'était tout à l'heure
50:45voilà ça marche
50:47électoralement
50:47de venir au salon
50:48ça c'est une certitude
50:49Valérie Gasse
50:50parce que ça semble
50:50vraiment être le passage
50:51obligé à chaque fois
50:52Je ne sais pas
50:53si ça rapporte des voix
50:54mais c'est impossible
50:55de ne pas y aller
50:56donc les politiques
50:57le savent
50:58tout politique
50:59qui a des ambitions
51:00nationales
51:00est obligé
51:01d'aller voir
51:01les agriculteurs
51:02c'est une catégorie
51:04socio-professionnelle
51:05qui est importante
51:05qui a le soutien
51:06des français
51:07tous les ans
51:08on a des manifestations
51:09d'agriculteurs
51:10juste avant le salon
51:11leur voix
51:12elle pèse
51:13je ne sais pas
51:14s'ils gagnent
51:15beaucoup de voix
51:15mais en tout cas
51:16ils doivent se positionner
51:17ils doivent aller
51:18à leur rencontre
51:20et c'est ce que fait
51:21Bruno Retailleau
51:22il le fait cette année
51:23il l'a fait d'autres années
51:23mais c'est vrai que là
51:24on est dans une année
51:25pré-présidentielle
51:26donc forcément
51:28ça incite
51:29encore un peu plus
51:30tout le monde
51:31à y aller
51:32mais voilà
51:33le salon de l'agriculture
51:34c'est vraiment
51:35le passage obligé
51:36du président de la république
51:37qui tous les ans
51:37y va
51:38et se demande
51:39comment il va être reçu
51:40parfois ça passe
51:41parfois ça casse
51:42cette année
51:42il est passé entre les gouttes
51:44cette année
51:45c'était plutôt pour toi
51:46et voilà
51:46il apprend d'année en année
51:48à bien verrouiller
51:49les dispositifs
51:49de manière à ce que
51:50ça se passe
51:51au mieux pour lui
51:53mais voilà
51:53il y a alors
51:54après le bénéfice électoral
51:56là je serais
51:58moins affirmative
52:00est-ce que les agriculteurs
52:02font partie de ces indécis
52:04dont on essaie de capter le vote
52:06avant l'élection
52:07ou peut-être qu'en s'affichant
52:08auprès d'eux
52:09on parle à plus de gens
52:10que à cette seule profession
52:12je pense que c'est surtout
52:13qu'on parle à plus de gens
52:14que cette seule profession
52:15parce que j'ai regardé
52:16les agriculteurs
52:17c'est moins de 1%
52:18des électeurs
52:19inscrits sur les listes électorales
52:21donc c'est vraiment pas beaucoup
52:23en revanche
52:23il y a du monde autour d'eux
52:25il y a le monde rural
52:25et puis surtout
52:26ils ne sont pas nombreux
52:27à être sur les listes électorales
52:29en revanche
52:29ils participent beaucoup
52:31et ils participent beaucoup plus
52:32que le reste de la population française
52:33donc ça c'est intéressant
52:34est-ce que ça fera bouger
52:36les indécis
52:37le monde agricole
52:38est plutôt à droite
52:39ou à l'extrême droite
52:41on l'a vu aux européennes
52:42il y a eu un vote
52:42d'extrême droite
52:43qui a fortement monté
52:44chez les agriculteurs
52:45donc Bruno Retoyot
52:47en allant au salon
52:48de l'agriculture
52:48il va aussi un peu
52:50dans un endroit
52:51où il est déjà
52:52plutôt favorisé
52:53et puis quand en plus
52:53il dit qu'il veut
52:54moins de normes
52:55et plus de revenus
52:56pour les agriculteurs
52:57ça peut être que des bons points
52:58Merci Clémence Lemestre
53:00Laurent Mouloud
53:00sauf si la une de l'humanité
53:01demain c'est sur le salon
53:02de l'agriculture
53:03sinon je suis désolé
53:04j'ai pas le temps
53:04de vous demander votre avis
53:05Ah c'est dommage
53:06Quelle est la une de demain ?
53:07J'ai bouffé tout mon temps de parole
53:08donc écoutez
53:10si vous faites un petit tour
53:11Alors on fait un petit tour
53:12bien sûr
53:12il n'y a pas de soucis
53:14ceci dit
53:14il va être vite vu
53:15le tour Clémence Lemestre
53:16en une des échos demain
53:17Alors en une des échos demain
53:19c'est sur la bourse
53:20et c'est donc
53:20sur les marchés
53:22Retiennent leur souffle
53:23et puis on a fait
53:24la photo du jour
53:25sur l'Europe
53:26qui s'emploie
53:26à rassurer
53:28Volodymyr Zelensky
53:29Bon Laurent Mouloud
53:30vous avez retrouvé
53:30la une de l'UMA
53:31pour demain ?
53:32C'est pas le salon
53:32de l'agriculture
53:33nous revenons
53:33sur la question
53:34du front républicain
53:35avec une notion inversée
53:36évidemment
53:36où maintenant
53:37le cordon sanitaire
53:37ça serait autour
53:38des défis
53:38ce qui nous renvoie
53:39à notre débat
53:40tout à l'heure
53:40et puis on a un deuxième sujet
53:41sur 1984
53:42vu par Raoul Peck
53:44qui est absolument
53:44un documentaire
53:46pas fiction
53:47justement à voir
53:48et qui nous éclaire
53:49sur notre société
53:50d'aujourd'hui
53:50et je peux vous dire
53:51que ça va vous inquiéter
53:52tous autour
53:53de ce table
53:53de ce plateau
53:54Merci à tous les deux
53:55Merci aussi Valérie Gass
53:56chef du service politique
53:58de RFI
53:59d'avoir été avec nous
54:00sur le plateau
54:01désinformé ce soir
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