- il y a 4 mois
Les informés débattent de l'actualité autour d'Augustin Arrivé.
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00:0020h, 21h, France Info, les informés, Augustin Arrivé.
00:10Bonsoir à tous, l'intelligence artificielle va-t-elle tous nous envoyer chez France Travail ?
00:16Certains corps de métier semblent de plus en plus à moyen terme remplaçables par leur version numérique automatisée.
00:22Amazon sort le hachoir en annonçant une coupe dans ses effectifs, 14 000 suppressions de postes pour commencer.
00:30Nous évoquerons aussi ce soir dans les informés l'instabilité politique, le débat parlementaire bien sûr continue,
00:36instabilité mal vécue par les Français si on en croit l'étude Ipsos publiée aujourd'hui par le Conseil économique, social et environnemental.
00:43C'est même le troisième sujet de préoccupation à l'heure actuelle, juste derrière tout de même la santé et le pouvoir d'achat.
00:49Nous parlerons enfin de nos réseaux sociaux et de la menace qu'ils représentent peut-être pour la démocratie
00:56et pour les prochaines échéances électorales.
00:59200 spécialistes étaient invités par l'Elysée aujourd'hui pour en discuter et nous ferons donc de même.
01:05Avec un beau plateau à nouveau ce soir, je salue Cédric Clerin, rédacteur en chef de l'Humanité Magazine.
01:10Bonsoir.
01:12Nous ferons également le point avec vous, Sylvie Pierre-Brossolette.
01:16Bonsoir, rédactrice en chef de l'hebdomadaire Le Point.
01:20Face à vous, Christophe Jacubizine.
01:22Bonsoir.
01:22Bonsoir.
01:23Directeur de la rédaction des Echos.
01:25Et bonsoir, Anna Navarro-Pedro, correspondante à Paris pour la presse portugaise.
01:31Bienvenue donc à tous les quatre et à vous pour ce nouvel épisode désinformé sur France Info.
01:36Mais d'abord, cette soirée à haut risque au Proche-Orient.
01:41Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a ordonné en tout début de soirée des frappes immédiates sur la bande de Gaza.
01:48Bonsoir, Lucas Lazo.
01:50Bonsoir.
01:50Correspondant à Jérusalem pour France Info, qu'est-ce qui se passe exactement ce soir et pourquoi cette reprise des hostilités ?
01:57Alors, selon la défense civile palestinienne de Gaza, les forces israéliennes auraient frappé à trois reprises au moins au cours de la dernière heure.
02:05Notamment sur la ville de Gaza au nord de l'enclave, des bombardements qui auraient fait deux victimes et quatre blessés.
02:11La reprise de ces frappes a été décrétée par le Premier ministre israélien à l'issue d'un cabinet de défense.
02:15Réunis en urgence cet après-midi, Benyamin Netanyahou accuse le Hamas de ne pas respecter le cessez-le-feu
02:21après l'attaque présumée de position israélienne par des combattants du groupe palestinien un peu plus tôt dans l'après-midi.
02:26Une accusation que se renvoient dos à dos les belligérants puisque l'armée israélienne n'a pas non plus cessé ses opérations à Gaza
02:32où 95 personnes ont perdu la vie depuis la mise en place de l'accord il y a trois semaines.
02:36En réalité, depuis plusieurs jours déjà, les autorités israéliennes réfléchissent à des sanctions contre le groupe palestinien
02:42qui mettraient trop de temps à rendre les dépouilles des 13 derniers otages israéliens.
02:47En effet, depuis mardi, aucun des corps de ces otages n'a été rapatrié en Israël.
02:52L'annonce hier soir du retour d'une nouvelle dépouille avait suscité de nombreux espoirs auprès des familles
02:56avant que l'on apprenne qu'il s'agissait des restes d'un corps que l'armée israélienne avait déjà retrouvé en 2023.
03:02Trois semaines depuis la mise en place de cet accord, de cessez-le-feu, accord de paix.
03:07Est-ce qu'il faut comprendre que cette trêve est terminée ce soir ?
03:10Difficile à dire, nous ne savons pas à cette heure si Benyamin Netanyahou a par exemple consulté
03:15Donald Trump, le garant du cessez-le-feu, avant de déclencher ses représailles.
03:20Ces derniers jours, des émissaires américains se sont pourtant succédés en Israël
03:23pour veiller au maintien de ce cessez-le-feu, âprement négocié il y a trois semaines en Égypte.
03:28Et ce, malgré les incitations répétées venues des franges les plus radicales de l'extrême droite israélienne
03:32pour reprendre l'offensive sur Gaza.
03:34L'administration américaine est en effet pressée d'aller de l'avant, d'accélérer vers la deuxième phase du plan de paix,
03:40à savoir la démilitarisation du Hamas et la mise en place d'une gouvernance transitoire du territoire palestinien.
03:46De son côté, le Hamas a répété son engagement à respecter les termes de l'accord
03:49et sa détermination à retrouver les corps des otages.
03:52Mais ce soir, il est vraiment difficile de prédire si la reprise de ces frappes israéliennes fera voler en éclat l'accord de paix.
03:58Merci Lucas Lazo.
03:59Depuis Jérusalem, pour France Info, il est très fragile, se cesser le feu.
04:04Christophe Jacobizy, non, on le sait, cette fragilité, on la connaît et c'est une nouvelle preuve ce soir.
04:10Oui, et puis en plus je pense que Benjamin Netanyahou, on lui a un peu forcé la main, en tout cas Donald Trump lui a un peu forcé la main sur ce plan de paix.
04:16Donc il choisit évidemment tout prétexte, sans doute réel, d'une reprise, en tout cas de tir pour reprendre les combats.
04:24C'est fragile pour ça et il faut toute la pression, on a suffisamment salué quand même pour une fois l'initiative de Trump sur ce plan de paix,
04:31il faut toute la pression des Etats-Unis et de Trump, comme le disait votre correspondant,
04:35pour essayer de dérouler les différentes étapes à venir du plan de paix.
04:40Donc c'est très fragile, il y aura des escarmoufles, espérons que ça n'aille pas plus loin
04:43et que ça ne remette pas en cause tout le processus qui est quand même un processus globalement vertueux.
04:49Sylvie, Pierre Brossolette, vous avez la même analyse, c'est un prétexte qu'utilise Benjamin Netanyahou ?
04:53C'est un prétexte mais il l'attendait.
04:55Je pense que tout le monde est un peu de mauvaise foi dans cette affaire
04:58et que sous la pression massive de Trump et des pays arabes,
05:02il y a eu ce cessez-le-feu et la restitution des otages vivants,
05:07mais que tout le monde a tendu la main un peu de tout le monde, à commencer par celui du Hamas.
05:13Et le Hamas ne joue pas le jeu, on voit bien qu'il ne démilitarise pas,
05:17il ne se rende pas vraiment et les otages vivants sont arrivés,
05:21mais malheureusement les morts, c'est sordide cette affaire de cadavres qui n'était pas le vrai cadavre.
05:26Enfin c'est horrible, c'était vraiment plus que maladroit.
05:31Et donc évidemment ça donne un prétexte à Netanyahou pour dire
05:36ils ne jouent pas le jeu, ils auront pu l'accord, donc j'en fais qu'à ma tête.
05:41Moi je crains beaucoup, malheureusement je suis assez pessimiste sur cet accord,
05:45je pense que c'est le premier prétexte qui arrive mais il y en aura d'autres
05:48et qu'au fond, ni le Hamas ni Netanyahou ne veulent vraiment la paix,
05:56la guerre malheureusement les arrange trop
05:58et que donc ce n'est qu'un épisode malheureusement de ce long affrontement,
06:04trop long affrontement,
06:06donc tout le monde aimerait qu'il se termine
06:07mais où en fait les vrais combattants n'ont pas vraiment ça dans la tête.
06:11Anna Navarro-Pedro, on n'en a pas fini de cette guerre ?
06:13Oui, il s'en a tout l'air et d'accord absolument avec tout ce qui a été dit,
06:19donc je ne vais pas en rajouter mais peut-être donner juste un coup de projecteur
06:22sur le Hamas et la remise des pouilles des otages décédés.
06:28Peut-être que le traité ou l'accord qui a été fait n'a pas tenu,
06:32sans l'excuser Hamas, nullement,
06:34mais n'a pas tenu compte des difficultés qu'il y a quand même à récupérer ces corps.
06:39Ce n'est pas comme si c'était un cémetière ou un endroit,
06:42Gaza est détruite,
06:43beaucoup de corps sont sur des décombres,
06:46on a vu qu'Arafat...
06:46Et le temps a passé ?
06:47Et le temps a passé,
06:48Arafat, on a vu que alors qu'ils essayaient de récupérer un corps,
06:54il y a eu des interventions de l'armée israélienne
06:56qui ont rendu la tâche plus difficile,
06:58sans excuser nullement,
07:00l'accord aurait peut-être pu prévoir que c'est par là qu'il pourrait tomber
07:04et peut-être inclure des garde-fous.
07:08Ce n'était pas impossible.
07:10Et bon, ben voilà, là c'est le prétexte idéal pour que ça retombe.
07:13On verra bien sûr sur France Info comment cette situation évolue,
07:16y compris ce soir.
07:17On en passe à cette autre actualité Amazon
07:20qui annonce supprimer 14 000 postes principalement administratifs
07:24et ce n'est probablement qu'une première vague
07:26avant d'autres annonces l'année prochaine.
07:29Ceci alors même que le groupe fait 70 milliards de dollars de bénéfices par an.
07:34Le patron Andy Jassy veut réduire les coûts
07:37en pleine course aux investissements dans l'intelligence artificielle.
07:40Quand j'ai lu ça hier soir,
07:43ça fait un choc.
07:44Il faut quand même préciser qu'Amazon,
07:45c'est un million et demi de salariés dans le monde.
07:47Ceci pour dire que tout est relatif.
07:50Mais 14 000 postes,
07:51on est encore un peu sidérés quand ça arrive.
07:55Est-ce qu'on y est préparé,
07:57ne serait-ce que psychologiquement, Cédric Clérin ?
08:01Ah ben non, parce que vous relativisez les chiffres,
08:04mais en réalité,
08:05ils prévoient la 17 000 postes supprimés.
08:09On parle déjà de 30 000 dans la vague d'après,
08:12parce que comme on est dans une économie très morale,
08:15on laisse quand même passer les commandes de Noël
08:16pour engranger les bénéfices
08:18avant de licencier 13 000 personnes
08:20qui auront bien participé aux bénéfices d'Amazon pendant Noël.
08:2430 000, c'est 10% des employés de bureau d'Amazon.
08:27C'est gigantesque.
08:27Donc c'est gigantesque.
08:28Et donc oui, ça pose énormément de questions sur l'emploi.
08:32Il y a un rapport de Bernie Sanders,
08:36le député, le sénateur, pardon, indépendant américain,
08:39qui dit à la fois,
08:40on ne sait pas ce qui va se passer,
08:41personne ne sait ce qui va se passer
08:42avec l'IA dans les années qui viennent.
08:44Et à la fois, il essaie de chiffrer les choses.
08:46Il dit 100 millions de pertes d'emploi
08:49sur les 10 prochaines années aux Etats-Unis.
08:50Donc là, c'est absolument colossal.
08:52Donc là, on est dans la période
08:53où on ne sait pas exactement ce qui va se passer
08:55et dans la période où, effectivement,
08:58le pouvoir politique ne peut pas laisser regarder le train passer.
09:01On voyait en 17 000 chez Amazon aux Etats-Unis.
09:03Mais évidemment, ça va arriver en France
09:05avec deux effets.
09:07Ça peut être un prétexte pour certaines entreprises
09:08pour dire, il y a l'IA, donc on licencie.
09:11Et puis après, il y a aussi le remplacement de travailleurs
09:13par l'intelligence artificielle.
09:16Vous dites tout à l'heure,
09:16est-ce qu'on va tous aller à France Travail ?
09:19J'allais dire Pôle emploi, à l'ancienne.
09:21À France Travail, c'est donc une vraie question de société
09:23sur la place du travail à l'heure de l'intelligence artificielle.
09:26Sylvie-Pierre Brossolette,
09:28est-ce qu'il y a une acceptabilité
09:30de ce type de mesures par la population ?
09:33C'est peut-être un peu naïf de penser ça,
09:34mais on pourrait aussi se dire que c'est le consommateur
09:37qui finalement a le dernier mot et qui peut réagir.
09:39C'est peut-être très ennuyeux,
09:42mais c'est inéluctable.
09:43On ne peut pas arrêter le progrès technique.
09:45Il y a un moment, il y a une logique d'entreprise.
09:47S'il y a une révolution technique
09:49qui permet de limiter les coûts,
09:51c'est la logique économique qui fait marcher
09:53toutes les entreprises dans ce bas monde.
09:57Alors après, je pense qu'il faut évidemment,
09:59tout en sachant, on voit les choses arriver,
10:01on peut prévoir,
10:02on peut du coup essayer de former les gens
10:05à de nouveaux métiers,
10:07limiter effectivement la case sociale au maximum,
10:10organiser les choses.
10:11Quand on voit le train arriver,
10:13donc on peut essayer de faire quelque chose,
10:15d'évier pour que ça ne rentre pas dans le mur
10:17et pour que les personnes qui seront concernées
10:19par des suppressions d'emplois
10:21puissent récupérer évidemment un autre emploi,
10:23une autre formation dans un secteur en croissance
10:26qui lui recrutera encore des êtres humains.
10:29mais il y a, c'est vrai, des secteurs
10:31qui vont être, il faut le voir en face,
10:34qui vont être touchés de plein fouet
10:35et le plus grave étant sans doute la création
10:38parce que là, ça va être quand même le comble
10:40quand on aura des scénarios
10:41ou des livres écrits par l'intelligence artificielle,
10:44on en viendra quelque part un peu à l'absurdité humaine.
10:47Mais il faut s'y préparer
10:48et donc quelque part mettre en place
10:51effectivement des garde-fous,
10:52des règles du jeu.
10:54Il ne faut pas se laisser prendre comme pour Internet
10:55où on a laissé faire pendant des années
10:57en se disant que c'est une formidable liberté qui arrive.
11:00Là, on voit une formidable révolution technologique
11:02qui a ses avantages en médecine,
11:04dans beaucoup de secteurs.
11:06Il y a aussi beaucoup d'inconvénients
11:07et il faut essayer de mettre les garde-fous qu'il faut.
11:09Mais on ne peut pas l'empêcher d'avoir lieu.
11:11Alain Navarro-Pedro, moi je me rappelle
11:12un exemple du quotidien
11:14qui n'avait pas trait à l'IA
11:15mais qui avait trait à une sorte de révolution technologique
11:18quand les caisses automatiques
11:20sont arrivées dans les supermarchés.
11:21C'était il y a quelques années.
11:22Au début, il y avait un petit malaise à y aller
11:27et puis ça fait quoi ?
11:29Une dizaine d'années
11:29et maintenant ça semble être rentré dans les normes.
11:32Il faut ce temps-là
11:33et il va falloir s'y préparer ?
11:35On n'a pas ce temps avec l'intelligence artificielle.
11:37Les progrès sont quasiment quotidiens.
11:41Sachez que ce que l'on a actuellement disponible
11:44sur le marché pour nous, consommateurs lambda,
11:47était déjà développé il y a quelques années.
11:49Mais en arrière, ce qui se prépare en coulisses maintenant
11:52est autrement plus puissant.
11:55Et donc, oui, il faudra s'adapter évidemment.
11:58Il y a déjà des écoles qui proposent,
12:00en Portugal, au Brésil,
12:01qui proposent des formations pour les métiers d'avenir.
12:04Réparateur de robots individuels,
12:05par exemple, technicien,
12:07réparateur de robots individuels,
12:10avocat de problèmes de données.
12:15Il y a une liste absolument ahorissante.
12:17psychologue pour les personnes qui seront
12:20digitales, numériques,
12:23pour les personnes qui seront affectées
12:24par l'intelligence artificielle.
12:26Mais tout ça, après, il y a tous les autres aspects.
12:29Il y a l'aspect de déshumanisation,
12:31de perte de repères humaines,
12:34on en a un peu parlé,
12:35des aspects géopolitiques extrêmement importants.
12:38La course à l'intelligence artificielle
12:40sur le plan de l'armement est réelle.
12:42Elle se passe en coulisses,
12:43mais on ne sait pas ce que ça va donner.
12:44Mais déjà, les premières indications sont terribles.
12:49Puis oui, il y aura des boulots qui sont...
12:51D'après l'OCDE et l'Organisation internationale du travail,
12:55je crois que 25% des postes de travail
13:00qui existent aujourd'hui seront supprimés.
13:02Il y en aura d'autres qui seront créés.
13:03Mais on ne sait pas comment ça va se balancer.
13:05Puis il y a tous les aspects,
13:06comme je disais tout à l'heure,
13:07psychologiques, humains,
13:08qui vont entrer en ligne de compte aussi.
13:10Et puis il y a le côté qui fait très peur
13:13aux développeurs eux-mêmes d'intelligence artificielle,
13:15et j'arrête là-dessus,
13:16c'est le fait que l'intelligence artificielle
13:18peut devenir autonome par rapport aux humains.
13:21Et là, on ne sait pas où on va.
13:23On se souvient de...
13:23C'est le soulèvement des machines dans Terminator, quoi.
13:25Non, mais parce qu'elles, par exemple,
13:27elles mentent, par exemple,
13:28qu'elles peuvent prendre des mesures
13:30qui n'ont aucune éthique, aucune morale,
13:32par exemple, pour tuer,
13:34ou pour...
13:35Ça existe déjà, ce problème existe.
13:36Et apparemment,
13:38beaucoup de développeurs nous disent
13:39qu'on y est déjà.
13:41Mais je rebondis sur ce que vous nous disiez
13:42sur ces nouveaux métiers
13:44créés par l'IA.
13:46C'est la façon optimiste
13:48de voir ce sujet-là.
13:50Et mercantile pour les écoles.
13:51Peut-être.
13:52On va écouter Simon Bunel.
13:53Il est professeur associé
13:54à l'école normale supérieure.
13:56Il ne fait pas de formation
13:56sur ces nouveaux métiers de l'IA,
13:58mais il s'y intéresse.
13:59Il était l'invité de Frédéric Carbone
14:01tout à l'heure sur France Info.
14:02Et pour lui, il faut aussi
14:04prendre en compte ça dans le calcul.
14:06D'un côté, vous avez une automatisation
14:08qui, par définition,
14:09remplace des tâches
14:10qui étaient faites par des humains.
14:11Ça, ça a un effet négatif sur l'emploi.
14:13Mais de l'autre côté,
14:14si vous regardez ce qui s'est passé
14:15dans la première vague du numérique,
14:16le métier de Data Scientist,
14:17c'est quelque chose qui n'existait pas
14:18il y a 30 ans
14:19et qui a émergé avec cette première vague.
14:21Et donc, non seulement l'IA
14:22va augmenter la demande
14:23sur toutes les tâches
14:24qui n'ont pas été automatisées,
14:25comme je vous le disais tout à l'heure,
14:26et va aussi probablement créer
14:27de nouveaux emplois
14:28dont on n'imagine pas encore
14:29la nature qu'ils peuvent prendre aujourd'hui.
14:31Simon Bunel,
14:32donc professeur associé
14:34à l'école normale supérieure.
14:36Est-ce qu'il faut se raccrocher à ça,
14:38Christophe Jacubizine ?
14:39Se raccrocher à quoi ?
14:40Se raccrocher au fait que l'IA
14:42va aussi créer des emplois
14:43qu'on ne connaît pas forcément maintenant.
14:44C'est la fameuse destruction créatrice.
14:46Moi, j'applaudis évidemment.
14:48D'abord, un,
14:48il faut relativiser sur Amazon,
14:49d'abord parce qu'on vous l'avait dit,
14:50il y a 1,1 million d'emplois,
14:51c'est 14 000 emplois.
14:53Vous savez qu'Amazon,
14:55Jeff Bezos, son fondateur,
14:56mais aussi son patron, Andy Jassy,
14:58il déteste la bureaucratie.
14:59Et donc, en fait,
14:59là-bas, c'est plutôt bien vu,
15:01en fait, cette annonce.
15:01C'est-à-dire, c'est de dire,
15:02on va un peu dégraisser une entreprise
15:04qui, à force de croître,
15:06avait un peu de la suradministration.
15:08Et donc, c'est bien vu,
15:09vous le savez notamment,
15:09en parlant de la suradministration américaine
15:10en ce moment.
15:11Donc, une entreprise qui annonce
15:12qu'elle va séparer 14 000 bureaucrates,
15:15en général, c'est plutôt là-bas
15:16vu de manière très positive.
15:17Ensuite, on n'en sait rien encore
15:20sur l'impact de l'IA à court terme.
15:22Il y a eu plein d'études
15:22des plus grands cabinets
15:24et des universités américaines
15:25et mondiales.
15:27Pour l'instant,
15:28ça ne fait pas vraiment
15:28économiser d'argent
15:29parce qu'on investit énormément,
15:30parce qu'on sait qu'effectivement,
15:31il ne faut pas rater le train
15:33qui est parti,
15:34que c'est une révolution
15:35du même ordre que l'électricité
15:36ou la machine à vapeur,
15:38que c'est même plus puissant
15:39que la révolution Internet,
15:40que ça va vraiment changer
15:41le rapport, le travail,
15:43le rapport, vous le disiez aussi,
15:45presque philosophique
15:46au travail et à la vie.
15:48Et donc, on voit,
15:49vous parliez, Sylvie,
15:50des métiers créatifs.
15:53Maintenant, aujourd'hui,
15:54vous voyez des publicités,
15:55des merchandising,
15:57plein de choses
15:58qui sont faites par de l'IA,
16:01par une intelligence artificielle
16:02qui accompagne,
16:03qui conseille.
16:04Moi-même, je m'en sers parfois
16:05dans mon métier.
16:07Quand je fais une interview,
16:08je prépare parfois
16:08l'interview avec une IA.
16:09Je suis surpris de voir
16:10ce que vous êtes en train
16:11de nous dire.
16:12Non, mais un dialogue
16:13avec cette machine
16:14qui est absolument bluffant
16:15quand même.
16:16Et en plus,
16:16vous pouvez la corriger,
16:17dire pourquoi elle a oublié ça,
16:18elle vous répond,
16:19elle s'excuse,
16:20elle dit oui, c'est vrai,
16:20je n'ai pas vu ça,
16:21mais c'est compliqué
16:22de poser cette question
16:22à tel interlocuteur.
16:23C'est l'IA génératif,
16:25c'est presque un sujet annexe,
16:26même si vraiment très important.
16:28C'est presque un collaborateur,
16:29une collaboratrice
16:30avec laquelle vous travaillez
16:31et qui vous répond,
16:31qui interagit.
16:32Bien sûr,
16:33tous nos métiers vont changer.
16:34Tous nos métiers vont changer.
16:35Est-ce que c'est grave ?
16:37Non, ce n'est pas grave
16:38parce que c'est le progrès
16:39et qu'effectivement,
16:41il faut faire attention
16:42aux conséquences sociales,
16:43mais globalement,
16:44on a quand même de la chance
16:46de vivre une révolution.
16:47C'est une révolution,
16:48je pense que c'est
16:48la première vraie révolution
16:49qu'on vit tous ici
16:50autour de ce plateau.
16:51Évidemment,
16:52il y a eu l'Internet,
16:53mais vous allez voir,
16:53c'est beaucoup plus puissant
16:54que l'Internet.
16:56Ça vous excite
16:56plus que ça vous fait peur,
16:57en tout cas.
16:57Oui,
16:58parce que toute révolution technologique
17:00est quand même exaltante
17:01et intéressante.
17:02Après,
17:02il y a des effets négatifs,
17:04mais globalement,
17:04c'est le progrès.
17:05Alors,
17:05vous avez un nouveau voisin
17:07depuis quelques instants.
17:08Bonsoir,
17:08Adèle Belloumry.
17:09Bonsoir.
17:09Vous faites partie
17:10de la cellule
17:11décryptage de France Info.
17:13Vous allez éclairer
17:14un peu nos lanternes.
17:16Est-ce que l'intelligence
17:17artificielle est une menace
17:19pour tous nos métiers ?
17:19Pas forcément
17:20une menace immédiate,
17:21mais une vraie transformation.
17:23Ça,
17:23c'est sûr,
17:23en premier lieu,
17:24ce sera le cas
17:24pour les emplois administratifs,
17:26la comptabilité,
17:27le juridique
17:28ou encore le marketing.
17:29En gros,
17:30un assistant administratif
17:31fera moins de saisies,
17:32plus de coordination.
17:34Un comptable
17:35contrôlera des IA
17:36qui font les calculs
17:37plutôt que de les faire lui-même.
17:38Même les journalistes,
17:40les avocats,
17:40les traducteurs
17:41voient certaines tâches
17:42automatisées,
17:43mais c'est souvent
17:44pour gagner du temps,
17:45pas totalement
17:45pour être remplacés.
17:47Oui,
17:47il y a déjà
17:47des entreprises
17:48qui ont de plus en plus
17:49recours concrètement
17:50à l'IA.
17:51Oui,
17:52clairement,
17:52les premiers effets
17:53sont là.
17:53Dans l'assurance,
17:54par exemple,
17:55AXA a annoncé
17:56avoir développé
17:57plus de 400 cas
17:58d'usage d'IA
17:59dans le monde,
18:00notamment pour le traitement
18:01des réclamations
18:02et de la tarification.
18:03Et beaucoup plus marquant,
18:04dans les banques,
18:05BNP Paribas
18:06a déployé l'an dernier
18:07dans le monde entier
18:09un outil
18:09d'intelligence artificielle
18:10pour accélérer
18:11le traitement
18:12des dossiers
18:13de prêts immobiliers.
18:14L'IA vérifie
18:15automatiquement
18:16les documents
18:16des clients,
18:17bulletin de salaire,
18:18avis d'imposition
18:18et a permis,
18:20selon la banque,
18:20de réduire
18:21de 5 jours en moyenne
18:22le délai d'émission
18:23d'une offre de prêts.
18:24Chez Goldman Sachs,
18:25les 48 000 salariés
18:26disposent depuis
18:27juin dernier
18:28d'un outil
18:29d'IA génératif
18:30pour gagner en productivité,
18:31rapporte le quotidien
18:32les échos.
18:33Mais la banque
18:33d'affaires américaine
18:34a aussi prévenu
18:35ses équipes
18:36ce mois-ci
18:36d'une nouvelle vague
18:37de suppression de postes
18:38pour limiter
18:39la croissance
18:40des effectifs
18:40et pour miser
18:41sur les gains
18:42d'efficacité
18:42liés à l'IA.
18:43À ce stade,
18:44en France,
18:45on ne voit pas encore
18:45de plan massif
18:46de licenciement
18:47comparable à Amazon.
18:48L'intégration reste
18:49progressive et encadrée.
18:51On mesure
18:51combien l'intelligence
18:52artificielle
18:53va affecter
18:54de salariés ?
18:55Dans un rapport
18:55publié en octobre
18:562023,
18:57en tout cas,
18:57l'OIT,
18:58l'Organisation
18:59internationale
18:59du travail,
19:00estime qu'environ
19:012,3%
19:02des emplois
19:02dans le monde
19:03et jusqu'à 5%
19:05dans les pays riches
19:05pourraient,
19:06en théorie,
19:07être entièrement
19:07automatisés
19:08par l'intelligence
19:09artificielle.
19:10L'OIT précise
19:11qu'il s'agit
19:11d'un potentiel,
19:12pas d'une prévision,
19:14mais près de 60%
19:15des métiers
19:15dans le monde
19:16sont partiellement
19:18exposés,
19:18c'est-à-dire
19:19qu'une partie
19:20des tâches
19:21peut être automatisées,
19:22mais pas l'ensemble
19:23du métier.
19:24Pour la France,
19:24c'est un peu moins.
19:25Dans un rapport
19:26du CESE,
19:27le Conseil économique,
19:28social et environnemental
19:29de janvier de cette année,
19:30il est indiqué
19:31qu'environ un tiers
19:32des emplois en France
19:33comportent des tâches
19:34substituables par l'IA
19:36pour faire face
19:36à cette vague
19:37de généralisation de l'IA,
19:39le FMI,
19:39le Fonds monétaire
19:40international,
19:41préconise d'investir
19:42dans la formation.
19:43C'est le seul moyen
19:43pour les entreprises
19:45de profiter de l'IA
19:45à moyen terme.
19:46Merci Adèle Belloumry,
19:48Cellule Décryptage
19:49de France Info,
19:50beaucoup de métiers
19:50concernés par ces futurs
19:53destructions de postes,
19:55on l'imagine.
19:56Est-ce que
19:57ces quelques métiers
19:58qui apparaîtront
19:59grâce à l'IA
20:00compenseront
20:02la masse
20:02des personnes
20:03qui se retrouveront
20:04sans emploi ?
20:04Ce n'est pas forcément
20:05certain,
20:06Cédric Clerin ?
20:07Non, ce n'est pas certain.
20:07Et puis,
20:08surtout,
20:09on est dans
20:09un terrain
20:10incognita.
20:13Et oui,
20:14le progrès,
20:14c'est formidable.
20:15Mais le progrès
20:15par qui et pour qui ?
20:16Je vois une espèce
20:17d'enthousiasme,
20:18même Christophe
20:18qui se félicite
20:19d'une révolution,
20:20on aura tout vu,
20:21c'est très bien.
20:22Mais ça pose quand même
20:23des questions énormes.
20:24Aujourd'hui,
20:25qui décide
20:27d'à quoi ça va servir
20:28et à quelles conséquences
20:29ça va avoir ?
20:29Aujourd'hui,
20:29c'est des entreprises.
20:30Il faut voir que là,
20:31il y a Microsoft
20:32qui a racheté
20:32une partie
20:32d'Open AI aujourd'hui,
20:3427% pour 135 milliards.
20:37C'est-à-dire que
20:38Open AI est aujourd'hui
20:39valorisé autour
20:40de 500 milliards.
20:41On n'est pas loin
20:41du budget de l'État
20:42bientôt,
20:42d'un pays,
20:43de la France.
20:44Donc,
20:45c'est ces entreprises-là
20:46aujourd'hui
20:46qui décident
20:47comment on développe
20:48et,
20:49je le dis au passage,
20:50ils ne gagnent pas
20:50un euro pour l'instant.
20:51Donc,
20:52ça pose tout un tas
20:52de questions sociales.
20:54L'OIT,
20:54par exemple,
20:55devrait être saisie de ça
20:55sur comment est-ce
20:56qu'on gère
20:56cette destruction
20:58d'emplois
20:59et cette construction.
21:00À quel rythme
21:00on veut aller ?
21:01Je ne pense pas
21:01que ce soit Open AI
21:02ou Microsoft
21:03qui doivent décider
21:03à quel rythme
21:05l'IA se développe,
21:06mais c'est les pouvoirs
21:07publics en Europe,
21:08aux Etats-Unis
21:08et partout
21:09et au niveau mondial
21:10qui doivent réguler ça
21:11parce que sinon
21:12on va vers des catastrophes
21:13parce qu'on n'est pas
21:13du tout à l'échelle
21:14des caissières
21:15dont vous parliez
21:16et on ne peut pas
21:16estimer qu'il y a
21:18100 millions d'emplois
21:19qui vont disparaître
21:21ou 25% des emplois
21:22qui sont impactés
21:23et espérer
21:23que ça soit compensé.
21:25On ne peut pas aller
21:25vers une société
21:26où il y a certains
21:27qui vont travailler
21:28et d'autres pas
21:29et ceux qui vont travailler
21:30ça vient d'être dit
21:31va y avoir un impact
21:33sur le travail
21:33de ceux qui vont continuer
21:34à travailler
21:34sur la tâche de tout le monde.
21:36Le président de Walmart
21:37lui dit que
21:37tous les emplois
21:38vont être impactés
21:39ce qui est vrai
21:40il y en a qui vont disparaître
21:41et il y en a qui vont changer
21:42et pas forcément
21:42pour le meilleur
21:43puisqu'il y a déjà
21:45des tâches aujourd'hui
21:46des entreprises
21:46où il commence
21:48à y avoir des grèves
21:48contre l'IA
21:49parce que les conditions
21:50de travail
21:51ne s'améliorent pas
21:52mais se dégradent.
21:54Donc c'est un très gros sujet
21:57qu'on ne peut pas laisser
22:00l'enthousiasme du progrès.
22:02Walmart c'est cette grande
22:03chaîne de supermarchés
22:04aux Etats-Unis
22:05Sylvie-Pierre Brossolette.
22:06En même temps
22:07il ne faut pas louper le train
22:08et l'Europe est en train
22:09d'un peu louper le train
22:10on voit les Etats-Unis
22:11qui ont une énorme avance
22:13la Chine
22:13qui fait des gros progrès
22:16à pas de géant
22:16avec tous les moyens
22:18qu'elle peut avoir
22:18et sa discipline
22:19et son investissement
22:20quand il décide
22:21d'aller quelque part
22:22et nous
22:23enfin c'est le rapport Draghi
22:24c'est toutes nos inquiétudes
22:25on est là avec notre faible croissance
22:28nos problèmes internes
22:30à gérer
22:31nos problèmes sociaux
22:32qui sont énormes
22:33la colère sociale
22:34les mouvements d'extrême droite
22:35qui montent
22:35etc.
22:36Donc on est happé
22:36par mille autres problèmes
22:38de dette
22:38et de croissance
22:39au lieu d'investir
22:41massivement
22:42dans ce secteur
22:43qui en tout cas
22:44ne nous attendra pas
22:45quels que soient
22:46effectivement
22:46les aspects négatifs
22:48de cette révolution
22:50mais elle est là
22:51et donc si
22:52on ne prend pas
22:53le train en route
22:53on va se retrouver
22:55avec que des inconvénients
22:56sans les avantages
22:57donc je pense
22:58qu'il faut quand même
22:59se réveiller
22:59investir massivement
23:01et effectivement
23:02réguler au maximum
23:04et orienter
23:07dans les bonnes directions
23:08et les directions
23:09positives liées
23:10c'est-à-dire vers la médecine
23:11vers les progrès
23:12même en matière d'armement
23:14c'est vrai qu'il y a
23:14des choses terrifiantes
23:15mais il peut aussi
23:16y avoir des choses
23:16qui sont du coup
23:17des armes trantes
23:18qui détruisent
23:20des matériels
23:21plutôt que des êtres humains
23:22si on peut bien l'utiliser
23:23ça sera une guerre
23:24plus moderne
23:25et peut-être moins destructive
23:26on peut l'espérer
23:27espérons
23:29mais je pense
23:31qu'il y a quand même
23:31un investissement massif
23:33il faut voir les choses
23:34en face
23:34c'est là
23:35et donc montons dedans
23:36il y a clairement
23:37deux façons de présenter
23:38les choses
23:38et l'avenir de l'IA
23:39qui nous est réservé
23:41Anna Navarro-Pedro
23:42Adèle Belloumry disait
23:43ça va dépendre des pays
23:44aussi l'impact
23:45je ne sais pas
23:46si au Portugal
23:47d'où vous êtes originaire
23:49il y a déjà
23:50des conséquences de l'IA
23:52est-ce qu'on s'y prépare
23:53particulièrement ?
23:54bien sûr
23:54on s'y prépare particulièrement
23:55le Portugal a un environnement
23:56très favorable aux start-up
23:58et au développement
23:59à la recherche
24:00dans toutes les nouvelles technologies
24:01donc il n'y a pas
24:03il n'y a pas une journée
24:04où vous ne voyez pas
24:05un article de presse
24:06ou un sujet
24:08dans les médias portugais
24:09là-dessus
24:10et on étudie ça
24:11comme nous le sommes
24:12terre à terre
24:13façon pragmatique
24:14sans passion
24:15un peu
24:16sans froid
24:17et il y a des perspectives
24:19réjouissantes
24:20et des perspectives
24:21nettement moins réjouissantes
24:22par contre
24:22par rapport aux investissements
24:23massifs
24:24et c'est là où je vous rejoins
24:25l'Europe ne fait rien
24:27effectivement
24:27et alors qu'on n'a peut-être
24:30pas besoin
24:30en plus d'investissements
24:32massifs
24:32souvenez-vous
24:33Sam Altman
24:33OpenIA
24:35chat GDP
24:35pour tout le monde
24:36il était en Inde
24:38il y a deux ans
24:38et on lui a posé
24:40la question
24:40en Inde
24:41qui est un hub
24:42de technologie
24:43est-ce qu'avec peu d'argent
24:45on peut faire de l'IA
24:46il a dit oh mon pauvre ami
24:47mais non c'est hors de question
24:48il faut des milliards
24:49et des milliards
24:50patatras
24:51la Chine sort des psyques
24:52des psyques
24:53et fait avec peu de moyens
24:55on copie
24:55on prend un peu
24:56des données occidentales
24:57mais bon ça c'est
24:58notre histoire
24:58tout le monde fait ça
24:59et bien
25:00qu'est-ce qui se passe
25:01les Indiens disent
25:01mais on va s'y mettre
25:02on peut y aller
25:02sans besoin d'argent
25:03et nous on fait quoi
25:04rien en Europe
25:06donc effectivement
25:07c'est
25:08nous sommes dépassés
25:09nous sommes démodés
25:11mais ça va peut-être
25:11venir
25:12il y aura peut-être
25:13un sursaut
25:13nos dirigeants
25:14on verra bien
25:15on va continuer
25:17sur un autre sujet
25:18on va parler
25:19de l'instabilité politique
25:20dans un instant
25:21avec une étude
25:22Ipsos
25:23qui montre que
25:24c'est devenu
25:25une préoccupation
25:26majeure
25:27pour les français
25:28on va voir ça
25:29dans un instant
25:29pour l'heure
25:30il est 20h30
25:31l'information
25:31c'est avec Stéphane Milhomme
25:33et la défense
25:39civile palestinienne
25:40fait état
25:40maintenant
25:41d'au moins
25:41deux morts
25:42après une frappe
25:42israélienne
25:43ce soir
25:43sur la ville
25:44de Gaza
25:44les deux belligérants
25:45s'accusent
25:46ce soir
25:46mutuellement
25:47d'avoir rompu
25:48le cessez-le-feu
25:48en place
25:49depuis plus de deux semaines
25:50le mouvement
25:51terroriste palestinien
25:52dément
25:52avoir attaqué
25:53des troupes
25:54israéliennes
25:55à Gaza
25:55mais à journe
25:56la remise du corps
25:57d'un 17ème otage
25:59le méga-ouragan
26:00Mélissa
26:00frappe de plein fouet
26:02la Jamaïque
26:02présentée déjà
26:03comme la tempête
26:04du siècle
26:05avec des rafales
26:06atteignant
26:06les 300 km heure
26:08sur ce plus petit pays
26:10des Caraïbes
26:11le vent et la pluie
26:12doivent aussi
26:12atteindre Cuba
26:13puis les Etats-Unis
26:15ces prochaines heures
26:16au Brésil
26:16l'opération antidrogue
26:18à Rio de Janeiro
26:18monte à 64 morts
26:20dont 4 agents
26:21de la police
26:22le gouverneur
26:23de cette région
26:24décrit cette opération
26:25comme la plus grande
26:26de l'histoire
26:27de ce secteur
26:28du sud-est
26:28du Brésil
26:29pas moins de 2500 agents
26:31étaient mobilisés
26:32contre les narcotrafiquants
26:33Renaissance
26:34enterrine ce soir
26:35son soutien
26:36à Pierre-Yves Bournazel
26:37le candidat horizon
26:38pour les prochaines
26:39élections municipales
26:40en mars prochain
26:42à Paris
26:42c'est le parti macroniste
26:43dirigé par Gabriel Attal
26:44qui l'annonce ce soir
26:45un vote à l'unanimité
26:47moins deux voix
26:47alors qu'une partie
26:48des cadres penchés
26:49pour une alliance
26:50avec Rachida Dati
26:52qui avait également
26:53les faveurs
26:54du chef de l'Etat
26:5417500 spectateurs
26:57en ce moment
26:57dans les gradins
26:58de la Défense Arena
26:59de Paris
27:00la suite du Masters 1000
27:01de tennis
27:02avec la confrontation
27:03entre le numéro 1 mondial
27:04Carlos Alcaraz
27:05et le britannique
27:06Cameron Norrie
27:07premier 7
27:08remporté
27:08par Alcaraz
27:09et puis la demi-finale
27:10retour de la Ligue des Nations
27:12c'est à partir de 21h10
27:13à Caen
27:14et il faut un exploit
27:15ce soir
27:16pour les footballeuses françaises
27:17elles avaient été battues
27:181-0
27:19à l'aller
27:19par les allemandes
27:20France Info
27:2320h
27:2421h
27:25France Info
27:27les informés
27:28Augustin Arrivé
27:29les informés
27:30toujours ce soir
27:31avec Christophe
27:32Jacubizine
27:33des Echos
27:34Cédric Clerin
27:34de l'Humanité Magazine
27:36Sylvie-Pierre
27:37Brossolette
27:38Dupont
27:39et Anna Navarro
27:40Pedro
27:41correspondante à Paris
27:42pour la presse portugaise
27:44nous parlions de l'emploi
27:45face à l'IA
27:46il y a quelques instants
27:47l'emploi
27:47qui reste une préoccupation
27:49des français bien sûr
27:50mais ce n'est pas
27:51la principale
27:52voilà ce que nous dit
27:53le CESE
27:53le Conseil économique
27:54social et environnemental
27:55une étude Ipsos
27:56publiée aujourd'hui
27:57en tête de nos sujets
27:59d'inquiétude
28:00la santé
28:01le pouvoir d'achat
28:02et à la troisième place
28:03l'instabilité politique
28:05pour un tiers d'entre nous
28:07instabilité
28:08qui empêche
28:09d'envisager
28:09sereinement l'avenir
28:11nous allons commencer
28:12si vous le voulez bien
28:13par écouter celle
28:13qui a rapporté
28:14cette étude
28:14au sein du CESE
28:15c'est Fabienne Rouchy
28:16selon cette même étude
28:18l'optimisme recule
28:19parmi nous
28:20alors que la défiance
28:21est de plus en plus grande
28:22vis-à-vis des politiques
28:23deux tiers des français
28:2566%
28:26nous expliquent
28:27qu'ils ont
28:28concrètement expérimenté
28:30une inégalité des chances
28:31ils ont beaucoup d'attentes
28:32vis-à-vis des politiques
28:33publiques
28:33vis-à-vis desquelles
28:34ils sont très critiques
28:35puisque 6 sur 10
28:37estiment qu'elles sont inefficaces
28:3874%
28:40se déclarent pessimistes
28:41vis-à-vis de l'avenir
28:42de la France
28:43c'est en hausse de 11 points
28:44par rapport à l'année dernière
28:45et 40%
28:46qui sont aussi pessimistes
28:47quant à leur propre avenir
28:49voilà Fabienne Rouchy
28:50membre du conseil économique
28:51sociale et environnementale
28:54de quoi avons-nous peur
28:55Christophe Jacubizine
28:57pourquoi cette angoisse
28:58face à une instabilité politique
29:01c'est normal que les français
29:02aient peur de l'instabilité politique
29:03parce que ça a beaucoup de conséquences
29:04notamment budgétaire
29:05on le voit bien aujourd'hui
29:05on ne sait pas
29:06quel va être
29:07est-ce que le barème
29:09de l'impôt sur le revenu
29:09va être indexé
29:11sur l'inflation ou pas
29:11donc est-ce que je vais perdre
29:12du pouvoir d'achat
29:13c'est mécanique
29:13est-ce que les retraites
29:15vont être indexées
29:16est-ce que
29:16si j'ai envie d'acheter
29:17un appartement
29:18d'investir pour le louer
29:19est-ce que j'aurai un statut fiscal
29:21du bailleur
29:24est-ce que
29:25toutes nos décisions
29:26de vie pratique
29:29immédiate
29:31sont liées au budget
29:32qui est discuté
29:32et les français voient bien
29:33qu'on ne sait pas du tout
29:35quel va être le point d'atterrissage
29:36et donc quel va être
29:38ce qui va leur rester
29:39on a un état
29:41qui prend énormément d'impôts
29:42qui a l'intention
29:42d'en prendre beaucoup plus
29:43encore l'an prochain
29:44donc forcément
29:45vous dites
29:45est-ce que
29:46vous avez d'ailleurs
29:47l'épargne des français
29:48n'a jamais été aussi élevée
29:49c'est de l'épargne de précaution
29:51c'est de l'épargne
29:51parce qu'on ne sait pas
29:52si on pourra faire face
29:53au fin de mois
29:55l'an prochain
29:55et donc les gens épargnent
29:57c'est complètement logique
29:59et c'est un comportement
30:00économique
30:00extrêmement rationnel
30:01il y a beaucoup de choses
30:02de notre quotidien
30:03qui dépendent de ça
30:04le paradoxe
30:04c'est qu'à chaque élection
30:06on explique
30:07qu'il y a une forme
30:08de désintérêt
30:09des français
30:10vis-à-vis des urnes
30:10avec une abstention grandissante
30:12et puis en réalité
30:13on voit qu'il y a vraiment
30:13un intérêt
30:14pour la chose politique
30:16et là pour obtenir
30:17une forme d'horizon
30:18un petit peu plus vaste
30:19grâce à une stabilité politique
30:21qui n'existe pas encore
30:22Cédric Clerin
30:23Oui alors
30:24l'enquête n'est pas très claire
30:26si c'est le théâtre politique
30:28qui inquiète les français
30:30moi je crois plutôt
30:31que c'est effectivement
30:31la situation sociale
30:32puisque
30:33ce qu'il y a derrière
30:35cette crise politique
30:35c'est des français
30:36qui ont exprimé
30:37dans les urnes
30:38quand ils se sont déplacés
30:39un certain nombre
30:39de revendications sociales
30:40et un malaise social
30:42on a encore eu
30:43un rapport ce matin
30:44qui disait que
30:45un français sur trois
30:47n'arrivait plus
30:48à payer ses factures
30:49d'électricité
30:49L'intitulé de la thématique
30:51qui arrive en troisième préoccupation
30:53c'est l'instabilité politique
30:54Non c'est pas l'instabilité
30:55d'ailleurs
30:55c'est la situation politique
30:57en France
30:57là je l'ai sous les yeux
30:58c'est la situation politique
30:59en France
30:59Elle est pour le moins instable
31:00D'ailleurs je le dis au passage
31:02l'immigration arrive dixième
31:03ce qui occupe beaucoup
31:06de débats médiatiques
31:07des politiques
31:08là c'est là
31:09et ce qui arrive en tête
31:10effectivement
31:11c'est la santé
31:11et le pouvoir d'achat
31:12parce qu'aujourd'hui
31:14cette difficulté
31:14de se loger
31:15difficulté de se chauffer
31:17difficulté de boucler
31:19les fins de mois
31:19c'est ça qu'exprime
31:20de manière assez diverse
31:21et qu'ont exprimé
31:22fortement les français
31:24l'an dernier
31:25lors des législatives
31:25et qu'aujourd'hui
31:27ça ne se traduit pas
31:28concrètement
31:29par des mesures
31:30ça ne se traduisait pas
31:31même avec une majorité
31:32absolue
31:33dans le premier quinquennat
31:35Macron
31:35et ça se concrétise
31:37toujours pas aujourd'hui
31:38donc on comprend
31:39que la situation politique
31:40les inquiète
31:40c'est une situation
31:41qui existe
31:42depuis bien longtemps
31:43et pourtant là
31:44il y a une vague
31:45il y a une nette hausse
31:46je crois
31:46plus 8 points
31:47sur cette thématique là
31:48Sylvie-Pierre Bursolette
31:49je crois que plusieurs messages
31:50ont pénétré les cerveaux
31:52meurtris des français
31:53c'est que d'une part
31:55la France vit
31:56au-dessus de ses moyens
31:56je crois que la pédagogie
31:58de François Bayrou
31:59même si ça lui a été fatal
32:01a quand même
32:02fait quelque chose
32:03et ça a laissé des traces
32:04et tout d'un coup
32:05les français ont pris conscience
32:06qu'il y avait une énorme dette
32:08et que quand même
32:08on ne pourrait pas continuer
32:09à la laisser enfler
32:10que ça serait au détriment
32:12déjà
32:13du budget
32:14qui nous reste
32:15et qui est supposé
32:18financer
32:18les services publics
32:19qui ne sont pas
32:20tout à fait au niveau
32:21donc je crois
32:22qu'ils ont une angoisse
32:23quand même
32:24de l'état de la France
32:25une angoisse
32:26de qui va du coup
32:27payer les pots cassés
32:28parce qu'ils ont compris
32:29que les pots étaient cassés
32:30et qu'ils se demandent
32:31sur quelle tête
32:32ça va tomber
32:33la leur
32:34celle du voisin
32:34le riche
32:35le pauvre
32:36qui
32:37et que
32:38tant qu'effectivement
32:39on n'aura pas purgé
32:40la situation politique
32:41avec une situation
32:42plus claire
32:43de savoir exactement
32:44où est-ce qu'on va
32:45sur quel type de programme
32:46qui soit de gauche
32:47de droite ou de centre
32:48mais enfin
32:48qu'il y ait une ligne
32:49qui soit définie
32:50avec qui va payer quoi
32:51à quel rythme
32:53et quand
32:53ils seront angoissés
32:56d'autant plus
32:56qu'ils ont compris
32:57que rien ne serait sans doute
32:58réglé avant la prochaine
32:58présidentielle
32:59c'est dans un an et demi
33:00et encore
33:01on n'est même pas sûr
33:01que la présidentielle
33:03purge vraiment le problème
33:04de cette tripartition
33:05et de cet éparpillement
33:06des votes
33:07donc il y a une angoisse
33:08que je comprends très bien
33:09c'est que
33:10déjà la situation
33:11est difficile
33:12mais en plus
33:12on n'a personne
33:13pour barrer
33:13alors dans ces cas-là
33:15dans la tempête
33:15quand le barreur
33:16change tout le temps
33:17et qu'on ne sait pas
33:18vraiment quel cap
33:18on va prendre
33:19pour essayer
33:19d'atteindre
33:21un horizon quelconque
33:22je suis même étonnée
33:24qu'ils ne mettent pas ça
33:24presque en numéro 1
33:25aujourd'hui
33:26parce qu'aucun des autres
33:28problèmes ne s'est réglé
33:29tant qu'il n'y aura pas
33:30un cap clair politique
33:31de régler
33:31quel qu'il soit
33:32en tout cas c'est sans doute
33:33une conséquence
33:34les français ces derniers mois
33:36consomment moins
33:36peut-être par peur
33:38de manquer ensuite
33:39et puis les entreprises
33:40investissent moins
33:41ne connaissant sans doute
33:43pas le contexte
33:43qui les attend
33:45alors ça fait que la croissance
33:46ralentit
33:46c'est pas forcément
33:47l'alpha et l'oméga
33:48de la politique
33:50mais bon
33:50c'est tout de même important
33:52ça montre
33:52Anna Navarro-Pedro
33:53que tout ça
33:54c'est lié rassuré
33:55politiquement
33:56c'est un enjeu majeur
33:57pour l'économie aussi
33:58bien bien sûr
33:59surtout dans un pays centralisé
34:01comme la France
34:01parce que vous avez
34:02la Belgique
34:03ou l'Espagne
34:04qui sont
34:05l'Espagne
34:05avec ses régions autonomes
34:06la Belgique
34:07fédération
34:08ben les régions
34:09peuvent
34:10ont des pouvoirs
34:11ont des recettes propres
34:12donc elles peuvent
34:13prendre des mesures
34:13l'économie peut avancer
34:15localement
34:15en France
34:16tout est centralisé
34:16même les régions
34:17parce que pour le coup
34:18Portugal
34:18c'est très centralisé
34:19c'est pour ça
34:20que je peux faire
34:20plus facilement
34:21mais sur mon petit pays
34:23quand même
34:23puis deuxièmement
34:25on voit aussi
34:25de l'extérieur
34:26du Portugal
34:26des entreprises
34:27la France
34:27est notre deuxième
34:28partenaire économique
34:29on voit des entreprises
34:31portugaises
34:31qui avec leurs
34:32des PME
34:33souvent
34:33qui avec leurs clients
34:35en France
34:36que ce soit pour acheter
34:37ou pour vendre
34:38disent
34:39ben on a des problèmes
34:39ils sont
34:40ils sont l'arme au pied
34:41ils attendent savoir
34:42ce qui va arriver
34:44au niveau des impôts
34:45au niveau des taxations
34:47au niveau des employés aussi
34:49ils ne savent pas
34:49s'ils peuvent investir
34:50pour accepter une commande
34:52ou pour en passer une
34:53donc ça c'est très concret
34:54et puis aussi
34:56permettez-moi
34:57d'introduire ça
34:57parce qu'on voit
34:58de l'étranger aussi
34:59un truc
34:59qui vont vous parler
35:00peu en France
35:00mais c'est que
35:01c'est le PME
35:02qui a le vrai tissu
35:03il y a les petites
35:04toutes petites entreprises
35:05et les PME
35:05qui sont vraiment
35:05le vrai tissu
35:06de travail
35:07d'emploi
35:09économique
35:10de ce pays
35:10qui sont très méprisées
35:12par la classe politique française
35:13et bien
35:14elles doivent rembourser
35:15maintenant
35:15ce qui a été prêté
35:16pendant le Covid
35:17et ils ont 5 ans
35:18pour rembourser
35:195 ans c'est dément
35:21aux Etats-Unis
35:21et donc c'est un autre élément
35:23qui fait que
35:24les commandes
35:25à l'international
35:25au moins ce qui nous concerne
35:26nous sachons
35:27fait aussi qu'il y a
35:28aussi un peu de retrait
35:29de la part des entreprises
35:30dans tout ça
35:31je fais un comparaison
35:32aux Etats-Unis
35:33il y a 12 ans
35:34pour rembourser
35:35les prêts
35:36liés au Covid
35:37à l'arrêt de l'activité économique
35:39pendant le Covid
35:40donc c'est absolument dément
35:42et ça peut-être
35:42peut-être révisé
35:43ça donnerait déjà
35:44un peu d'oxygène
35:44à tout ce réseau
35:45de PME en France
35:46mais après
35:47évidemment
35:48que la population
35:49alors
35:50on regarde
35:51nos pays
35:52pas très riches
35:53de l'Union Européenne
35:54bon quand même
35:54ça va un peu mieux
35:55on a des excédents
35:56budgétaires
35:57on a vraiment souffert
35:59serrer la ceinture
36:00et maintenant
36:01bon ça va un peu mieux
36:02mais ça va pas bien
36:03quand même
36:04quand on voit la France
36:05pays riche
36:06avec tellement d'éléments
36:08une population
36:08une démographie
36:09beaucoup plus importante
36:10que nous
36:11même en faisant
36:12beaucoup plus de bébés
36:12que nous
36:13etc
36:13donc un regard
36:14sur l'avenir
36:15plus positif
36:16et bien on se dit
36:17mais pourquoi
36:17ils sont malheureux
36:18mais ils sont malheureux
36:19parce que
36:19effectivement
36:20il n'y a pas de perspective
36:21d'avenir
36:21et puis les Français
36:22habitués à être
36:22dans un pays riche
36:23ne sont pas habitués
36:24depuis une génération
36:25et demie maintenant
36:26à ne pas avoir
36:27les moyens
36:27de finir le mois
36:28et c'est ce qui se passe
36:29pour une grande partie
36:30de la population
36:30dans ce pays
36:31donc on peut comprendre
36:32qu'on ne sache pas
36:33demain
36:34déjà à quelle sauce
36:35les gens vont être mangés
36:36on ne sait pas
36:37on met de côté
36:37parce qu'on ne sait pas
36:38s'il ne faut pas avoir
36:39un peu de sous
36:39pour faire face
36:40à des jours
36:41de vaches maigres
36:41les entreprises
36:43on ne sait pas
36:44s'elles vont licencier
36:44on ajoute
36:45le contexte politique
36:47ces divorces
36:48dont on parle beaucoup
36:48mais réels
36:49entre la population
36:51et les élites à Paris
36:52tout ça
36:53donne pas beaucoup
36:54d'optimisme
36:56il devient sondage
36:5783%
36:58de pessimistes
37:00en France
37:00bah oui
37:01dans cette étude
37:02il y a aussi
37:02la demande
37:03qui a été faite
37:04au sondé
37:04qu'est-ce qu'il faudrait
37:06pour vous redonner
37:07un petit peu
37:07plus d'optimisme
37:09justement
37:09et vous parliez
37:10de ce sentiment
37:11d'injustice sociale
37:12Cédric Clerin
37:13et bien
37:1324% des sondés
37:15estiment que la solution
37:16c'est la redistribution
37:17des richesses
37:18par la fiscalité
37:19plus de justice fiscale
37:21écoutez une seconde
37:22ce qu'en disait
37:23le patron de Doctolib
37:24c'était ce matin
37:25sur France Inter
37:26Stanislas
37:27Stanislas
37:28Nioxchateau
37:28et qui parle bien sûr
37:30de l'attaque Zuckman
37:31je pense qu'il faut
37:32de la justice sociale
37:33et oui je pense que
37:34ça ne sert à rien
37:35à des gens
37:35d'avoir autant d'argent
37:36pour vivre
37:37je suis désolé de le dire
37:37et peut-être à contre-courant
37:38mais je pense que
37:39ça ne sert à rien
37:40à des gens
37:41d'avoir autant d'argent
37:41pour vivre
37:42je pense que la philanthropie
37:43elle est largement
37:43sous-développée en France
37:44par contre je pense
37:45qu'il ne faut pas
37:45déposséder
37:46les entrepreneurs
37:48les familles françaises
37:49de leur entreprise
37:50Stanislas
37:51Nioxchateau
37:52qui est pour une taxation
37:52des hauts patrimoines
37:53davantage que des hauts revenus
37:55ça peut
37:56rabibocher les français
37:58avec la politique
37:59Christophe Jakubizine
38:00rétablir un vent d'optimisme
38:02qu'il y ait
38:03cette justice fiscale
38:06l'équité fiscale
38:07elle est écrite
38:08dans la déclaration
38:09de droit de l'homme
38:10et des citoyens
38:10chacun doit contribuer
38:11en fonction de ses revenus
38:13et ça je pense
38:13qu'on est tous d'accord
38:14c'est le pacte républicain
38:15qui le scelle
38:16simplement il faut savoir
38:17ce que ça veut dire
38:18on a déjà énormément
38:19d'impôts en France
38:20on a un état pléthorique
38:21on est un des états
38:22où le poids de l'état
38:24et la redistribution
38:25est le plus important
38:25et en fait
38:27ce qui est intéressant
38:27ce qu'on souligne
38:29d'ailleurs dans les échos
38:29ce soir
38:30il y a comme une sorte
38:31de petite
38:32ça va plaire à Cédric
38:33de petite ambiance
38:34de lutte des classes
38:35à nouveau
38:35c'est-à-dire qu'en fait
38:36quand on voit que LFI
38:37par exemple
38:37vote avec les LR
38:39avec les républicains
38:40l'indexation
38:41de toutes les tranches
38:42du barème
38:43sur le revenu
38:43alors qu'au départ
38:44on devait indexer
38:45que les tranches
38:47les plus basses
38:47pour permettre
38:48aux français
38:49les plus aisés
38:50de contribuer davantage
38:51puisqu'on ne rehaussait pas
38:51si vous voulez le barème
38:52donc vous auriez payé
38:53un peu plus d'impôts
38:54sur le revenu
38:54en fait LFI
38:56vote avec les LR
38:57pour supprimer
38:58cette proposition gouvernementale
38:59pourquoi ?
39:00parce que ce qui les intéresse
39:01ce n'est pas du tout
39:01l'équité fiscale
39:02c'est juste de traîner
39:03les riches sur la place de grève
39:05et peut-être pas
39:06de les guillotiner
39:07mais de leur demander
39:07de l'argent
39:08en fait c'est une vision
39:09de l'économie
39:10malthusienne
39:11c'est-à-dire que l'économie
39:12c'est un gâteau
39:13il y a les opprimés
39:14les oppresseurs
39:14et en fait on va redistribuer
39:16différemment les différentes parts
39:17mais ce n'est pas ça
39:18les communes
39:18on en a parlé
39:18pendant toute cette émission
39:19c'est le progrès
39:21c'est l'intelligence artificielle
39:22c'est les entreprises
39:23qui investissent des milliards
39:24Cédric se lamentait
39:25que OpenAI vaille
39:26je ne sais pas combien
39:27125 fois 5
39:28fois 4
39:29autant que 500 milliards
39:30alors que ça ne fait pas
39:30un euro de bénéfice
39:31mais c'est vrai
39:32mais ça prouve bien
39:33que ces entreprises
39:34qui investissent
39:35et qui auront des bénéfices
39:36dans peut-être 5 ou 10 ans
39:37mais ce n'est pas grave ça
39:38ou pas
39:38c'est peut-être une bulle
39:39qui va mettre des tas de gens
39:40pas une bulle
39:41il y a des gens qui investissent
39:41Microsoft a investi
39:42Microsoft qui d'ailleurs
39:43vaut 3500 milliards
39:45donc il y a un peu de marge
39:46Microsoft investit
39:48ils y croient
39:48et s'ils se plantent
39:49ils vont perdre leur argent
39:50c'est ça le capitalisme
39:51et d'ailleurs les français
39:54les deux premières mesures
39:55qu'ils demandent
39:56avant cette redistribution fiscale
39:58c'est les hausses de salaire
40:00et une meilleure éducation
40:02et je pense qu'ils ont raison
40:03parce qu'on en sortira du problème
40:05qu'en augmentant
40:07le fameux gâteau
40:08et donc il faut absolument
40:10que ce gâteau
40:12puisse être ménagé
40:15dans sa production
40:16dans les prélèvements
40:18qui sont dessus
40:18parce que sinon
40:19on n'arrivera pas
40:20à augmenter les salaires
40:21qui est la première
40:22des demandes des français
40:23à juste titre
40:24parce qu'il n'y a plus
40:25d'augmentation
40:25et beaucoup n'arrivent pas
40:27à finir les fins de mois
40:27donc il faut
40:29c'est un peu contradictoire
40:30de vouloir à la fois
40:31augmenter les salaires
40:32et taper sur les entreprises
40:34qui sont susceptibles
40:35de les distribuer
40:36donc c'est vrai
40:37qu'il y a une demande
40:38de justice fiscale
40:38et sociale
40:39mais il y a toujours eu
40:40dans ce pays
40:40une demande de cette nature
40:42et on n'a pas arrêté
40:44de dire qu'il fallait
40:45effectivement
40:46raboter les riches
40:47et qu'il faudrait
40:48qu'il y ait moins de riches
40:49et que ça irait mieux
40:49mais ce n'est pas forcé
40:51on peut taper sur les riches
40:53et que ça n'est pas mieux
40:53pour les moins riches
40:55je pense que vous êtes
40:56en train de bouillir un peu
40:57c'est pas la solution miracle
41:00non mais effectivement
41:01là où je suis
41:02complètement d'accord
41:02avec Christophe
41:03c'est que oui
41:03il y a un parfum
41:04très fort des classes
41:05parce qu'avant
41:07ça c'est un débat
41:07assez classique
41:08le gâteau
41:09on le fait grossir
41:09on se le partage etc
41:10mais là
41:11de quoi on parle
41:12on parle
41:12au centre du débat
41:14en sorte de négociation
41:15en permanence
41:15c'est la taxe Zuckman
41:17qui n'est pas
41:18de faire grossir le gâteau
41:19etc
41:19c'est juste de demander
41:20c'est de punir
41:21la taxe Zuckman
41:21c'est de punir
41:22non c'est pas de punir
41:23non c'est tout
41:24je vais expliquer
41:25ce que c'est
41:25c'est diminuer le gâteau
41:26non c'est pas diminuer
41:27le gâteau du tout
41:28c'est que quelqu'un
41:29qui gagne le moins riche
41:31de ceux qui seraient taxés
41:32il gagne 100 millions
41:33tous les ans
41:34il gagne 8%
41:36il gagne
41:36donc il aura 108 millions
41:37à la fin
41:38on lui propose
41:39on lui dit
41:39il va en donner 2
41:40à la collectivité
41:41c'est-à-dire que c'est
41:42du minimum
41:43et même ça
41:44vous avez l'air
41:46de considérer
41:46que c'est mettre en place
41:47de grève les riches
41:48donc Bernard Arnault
41:50c'est 164 milliards
41:51et comme le dit Sylvie
41:52pour espérer pouvoir
41:53distribuer davantage
41:54il faut qu'on travaille plus
41:55et qu'on fasse grossir
41:56la taxe Zuckman
41:57la taxe Zuckman
41:59c'est pas la question
41:59c'est les plus riches
42:00des plus riches
42:01au-dessus de 100 millions
42:02comme l'a dit un patron
42:03d'Octolib
42:03qui n'est pas un dangereux
42:05bolchevique
42:05au-dessus de 100 millions
42:07qu'est-ce qu'on fait ?
42:08qu'est-ce qu'on fait ?
42:09avec 20 milliards
42:10on va mieux
42:10parce que c'est 20 milliards
42:11qu'il n'y aura pas de compte
42:12sur tous les problèmes
42:13que disent les français
42:14on n'en peut plus
42:15en éducation santé
42:16il y a déjà 15
42:18qui sont des exilés fiscaux
42:19dans les grandes entreprises
42:20il y en a déjà 15
42:20il reste 10
42:21vous voulez que ces 10 autres
42:22celles qui restent
42:23repartent à l'étranger
42:24mais vous avez raison
42:25il ne faut pas faire d'impôts
42:27sur les riches
42:27parce qu'ils peuvent partir
42:28par contre les pauvres
42:28il n'y a pas de problème
42:29eux ils ne partiront pas
42:30c'est un tout petit peu cynique
42:31moi je ne fais pas de morale
42:34c'est juste un constat
42:35vous avez déjà 15 familles
42:36sur 25 qui sont parties
42:37je ne fais pas les cités
42:38mais elles sont parties
42:39les chars soviétiques hollandais
42:39en 2010
42:40en 2012
42:41il y a eu 0,1%
42:44des riches qui sont partis
42:45quand France Hollande
42:46est arrivé
42:46et d'ailleurs
42:47Bernard Arnault
42:48la première chose qu'il a fait
42:49ce grand patriote
42:51est parti en 81
42:52il est revenu
42:54à l'époque c'était 1,5%
42:56ça fait des semaines
42:56qu'on parle de la taxe du Kman
42:58mais je vois qu'on pourrait
42:58faire tout pleure dessus
42:59mais c'est symptomatique
43:01c'est rien
43:02c'est le minimum
43:02du minimum du minimum
43:03la taxe du Kman
43:04si même ça
43:05personne ne le lâche
43:06on va en venir
43:07à un autre sujet
43:08cette inquiétude
43:09manifestement de l'Elysée
43:10les algorithmes
43:11menacent-ils la démocratie
43:13Emmanuel Macron
43:13convoquait un débat
43:14huis clos aujourd'hui
43:15sur ce sujet
43:16la menace que représente
43:17internet
43:18et les réseaux sociaux
43:19notamment en vue des prochaines
43:20échéances électorales
43:22associations chercheurs
43:23chefs d'entreprise
43:24200 invités
43:25parmi lesquels
43:26Hugo Micheron
43:27enseignant chercheur
43:28en sciences politiques
43:28rattaché au centre de recherche
43:29international de Sciences Po
43:31il a étudié le pouvoir
43:32des algorithmes
43:33et notamment celui
43:34top secret
43:34du géant chinois TikTok
43:36cet algorithme
43:38il est éditorialisé
43:39personne ne connaît
43:40la logique réelle
43:41mais il a une logique
43:43où il promeut
43:43certains types de contenu
43:44et à l'inverse
43:45il dépriorise
43:46un certain autre type
43:48de contenu
43:48et on ne sait pas quoi
43:49ce qu'on peut voir
43:51empiriquement
43:51c'est qu'il y a du contenu
43:52extrêmement radical
43:53qui est poussé
43:54et ça va aussi bien
43:56si vous voulez
43:56du contenu néo-nazi
43:58jusqu'au contenu
44:00islamiste radical
44:01donc la question
44:02c'est dans quel
44:02espace informationnel
44:04évolue et se socialise
44:05notre jeunesse
44:07en Europe
44:07alors qu'on n'a
44:08aucun contrôle
44:09sur cet algorithme
44:10et que de toute évidence
44:11il y a du contenu
44:13qui est très problématique
44:13il n'y a pas que ça
44:14mais il est très représenté
44:16quand on entend
44:17Hugo Micheron
44:18on se dit qu'il n'y a pas
44:18que les échéances électorales
44:20qui sont menacées
44:21là-dedans
44:22c'était sur France Inter
44:23cet été
44:23avec Paola Puerhari
44:25bonsoir Damien Bancal
44:26bonsoir
44:28vous êtes en ligne
44:28avec nous
44:29vous êtes
44:30le fondateur du blog
44:31Zatas.com
44:32journaliste spécialiste
44:34en cyberintelligence
44:35on peut dire
44:36de façon très succincte
44:38et définitive
44:38que TikTok
44:39par exemple
44:40est une menace
44:41pour la démocratie
44:42c'est une menace
44:43pour tout le monde
44:44pourquoi je vous dis ça
44:46c'est qu'effectivement
44:47leur algorithme
44:47on ne comprend toujours pas
44:49comment ça fonctionne
44:50et surtout
44:51vous lui demandez
44:52une information
44:53il ne vous en sort plus du tout
44:55vous êtes dans cette espèce
44:56de petit cocon
44:56vidéo
44:57on voit l'exemple
44:59très concret
45:00on ne vous entend pas
45:03très bien
45:04Damien Bancal
45:05je vais peut-être
45:05vous interrompre un peu
45:06le temps de reprendre
45:07la connexion
45:08peut-être par téléphone
45:09mais
45:09demander à
45:11nos autres informés
45:12ce qu'ils en pensent
45:13Anna Navarro
45:14Pedro
45:15est-ce que
45:15vous avez l'impression
45:16qu'effectivement
45:17il y a une menace
45:17sur la démocratie
45:19au travers de notre usage
45:20des réseaux sociaux
45:21évidemment
45:22qu'il peut y en avoir
45:23mais quand on dit cela
45:25la tendance
45:26immédiatement
45:27c'est
45:27on va réglementer
45:29on va censurer
45:30et les gouvernements
45:32sont
45:32même dans nos chères démocraties
45:35occidentales
45:36sont
45:36toujours occupés
45:38par des êtres humains
45:39qui vont avoir tendance
45:41à
45:41augmenter
45:44leur
45:44rayon
45:45de pouvoir
45:47donc
45:48il y a un véritable danger
45:49de censure
45:50avec la réglementation
45:52mais qui est nécessaire
45:53qui est absolument nécessaire
45:54parce qu'il faut protéger
45:55de l'exploitation
45:57politique
45:59des fake news
46:00il faut protéger
46:00les enfants
46:01évidemment
46:03de la pédophilie
46:05de la pédocriminalité
46:06et tant d'autres sujets
46:08mais vous voyez
46:09il peut y avoir
46:09parfois des mesures simples
46:11qui peuvent
46:11avoir un impact énorme
46:14sans qu'on ait besoin
46:14d'aller réguler
46:15l'algorithme
46:16ou autre chose
46:17par exemple
46:18au Brésil
46:19en 2022
46:20pour les élections
46:21présidentielles
46:22ça a été interdit
46:24de transférer
46:25plus de 5 fois
46:26tout message
46:28sur Whatsapp
46:29sur l'application
46:30Whatsapp
46:31tout message
46:32à contenu politique
46:33ça a fait
46:35diminuer de 70%
46:36d'après les statistiques
46:37brésiliennes
46:38de 70%
46:39les fake news
46:40au Brésil
46:41donc il y a des mesures
46:42qu'on peut étudier
46:43et qu'on peut mettre
46:44en pratique
46:46après
46:47TikTok
46:48par exemple
46:48aux Etats-Unis
46:48vient d'être racheté
46:49maintenant
46:50mais par des gens
46:51qui veulent arrêter
46:54par exemple
46:54les critiques
46:55à la politique
46:56de l'Etat d'Israël
46:57donc
46:58vous voyez
46:59on n'est pas
47:00on n'est pas prêt
47:01d'aller au coeur
47:02du problème
47:03et de réguler
47:03le problème
47:04on est
47:04on est
47:06en train
47:07souvent
47:07dans les mesures
47:09qui sont nécessaires
47:10quand même
47:10pour régler
47:11et réglementer
47:12les réseaux
47:13on est en train
47:13plutôt
47:14d'aller chercher
47:15des éléments
47:15qui vont renforcer
47:16notre pouvoir
47:17le pouvoir
47:17de ceux qui sont
47:18déjà au pouvoir
47:18plutôt que
47:19d'avoir l'intérêt général
47:21en ligne de mire
47:22Damien Bancal
47:23on vous a retrouvé
47:24je crois
47:24par téléphone
47:25voilà
47:26vous nous expliquiez
47:27que finalement
47:28TikTok
47:28mais sans doute
47:29pas seulement TikTok
47:30la plupart des réseaux sociaux
47:31c'est une menace
47:32pour tout le monde
47:32avec
47:33je crois que vous nous expliquiez
47:35cet effet bulle
47:35on a l'impression
47:36qu'on s'ouvre sur le monde
47:37mais en fait
47:38on est en vase clos
47:39oui on est clairement
47:40dans un vase clos
47:41pour la simple et bonne raison
47:42c'est que ces entreprises
47:43qui vous offrent du gratuit
47:44il faut-il rappeler
47:45le gratuit
47:46c'est très cher à produire
47:47donc une seule mission
47:48nous provoquer
47:49de la page vue
47:50donc nous accaparer
47:51notre temps
47:52et bien d'écran
47:53ce fameux temps d'écran
47:54et plus je regarde
47:55plus je leur rapporte
47:56de l'argent
47:57sauf qu'on a
47:58une nouvelle problématique
47:59aussi qui peut apparaître
48:00c'est ces fameux algorithmes
48:01qu'il soit Instagram
48:02Meta
48:03qu'il soit TikTok
48:03mais TikTok
48:04on s'est rendu compte
48:05et c'est donc Amnesty International
48:06qui a montré ça du doigt
48:07il y a quelques jours
48:08on prend le terme suicide
48:10on n'a plus qu'un environnement
48:11dédié à un seul terme
48:12si les autres réseaux sociaux
48:14peuvent vous proposer
48:15et heureusement
48:16et bien des échappatoires
48:17on va dire en tout cas
48:18visuels, intellectuels
48:19TikTok pas du tout
48:20et d'un point de vue politique
48:21d'un point de vue démocratique
48:23puisque c'était ça
48:23l'enjeu du débat
48:24on voit bien
48:25l'intérêt pour ces plateformes
48:28de créer de l'addiction
48:29parce que quand on est présent
48:30ça génère de l'argent
48:31mais politiquement
48:33est-ce qu'il y a
48:33un biais politique
48:35de ces algorithmes
48:37et de ces plateformes ?
48:39Il faut être très clair
48:40les malveillants
48:40ceux qui sont en face de nous
48:42cet ennemi
48:42pour le moment invisible
48:43qui va vouloir utiliser
48:45ces algorithmes
48:46va avoir aujourd'hui
48:48un nombre d'outils
48:49phénoménaux
48:49c'est simple
48:50regardez il y a encore
48:51quelques années
48:52les dernières élections
48:53on va prendre clairement
48:54les pirates
48:55et en tout cas
48:55ceux qui ont produit
48:56de la fake news
48:57russophone
48:58en tout cas
48:58pro-Kremlin
49:00ils s'entraînaient
49:01mais aujourd'hui
49:02on a la maîtrise
49:03des algorithmes
49:03j'entends par
49:04le fait qu'ils vont produire
49:05et qu'ils vont diffuser
49:06un type d'information
49:07on peut fabriquer
49:09un site internet
49:09très facilement
49:10après il ne suffit
49:11de jouer que sur
49:12un seul biais
49:12la curiosité
49:13de l'internaute
49:14qui va cliquer
49:15en oubliant
49:15qu'il y a aussi
49:16des boutons
49:16pour dénoncer
49:17Alors la question
49:18bien sûr
49:18c'est comment
49:19est-ce qu'on s'en
49:20prémunit
49:20de tout ça
49:22Sylvie-Pierre Brossolette
49:23le rempart
49:24il est technologique
49:25ou il est plus
49:26éducationnel
49:27dans notre façon
49:28d'utiliser ces systèmes ?
49:30Je pense qu'il faut
49:30au minimum réguler
49:31on a complètement
49:32loupé la régulation
49:33d'internet
49:34et on s'en mord les doigts
49:35maintenant
49:35parce qu'on ne l'a pas
49:36fait au début
49:36et de le faire maintenant
49:37que les choses sont
49:38tellement avancées
49:39ça devient très compliqué
49:40en plus c'est mondial
49:41et donc
49:42déjà à l'échelle
49:43d'un pays
49:44il y a des choses
49:44qu'on peut faire
49:46et qu'on a réalisé
49:48par exemple en France
49:49sur la pédopornographie
49:51on a voté une mesure
49:53qui donne le droit
49:54au ministère de l'Intérieur
49:55de retirer les séquences
49:56qui sont à trans
49:57enfin qui sont
49:58totalement illégales
49:59quand on le veut
50:00on le peut
50:00on a essayé de vendre
50:01ce programme à l'Europe
50:02et Thierry Breton
50:04avait commencé
50:04un très très grand travail
50:06de régulation
50:07d'internet
50:08et puis il a été débarqué
50:10parce que les américains
50:11ont demandé sa tête
50:11et on leur a donné
50:13et depuis
50:14on s'agite moins
50:15en Europe
50:15pour essayer de réguler
50:16internet
50:16parce que les grands
50:18mastodontes américains
50:19ne veulent en faire
50:19qu'à leur tête
50:20mais c'est une affaire
50:21de volonté politique
50:22bien sûr il y a l'éducation
50:23qui est importante
50:24il faut éduquer aux médias
50:25éduquer à internet
50:27mettre en garde
50:27les plus jeunes
50:29mais c'est mécanique
50:30dès qu'ils ont un iPhone
50:32dans les mains
50:32les enfants regardent
50:34puis les adultes aussi regardent
50:36et tout y passe
50:37les élections sont manipulées
50:38regardez toutes les dernières élections
50:40en Angleterre
50:40en Allemagne
50:41partout
50:41à chaque fois
50:42il y a eu des ingérences
50:43sur les élections
50:44même la première élection
50:46de Macron
50:47moi j'étais au CSA
50:49à l'époque
50:49et l'avant-veille
50:50du premier tour
50:51de la présidentielle
50:52il y a eu
50:53un fake news massif
50:54sur le fait
50:55qu'il avait des comptes
50:56offshore
50:56on était le vendredi soir
50:57avant-veille du premier tour
50:58on a dû alerter tous les médias
51:01pour dire stopper
51:02on n'avait pas les moyens
51:03de stopper ce fake news
51:05en pleine démocratie
51:06c'était déjà quand même
51:07il y a maintenant
51:08il y a 8 ans
51:08et donc
51:09il faut absolument
51:10faire quelque chose
51:11bien sûr
51:12il faut ne pas
51:13prêter
51:14la main
51:16à la censure
51:17mais il y a une régulation
51:18à faire
51:18et elle reste à inventer
51:19je précise
51:20Thierry Breton
51:20donc ancien commissaire européen
51:22qui avait mis en place
51:23le Digital Services Act
51:24qui
51:25alors Damien Bancal
51:26vous m'arrêtez
51:26si je me trompe
51:27mais ça a traité
51:28notamment de l'exposition
51:29des plus jeunes utilisateurs
51:31à la publicité ciblée
51:33est-ce que
51:34c'est aussi simple que ça
51:35est-ce qu'il suffit
51:36de le demander
51:37aux plateformes
51:38pour qu'elles
51:39mettent en place
51:40de nouvelles règles
51:41c'est très compliqué
51:42je vais vous prendre
51:43un exemple très concret
51:44il a eu lieu
51:44cet après-midi
51:45où on a repéré
51:47des escrocs
51:48très clairement
51:48qui ont trouvé
51:49le moyen
51:50de perturber
51:51TikTok
51:51en diffusant
51:52quoi donc
51:53et bien
51:53ils incitent les gens
51:54à regarder des films entiers
51:55des films donc commerciaux
51:56de cinéma
51:57pour vendre après
51:58leurs propres produits
51:59c'est du temps réel
52:00c'est en temps réel
52:01et les réseaux sociaux
52:02et quel que soit
52:03ce réseau social
52:04on ne peut pas mettre
52:05un humain derrière
52:05chaque vidéo
52:06chaque en tout cas
52:07vidéo en direct
52:08et là le problème
52:09c'est qu'on a beau mettre
52:10toutes les lois possibles
52:11imaginables
52:11toutes les restrictions
52:12possibles imaginables
52:13on a en face
52:14malheureusement
52:15des gens
52:15qui n'ont qu'une seule
52:16chose à faire
52:17comment réfléchir
52:19et réussir à passer
52:20outre les barrières
52:20qui sont mises
52:21clairement pour nous protéger
52:22Cédric Clerin
52:23l'ARCOM bien sûr
52:24ne peut pas imposer
52:25une pluralité
52:26des points de vue
52:26sur les réseaux sociaux
52:28sur TikTok
52:29tu as du mal
52:29à l'imposer ailleurs
52:30donc
52:30est-ce qu'il faut
52:33mieux nous éduquer
52:35mieux nous former
52:36à l'usage
52:38de ces réseaux sociaux
52:39pour voir
52:39les biais politiques
52:40qui peuvent se cacher
52:42dans ces algorithmes
52:43non moi je rejoins
52:44je rejoins Sylvie
52:44il faut agir en amont
52:46on ne peut pas laisser
52:48aujourd'hui
52:48malheureusement
52:50ça ressemble un petit peu
52:50à lire
52:51on ne peut pas laisser
52:52aujourd'hui
52:53les 18-24 ans
52:54qui s'informent
52:55à 50%
52:56sur les réseaux sociaux
52:56on ne peut pas laisser
52:58Elon Musk
52:58Mark Zuckerberg
53:00et les patrons
53:02des GAFAM
53:03décider
53:03de ce qu'il a regardé
53:05regardez Elon Musk
53:06il n'y a pas une élection
53:06dans le monde
53:07sans qu'il donne son avis
53:08pour qui il faut voter
53:10et lui il a le pouvoir
53:11qu'on le voit tous
53:12vous l'avez bien vu
53:13le changement
53:13entre Twitter et X
53:14avant le patron
53:16de Twitter
53:17et même quand
53:18au début
53:19qu'il a acheté
53:19on ne le voyait pas
53:20maintenant Elon Musk
53:21tout le monde
53:21a tous les jours
53:22les pensées d'Elon Musk
53:23dans son fil
53:23parce que c'est lui
53:24qui maîtrise l'algorithme
53:25et qui décide
53:25qu'il peut diffuser
53:26partout dans le monde
53:27c'est quand même terrifiant
53:28c'est comme si
53:28si on se prouve
53:29quelques années en arrière
53:30il y a le patron
53:31d'une chaîne de télé
53:33quand il y en a 4 ou 5
53:34et qui tous les quarts d'heure
53:35apparaît au milieu du programme
53:37en disant
53:37il faut faire ci
53:39il faut faire ça
53:39on ne peut évidemment
53:40pas laisser faire ça
53:41et il y a un rapport
53:41de force des américains
53:43avec l'Europe
53:43et qui peut être
53:45en notre faveur d'ailleurs
53:46s'il y a une des choses
53:47que craint Trump
53:48c'est qu'on régule
53:49les GAFAM
53:50et bien allons-y
53:51c'est une question
53:51démocratique pour nous
53:52c'est une question
53:53d'éducation
53:53pour la jeunesse aujourd'hui
53:54et c'est une question
53:55de rapport de force
53:56aussi avec les Etats-Unis
53:58parce que
53:58comme d'habitude
53:59on crée Google
54:00etc.
54:01comme une espèce
54:02de service public
54:02tout le monde y va
54:03et on s'aperçoit derrière
54:04qu'en réalité
54:05c'est un botin
54:06dans lequel il y a
54:07la moitié des pages
54:07et qu'on a choisi
54:08les pages qu'on a envie
54:08de mettre dedans
54:09et donc il faut absolument réguler
54:11c'est un enjeu démocratique
54:12je ressors quelque chose
54:13de cette réunion
54:14à l'Elysée
54:15en tout cas
54:15il y a eu le mérite
54:17d'organiser à nouveau
54:18ce débat aujourd'hui
54:19je reste avec vous
54:20Cédric Clérin
54:21pour les une
54:22est-ce que vous savez
54:23ce qu'il y aura
54:23à la une de l'humanité
54:25oui
54:26compulsez votre smartphone
54:27peut-être
54:28je reviens vers vous
54:29dans un instant
54:29je voulais juste
54:31avoir le titre
54:31c'est sûr
54:31on fait la une de main
54:33sur l'affaire Ben Barca
54:34qui a 60 ans
54:37aujourd'hui
54:37avec le verrou
54:39du secret défense
54:40on va revenir là-dessus
54:40et on parlera évidemment
54:41du budget
54:42et de l'ouragan
54:44qui est en train
54:45de ravager une partie du monde
54:46figure politique marocaine
54:48assassinée
54:49oui pardon
54:49au poids en marocain
54:50assassinée à Paris
54:51Sylvie Pierre Brossolette
54:53qu'est-ce qu'on trouve
54:54à la une du point ?
54:54justement notre premier sujet
54:56qui veut tuer
54:57la paix entre guillemets
54:58de Trump
54:59on a bien vu
55:00que ça commence malheureusement
55:01et c'est un peu tout le monde
55:03Christophe Jacubizine
55:04à la une donc
55:05des échos
55:05le deuxième sujet
55:06le pari fou
55:08de Microsoft
55:08sur OpenAI
55:09et la valorisation
55:10stratosphérique
55:11de cette opération
55:12qui évidemment nous intéresse
55:13c'est l'IA
55:13qui est en train
55:13de transformer l'économie
55:14merci d'avoir été
55:15pardon
55:16je vous le dis quand même
55:17la une de l'Humanité Magazine
55:18jeudi
55:19comme on est sur le service public
55:20puisque c'est l'extrême droite
55:21contre le service public
55:22d'audiovisuel
55:23merci pour votre solidarité
55:24merci à tous les trois
55:26merci aussi à Anna Navarro-Pedro
55:27correspondante à Paris
55:28pour la presse portugaise
55:29et à Damien Bancal
55:30qui était en ligne avec nous
55:32avec le blog
55:33Zataz.com
55:35c'était Les Informer
55:36à demain
55:37merci à tous les deux
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