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Tous les soirs, les informés de franceinfo débattent de l'actualité, cette semaine autour de Renaud Blanc.
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00:00Bonsoir à toutes et à tous, bienvenue dans les informés à la radio et la télévision, bien évidemment sur le
00:04canal 16 de la TNT.
00:05A la une ce soir, hausse de l'inflation, croissance nulle en France, conséquence de la guerre au Moyen-Orient.
00:11Le cours du baril de Brent a dépassé ce matin le seuil symbolique des 125 dollars.
00:15Le spectre de la récession s'installe, grosse inquiétude également chez nos voisins européens.
00:21Le conflit va-t-il encore durer ? Téhérans semble étrangler économiquement.
00:26Mais le régime tient toujours et revendique même la victoire, la déclaration de l'Ayatollah Raménaï.
00:31Les Etats-Unis ont subi une défaite honteuse.
00:34Et puis demain pour le 1er mai, y aura-t-il en France des sanctions contre les boulangers et les
00:39floristes qui ouvriraient avec leurs salariés ?
00:41Le gouvernement en appelle à une certaine forme de tolérance.
00:45Pour développer ces thèmes, nous informer ce soir en pour nom Béatrice Mathieu.
00:49Bonsoir Béatrice.
00:49Bonsoir.
00:50Grand reporter à l'Express face à vous.
00:52Bruno Cotteres, bonsoir Bruno, politologue, chercheur au CNRS et au Sévipof.
00:55Le centre de recherche de la vie politique enseignant à Sciences Po.
00:59Face à vous, Anthony Bélanger.
01:01Bonsoir Anthony.
01:02Bonsoir.
01:02Éditorialiste à France TV, spécialiste des questions internationales.
01:06Et puis nous accueillons également Jérôme Cordelier.
01:08Bonsoir Jérôme.
01:09Rédacteur en chef au point, auteur du livre « Les grandes fractures, les chrétiens face aux défis du siècle »
01:14aux éditions Kalman-Lévy.
01:16Le 1er tome parle des années 1954 à 1968.
01:20Merci à tous les quatre d'être dans le studio de France Info.
01:25Une inflation de 2,2% sur un an dopé par des prix de l'énergie après deux mois de
01:30guerre au Moyen-Orient.
01:31Une croissance nulle au premier trimestre 2026.
01:34Les indicateurs économiques sont inquiétants.
01:37Béatrice Mathieu, pas de mystère.
01:38Ce sont les conséquences de ce que l'on subit avec ce conflit entre les États-Unis et l'Iran
01:42?
01:43Alors sur l'inflation, oui. Sur la croissance, non. En fait, on peut même dire que sur la croissance, le
01:48pire est à venir.
01:49Puisque là, la croissance zéro, c'est sur le premier trimestre.
01:53La croissance française avait déjà commencé à ralentir sur le dernier trimestre 2025.
01:59Et donc, on est sur une phase de ralentissement et de stagnation de la croissance en France.
02:06Or, toutes les enquêtes de conjoncture qui sont faites régulièrement par l'INSEE auprès des entreprises et des ménages,
02:13des entreprises tout secteur, que ce soit le bâtiment, les travaux publics, l'industrie manufacturière,
02:19et qui portent sur le début du deuxième trimestre, en fait, sont très mauvaises,
02:24avec des perspectives d'activité qui sont revues en baisse, des carnets de commandes qui se déplument.
02:32Et donc, le vrai choc, en fait, de la guerre sur la croissance, il est à venir.
02:38Alors, sur l'inflation...
02:39Il est à venir, ça veut dire qu'on peut imaginer une croissance négative dans les prochains trimestres ?
02:43On peut imaginer une croissance négative pour le deuxième trimestre, bien sûr.
02:46Mais vous savez que les statisticiens définissent, en fait, une récession,
02:52ce sont deux trimestres consécutifs de diminution du PIB.
02:57Donc, on peut avoir une baisse, et on aura sans doute une baisse du PIB au deuxième trimestre.
03:04Après, tout dépend...
03:04Donc, on peut avoir, effectivement, ça va dépendre du trimestre suivant,
03:08mais on peut imaginer une récession en France en 2026.
03:11On peut avoir une récession sur, bien sûr, si on a...
03:14Si la guerre dure au-delà de juin, juillet, août, septembre,
03:19on peut, effectivement, avoir aussi une contraction d'activité au troisième.
03:23Et l'inflation, elle est due à cette crise énergétique ?
03:26Alors, l'inflation...
03:27On sent bien que du côté de l'alimentation, ça résiste encore,
03:29si j'enlève légumes et fruits.
03:31Mais on est à 1,3%, je crois, d'inflation sur les produits alimentaires.
03:35Oui, mais on voit bien que là aussi, en fait, alors là, le 2,2% est clairement lié au
03:43choc énergétique,
03:44puisqu'on a une augmentation sur le juste, sur le volet énergétique de plus de 14% sur un an
03:49sur l'énergie.
03:50Mais que c'est un choc, en fait, qui se diffuse et qui va se diffuser sur l'ensemble de
03:56l'économie.
03:56On voit que les prix à la production dans beaucoup de secteurs industriels sont en train de remonter.
04:03Et donc, les industriels vont passer ces augmentations de coûts de production dans les prix de vente.
04:09Et on aura des effets, en fait, ce choc énergétique, mais qui n'est pas simplement énergétique,
04:14puisqu'il a des effets sur les matières premières, le plastique.
04:19Quand vous avez une augmentation du prix des engrais, au final, en bout de course,
04:24vous avez une augmentation du prix de l'alimentaire, quand vous avez une augmentation du soufre,
04:29quand vous avez une augmentation de l'hélium, tout ça, en fait, est lié à ce détroit d'Hormuz
04:34pour lequel passe un grand nombre de matières premières.
04:36Eh bien, vous avez une contagion à l'ensemble de l'industrie, et avec des prix qui vont augmenter.
04:44Anthony ?
04:44Oui, il y a un pays qu'il faut regarder dans ces cas-là pour savoir un peu ce qui
04:47va nous arriver.
04:47Je suis désolé d'être porteur de ma main nous-mêmes.
04:49C'est la Grande-Bretagne, parce que c'est un pays qui a à la fois moins d'amortisseurs,
04:51et qui est beaucoup plus libéral, enfin, en tout cas, dans son économie.
04:54Moins d'intervention de l'État, moins d'amortisseurs économiques,
04:56par exemple, pratiquement pas d'allocations chômage.
04:59Et donc, il faut regarder un petit peu ce qui se passe de là-bas
05:00pour commencer à comprendre ce qui nous attend dans quelques mois
05:03quand les amortisseurs ont fini de garder notre économie ou de préserver notre économie.
05:07Et là, on compte déjà 3 millions de Britanniques qui sautent un repas tous les jours,
05:11dans ceux qui sont, évidemment, parmi les plus pauvres,
05:12parce que, tout simplement, le prix des matières premières, mais bien de l'alimentation
05:18a encore pris un gros coup d'accélérateur.
05:21Là, j'ai regardé dans le Telegraph, qui est un grand journal conservateur britannique,
05:25mais qui est très au fait de tout ce qui se passe dans l'économie.
05:28Le Gardien ne dit un peu pas la même chose.
05:29Mais par exemple, la viande, en un an, a pris 6% en Grande-Bretagne.
05:32Et puis, surtout, le chômage a augmenté aujourd'hui à 5%.
05:35Celui des jeunes à 16%.
05:36Qu'est-ce que ça veut dire ?
05:38Jamais la Grande-Bretagne n'a eu un taux de chômage aussi élevé depuis 20 ans.
05:41Alors, on est à 5%, on est encore assez préservé en Grande-Bretagne,
05:44mais enfin, on voit bien que la tendance est à l'augmentation.
05:46Et le chômage en France fait partie des choses qui peuvent être délétères dans notre...
05:50On va revenir dans un instant, justement, sur les voisins européens,
05:53notamment ceux de l'Union européenne.
05:54Mais c'est intéressant ce que vous disiez sur la Grande-Bretagne.
05:57La question, Jérôme Cordelier, c'est ce gouvernement qui disait,
05:59on peut espérer une croissance de 0,9%.
06:02C'est mort ?
06:04Le problème, c'est que tout ce que vous venez de dire,
06:06c'était passionnant d'ailleurs, arrive dans un contexte politique.
06:09Alors, je pense que Bruno le développera mieux que moi,
06:13mais dans un contexte politique un peu difficile,
06:16puisque de toute façon, il y a une espèce de statu quo.
06:18On voit bien que Sébastien Lecornu ne fait pas grand-chose
06:22pour essayer de lancer des grandes perspectives.
06:27Et d'ailleurs, il ne le peut pas,
06:29puisque ce profil est la présidentielle de 2027.
06:32Et donc, vous parliez tout à l'heure des carnets de commandes
06:35qui ont du mal à se remplir.
06:36On imagine que dans l'année électorale qui commence,
06:40qui a commencé depuis longtemps,
06:41les perspectives seront encore plus bouchées
06:44pour les carnets de commandes des entreprises.
06:45Vous parliez des conséquences politiques, Bruno Cotteres.
06:48Évidemment, on imagine que si la croissance n'est pas au rendez-vous,
06:51ça va se compliquer entre le gouvernement et les socialistes.
06:55On avait trouvé une sorte de deal.
06:57On peut être remis en cause très vite.
06:59Oui, d'abord, il y a tout un contexte.
07:01Effectivement, on le rappelait tout à l'heure.
07:02Il y a tout un contexte.
07:04On croyait qu'un certain nombre de bêtes noires, au fond,
07:06étaient derrière nous.
07:08Le risque de la guerre, c'est là.
07:10Le chômage, on disait à une époque même
07:13qu'on allait arriver au plein emploi pratiquement en France.
07:15Ça, c'était un des objectifs principaux d'Emmanuel Macron.
07:18L'inflation aussi.
07:20Et puis, on voit revenir des spectres des années 70, au fond.
07:24Et c'est vrai que l'époque où il y avait à la fois du chômage, de l'inflation.
07:32Les économistes connaissent ça très, très bien, bien évidemment.
07:35Et on voit que tout ceci arrive dans une situation politique
07:38qui n'offre pas la possibilité de donner au pays une perspective,
07:42de dire qu'il y a des risques qui sont maîtrisés.
07:46Et voilà la manière dont ils sont maîtrisés.
07:48Voilà la manière dont on va arriver à tenir un certain nombre d'objectifs.
07:52Parce qu'effectivement, le calendrier politique,
07:54c'est que normalement, ce grand débat sur comment affronter l'ensemble de Zéry,
07:58c'est la présidentielle de 2027.
08:00Et que le Premier ministre n'a pas les moyens politiques, législatifs,
08:04d'affirmer un certain nombre de choses.
08:07Et s'il prend un certain nombre de mesures,
08:10il y a l'objectif de la loi de finances 2027,
08:13qui arrive très vite.
08:14Dès les vacances d'été terminées, on y sera.
08:17Ça veut dire, Bono Cotteres, qu'il a très peu de marge de manœuvre.
08:20Très peu de marge de manœuvre.
08:21Très peu de marge de manœuvre budgétairement,
08:24économiquement et politiquement.
08:25On a dépassé les 125 dollars, le baril de Bren ce matin.
08:30On l'imagine facilement monter à 150 dans les jours qui viennent.
08:35Alors oui, j'essaie, vous n'êtes pas Madame Girma.
08:37Non, mais alors franchement, je ne suis pas...
08:38Il y a peut-être une personne sur Terre qui sait,
08:41et encore, je ne suis pas sûre, c'est Donald Trump.
08:43Qu'est-ce qu'il va dire demain ?
08:45Et qu'est-ce qu'il dira après-demain ?
08:48Je vais reposer la question différemment.
08:51Il y a quelques semaines, Roland Lescure parlait de choc pétrolier.
08:55Tout le monde était tombé dessus, il avait ensuite corrigé le tir.
08:57Mais est-ce qu'on est aujourd'hui dans un choc pétrolier ?
09:01Et je veux dire, même, on est dans un choc pétrolier plus-plus,
09:04parce que ce que je vous disais,
09:06ça ne concerne pas simplement les cours du pétrole,
09:09mais il y avait un certain nombre de matières premières
09:11qui passaient, dont le commerce est essentiel,
09:13passant par ce détroit d'Ormouz.
09:15Et donc, c'est un choc qui se diffuse, en fait, à l'industrie.
09:21Donc, c'est un choc pétrolier élargi à un choc de matières premières
09:25qui va avoir des effets.
09:26Juste, par exemple, un exemple sur l'hélium.
09:30On sait qu'entre 30 et 40% de l'hélium passent par du Qatar
09:34et passent par le détroit d'Ormouz.
09:36L'hélium, c'est un gaz qui est essentiel
09:39dans la fabrication des semi-conducteurs, en fait.
09:43Or, on sait que Taïwan,
09:46qui est le numéro un mondial des semi-conducteurs,
09:50une grande partie de l'hélium utilisé dans les usines
09:53venait du Qatar.
09:55Donc, ça perturbe les chaînes d'approvisionnement,
09:58ça perturbe l'industrie.
09:59Donc, on est sur un choc économique et énergétique majeur.
10:04Et combien de temps va-t-il durer ?
10:06On ne sait pas.
10:07Et ce que l'on sait, en revanche,
10:09c'est que même si le détroit d'Ormouz
10:13est demain ou après-demain rouvre par...
10:17On ne sait quelles décisions.
10:19Les installations ont été touchées.
10:23Au Qatar, c'est cette gigantesque usine de Ras Lafane
10:26qui a été très sérieusement endommagée.
10:30Et de l'aveu même des autorités qataris,
10:33ça mettra des mois et des années à retrouver le niveau de production antérieur.
10:36Anthony ?
10:37Oui, on sait qu'au Qatar, c'est deux trains de liquéfaction
10:39qui ont été touchés sur neuf, je crois.
10:42Ça paraît peu comme ça, mais enfin, du coup,
10:43c'est les deux dixièmes de la production en qataris
10:46qui sont touchés pour des mois et des années à venir.
10:48Vous avez raison.
10:49Je tiens à souligner que l'Arabie Saoudite,
10:51et moi, quand je l'ai lu il y a quelques semaines de ça,
10:53c'était en mars,
10:54je me disais que c'était fou, cette affaire,
10:56travaillait et travaillait très sérieusement
10:57sur un prix du pétrole à 180 dollars,
11:00voire 200.
11:00Aujourd'hui, il parle de 200,
11:01mais les prédictions ont été faites sur 180 dollars.
11:04La conclusion, c'était que c'était catastrophique
11:07et pour les pays producteurs,
11:10mais aussi pour les pays consommateurs.
11:11Aucune économie ne sait résister à un tarif à 180 dollars.
11:15Ça semble impossible.
11:17Alors après, il y a des perdants et des gagnants,
11:19mais si vous voulez, on y reviendra un peu plus tard,
11:20et notamment en Europe.
11:21Il ne faut pas oublier qu'il y a des pays producteurs
11:23de pétrole et de gaz en Europe.
11:25Effectivement, plutôt dans le nord de l'Europe,
11:26on va y revenir dans un instant.
11:28Je voudrais qu'on parle de Total Energy
11:30qui annonce dans un communiqué de presse
11:31maintenir sa politique de plafonnement des carburants en France,
11:34tant que la crise au Moyen-Orient durera.
11:36Le groupe annonce également le déclenchement
11:39d'une opération spéciale prix unique partout en France
11:41pour les ponts du 1er, du 8 mai,
11:44pardonnez-moi, et de la sanction.
11:45À ces dates, l'essence sera vendue à 1,99 €,
11:47le diesel 2,09 €.
11:50Effort supplémentaire du groupe,
11:51est-ce que vous avez le sentiment
11:53que Sébastien Lecornu a mis la pression
11:56sur Total ces dernières heures, Bruno ?
11:59J'ai l'impression que c'était un peu coordonné.
12:01J'imagine que si le Premier ministre
12:03a dit qu'il fallait que Total fasse des efforts,
12:07tout en reconnaissant les efforts
12:09que Total avait déjà faits,
12:10le Premier ministre a été quand même très prudent
12:12dans sa prise de parole.
12:13J'imagine qu'il en avait parlé, évidemment,
12:15avant avec le patron de Total.
12:18Bien évidemment, ça semble inconcevable
12:19que le Premier ministre s'exprime sur ce sujet.
12:21Il a décliné, ça va dans le bon sens.
12:24Est-ce que c'est suffisant ?
12:25Je ne peux pas vous répondre.
12:26Je ne sais pas combien de temps la crise va durer.
12:29On fait difficilement plus centriste
12:30comme déclaration.
12:31Absolument.
12:32Mais par contre, on voit que le Premier ministre,
12:34il a un souci à gérer,
12:36qui est la demande sociale,
12:37de faire quelque chose,
12:38que ça se traduise pour les consommateurs,
12:42par un prix moins cher.
12:43Donc Total a envoyé des signaux dans la journée
12:47au fond de maintenir ce qui avait déjà été fait,
12:49c'est-à-dire un blocage de leurs tarifs
12:52jusqu'à ce que la crise soit résorbée
12:54et un geste particulier pour les week-ends
12:56avec beaucoup de départs en week-end sur les routes.
12:59Donc ça, ça va plutôt dans le bon sens.
13:02Mais ça veut dire, Jérôme,
13:03qu'il va falloir s'attendre à des queues pas possibles
13:04dans les stations Total dans les jours qui viennent ?
13:06De toute façon, il y aura des queues
13:08puisque les ponts sont générateurs de queues.
13:11Mais surtout, ce que je vois, moi,
13:15c'est que le problème,
13:17c'est que Total est en communication de crise,
13:19c'est-à-dire que les bénéfices records
13:21ne sont plus acceptables par la société.
13:24Et surtout, il faut qu'ils s'adaptent à ça
13:29puisqu'on sait bien qu'en politique,
13:31le bouc émissaire devient rapidement
13:35l'épouvantail qu'on met en pâture,
13:38notamment les politiques.
13:39Donc, ils ont besoin de s'adapter à ça.
13:42Béatrice ?
13:43Il faut voir que cette affaire de bénéfices records
13:46fait suite aussi à un gros couac
13:48qui est intervenu la semaine dernière
13:50entre Emmanuel Macron et Patrick Pouyanné,
13:54le patron de Total.
13:56Il y avait quelques déclarations
13:57qui n'avaient pas pu au président de la République, effectivement.
13:59C'est-à-dire que Patrick Pouyanné a dit,
14:00sans doute à juste titre, en fait,
14:02que si la guerre durait,
14:04on allait avoir un vrai problème
14:06pour les mois d'été de rationnement.
14:09Alors, là où le rationnement sera le plus...
14:13En tout cas, la question de l'approvisionnement
14:15et des stocks est le plus sensible,
14:17c'est sur le kérosène.
14:18Et c'est vrai qu'il va y avoir,
14:21si la guerre se poursuit,
14:25un problème sur le kérosène.
14:26Et Emmanuel Macron avait mal pris, en fait,
14:30pardon, cette déclaration.
14:33Alors, je vous propose justement,
14:34parce que sur la question de Total,
14:36l'EPS réclame beaucoup plus,
14:39le Parti Socialiste veut davantage.
14:41Écoutez la proposition de Boris Mevalot,
14:43le chef de file des députés socialistes.
14:45Il était ce matin dans la matinale de France Info.
14:48La proposition qui est formulée par les socialistes
14:50consiste à taxer les surprofits
14:52que nous calculons
14:54comme un excédent de 20%
14:56sur la moyenne des résultats
14:58des trois dernières années.
15:00Et donc, ensuite, nous avons des paliers,
15:01une progressivité entre 20 et 40%
15:04de ce surprofit qui est taxé.
15:06Et l'ensemble de ces grandes compagnies énergétiques,
15:09taxées de cette manière-là,
15:10compte tenu de ce que sont ces résultats,
15:11devraient rapporter à peu près 2 milliards.
15:13Bruno Cotteres,
15:14ça n'en refait pas à la taxe Zuckman,
15:16mais ça y ressemble un petit peu quand même.
15:18Ça ressemble un petit peu.
15:20À la fois, le Parti Socialiste gère le court terme,
15:24répondre aux demandes qui s'expriment.
15:26Et c'est vrai que c'est le rôle d'un parti politique,
15:27de responsable politique,
15:28de montrer qu'ils sont en phase avec des demandes.
15:32Il est sur un thème qui est cher au fond
15:35au parti politique de la gauche,
15:36qui est de dire s'il y a des gens
15:37qui ont profité d'une situation,
15:40qui ont fait des profits,
15:41il faut que ces profits soient en partie redistribués.
15:43Et puis le Parti Socialiste,
15:44il a aussi un objectif de moyen un peu plus long terme,
15:47qui est évidemment de prendre date
15:49par rapport à ses partenaires de la gauche.
15:51À un moment donné,
15:51où le PS vient de sortir un pré-programme,
15:55une première ébauche de son programme,
15:56et où la lutte interne au Parti Socialiste
16:00qui est à gauche,
16:01qui est social-démocrate, etc.,
16:03est très intense.
16:04Alors, il y a cette lutte interne du côté du PS.
16:07C'est intéressant de ce qui se passe
16:08du côté du Rassemblement National,
16:09parce que là, sur cette question-là,
16:11il y a vraiment deux tendances.
16:13Bardella, Jordan Bardella, pardonnez-moi,
16:14qui dit, non, on ne va pas taxer.
16:17Et puis, pratiquement, en quelques minutes,
16:19avant d'ailleurs,
16:20ce discours qui était passé sur BFM,
16:22me semble-t-il de mémoire,
16:23Marine Le Pen qui dit,
16:24mais si, si, il faut taxer.
16:26Donc, on sent qu'il y a quand même
16:26deux lignes claires aujourd'hui.
16:28Enfin, deux lignes, en tout cas,
16:30du côté du RN,
16:31il va falloir choisir.
16:31Oui, parce que le RN essaye de concilier
16:35à la fois de son assise
16:37dans des catégories sociales
16:39qui sont les premières touchées
16:41par l'inflation,
16:42l'augmentation des prix,
16:44les milieux les moins privilégiés,
16:46là où les salaires sont les plus petits.
16:47Et puis, en même temps,
16:48le RN, il a déjà lui aussi en perspective
16:51que peut-être,
16:52il va devoir gérer le pays
16:53dans un an
16:55et que ce qu'il dit aujourd'hui
16:57va un peu le lier quand même
16:58à son programme
16:59à présenter aux Français et aux Français.
17:01Jérôme, sur ces questions-là,
17:03on retrouve le clivage,
17:04à dire droite-gauche,
17:05qu'on connaissait,
17:06il n'y a pas certainement comme ça.
17:07Enfin, sauf que vous venez de dire
17:08qu'au sein du RN,
17:09il y avait justement un surclivage.
17:11Mais il y a un clivage droite-gauche
17:13au sein même du RN.
17:15Ça montre encore aussi
17:16l'absence d'idées des politiques.
17:18C'est-à-dire que si,
17:19dès qu'il y a un problème,
17:20il faut sortir la carte taxation,
17:23ça pose quand même un souci.
17:24Il faut qu'il fasse preuve
17:25un peu plus d'imagination
17:26et aussi de responsabilité.
17:29si on peut dire.
17:30C'est vrai que les taxations
17:31supplémentaires ne sont pas
17:32forcément acceptables
17:33en l'État par,
17:34et je parle sous votre contrôle,
17:37mais pourrait justement
17:38entraver encore plus
17:39l'économie française.
17:40Béatrice.
17:41Non mais la taxation
17:42sur les super-profits,
17:43on l'a fait en 2022.
17:45Elle s'appelait
17:45la contribution exceptionnelle
17:47de solidarité.
17:48Pourquoi on l'a fait en 2022 ?
17:50Parce qu'il y avait eu
17:50le choc en Ukraine
17:51et donc on s'était un peu retrouvés
17:53pour les pétroliers
17:54dans la même situation.
17:55Et à l'époque,
17:57on avait dit
17:57on va avoir des milliards
17:59de recettes, etc.
18:01Bon,
18:02l'enthousiasme avait été
18:03un petit peu douché
18:04quand le gouvernement
18:05avait annoncé
18:06sur cette contribution
18:07exceptionnelle,
18:08on peut espérer avoir
18:10200 millions.
18:11Et a posteriori,
18:1418 mois après,
18:15quand le gouvernement
18:15a fait ses comptes,
18:16vous savez combien on a reçu ?
18:1768.
18:1968 millions.
18:21Donc, c'est rien.
18:23Pourquoi ?
18:24Alors, c'est vrai
18:24que ces 6 milliards
18:27de profits
18:29de total
18:30paraissent gigantesques.
18:32Mais une toute petite partie
18:35est réalisée en France.
18:36Or, vous avez une loi fiscale,
18:38une sorte de règle fiscale.
18:39Vous ne pouvez taxer
18:41dans le pays
18:41que les profits
18:43qui sont réalisés
18:44dans le pays.
18:44Parce que sinon,
18:46ça s'appelle
18:47la double taxation.
18:48si vous taxez aussi
18:49les profits
18:51qui sont réalisés
18:51en Suisse,
18:53aux Etats-Unis
18:53ou en Afrique.
18:54Et ça,
18:55ce n'est pas possible.
18:56Justement,
18:56vous parliez
18:57des pays étrangers.
18:58La situation de la France,
19:00elle n'échappe pas
19:01non plus à nos voisins européens.
19:02L'impact de la guerre
19:02est sensiblement comparable.
19:04C'est l'analyse,
19:05en tout cas,
19:05de l'économiste
19:06Stéphanie Villers
19:07du cabinet de conseil
19:09PwC France.
19:10Tous les pays européens
19:11font face
19:12au même choc énergétique.
19:14Je vous rappelle
19:14que tous les pays européens
19:15sont importateurs
19:17nets d'hydrocarbène.
19:18Alors,
19:19pour l'instant,
19:20on a les mêmes indicateurs
19:22en matière d'inflation
19:23où il y a
19:24des taux de croissance
19:25qui sont un peu plus disparates
19:26au sein de la zone euro.
19:27Et puis,
19:28l'Allemagne,
19:29c'est plutôt la bonne nouvelle.
19:30On voit bien
19:30que les efforts
19:32faits par le gouvernement
19:33pour dépenser davantage,
19:35Frédéric Schmers
19:36a décidé
19:37de lancer
19:37un vaste plan
19:38de soutien
19:38à son économie.
19:39Il y a les premiers chiffres,
19:41les premiers indicateurs
19:42qui semblent être
19:43rassurants
19:43pour l'Allemagne.
19:44Voilà,
19:44inflation de la zone euro,
19:46c'est 3%,
19:46c'est la plus forte inflation
19:47depuis septembre 2023,
19:49Anthony.
19:49Non,
19:50alors,
19:50ce qui est fascinant
19:51dans cette histoire,
19:51c'est que le problème,
19:52c'est qu'on a déjà eu une crise
19:54il n'y a pas très longtemps,
19:54il y a en 2022,
19:552023,
19:56et on sait ce que ça a pu rapporter
19:58aux compagnies pétrolières
19:59du monde entier.
20:00Il y a un article
20:01qui est paru
20:01il n'y a pas très longtemps
20:02qui a expliqué
20:02que c'était 900 milliards
20:03en tout pendant deux ans,
20:04900 milliards de sur-profit
20:06pour ces entreprises pétrolières.
20:07Un tiers
20:08partant aux Etats-Unis.
20:10Donc,
20:10malgré tout,
20:11le problème va se poser
20:12et il va falloir trouver
20:13une solution.
20:13Est-ce qu'on va faire
20:14comme l'Espagne
20:14qui a un peu les moyens
20:15de le faire
20:17puisqu'elle a réussi
20:18à dégager des manœuvres
20:23budgétaires,
20:24elle va y dépenser
20:245 milliards,
20:25ce qui pour l'Espagne
20:26est beaucoup.
20:26Je rappelle que l'Espagne
20:27est quand même
20:27une économie
20:29moitié importante
20:30que la France.
20:31Et l'Allemagne,
20:33elle aussi,
20:33elle est moyenne
20:33puisqu'elle a décidé
20:34de dépenser
20:34et qu'elle a un taux
20:35d'endettement
20:35très peu important.
20:37Il y a un pays
20:38qui se trouve extrêmement
20:39coincé par l'augmentation
20:41de ce prix du gaz,
20:43notamment,
20:43c'est l'Italie.
20:44L'Italie,
20:45on a mis beaucoup
20:45de biens l'année dernière,
20:46vous savez,
20:46on avait dit que c'était
20:46un peu le miracle
20:47économique de l'Europe
20:48avec l'Espagne.
20:48Qui veut revenir
20:49sur les fameux déficits
20:50de 3% de l'Europe,
20:51justement, en ce moment.
20:51Oui, parce qu'en fait,
20:52l'Italie dépend
20:5280% du gaz
20:54pour son économie
20:54et notamment
20:55pour son industrie
20:56qui est effectivement
20:57très performante
20:58quand le prix du gaz
20:59est bas.
21:00Or, en ce moment,
21:01ce qui est en train
21:01de détruire
21:02l'industrie européenne
21:05et donc,
21:05je rappelle toujours
21:06que l'Italie
21:06est la deuxième puissance
21:07industrielle d'Europe.
21:08Ce n'est pas la France
21:08qui a la deuxième puissance
21:09industrielle d'Europe,
21:10c'est l'Italie.
21:11L'Italie est en train
21:12de payer très cher
21:13le fait de cet surinvestissement
21:16sur le gaz
21:16et cette surconcentration
21:18sur des petites industries
21:19qui sont très intensives
21:22en utilisation de gaz.
21:23La différence,
21:24ce qui est en train
21:25de tuer l'industrie européenne,
21:26notamment italienne,
21:27mais aussi en grande partie allemande,
21:28qui va devoir trouver d'autres,
21:30c'est notamment la différence
21:31entre le prix du gaz
21:33aux Etats-Unis
21:34et en France
21:35ou en Europe.
21:36Le rapport est de 1 à 4.
21:381 à 4,
21:38c'est insupportable
21:39pour des industries
21:40qui peuvent,
21:41d'une part,
21:41se délocaliser
21:42et d'autre part,
21:43qui doivent affronter
21:44une concurrence américaine
21:45qui, pour le coup,
21:45est imbattable.
21:47Vous parlez de l'Allemagne,
21:48justement,
21:48il y a une baisse
21:49de la taille
21:49de 17 centimes par litre
21:51jusqu'à la fin
21:52du mois de juin.
21:54Bruno,
21:54est-ce que ça va mettre
21:55la pression,
21:56j'allais dire,
21:57sur le gouvernement français
21:57parce que là,
21:58c'est un gouvernement,
21:59on ne peut pas dire
21:59que ce soit un gouvernement
22:00gauchiste du côté
22:01de l'Allemagne.
22:02Quand on voit ça,
22:03est-ce que,
22:03fidèlement,
22:04ça n'arrange pas vraiment
22:05les affaires
22:05du Premier ministre français ?
22:07On le voit dès le début,
22:10au fond,
22:11du choc,
22:12où très, très vite,
22:14beaucoup se sont retournés
22:15vers d'autres pays
22:15en disant
22:16mais les Allemands
22:17font quelque chose,
22:19les Britanniques,
22:19les Italiens,
22:20les Espagnols,
22:21beaucoup,
22:22pourquoi pas la France ?
22:23Et c'est vrai que,
22:24pour le moment,
22:24on a un gouvernement français
22:26qui freine des cas de fer
22:28avec un objectif
22:30qui est bien évidemment
22:31de tenir le déficit
22:33et de se préparer déjà
22:35aux demandes
22:36qui vont arriver
22:36dans la nouvelle vote finance.
22:38C'est là où ça devient
22:40très difficile
22:40parce qu'effectivement,
22:41si on avait l'hypothèse
22:44complètement dingue
22:45du baril à 180-200 dollars,
22:48je crois que les spécialistes
22:49disent que toute augmentation
22:50de 30 dollars sur le baril,
22:52ça se traduit à la pompe
22:53par quelque chose
22:53du type 15 ou 20 centimes.
22:56On voit que c'est très difficile
22:57à tenir socialement,
22:59qu'aucune économie
23:00ne peut résister à ce choc
23:02avec les conséquences
23:03en château de cartes
23:04qui arriveraient.
23:05À ce moment-là,
23:05le gouvernement serait absolument
23:06obligé de réviser sa copie.
23:09Et c'est là où on voit
23:09que ça percute
23:10avec le calendrier politique
23:12parce qu'au moment
23:14de la présidentielle
23:15et on est déjà
23:16dans la préparation
23:17de la présidentielle,
23:18ces questions vont jouer
23:19un rôle fondamental.
23:21Jérôme,
23:22est-ce que,
23:22par exemple,
23:23si on regarde la question
23:24de la dépendance
23:24aux hydrocarbures,
23:25on est pour l'Italie
23:27à 75% de son énergie,
23:29c'est de nous rappeler
23:30Anthony,
23:30l'Allemagne c'est 66%,
23:31la France c'est moins de 50%.
23:33Les enjeux ne sont pas les mêmes.
23:34Est-ce que vous pensez
23:35que la crise
23:36que l'on vit,
23:37elle peut encore plus
23:38fissurer l'Union européenne ?
23:40L'Union européenne
23:42est assez mal en point.
23:44C'est pour ça que je dis
23:44encore un peu plus.
23:45Voilà.
23:45Et on voit bien
23:46que depuis quelques jours,
23:47Ursula von der Leyen
23:48se débat justement
23:49avec cette crise
23:51très, très, très, très,
23:52très, très forte,
23:54notamment sur le plan politique.
23:57Et donc,
23:58elle n'arrive pas en fait à...
23:59Enfin,
24:00je pense que vous le savez
24:01mieux que moi,
24:02mais...
24:02Ce sujet,
24:04c'est difficile
24:04de parvenir à un accord
24:05tout simplement
24:05parce qu'il y a des pays
24:06qui sont bénéficiaires nets
24:07mais qui ne sont pas forcément
24:08en partie de l'Union européenne
24:09comme par exemple
24:10la Grande-Bretagne
24:11ou la Norvège
24:12mais surtout les Pays-Bas
24:13par exemple
24:14qui sont d'énormes
24:15exportateurs,
24:16fournisseurs de gaz
24:17en Europe
24:17et qui eux,
24:18pour le coup,
24:19tout à coup,
24:19on ne les entend plus
24:20les Néerlandais
24:21parce que ça rentre
24:22directement dans leur caisse.
24:23Il y a un autre grand bénéficiaire
24:24c'est évidemment la Russie
24:25contre lequel se bat
24:26l'Union européenne
24:28ou du moins
24:28on essaie de se coordonner.
24:30Or on voit que
24:30c'est le certain calcul
24:32elle pourrait gagner
24:32si la guerre dure longtemps
24:35c'est-à-dire
24:35si ses conséquences
24:36avec un niveau très élevé
24:37du prix du baril de pétrole
24:39ou du gaz d'ailleurs
24:40parce qu'on continue
24:40à acheter du GNL
24:41à la Russie
24:42quand il perdure
24:43jusqu'à la fin de l'année
24:44elle pourrait faire entrer
24:45dans ses caisses
24:45quelque chose comme 250 milliards
24:47de dollars de plus.
24:49Imaginez les conséquences
24:50sur la guerre en Ukraine.
24:51Ce sont des conséquences
24:51en cascade
24:52et effectivement l'Union européenne
24:53qui n'a qu'un mandat commercial
24:54je le rappelle toujours
24:55l'Union européenne
24:56n'est pas là pour faire de la politique
24:57elle est là pour coordonner
24:59les politiques économiques
25:00sur son domaine d'excellence
25:02elle doit effectivement
25:02avoir des tiraillements
25:04en ce moment.
25:05Et notamment je rappelle
25:05c'est l'Allemagne
25:06mais aussi l'Autriche
25:08l'Italie, l'Espagne
25:09et un autre pays
25:10qui ont demandé
25:11le Portugal
25:12qui ont demandé
25:13de pouvoir taxer
25:14les super riches.
25:15C'est facile pour eux
25:15ils n'ont pas de majeure.
25:16Et la facture
25:17j'ai noté que la facture
25:19énergétique européenne
25:20a augmenté de 27 milliards
25:22en 60 jours de conflit
25:23là donc c'est quelque chose
25:24On va continuer
25:25de parler
25:26de l'économie de guerre
25:27et de la guerre en tant que telle
25:29ça sera juste après
25:30les titres
25:31car il est 20h30
25:32sur France Info.
26:01L'actualité c'est avec Stéphane Milom
26:03le blocus naval américain
26:04de prolongement
26:05des opérations militaires.
26:07En France
26:08le plafonnement
26:08des prix des carburants
26:09maintenus par TotalEnergie
26:11va dans le bon sens
26:12c'est le Premier ministre
26:13Sébastien Lecornu
26:14qui l'assure
26:15après avoir demandé
26:16un nouvel effort hier
26:17au groupe pétrolier
26:19et devant ses bénéfices records
26:20à cause de la guerre
26:21au Moyen-Orient
26:22TotalEnergie
26:23maintiendra
26:24dans ses stations
26:25sa politique
26:26de plafonnement
26:27des carburants
26:28tant que la crise
26:29au Moyen-Orient
26:29durera
26:30avec déjà
26:31pour les ponts
26:31du mois de mai
26:32de l'essence plafonnée
26:331,99€ le litre
26:35et 2,09€
26:37pour le gasoil.
26:38Un tout autre sujet
26:40évoqué par Sébastien Lecornu
26:41le Premier ministre
26:42annonce que 200 millions d'euros
26:43vont être débloqués
26:44la semaine prochaine
26:45pour accentuer
26:46la lutte
26:47contre les cyberattaques
26:49et le vol de données
26:50récemment encore
26:51des sites
26:52de fédérations sportives
26:53en France.
26:54Brice Hortefeux
26:55lui ne peut pas rester
26:56conseiller régional
26:57d'Auvergne-Rhône-Alpes
26:58le Conseil d'Etat
26:59vient de trancher
27:00rejette cette requête
27:01de l'élu
27:02les Républicains
27:02Brice Hortefeux
27:04est déclaré inéligible
27:05dans le dossier
27:05du financement libyen
27:07de la campagne
27:07présumée de Nicolas Sarkozy
27:09en 2007
27:09et alors qu'il compare
27:10en appel
27:11l'ancien ministre
27:12a été condamné
27:13en première instance
27:14à 2 ans de prison
27:15et 5 ans d'inéligibilité.
27:17Et puis les footballeurs
27:18de Strasbourg
27:18à Madrid
27:19ce soir
27:20pour la demi-finale
27:21de la Ligue Conférence
27:21coup d'envoi
27:22à 21h
27:23pour des Alsaciens
27:24qui n'avaient jamais
27:27leurs adversaires
27:28de Valenciano
27:29c'est un club
27:30de la capitale espagnole.
27:32France Info
27:3420h-21h
27:36Les informés
27:37Renaud Blanc
27:38Les informés
27:39seconde partie
27:40avec toujours dans
27:40le studio de France Info
27:42le politologue
27:43Bruno Cotteres
27:44Béatrice Mathieu Grand-Reporter
27:45à l'Express
27:46Anthony Bélanger
27:47pardonnez-moi
27:48éditorialiste
27:49à France TV
27:50spécialiste des questions
27:51internationales
27:52et Jérôme Cordelier
27:53rédacteur en chef
27:54au point
27:54on va parler de la guerre
27:56sur le conflit
27:56en tant que tel
27:57il y a aujourd'hui
27:57Anthony
27:58les mots
27:59de l'Ayatollah
28:00Moshtaba Rameney
28:02qui précise
28:03que les Etats-Unis
28:04ont subi
28:05une défaite honteuse
28:06et quand on lui parle
28:07du détroit d'Hormuz
28:08il dit
28:08il veut
28:08enfin quand on lui parle
28:09il écrit
28:10parce que pour l'instant
28:10on ne sait pas
28:11si on lui parle encore
28:12on ne sait pas
28:12s'il est toujours en vie
28:13ou pas
28:14il dit qu'il veut
28:15envoyer les Américains
28:16au fond des eaux
28:18ça veut dire
28:19que du côté iranien
28:20de toute façon
28:20on n'est pas du tout
28:21dans une logique de défaite
28:22du moins dans les mots
28:24d'abord il n'y a pas de raison
28:25qu'ils ont une logique de défaite
28:26parce que quand ils lisent
28:27les éditorialistes
28:28et les éditoriaux
28:28du monde entier
28:29les journaux du monde entier
28:30tout le monde leur explique
28:31qu'ils ont obtenu une victoire
28:33la victoire était finalement
28:34moins dix ans
28:35pour l'Iran
28:35il suffisait de tenir
28:37et de résister
28:37et de déplacer la guerre
28:39d'un tête-à-tête
28:40en tétant
28:41avec les Etats-Unis
28:42vous diriez d'ailleurs
28:42que pour l'instant
28:43c'est plutôt une victoire
28:44des Iraniens
28:44à partir du moment
28:45où la guerre s'est déplacée
28:46donc de ce tête-à-tête
28:47avec les Etats-Unis
28:48d'Israël
28:48d'un point de vue militaire
28:49à la région d'abord
28:52on a parlé quand même
28:53pendant toute la première minute
28:54des conséquences
28:55des attaques iraniennes
28:57notamment sur les installations
29:00pétrolières et gazières
29:01du Qatar
29:02et des Emirats Arabes
29:03ou de Koweït
29:04qui ont été obligés
29:04de toute façon
29:05d'arrêter leur production
29:06et qui donc
29:06qui enlèvent du marché
29:10un baril de pétrole sur 6
29:11et de gaz
29:13à peu près
29:14dans les mêmes proportions
29:1520%
29:15donc on voit bien
29:16qu'il y a un empêchement
29:16qui est dû au déplacement iranien
29:19d'abord d'un point de vue régional
29:20et ensuite
29:21en bloquant le détroit
29:22de l'Hormuz
29:22ils ont déplacé la guerre
29:24sur le terrain économique
29:25et mondial
29:25cette fois-ci
29:26donc rien que ça
29:27c'est-à-dire
29:27avoir fait passer
29:28ce qui était
29:29un écrasement militaire
29:30de l'appareil militaire
29:32et sécuritaire de l'Iran
29:32y compris
29:33qui va leur coûter
29:35d'après
29:35des estimations iraniennes
29:37quelque chose
29:37comme 200 milliards d'euros
29:39dans un pays
29:40qui est sous sanction économique
29:41et bien rien que ça
29:42rien que le fait
29:42qu'ils puissent se permettre
29:43de ne pas négocier
29:44avec les Etats-Unis
29:45de refuser les négociations
29:46tant qu'il y a un blocus
29:47de leur propre exportation
29:50pétrolière et gazière
29:50rien que ça
29:51on ne peut pas appeler ça
29:53une victoire
29:53mais on peut dire
29:54que l'Iran
29:55joue absolument
29:57avec les
29:58comment vous dire
29:58est d'égal à égal
29:59avec les Etats-Unis
30:00dans les conséquences
30:01mais économiquement
30:02c'est plutôt l'asphyxie
30:03parce qu'on parle
30:04de 400 millions de dollars
30:05par jour perdu
30:06par l'Iran
30:07on parle d'une inflation
30:08qui pourrait dépasser
30:09les 68% sur l'année
30:11on parle d'un dollar
30:12qui s'échange
30:12à 1 million
30:13800 000 rial à peu près
30:15voilà
30:15est-ce que
30:15alors asphyxie
30:16ornottes asphyxie
30:17le problème avec des régimes
30:19comme le régime iranien
30:20c'est que ce sont des régimes
30:21révolutionnaires
30:21et idéologisés
30:22c'est-à-dire que
30:23leur problème n'est pas
30:23ce ne sont pas les Iraniens
30:24c'est l'Iran
30:26et c'est le régime iranien
30:27le problème de Vladimir Poutine
30:29ce n'est pas les Russes
30:30c'est la Russie
30:31et d'une certaine façon
30:32le problème
30:32de Donald Trump
30:34c'est
30:35s'il devait être
30:36laissé de seul
30:37à gouverner
30:37sans contre-pouvoir
30:38ce serait les Etats-Unis
30:39leur puissance
30:40leur grandeur
30:40et pas les Américains
30:42il faut avoir ça en tête
30:43c'est-à-dire que
30:44le régime iranien
30:45voit très bien
30:46les conséquences
30:46que ça va avoir
30:47pour les Iraniens du commun
30:48oui c'est vrai
30:50j'ai regardé par exemple
30:51les chiffres
30:52la Peugeot 207
30:53que l'on achetait
30:54un on va dire
30:55enfin en tout cas
30:56avant la guerre
30:57son prix a été multiplié
30:58par deux
30:59oui c'est vrai
31:00que
31:00la moindre
31:02comment dire
31:03denrée alimentaire
31:04a été aussi multipliée
31:04par deux
31:05que l'inflation est à 40%
31:06c'est vrai qu'il va y avoir
31:06des centaines de milliers
31:07d'Iraniens
31:10licenciés
31:11à cause notamment
31:11et bien parce qu'il y a
31:1230% d'aluminium en moins
31:14ou d'acier en moins
31:16produit en Iran
31:16à cause de la guerre
31:17ok
31:17tout ça est vrai
31:20mais c'est pas ça
31:21qui intéresse encore une fois
31:22le régime iranien
31:23le régime iranien
31:24sait qu'il doit tenir
31:25et encore une fois
31:27son problème n'est pas
31:29en tout cas
31:29parce que les Iraniens
31:30ils pensent avoir réglé
31:32le problème en janvier
31:32en leur tirant dessus
31:33à bras raccourcis
31:34et surtout à l'arme lourde
31:36donc il sait
31:37qu'il ne moufteront pas
31:38c'est pas si bon
31:39l'expression
31:39mais c'est un peu ça
31:40enfin en tout cas
31:40il l'imagine
31:41et donc pour l'instant
31:42son problème
31:42c'est tenir
31:43tenir tenir
31:43Béatrice
31:44oui
31:45je partage tout à fait
31:46le diagnostic
31:48fait par Anthony
31:49on a une inflation
31:50qui est
31:51entre 50
31:52on sait pas bien
31:5350 60%
31:54etc
31:55pour se rendre compte
31:56de ce que c'est
31:56aujourd'hui
31:57le salaire minimum
31:58en Iran
31:59c'est 200 millions
32:01de rial
32:01vous savez
32:02est-ce que le prix
32:03d'un sandwich
32:03aujourd'hui
32:04dans les rues de Téhéran
32:06c'est 5 millions
32:075 millions de rial
32:09au prix d'un sandwich
32:10vous avez le salaire
32:11minimal
32:11qui est 200 millions
32:12c'est considérable
32:13une inflation
32:14donc c'est terrible
32:16et donc une partie
32:17de la population
32:18aujourd'hui
32:18a du mal
32:19à acheter
32:19des produits essentiels
32:21du riz
32:22des fruits
32:22du sucre
32:24voilà
32:24que le gouvernement
32:26là
32:26vient d'autoriser
32:27des supermarchés
32:28à vendre
32:30à donner
32:32à crédit
32:33en fait
32:35des denrées
32:36de base
32:37et
32:39les sommes
32:40seraient déduites
32:41des subventions
32:43ou des transferts
32:44sociaux
32:45que reçoivent
32:45les gens
32:46donc il y a
32:46tout un mécanisme
32:47de rustine
32:48qui sont mis
32:48qui sont mis
32:49en place
32:49combien de temps
32:50ça va durer
32:54Jérôme Cordelier
32:55il y a aussi
32:55cette question
32:57centrale du régime
32:58parce que c'était
32:59au départ de la guerre
32:59on nous expliquait
33:00on va faire tomber
33:01le régime
33:01aujourd'hui
33:01on n'est plus
33:02du tout
33:02du tout là
33:03le problème
33:04c'est l'enlisement
33:04c'est à dire
33:05on l'a déjà dit
33:06beaucoup
33:07mais il y a
33:07le spectre du Vietnam
33:08enfin tous ces pays
33:09voilà
33:10et puis
33:12c'est là
33:12où on voit
33:12un peu
33:14encore une fois
33:14je parle
33:14sous votre regard
33:16expert
33:16mais
33:18on voit bien
33:19que Donald Trump
33:20arrive au bout
33:21un peu
33:21de sa
33:23manière de faire
33:24c'est à dire
33:25qu'on ne peut pas
33:25passer éternellement
33:26comme ça
33:26au mépris
33:27de toutes les lois
33:28internationales
33:29et croire que
33:29la force
33:30est l'unique moyen
33:31d'y arriver
33:32quand on est confronté
33:33à une autre vision
33:35du monde
33:35une autre pratique
33:37culturelle
33:37et une autre manière
33:39de faire la guerre
33:39bon ben là
33:40on voit que
33:41la vision se trouble
33:43Bruno Cotteret
33:44il y a un voyage
33:44important
33:45le 14 et 15 mai
33:46pour Donald Trump
33:47c'est qu'il va en Chine
33:48est-ce que vous imaginez
33:50qu'il se dit
33:51j'ai intérêt à finir
33:52le travail
33:52entre guillemets
33:53je mets des guillemets
33:54évidemment à travail
33:54avant mon voyage
33:56tout ce qui n'y porte
33:56ou pas
33:57sans doute
33:58ce qui est sûr
33:59c'est que le président américain
34:00ne peut pas donner le sentiment
34:01qu'il vient en position de faiblesse
34:03effectivement
34:03il y a la dimension symbolique
34:04qui aujourd'hui
34:05est tout à fait
34:06tout à fait essentielle
34:07ne pas donner le sentiment
34:08que les Etats-Unis
34:10ayant déployé
34:10une telle armada
34:11ayant autant frappé
34:14mis autant de bombes
34:15tué autant de gens
34:16que tout ça
34:18aboutit à une sorte
34:19d'impasse
34:20où on ne peut pas
34:21clairement dire
34:21le résultat
34:22Donald Trump
34:23il lui importe surtout
34:24je pense d'avoir
34:25un jeton de plus
34:26qu'avant
34:27il ne peut pas arriver
34:28en Chine
34:29en disant
34:30tout ça a coûté
34:31les sommes sont absolument
34:33astronomiques
34:34hier
34:35les auditions
34:36du dirigeant américain
34:3825 milliards
34:39mais cela étant
34:40c'est un chiffre
34:40qui semble très sous-estimé
34:42oui oui
34:43même si on dit
34:44beaucoup qu'aux Etats-Unis
34:45que de ce point de vue là
34:46c'est sans limite
34:48pour défendre
34:49la grandeur américaine
34:50mais les sommes
34:51sont complètement dingues
34:52complètement vertigineuses
34:53donc le président américain
34:54ne peut pas arriver
34:54dans une position de faiblesse
34:56en ayant abattu
34:57autant de cartes
34:58je vais vous donner
34:58la parole tout de suite
34:59Anthony
34:59mais juste une question
35:00sur l'inflation
35:01aux Etats-Unis
35:01c'est 3,5%
35:03on sait que c'est
35:04l'économie
35:05qui peut faire
35:06changer un petit peu
35:07les choses
35:07du côté de Donald Trump
35:08le prix du galon
35:09est très important
35:09alors le prix du galon
35:10on rappelle
35:10c'est à peu près 4 litres
35:12un galon
35:13ça signifie que
35:14voilà
35:14Trump se rend compte
35:15qu'économiquement
35:16ça va être compliqué
35:17pour les américains
35:18même si Anthony disait
35:19il pense plutôt
35:20lui Amérique
35:21plutôt qu'Américain
35:22il se dit effectivement
35:25et son entourage
35:26se dit sans doute
35:27que le retour
35:28dans l'inflation
35:29c'est la promesse
35:31qu'il n'a pas tenue
35:31c'est-à-dire qu'il a
35:32quand même été élu
35:33en disant
35:34Biden a augmenté
35:36les prix etc
35:36moi vous allez voir
35:37avec moi
35:38l'inflation
35:38je vais la faire baisser
35:39etc
35:40c'est d'ailleurs aussi
35:40pour ça
35:41qu'il avait mis
35:42une telle pression
35:43sur l'ancien président
35:44de la réserve fédérale
35:45pour qu'il baisse
35:46les taux d'intérêt
35:47pour redonner
35:48du pouvoir d'achat
35:49donc il y a
35:50deux éléments
35:51qui jouent beaucoup
35:51dans le sentiment
35:52des américains
35:53il y a le prix du galon
35:54le prix d'essence
35:55et il y a la bourse
35:57et pour le moment
35:58la bourse
35:59ne s'est pas effondrée
36:02et ça c'est très important
36:03pour le consommateur américain
36:06dont une partie
36:07de son épargne
36:09est quand même liée
36:09et de sa retraite
36:11est quand même liée
36:12à la bonne tenue de la bourse
36:13pour le moment
36:14ça ça tient
36:15Anthony
36:16c'est comme dans la haine
36:16pour le moment
36:18tout va bien
36:18jusqu'ici tout va bien
36:19jusqu'ici tout va bien
36:21l'inflation
36:22c'est effectivement
36:22le gros
36:22alors quand je comparais
36:24les pays tout à l'heure
36:25c'est vrai que
36:25l'avantage énorme
36:26de l'Iran
36:27comme de la
36:27enfin l'avantage énorme
36:30c'est trop
36:30c'est attenant de dire ça
36:31de la Russie
36:32ou de la Chine
36:32c'est ce que sont
36:33des pays totalitaires
36:34et autoritaires
36:35et donc au fond
36:36ce que pense la population
36:37n'a pas d'incidence directe
36:39c'est pas tout à fait vrai
36:40il peut y avoir
36:41des mouvements sociaux
36:42en Chine
36:42il y a des centaines
36:43de milliers de grèves
36:44tous les ans
36:45des milliers de conflits sociaux
36:46qu'on ignore totalement
36:47mais les chinois
36:47on a tête près du bonnet
36:48ils sont capables
36:49de se révolter
36:50et la Chine a montré
36:50dans le passé
36:51qu'elle faisait très attention
36:52à ces mouvements sociaux
36:52qui pouvaient mal se terminer
36:53mais on va dire que
36:54pour les Etats-Unis
36:56qui sont un pays
36:56quand même
36:57malgré tout
36:58qui continue
36:58d'être une très grande démocratie
36:59les échéances sont pour le 4 mai
37:01et donc
37:02il ne peut pas être absent totalement
37:03de la tête de Donald Trump
37:04qu'il faut quand même
37:06au moins pendant l'été
37:07ou sinon après l'été
37:07préparer les élections
37:08lui pense qu'il n'y aura pas de problème
37:10d'ici l'été
37:11d'ici la fin de l'été
37:12lui pense qu'il a
37:13jusqu'à la fin de l'été
37:14si le congrès ne l'embête pas
37:15avec cette fameuse règle
37:16des 60 jours
37:17on va y revenir
37:17pour aller jusqu'au bout
37:18maintenant
37:20ce que je voudrais souligner
37:21c'est que Donald Trump
37:23peut très bien décider de partir
37:24c'est-à-dire que
37:25contrairement
37:25je fais partie de ceux
37:26qui depuis assez quelques semaines
37:28sont convaincus
37:29qu'il pourrait parfaitement
37:30décider de partir
37:31et de laisser
37:32grosso modo
37:32cette espèce d'énorme bordel
37:34au milieu du monde
37:35de partir c'est-à-dire
37:36c'est-à-dire
37:36de décider que ça suffit
37:37il a essayé tout ce qu'il a pu
37:38il a essayé de pousser
37:40les rangs des négociations
37:41il a essayé de l'écraser
37:42sous les bombes
37:42ça ne marche pas
37:43et hop on remballe tout
37:44le repas
37:45alors pourquoi
37:48ça pourrait lui venir à l'esprit
37:49d'abord d'une part
37:50parce que l'étroit d'Ormouge
37:50il ne cesse de le répéter
37:51depuis le début
37:52ce n'est pas un problème américain
37:54c'est un problème
37:55des pays du Golfe
37:55qui sont en train en ce moment
37:56de se
37:57en partie
37:58une partie d'entre eux
37:58de se rebeller contre les Etats-Unis
38:00et c'est un problème
38:00qui concerne éventuellement
38:01l'Europe et d'autres pays
38:03deuxièmement
38:03parce que les Etats-Unis
38:04sont des grands bénéficiaires
38:05de cette crise énergétique
38:06et oui en ce moment
38:08ils n'ont jamais autant
38:09à exporter de gaz
38:10et même de pétrole
38:12on voit les flux
38:13quand on regarde un tout petit peu
38:14les flux
38:16de pétrole et de gaz
38:17ils seront tous
38:17réorientés vers les Etats-Unis
38:19parce qu'il faut trouver
38:19même très cher
38:20du gaz et du pétrole
38:21rapidement
38:22et donc d'une certaine manière
38:23comme ils pensent
38:24vous avez raison
38:25comment dire
38:26portefeuille bancaire
38:27portefeuille
38:28pardon
38:29boursier
38:30et bien
38:31ils voient que la bourse
38:32se tire pas mal
38:33et que la dernière fois
38:34en fait
38:34qu'il y avait une grande crise
38:35je vous l'ai dit tout à l'heure
38:36presque un tiers
38:37des surprofits
38:38avaient été départés
38:39directement aux Etats-Unis
38:40donc ils se disent au fond
38:41il y a la question
38:43dont on parle beaucoup
38:44ces dernières heures
38:45de riposte militaire possible
38:46quels sont les plans
38:47qui sont sur la table
38:48pour Trump
38:49et puis question suivante
38:50on parle de cette date
38:52du 1er mai
38:52théoriquement
38:53il devrait s'expliquer
38:54devant le Congrès
38:56justement sur sa politique
38:57et sur cette guerre
38:59bah oui mais
38:59comme tout est juridique
39:00aux Etats-Unis
39:01PitexF aujourd'hui
39:02a expliqué que
39:03puisqu'il y avait un cessez-le-feu
39:04on devait décompter
39:05cessez-le-feu
39:05de ces quelques jours
39:07c'est à dire
39:07les décompter
39:08ça fait trois semaines
39:09grosso modo
39:09que la guerre s'est arrêtée
39:10bah il faut les décompter
39:11les 60 jours en question
39:12parce qu'il se passe rien
39:13on n'a pas à utiliser
39:13alors il y a plein
39:14d'interprétations juridiques
39:16mais je fiche mon billet
39:17qu'il arrivera
39:17à prolonger ça
39:18de 15 jours 3 semaines
39:19de manière à ne pas
39:20ensuite le Congrès
39:21des Etats-Unis
39:22c'est à dire
39:24le Sénat
39:24comme les Républicains
39:25auront beaucoup de mal
39:26quand même
39:27sur une guerre aussi
39:28malgré tout
39:29de toutes les opérations
39:30militaires des Etats-Unis
39:32la guerre engagée
39:33contre l'Iran
39:33est une guerre
39:34non pas populaire
39:35mais qui est la moins
39:37défavorablement vue
39:37par les Américains
39:38et un Congrès
39:41qui s'opposerait
39:41au Président
39:43sur ce point
39:44serait quand même
39:45très
39:47ça serait comme
39:47enfin
39:48je ne l'analyse pas
39:49comme ça
39:50je ne le vois pas
39:50comme ça
39:50en quelques secondes
39:51sur les frappes
39:53militaires
39:53alors là
39:55c'est la grande inconnue
39:56mais c'est exactement
39:56c'est ce qu'on appelle
39:57le brouillard de la guerre
39:59il est en train
39:59de rassembler suffisamment
40:00alors
40:01cette période de trêve
40:02lui a permis clairement
40:03de reconstituer les stocks
40:04qu'il a été pris
40:05et qu'il a pris
40:05à droite et à gauche
40:06de missiles
40:07et de munitions
40:09ça c'est important
40:10la deuxième chose
40:11c'est qu'il a fait venir
40:11un troisième porte-avions
40:12et d'autres manières
40:13de pouvoir
40:14on va dire
40:15être sérieux
40:15quand il parle de guerre
40:16or quand Donald Trump
40:17fait venir des troupes
40:18généralement
40:18ça veut dire
40:19qu'il va frapper
40:19et il pourrait tenter
40:20effectivement devant
40:21l'espèce de jeu
40:22de je te tiens
40:23tu me tiens
40:23par la rabichette
40:24que tu es en train de jouer
40:24qu'il doit détester
40:25c'est à dire du temps
40:26qu'il est en train de perdre
40:27il n'aime pas les choses
40:28qui durent longtemps
40:29il pourrait essayer
40:30de tenter une dernière fois
40:31de frapper l'Iran
40:33histoire je vous le dis
40:33pourquoi à la fin
40:34en disant
40:35écoutez désolé
40:35j'ai rien obtenu
40:36dans ces cas-là
40:38on part
40:38et puis on va faire autre chose
40:39bon si je vous ai bien compris
40:41il ne faut pas s'attendre
40:41à grand chose
40:42du côté des Etats-Unis
40:43pour le 1er mai
40:45demain
40:45du côté du Congrès
40:47je ne pense pas
40:47en tout cas
40:48il trouvera suffisamment d'alliés
40:49pour ne pas le faire battre
40:50au Congrès
40:50maintenant une discussion
40:51peut s'ouvrir
40:52alors en France
40:52le 1er mai
40:53c'est une autre question
40:54qui se pose
40:55celle du travail
40:55le jour du seul jour
40:57férié chômé
40:59Boulanger et Floris
41:00vont-ils pouvoir
41:01travailler avec leurs salariés
41:03j'aimerais qu'on rappelle
41:04un petit peu
41:05la règle
41:06si je peux dire
41:06la loi
41:07Béatrice Mathieu
41:08parce qu'on parle beaucoup
41:09de ce 1er mai
41:10on va parler des syndicats
41:11certains politiques
41:12étaient vendus
41:12expliquez-nous exactement
41:13ce qui s'est passé
41:14alors ce qui s'est passé
41:15l'année dernière
41:17en fait
41:17il y a eu un certain nombre
41:19en fait
41:19notamment de boulangers
41:21qui ont été
41:23rattrapés par la patrouille
41:24et qui ont eu des amendes
41:25donc il y avait eu
41:25un projet de loi
41:26en fait
41:27750 euros par salarié
41:29si on travaille
41:31et qu'on est avec
41:32un salarié
41:32750 euros
41:33donc on imagine
41:34qu'il y en a plusieurs
41:35donc il y avait eu
41:35un projet de loi
41:37qui permettait
41:38d'éclaircir tout ça
41:39et d'étendre
41:40le travail
41:40le 1er mai
41:41et surtout
41:42d'étendre
41:42à d'autres professions
41:44que les boulangers
41:45et les fleuristes
41:46ce projet de loi
41:48a mis du temps
41:49à arriver
41:49en discussion
41:51sans doute
41:51était-il
41:52un peu
41:53trop complexe
41:54mal ficelé
41:55etc
41:56il arrive au Sénat
41:58le Sénat
41:59l'approuve
42:00en même temps
42:02les syndicats
42:04sont évidemment
42:05vent debout
42:06la gauche
42:07à l'Assemblée nationale
42:08dit
42:09si ça ça passe
42:11nous on va faire
42:11une motion de censure
42:12devant
42:14ce qui semblait être
42:16et se profiler
42:18comme une sorte
42:18de
42:19bâton merde
42:20pour le gouvernement
42:21excusez-moi l'expression
42:22le gouvernement
42:23a fait machine arrière
42:24a fait machine arrière
42:25a dit qu'il n'y aurait pas
42:26en fait
42:27ce texte ne serait pas
42:28discuté en commission
42:29mixte paritaire
42:30vous savez c'est ce lieu
42:31où sénateurs
42:32et députés discutent
42:34et puis finalement
42:35c'est un enterrement
42:36en première classe
42:37donc là on est
42:38dans une sorte
42:39de flou juridique
42:40qui perdure
42:41même si le gouvernement
42:43a dit
42:44qu'il fallait faire
42:45preuve d'intelligence
42:46et que
42:47les boulangers
42:48et les fleuristes
42:49qui ouvriraient
42:52demain
42:52ne soient pas
42:54sanctionnés
42:54donc on en est là
42:55justement
42:56sur la question
42:56des contrôles
42:57on appelle
42:57donc on en appelle
42:58à l'intelligence
42:59collective
42:59Yann Dufauré
43:00est inspecteur
43:01du travail
43:02membre du bureau
43:02national
43:03de l'union fédérale
43:04des syndicats
43:05de l'état CGT
43:05il réagit
43:06justement
43:07à cette expression
43:08preuve d'intelligence
43:09collective
43:10réponse
43:11pince sans rire
43:11écoutez
43:12j'ai pris le temps
43:14de regarder
43:14le code du travail
43:15j'ai bien regardé
43:16les différents articles
43:1731, 33, 4
43:19il n'y a pas marqué
43:21cette mention là
43:21donc ça n'a pas
43:23valeur légale
43:24ça ne rentre pas
43:24dans le droit positif
43:25donc ça ne doit pas
43:26constituer une base légale
43:28vous ferez les contrôles
43:29comment demain ?
43:29nous sommes indépendants
43:31et nous avons la possibilité
43:32de choisir
43:32nos contrôles
43:33moi demain
43:34effectivement
43:34je vais regarder
43:35un petit peu
43:35mon secteur
43:36et voir s'il y a
43:38des commerces
43:39qui risquent d'ouvrir
43:39voilà Yann Dufour au micro
43:41de Jeanne Mézias
43:42sur France Info
43:43intelligence collective
43:44on sent bien quand même
43:46l'embarras du gouvernement
43:46Jérôme
43:47bah oui
43:48et puis surtout
43:48on sent bien
43:49que le dossier
43:50sur le travail
43:51dans la perspective
43:52de la présidentielle
43:53est en train
43:54de s'ouvrir
43:55on voit bien
43:56qu'il y a des prises
43:56de position
43:57Gabriel Attal
43:58qui essaye
43:59de faire une percée
44:00aussi sur ce terrain là
44:01comme l'avait fait
44:02Nicolas Sarkozy
44:03comme l'avait fait
44:04Nicolas Sarkozy
44:04en 2012
44:05d'ailleurs
44:06alors qu'il était
44:07à la peine
44:07dans les sondages
44:08Bruno Le Maire
44:08qui est intervenu
44:09en disant que le volume
44:10de travail était insuffisant
44:11LFI
44:12qui propose
44:137 jours fériés
44:14supplémentaires
44:15et finalement
44:17Sébastien Lecornu
44:18qui fait passer le message
44:19qu'il gardera
44:21sa ligne de la droite sociale
44:22donc on voit bien
44:23que ce grand chantier
44:24éternel chantier
44:25en France
44:26doit peut-être
44:28s'ouvrir
44:28à la faveur
44:29justement
44:29de ce jour férié
44:30en plus les gens
44:31auront le temps
44:32demain
44:32de phosphorer
44:32un petit peu sur sujet
44:33c'est un totem
44:34ça le 1er mai
44:35et pour les syndicats
44:36et pour la gauche
44:37Bruno
44:37oui et clairement
44:38on voit d'ailleurs
44:39que derrière
44:40la bataille juridique
44:42une bataille politique
44:44idéologique
44:45très très très importante
44:47du côté des syndicats
44:49au fond
44:49ce qu'on redoute
44:50c'est que progressivement
44:51par petit bout progressif
44:53le 1er mai
44:54bascule vers une interprétation
44:55du travail du dimanche
44:57c'est-à-dire
44:58que le 1er mai
44:59ne perde son statut particulier
45:01du seul jour
45:01qui est à la fois
45:02chômé
45:03férié
45:04est payé
45:05et donc il y a cette crainte
45:06les syndicats disent
45:08mais même l'exception
45:09ouverte par le gouvernement
45:10sur
45:11les boulangers
45:13pâtissiers
45:14les fleuristes
45:15le gouvernement
45:16ne fait pas référence
45:17au code de l'artisanat
45:18par exemple
45:19de manière à verrouiller
45:20que l'interprétation
45:21ne soit pas glissante
45:22progressivement
45:23et ne s'élargisse
45:24vers d'autres professions
45:25c'est-à-dire que la loi
45:26voulue par le gouvernement
45:27et qui pourrait être appliquée
45:28d'ailleurs en 2027
45:29elle est assez stricte
45:30c'est vraiment
45:31sur le volontariat
45:33déclaration écrite
45:35boulanger
45:35floriste
45:35et personne d'autre
45:36voilà
45:37mais on voit
45:37que le diable
45:38se cache dans les détails
45:39et que la crainte
45:40du côté des syndicats
45:41c'est que ça soit
45:42un pas de côté
45:43pour aller vers
45:44quelque chose
45:45qui au fond
45:46ouvrirait davantage
45:47à plus de professions
45:48à plus de secteurs
45:49professionnels
45:50il y a eu une bataille
45:50incroyable
45:51il y a eu des recours
45:52qui ont été déposés
45:53d'ailleurs par les syndicats
45:54sur un communiqué
45:55qu'a publié le gouvernement
45:57qui n'était pas très bien ficelé
45:58le communiqué disait
45:59que les services de l'État
46:01allaient donner
46:02des instructions
46:03pour que les commerçants
46:05qui ouvriraient le dimanche
46:06au titre de cette exception
46:07ne souffrent
46:08d'aucune conséquence
46:10entre les lignes
46:11ça veut dire
46:11qu'ils n'auront pas de contrôle
46:12au fond
46:13donc le gouvernement
46:14a réécrit
46:16son communiqué de presse
46:17dans une écriture
46:19qui n'a pas non plus
46:20au fond
46:21le mérite de la clarté
46:22non plus
46:22Anthony
46:22alors moi souvent
46:24on me pose la question
46:24de savoir
46:25qu'est-ce qu'un contre-pouvoir
46:26parce qu'on en parle beaucoup
46:27sur les États-Unis
46:27Donald Trump
46:28n'est pas le premier président
46:30à vouloir accaparer le pouvoir
46:32il a toujours été contredit
46:33par des contre-pouvoirs
46:34et bien voilà
46:35ce que c'est un contre-pouvoir
46:36c'est un inspecteur du travail
46:37qui dit
46:38excusez-moi
46:38désolé
46:38mais nous sommes indépendants
46:40la loi est claire sur le sujet
46:42demain
46:42j'irai faire des contrôles
46:43et on verra bien
46:44ce que c'est un contre-pouvoir
46:46c'est quand un juge dit
46:47excusez-nous
46:48mais nous la justice
46:48est indépendante
46:49la loi prévoit
46:50par exemple
46:51une éligibilité
46:54obligatoire
46:55pour les politiques
46:56qui auraient fouté
46:56ben voilà
46:57je l'applique
46:57et c'est comme ça
46:58et personne
46:59le débat est clos
47:01c'est important
47:02de l'avoir en tête
47:03parce que ce débat
47:04sur le 1er mai
47:05moi j'ai l'impression
47:06que c'est
47:07retour vers le futur
47:08ça fait 40 ans
47:09que j'entends
47:10tous les 10 ans
47:11ça nous donne la date de 86
47:13où on a commencé
47:14à ouvrir entre guillemets
47:15la possibilité
47:16j'avais 20 ans
47:17c'est vous dire
47:18c'est vous dire
47:19à quel point
47:19ce débat pollue
47:22et se termine toujours
47:23de la même manière
47:24c'est-à-dire qu'à la fin
47:25le 1er mai
47:26continue d'être chômé
47:28et férié
47:31et c'est d'ailleurs
47:32je sais qu'on est
47:33parmi les quelques pays d'Europe
47:34qui le font
47:35il y a 3 pays
47:36la Pologne
47:37c'est intéressant la Pologne
47:39et l'Espagne
47:39en fait
47:40on est 3 pays
47:40sur le férié
47:41les 3 pays en Europe
47:43alors on vous dira
47:43oui mais les autres le font
47:44les autres font ce qu'ils veulent
47:46ensuite ils ont
47:46d'autres traditions
47:47ouvrières et syndicales
47:48et enfin
47:50écoutez peut-être
47:51qu'on devrait s'intéresser
47:51au travail en général
47:52avant de se focaliser
47:53sur le premier
47:53mais on voit bien
47:54que là
47:54il y a un débat
47:56qui est beaucoup plus
47:57qu'effectif
47:59où il est symbolique
48:00véritablement
48:01et où
48:02c'est deux façons
48:03de voir le travail
48:04et deux façons
48:05de voir l'histoire
48:06y compris des mouvements
48:07ouvriers et syndicaux
48:08qui s'affrontent
48:10juste une petite dernière chose
48:11je rappelle toujours
48:12que la France
48:13c'est un des pays
48:13les moins syndiqués
48:14d'Europe et du monde
48:16on est deux fois moins
48:17syndiqués en France
48:17qu'aux Etats-Unis
48:18et on est même
48:20très en dessous
48:21de la moyenne mondiale
48:22donc on n'est pas un pays
48:24perclus de syndicats
48:25qui seraient incapables
48:27de se réformer
48:27ce n'est pas vrai
48:28la France
48:28encore une fois
48:29n'est pas un pays
48:31aussi syndiqué
48:32qu'il n'y paraît
48:32Béatrice
48:33alors moi je vais
48:35défendre
48:35d'une certaine façon
48:36le fait
48:37d'être revenu
48:38sur cette loi
48:39non pas
48:40parce qu'il y a
48:41une vraie question
48:42de la France
48:42ne travaille pas assez
48:43c'est à dire
48:44qu'il n'y a pas assez
48:44de volume de travail
48:46ça c'est vrai
48:47mais c'est un sujet
48:48pour la présidentielle
48:49mais quand on a
48:51une crise du pouvoir d'achat
48:52comme on risque
48:54d'en avoir une
48:55rajouter dessus
48:56une crise politique
48:57et sociale
48:58était sans doute
49:00franchement
49:00pas le moment
49:01Vous attendez
49:02à quel type
49:03de 1er mai
49:04demain Jérôme ?
49:05Je pense que ça va être
49:06comme tous les 1ers mai
49:07depuis 1986
49:08comme vous l'avez dit
49:09donc il va se passer
49:10il y a quand même
49:11un risque
49:12j'ai écouté
49:13ce que vous disiez
49:13quand même
49:14que certains inspecteurs
49:16de travail
49:16même s'ils ne font
49:17qu'appliquer la loi
49:17bien sûr
49:18soient instrumentalisés
49:20par certains mouvements
49:20politiques
49:21pour mettre
49:22la chienlit
49:23comme disait
49:23l'autre
49:24dans ce débat politique
49:26et transforme
49:27un peu ce jour
49:29symbolique
49:29en crise politique
49:32et sociale
49:32Crise politique
49:33ça sera un 1er mai
49:34très politique
49:35Bruno ?
49:36Forcément
49:37tout le monde
49:38a déjà intégré
49:39le calendrier
49:41politique
49:41on arrive
49:42progressivement
49:43Vous allez surveiller
49:44les petites phrases
49:44des années
49:45des années
49:45Une échéance
49:45très importante
49:46on s'approche
49:47progressivement
49:48au fond
49:48du grand moment
49:50du bilan
49:50de 10 ans
49:51de macronisme
49:51On y est déjà
49:52On titrait là-dessus
49:53la semaine dernière
49:54Et donc forcément
49:55ça va attiser
49:57l'appétit
49:57des messages politiques
49:59sans aucun doute
50:00Les syndicats
50:01à la gauche
50:01sera dans la rue
50:02On se souvient
50:03l'année dernière
50:04de cette image
50:04de Jérôme Guège
50:06qui est exfiltrée
50:06du défilé parisien
50:08qui montrait bien
50:09les tensions
50:09très fortes
50:10à l'intérieur
50:10de la gauche
50:12Oui
50:12Il n'y a pas de raison
50:13qu'elle se soit
50:14beaucoup estompée
50:15Il faut souhaiter
50:16qu'on n'ait pas
50:19des images
50:19telles qu'on avait
50:20vu effectivement
50:21un député
50:22exfiltré
50:23d'une manifestation
50:24On ne peut pas dire
50:25que c'est quelque chose
50:26optimal au plan
50:27du bon fonctionnement
50:27démocratique
50:28C'est un moment important
50:29pour les syndicats ?
50:30Oui bien sûr
50:31C'est un grand rendez-vous
50:33Les autorités disent
50:34qu'il y aura 150 000 personnes
50:35à peu près
50:35Ils tablent sur ce chiffre-là
50:37Oui
50:37Alors ça a été rappelé
50:38tout à l'heure
50:38C'est vrai que la France
50:39n'est pas un pays
50:40de forte syndicalisation
50:41Nos grosses centrales
50:42syndicales
50:43les plus importantes
50:43elles ont de l'ordre
50:44de 700 000
50:45800 000 adhérents
50:46Donc ce n'est pas
50:47effectivement très très important
50:48Sur une population active
50:50de plus de 30 millions
50:51d'actifs
50:5233 millions d'actifs
50:53Donc on a effectivement
50:54un très faible taux
50:55de syndicalisation
50:56Les syndicats ont repris
50:57un petit peu de confiance
50:59depuis les mobilisations
51:01contre la réforme
51:01des retraites
51:02Dans l'enquête
51:02qu'on réalise au Céville-Poeuf
51:03notre baromètre sur la confiance
51:05ils sont en gros
51:06autour de 35% de confiance
51:07c'est très loin
51:08des partis politiques
51:09qui eux sont plutôt
51:10de l'ordre de 15% de confiance
51:12Ce 1er mai
51:13c'est une sorte de coup d'envoi
51:14de la présidentielle
51:15symbolique ?
51:16Peut-être pas le coup d'envoi
51:17parce que je pense
51:17que le coup d'envoi
51:18d'une certaine manière
51:19a déjà eu lieu
51:20dès le lendemain
51:21des municipales
51:22je pense qu'on est déjà
51:23dedans
51:23mais évidemment
51:24c'est une
51:26il y aura
51:27des messages politiques
51:28bien évidemment
51:29Vous savez
51:31moi je suis d'ici
51:32d'une famille ouvrière
51:32et le 1er mai
51:35pour une partie
51:36des français
51:36c'est une fête populaire
51:37quand j'étais gamin
51:39j'allais cueillir
51:39le muguet de ma grand-mère
51:40pour le vendre dans la rue
51:41je me rappelle encore
51:42c'était 1 franc
51:43les 5
51:44c'est vous dire
51:44si ça fait longtemps
51:4510 francs
51:45je crois
51:46les 5 brins
51:47je ne sais pas comment vous dire
51:49demain
51:49il va y avoir
51:50des millions de français
51:51dans la rue
51:51qui vont acheter du muguet
51:52je suis désolé
51:53de le dire comme ça
51:54mais il y a d'autres pays
51:54en Europe
51:55qui ont des traditions
51:55très fortes
51:56autour du 1er mai
51:56c'est pas seulement
51:58quand on parle
51:59de ce 1er mai
52:00chômé et férié
52:01c'est pas seulement
52:02des impératifs économiques
52:05auxquels on fait
52:06ça transporte avec lui
52:08toute une histoire
52:08du mouvement évrier
52:09et tout aussi
52:10une joie
52:11d'être ensemble
52:12le 1er mai
52:13moi je vois pas pourquoi
52:13est-ce qu'on mettrait ça en cause
52:14c'est juste un jour par an
52:15juste un jour par an
52:17juste un jour par an
52:18vous êtes convaincue
52:19Béatrice
52:20oui je pense que c'est
52:21en quelques secondes
52:22c'est juste un jour par an
52:23et il ne faut pas
52:26cristalliser
52:26sur la question du 1er mai
52:28une autre question
52:29qui est essentielle
52:29et qui devrait être abordée
52:31c'est à dire
52:32augmenter
52:33la quantité de travail
52:34que la France produit
52:36et objectivement
52:38c'était pas
52:39faire quelques dérogations
52:40sur le 1er mai
52:41qui résout ce problème là
52:42qui devra absolument
52:44être traité
52:45parce que
52:45de façon globale
52:47il n'y a pas assez
52:48de quantité de travail
52:49en France
52:50aujourd'hui
52:50la une de l'express
52:51Béatrice Mathieu
52:52alors la une de l'express
52:53c'est sur
52:54une de nos chroniqueuses
52:55maisons
52:56la philosophe
52:57Julia
52:58de Funès
52:59qui sort un essai
53:00passionnant
53:01sur
53:02réapprendre
53:03à débattre
53:03et puis alors
53:04il y a une enquête
53:04il y a deux enquêtes
53:05super sur
53:06Hassan III
53:06le fils
53:07du roi du Maroc
53:09et une autre enquête
53:10sur Luca Dimeo
53:11va-t-il réussir
53:12chez Kering ?
53:13Merci Béatrice Mathieu
53:15la une du point
53:16Jérôme Cordelier
53:17ces malades qui nous gouvernent
53:18alors on a beaucoup parlé
53:18de Trump
53:19il ne s'agit pas des fous
53:20qui nous gouvernent
53:21ce sont les vrais malades
53:22qui nous gouvernent
53:22c'est le livre épatant
53:24de Patrice Duhamel
53:25qui va sortir bientôt
53:27qui s'appelle
53:27Le crépuscule des dieux
53:29et il a mis la main
53:30sur le rapport
53:30de Jean Bernard
53:31qui est très intéressant
53:33Merci Jérôme Cordelier
53:34je rappelle le titre
53:34de votre livre
53:35Les grandes fractures
53:36les chrétiens face au défi
53:37du siècle
53:38c'est aux éditions
53:39Calman Lévy
53:39merci beaucoup Bruno Cotteres
53:41d'avoir été également
53:41dans Les Informés
53:43tout comme vous
53:43merci à vous
53:44Anthony Bélanger
53:45je rappelle que vous êtes
53:46éditeur de la liste
53:47à France TV
53:47spécialiste des questions
53:49internationales
53:49Bruno Cotteres
53:50faut-il le présenter
53:51bien sûr
53:51politologue au Sévipov
53:53je vous souhaite
53:53une excellente soirée
53:54sur France Info
53:55bien sûr
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